08 octobre 2017

Le Bienheureux Solanus Casey

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Le Vénérable Solanus Casey

Frère Mineur Capucin

1870-1957

 

Le message du Père Solanus Casey

 

Qui était le Père Solanus ?

Un homme simple. Un Simple Prêtre. Pas un homme de lettres, bien que parfois il écrivait comme un poète. Pas un homme à diplômes, sa pensée, cependant atteignait une grande profondeur. Pour son époque, il était très en avance sur son temps. Tel un prophète, il était un homme avec un message pour notre temps. Tel un prophète, in vécût une vie soucieuse du peuple de Dieu, souffrant et oeuvrant pour la conversion des pécheurs. Son message, toujours celui de la foi et de la confiance en Dieu, était destiné à consoler et à encourager. Il amenait la paix en insistant avec bienveillance sur nos bonnes relations et notre confiance en Dieu et en nos voisins. Ce prêtre, Frère Mineur Capucin, le Père Solanus Casey, est né le 25 novembre 1870, sixième enfant d’une famille de dix garçons et de six filles, dans une ferme du Wisconsin située sur les rives du Mississippi. Ses parents, des immigrants irlandais, l’appelèrent Bernard, comme son père. Très tôt, ses parents qui craignaient Dieu, lui apprirent l’obéissance, la persévérance et la piété, tandis que la vie à la ferme lui apprit à être pratique et plein de ressources.

A 17 ans, il quitta volontairement la ferme pour un autre emploi, désireux d’apporter sa contribution aux revenus de la famille, après plusieurs années de mauvaises récoltes. Il travailla pendant un certain temps à Stillwater, une ville toute proche dans le Minnesota, comme ouvrier sus les chantiers d’exploitation forestière, comme gardien de prison à mi-temps, et ensuite il fut l’un des premiers conducteurs de tramway lorsque Stillwater installa les nouveaux tramways électriques. En 1981, Bernard pût réaliser son vieux rêve: devenir un prêtre. Il commença ses études à 21 ans, en fréquentant le séminaire de St-François à Milwaukee dans le Wisconsin, où il se dédia à sa formation spirituelle et scolaire. Appelé par Dieu à l’ordre des Capucins, il pris le nouveau nom de Solanus. Bientôt il devint un modèle de la pratique religieuse, toujours fidèle au voeux de Pauvreté, de Chasteté et d’Obéissance. Bien qu’il eut certaines difficultés dans ses études, il édifia tellement les autres religieux et ses supérieurs, de sorte que l’on estima qu’il était digne d’être ordonné prêtre le 24 juillet 1904. Son long ministère débuta alors à New-York.

Pendant les quatorze années où il servit la paroisse du Sacré Cœur dans le quartier Yonkers à New-York, Père Solanus y remplit les modestes fonctions de sacristain, de portier, tout en étant directeur de la Congrégation des Jeunes Femmes, directeur des enfants de choeur et il remplît de nombreuses autres fonctions pastorales. Rapidement il édifia ses paroissiens par l’exemple de ses prières à la messe et aux dévotions, ainsi que par sa grande charité envers les malades, les enfants, ceux qui n’étaient pas catholiques et les pauvres. Les malades particulièrement lui étaient dévoués et attendaient avec impatience ses visites de prêtre et son réconfort. Cet apostolat envers les malades et les pauvres se poursuivit en d’autres places aussi. Il fut assigné pour trois ans à la paroisse de Notre Dame des Douleurs dans la ville de New-York, puis à Notre Dame des Anges à Harlem, New-York, pour trois ans. Après plus de cinquante années son nom y est toujours entouré la plus grande vénération.

Peu de temps après sa nomination au monastère des Frères Mineurs Capucins Saint Bonaventure de Détroit, le 31 juillet 1924, Père Solanus s'y fit connaître et aimer par ses vertus. Toujours disponible pour les pauvres, les malades et les âmes en détresse, il apportait son réconfort et son aide aux personnes de tous âges et de tout mode de vie. Il était prêt et disposé à écouter chacun, à tout moment. Son ministère de charité et de réconfort fut spécialement remarqué durant la crise de 1929, lorsque sa sollicitude envers les pauvres inspira aux Frères Mineurs Capucins de Détroit la création de leur soupe populaire, service de charité qui existe encore aujourd’hui. Pendant les années de guerre, de 1941 à 1945, les conseils et les prières de Père Solanus aidèrent beaucoup de familles inquiètes pour leurs filles et leurs fils engagés dans la grande guerre. Rempli de zèle pour la propagation de la Foi catholique, il promut activement l’aide aux missions et fit preuve d’une grande charité et de sollicitude envers ceux qui n’étaient pas catholiques. Ses conseils sages et sa foi ardente conduisirent beaucoup d’entre eux à la Foi catholique.

Toujours plein de zèle pour les âmes, son sacerdoce pour les malades et affligés se poursuivit sans répit, même plus tard dans sa vie, lorsque ses supérieurs qui voulaient lui donner une retraite bien méritée, l’envoyèrent au monastère Saint Félix à Huntington dans l’Indiana au printemps de 1946. Il y passa son temps entre la prière et le ministère envers les malades et les gens dans la détresse jusqu’à ce que sa santé l’obligea à retourner à Détroit, pour y recevoir des soins médicaux spéciaux. Dix-huit mois plus tard, après environ un mois d’hospitalisation où il supporta ses peines avec une grande force d’âme, sa longue vie de sacrifices fut complétée. Ce fut une vie entière qui fut dévouée à la gloire de Dieu, au service et à la sanctification de ses contemporains, dans un sacrifice entier et total, remplissant à la perfection ses devoirs de Chrétien, de religieux et de prêtre de Dieu. Au cours de sa dernière maladie, il a dit: « J’offre mes souffrances pour que toutes ne soient qu’une. Si seulement je pouvais voir le monde entier se convertir ». Sa dernière action consciente fut de s’asseoir dans son lit et de s’exclamer: « Jésus Christ, entre tes mains je remets mon esprit ». Le Père Solanus est mort en odeur de sainteté à Détroit (Michigan) le 31 juillet 1957 à l’âge de 86 ans ou il est inhumé, dans le monastère Saint Bonaventure.

 

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La cause de Béatification du Père Solanus Casey

 

Au début de 1958, le Père Gerald Walker, de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins, Provincial de la Province Capucine Saint Joseph envoya aux supérieurs généraux à Rome son rapport sur la vie et les vertus de Père Solanus Casey, de l’Ordre des Frères-Mineurs Capucins. Le Ministre Général des Capucins, Père Benignus de Saint Llario, répondit avec une grande admiration pour Père Solanus, qu’il le considérait comme un extraordinaire exemple, un vrai capucin, voire un double de Saint François. Il écrivit que l’hommage rendu par les catholiques et les non-catholiques au Père Solanus après sa mort, donnent l’ample preuve que notre spiritualité traditionnelle est toujours tout à fait capable de rassembler des personnes dans une conception du monde vraiment spirituelle. Son hommage contribua à soutenir les nombreux récits concernant les vertus exceptionnelles de Père Solanus qui commencèrent à affluer de toutes parts après sa mort.

Un tel nombre de personnes exprimèrent le désir de conserver le souvenir de Père Solanus, qu’en juillet 1960, fut organisée la Guilde de Père Solanus. Elle débuta sous les auspices des Capucins de Détroit, avec l’approbation des Supérieurs de la Province Saint Joseph. L’objectif de la Guilde est de maintenir mémoire de Père Solanus, de répandre la connaissance de son exemple et de sa vie, ainsi que d’oeuvrer à rassembler des informations au sujet de sa vie et de ses actions. La Guilde se dévoue résolument à faire avancer la Cause pour la Béatification et la Canonisation du Serviteur de Dieu.

En 1966, pressé par les appels urgents de beaucoup d’habitants de Détroit et par la Guilde du Père Solanus, le Père Provincial, le Père Gérard Hesse de l’ordre des Frères Mineurs Capucins, envoya à la Curie Générale des Capucins de Rome un compte-rendu des faveurs rapportées par beaucoup de personnes, et attribuées à l’intercession de Père Solanus Casey. Le 4 octobre 1966, le Père Bernadin de Sienne, Postulateur Général de l’Ordre des Capucins, nomma le Père Pascal Siler, de l’ordre des Frères Mineurs Capucins, Vice-Postulateur de la Cause pour la Béatification et la Canonisation du Serviteur de Dieu Solanus Casey. Ensuite, le Père Pascal contacta beaucoup de personnes qui avaient connu Père Solanus et commença à rassembler des informations au sujet de sa vie et de son oeuvre. En 1974, le Frère Léo Wollenweber, de l’ordre des Frères Mineurs Capucins, succéda à Père Pascal et poursuivit les recherches.

Au début de l'année 1961, un écrivain de Détroit, Patrick Derum, proposa d’écrire une biographie de Père Solanus Casey. Il passa sept ans à faire des recherches grâce aux documents mis à sa disposition. Son oeuvre, « Le Portier de Saint Bonaventure », fut publiée en novembre 1968 et a été rééditée plusieurs fois depuis. De plus en plus de personnes qui avait apprécié l’aide de Père Solanus lors de son vivant, relatèrent combien ils avaient été touchés par son contact. D’autres commencèrent à rapporter au Vice Postulateur les résumés des grâces obtenues par son intercession depuis sa mort. La visite à Détroit, en mai 1975, du Ministre Général de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins, le Père Pascal Rywalski, donna une nouvelle impulsion à la Cause du Père Solanus Casey. Il encouragea les religieux à la poursuivre, de sorte que le message de Foi et de Charité du Père Solanus puisse inspirer et encourager le monde d'aujourd’hui.

Le 24 juin 1976, lors d’une rencontre avec l’archevêque de Détroit, John Cardinal Dearden, le Vice Postulateur présenta une pétition formelle afin de lancer la Cause de Béatification et de Canonisation du Père Solanus Casey. Petit à petit, les différentes étapes du procès commencèrent se révéler. Une requête officielle pour tous les écrits attribués au Père Solanus fut publiée par le Cardinal Dearden en janvier 1977. En 1980, ces écrits furent rassemblés, dactylographiés et reliés en quatre volumes et finalement emportés à Rome pour le procès. Ce premier document à recommander la Cause auprès de la Sacrée Congrégation pour la Cause des Saints, fut présenté en janvier 1981. Après étude, elle fut recommandé au Saint Père, le Pape Jean-Paul II. Celui-ci accorda le Nihil Obstat le 19 juin 1982, en donnant l’autorisation d’introduire la Cause dans l’archevêché de Détroit.

Le 21 septembre 1983, le nouvel Archevêque de Détroit, Edmund C. Szoska émit un décret pour l’introduction de la Cause et ouvrit une instruction. D’octobre 1983 jusqu’en septembre 1984, cinquante-trois personnes, des prêtes, de religieux et des laïus qui avaient été très proches du Père Solanus furent appelés à témoigner au tribunal. Tous avaient gardé un souvenir très vif de la gentillesse de Père Solanus et de sa sollicitude pour leurs problèmes et leurs besoins. Le 8 octobre 1984, l’instruction fut achevée. Des dépositions furent emmenées à Rome et présentées le 13 octobre 1984 à la Sacrée Congrégation pour la Cause des Saints où elles sont toujours en cours d’étude. Ces témoignages doivent prouver par-dessus tout, que Père Solanus a en effet exalté ses vertus à un degré héroïque.

L’exhumation et l’examen du corps du Père Solanus qui a eu lieu le 8 juillet 1987 en la présence de l’Archevêque Szoka et des officiels du Diocèse, a constitué une autre étape importante. Ensuite, son corps vêtu de nouveaux vêtements et placé dans un cercueil en métal fut réinhumé dans une voûte sous le sol du transept nord de l’église de Saint Bonaventure. Nous ne pouvons anticiper le jugement de l’église, mais tous ceux qui connurent Père Solanus espèrent que son brillant exemple deviendra un signe d’espoir et d’encouragement pour tous les Chrétiens d’aujourd’hui. Puissent tous ceux qui sont intéressés et se sentent vivifiés par la vie de Père Solanus prier pour le succès de cette Cause.

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Dates importantes de la vie du Père Solanus Casey

 

1870: Le 25 novembre: Bernard Casey (Père Solanus) nait près de Prescott dans le Wisconsin.

1870: Le 18 décembre: Bernard Francis Casey est baptisé à l’église St-Joseph des Missions à Prescott dans le Wisconsin.

1883: Première Communion dans l’église St-Patrick à Hudson, Wisconsin.

1887: Il quitte l’école cantonale de Burkhardt, Wisconsin.

1887: Il habite et travaille à Stillwater dans le Minnesota.

1890: Il travaille à Superior, Wisconsin sur les nouveaux tramways électriques.

1892: Il étudie au Séminaire St-François de Sales à Milwaukee, Wisconsin.

1896: Le 24 décembre: Il arrive au Monastère de St-Bonaventure à Détroit dans le Michigan.

1897: Le 14 janvier: Il devient le Capucin Novice, Frère François Solanus.

1898: Le 21 juillet: Il prononce ses premiers voeux à la Chapelle de Saint-Bonaventure à Détroit, Michigan, puis il poursuit ses études au Monastère de St-François à Milwaukee, Wisconsin.

1901: Le 21 juillet: Il prononce ses Voeux Solennels au monastère St-François à Milwaukee, Wisconsin.

1903: Le 8 décembre: Il est ordonné Sous-Diacre de la Chapelle Saint-François de Sales, Milwaukee, Wisconsin.

1904: Le 20 mars: Il est ordonné Diacre de l’église St-François à Milwaukee, Wisconsin.

1904: Le 24 juillet: Il est ordonné prête à l’église St-François de Milwaukee, Wisconsin.

1904: Le 31 juillet: Il célèbre sa Première Sainte Messe à l’église St-Joseph d’Appleton, Wisconsin.

1904: Il arrive au Monastère du Sacré-Coeur dans le quartier new-yorkais de Yonkers ou il est affecté.

1918: Juillet: Il est transféré à la paroisse de Notre-Dame-des-Douleurs dans la ville de New-York.

1921: Le 25 octobre: Il est transféré à Notre-Dames-des-Anges dans le Bronx à New-York.

1924: Le 1 août: Arrivée au Monastère de Saint-Bonaventure à Détroit, Michigan, sa nouvelle affectation.

1945: Le 23 juillet: Il est transféré à la paroisse de St-Michel à Brooklyn, New-York.

1946: Le 25 avril: Il vit à demi-retiré au Monastère St-Félix à Huntington, dans l’Indiana.

1956: Printemps: Il retourne à Détroit, Michigan, pour se faire soigner.

1957: Le 31 juillet: Il rend son âme à Dieu. Il meurt à l’hôpital Saint-Jean de Détroit, Michigan.

1957: Le 3 août: Il est enterré dans le cimetière du Monastère St-Bonaventure de Détroit, Michigan.

1987: Le 8 juillet: Son corps est exhumé puis réenterré dans l’église St-Bonaventure de Détroit, Michigan.

2017: Le 18 novembre: Solanus Casey est béatifié à Détroit, dans le Michigan.

 

 

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La Guilde du Père Solanus, son histoire et son but

 

La Guilde fut créée le 8 mai 1960, lorsqu’un groupe d’amis du Père Solanus se réunit, afin de discuter de l’organisation d’une guilde en sa mémoire. Le 31 juillet 1960, la Guilde tint sa première Assemblée Générale après la Messe du Troisième Anniversaire du Père Solanus. C’est avec l’approbation des Supérieurs Provinciaux des Frères Mineurs Capucins, que furent organisées les élections pour le Conseil des Officiers. Bientôt, beaucoup d’amis de Père Solanus demandèrent d'adhérer à la Guilde. Aujourd’hui, elle est si répandue que l’on trouve des membres dans beaucoup d’endroits aux Etats-Unis et dans quelques pays à l’étranger. Son but est de maintenir la mémoire  du Père Solanus, d’apporter la connaissance de sa vie inspiratrice, de rassembler des informations au sujet de sa vie ainsi que de prier pour la Cause de la Béatification et de lui apporter son soutien. Depuis le début de sa création, la Guilde a activement oeuvré pour la Cause du Père Solanus en la mémoire de qui, les membres ont aidé beaucoup de Novices des Frères Mineurs Capucins et promu les travaux de cet Ordre. Certains membres ont pris part à la tâche ardue qui consiste à repérer des témoins qui ont connu le Père Solanus. Depuis que la Cause a eu une nouvelle impulsion, la Guilde effectue actuellement des travaux de bureau pour le Vice Postulateur de la Cause. Nous encourageons les membres à prier pour la Cause du Père Solanus Casey. Une Messe spéciale a lieu chaque mois pour tous les membres vivants. Une Messe Commémorative a lieu une fois par an pour tous les membres décédés. Une carte de membre spéciale est donnée à chaque adhérent. Tous reçoivent la publication trimestrielle « Father Solanus Guild News ».

 

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Prière pour la canonisation du Père Solanus Casey

 

Ộ mon Dieu, je vous adore et me remets entre vos mains afin d'être la personne que vous désirez que je sois,  Et que j'accomplisse votre volonté aujourd'hui. Je vous remercie des dons que vous  avez donnés au Père Solanus. Si cela est votre volonté, veuillez nous bénir avec la canonisation du Bienheureux Solanus pour que nous puissions imiter et transmettre son amour aux pauvres et ceux qui souffrent dans notre monde. Comme il a accepté avec joie vos plans divins, Je vous demande, selon votre bonne volonté, d'entendre ma prière pour... (votre intention). Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi-soit-il.

 

«Que Dieu soit bénit dans tous ses desseins»

 

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Renseignements et relations de grâces

Guilde du Père Solanus

1780 Mt. Elliott

Detroit, MI 48207-3496 USA

www.solanuscasey.org

 

Mail: solanusguild@thecapuchins.org

 

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Mise à jour de la page: le 8 octobre 2017


18 mars 2014

Monsieur Vincent

Monsieur Vincent

 

Curé et précepteur, Vincent de Paul entreprend de venir en aide aux miséreux. Alors qu'il prend ses fonctions dans sa nouvelle paroisse, une terrible épidémie de peste s'abat sur la région. Dévoué jusqu'au sacrifice à la cause qu'il défend, Vincent de Paul sera canonisé. Un film culte réalisé en 1947.

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16 février 2014

Les gloires de Saint Vincent de Paul

France, Vincent de Paul giving alms

Les gloires de Saint Vincent de Paul

ou ses humbles vertus

 

Son amour pour Dieu, sa Charité pour le prochain

 

Notre Seigneur a dit : « Si vous M'aimez, gardez Mes commandements ». Considérons combien Saint Vincent de Paul a montré d'amour pour Dieu, lui qui a été si fidèle, si charitable, si bon, si exact a observer la Loi Divine et les préceptes de l'Evangile. Recueillons avec respect les enseignements qu'il nous donne et mettons-les en pratique :

« La première chose que Notre Seigneur demande d'une âme qui veut être à Lui, c'est qu'elle L'aime souverainement et par dessus toute autre chose et qu'elle fasse toutes ses actions pour Lui plaire ».

« La Divine Charité a été l'occupation la plus chère au Cœur de Jésus, Ses soins les plus grands ont été pour les pauvres, Il ne songeait qu'à secourir, consoler, soulager et guérir. C'est donc aimer Jésus de la bonne sorte et le bien servir que de se consacrer entièrement au service de la Charité ».

« Quel bonheur si nous sommes trouvés dignes d'être employés à un tel service. Remercions et bénissons l'infinie Bonté de Dieu à notre égard ».

 

Dax, Hospital, St

Sa douceur et son humilité

 

Saint Vincent se domina si bien qu'il devint un modèle de douceur ; aussi recommande-t-il cette aimable vertu qui attire tout à elle. C'est surtout envers les pauvres, les malades et les pécheurs qu'il était d'une bonté sans égale, afin de de les faire disposer au bien qu'il voulait leur faire. Toujours s'humiliant, Saint Vincent se disait incapable d'aucun bien, dénué de toute valeur, de toute vertu et cette grande modestie a attiré sur lui une plénitude de lumières et de grâces, dont le mérite l'a aidé à faire prospérer les œuvres charitables, auxquelles il s'était dévoué.

« La douceur et l'humilité sont deux sœurs jumelles qui s'accordent fort bien ensemble. Nous avons pour règle de les étudier soigneusement en Jésus-Christ qui nous dit : « Apprenez de Moi que je suis Doux et Humble de Cœur ». Quel bonheur d'être les écoliers de Notre Divin Maître et d'apprendre cette leçon si courte et si excellente qui nous rends semblables à Lui ».

 

Dax, Vincent de Paul by Monsiau, detail

Sa simplicité, sa confiance en Dieu

 

D'une simplicité admirable, Saint Vincent répétait souvent :

« Ayons un cœur simple, un esprit simple, une intention simple, une opération simple, parlons simplement, agissons bonnement, sans détour, ne regardant que Dieu auquel nous voulons plaire ».

Dans toutes ses entreprises charitables, il ne voyait que le service de Dieu, aussi après avoir invoqué les lumières célestes, il mettait toute sa confiance en la protection divine et il ne doutait plus du succès de ses bonnes œuvres.

« Abandonnons-nous aux soins de la Providence, Dieu aura soin de nous, Il nous mènera par la main, Il sera à nos côtés pour nous défendre, Il sera notre force, et nous n'aurons plus qu'à nous laisser conduire ».

 

Paris, Maison Mere, Vincent de Paul in glory, 2

Son esprit de prière

 

Saint Vincent était continuellement attentif à la présence de Dieu ; c'est par l'oraison, qu'il commençait chacune de ses journées. Dès qu'il trouvait un instant de libre, il l'employait soit à méditer devant son crucifix, soit à se prosterner en adoration devant le Saint Sacrement où il demeurait si recueilli que tous ceux qui le voyaient en étaient édifiés.

« Nous devons méditer doucement, humblement, les Vérités de l'Evangile ; nous tenant dans une profonde reconnaissance devant la Majesté de Dieu, attendant qu'il Lui plaise de parler à notre cœur, de nous dire quelques paroles de la Vie éternelle. Un mot de sa Bouche Divine nous sera plus efficace que tous les raisonnements du monde. Recevons de Dieu pour donner au prochain ».

 

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Sa patience, sa mortification

 

Saint Vincent à pratiqué ces vertus toute sa vie, mortifiant sans cesse son corps et son âme afin de les tenir l'un et l'autre parfaitement soumis aux Volontés de Dieu. Supportant tout avec une patience angélique, une paix et une liberté d'esprit admirables et formant des actes réitérés de résignation.

« Il faut aimer et pratiquer le renoncement pour suivre les Maximes Divines. Le plus grand sacrifice que nous puissions offrir à Dieu est celui de notre propre volonté ; il faut, pour cela, briser quelquefois son cœur. Mais, souvenons-nous que la grâce de la persévérance est la plus importante de toutes, celle qui couronne toutes les autres et la mort qui nous trouve les armes à la main pour le service de notre Divin Maître est la plus glorieuse et la plus désirable ».

 

Tiré des lettres et Conférences de Saint Vincent de Paul

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15 février 2014

La Vénérable Marie-Amélie Fristel

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La Vénérable Marie-Amélie Fristel

Fondatrice de la Congrégation des Soeurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie

1798-1866

 

Née à Saint Malo, le 10 octobre 1798, Amélie Fristel perd son père, notaire, à l’âge de 3 ans. Elle suit sa mère à Rennes et est confiée à sa sœur aînée qui la dirige avec une extrême rigueur. Tertiaire de Saint Jean Eudes, après les cours, elle se rend auprès des pauvres, avec sa mère, et leur apporte du bois pour se chauffer. Elle revient à Saint-Malo en 1818. Peu après la mort de sa mère, en 1836, sa foi agissante se déploie à Saint-Malo en des actions embrasées de Charité incarnant pleinement le message évangélique. Elle n’a d’yeux et de cœur que pour les pauvres aux misères multiformes dont aucune ne la laisse indifférente. Amélie Fristel hérite de tous les biens à la mort d’Henri Lemarié en 1846 et décide de se consacrer aux vieillards pauvres. En 1852, elle fonde la Congrégation des Saints-Cœurs de Jésus et de Marie qui sera reconnue, en 1859, hospitalière et enseignante par Napoléon III et prendra officiellement le nom de « Congrégation enseignante et hospitalière des Sœurs de Saints-Noms de Jésus et Marie ». Le 14 octobre 1866, âgée de 68 ans, elle décède des suites d’un accident vasculaire cérébral. Sa cause de béatification a été ouverte dans le diocèse de Rennes. Elle a été déclarée vénérable le 15 mai 1976, par le Pape Paul VI.

 

Prière pour demander la Béatification de la Vénérable Mère Marie-Amélie Fristel

 

Souvenez-Vous, Seigneur, des grâces précieuses que Vous avez répandues sur la vie de Votre Servante Marie-Amélie ; souvenez-Vous du zèle qu'elle à déployé pour étendre le Règne du Sacré Cœur de Jésus et du Très Saint Cœur de Marie ; souvenez-Vous de sa Foi ardente, de son humilité profonde ; souvenez-Vous de sa grande Charité envers les pauvres, les vieillards, les infirmes, les malades et les enfants. Exaucez, nous Vous en supplions, le vœu que forment nos âmes reconnaissantes et si Vous le jugez utile à Votre gloire, faites bientôt briller à son front l'auréole des Bienheureux. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur

Cardinal Roques

Arch. De Rennes

 

Merci de signaler les grâces obtenues par l'intercession de Marie-Amélie Fristel aux

Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et Marie

Boulevard des Déportés

B.P. 28

Paramé

35404 Saint-Malo Cedex, France

 

Pour Plus d'informations sur la vie de Mère Amélie Fristel

Site de la Congrégation des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et Marie

www.ssccjm.org

 

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21 octobre 2013

Le Serviteur de Dieu Joseph Wresinski

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Le Serviteur de Dieu Joseph Wresinski

Chemin d'unité pour tous les hommes

1917-1988

 

Joseph Wresinski est né à Angers le 12 février 1917, dans une misère sans nom. Grâce au courage héroïque de sa mère, il a pu réaliser sa vocation de suivre Jésus-Christ comme Prêtre, dans son amour pour les plus méprisés, les plus abandonnés es hommes. Le 14 juillet 1956, il rejoignait définitivement son peuple de rejetés, au « Camp des sans-logis » de Noisy-le-Grand, envoyé par son évêque.

Pour rendre leur honneur à toutes ces familles défigurées par la misère, il fonda avec elles et quelques amis une association, devenue le mouvement international ADT Quart Monde. Le Père Joseph est devenu la figure visible de l'espérance pour tous les plus déshérités de la terre. Le 17 octobre 1987, au Trocadéro à Paris, il inaugure solennellement, devant une foule de 100 000 personnes, la Dalle aux victimes de la misère, proclamant que celle-ci constitue une atteinte aux Droits de l'homme et qu'il est un devoir sacré de s'unir pour la vaincre. En reconnaissance de cet acte, les Nations Unies ont proclamé le 17 octobre Journée Mondiale du refus de la misère.

Le Père Joseph est retourné à Dieu le 14 février 1988. Toute sa vie, il a oeuvré dans la discrétion, prenant sur lui les souffrances de son peuple de très pauvres et travaillant à la réconciliation de tous les hommes ; il se voulait seulement l'humble Prêtre de Jésus-Christ. Or il est reconnu à présent par les plus petits, ainsi que par plusieurs grands de ce monde et à travers toutes les couches de la société, comme celui qui a parfaitement accompli la mission reçue de faire sortir les siens de l'esclavage de la honte, pour leur rendre leur place dans la famille humaine. Aussi, un peu partout depuis sa mort, à commencer par les plus pauvres, des voix se sont élevées pour demander que l'Eglise reconnaisse pleinement la sainteté du Prêtre qu'elle a donné au monde et dont un rêve essentiel était précisément de « rendre les plus pauvres à l'Eglise ».

La Cause de Béatification du Père Joseph s'est ouverte officiellement dans le Diocèse de Soissons le 19 mars 1997, et les plus abandonnés peuvent enfin se dire : « Pour nous aussi, la sainteté d'une vie entièrement donnée par amour est possible, puisque lui qui est l'un des nôtres y est bien parvenu ». Et les hommes cherchant désespérément les voies de leur unité au milieu des déchirements peuvent enfin voir un chemin concret et praticable s'ouvrir devant leurs pas : il leur suffit de s'unir autour des plus pauvres, oubliant leurs divisions, pour les servir en vérité à la suite du Père Wresinski – lequel ne faisait que suivre le Christ Jésus.

 

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Textes et citations du Père Joseph Wresinski

 

Une charité pour tous les hommes

 

« Espoir – désespoir, soulagement – surcharge, réussite – difficulté, espérance – déception, revenir sans cesse sur ses illusions, revenir sans cesse sur ses déceptions, c'est cela lutter contre la misère. Garder envers et contre tout l'émerveillement parce qu'eux aussi sont des hommes. Parce qu'ils sont des hommes. croire qu'enfin, ils s'en tireront qu'ils pourront faire face à leurs moments qui sont aussi : chance et malchance, joie et souffrance, espoir insensé et déconvenue. Etre sûr que le miracle se produira, qu'aux jours de tension, de colère et de violence, succéderont, de plus en plus rapprochés, les jours de compréhension, d'échange et d'affection. En être certains, parce qu'ils sont des hommes, croire envers et contre tout que c'est vrai et qu'ils réaliseront leur humanité, qu'ils la réaliseront et apporteront à leurs proches, de la paix et de la joie, du bonheur et de la tendresse. Qu'ils apporteront aux autres le concours de leurs faibles bras, de leur corps usé de privation, de mutilation, de déformation. Etre convaincu qu'ils pourront communier, à plus grand qu'eux, à meilleur qu'eux, à plus beau qu'eux, croire qu'ils pourront participer à l'amour avec leur cœur si souvent déçu, bafoué, rejeté, humilié, meurtri, trahi. Et même, et pourquoi pas, être certain que leur âme pourra prier, c'est cela, lutter contre la misère. Etre déchiré par leur déchirure, blessé par leur blessure, meurtri par leur meurtrissure, anéanti par leur anéantissement, espérant dans leur espérance, aimant dans leur amour, priant dans leur prière, afin de faire face, avec eux, au malheur, de le chasser, de l'anéantir, c'est cela, détruire la misère, c'est cela. Bien au-delà des idées, des intentions et des désirs, payer le prix de la liberté et de la justice, des droits et des pouvoirs, parce que c'est introduire, dans l'humanité, une charité pour tous les hommes ».

 

Prière Universelle pour la journée mondiale du refus de la misère

(Chaque 17 octobre)

 

Pour ces millions d'enfants tordus par les douleurs de la faim, n'ayant plus de sourire, voulant encore aimer. Pour ces millions de jeunes qui, sans raison de croire, ni d'exister, cherchent en vain un avenir en ce monde insensé.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

Pour ces millions d'hommes, de femmes et d'enfants dont le cœur à grands coups bat encore pour lutter. Dont l'esprit se révolte contre l'injuste sort qui leur fut imposé. Dont le courage exige le droit à l'inestimable dignité.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

Pour ces millions d'enfants, de femmes et d'hommes qui ne veulent pas maudire mais aimer et prier, travailler et s'unir, pour que naisse une terre solidaire. Une terre, notre terre, où tout homme aurait mis le meilleur de lui-même avant que de mourir.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

Pour que tous ceux qui prient trouvent écho près de Dieu et reçoivent de lui la puissance d'écarter la misère d'une humanité dont l'image est la sienne.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

 

« Savoir, c’est d’abord avoir la conscience d’être quelqu’un, pouvoir donner une signification à ce que l’on vit, à ce que l’on fait, pouvoir s’exprimer. Savoir, c’est avoir une place dans le monde, connaître ses racines, se reconnaître d’une famille, d’un milieu. Savoir, c’est par conséquent pouvoir participer à ce qu’est et fait autrui. Savoir, c’est comprendre ce que l’on est, ce que l’on vit, pour pouvoir le partager avec d’autres, c’est faire des expériences dont on ne sorte pas humilié, mais fier ». (1979).

« C’est la question fondamentale que nous devons nous poser face au Quart Monde. Ne voulons-nous pas seulement leur donner ce qui satisfait notre besoin de justice et qui n’est que l’entresol de la charité ? La vraie équité, c’est vouloir que l’autre ait la même puissance intellectuelle et spirituelle que nous. C’est faire du Quart Monde un groupe de gens capables, à leur tour, de créer un milieu où les hommes pourront ensemble bâtir quelque chose de neuf, de différent de ce qu’ils ont vécu jusqu’ici. Avec ce peuple, nous devons créer les conditions d’une libération, c’est-à-dire lui donne les moyens d’être maître de ses analyses, de faire sa chance. Nous devons combattre avec l’arme du savoir, l’ignorance, l’indigence et la violence qui emprisonnent la condition sous-prolétarienne. Savoir, c’est comprendre ce qu’on est et ce qu’on vit. C’est avoir le pouvoir de faire des expériences dont on ne sort pas humilié mais fier. C’est pouvoir goûter au bonheur comme à une voie de libération ». (1972)

« De tous les coins du monde, les jeunes répètent la même chose : « Je suis né dans une famille pauvre, nous mangions rarement à notre faim, ma mère faisait des travaux durs et mon père était manœuvre ou chômeur. Tout jeune, j’ai dû m’occuper de mes petits frères et sœurs. L’école, ce n’était pas pour moi. Je ne sais pas lire et écrire. Je ne saurai jamais travailler. Il faut que tout le monde le sache car c’est la honte ». De tous les coins du monde que ce soit d’Asie, d’Afrique, d’Europe ou d’Amérique, les jeunes du Quart Monde réclament d’être considérés. Ils veulent avoir un métier d’avenir entre les mains. Ils disent, à nous, les aînés : nous refusons la misère de nos parents ; avec vous nous voulons vivre dans un monde sans oppression et sans exploitation. Ils recherchent des femmes et des hommes en qui ils auront confiance, desquels ils apprendront la liberté, avec lesquels ils feront reculer les frontières de l’ignorance pour faire naître enfin l’homme fraternel ». (1985).

« Tant que demeure la misère au pied de nos échelles sociales, nos sociétés ne seront pas fondées dans la paix ; nos paix demeureront la paix de certains, des paix sélectives ». (1984).

« Les pauvres sont les créateurs, la source même de tous les idéaux de l’humanité, car c’est à travers l’injustice que l’humanité a découvert la justice, à travers la haine, l’amour, à travers la tyrannie, l’égalité de tous les hommes ». (1976).

« Les plus pauvres que les hommes rejettent, dès qu’on leur fait confiance, dès qu’ils prennent confiance en nous, changent tout. Les idéologies que nous avions échafaudées apparaissent faibles, nos projets sont caduques, il faut tout remettre en chantier. Et quand nous laissons le Quart Monde prendre place au coeur de nos entreprises, celles-ci prennent en effet une autre allure. Le coeur est neuf, l’esprit comprend les choses cachées, les mystères de la vie. Nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper, que les plus pauvres sont le levain au coeur du monde ». (1982).

« La misère n’est pas une provocation à la haine mais à l’amour ». (1984).

« Le temps presse. Il est temps de comprendre qu’il n’est de fête qui ne soit la fête de tous. Il est temps de vouloir que la fête nous rassemble tous. Qu’en la nuit de Noël, l’électricité soit enfin remise et qu’on puisse pour une fois éteindre la bougie. Que la menace d’être chassé ne pèse plus sur nous parce qu’enfin les retards de loyers sont payés. Il est temps que ne recommence plus la hantise de la faim des derniers jours du mois. Qu’à nouveau les logis ne soient plus comme autrefois sans feu. Sera-ce en ce temps-ci que l’homme ne sera plus au chômage non secouru, que les vestiaires gratuits n’habilleront plus les enfants, que les pauvres n’auront plus la honte d’aller mendier les abats, à la fin du marché, pour les mélanger au plat de pommes de terre ? Le temps presse... Est-il venu le temps où les pauvres n’auront plus peur et où la fête sera enfin vécue ? » (1974)

« Je suis jaloux, comme Dieu se dit jaloux dans la Bible, de ceux qui, dès leur enfance, apprirent à aimer la musique et la danse, l’art et la poésie. Je n’eus pas cette chance et toute ma vie j’en ai souffert. Pouvoir l’offrir aux plus pauvres a été mon combat ». (1987).

« La pauvreté, le dénuement matériel, l’oppression infligée par plus fort que soi, sont difficiles à supporter. Mais est proprement insoutenable le mépris, le rappel perpétuel d’être un inférieur et totalement inutile. Est intolérable d’être traité, même par ses proches, comme un homme sans dignité. On nous considère comme des moins que rien… Nous ne sommes pas des chiens pour être insultés de la sorte à la mairie… : La différence entre pauvreté et misère est là. L’homme misérable est dans une situation insupportable, tenu pour quantité négligeable ou même pis : pour un être néfaste qui n’aurait jamais dû naître, alors qu’au plus profond de lui, il sait qu’il est pourtant un homme. Vouloir la dignité, rêver d’être quelqu’un et se le voir refuser même par ceux qui ne sont pas beaucoup plus riches que soi, tel le voisin, l’épicier, le facteur …, c’est cela la misère. Et c’est ce qui marque la frontière entre pauvreté et exclusion ». (1985).

 

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Prière pour demander la Béatification du Père Joseph Wresinski

 

Seigneur Jésus, Toi qui as appelé le Père Joseph du fond de la misère pour être ton humble Prêtre, Toi qui l'as envoyé jusqu'au bout du monde afin d'y chercher les plus pauvres et les plus abandonnés des hommes, nous Te confions à travers lui la cause de tous les malheureux de la terre. Nous Te demandons la grâce de sa Béatification, afin que nous puissions suivre ses traces dans la paix, l'unité et la joie d'oeuvrer ensemble pour la venue de Ton Règne, illuminés par Ta Parole : « Heureux, vous les pauvres ! » Amen.

 

Partout dans le monde, des chrétiens de toutes conditions recourent à la prière du Père Joseph dans leurs besoins et leurs épreuves, afin de pouvoir servir librement le Seigneur et les siens, tendant la main à plus pauvre que soi. Des grâces exceptionnelles attribuées à son intercession ont déjà été signalées. S une grâce particulière, comme une guérison inexplicable, survenait dans votre entourage suite à l'invocation du Père Joseph, vous apporteriez une aide importante à la Cause en la signalant

soit au Postulateur Romain, le Père Marc Leclerc SJ, Pontificia Università Gregoriana, Piazza della Pilotta 4, Roma (Italie).
postulation.wresinski@gmail.com

soit auprès de l'Association des Amis du Père Joseph Wresinki, c/o Bernard Jeanteur, 9 bis rue Nicolo, 75016 PARIS joseph.wresinski@aliceadsl.fr

 

Pour approfondir

Pages sur le Père Joseph Wresinski sur le site internet du Diocèse de Soissons : http://www.soissons.catholique.fr/l-eglise-dans-l-aisne/la-decouverte-du-diocese/pere-joseph-wresinski/presentation-2.html

 

Site dédié au Père Joseph Wresinki

www.joseph-wresinski.org

 

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23 août 2010

Neuvaine à Saint Camille de Lellis

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Saint Camille de Lellis

Patron Céleste des Malades, des hôpitaux, des infirmier et des infirmières Catholiques

1550-1614

Fête le 14 juillet

Saint Camille de Lellis naquit dans le royaume de Naples, et mourut à Rome, où il consacra la majeure partie de sa vie à l'assistance des malades et des mourants. Benoît XIV le canonisa en 1746. On l'invoque spécialement pour obtenir une heureuse délivrance, ainsi que pour la guérison des ulcères, des furoncles, de la gravelle et des hernies.

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Neuvaine à Saint Camille de Lellis

Dieu très clément, agréez les prières que nous Vous adressons  dans nos nécessités, en l'honneur de Saint Camille, Votre fidèle serviteur. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Premier jour

Glorieux Saint Camille, qui avant votre naissance, êtes apparu en songe à votre pieuse mère, à la tête d'une troupe de petits enfants, portant comme vous, sur leur poitrine, le signe adorable de la Croix, obtenez-nous la grâce de porter toujours dans nos coeurs la Croix de Jésus-Christ, et de placer en elle seule toute notre gloire.

Gloire au Père

Deuxième jour

Glorieux Saint Camille, véritable modèle de pénitence, dont les yeux furent changés en deux sources de larmes par le douloureux souvenir des égarements de votre jeunesse, daignez intercéder pour nous auprès du Seigneur, afin qu'il nous accorde un véritable repentir de nos fautes, et la grâce de les expier en portant toujours en nous la mortification de Jésus-Christ.

Gloire au Père

Troisième jour

Glorieux Saint Camille, par cette héroïque patience qui vous fit héroïquement supporter les cruelles douleurs d'une plaie qui rongeait vos chairs, et par cette admirable résignation à la Divine Volonté avec laquelle, deux fois, vous fîtes le sacrifice de vos attraits, en quittant par obéissance l'Habit de Saint François, obtenez-nous par vos prières l'esprit de patience et de résignation, afin qu'en toute rencontre, nous sachions toujours reconnaître et vouloir ce que Dieu veut.

Quatrième jour

Glorieux Saint Camille, vrai modèle de Charité Chrétienne, qui trouviez vos plus chers délices en soignant les malades, leur prodiguant les plus humbles services et travaillant à leur salut par de salutaires et pieuses exhortations, obtenez-nous la grâce de comprendre que nous ne pouvons être les vrais disciples de Jésus-Christ qu'en faisant aux autres, pour l'amour de Dieu, ce que nous voudrions qu'on nous fît à nous-mêmes.

Gloire au Père

Cinquième jour

Glorieux Saint Saint Camille, si plein de zèle pour la gloire de Dieu et pour le Salut des âmes, qui avez voulu que vos enfants soulageassent par voeu à l'assistance des malades, même pestiférés, et qui avez mérité de voir l'image du Crucifix vous tendre miraculeusement les bras en signe d'approbation, obtenez-nous la grâce de régler notre conduite sur cette admirable maxime du Divin Maitre: « Il n'y a pas de plus grande Charité que de donner sa vie pour son prochain ».

Gloire au Père

Sixième jour

Glorieux Saint Camille, vrai imitateur de Jésus Crucifié, qui faisiez votre nourriture de l'accomplissement de la Volonté de Dieu, et votre continuelle occupation de soulager les souffrances de votre prochain, vous dont la seule richesse était le manque de toutes choses, daignez nous obtenir le désir et la force de marcher sur vos traces, d'être toujours animés de votre esprit et de vivre de votre vie, afin que, revêtus de Jésus-Christ, nous méritions d'être admis au nombre des élus.

Gloire au Père

Septième jour

Glorieux Saint Camille, par cette Foi vive, cette ferme Espérance, et cette ardente Charité qui vous ont mérité le Don des miracles, et qui vous firent, tantôt multiplier les aliments, tantôt changer l'eau en vin ou délivrer d'innombrables personnes des plus graves dangers, obtenez-nous le véritable esprit de Foi,  d'Espérance et de Charité et le plus entier abandon à la Providence.

Gloire au Père

Huitième jour

Glorieux Saint Camille, exemple de parfaite obéissance, toujours disposé à la souffrance et à la mort pour obéir à Dieu, toujours si fort et joyeux au milieu des douleurs et de vos très pénibles infirmités, que vous appeliez avec amour les cinq miséricordes de Dieu, et qui avez eu le bonheur d'une mort paisible et heureuse, en prononçant les noms adorables de Jésus et de Marie, obtenez-nous, par votre intercession, de vivre et de mourir dans la plus parfaite conformité au bon plaisir de Notre Seigneur.

Gloire au Père

Neuvième jour

Glorieux Saint Camille, qui, déjà en possession de la plus riche récompense de vos sublimes vertus, jouissez des délices ineffables de la vision béatifique, et remerciez Dieu sans cesse de vous avoir accordé la grâce d'une sincère conversion et d'une sainte vie, intercédez pour nous auprès de la Divine Miséricorde, afin que, vivant constamment dans l'imitation de vos admirables vertus, nous méritions un jour d'être avec vous éternellement heureux dans la joie du Paradis.

Gloire au Père

Priez pour nous, ô Saint Camille,

Afin que nous méritions d'avoir part aux promesses de Jésus-Christ.

Prions

Jésus-Christ, notre Seigneur, qui avez accordé au Bienheureux Camille, Votre Serviteur, un remarquable esprit de miséricorde et de Charité pour aider les malades et conduire les agonisants au port du Salut éternel, faites que, remplis de son esprit et marchant sur ses traces, nous méritions, au jour du Jugement, d'entendre de vous ces paroles: « Venez les bénis de Mon Père, car J'étais malade et vous M'avez visité ». Vous qui vivez et régnez pour les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.

Imprimatur

Tournai, 2 octobre 1933

J. Lecouvet, Vic. Gen.

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26 mars 2010

La Servante de Dieu Jeanne Mance

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La Servante de Dieu Jeanne Mance

1606-1673

Issue d'une famille bourgeoise aisée puisque son père était procureur du roi de France à Langres, un important évêché au nord de la Bourgogne, Jeanne Mance, née le 12 novembre 1606 remplace sa mère prématurément décédée auprès de ses onze frères et sœurs avant de se consacrer aux soins des victimes de la Guerre de Trente Ans et de la peste. A 34 ans, lors d'une procession à Troyes, en Champagne, elle découvre sa vocation missionnaire et veut rejoindre la Nouvelle-France dont l'expansion est en pleine actualité. Avec le soutien d'Anne d'Autriche, la très catholique épouse du roi Louis XIII, et soutenue par les Jésuites, elle accepte la donation de Mme de Bouillon et de la Société Notre-Dame de Montréal qui veulent aider à la fondation d'un poste à Montréal, et plus précisément celle d'un hôpital, un Hôtel Dieu, sur le modèle de celui de Québec. Elle embarque à La Rochelle le 9 mai 1641 et aborde trois mois plus tard (le 8 août) en Nouvelle-France. Au printemps 1642, après la fonte des glaces du Saint-Laurent, elle accède avec Paul Chomedey de Maisonneuve à l'île de Montréal et participe à la fondation de la ville sur les terrains concédés officiellement le 17 mai 1642 par le gouverneur avec l'autorisation de créer les bâtiments. Jeanne Mance ayant fait partie du premier groupe d'organisateurs et de bâtisseurs, elle est considérée comme l'un des trois principaux fondateurs de la ville de Montréal. Elle soigne dans une installation précaire les constructeurs du fort et les soldats avant de superviser la construction du centre de soin de la petite colonie qu'autorise le contrat de la fondation signé à Paris le 12 janvier 1644. Les travaux commencent en 1645: il s'agit d'un modeste bâtiment, de 60 pieds sur 24, inauguré le 8 octobre 1645 et destiné à abriter six lits pour les hommes et deux pour les femmes. Top petit, il sera remplacé par un nouvel édifice en 1654. Jeanne Mance, relevant toujours de l'état laïque mais secondée par les Sœurs Hospitalières à partir de 1659, continuera à en assurer la direction jusqu'à la fin de sa vie. Elle remit son âme entre les mains du Père le 18 juin 1673. Sa dépouille repose dans la crypte de la chapelle de l'actuel Hôtel-Dieu de Montréal. Sa cause de béatification a été ouverte en 1959.

Prière pour demander la glorification de Jeanne Mance

O Dieu, qui, parmi les nombreuses merveilles de Votre Grâce dans l'Amérique du Nord, avez voulu donner dans la personne de Jeanne Mance l'exemple de la femme idéale et de l'infirmière parfaite, nous Vous supplions de nous accorder la grâce que nous demandons à Votre Bonté (...), afin que cette fidèle servante de Votre Sainte Mère soit bientôt exaltée par l'Eglise et donnée en modèle aux infirmières Catholiques et aux jeunes filles du monde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Avec l'autorisation de l'Ordinaire n°440, 18 août 1965

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12 octobre 2009

Neuvaine a Saint Joseph Damien de Veuster

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Saint Damien de Molokaï

Serviteur de Dieu et serviteur de l'humanité

1840-1889

Fête le 15 avril


Canonisation à Rome le 11 octobre 2009


Joseph De veuster - le futur Père Damien - naît à Tremelo, en Belgique, le 3 janvier 1840 dans une famille nombreuse d'agriculteurs-commerçants. Alors que son père le destine à prendre la tête de l'exploitation familiale, Joseph décide de se consacrer à Dieu en entrant dans la Congrégation des Sacrés-Coeurs (dite de Picpus d'après le nom de la rue de Picpus à Paris où se trouvait la maison généralice). Son frère Pamphile l'y a précédé. En février 1859, il commence son noviciat à Louvain et il prend le nom de Damien. En 1863, son frère Pamphile, qui devait partir pour la mission des îles Hawaï, tombe malade. Les préparatifs du voyage ayant déjà été faits, Damien obtient du Supérieur Général la permission de prendre la place de son frère. Il débarque à Honolulu le 19 mars 1864 où il est ordonné prêtre le 21 mai suivant. Dès son arrivée, il se jette, corps et âme, dans la rude vie de missionnaire itinérant sur l'île de Hawaï, la plus grande de l'archipel. Pour freiner la propagation de la lèpre, le gouvernement décide, en 1866, de déporter à Molokaï, une île voisine, tous ceux et celles qui sont atteints de ce mal alors incurable. Leur sort préoccupe toute la mission. L'évêque, Mgr. Maigret, en parle à ses prêtres. Pour ne pas les exposer à un péril mortel, il ne veut y envoyer personne au nom de l'obéissance. Quatre missionnaires se présentent: ils iront à tour de rôle visiter et assister les malheureux lépreux dans leur détresse. Le 10 mai 1873, Damien est le premier à partir. A sa demande et selon le désir des lépreux, il restera définitivement à Molokaï. Dans cet enfer du désespoir il apporte l'espérance. Il devient le consolateur des lépreux, le pasteur, le médecin des âmes et des corps, sans faire de distinction de race ni de religion. Il donne une voix aux sans-voix. Peu à peu, il construit une communauté dans laquelle la joie d'être ensemble et l'ouverture à l'amour de Dieu donnent de nouvelles raisons de vivre. Atteint lui-même par la maladie en 1885, il peut s'identifier complètement à eux: "Nous autres, lépreux..." Le Père Damien est, avant tout, un témoin de l'amour de Dieu pour les hommes. Il puise sa force dans l'Eucharistie, présence de Dieu au milieu des hommes, et dans l'adoration sans laquelle il n'aurait jamais pu tenir: "C'est au pied de l'autel que nous trouvons la force nécessaire dans notre isolement..." C'est là qu'il reçoit pour lui-même d'abord l'appui et l'encouragement, la consolation et l'espoir qu'il s'empresse de partager aux lépreux. Il peut alors se dire "le missionnaire le plus heureux du monde". Il meurt le 15 avril 1889. Sa dépouille mortelle est ramenée, en 1936, en Belgique et inhumée dans la crypte de l'église des pères des Sacrés- Cœurs à Louvain. Sa renommée se répand dans le monde entier. Le premier procès en vue de sa béatification s'ouvre en 1938 à Malines (Belgique). Le Pape Paul VI signe, le 7 juillet 1977, le Décret sur "l'héroïcité de ses vertus". En le Père Damien, l'Eglise le propose en exemple à tous ceux qui trouvent dans l'Evangile le sens de leur vie et qui veulent porter la Bonne Nouvelle aux plus pauvres de notre temps. En 1995, le Père Damien était béatifié par le Pape Jean Paul II à Bruxelles. Il a été canonisé à Rome par le Pape Benoît XVI le 11 octobre 2009.


Sur les traces du Père Damien


De nos jours encore, il ne manque pas d'hommes et de femmes pour rejoindre les plus souffrants et les marginalisés de notre monde. D'autres poursuivent la lutte contre la lèpre, comme par exemple la Fondation Damien (en Belgique) et la Fondation Raoul Follereau (en France). Les membres de la Congrégation des Sacrés-Cœurs cherchent a mettre leurs pas dans ceux de leur confrère de Molokaï et a témoigner d'un Dieu proche des pauvres et des exclus, que ce soit dans le tiers monde ou ici. Et combien ne se retrouvent pas aujourd'hui'hui dans des situations impossibles (situations familiales, personnelles ou autres) et dans une impuissance aussi entière que celle du Père Damien face à la lèpre ? Oserons-nous, à son exemple, croire que la foi déplace les montagnes et que l'amour fait des miracles ?

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Neuvaine a Saint Joseph Damien de Veuster

Dieu de Miséricorde, nous Vous rendons grâce pour le Frère Damien, frère universel, père des lépreux, fils des Sacrés-Cœurs. Vous avez suscité en lui un amour passionné pour la vie, pour la santé et la dignité de ceux qui sont tombés au bord du chemin. Nous Vous rendons grâce, car, comme Jésus, il a aimé jusqu'au bout. Nous Vous louons car, comme Marie, il s'est donné sans réserve. Merci, ô Père, de continuer à susciter en nous par l'intercession de Saint Damien de Veuster la sainteté et la passion pour Votre Règne.

Damien notre Frère, vous avez entendu l'appel et vous vous êtes mis en route, missionnaire heureux et généreux, vous avez aimé l'Evangile plus que votre vie, pour l'amour de notre Seigneur Jésus Christ, vous avez quitté votre famille et votre pays, vos sécurités et vos rêves personnel. Enseignez-nous a donner notre vie avec votre joie, à être lépreux avec les lépreux d'aujourd'hui, à célébrer et à contempler l'eucharistie comme la source du don de nous-mêmes. Aidez-nous à aimer jusqu'au bout, et a persévérer, avec la force de l'Esprit, dans la compassion des pauvres et des oubliés pour être de vrais disciples de Jésus et de Marie.

Neuvaine au Père Damien de Veuster


1er jour : Écouter la parole de Dieu

2eme jour : Entreprendre et persévérer

3eme jour : S'engager pour les plus faibles

4eme jour : Aimer la prière

5eme jour : Supporter l'incompréhension

6eme jour : Demander une foi solide

7eme jour : Comme un grain de blé

8eme jour : Etre semblable au Christ

9eme jour : Etre heureux


Prières d'introduction


Dieu, Notre Père, nous Vous rendons grâce pour Damien. Vous l'avez appelé auprès des lépreux de Molokaï. Lui, corps et âme, s'est donné aux pauvres et aux exclus. Par sa vie et son engagement Vous nous montrez que Vous veillez sur nous comme un Père veille sur ses enfants. Nous Vous en remercions.


Saint Père Damien, pleins de confiance, nous commençons cette neuvaine. Souvent nous en avons par-dessus la tête, nous ne savons plus par ou commencer. Notre foi est trop faible, notre amour trop tiède pour vivre en Chrétien. Nous vous en prions, soyez notre appui dans nos besoins, soyez notre intercesseur auprès du Dieu qui vit et règne dans les siècles des siècles. Amen.

Premier jour

Écouter la parole de Dieu


Bienheureux Damien, votre Foi était tellement affinée que vous avez reconnu la voix de Dieu dans les circonstances de la vie. Une visite à votre frère au couvent vous fit prendre la résolution, d'entamer votre vie religieuse ce même jour. La maladie de ce même frère, vous l'avez vue comme invitation de Dieu a partir en mission. Et le souci de l'évêque pour les lépreux de Molokaï fut pour vous un signal de vous présenter comme volontaire.


Nous vous en prions : dans les évènements de chaque jour, dans les expériences de notre vie, faites-nous reconnaitre la voix de Dieu. Que notre foi soit assez forte pour la suivre !

Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Deuxième jour

Entreprendre et persévérer


Saint Père Damien, une fois entendue la parole de Dieu, vous vous êtes mis en route. Rien ne pouvait vous empêcher d'avancer, vous forcer retourner en arrière. Vous avez commencé à vivre parmi des centaines de lépreux qui n'avaient plus qu'un but : la mort. Cela s'appelait « l'enfer de Molokaï ». Et vous avez tenu bon.


Nous vous en prions : obtenez-nous de rester fidèles a nos résolutions, de continuer a suivre Jésus-Christ. Donnez-nous la joie bienheureuse de la persévérance et de la fidélité.


Nous te prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Troisième jour

S'engager pour les plus faibles


Saint Père Damien, en missionnaire, confiant dans la Force de Dieu, vous êtes allé vivre parmi les lépreux enlevés a leurs familles, isolés à Molokaï. Comme eux, vous êtes devenu un rejeté. Ainsi, ils ont pu ressentir comment Dieu aime tous les hommes. Et vous, ainsi, vous avez réalisé un prodige: vous leur avez rendu la confiance et vous avez as revalorisé leur vie.

Nous vous en prions : donnez-nous des yeux et un cœur pour tous ceux qui ne comptent plus, qui sont montrés du doigt, ignorés, exclus ou abandonnés. Faites-nous découvrir que Dieu est présent dans le visage de l'homme qui souffre à nos cotés.


Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Quatrième jour

Aimer la prière


Saint Père Damien, nous lisons dans une de vos lettres : "Sans la présence continuelle de notre divin Maitre sur l'autel, je n'aurais jamais pu tenir." Vous aimiez aimais prier. Même le cimetière, ou tant de vos paroissiens reposaient, était pour vous un lieu de prédilection pour vous recueillir. De cette manière, serein et paisible, vous avez pu réaliser votre oeuvre, supporter les peines corporelles et spirituelles.


Nous vous en prions, faites-nous découvrir dans quelle mesure la prière influence notre vie intérieure, comment, en toutes circonstances elle peut nous aider a tenir le coup, car c'est Dieu qui nous conduit durant les bons jours et les moins bons.

Nous vous prions spécialement pour...

Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Cinquième jour

Supporter l'incompréhension


Saint Père Damien, dans le plus grand délaissement, sur la croix, Jésus a prié : "Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?" (Mc 15, 34) Vous aussi vous êtes passé par la nuit de l'incompréhension et de l'abandon. Vous vous êtes abaissé plus bas que la lèpre. Et pourtant, vous n'avez pas succombé. Votre Foi vous a fait supporter la souffrance, elle vous a purifié.


Nous vous en prions, aidez-nous dans les ténèbres de la vie à ne perdre ni la foi, ni le courage. Apprenez-nous à ne nous fier qu'à Dieu qui est près de nous, toujours, et qui nous assiste dans l'épreuve.


Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Sixième jour

Demander une foi solide


Saint Père Damien, Dieu vous a donné la grâce d'avoir une Foi solide. Vos parents vous ont éduqué dans cette Foi. Votre Communauté religieuse vous a aidé à affiner et à renforcer cette foi. Elle vous a porté dans toutes les contradictions de la vie. Elle était votre support dans cette île spéciale que vous avez vous-même appelée « l'île de la mort ».


Nous vous en prions, soyez notre intercesseur auprès de Dieu. Qu'Il nous donne cette grande foi qui nous animera chaque jour, nous dirigera, nous donnera le courage d'aimer Dieu par-dessus tout, et notre prochain comme nous-mêmes.


Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Septième jour

Comme un grain de blé...


Saint Père Damien, en allant vivre parmi les lépreux, en créant avec eux une communauté, en devenant lépreux vous-même, vous avez mûri comme un Chrétien. Vous êtes devenu compréhensif, ouvert aux convictions des autres. En mourant lépreux parmi les lépreux, vous avez secoué la conscience du monde. Même la prévision de la mort n'a pas perturbé votre calme et ta sérénité.


Nous t'en prions, montre-nous que la souffrance n'est pas nécessairement un échec. Rappelez-nous les mots de Jésus : "Si le grain ne meurt, il ne porte pas de fruit..." (Jn 12, 24)

Nous te prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Huitième jour

Etre semblable au Christ


Saint P˨re Damien, comme l'apôtre Paul, vous nous dites: "Je suis mort, et ma vie est cachée en Christ." (Col 3, 3) Jour après jour, vous vous êtes identifié à Jésus-Christ. Sur votre lit de mort, vous étiez semblable au Christ sur la croix. Vous vous êtes offert entièrement comme Lui.


Nous vous en prions, faites croitre notre vie en Jésus-Christ, que nous le suivions en tout, dans le détachement et les privations de l'homme-serviteur, jusqu'à'à la croix et la mort, afin d'être un jour glorifié avec Lui.


Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Neuvième jour

Etre heureux...


Bienheureux Damien, durant seize années vous avez côtoyé des estropiés, les lépreux voués a la mort. Vous avez connu mépris et incompréhensions. Et peu avant votre mort, vous avez témoigné: « Je suis le missionnaire le plus heureux du monde. » En vous s'est réalisé ce que Jésus a dit dans le sermon sur la montagne : "Heureux ceux qui pleurent, ils seront consolés. Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu." (Mt 5,4;7-8)

Nous vous en prions: Faites-nous désirer ces béatitudes et considérer tout le reste comme accessoire.


Nous vous prions spécialement pour...


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Pour approfondir

www.ssccpicpus.fr

www.saintdamiendeveuster.com

www.fondationdamien.be

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à St Damien de Veuster (pdf) en cliquant ici

04 novembre 2008

Bienheureux Frédéric Ozanam

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Bienheureux Frédéric Ozanam

Tertiaire Franciscain, fondateur de la Société de Saint Vincent de Paul

1813-1853

Fête le 9 septembre

Frédéric Ozanam est né à Milan le 23 avril 1813, mais il passa presque toute sa vie en France. Il a été un des fondateurs de la Société de Saint Vincent de Paul pour l'assistance des pauvres et s'est engagé fortement dans sa diffusion. Il en fut aussi vice-président. Professeur à l'université de la Sorbonne à Paris, il se distingua par sa science et, à travers la culture, il défendit et communiqua la Vérité de la Foi. Marié, il fut un père excellent et fit de sa famille une petite Église. Il vécut dans un contact intime avec Dieu et fut exemplaire dans la pratique des vertus Chrétiennes. Il mourut à Marseille, après une longue maladie, le 8 septembre 1853. Il fut béatifié par Jean Paul II, à Paris, le 22 août 1997.

Frédéric Ozanam est affilié à l'Ordre Séculier de Saint François à la suite d'une lettre qu'il reçut du Ministre Général peu de temps avant sa mort et dont il parla lui-même avec fierté: « Le Père Général me met au nombre des bienfaiteurs de la Famille Franciscaine et m'associe aux mérites des Frères Mineurs qui travaillent et prient par tout le monde, ce n'est pas le moins touchant de mes titres. »

Texte extrait du Missel Franciscain, Editions Franciscaines

Oraison Liturgique de la Fête du Bienheureux Frédéric Ozanam

Dieu qui as suscité le Bienheureux Frédéric Ozanam, brûlant de Ton Esprit de Charité pour promouvoir des associations de laïcs en vue d'assister les pauvres: accorde-nous de suivre, à son exemple, Ton Commandement d'Amour pour être un ferment dans le monde où nus vivons. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Prière pour demander la canonisation du Bienheureux Frédéric Ozanam

O Dieu, qui as mis l'amour des pauvres au Cœur du Bienheureux Frédéric Ozanam et de soulager ses compagnons et qui leur inspiras de fonder une société pour soulager les misères spirituelles et temporelles de nos frères souffrants, daigne bénir cette oeuvre de Charité et d'apostolat, et, s'il être dans Tes desseins que le Bienheureux Frédéric Ozanam soit canonisé par l'Eglise, nous Te supplions de manifester par des faveurs célestes son crédit auprès de Toi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Téléchargez la notice sur le Bienheureux Frédéric Ozanam (pdf) en cliquant ici

Notice sur le Bienheureux Frédéric Ozanam,

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http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1027511.html

29 octobre 2008

Prière à la Bienheureuse Rosalie Rendu

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Bienheureuse Rosalie Rendu

Fille de la Charité de Saint Vincent de Paul

1786-1856

Fête le 7 février

La bienheureuse Rosalie Rendu naît sur les hauteurs du Jura dans le département actuel de l’Ain en 1786. A 15 ans elle entre chez les sœurs de saint Vincent de Paul, attirée par leur service de charité. Dès son noviciat et jusqu’à sa mort, c'est-à-dire pendant 54 ans, elle se dévoue au service des pauvres dans le quartier Mouffetard, le faubourg le plus déshérité de Paris, créant pour les nécessiteux de tous genres, dispensaire, école, patronage, crèche et asile de vieillards. Avec cela, c’est une âme de prière continuelle, elle dit : « Jamais je ne fais si bien l’oraison que dans la rue ». Elle reçoit avec une égale charité les petits et les grands, et traverse les époques troublées des révolutions de 1830 et 1848, ainsi que des épidémies de choléra, en redoublant de charité, jusqu’à risquer sa vie. Aussi conquiert-elle le cœur de tous, fussent-ils anticléricaux. Elle meurt en 1856. Une rue de Paris porte son nom. Elle a été béatifiée à Rome le 9 novembre 2003 par le Serviteur de Dieu le Pape Jean Paul II.

Prière à la Bienheureuse Rosalie Rendu

« Seigneur, Tu as mis au cœur de la Bienheureuse Rosalie Rendu une ardente charité envers ceux qui connaissent l’épreuve et la souffrance, Tu lui as donné de stimuler de nombreuses personnes à s’engager au service des plus déshérités. Nous Te prions pour que, par son intercession, elle nous obtienne bien des grâces, que bientôt elle prenne rang officiellement parmi les Saints du Ciel et ouvre un chemin d’espérance à ceux qui veulent témoigner de Ton Amour pour tous. » Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur. Amen !

Cum permissu Superiorum