10 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Pureté d'intention

 

Onzième étrenne spirituelle

11 Janvier

 

Une colombe : la pureté d'intention

 

Offrande

 

C'est vous-même, ô Jésus, qui nous avez recommandé le symbole de la colombe, dont vous nous avez proposé la simplicité comme un modèle. Je vous offre, moi aussi, une petite colombe, comptant sur votre grâce pour vous la rendre agréable et fidèle.

 

Méditation

 

Jamais Jésus-Christ n'a agi sans l'intention de plaire à son son Père, faisant toutes ses actions pour sa gloire. C'était l'unique but de ses démarches, où aboutissaient toutes ses pensées, toutes ses paroles toutes ses œuvres. « Je ne cherche pas ma gloire, disait-il, je cherche uniquement la gloire de mon Père, qui m'a envoyé... Je fais toujours ce qui lui plaît ».

Un vrai disciple de Jésus-Christ, voulant imiter fidèlement Maître, rapporte toutes ses actions à Dieu et les fait pour son amour, suivant cette grande règle que Dieu, étant le premier principe de toute créature, doit en être aussi la fin dernière.

C'est manquer à cette règle indispensable, non-seulement que d'agir avec de mauvaises intentions, mais encore de n'en avoir que d'indifférentes, ou bien que d'agir sans en avoir aucune.

Dès lors, en premier lieu, nous rejetterons bien loin de notre esprit les intentions mauvaises ; nous ne ferons rien aux dépens de notre conscience, pour contenter notre orgueil, notre avarice, notre sensualité ; nous ne nous porterons pas à telle ou telle action plutôt qu'à telle autre uniquement parce qu'elle nous plaît davantage et revient mieux à notre honneur. L'éclat, l'applaudissement et l'estime du monde ne seront jamais la fin que nous nous proposerons.

En second lieu, nous ne nous contenterons point d'avoir des intentions indifférentes. Ainsi, il ne faut pas manger seulement pour vivre, il ne faut pas manger seulement pour se récréer, il ne faut pas pratiquer la vertu seulement parce qu'elle est honorable : laissons aux mondains cette vaine satisfaction de n'avoir point d'autre but dans leurs bonnes œuvres que de s'acquérir le vain titre d'honnêtes gens.

En troisième lieu, nous éviterons soigneusement d'agir sans avoir aucune intention. Et, comme les sources ordinaires de ce défaut sont la routine, la paresse, la précipitation et la légèreté, nous tâcherons de faire toutes nos actions, avec attention nous y emploierons tout le temps et nous ferons tous les efforts nécessaires pour nous en bien acquitter.

Enfin, nous demanderons à Dieu la grâce d'avoir de droites et saintes intentions. Quand Dieu nous les donne, nous les recevrons avec une humble reconnaissance et nous les embrasserons avec amour. Nous aurons même assez de ferveur et de circonspection pour choisir celles qui nous paraîtront les plus pures et qui peuvent le plus contribuer à la gloire de Dieu.

 

Pratique : Animer ses actions d'une intention sainte et les dégager le plus possible de tout alliage humain.

 

eugene-delacroix

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Étrennes spirituelles ainsi que les prochaines prières,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 


09 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Allégorie de la Religion

 

Dixième étrenne spirituelle

10 Janvier

 

Une perle précieuse : la vertu de religion

 

Offrande

 

Vous connaître, vous aimer et vous servir, Seigneur Jésus, c'est avoir trouvé cette perle précieuse dont parle votre parabole. Je veux acquérir la perle pour vous l'offrir afin que vous l'accueilliez dans votre trésor et que vous la conserviez pour m'en parer au ciel.

 

Méditation

 

La religion est une vertu qui nous porte à rendre à Dieu et aux choses saintes, intérieurement et extérieurement, le culte et la vénération qui leur sont dus.

Une âme qui possède cette vertu honore Dieu par une souveraine estime, à cause de son excellence infinie ; par un profond respect, à cause de son incompréhensible grandeur ; par une entière soumission, à cause de son souverain domaine sur toutes les créatures.

Elle ne se contente point d'avoir dans son intérieur ces sentiments et ces dispositions, sans se mettre en peine d'en donner au dehors. des témoignages et d'en faire une profession extérieure.

Elle s'exerce surtout aux principaux actes de cette vertu, qui sont l'adoration, le sacrifice et la prière, parce qu'elle a reconnu que Dieu est la source de tout bien, que tous les hommages sans exception lui sont dus, que tout doit disparaître devant lui et que lui seul mérite d'être.

Quand elle se met en sa présence, elle le fait avec tout le respect que mérite une si haute Majesté.

Durant les saints offices, dans le temps de la prière, dans les églises et les lieux saints, elle a toute la modestie et toute la piété qu'inspire l'esprit de religion.

Animée de cet esprit, elle s'inspire du zèle que Notre-Seigneur à fait paraître avec tant d'éclat pour la maison de son Père. Ce zèle la porte à orner les églises, à parer les autels, à n'y rien souffrir qui ne convienne à la sainteté des mystères qu'on y célèbre. Elle vénère les reliques, les vases sacrés, les images et tous les objets que la bénédiction de l’Église a séparés de l'usage profane.

Elle traite les sacrements et les mystères avec respect, et n'en mangue point pour les solennités ; pour les cérémonies et pour tous les pieux usages qui ont été établis par l’Église.

Enfin, elle relève toutes ses actions, même les plus communes, par quelque motif de religion, les offrant toutes à Dieu pour hommage à sa grandeur et à sa souveraineté.

Désirant agir toujours en vue de Dieu, elle s'applique à revêtir chacune de ses actions de certains caractères qui les rendent véritablement méritoires devant le Seigneur. Pour cela, il faut être en grâce, il faut agir avec attention, il faut offrir ses œuvres à Dieu.

Ô mon souverain Maître, vos grandeurs méritent des hommages infinis ; mais, pour vous les rendre, il faudrait que nous eussions une religion infinie. Or, je le sais, cette religion infinie ne se trouve que dans Jésus votre parfait adorateur. Ne souffrez pas que je m'en sépare jamais, puisque c'est par lui, avec lui et en lui seul que je peux vous rendre tout l'honneur et toute la gloire qui vous sont dus.

 

Pratique : Dans une pensée de religion, renouveler tous les matins, à son réveil, la direction de toutes ses actions vers Dieu.

 

eugene-delacroix

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Étrennes spirituelles ainsi que les prochaines prières,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 

08 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Amour des ennemis

 

Neuvième étrenne spirituelle

9 janvier

 

Un roseau : L'amour des ennemis

 

Offrande

 

Ô Jésus, l'un des signes prophétiques par lesquels vous vous êtes annoncé au monde est celui-ci : « Il n'achèvera pas de briser le roseau déjà froissé », et vous vous êtes appliqué à vous-même cette parole du prophète Isaïe. Seigneur Jésus ! que votre bonté est touchante ! froissé et meurtri par mes propres fautes, je viens à vous sans crainte. Loin de me briser, vous guérissez mes plaies, et lorsque le vent orageux du mal m'incline jusqu'à terre, soutenu par vous, je relève mon front pour vous louer et vous bénir, tout comme le roseau battu des vents. En reconnaissance, je vous offre ce symbole et les saints désirs et la vertu qu'il signifie.

 

Méditation

 

La charité que Jésus-Christ nous a ordonné d'avoir pour nos ennemis demande que nous les aimions, que nous en parlions avantageusement, que nous priions pour eux et que nous leur fassions du bien, toutes choses que le Bon Maître nous a enseignées sur la Croix, en mourant pour ses ennemis.

1° Dès lors, une âme vraiment chrétienne aime ses ennemis. Pour cela elle ôte de son cœur et de son esprit non-seulement tout désir et toute pensée de vengeance, mais encore toute espèce d'animosité ne conservant pas le moindre mouvement de haine contre eux. Elle se fait toute la violence nécessaire pour les aimer cordialement et avec tendresse ; elle leur donne des témoignages d'affection, sans se contenter de dire qu'elle ne leur veut point de mal. Suivant l'avis que nous donne l'apôtre de n'attendre jamais au lendemain, elle cherche l'occasion de se réconcilier promptement avec eux. Elle les prévient même, sans s'arrêter à cette pensée qu'ayant plus de torts qu'eux, ou qu'étant ses inférieurs, c'étaient à eux à faire les premières démarches et à rechercher son amitié.

2° Elle en parle avantageusement, se gardant bien non-seulement d'exagérer le tort qu'ils lui ont fait, de s'en plaindre jamais et d'en rien témoigner, mais encore prenant soin de les excuser quand on en parle mal, d'en dire tout le bien possible et de se comporter de manière à faire voir, au moins, qu'il ne lui reste aucun ressentiment contre eux.

3° Elle prie pour eux, se ressouvenant devant Dieu de leurs besoins, le sollicitant en leur faveur, employant pour cela non-seulement par ses prières, mais encore ses bonnes œuvres, celles de ses amis, et embrassant leurs intérêts devant la Majesté divine comme s'il s'agissait d'elle-même.

4° Elle leur fait du bien, prenant part à tout ce qui les intéresse, les aidant de ses avis, de son crédit et de sa bourse s'il est nécessaire, et leur rendant, soit pour le corps, soit pour l'âme, tous les services qu'elle rendrait à ses meilleurs amis.

Ô mon Dieu, comment pourrais-je haïr ceux qui m'ont offensé, après que vous m'avez aimé lorsque j'étais votre ennemi ! Mais comment ne les aimerais-je pas, voyant que vous recherchez leur amitié lors même qu'ils vous offensent ?

 

Pratique : Prendre la résolution d'aimer ses ennemis et de ne conserver désormais aucun ressentiment pour toutes les injures qu'on pourrait nous faire, afin de pouvoir demander avec confiance que Dieu oublie toutes celles que nous lui avons faites.

 

eugene-delacroix

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Étrennes spirituelles ainsi que les prochaines prières,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 

07 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Bon Samaritain 2

 

Huitième étrenne spirituelle

8 Janvier

 

Des flots d'huile : la Charité envers le prochain.

 

Offrande

 

L'huile, qui symbolise toutes les effusions de l'Esprit-Saint, est aussi l'emblème de la douceur avec laquelle nous devons traiter nos frères. C'est ce que vous nous avez exprimé, ô mon doux Maître, par l'huile que le bon Samaritain versa avec amour sur les plaies du pauvre blessé. Souffrez qu'à mon tour, je vous offre ces mêmes flots d'huile, aimant le prochain comme moi-même pour l'amour de vous.

 

Méditation

 

Prévoyant les efforts de la chair et du démon pour détruire, ou du moins, pour diminuer beaucoup en nous la charité envers le prochain, non-seulement Dieu nous en fait un commandement exprès, mais encore il veut que l'amour que nous avons pour nous-même soit la règle de notre amour envers le prochain.

Saint-Paul, préoccupé de cette pensée et, après nous avoir rappelé que « celui qui aime le prochain accomplit la loi », a énuméré les qualités de la véritable charité.

1° La véritable charité est patiente. Elle supporte sans chagrin et sans peine les humeurs, les faiblesses et les imperfections du prochain.

2° Elle est douce. Elle ne laisse jamais échapper des paroles dures et piquantes; ne reprend pas avec aigreur, ne commande pas avec empire.

3° Elle n'est point jalouse. Loin d'envier le bonheur du prochain, et de s'affliger de ses succès, elle lui en souhaite autant qu'à elle-même et ne s'en réjouit pas moins que de ses propres avantages.

4° Elle n'agit point par caprice et par humeur. Elle ignore la feinte, la dissimulation, la flatterie. Elle n'est point légère, ni inconstante, ni téméraire.

5° Elle ne s'enfle point d'orgueil. Pleine d'estime pour son prochain, elle a beaucoup de déférence pour lui.

6° Elle n'est pas ambitieuse. Il n'est rien, quelque bas et humiliant que ce puisse être, qu'elle n'embrasse de tout son cœur pour l'amour de ses frères.

7° Elle n'est point intéressée. Faisant son bonheur des avantages du prochain, elle est infiniment éloignée de tout intérêt propre.

8° Elle ne s'aigrit et ne se pique jamais contre personne, conservant toujours des sentiments de tendresse et de bienveillance pour tout le monde, quelque sujet de mécontentement qu'elle en reçoive.

9° Elle ne pense pas au mal qu'on a pu lui faire. Elle l'excuse, elle le pardonne, elle l'oublie.

10° Elle ne se réjouit point de l'impiété, de la mauvaise vie et des dérèglements du prochain ; mais elle met toute sa joie à le voir avancer dans les sentiers de la vérité et dans les voies de la justice par la pratique des vertus.

11° Elle endure tout, et sa constance à servir le prochain ne peut-être ébranlée ni par le mépris, ni par aucune tentation.

12° Elle croit tout le bien qu'on peut croire du prochain, et elle défère sans peine à ses sentiments.

13° Elle ne désespère de la conversion de qui que ce soit, et, comme elle ne perd jamais la bonne opinion qu'elle a de son prochain, elle espère toujours qu'il se rendra à Dieu.

14° Elle porte avec courage toutes sortes de charges, infatigable dans les emplois et ne succombant jamais sous le poids des fardeaux qu'on lui impose.

 

Pratique : Pour observer la loi de la charité envers le prochain, il faut suivre exactement les deux grandes règles que nous en donne l'Ecriture : « Ne faites point à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit, et faites-lui ce que vous voudriez qu'il vous fit ».

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Étrennes spirituelles ainsi que les prochaines prières,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

eugene-delacroix

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 

06 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Encens

 

Septième étrenne spirituelle

7 janvier

 

L'encens : l'amour de Jésus-Christ

 

Offrande

 

En vous présentant l'encens, ô divin Enfant Jésus, les Mages témoignèrent de leur foi en votre divinité. Je vous l'offre avec eux, afin de vous prouver mon entière soumission et mon vif désir d'être un de vos disciples les plus aimants et les plus fidèles.

 

Méditation

 

Dieu le Père nous a tous destinés à être des images parfaites de son fils. Dans ce dessein, il nous le donne pour être le principe, le modèle et l'âme de toutes nos actions. Ô grande et sublime vocation du chrétien d'être appelé à imiter la vie et les actes d'un Dieu, et de les avoir pour modèles !

Une âme chrétienne, qui aime Jésus-Christ, s'attache à faire toutes ses actions en vue de Notre- Seigneur, c'est-à-dire par imitation, par dépendance et par union.

Par imitation. Persuadée de la grandeur de sa vocation chrétienne, l'âme dont je parle est fidèle à agir par imitation de Notre-Seigneur et tâche de suivre son exemple.

Pour cela, elle a souvent devant les yeux au divin modèle, elle prend plaisir à en observer les moindres traits pour les imprimer dans son cœur et les exprimer dans ses actes. Elle considère, non-seulement d'une manière générale, mais encore dans le détail, comment Jésus-Christ s'est conduit extérieurement dans tous ses actes, quelle religion il a témoignée à son Père, quelle a été sa charité pour le prochain, son mépris de soi-même, son horreur pour le péché, son éloignement pour le monde ; puis, elle a soin de l'imiter dans son extérieur et de tracer en elle-même une fidèle copie de ce divin exemplaire. Afin de perfectionner cette copie, elle pénètre jusque dans le fond et dans l'intérieur de ce divin modèle pour en découvrir les dispositions, afin d'y conformer les siennes et de régler sur cela toute sa conduite.

2° Par dépendance. L'âme qui aime Jésus-Christ agit toujours par dépendance de Notre-Seigneur, dans la vertu de son esprit et par la force de sa grâce. Pour cela, elle renonce à son esprit propre et à tout ce qui est elle-même, reconnaissant son aveuglement et sa faiblesse ; puis elle s'abandonne entre les mains de Jésus-Christ comme un simple instrument, et elle ne se regarde que comme un membre n'ayant de vie et de mouvement que par l'influence de son chef.

Fidèle à porter Notre-Seigneur en elle-même, cette âme, conserve la vie et les vertus de Jésus-Christ dans son intérieur ; elle garde son divin nom gravé au fond du cœur, elle le reçoit le plus souvent possible dans la sainte communion. Elle donne à ce divin Maître tout ce qu'elle a et tout ce qu'elle est, ne désirant de vivre que pour lui, ne voulant rien posséder que pour lui et pour sa gloire. Elle tâche de n'aimer que ce qu'il aime, renonçant à toute attache déréglée, bannissant même de son cœur les affections purement humaines, regardant uniquement Jésus dans les personnes qu'elle aime.

Par union. Il faut unir par désir et par prière ses actions à celles de Jésus-Christ, lesquelles, étant d'une valeur infinie, couvrent les défauts et l'infirmité des nôtres, et les rendent en quelque sorte divines. Saint Paul recommande vivement nous en cette pratique, les saints l'ont tous embrassée avec ardeur ; l’Église donne constamment l'exemple, en faisant toujours ses prières dans cette union, quand elle termine toutes ses oraisons en disant : « Par Notre-Seigneur Jésus-Christ » ; enfin, c'est la grande dévotion des anges et des saints dans le ciel.

 

Pratique : Étudier le grand amour du Père Éternel pour son Fils bien-aimé, en qui il a mis toute sa complaisance, et se proposer cet amour comme le modèle le plus élevé de l'amour que nous devons avoir pour Notre-Seigneur.

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Étrennes spirituelles ainsi que les prochaines prières,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

eugene-delacroix

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 


05 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

La Charité

 

Sixième étrenne spirituelle

6 Janvier

 

Un morceau d'or passé au creuset : la Charité envers Dieu

 

Offrande

 

L'or fut le premier présent que les Mages déposèrent en ce jour à vos pieds, ô divin Enfant Jésus, et, selon que l’Église le chante dans son hymne, c'est la charité qui offrit l'or. Enfant de l’Église et héritier de la foi des Mages, je n'ai ambitionné que l'or de la charité de Jésus-Christ, selon le conseil que vous donniez vous-même à une âme : « Je te conseille de m'acheter l'or, car tu ne sais pas à quel point tu es pauvre, misérable, aveugle et nu ». C'est ce même or que je viens vous offrir.

 

Méditation

 

La vertu de charité consiste, c'est Notre-Seigneur qui nous l'a lui-même enseigné, à aimer Dieu par-dessus toutes choses, de tout notre cœur, de tout notre esprit, de toute notre âme et de toutes nos forces.

Il faut aimer Dieu. Dieu est infiniment bon, infiniment parfait, et il mérite infiniment d'être aimé. Il veut que nous l'aimions, il nous le permet, il nous le commande, il nous menace de sa colère si nous ne l'aimons point, il nous promet de grandes récompenses si nous l'aimons, il veut que la terre ait part au bonheur du ciel !

Il faut aimer Dieu par-dessus toutes choses. Aucun bien de ce monde, aucune créature, rien, pas même sa propre personnalité ne saurait être comparé à Dieu. Être à lui, le servir, lui plaire, cela vaut mieux que toutes les richesses, toutes les grandeurs et tous les plaisirs de la terre. Soyons donc disposés à nous séparer de tout, de nos parents, de nos amis, plutôt que de manquer de fidélité à Dieu. Sacrifions-lui notre propre satisfaction, notre santé et jusqu'à notre propre vie, plutôt que de perdre sa grâce et que de l'offenser.

Il faut aimer Dieu de tout son cœur. Le cœur de l'homme ne saurait manquer à ce rigoureux devoir de n'aimer que Dieu, et tout le reste en Dieu et pour Dieu.

Cette disposition de cour donne à l'âme, qui a la vertu de charité, un désir continuel et très ardent de voir Dieu connu, aimé, servi, loué et exalté par toute la terre.

Jalouse de l'honneur et de la gloire de Dieu, cette âme ne peut voir sans une douleur extrême combien il est offensé dans le monde ; elle répare de son mieux cet honneur par des actes d'amour et d'amende honorable.

Il faut aimer Dieu de tout son esprit. L'âme qui se complaît vraiment en Dieu n'a point de plus grande joie que de penser souvent à lui et au moyen de répondre parfaitement à ses desseins, de méditer sur les perfections divines, de s'occuper de ses bontés, de s'entretenir de ses grandeurs, de se reposer en se perdant dans ses saints abîmes, d'admirer combien il est grand et élevé au-dessus de tout être.

Il faut aimer Dieu de toute son âme. Cela consiste à lui assujettir ses passions dans l'unique but de lui plaire, en n'usant de ses facultés intérieures et de ses sens extérieurs que pour le service et pour la gloire de Dieu, ne trouvant plus rien de solide en ce monde, en dehors du divin amour.

Il faut aimer Dieu de toutes ses forces. Toutes, sans réservé, doivent être employées à servir Dieu, n'en épargnant aucune quand il s'agit d'accomplir sa volonté. Puisqu'il est certain que rien ne peut arriver en ce monde sans l'ordre ou sans la permission de Dieu, soumettons-nous avec amour et avec respect à tout ce qu'il lui plaira de nous ordonner ; adorons sa conduite dans l'adversité comme dans la prospérité, dans le délaissement comme dans les consolations, dans les privations comme dans les jouissances, et confions-nous à sa volonté divine pour le temps et pour l'éternité.

 

Pratique : S'abandonner au Saint-Esprit, afin qu'il grave bien avant dans notre cœur cette loi d'amour et qu'il nous fasse accomplir avec toute la perfection possible, « ce premier et ce plus grand parmi tous les commandements ».

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Étrennes spirituelles ainsi que les prochaines prières,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

eugene-delacroix

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 

04 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Lys

 

Cinquième étrenne spirituelle

5 Janvier

 

Une branche de lys : L'espérance chrétienne

 

Offrande

 

Seigneur, vous l'avez dit vous-même : « Considérez les lys des champs ; Salomon, dans toute sa gloire, n'a pas été vêtu comme un lys ». Choisissant, remarque Saint Ambroise, l'exemple d'une fleur que Dieu se plaît à vêtir et à parer magnifiquement, afin de nous faire mieux comprendre que la créature raisonnable, qui est l'homme, pourra sans présomption, espérer autant et plus qu'une fleur de sa bonté infinie ! Daignez donc me permettre de vous offrir ce symbole de mon espérance chrétienne et le mon entière confiance en vous.

 

Méditation

 

L'espérance chrétienne demande que l'âme, bien persuadée de la puissance et de la bonté de Dieu, appuyée sur les promesses infaillibles et sur les mérites de Notre-Seigneur, s'attende à le posséder dans l'éternité, et à recevoir pour cela en cette vie tous les secours nécessaires, pourvu que, de sa part, elle ne manque pas de lui être fidèle.

En conséquence, une âme vraiment chrétienne se persuade bien que Dieu veut sauver tous les hommes et qu'il leur donne à tous les moyens de se sauver, Forte de cette croyance, elle ne se laisse jamais aller au découragement, persuadée que Dieu ne permettra pas qu'elle soit tentée au-dessus de ses forces et qu'il ne l'abandonnera jamais si elle ne l'abandonne auparavant elle-même. Que s'il lui arrive d'offenser Dieu, elle retourne bien vite à lui et se jette à ses pieds avec la contrition et la confiance de l'enfant prodigue, au lieu de le faire, comme Caïn, après son crime. Ce n'est pas à dire pourtant qu'il faille présumer trop de la miséricorde divine et, sous le prétexte de la volonté que Dieu a de sauver tous les hommes croupis dans le péché, différer sa conversion, omettre la pratique des bonnes œuvres, en un mot, négliger l'affaire de son salut.

Cette présomption écartée comme étant l'excès opposé au désespoir, dans tous nos besoins spirituels et temporels, soyons fidèles à implorer le secours de Dieu, avec toute la confiance que doivent avoir des enfants pour leur père. Il sait bien que nous avons de grands besoins et de puissants ennemis : pour nous délivrer des uns et nous mettre à couvert des autres, il veut être lui-même notre force, notre sûreté et notre espérance.

Appuyons-nous donc uniquement, pour le présent comme pour l'avenir, sur la bonté de notre Père céleste. Ne comptons pour rien la faveur, le crédit et l'appui des créatures ; et, si nous sommes quelquefois obligé d'y recourir, regardons-les comme des instruments de la Providence, ne cherchons jamais leur secours avec empressement, et ne nous inquiétons aussi jamais, quand nous nous en voyons privés. Disons alors : « Le Seigneur est mon protecteur, que pourrais-je craindre ? »

Dans toutes nos entreprises, nos affaires et notre conduite, agissons toujours avec autant de soin que si tout le succès dépendait de nous, mais ne l'attendons que de la bénédiction de Dieu.

Enfin, dans quelque état et quelque extrémité que nous puissions nous trouver, soit pour le corps ou pour l'âme, soit pour nous- même ou pour les autres, imitons dans sa confiance ce grand patriarche qui reçut de Dieu toutes sortes de bénédictions pour avoir espéré contre toute espérance.

 

Pratique : L'espérance n'étant point seulement de conseil, mais de précepte, il en faut faire des actes de temps en temps, et nous y sommes particulièrement obligés quand nous sommes tentés contre cette vertu.

 

eugene-delacroix

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Étrennes spirituelles ainsi que les prochaines prières,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 

03 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

La profession de Foi

Quatrième étrenne spirituelle

4 Janvier

 

Une palme de martyr : La profession de foi

 

Offrande

 

Courageusement, avec un saint enthousiasme, les martyrs entraient dans l'arène et jetaient leur credo à la face du monde. Vous bénissiez, ô mon Dieu, leur généreuse profession de foi, et, dans le ciel, ils balancent triomphalement devant votre trône leurs palmes empourprées. Souffrez, ô Roi, ô Maître, ô Dieu, que j'aspire à leur généreux amour, ne pouvant aspirer à leur gloire.

 

Méditation

 

Il est une parole de Jésus-Christ, qui doit guider nos pensées et inspirer nos résolutions à l'égard de la foi : « Je reconnaîtrai devant mon père ceux qui m'auront confessé et reconnu devant les hommes ». Il ne suffit donc pas de croire dans son cœur, il faut faire profession de la foi, c'est-à-dire, qu'il faut rendre témoignage à la foi de Jésus-Christ par ses pensées, par ses paroles et par ses œuvres :

Par ses pensées. Quand surgit une pensée, un doute, une tentation contre la foi, il faut témoigner intérieurement à Notre-Seigneur combien on veut croire sans raisonner et combien on met toute sa confiance en la parole divine. Il faut alors lui offrir un sacrifice entier de ses lumières, captivant humblement l'esprit sous l'obéissance de la foi.

Si l'on entend avancer une maxime contraire à la foi, il faut, pour réparer l'injure faite à Dieu, faire un acte de foi en la vérité opposée à cette maxime.

Pour suivre le conseil et la maxime des saints, il faut renouveler de temps en temps dans son cœur la profession solennelle qu'on a faite au baptême, de croire toutes les vérités que Dieu a révélées à son Eglise et de vivre conformément à ce que ces vérités nous enseignent.

Par ses paroles. Quand on récite le symbole de la croyance chrétienne, il faut le faire avec esprit de foi, c'est-à-dire avec une grande attention, avec un profond respect et avec une soumission aveugle aux vérités qu'il renferme. De même, quand on lit les Evangiles et les autres livres inspirés.

Mais surtout, gardons-nous d'être de ceux dont parle l'Apôtre, qui rougissent de l'Evangile, qui retiennent injustement la vérité dans l'ombre, et qui, par honte, par lâcheté ou tout autre motif coupable, n'osent soutenir les maximes chrétiennes devant ceux qui les combattent. Ayons au contraire le courage de nos convictions, ne rougissons pas d'être chrétiens, et, quand nous parlons du monde et des choses du monde, que ce soit avec mépris, comme la foi nous l'apprend et comme notre baptême nous y oblige.

Par ses œuvres. N'imitons point ces orgueilleux qui ont honte de paraître chrétiens, de faire le signe de la croix, de se mettre à genoux ou de faire leurs prières quand ils sont vus. Ce même respect humain empêche aussi quelquefois de servir les pauvres, de les assister, de les instruire, etc. En un mot, de montrer sa foi par les bonnes œuvres, selon l'invitation pressante de Saint Jacques. Dans toute occasion, au contraire, protestons hautement que nous sommes chrétiens, consacrés à la Trinité sainte, véritables disciples et imitateurs de Jésus-Christ, et faisons voir que nous mettons en cela notre gloire.

 

Pratique : s'exciter souvent à professer généreusement sa foi par la pensée du désaveu qui attend les lâches qui auront rougi de Jésus-Christ devant les hommes. « Celui qui rougira de moi et de mes paroles, a-t-il dit lui-même, le Fils de l'homme rougira aussi de lui , lorsqu'il viendra dans sa gloire ».

 

eugene-delacroix

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Étrennes spirituelles ainsi que les prochaines prières,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 

02 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Esprit de Foi

 

Troisième étrenne spirituelle

3 Janvier

 

Un écrin de pierres précieuses : L'esprit de foi

 

Offrande

 

Il ne suffit pas, ô mon Dieu, les saints docteurs me l'apprennent, il ne suffit pas de superposer la foi sur le fondement de notre édifice spirituel, qui est Jésus-Christ ; il faut être encore, nous dit Saint Ambroise, semblables à des pierres précieuses par la pureté de notre doctrine, par la sainteté de notre vie et par l'obéissance habituelle à la loi de Dieu, laquelle consiste à mener ici bas cette vie surnaturelle que les maîtres de la vie spirituelle appellent l'esprit de foi. Daignez me permettre de vous offrir ces pierres précieuses durant mon exil, afin que je puisse être un jour au ciel la plus petite pierre de votre couronne.

 

Méditation

 

La vie de la foi est une participation à la vie divine de Jésus-Christ, qui nous rend saints comme lui. Quelle grandeur ! Combien il est avantageux à mon âme de vivre de cette vie, de s'animer de cet esprit !

En quoi consiste cette vie ? Vivre selon la foi, c'est faire de la foi le principe et la règle de ses sentiments et de ses actions et de toute sa conduite.

L'âme qui a ce bonheur regarde les choses uniquement selon les vues que la foi lui en donne; elle en juge selon ses lumières, elle les estime selon la valeur que la foi lui découvre, au lieu d'imiter ces âmes mondaines et terrestres qui méprisent ce que le monde méprise, estiment ce que le monde estime, sans songer au jugement que Dieu en porte et à ce que la foi leur en apprend.

L'âme imprégnée de l'esprit de ſoi se laisse pénétrer par les maximes de cette vertu au point d'endurer la pauvreté, d'estimer l'abjection, d'aimer les souffrances, au lieu de soupirer, comme tant d'autres, après les richesses, les honneurs et les plaisirs de la vie.

Dans ses difficultés, ses embarras et ses doutes, elle a recours à la foi et la fait présider à toutes ses délibérations, prenant garde de ne rien résoudre que par un motif de foi ou une raison chrétienne. Dans toutes ses actions, et principalement dans ses pratiques de vertu, elle se garde des choses purement naturelles, comme de donner l'aumône seulement par compassion humaine, de ne servir le prochain que pour en être servi, de ne garder la modestie que par respect humain, de ne réprimer ses passions que pour jouir d'une réputation de vertu. Elle se garde surtout des intentions naturelles dans ses exercices de piété, comme tant de personnes pieuses qui ne cherchent pas tant à plaire à Dieu, comme la foi leur en fait un devoir, qu'à se complaire dans les douceurs et les consolations sensibles.

Pour établir en elle cette vie sainte de la foi, elle renonce souvent à la sagesse humaine et à la prudence du siècle, dont les maximes contredisent celles de Jésus-Christ.

Elle s'accoutume à se nourrir des vérités chrétiennes, se plaisant à y penser souvent, et mettant tout son bonheur à les bien méditer et à s'en pénétrer.

 

Pratique : Chercher et apprendre les saintes maximes de l'Evangile, qui sont si opposées aux maximes du monde, pour en faire toujours les principes de sa conduite, de manière à pouvoir dire avec l'Apôtre : « Je vis en la foi du fils de Dieu ! »

 

eugene-delacroix

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Étrennes spirituelles ainsi que les prochaines prières,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 

01 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Or - la foi

Deuxième étrenne spirituelle

2 Janvier

 

Un lingot d'or : La foi

 

Offrande

 

Votre grand docteur, Saint Augustin, nous enseigne que l'or signifie la foi. C'est cet or que je veux, ô mon divin Roi Jésus, superposer au fondement, qui est vous même, et à la base de mon édifice spirituel. Je vous l'offre, comme les Mages vous l'offrirent, avec la même docilité d'entendement et un ardent désir de voir mon présent accepté comme le fut le leur.

 

Méditation

 

Je ne veux pas méditer les rai- sons et les motifs de ma foi. Une pensée absorbe mon âme, dès que j'aborde ce sujet. Dieu, abîme de gloire et de splendeur, source unique de toute vérité, en me donnant la foi et en me révélant ses mystères augustes, m'a appelé à son admirable lumière, m'a retiré de la puissance des ténèbres, suivant l'énergique expression de Saint Pierre, et m'a fait passer sous le doux empire de son Fils bien-aimé. Voilà quelle pensée domine toutes les autres, quand je songe au bienfait de la foi. Elle est un don, et un don inestimable. Combien dès lors ne suis-je pas obligé d'en rendre à Dieu de vives actions de grâces !

Mais, la foi est une vertu, la première des vertus théologales, et il est bien des points où l'on peut manquer à cette vertu-reine.

Notre foi doit être vraie et intime, au lieu de se contenter des apparences et des démonstrations extérieures. Elle doit être universelle, s'étendant à toutes les vérités révélées, jusqu'à celles qui nous se blent moins importantes, et sans aucune exception.

Elle doit être ferme et sans nulle hésitation, refusant énergiquement d'écouter ce que nos sens et notre raison pourraient nous suggérer de contraire aux vérités révélées.

Elle doit être agissante et traduire dans les actes de la vie les croyances du dedans ; le poète l'a dit avec raison : « La ſoi qui n'agit point, est-ce une foi sincère. »

Elle doit être basée sur le motif surnaturel de la foi, c'est-à-dire sur ce que Dieu a révélé à son Eglise les vérités que celle-ci propose à notre croyance.

Elle doit être simple, évitant de pénétrer trop avant dans les mystères, de vouloir trop les approfondir par des raisonnements trop humains, qui donnent lieu à mille tentations capables d'ébranler la foi. Pour ne pas tomber dans ce péril qui est grave, évitons les lectures, les conversations et les compagnies qui pourraient être, pour nous ou pour les autres, une source de ces mêmes tentations.

Que si l'on est assailli par les tentations dont je parle et que le démon obsède l'esprit de doutes contraires à la foi, au lieu de rai- sonner et de se fatiguer à les résoudre, il faut tout d'abord s’humilier, puis mourir à Notre Seigneur, lui disant comme les apôtres : « Seigneur, augmentez en moi la foi ! » Il faut ensuite prendre plaisir à catéchiser les pauvres, les enfants, les simples et les ignorants : il y en a tant aujourd'hui, même dans la meilleure société, parmi ceux que le monde estime savants et à qui il ne manque qu'une seule science, la vraie ! Enfin, il faut faire souvent des actes de foi, en particulier, sur les vérités qu'on a le plus de peine à croire.

Mon Dieu, les saints se sont fait un bonheur de tout abandonner et de tout perdre pour conserver la foi ; c'est qu'ils étaient bien persuadés que la foi est le fondement de tous vos dons, qu'elle les élevait à la dignité d'enfants de Dieu et que sans elle ils ne pouvaient vous plaire. Accordez-moi la grâce d'entrer dans ces sentiments et de les imiter.

 

Pratique : À l'exemple des saints, et en particulier des saints martyrs qui ont eu le bonheur de donner leur sang pour la foi, se mettre dans la disposition d'esprit et de cœur de moins redouter la perte de la vie que la perte de la foi.

 

eugene-delacroix

 

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Étrennes spirituelles ainsi que les prochaines prières,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook