22 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs

Vingt-troisième jour

Douleurs de Marie au pied de la croix


 

La douleur d'une mère qui Voit mourir son fils est si vive; que Dieu a voulu qu'on l'épargnât aux animaux mêmes, en ordonnant de ne jamais sacrifier l'agneau simultanément avec sa mère, afin que la brebis ne fût pas doublement victime, d'abord par l'amour de sou fruit, et ensuite en étant elle-même immolée. L'infortunée Agar, errant dans lei déserts de Bersabée, où il n'y avait pas une goutte d'eau voyant que son fils allait mourir de soif, le mit sur une pierre, et s'étant un peu éloignée, elle fondait en larmes et ne se sentait pas le courage du voir mourir sou fils. O mon Dieu! quelle force infiniment supérieure à la fragilité humaine n'a-t-il pas fallu à Marie au pied de la croix, pour voir son Fils adorable lâchement trahi, renié, abandonné de ses plus chers disciples, en butte à la haine et à l'exécration des Scribes et des Pharisiens, et condamné, par un juge inique, au supplice le plus infâme et le plus douloureux? Cependant, malgré sa timidité virginale, Marie assiste à l'exécution de cette infernale sentence, en présence de tant d'ennemis acharnés, qui, la reconnaissant pour la mère du crucifié, ne lui épargnent ni les insultes, ni les malédictions, ni les blasphèmes. O que de combats intérieurs elle éprouve en ce moment! elle pense qu'en manifestant sa douleur immense, elle augmenterait celle de son Fils mourant; que fera-t-elle? Semblable à une fournaise ardente dont les flammes s'élancent en haut avec violence, et ne trouvant point d'issue, se répercutent de la voûte sur elles-mêmes, et forment un brasier brûlant qui dissout et consume tout; le cœur de Marie s'efforce d'étouffer ses transports douloureux qui tendent à paraître au dehors, au risque de se consumer lui-même dans une fournaise d'amertumes. O tourment inexprimable! ô supplice inouï! Ah! tandis qu'elle demeure haletante et comme suffoquée auprès de la croix de son Fils, elle est elle-même crucifiée avec lui, disons mieux, le cœur de Marie renferme en même temps et la croix et Jésus crucifié; ou bien, suivant Saint Bonaventure, la croix tourmente à la fois deux victimes: Jésus-Christ dans son corps, et Marie dans son âme. « O Vierge sainte! disait-il, où étiez-vous? était-ce auprès de la croix? Ah! c'est plutôt dans la croix où vous souffrez avec votre divin Fils; car vous y êtes crucifiée avec lui: à la différence qu'il a l'est dans son humanité et vous dans votre cœur. O merveille! O prodige étonnant! vous êtes tout entière dans les plaies de Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié tout entier est dans le plus intime de votre cœur! » Saint Augustin donna à la mère des Macchabées le titre de sept fois martyre, parce qu'elle assista au martyre de ses sept fils; nous avons encore plus de raison de dire que Marie ne fut pas seulement martyre avec Jésus-Christ, ou plutôt co-martyre de Jésus-Christ, suivant l'expression de Saint Jérôme; mais nous dirons que le Sauveur ayant été plus que martyr et chef de tous les martyrs, par là même Marie fut plus que martyre, et qu'elle fut ajuste titre appelée la Reine de tous les martyrs.

Colloque

Vierge affligée, combien le glaive prophétique déchire votre cœur maternel! Si vous levez les yeux, vous voyez le fils le plus aimable et le plus saint, sur un bois infâme, le corps appuyé sur ses plaies. Si vous regardez devant vous, vous êtes témoin des dérisions des prêtres juifs autour de la croix, des blasphèmes des Pharisiens, et de la joie féroce des ennemis de Jésus, qui se font un jeu de tirer au sort ses vêtements sacrés. Si vous jetez les yeux autour de vous, de toutes parts, s'offre à vos regards affligés une multitude furieuse qui se moque de votre Fils, et qui l'accable de reproches, de malédictions et de blasphèmes. Ah! le péché est donc un mal horrible, puisque pour apaiser la justice divine, il n'a fallu rien moins que l'immolation de l'admirable humanité du Sauveur, et du cœur d'une vierge Mère. Ah! de grâce, O Mère de douleurs! faites qu'à l'avenir je ne retombe plus dans ce maudit péché, et que me dépouillant tout-à-fait des affections terrestres, je ne cesse jamais de compatir à vos douleurs.

Soupir à Marie

O Marie! si les Anges de paix pleurèrent en voyant mourir Jésus, quelle fut la douleur de votre cœur maternel?

Exemple

L'an 1702, un sculpteur de Galéate, dans la Romagne, se rendait à Césène chargé de ses outils. Tandis qu'il traversait le lit d'un fleuve, il fut surpris par une inondation et emporté par le courant il implora aussitôt le secours de Notre Dame des Douleurs, dont il avait heureusement le scapulaire sur lui. A l'instant il se sentit prendre par les cheveux et tirer hors de l'eau. Il leva les yeux et vit la très Sainte Vierge qui, après l'avoir transporté sur la rive opposée, disparut. ( Greg. Alasiae in Alphab. Hist. Deodat. de Laurent. )

Pratique: Réciter le tiers du Rosaire, en méditant les mystères douloureux et les peines de la très Sainte Vierge.

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21 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingt-deuxième jour

Crucifiement du cœur de Marie au crucifiement de son Fils


Le cœur du divin Rédempteur étant uni au cœur de sa sainte Mère par le sang et par l'amour, il s'ensuit nécessairement que les souffrances de l'un étaient communes à l'autre. Il y a plus, Marie aimant son divin Fils beaucoup plus qu'elle ne s'aimait elle-même, elle devait ressentir les douleurs de Jésus plus vivement que si elle les avait endurées dans son propre corps. Qui pourrait donc, je ne dis pas expliquer mais seulement imaginer ses angoisses mortelles, lorsqu'arrivée à la cime du Calvaire, elle vit les Juifs dans la jubilation et la lie du peuple, se livrant aux transports d'une joie satanique, parce que le Dieu de Nazareth allait être crucifié? O Ciel! quels furent les déchirements de son cœur, en voyant étendre la croix à terre, préparer les clous, approcher les marteaux, dépouiller de nouveau l'agneau divin avec tant de violence que les plaies de tout son corps en furent toutes rouvertes; le jeter d'un seul coup sur l'instrument du supplice; en voyant Jésus se collant à la croix avec un amour infini, et comme une victime volontaire, entendant les bras et offrant volontiers ses mains et ses pieds pour être cloués? Quel spectacle pour Marie! quel océan de douleurs pour elle, comme elle le révéla à Saint Anselme! Les bourreaux étendent cruellement la main droite du Sauveur, et, ouvrant la paume, ils y placent un clou. meurtrier que l'un d'entre eux enfonce d'un coup de marteau si violent, que le fer déchire les tendons, perce les os et le bois de part en part. O atroce barbarie! O tendre Mère! le coup retentit dans son cœur déchiré, elle tombe et demeure quelque temps hors de ses sens! Le crucifiement continue, et quand il est terminé on élève la croix sur la cime du Golgotha, et en ce moment les cris de la multitude furieuse rappellent Marie de son évanouissement: elle se lève tremblante sur ses pieds, elle lève les yeux, et voit son. amour crucifié, dont le corps pose sur ses plaies, la tête baissée, n'ayant que son sang pour tout vêtement; couvert de la pâleur de la mort, et presque expirant dans les convulsions et les angoisses du supplice. Marie l'aperçoit au milieu de deux voleurs crucifiés avec lui, exprès pour mettre le comble à son ignominie. Elle voit le sang qui coule à flots de ses mains et de ses pieds cloués, sa tête qui ne peut s'appuyer sur le bois meurtrier sans que la couronne d'épines ne s'enfonce davantage dans sa tête auguste; elle voit... ô mon Dieu! elle finit par baisser les yeux, car elle ne peut plus tenir à une vue si horrible. Cependant, elle force la nature à se taire, et s'élevant au-dessus d'elle-même, du fond de l'autel secret de son cœur, elle offre à la fois au Père Eternel, la victime de son Fils sacrifié, et celle du martyre de son propre cœur.


Colloque


O sainte Mère! je suis saisi d'horreur en pensant au martyre de votre cœur sur la cime du Calvaire, auprès de la Victime si chère à votre âme, qui s'immolait pour le salut des hommes. O mon Dieu! vous voyiez les marteaux lancés dans l'air, vous en entendiez les coups redoublés, vous considériez les clous meurtriers qui attachèrent Jésus au bois infâme, le sang divin qui coulait de nouveau de ses plaies rouvertes, les convulsions, le tremblement, les angoisses de l'Agneau de Dieu, vous pûtes voir tout cela, et vous n'en mourûtes pas! Mais je comprends que le prodige qui vous soutint dans cette épreuve sans pareille, ce fut votre volonté constante, invincible et héroïque qui vous fit souscrire d'une manière admirable au décret du Père céleste, et à la volonté de son Fils pour la rédemption désirée du genre humain. Le Père adorable voulut donner son Fils unique pour le salut du monde, et vous, la mère de ce Sauveur selon son humanité, vous offrîtes ce même Fils pour la même fin. Ainsi Jésus offrait son corps adorable en holocauste, et du fond de votre cœur vous immoliez votre esprit et vous ne vous appliquiez à ne vouloir que ce qui était écrit dans le Ciel, soit sur votre Fils, soit sur vous, pour que les hommes fussent rachetés. O bonté! ô amour inexprimable! Mais, ô tendre coopératrice de notre rédemption ! puisque vous avez tant souffert pour cette grande œuvre, faites au moins que je n'en perde jamais le souvenir!


Soupir à Marie


Pourquoi la douleur vous laisse-t-elle encore la vie? O mère affligée! pourrez-vous soutenir la vue de votre Fils crucifié et mourant?


Exemple

 

Thomas Ilanus, de la province du Tyrol, fut condamné au supplice de la roue pour plusieurs crimes. Il fut assisté du Père Etienne Marie Pichier, de l'Ordre des Servites, qui le revêtit d'abord du scapulaire de Notre Dame des Douleurs, et ensuite lui donna l'indulgence plénière qui est accordée aux associés à l'article de la mort. Lorsque le bourreau eut étendu le patient sur l'échafaud, il lui donna deux coups violent sur chaque bras et trois coups sur la poitrine, sur laquelle le scapulaire était étendu comme le religieux l'avait recommandé. Mais Thomas, sans se décourager, quoique sa poitrine s'enflât, et qu'il rendît le sang par la bouche, implorait le secours de Notre Dame des Douleurs. Le bourreau continua à le frapper sans pitié, surtout aux jointures, avec une roue ferrée; Thomas, fortifié du saint scapulaire, demeurait comme impassible. Enfin on le descendit de l'échafaud, et on retendit sur un pieu à terre. Là il invoquait Jésus et Marie à l'étonnement général. car on ne voyait en lui aucun symptôme de mort. On l'attribua à un miracle éclatant de Notre Dame des Douleurs. On détacha le patient, et on le transporta sur une chaise au couvent des Servîtes, trois chirurgiens, envoyés par le tribunal le visitèrent: ils trouvèrent ses os et autres membres sans aucune lésion. Thomas rendit grâces à la très-Sainte Vierge, et y laissa les instruments du supplice et le scapulaire qu'on voit intact, malgré les chocs redoubles d'une lourde roue. (Pecoroni. Ab. et corona 7 dol. Page 125)


Pratique: Compatir à Notre Dame des Douleurs par un exercice en l'honneur du cœur affligé de Marie.

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20 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingt et unième jour

Douleur de la sainte Mère de Jésus quand elle le rencontra portant sa croix, et en l'accompagnant au Calvaire


A peine le faible et inique gouverneur eut-il abandonné le divin agneau à la fureur du peuple déicide, que la croix fut préparée et que le funèbre cortège se mit en marche. Tendre Mère! qui aura l'attention de vous éloigner d'un pareil spectacle? O Madeleine! Salomé! Marie de Cléophas! et vous, disciple bien-aimé, empêchez à la très Sainte Vierge de voir son Fils chargé du bois infâme, hors d'haleine, déchiré, tout sanglant, à demi mort, et de chute en chute se rendant au Calvaire..., Hélas! cette vue ne lui sera pas épargnée; rien ne l'arrête, ni sa timidité virginale, ni la multitude des assistants, ni l'horreur du supplice. Marie, en proie elle-même à des angoisses mortelles, accourt pour faire le dernier adieu à Jésus, et le voir pour la dernière fois. Il va passer, le bruit des armes, le son de la trompette funèbre se font entendre et annoncent le prochain supplice du Sauveur du monde; déjà apparaît le drapeau noir, suivi d'un peuple en délire et transporté d'une joie infernale; on voit les ennemis de Jésus applaudissant dans les groupes à leur barbare triomphe; et, au milieu de cette troupe furieuse, Marie voit son doux Jésus, elle le distingue aux cordes et aux chaînes tient il est inhumainement garrotté, à la lourde croix dont il est chargé, et aux coups que ses bourreaux féroces ne cessent de lui porter. Marie voit Jésus, mais quelle vue déchirante! quelle rencontre mortelle! Elle le voit couvert de sang de la tête aux pieds, inondé de sueur, de boue et de crachats: les yeux du Fils et de la Mère se rencontrent; Marie, les yeux fixés sur Jésus, s'élance vers lui, et lui tend les bras; mais elle ne peut ni l'atteindre, ni lui parler. Les archers la repousse avec cruauté, et la foule, la rapidité de la marche n'ont pas permis l'échange d'un seul mot entre Jésus et Marie! mais quelle expression dans leur rapide regard! quel langage ineffable entre leurs cœurs! Marie reçoit dans le sien, comme dans un miroir fidèle, toutes les douleurs et les amertumes de Jésus, qui est accablé de ses peines et de celles de sa Mère; et du cœur de Marie viennent se refléter, dans le cœur de Jésus, les douleurs de sa Mère et les siennes propres. O mon Dieu! quel cruel moment pour Jésus et pour Marie! son cœur maternel succombe à une si dure épreuve; elle pâlit et tombe en défaillance. Ah! si les femmes juives furent touchées de compassion jusqu'à ne pouvoir retenir leurs larmes, si la pieuse Véronique, n'écoutant que son émotion, courut appliquer un Suaire à Jésus, pour lui essuyer le visage, que dut éprouver le cœur de la Mère du Sauveur? Revenue un peu de sa langueur mortelle, elle lance un regard de douleur sur le chemin du Calvaire, et voit qu'un nouvel achoppement précipite à terre le Sauveur mourant sous le fardeau de la croix, et que le sang divin coule des blessures qui sont rouvertes par le choc. A cette vue, ses pleurs redoublent; et cependant, sans s'arrêter, elle porte plus loin ses pas chancelants. Pâle, languissante, ne cessant de soupirer, à l'aide des saintes femmes et du disciple chéri, elle suit son Fils, portant elle-même, suivant l'expression d'un Père, une croix meurtrière dans son cœur; et lorsqu'elle apercevait la voie douloureuse toute arrosée du sang précieux du Sauveur, qui pourrait dire les impressions qu'elle en recevait? qui pourrait imaginer ses soupirs et ses larmes?


Colloque


O Marie! quel affreux supplice pour vos yeux très-purs, de voir votre divin. Fils sur le chemin du Calvaire, meurtri, déchiré et tombant sous le poids de la croix! Ah! jetez sur moi un regard de compassion, brisez la dureté de mon cœur, afin qu'il compatisse à vos douleurs et que je conçoive une vive contrition de mes péchés, qui furent la véritable cause des souffrances de Jésus et des vôtres. Ah! puissé-je, docile à la grâce, imiter votre patience sur le chemin du Calvaire, votre fidélité inviolable à suivre Jésus souffrant, et votre générosité à mépriser les insultes de ce peuple insolent et barbare! De grâce, obtenez-moi la force de suivre l'exemple de Jésus et le vôtre, en supportant mes peines avec patience, et d'alléger à mon Sauveur le fardeau de sa croix, en renonçant aux péchés qui la lui rendirent si pesante, et qui mirent le comble à votre douleur quand vous le rencontrâtes.


Soupir à Marie


O Marie! vous regardez Jésus allant au Calvaire, mais vous ne sauriez le reconnaître à ses traits, tant ses larmes, sa sueur et son sang le défigurent sous le fardeau de la croix.


Exemple


Le bienheureux François Patrizi, de Sienne, dont la naissance fut un bienfait de Marie, se revêtit, à l'âge de douze ans, du scapulaire de Notre Dame des Douleurs, et récita chaque jour, en son honneur, cinq cents Ave; Maria; il en méditait sans cesse les mystères avec une grande abondance de larmes. Il établit dans son pays le tiers ordre de Notre Dame des Douleurs, et ne cessa d'en propager la dévotion. La Reine des martyrs correspondit généreusement à l'amour particulier de ce cher fils. D'abord , un jour qu'il était tombé en défaillance, la très-Sainte Vierge le fit revenir à lui-même par l'odeur d'un bouquet de roses fraîches; ensuite, elle l'avertit du jour de sa mort. Et, enfin, pour le récompenser d'avoir récité tant d'Ave Maria pour la consoler dans ses douleurs, elle voulut faire sortir de sa bouche, quarante ans après sa mort, un lys très beau et admirable, dont les feuilles portaient, imprimé en lettres d'or, ces mots: « Ave Maria », et elle préserva son corps de la corruption du tombeau. (Philip. Ferraris. In Cathal. S.S. Itali.)


Pratique: réciter le petit Chapelet des sept douleur.

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19 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingtième jour

Douleur de Marie envoyant Jésus couronné d'épines et exposé sur la galerie de Pilate


La fureur des Juifs ne fut pas satisfaite par la cruelle flagellation de Jésus. Une compagnie de soldats du Prétoire voulut, par une barbarie inouïe , faire du Sauveur un roi de théâtre. Oh! qui pourrait exprimer la véhémente douleur de Marie quand elle vit placer une couronne d'épines meurtrières sur la tête de son divin Fils, quand elle vit une main armée de fer, enfoncer à coups redoublés cette couronne, et la faire pénétrer jusqu'aux fibres délicates du cerveau de Jésus, qui n'aurait jamais pu survivre à ce supplice, s'il n'eût été Homme-Dieu, On le revêt d'un haillon de pourpre, par dérision; on lui donne un roseau pour sceptre; on le salue; on l'injurie; on l'adore et on le frappe tout à la fois. Q moqueries sacrilèges! ô ignominie du Fils de Dieu! ô douleurs de Marie! A cette vue, elle fond en larmes, son cœur tombe en défaillance, elle est près de mourir de compassion! C'est dans cet état de douleur, d'avilissement, on pourrait dire d'agonie, que Jésus est conduit au tribunal de Pilate: ce gouverneur, comme en riant de voir donner le titre de roi à celui qui a perdu la ressemblance d'un homme, le présente aux Juifs, en disant: « Voilà l'Homme, voyez en quel état il est réduit ». A ces mots, la Mère désolée jette un regard de douleur et voit son Sauveur tellement déchiré, qu'il a perdu la forme humaine. « Voilà l'Homme »: il a la tête transpercée d'épines; sa barbe et ses cheveux sont collés et glacés; ses yeux sont mourants et couverts de sang; il a les joues livides et souillées de crachats, la poitrine déchirée par les fouets, les bras enflés, les épaules couvertes d'un vil haillon, un roseau à la main, par dérision; en un mot, dit Sainte Brigitte, il n'est plus qu'ignominie et douleur, et à cette vue, Marie pâlit; elle tremble et tombe en défaillance. Ensuite, quand elle est un peu revenue a elle-même, du fond du cœur elle dit aux Juifs perfides: « O peuple aveugle! regardez votre Père, votre Rédempteur, votre Dieu! il s'est réduit à cet état pour votre amour: oserez-vous encore demander son sang et provoquer sa mort? » Hélas! ces ingrats virent Jésus dans cette extrémité déplorable; et, oubliant les prodiges sans nombre qu'il avait opérés en leur faveur, ayant perdu tout sentiment d'humanité, ils crient avec plus de fureur que jamais: « Otez-le de devant nos yeux, crucifiez-le »; et cette émeute infernale ne fait entendre que des cris de sang et de mort. O aveuglement! ô mon pauvre Fils! reprend en secret l'auguste Mère du Rédempteur, ils veulent donc tous votre mort? ils oublient que vous avez guéri les aveugles, fait marcher les boiteux; ils oublient que vous les avez nourris miraculeusement lorsqu'ils vous accompagnaient; ils oublient que vous avez ressuscité les morts; ô monstrueuse ingratitude!


Colloque


Vierge affligée, comment pourrais-je retenir mes larmes et mes soupirs à te vue des vôtres? vous ne pouvez vous consoler en voyant votre Fils adorable couronné d'épines et tourné en dérision comme un roi de théâtre; une pâleur mortelle couvre votre visage délicat; l'éclat de vos yeux est obscurci; votre cœur est oppressé parla douleur, et vous êtes prête à rendre votre âme affligée. Hélas! en vous voyant à demi-morte à la vue du supplice que mes mauvaises pensées ont fait endurer aux augustes tempes du Sauveur, mon cœur restera-t-il insensible et ns sera-t-il point touché de vos peines? O Mère affligée! prenez plutôt une des épines meurtrières de ce sanglant diadème, et percez-en mon cœur coupable, afin que, par cette douleur, il apprenne à compatir dignement à votre immense affliction.


Soupir à Marie


Les tourments inexprimables qu'endure Jésus dans son corps, sont profondément empreints dans le cœur de sa Mère désolée.


Exemple

 

Deux pèlerins logés dans une auberge près de la ville de Grenade, partirent à l'aube du jour, et laissèrent dans une chambre écartée une caisse qu'ils avaient amenée avec eux. On remarquait chaque nuit une vive lumière dans cette chambre. Après avoir renouvelé plusieurs fois cette observation, on découvrit que la lumière la plus éclatante sortait des alentours du dessus de la caisse. L'Archevêque en fut averti: il examina le prodige, se transporta en cérémonie à l'auberge, s'approcha avec respect de la caisse miraculeuse, et d'une main, à la fois respectueuse et tremblante, il l'ouvrit en présence du peuple, et y trouva une magnifique statue de Notre Dame des Douleurs, On ne saurait exprimer l'étonnement, la joie et l'attendrissement de l'assistance. Le prélat ne voulut pas faire sur-le-champ la translation, pour attendre, pendant quelques jours, les deux pèlerins, qu'on suppose, avec raison, être deux Anges. Mais comme ils ne reparurent plus, le prélat procéda à une translation très solennelle, et dans cette cérémonie, Notre-Darne-des-Douleurs opéra plusieurs miracles insignes. (Ex relat. P. M. Epiph. Bedo.)


Pratique: Faire au plus tôt la sainte Communion en l'honneur de Notre Dame des Douleurs.

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18 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Dix-neuvième jour

Douleur de Marie à la cruelle flagellation de son divin Fils


On croit pieusement qu'au moment où Marie apprit les cruautés qu'on exerça contre Jésus-Christ dans les tribunaux de Jérusalem, et où elle sut que l'infâme Pilate l'avait condamné au supplice barbare de la flagellation, cette sainte Mère accourut au prétoire; Dieu voulant sans doute que Marie, qui devait assister au crucifiement de son Fils, fût encore témoin de ses affreux tourments avant de monter au Calvaire. Hélas! Vierge désolée, arrêtez-vous; si vous allez plus loin vous ne pourrez résister à la douleur que vous causera la vue du spectacle sanglant qui se prépare. De grâce, n'approchez pas, car un regard seul peut vous donner la mort! Mais Marie s'avance, fend la foule amoncelée devant le Prétoire, et, surmontant tous les obstacles, elle arrive enfin, et que voit-elle, ô mon Dieu? Elle aperçoit son Fils bien-aimé qui s'approche de la colonne, on l'y attache fortement, et il abandonne son corps innocent et infiniment pur, aux lanières, aux fouets, aux cordes et aux lourdes chaînes. Marie voit tout autour des bourreaux pleins de rage, et Jésus au milieu, en posture non-seulement d'esclave mais d'esclave captif qui mérite d'être fouetté. O Ciel! quelle horrible boucherie! Marie entend le bruit des coups et le sifflement des fouets; elle entend les applaudissements et les cris de joie d'une populace féroce; elle distingue la fureur étincelante des archers ; elle voit les chastes membres du Sauveur déchirés, son sang qui coule à grand flots; elle voit!... Mais impies, arrêtez, arrêtez... Dès les premiers coups, la peau vole en éclats, le sang s'élance et roue le visage et les vêtements des bourreaux. Les fouets en sont teints, la terre en est imbibée, et ce corps adorable n'est plus qu'une plaie! Si Marie ne savait pas que c'est Jésus, si son cœur palpitant de tendresse ne le lui disait pas, elle ne pourrait pas le reconnaître tant on l'a défiguré. O spectacle horrible! il pénètre d'autant plus le cœur de Marie, que les tigres se lassent moins de frapper la douce victime; car ils frappent encore et tourmentent Jésus, quoique détaché de la colonne, à demi mort, gisant à terre et baigné dans son sang! ô vue déchirante! Si Marie se tient encore debout, si elle ne succombe pas à la douleur, on ne peut nier, dit Saint Anselme, que sa vie est un miracle.


Colloque


O mère la plus tendre et la plus désolée! je vous remercie d'avoir voulu, par une charité incomparable, assister à la cruelle flagellation de votre très saint Fils. Hélas! pendant ce supplice, vos yeux pleins de larmes étaient levés vers le Ciel; et en union à Jésus déchiré, vous offriez au Père Eternel chaque coup, chaque blessure, chaque goutte au précieux sang, pour l'expiation de mes péchés. Ah! mère affligée, c'est moi qui ai péché, c'est moi qui ai mérité la flagellation. Sainte Mère, prenez ce glaire meurtrier qui perça votre cœur au Prétoire, et tournez-le contre mon cœur coupable, afin que je pleure amèrement la flagellation de Jésus et vos angoisses.


Soupir à Marie


O quelle grêle de coups sur le corps de Jésus! Ciel, comment pouvez-vous le souffrir? Je ne tient pas à cette vue.


Exemple


Un jeune libertin de Perouges s'engagea, par écrit, à donner son âme au démon toutes les fois qu'il lui fournirait l'occasion de satisfaire une passion criminelle. Le démon remplit la condition, il apparut ensuite au jeune homme, dans le temps fixé, c'est-à-dire l'an 1615, et lui rappela sa promesse, en le conduisant pour cela auprès d'un puits, afin qu'il s'y précipitât, avec menace que s'il s'y refusait il l'entraînerait vivant dans l'enfer. Le jeune homme effrayé ne savait comment il pourrait échapper à ce danger; il quitta cependant ses habits et monta sur le bord du puits; mais il ne se sentit pas le courage de s'y jeter, et il pria le démon de l'y pousser. Heureusement pour cet infortuné, il portait sur lui le scapulaire de Notre Dame des Douleurs; le démon lui dit de s'en dépouiller, et qu'après il le jetterait dans le puits. Alors le jeune homme voyant son salut attaché à ce saint habit, refusa de le quitter. Après de nouvelles instances, l'esprit des ténèbres se retira couvert de honte; le jeune homme conçut un sincère repentir de ses désordres il les détesta de tout son cœur, et en mémoire de ce bienfait signalé, il suspendit un ex voto à l'autel de Notre Dame des Douleur, dans l'église de Sainte Marie-Neuve de la même ville.


Pratique: Réciter les Litanies de la très Sainte Vierge, en y ajoutant « Vierge affligée, priez pour moi »

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17 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Dix-huitième jour

Douleur de Marie à la prise de Jésus dans le Jardin


Après avoir quitte sa sainte Mère, Jésus se rendit au jardin de Gethsémani. Sa Mère éplorée donna un libre cours à ses larmes. Et la Providence ne permit pas que, suivant sa coutume, elle suivît son Fils, afin que dans l'obscurité de cette funeste nuit, cette Vierge sainte ne se trouvât pas mêlée aux soldats, aux pharisiens et à toute cette vile cohorte de meurtriers. Mais elle n'en sentit pas moins les peines de son Fils souffrant. Elle voyait encore mieux par la pénétration de son esprit que par les yeux du corps, l'âme infiniment pure de Jésus-Christ qui, par sa science divine, parcourait à cette heure suprême l'affreuse histoire des péchés des hommes, depuis la désobéissance d'Adam jusqu'au dernier crime qui sera commis à la fin du monde. Mais comme s'il ne lui eut pas suffi de les voir, il les prenait tous sur lui, et chargé de ce fardeau énorme, il se présentait à son Père sous l'apparence de pécheur. Marie voit Jésus dans cette position déplorable, levant les yeux au Ciel, considérant la puissance divine année de foudre, et son Père promenant son regard troublé et irrité. Le Sauveur tombe alors la face contre terre, il pleure, il gémit. Mon Père, s'écrie-t-il, que ce calice amer passe loin de moi! Néanmoins, si vous le voulez, je livre mon dos à la flagellation, ma tête aux épines, mon cœur à la lance, mon corps entier à la croix, pourvu que vous pardonniez à l'homme pécheur. Marie voit encore que pendant que l'aimable Rédempteur accompagne cette offrande de ses larmes, le Père lui envoie un Ange pour le fortifier. Mais à cette consolation succède une défaillance plus complète, il s'ensuit une agonie cruelle, au point qu'il s'échappe de tout le corps de Jésus une sueur de sang! O doux Jésus! ô Mère affligée! Un peu revenu à lui-même, le Sauveur se tourne vers ses trois Apôtres pour en être soulagé; et après en avoir reçu tant de protestations d'amour et de dévouement, il trouve que dans l'oubli de leur divin Maître et d'eux-mêmes, ils sont ensevelis dans un sommeil profond et tranquille. Marie remarque enfin, qu'ayant terminé sa prière douloureuse, Jésus dit à ses Apôtres: « Levez-vous, allons... Le traître s'approche Hélas! » qui aperçoit-il à la tête de cette troupe furibonde? un Apôtre, un Judas, qui, les lèvres encore teintes de son sang divin, lui donne un baiser, et trahit en même temps son bon Maître. Voilà ce que Marie pénètre par son cœur maternel, et ce qui lui fait répéter au milieu de ses soupirs et de ses sanglots: « Quoi! Judas, vous trahissez le Fils de l'Homme par un baiser!.... » Déjà , au signe convenu avec le traître, Marie voit les soldats se jeter sur Jésus, les archers le renverser par terre, l'enchaîner étroitement, l'environner, élever leurs flambeaux, et l'emmener fièrement comme une capture importante. Mais les Apôtres où sont-ils? Ah! ces Apôtres, qui, peu de moments auparavant, protestaient d'aimer si vivement Jésus et d'être prêts à mourir pour le défendre, Marie les voit abandonner leur Maître à l'instant du danger, et s'enfuir précipitamment, semblables aux Israélites qui prirent la fuite dans le combat et laissèrent l'Arche du Seigneur entre les mains des Philistins. O Marie à cette vue, quel supplice pour votre cœur maternel!


Colloque


Vierge affligée! il faudrait n'avoir pas un cœur, pour ne pas compatir à vos vives douleurs. O Ciel! ce corps de Jésus si délicat que vous enveloppâtes de langes, et que vous pressâtes si souvent sur votre cœur avec tant d'amour, est maintenant durement lié et chargé de chaînes pour mes péchés! Mère infortunée, que je vous plains! Et ce qui m'afflige davantage c'est d'avoir contribué moi-même à augmenter vos peines, en me joignant à ces meurtriers qui lièrent le Sauveur dans le jardin, au traître Judas qui le leur livra, aux lâches disciples qui l'abandonnèrent au plus fort du danger. Maintenant aurais-je la cruauté, le courage de vous laisser sans consolation au milieu d'une désolation si affreuse? Oh! Non, Mère affligée, me voilà prosterné à vos très saints pieds, comme un enfant égaré; je reviens à vous pénétré de repentir, et je vous demande humblement pardon de mes fautes énormes et sans nombre; je compatis à vos peines de tout mon cœur, et je vous conjure, par le mérite de vos douleurs, de m'obtenir la grâce de ne jamais plus trahir moi-même votre adorable Fils.


Soupir à Marie


O mon âme! rappelez-vous ce divin enfant que Marie embrassait si doucement, et qu'elle pressait si tendrement sur son cœur; considérez-le à présent lié et garrotté dans le jardin des Oliviers.


Exemple


Deux habitants de Césène étaient liés d'une étroite amitié. L'un d'eux, nommé Barthelemy, malgré ses défauts, conservait une tendre dévotion à Notre Dame des Douleurs, et récitait tout les jours le Stabat en son honneur, sans en être détourné par les railleries de son ami. Un jour que Barthelemy faisait cet acte de piété, il fut transporté hors de lui-même, et il lui sembla d'être jeté avec son ami dans un étang de feu très ardent. Pendant qu'il y souffrait d'atroces douleurs, il vit la très Sainte Vierge qui lui tendit miséricordieusement la main droite et le retira du feu. Ensuite elle lui conseilla de se jeter aux pieds de Jésus Christ et de lui demander pardon de ses péchés. Barthelemy le fit sur le champ, mais il fut repoussé deux fois par le Sauveur; alors la très Sainte Vierge se prosterna devant son divin Fils, et le pria si instamment qu'elle obtint le pardon du coupable, à condition qu'il se convertirait et ferait pénitence de ses péchés. Barthelemy revenu à lui-même, apprit la triste nouvelle que son ami venait d'être misérablement assassiné; il en conclut que la vision était réelle; il attribua sa délivrance de la mort éternelle à la protection de Notre Dame des Douleurs; il quitta le monde, entra dans l'Ordre des Capucins, où il mena une vie très austère, et mourut en réputation de sainteté. (Ex lib. Apum Thom. Cantiprat.)


Pratique: Réciter trois Pater, Ave et Gloria en l'honneur du Cœur affligé de la très Sainte Vierge.

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16 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Dix-septième jour

Amertumes de la très-Sainte Vierge dans l'institution du très Saint Sacrement de l'Autel


Il est vrai que Marie conçut une grande joie de ce que Jésus instituait la très sainte Eucharistie dans le Cénacle, d'abord en vue du genre humain qu'elle aimait tendrement, et ensuite parce qu'elle aurait par ce moyen le bonheur de posséder de nouveau, dans son cœur, le Dieu qu'elle avait porté neuf mois dans son sein virginal. Oh! qui pourrait exprimer les célestes ardeurs avec lesquelles elle devait recevoir dans son cœur l'adorable Jésus dans le sacrement de son amour? Qui pourrait concevoir sa joie de s'unir alors à ce Dieu, son souverain bien, son trésor et sa vie? Cependant au milieu de son allégresse, elle s'affligeait amèrement en pensant que cette divine institution était le dernier acte que devait suivre immédiatement la Passion de son cher Fils; et que tenant lieu de son testament d'amour, elle devait être sans délai accompagnée de la mort du testateur, suivant la maxime de Saint Paul, qu'il faut que la mort du testateur intervienne à tout testament. Un autre sujet de tristesse pour Marie, ce fut d'apprendre que Jésus avait institué ce sacrement en mémoire de sa douloureuse Passion. En effet, l'aimable Rédempteur voulut avant de sortir de ce monde, non pas laisser à ses brebis chéries son portrait, mais bien se donner lui-même à elles dans l'adorable Eucharistie, comme un mémorial de sa Passion et de sa mort. C'était là précisément ce qui, dans l'Eucharistie, réveillait davantage les douleurs du cœur de Marie, comme la vue du portrait ou des vêtements d'un Fils qui n'est plus, renouvelle les douleurs passées et les anciennes angoisses d'une mère tendre. Enfin, Marie fut profondément affligée en considérant son Fils bien aimé devenu victime de propitiation pour les hommes ingrats. Elle prévoyait avec une douleur immense l'abus sacrilège que tant de chrétiens feraient de ce sacrement d'amour; elle les voyait crucifier Jésus de nouveau, et exercer sur son corps adorable, dans l'Eucharistie, des cruautés plus criantes encore que celles qu'il endura de la part des Juifs. Combien ces vues et ses prévisions durent blesser au vif le cœur de Marie!


Colloque


O cœur désolé de Marie! vous auriez. eu une joie inexprimable à recevoir en vous, par la sainte communion, ce divin Fils que vous portâtes neuf mois dans votre sein virginal; mais combien cette joie fut troublée par la circonstance douloureuse qui accompagna cette divine institution, et par la vue des sacrilèges futurs qui renouvelleraient la Passion de votre Fils! Je compatis à votre douleur sans mesure, et ce qui m'afflige au plus haut point, c'est que je contribuai moi-même à accabler votre cœur qui prévit clairement que je crucifierais de nouveau votre Fils au-dedans de moi. O Mère de douleur! je vous en demande sincèrement pardon; et par le martyre que vous souffrîtes alors, obtenez-moi, je vous en conjure, la grâce de recevoir à l'avenir dignement le pain des Anges, et surtout à ma dernière heure, afin. qu'il me fortifie, et qu'à travers les ombres de la mort, il m'introduise sûrement dans la céleste patrie.


Soupir à Marie


Fils adorable! vous êtes doublement victime sur le Calvaire et mourant dans la douleur, et comme hostie d'amour dans votre sacrement.


Exemple


Une des âmes les plus dévotes à la Passion de Jésus et aux douleurs de Marie, la bienheureuse Julienne Falconieri. prit l'habit religieux dans l'Ordre des Servantes de Notre Dame des Douleurs. Or, la très-Sainte Vierge récompensa sa dévotion en lui faisant éprouver, suivant son désir, un peu ses douleurs. Cet essai fut si violent que Julienne crut qu'elle en mourrait. Jésus la récompensa aussi. Elle se trouvait à l'extrémité et presque à l'agonie; elle ne pouvait recevoir le saint Viatique à cause d'un vomissement continuel, et elle pria instamment son confesseur de lui mettre au moins le Saint Sacrement sur sa poitrine. Mais à peine la sainte hostie fut-elle placée Sur cet autel de pureté, que Julienne expira avec un doux sourire sur les lèvres, et le Saint-Sacrement: disparut en même temps: Le prêtre et les assistants furent étonnés d'un si grand prodige; mais leur surprise augmenta bien davantage lorsque la bienheureuse Jeanne, disciple de Julienne, ayant enlevé le corporal de dessus la poitrine dé sa maîtresse, fit remarquer à l'assistance que la partie du côté, près du coeur, où avait reposé la sainte hostie, présentait en relief l'image de Jésus crucifié. (Phil. Ferrar. in cathal. S. S. Italia. )


Pratique: Réciter le Stabat une fois.

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15 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Seizième jour

Pleurs de Marie quand Jésus lui fait ses adieux pour aller à la mort


L'heure du Sauveur était venue. Jésus était en ce moment à Béthanie; comme il se préparait à accomplir la volonté de Dieu, il se tourne vers Marie, et, le visage plein de douleur et de compassion, il prend congé d'elle pour aller à la mort. Il lui rappelle la volonté du Père Eternel, la tyrannie de l'enfer, l'esclavage des hommes, la rédemption du monde tant désirée; il soutient la force de sa Mère, il l'encourage, il la console, et en l'embrassant, il lui dit: « Mère chérie, l'heure du salut du monde est sonnée... il est temps que tout ce que les prophètes ont écrit de moi s'accomplisse Je vais dans peu d'instants, être livré à mes ennemis; ils feront ce qu'il leur plaira..... La croix m'attend; le genre humain, esclave, ne souffre plus de délai; laissez-moi me séparer de vous... Adieu, ma Mère!... je vous laisse ». et à ces mots, il va à la mort. Marie voudrait répondre: « Adieu, mon Fils! » mais ses lèvres tremblantes s'y prêtent à peine; le cœur lui manque; elle tombe dans une mortelle défaillance. Jésus est parti, et sa pauvre Mère demeure, je ne sais si je dois dire étonnée, ou immobile, ou interdite. Elle savait bien que son Fils était destiné à toutes ces rigueurs; mais que pouvait cette connaissance contre ce coup de foudre? Ah! combien de semblables malheurs sont sensibles! Hélas! approchons-nous de Marie pour mieux contempler sa douleur et l'agonie de son cœur! A peine est-elle un peu revenue à elle-même, qu'elle s'épuise en tristes réflexions: « Dans quelques heures, dit-elle, mon Fils bien-aimé, le divin Jésus, en proie à la rage satanique du grand conseil, tombera victime des plus cruels supplices! O abîme de peine! ô douleur inexprimable! Voilà donc ce décret rigoureux qui s'exécute! Oui, mon cœur sera percé, déchiré de ce glaive meurtrier que Syméon m'annonça dans le temple, il y a plus de trente ans!.:. » Ici, n'oublions pas que la douleur de Marié fut si profonde et si vive, que, suivant Saint Bernardin de Sienne, elle se Serait offerte à mourir, non seulement une fois, mais mille fois, mais une infinité de fois, à la place de son Fils adorable. O spectacle déchirant! O cruelle séparation!


Colloque


O Mère désolée! si la seule pensée de vos douleurs me touche si vivement, quelle impression ont-elles dû faire sur votre cœur? Cependant, pour vous conformer à la volonté du Père adorable, vous les endurâtes généreusement; et malgré l'excès de votre affliction, vous consentîtes à vous séparer de ce que vous aviez de plus cher, de votre bien-aimé Fils; et vous lui permîtes de s'immoler pour moi à la justice de Dieu irrité, comme une victime de propitiation sur l'autel de la croix. O amour incomparable! pour sauver une âme infidèle et chargée de crimes, vous avez livré votre Fils à un cruel et ignominieux supplice, et votre cœur à un affreux martyre! Comment pourrai-je m'en reconnaître dignement à votre égard? Hélas! je n'ai à vous offrir qu'une vive douleur de mes péchés, qui furent la cause de votre douloureuse séparation. Ah! sainte Mère, par le mérite de la douleur qui déchira alors votre cœur, faites que je rompe tout attachement humain, et que je ne soupire désormais que pour le bonheur éternel.


Soupir à Marie


Allez, mon Fils; allez à la mort, j'y consens. Alors même que vous serez mort, vous vivrez dans mon cœur; mais quoique vivante, je mourrai de vous voir souffrir.


Exemple


Un lion furieux parcourait Florence; il faisait fuir tout le monde et répandait une alarme générale, et la crainte des plus grands malheurs. Quand il eut parcouru plusieurs quartiers, il s'arrêta sur la place de l'Annonciation, où résident les Pères Servites. Un frère convers du monastère, inspiré de Dieu, se rend sans armes sur la place; il va sans crainte droit au lion, et invoquant avec une foi vive le nom de Notre Dame des Douleurs, au grand étonnement de tout le monde, il saisit l'animal, lui passa au cou le scapulaire de Notre Dame des Douleurs, le rend plus doux qu'un agneau, et le reconduisit dans sa cage, aux applaudissements et aux bénédictions de la multitude, qui ne se lassait pas de glorifier Marie. (Angel. Lottinus in mirac. d. Annunc. de florent. )


Pratique: Réciter le Chapelet des sept douleurs.

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14 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Quinzième jour

Douleurs de la très-Sainte Vierge pendant les trois ans de la prédication de son divin Fils


Jésus avait environ trente ans, lorsque, pour obéir à la volonté de son père, il vint se confondre parmi les pécheurs, et reçut avec eux le baptême de Jean Baptiste sur les rives du Jourdain. Après cette cérémonie, le Sauveur, rempli du Saint-Esprit, déjà préparé au ministère de la parole divine par un jeûne rigoureux de quarante jours et quarante nuits qu'il passa dans le désert, sortit vainqueur des assauts du démon, et se rendit à Capharnaüm, pour y commencer sa vie publique. Mais à peine eut-il entrepris de prêcher dans les synagogues et les bourgades, et d'appuyer sa céleste mission sur les miracles, que sa sainte Mère conçut les plus vives alarmes à son sujet, Elle voyait les Juifs ingrats repousser sa doctrine, et censurer ses prodiges. Ses angoisses augmentaient en apprenant que son Fils était l'objet de la jalousie, de la critique et de la malignité des masses turbulentes. Son cœur avait frémi sur les suites funestes qu'elle appréhendait de la part de quelques furieux, lorsqu'elle apprit que son Fils, un fouet à la main, avait renversé les tables et l'argent des marchands, et chassé du temple les vendeurs de bœufs, d'agneaux et de colombes. Quelle frayeur encore quand on lui annonça que l'incestueux Hérode, poussé par la fureur d'Hérodiade, avait mis en prison le courageux Jean-Baptiste! quelle appréhension n'eut-elle pas, que l'envie des Pharisiens n'induisit Pilate faire arrêter Jésus! Heureusement pour sa tranquillité, le Sauveur ne tarda pas à retourner en Galilée. Là, au moins ses craintes auront cessé. Mais Jésus disait lui-même que nul n'est prophète dans sa patrie; et précisément à Nazareth, le Fils de Dieu fut plus décrié et plus méprisé qu'ailleurs. On ne se contenta pas de l'insulter, on voulut attenter à sa vie. A la fin, Jésus abandonna cette patrie ingrate et endurcie, et revint à Capharnaüm. Mais lorsque après la glorieuse résurrection de Lazare, le maudit Sanhédrin conspira la mort du Sauveur; lorsque l'impie Caïphe eut prophétisé qu'un seul devait mourir pour tous; dès ce moment, Marie ne quitta plus Jésus. Qui pourrait exprimer les craintes et les angoisses de son cœur maternel, lorsqu'elle voyait les nuages sanglants qui s'amoncelaient sur la tête innocente de son cher Fils? Elle prévoyait juste. Sur la fin de la troisième année, pendant que Jésus se disposait à se rendre de Béthanie à Jérusalem, pour y célébrer la fête de Pâques, qui devait être la dernière pour lui, puisqu'il avait déjà prédit sa flagellation et sa mort; pendant que la diligente Marthe et la pénitente Madeleine cherchaient à rassurer Marie, elle entendit son Fils confirmer lui-même ses noirs pressentiments. Pauvre Mère, vous ne l'avez donc suivi que pour le voir arraché de vos côtés, et conduit à la mort! O monstrueuse ingratitude des Juifs! O Mère désolée!


Colloque


Vierge sainte, je vous vois de nouveau soumise aux plus dures épreuves. Il fallait que vous fussiez témoin de la fureur des hommes contre le Fils de Dieu, pendant tout le temps qu'il leur distribuait, avec tant de charité, la parole de vie et le pain du salut. Que ne souffrîtes-vous pas pendant trois ans! Vous auriez donné volontiers votre vie aux Juifs pour soustraire à la mort votre Fils adorable. Mais Dieu ne se contentait pas d'un seul sacrifice de votre part; il en voulait une longue suite dans les angoisses prolongées que vous causaient les persécutions continuelles que le divin Rédempteur éprouvait. O Mère désolée! je compatis de toute mon âme à vos profondes douleurs; et par les mérites de l'affliction inexprimable de votre cœur maternel, pardonnez à mon repentir et à mes sincères regrets, mes fautes passées, par lesquelles, aussi coupable que les Juifs, je donnai la mort, autant qu'il était en moi, à votre cher Fils, mon Père et mon Dieu.


Soupir à Marie


O Marie! vous souffrez pour moi, et, à la vue de votre long martyre, mon cœur est aussi dur qu'un rocher: que faut-il donc pour l'attendrir, s'il est insensible à vos douleurs?


Exemple


Une noble et pieuse dame avait un fils unique et chéri, qui fut assassiné par un ennemi. Le meurtrier, pour échapper aux poursuites de la justice, se réfugia, après avoir commis son crime, dans un palais peu éloigné, sans savoir que c'était précisément la demeure de sa victime; La mère du mort ne connaissant pas l'accident, fit l'accueil le plus charitable au réfugié. À la nouvelle de là mort de sont fils, qu'elle reçut peu d'instants après, elle faillit mourir de douleur. Cependant, revenue à elle-même, elle réfléchit à la générosité avec laquelle la très Sainte Vierge avait pardonné, sur le Calvaire aux bourreaux de son Fils; et, touchée de cet exemple sublime, la dame voulut l'imiter, et pour l'amour de Marie, elle résolut de pardonner au meurtrier de son fils et de le combler de ses bienfaits. Elle le tint caché tant qu'elle put dans sa maison; ensuite, elle lui fournit un cheval, des habits et de l'argent pour qu'il prît la fuite. La très Sainte Vierge ne tarda pas à récompenser une action aussi héroïque, car le mort apparut à sa mère affligée, tout joyeux et content, et lui dit que pour prix de son acte éminent de charité, Notre Dame des Douleurs l'avait délivré du Purgatoire, où il devait souffrir longtemps. (Thesaur. de SS. Mar. lib. 2. c. 16.)


Pratique: Réciter sept Ave Maria, les bras en croix, et baiser sept fois la terre.

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13 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Quatorzième jour

Douleur de Marie à la mort de Saint Joseph


 

La sainte Famille vivait d'une manière toute céleste dans la maison solitaire de Nazareth. Mais, ô mon Dieu! une nouvelle affliction devait blesser le cœur innocent de Jésus et de Marie. Le bon Joseph avait veillé avec autant de fidélité que de constance et d'amour à la garde du Verbe Incarné, pendant les premières années de sa vie d'obéissance, lorsque la mort, ou plutôt un excès d'amour, l'enleva à sa pénible carrière. Sans doute il ne pouvait y avoir de mort plus heureuse, puisqu'il fut assisté par le Sauveur du monde en personne, et par la Mère de Dieu, son épouse. Mais qui pourrait exprimer la désolation de cette Vierge sans tache à cette séparation? O Marie! quels furent vos soupirs lorsque vous lui rendîtes les derniers devoirs dans la vallée de Josaphat, auprès du tombeau de Siraéon, de ce saint vieillard qui vous avait prédit dans le temple cette affliction avec tant d'autres? O combien votre cœur fut alors déchiré en vous rappelant son amour, son zèle infatigable, ses sages conseils, ses longues peines, ses craintes, ses appréhensions et ses souffrances pour vous et pour Jésus! Sa perte vous rend plus sensibles la grandeur et l'élévation d'âme que vous lui connaissiez; et cette séparation vous afflige extrêmement. Vous vous rappeliez avec douleur ses rares vertus qui vous le rendaient si cher pendant sa vie; et la privation d'un si doux spectacle ajoute à l'affliction de votre veuvage. Veuve infortunée, comment, loin d'un compagnon si utile, pourrez-vous vous garantir contre le nuage furieux qui vous menace de sa foudre meurtrière? Pour vous, bienheureux Joseph, vous êtes digne d'envie! Vous éprouvâtes, je le sais, une vive peine au sortir de ce monde, parce que vous auriez voulu assister la Mère et le Fils dans les jours funestes et sanglants que vous prévoyiez. Mais, saint Patriarche, il vaut mieux pour vous ne plus vivre. Vous auriez succombé, sans aucun doute, à la douleur de cette catastrophe; vous n'auriez pu survivre en voyant les supplices atroces des deux tendres objets de votre amour et de vos soins; l'impossibilité de les arracher au martyre, et même de leur donner le moindre soulagement, vous aurait fait mourir de douleur.


Colloque


Vierge sainte, le Ciel vous réservait tien d'autres douleurs et de différentes espèces, au moment même où vous fûtes privée d'abord de vos heureux parents et ensuite de votre saint époux! Si la perte des premiers vous coûta tant de larmes, combien n'en versâtes-vous pas à la mort de Joseph! quelle triste perspective se présentait à votre esprit! Vous voyiez approcher le temps de la Passion de votre Fils, et alors qu'un soutien vous devenait plus nécessaire, vous demeuriez seule et sans aucun secours humain. Ah! il ne fallait pas moins que votre fermeté inébranlable, pour résister à l'impression de tant de coups sensibles et de tant d'amertumes! O Mère de douleurs! je compatis à votre désolation, et j'admire à la fois la généreuse intrépidité de votre cœur magnanime, et votre admirable résignation à la volonté divine. Ah! que je suis loin de cet héroïsme! obtenez-moi un peu de votre force, et faites que je supporte désormais toutes les épreuves qu'il plaira à Dieu de m'envoyer sur cette terre d'exil.


Soupir à Marie


Marie, au plus fort de ses peines, demeure orpheline et veuve; pleurons, ô mon âme! pleurons l'excès de sa désolation.


Exemple


Un jeune homme, très dévot à Notre Dame des Douleurs, eût le malheur de succomber à une tentation du démon, et de pécher mortellement. Le lendemain, il vint réciter ses prières ordinaires devant l'image de Notre-Dame, et il y vit huit glaives sur le cœur au lieu de sept. Dans son extrême surprise, il ne se rassasiait pas de considérer un spectacle si nouveau; mais il entendit une voix qui lui déclara que son péché avait ajouté le huitième glaive au cœur de Marie. A l'instant, pénétré de confusion et de repentir, il alla se présenter au tribunal de la pénitence pour obtenir. le pardon de son péché, et ensuite il vit disparaître le huitième glaive de la sainte image. (Reviglion. p. 4.)


Pratique: Mortifier le goût, en se privant de quelque aliment par amour pour Notre Dame des Douleurs.

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