17 mars 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

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Dix-huitième jour

Saint Joseph, refuge des pécheurs

 

Les Égyptiens reconnaissants des tendres soins de Joseph pour les préserver de la famine lui dirent avec acclamation : « Notre salut est entre vos mains ». Jacob a dit cela du roi d’Egypte, mais, dit saint Bonaventure, il est mieux à nous de le dire à la Vierge Marie : Dans vos mains est notre salut ! Notre vie, notre allégresse perpétuelle, et notre éternité de gloire dépendent de vous. Consolez-nous dans le lieu de notre exil, et relevez-nous de notre indigence. Si nous pouvons parler ainsi à Marie, d’après ce grand et insigne Docteur, pourquoi ne pourrions-nous pas tenir le même langage à notre bien-aimé saint Joseph, que figurait l’ancien Joseph, fils de Jacob ? N’est-ce pas lui qui a nourri notre Sauveur, qui l'a si souvent porté dans ses bras, pressé sur son sein avec un amour infini, couvert de ses chastes baisers et de ses tendres pleurs, comme le dit si bien le saint Chancelier Gerson dans son poème « Josephina » ? Puisque saint Joseph a eu l’autorité sur notre Sauveur ; l'auteur de notre salut, il est donc bien juste que nous leur disions : « Notre salut est dans vos mains ! » Quelque pécheurs que nous soyons, nous ne pouvons pas hésiter d’invoquer votre Cœur si miséricordieux, qui a le pouvoir de nous délivrer des chaînes de nos iniquités, et de nous réconcilier tout de bon avec Jésus-Christ.

Qui pourrait dire avec quelle sollicitude notre saint. Joseph dont les sentiments sont formés sur ceux des Cœurs de Jésus et de Marie désiré le salut des pauvres pécheurs ; il voudrait à tout prix les préserver de la famine éternelle à laquelle sont condamnés les malheureux réprouvés, qui pleureront toujours ou de n’avoir pas connu, ou de n’avoir pas voulu profiter des ressources que la Providence leur avait ménagées dans le patronage de saint Joseph. Notre Saint a été élevé.afin de, sauver plusieurs peuples. C'est aux pêcheurs, qui sont tant à plaindre, de venir à ce puissant intercesseur 'et de ,lui dire avec le peuple d’Egypte : « Notre salut est entre vos mains, nous sommes disposés à revenir à notre Dieu ; vous, ô bienheureux Joseph, couvrez-nous de votre protection ! »

Saint Joseph est bien le protecteur des pécheurs, mais non des péchés ; qu'on note cette différence que je tiens à établir ici, c’est-à-dire qu’il ne peut accorder son appui et son intercession qu’à ceux des pécheurs sincèrement résolus d’en finir avec le mal et de se donner à Dieu par une volonté prononcée. A ceux-là le fidèle saint Joseph se fait leur médiateur auprès du Christ, et il le prie de vouloir bien les recevoir dans sa grâce. il les considère dans l'inimitié de Dieu, placés sous l‘empire de Satan, penchés sur le bord de l'abîme infernal, et pouvant à tout moment y être précipités. Il lui suffit de se rappeler tout ce que ces pécheurs ont coûté à Jésus-Christ, pour sentir ses entrailles émues de compassion, et pour remplir les actes de son zèle divin. Dieu soit béni et glorifié à jamais ! Dans son inépuisable miséricorde, il a fait en quelque sorte de saint Joseph son ministre, son plénipotentiaire, son trésorier général en faveur des malheureux, comme s’exprime le Frère Philippe. Et ce charitable Patriarche, fidèle à sa mission, puise à pleines main ; dans les trésors divins, pour venir au secours des infortunés pécheurs. Pour eux il supplie Dieu le Père, le conjurant de pardonner à ses créatures ingrates ; pour eux il supplie Dieu le Fils, lui rappelant toutes les peines et les travaux de sa vie mortelle soufferts pour leur salut; lui disant que puisqu’il n’est pas venu sur la terre appeler les justes, mais les pécheurs, il ait à les recevoir au baiser de la réconciliation; pour eux il intéressé Dieu le Saint-Esprit, le priant d'envoyer et ces coupables égarés, des grâces de lumière et de force afin qu’ils reconnaissent leurs erreurs et reviennent à la vérité, à la vertu ; pour eux enfin, il conjure son épouse sainte Marie, qui est aussi leur asile, leur espoir, leur, salut de joindre ses prières aux siennes, afin de fléchir sûrement le Dieu des miséricordes en leur faveur, tandis qu'il en est temps encore !

C’est donc un fait établi, constant et irrécusable que saint Joseph est le grand, le fidèle, le puissant avocat des pécheurs. Quand chacun voudra en faire l‘essai pour ceux des membres de leur famille, ou de leur connaissance qui ont le malheur de vivre sans Dieu, je me pose volontiers garant du succès qui leur est assuré. Car jamais, dans cette circonstance, on s’est adressé en vain au Cœur très clément de notre bon saint Joseph. Certes, si la Vierge peut obtenir et impétrer toutes les grâces aux plus grands pécheurs, dit le père Bernard à Chrypta, pourquoi penseriez-vous que la très ardente charité de Joseph, son époux, n’en fasse pas autant ? Douter de cette vive tendresse et de ce pouvoir de saint Joseph serait blesser le Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ, serait affliger le Cœur de saint Joseph qui s’est imposé tant de sacrifices lorsqu'il était sur la terre, afin d'entretenir et de sauver la vie du Sauveur des pécheurs.

Oh ! que Joseph comprend trop ce qu’il en a coûté à Notre Seigneur pour le salut des âmes, pour les voir de sang froid périr éternellement, pour ne pas s‘intéresser maintenant à tout ce qui peut directement ou même indirectement contribuer ‘à leur faire obtenir et mériter la grâce du salut éternel. Infini est le nombre des pécheurs convertis par les intercessions de saint Joseph, qui lui doivent la gloire dont ils jouiront dans le ciel. Pêcheurs, ne cessez donc pas de demander miséricorde au Seigneur en considération de Celui qu'il a bien voulu regarder et honorer ici-bas comme son père. « Purifiez vos mains, pécheurs, dirai-je avec saint Jacques, c’est-à-dire renoncez à vos œuvres d‘iniquités, et saint Joseph accueillera plus volontiers vos supplications ; il vous mettra bien avec Notre Seigneur ; et sans crainte vous vous approcherez de ce Dieu qui, lui aussi, s'approchera de vous. Alors vous goûterez combien le Seigneur est doux et qu’heureux est l'homme qui espère en lui ».

Le pieux saint Alphonse de Liguori fait cette réflexion bien encourageante : quand, dit-il, Jésus Christ vivait sur la terre, s’il y avait eu un pêcheur qui eut désiré obtenir du Seigneur le pardon de ses péchés, aurait-il pu trouver un moyen plus sûr d’être exaucé que l'intercession de saint Joseph ? Si donc, conclut ce saint Père, nous désirons être pardonné de Dieu, recourons à saint Joseph, qui maintenant dans le ciel est plus aimé de Jésus Christ, que lorsqu’il était sur la terre. Qui craindrait d’approcher d’un Saint si aimable et si bon que l’est saint Joseph, et qui donc pourrait légitimement s’excuser si à l’aide de sa protection il n’obtenait pas sa réconciliation avec Dieu ?

 

Exemple

 

L'Isolano raconte qu’un gentilhomme vénitien avait pris la pieuse habitude de prier chaque jour devant une image de saint Joseph ; mais du reste, il paraissait fort peu s’occuper des pratiques de piété les plus indispensables et de l’observation de la loi de Dieu. Il tomba grièvement malade, et le danger devint pressant, tant pour l’âme que pour le corps. Heureusement pour lui, dans le temps ou son état paraissait désespéré, un médecin céleste, saint Joseph vint à son secours Le malade vit de ses yeux entrer dans sa chambre un personnage parfaitement ressemblant à l’image qu’il était dans l’usage de saluer tous les jours. Cet aspect inattendu semblable à un rayon de soleil qui pénètre en un lieu obscur, bannit en un instant les ténèbres de son aveuglément. Il vit clairement et distinctement tous ses péchés au milieu desquels il avait vécu si longtemps insensible, et il en conçut une profonde horreur accompagnée de la plus vive contrition. Ce n’était pas assez, il se hâta de les confesser tous et avec larmes. Mais la grâce la plus singulière que lui fit son généreux Protecteur fut qu'à ce moment précieux où le prêtre terminait la formule de l’absolution, l'heureux pénitent rendit l'âme à son Créateur; et l’on peut bien croire que saint Joseph aura lui-même accompagné cette âme jusqu'aux pieds du ,souverain juge, pour la défendre encore s’il en eût été besoin.

 

Soupirs du pêcheur vers saint Joseph

 

Auguste Père nourricier du Sauveur, Virginal Epoux de Marie, tendre Refuge du pêcheur que le remords poursuit, Porte du pardon toujours ouverte à ceux qui veulent revenir au Seigneur, secourez un pauvre et malheureux pécheur qui veut, avec votre aide, se relever de ses chutes. Vous qui par un prodige inouï, avez commandé au Dieu de la nature, Joseph dont le crédit maintenant n’est pas diminué, et dont les prières sont victorieuses de Dieu même, obtenez-moi un prompt retour à la vertu, une sainte componction de mes fautes passées, avec la grâce d‘en faire une digne pénitence. Ainsi soit-il.

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16 mars 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

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Dix-septième jour

Le directeur dans l'oraison

 

L'oraison ou la prière mentale, quelle belle et angélique occupation. Ç'a été celle de tous les saints et de tous les amis de Dieu, par conséquent celle de saint Joseph. Voilà pourquoi je suis bien aise de le proposer à l’âme pieuse et priante comme un grand Protecteur dans les saintes voies de l'oraison, assuré par l'expérience, qu’un puissant moyen pour faire en fort peu de temps un très-grand profit dans cet exercice angélique, c’est de s'adresser au bienheureux Joseph, l'homme d‘oraison accompli, le contemplatif parfait, le maître par excellence dans cet art divin.

Quoique l’oraison mentale réside principalement dans la volonté, et que quand cette volonté est ardente, généreuse, dévouée, on s’y perfectionne assez vite ; il est pourtant certain que les commençants y éprouvent tantôt des sécheresses ou des ennuis, et tantôt des difficultés de penser, de demander ce qu'il conviendrait. Dieu le permettant de la sorte, pour que l'âme le cherche avec plus de pureté d'intention,d'empressement, de persévérance; afin qu’elle le désire avec l'ardeur du cerf qui soupire après les eaux d’une onde pure; et qu’elle s'écrie comme le divin David : « Mon âme brûle d’une ardente soif de contempler le Dieu vivant, quand serai-je digne de paraître devant sa face ? En attendant mes larmes me tiennent lieu de pain le jour et la nuit, parce que durant tout le jour, mes sens me disent : a ton Dieu ou est-il ? »...

Saint Joseph a-t-il passé par ces épreuves si désolantes, par ces sécheresses qui rendent l’âme impuissante à prier, par ces difficultés que la grâce seule et un sage directeur peuvent aider à vaincre ? J'aime à penser que non. Toutefois, on le voit désolé lorsqu'il eût perdu la présence sensible de Jésus, qui était resté dans le temple, on le voit s'empresser, aller et venir, soupirer, pleurer même, jusqu’à ce qu’après trois mortelles et longues journées, après mille et mille perquisitions, après bien des peines d’un pénible et inquiet voyage, il le trouve, couvre sa face adorable de ses baisers et de ses larmes. Oh ! que saint Joseph devient bien, ici, le Patron et le Protecteur des âmes pieuses, qui gémissent d'avoir perdu les douceurs de la divine présence et les lumières dont elles j0uissaient avec tant de délices !

A ces âmes je dirai qu’elles doivent dans leurs épreuves intérieures imiter notre bon Saint ; l'absence de Jésus fait qu'il le cherche avec plus de soin et d'industrie, qu’il le retient avec plus de vigilance et d’amour après qu’il l'a trouvé. Eh bien ! qu'elles persévèrent dans l’oraison, malgré les difficultés qu’elles y rencontreraient soit par leur faute, soit de la part de Dieu, soit de la cause des hommes ou des démons, qui font tout ce qu’ils peuvent pour faire quitter ce divin exercice. Elles doivent se bien persuader que le grand remède aux distractions, aux sécheresses, aux ennuis de l’oraison, c’est la persévérance dans l’oraison, comme le plus savant maître dans l’art de l’oraison c'est la pratique assidue de cet exercice tout angélique.

David que j'aime à citer avec une indicible joie, parce qu’il résume dans ses psaumes tout ce que contient la loi, les prophètes, les moralistes et même le saint Évangile, David compare l’homme d’oraison à un arbre planté au bord d’un courant d’eau, qui donne des fruits dans son temps, toutes ses actions sont méritoires devant l’Éternel. Remarquez ce mot « dans son temps » qui veut dire dans le temps où il faudra supporter telle douleur, tel affront... Observez encore que l'oraison est à l’âme ce que l'eau est a la plante, elle l’attendrit, l’humecte, la fait reverdir, et lui fait produire des fruits meilleurs, plus durables, parce qu'ils sont plus naturels : faites-en l’application. L’oraison est comme cette fontaine, ce puits des eaux vives dont les eaux coulent impétueuses du mont Liban. Elle fertilise l’âme pure, humble et détachée des vanités ; elle en fait un jardin fleuri et agréable aux yeux de l’Époux Jésus-Christ. Mais que cette source vienne à manquer, il n’y aura bientôt plus de fleurs dans ce jardin, c’est-à-dire de vertus dans l'âme qui deviendra semblable à cette terre déserte et sans rosée dont parle encore David, où tout est flétri, sec, aride. Le mal prendra dans le cœur la place du bien, le vice de la vertu, Satan de Dieu, la terre du ciel, le temps de l’éternité. Voilà dans quel abîme affreux, dans quelle réprobation anticipée, dans quel bannissement des joies célestes l’oubli de l’oraison jette l’âme. Oh ! combien la protection du Cœur de saint Joseph est utile, précieuse, salutaire, pour détourner de soi un si grand malheur par l’oraison assidue. Aux âmes qui s’exagéreraient les difficultés de l'oraison pour justifier leur indifférence, je voudrais leur faire comprendre que de tous les arts celui-ci est le plus facile, et je me propose s’il plaît au Seigneur d'écrire un Traité là-dessus. Il ne s'agit ici ni de considérations savantes, ni d'élévations sublimes, ni de contemplations absorbantes. Quand il plaît à Dieu d'en faire le don, on le reçoit et on en use avec reconnaissance, simplicité, humilité, mais il est question d’une oraison commune, que je divise, avec le docteur Thiébaud, en oraison de supplication, d’admiration et d’union. Qu’est-ce en effet que l’oraison en général, sinon une élévation de l’âme à Dieu ? Or, dit cet interprète, je puis élever mon âme vers Dieu, pour le supplier de m'accorder une grâce dont j’ai besoin, voilà ce que j’appelle l'oraison de supplication. Je puis élever mon âme vers Dieu pour contempler ses beautés, et admirer ses ouvrages; voilà ce que j’appelle oraison d’admiration. Je puis élever mon âme vers Dieu, pour m'unir étroitement à lui ; voilà ce que j’appelle oraison d’union. Avec le secours de saint Joseph, et en implorant comme il faut la grâce du Saint Esprit, chose essentielle (le Saint-Esprit n’est ni assez connu ni assez aimé et prié), il n’est personne qui ne puisse s’exercer à ces manières d'oraisons si faciles, si communes, si bien familières aux Saints et aux grands hommes du christianisme, la plupart surchargés d’occupations dissipantes, qui y ont puisé les lumières pour l'esprit, la force pour le cœur, les consolations les plus douces et les plus pures dans les 'peines de la vie. Voici un fait des plus authentiques à l'appui.

 

Exemples

 

S’il fut une sainte que Dieu éprouva par l'aridité de l’âme et les désolations spirituelles, ce fut surtout la séraphique Thérèse. Elle est un vrai modèle de persévérance à ceux qui cherchent le Seigneur, et auxquels il se dérobe quelque temps pour leur faire acquérir à grand prix sa possession. On sait que Thérèse, si pieuse, si dévouée aux volontés du Ciel, fut vingt ans frappée de stérilité et de sécheresse dans ses oraisons, et qu'il lui fallut passer par cette longue épreuve, avant d'arriver à ces intimes contemplations qui la ravirent si souvent. Or, elle dut sa persévérance à chercher Dieu au secours spécial de saint Joseph, son protecteur ordinaire.

Quels contemplatifs, quels hommes d’oraison parmi les saints, plus éclairés que le bienheureux Gerson et saint Jean de la Croix ? Il faut lire le livre de la Mendicite spirituelle du premier, et la Nuit obscure de l’âme, du second, pour se faire une idée des affreuses aridités par lesquelles ils ont passé, et de leur persévérance dans cet exercice de l’oraison, tellement important, dit Gerson, que sans lui, personne, à moins d’un miracle, n’atteint la vraie vie chrétienne. Mais les saints comprennent, comme l’écrit M. le curé de Saint Sulpice, d’après saint Grégoire, que ces délaissements ne sont souvent de la part de Dieu qu’un artifice de son amour, pour exciter l’âme à le désirer avec plus d'ardeur, à le rechercher avec plus de zèle, à saisir sa grâce avec plus d'empressement, et à la suivre avec plus de fidélité quand elle se présente.

Sainte Thérèse qu’on ne se lasse jamais de citer comme étant devenue à l'école de saint Joseph une grande maîtresse dans la science de l’oraison, sainte Thérèse exhortait toutes les âmes qui, voulant pratiquer l'oraison avaient peur des difficultés, de recourir à saint Joseph. Elle leur disait : « Si vous ne pouvez trouver un maître qui vous enseigne la manière de faire oraison, choisissez saint Joseph pour guide et pour directeur, il vous en montrera bientôt le vrai chemin ».

Le très pieux et savant père de Barry rapporte à l’appui de cet avis de la séraphique sainte cette histoire bien consolante. « Je connais, dit-il, deux personnes qui ne pouvaient pas faire oraison,à cause des difficultés qu'elles y rencontraient. Pour les surmonter, toutes deux prirent saint Joseph pour leur guide. Elles ne tardèrent pas à ressentir l’effet de son, assistance ; les difficultés, les montagnes qui les arrêtaient, s'aplanirent bientôt ; ces champs de l’oraison qui n’étaient pour elles qu’un sol stérile et sablonneux, se couvrirent de fleurs et de verdure ; et l'oraison mentale devint pour elles le plus agréable et le plus doux de tous les exercices.

Une autre religieuse, dit encore le père de Barry, désirait, ainsi qu'elle me l'a dit elle-même, être délivrée des distractions qui la troublaient dans la prière. Pour obtenir cette grâce, elle se sentit pressée de recourir à saint Joseph. Elle le fit avec beaucoup de ferveur, et le fruit de sa demande fut non-seulement le don d’une très haute oraison, mais encore l'exemption durant son sommeil de tout songe, de toute image qui n'était pas pure et sainte.

 

Invocation à saint Joseph pour obtenir la grâce de l’oraison

 

Bienheureux Joseph, qui eûtes le bonheur ineffable de pénétrer les secrets des mystères du Sauveur, et de contempler comme sans voile les perfections divines, je vous prie de m’obtenir le recueillement intérieur, la facilité de méditer les vérités du salut et le don d’une prière perpétuelle. Faites que par le renoncement à moi-même, au monde et surtout au péché, le plus grand obstacle a l'oraison, comme l'enseigne le pieux Jean Gerson, je m’élève d‘esprit et de cœur au-dessus de toutes les choses temporelles pour ne me reposer plus qu'en Dieu seul, pour ne plus trouver de bonheur que dans la-pensée, l’amour et le désir des choses célestes. Ainsi soit-il.

 

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15 mars 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

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Seizième jour

Modèle accompli des âmes intérieures

 

Le Saint Esprit voulant nous donner une haute estime de la vie intérieure, enseigne que tout l'ornement de la fille du Roi, c'est-à-dire de l’âme sainte, est dans son intérieur au milieu des franges d’or, et des divers ornements dont elle est environnée. Notez, dit excellemment le séraphique saint Bonaventure, que, par ces paroles, le Saint Esprit explique en quoi consiste la beauté et la gloire de l'épouse du Christ ; qu’elle n‘est pas dans la beauté du corps, non plus que dans les richesses temporelles, pas plus que dans les ornements extérieurs, mais dans l’intime du cœur orné par les franges d’or, c'est-à-dire par l’acquisition et l’exercice des vertus théologales. Et le reste.

Le plus pieux de tous les interprètes des Livres saints, le Maître de Saci, développant avec une lumière admirable ce beau texte, dit après saint Jean Chrysostome : « C’est comme si le prophète nous disait : « Ne vous arrêtez pas au dehors, entrez au dedans, et attachez-vous à regarder la beauté de l’âme. Car c'est de cette beauté que je vous parle. Et lorsque vous entendez nommer de riches habits, des franges d'or, et tous les autres ornements, vous devez comprendre que ce langage est spirituel, et qu'il regarde non les ornements extérieurs, mais ceux du dedans, qui consistent dans une piété intérieure, et qui procurent une gloire spirituelle »

Gardons-nous de l'illusion. La vie intérieure ne consiste pas simplement à s’adonner à des exercices de piété parce que l'inclination naturelle y pousse ; c'est une chose si belle, si honorable, si grande de servir Dieu ! que plusieurs prennent volontiers l'idéal pour la réalité ; mais cette vie consiste à s’identifier: par l'union constante, absolue de notre volonté à celle de Dieu et cela dans les moindres choses qui en dépendent, a régler-tous les mouvements du cœur, toutes les pensées de l’esprit, fontes les affections de l’âme selon la divine volonté qui est le principe, la base et la mesure de toute sainteté. Hors de la, il n’y a plus de vie intérieure, c'est-à-dire spirituelle, surnaturelle ; et c’est ici où tombe le masque de la piété.

Or, je dis que saint Joseph est après le Christ et la bienheureuse Vierge le plus beau modèle des âmes intérieures, comme en même temps leur plus doux protecteur. En effet, si d’après mon argument, et comme l’établit très bien l’abbé de Brion sur le texte cité du Psaume, la fille du Roi, qui est l'âme intérieure, prend en Dieu qui est son origine la règle et les moyens de tout ce qu’elle doit faire, convenez que saint Joseph a dû faire de même, de sorte que tout ce qu'il entreprenait, opérait, terminait, était commencé conduit, fini par et selon le mouvement de la grâce, ou du Saint Esprit résidant en son âme. C’était la grande occupation de notre Saint, qu’il regardait comme la plus essentielle, la 'plus utile et la seule qui réponde à la fin suprême de l’homme en ce monde. Jouir des lumières qu’il puisait en Jésus-Christ, des douceurs de sa contemplation, des joies de ses entretiens, assurément ç’a dû être la bonne, belle et riche part de Joseph, et personne ne le conteste, mais était-ce son occupation principale, son but unique, sa fin dernière ? Non, mais bien de se transformer en quelque sorte en Jésus-Christ par la pensée, le sentiment et la volonté -ou l’imitation, de sorte qu’il put dire avant l’Apôtre : « Ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ en moi » Voilà la vie intérieure de saint Joseph. Celle de toutes les âmes qui s’écartent de ces principes avoués par la sacrée Théologie, enseignés par l’Église devient nécessairement l’effet de l’illusion.

C’est pour leur éviter ce grave inconvénient, puisque les suites en peuvent être si funestes, si grandes, si durables, que je leur recommande non seulement d’étudier la conduite de saint Joseph afin de l'imiter, mais aussi de prendre ce Saint pour protecteur, maître et directeur invisible dans ces voies de la vie intérieure. Ce qu'il fera volontiers en leur obtenant les lumières du Saint Esprit, une volonté ardente, forte, généreuse, pour les suivre dans tout ce qu’elles leur montreront de juste, de convenable, de saint en un mot de conforme à la volonté divine manifestée dans les préceptes de la foi, les conseils de l’Évangile, les ordres des supérieures civils ou ecclésiastiques. Ce qu’il fera encore, en obtenant à ces âmes plus,de fidélité, plus d’attention, plus de persévérance dans leurs exercices de piété qui sont de grands moyens pour devenir bien intérieur, et faire de grands progrès dans cette vie divine. Souvent il est tel de ces exercices qui semble pénible, ennuyeux, fatigant, soit absorbement par les affaires temporelles, ou distractions par les objets extérieurs, ou simplement sécheresse accidentelle, l’âme souffre pour s’y appliquer d’une manière vraiment étonnante, quelquefois affreuse, comme sainte Thérèse en fit elle même l’expérience durant de longues années en ce qui touche l’oraison mentale. Eh bien, si dans ces moments de désolation, d’anxiété ou de découragement l'on s’adresse avec instance, ferveur et constance au Cœur du bon saint Joseph, nul doute que l'on en recevra des secours bien sensibles, des grâces bien puissantes qui feront triompher de la nature, toujours avide de jouir et difficilement résignée au sacrifice; on éprouvera que, par la protection de saint Joseph, la nuit même est devenue lumineuse, par ce que les ténèbres de l’erreur, ou des passions qui couvraient l’âme, se seront dissipées pour faire place à la clarté de la vérité et de la charité.

 

Exemples

 

Pendant que le père Lallemant était recteur du collège de Bourges, comme la fête de saint Joseph approchait, il appela deux jeunes professeurs, et leur promit d’obtenir pour chacun d’eux telle grâce qu’ils désireraient, pourvu qu’ils exhortassent leurs élèves à la dévotion envers saint Joseph, et à lui rendre quelque hommage particulier le jour de sa fête. Les deux régents acceptèrent de grand cœur la proposition, et leurs exhortations, furent si efficaces, que le jour de saint Joseph les deux classes entières firent la sainte communion en son honneur. Le même jour, ils se rendirent chez le père recteur, et chacun d’eux lui déclara en secret la grâce qu'il désirait obtenir. Le premier, c‘était le célèbre père Nouet, demanda la grâce de savoir écrire et parler dignement de Notre-Seigneur. On ignore quelle grâce avait demandé le second : on sut seulement qu’il l’avait obtenue. Quand au père Nouet, le lendemain de la fête, ayant changé d’idée, il retourna auprès du père recteur, et lui dit qu’après y avoir mieux pensé, il croyait devoir demander une autre grâce plus utile à sa propre perfection. Le père lui répondit qu’il n’était plus temps, puisque saint Joseph lui avait déjà obtenu la grâce désignée en premier lieu.

Certes, le père Nouet n’eut pas lieu de regretter sa demande, car il obtint de Saint Joseph une telle abondance de lumières, une onction si pénétrante et une si profonde connaissance de Jésus-Christ et des voies spirituelles que ses écrits nombreux qui roulent presque tous sur les mystères de Notre Seigneur, de la bienheureuse Vierge et des Saints, sont des plus estimés, dès plus pratiques et des plus lus. Je peux le dire sans forfanterie, il est difficile d’avoir lu plus que moi de ces auteurs ascétiques et mystiques, mais aucun ne m’a paru surpasser le vénérable père Nouet. Quelle gloire à ajouter à tant d'autres gloires de l’illustre Compagnie de Jésus. Il a écrit deux méditations très longues et très tombantes sur saint Joseph, qui montrent assez qu'elle était sa reconnaissance et son dévouement pour son saint protecteur et Maître.

Un berger avait conservé au milieu des dangers du monde une simplicité et une innocence admirables. Il se rencontra une fois avec un père Jésuite, qui, après quelques moments d’entretien, reconnut en lui une âme d’élite, enrichie de grâces et de dons si sublimes qu’il ne se subvenait pas d’en avoir jamais trouvé un autre plus avancé dans la perfection. L’admiration du religieux redoubla quand il apprit du jeune homme que, depuis dix-huit ans, il était en service, et que jamais personne ne lui avait donné aucune leçon de la vie spirituelle. Cependant, le religieux voyant qu'il parlait de ces matières si relevées avec l’exactitude d’un théologien, lui demanda s’il avait de la dévotion à saint Joseph. « Il y a six ans, répondit le jeune Berger, que Dieu m’a inspiré de le choisir pour maître et pour patron. Ce saint patriarche, ajouta-t-il, m’a fait connaître lui-même qu'il était, après Marie, le plus grand de tout les saints ; qu’il avait été rempli du Saint Esprit bien autrement que les apôtres ; enfin qu’il était le protecteur spécial des âmes intérieures dont la vie, comme la sienne, doit rester cachée aux yeux du monde ». Puis il se mit à parler en termes magnifiques des vertus et des privilèges de saint Joseph, disant qu’en récompense de son incomparable modestie, Dieu a voulu qu'il n’y eût que les âmes extrêmement pures qui eussent des lumières touchant ses grandeurs ; que Joseph avait été un homme de grand silence, discourant fort peu, à l’exemple de Jésus et de Marie avec lesquels il 'aimait à communiquer par le regard plutôt que par les paroles. Bref, il laissa le bon religieux tellement ravi d'admiration, qu’il avait coutume de dire que la rencontre du berger illuminé lui avait valu plusieurs années de religion.

 

Prière du saint archidiacre Boudon à saint Joseph

 

Je me prosterne en votre présence, ô grand saint Joseph et vous honore comme le chaste époux de la Mère de Dieu, le Chef de la plus sainte famille qui fut jamais, le Père nourricier de Jésus-Christ, le fidèle Dépositaire des trésors de la sainte Trinité... Pénétré de respect et d’amour à la vue de vos grandeurs et de votre sainteté, je vous offre et je vous consacre mon cœur, après Jésus et Marie vous en serez le maître et le directeur. Je vous regarderai désormais comme mon Père et mon protecteur, daignez me regarder comme votre enfant. Faites moi sentir les effets de votre grand crédit auprès de Dieu ; et de votre grande charité pour moi. Obtenez-moi une sincère conversion et toutes les grâces dont j'ai besoin pour remplir ses adorables desseins. Obtenez-moi cet esprit de recueillement, cette vie intérieure, cette fidélité à la grâce, cette union intime avec Dieu, cette profonde humilité de cœur, cette parfaite conformité à sa pure et sainte volonté, cette patience dans les adversités, cette estime, cet amour des croix, ce parfait abandon à la conduite du Seigneur, surtout cet amour ardent pour la personne sacrée de Jésus-Christ, et pour sa sainte Mère, qui ont fait votre caractère particulier. Prenez, ô grand Saint, sous votre protection, les âmes intérieures, surtout celles qui, à votre exemple, écoutent et imitent Jésus et Marie dans la retraite et le silence. Ainsi soit-il.

 

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14 mars 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

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Quinzième jour

Le consolateur des âmes affligées

 

Saint Joseph a eu beaucoup à souffrir de toutes les manières ; mais principalement des peines de cœur. Toutefois, sachant bien que la vie de l’Enfant-Dieu en était le motif, il souffrait non pas seulement résigné, mais avec joie. La pensée de la volonté de Dieu qu'il exécutait était un calmant suave à ses douleurs, puis il recourait toujours à Dieu par l'oraison, ne cherchant qu'en Dieu seul sa consolation et la fin de ses peines. Le Cœur très doux de saint Joseph est donc le grand consolateur des âmes affligées. Outre qu'il a été tant éprouvé il a été trop longtemps avec l'adorable Jésus, pour n’avoir pas appris de ce divin Maître à compatir à tous ceux qui souffrent et qui recourent à son Cœur si bon, si paternel. La sainte Église nous apprend d’ailleurs, dans un Répons qu'elle consacre à la mémoire de notre Saint, que quiconque veut avoir la santé spirituelle n’a qu'à implorer le secours de Joseph.

En récompense des consolations qu’il a procurées à Jésus et à Marie, dit le très honoré frère Philippe, Dieu lui a donné une grâce toute particulière pour consoler et assister ceux qui sont dans la douleur, et qui ont recours à sa bienveillante protection, aussi est-ce à eux surtout qu’il est dit : « Allez à Joseph, et faites tout ce qu’il vous dira ».

Du vivant de saint Joseph, les habitants des pays environnant sa demeure allaient voir le divin Enfant qui travaillait dans sa boutique, lorsque surtout ils se trouvaient dans la désolation. Ils se disaient entre eux, au rapport, du bienheureux Gerson : « Allons voir le fils de Joseph et de Marie, et il nous consolera..... » Ces bonnes gens, dit le dévot Binet, criaient qu’ils avaient appris cela du bon Joseph, son père, tellement que la maison de Joseph, c’était la maison de la consolation et le refuge des misérables.

 

Exemples

 

Ah ! combien de malheureux ont depuis lors suivi ce conseil avec succès ? Combien d'âmes désolées sont venues prier au pied de l'autel de saint Joseph, et y ont trouvé un baume salutaire pour leurs plaies ? C'est-à-dire l'espérance d'être bientôt consolées, ou la force pour souffrir avec courage de plus grandes peines encore, si tel était le bon plaisir divin. F. de la ville de Turnhont en Belgique, était depuis longtemps accablé. d’ennuis et de sollicitudes, à cause d'un violent chagrin domestique, qui minait lentement sa triste existence et qui aurait fini par le conduire au tombeau, si saint Joseph ne se fut hâté de venir a son secours. Une fois que plus accablé que jamais il confia les motifs de sa douleur à une personne vraiment pieuse, celle-ci lui dit de s‘adresser à saint Joseph, et que ce bon Saint entendrait ses soupirs, essuierait ses larmes. F. goûta cet avis et animé d’une grande confiance, il invoqua assidûment saint Joseph qui rendit la paix et la joie à son cœur troublé et affligé.

Saint Joseph, mais il est l’autel des désolés ! Les bons chrétiens le savent par l’expérience ; aussi les voyez-vous aller se prosterner dans l'Église au pied de sa sainte image, ils reconnaissent par la qu’après la Vierge Marie, si bien nommée par lsidore de Thessalonique, notre incomparable consolatrice, qu’ils considèrent de Saint comme un très fidèle consolateur dans leurs afflictions. Saint Joseph, mais il est le médecin spirituel des âmes malades ! I1 a des remèdes pour tous les maux, il soulage dans toutes les détresses, il aide toutes les faiblesses, il satisfait à tous les besoins, il allège toutes les infortunes, il adoucit toutes les aigreurs, il remplit toutes les exigences du cœur, et malgré les tortures auxquelles ce pauvre cœur est exposé par la violence. des hommes, par celle des passions ou celle des démons, il peut lui faire trouver le bonheur, mais ce bonheur supérieur aux sens, comme s’exprime l’Apôtre.

Ô vous qui souffrez et gémissez, vous dont le cœur est noyé dans un abîme de tristesse, recourez à saint Joseph ; il sait ce que c'est que la douleur ; il a lui-même mangé un pain détrempé de ses larmes et de ses sueurs ; il a connu ces perplexités qui abattent l’âme, la font pleurer des larmes bien amères, qui l’oppressent et la réduiraient au désespoir, si le Dieu consolateur, si le Dieu bon qui aime à dissimuler nos égarements et nos folies ne la soutenait comme par un miracle. Oui, saint Joseph a été pressuré par la douleur, brisé par les fatigues, exténué par les privations, et il est à même de comprendre le cri qui s’échappe des meurtrissures d’un cœur désolé et qui dit : « Saint Joseph, venez me consoler, me soulager, me fortifier. Si vous ne me secourez vite, je suis perdu ! »...

On ne pourrait jamais rapporter tous les faits des âmes affligées consolées par saint Joseph : les livres, surtout le Propagateur de la dévotion de saint Joseph par le Révérend Père Huguet en sont pleins. Je me contente ici de ce seul trait de la séraphique Réformatrice du Carmel.

Sainte Thérèse, dont le génie élevé n’admettait pas légèrement les choses surnaturelles, rapporte qu'un jour de l’Assomption, dans l’Eglise des Dominicains, elle aperçut saint Joseph la couvrant d’un manteau très-blanc. Il lui fit connaître qu’elle avait été purifiée de tous ses péchés, et qu’il était disposé à lui obtenir toutes les grâces qu’elle lui demanderait ; il laissa l‘âme de la sainte inondée de pures délices, la dédommageant ainsi des persécutions suscitées contre elle.

 

Psaume des âmes affligées à Saint Joseph

D'après Saint Bonaventure

 

Saint Joseph, pourquoi le nombre de ceux qui me persécutent est-il donc si grand ?

Dissipez ceux qui s'élèvent contre mon âme.

Montrez-leur que notre salut est en Dieu, votre Fils,

que vous sauvâtes des mains d’Hérode.

O Saint Joseph, nous soupirons vers vous dans toutes nos afflictions

pour la gloire de votre nom, ne nous abandonnez pas.

Souvenez-vous des âmes de vos pauvres serviteurs qui gémissent dans cette vallée de larmes ; conservez-les dans l’abondance de vos douceurs.

Votre œil observe et examine toutes nos œuvres et notre conduite,

préservez nous de la séduction du monde.

Fortifiez-moi et immolez mon cœur,

afin que je vous serve toujours avec ferveur.

Ayez pitié de nous, ô notre saint protecteur.

Obtenez-nous la grâce de nos misères.

Ne nous laissez jamais tomber entre les mains de nos astucieux ennemis ;

et à l’heure de la mort, à cette heure surtout des luttes suprêmes et définitives,

alors que notre âme épuisée par les faiblesses,

et mon corps torturé, écrasé par la douleur sera comme livrée à elle-même,

ah ! aidez-nous à les vaincre.

Conduisez-nous au port du salut,

et remettez notre esprit entre les mains de son Créateur.

Ainsi-soit-il.

 

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13 mars 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

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Quatorzième jour

Modèle et gloire des domestiques

 

L'état de domesticité est bon en lui-même, conforme aux desseins du Créateur et sanctifiant. Notre-Seigneur, comme pour lui mériter des grâces et servir de modèle a ceux qui s’y trouveraient engagés, a bien voulu, ainsi que le déclare l'Apôtre, prendre la forme d’un domestique, ou, selon la Version commune, d’un serviteur. On raconte, dit là-dessus saint Liguori, comme un grand prodige d’humilité, que saint Alexis, fils d’un grand seigneur romain, ait voulu vivre comme un domestique dans la maison de son père, mais quelle comparaison entre l’humilité de ce Saint et celle de Jésus-Christ ? Il y avait quelque différence de condition entre le fils et le serviteur du père d’Alexis ; mais entre Dieu et le serviteur de Dieu il y a une différence infinie. En outre, ajoute le saint Docteur, le Fils de Dieu étant devenu le serviteur de son Père, se fit même le serviteur de ses créatures, comme il l'était de Marie et de Joseph pour lui obéir. De plus il devint le serviteur de Pilate, puisque celui-ci le condamna a la mort qu’il accepta avec obéissance. Il devint le serviteur de ses bourreaux qui le flagellèrent, le couronnèrent d’épines, le crucifièrent, en acceptant les tourments qu’ils lui faisaient souffrir, en leur obéissant humblement, et en se soumettant à toutes leurs volontés.

Certes, l’exemple seul de Notre-Seigneur qui a bien voulu se faire domestique, doit amplement suffire pour arrêter les plaintes des personnes qui accusent la Providence,de les avoir soumises à cette condition en apparence vile, abjecte, humiliante de la domesticité ; il doit bien suffire aussi pour les consoler dans leurs peines, leur faire paraître la servitude.dont ils font profession honorable devant Dieu et devant les vrais chrétiens, qui savent que plus l'homme s'abaisse ici-bas, plus il est grand devant Dieu et acquiert des mérites pour le ciel.

Mais, comme quelque bon en lui-même que paraisse cet état, quelque conforme qu’il soit aux maximes et à l'esprit de l’Evangile, il a pour tout ses écueils et ses dangers, ses difficultés et ses devoirs ; qu'il exige nécessairement beaucoup de grâces, de patience, d'obéissance, de pureté d'intention, pour qu’on puisse y acquérir la perfection, il est raisonnable, juste, nécessaire même d'offrir aux personnes qui s’y trouvent engagées des ressources spirituelles pour atteindre ce but. Or, l’une de ces ressources précieuses, inestimables, salutaires, est la protection du grand saint Joseph. Saint Joseph probablement aura été un ouvrier apprenti, c’est-à-dire domestique, avant que d’exercer lui-même son art de charpentier. Or, il sait pour y avoir passé, quelles sont les peines que peuvent éprouver les domestiques, il est, par conséquent, plus incliné à les consoler, à les aider de toutes les manières,s’ils veulent bien se recommander à lui avec confiance, simplicité persévérance.

Quoique saint Joseph soit bien disposé à couvrir de sa protection tous les domestiques qui l’honoreront, il est certain qu’il favorisera plus volontiers tous ceux qui, comme il le faisait, accompliront fidèlement leurs devoirs ; puisque c’est par la seulement qu’on se rend agréable à Dieu et à ses saints. Pour simplifier autant que possible ces devoirs, je les résume dans l’obéissance et la pureté d’intention ; l’obéissance, c'est pour la forme, la pureté d'intention, c'est pour l'esprit. Obéir à ses supérieurs parce qu’on y est forcé par sa condition, que la vie en dépend, obéir en murmurant, obéir en partie, tout cela n’est pas l’obéissance chrétienne ; mais leur obéir comme on obéirai à Dieu lui-même que l'on respecte et honore dans les supérieurs, obéir avec simplicité, promptitude, fidélité, voilà la vraie et parfaite obéissance, l'obéissance méritoire, parce qu’elle est volontaire et pure dans l’intention. Telle doit être celle du domestique chrétien, qui veut remplir dignement sa carrière sur la terre, mériter l’estime honnête des hommes, et pardessus tout, avant tout, la gloire céleste.

 

Exemples

 

Un domestique qui remplit ainsi son devoir est un héros infiniment préférable au conquérant des villes, dit la très sainte Bible. Il accumule mérites sur mérites. Parce qu’il s’est soumis aux volontés de Dieu en ce monde, il verra la sienne accomplie dans l’autre ; et, d'ailleurs, il peut compter sur le secours divin et le patronage de saint Joseph.

Une personne de confiance, employée comme surveillante dans la communauté de la Miséricorde à Laval, fut attaquée d’une maladie grave, dont on ignorait le principe, avec une fièvre continue qui la menaçait d’une fin prochaine. Après trois mois de souffrances aiguës, le médecin perdit tout espoir de la guérir. Dans cet état désespéré, la malade eut recours au ciel, se fit conduire à saint Joseph-des-Champs pour y demander par l’intercession de ce Saint ou sa guérison, ou une bonne mort. Elle y entendit la messe, communia et se trouva à l’instant guérie. Dès le lendemain elle reprit ses occupations domestiques ordinaires.

Saint Joseph aide les domestiques surtout en ce qui regarde la vie intérieure dont leurs emplois semblent les distraire. En partant de Rouen, écrivait le père Surin au père Lallemand, je me trouvais placé dans la voiture, près d’un jeune homme d’environ dix-huit ans. Son extérieur était des plus simples, et son langage, celui d’un homme sans instruction ; domestique depuis plusieurs années, il n'avait rien appris, et ne savait ni lire ni écrire. Quel fut donc mon étonnement en conversant avec lui, de voir que ses lumières étaient admirables ! Il me parla en effet de la vie intérieure avec tant de clarté, d’abondance et de solidité, que j'en étais dans le ravissement, n'ayant jamais rien lu ni entendu d’aussi satisfaisant, ni d’aussi élevé sur cette matière. Il faisait une oraison perpétuelle... L’ayant interrogé sur tous les points tant spéculatifs que pratiques de la vie intérieure, il satisfit à mes questions avec une capacité qui me remplit d'étonnement... Je m’avisai de lui demander s’il était dévot à saint Joseph. « Depuis six ans, me dit-il, je me suis mis sous sa protection spéciale, d’après le conseil de Jésus-Christ lui-même ». Et là-dessus il se mit à faire le plus bel éloge des prérogatives de ce grand Saint, en m'assurant qu’il tenait tout du Sauveur lui-même. Ce maître des âmes, comme il l’appelait, avait été le sien dans cette science suréminente qu'il possédait à un degré si étonnant.

 

Supplication à Saint Joseph

Bienheureux Joseph qui nous avez appris l’amour de la dépendance et de la servitude, nous vous supplions d’être notre protecteur dans les emplois que la divine Providence nous a confiés. Faites-nous bien comprendre, ô illustre Saint, que la vraie grandeur est tout entière dans l’assujétissement aux hommes, et surtout a nos maîtres pour l’amour de Dieu, c’est-à-dire en tout ce qui n'est pas évidemment opposé à son adorable volonté. Il est vrai, les humiliations, le renoncement et même souvent les privations sont notre partage ici-bas; mais fortifiés par votre exemple et surtout par celui du Fils de Dieu, qui s’est fait esclave et a obéi à,ses serviteurs, même jusqu'à la mort de la Croix, pour notre amour, nous acceptons volontiers les peints de notre condition, devenue honorable par Jésus-Christ et par vous, ô grand Saint. Soutenez-nous dans nos travaux, et aidez. nous à conserver toujours l'esprit de soumission et de dépendance vis-à-vis ceux que Dieu a établis sur nous et qui tiennent sa place à notre égard. Ainsi soit-il.

 

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12 mars 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

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Treizième jour

L’Ami et le protecteur des ouvriers

 

L’anathème prononcé par l’Éternel contre Adam coupable pèse sur toute Sa postérité : « Vous mangerez votre pain à la sueur de votre front », dit-il à Adam et à sa postérité. L’homme, ajoute saint Bonaventure, sera donc toujours dans le travail. Mais voyez la Providence et la sagesse de Dieu, qui, en infligeant maintenant cette peine à l’homme sait la faire servir pour notre salut, dit ce Docteur. Saint Joseph quoique sanctifié dès sa conception et pur comme un ange durant toute sa vie, n'a pas laissé, comme enfant de parents criminels par le péché d’origine, d’en porter la peine. Il a senti tout le poids de l’humiliation et de la souffrance que donne un travail laborieux, dur et continu, comme celui auquel il se livrait. Il est donc capable de compatir au sort des ouvriers et de tous les hommes dont les fatigues sont l’apanage le plus ordinaire, et la seule ressource contre la mort anticipée par la misère, qui en est toujours l’avant-coureur. Mais il peut aussi leur servir de modèle et leur apprendre à travailler comme il le faisait en esprit de pénitence et d'humilité, avec joie, piété et courage, en union à Jésus-Christ qui fut dans les travaux dès sa jeunesse, comme l’avait prédit David.

Il y a des auteurs qui pensent que Jésus-Christ ne s’est pas employé aux œuvres manuelles, et que tout le cours de sa vie cachée n‘a été qu’une contemplation continuelle des grandeurs de Dieu. Mais ils sont contre les sentiments des saints Pères et de toute la vénérable antiquité. Car la tradition est d’accord avec ce que semble insinuer en plusieurs lieux l’Évangile à démontrer que Jésus a travaillé avec saint Joseph et qu’il était reconnu pour fils de charpentier et charpentier lui-même. Le travail est donc noble, les fatigues sont donc honorables, et la sueur de l’ouvrier est d’un mérite bien grand, je dirai inappréciable devant Dieu, depuis que saint Joseph, depuis surtout que le Fils de Dieu en a porté la peine. Voyez, ce sont les ouvriers, les hommes de fatigues que le Christ appelle à lui : « Venez à moi, dit-il, vous qui travaillez et qui êtes fatigués, et je vous soulagerai ». Je cite textuellement, une paraphrase ne ferait qu’affaiblir ces divines paroles. Mais je renvoie les savants au beau commentaire qu’en a fait le saint chancelier Gerson qui forme un traité entier. Quelle consolation donc pour l’ouvrier ! Le Christ lui-même veut bien essuyer ses sueurs !

Un Paradis ! Tel a été le premier atelier du monde ! Un Roi ! Tel a été le premier ouvrier qui y a travaillé ! Adam fut en effet placé par Dieu au paradis terrestre pour y travailler et le garder. Voilà quelle est l'origine du travail et du travailleur. Le travail d’Adam était donc son bonheur, son atelier était son paradis anticipé, et lui était le roi de la création. Mais le péché est venu tout gâter, tout empoisonner ; il a fait du travail une punition, de l’atelier un enfer, et du travailleur un esclave malheureux. Quel changement!

Par amour pour l’ouvrier, le Fils de Dieu s'est incarné et s'est fait ouvrier lui-même. De plus il voulut avoir pour père nourricier un ouvrier, il choisit saint Joseph qui exerçait la profession laborieuse de charpentier. Contemplez-les tous les deux à Nazareth travaillant, suant de fatigues, mais suant de ces sueurs qui tiennent lieu de sang comme s’exprime Bossuet. Oh ! Quel exemple pour l'ouvrier ; oserait-il bien se plaindre, voyant ainsi son Dieu travailler, saint Joseph travailler aussi ? Quel espoir il doit placer en ce grand Saint, que Notre Seigneur a établi son modèle et son protecteur !

Ouvriers, si vous voulez mériter et obtenir la protection et les secours de saint Joseph, efforcez-vous comme lui et selon que le recommande l'Apôtre de faire tout pour la gloire de Dieu, de supporter avec résignation, si ce n'est avec joie, les peines inséparables de votre profession, les unissant a celles du Sauveur. Faisant ainsi, vous verrez comment et combien saint Joseph vous protégera, lui, le bon Saint, qui aime tant à consoler, secourir et protéger tous ceux qui souffrent. Ah! soyez-en sûrs, saint Joseph ne se laissera pas prier en vain; il ne vous fermera pas son Cœur, il ne vous repoussera pas de sa présence. Bien au contraire, il vous accueillera avec amour, et vous soulagera dans vos travaux et vos peines par l’onction de la grâce divine qu’il fera couler sur vous abondamment.

 

Exemples

 

J’ai connu un brave ouvrier qui, dans toutes ses actions fatigantes, se proposait continuellement d'imiter saint Joseph ; il avouait que la protection de ce Saint lui était tellement sensible, que les plus durs travaux lui semblaient bien faciles à supporter par la douceur que saint Joseph versait dans son cœur.

La vénérable Marie-Elisabeth de la Croix de Jésus, fondatrice de l’institut de Notre-Dame du Refuge des vierges et filles pénitentes, honorait d’un culte particulier le glorieux saint Joseph. Elle aimait à célébrer ses prérogatives et ses sublimes vertus. En action de grâces de toutes les, faveurs qu’elle avait reçues de Dieu par l’intercession de ce grand Saint, elle en fit faire une statue d’argent; et comme on vint lui dire que l’ouvrier qui y travaillait, quoique très-habile dans son art, ne pouvait l'achever, par quelque empêchement secret et inconnu, elle se mit en prières, demandant à Notre-Seigneur, par le souvenir de tout ce que saint Joseph avait souffert pour lui, de vouloir bien éloigner les obstacles. Sa prière n’était pas achevée, que la statue du glorieux époux de Marie se fit avec une grande perfection et une merveilleuse facilité !

Un pauvre ouvrier père de nombreuse famille se trouvait alité dans un hôpital ; la pensée que ses enfants devaient souffrir de la faim et des autres choses nécessaires à leur entretien a la maison, le consternait. Il ne pouvait quitter de sitôt le lit, les médecins n’y consentaient pas à cause du danger d’aggravation du mal. Ce bon père eût recours à saint Joseph, et le lendemain, grâce a la protection du Saint il était guéri, il pût s’en aller reprendre ses travaux ordinaires pour faire subsister sa famille.

« Mon fils, fait dire le bienheureux Gerson à Jésus-Christ, ne perdez jamais courage dans les travaux que vous aurez entrepris pour moi, et que les afflictions ne vous jettent point dans l'abattement; mais que mes promesses vous fortifient et vous consolent dans tous les événements de cette vie. Les travaux que vous souffrez ici-bas ne seront pas longs, et vous ne serez pas toujours dans l’affliction et dans la douleur, attendez un peu, et vous verrez bientôt la fin de vos maux. Il viendra un moment heureux auquel cesseront tous vos travaux et toutes vos peines. Tout ce qui passe avec le temps est toujours bien court. Faites avec soin ce que vous faites; travaillez fidèlement à me servir, et je serai moi-même votre récompense ». C’est ainsi que le Seigneur console et anime l'ouvrier, c’est-à-dire tous les hommes chrétiens, car nous sommes les ouvriers du Seigneur, les. coopérateurs de Dieu. Si donc le travail vous fait peur, que la récompense vous anime, comme disait le grand saint François d'Assise. Et qui refuserait de travailler après l’exemple que nous en a donné saint Joseph ? Le pieux et docte Gerson nous le représente travaillant avec l'Enfant Dieu dans sa boutique et priant néanmoins sans interruption. Et Silveira prétend que les saints Anges accouraient en foule dans l’atelier de Nazareth pour aider ces deux grands ouvriers à travailler le bois, comme aussi ils accompagnaient habituellement Joseph dans ses voyages. Travaillez, mais travaillez avec dévotion, et que le travail ne vous fasse jamais manquer à vos devoirs vis-à-vis Dieu, comme aussi priez, mais que la prière ne préjudicie en rien à votre travail. C'est le conseil que vous donne saint Joseph, et l’exemple qu’il nous montre dans son angélique conduite.

Une sainte religieuse aimait l'oraison, sans pour cela rester oisive; elle faisait chaque chose en son temps. Cependant il lui arrivait de passer les bornes que son directeur lui avaient prescrites, saint Joseph alors l'avertissait de .reprendre occupations.

 

Prière de l’ouvrier à saint Joseph

 

Noble artisan de l'atelier de Nazareth, saint Joseph, qu'il m'est doux de considérer Vos traits, alors que les fatigues du jour appesantissent mes bras, et que les sueurs inondent mon visage. Dès votre jeunesse, vous vous êtes assujetti au travail, et vos mains royales qui eussent porté dignement le sceptre de Juda, aimèrent mieux manier les outils vulgaires d’un pauvre charpentier. Le ciel avait ses desseins ; il voulait nous donner en votre sainte Personne, un modèle achevé de l’amour du travail, et un protecteur bienveillant pour nous soulager dans nos travaux. Obtenez-moi donc, ô saint Joseph ! la patience dans mes pénibles labeurs, et la grâce de les faire servir à l’expiation de mes fautes, à l’acquisition des mérites pour la bienheureuse éternité. Ainsi-soit-il.

 

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11 mars 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

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Douzième jour

La ressource des pauvres

 

Saint Joseph choisi pour être le père putatif du Fils de Dieu, pauvre jusque-là que, comme il l’a dit lui-même, il n’avait pas la bonne fortune des renards et des oiseaux qui ont un lieu de retraite, ainsi que les autres animaux, lui n’ayant pas une pierre en propre pour reposer sa tête, Saint Joseph, dis-je, devait, pour remplir dignement son rôle divin, vivre pauvrement lui-même. Quoi qu’issu de race royale, il a pu dire mieux que le prophète : « Je suis pauvre et dans les labeurs dès ma jeunesse ». Sans doute, David avait en vue le Christ lorsqu’il prophétisait ainsi ; mais Saint Joseph, je l’ai assez démontré, a partagé tous les états de la vie temporelle du Sauveur : ces paroles peuvent donc lui être appliquées. Il fut pauvre, bien pauvre, très pauvre, d’une pauvreté méprisée, rejetée et nécessiteuse, selon que le déclare saint François de Sales. On ne le considérait que comme un pauvre charpentier, lequel bien qu’il travaillât avec ardeur pour l'entretien de sa famille, ne pouvait arriver à ce point qu'il ne lui manquât pas plusieurs choses nécessaires : ce sont les paroles de Saint François.

Ainsi donc, comme on le voit d'ailleurs par l'Évangile, le nom de saint Joseph ne rappelle qu'un pauvre artisan. Sa maison était pauvre, sa vie pauvre, et tous ceux qui l’ont vu soit à Bethléem, soit en Egypte, soit à Nazareth, l’ont toujours trouvé pauvre dans sa nourriture, dans ses vêtements, dans ses meubles. Et il en devait être ainsi selon les vues de la Providence. Ce qui autorise saint Liguori à mettre dans la bouche du Père éternel ces paroles qui s’adressent à saint Joseph : « J’ai voulu que tu fusses pauvre, parce que je te destinais à tenir lieu de père à mon fils, pauvre comme toi ». Il en devait être ainsi, afin que les pauvres eussent en saint Joseph un modèle de résignation à imiter, un puissant protecteur à prier. D'autre part, il fallait que Jésus-Christ essuyât la pauvreté de Saint Joseph et la partageât volontairement avec lui, afin qu'il pût consoler les pauvres par son exemple. et par ses discours. Quand le divin Maître et dit solennellement : « Bienheureux les pauvres, parce que le royaume du ciel leur appartient ». Personne n'a pu lui répondre : « Cela vous est facile à dire, Maître, mais si vous aviez éprouvé vous-même les effets de la pauvreté ? » Non ! on n'a pu dire cela à Notre Seigneur, car il eut de suite répliqué : « Je vous ai donné l'exemple ».

Les hommes, dit le très pieux et très docte Silveira fondent leurs royaumes sur l'opulence, Jésus-Christ a fondé le sien dans la pauvreté. C’est sur le vide et le néant que Dieu le souverain ouvrier travaille, et c'est la que son œuvre paraît avec le plus d'éclat. Parce que je me suis annihilée, semble dire la divine Marie, dans son admirable et sublime Cantique, « c'est pour cela que celui qui peut tout a fait en moi, son humble servante, d’admirables choses ». Ainsi la pauvreté et l’humilité qui est une pauvreté en son genre, sont la base et la mesure des opérations divines.

Pauvres, vous le voyez. Joseph, votre patron, a été pauvre, bien plus, le Fils de Dieu a été pauvre, et tous les saints apôtres, martyrs, anachorètes, solitaires, religieux et religieuses ont été pauvres à sa suite. Il faut convenir que la pauvreté est bien honorable, bien précieuse, bien sanctifiante. L’Église l'a toujours ainsi entendue; elle ne canonise personne qui n‘ait été pauvre d’effet, au pauvre d’esprit pendant la vie. Le pauvre, le vrai pauvre,elle le.considère et le traite comme un autre Christ, comme un autre saint Joseph. Dernièrement elle canonise un pauvre, un grand pauvre de ce nom, Benoit Joseph Labre. Ah! quelle pauvreté que la sienne! Quelle leçon ce pauvre a donné au monde, à ce monde voué au matérialisme le plus absolu, adorateur du veau d’or!

Mais j'entends que vous dites : si la pauvreté est humble, si elle est estimée aux yeux de Dieu et par son Église, elle a bien aussi ses peines, ses humiliations devant les hommes. C'est vrai, et c'est par cela même qu’elle est si méritoire pour le ciel. Celle de saint Joseph lui a été aussi une source de.peines incessantes, mais parce qu’il l'a soufferte avec résignation, elle fit de lui un héros de la sainteté, un puissant avocat des pauvres. Imitez-le d’abord, puis, priez-le avec confiance, il vous secourra, de même qu’il l’a fait pour tant d'autres, selon les vues de la Providence. Mais, je tiens à vous en prévenir à l'avance, ne comptez pas qu’il vous secourra toujours d’une manière sensible; il le fera pourtant s’il le juge nécessaire ; toutefois il vous obtiendra assurément la patience, la résignation et le mérite de la vertu.

 

Exemples

 

Mlle A... se trouvait dans une bien triste. position par suite de revers de fortune. Sans'ressource aucune, obligée de gagner sa vie, incapable de servir, ayant perdu la santé; au milieu de toutes ses peines, ne sachant plus que devenir, elle eut la pensée de recourir à saint Joseph, qui lui vint en aide en lui procurant un poste tel qu'elle le désirait et une bonne santé pour le remplir. Rien ne peut rendre la bienveillance et la tendresse de saint Joseph pour les pauvres de Jésus, c'est-à-dire pour les pauvres résignés à la volonté de Dieu, qui le bénissent, ce bon Protecteur, dans la mauvaise comme dans la bonne fortune, surtout s'ils persistent à le prier; écoutez :

Une pauvre fille de la Charité dirigeant un orphelinat était fort en peine pour vêtir ses enfants pendant l'hiver ; elle avait invoqué en vain le secours des âmes charitables qui l’aidaient ordinairement. Toutes ayant placé leurs aumônes ne pouvaient répondre à son désir. Une neuvaine est commencée par ces petits orphelins avec toute la ferveur qu’on peut avoir à cet âge, et notre bon Père saint Joseph ne resta pas sourd; au moment où on s’y attendait le moins, un bienfaiteur inconnu apporte la somme nécessaire pour les vêtements tant désirés. Gloire et action de grâces à notre bon saint Joseph.

Le saint roi David, dans ses admirables et inimitables Psaumes, a dit une parole que le fidèle ne saurait trop méditer : « Ses yeux, dit-il du Seigneur, regardent le pauvre ». Pourquoi, demande le saint Docteur Bonaventure, regarde-t-il le pauvre et non pas le riche ? Parce que la pauvreté d’esprit est une vertu, dans laquelle Dieu se plaît beaucoup, car les pauvres, ajoute-t-il, ont le grand Dieu pour protecteur, ce Dieu qui prend un plaisir infini à condescendre à la piété de leur cœur. Plus loin cet incomparable Père de l’Eglise appliquant ce texte à notre sainte Reine Marie, dit qu’elle est tout œil et toute main ; tout œil pour voir nos misères, toute main pour étendre sur nous avec largesse ses bienfaits. N'est-ce pas ce que nous pouvons dire aussi de notre aimable saint Joseph, le vrai père et pasteur des pauvres en Jésus ?

Des milliers de faits se présentent à moi, ne sachant lequel choisir, je dirai à ceux-là qui voudront bien me croire : « Voulez-vous être du nombre des heureux protégés de saint Joseph ? Soyez pauvres en esprit, je dirai au riche : assistez le pauvre de votre superflu, et comptez les uns et les autres que saint Joseph vous assistera dans vos nécessités avec une affection vraiment paternelle. J’ai dit que des milliers de faits de la bonté secourable de saint Joseph pour les pauvres étaient la sous mes yeux; mais votre piété ne serait pas satisfaite si je ne vous en rappelais au moins un. Il est ancien , c’est un mérite de plus. Il a le contrôle du temps et des savants. Il m'a toujours attendri, il vous intéressera sans doute aussi.

Saint Vincent Ferrier raconte qu’un pieux marchand de Valence, en Espagne, faisait chaque année, le jour de Noël, une aumône aux pauvres. Et voici de quelle manière. Il recevait ce jour-là à sa table trois pauvres, un vieillard, une femme et un petit enfant. Sa foi lui représentait comme infailliblement vraie cette parole du Maître, que tout ce qu’on fait à un pauvre c’est à lui-même qu'on le fait; c’est pourquoi en traitant ces trois personnes, il croyait traiter Jésus, Marie et Joseph en personne. Voyez la bonté de saint Joseph et de toute la sainte Famille. Le charitable marchand apparut après sa mort à quelques personnes pieuses qui priaient pour lui, et leur dit qu'au moment de son dernier passage, Jésus, Marie et Joseph étaient venus le visiter et lui avaient adressé cette invitation : « Puisque durant ta vie tu nous a reçus tous trois dans ta maison, nous venons aujourd’hui tous trois pour te recevoir dans la nôtre ». Il ajouta qu’aussitôt ils avaient pris son âme, et l'avaient conduite à l'éternel festin du paradis.

Cette histoire ou plutôt ce fait pour la consolation des bons riches autant que pour l'utilité des pauvres, montre combien saint Joseph s'intéresse au sort des pauvres. Vous êtes riches, et vous ne savez peut-être que faire de vos biens ? Donnez-en une partie pour sauver l'innocence de cette jeune fille qui meurt de faim et se prostitue parce qu’elle est sans ouvrage. Et il y en a tant a Paris de ces infortunées ! Ce jeune enfant a des dispositions pour le sacerdoce ; il est pieux et vertueux, mais ses parents sont sans ressource, payez-lui, si vous le pouvez, au moins une partie de son séminaire. Vous pouvez encore propager les bons livres, instruire ou faire instruire les ignorants, et ainsi du reste. Faites cela pour vos parents défunts, et comptez que vous ne sauriez mieux placer votre surabondance pour eux, après que vous avez rassasié le famélique et consolé l’affligé...

 

Soupirs du pauvre vers saint Joseph

 

Très doux Consolateur de Jésus et de Marie, écoutez mon humble prière et ne méprisez pas mes supplications. Je suis pauvre. Un large manteau de misère couvre mon corps débile. Ah ! séchez mes yeux mouillés de larmes, soutenez-moi par vos célestes consolations. Vous avez été pauvre avec Jésus pauvre, ô bienheureux Joseph ! Apprenez-moi à aimer la pauvreté, à la supporter avec joie, au moins avec une chrétienne résignation, pour le reste, je m’en remets entièrement à votre si bon Cœur. Comme vous avez un soin très particulier de Jésus et de Marie, je suis convaincu que vous ne m’abandonnerez pas, si je vous aime et vous implore. Tendre Père ! voyez ma misère, et comme il m’est impossible d’en sortir sans votre intervention. Comblez-moi au moins de vos faveurs, et je serai heureux dans mon indigence. Je servirai mon Dieu avec plus de liberté, ici bas, pour le posséder avec plus de plénitude, la haut dans le ciel. Ainsi soit-il.

 

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09 mars 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

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Dixième jour

Le protecteur des veufs

 

Trois états partagent le monde chrétien, la virginité, le mariage et le veuvage ; de ces états la virginité est le plus excellent, comme le démontre l’Apôtre. Le veuvage vient après enfin le mariage. Aussi la viduité est placée milieu. Saint Joseph a été à la fois vierge et époux, mais il n’a pas passé par le veuvage, mort avant sa très sainte épouse. Quoiqu’il en soit, comme la viduité chrétienne tient un éminent dans l’Église, parce qu’elle est une sorte de virginité accidentelle et que, d’ailleurs, elle conforme aux desseins de la Providence, à la doctrine de l’Église, à la saine morale, il est constant qu’elle est bien considérée par saint Joseph qui a les mêmes inclinations que Notre Seigneur et qu’elle peut être l’objet très légitime et tendre protection. En douter, serait faire injure au Cœur si bon de notre Saint. L'état de viduité quoiqu’il mette l’homme ou la femme en dehors des peines attachées au mariage, n’est pas pour cela plus exempt de tribulations de bien des genres ; mais avec un fond de piété et de vrai christianisme on se les rend plus aisément douces, supportables et méritoires. Toutes les conditions ont leurs avantages et leurs désavantages ; toutes aussi ont leurs grâces que Dieu accorde pour le servir et s’y sanctifier. Or, celle des veufs est bien propre à atteindre cette fin. D’ailleurs, le Ciel semble y verser avec plus d’abondance la rosée fertilisante de ses bénédictions, bien entendu quand les veufs ou les veuves s’en rendent dignes par des mœurs chastes, réglées et conformes aux règles chrétiennes tracées par le Christ et.les Apôtres.

Comme les personnes veuves sont souvent désolées, soit parce qu’elles avancent sur le déclin de la vie, soit parce qu’elles se trouvent seules pour l’ordinaire, qu’elles n’ont aucun consolateur qui les distraie de leurs peines, adoucissent leur sort. il est bon de leur montrer combien leur état est grand, excellent et sanctifiant ; je le ferai, d’après saint Jean Chrysostôme. Qu’il plaise à saint Joseph de donner sa bénédiction aux paroles de ce grand Docteur. « La viduité qui semble être un nom de misère, ne l’est nullement, mais c’est une dignité; un honneur et une très-grande gloire, ce n’est pas une infamie, mais une couronne. Oui qu’une veuve n’ait pas de mari qui converse avec elle, Jésus-Christ l’objet même de sa conversation, et il écarte loin tous les maux qui pourraient lui arriver dès qu’une veuve est persécutée, il suffit qu'elle présente devant Dieu, qu’elle se mette à genoux, qu’elle gémisse dans l’amertume de son cœur, qu'elle répandre des larmes, et cela seul pourra garantir des embûches de tous ceux qui la persécutent. Les larmes, les gémissements, prières continuelles sont les véritables armes avec lesquelles les veuves peuvent non-seulement se défendre de la violence des hommes, et repousser les attaques des démons. (…)

Ailleurs le saint Docteur rassure les veuves qui ont des enfants encore jeunes, en leur disant qu’elles doivent se confier en Dieu qui prendra soin d’eux comme un bon père ; que ce qu’elles ont à faire c’est de leur donner une éducation sainte qui assurera leur bonheur.

Dans tous les cas, une veuve chrétienne doit se consoler beaucoup d’être si heureusement délivrée de la servitude du mariage, car son état la met dans une plus grande paix, la rend plus capable de s’unir à Notre-Seigneur par la prière et les bonnes œuvres. « Veuve, dit le cardinal Hugues, signifie divisée en deux, c’est-à-dire éloignée de son mari ». Mais si elle est loin de son mari elle est plus proche de Dieu, pourvu qu'elle vive régulièrement ; car alors Dieu lui tient lieu d’époux et d'appui. Saint Jérôme rapporte de sainte Mélanie qu’après la mort de son mari et de ses fils, elle courut se prosterner aux pieds de Jésus-Christ, et elle lui sourit comme s’il était devenu son époux. « O Seigneur, lui dit Mélanie, il vaut mieux vous servir, vous qui m’avez délivrée d’un si grand fardeau ». Tels doivent être vos sentiments, ô veufs et veuves chrétiennes ! Comptez que si vous les prenez pour règle de votre conduite, infailliblement le Seigneur vous donnera en abondance ses grâces. Marie et saint Joseph aussi vous couvriront de leur salutaire protection et vous consoleront, si vous les priez dans vos désolations. Il importe de peser ceci, car tous les veufs et toutes les veuves ne sont pas dignes des soins si tendres de la divine Providence, ni de la protection du Cœur de saint Joseph, parce que toutes ne sont pas agréables au Seigneur, ne vivent pas dans sa grâce et la pratique de sa loi. Le séraphique Docteur distingue trois genres de viduité. Le premier est celui de ces personnes qui à l'imitation de la veuve de l’Évangile, vivent dans les jeûnes, les maisons et les supplications, comme il se lit aussi de Judith ; l’autre est celui de ces personnes qui se font une occupation de courir dans les maisons et les familles, et se chargent de soins superflus qui ne les concernent pas ; l’autre enfin, est celui de celles qui vivent dans les délices, dans la bonne chère, qui sont curieuses, causeuses, médisantes et ne respirent que les plaisirs. Souvent, ajoute ce saint Père, Dieu permet que ces dernières tombent dans la misère ; ce qu'elles pourraient éviter, si elles vivaient saintement, qu’elles fussent pleines d’espérance en Dieu. Car, dit l‘Apôtre, la veuve vraiment veuve espère en Dieu et insiste dans la prière. La foi et la confiance en Dieu des veuves rend leurs prières toutes puissantes auprès du Seigneur et sur le Cœur de saint Joseph, quand elles sont soutenues par une vie chrétienne et vertueuse.

 

Exemple

 

Une veuve d’un âge très-avancé se trouvait délaissée de ses parents ; mais comme elle n’avait pas délaissé le Dieu de sa jeunesse et qu’elle avait une grande confiance en la Providence, le Ciel vint à son secours. Elle avait l’habitude de faire dévotement ses prières devant une statue de Saint Joseph. Une fois qu’elle se trouvait saris pain, et sans argent pour s’en procurer. elle s’avisa de se lever la nuit, d’allumer une lampe près de la statue devant laquelle elle pria longtemps à genoux. Une voisine qui aperçut cette lumière à l’heure de minuit, remarqua qu’elle brûlait encore quelques heures après. Dans la crainte où elle était que la veuve fut malade, elle alla bien vite frapper à sa porte. Celle-ci tardait à ouvrir ; la voisine durant ce temps entendit la veuve qui disait : « Mon bon Saint Joseph, vous qui avez nourri la Sainte Famille au prix de vos travaux et de vos sueurs, me laisserez-vous mourir de faim ? » Alors la voisine frappa plus fort, et avec insistance, la veuve vint lui ouvrir et sur la demande de celle-ci, elle lui dit qu’elle souffrait horriblement de la faim, et qu’elle venait de prier Saint Joseph qu’il voulut bien s’intéresser à son sort ! « Ma chère, répondit la voisine, ne vous inquiétez plus : il y a assez de ressource chez moi, vous, y participerez maintenant tant que vous vivrez, vous et moi, seulement vous me rendrez participante de vos prières au Seigneur et au bienheureux saint Joseph, dont autrefois j’ai entendu raconter les merveilles de sa puissante protection ». De tels faits se renouvellent souvent, Sans que peut-être on l‘entente au céleste protecteur qui les accomplit.

 

Prière d'une veuve à saint Joseph

 

Grand Saint, dont le Cœur est plein de compassion pour le malheur, dont les mains puissantes et secourables protègent la veuve et l’orphelin, juste Joseph, prêtez l'oreille aux accents de ma douleur. Hélas, je suis une veuve affligée ! j’ai perdu l’appui de ma faiblesse, le consolateur de mes jours ; le deuil a voilé mon visage, un pain mouillé de larmes fait ma nourriture. A qui donc aurai-je recours, sinon à vous, bien-aimé Joseph? A vous qui fûtes le tuteur de l’Enfant Jésus, le soutien de la Vierge Marie, sa mère. A vous que le Seigneur a établi chef de son royaume et économe de la Providence ! A vous qui vous laissez attendrir par les larmes, qui adoucissez les amertumes et comblez les espérances. J'adore les impénétrables desseins du Ciel, persuadé qu’il ne m’éprouve que pour mon bien. Mon cœur divisé jusqu’à présent ne voudra plus aimer que Dieu, il fuira pour toujours ce monde frivole, ces plaisirs dangereux, puis s’élevant sur les ailes de la prière dans les régions sereines du Paradis, il criera vers vous, ô tendre Joseph, afin d'exciter la compassion de votre Cœur si doux, et d’attirer toutes les grâces qui en découlent incessamment. Bénissez donc, ô mon saint Protecteur, la veuve qui vous implore à genoux : soyez l’administrateur de mes biens,mon consolateur dans mes ennuis et mes peines, le directeur de ma conscience. Mais, très Saint Joseph, bénissez aussi mes enfants ! Je les recommande tous à votre Cœur si plein de sollicitude. Hélas ! pauvres petits, ils n’ont plus de père et ils ne pèsent pas encore toute la perte de cette absence ! Vous leur en tiendrez lieu désormais; vous partagerez avec leur mère tous les soins que réclament leur jeunesse. Et, de mon côté, ô bienheureux Joseph, je leur apprendrai à Vous honorer par leurs hommages et surtout par une vie chrétienne, qui les rende dignes, et moi avec eux, de partager éternellement votre gloire dans le ciel. Ainsi-soit-il.

 

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24 octobre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 4/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

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Vingt-cinquième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les calamités

 

Le péché est la cause unique de tous les châtiments que Dieu nous envoie. Comment peut-on être délivré des fléaux, quand on ne veut point cesser d'irriter le Ciel ? Cependant le Seigneur, en nous frappant, ne cherche point notre ruine, mais notre conversion ; voilà pourquoi Il nous a donné Sa propre Mère pour protectrice perpétuelle. La protection de Marie est plus puissante et plus efficace que tout ce que nous pouvons imaginer. « Depuis longtemps, s'écrie saint Fulgence, le monde serait abîmé, si Marie ne l'eût soutenu par son intercession ». Oh ! Que de sentences de châtiment Elle a dû faire révoquer par Ses douces prières en faveurs des pécheurs qui ont eu recours à Elle ! Quel refuge plus assuré pouvons-nous trouver ailleurs que dans le Cœur compatissant de Marie ? Là le pauvre trouve un asile, le malade un remède, l'affligé une consolation, le délaissé un appui. Que nous serions à plaindre si nous n'avions point cette Mère de miséricorde !

 

Prière à Marie, notre unique espérance après Dieu

 

O Mère du Saint Amour, qui êtes notre vie, notre Refuge et notre Espérance, Vous savez que, non content de se faire notre Perpétuel Avocat auprès du Père éternel, Jésus-Christ Votre Fils veut encore que Vous intercédiez Vous-même auprès de Lui pour nous obtenir les Divines Miséricordes : Il a décrété que Vos prières nous aideraient à nous sauver, et Il leur a donné tant d'efficacité qu'elles sont toujours exaucées. Misérable pécheur que je suis, je m'adresse donc à Vous, ô Espérance des misérables ; par les mérites de Jésus-Christ et par Votre intercession, j'espère sauver mon âme. Telle est ma confiance, et elle va si loin, que, si mon Salut éternel était entre mes mains, je le remettrais dans les Vôtres ; car je me fie plus à Votre Miséricorde et à Votre protection, qu'à toutes mes œuvres. O ma Mère, ô mon Espérance, ne m'abandonnez pas, comme je le mériterais ; considérez ma profonde misère, et laissez-Vous toucher de compassion ; ah ! Secourez-moi, sauvez-moi. J'avoue que, bien des fois, mes péchés ont mis obstacle aux lumières et aux secours que Vous m'obteniez de Dieu ; mais Votre compassion pour les misérables et Votre pouvoir auprès du Seigneur surpassent le nombre et la malice de mes iniquités. Le Ciel et la terre savent que Votre protégé ne saurait se perdre. Que toutes les créatures m'oublient donc, mais Vous, ne m'oubliez pas, Ô Mère du Tout-Puissant. Dites à Dieu que je suis Votre serviteur, dites-Lui bien que Vous prenez ma défense, et je serai sauvé. O Marie, je me confie en Vous ; à la vie et à la mort, toujours je proclamerai que Vous êtes toute mon espérance après Jésus. Ainsi soit-il.

 

Vingt-sixième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les calamités

 

Que nous serions à plaindre si nous n'avions pas cette Mère de Miséricorde pour nous secourir dans nos malheurs ! Mais béni soit le Dieu de Miséricorde qui nous a donné Marie tout exprès pour être notre perpétuel secours, afin que nous adressant à Son Cœur toujours Maternel, nous puissions échapper aux peines que nos crimes ont méritées ! Aucune créature ne peut, comme Elle, s'avancer jusqu'à arrêter la Main de Dieu armée du glaive de la Justice pour l'empêcher de frapper les coupables. Cette Reine est si Bonne et si Clémente que, lorsqu'un pécheur vient réclamer Son assistance, Elle ne commence point par examiner ses mérites, elle ne demande point s'il est digne ou non d'être exaucé ; mais Elle écoute et secourt tous ceux qui se présentent. Et qui ne connaît la force qu'ont auprès de Dieu les prières de Marie ? Chacune de Ses prières est comme une loi que le Seigneur a sanctionnée et qui garantit une sentence de Miséricorde et de pardon à tous ceux pour qui Elle intercède ;

 

Prière à Marie pour obtenir la sainte persévérance

 

O Reine du Ciel, Très Sainte Vierge Marie, j'ai ou le malheur autrefois d'être esclave du démon ; mais aujourd'hui je veux me consacrer pour toujours à Votre service : je m'offre pour Vous honorer et Vous servir toute ma vie ; acceptez-moi donc pour Votre serviteur ; je Vous en conjure, ne me rejetez pas comme je le mériterais. O ma Mère, j'ai mis en Vous toutes mes espérances. Je bénis et je remercie Dieu, de ce que, dans Sa Miséricorde, il me donne une si grande confiance en Vous. Il est vrai que, par le passé, j'ai eu le malheur de tomber dans le péché ; mais j'espère, par les Mérites de Jésus-Christ et par Vos prières, en avoir déjà reçu le pardon. Cela cependant ne me suffit pas, ô ma Mère ; je puis encore perdre la Grâce Divine, et cette pensée m'afflige. Je suis continuellement exposé au péril ; mes ennemis ne donnent point ; bien des tentations viendront encore m'assaillir. Protégez-moi donc, ô ma Souveraine, secourez-moi dans tous les assauts de l'Enfer. Ne permettez pas que je commette de nouveau le péché et que j'offense encore Jésus, Votre Divin Fils. Non, non, que je n'aie plus jamais le malheur de perdre mon âme, le Paradis, et mon Dieu. C'est la grâce que je Vous demande, ô Marie, ne me la refusez point ; j'espère l'obtenir par Votre intercession. Ainsi soit-Il.

 

Vingt-septième jour

Marie est le Perpétuel Secours de la Sainte Eglise

 

Qu'est ce que l'Eglise ? C'est l'épouse de Jésus-Christ qui l'a acquise au prix de Son Sang ; c'est donc la Fille bien-aimée de Marie. Saint Augustin dit que « l'Auguste Vierge a coopéré par Sa Charité à la naissance spirituelle de l'Eglise ». Nous pouvons ajouter qu'Elle y a coopéré par Ses douleurs ; car c'est sur le Calvaire, c'est du Côté percé, c'est du Cœur même de Jésus qu'est née l'Eglise. Saint Antonin nous dit en outre que Dieu a mis l'Eglise entière, non seulement sous le patronage, mais encore sous le domaine de Marie. Or, une mère ne peut pas délaisser sa fille dans la détresse, et une reine puissante ne peut abandonner son domaine à ses ennemis. Aussi, à peine le Sauveur fut-Il mort, que les apôtres regardèrent Marie comme leur Perpétuel Secours. Et Marie ne les a pas trompés dans leur attente ; et Marie n'a pas cessé d'assister la Sainte Eglise ; et l'Eglise reconnaissante n'a pas cessé de l'invoquer en tous ses périls et de lui attribuer l'extinction de toutes les hérésies.

 

Prière à Marie, secours de ceux gui l'invoquent

 

O Mère de Dieu, Reine des Anges et Espérance des hommes, écoutez une âme suppliante qui Vous implore. Aujourd'hui prosterné à Vos pieds, je me consacre pour toujours à Vous en qualité de serviteur, et je m'engage à Vous servir et à Vous honorer de tout mon pouvoir pendant le reste de ma vie. Vous êtes peu honorée, je le sais, par l'hommage d'un être aussi vil et aussi pervers que moi, malheureux qui ai tant offensé Jésus-Christ, votre Fils et mon Rédempteur ; mais si, malgré mon indignité, Vous me recevez pour Votre serviteur, et si, par Votre intercession, vous me rendez digne de l'être, cet acte même de Votre Miséricorde Vous procurera l'honneur qu'un misérable tel que moi ne saurait Vous rendre. Recevez-moi à Votre service, ô ma Mère, ne me refusez pas. C'est pour chercher les brebis perdues que le Verbe éternel est descendu du Ciel, c'est pour les sauver qu'Il s'est fait Votre Fils, et Vous repousseriez une pauvre brebis qui s'adresse à vous pour retrouver Jésus ! Déjà le prix de mon Salut est acquitté ; déjà mon Sauveur a répandu pour moi Son Sang Divin, ce Sang qui suffirait pour sauver des milliers de mondes ; il ne reste plus qu'à m'en appliquer le mérite, et cela dépend de Vous, ô Vierge bénie ; car, dit Saint Bonaventure, Vous pouvez sauver qui Vous voulez. Secourez-moi donc, ô ma Reine ! Ma douce Souveraine, sauvez-moi, je Vous confie mon Âme ; songez à la sauver. O Salut de ceux qui Vous invoquent, dirai-je en terminant, avec le même Saint, sauvez-moi. Ainsi soit-il.

 

Vingt-huitième jour

Marie est le Perpétuel Secours de la Sainte Eglise

 

Dès que parut à Rome, en 1888, l'Image miraculeuse de Notre Dame du Perpétuel Secours, il n'y eut qu'une voix pour s'écrier que Dieu voulait donner à son Eglise persécutée une protection de plus. Ce fut là le sentiment unanime des Romains, et le glorieux Pontife Pie IX semblait l'avoir partagé. Car, non content de s'empresser de rétablir le culte de la Sainte Image et d'enrichir d'indulgences les prières composées en son honneur, il voulut lui-même, comme le plus humble des fidèles, aller s'agenouiller à ses pieds. Le 6 mai 1800, au moment même où commençait l'exercice du soir dans l'Eglise Saint Alphonse. Pie IX apparut tout à coup et vint prier quelques instants à l'autel de Notre Dame du Perpétuel Secours. Il fut aussi l'un des premiers à inscrire son nom comme membre de l'Archiconfrérie de N.-D. du Perpétuel Secours. Il fit placer une copie de cette Image miraculeuse dans son oratoire, où elle fut un des objets privilégies de sa dévotion. C'est là, sans doute, en la contemplant, qu'il trouva le secret de cette confiance sans bornes qui l'anima au milieu de la crise terrible que traversait l'Eglise.

 

Prière à Marie, pour obtenir diverses faveurs

 

O Sainte Vierge Marie, qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, je Vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu ; dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de la mort. Donnez-moi, ô Charitable Mère, la pensée et l'habitude de recourir toujours à Vous, car je suis sûr que, si je Vous invoque fidèlement, Vous serez fidèle à me secourir. Procurez-moi donc cette grâce des grâces, la grâce de Vous prier sans cesse et avec la confiance d'un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j'obtienne Votre Perpétuel Secours et la persévérance finale. Bénissez-moi, ô tendre et secourable Mère, et priez pour moi, maintenant et à l'heure de ma mort. O Mère du Perpétuel Secours, protégez aussi tous ceux que j'aime : le Souverain Pontife, l'Eglise, ma patrie, ma famille, mes amis, mes ennemis, tous les malheureux, et enfin les pauvres Ames du Purgatoire. Ainsi soit-il.

 

Vingt-neuvième jour

Marie est le Perpétuel Secours des mourants

 

Le saint homme Job a dit avec raison que la vie de l'homme ici-bas est une suite non interrompue de combats (Job, 7). mais de tous ces combats le plus redoutable est sans contredit le dernier, celui que nous appelons agonie, combat non seulement entre la vie et la mort, mais encore et surtout entre le Ciel et l'Enfer, qui se disputent une âme. Oui, c'est alors que l'Enfer déploie ses ruses et ses forces contre cette âme, car il sait qu'il lui reste peu de temps pour la gagner, et que, s'il la perd alors, c'est pour toujours. Ainsi le démon qui la tentait ordinairement pendant la vie, ne vient pas seul alors pour l'attaquer. Et quel homme, me direz-vous peut-être avec Saint Rémi, quel homme sera victorieux dans cette lutte suprême ? je réponds : Celui-là sera victorieux alors et sera sauvé, qui durant sa vie aura été un véritable serviteur de Marie. Cette tendre Mère ne saurait abandonner son enfant au moment décisif ; et Elle ne permettra point qu'il soit à jamais perdu.

 

Prière à Marie, pour obtenir une bonne mort

 

O Marie, Mère de bonté et de Miséricorde, quand je considère mes péchés et que je pense à ce moment où je dois rendre le dernier soupir, je tremble et je frémis. O ma tendre Mère, mes espérances sont dans le Sang de Jésus-Christ et dans Votre intercession. O Consolatrice des affligés, ne m'abandonnez point alors ; ne manquez pas de me consoler dans cette suprême affliction. Si à présent je suis déjà si tourmenté par le souvenir des péchés que j'ai commis, par l'incertitude de mon Salut, par le danger de retomber, par la rigueur de la Divine Justice, que deviendrai-je alors ? Ah ! Ma Souveraine, avant l'heure de ma mort obtenez-moi une vive douleur de mes péchés, un véritable amendement, et une grande fidélité à Dieu pendant le reste de ma vie. Et lorsque je toucherai à mes derniers moments, ô Marie, mon espérance, assistez-moi dans les terribles angoisses que j'aurai à subir ; fortifiez-moi contre le désespoir à la vue de mes péchés, que le démon me remettra sous les yeux ; obtenez-moi la grâce de Vous invoquer alors plus souvent, afin que j'expire ayant à la bouche Votre Doux Nom et celui de Votre Adorable Fils. Vous avez accordé cette grâce à tant d'âmes qui Vous ont été dévouées ; je la désire et je l'espère aussi pour moi. Ainsi soit-il.

 

Trentième jour

Marie est le Perpétuel Secours des mourants

 

Marie ne permettra pas que celui qui a espéré en Elle soit éternellement confondu, perdu. Ce serait imprimer une tâche à Son Nom, à Sa fidélité, à Sa bonté. Savez-vous ce que fait Marie ? Selon Saint Bonaventure, lorsque ses serviteurs sont sur le point de mourir, Elle envoie à leur secours Saint Michel et tous les Anges dont il est le chef ; Elle leur ordonne d'aller les défendre contre les tentations des démons, et de recevoir le dernier soupir de tous ceux qui n'ont pas cessé de se recommander d'une manière spéciale à Sa protection. Saint Vincent Ferrier nous assure la même chose en disant qu'Elle vient en personne recevoir les âmes des mourants. Oui, cette Reine pleine de tendresse les accueille sous Son Manteau et les présente Elle-même à leur Juge, qui est Son Fils ; en leur prêtant ainsi son appui, Elle leur obtient infailliblement la grâce du Salut. Oh ! Quel bonheur pour nous si, à la mort, la Mère de Dieu vient ainsi à notre secours !

 

Prière à Marie, consécration de soi-même

 

Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, que j'aime tant à honorer sous le beau titre de Mère du Perpétuel Secours, moi, N... quoique très indigne d'être Votre serviteur, excité néanmoins par Votre admirable Bonté et par le désir de Vous servir, je Vous choisis aujourd'hui en présence de mon Ange Gardien et de toute la Cour Céleste, pour ma Souveraine spéciale, mon Avocate et ma Mère ; je prends la ferme résolution de Vous aimer et de Vous servir toujours désormais, et de faire tout ce qui sera en moi pour que Vous soyez aimée et servie aussi des autres. O Mère de Dieu, ma bonne et très aimable Mère, par le Sang de Votre Divin Fils répandu pour moi. Je Vous supplie de me recevoir pour toujours au nombre de Vos enfants et de Vos serviteurs dévoués. Assistez-moi dans toutes mes pensées, mes paroles et mes actions, jusqu'à la fin de ma vie, en sorte que tous mes pas et tous mes soupirs tendent à la plus grande gloire de Dieu ; faites, par Votre puissante intercession, que je n'offense plus Jamais mon Bien-Aimé Jésus, mais que je le glorifie et que je l'aime. Faites que je Vous aime aussi, ô ma chère et Bien-Aimée Mère, afin que j'aie un jour le bonheur de Vous voir et de Vous aimer dans le Saint Paradis durant tous les siècles. Ainsi soit-il.

 

Trente-et-unième jour

Marie est le Perpétuel Secours des mourants

 

Grande sera notre joie à l'heure de la mort, si nous pouvons alors nous rendre le témoignage d'avoir aimé cette Bonne Mère, toujours fidèle à récompenser ceux de ses enfants qui ont été fidèles à la servir et à l'honorer par des visites, par la récitation du chapelet, etc. Nous ne serons pas même privés de cette consolation pour avoir vécu un temps dans le péché, si désormais nous tâchons de nous bien conduire et de servir fidèlement cette Reine si Clémente et si généreuse. Dans les angoisses de notre agonie et dans les tentations de désespoir que le démon nous inspirera, Elle nous fortifiera et portera la bonté jusqu'à venir Elle-même nous assister à nos derniers moments. Et pourquoi notre confiance n'irait-elle pas jusqu'à espérer que Marie viendra alors nous consoler par Sa présence, si nous la servons avec amour tout le reste de notre vie ! Elle a promis à Sainte Mechtilde d'accorder cette précieuse faveur à tous ceux qui la servent fidèlement en ce monde. Oh ! Quelle consolation de voir Marie à l'heure suprême !

 

Prière à Marie, consécration de sa famille

 

O Notre Dame du Perpétuel Secours. Vierge bénie et Immaculée, notre Reine et notre Mère, Refuge et Consolation de tous les malheureux, prosterné devant Votre Trône avec toute ma famille, je Vous choisis pour ma Souveraine, ma Mère et mon Avocate auprès de Dieu. Je me consacre pour toujours à Votre service, avec tous ceux qui m'appartiennent ; et je Vous prie, ô Mère de Dieu, de nous recevoir au nombre de vos serviteurs, en nous prenant sous Votre protection, en nous secourant durant notre vie et plus encore au moment de notre mort. O Mère de Miséricorde, je Vous établis maîtresse et gouvernante de toute ma maison, (de mes enfants), de mes intérêts, de toutes mes affaires ; ne refusez point d'en prendre soin, et disposez de tout selon Votre bon plaisir. Bénissez moi donc avec toute ma famille, et ne permettez pas qu'aucun de nous offense jamais Votre Divin Fils. Défendez-nous dans les tentations, délivrez-nous des dangers, pourvoyez à nos besoins, conseillez-nous dans les doutes, consolez-nous dans les afflictions, assistez-nous dans les maladies et principalement dans les angoisses de la mort. Ne souffrez pas que le démon se glorifie jamais de nous tenir sous son esclavage, puisque nous Vous sommes désormais consacrés ; mais faites que nous allions remercier, louer et aimer notre Rédempteur Jésus et Vous dans la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il.

 

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Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.

 

 Ce Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours a été publié à Sainte Anne de Beaupré, Québec, Canada, en 1917.

 

Fin du Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

 

Téléchargez l'intégralité des Méditations du Mois de ND du Perpétuel Secours (pdf) en cliquant ici

 

Prochain Mois de Dévotion, Mois de Saint Joseph, rendez-vous le 28 avril 2014.

16 octobre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 3/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

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Dix-septième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Tous les hommes sont pécheurs, dit Saint Jean. Aucun homme, par conséquent, n'est digne de s'approcher de Dieu. Heureusement nous avons un Avocat auprès du Père, c'est Jésus-Christ, le Juste par excellence. Frère Charitable, Il sollicitera certainement notre pardon, et, Fils chéri, Il ne manquera pas d'être exaucé. Mais peut-être que la Majesté Divine qui réside en Lui nous effraie ? Rassurons-nous, car nous avons aussi une Avocate en qui nous n'avons rien à redouter : c'est Marie, Sa Mère et la nôtre. Elle a toutes les qualités propres à nous inspirer une confiance sans bornes. Avocate zélée, Elle prend à cœur notre salut. Avocate très sage, Elle connaît les moyens d'apaiser notre juge. Avocate universelle, Elle ne refuse sa protection à personne. Dans nos chutes et nos rechutes, bien loin de nous décourager, recourons avec une perpétuelle confiance à Notre Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, refuge des pécheurs

 

Voici, ô Mère de mon Dieu, mon unique espérance, voici a vos pieds un misérable pêcheur qui implore Votre pitié. Toute l'Eglise et tous les fidèles vous proclament le Refuge des pécheurs ; Vous êtes donc mon Refuge, c'est à Vous de me sauver. Vous savez combien Votre Divin Fils aime notre Salut ; Vous savez ce que Jésus-Christ a souffert pour me sauver. ô ma Mère, je Vous présente les souffrances de Jésus ; le froid qu'Il endura dans l'étable de Bethléem, les pas qu'Il fit dans le voyage d'Egypte, Ses fatigues, Ses sueurs, le Sang qu'Il répandit, la Douleur qui le fit expirer à Vos yeux sur la Croix. Montrez, en me secourant, que Vous aimez ce Fils Adorable, puisque c'est au nom de Votre Amour pour Lui que je Vous prie de me secourir ; tendez la main à un malheureux qui, du fond de l'abîme, Vous supplie d'avoir pitié de lui. Si j'étais un saint, je ne Vous demanderais pas Miséricorde ; c'est parce que je suis un pécheur que j'ai recours à Vous, la Mère des Miséricordes. Je sais que Votre Cœur compatissant trouve sa consolation à aider les misérables, quand leur obstination ne met pas obstacle à Vos faveurs ; consolez donc Votre Cœur Compatissant et consolez-moi, aujourd'hui que vous avez l'occasion de sauver un malheureux condamné à l'enfer, aujourd'hui que Vous pouvez m'aider, puisque je ne veux pas être obstiné. Je me remets entre Vos mains : dites-moi ce que j'ai à faire, et obtenez-moi la force de l'exécuter. je suis résolu de faire tout ce que je puis pour rentrer dans l'amitié de Dieu. Je me réfugie sous Votre Manteau ; Jésus veut que j'aie recours à Vous, afin que, pour Votre Gloire et pour la sienne, car Vous êtes Sa Mère, je sois redevable de mon salut, non seulement à Son Sang, mais encore à Vos prières ; il m'envoie auprès de Vous, pour que Vous me secouriez. O Marie, me voici, je mets en Vous ma confiance ; Vous priez pour tant d'autres, priez, dites aussi une parole pour moi ; dites à Dieu que Vous voulez mon Salut, et Dieu me sauvera certainement. Dites-Lui que je suis à Vous, je ne vous demande pas autre chose. Ainsi soit-il.

 

Dix-huitième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Oui, telle est la compassion qu'Elle a de nos misères, tel est l'amour qu'Elle nous porte, qu'Elle prie toujours, et recommence toujours à prier, et ne se rassasie jamais de prier, afin de nous préserver des maux qui nous menacent et de nous obtenir les grâces dont nous avons besoin. Son zèle pour notre défense est insatiable. Cette belle expression est de Saint Germain, qui poursuit en s'écriant avec joie : « O Mère de Miséricorde, qui, après Votre Fils, a autant de zèle que Vous pour nous et pour notre bien ? Qui nous protège comme Vous dans les maux dont nous sommes affligés ? Qui, comme Vous, prend la défense des pécheurs, jusqu'à combattre en quelque sorte pour eux ? Certes, ô Marie, Votre patronage est plus puissant et plus affectueux que nous ne saurions le comprendre. Que nous serions à plaindre, nous, pauvres pécheurs, si nous n'avions pas cette grande Avocate ! Elle est si Puissante, si Miséricordieuse, que le Divin Juge, Son Fils, ne peut condamner les coupables qu'Elle entreprend de défendre ».

 

Prière à Marie, refuge des pécheurs (Voir ci-dessus au 17e jour).

 

Dix-neuvième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Avocate du genre humain, Marie est si bonne qu'Elle ne refuse de défendre la cause de personne. Elle prend soin du Salut de tous. Elle s'intéresse à tous les fidèles, justes et coupables. Elle se glorifie même d'être appelée l'Avocate des pécheurs, comme Elle l'a déclaré à la Vénérable Sœur Marie Villani. « Après le titre de Mère de Dieu, lui dit-Elle, Je Me fais gloire surtout d'être nommée l'Avocate des pécheurs ». Ah ! Celui-là ferait injure au Cœur de Marie, qui appréhenderait d'aller se jeter à Ses pieds. Loin d'avoir rien de sévère et de terrible, Elle n'est que prévenance, amabilité, bonté. Lisez et relisez tant que vous voudrez les Evangiles, et, si vous trouvez un seul acte de sévérité de la part de Marie, craignez alors de vous approcher d'Elle. Mais vous n'en trouverez aucun ; ayez donc recours à Elle en toute confiance, et Elle vous sauvera par Son intercession.

 

Prière à Marie, réconciliatrice des pécheurs

 

Voici, ô Sainte la plus élevée de toutes les créatures, que de cette terre d'exil, je Vous salue, moi misérable rebelle à mon Dieu, digne de châtiments plutôt que de grâce, de sévérité plutôt que de Miséricorde. Si je parle ainsi, ô ma Reine, ce n'est point par défiance de votre bonté. Je sais que Vous Vous glorifiez d'être d'autant plus bienfaisante que Vous êtes plus grande ; je sais que, si Vous Vous réjouissez de Vos richesses, c'est qu'il Vous est donné de les communiquer à des misérables tels que nous. Je sais que plus ceux qui Vous implorent sont coupables, plus Vous avez à cœur de les protéger, de les sauver. O ma Mère, offrez à Dieu, je Vous prie, ces précieuses larmes que Vous avez jadis répandues pour moi à la mort de Votre Fils, et, par leur mérite, obtenez-moi une vraie douleur de mes péchés. O Marie, faites que désormais je me garde bien de Vous affliger de nouveau par mon ingratitude. A quoi me serviraient les larmes que Vous avez versées pour moi, si je persistais à pécher ? À quoi me servirait Votre Miséricorde, si, en réitérant mes infidélités, j'allais me damner ? Oh ! Non, ma Reine, ne le permettez pas. Vous qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez et qui exaucez tous ceux qui Vous prient, voici les deux grâces que je Vous demande et que j'attends, et que j'exige même de Vous : être fidèle à Dieu en ne l'offensant plus, et l'aimer le reste de ma vie autant que je l'ai offensé. Ainsi soit-il.

 

Vingtième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Consolez-vous, ô âmes craintives. respirez et prenez courage, ô pauvres pécheurs. Cette Auguste Vierge, Mère de votre Juge et de votre Dieu, est l'Avocate du genre humain. Elle accueille tout le monde et ne refuse de défendre personne. Lisez et méditez l'exemple suivant. Un pêcheur vivait depuis longtemps éloigné des Sacrements, et ne pensait à rien moins qu'à retourner à Dieu. La curiosité l'attire un jour dans une église ; là, pendant qu'il examine les objets les plus dignes de son attention, ses yeux tombent tout à coup sur la Vierge du Perpétuel Secours. Il s'arrête, contemple longtemps la Sainte Image. Un trouble inconnu vient bouleverser son âme ; des remords insupportables déchirent son cœur, et la grâce le poursuit tellement que, ne pouvant plus supporter la honte de son ébat, il va se jeter aux pieds d'un Prêtre, se réconcilie avec Dieu et devient ainsi l'heureuse conquête de Notre Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, réconciliatrice des pécheurs (Voir ci-dessus au 19e jour).

 

Vingt-et-unième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

L'Eglise nous enseigne à faire monter vers cette Mère compatissante nos cris de détresse, nos soupirs, à verser nos larmes dans son sein. Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — Ah ! si mon fils, mon époux, si mon père pouvait revenir à Dieu !... Adressez-vous à Marie ; Elle a un Cœur qui comprendra vos larmes. De même que Ruth trouva grâce aux yeux de Booz, ainsi Marie a trouvé grâce aux yeux du Seigneur, en obtenant le pouvoir de recueillir les épis échappés aux moissonneurs. Les moissonneurs, ce sont les ouvriers évangéliques, les missionnaires, les prédicateurs, les confesseurs, qui, par leurs travaux, gagnent chaque jour des âmes à Dieu. Mais il y a des âmes rebelles et endurcies, que, malgré tout leur zèle, ils se voient forcés d'abandonner. Il n'est accordé qu'à Marie de sauver par Sa puissante intercession, ces épis délaissés. Il n'est pas au monde de pécheur tellement désespéré et plongé dans la fange du vice, que Marie l'ait en horreur et le repousse. Ah ! Qu'il vienne seulement réclamer Son assistance et cette tendre Mère saura bien prouver qu'Elle a la volonté et le pouvoir de le réconcilier avec Son Divin Fils, en lui obtenant Son pardon.

 

Prière à Marie pour obtenir une faveur

 

O Notre-Dame du Perpétuel-Secours, montrez que vous êtes véritablement notre Mère, et obtenez-moi... (On spécifie ici quelle grâce on désire, par exemple : le rétablissement de sa santé, la guérison d'un enfant, la conversion d'un époux, d'un fils, d'un père, la réussite de telle affaire, la victoire sur tel vice, etc., etc..) et la grâce d'en user pour la gloire de Dieu et le salut de mon âme.

O Glorieux saint Alphonse, qui, par votre confiance en la bienheureuse Vierge, en avez obtenu tant de faveurs, et qui nous avez si bien prouvé, dans vos admirables écrits, que toutes les grâces nous viennent de Dieu par l'intercession de Marie, obtenez-moi la plus tendre confiance envers notre bonne Mère du Perpétuel Secoure, et conjurez-là de m'accorder la faveur que je réclame de sa puissance et de sa bonté maternelle.

Père éternel, au Nom de Jésus, et par l'intercession de notre Mère du Perpétuel Secours et de Saint Alphonse, je Vous supplie de m'exaucer, à la plus grande gloire de Dieu et au plus grand bien de mon âme. Ainsi soit-il.

 

Vingt-deuxième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — Je tremble pour mon salut.— Ecoutez Saint Bonaventure, cette âme si embrasée de l'Amour Divin, et entrez dans les sentiments de confiance qu'il avait envers notre très aimant Rédempteur Jésus et notre très aimante Avocate Marie. « Le Seigneur m'eût-il l'éprouvé, disait-il, je sais qu'Il ne peut se refuser à quiconque l'aime et le cherche de cœur. Je le serrerai dans les bras de mon amour, et, s'Il ne me bénit, je ne le laisserai point aller ; Il ne pourra se retirer sans m'en traîner avec Lui. Si je ne puis faire autre chose, je me cacherai dans ses plaies. Tant que je demeurerai dans cet asile sacré, Il ne pourra me trouver hors de Lui. Enfin, si mon Rédempteur, à cause de mes péchés, me chasse loin de Lui, j'irai me jeter aux pieds de Sa Mère ; et là, prosterné, je ne partirai point qu'Elle ne m'ait obtenu mon pardon. Car cette Mère de Miséricorde ne saurait être insensible aux misères de ses enfants, ni refuser d'exaucer les misérables qui ont recours à Sa protection, et leur obtenir pardon ».

 

Prière à Marie pour obtenir une faveur (Voir ci-dessus au 21e jour)

 

Vingt-troisième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — j'ai tant à souffrir !.... — Courage ! Le Cœur de Marie a tant souffert aussi ! Pouvez-vous craindre qu'Elle ne voit pas vos peines, qu'Elle n'y compatisse point ! Non, certes ; Elle les voit bien mieux que tout autre, et Elle est bien loin d'y être insensible. Entre tous les Saints, il n'en est aucun qui compatisse à nos maux comme la Reine des Saints. « Dans le temps même qu'Elle vivait sur la terre, dit Saint Jérôme, Elle avait le Cœur si compatissant et si tendre envers les hommes, que personne n'a jamais souffert de ses propres peines autant que cette Bonne Mère souffrait de celles des autres ». « Mais, demande ici Saint Pierre Damien, depuis qu'Elle est élevée à la dignité de Reine du Ciel, n'a-t-Elle pas oublié notre misère d'ici-bas ? — A Dieu ne plaise, répond-il, que nous ayons une telle pensée ! Une Miséricorde pareille à celle qui règne dans le Cœur de Marie ne saurait oublier une misère comme le nôtre ».

 

Prière à Marie pour obtenir sa protection

 

O ma très Sainte Mère, je vois les grâces que Vous m'avez obtenues, et je vois l'ingratitude dont j'ai usé envers Vous. L'ingrat n'est plus digne de bienfaits ; toutefois, je ne veux point pour cela désespérer de Votre Miséricorde, O ma puissante Avocate, ayez compassion de moi ; Vous êtes la dispensatrice de toutes les grâces que Dieu nous accorde, à nous qui sommes si misérables, et s'Il Vous a rendue si puissante, si riche et si bonne, c'est afin que Vous nous secouriez. Je veux me sauver. Je remets donc entre Vos mains mon Salut éternel, je Vous confie le soin de mon âme. Je veux être inscrit au nombre de vos serviteurs les plus dévoués, ne me Refusez point cette faveur. Vous allez à la recherche des malheureux pour les secourir ; n'abandonnez point un pauvre pécheur qui recourt à Vous. Parlez pour moi ; Votre Divin Fils fait tout ce que vous Lui demandez. Prenez-moi sous Votre protection, et cela me suffit ; car si Vous me protégez, je n'ai rien à craindre ; je ne crains rien de mes péchés, parce que Vous m'en obtiendrez, je l'espère, le pardon de mon Dieu ; je ne crains rien des démons, parce Vous êtes plus puissante que tout l'enfer ; je ne crains même rien de mon divin Juge Jésus-Christ, parce qu'à Votre prière, Il s'apaisera. O ma Mère, protégez-moi donc, et obtenez-moi le pardon de mes péchés, l'Amour de Jésus-Christ, la sainte persévérance, une bonne mort, et enfin le paradis. Il est vrai que je ne mérite point ces faveurs, mais si Vous les demandez pour moi au Seigneur, je les obtiendrais. Priez donc Jésus pour moi. O ma Reine Marie, je mets toute ma confiance en Vous, confiance sur laquelle je me repose, et dans laquelle je veux mourir. Ainsi soit-il.

 

Vingt-quatrième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

Pour obtenir le perpétuel secours de Marie dans vos perpétuelles misères, honorez-là d'un culte perpétuel qui pourra se pratiquer de la manière suivante : 1° Culte de chaque jour : Réciter chaque jour, matin et soir, trois Ave Maria avec l'invocation suivante : « O Marie, Mère du Perpétuel Secours, priez pour moi ». 2. Culte de chaque semaine : Assister chaque samedi au Saint Sacrifice de la Messe. 3. Culte de chaque mois : Communier et faire la préparation à la mort un dimanche de chaque mois. 4. Culte de chaque année : Célébrer pieusement la fête de Notre Dame du Perpétuel Secours, le 27 juin, par une neuvaine préparatoire terminée par la Sainte Communion le jour de la fête. Ainsi sera réalisé le vrai culte de N.-D. du Perpétuel Secours, qui n'est autre qu'un culte perpétuel envers Marie, un culte de fidélité, de constance et de persévérance, et qui peut se traduire par cette parole : « Si vous êtes fidèle à recourir à Marie, Marie sera fidèle à vous secourir ».

 

Prière à Marie pour obtenir sa protection (Ci-dessus au 23e jour)

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Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.

 

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