28 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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29 décembre

La sainte famille

 

« Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche ». (Luc 2,16).

La réalité dominante de ce que fut la vie de Jésus, Marie et Joseph dans leur petite ville de Nazareth où Joseph exerçait le métier de charpentier, c'est la simplicité. Bien que d'ascendance illustre par ses aïeux - puisqu'elle descendait du roi David - la Sainte Famille menait, au milieu d'une nombreuse parenté, la vie d'un foyer modeste, ni pauvre ni riche, gagnant à la sueur de son front le pain quotidien et respectant les lois administratives et sociales de son peuple. Rythmée par la prière commune à la synagogue, les rites et les nombreuses fêtes religieuses du judaïsme (dont entre autres, le rite de la circoncision, la fête des Tentes, le pèlerinage au temple de Jérusalem), la vie de prière de la Sainte Famille était extérieurement celle de tout bon Israélite pratiquant de l'époque. Pourtant, derrière la modestie de ce comportement respectueux des us et coutumes de sa culture, la Sainte Famille vivait une réalité tellement grandiose, que seuls silence et discrétion pouvaient assurer au Foyer de Nazareth la sérénité nécessaire au développement du plan de Dieu : donner naissance au Messie tant attendu depuis des siècles par le peuple hébreu, Jésus, le Christ-Sauveur du monde, et veiller sur son enfance et son adolescence jusqu'à ce qu'Il atteigne sa pleine maturité d'homme et puisse commencer sa vie publique et la prédication de son Evangile. C'est en effet dans l'humble demeure de Nazareth que commencèrent à se dérouler, entre les membres de la Sainte Famille, les premières pages de ce Nouveau Testament que le Ciel, en son Verbe fait chair, est venu donner aux hommes, par amour et pour le salut de tous. Le témoignage du Christ et de ses parents montre aussi l'immense rayonnement que peut atteindre une vie familiale commune vécue en Dieu, dans la simplicité et dans un grand amour partagé.

La Sainte Famille met en évidence les attitudes fondamentales pour toute famille : personne n'appartient à personne, et chacun agit selon sa propre vérité, qui réside dans sa relation à Dieu.

 

Méditation

 

O mon âme ! Où trouver cette foi admirable que la sainte Famille a manifestée à la face de la terre ? Foi humble et docile. Les membres de cette famille ne délibèrent pas sur la conduite qu'ils ont à tenir quand Dieu les appelle. Ils ne sont pas inquiets sur les moyens qui leur resteront pour pourvoir à leurs besoins, après qu'ils auront renoncé à leurs propres projets pour suivre les appels de Dieu. Ils obéissent sans répliquer à la voix de Dieu et s'attachent à lui pour ne jamais le quitter.


Prière

 

Seigneur Jésus ! Attachez mes pas aux vôtres, pour que je ne suive plus que vous. Aidez-moi à vous respecter comme mon maître, à vous aimer comme mon Sauveur, à vous adorer comme mon Dieu. Ayez pour moi toute la tendresse d'un père qui me fera partager ses inquiétudes, ses consolations, ses douleurs. Ouvrez-moi votre cœur et priez votre père afin que je sois fortifié dans mes faiblesses, soulagé dans mes souffrances, consolé dans mes afflictions, rassuré dans mes terreurs.


Résolution : Je ne me laisserai pas aller au découragement dans les tentations. J'invoquerai avec confiance le secours du ciel pour obtenir la grâce de n'être pas vaincu par le démon. Je ne manquerai jamais de témoigner à Dieu ma reconnaissance lorsqu'il m'aura fait éviter le danger.


Fin du Mois de Jésus Naissant

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Prochain mois de dévotion : le Mois de la Passion de Jésus

Rendez-vous le 30 mars

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27 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

Saints Innocents

28 décembre

Le massacre des saints innocents

 

« Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : « Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus ». (Matthieu 2, 13-18).

La violence au berceau ! Abomination ! La folie paranoïaque d'Hérode est incontestable. Ce genre de projet lui ressemble, lui qui fit assassiner son épouse et plusieurs de ses enfants. Le passage est inséré au cœur de l'épisode de Jésus en fuite avec ses parents en Egypte. Il rejoint ainsi l'événement fondateur du Peuple élu : le massacre orchestré par Pharaon (Exode 1-2). La clé du récit est là. L'enfant Jésus échappe à la mort, comme le fut l'enfant Moïse sauvé par Dieu en vue de sa mission. Jésus, dès ses premiers instants de vie, revit l'histoire du Salut du Peuple. Jésus est bien le Seigneur qui accompagne le Peuple, de la violence de l'Exode jusqu'à la violence de la Passion. Le massacre des innocents annonce ainsi le massacre de l'Innocent, dont le don sauvera définitivement le Peuple. Jésus, le nouveau Moïse, accomplit ainsi les Écritures. En citant Jérémie 31,15, Matthieu fait allusion à d'autres événements douloureux et violents vécus par le Peuple de Dieu. Rachel, « la mère » des tribus du nord d'Israël, pleure ses fils et ses filles déportés par les Assyriens. C'est de Rama (l'un des lieux probables, avec Bethléem, du site de la tombe de Rachel) que les tribus du Sud partirent pour Babylone lors de l'Exil (Jérémie 40,1).

 

Méditation

 

O mon âme ! Dès les premiers moments de l'histoire d'Israël jusqu'à la naissance du Messie, la violence frappe. Dieu est innocent de ces carnages, il se met toujours du côté des violentés, solidaires de ceux qui souffrent et leur offrant le Salut. Jésus annonce ce Dieu, bien plus, il est Dieu !


Prière

 

Seigneur, demeurez avec nous pour être notre force, notre refuge et notre libérateur dans les jours de désolation. Demeurez avec nous et nous nous efforcerons de réparer par la sincérité de nos adorations et de nos hommages les profanations auxquelles votre amour pour nous vous tiendra exposé.

 

Résolutions : Je m'éloignerai autant que je pourrai des divertissements du monde. J'aurai en horreur ses spectacles, ses assemblées nocturnes et je m'abstiendrai de temps en temps des plaisirs qui me paraîtront innocents et permis. Je considérerai souvent l'ineffable bonté du Fils de Dieu qui veut bien habiter parmi les hommes. Je m'estimerai infiniment heureux de pouvoir fréquenter la maison du Seigneur, et je n'y paraîtrai jamais qu'avec recueillement et dévotion.


Un Je vous salue Marie

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24 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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25 décembre

Saint jour de Noël

l'adoration des bergers

 

« Ils se dépêchèrent d'y aller et ils trouvèrent Marie et Joseph, ainsi que le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant ». (Luc 2,16-17).

« Marie gardait le souvenir de tout cela et le méditait dans son cœur. Puis les bergers repartirent en célébrant la gloire de Dieu et en lui adressant des louanges à cause de tout ce qu'ils avaient entendu et vu et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé ». (Luc 2, 19-20).

« Les bergers arrivent à la crèche, regardent discrètement mais n'osent pas entrer. L'un d'eux soupire bruyamment.Joseph se retourne et vient à la porte (ou plutôt près de la couverture qui sert de porte). « Qui êtes-vous ? » « Des bergers. Nous vous apportons de la nourriture et de la laine. Nous venons adorer le Sauveur ». « Entrez ! » dit Joseph. Et tous les bergers, soudain enhardis, s'avancent avec leurs cadeaux. Marie se retourne et sourit : « Venez » dit-elle. « Venez ! » et elle les invite de la main et par son sourire et elle prend le garçon qui a vu l'ange et l'attire à elle, tout près de la crèche. Et l'enfant regarde, radieux. Les autres, invités aussi par Joseph, s'avancent avec leurs cadeaux, et avec des paroles brèves, émues, les déposent aux pieds de Marie. Ils regardent le petit Bébé qui pleure doucement et ils sourient, émus et heureux. L'un d'eux plus hardi dit : « Prends, Mère, elle est soyeuse et propre. Je l'avais préparée pour le bambin qui va bientôt naître chez nous, mais je te la donne. Mets ton Fils dans cette laine, elle sera douce et chaude ». Et il offre une peau de brebis, une très belle peau avec une longue toison de laine toute blanche.

Marie soulève Jésus et l'en enveloppe. Elle le montre aux bergers qui, à genoux sur la litière du sol, le regardent extasiés. Ils se font plus hardis et l'un d'eux propose : « Il faudrait Lui donner une gorgée de lait ou mieux de l'eau et du miel. Mais nous n'avons pas de miel. On en donne aux tout petits. J'ai sept enfants, je suis au courant... » « Voilà du lait. Prends, Femme ». « Mais il est froid. Il faut du chaud. Où est Elie ? C'est lui qui a la brebis ». Elie doit être l'homme au lait, mais il n'est pas là. Il s'est arrêté dehors et regarde par une fente et il est perdu dans l'obscurité de la nuit. « Qui vous a amenés ici ? » « Un ange nous a dit de venir et Elie nous a conduits. Mais où est-il à présent ? » Un bêlement de la brebis le trahit. « Avance, on demande de toi ». Il entre avec la brebis, intimidé d'être le plus remarqué. « C'est toi ? » dit Joseph qui le reconnaît. Et Marie lui sourit en disant : « Tu es bon ». Ils traient la brebis, et trempant l'extrémité d'un linge dans le lait chaud et écumeux, Marie baigne les lèvres du Petit qui suce cette douceur crémeuse. Ils sourient tous, et plus encore lorsque avec le coin de la toile encore entre les lèvres, Jésus s'endort dans la tiédeur de la laine.

« Mais vous ne pouvez rester ici. Il fait froid et humide. Et puis... avec cette odeur d'animaux ! Ça ne va pas... et ça ne va pas pour le Sauveur ». « Je le sais » dit Marie avec un grand soupir. « Mais il n'y a pas de place pour nous à Bethléem ». « Prends courage, ô Femme. Nous allons te chercher une maison ». « Je vais en parler à ma patronne, dit l'homme au lait, Élie. Elle est bonne. Elle vous accueillera, dut-elle vous céder sa pièce. Dès qu'il va faire jour, je lui en parle. Elle a sa maison toute pleine, mais elle vous donnera une place ». « Pour le Petit au moins. Moi et Joseph, n'importe si nous restons encore par terre. Mais pour le Petit... » « Ne soupire pas, Femme, j'y pense. Je raconterai à beaucoup de gens ce qui nous a été dit. Vous ne manquerez de rien. Pour le moment, prenez ce que notre pauvreté peut vous donner. Nous sommes des bergers... » « Nous sommes pauvres, nous aussi" dit Joseph. "Et ne pouvons vous dédommager ». « Oh ! Nous ne voulons pas ! Même si vous le pouviez nous ne le voudrions pas ! Le Seigneur nous a déjà récompensés. La paix, il l'a promise à tout le monde. Les anges disaient : « Paix aux hommes de bonne volonté. » Mais à nous, il l'a déjà donnée car l'ange a dit que cet Enfant, c'est le Sauveur, le Christ, le Seigneur. Nous sommes pauvres et ignorants, mais nous savons que les Prophètes disent que le Sauveur sera le Prince de la Paix et à nous il a dit d'aller l'adorer. Ainsi il nous a donné sa paix. Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et gloire à celui qui est son Christ ! Et toi, sois bénie, Femme qui l'a engendré ! Tu es Sainte puisque tu as mérité de le porter ! Commande-nous, comme une Reine, car nous serons contents de te servir. Que pouvons-nous faire pour toi ? » « Aimer mon Fils, et avoir toujours dans le cœur vos pensées de maintenant ».

Le Fils du Très Haut est étendu dans l'étable de Bethléem « Maison du pain ». Il est environné de tous les attributs de la pauvreté. Est-ce bien cet enfant attendu depuis un grand nombre de siècles ? Celui qui est appelé à remplir les plus glorieuses destinées ? Son apparition sur la terre doit occuper la première place dans les annales du monde. Le moment où il a vu le jour sera salué par tous les peuples de la terre comme l'aurore de leur délivrance. Les entrailles qui l'ont porté seront appelées bienheureuses de génération en génération. De l'époque de sa naissance, datera un nouvel ordre de siècles qui remplacera chez les nations à venir la mémoire de leur fondation. Cet enfant extraordinaire établira un empire qu'aucun autre ne pourra soutenir la puissance. Il changera la face du monde. Approchons-nous donc de l'humble séjour qui renferme l'auteur de notre salut, et vénérons les moyens ineffables et incompréhensibles par lesquels Dieu arrive à l'exécution de ses projets éternels.

Ô si la terre connaissait le prix du trésor qu'elle possède ! Comme on s'empresserait de préparer à ce divin Enfant la place la plus honorable dans les hôtelleries dont il ne peut avoir l'entrée ! Que dis-je, les rois les plus puissants environneraient son berceau et se disputeraient le bonheur de le recevoir dans leurs palais. Mais non, Jésus Christ s'étant chargé d'expier en sa personne toutes les iniquités du monde, il sera appelé l'homme des douleurs ; dès les premiers moments de sa naissance. Il boira la coupe des souffrances et des humiliations, et jusqu'au sommet du calvaire, sa vie ne sera qu'un continuel martyre. Je le vois, ce saint enfant, dans le pauvre asile qu'il a choisi pour y faire entendre ses premiers soupirs. Hélas ! Il n'a pas où reposer sa tête, et pour tout témoin de sa naissance adorable, il ne se trouve là que quelques bergers couverts de haillons, qui se prosternent devant lui. Et pourtant que je ne me trompe pas, sous cet aspect extérieur de pauvreté et d'abandon, je dois adorer mon Rédempteur et mon Dieu ». (Maria Valtorta – T.1, chapitre 49).

 

Méditation

 

O mon âme ! Entre avec les bergers dans l'étable où repose ton Sauveur. Je n'ai pas été assez heureux pour assister avec les bergers au grand spectacle de votre naissance temporelle. Je n'ai pu recueillir vos premières larmes, ni adoucir vos premières souffrances, mais puisque je peux aujourd'hui me procurer la même consolation, puisqu'il ne tient qu'à moi de préparer à votre enfance un lieu où elle pourra goûter le calme et le repos, daignez m'admettre dans votre crèche, pour que je m'y pénètre de la grandeur des peines que vous endurez. Apprenez-moi à rendre utile pour mon salut la méditation des grands exemples de pauvreté et d'abnégation que vous me proposez. Je veux être rempli de pitié en voyant l'état d'abjection où votre charité pour moi vous a réduit. Je veux vous apporter le soulagement qui est en mon pouvoir et ne pas augmenter vos souffrances.


Prière

 

O mon divin Jésus ! Que ma charité est imparfaite ! Que mon zèle est faible et languissant ! ...Vous vous soumettez aujourd'hui à une loi humiliante qui vous confond avec la foule des pécheurs, et vous daignez répandre les premières gouttes de ce sang précieux qui doit un jour arroser le calvaire. Quelle honte pour moi qui tiens un compte si exact des petits sacrifices que je vous fais. Combien je suis confus et affligé lorsque je compare à votre soumission l'esprit d'indocilité que je manifeste toutes les fois qu'il me faut satisfaire à des obligations qui répugnent à ma nature corrompue ! Ô Jésus ! Ô mon Sauveur ! Donnez-moi la grâce de pouvoir surmonter cet amour propre, cette vanité qui me tyrannisent. Faites que je mette toute ma gloire à me combattre moi-même, à subjuguer mes mauvais penchants, et à me montrer docile à vos saintes inspirations.

Résolutions : Je vais m'appliquer à détacher mon cœur de toute affection pour les biens de la terre. Je regarderai les richesses comme un des obstacles les plus dangereux que puisse rencontrer un chrétien dans le chemin du salut, et je n'en userai que pour satisfaire mes besoins, réservant le superflu pour les pauvres. Je prierai Dieu d'augmenter a foi et de me remplir de courage pour la confesser hautement devant les hommes.

 

Un Je vous salue Marie

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Saint et Joyeux Noël à toi, cher lecteur,

Que la paix et la joie de Jésus t'accompagnent,

et que descendent sur toi toutes les bénédictions du Seigneur!

 

 


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23 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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24 décembre

La naissance de Jésus

 

« Et toi, Bethléhem Ephrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l'origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l'éternité. C'est pourquoi il les livrera Jusqu'au temps où enfantera celle qui doit enfanter ». (Michée 5, 2-3).

C'est au cœur de la nuit, au cours de la saison la plus rigoureuse, dans la grotte la plus glaciale, habitation des troupeaux plus que d'une créature humaine, que vint à la lumière, à la plénitude des temps, le Messie promis - Jésus - le Sauveur des hommes. Aucun bruit autour de lui ; un bœuf et un âne réchauffent le pauvre Enfant nouveau-né ; une femme humble, un homme pauvre et fatigué en adoration devant lui. Ne se font entendre que les vagissements et les pleurs de Dieu devenu enfant. Et par ces pleurs, par ces vagissements, il offre à la justice divine la première rançon pour notre réconciliation.

Depuis plus de quarante siècles il est attendu ; c'est avec des soupirs que les Patriarches en avaient invoqué la venue ; les auteurs sacrés avaient prophétisé clairement et le lieu et l'époque de sa naissance… Pourtant tout est silence et il semble que nul ne sait rien de ce grand avènement. Un peu plus tard seulement, des bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les champs viennent lui rendre visite. Ils ont été avertis par des esprits célestes de cet avènement grandiose, et invités à se rendre à la grotte où il se trouve. Qu'ils sont nombreux et importants, les enseignements qui partent de la grotte de Bethléem ! Oh, comme notre cœur doit se sentir brûlant d'amour pour celui qui s'est fait toute tendresse pour nous ! Comme nous devrions avoir au cœur le désir de conduire le monde entier à cette humble grotte, refuge du roi des rois, plus grande que tout palais humain, parce que trône et demeure de Dieu ! Demandons à ce divin Enfant de nous revêtir d'humilité, parce que seule cette vertu nous fera goûter ce mystère rempli de tendresse divine. Les palais de l'Israël orgueilleux scintillent, mais ce n'est pas en eux qu'est venue au monde la Lumière ! Mettant leur assurance dans la grandeur humaine, baignant dans l'or : ainsi sont les notables de la nation juive ; les prêtres du temple sont pleins de vaine gloire et de superbe ; à l'encontre du sens véritable de la révélation divine ils attendent un Sauveur rabougri, venant dans le monde selon la grandeur humaine et la puissance.

Mais Dieu, qui a toujours à cœur de confondre la sagesse de ce monde, balaie leurs projets et, à l'encontre de l'attente de ceux qui sont privés de la sagesse divine, descend parmi nous dans la plus grande abjection, renonçant à naître dans l'humble maison de Joseph ou même dans celle d'un parent ou d'une connaissance dans la ville de Juda ; et, en quelque sorte rejeté par les hommes, il demande asile et secours à de vils animaux, choisissant leur demeure comme lieu de sa naissance, leur paille pour réchauffer son petit corps délicat. Il fait en sorte que le premier hommage lui soit rendu par de pauvres et rustres bergers qu'il a lui-même, par l'intermédiaire de ses anges, informés de ce grand mystère.

O sagesse et puissance de Dieu ! Nous sentions le devoir de nous exclamer – entrés en extase avec ton Apôtre – combien tes jugements sont incompréhensibles et insondables tes voies ! Pauvreté, humilité, abjection et mépris entourent le Verbe fait chair ; nous, cependant, nous comprenons une chose de cette obscurité dans laquelle le Verbe fait chair est enveloppé, nous entendons une parole, nous entrevoyons une vérité sublime : Tout cela, il l'a fait par amour ; il ne nous invite qu'à l'amour, il ne nous parle que d'amour, il ne nous donne que des preuves d'amour. L'Enfant céleste souffre et gémit dans la crèche, afin que la souffrance nous devienne aimable et méritoire, afin que nous la recherchions : il manque de tout afin que nous apprenions de lui le renoncement aux biens terrestres, il prend plaisir en ces pauvres et humbles adorateurs, pour nous pousser à aimer la pauvreté et à préférer la compagnie des petits et des simples à celle des grands de ce monde. Ce petit Enfant, qui est tout mansuétude et douceur, veut insuffler en nos cœurs, par son exemple, ces vertus sublimes, afin que dans ce monde déchiré et bouleversé surgisse une ère de paix et d'amour. Par sa naissance il nous indique notre mission : mépriser ce que le monde aime et recherche.

 

Méditation

 

O mon âme ! Transporte-toi à Bethléem ; entre dans la grotte. Qu'aperçois-tu ? Un enfant couvert des lambeaux de la pauvreté, étendu sur la paille, et exposé à l'influence d'une saison rigoureuse. Quel spectacle ! Est-ce bien là le Messie promis depuis tant de siècles, le désiré des nations, le Sauveur d'Israël ? Est-ce bien là le Dieu sans lequel rien de ce qui existe, n'eût été créé ? Le Verbe admis avant tous les siècles aux conseils éternels, lorsque la grande architecture de l'univers y fut arrêtée ? Ces mains délicates qui s'élèvent et retombent faiblement sont donc les mêmes qui travaillèrent à disperser les horreurs du chaos lorsqu'une voix puissante fit jaillir du sein des ténèbres des flots étincelants de lumière ? Sous ces dehors humbles et méprisables, la foi m'ordonne de reconnaître le Dieu qui a le ciel pour trône, et la terre pour escabeau. Le Dieu dont la face fait le ravissement des élus, et devant lequel les célestes intelligences se tiennent en tremblant. Ô prodige d'abaissement et d'abnégation ! Ô amour immense de Jésus pour les hommes ! Qui me donnera de pouvoir sonder vos mystérieuses et adorables profondeurs ? Prosternons-nous devant la crèche, et offrons à Jésus tout notre cœur, sans réserve ; promettons-lui de suivre les enseignements qui viennent à nous depuis la grotte de Bethléem, et peuvent presque se résumer en ceci : Vanité des vanités, tout est vanité.

 

Prière

 

Adorable Jésus, victime volontaire pour les péchés du monde ! Que votre dévouement est digne de l'admiration et de la reconnaissance des chrétiens ! Vous ignorez tous les complots qui s'ourdissent contre vous, toutes les ignominies et toutes les tortures qui vous attendent. Car votre amour pour nous est plus fort que la mort. Vous savez que notre salut ne peut être accompli autrement. Il n'en faut pas davantage à votre charité pour lui faire braver avec joie toutes les douleurs. Ai-je jamais payé de retour, ô mon Dieu ! Cet amour infini que vous manifestez pour les hommes ? Suis-je dans la disposition de tout sacrifier plutôt que de vous déplaire ? Aidez-moi à comprendre le prix des ineffables sacrifices que vous vous êtes imposés par amour pour moi. Que je mette à profit les jours que votre miséricorde me donne encore et que je travaille sérieusement à sortir de l'abîme profond où mes péchés m'ont enseveli. Je vous demande humblement cette grâce, mon doux Rédempteur. J'ai la confiance que vous me l'accorderez puisque vous ne refusez jamais rien à la prière d'un cœur contrit et humilié.

Résolutions : Je vais faire une revue sur ma vie passée, et rappeler dans mon esprit les principales chutes que j'ai faites depuis l'âge de raison, afin que ce souvenir détruise pour toujours en moi cette dangereuse confiance que j'ai trop souvent en mes propres forces. Si je connais des personnes qui sont divisées, je vais tâcher aujourd'hui d'opérer leur réconciliation. Si je ne peux y parvenir, j'adresserai à Dieu de ferventes prières pour qu'il daigne établir dans tous les cœurs le règne de la charité.

 

Un Je vous salue Marie

 

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22 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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23 décembre

La grotte de l'accueil

 

« Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. » (Matthieu 8, 20).

Dans la dépression, en haut et en bas des pentes qui l'entourent, il y a des maisons et encore des maisons. C'est Bethléem. « Nous voici sur la terre de David, Marie. Maintenant tu vas te reposer. Tu me semble tellement fatiguée... » « Non. Je pensais... Je pense... » Marie prend la main de Joseph et lui dit avec un sourire radieux : « Je crois vraiment que le moment est venu ». « Dieu de miséricorde ! Comment allons-nous faire ? » « Ne crains pas, Joseph. Ne te laisse pas troubler. Vois comme je suis calme, moi ! » « Mais tu souffres beaucoup ». « Oh ! Non. Je suis remplie de joie. Une telle joie, si forte, si belle, si irrésistible, que mon cœur bat fort, fort et me dit : Il naît ! Il nait ! Il le dit à chaque battement. C'est mon Petit qui frappe à la porte de mon cœur et qui me dit : Maman, me voici pour te donner le baiser de Dieu. Oh! quelle joie, mon Joseph ! » Mais Joseph n'est pas à la joie. Il pense à l'urgence de trouver un abri et il hâte le pas. Porte après porte, il demande un abri. Rien. Tout est occupé. (…)

« Ohé ! Galiléen ! » lui crie par derrière un vieil homme. « Là au fond, sous ces ruines, il y a une tanière. Peut-être n'y a-t-il encore personne ». Ils s'approchent de cette « tanière ». C'est vraiment une tanière. Parmi les décombres d'un bâtiment en ruines, il y a un refuge, au-delà duquel se trouve une grotte... Pour y voir plus clair, car il y a très peu de jour, Joseph allume une petite lampe qu'il sort de la besace qu'il porte en bandoulière. Il entre. Un mugissement le salue. « Viens. Marie, elle est vide, il n'y a qu'un bœuf ». Joseph sourit : « Ça vaut mieux que rien !... ».

Marie met pied à terre et entre. Joseph a fixé la petite lampe à un clou dans l'un des troncs qui servent de pilier. On voit la voûte couverte de toiles d'araignées, le sol en terre battue et tout disloqué avec des trous, des cailloux, des détritus et des excréments et couvert de tiges de paille. Au fond, un bœuf se retourne et regarde avec ses grands yeux tranquilles pendant que du foin lui pend des lèvres. Il y a un siège grossier et deux pierres dans un coin, près d'une fente. Le noir de ce recoin indique que c'est là qu'on fait du feu.

Marie s'approche du bœuf. Elle a froid. Elle lui met les mains sur le cou pour en sentir la tiédeur. Le bœuf mugit et se laisse faire. Il semble comprendre. De même quand Joseph le pousse plus loin pour enlever beaucoup de foin au râtelier et faire un lit pour Marie. Le râtelier est double : celui où mange le bœuf et par-dessus une sorte d'étagère où se trouve une provision de foin. C'est celle-là que prend Joseph. Le bœuf laisse faire. Il fait aussi une place pour l'âne qui, fatigué et affamé, se met tout de suite à manger. Il sort parce que dehors il y a un ruisseau et revient avec de l'eau pour l'âne. Puis il s'empare d'une botte formée de branches, déposée dans un coin et essaye de balayer le sol. Ensuite il étend du foin, en fait un lit, près du bœuf dans l'angle le plus sec et le plus abrité...

Marie, assise sur un tabouret, fatiguée, regarde et sourit. C'est fini. Marie s'installe de son mieux sur le foin moelleux avec les épaules appuyées sur un tronc. Joseph complète l'ameublement en étendant son manteau qui fait office de tente sur le trou qui sert d'entrée. Un abri très relatif. Puis il offre du pain et du fromage à la Vierge et lui donne à boire de l'eau d'une gourde. « Dors maintenant » lui dit-il après. « Moi, je veillerai pour que le feu ne s'éteigne pas. Il y a du bois, heureusement. Espérons qu'il dure et brûle. Je pourrai épargner l'huile de la lampe ».

Marie s'allonge, obéissante. Joseph la couvre avec le manteau même de Marie et la couverture qu'elle avait d'abord aux pieds. « Mais toi... tu auras froid ». « Non, Marie. Je reste près du feu. Tâche de te reposer. Demain ça ira mieux. » Marie ferme les yeux sans se faire prier. Joseph se rencogne dans son coin sur le tabouret avec des brindilles à côté. Il y en a peu. Je ne pense pas qu'elles durent longtemps. Il se retourne de temps en temps pour la regarder et la voit tranquille, comme si elle dormait. Il utilise peu à peu les branches et les jette une par une sur le feu pour qu'il ne s'éteigne pas, pour qu'il donne de la lumière et pour que ce peu de bois dure. Il n'y a plus que la lueur, tantôt plus vive, tantôt presque morte du feu, car la lampe est à bout de combustible et dans la pénombre se détache seulement la blancheur du bœuf, du visage et des mains de Joseph. Tout le reste n'est qu'une masse qui se fond dans l'épaisseur de la pénombre.

« On ne vous dit rien » dit Marie. « La vision parle d'elle-même. A vous d'en tirer la leçon de charité, d'humilité et de pureté qui en découle. Repose-toi. Repose-toi en veillant comme j'ai veillé en attendant Jésus. Il viendra t'apporter sa paix ». (Maria Valtorta, Tome 1 – P167-168).

 

Méditation

 

O mon âme !  Admire, cet exemple de l'humilité de ton Sauveur. Représente-toi cette grotte où le Dieu du ciel et de la terre va paraître dans ce petit enfant. Cela se passe à Bethléem, ville du pain. Cela préfigure le moment où Jésus réunissant ses disciples, rompra le pain en plusieurs morceaux, en donnera à chacun de ses apôtres, en leur disant : « Prenez et mangez, ceci est mon corps qui est livré pour vous, faites ceci en mémoire de moi ». Il prendra ensuite le calice, rendra grâce à son Père et le donnera à ses disciples, en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour vous et pour la multitude en rémission des péchés ». Le voilà consommé, ô mon âme ! Ce grand mystère d'amour, de puissance et d'anéantissement. Le Fils de Dieu ne quittera plus la terre. Il habitera au milieu des siens, même après être remonté triomphant dans le royaume de son Père. Il sera, dans le sacrement de son corps et de son sang, la nourriture, la boisson et le soutien de ses fidèles. Jésus est pour nous toutes choses dans la très sainte eucharistie : si vous voulez guérir vos blessures, il est le médecin ; si vous êtes chargé de péchés, il est la justice ; si vous avez besoin d'assistance, il est la force ; si vous craignez la mort, il est la vie ; si vous voulez au ciel, il est la voie ; si vous fuyez les ténèbres, il est la lumière ; si vous avez faim, il est la nourriture. Goûtez et voyez donc combien est doux Jésus, Notre Seigneur.

 

Prière


O Dieu plein d'amour pour moi ! Comment ai-je pu voir avec indifférence toutes les peines que vous vous êtes données pour m'attirer à vous ? Comment n'ai-je pas été attendri en voyant vos pieds sacrés se lasser à me poursuivre à mesure que je me lassais à vous fuir ? Doux Jésus, aidez-moi à préparer la grotte de mon âme pour qu'elle soit prête à vous accueillir demain. Venez divin Messie, je vous attends au cœur de mon cœur. Venez y faire votre demeure et m'apporter votre joie, votre paix pour que celles-ci soient parfaites en moi.

Résolutions : Je ne différerai plus de mettre à exécution les inspirations salutaires de la grâce. Je regarderai tous les moments que Dieu m'accorde, comme autant de faveurs spéciales et j'éviterai de les employer à des occupations frivoles.

 

Un Je vous salue Marie

 

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20 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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21 décembre

Marie Mère du Roi

 

« Le roi se leva à sa rencontre et se prosterna devant elle, puis il s'assit sur son trône, on mit un siège pour la mère du roi et elle s'assit à sa droite ». (1 R 2,19)

L'expression « mère du roi », dans la Bible, fait référence à la mère du roi Salomon assise à la droite du roi. Dès son « Fiat », le Cœur de Marie et de Jésus ont été si unis qu'ils sont devenus Un. La Vierge des vierges, la Toute Sainte, Celle qui allait donner vie au Fils Unique de Dieu, et devenir la Théotokos : Mère de Dieu, porte ce titre de Mère du Roi. Plus tard, lorsque la Sainte Vierge sera montée au ciel avec son corps et son âme, par la puissance du Saint Esprit, Elle sera assise à la droite du « Roi du ciel et Sauveur Jésus Christ » qui est assis à la droite de son Père. Elle est pour toujours être proclamée dans le Ciel comme : Mère du Roi des rois. Du cœur de la mère, les enfants reçoivent la vie naturelle, le premier souffle, le sang vivifiant, les palpitations du cœur. En regardant la dépendance du petit enfant dans les premiers temps de sa gestation dans le sein maternel, nous pourrions presque dire que le cœur de la mère est le cœur de son enfant. Quand Marie a porté dans son sein, le Fils du Père Eternel, son Cœur est, en quelque sorte devenu le cœur d'un nouveau fruit qui est le Christ, le Verbe de Dieu.

 

Méditation

 

O mon âme ! Prends-tu conscience que la vie dans le Christ est aussi une vie par Marie, Parce que Jésus a pris de Marie, son Corps et son Sang. Sois emplie de gratitude, ô mon âme, pour le grand miracle que Dieu a opéré en Marie : le Père a enclos son Fils, comme s'il en était le premier tabernacle. Marie a été le premier ostensoir qui l'a gardé, et c'est le sang de son Cœur Immaculé qui a fourni au Fils de Dieu sa vie et son humanité, lui de qui nous recevons tous « grâce pour grâce » (Jn 1,16). Voilà pourquoi Marie, cette Mère du Roi admirable doit être ton refuge et ton chemin qui mène à Dieu.

 

Prière


Je place en vous toutes mes espérances, tout mon salut. Agréez-moi pour votre serviteur, et recevez-moi sous votre protection, ô Mère des miséricordes. Et puisque vous êtes si puissante auprès de Dieu, délivrez-moi de toutes les tentations ou obtenez-moi la force de les vaincre jusqu'à la mort. O ma Mère, par l'amour que vous portez à Dieu, je vous prie de m'assister toujours, mais surtout au dernier moment de ma vie. Ne m'abandonnez point que vous ne me voyez en sûreté au ciel, occupé à vous bénir et à chanter vos miséricordes pendant toute l'éternité. Ainsi je l'espère. (Saint Alphonse-Marie de Ligori)


Résolutions : Je n'oublierai pas de remercier la Mère du Roi des rois pour toutes les grâces que cette Médiatrice de toutes les grâces m'aura obtenues.


Un Je vous salue Marie

 

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19 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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20 décembre

Marie Mère de Dieu eucharistie

 

« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l'enfantement. Alors un autre signe apparut dans le ciel : C'était un grand dragon rouge feu. Il avait sept têtes et dix cornes et, sur ses têtes, sept diadèmes. Sa queue, qui balayait le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre. Le dragon se posta devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissanceé. (Apocalypse 12, 1-4)


Combien Marie est élevée par ce titre


Saint Thomas et saint Bonaventure ne trouvent rien de comparable à la qualité de Mère de Dieu, qui appartient à Marie. Dieu seul est grand, mais la Vierge sainte approche des perfections de la divinité ; elle touche à l'infini ! « Écoute, homme ! S'écrie là-dessus saint Anselme, contemple et admire ! Le Père céleste avait un fils unique et consubstantiel ; mais il n'a pas voulu que ce Fils ne soit qu'à lui seul. Il en a fait part à Marie qui est véritablement sa Mère sur la terre, comme il est son Père dans le ciel. Quel mystère ! Quel autre miracle encore que Dieu a pu opérer ? La virginité et la fécondité jointes ensemble ; une Vierge qui conçoit dans le temps le même Fils que Dieu, avant tous les siècles, a produit dans l'éternité ». Qui jamais avant Marie n'entendit rien de semblable ? Une femme disait, en montrant ses enfants : « Voilà ma gloire, voilà ma couronne ». Cependant, la renommée qu'avaient acquise ses enfants n'était que l'écho d'un peu de bruit qu'ils avaient fait dans le monde. Mais l'enfant que Marie nous montre et qu'elle peut justement appeler sa gloire et sa couronne, c'est le vrai Fils de l'Eternel, le Sauveur des hommes. Dieu ! Quelle élévation, quelle gloire pour une simple créature !

Toutefois, en étant enfants de Marie, nous n'avons rien à envier au bonheur de la Mère de Jésus, puisque par la sainte communion nous devenons participants de ce même bonheur. En effet, l'Eucharistie n'est-elle pas une extension du divin mystère de l'Incarnation et chacun de nous, après avoir communié, ne peut-il pas s'écrier : Mon Dieu est à moi, je le possède et ce Dieu, malgré sa puissance, ne peut rien me donner de plus grand que lui-même ! Que mon âme le bénisse à jamais : Magnificat ! Désormais donc, regardons la communion comme le plus sublime honneur auquel nous puissions aspirer, et approchons-nous souvent de l'eucharistique. Sainte Gertrude aurait passé, nous assure-t-elle, à travers des épées pour se rendre à la sainte table. Marie ! Que cet empressement soit aussi le nôtre, au moins aux beaux jours de vos fêtes !

 

Méditation

 

O mon âme ! Comprends-tu ce grand mystère ? Puisqu'il n'y a en Jésus-Christ qu'une seule personne, Marie est la mère cette personne, et puisque cette personne est la personne du Fils de Dieu, Marie est véritablement Mère de Dieu. A l'instant même où elle acquiesça à la parole de l'archange, le Saint-Esprit forma de sa chair virginale une chair capable de recevoir une âme humaine et, à ce même instant, cette chair, vivifiée par cette âme raisonnable, fut unie substantiellement au Verbe divin. Puisque la nature humaine du Seigneur entra ainsi, dès que formée au sein de Marie, dans la personne du Verbe, cette personne est née de Marie.


Prière


Vierge très sainte et immaculée, ma Mère, ô Marie, à vous qui êtes la Mère de mon Seigneur, le refuge des pécheurs, j'ai recours à vous aujourd'hui, moi, le plus misérable de tous. Je vous vénère, ô grande Reine, et je vous remercie de toutes les grâces que vous m'avez faites jusqu'ici, spécialement de m'avoir délivré de l'enfer, que j'ai si souvent mérité. Je vous aime, ô ma Souveraine très aimable, et pour votre amour, je m'engage à vous servir toujours, et à faire tous mes efforts pour que vous soyez aussi aimée par les autres. (Saint Alphonse-Marie de Liguori)


Résolutions : Je me consacrerai chaque jour à Marie, la Mère de mon Sauveur. A chaque difficulté, j'aurai recours à l'aide de Marie, en lui disant : « Marie, passe devant moi, secoure-moi ».


Un Je vous salue Marie

 

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18 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

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Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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19 décembre

Le saint Nom de Jésus

 

« C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » (Philippiens 2, 9-11).

C’est bien Dieu qui donna ce nom au-dessus de tout nom, puisque c’est l’archange Gabriel qui l’annonça à Marie. Ce n’est pas à Noël qu’il sera révélé au monde mais quelques jours plus tard lors de la circoncision. A Noël, seule Marie connaîtra et savourera ce Nom : Jésus, son fils, mais aussi le Fils unique de Dieu, Dieu qui sauve. Saint Paul précise que le divin enfant reçut à sa circoncision le nom de Jésus, que l’ange lui avait donné avant qu’il fût conçu dans le sein de Marie. C’était ce nom qui devait faire dans la suite des siècles la joie du ciel, la consolation de la terre, la terreur de l’enfer. C’était ce nom qui invoqué devait guérir les malades, chasser les démons, ressusciter les morts. C’était encore ce nom qui devait adoucir l’horreur des déserts, fortifier les confesseurs et faire triompher les martyrs sur les chevalets et sur les échafauds. C’était ce nom qui devait renverser les idoles, réconcilier les peuples, pacifier l’univers. C’était ce nom enfin qui devait être jusqu’à la consommation des siècles le trésor des chrétiens, et le plus précieux héritage que les pères pussent léguer à leurs enfants.

 

Méditation

 

O mon âme !  Combien de fois n’as-tu pas éprouvé toi-même l’efficacité de ce nom adorable ! Combien de fois ne t’a-t-il pas soutenue dans tes tentations, soulagée dans tes douleurs, consolée dans tes afflictions ! Non, je ne m’étonne plus qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse dans le ciel et sur la terre. Je ne m’étonne plus que l’invocation de ce nom sacré ait opéré dans tous les siècles et opère encore aujourd’hui des effets si merveilleux : c’est le nom dont les élus ne cessent de faire retentir les portiques éternels. C’est le nom gravé par la main du Tout Puissant sur les murs de la Cité sainte, et célébré par les concerts des Intelligences célestes. C’est le nom du Messie promis depuis tant de siècles à la maison d’Israël. C’est le nom du Créateur, du Rédempteur, du Sauveur de tous les hommes. Nom si plein de charmes qu’il ferait tressaillir les réprouvés eux-mêmes, s’il était possible qu’un élu le prononce dans les sombres demeures que ces réprouvés habitent avec les démons.

 

Prière


Que l’invocation du nom sacré que vous recevez aujourd’hui me remplisse de force et de courage lorsque je me verrai exposé aux assauts de l’esprit des ténèbres. Que je ne le prononce jamais qu’avec un profond sentiment de respect et de reconnaissance, et que ce nom adorable se retrouve sur mes lèvres lorsque je serai sur le point de mourir.

 

Résolutions : Je travaillerai sans relâche à lutter contre mes inclinations perverses, et je m’imposerai comme une devoir quelques exercices de piété non commandés, pour suppléer aux œuvres obligatoires dont je me suis si souvent dispensé.

 

Un Je vous salue Marie

 

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17 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

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Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

ND de l'Avent (2)

18 décembre

L'attente du Promis aux nations

 

« Voici que vous enfanterez un fils. Il sera grand ; on l'appellera le Fils du Très haut : le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son Père ; il régnera éternellement sur la maison de Jacob et son règne n'aura pas de fin » (Luc 2).

Voilà donc comment Dieu nous décrit le Messie qu'on attend ardemment et qu'on aime. Voilà comment Dieu révèle le mystère ineffable du Messie, de l'Homme-Dieu. C'est ainsi qu'il fut présenté par l'ange Gabriel à Notre Dame. Elle eut foi en Lui.. C'était les paroles mêmes du Roi David. Marie eut foi en la parole de l'ange. Elle dit alors : « Voici la servante du Seigneur ». C'est ainsi que l'ont reçu les Apôtres. Ils ont eu foi en Lui. C'est ainsi qu'il s'est présenté à nous. C'est ainsi que nous le recevrons, nous aussi, dans la foi. L'Avent est un temps d'espérance. A la naissance de Jésus, toutes sortes de promesses divines que Dieu avait faites auparavant se sont réalisées. Pour nous, Noël n'est ainsi pas seulement une fête marquée par le recueillement ou les traditions, mais c'est également la confirmation que Dieu réalise tout ce qu'il a promis. Cela nous conforte dans l'assurance de la foi, selon laquelle toutes les promesses qui se rapportent à la seconde venue de Christ se réaliseront bientôt à leur tour. Le temps de l'Avent doit nous inciter à avancer vers la venue de Christ dans le silence et la profondeur. Comme il est dit dans ce cantique connu :

 

« Ouvrez les portes de vos cœurs

et accueillez le Rédempteur !

Qu'il soit chez vous le bienvenu,

Car il apporte le salut !

Il vient avec ses dons parfaits,

Il vous promet bonheur et paix.

Louez avec ferveur

La grâce du Seigneur ! »

 

Méditation

 

O mon âme ! L'Avent est bien davantage que la période précédant Noël. Car l'Avent te rappelle en même temps le retour de Jésus-Christ. Jésus-Christ a prévu de revenir. Crois-tu, ô mon âme en la promesse du retour de Jésus-Christ. Il revient pour prendre les siens d'entre les morts et les vivants auprès de lui. Cet événement n'est pas le Jugement Dernier, mais l'enlèvement de l'Épouse de Christ pour les noces de l'Agneau (Ap 19,7). Le retour de Jésus est comme un événement proche et certain, vecteur du salut et de la communion avec Christ, et, par conséquent, source de réconfort dans les détresses (Romains 8, 17-18). Sois dans la joie, ô mon âme, car celui qui tient toujours ses promesse va revenir et c'est cette Bonne Nouvelle qui continue à être adressée à tous les hommes.


Prière

 

Mon doux Rédempteur, je ne serai pas plus longtemps insensible. Donnez-moi la grâce de devenir un apôtre qui répandra jusqu'au bout du monde la Bonne Nouvelle. Je ne veux pas seulement attendre passivement, mais travailler à cette œuvre de salut, de joie, d'espérance et d'amour.


Résolutions : Je regarderai les pauvres comme les membres de Jésus. J'aurai la plus grande confiance dans l'efficacité de leurs prières. Je tâcherai de les consoler du mépris que le monde affecte de leur témoigner. Lorsque je m'adresserai à Dieu pour le prier, je travaillerai à avoir un grand recueillement et une grande ferveur.

 

Un je vous salue Marie

 

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14 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

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Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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15 décembre

Joseph père putatif

 

« Réveillé de son sommeil, Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait commandé : il prit chez lui son épouse. Et il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle enfantât son fils, et il lui donna pour nom Jésus ». (Matthieu 1, 1-2).

Joseph n'a pas été pour Marie seulement un protecteur. Il est en toute vérité l'époux de Marie, et même s'il ne l'a pas connue selon le vocabulaire hébraïque, même s'il n'a pas eu avec elle des relations conjugales, il est au sens fort, son époux, c'est-à-dire celui qui a été chargé de l'aimer et d'aimer à travers elle ce mystère éblouissant de l'incarnation, dans laquelle Marie a été entraînée, enveloppée, et dont Joseph lui-même est le serviteur. Un poème de Romanos le Mélode dit cela de manière très belle et très lyrique. Il met dans la bouche de Joseph, ces paroles : "Rempli de crainte, d'étonnement, de stupeur, Joseph se dit en lui-même : quelle est cette femme ? Elle m'apparaît aujourd'hui non pas comme elle était hier. Terrible et doux à la fois, tel est l'aspect de ma compagne, je contemple l'ardeur et la neige, un jardin et une fournaise, une montagne fumante (allusion au Sinaï), et une fleur divine dans sa verdure, le trône redoutable et le fragile marchepied du très miséricordieux. O lumineuse dit-il, je vois une flamme, un brasier qui t'environne, protège-moi Marie, ne me consume pas, ton sein est devenu tout à coup une fournaise remplie de feu. Qu'elle ne me brûle pas. Tu veux que moi aussi comme jadis Moïse (allusion de la révélation de Dieu à Moïse dans le buisson ardent), j'enlève mes chaussures, que je t'approche, que je t'écoute, et qu'instruit par toi, je puisse te dire, salut épouse inépousée".

 

Méditation

 

O mon âme ! Considère Joseph qui a été le témoin en quelque sorte, celui qui a entouré de vénération cet inexprimable mystère d'un Dieu qui, dans le sein d'une femme, se fait homme. En vertu de son mariage avec Marie, en vertu de cet amour conjugal profond qu'il a eu pour Marie et que Marie a eu pour lui, Joseph était à la première place pour contempler en Marie, cet enfant, pour contempler dans cet enfant, le Verbe de Dieu, et toute sa vie en a été transformée, transfigurée. Ô mon âme ! Joseph est celui qui peut te conduire jusqu'à la porte du mystère de Dieu qui se fait homme.

 

Prière


Saint Joseph, vous avez su honorer et aimer comme un époux la femme bénie entre toutes. Dieu a rempli votre cœur de l'affection la plus ardente et la plus pure envers elle. Implorez pour tous les hommes un respect profond pour le sexe féminin, une attitude chevaleresque qui protège la dignité des femmes. Implorez pour tous les époux une affection digne et fidèle envers leur épouse, le sens de cet amour chrétien qui respecte les valeurs éternelles, qui soigne non seulement le corps, mais l'âme, et qui sait conduire vers le bien suprême, la possession de Dieu. Ainsi soit-il.

 

Résolutions : Aussitôt que je me reconnaîtrai coupable d'une nouvelle infidélité à la grâce, je susciterai la contrition en mon âme, et, si je le puis, j'irai à l'église pour y déplorer, dans le silence du sanctuaire, le malheur que j'aurai eu d'offenser le Sauveur. Toutes les fois que j'éprouverai quelque affront, ou qu'on m'adressera des reproches injustes, je me tiendrai intérieurement ce langage : si Jésus, quoique innocent a été traité comme un criminel..., suis-je raisonnable, moi pécheur, de vouloir être traité comme un innocent ?

 

Un Je vous salue Marie

 

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