17 mars 2012

Le Calvaire de Verdelais

Le Calvaire de Verdelais

Emission "Suivez le Guide"

TV7 Bordeaux

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27 février 2012

Le Chemin de Croix avec Marthe Robin

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Le Chemin de Croix avec Marthe Robin

Suivre Jésus sur son chemin de croix en méditant l'évangile avec des paroles de Marthe Robin

 

L'agonie de Jésus

 Jésus sortit pour se rendre, comme d'habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Il s'écarta à la distance d'un jet de pierre environ. Se mettant à genoux, il priait: « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne ».

Marthe Robin : « Après des années d'angoisse, de péchés, de doutes profonds, après bien des épreuves physiques et morales, j'ai osé, j'ai choisi le Christ Jésus, Lui le Verbe Incarné, l'agneau Sauveur du monde pour maître, pour modèle unique et parfait ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus est arrêté

 « Celui que j'embrasserai, c'est lui: arrêtez-le ». Aussitôt, Judas s'approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! », et il l'embrassa. Jésus lui dit: « Mon ami, fais ta besogne ». Alors ils s'avancèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent.

Marthe Robin : « Aimer, c'est sans retour se dévouer sans cesse. C'est se laisser trahir sans jamais se venger. C'est plus que se donner, c'est faire avec noblesse, l'abandon de soi-même et ne jamais changer ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus est humilié

Pilate ordonna d'emmener Jésus pour le flageller. Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête; puis ils le revêtirent d'un manteau de pourpre. Ils s'avançaient vers lui et ils disaient: « Honneur à toi, roi des Juifs! » Et ils le giflaient.

Marthe Robin : « L'humiliation est la voie directe qui mène a l'humilité, source de toute vraie grandeur. Elle est aussi un moyen énergique pour nous détacher des créatures et nous attacher à Dieu ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus est condamné à mort

Pilate reprit: « Que ferai-je donc de Jésus, celui qu'on appelle le Messie? » Ils répondirent tous: « Qu'on le crucifie! » Il poursuivit: « Quel mal a-t-il donc fait? » Ils criaient encore plus fort: « Qu'on le crucifie! »

Marthe Robin : « Quel travail, quelle ascension, Dieu a opéré en moi! Mais que de soubresauts de cœurs, que d'agonie de volonté il faut pour mourir à soi! »

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus est chargé de sa croix

Jésus portait lui-même sa croix. Il sortis de la ville, marchant vers le lieu dit du crâne en hébreux Golgotha.

Marthe Robin : « Que ma lourde crois envoyé par mon Père des cieux, voulue de sa bonté divine, reçue de ses mains bien-aimées, acceptée avec la plus grande, la plus profonde soumission et l'amour le plus sincère, ne soit pas un sujet d'épouvante, mais un moyen précieux de sanctification et de salut ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus tombe sous le poids de la Croix

Il n'était ni beau, ni brillant pour attirer nos regards, son extérieur n'avait rien pour nous plaire. Il était méprisé, abandonné de tous. Homme de douleurs, familier de la souffrance... Et pourtant c'était nos blessures qu'il portait, nos souffrances dont il était accablé...

Marthe Robin: « Ô mon âme, relève toit, pleure, amis espère et regarde le ciel. Jésus a quitté le ciel pour souffrir sur cette terre et porter sa croix. A notre tour portons la croix et suivons Jésus en regardant le ciel ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus est crucifié

Lorsqu'on fut arrivé au lieu dit: « Le Crâne », ou « Calvaire », on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche.

Marthe Robin : « Quand les douleurs sont atrocement douloureuses, je pense que le bon Dieu qui est si bon me donne de souffrir en proportion de ce que je l'aime et de ce qu'il m'aime. C'est pourquoi je suis toujours souriante et que j'ai toujours tant de paix ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus pardonne

Jésus disait: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font ».

Marthe Robin : « Dans quel océan d'amour nous vivons! Est-il possible que Dieu nous aime à ce point ?On dirait que notre bonheur fait partie de son bonheur à Lui. Il se réjouit de notre retour, du pardon qu'il nous accorde comme s'il avait besoin de nous. Et il veut que toute la cour céleste, tous les Anges, tous ses amis partagent sa joie. Dieu est l'offensé et c'est lui qui se réjouit le plus de pouvoir pardonner ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus nous donne sa mère

Près de la croix de Jésus se tenait Sa Mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant Sa Mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à Sa Mère: « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta Mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Marthe Robin : « Je suis toute à vous, ô ma bonne et tendre mère et tout ce qui est en moi, tout ce qui est moi vous appartient parce que je suis votre enfant ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus meurt sur la croix

Jésus poussa à nouveau un grand cri et dit: « Père entre tes mains je remets mon esprit! » Puis ayant incliné la tête, Il rendit l'esprit.

Marthe Robin : « Ô Jésus, Tu as dit: « Personne ne m'ôte la Vie, je la donne librement ». Je t'en supplie, donnes mous de souffrir et de mourir comme toi, non par ce que nous sommes obligés, ni comme des esclaves, mais librement, saintement, amoureusement... Oh! Non! Mourir ni par faiblesse, ni par chagrin, ni à cause de la maladie, mais comme Jésus et avec Jésus mourir d'amour... Que ma maladie soit l'amour! Que la mortelle blessure par laquelle ma vie s'écoule soit une blessure d'amour! »

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

La résurrection de Jésus

N'ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié? Il est ressuscité: il n'est pas ici. Voici l'endroit où on l'avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre: Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l'a dit.

Marthe Robin : « La douleur n'a qu'un temps bien court... Mais le bonheur aura le temps de la bienheureuse éternité. La Croix est attachée à la Joie et la Résurrection suit de bien près la mort. Chante ô mon âme les extraordinaires merveilles opérées en toi. Dieu t'a crée fille de son amour. Il t'a adoptée au baptême, Il t'a pardonné toutes tes fautes, Il t'a voulue pour Lui seul, Il t'a ressuscité dans son Amour ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Texte extrait du site internet du Foyer de Charité de Tressaint: www.tressaint.com

 

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03 septembre 2010

Chemin de Croix médité avec Jean Paul II

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Chemin de Croix

Méditations du Vénérable Jean Paul II

Le Vendredi-Saint de l'An 2000, année sainte

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.  Amen.

« Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive ». (Mt 16, 24)

Depuis vingt siècles, l'Église se rassemble en cette soirée, pour se rappeler et pour revivre les événements de l'ultime étape du chemin terrestre du Fils de Dieu. Aujourd'hui, comme chaque année, l'Église qui est à Rome se réunit au Colisée, pour se mettre à la suite de Jésus qui, « portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit: le Crâne, ou Calvaire, en hébreu: Golgotha » (Jean 19, 17). Nous nous trouvons ici, convaincus que le chemin de croix du Fils de Dieu ne fut pas le simple fait de marcher vers le lieu de son supplice. Nous croyons que chaque pas du Condamné, chacun de ses gestes et chacune de ses paroles, et aussi ce qu'ont vécu et accompli ceux qui ont pris part à ce drame, nous parlent continuellement. C’est aussi dans sa souffrance et dans sa mort que le Christ nous révèle la vérité sur Dieu et sur l'homme. En cette année jubilaire, nous voulons réfléchir avec une intensité particulière sur le contenu de cet événement, afin qu'il parle avec une force nouvelle à nos esprits et à nos cœurs, et qu’il devienne pour nous source de la grâce d'une authentique participation. Participer signifie avoir part. Que veut dire avoir part à la croix du Christ ? Cela veut dire faire l'expérience dans l'Esprit Saint de l'amour que la croix du Christ cache en elle. Cela veut dire reconnaître, à la lumière de cet amour, sa propre croix. Cela veut dire la prendre sur ses épaules et, toujours en vertu de cet amour, marcher... Marcher tout au long de la vie, en imitant Celui qui « endura une croix, dont il méprisa l'infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu » (Hébreux 12, 2).

Prions

Seigneur Jésus Christ, remplis nos cœurs de la lumière de ton Esprit, afin que, te suivant sur ton ultime chemin, nous connaissions le prix de notre rédemption et devenions dignes de participer aux fruits de ta passion, de ta mort et de ta résurrection. Amen.

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Première station

Jésus est condamné à mort

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

« Es-tu le roi des Juifs ? » (Jean 18, 33). « Ma royauté ne vient pas de ce monde; si ma royauté venait de ce monde, j'aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d'ici » (Jean 18, 36). Pilate ajouta : « Alors, tu es roi? » Jésus répondit: « C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci: rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix ». Pilate répliqua:  « Qu'est-ce que la vérité? ». À ce point, le Procureur romain considéra l'interrogatoire comme terminé. Il alla chez les Juifs et leur dit: « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation » (Jean 18, 37- 38). Le drame de Pilate se cache dans la question: « Qu'est-ce que la vérité? » Ce n'était pas une question philosophique sur la nature de la vérité, mais une question existentielle sur son rapport à la vérité. C'était une tentative de se dérober à la voix de sa conscience qui lui ordonnait de reconnaître la vérité et de la suivre. L'homme qui ne se laisse pas conduire par la vérité se dispose même à émettre une sentence de condamnation à l'égard d'un innocent. Les accusateurs devinent cette faiblesse de Pilate et c'est pourquoi ils ne cèdent pas. Avec détermination ils réclament la mort en croix. Les demi-mesures auxquelles Pilate a recours ne l'aident pas. La peine cruelle de la flagellation infligée à l'Accusé n'est pas suffisante. Quand le Procureur présente à la foule Jésus flagellé et couronné d'épines, il semble chercher une parole qui, à son avis, devrait faire céder l'intransigeance de la foule. Montrant Jésus, il dit: « Ecce homo! Voici l'homme! » Mais la réponse est: « Crucifie-le, crucifie-le! » Pilate cherche alors à discuter: « Reprenez-le, et crucifiez-le vous-mêmes; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation » (Jean 19, 5-6). Il est toujours plus convaincu que l'Accusé est innocent, mais cela ne lui suffit pas pour émettre une sentence d'acquittement. Les accusateurs recourent à l'ultime argument: « Si tu le relâches, tu n'es pas ami de l'empereur. Quiconque se fait roi s'oppose à l'empereur » (Jean 19, 12). La menace est claire. Devinant le danger, Pilate cède définitivement et émet la sentence. Mais non sans faire le geste lâche de se laver les mains: « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme; cela vous regarde! » (Mt 27, 24). C'est de cette façon que Jésus a été condamné à la mort sur une croix, Lui le Fils du Dieu vivant, le Rédempteur du monde. Tout au long des siècles, la négation de la vérité a engendré souffrance et mort. Ce sont les innocents qui paient le prix de l'hypocrisie humaine. Les demi-mesures ne sont pas suffisantes. Il ne suffit pas non plus de se laver les mains. La responsabilité pour le sang du juste demeure. C'est pour cela que le Christ a prié avec tant de ferveur pour ses disciples de tous les temps: « Père, consacre-les par la vérité: ta parole est vérité » (Jean 17, 17).

Prière

Ô Christ, toi qui as accepté une condamnation injuste, accorde-nous, ainsi qu’à tous les hommes de notre temps, la grâce d'être fidèles à la vérité; ne permets pas que le poids de la responsabilité pour la souffrance des innocents retombe sur nous et sur ceux qui viendront après nous. À toi, Jésus, juste Juge, l’honneur et la gloire pour les siècles sans fin. Amen.

Pater noster, qui es in cælis: sanctificetur nomen tuum; adveniat regnum tuum; fiat voluntas tua, sicut in cælo, et in terra. Panem nostrum cotidianum da nobis hodie; et dimitte nobis debita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris; et ne nos inducas in tentationem; sed libera nos a malo. Amen.

Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrivé, que Votre Volonté soit accomplie sur la terre comme au Ciel, donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour, pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Amen.

Stabat mater dolorosa,

iuxta crucem lacrimosa,

dum pendebat Filius.

Debout, la Mère douloureuse,

près de la Croix était en larmes,

devant son Fils suspendu.

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Deuxième station

Jésus est chargé de sa croix

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

La croix. Instrument de mort infamante. Il n'était pas licite de condamner à la mort de la croix un citoyen romain: c'était trop humiliant. Le moment où Jésus de Nazareth s'est chargé de la croix pour la porter sur le Calvaire marque un tournant dans l'histoire de la croix. Signe d'une mort infamante, réservée à la catégorie la plus basse des hommes, la croix devient une clé. Désormais, avec l'aide de cette clé, l'homme ouvrira la porte des profondeurs du mystère de Dieu. Par le geste du Christ qui accepte la croix, instrument de son dépouillement, les hommes sauront que Dieu est amour. Amour sans limites: « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle » (Jean 3, 16). Cette vérité sur Dieu s'est révélée par la croix. Ne pouvait-elle pas se révéler d'une autre façon ? Peut-être que oui. Toutefois Dieu a choisi la croix. Le Père a choisi la croix pour son Fils, et le Fils l'a prise sur ses épaules, il l'a portée sur le Calvaire et sur elle il a offert sa vie. « Sur la croix il y a la souffrance, sur la croix il y a le salut, sur la croix il y a une leçon d'amour. Ô Dieu, celui qui une fois t'a compris ne désire rien d'autre, ne cherche rien d'autre » (Chant polonais de Carême). La Croix est signe d'un amour sans limites!

Prière

Ô Christ, toi qui acceptes la croix de la main des hommes, pour en faire le signe de l'amour salvifique de Dieu pour l'homme, accorde-nous, ainsi qu'à tous les hommes de notre temps, la grâce de la foi en cet amour infini, afin que, en transmettant au nouveau millénaire le signe de la croix, nous soyons des témoins authentiques de la Rédemption. À toi, Jésus, prêtre et victime, la louange et la gloire pour les siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Cuius animam gementem,

contristatam et dolentem,

pertransivit gladius.

Dans son âme qui gémissait,

toute brisée, endolorie,

le glaive était enfoncé.

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

« Dieu a pris sur lui nos péchés à nous tous » (Isaïe 53, 6). « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous » (Isaïe 53, 6) Jésus tombe sous la croix. Cela arrivera par trois fois sur le chemin relativement bref de la « Via Dolorosa ». Il tombe d'épuisement. Le corps ensanglanté par la flagellation, la tête couronnée d'épines. Tout cela fait que les forces lui manquent. Il tombe, et la croix de tout son poids l'écrase contre terre. Il faut revenir aux paroles du prophète qui, des siècles auparavant, entrevoit cette chute. C'est comme s'il la contemplait de ses propres yeux: devant le Serviteur du Seigneur à terre sous le poids de la croix, il montre la vraie cause de sa chute: « Dieu a pris sur lui nos péchés à nous tous ». Ce sont les péchés qui ont écrasé contre terre le divin Condamné. Ce sont eux qui ont déterminé le poids de la croix qu'il portait sur ses épaules. Ce sont les péchés qui ont provoqué sa chute. Le Christ péniblement se relève pour reprendre le chemin. Les soldats qui l'escortent cherchent à le stimuler par des cris et des coups. Après un moment le cortège repart. Jésus tombe et se relève. C’est ainsi que le Rédempteur du monde s'adresse sans prononcer un mot à tous ceux qui tombent. Il les exhorte à se relever. « Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la croix, afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris » (1 Pierre 2, 24).

Prière

Ô Christ, toi qui es tombé sous le poids de nos fautes et qui t'es relevé pour notre justification, nous t’en prions, aide-nous, ainsi que tous ceux qui sont écrasés par le péché, à nous remettre debout et à reprendre le chemin. Donne-nous la force de l'Esprit, pour porter avec Toi la croix de notre faiblesse. À toi, Jésus, écrasé sous le poids de nos fautes, notre louange et notre amour pour les siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

O quam tristis et afflicta,

fuit illa benedicta,

mater Unigeniti !

Qu'elle était triste et affligée,

la Mère entre toutes bénie,

la Mère du Fils unique !

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Quatrième station

Jésus rencontre sa mère

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

« Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin » (Luc 1, 30-33). Marie se remémorait de ces paroles. Elle y revenait souvent dans le secret de son cœur. Quand, sur le chemin de la croix, elle rencontra son Fils, peut-être justement ces paroles lui revinrent-elles à l'esprit. Avec une force particulière. « Il régnera... Et son règne n'aura pas de fin... », avait dit le messager céleste. Maintenant, alors qu'elle voit son Fils, condamné à mort, porter la croix sur laquelle il devra mourir, elle pourrait se demander humainement parlant : Comment donc ces paroles peuvent-elles se réaliser ? De quelle façon régnera-t-il sur la maison de David ? Et comment se pourra-t-il que son règne n'ait pas de fin ? Humainement parlant, ces questions peuvent se comprendre. Cependant Marie se souvient qu'alors, après avoir entendu l’annonce de l’ange, elle avait répondu: « Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Luc 1, 38). Maintenant elle voit que cette parole se réalise comme parole de la croix. Parce qu'elle est mère, Marie souffre profondément. Toutefois, maintenant aussi elle répond comme elle avait répondu alors à l'Annonciation: « Que tout se passe pour moi selon ta parole ». De cette façon, elle prend maternellement dans ses bras la croix avec le divin Condamné. Sur le chemin de la croix, Marie se manifeste comme Mère du Rédempteur du monde. « Vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez s'il est une douleur pareille à la douleur qui me tourmente » (Lamentations de Jérémie 1, 12). C'est la Mère des Douleurs qui parle, la Servante qui obéit jusqu'au bout, la Mère du Rédempteur du monde.

Prière

Ô Marie, toi qui as parcouru le chemin de la croix avec ton Fils, déchirée de douleur dans ton cœur de mère, mais te souvenant toujours de ton fiat et intimement convaincue que Celui à qui rien n'est impossible saurait réaliser ses promesses, implore pour nous et pour les hommes des générations futures la grâce de l'abandon à l'amour de Dieu. Fais que, face à la souffrance, au refus, à l'épreuve, même prolongée et violente, nous ne doutions jamais de son amour. À Jésus, ton Fils, honneur et gloire pour les siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Quæ mærebat et dolebat,

pia mater, cum videbat

Nati pœnas incliti.

Qu'elle avait mal, qu'elle souffrait

la tendre Mère, en contemplant

son divin Fils tourmenté !

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Cinquième station

Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

« Ils réquisitionnèrent Simon » (Marc 15, 21).  Les soldats romains firent ainsi, craignant que le Condamné épuisé ne parvienne pas à porter la croix jusqu’au Golgotha. Ils n’auraient pas pu exécuter la sentence de crucifixion portée sur lui. Ils cherchaient un homme qui l’aidât à porter la croix. Leur regard se posa sur Simon. Ils le réquisitionnèrent pour le charger de ce poids. On peut imaginer qu’il ne fut pas d’accord et qu’il s’y opposa. Porter avec un condamné sa croix pouvait être considéré comme une offense à la dignité d’un homme libre. Bien qu’à contrecœur, Simon prit la croix pour aider Jésus. Dans un chant de Carême résonnent ces paroles: « Sous le poids de la croix, Jésus accueille le Cyrénéen ». Ce sont des paroles qui laissent entrevoir un changement total de perspective : le divin Condamné apparaît comme quelqu’un qui, en un certain sens, «fait don» de la croix. N’est-ce pas lui qui a dit: « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi » (Matthieu 10, 38)? Simon reçoit un don. Il en est devenu « digne ». Ce qui aux yeux de la foule pouvait offenser sa dignité lui a, au contraire, conféré une nouvelle dignité dans la perspective de la Rédemption. Le Fils de Dieu l’a fait participer d’une manière singulière à son œuvre salvifique. Simon en est-il conscient? L’évangéliste Marc identifie Simon de Cyrène comme étant le « père d’Alexandre et de Rufus » (15, 21). Si les fils de Simon de Cyrène étaient connus de la première communauté chrétienne, on peut penser que lui aussi, précisément tandis qu’il portait la croix, a cru au Christ. Il passa librement de la contrainte à la disponibilité, comme s’il avait été intimement touché par ces paroles: « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi ». Alors qu’il portait la croix, il fut introduit à la connaissance de l’évangile de la croix. Depuis lors, cet évangile parle à de nombreuses personnes, innombrables Cyrénéens appelés au cours de l’histoire à porter la croix avec Jésus.

Prière

Ô Christ, qui as conféré à Simon de Cyrène la dignité de porter ta croix, accueille-nous aussi sous son poids, accueille tous les hommes et donne à chacun la grâce de la disponibilité. Fais que nous ne détournions pas notre regard de ceux qui sont accablés par la croix de la maladie, de la solitude, de la faim, de l’injustice. Fais que, portant les poids les uns des autres, nous devenions témoins de l’évangile de la croix, des témoins véritablement crédibles de toi, qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Quis est homo qui non fleret,

matrem Christi si videret

in tanto supplicio ?

Quel est celui qui sans pleurer,

pourrait voir la Mère du Christ

dans un supplice pareil ?

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Sixième station

Véronique essuie le visage de Jésus

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.

Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

Véronique ne figure pas dans les Évangiles. Ce nom n’y est pas mentionné, bien qu’il y ait celui de différentes femmes qui apparaissent aux côtés de Jésus. Il se peut donc que le nom exprime plutôt ce que fit cette femme. En effet, selon la tradition, sur le chemin du Calvaire une femme se fraya un chemin parmi les soldats qui escortaient Jésus et, avec un voile, elle essuya la sueur et le sang du visage du Seigneur. Ce visage resta imprimé sur le voile; un reflet fidèle - une «icône véritable». C’est à cela qu’on lierait le nom même de Véronique. S’il en est ainsi, ce nom, qui rend mémorable le geste accompli par cette femme, renferme en même temps la plus profonde vérité sur elle. Un jour, suscitant les critiques de l’assistance, Jésus prit la défense d’une femme pécheresse qui avait versé sur ses pieds de l’huile parfumée et qui les avait essuyés avec ses cheveux. À l’objection qui lui fut faite alors, il répondit: « Pourquoi tourmenter cette femme? C’est une action charitable qu’elle a faite à mon égard [...]. Si elle a versé ce parfum sur mon corps, c’est en vue de mon ensevelissement » (Matthieu 26, 10. 12). On pourrait aussi appliquer ces paroles à Véronique. Ainsi est manifestée la portée profonde de cet événement. Le Rédempteur du monde donne à Véronique une image authentique de son visage. Le voile sur lequel reste imprimé le visage du Christ devient un message pour nous. Il dit en un sens: Voilà comment toute action bonne, tout geste de véritable amour envers le prochain renforce en celui qui l’accomplit la ressemblance avec le Rédempteur du monde. Les actes d’amour ne passent pas. Tout geste de bonté, de compréhension, de service, laisse dans le cœur de l’homme un signe indélébile, qui le rend toujours plus semblable à Celui qui « se dépouilla lui-même, en prenant la condition de serviteur » (Philippiens 2, 7). Ainsi se forme l’identité de l’homme, son vrai nom.

Prière

Seigneur Jésus Christ, Toi qui as accepté le geste désintéressé d’amour d’une femme et qui en retour as fait en sorte que les générations s’en souviennent avec le nom de ton visage, fais que nos actions, et celles de tous ceux qui viendront après nous, nous rendent semblables à toi et laissent au monde le reflet de ton amour infini. À toi, Jésus, splendeur de la gloire du Père, louange et gloire pour les siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Quis non posset contristari

Christi matrem contemplari,

dolentem cum Filio?

Qui pourrait sans souffrir comme elle

contempler la Mère du Christ,

douloureuse avec son Fils?

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Septième station

Jésus tombe une deuxième fois

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

« Et moi, je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple » (Psaume 21 [22], 7). Ces paroles du psaume viennent à l’esprit tandis que nous regardons Jésus qui, pour la deuxième fois, tombe sous la croix. Voici que, dans la poussière de la terre, gît le Condamné. Écrasé sous le poids de la croix. Ses forces l’abandonnent toujours davantage. Mais, à grand peine, il se relève pour continuer son chemin. Que signifie pour nous, hommes pécheurs, cette deuxième chute ? Plus encore que la première, elle semble nous exhorter à nous relever, à nous relever une nouvelle fois sur notre chemin de croix. Cyprian Norwid a écrit: « Non pas derrière nous-mêmes avec la croix du Sauveur, mais derrière le Sauveur avec notre croix ». Maxime brève mais qui en dit long. Elle explique en quel sens le christianisme est la religion de la croix. Elle laisse entendre que tout homme rencontre ici-bas le Christ qui porte la croix et qui tombe sous son poids. À son tour, sur le chemin du Calvaire, le Christ rencontre tout homme et, tombant sous le poids de la croix, il ne cesse d’annoncer la Bonne Nouvelle. Depuis deux mille ans, l’évangile de la croix parle à l’homme. Depuis vingt siècles, le Christ qui se relève de la chute rencontre l’homme qui tombe. Tout au long de ces deux millénaires, beaucoup en ont fait l’expérience: tomber ne signifie pas la fin du chemin. En rencontrant le Sauveur, ils se sont sentis rassurés par Lui: « Ma grâce te suffit: ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12, 9). Ils se sont relevés réconfortés et ils ont transmis au monde la parole de l’espérance qui jaillit de la croix. Aujourd’hui, une fois franchi le seuil du nouveau millénaire, nous sommes appelés à approfondir le contenu de cette rencontre. Il faut que notre génération transmette aux siècles futurs la bonne nouvelle de notre relèvement dans le Christ.

Prière

Seigneur Jésus Christ, toi qui tombes sous le poids du péché de l’homme et qui te relèves pour le prendre sur toi et l’effacer, donne-nous, à nous hommes faibles, la force de porter la croix de chaque jour et de nous relever de nos chutes, pour transmettre aux générations qui viendront l’Évangile de ta puissance salvifique. À toi, Jésus, soutien de notre faiblesse, la louange et la gloire pour les siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Pro peccatis suæ gentis,

vidit Iesum in tormentis,

et flagellis subditum.

Pour les péchés de tout son peuple

elle le vit dans ses tourments,

subissant les coups de fouet.

8

Huitième station

Jésus console les femmes de Jérusalem

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.

Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

« Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants! Voici venir des jours où l’on dira: « Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité! » Alors on dira aux montagnes: « Tombez sur nous », et aux collines: « Cachez-nous ». Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? » (Luc 23, 28-31).Ce sont là les paroles de Jésus aux femmes de Jérusalem qui pleuraient, exprimant ainsi leur compassion pour le Condamné. « Ne pleurez pas sur moi! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants! » À ce moment-là, il était certainement difficile de comprendre le sens de ces paroles. Elles contenaient une prophétie, qui devait se vérifier rapidement. Peu avant, Jésus avait pleuré sur Jérusalem, annonçant l’horrible sort qui la frapperait. Maintenant, il semble se référer à cette prédiction: « Pleurez sur vos enfants... » Pleurez, parce qu’ils seront, eux précisément, témoins et participants de la destruction de Jérusalem, de cette Jérusalem qui « n’a pas reconnu le moment où Dieu la visitait » (Luc 19, 44). Si, tandis que nous suivons Jésus sur le chemin de la croix, s’éveille en nos cœurs la compassion pour sa souffrance, nous ne pouvons pas oublier cet avertissement. « Si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec? » Pour notre génération, qui est au tournant d’un millénaire, plutôt que de pleurer sur le Christ martyrisé, c’est l’heure de «reconnaître le temps où elle est visitée». Déjà resplendit l’aurore de la Résurrection. « C’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut » (2 Colossiens 6, 2). À chacun de nous, le Christ adresse ces paroles de l’Apocalypse: « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. Le vainqueur, je le ferai siéger près de moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, je suis allé siéger près de mon Père sur son Trône » (3, 20-21).

Prière

Ô Christ, toi qui es venu en ce monde pour visiter tous ceux qui attendent le salut, fais que notre génération reconnaisse le temps où elle est visitée et qu’elle ait part aux fruits de ta Rédemption. Ne permets pas qu’il faille pleurer sur nous et sur les hommes du nouveau siècle parce que nous avons repoussé la main du Père miséricordieux. À toi, Jésus, né de la Vierge Fille de Sion, honneur et gloire pour les siècles éternels. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Tui Nati vulnerati,

tam dignati pro me pati,

pœnas mecum divide.

Ton enfant n'était que blessures,

lui qui daigna souffrir pour moi;

donne-moi part à ses peines.

9

Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

Voilà de nouveau le Christ tombé à terre sous le poids de la croix. La foule, curieuse, regarde s’il aura encore la force de se relever. Saint Paul écrit: « Lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu; mais au contraire, il se dépouilla en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix » (Philippiens 2, 6-8). Voilà précisément ce que semble exprimer la troisième chute: le dépouillement, la kénose, du Fils de Dieu, l’humiliation sous la croix. Jésus avait dit à ses disciples qu’il était venu non pour être servi mais pour servir (Matthieu 20, 28). Au Cénacle, en s’abaissant jusqu’à terre et en leur lavant les pieds, il avait d’une certaine manière voulu les habituer à cette humiliation de sa personne. En tombant à terre pour la troisième fois sur le chemin de la croix, il nous crie encore à pleine voix son mystère. Écoutons sa voix! Ce Condamné, qui succombe sous le poids de la croix tout près du lieu de son supplice, nous dit: « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6). « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie » (Jean 8, 12). Ne soyons pas troublés à la vue d’un Condamné qui tombe à terre, épuisé sous la croix. Cette manifestation extérieure de la mort qui s’approche cache la lumière de la vie.

Prière

Seigneur Jésus Christ, toi qui, par ton humiliation sous la croix, as révélé au monde le prix de sa rédemption, donne aux hommes du troisième millénaire la lumière de la foi, afin que, reconnaissant en toi le Serviteur souffrant de Dieu et de l’homme, ils aient le courage de suivre le même chemin qui, par la croix et le dépouillement, conduit à la vie éternelle. À toi, Jésus, soutien de notre faiblesse, honneur et gloire pour les siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Eia, mater, fons amoris,

me sentire vim doloris

fac, ut tecum lugeam.

Daigne, ô Mère, source d'amour,

me faire éprouver tes souffrances

pour que je pleure avec toi.

010

Dixième station

Jésus est dépouillé de ses vêtements, abreuvé de vinaigre et de fiel

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

« Il en goûta, mais ne voulut pas boire » (Matthieu 27, 34). Il ne veut pas de calmants, qui auraient obscurci sa conscience durant l’agonie. Il voulait agoniser sur la croix en toute conscience, en accomplissant la mission reçue de son Père. C’était contraire aux méthodes en usage chez les soldats chargés de l’exécution. Chargés de clouer le condamné sur la croix, ils cherchaient à diminuer sa sensibilité et sa conscience. Dans le cas du Christ, il ne pouvait en être ainsi. Jésus sait que sa mort en croix doit être un sacrifice d’expiation. C’est pourquoi il veut garder sa conscience éveillée jusqu’à la fin. Privé de celle-ci, il n’aurait pas pu, de façon totalement libre, accepter la pleine mesure de sa souffrance. Il doit monter sur la croix pour offrir le sacrifice de la Nouvelle Alliance. Il est Prêtre. Il doit entrer, par son propre sang, dans les demeures éternelles, après avoir accompli la rédemption du monde (Hébreux 9, 12). Conscience et liberté: telles sont les caractéristiques imprescriptibles d’un agir pleinement humain. Le monde connaît tant de moyens pour affaiblir la volonté en obscurcissant la conscience! Il faut les protéger jalousement contre toutes les violences! Même l’effort légitime pour atténuer la souffrance doit toujours se faire dans le respect de la dignité humaine. Il faut comprendre profondément le sacrifice du Christ, il faut s’unir à lui pour ne pas céder, pour ne pas permettre que la vie et la mort perdent leur valeur.

Prière

Seigneur Jésus, Toi qui, avec un entier dévouement, as accepté de mourir sur la croix pour nous sauver, fais que nous ayons part, ainsi que tous les hommes du monde, à ton sacrifice sur la croix, afin que notre existence comme nos actions expriment notre participation libre et consciente à ton œuvre de salut. À toi, Jésus, Prêtre et Victime, honneur et gloire pour les siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Fac ut ardeat cor meum

in amando Christum Deum,

ut sibi complaceam.

Fais qu'en mon coeur brûle un grand feu

pour mieux aimer le Christ mon dieu

et que je puisse lui plaire.

011

Onzième station

Jésus est cloué sur la croix

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.

Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

« Ils me percent les mains et les pieds, je peux compter tous mes os » (Psaume 21 (22), 17-18). Les paroles du prophète s’accomplissent. L’exécution commence. Les coups des bourreaux écrasent les pieds et les mains du Condamné sur le bois de la croix. Dans le creux des mains, les clous sont fixés avec violence. Ces clous maintiendront le condamné suspendu dans les tourments inexprimables de l’agonie. Dans son corps, comme dans son esprit très sensible, le Christ souffre d’une manière indicible. Avec lui, on crucifie deux vrais malfaiteurs, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. La prophétie s’accomplit: « Il a été compté avec les pécheurs » (Isaïe 53, 12). Quand les bourreaux dresseront la croix, alors commencera une agonie qui durera trois heures. Il faut que s’accomplisse aussi cette parole: « Moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » (Jean 12, 32). Qu’est-ce qui « attire » chez ce Condamné en agonie sur la croix? Il est certain que l’image d’une souffrance aussi intense éveille la compassion. Mais la compassion ne suffit pas pour inciter à lier sa propre vie à Celui qui est cloué à la Croix. Comment expliquer que, de génération en génération, cette terrible vision ait pu attirer des foules innombrables de personnes qui ont fait de la croix la caractéristique de leur foi? D’hommes et de femmes qui, au cours des siècles, ont vécu et ont donné leur vie en regardant ce signe? Du haut de la croix le Christ attire par la puissance de l’amour, de l’Amour divin, qui ne s’est pas soustrait au don total de soi; de l’Amour infini, qui a élevé de terre sur l’arbre de la croix le poids du corps du Christ, pour compenser le poids de l’antique faute; de l’Amour sans limites, qui a comblé tout le manque d’amour et qui a permis à l’homme de se réfugier à nouveau dans les bras du Père miséricordieux. Que le Christ élevé sur la croix nous attire, nous, hommes et femmes du nouveau millénaire! À l’ombre de la croix, évivons dans l’amour comme le Christ nous a aimés et s’est livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire » (Ephésiens 5, 2).

Prière

Christ élevé, Amour crucifié, remplis nos cœurs de ton amour, afin que nous reconnaissions dans ta Croix le signe de notre rédemption et que, attirés par tes blessures, nous vivions et mourions avec toi, qui règnes avec le Père et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Sancta mater, istud agas,

Crucifixi fige plagas

cordi meo valide.

Ô sainte Mère, daigne donc

graver les plaies du Crucifié

profondément dans mon coeur.

012

Douzième station

Jésus meurt sur la croix

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

« Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 34). Au plus vif de la Passion, le Christ n’oublie pas l’homme, et en particulier il n’oublie pas ceux qui sont la cause directe de sa souffrance. Il sait que l’homme, plus que toute autre créature, a besoin d’amour; qu’il a besoin de la miséricorde qui, en cet instant, se répand sur le monde. « Amen, je te le déclare: aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis » (Luc 23, 43). Jésus répond ainsi à la demande du malfaiteur suspendu à sa droite: « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne » (Luc 23, 42). La promesse d’une nouvelle vie. Tel est le premier effet de la passion et de la mort imminente du Christ. Une parole d’espérance pour l’homme. Au pied de la croix se tenait sa Mère, et près d’elle le disciple, Jean l’évangéliste. Jésus dit: « Femme, voici ton fils! », et au disciple: « Voici ta mère! » (Jean 19, 26-27). « Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui » (Jean 19, 27). C’est son testament pour les personnes les plus chères à son cœur. Son testament pour l’Église. En mourant, Jésus veut que l’amour maternel de Marie embrasse tous ceux pour qui Il donne sa vie, l’humanité entière. Aussitôt après, Jésus s’écrie: « J’ai soif » (Jean 19, 28). Parole où transparaît la terrible soif qui brûle tout son corps. C’est la seule parole qui manifeste directement sa souffrance physique. Puis Jésus ajoute: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Matthieu 27, 46; Psaume 21 (22), 2). Il prie avec les paroles du psaume. Malgré sa teneur, la phrase met en évidence son union profonde avec son Père. Dans les derniers instants de sa vie sur la terre, Jésus se tourne vers son Père. Désormais, le dialogue ne se déroulera plus qu’entre le Fils qui meurt et le Père qui accepte son sacrifice d’amour. Quand arrive la neuvième heure, Jésus s’écrie: « Tout est accompli! » (Jean 19, 30). Voici l’heure où s’accomplit l’œuvre de la rédemption. La mission pour laquelle il est venu sur la terre a atteint son but. Le reste appartient au Père: « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23, 46). Ayant dit cela, il expira. « Le rideau du Temple se déchira en deux... » (Luc 27, 51). Le « Saint des Saints » du Temple de Jérusalem s’ouvre au moment même où y entre le Prêtre de la Nouvelle et Éternelle Alliance.

Prière

Seigneur Jésus Christ, Toi qui, au moment de l’agonie, n’es pas resté indifférent au sort de l’homme et qui, dans ton dernier souffle as confié avec amour à la miséricorde du Père les hommes et les femmes de tous les temps avec leurs faiblesses et leurs péchés, remplis-nous, nous-mêmes et les générations futures, de ton Esprit d’amour, afin que notre indifférence ne rende pas vaine en nous les fruits de ta mort. A toi, Jésus crucifié, sagesse et puissance de Dieu, honneur et gloire pour les siècles éternels. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Vidit suum dulcem Natum

morientem desolatum,

dum emisit spiritum.

Elle vit son enfant très cher

mourir dans la désolation,

alors qu'il rendait l'esprit.

013

Treizième station

Jésus est descendu de la croix et confié à sa Mère

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.

Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

O quam tristis et afflicta,

fuit illa benedicta,

Mater Unigeniti.

Qu’elle était triste et affligée,

la Mère entre toutes bénie,

la Mère du Fils unique!

On a remis entre les mains de la Mère le corps sans vie de son Fils. Les Évangiles ne disent pas ce qu’elle a éprouvé en cet instant. C’est comme si les Évangélistes, par ce silence, voulaient respecter sa douleur, ses sentiments et ses souvenirs. Ou simplement comme s’ils ne s’estimaient pas capables de les exprimer. C’est seulement la dévotion séculaire qui a conservé l’image de la «Pietà», fixant ainsi dans la mémoire du peuple chrétien l’expression la plus douloureuse de cet ineffable lien d’amour, né dans le cœur de la Mère le jour de l’Annonciation et mûri dans l’attente de la naissance de son divin Fils. Cet amour s’est révélé dans la grotte de Bethléem, il a déjà été soumis à l’épreuve durant la présentation au Temple, il s’est approfondi en même temps que les événements conservés et médités dans son cœur (Luc 1, 37). Maintenant, ce lien étroit d’amour doit se transformer en une union qui dépasse les frontières de la vie et de la mort. Et il en sera ainsi tout au long des siècles: les hommes s’arrêtent auprès de la statue de la Pietà de Michel-Ange, s’agenouillent devant l’image de la Bienfaitrice Douloureuse (Smetna Dobrodziejka) dans l’église des Franciscains à Cracovie, devant la Mère des Sept Douleurs, Patronne de la Slovaquie, et ils la vénèrent dans de nombreux sanctuaires à travers le monde entier. Ils apprennent ainsi le difficile amour qui ne se dérobe pas devant la souffrance, mais qui s’abandonne avec confiance à la tendresse de Dieu, à qui rien n’est impossible (Luc 1, 37).

Prière

Salve, Regina, Mater misericordiæ, vita dulcedo et spes nostra salve. Ad te clamamus... illos tuos misericordes oculos ad nos converte et Iesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende.

Obtiens-nous la grâce de la foi, de l’espérance et de la charité, afin que, comme toi, nous sachions nous aussi persévérer au pied de la croix jusqu’à notre dernier souffle. À ton Fils, Jésus, notre Sauveur, avec le Père et avec l’Esprit Saint, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Fac me vere tecum flere,

Crucifixo condolere,

donec ego vixero.

Que vraiment je pleure avec toi,

qu'avec le Christ en Croix je souffre,

chacun des jours de ma vie!

014

Quatorzième station

Le corps de Jésus est mis au tombeau

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.

Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

« Il a été crucifié, est mort et a été enseveli... » Le corps sans vie du Christ a été déposé dans le tombeau. Pourtant, la pierre du tombeau n’est pas le sceau définitif de son œuvre. Le dernier mot n’appartient pas au mensonge, à la haine et à l’abus de pouvoir. Le dernier mot sera prononcé par l’Amour, qui est plus fort que la mort. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jean 12, 24). Le tombeau est la dernière étape de la mort du Christ au cours de toute sa vie terrestre; c’est le signe de son sacrifice suprême pour nous et pour notre salut. Très vite, désormais, ce tombeau deviendra la première annonce de louange et d’exaltation du Fils de Dieu dans la gloire du Père. «Il a été crucifié, est mort et a été enseveli,(...) le troisième jour est ressuscité des morts ». Avec la mise au tombeau du corps sans vie de Jésus, au pied du Golgotha, l’Église commence la veillée du Samedi saint. Marie conserve et médite au fond de son cœur la passion de son Fils; les femmes se donnent rendez-vous le lendemain matin après le sabbat, pour oindre le corps du Christ avec des aromates; les disciples se rassemblent, en se cachant au Cénacle, jusqu’à ce que le sabbat soit passé. Cette veillée s’achèvera avec la rencontre près du tombeau, le tombeau vide du Sauveur. Alors le tombeau, témoin muet de la résurrection, parlera. La pierre roulée, l’intérieur vide, les bandelettes à terre, voilà ce que verra Jean, arrivé au tombeau avec Pierre: « Il vit et il crut » (Jean 20, 8). Et avec lui l’Église crut, elle qui, depuis ce moment-là, ne se lasse pas de transmettre au monde cette vérité fondamentale de sa foi: « Le Christ est ressuscité d’entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité » (1 Corinthiens 15, 20). Le tombeau vide est le signe de la victoire définitive de la vérité sur le mensonge, du bien sur le mal, de la miséricorde sur le péché, de la vie sur la mort. Le tombeau vide est le signe de l’espérance qui « ne trompe pas » (Romains 5, 5). « Par notre espérance, nous avons déjà l’immortalité » (Sagesse 3, 4).

Prière

Seigneur Jésus Christ, toi qui, dans la puissance de l’Esprit Saint, as été conduit par le Père des ténèbres de la mort à la lumière d’une vie nouvelle dans la gloire, fais que le signe du tombeau vide nous parle, à nous et aux générations futures, et qu’il devienne source de foi vive, de charité généreuse et de ferme espérance. À toi, Jésus, présence cachée et victorieuse dans l’histoire du monde, honneur et gloire pour les siècles. Amen.

Pater noster, qui es in cælis...

Quando corpus morietur,

fax ut animæ donetur

paradisi gloria. Amen.

Au moment où mon corps mourra,

fais qu'à mon âme soit donnée

la gloire du Paradis. Amen.

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31 août 2010

Chemin de Croix Eucharistique

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Chemin de Croix Eucharistique

Texte de Saint Pierre-Julien Eymard

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Première station
Jésus est condamné à mort

O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Jésus est condamné par les siens, par ceux-là mêmes qu'Il a comblés de ses faveurs. On Le condamne comme séditieux, Lui la Bonté même; comme blasphémateur, Lui la Sainteté même; comme ambitieux, Lui qui s'est fait le dernier de tous. On le condamne à la mort de la Croix comme le dernier des esclaves. Jésus accepte avec amour cette sentence de mort: c'est pour souffrir et pour mourir qu'Il est venu ici-bas, et pour nous apprendre à faire l'un et l'autre. Jésus est encore condamné à mort en son Eucharistie. Dans ses grâces d'abord, dont on ne veut pas; dans son amour, qu'on méconnaît; dans son état sacramentel, par l'incrédule qui le nie, par l'horrible sacrilège. Par la communion indigne, le mauvais chrétien vend Jésus-Christ au démon, le livre à ses passions, le met aux pieds du démon, roi de son cœur; il le crucifie dans son corps de péché. Jésus est plus maltraité par les mauvais chrétiens que par les Juifs: à Jérusalem, Il ne fut condamné qu'une fois, et au Saint Sacrement, tous les jours et en milliers de lieux, et par un nombre épouvantable de juges iniques. Et  cependant Jésus se laisse insulter, mépriser, condamner: Il continue toujours Sa vie sacramentelle,  afin de nous montrer que son amour pour nous est sans condition ni réserve, qu'Il est plus grand que notre ingratitude. O Jésus, pardon, mille fois pardon pour tous les sacrilèges! S'il m'était arrivé d'en commettre jamais, je veux passer ma vie à les réparer, et Vous aimer et Vous honorer pour ceux qui Vous méprisent; faites-moi la grâce de mourir avec Vous!


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Deuxième station

Jésus est chargé de sa Croix


O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

A Jérusalem, les Juifs imposent à Jésus une lourde et ignominieuse Croix: c'était alors l'instrument de supplice des derniers des hommes. Jésus reçoit cette Croix accablante avec joie; Il la reçoit avec empressement, la baise avec amour et la porte avec douceur. Il veut par là nous l'adoucir, nous  l'alléger, nous la rendre douce et aimable, et la déifier dans Son Sang. Au divin sacrement de l'autel, les mauvais chrétiens imposent à Jésus une Croix bien plus lourde, bien plus ignominieuse pour Son Cœur. Cette Croix, ce sont leurs irrévérences dans le saint lieu, leur esprit si dissipé, leur cœur si froid en sa présence, leur dévotion si tiède. Quelle Croix humiliante pour Jésus que d'avoir des  enfants si peu respectueux, des disciples si misérables! En Son Sacrement encore, Jésus porte mes croix; Il les met sur Son Cœur pour les sanctifier; Il les couvre de son amour, de ses baisers, pour  me les rendre aimables; mais Il veut que je les porte pour Lui, que je les Lui offre; Il veut bien recevoir les épanchements de ma douleur, souffrir que je pleure sur mes croix, que je Lui demande secours et consolation. Oh! qu'elle devient légère la croix qui passe par l'Eucharistie! Qu'elle sort belle et radieuse du Cœur de Jésus! Comme il fait bon la recevoir de Ses mains, la baiser après Lui! C'est donc là que j'irai me réfugier dans mes peines; là que j'irai me consoler et me fortifier; là que j'irai apprendre à souffrir et à aimer! Pardon, Seigneur, pardon pour ceux qui Vous traitent sans respect dans Votre Sacrement d'Amour; pardon pour mes indifférences, mes oublis en votre présence: je veux Vous aimer, je Vous aime de tout mon cœur!


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Troisième station

Jésus tombe une première fois


O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Jésus avait été si épuisé de sang dans les trois heures de Son Agonie et sous les coups de la flagellation, si affaibli par la nuit cruelle qu'Il passa en la garde de ses ennemis, qu'après quelques moments de marche, Il tombe accablé sous le poids de sa Croix. Que de fois Jésus-Eucharistie tombe à terre dans les saintes parcelles, sans qu'on s'en doute! Mais ce qui le fait tomber de douleur, c'est la vue du premier péché mortel qui souilla mon âme! Ah! qu'elle est encore plus douloureuse la chute que fait Jésus dans un jeune cœur qui le reçoit indignement au jour de sa première communion! Il tombe sur ce cœur de glace, que le Feu de Son Amour ne peut fondre; sur cet esprit orgueilleux et dissimulé, sans pouvoir le toucher; dans ce corps qui n'est qu'un tombeau. Hélas! faut-il traiter ainsi Jésus la première fois qu'Il vient à nous si plein d'Amour? O Jésus! merci de l'Amour que Vous m'avez témoigné à ma Première Communion: jamais je ne l'oublierai; je suis à Vous, tout à Vous, puisque Vous êtes tout à moi: faites de moi ce qu'il Vous plaira.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Sainte Mère

O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.


Marie accompagne Jésus sur la route du Calvaire: elle y endure un véritable martyre dans son âme; mais quand on aime, on veut compatir. Ah! aujourd'hui, le Cœur eucharistique de Jésus rencontre sur le chemin de ses douleurs, au milieu de ses ennemis, les enfants de Son Amour, les épouses de Son Cœur, les ministres de ses grâces, qui, bien loin de le consoler comme Marie, s'unissent à ses bourreaux pour l'humilier, le blasphémer, le renier! Que de renégats et d'apostats abandonnent le service et l'amour de l'Eucharistie dès que ce service demande un sacrifice ou un acte de foi pratique! O Jésus, mon bon Sauveur, je veux Vous suivre humilié, insulté, maltraité, avec Marie ma Mère, et Vous dédommager par mon amour!

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Cinquième station
Le Cyrénéen aide Jésus à porter Sa Croix

O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Jésus s'affaissait de plus en plus sous Son fardeau; les Juifs, qui voulaient le faire mourir sur la Croix, pour mettre le comble à Ses humiliations, sollicitèrent Simon de Cyrène de prendre la Croix de Jésus. Celui ci s'y refusait, et il fallut le contraindre à se charger de cet instrument qui lui paraissait plein d'ignominie: il se soumit, et mérita que Jésus touchât son cœur et le convertît. En Son Sacrement, Jésus appelle les hommes à Lui, et presque personne ne répond à ses invitations: Il les convie à Son Banquet Eucharistique, et l'on a mille prétextes pour refuser de s'y rendre. L'âme ingrate et infidèle refuse la grâce de Jésus-Christ, le don le plus excellent de Son Amour; et Jésus reste seul, abandonné, les mains pleines de grâces dont on ne veut pas: on a peur de son amour! Au lieu des respects qui Lui sont dus, Jésus ne reçoit, la plupart du temps, que des irrévérences. On rougit de le rencontrer dans les rues; on le fuit dès qu'on l'aperçoit; on n'ose pas Lui donner les témoignages extérieurs de sa foi. Divin Sauveur, est-ce possible? Hélas! il n'est que trop vrai, et je sens les reproches que m'adresse ma conscience. Oui, souvent, attaché à ce qui me plaisait, j'ai refusé d'entendre Votre appel; souvent, pour ne pas être obligé de me corriger, j'ai rejeté l'invitation à Votre Table dont Vous m'honoriez dans Votre Amour: je le regrette du fond du cœur. Je comprends qu'il vaut mieux tout laisser que de manquer par sa faute une communion, la plus grande et la plus aimable de Vos grâces. Oubliez le passé, bon Sauveur, et recevez et gardez Vous-même mes résolutions pour l'avenir.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Sixième station

Une pieuse femme essuie la Face de Jésus


O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.


Le Sauveur n'a plus une Face humaine: les bourreaux l'ont couverte de sang, de boue, de crachats! Lui, la splendeur de Dieu, Il est méconnaissable, et, Son Visage Divin est couvert de souillures. La pieuse Véronique brave les soldats: sous les crachats, elle a reconnu son Sauveur et son Dieu, et, mue de compassion, elle essuie ce Visage auguste. Jésus la récompense en imprimant ses traits sur le linge dont elle essuie Sa Face adorable. Divin Jésus, vous êtes bien outragé, bien insulté, bien profané dans Votre adorable Sacrement et où sont les Véroniques compatissantes qui viennent réparer ces abominations? Ah! on est attristé, épouvanté que tant de sacrilèges soient commis si facilement contre le Sacrement auguste: on dirait que Jésus-Christ n'est plus parmi nous qu'un étranger indifférent, méprisable même! Il est vrai qu'Il voile Sa Face sous le nuage d'espèces bien faibles, bien humbles: c'est pour que notre amour y découvre par la Foi ses traits divins. Seigneur, je crois que Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant, et j'adore sous le voile eucharistique Votre Face adorable, pleine de gloire et de majesté; daignez, Seigneur, imprimer Vos traits dans mon cœur, pour que je porte partout avec moi Jésus, et Jésus-Eucharistie.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Septième station
Jésus tombe une deuxième fois

O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Malgré l'aide de Simon, Jésus succombe une seconde fois à sa faiblesse: c'est pour Lui l'occasion de nouvelles souffrances; Ses genoux, Ses mains sont déchirés par ces chutes sur un chemin ardu, et les mauvais traitements de ses bourreaux redoublent avec leur rage. Oh! que le secours de l'homme est nul sans celui de Jésus-Christ! et que de chutes se prépare celui qui s'appuie sur les hommes! Que de fois aujourd'hui le Dieu de l'Eucharistie tombe par la communion dans des coeurs lâches et tièdes qui le reçoivent sans préparation, le gardent sans piété, le laissent aller sans un acte d'amour et de reconnaissance! Aussi Jésus reste-t-Il stérile en nous, à cause de notre tiédeur. Qui oserait recevoir un grand de la terre avec aussi peu de soins qu'on reçoit tous les jours le Roi du ciel? Divin Sauveur, je Vous fais amende honorable pour toutes mes communions tièdes et faites sans dévotion. Que de fois déjà Vous êtes venu en moi! Je Vous en remercie, et je veux Vous être fidèle à l'avenir: accordez-moi Votre Amour, il suffit!


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Huitième station

Jésus console les pieuses femmes désolées

O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

C'était la Mission du Sauveur aux jours de Sa vie mortelle, de consoler les affligés et les persécutés. Il veut y être fidèle dans le moment même de Ses plus grandes souffrances; Il s'oublie Lui-même, et essuie les larmes des pieuses femmes qui pleuraient sur ses douleurs et sur sa Passion: quelle Bonté! En Son Divin Sacrement, Jésus n'a presque jamais personne pour le consoler de l'abandon des siens, des crimes dont il est l'objet. Il est là, seul, les jours et les nuits. Ah! si Ses yeux pouvaient pleurer, que de larmes ils répandraient sur l'ingratitude et l'abandon des siens! Si Son Cœur pouvait encore souffrir, quels tourments Il endurerait de Se voir ainsi délaissé, même de ses amis! Malgré cela, dès que nous venons à Lui, Il nous accueille avec Bonté, écoute nos plaintes, le récit souvent bien long et bien égoïste de nos misères, et Il s'oublie Lui-même pour nous consoler, nous refaire. Divin Sauveur, pourquoi ai-je recours si souvent aux consolations des hommes au lieu de m'adresser à Vous? Je sens que cela blesse Votre Cœur jaloux de mon cœur; soyez en Votre Eucharistie mon unique consolation, mon seul confident: une parole, un regard de votre bonté me suffisent. Que je Vous aime de tout mon cœur, et faites de moi tout ce qu'Il vous plaira !


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Quelles souffrances dans cette troisième chute de Jésus! Il reste écrasé sous le poids de Sa Croix, et les mauvais traitements de ses bourreaux peuvent à peine le relever. Jésus veut tomber une troisième fois avant d'être élevé sur la Croix, comme pour témoigner qu'Il regrette de ne pouvoir faire le tour de la terre chargé de Sa Croix. Jésus viendra une dernière fois en moi en viatique avant que je quitte, moi aussi, cette terre d'exil. Ah! Seigneur, accordez-moi cette grâce, la plus précieuse de toutes, et le complément de toutes celles de ma vie! Mais que je Vous reçoive bien à cette dernière  communion si pleine d'amour! Quelle chute épouvantable que celle de Jésus tombant, pour la  dernière fois dans le cœur d'un mourant qui, à tous ses péchés passés, ajoute le crime du sacrilège, reçoit indignement Celui qui va le juger, et profane ainsi le viatique de son Salut! En quel  douloureux état doit se trouver Jésus dans un cœur qui le déteste, dans un esprit qui le méprise, dans un corps de péché livré au démon! Hélas! c'est l'enfer de Jésus sur la terre! Mais quel sera le jugement de ces malheureux? On tremble d'y penser. Seigneur, pardon, pardon pour eux: nous Vous prions pour tous les moribonds; accordez-leur de mourir dans Vos bras après Vous avoir bien reçu en viatique.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Dixième station

Jésus est dépouillé de Ses vêtements


O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Qu'Il doit souffrir dans ce dépouillement cruel et impitoyable! On Lui arrache ses vêtements collés à Ses Plaies, on les rouvre, on le déchire! Qu'Il doit souffrir dans sa modestie, d'être traité comme on rougirait de le faire d'un misérable et d'un esclave; qui meurent au moins dans le suaire qui doit les ensevelir! Jésus est encore dépouillé de ses vêtements en son état sacramentel. Non content de le voir dépouillé, par Son Amour pour nous, de la gloire de Sa Divinité, de la beauté de Son Humanité, ses ennemis le dépouillent de l'honneur de Son Culte, pillent Ses églises, profanent Ses vases sacrés et Ses Tabernacles, Le jettent à terre: Il est livré à leur merci sacrilège, Lui, le Roi et le Sauveur des hommes, comme au jour de Son crucifiement. En se laissant ainsi dépouiller en l'Eucharistie, Jésus veut nous réduire à l'état de pauvres volontaires, qui ne tiennent plus à rien, pour nous revêtir de Sa vie et de Ses vertus. O Jésus-Eucharistie, soyez mon unique bien!


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Onzième station
Jésus est cloué sur la Croix


O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.


Quels tourments que ceux qu'endure Jésus quand on Le crucifie! Sans un miracle de Sa puissance, Il n'eut pu les supporter sans mourir. Mais au Calvaire, Jésus est attaché à un bois innocent et pur:  dans la communion indigne, le pécheur crucifie Jésus en son corps de péché, comme si l'on attachait  un corps vivant à un cadavre en décomposition. Sur le Calvaire, Il est crucifié par ses ennemis déclarés; ici, par ses enfants qui Le crucifient dans l'hypocrisie de la dévotion. Sur le Calvaire, Il n'est crucifié qu'une fois; ici, c'est tous les jours et par des milliers de chrétiens. O Divin Sauveur, je Vous demande pardon des immortifications de mes sens: Vous les expiez bien cruellement! Vous voulez, par Votre Eucharistie, crucifier ma nature, immoler sans cesse le vieil homme, et m'unir à Votre vie crucifiée et ressuscitée: faites, Seigneur, que je me livre tout à Vous sans réserve ni condition.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Douzième station

Jésus expire sur la Croix


O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.


Jésus meurt pour nous racheter; sa dernière grâce est le pardon accordé à ses bourreaux; le dernier don de son amour, sa divine Mère; son dernier désir, la soif de souffrir; son dernier acte, l'abandon de son âme et de sa vie entre les mains de son Père. En la divine Eucharistie, Jésus continue l'amour qu'il me témoigna à sa mort; tous les matins, on s'immole au Saint Sacrifice, et il vient perdre en ceux qui le reçoivent son existence sacramentelle: dans le coeur du pécheur, il meurt pour sa condamnation. De son hostie, il m'offre les grâces de ma rédemption, le prix de mon salut. Mais pour que je puisse y participer, il veut que je meure avec lui et pour lui. Faites-moi cette grâce, Ô mon Dieu, de mourir au péché et à moi-même, et de ne plus vivre que pour vous aimer en votre Eucharistie.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Treizième station

Jésus est remis à Sa Mère


O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.


Jésus est déposé de la Croix et remis à Sa Divine Mère, qui Le reçoit entre Ses bras et sur Son Cœur, et l'offre à Dieu comme la Victime de notre Salut. C'est à nous maintenant d'offrir Jésus Victime à l'Autel et dans nos coeurs, pour nous et pour les nôtres. Il est à nous: Dieu le Père nous le donne; il se donne Lui-même pour que nous le fassions valoir. Quel malheur que ce Prix infini demeure infructueux entre nos mains par suite de notre indifférence! Offrons-Le en union avec Marie, et prions cette Bonne Mère de l'offrir avec nous.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Quatorzième station

Jésus est mis dans le Sépulcre


O Christ, nous Vous adorons et nous Vous bénissons,

Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.


Jésus veut subir l'humiliation du tombeau, et Il est abandonné à la garde de ses ennemis: Il est encore leur prisonnier. Mais c'est en l'Eucharistie que Jésus est vraiment enseveli; au lieu d'y rester trois jours, il y reste toujours, et c'est nous qu'Il convie à le garder. Il est notre Prisonnier d'Amour. Le corporal l'enveloppe comme un suaire! La lampe brille devant Son Autel comme devant les tombeaux; autour de Lui règne un silence de mort. En venant en notre cœur par la Communion, Jésus veut encore s'ensevelir en nous; préparons Lui une sépulture honorable, neuve, blanche, qui ne soit pas occupée par les affections terrestres; embaumons-le du parfum de nos vertus. Venons, pour ceux qui ne viennent pas, l'honorer, l'adorer en Son Tabernacle, le consoler dans Sa prison, et demandons-Lui la grâce du recueillement et de la mort au monde, pour mener une vie cachée en l'Eucharistie.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire...

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Saint Pierre-Julien Eymard

Fondateur de la Congrégation des Pères du Saint-Sacrement et des Servantes du Saint-Sacrement

1811-1868

Saint Pierre-Julien Eymard est né à La Mure, diocèse de Grenoble, le 4 février 1811, de parents de modeste condition, mais très chrétiens. On put comprendre, dès ses premières années, qu'il serait un grand serviteur de l'Eucharistie, car il ressentit de très bonne heure un irrésistible attrait pour le très Saint-Sacrement. Tout jeune, il aimait à visiter l'église, se cachait derrière l'autel, fixait les yeux sur le Tabernacle "pour y prier plus près de Jésus et L'écouter". Être prêtre, monter un jour à l'autel, consacrer et distribuer l'Eucharistie, tel était dès lors le rêve de cet enfant prédestiné. Sa vocation fut longtemps éprouvée par la résistance de son père et par sa mauvaise santé; mais son énergie triompha de tous les obstacles, par le secours de Marie, dont il aimait à visiter les sanctuaires vénérés, surtout celui de Notre-Dame du Laus. Prêtre en 1834, vicaire, puis curé, pendant plusieurs années, il se montra partout un saint et un apôtre. Son amour pour la Sainte Vierge le fit entrer dans la Société de Marie, où il remplit bientôt de hautes fonctions avec toutes les bénédictions de Dieu. Sa Mère céleste lui révéla, à Fourvières, sa vraie vocation, celle de fonder une Congrégation du très Saint-Sacrement. Sa grande foi triompha de toutes les difficultés, et ses oeuvres prospérèrent merveilleusement, pour la gloire de Jésus-Hostie. Épuisé de fatigues, il mourut prématurément le 1er août 1868. On peut dire sans exagération qu'il fut le promoteur, par lui-même et par ses religieux, de toutes les grandes oeuvres eucharistiques de notre temps. Le Pape Pie XI l'a béatifié le 3 août 1925.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints, Tours, Mame, 1950

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Téléchargez le texte du Chemin de Croix Eucharistique(pdf) en cliquant ici


09 juin 2010

Le Chemin de Croix de Lourdes

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16 août 2009

Le Chemin de Croix avec Notre Dame de Naju

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Le Chemin de Croix avec Notre Dame de Naju

Avant propos


Je crois au Mystère de notre Seigneur, Jésus-Christ Eucharistie qui s'est changée en chair et en sang, et en la présence réelle de Jésus-Christ dans le Sang Précieux qui est descendu sur la montagne de la Vierge à Naju. A mon humble avis et jugement, je considère ces spécialement ces manifestations: les Miracles Eucharistiques et la descente du Précieux Sang à Naju, manifestations dont j'ai été témoin, comme des signes certains donnés par Dieu. Ceux qui sont simples de cœur, acceptent ces phénomènes extraordinaires, en croyant avec la Foi d'un enfant. Ce que Jésus veut de nous n'est pas une foi intellectuelle axée sur la science et sur le raisonnement, mais une foi simple et enfantine. Je recommande ces textes, car je crois que de nombreuses âmes grandiront spirituellement, avec ce Chemin de la Croix où la Vierge marche avec son Fils Jésus, saignant avec Lui, et qu'elles recevront la grâce de la conversion et des guérisons spirituelles et physiques. "Faites connaître dans le monde entier l'Amour inestimable de Mon brûlant Cœur Sacré, et faites comprendre qu'Il (Mon brûlant Cœur Sacré qui a donné jusqu'à la dernière goutte de Sang et d'Eau) est le Refuge de tous les pécheurs du monde la plénitude du Salut." (Message du 15 août 2002) Que le saint nom de Jésus notre Seigneur soit béni à jamais ! Dans le Christ,


+ Dominic Su, Evêque de Sibu, Sarawak, Malaisie, 4 avril 2004, Dimanche des Rameaux et de la Passion


Préface


Notre Seigneur et la Vierge ont versé personnellement le Sang Précieux et les larmes du sang sur la montagne de la Vierge à Naju pour montrer que les souffrances misérables et affreuses de la Croix ne peuvent rester seulement dans le passé de deux mille ans, mais aujourd'hui encore. Pour cela, nous avons recueilli les prières que Julia Kim avait offertes sur le chemin de Croix pour la conversion des pécheurs et pour réparer les blessures du Sacré Cœur du Seigneur et du Cœur Immaculé de Marie qui gravirent péniblement, versant le sang sans cesse pour la conversion des pécheurs et le salut du monde. Cet ensemble de prières a pour but de méditer sur le Chemin de Croix où le Seigneur et la Vierge nous accompagnent, en versant le sang. Il contient les messages que Julia a reçus du Seigneur et de la Vierge et les témoignages portant sur les douleurs dont Julia a souffert, participant ainsi personnellement à la Passion du Seigneur sur le Chemin de la Croix. Si nous offrons tous tous ces prières, en faisant le Chemin de la Croix par une pénitence sincère et avec amour et dévotion, nous réparerons les blessures du Sacré Cœur du Seigneur et du Cœur Immaculé de la Vierge qui ont été déchirées en mille morceaux. Ainsi notre soif spirituelle et intérieure sera apaisée, et nos âmes seront comblées d'amour, de joie et de paix. "Le Précieux Sang qui jaillit des Plaies de Mon Sacré Cœur que Je vous ai montré, est le signe de Mon infinie Miséricorde, de Mon Profond Amour et de Mon Amitié pour tous les enfants de ce monde, ainsi que Ma Présence auprès de vous." (Message du Seigneur sur la montagne de la Vierge à Naju, le 15 août 2002).

Rev. Francis Su, Église Saint Antoine, Sarikei, Sarawak, Malaisie, 19 mars 2004, Solennité de saint Joseph

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Témoignage

Le sang fraîchement versé était trouvé dans la montagne de la Vierge à Naju


Le 15 août 2002, vers 9h 30 -10h 30 du matin, mes deux frères prêtres, le Père Francis et le Père Philip, ont concélébré avec moi en plein air sur la colline de Naju où les évènements mystérieux s'étaient produits ces dernières années. Ce jour-là, il y avait des pèlerins de Hong Kong, d'Indonésie, de Taiwan, du Japon, de Malaisie, de Singapour et de Corée, participant à la célébration de l'Eucharistie. Etant avertis que du sang frais fut trouvé sous le reposoir où l'évêque Roman Danylak du Canada célébra la messe le 22 septembre 1995, moi, je célébrai le 24 août 1995, nous sommes allés voir. C'était l'endroit où, les espèces Eucharistiques que Julia reçut en communion, se transformèrent en Chair et en Sang sous la forme d'un cœur humain de bébé pendant chacune de ces deux messes. Quelques minutes plus tard, nous avons vu que de plus en plus les pierres se recouvraient de sang. Vers 11h 20 du matin, Julia Kim est arrivée. Elle eut une vision de notre Seigneur Jésus dont le Cœur, déchiré en mille morceaux à cause des péchés et de l'ingratitude de Son peuple, saignait abondamment. Le sang est tombé sur les pierres. Je crois que le Seigneur Jésus a permis que ce phénomène extraordinaire arrive, pour nous faire comprendre que Ses douleurs comme le versement de Son Sang Précieux n'étaient pas simplement l'histoire passée qui eut lieu il y a 2 000 ans. Ce qui s'est produit alors est toujours et sera renouvelé et effectif jusqu'à la fin du monde. Comprenons que c'est un appel urgent du Seigneur et de la Vierge de prier pour la conversion des pécheurs, et continuons nos efforts pour accomplir ensemble leurs messages et leurs demandes.


Evêque Dominic Su, Diocèse de Sibu, Malaisie, 15 août 2002

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Introduction

Le Chemin de la Croix de la Montagne de la Vierge de Naju


Le Chemin de la Croix de la montagne de la Vierge de Naju en Corée est un endroit, rempli d'amour et de grâce, où Jésus et la Vierge marchent avec nous, représentant la Passion de la Croix vécue voici deux mille ans, et dont Jésus en subit encore des souffrances sur la Croix, transcendant le temps et l'espace. Le 9 novembre 2001, Julia faisant les Stations du Chemin de la Croix avec plusieurs amis sur la montagne de la Vierge, souffrit si atrocement qu'elle ne pouvait plus tenir les yeux ouverts. En faisant le Chemin de la Croix, Julia eut une vision de Jésus versant Son Sang Précieux et celle de la Vierge pleurent des larmes de sang. En fait, nous avons vu du sang frais ici et répandu par terre; plus de 3.000 pierres ainsi des feuilles mortes entre la Troisième et la Quinzième Station étaient tachées de sang. Beaucoup de pierres étaient couvertes de petits morceaux de chair et de sang coagulé. Il y avait même un morceau de chair qui avait des poils bruns qui a a été trouvé. Ce jour-là, la Vierge a dit, "J'écoute attentivement les prières ferventes que vous offrez en faisant le Chemin de la Croix. Je vous accompagne, en pleurant des larmes de Sang à côté de Mon Fils Jésus qui verse son Sang pour vous". (Message de la Vierge, le 9 novembre 2001) Ainsi, nous avons appris que les signes que nous avons reçus ce jour-là étaient le Sang Précieux de Jésus et les larmes de sang de la Vierge. Encore, le 18 janvier 2002, beaucoup de Précieux Sang coula entre la Septième et la Treizième Stations. En particulier, ce qui était plus étonnant, c'était que, cet après-midi là, nous avons vu du sang frais coulant à nouveau sur les dalles et sur une grande roche à la Douzième Station. Plusieurs pèlerins qui avaient prié en furent témoins. Une des taches de Sang qui avait coulé sur la grande roche a formé une croix au milieu de laquelle il y avait une image représentant le visage de la Vierge. A ce moment, Jésus a dit, "Deux mille ans ont passé, mais à cette heure-ci, Je viens à vous, versant encore Mon Sang afin d'être avec vous. ... si tous ceux qui font ce Chemin de Croix ouvrent largement leurs cœurs et désirent sincèrement l'union avec Moi, s'ils prient et partagent les peines que J'ai endurées, alors ils Me rencontreront et recevront la guérison spirituelle et physique de leurs épreuves." (Message de Jésus, le 18 janvier 2002) Le 27 janvier 2002, le Précieux Sang de Jésus coula à nouveau aux Neuvième, Onzième, et Douzième Stations, notre Seigneur a dit, "Si Je vous révèle Mon Amour, jusqu'à verser Mon Sang pour vous, c'est pour effacer définitivement vos péchés. C'est un témoignage de Mon immense Amour pour vous tous, c'est le Sang de l'Alliance". (Message de Jésus, le 27 janvier 2002) Le 2 février 2002, le Seigneur versa une sueur de sang et d'eau très épaisse sur les dalles de la Dixième à la Onzième Station du Chemin de Croix, et la Vierge a dit, "Je vous laisserai grandir spirituellement par les prières que vous offrez de tout votre cœur sur ce Chemin de Croix sur lequel Je marche avec Mon Fils Jésus, saignant avec Lui. Le Seigneur baignera aussi vos âmes et vos corps dans son Sang Précieux et vous accordera l'indulgence plénière qu'Il vous a promis". (Message de la Vierge, le 2 février 2002) Nous deviendrons tous, des âmes humbles et petites, répondant avec un 'Amen' volontaire à l'Amour de notre Seigneur et de la Vierge, qui est si grand, si profond, si et large, en témoignant plus vigoureusement de la force de l'amour et en nous offrant totalement au Seigneur, en toute loyauté et héroïsme. Le dernier jour, nous participerons au baquet céleste et éternel, dans la gloire, là où il n'y aura plus ni mort, ni faim, ni détresse, ni agonie, ni tristesse, ni souffrances, ni soupirs, et rien que l'Amour. Amen. Les échantillons de sang (tâches de sang sur les petites pierres, les feuilles d'arbre, et la gaze, qui ont étés prélevés sur le Chemin de Croix de la montagne de la Vierge, ont été à plusieurs reprises soumis aux essais d'ADN dans le Département de Pathologie clinique à l'université nationale de Séoul pendant 3 ans. Le résultat du test ADN a confirmé que le Précieux Sang qui était descendu à Naju, était d'origine humaine et masculine avec le groupe sanguin AB Rh (+) De plus, ayant effectué les essais à l'hôpital de la Croix Verte à Gwangju et à l'hôpital général de Naju aussi bien qu'aux laboratoires à l'étranger, nous avons tous tiré la même conclusion: le groupe sanguin AB Rh (+). Quand le miracle eucharistique se produisit au cours de la messe, il y a 1300 ans à l'église de Lanziano, en Italie, les saintes Espèces furent changées en chair et en sang ; une hostie se changea en un cœur humain de chair, et le vin en sang. Les essais des échantillons prélevés sur les espèces Eucharistiques dans les années 1970 ont aussi démontré que le groupe sanguin était AB.

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Prière d'ouverture


O mystère de l'Amour Infini du Seigneur qui est l'Alpha et l'Omega! Vous nous aimez, nous pécheurs, a tel point que Vous nous avez donné jusqu'à la dernière goutte de Sang et d'Eau. Nous désirons marcher avec la Vierge Marie, sur ce Chemin de la Croix où le Seigneur a marché portant la Croix lourde, versant le sang de Son corps tout lacéré et recouvert de blessures par toutes sortes d'insultes et de châtiments, pour la conversion des pécheur et nous désirons participer à la Passion du Seigneur en nous repentant de tous nos péchés. La Vierge de Naju nous a donné le message suivant, rempli d'amour, à nous qui sommes si indignes et pécheurs :


" Mes enfants du monde ! Si vous désirez Me suivre comme des enfants innocents, Je vous baignerai dans l'eau de la miséricorde, Je vous nourrirai de Mon lait spirituel et vous prendrai près du Seigneur. Je vous ferai grandir spirituellement et vous prendrai près du Seigneur. Je vous ferai grandir spirituellement par les prières que vous offrirez de tout votre cœur sur ce Chemin de Croix sur lequel Je marche avec Mon Fils Jésus, saignant avec Lui. Le Seigneur baignera aussi vos âmes et vos corps dans son Sang Précieux et vous accordera l'indulgence plénière qu'Il vous a promis. Donc, venez vite humblement à Moi, en petites âmes, méditant profondément sur les souffrances de la Croix endurées par le Seigneur infiniment saint, et reconnaissez toujours que vous êtes de pauvres pécheurs." (Message du 2 février 2002)


Qu'il nous advienne en nous selon ces paroles de la Vierge ! Bien que nous soyons indignes, nous désirons confesser au Seigneur et à la Vierge que nous sommes pécheurs, et marcher sur ce Chemin de la Croix, en méditant sur l'amour le plus sublime et le plus pur du Seigneur et de la Vierge qui ont endurés d'innombrables et d'infinies souffrances sur la Croix. Bien nos prières soient faibles, faites que nous devenions des mouchoirs d'amour pour essuyer le Sang et la Sueur de Jésus et les larmes de Sang de la Vierge, des panseurs d'amour pour réparer les blessures du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de la Vierge, et des pinces d'amour pour retirer du Corps de Jésus les clous que nous y avons enfoncés par nos péchés. Sanctifiez tout le clergé et accordez à tous les enfants du monde la grâce du repentir. Bien que nous en soyons indignes, aidez-nous à remporter la victoire sur les démons, qui remplissent la terre pour que le Seigneur et la Vierge soient consolés, et que nous puissions jouir de la paix, de l'amour, de la joie en transformant nos vie en prières, à chaque moment de la journée. Amen.


En marchant vers la Première Station : O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les Plaies de Jésus crucifié.

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Première Station

Méditons sur Jésus condamné à la mort

Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour est condamné à mort. Faisons pénitence, par les mérites de la Passion de notre Seigneur, pour toutes les fois ou nous jugeons, critiquons, diffamons, et condamnons notre prochain, et qu'ainsi nous faisons encore comparaître notre Seigneur devant le tribunal injurieux, et tous les mérites que nous avons accumulés, tombent à l'eau les uns après les autres.


Nous ne pouvons méditer profondément quand nous nous sommes infligés les uns aux autres des blessures aux âmes, en nous rejetant mutuellement, nous avons abandonné les lois de la morale, et lorsque nous nous sommes écrasés les uns les autres pour nous élever. Comme les enfants appelés, qui ne se sont pas battus les uns contre les autres, tels des démons affamés, pour supplanter leur prochain, combattons et rejetons les démons de la division qui cherchent à nous diviser. Prenons la résolution, en pénitence de nos péchés, de ne plus encore faire comparaître notre Seigneur devant le tribunal injurieux, veillons et prions toujours. (Méditez un moment.)


« Je parcours en personne ce Chemin de Croix (dans la Montagne de la Vierge) avec toi, en versant Mon Sang. Ainsi donc, si tous ceux qui font ce Chemin de Croix ouvrent largement leurs cœurs et désirent sincèrement l'union avec Moi, s'ils prient et partagent les peines que J'ai endurées, alors ils Me rencontreront et recevront la guérison spirituelle et physique de leurs épreuves.'' (Message du Seigneur, le 18 janvier 2002)


Notre Père... Je vous salue, Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les Plaies de Jésus crucifié.

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Deuxième Station

Méditons sur Jésus chargé de sa croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour, est chargé de sa Croix pour sauver toute l'humanité ! Comme le Seigneur a été condamné comme un criminel, il a porté la Croix pour sauver la race humaine, la Vierge de Naju a dit, "qu'on ne peut acquérir la sainteté que par la croix" (Message du 26 novembre 1989). Mais nous avons souvent tenté de ne pas porter la croix non causée par les autres mais par nos propres péchés, et nous avons essayé de déposer notre croix, en nous plaignant pour des petites souffrances (maux de tête, contusions, égratignures...). Ainsi Jésus subit des souffrances sous la lourde Croix causée par nous-même maintenant. O Père, Aidez-nous à nous repentir profondément de nos péchés et de nos erreurs du passé, et à nous approcher le plus près possible du Seigneur par la Vierge, sans refuser de porter la croix qui nous est donnée, en regardant Jésus qui gravit la colline du Golgotha portant Sa lourde croix, traînant Son Corps tout couvert de blessures provoquées par la couronne d'épines et la flagellation, et subissant les moqueries et les dédains de la foule. (Méditez un moment)


"Je vous accorderai tout ce que vous demanderez sincèrement avec amour pour Moi, mais des prières sans ferveur, sans profondeur, ne peuvent émouvoir ni Mon Père, ni Ma Mère, ni Moi. Il n'est plus temps de choisir, hâtez-vous d'unir vos efforts pour repartir dans la bonne direction." (Message du Seigneur du 11 juin 2002)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...
O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Troisième Station

Méditons sur Jésus tombant pour la première fois sous le poids de sa croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour Qui tombe sous le poids de nos péchés ! Quand nous sommes seuls, tristes et affligés, que nous ployons sous le poids de nos vies dures, et nous sommes épuisés et trépassés à cause des discordes et des angoisses, que nous tombons dans le péchés, que manquons de confiance en nous et en tout, et que voulons abandonner, quand nous tombons dans la déception et dans le désespoir, ô Père, aidez-nous toujours à méditer sur la Passion du Seigneur sur la Croix, à entendre les voix aimantes du Seigneur et de la Vierge, en nous repentant de nos péchés, et aidez-nous à nous relever et à prendre un nouveau départ. (Méditez un moment.)


"Mes enfants dans le monde, qui avez été appelés ! Hâtez-vous de vous éveiller et approchez-vous, car Mon Fils Jésus et Moi, Nous venons spécialement pour sauver vos âmes entachées de toutes vos péchés qui sont d'une saleté repoussante, en les dégageant de ce qui les entrave, en les lavant avec le Précieux Sang coulant des Cinq Plaies de Mon Fils et des Plaies de la Couronne d'Epines et de son Sacré Cœur; en les lavant par les larmes et les larmes de Sang que Je verse, et avec les flots de la Miséricorde." (Message de la Vierge du 18 janvier 2002).


"N'attendez pas votre dernier jour pour regretter vos attaches et vos compromissions aux choses matérielles, car la chair va se délabrer et disparaître; mais hâtez-vous de venir a Moi par Ma Mère, armez-vous des messages que Ma Mère et Moi vous avons donnés pour vous repentir, en vous donnant encore et encore les mêmes recommandations. Vous hériterez du Ciel qui a été gagné par les infinies souffrances de la Croix." (Message du Seigneur du 18 janvier 2002).


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


O Vierge Marie, daignez imprimer en cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Quatrième Station

Méditons sur Jésus rencontrant sa mère affligée


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour ressent la douleur déchirante de voir Sa Mère sur le Chemin de Croix ! Chaque fois que de nombreux enfants du monde et particulièrement la plupart des enfants qui ont été appelés commettent des péchés, le Cœur Sacré du Seigneur est impitoyablement transpercé par des épées tranchantes, des lances pointues et des poinçons, et sa Tête est, sans cesse et avec force, écrasée sous la couronne d'épines, et son Sang coule de plus en plus. N'est-ce pas déplorable et lamentable? D'ailleurs, qui pourrait imaginer les souffrances du Cœur Immaculé de Marie transpercé d'un coup de poignard ? Nous croyons fermement que, si nous portons bien la croix qui nous est donnée, en nous repentant profondément de nos péchés dorénavant, nous verrons le Seigneur et la Vierge qui nous donnent du courage et de la force avec des Paroles de consolation et d'encouragement à chaque moment. O Père, faites que nous veillions et priions en méditant toujours sur les atroces douleurs que le Seigneur et la Vierge souffrent pour et à cause de nous. (Méditez un moment.)


"Le Seigneur qui vous aime tant, continue à saigner. Mon Cœur se tord de douleur tandis que Je contemple tout ceci. N'allez-vous pas essuyer Son Sang et Sa Sueur?" (Message de la Vierge du 25 novembre, 1996)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Cinquième Station

Méditons sur Simon le Cyrénéen aidant Jésus à porter sa Croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur accorde sur nous l'Amour et la Miséricorde infinis ! O Père, que nous devenions tous un en Christ qui, Lui, est la Tête, en ne refusant jamais de porter la croix qui nous est donnée, en nous souvenant de Simon qui a aider le Seigneur à porter la lourde croix, et en nous repentant sincèrement de nos péchés à chaque moment, nous rappelant toujours que Vous avez donné jusqu'à la dernière goutte de Votre Sang pour expier nos péchés et nous sauver tous. Aidez-nous à nous encourager mutuellement d'un cœur sincère, à nous apprendre les uns les autres ce qui est bon, et à accueillir les conseils qui pourront corriger nos défauts, avec un amour généreux et sans limite, et faites que nous devenions de vrais enfants qui recevront le Seigneur et la Vierge dans notre cœur pour que ces liens d'amour ne puissent jamais se briser. (Méditez un moment)


"Je vous ai particulièrement appelés ici pour que vous puissiez jouir du rôle de Simon, le Cyrénéen qui a porté courageusement la lourde croix pour aider le Seigneur quand Il monte sur la Colline du Calvaire, et vous devriez donner cette joie au démon ? Aimez-vous les uns les autres dans un amour qui transcende les créatures, sans oublier la transcendance de mon Amour." (Message de la Vierge du 8 décembre 1995)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Sixième Station

Méditons sur sainte Véronique essuyant le visage de Jésus


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour porte la croix jusqu'à la fin pour la conversion des pécheurs malgré le sang et la sueur ruisselant sans cesse qui couvraient Ses yeux ! Nous sommes tous appelés dans la vie quotidienne à essuyer la sueur de sang du Seigneur et les larmes de sang de la Vierge, mais nous, remplis de colère et de passions déchaînées, et dominés par l’envie et la jalousie, offrons la joie au diable, en nous haïssant et en ne nous pardonnant pas. Que cela fait grand mal aux Cœur du Seigneur et de la Vierge ! Les soldats fouettent Jésus, Lui donnent des coups de pieds, Lui crachent au visage, et la foule le lapide, mais Sainte Véronique s'est frayée un chemin à travers la foule, s'approche courageusement du Seigneur sans se soucier du respect humain et de la crainte des critiques, et essuie le visage de Jésus couvert de sang et de sueur, elle nettoie Ses yeux aveuglés par le sang qui coule le long de son front transpercé par la couronne d'épines, qui est fortement enfoncée. O Père, Aidez-nous à rester toujours éveillés pour que nous soyons les apôtres du Cœur Sacré du Seigneur et du Cœur Immaculé de la Vierge Marie qui les consoleront, comme Sainte Véronique, témoignant plus vigoureusement de la force de l'amour, en toute loyauté et avec héroïsme, sans nous soucier du respect humain et de la crainte des critiques. (Méditez un moment)


"Si vous avez compris, que même maintenant, je verse des sueurs de sang et des larmes de sang pour vous, alors vous aussi essuyez maintenant mes sueurs de sang avec votre vie. Agir ainsi c'est vraiment mener une vie de pénitence et de réparation." (Message du Seigneur du 27 mai 1992)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Septième Station

Méditons sur Jésus, épuisé, tombant pour la deuxième fois


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour, épuisé par la flagellation et les innombrables coups de fouet, tombe misérablement sous le poids de la croix, et se relève avec toute sa force pour la conversion des pécheurs ! Quand le Seigneur est tombé une deuxième fois, un soldat romain L'a frappé impitoyablement sur Sa joue gauche avec son poing bagué. Son visage était déchiré et un morceau de chair s'en est arraché. D'autres soldats ont fouetté partout Son corps, Lui ont donné cruellement des coups de pied et l'ont écrasé. Comme la douleur était intense! O Père, alors que nous essayons de vivre juste selon la Volonté du Seigneur et de la Vierge, indignes pécheurs que nous sommes, et de nous convertir par les mérites de la Passion de Jésus qui pouvait se lever avec la plus grande difficulté sans aucune aide pour la conversion des pécheurs seulement, ayez pitié de nous pour que nous puissions nous relever et prendre un nouveau départ, même si nous sommes épuisés que nous titubons et que nous tombons. (Méditez un moment.)


"Mon Fils Jésus et Moi-Même sommes de nouveau près de vous aujourd'hui, par vos prières pleines d'amour et votre participation aux souffrances de Jésus, consacrant votre temps à la conversion des pécheurs, méditant sur le Mystère du Salut, obtenu par les infinies souffrances de la Croix de Jésus." (Message de la Vierge, le 2 février 2002)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

Sainte Mère, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Huitième Station

Méditons sur Jésus exhortant les femmes de Jérusalem


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'amour nous console même au milieu des souffrances atroces! Seigneur, Vous nous aimez tant, nous pécheurs, et nous consolez même quand vous ne pouvez plus tenir les yeux ouverts, que Vous perdez connaissance dans les douleurs de la Flagellation, des coups de barre de fer, les coups de massue, les coups de pierres, et dans les douleurs de tout Votre Corps déchiré et de Vos os broyés, traînant Vos pieds sur le sol avec votre Corps pesant et subissant les innombrables moqueries et insultes de la foule qui ne cesse jamais de vous insulter et de Vous railler. Le Seigneur et la Vierge nous attendent les bras ouverts, car Ils veulent que nous nous convertissions tous et soyons sauvés, même les bourreaux et les plus grands pécheurs qui commettent toutes sortes péchés, en succombant aux tentations du démon qui les conduit à l'amour égoïste et au manque de compréhension mutuelle. O Père, Aidez-nous à rester éveillés et a prier sans cesse à chaque moment de notre vie, en petites âmes, se souvenant que le jugement sévère de la justice est proche. (Méditez un moment.)


"Ne pleurez pas en voyant mes larmes, mais regardez et consolez mon Fils Jésus qui sue du sang et qui est couronné d'épines." (Message de la Vierge, le 11 août 2002)


En cette époque, la coupe de la juste colère de Dieu a été déjà remplie et levée très haut, et Son châtiment est sur le point de s'abattre sur le monde entier, car l'humanité commet indistinctement les péchés. Qu'il nous advienne selon ces paroles de la Vierge !


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Neuvième Station

Méditons sur Jésus tombant pour la troisième fois


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour se relève avec toute sa force pour accomplir la volonté du Père et le salut de l'humanité, en tombant misérablement et se roulant par terre avec la Croix ! Seigneur Jésus, avec Votre Corps sanglant et déchiré en mille morceaux, Vous portez non seulement la lourde Croix mais aussi les péchés de toute la race humaine, Vous tombez et subissez ces souffrances à cause de nos péchés. Seigneur, tombant à plat ventre avec la Croix, Vous roulant a terre et Vous débattant sous le poids de la Croix, Vous Vous êtes offert pour la conversion des pécheurs et le salut de l'humanité. Si nous ne nous convertissons pas, que c'est déplorable ! O Père, Aidez-nous à être Vos enfants qui consolent le Seigneur et la Vierge par l'aimable offrande de nos peines, de nos souffrances, de nos afflictions, de nos soucis et de nos désaccords, et aidez-nous a méditer profondément sur les douleurs horribles du Seigneur. (Méditez un moment.)


"Et une affreuse douleur de plus pour Mon Cœur de Mère fut quand Jésus parcourut Son terrible Chemin de Croix jusqu'au Calvaire sous toutes sortes de railleries, Son Corps fut entièrement couvert de sang à cause de la flagellation, Il était totalement épuisé et tombait misérablement avec Sa Croix. Je ressentis cette peine dans tout Mon Corps, et Mes os furent comme broyés. Mais ce ne fut pas tout ! Lorsque J'entendis le bruit du marteau clouant Mon Fils sur la Croix, Je ressentis ces martèlements dans Mon Corps et, lorsque la lance transperça le Cœur du Seigneur attaché à la Croix, pareillement Mon Cœur fut comme transpercé et écrasé. Après ce jour, (Vendredi Saint) Moi Sa Mère, qui fus incapable d'aider le Seigneur dans ces misérables circonstances, Je parcourus, jour après jour, le Chemin du Calvaire que Jésus avait suivi en versant Son Sang, priant intensément Dieu le Père pour la conversion des pécheurs. Et maintenant encore, deux mille ans plus tard, Je marche encore avec vous." (Message de la Vierge du 28 mars 2002, Jeudi-Saint)


O Père, aidez-nous à rester toujours éveillés et à transformer nos vies en prières à chaque moment de chaque jour selon les paroles de la Vierge, pour que nous soyons les apôtres des Cœurs de Jésus et de Marie qui réparent Leurs blessures.


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Dixième Station

Méditons sur Jésus dépouillé de ses vêtements, abreuvé de fiel et de vinaigre


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Quand les soldats déshabillent violemment Jésus, il tombe de son Corps, des morceaux de Chair et des gouttes de Sang. Mais le Seigneur, est rempli d'amour, et Il désire seulement la conversion des pécheurs, même au milieu des douleurs terribles! Le Seigneur, est misérablement épuisé et souffre d'abondants saignements, il a des frissons, subit toutes sortes de malédictions, railleries, insultes, et l'humiliation d'être déshabillé et d'être abreuvé de vinaigre et de fiel. Cette scène était si pénible qu'on ne pouvait garder les yeux ouverts. O Seigneur, la grande majorité du clergé et des religieux, et même des enfants que Vous avez spécialement choisis et appelés, Vous ont cloué sur la Croix, et, au lieu de Vous descendre de la Croix, ils restent comme endormis et se gonflent d'orgueil, de vanité et d'égoïsme et joignent leurs forces à celle du démon. Enfin ils s'égarent dans la mauvaise direction, et marchent sur la route de l'enfer avec la nombreuse troupe des damnés. Quelle peine le Seigneur et la Vierge ressentent-ils en voyant cela! O Père, bien que nous en soyons indignes, aidez-nous à nous débarrasser dès maintenant de l'orgueil et de l'égoïsme, à remporter la victoire sur les démons diables qui remplissent la terre, et à devenir les consolateurs des Cœurs de Jésus et de la Vierge, et d'humbles instruments qui essuient votre Sueur et vos Larmes de sang. (Méditez un moment)


"Souvenez-vous que, déjà, ce monde se transforme en cendres à cause de ses graves péchés mais Mon Fils Jésus prend encore patience grâce à vos ferventes prières, sacrifices et réparations. Mes petites âmes, vous devez vous laisser consumer dans le Cœur Sacré de Jésus, qui est la Victime offerte en Sacrifice de Réconciliation, et en Mon Cœur Immaculé. Transformez vos vies en prières afin de cicatriser les plaies sanglantes du Seigneur." (Message de la Vierge du 9 novembre 2001)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Onzième Station

Méditons sur la crucifixion de Jésus


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.

O mon Seigneur, mon Bien-aimé ! Vous aimez tant les âmes qui continuent à Vous enfoncer dans la boue. Comment pouvons-nous tenir compte de Votre immense Amour, si grand, si profond, si large? Des coups violents de marteau continuent à vous casser les oreilles. La Vierge observe Jésus saignant sans interruption, endurant ce cruel transpercement de Sa chair vivante et le broiement de Ses os. Elle sent une atroce douleur en sa poitrine, et Son Cœur se déchire en morceaux. Combien de prières pourront enlever tous ces clous enfoncés dans Votre Corps Seigneur! Bien que nous soyons en indignes, nous Vous aimons de tout notre cœur. Soyez consolé par les sacrifices, pénitences, et ferventes prières que nous Vous offrons, même s'ils sont petits comme la poussière. O mon Seigneur et ma Mère! Soyez consolés: et faites que nous devenions dès maintenant des pinces d'amour pour retirer les clous du Corps de Jésus que nous avons enfoncés par nos péchés, des mouchoirs d'amour pour essuyer votre Sang et votre Sueur, et enfin des tailleurs d'amour pour réparer les blessures du Cœur Sacré de Jésus, pour que notre gratitude envers Vous ne se démente jamais. (Méditez un moment)


"De même que Dieu sauva beaucoup d'Israélites dans le désert en érigeant, par Moïse, un serpent de bronze, Mon Fils Jésus et Moi avons l'intention de sauver beaucoup de nos enfants par les mérites infinis de Sa Croix et l'Amour brûlant de Mon Cœur Immaculé, vous accompagnant sur ce Chemin de Croix, répandant du sang tandis que vous méditez sur la Passion du Seigneur et que vous priez avec dévotion pour la conversion des pécheurs en ce temps dangereux." (Message de la Vierge du 28 mars 2002)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Douzième Station

Méditons sur la mort de Jésus crucifié


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Mon Seigneur qui êtes la Victime offerte en Sacrifice de Réconciliation, offrant Votre Corps pour le salut de l'humanité! Le Seigneur infiniment saint, a pardonné à ses bourreaux, et a même prié pour eux : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font". (Luc 23: 34) En blessant notre prochain, nous nous blessons mutuellement à cause de la jalousie, de l'envie, de la rancœur, de la haine, de la trahison, de la colère, du malentendu, le cœur en est inévitablement meurtri. Seigneur, ayez pitié de nous et faites que nous puissions nous repentir de tous les péchés que nous avons commis jusqu'ici, et pardonner à nos ennemis et les aimer, en méditant sur l'amour du Seigneur qui a pardonné même à ceux qui Lui ont fait du mal et qui l'on mis à mort. Lorsque le larron qui était à la droite de Jésus, condamné à mourir, supplia Jésus avec pleine confiance, en disant : "O Jésus, quand Tu seras dans Ton Royaume, souviens-toi de moi". Le Seigneur lui a répondu : "En vérité, Je te le dis, aujourd'hui même, tu seras avec Moi au Paradis." (Luc 23: 42-43), il a obtenu le Royaume des Cieux. O Père, quand nous nous considérons comme pauvres et incompétents, même si nous voulons mourir, désespérant et cédant à un sentiment de frustration et de découragement, aidez-nous, pécheurs que nous sommes, à nous repentir entièrement de nos péchés, par les mérites de la Passion sur la Croix pendant laquelle une lance a traversé son Côté et a pénétré son Coeur, et par l'amour infinie avec lequel le Seigneur a été cruellement cloué à la Croix pendant trois heures, versant pour nous les pécheurs jusqu'à la dernière goutte de Son Sang et d'Eau tandis qu'Il était attaché à la Croix, entouré de toutes sortes de haines et d'insultes, aidez-nous ainsi à devenir de petites âmes simples, selon la volonté de Dieu et de la Vierge comme le larron qui était à la droite de Jésus, condamné à mourir crucifié, supplia Jésus avec pleine confiance, pour que nous puissions entrer dans le Royaume des Cieux au dernier jour (Méditez un moment.)


"Mes petites âmes bien-aimées! Tandis que Moi qui étais Crucifié mourais misérablement au milieu des souffrances les plus aiguës, l'humiliation que Ma nature humaine a soufferte, était vraiment extrême. Mais ce n'était ni une haine, ni des insultes, mais un Amour infini pour le salut de l'humanité." (Message du Seigneur (5 août 1986)


En nous rappelant toujours de ces paroles du Seigneur, nous deviendrons de petites âmes réparant les insultes faites au Seigneur et qui consolent la Vierge, en offrant généreusement nos vies entières, en les transformant en prières.


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Treizième Station

Méditons sur Jésus descendu de la croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


O affligée Vierge Marie, vous, qui tenez sur vos genoux le cadavre du Christ, descendu de la croix, et qui pleurez misérablement! Comment pouvons-nous, qui sommes si indignes, tenir compte de vos souffrances misérables que vous avez subies à l'heure de l'agonie de votre Fils, en tenant dans vos bras Son corps brisé, fondant en larmes dans une profonde tristesse ? Nous sommes pécheurs et nous n'avons rien d'autre à vous offrir que notre honte, mais, bien que la solitude, les tristesses et les peines nous arrivent, que nous subissons toute espèce d'injures, et que l'on se couvre de critiques pleines de propos insensés, essayons d'offrir avec joie et amour notre vie entière pour le Seigneur et la Vierge, méditant sur les grandes douleurs de la Mère. Comme si nous voudrions offrir nos blessures non cicatrisées et bien enveloppées dans des bandages, en transformant nos vies en prières. Aidez-nous, ô Père à déployer la force de l'amour et à vous montrer pleinement et héroïquement notre fidélité, en imitant l'amour brûlant du Seigneur et de la Vierge qui ont versé leur Sang pour vos enfants dont les âmes sont mourantes. (Méditez un moment.)


"Je n'ai pas racheté les enfants du monde avec l'or, l'argent, les pierres précieuses, ou le pouvoir mondain, mais Je les ai racheté avec l'amour de Dieu qui est le plus pur et le plus suprême et avec lequel J'ai donné jusqu'à la dernière goutte de Sang et d'Eau en ouvrant Mon Sacré Coeur. J'emploierai ce Sang d'Amour pour le repentir des pécheurs." (Message du Seigneur du 28 juillet 1987)


Notre Père... Je vous salue, Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Quatorzième Station

Méditons sur Jésus mis au tombeau


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Seigneur, qui êtes l'Amour même, vous auriez pu Vous-même descendre de la Croix! Mais vous avez été cloué sur la Croix, êtes mort puis enseveli et ressuscité le 3e jour pour accomplir tout, car si Vous n'auriez pas connu la mort, Vous ne seriez pas ressuscité. Seigneur, qui êtes l'e début et la fin de toute chose, et qui détenez les clés de la mort, de l'enfer et des cieux, Vous vous êtes livré tout entier pour chacun d'entre nous. Comment pouvons-nous, pécheurs que nous sommes, tenir compte de Votre immense Amour, dans toute sa hauteur, sa profondeur et sa largeur? Marie, ma chère Maman, Vous qui êtes plus grand trésor de l'Église et la très sainte Reine de l'Univers! Combien ce fut une journée de cruelles souffrances pour Vous, oui, une longue, très longue journée au cours de laquelle vous restiez seule, alors que Vous aviez ayant perdu votre Fils Jésus, vous retrouvant sans Lui! Vous avez toujours souffert à partir du jour où vous avez conçu votre Fils Jésus, mais en ce Samedi Saint, vous exprimiez pour la première fois extérieurement votre Douleur et vous priez toute la nuit pour votre Fils Jésus et pour les pécheurs, pleurant dans la plus grande désolation sans avoir conscience du temps qui passe. O Seigneur, nous sommes de pauvres pécheurs, faites que nous transformions notre vie en une continuelle prière, et que toute notre vie Vous soit totalement consacrée par de petites et de grandes croix, en nous souvenant toujours de vos fortes douleurs.


"C'est pour vous que J'ai enduré toutes sortes de peines, et que Je suis mort crucifié. Mais la mort ne M'a pas anéanti, J'ai accepté de mourir, non seulement pour vous, mais aussi pour Mes bourreaux et les plus grands pécheurs pour qu'ils se repentent et soient sauvés, afin que vous soyez tous, un jour, unis dans la très Sainte Trinité. Je souhaite que vous réalisiez tous que Moi et Ma Mère, Nous avons tout donné pour vous sans rien Nous réserver; désirant que le monde entier se convertisse." (Message du 1er juillet 1996)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Quinzième Station

Méditons sur la Résurrection de Jésus au matin de pâques


Le Seigneur du grand amour, entre sa Mort et sa Résurrection, passe de la mort à la vie! Votre inestimable et infini Amour grâce auquel la mort ne Vous a pas anéanti mais grâce auquel Vous êtes ressuscité et vous nous avez donné de l'espoir, et Celui merveilleux avec lequel Vous nous avez promis à tous une nouvelle vie éternelle par le Sacrifice de la Croix, sont arrivés au Ciel. Vous nous aimez tellement que vous nous avez promis de nous grandir spirituellement et de nous accorder l'indulgence plénière. En cette époque où seront séparés le bon grain et l'ivraie, nous désirons comprendre le fait important que nous sommes appelés afin que tous les enfants du monde puissent se repentir, être sauvés et rendre gloire à Dieu. Nous souhaitons accomplir la volonté de la Vierge, travailler sans relâche à sauver ce monde pitoyable qui va vers sa destruction et sa ruine. Nous faisons entière confiance au Seigneur et à la Vierge qui nous garderont pour que nous ne perdions jamais notre intégrité, même dans l'adversité avec l'arme invincible, l'amour du prochain, qui nous permettra de vaincre les attaques rusées du démon. Père, faites que tous Vos enfants du monde, libérés de l'obscurité, renaissent spirituellement et jouissent de la paix, de l'amour, et de la joie. (Méditez un moment.)


"Il y a deux mille ans, J'aurais pu descendre de la Croix. Gardant en mémoire cette vérité qu'il faut mourir pour pouvoir ressusciter, vous au moins, qui avez répondu à Mon appel, vous devez Me suivre en restant unis, dans l'humilité et la droiture, imitant la foi des martyrs." (Message du Seigneur, le 12 avril 1998)


"Le Dernier Jour, vous participerez au Banquet céleste et éternel, dans la gloire, parmi les acclamations des anges et des saints, là où il n'y aura plus ni mort, ni faim, ni soif, ni tristesse, ni souffrances, ni soupirs, mais rien que l'Amour." (Message de la Vierge, le 9 novembre 2001)


Gloire, louange, grâces et adoration au Seigneur, maintenant et toujours. Amen.

Préparons nos esprits et cœurs pour recevoir la bénédiction de Jésus ressuscité


"Je vous accorde à tous une bénédiction sans limite à vous tous qui êtes venus Nous chercher, Moi et Ma Mère désirant que le monde entier soit sauvé." (Message du Seigneur du 30 juin 2002)


Pour l'accomplissement de la Volonté Divine que le Saint Père cherche, pour la sanctification du clergé et des religieux, pour la conversion des pécheurs et pour la sanctification de toutes les familles, nous disons:


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

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09 août 2009

Chemin de croix pour la paix

Chemin de croix pour la paix

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Première station

Jésus est condamné à mort


Pilate s’en lave les mains. Lâcheté de Pilate, lâcheté de ceux qui pourraient contribuer à la vérité et qui refusent d’en payer le prix. Prions pour que nous ayons un amour plus grand de la vérité, en refusant de tergiverser dans les compromis. « Que votre oui soit oui, que votre non soit non, tout le reste vient du mauvais »

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Deuxième station

Jésus est chargé de sa croix


Puisque nous prions pour la paix, nous pouvons dire que Jésus porte la croix des guerres et des victimes innocentes. Même si ce sont les hommes qui la portent, c’est bien sûr Dieu qu’ils en rejettent la responsabilité. Prions pour que nous ayons une vision plus réaliste de nos propres responsabilités dans le poids de nos actes pour la réalisation de la paix ou de la guerre. Et pour que nous acceptions de les porter, comme une croix s’il le faut.

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


« Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras pas; et si quelqu’un tue, il en répondra au tribunal. Eh bien moi je vous dis: quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal; mais s’il dit à son frère: « Crétin ! », il en répondra au Sanhédrin; et s’il lui dit « Renégat ! », il en répondra dans la géhenne de feu ». En Mt 5,21, trois racines de violence dénoncées par Jésus: la colère. Prions pour la paix dans les relations humaines à travers le dialogue, l’écoute, la concertation, afin que le Seigneur nous évite cette chute de la colère.

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Quatrième station

Jésus rencontre sa mère


Sur ce chemin qui mène à la paix, et où il faut subir la violence, aux côtés de Jésus se trouve Marie. Elle s’engage dans le même combat, à sa place de créature et de mère. Elle a vraiment pris part au mystère de notre rédemption, « donnant à l’immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour », communiant en son cœur, par la participation à ses souffrances, à l’amour rédempteur de Jésus. Elle ne cesse de vivre cet engagement aux côtés de Jésus et à nos côtés, nous appelant à être présents avec elle par la prière, la conversion, le sacrifice. Prions pour que nous ne nous dérobions pas.

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Cinquième station

Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix


Prions pour le successeur de Pierre, qui porte le poids des conflits de ce monde. Qui appelle sans cesse à la paix les parties en présence, et les hommes à prendre conscience de leur dignité et à la respecter. Prions pour Jean-Paul II, pour que le Seigneur lui donne la force dans son ministère.

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Sixième station

Véronique essuie la face de Jésus


Le visage défiguré de Jésus, le visage défiguré de l’homme en guerre a besoin de secours, d’aide, de soins. Prions pour les personnes engagées dans les œuvres humanitaires, les organisations non gouvernementales; elles vivent cette forme de la charité au service de la paix; elles souffrent souvent de servir d’alibi aux « politiques » pour ne rien faire. Prions pour que les uns et les autres se complètent.

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Septième station

Jésus tombe pour la deuxième fois


Nous revenons à Mt 5,21, trois racines de violence dénoncées par Jésus: Le mépris: « s’il dit à son frère: « Crétin ! », il en répondra au Sanhédrin ». Prions pour la paix dans les relations humaines à travers l’estime mutuelle, le refus de considérer l’autre comme inférieur, l’accueil des différences, afin que le Seigneur nous évite cette chute du mépris.

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Huitième station

La rencontre des femmes de Jérusalem


Dans les conflits en cours, et les conflits de tous les temps, les populations civiles, et parmi elles les femmes, subissent la barbarie de la soldatesque sans foi ni loi: séparations, spoliations, viols, dégradations. Prions en demandant à l’Esprit Saint, l’Esprit de Vie, de toucher les blessures de mort ainsi provoquées, de guérir les psychismes meurtris, de donner la force du pardon.

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


Nous revenons à Mt 5,21ss, trois racines de violence dénoncées par Jésus: l’insulte: « s’il lui dit « Renégat ! », il en répondra dans la géhenne de feu ». Prions pour la paix dans les relations humaines à travers le refus des médisances, des calomnies, des jugements violents, des condamnations sans appel. Que l’Esprit Saint mette dans nos cœurs la bienveillance.

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Dixième station

Jésus est dépouillé de ses vêtements


Les réfugiés ont à vivre l’exode, la perte de leurs biens, les déplacements, la fuite, les séparations… Prions pour ces populations qui ont tout perdu, pour qu’elles gardent l’espérance, et pour que nous sachions partager avec ceux qui ont besoin.

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Onzième station

Jésus est cloué sur la croix


Les exécutions sommaires, la haine qui revêt alors le visage de la barbarie la plus abjecte, et qui dans les guerres sont monnaie courante, c’est tout cela que tu as porté Jésus en laissant les clous pénétrer ta chair. Demandons pour notre temps, pour nos sociétés, pour les pays en guerre, la grâce de respecter la dignité de l’être humain.

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Douzième station

Jésus meurt sur la croix


Sur la croix, Jésus a prononcé ses ultimes paroles, dont l’une était le pardon donné à ses bourreaux. Il en a fait une exigence, à travers une parole de l’Évangile encore trop méconnue: « aimez vos ennemis ». Etienne, le premier chrétien martyr vers l’an 35, a pardonné à ses bourreaux comme le livre des Actes des Apôtres en témoigne. Demandons la grâce de l’Esprit Saint pour tous ceux qui sont placés dans cette situation, afin qu’ils puissent avoir la force de pardonner; et demandons pour nous-mêmes de ne jamais accepter la rancune.

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Treizième station

Le corps de Jésus est détaché de la croix et remis à sa mère


Offrons en union avec la souffrance de Marie et celles de Jésus, la souffrance des mères, des épouses, des sœurs, qui perdent leur enfant, leur conjoint, leur frère, dans l’absurdité des guerres fratricides. Prions pour demander pour leur cœur le baume de la consolation.

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Quatorzième station

La mise au tombeau


Si Joseph d’Arimathie a pris soin du corps de Jésus, nous sommes témoins de l’existence des fosses communes, qui sont le signe d’exécutions sommaires massives, et du manque de respect de la dépouille mortelle de ceux que l’on a ainsi assassinés. Prions peut-être pour ceux qui, chez nous, vivent le service des familles en deuil : employés des entreprises de pompes funèbres, prêtres, religieuses, laïcs au service des célébrations de funérailles chrétiennes.

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Quinzième station

Jésus ressuscite d’entre les morts


Que jamais l’Église ne se taise dans son témoignage sur la victoire déjà remportée par Jésus, que jamais elle ne cesse d’annoncer l’espérance que nous ouvre la résurrection de Jésus : celle de la vie éternelle dans le Royaume, dont Jésus nous a dit: « Je pars vous préparer une place », et où il « essuiera toute larme de nos yeux ».

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03 août 2009

Chemin de croix des mères

Chemin de croix des mères

avec Marie et les femmes de Jérusalem


Femmes et mères comme Marie, imitons-la. Elle nous attend debout au pied de la croix; les sentiments intimes du cœur de Jésus à l’agonie trouvent en elle les mêmes échos : la «joie parfaite» du salut donné à l’humanité et une «tristesse à en mourir». Joie et souffrance, vie à l’autre et mort à soi-même, c’est l’offrande de nos vies de mamans que nous voulons faire à Jésus par Marie.

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Première station

Jésus est condamné à mort


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Faussement accusé, injustement condamné, Jésus endure devant le tribunal des hommes toutes nos « condamnations » de femmes: femmes au cœur de mère, mais que la stérilité condamne à la non-maternité… mères interrompant la vie et condamnant un enfant à mort… Tu es le pauvre Seigneur Jésus, en toi la gloire éternelle de Dieu, prends pitié de nous, de nos maternités déçues ou déjouées; ne nous condamne pas; remets-nous notre dette au Tribunal de l’Amour.


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Deuxième station

Jésus est chargé de la croix


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Jésus est brutalement chargé d’une croix de bois. Notre péché lui pèse lourdement comme à certains moments dans la vie d’une femme: la future mère fatiguée et joyeuse à la fois, portant l’enfant à naître… et celle, abandonnée, supportant seule le poids de l’enfant qui s’annonce… O Croix sagesse suprême, O croix de Jésus-Christ ! Le Fils de Dieu lui-même Jusqu’à la mort obéit ; Ton dénuement est extrême O Croix de Jésus-Christ ! Prends pitié de nous, de nos enfants à naître; libère-nous du poids de nos fautes; libère nos enfants à naître du poids trop lourd de notre arbre familial, de ce poids de péché que nous transmettons de génération en génération.


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Avec quelle douleur Marie a-t-elle dû voir son Fils tomber à terre ! C’est le jour où il fait son premier pas qu’une maman voit son petit tomber pour la première fois… c’est l’apprentissage de la vie: tomber pour se relever et avancer… Mais souffrons-nous autant de la chute et du premier péché d’un enfant ? Si l’espérance t’a fait marcher plus loin que ta peur... Tu auras les yeux levés, Alors tu pourras tenir, jusqu’au soleil de Dieu. Prends pitié des mères qui souffrent de voir leurs enfants laisser tomber toute pratique religieuse, tomber dans la drogue ou en d’autres déviances… et des mères indifférentes à l’âme de leurs enfants : « ils sont bien libres, ils choisiront plus tard ! » Seigneur, relève nos enfants de leurs chutes ; relève-nous nous-mêmes de nos chutes innombrables.


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Quatrième station

Jésus rencontre sa mère


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Que dire de cet échange de regards qui parlent un tout autre langage que celui du monde. Nous sommes habitués à un monde bruyant et voyeur. Sous prétexte « d’être vrai », on y dit tout, on y montre tout, on y fait tout librement et sans pudeur. Ces yeux-là disent et montrent autre chose ! Jésus et Marie lisent chacun dans le regard de l’autre cette vérité transparente et très pure de l’amour inconditionnel de Dieu pour chacun de nous. Vierge au cœur transpercé, viens guider nos pas; Vierge au pied de la croix, éclaire notre route; Vierge de ceux qui souffrent, donne-nous ton Fils. Jésus, prends pitié de ces jeunes éduqués dans des sociétés malsaines et dont le regard est déjà sali tout petit… Donne aux mères cette délicatesse du regard et du toucher, qui respecte l’autre quel qu’il soit…


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Personne ne s’offre à aider Jésus : Simon est désigné d’office, il va au service, résigné. Il y a dans la résignation quelque chose de servile. Marie n’est pas résignée devant la souffrance de son fils : elle dit « fiat » librement et le vit pleinement. Où sont amour et charité, Dieu lui-même est présent, Car l’amour est de Dieu, Car Dieu est amour. Il y a bien des manières d’être mère et de servir: en en faisant trop… ou pas assez ! Et puis, il y a tous ces comportements de mères résignées et anéanties à cause de grandes blessures familiales. Jésus, prends pitié des mamans qui n’en peuvent plus de voir souffrir l’un des leurs et qui se résignent sans un vrai fiat, ou qui se révoltent contre Toi.


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Sixième station

Véronique essuie le visage de Jésus


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Les humiliations, les crachats… le visage de Jésus en est couvert. Une femme s’avance et l’essuie. L’Évangile ne nous dit pas si Véronique était mariée, mère ou non. Mais ce geste de laver, d’essuyer, de panser est le geste féminin le plus maternel. Véronique le fait sans crainte des moqueries. Je cherche le visage, le visage du Seigneur, Je cherche son image, tout au fond de vos cœurs. Il y a des mères qui veulent que leurs enfants réussissent dans la vie… Jésus, donne-leur plutôt de désirer qu’ils réussissent leur vie, avec Toi. Prends pitié des mères qui subissent la honte du fils « qui a fait des bêtises » ou de la fille « qui tourne mal »… Donne à chacune la grâce de l’humilité dans la maternité.

Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Septième station

Jésus tombe pour la seconde fois


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Pour nous relever de toutes nos fautes « à répétition », Jésus tombe encore une fois. Il ne veut pas nous voir revenir et revenir sans cesse sur notre péché, le ressasser jusqu’à douter de sa miséricorde. Oui je me lèverai, et j'irai vers mon Père. Mon cœur a dit je cherche ta face, Entends mon cri, pitié réponds-moi. Jésus, prends pitié des mères qui se découragent, doutent, désespèrent de leur propre progéniture: l’exaspération suscitée par la mollesse et le peu de motivation de l’adolescent au lycée, ces jeunes qui s’abîment dans la drogue et les boîtes… et qui tombent dans la nuit du péché quand tombe la nuit. Donne aux mamans de vraies entrailles de mère: donne-leur d’être miséricordieuses…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Huitième station

Jésus rencontre les femmes de Jérusalem


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


L’évangile relève la présence des « femmes de Jérusalem »: où sont donc passés pères, maris, fils ? N’y a-t-il plus d’hommes dans les rues de Jérusalem ? Si, sans doute. Mais simplement peut-être sont-ils moins « présents » à la souffrance de Jésus: les femmes sont plus promptes à consoler et plus expansives à le traduire… Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle, Changez vos cœurs, croyez que Dieu vous aime. Je ne viens pas pour condamner le monde, Je viens pour que le monde soit sauvé. Jésus, prends pitié des mères qui élèvent seules un enfant, dont le père a déserté le domicile… Prends pitié des veuves qui doivent subvenir seules à l’éducation de leurs enfants.


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Notre poids de péché, notre lourdeur font trébucher Jésus… et tout l’amour qu’il nous porte le fait tomber pour la troisième fois. Nous n’avons guère conscience de la lourdeur de certaines de nos « légèretés »: trop espacer nos confessions, communier à la légère, se couler dans certaines modes vestimentaires qui salissent le regard des hommes et des enfants… Agneau de Dieu qui prend nos péchés. Tu donnes Vie au monde, vie, Tu donnes Vie au monde. Jésus, prends pitié des mères confrontées à la légèreté de leurs grands enfants, à leur refus de s’engager dans le mariage, à leurs modes de vie qui déroutent, à leurs inconséquences…


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Dixième station

Les vêtements de Jésus sont partagés


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


C’est une suprême humiliation que Celui qui nous revêt d’un vêtement de roi au baptême soit dépouillé du sien ! Que Celui qui nous offre un vêtement de gloire par sa résurrection soit mis à nu par de simples mortels… Donne-nous Seigneur, un cœur nouveau, Mets en nous Seigneur, un esprit nouveau. Jésus, prends pitié de ces pays où des femmes subissent la violence et sont dépouillées de leur dignité: femmes humiliées et méprisées; mères qu’une extrême misère réduit à vendre leur corps pour donner à manger aux enfants… Prends pitié de ces toutes jeunes filles livrées aux plaisirs des hommes dans les rues de la misère…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Onzième station

Jésus est cloué à la croix


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Jésus est écartelé à l’extrême pour atteindre chaque extrémité de la croix. Ce n’est pas seulement aux dimensions de cette croix de bois qu’il se prête, mais à l’exacte dimension de l’humanité pour la sauver tout entière. Et si son corps est capable d’un tel don, qu’en est-il de son cœur transpercé ! Marie vit le même écartement, dans son cœur, comme dans sa chair sûrement : une femme sait bien ce que veut dire cet écartèlement de la chair au moment de mettre au monde. Mystère du Calvaire, Scandale de la Croix: Le maître de la terre, esclave sur ce bois ! Victime dérisoire, Toi seul es le Sauveur, Toi seul le roi de gloire, Au rang des malfaiteurs. Jésus qui enfante l’humanité à une vie nouvelle, prends pitié des mères en proie aux douleurs de l’enfantement, celles dont la douleur ne cessera jamais plus devant leur petit mal formé. Soutiens celles qui donnent courageusement la vie en pleine civilisation de mort, et celles qu’un cœur généreux a faites mères par la grâce de l’adoption…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Douzième station

Jésus meurt sur la croix


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Jésus jette sa dernière prière vers le Père et c’est un cri. Tant que nous n’avons pas crié vers le Père, avons-nous seulement déjà prié une fois ? Nous chantons la Croix du Seigneur, Qui se dresse sur l’univers, Comme un signe éclatant, de la gloire de notre Dieu. Jésus prends pitié des mères criant leur révolte devant le bébé mort-né; des mères criant leur douleur d’avoir perdu un petit enfant à la veille de grandir, un adolescent à la veille d’être adulte, un jeune adulte à la veille d’être à son tour père ou mère…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Treizième station

Jésus est déposé de la croix


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Marie le reçoit dans ses bras, mort. Sa foi ne la quitte pas, mais comme le jour doit alors ressembler à la nuit, à cet instant là ! Corps du Christ, livré pour nous ! Sang du Christ, versé pour nous ! Jésus prends pitié des mères pour qui le jour tarde à se lever: celles dont les bras attendent désespérément de serrer à nouveau ce fils parti en claquant la porte… celles dont l’enfant autiste s’est muré dans un silence de mort, celles qui pleurent le suicide d’un enfant…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Quatorzième station

Jésus est mis au tombeau


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Comment ne pas être émerveillé de la foi de Marie, Celle qui a cru, la première des croyants, en cet instant où la réalité, dans toute sa cruauté, manifeste que tout est fini ! Marie, garde notre foi à l’abri de toutes les corruptions, garde-la dans toute sa jeunesse et sa vitalité. Grain de blé qui tombe en terre, si tu ne meurs pas, Tu resteras solitaire, Ne germera pas. Qui à Jésus s’abandonne, trouvera la vie, Heureux l’homme qui se donne, Il sera béni. Jésus prends pitié des mères dont les entrailles sont désormais tombeau: la mère vieillissante et oubliée, et qui souffre de l’ingratitude de ses enfants; prends pitié de ces femmes qui ont reçu et donné ce beau cadeau de la Vie, et que la société abandonne…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…


Il est vraiment ressuscité, pourquoi chercher parmi les morts ?

Il est vivant comme il l’a promis, Alléluia.

Marie-Ghislaine Armand, Mère de famille.

Texte extrait du site www.notredameduchene.com

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22 juin 2009

Chemin de Croix avec Saint Padre Pio

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Chemin de Croix avec Saint Padre Pio

Le chemin de croix que nous proposons ici n'a pas été composé par Padre Pio ; on n'en connaît d'ailleurs pas. Mais il est fait de textes de Padre Pio, chacun suivant et commentant un texte de l'Ecriture Sainte. Ces textes de Padre Pio nous font entrer, autant que faire se peut, dans la démarche d'union à la Passion de Jésus qui fut celle du capucin sigmatisé. Cependant, il ne s'agit pas d'un regard extérieur, ce qui serait bien insuffisant. La démarche de Padre Pio nous invite à une démarche propre, son union avec Jésus Crucifié doit appeler en nous un désir d'union. Parce qu'il est saint, Padre Pio nous encourage et nous entraîne ; et son chemin est sûr. Les photographies sont tirées d'un ouvrage italien autour du chemin de croix qui se trouve à San Giovanni Rotondo, oeuvre de Francesco Messina : Via Crucis, de Crispino Valenziano (éditions Fratelli Palomi)

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Première station

Jésus est condamné à mort


De l'Evangile selon saint Jean (ch19)


Pilate cherchait à relâcher Jésus. Mais les Juifs crièrent : " Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César : qui se fait roi s'oppose à César. " Pilate, à ces mots, fit amener Jésus dehors et s'assit à son tribunal, au lieu appelé le Dallage, en hébreu Gabbatha. C'était le jour de la Préparation de la Pâque, environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : " Voici votre roi. " Eux disaient : " A mort ! A mort ! Crucifie-le ! Crucifierai-je votre roi ? " leur dit Pilate. Les grands prêtres répondirent : " Nous n'avons d'autre roi que César ! "


« Le Seigneur révèle et appelle, mais bien souvent nous ne voulons ni voir ni répondre, car nous préférons nos vues personnelles. Parfois, on ne distingue plus la voix de Dieu, mais il continue à éclairer et appeler. Ce sont les hommes qui ne veulent pas entendre. »

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Deuxième station

Jésus est chargé de sa Croix


De l'Evangile selon saint Matthieu (ch27)


Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte. L'ayant dévêtu, ils jetèrent sur lui un manteau de pourpre, tressèrent une couronne d'épines et la posèrent sur sa tête, avec un roseau dans la main droite. Puis après s'être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.


« Oui, j'aime la Croix, la Croix seule. Je l'aime parce que je la vois toujours sur les épaules de Jésus. Désormais, Jésus se rend bien compte que toute ma vie, tout mon cœur lui sont totalement consacrés, à lui et à ses souffrances. Pardonnez-moi si je tiens ce langage : Jésus seul peut comprendre quelle douleur est la mienne alors que la scène douloureuse du Calvaire se prépare pour moi. Il est tout aussi impossible de comprendre quel soulagement Jésus peut trouver quand nous compatissons à ses douleurs et quand il trouve une âme qui demande, par amour de lui, non pas des consolations, mais bien plutôt d'avoir part à ses souffrances mêmes. » (Lettre au Père Agostino, 01/02/1913)

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


Du Livre d'Isaïe (ch54)


Vraiment ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il s'était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, broyé par nos iniquités.


« Grâce aux faveurs dont Dieu ne cesse de me combler, je trouve que je fais beaucoup de progrès dans la confiance en lui. Auparavant, il me semblait parfois avoir besoin de l'aide d'autrui, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Je sais par mon expérience personnelle que le véritable remède pour ne pas chuter, c'est de prendre appui sur la croix de Jésus, en mettant toute sa confiance en lui seul, car c'est pour notre salut qu'il a voulu y être suspendu ». (Lettre au Père Agostino, 26/03/1914)

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Mère


De l'Evangile selon saint Luc (ch2)


Siméon dit à Marie, sa mère : " Vois, cet enfant amènera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, un glaive te transpercera l'âme. "


« Efforçons-nous, à l'exemple de tant d'âmes élues, de nous tenir toujours derrière cette Mère bénie et de marcher à sa suite, car il n'y a pas d'autre chemin qui conduise à la vie que celui que notre Mère emprunte : ne nous en détournons pas, si nous voulons atteindre notre but. Restons toujours unis à notre Mère si chère : avec elle, sortons de Jérusalem auprès de Jésus, car Jérusalem symbolise l'obstination du peuple juif, du monde qui rejette Jésus-Christ et le renie ». (Lettre au Père Agostino, 01/07/1915)

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


De l'Evangile selon saint Matthieu (ch27)


Comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et ils le requirent pour porter la Croix de Jésus.


« Ne refusez d'aucune manière et pour aucune raison de faire la charité à qui que ce soit ; mieux, si l'occasion se présente, prenez-en l'initiative. C'est là ce que demande le Seigneur et c'est ce que vous devez vous efforcer de faire ».

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Sixième station

Véronique essuie le Visage de Jésus


Du Livre d'Isaïe (ch54)


Nous l'avons vu sans beauté ni éclat et sans aimable apparence, objet de mépris et rebut de l'humanité, homme de douleurs et familier de la souffrance; comme ceux devant qui on se voile la face, il était méprisé et déconsidéré.


« Regarde combien le visage de notre très doux Jésus est beau ! Combien ses yeux sont doux ! Quel bonheur nous avons d'être près de lui sur la montagne de sa gloire ! Dès maintenant et sans mérite de notre part, la divine miséricorde nous donne le bonheur de monter au Calvaire ; dès maintenant, nous avons été rendus dignes de suivre le Maître céleste ». (Lettre à Paolina, 03/12/1916)

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Septième station

Jésus tombe pour la seconde fois


Du Livre d'Isaïe (ch40)


Pourquoi dis-tu, Jacob, affirmes-tu, Israël : " Mon destin est caché au Seigneur, mon droit est inaperçu de mon Dieu " ? Ne le sais-tu pas ? ne l'as-tu pas appris ? Le Seigneur est le Dieu éternel, il a créé les confins de la terre. Il ne se fatigue ni se lasse et son intelligence est insondable. Il rend la force à celui qui est fatigué, il réconforte celui qui faiblit.


« Comme il est doux ce nom de : Croix ! Ici, au pied de la croix, les âmes se revêtent de lumière, s'enflamment d'amour, mettent des ailes pour atteindre des cieux plus élevés. Que cette croix soit tout à la fois notre lit de repos, notre école de perfection, notre héritage bien-aimé ! Dans ce but, gardons-nous de la séparer de l'amour que nous portons à Jésus : sans celui-ci, elle deviendrait un fardeau que notre faiblesse ne saurait supporter ». (Lettre au Père Agostino, 01/07/1915)

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Huitième station

Jésus console les filles de Jérusalem


De l'Evangile selon saint Luc (ch23)


Le peuple en grande foule le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais se retournant vers elles, Jésus dit : " Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! "


« Si le péché nous déchire le cœur, jusqu'en ses replis les plus endurcis, et y fait jaillir des larmes brûlantes de remords et d'amour, alors il devient une échelle qui nous approche, qui nous élève, qui sûrement nous conduit à Dieu ».

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


Du Livre de Job (ch10)


Je dirai à Dieu : " Tu sais bien que je suis innocent et que nul ne me ravira de tes mains ! Tes mains m'ont façonné, formé; puis, te ravisant, tu voudrais me détruire ! Souviens-toi : tu m'as fait comme on pétrit l'argile et tu me renverrais à la poussière ! "

« Je suis prêt à tout, ô mon Dieu, mais te feras-tu voir un jour sur le Thabor, sur ta montagne sainte ? Aurai-je la force de monter, sans jamais me fatiguer, vers la vision céleste de mon Sauveur ? Je sens que le terrain que je foule cède sous mes pieds. Qui affermira mes pas ? Qui, si ce n'est toi, toi qui es le bâton de ma faiblesse ? Aie pitié de moi, mon Dieu, aie pitié de moi ! ne me fais plus sentir ma faiblesse ! » (Lettre au Père Benedetto, 08/11/1916)

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Dixième station

Jésus est dépouillé de ses vêtements


De l'Evangile selon saint Jean (ch19)


Les soldats prirent les vêtements de Jésus et firent quatre parts, une pour chaque soldat, et la tunique. Cette tunique était sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas ; ils se dirent entre eux : " Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura. " Ainsi s'accomplissait l'Ecriture : Ils se sont partagé mes habits, ils ont tiré au sort mon vêtement.


« Le lieu du combat entre Dieu et Satan, c'est l'âme humaine, à chaque instant de la vie. Il est donc nécessaire que l'âme laisse libre accès au Seigneur pour qu'il la fortifie de tout côté et par toutes sortes d'armes. Ainsi sa lumière peut venir l'illuminer pour mieux combattre les ténèbres de l'erreur ; revêtue du Christ, de sa vérité et de sa justice, protégée par le bouclier de la foi et par la parole de Dieu, elle vaincra ses ennemis, aussi puissants soient-ils. Mais pour être revêtu du Christ, encore faut-il mourir à soi-même ».

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Onzième station

Jésus est cloué à la Croix


De l'Evangile selon saint Luc (ch23)


Jésus disait : " Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font ".


« Contemplons avec une reconnaissance émue ce grand mystère par lequel le Cœur de Jésus est attiré avec force par sa créature. Adorons le sang versé jusqu'à la dernière goutte pour la rédemption de l'humanité. Alors, dans cette foi, humblement, inclinons devant lui nos fronts impurs avec ce même ardent amour dont il auréole nos âmes ».

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Douzième station

Jésus meurt sur la Croix


De l'Evangile selon saint Jean (ch19)


Près de la croix, se tenaient sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Voyant sa mère et le disciple qu'il aimait, Jésus dit à sa mère : " Femme, voici ton fils. " Puis il dit au disciple : " Voici ta mère. " A partir de cette heure, il la prit chez lui.


« Souviens-toi de ce qui se passait dans le cœur de notre Mère céleste au pied de la Croix. Aux pieds de son Fils crucifié, à cause de l'immensité de sa douleur, elle était pétrifiée mais pas abandonnée. Au contraire, jamais Jésus ne l'a autant aimée qu'en ce moment d'indicible souffrance ».

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Treizième station

Jésus est déposé de la Croix


De l'Evangile selon saint Matthieu (ch27)


Le soir venu, il vint un homme riche d'Arimathie, du nom de Joseph. Il alla trouver Pilate et lui demanda le Corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'on le lui remît. Joseph prit le corps de Jésus et l'enveloppa d'un linceul très pur.


« Gardez-vous de tomber dans l'agitation en luttant contre vos tentations, car elle ne ferait que les fortifier. Il faut les traiter par le mépris et ne pas vous en occuper. Tournez votre pensée vers Jésus crucifié, son corps déposé entre vos bras, et dites : Voilà mon espérance, la source de ma joie ! Je m'attache à toi de tout mon être, et je ne te lâcherai pas avant que tu m'aies mis en sûreté ».

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Quatorzième station

Jésus est mis au Tombeau


De l'Evangile selon saint Matthieu (ch27)

Joseph déposa Jésus dans son propre tombeau. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla. Or il y avait là Marie de Magdala et l'autre Marie, assises en face du sépulcre.

« O Christ ton règne est proche ; fais-nous participer à ton triomphe sur la terre pour ensuite avoir part à ton royaume céleste. Accorde-nous de pouvoir communiquer ton amour et d'annoncer ta royauté divine par l'exemple de notre vie et par nos œuvres. Prends possession de nos cœurs ici-bas, afin qu'ils soient tiens pour l'éternité. Ne permets pas que nous nous éloignons de ta volonté : que ni la vie ni la mort ne parviennent à nous séparer de toi. Que notre cœur ait sa source en toi, notre Sauveur, pour que, rassasiés de ton amour, nous devenions les apôtres infatigables de ton règne. Que nous mourions chaque jour à nous-mêmes pour ne vivre que de toi seul ».

Texte et images provenant du site  http://saint.padre.pio.free.fr

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Saint Pio de Pietrelcina

Transparent de Dieu

1887-1968

Fête le 23 septembre


«Mais pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil» (Ga 6, 14). Padre Pio de Pietrelcina, comme l'Apôtre Paul, plaça la Croix de son Seigneur au sommet de sa vie et de son apostolat, comme sa force, sa sagesse et sa gloire. Enflammé d'amour pour Jésus Christ, il se conforma à lui dans l'offrande de lui-même pour le salut du monde. En suivant et en imitant le Crucifié, il fut si généreux et si parfait qu'il aurait pu dire: «Avec le Christ, je suis fixé à la croix: je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi» (Ga 2, 19-20). Et les trésors de grâce que Dieu lui avait accordés avec une largesse singulière, il les distribua sans répit par son ministère, servant les hommes et les femmes qui accouraient à lui toujours plus nombreux, et engendrant une multitude de fils et de filles spirituels. Ce digne disciple de saint François d'Assise naquit le 25 mai 1887 à Pietrelcina, dans l'archidiocèse de Bénévent, de Grazio Forgione et de Maria Giuseppa De Nunzio. Il fut baptisé le lendemain et reçut le nom de François. À 12 ans, il fit sa Confirmation et sa première communion. À 16 ans, le 6 janvier 1903, il entra au noviciat de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins à Morcone, où, le 22 du même mois, il revêtit l'habit franciscain et prit le nom de Frère Pio. Une fois achevée l'année du noviciat, il fit profession en émettant les vœux simples et, le 27 janvier 1907, les vœux solennels. Après l'ordination sacerdotale, qu'il reçut le 10 août 1910 à Bénévent, il resta dans sa famille jusqu'en 1916, pour des raisons de santé. En septembre de la même année, il fut envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo et il y demeura jusqu'à sa mort.


Enflammé de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain, Padre Pio vécut pleinement sa vocation qui consistait à participer à la rédemption de l'homme, selon la mission spéciale qui caractérisa toute sa vie et qu'il réalisa par la direction spirituelle des fidèles, la réconciliation sacramentelle des pénitents et la célébration de l'Eucharistie. Le moment le plus éminent de son activité apostolique était celui où il célébrait la messe. Les fidèles qui y participaient y percevaient le sommet et la plénitude de sa spiritualité. Dans le domaine de la charité sociale, il s'appliqua à soulager les souffrances et les misères de nombreuses familles, principalement par la fondation de la «Casa Sollievo della Sofferenza», inaugurée le 5 mai 1956. Pour Padre Pio la foi était la vie: il voulait tout et faisait tout à la lumière de la foi. Il s'investissait continuellement dans la prière. Il passait la journée et une grande partie de la nuit en dialogue avec Dieu. Il disait: «Dans les livres nous cherchons Dieu, dans la prière nous le trouvons. La prière est la clé qui ouvre le cœur de Dieu». Sa foi le porta constamment à accepter la volonté mystérieuse de Dieu.


Il était en permanence immergé dans les réalités surnaturelles. Non seulement il était l'homme de l'espérance et de la confiance totale en Dieu, mais, par la parole et par l'exemple, il inspirait ces vertus à tous ceux qui l'approchaient. L'amour de Dieu le remplissait, répondant à toutes ses attentes; la charité était le principe qui dirigeait ses journées: aimer Dieu et le faire aimer. Sa préoccupation particulière: grandir et faire grandir dans la charité. Il manifesta le maximum de sa charité envers le prochain en accueillant, pendant plus de 50 ans, de très nombreuses personnes, qui accouraient à son ministère et à son confessionnal, à son conseil et à son réconfort. Il était comme assiégé : on le cherchait à l'église, à la sacristie, au couvent. Et il se donnait à tous, faisant revivre la foi, distribuant la grâce, portant la lumière. Mais il voyait l'image du Christ particulièrement dans les pauvres, en ceux qui souffrent ou qui sont malades, et il se donnait spécialement à eux. Il a exercé de manière exemplaire la vertu de prudence, il agissait et conseillait à la lumière de Dieu. Son intérêt était la gloire de Dieu et le bien des âmes. Il a traité toutes les personnes avec justice, loyauté et grand respect.


La vertu de force a brillé en lui. Il ne tarda pas à comprendre que son chemin serait celui de la croix, et il l'accepta aussitôt avec courage et par amour. Il fit l'expérience pendant de nombreuses années des souffrances de l'âme. Pendant des années, il supporta les souffrances de ses plaies avec une admirable sérénité. Quand il fut objet d'enquêtes et que l'on restreignit son ministère sacerdotal, il accepta tout avec résignation et profonde humilité. Devant des accusations injustes et des calomnies, il sut toujours se taire, faisant confiance au jugement de Dieu, de ses supérieurs et de sa propre conscience. Il employait habituellement la mortification pour obtenir la vertu de tempérance, conformément au style franciscain. Dans sa mentalité et dans son mode de vie, il était tempérant. Conscient des engagements pris dans la vie consacrée, il observait avec générosité les vœux professés. Il a été obéissant en tout aux ordres de ses supérieurs, même lorsqu'ils étaient difficiles. Son obéissance était surnaturelle dans l'intention, universelle dans son étendue et intégrale dans son exécution. Il pratiqua l'esprit de pauvreté avec un total détachement de lui-même, des biens terrestres, des commodités et des honneurs. Il a toujours eu une grande prédilection pour la vertu de chasteté. Son comportement était modeste partout et avec tous. Il s'estimait sincèrement inutile, indigne des dons de Dieu, rempli à la fois de misères et de faveurs divines. Face à l'admiration que lui portait beaucoup de monde, il répétait: «Je veux être seulement un pauvre frère qui prie». Sa santé, depuis sa jeunesse, ne fut pas très florissante et, surtout au cours des dernières années de sa vie, elle déclina rapidement. «Sœur la mort» le frappa, alors qu'il était préparé et serein, le 23 septembre 1968, à l'âge de 81 ans. Ses obsèques furent célébrées en présence d'une foule tout à fait extraordinaire.


Le 20 février 1971, à peine trois ans après sa mort, parlant aux supérieurs de l'Ordre des Capucins, Paul VI disait de lui: «Regardez quelle renommée il a eue, quelle audience mondiale il a rassemblée autour de lui! Mais pourquoi? Peut-être parce qu'il était un philosophe? Parce qu'il était un sage? Parce qu'il avait des moyens à sa disposition? Parce qu'il célébrait la Messe avec humilité, confessait du matin au soir, et était, c'est difficile à dire, un représentant de notre Seigneur marqué de ses stigmates. C'était un homme de prière et de souffrance». Déjà durant sa vie il jouissait d'une grande renommée de sainteté, due à ses vertus, à son esprit de prière, de sacrifice et de consécration totale au bien des âmes. Au cours des années qui ont suivi sa mort,la renommée de sa sainteté et de ses miracles est allée en se développant, devenant un phénomène ecclésial, répandu dans le monde entier, auprès de toutes les catégories de personnes. Ainsi Dieu manifestait à l'Église sa volonté de glorifier sur terre son fidèle serviteur. Il ne se passa pas beaucoup de temps avant que l'Ordre des Frères Mineurs Capucins n'accomplît les étapes prévues par la loi canonique pour mettre en route la Cause de béatification et de canonisation. Toute chose examinée, le Saint-Siège, selon les normes du Motu proprio «Sanctitas clarior», concéda le Nihil obstat le 29 novembre 1982. L'Archevêque de Manfredonia put ainsi procéder à l'introduction de la Cause et à la réalisation du procès de reconnaissance (1983-1990). Le 7 décembre 1990, la Congrégation pour les Causes des Saints en reconnut la validité juridique. Une fois achevée la Positio, on discuta, comme d'habitude, pour savoir si Padre Pio avait pratiqué les vertus à un degré héroïque. Le 13 juin 1997, se tint l'assemblée spéciale des Consulteurs théologiens qui eut un résultat positif. Dans la session ordinaire du 21 octobre suivant, Mgr Andrea Maria Erba, Évêque de Velletri-Segni, étant chargé de la cause, les Cardinaux et les Évêques ont reconnu que Padre Pio de Pietrelcina a pratiqué à un degré héroïque les vertus théologales, cardinales et les autres.


Le 18 décembre 1997, en présence de Jean-Paul II, fut promulgué le décret sur l'héroïcité des vertus. Pour la béatification de Padre Pio, la postulation a présenté au dicastère compétent la guérison de Madame Consiglia De Martino, de Salerne. À propos de ce cas, se déroula le Procès canonique régulier auprès du tribunal ecclésiastique de l'archidiocèse de Salerno-Campagna-Acerno, de juillet 1996 à juin 1997. Le 30 avril 1998, se tint, au siège de la Congrégation pour les Causes des Saints, l'examen du Conseil médical et, le 22 juin de la même année, l'assemblée spéciale des Consulteurs théologiens. Le 20 octobre suivant, au Vatican, se réunit la Congrégation ordinaire des Cardinaux et des Évêques membres du Dicastère. Le 21 décembre 1998, en présence de Jean-Paul II, fut promulgué le décret sur le miracle. Le 2 mai 1999, place Saint-Pierre, au cours d'une célébration eucharistique solennelle, Sa Sainteté Jean-Paul II, de par son autorité apostolique, déclara Bienheureux le Vénérable Serviteur de Dieu Pio de Pietrelcina et établit la date du 23 septembre pour sa commémoration liturgique. Pour la canonisation du Bienheureux Padre Pio, la postulation a présenté au dicastère compétent la guérison du petit Matteo Pio Colella de San Giovanni Rotondo. Le cas a été soumis à un procès canonique régulier devant le tribunal ecclésiastique de l'archidiocèse de Manfredonia-Vieste, du 11 juin au 17 octobre 2000. Le 23 octobre suivant, la documentation fut transmise à la Congrégation pour les causes des saints. Le 22 novembre 2001, à la Congrégation pour les causes des saints, on a procédé à l'étude de la consultation médicale. L'assemblée spéciale des théologiens consulteurs s'est tenue le 11 décembre et, le 18 du même mois, la session ordinaire des cardinaux et évêques. Le 20 décembre, en présence de Jean-Paul II, on a promulgué le décret sur le miracle. Le décret de canonisation a été promulgué le 26 février 2001.


Le 3 mars 2008, le Saint Siège a fait procéder à l'exhumation du corps de Saint Pio. Celui-ci a été découvert en parfait état d'incorruptibilité. Déposé dans une châsse, Il est exposé à la vénération publique, en la crypte de Sainte Marie des Grâces à San Giovanni Rotondo jusqu'en septembre 2009. Le 21 juin 2009, visitant les religieux du Couvent de Notre Dame des Grâces, la cellule ou vécut le Padre Pio et la Maison du Soulagement des Souffrances, le Pape Benoît XVI est venu se recueillir devant la dépouille du Saint Capucin.

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