28 décembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 11/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

11

Onzième samedi

Premier Mystère Glorieux

La Résurrection de Jésus

(Matthieu, 28; Mc 10; Jn 26)


Considère, ô mon âme, comment le Sénateur Nicodème et le noble et riche Joseph d'Arimathie, membre du Conseil des Juifs, déposèrent Jésus, enveloppé dans un suaire blanc et dans un linceul de lin embaumé, dans un tombeau neuf, creusé dans la roche. Ils basculèrent une énorme pierre sur l'entrée du monument pour le fermer, puis s'en allèrent. Mais les princes des Prêtres et des pharisiens, se souvenant de la prophétie de Jésus, disant qu'il en ressortirait le troisième jour, obtinrent Pilate de faire garder le tombeau par des soldats ce jour-là: « Ils allèrent donc et s'assurèrent du sépulcre, en scellant la pierre et en postant une garde » (Mt 27,66). Que nos vues sont misérables, ô mon Dieu! O prudence humaine, comme tu es faible contre le Seigneur! Tu ne sers qu'à ta confusion et à la gloire de Dieu. Jésus, mort le vendredi saint, ressuscita le troisième jour par la vertu de sa divinité. Sa très sainte âme, séparée de son corps, resta toujours unie à la Divinité et fut toujours été l'âme d'un Dieu. Ce Corps sacré, bien que séparé de l'âme, était toujours uni à la Divinité et était toujours le Corps d'un Dieu digne, même s'il était mort, de l'adoration des hommes et des anges. L'âme de Jésus descend dans les Limbes et y descend comme leur Dieu et comme leur libérateur. Considère, ô mon âme, que ces Saintes âmes l'attendaient depuis longtemps et quelques unes d'entre elles, comme celle d'Abel, depuis le début du monde. Tu peux imaginer avec quel amour et avec quelle reconnaissance ces Saints de l'Ancien Testament, en voyant le Sauveur, se mirent à l'adorer et à le remercier. Toi aussi, tu dois les imiter dans le désir d'être reçu dans le Paradis par les mérites de ton Rédempteur. Le Très Saint Corps de Jésus reposa trois jours dans le Sépulcre parce que, par ses souffrances et par sa mort, il avait libéré de la mort éternelle les hommes des trois âges du monde, ayant vécu pieusement sous la Loi de la Nature, sous la Loi Mosaïque, et qui devaient maintenant vivre sous la Loi de la Grâce. L'aube du troisième jour se levait à peine et Jésus, en un instant, ressuscite et sors de son tombeau scellé tout comme il était sorti du sein virginal de sa Mère, et tout comme il entrera ensuite dans le Cénacle, dont les portes étaient fermées. Comme Dieu tout-puissant, il ne daigne pas annoncer au monde sa résurrection, mais il le fait en secret. Appartenant à l'ordre surnaturel, sa résurrection doit être révélée aux hommes par devait les anges. « Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre: l'Ange du Seigneur descendit du ciel, et vint rouler la pierre, sur laquelle il s'assit. Il avait l'aspect de l'éclair, et sa robe était blanche comme neige » (Mt 28, 2-3). La présence d'un seul Ange suffit à terroriser les soldats qui gardaient le sépulcre: ils tombèrent d'abord comme morts, puis ils s'enfuirent tous. Approchez-vous, prêtres, scribes et pharisiens, voyez dans quel état sont réduits ceux que vous avez armés pour garder un homme mort que vous avez proclamé séducteur. Votre exemple a été suivi par notre impies qui croient à calmer l'inquiétude qui les dévore en mettant Jésus au nombre des hommes illustres comme Numa, Moïse et Mahomet. Mais lequel de vos héros fabuleux a pu dire, alors qu'il était encore vivant: dans trois jours je ressusciterai? Cette prodigieuse parole ne pouvait être dite seulement que par le vrai Fils de Dieu: ni la fable, ni l'impiété, ni les démons, ni les hommes aussi sublimes et puissants qu'ils puissent être, n'ont jamais pu imaginer une chose semblable. La parole du Prophète Isaïe s'est donc vérifiée: Et son tombeau sera glorieux! Personne n'a touché vos soldats; personne ne leur a adressé la parole; ce qu'ils ont vu a suffit pour les terrasser. S'ils ne sont pas morts, s'ils ont pu se relever et s'enfuir, c'est seulement pour que vous appreniez, de leur bouche même, votre défaite et votre honte, parce que ce sont les témoins irréfutables de sa résurrection, afin que tous les hommes comprennent que s'ils avaient enduré les coups, les épines et la mort, c'était seulement parce qu'il avait voulu. Mais vous n'êtes pas digne d'entendre les témoignages choisis par Dieu concernant le mystère de la résurrection. O vrai Fils de Dieu, quelle n'est pas notre consolation à nous tous qui croyons fermement en vous! Votre Résurrection, ô mon Sauveur glorieux, remplissait d'effroi vos ennemis; mais quant à moi, elle ne m'inspire que de la joie et une grande consolation parce que votre Résurrection m'assure que ma réconciliation avec Dieu, et par conséquent, ma justification. Votre Résurrections est le modèle de la résurrection de nos âmes à la grâce et la renaissance de nos corps à la résurrection finale. Et comme en ressuscitant vous prenez une nouvelle vie, ainsi, nous aussi, sortis du péché, nous vivons une nouvelle vie faite de grâces. Aidez-moi, ô Seigneur, à vaincre les obstacles qui se dressent encore devant moi. Repoussez mes ennemis qui s'opposent à mon salut. Envoyez à mon aide vos saints anges et guidez-moi vous-même dans toutes mes actions, jusqu'au moment où vous m'accorderez la bienheureuse éternité.


Observe, ô mon âme, la douleur de Marie-Madeleine, convertie, qui ne peut se détacher du Sépulcre de son bien-aimé Maître. Son tombeau sera baigné de ses larmes le vendredi, et le repos du samedi la surprend au même endroit. Le samedi soir, elle retourne au Sépulcre et ne le quittera que pour aller acheter des arômes. Elle y retournera le dimanche matin. Quel noble exemple de sincère conversion à Dieu! Modèle du cœur humain, fragile dans ses chutes, mais rendu fort par l'amour de Dieu! La vraie Charité ne finit pas avec la mort de la personne aimée, « parce que l'amour est plus fort que la mort» (cf Ct 8:6). Il est encore nuit et la pleine lune diffuse une lumière claire sur la terre, quand elle réveille ses compagnes et leur demande de l'accompagner. Elle devance le jour qui, pour elle, tarde trop à paraître. Hélas! Lorsque je vais à Jésus-Christ, pour recevoir son corps vivant, pourquoi n'ai-je pas, mois aussi, les mêmes désirs, la même impatience, le même empressement que Marie Madeleine éprouvait pour recevoir le Corps de Jésus mort? Combien en suis-je éloigné, mais c'est parce que je ne possède pas son amour! Imite au moins, ô mon âme, sa ferveur en visitant souvent Jésus au cours du Saint Sacrement, principalement la veille de tes communions: témoigne-lui tes tendres sentiments d'amour et ton ardent désir de le recevoir, et par la communion spirituelle, embrasse-le le plus souvent possible au cours de ta journée et durant les interruptions de ton sommeil la nuit et à peine réveillée le matin. « Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala vient de bonne heure au tombeau tôt, comme il faisait encore sombre, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau » (Jn 20:1). Sa première impression est la surprise de voir que cette grande pierre (scellée par ordre des Pontifes) n'est plus à sa place et qu'elle est renversée. Elle s'avance, jette un regard dans le sépulcre et voit que le corps de son divin Maître n'y est plus. Quel coup à son cœur! Elle pense, sans le moindre doute: quelqu'un, dans la nuit, l'a enlevé; mais où le retrouver? « Elle court alors et viens trouver Simon Pierre, ainsi que l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: « On a enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas ou on l'a mis ». Pierre sortit donc ainsi que l'autre disciple, et ils se rendirent au tombeau. L'autre disciple, plus rapide que Pierre, le devança à la course et arriva le premier au tombeau. Se penchant, il aperçoit les linges, gisant à terre; pourtant il n'entra pas. Alors Simon-Pierre, qui le suivait; entra dans le tombeau et voit les linges, gisant à terre, ainsi que le suaire qui avait recouvert sa tête, non pas avec les linges, mais roulé à part dans un endroit. Alors entra aussi l'autre disciple, arrivé le premier au tombeau, et il vit et il crut. En effet, ils ne savaient pas encore que, d'après l'Écriture, il devait ressusciter d'entre les morts. Les disciples s'en retournèrent alors chez eux. » (Jn 20: 2-10). Considère, ô mon âme, la douleur de Marie Madeleine lorsqu'elle ne trouva pas Jésus et apprends quelle doit être la douleur d'un cœur qui avait réellement désiré se convertir à Dieu. Elle ne quitte pas ce lieu, mais « se tenait près du tombeau, au dehors, tout en pleurs. Or tout en pleurant, elle se pencha vers l'intérieur du tombeau... » (Jn 20,11) Abandonnée par tous, il ne lui reste que sa douleur et ses larmes. Et combien n'en verse-t-elle pas! Et combien de fois appelle-t-elle son divin Maître! Et combien de fois répète-t-elle son Divin Nom! O cœur déchiré! O âme désolée, pourquoi restez-vous dans un endroit aussi triste pour vous? Pourquoi regardez-vous encore dans ce sépulcre où ne se trouve plus votre Maître? Ah, pourquoi ne recherchons-nous pas Jésus comme le fait Marie Madeleine? Quand après avoir perdu sa grâce par le péché, ou les consolations de son amour par notre tiédeur, si nous pouvions ressentir comme Marie Madeleine l'immensité de notre perte; si comme elle nous persistions à rechercher Jésus et si, comme elle, nous l'appelions en criant et en pleurant; alors, comme elle, nous le retrouverions avec une abondance de joie qui surpasserait toutes nos espérances! Oui, mon Dieu, aujourd'hui, je célèbre le jour de votre glorieuse Résurrection et ce jour doit être celui de ma parfaite conversion à vous. Je le sais déjà: les cœurs qui vous ont le plus aimé comme celui de Pierre, de Jean, de Marie Madeleine et des autres pieuses femmes vont se retrouver et vous voulez qu'en renonçant à moi-même, qu'ensevelissant mes exécrables envies par la pratique de la mortification, je vous retrouve! Faites-moi donc la grâce que je renonce à moi-même pour ressusciter ensuite avec vous et mener par conséquent une vie semblable à la vôtre, donc une vie nouvelle, divine, immortelle: nouvelle, pat le changement de ma conduite, divine, par la pureté de mes sentiments; immortelle, par la persévérance dans le bien. Opérez en moi cet heureux changement, ô mon Dieu! Faites-moi passer de la mort à la vie, des ténèbres à une vie parfaite, digne de vous.


Considère, ô mon âme, qu'une autre qualité du cœur converti à Dieu est l'indifférence pour tout ce qui n'est pas Jésus. Dieu seul, personne d'autre que Dieu: ceci doit être sa devise, sa pratique quotidienne, son aspiration, le principe de chacun de ses désirs. Aucun autre intérêt doit occuper cœur et Jésus viendra tout de suite pour y établir son Royaume. Prends pour modèle Marie Madeleine. « Et elle voit deux Anges, en vêtements blanc assis là ou avait reposé le corps de Jésus, l'un à la tête et l'autre au pied. Ceux-ci lui dirent: « Femme, pourquoi pleures-tu? » Elle leur dit: « Parce qu'on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l'a mis » (Jn 20, 12-13). Elle ne trouve pas la paix; elle n'est pas effrayée par l'apparition soudaine des deux anges; elle n'est pas éblouie par leur beauté; elle ne ressent aucune vanité à converser avec des esprits célestes. Elle les voit, les écoute parler et leur répond et elle ne le fait que pour savoir où est Jésus, et elle est prête à les quitter pour s'adresser à un jardinier dans le cas où celui-ci pourrait la renseigner. Elle croit que tout le monde connait la raison de son chagrin. Elle prend Jésus pour un maraîcher; elle s'offre à enlever toute seule son corps, comme s'il s'agissait d'une fleur. « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je l'enlèverai » (Jn 20:15). Comme il est audacieux, le vrai amour! Tout lui semble simple facile et il en a été ainsi pour tous les martyrs qui ont subi avec le même courage les pires supplices. Et que fera-t-elle quand elle entendra la voix de son maître qui l'appelle par son nom? Elle qui ne s'était jamais éloignée de la croix de son Jésus et qui ne savait pas maintenant se détacher de son tombeau? Contemple, ô mon âme, les sublimes effets de la véritable conversion du cœur. Il devient le trône de la satisfaction et du plaisir de la Très Sainte Trinité, l'objet de ses faveurs, l'admiration des anges et l'allégresse de l'Ange désigné à le garder. Regarde ce qui se passe en Marie Madeleine. Avec quels plaisirs le Sauveur voit les sentiments de Marie Madeleine, ses désirs, son amour, sa persévérance et la force de son courage qui la rend prête à tout affronter. Comme Jésus récompense l'amour des âmes qui se convertissent à lui en leur remplissant le cœur de la joie la plus pure et la plus ineffable. Ah, si Jésus voyait en moi les généreuses qualités de Marie Madeleine, que ne ferait-il pas? ... Mais hélas, je ne les ai pas, bien au contraire! Pour plaire au monde et pour satisfaire mes passions, j'entreprends des supérieures à mes forces. Et ce n'est seulement que quand je dois servir Dieu ou atteindre la perfection que j'avoue mon impuissance et de ma faiblesse. O Jésus, je vous reconnais comme mon vrai Maître et vous, daignez me reconnaître comme votre disciple. Manifestez-vous à mon cœur et allumez-le de votre Divin Amour. Mais que me dites-vous, ô mon Seigneur: Va à tes frères ?... O Seigneur, vous aviez dit que vous ne les appelleriez plus vos serviteurs, mais vos amis: et maintenant vous les appelez frères?... O charité passionné de mon Sauveur! Il appelle frère ceux qui, peu de jours auparavant l'avaient fui par peur, le laissant à la merci de ses ennemis! O mon bienfaiteur, vous ne vous lamentez pas d'eux, vous ne leur faites pas de reproches, mais vous leur donnez plutôt l'appellation affectueuse de frères! Vous nommez en particulier Pierre pour lui prouver que vous lui avez déjà accordé le pardon et que vous le reconnaissez toujours comme Chef des autres Disciples. Amour de Jésus, comme vous êtes passionné envers les fils des hommes; toujours doux, toujours plein d'amour envers ces pécheurs! Et quel pécheur serait si stupide, si entêté et si endurci pour ne pas venir se jeter aux pieds du meilleur des pères, toujours bienveillant compatissant envers ses fils dépravés. Pierre obtint tout de suite le pardon de sa faute, car à peine passé le vendredi, il courut aussitôt se prosterner aux pieds de la Sainte Vierge pour se repentir, lui disant, en pleurant: Notre Dame, pardonnez ce serviteur infidèle, qui par une peur bien humaine, a renié son Dieu, votre Fils! Et Marie le consola. Et il n'eût pas le moindre doute que Jésus lui avait également pardonné, car Jésus ne s'oppose jamais aux désirs de sa Mère. O mon âme pécheresse, si, pour tes nombreuses fautes, tu n'as pas le courage de t'adresser directement à Jésus, bien qu'il soit très doux et compatissant, adresse-toi donc à sa mère, qui est la source des miséricorde divines: prosterne-toi à ses pieds avec confiance et elle obtiendra de son Fils les moyens de te faire sortir du péché et la grâce d'une sincère conversion. Jésus-Christ, ayant pris de Marie cette très sainte humanité qu'il a sacrifié pour notre rédemption, a donné à sa Mère tous les trésors des mérites acquis durant sa vie mortelle. Ô Marie, vous avez été la première personne à avoir eu la consolation de revoir Jésus ressuscité, parce qu'étant sa Très Sainte Mère, plus que toute, vous avez pris part à sa Passion. Vous avez été la première à l'avoir vu dans toute l'étendue de sa gloire, accompagné de tout un cortège d'Anges et d'âmes délivrées des Limbes, tout comme vous avez été la dernière à l'étreindre dans vos bras lorsqu'il fut descendu de la Croix. Il vous a alors remercié pour tout ce que vous aviez fait et enduré durant les trente trois années de sa vie: vos grandes privations à Bethléem, le mépris des gens, l'abjection, la pauvreté, la fuite au milieu des barbares; votre participation à toutes ses douleurs comme Rédemptrice du genre humain. Faites-moi participer à cette joie et exaucez le désir ardent de mon cœur: convertissez-le entièrement à Dieu, attirez-le tout à vous et imprimez en lui vos douleurs et la passion de Notre Seigneur crucifié. Ainsi soit-il.


Vertu: la conversion du cœur à Dieu.

Pratique: Examinez votre conscience et recherchez ce qui vous empêche d'aller plus avant dans l'amour de Dieu en lui donnant tout votre cœur; pour remédier à vos défaillances, recherchez les conseils de votre confesseur. Dès aujourd'hui, abandonnez votre tiédeur, et entreprenez, dès maintenant, une nouvelle vie faite de ferveur et de charité. Dans le courant de la journée, renouvelez votre ferme résolution de ne plus offenser Dieu ni votre Ange Gardien, en répétant: « Plutôt mourir, ô mon Dieu, que de vous offenser ». Faites-le au moins quinze fois dans le courant de la journée.


Oraison jaculatoire: O Marie, Reine du monde, prenez possession de mon cœur inquiet.


Prières avant la communion du Onzième Samedi


Que je voudrais, ô mon Dieu, posséder, ce matin, l'amour et la ferveur de Marie Madeleine. Mon âme aussi est pécheresse comme la sienne. Mais qui a fait de cette pécheresse publique un noble exemple d'amour, de constance, de conversion sincère et de pénitence sévère? N'est-ce pas vous, douceur infinie et source de tout amour, Verbe éternel fait homme par amour des hommes? Que ne dois-je donc pas espérer de vous, mois qui, ce matin désire vous recevoir seulement pour m'unir à vous par les liens d'un indissoluble amour Alors que dois-je espérer aujourd'hui que je veux recevoir juste pour me lier à vous, avec amour indissoluble? Avec Pierre et Jean, je veux courir moi aussi, haletant et assoiffé, vers le Ciboire. Ils ne vous ont pas trouvé car vous étiez déjà ressuscité, mais à cet Autel, je vous trouverai, Dieu et Homme en Âme, en Corps, en Sang et en Divinité. Vous êtes apparu plusieurs fois à vos Disciples pour les raffermir dans leur Foi: en ce qui me concerne, ô mon Dieu, je n'ai pas besoin de votre apparition pour vous croire vraiment Dieu, ressuscité par votre propre vertu, et vainqueur de la mort et l'enfer. Il me suffit de voir cette sainte Hostie dans les mains du saint prêtre pour être convaincu de votre présence, glorieux comme vous l'êtes dans le ciel et assis à la droite de votre Divin Père. Si vous pouviez me faire voir, ce matin, comme vous vous êtes montré à Marie Madeleine et aux pieuses femmes, puis ensuite aux Disciples d'Emmaüs!... Et pourtant, vous en faites plus puisque vous vous donnez à moi et qui plus est, vous me promettez de pouvoir vous contempler à visage découvert dans le Ciel. C'est là en effet, le lieu où je dois désirer voir! Et vous verrai-je moi, Seigneur? Faites ô bon Jésus, qu'en attendant ce jour bienheureux et éternel, je crois, j'espère et je vive de manière à correspondre à une Foi aussi sublime et à une espérance aussi magnifique. Faites, ô mon Dieu, que mon cœur ne cherche que vous seulement, que mon âme ne désire que vous seulement jusqu'à ce que vienne le moment ou je vous verrai, et où je vous posséderai dans la splendeur de votre gloire. Ô Marie, véritable Mère de Jésus, ma tendre Mère, par la Foi vive avec laquelle vous attendiez la résurrection de votre Fils, daignez me réconcilier avec lui qui a été offensé par mes péchés et convertissez mon cœur à Lui. Apparaissant à ses disciples, Jésus leur donna la paix: « Paix à vous! », et il leur montra ses Plaies. En le recevant, ce matin, avec ses Plaies, son Sang et sa Divinité, j'espère beaucoup sentir son souffle divin, le même qu'il insuffla à ses disciples, et ainsi j'aurai en moi, non seulement son amour. Qu'il me donne, non pas une paix faible et vaine, mais une paix agissante et combative qui m'apportera le calme et la tranquillité même au milieu de la guerre acharnée que me font mes ennemis. Ô Marie Madeleine, ô Saintes Femmes de Jérusalem qui êtes allées embaumer le corps très précieux de Jésus, aidez-moi à lui offrir le baume des affections le plus solides que je puisse avoir et la contrition de mon cœur, car tels sont les désirs de son Cœur très amoureux. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


Que de bienveillance n'avez-vous pas envers moi, ô mon bon Jésus! Vous n'avez pas permis à Marie Madeleine de toucher même vos pieds et vous vous êtes tout donné à moi! Et je vous embrasse, ô mon Frère et mon Dieu! Prenez place dans mon âme avec toute la grandeur de votre puissance et de votre Charité, embrassez ce cœur qui vous a si souvent brutalement trahi et rejeté. Et maintenant que je vous ai reçu en moi, je crois et je vous reconnais, bien que je ne vous vois pas: je sens votre puissance bien que je sois aveugle, misérable et orgueilleux? Mais qui peut convenablement évaluer la force de votre Amour? O anges et Saints du Paradis, vous qui êtes toujours autour du trône de Dieu, vous ne parvenez pas vous-mêmes à en mesurer parfaitement la profondeur et la douceur. O Marie Madeleine, prêtez-moi votre ton amour en ce moment où j'ai le bonheur de serrer sur mon cœur notre Dieu. Et vous, ô Jésus, faites sentir à mon cœur la même voix du pardon que vous avez adressée à Marie Madeleine: « Âme pécheresse, vos péchés vous sont remis parce que vous avez montré beaucoup d'amour ». Et tout comme vous l'avez appelée par son nom, ô doux Jésus, appelez mon âme par son nom. Donnez-moi ce doux titre de « Frère » que vous avez donné à vos Disciples. Ce ne sont pas seulement vos Apôtres qui jouissent de cette appellation remarquable puisque vous avez daigné nous appeler, nous aussi, vos frères. Mais qui sommes nous pour mériter d'être appelés « Frères » ? Qui peut entendre cette parole sans tomber à vos pieds couverts de confusion et rempli d'amour? Et qui, après avoir entendu cette appellation, peut échapper à vos sentiments et continuer à vous offenser? O vous, mon Jésus, qui êtes la source de charité, ou plutôt la Charité même, feu sacré qui brûle toujours et ne s'éteint jamais, enflammez mon cœur, comme celui de Marie-Madeleine, du feu de votre saint amour, afin que celui-ci soit plus fort que la mort; afin qu'il ne vive, n'agisse, ne souffre et ne meure que pour vous. Mon cœur est plus dur encore que celui de vos Apôtres qui ne voulurent point croire à votre Résurrection, et cependant il a été plus favorisé que ceux de vos disciples d'Emmaüs. Avec eux, vous vous êtes mis à table et vous avez partagé le pain. Mais à cette table divine, où je me suis assis maintenant, j'ai reçu de vous bien plus que du pain, ô mon Dieu. C'est votre Corps que j'ai reçu sous l'aspect du pain. Et pourtant mes ténèbres sont bien plus épaisses que celles de leur esprit. Je possède aujourd'hui, par le Saint Sacrement, non seulement votre grâce, mais aussi votre corps tout entier, et pourquoi suis-je aussi insensible et pourquoi mes yeux sont ils aussi obscurcis? Et s'ils le sont, est-ce parce que mon cœur est dur? Touchez donc ce cœur, ô Divin Jésus, changez-le; rendez-le semblable au vôtre et mon esprit en sera illuminé, et si quelques fois vous pensez qu'il est nécessaire de cacher votre visage, ne me privez pas de votre aide! Faites-moi comprendre, comme vous l'avez fait avec vos disciples, que « les humiliations ont été pour vous le chemin nécessaire pour arriver à la gloire » (cf. Luc 24:26). O saintes femmes, qui en ce jour-là avez vu Jésus ressuscité, et qui l'avez touché, qui avez étreint ses pieds et qui l'avez adoré! O Marie Madeleine qui avez été privilégiée! O Saints Disciples et Apôtres! Et vous, Saint Joseph, mon Saint Père, et vous Saints Patriarches et Justes de l'Ancien Testament, qui êtes ressuscités avec Jésus, et vous, âmes de nos premiers Géniteurs sauvés des Limbes par notre glorieux Sauveur. Vous tous, faites retentir autour de mon âme les chants d'allégresse de votre admiration et de votre reconnaissance, de votre amour et de votre bénédiction pour votre Libérateur. Ô Vierge Marie, vous n'êtes plus à plus, à présent, Mère de plus de douleurs, car vous avez triomphé en ce jour de gloire de votre Fils: par sa résurrection, faites que je ressuscite de la mort du péché afin que je ne perde pas mon âme qui vous a coûté tant de souffrances et qui a couté tant de sang à l'homme-Dieu. O Notre Dame, faites que moi aussi j'attends la résurrection universelle de la chair; et celle de Jésus est le modèle de ma résurrection qui aura lieu le Jour du Jugement. Son corps est ressuscité avec la gloire et l'immortalité. Mon corps aura-t-il également ces vertus? De quel côté serai-je, à droite ou à gauche de votre Fils? O Mère si pieuse, vous qui êtes mon espérance, la réconciliatrice des pécheurs avec Dieu, notre ancre de sauvetage: obtenez-moi que pour la conversion de mon cœur à Dieu se fasse dès aujourd'hui et qu'elle soit sincère, constructive et constante, afin que, pour cette sainte communion, je puisse moi aussi ressusciter glorieusement au jour du Jugement Dernier glorifier au Ciel mon Sauveur et vous, ma Reine, mon Salut, mon Refuge et ma Mère. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâces de la Très Sainte Vierge de Pompéi


A Savona, Sœur Maria Pia, fille de Notre-Dame des Neiges, par la dévotion des Quinze samedis, obtint, non seulement la grâce spirituelle, mais aussi la guérison du corps.


Sœur Maria Pia, fille de Notre Dame des Neiges à Savone, fut prise, en 1882, de douleurs articulaires et de hépatiques qui lui rendaient la digestion difficile et douloureuse. Les douleurs articulaires devinrent lentement progressive, si bien que la pauvre Soeur, qui n'était âgée que de trente-deux ans, malgré son jeune âge, devint impotente et devait avoir recours aux béquilles pour marcher et, malgré cette aide, faire un pas était pour elle une douleur insoutenable. De 1882 jusqu'en 1888, elle prit de nombreux médicaments prescrits par d'éminents professeurs en médecine, et finalement elle eût la conviction, partagée par les médecins eux-mêmes, qu'elle devait se résigner à supporter jusqu'à sa mort cette croix terrible, à laquelle elle ne pouvait hélas échapper. En Juillet 1888, elle eût par hasard, entre les mains, un fascicule du périodique « La Semaine Religieuse », de Gênes, où elle a lu la prodigieuse guérison d'Antoinette Balestrieri. Alors, elle eut le vif désir d'avoir recours à la Vierge du Rosaire de Pompéi et commença, avec une grande foi la Dévotion des Quinze samedis, pour obtenir avant tout une grâce spirituelle et puis aussi la guérison de son corps, s'il plaisait qu'il en fut ainsi à la Divine Reine. O bonté de Marie! Dès les premiers samedis, à sa grande surprise, elle nota une amélioration de son état qui allait chaque croissant. A peine terminés les Quinze Samedis, elle les recommença, faisant, pendant quinze jours consécutifs, les mêmes pratiques des Quinze samedis. Et voilà qu'au quinzième jour, en plein cœur de l'hiver, elle se trouva complètement guérie, non seulement de l'arthrite, mais aussi de son hépatite et elle obtint également la la grâce spirituelle. A partir de ce jour, elle put faire de longues promenades sans être fatiguée et d'un pas si alerte qu'elle étonnait tous ceux qui l'avaient connue auparavant. Ont confirmés cette grâce, non seulement la graciée, Sœur Maria Pia, par lettre dument signée en date du 15 Mai 1890, mais également Sœur Marie Gallisto, Mère Générale, Soeur Marie Claire, Vicaire, et Sœur Marie-Antoinette, Secrétaire. (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », 10e année, page 358).


A Caserte, François Monti, remarquable jeune homme, recouvre la vie et la santé grâce à la Vierge de Pompéi, par le moyen des Quinze samedis


Une des plus remarquables familles de Caserte est celle de monsieur Pascal Monti. Qui nous écrit pour nous faire le témoignage de la prodigieuse grâce reçue par son fil aîné, et obtenue par la dévotion des Quinze samedis. « Très illustre Maître, Avec l'âme comblée de réconfort, je viens vous raconter la guérison de mon fils, obtenue par le patronage très efficace de la Très Sainte Marie du Rosaire de Pompéi et la puissance du Divin Nom de Jésus que nous invoquions avec grande ferveur durant tout le temps de sa maladie. Mon cher petit François est resté malade pendant près d'un an, souffrante d'un catarrhe bronchial au sommet du poumon droit, accompagné de fièvre et de toux. Cette maladie tenait dans une grande anxiété toute la famille... Mais la Foi très vive que nous avions en la Miséricorde de celle qui avait établi le trône de ses grâces, dans la Vallée du Vésuve fit qu'une douce espérance s'installa dans nos cœurs; si bien qu'avec ma femme, une de mes sœurs, et mes autres fils, nous nous sommes mis à dire avec ferveur la Neuvaine. Quand la fièvre augmentait et que nous constations que les forces abandonnaient notre pauvre malade, alors, les yeux larmoyants, nous nous adressions au Ciel et chacun de nous disait secrètement à la Madone: « Faites, ô tendre Mère, que notre cher malade se rétablisse par la gloire de Très Saint Nom de votre Fils Jésus ». On nous conseilla de faire la pratique des Quinze samedis qui précèdent la grande solennité du Saint Rosaire et nous le fîmes avec une vive Foi et même chacun de nous récita chaque jour, le Rosaire en entier. A mesure que les Samedis passaient, l'état de santé du malade s'améliorait graduellement. Quand arriva la grande Fête de la Très Sainte Vierge du Rosaire, en Octobre, mon petit François s'unit à notre famille et vers midi, il récita à genoux la Supplique à la Reine des Victoires. Puis pris par une grande Foi , il dit: « A partir de ce jour, je ne souffrirai plus! » et il en fut ainsi. Il se rétablit si bien qu'il étonna tous ceux qui le virent. Et c'est ainsi que vous m'avez connu à Valle de Pompéi, mon cher Maître. Vous m'avez vu agenouillé devant l'Autel de Marie accompagné de mon fils guéri et de tout le reste de ma famille. Vous avez été témoin que, pour la réalisation de ce vœu, le 5 Septembre 1885, nous avons assisté à la Messe chantée au cours de laquelle nous avons pris la Sainte Communion, puis nous avons déposé notre offrande aux pieds de la Très Sainte Vierge. Et maintenant, rempli de joie, je vous prie de bien vouloir publier ma lettre dans votre Périodique afin que tout le monde sache que si quelqu'un veut la grâce, il doit recourir à la Miséricordieuse Reine du Rosaire de Pompéi. Je vous prie d'accepter, de ma part et de celle de ma famille, ma considération. Caserte, le 23 Septembre 1887 ». Pascal Monti. (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », IV e année, 1887, page. 630).

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18 décembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 10/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo


10

Dixième Samedi

Cinquième Mystère Douloureux

Crucifixion et la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ

(Mt 27, Mc 15, Lc 23, Jn 19)


Jésus abreuvé de fiel et privé de ses habits. Jésus parvient au Calvaire, appelé aussi Golgotha, qui veut dire lieu du crâne, et on ne lui laisse pas le temps de respirer. Très rapidement, on met en place tout ce qui est nécessaire pour le crucifier, tant est la haine de ses ennemis qui veulent lui ôter la vie le plus rapidement possible. O mon âme, écoute leurs cris, vois avec quelle rage ils le détachent et lui arrachent ses vêtements collés à ses plaies ce qui, encore une fois, ravive ses douleurs. Regarde son corps tout ensanglanté, tout lacéré. Pénètre jusque dans son cœur, et tu le trouveras réfléchissant sur tes misères et regardant le ciel pour demander ta réconciliation. Jésus est épuisé par la fatigue et par le poids de la croix, et ils lui donnent à boire du vin mélangé avec de la myrrhe et du fiel. Le Prophète avait déjà prédit ce fiel. Jésus, à peine arrivé, commence donc à expier pour le péché de nos premiers parents, qui fut la désobéissance pour avoir goûté au fruit défendu. Cette seule partie du corps, sa bouche, était demeurée intacte, et maintenant il veut souffrir de cela, encore pour nous. Qu'il est grand le nombre de ceux qui font de leur estomac leur Dieu, et qui font du temple du Saint Esprit l'auberge du diable, perdant leur âme et leur corps pour satisfaire les délices de la chair. Nous, nous devons montrer notre obéissance, en commençant par réfréner notre gourmandise, surtout quand le commandement de l'Église unit notre pénitence avec celle de tous les fidèles; en évitant la sensualité, en acceptant, sans nous lamenter, tous les mets qui nous sont présentés, même s'ils ne sont pas toujours de notre goût ou de notre gré. Considère, ô mon âme, ton Jésus, couvert de sang, défait, rempli de blessures et lacéré au point que son corps n'est plus qu'une plaie. Les yeux levés au ciel, pleurant à chaudes larmes, il s'offre de nouveau pour nous au Père éternel comme victime de propitiation. « Il fut exaucé en raison de sa piété » (cf He 5, 7). On le fait encore souffrir incroyablement en lui replaçant de nouveau tourmente sur la tête la couronne d'épines qu'on lui avait ôtée pour pouvoir lui enlever ses vêtements. Sa tête bénie est de nouveau blessée et son sang se répand sur la terre. O mon âme, plus dure que la pierre, pourquoi ne te prosternes-tu pas à ses pieds pour les baigner de larmes et recevoir cette précieuse de rosée de son sang qui s'écoule de tous son corps? Que de grâces tu y trouverais! Et que de lumières, et de consolations! Mon Jésus, mon Sauveur, mon amour, permettez que j'embrasse vos pieds divins. Je veux les embrasser avant qu'ils ne soient cloués sur la croix. Je veux être consumé de votre amour avant que la mort ne vienne vous ravir à mes yeux. Avant que vos mains ne soient, elles aussi, percées de clous, embrassez mon âme pécheresse, pour lequel vous avez souffert d'horribles tourments; détruisez sa malice,; étreignez-là sur votre Cœur, et qu'elle ne s'en éloigne plus jamais.


Je vous vois, ô Seigneur, dépouillé de tout, non seulement de vos vêtements, mais aussi de la douceur de votre Mère, de la compagnie de vos disciples, de vos amis. Je vous vois aussi dépouillé de votre réputation, de votre honneur la. Quand donc, Agneau de Dieu, me ferez-vous la grâce d'être détaché de tout ce qui me sépare de vous? Votre Apôtre Barthélemy vous imita au point de se défaire de sa propre peau; et Pierre, non seulement voulût être crucifié, mais la tête vers le bas; Augustin, pour être sûr de son parfait détachement envers ce qui était, pour lui, l'occasion de vous offenser, ne reçut jamais plus une femme chez lui, ni ne toucha jamais plus d'argent, de peur que son âme n'en soit tentée. D'autres se retirèrent dans les déserts et dans les cloîtres. D'autres soumirent leur corps à des souffrances. Et qui devait vivre en ce, y vivait comme s'il n'y vivait pas. O Amour, qui vous êtes dépouillé de tout; ô Amour, qui transformez, changez mon cœur, rendez-le semblable au vôtre, pauvre et privé de tout, détaché des créatures, et uni intimement à vous. Crucifiez mon cœur et brûlez-moi de votre amour, ô mon espérance, ô mon repos, ô ma gloire. Jésus obéit toujours docilement et rapidement parce qu'il considère ses bourreaux comme les exécuteurs des ordres de son Père, mais aussi pour nous apprendre à conserver la soumission et la paix intérieure dans tous les évènements, même les plus désagréable et les plus pénibles de la vie. Ainsi donc, lorsque nous subissons violences, des injustices, des trahisons ou toutes autres sortes d'afflictions, nous devons les considérer comme envoyées par Dieu, et nous devons nous soumettre à eux docilement Mais comme la nature humaine regarde toujours avec aversion celui qui la tourmente, l'homme crucifié avec Jésus doit soutenir continuellement une lutte intérieure pour empêcher que son cœur ne regarde avec aversion celui qui l'offense et le tourmente, mais aussi pour ne pas tomber dans le désespoir. Il doit se tenir près de Dieu et savoir accepter tout ce qui lui arrive avec un esprit d'abandon et de soumission; il doit remplir son cœur de foi et être certain que c'est Jésus qui lui envoie cette peine et que aucune tentation ne lui surviendra qui passe la mesure humaine et que cette tristesse se changera en joie. (cf Cor 10.13 et Jn 16, 20). Considère, à présent, ô mon âme, avec une très grande douleur, ton Sauveur, qui a voulu naître nu et mourir pauvre et souffrir au point de devenir si dénudé qu'il ne lui resta,même pas de quoi recouvrir son corps, ni même reposer sa tête. O Marie, la tunique sans couture, tissée de vos mains, sera tirée au sort. Et qui comprendra la grande douleur qui oppressa votre cœur?


Jésus est crucifié. O mon âme, la croix est prête: voici l'autel sur lequel l'Agneau de Dieu doit immolé pour toi. Voici le lit nuptial dans lequel Jésus attend ses élus. Pourquoi, ô mon doux Jésus, ne permettez-vous pas que je sois crucifié à votre place? C'est moi qui mérite cet échafaud et non vous. Considère, ô mon âme, avec quelle douceur et avec quelle soumission, il s'étend sur ce lit de douleurs, n'ayant pour oreiller que les épines dont il était couronné. Il lève aussitôt les yeux au Ciel pour nous en ouvrir les portes qui jusqu'alors étaient fermées, car c'est lui, en tant que prêtre, qui nous réconcilie et qui est la victime de notre réconciliation. Sans proférer une parole, il s'offre au Père Éternel les bras tendus, avec l'ardent désir de sauver tous les pécheurs. Il dit: «Père, l'heure est venue, glorifie ton Fils» (Jn 17:1). Il a les bras ouverts pour accueillir les pécheurs, pour les embrasser et de les présenter à son Père. Il ramène à Dieu les coupables, réunit la terre au ciel pour que tout ne forme qu'une seule chose et une même société, dont Dieu est Père et le souverain Maître. Il n'y eut jamais plus et il n'y aura jamais plus un autel plus agréable à Dieu, et il n'y eut jamais plus un autel plus sacré, ni une oblation plus parfaite, ni une Victime plus sainte, car celle-ci est l'Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde. Regarde comment ils le saisissent de ses mains et le transpercent avec de gros clous qui passent entre les nerfs, et ceci pour qu'elles puissent mieux soutenir le poids de son corps. Les nerfs sont contractés par la violence de la douleur. On lui fait le même traitement aux pieds et le corps du Seigneur devient ainsi tout disloqué. Et pendant tout ce temps, il se tait, n'émet aucune lamentation bien qu'une souffrance indescriptible se lit sur son visage. Sa patience est surhumaine, sa résignation très profonde et son amour encore plus vif. O mon âme, essaye de ressentir, si tu le peux, ses douleurs, et si tu n'y arrives pas par toi-même, demande au moins la grâce de les ressentir et prie Jésus-Christ qu'il t'imprime dans le cœur ce qu'il ressent dans son corps. O Seigneur, amollissez la dureté de mon cœur afin qu'il soit sensible à vos douleurs, à votre amour et à la haine du péché qui vous a réduit en cet état. O Seigneur, ne refusez pas ma prière, car je ne peux ressentir vos douleurs que si vous m'en accordez la possibilité, grâce à votre miséricorde. O Cœur amoureux, c'est ici que vous criez au monde: «Venez à moi, vous tous qui êtes dans le péché et je vous pardonnerai; venez à moi, vous tous qui êtes affligés et je vous consolerai; venez à moi, mes bras sont ouverts, prêts à vous recevoir, vous tous ceux qui êtes égarés et je vous accueillerai ». « Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes ». (Matthieu 11:29). O divin Jésus, Pasteur miséricordieux de mon âme perdue, me voici; je viens à vous. J'obéis à votre voix. Je suis une brebis perdue qui retourne à la bergerie. Recevez-moi dans vos bras. Accordez-moi cet amour, cette douceur, cette humilité que vous voulez que je possède. Soumettez-moi entièrement à votre volonté. Imprimez dans mon âme ces vertus divines que vous voulez que j'imite, afin que je vous suive de près et que je ne m'éloigne jamais, de vous abandonner avec facilité. Trop longtemps, j'ai été sourd à votre voix, qui m'invitait à venir à vous. Rendez-moi attentif, afin que je vous écoute et que je vous suive. Et que votre main puissante ne lâche jamais la mienne, car je serai capable, sait-on jamais, de vous abandonner avec facilité. Accueillez-moi parmi ceux qui portent leur croix derrière vous et liez-moi à la mienne afin que j'en retire le fruit de ma rédemption et de l'amour éternel.


Jésus meurt. La croix, sur laquelle le Sauveur devait être crucifié ayant été dressée, fut mise ensuite dans une fosse qui fut comblée puis, à coups de marteaux le pied de la croix fut calé. Qui peut comprendre toutes les douleurs qu'apportèrent ces nombreuses secousses à un corps dont les nerfs étaient tendus et les membres disloquées? Lui-même atteste, par son prophète, que l'on peut lui compter tous les os: «  des chiens nombreux me cernent, une bande de vauriens m'entoure: je peux compter tous mes os » (Ps 22, 17-18). A ce spectacle, ses ennemis lancèrent des cris féroces de joie accompagnés d'insultes: ils étaient satisfaits. Et pendant ce temps, le Sauveur, élevé entre le ciel et la terre, étendait ses bras pour réconcilier le monde, pour accueillir tous les pécheurs et leur permettre de posséder le Paradis, accomplissant ainsi sa prophétie: « Et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12, 32). C'était la sixième heure: des ténèbres épaisses couvrirent alors toute la terre, la lune se teinta de sang: les hommes avaient accompli le déicide! Blasphémant sous la croix, ils prenaient en dérision le Fils de Dieu, au milieu des imprécations d'un voleur, des propos méprisants des soldat les plus vils et des outrages insultants des princes, des prêtres et des scribes. Et Jésus, qui pendant tout ce temps était resté silencieux, ouvre alors sa bouche très sainte et prononce la parole « pardon », non seulement pour ses bourreaux, mais pour tous ceux qui, par leurs péchés on causé sa mort, n'ayant pas voulu, ni les uns ni les autres, se convertir à lui, s'obstinant dans leur méchanceté. Et c'est donc en gémissant qu'il s'écria avec amour: «Père, pardonnez-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font. » (Lc 23,34). Quel amour! Quelle miséricorde! Pourquoi mes yeux ne peuvent-ils devenir deux sources de larmes ininterrompues et mon cœur une fournaise d'amour éternel? Transmettez, Seigneur, à mon âme, les sentiments de douleurs que vous avez éprouvés. Je vous adore, ô Fils de Dieu vivant, ainsi cloué sur cette Croix et exposé aux regards de l'univers: je me prosterne à vos pieds, je vous loue, je vous bénis, je vous aime, je vous remercie et je vous reconnais comme étant le Dieu de mon cœur et de mon âme. Ici, sous cette croix, réunissez tous vos fils dispersés dans le monde; ici, annulez la sentence de mort éternelle prononcée contre le genre humain; ici, sanctifiez les douleurs de la vie et communiez-vous aux âmes. O excès d'amour! Vous êtes né dans le secret et dans le silence de la nuit et seulement quelques bergers et trois Mages vous ont rendu visite et vous ont adoré; dans le Temple, vous avez été reconnu seulement par deux âmes justes; vous avez vécu dans l'obscurité durant trente années et vous n'en avez passé que trois parmi les hommes; après votre Résurrection, vous vous êtes manifesté à seulement peu d'élus et dans des endroits isolés et pendant une courte durée; seuls vos disciples ont été témoins de votre Ascension, et un nuage a tout de suite voilé la vision de votre gloire; vous avez voulu être crucifié en public, sur une montagne, à midi, durant Pâques (période au cours de laquelle les Juifs, venant de toutes parts, convergent à Jérusalem), entre deux voleurs, les bras étendus et le cœur plein douleur et d'amour. « Tout le jour j'ai tendu les mains vers un peuple désobéissant et rebelle » (Rm 10, 21, Is 65, 2). Pour tout cela, soyez, ô Seigneur, béni, loué et glorifié par toutes les créatures. Vous voici, ô mon Jésus, à la fin de votre vie: notre rédemption est accomplie. « Tous est consommé » et vous n'êtes pas encore détaché de la croix! Vous ne vous occupez que de souffrir et d'aimer. Modèle de tous les hommes, voilà ce que je voudrais que vous m'appreniez: non pas les miracles, non la gloire, mais les souffrances et l'amour. L'unique trésor que vous nous avez laissé est votre divine Mère: « Mère, voici vos fils; Fils, voici votre Mère » (cf Jn 19, 26-27). Que vous soyez béni! Car Marie, votre propre Mère, est le trésor le plus grand que vous nous ayez laissé en mourant. O Marie, vous avez vu les cruautés et les ignominies qu'ils ont fait à votre Fils. Vous avez entendu les coups de marteaux qui ont enfoncé les clous dans les pieds et les mains de votre bien-aimé; vous l'avez vu vaincu sur la croix: et que faites-vous maintenant, ô Mère si désolée ? Brisée par la souffrance, elle s'arrêta pour regarder ce spectacle qui représentait tout son amour maternel; affaiblie par une nuit douloureuse, par le jeûne, par les larmes répandues, elle se tenait là, immobile; c'était une femme, c'était une mère, la Mère d'un Dieu et par conséquent encore plus; elle n'en pouvait plus de supporter cette souffrance démesurée et pourtant, elle ne tomba pas évanouie comme l'aurait fait une autre femme; non, elle demeurait là pétrifiée, l'âme déchirée mais complètement soumise aux décisions de Dieu le Père. Ses larmes asséchées, elle demeura là encore pendant un moment, pâle et tremblante, jusqu'à ce que, par une vertu secrète communiquée par son Fils pour endurer encore plus de souffrances, elle rassembla ses forces pour se lever et, suivie de Saint Jean et des femmes qui l'avaient accompagnée, elle s'ouvrir un passage à travers la foule et s'avança jusqu'à la croix. Là, debout, les yeux fixés sur le Sauveur, elle se fit notre Avocate auprès du Père Éternel en lui offrant, du plus profond de son être, les souffrances et le Sang de leur Fils commun avec le plus ardent désir de sauver ainsi tous les hommes. Elle craignait de le voir mourir et dans le même temps elle souffrait de le voir vivre dans les tourments. Elle aurait voulu que le Père Éternel soit moins rigoureux et pourtant elle voulait que les ordres du Ciel s'accomplissent avec toutes leurs conséquences. Cet divin Agneau et cette innocente brebis se regardaient mutuellement et se comprenaient: l'un souffrait pour les douleurs de l'autre. Seuls ces deux très Saints Cœurs, de cette Mère et de son Fils, pouvaient comprendre ce qu'ils avaient souffert, car leur douleur était à la mesure de leur amour et pour savoir combien ils ont souffert, il serait nécessaire de connaître l'immensité de leur amour. Et qui aurait pu en savoir la profondeur? Elle est la sainte, l'innocente, la fidèle compagne des tourments de son Fils. Il n'y a pas de croix plus dure pour une mère que celle d'être contrainte de voir son fils mourir dans les souffrances sans pouvoir le soulager ou lui dire une parole de réconfort. Une croix aussi dure ne pouvait être réservée seulement qu'à Marie, parce qu'elle était la seule capable de la supporter. L'amour qu'elle portait à Jésus la torturait plus que tout ce qu'auraient pu faire tous les bourreaux du monde. Et le Sauveur voyait, de la Croix, que ses propres douleurs lancinaient le cœur de sa Très Sainte Mère et cette vue était une nouvelle torture pour son Cœur tendre. Mais son Père en avait décidé ainsi et ce fut la le comble du sacrifice et de l'obéissance à son Père divin; et comme en cette circonstance, même le doux nom de Mère ne pouvait la réconforter, il lui dit; « Femme voici ton fils! »


Prière à Notre Dame de Compassion


Et quel glaive ne fut pas pour votre Cœur maternel, ô Mère affligée, quand votre Fils vous appela du nom de femme? Vous n'êtes donc plus ma mère!... Marie, vous n'avez plus de Fils ... N'entendez-vous pas ses gémissements pour l'abandon dans lequel il se trouve, sans réconfort et sans personne: « Mon père, pourquoi m'avez-vous abandonné? » (cf Mt 27, 46 et Mc 15,34). Et quand il demanda à boire, vous auriez voulu étancher sa soif même au prix de votre sang et vous n'avez même pas pu la soulager, néanmoins avec goutte d'eau; et quand vous avez vu qu'on lui présentait le fiel et le vinaigre; et quand vous avez entendu le cri qu'il poussa au moment d'expirer; et quand vous avez vu son cœur transpercé par une lance, et quand, détaché de la croix, vous avez tenu son cadavre dans vos bras, et que vous avez ensuite enfermé dans le sépulcre où vous avez enseveli votre cœur avec lui; et quand le soir, descendant les rues imprégnées du sang innocent de votre Fils, vous êtes retournée chez vous sans lui et que toute la nuit vous avez désiré sa présence, vous obéissiez alors à la volonté de votre Fils; vous acceptez de considérer tous les hommes comme votre Fils car, sans vous, personne ne peut venir à lui étant donné que vous êtes la médiatrice et la trésorière de toutes les grâces. Me voici à vos pieds: c'est moi qui ai tué votre Fils! Ayez pitié de moi, ô Mère de la Désolation: Je veux retourner dans son Cœur torturé par mes péchés: Présentez-moi et accompagnez-moi jusqu'à ce que je reçoive dans mes bras, jusqu'à mon dernier soupir pour vous et pour lui. O Mère blessée, transpercez mon cœur et imprimez en lui vos peines et celles de Jésus crucifié. Ainsi soit-il.


Vertu: le courage.


Pratique: Supportez avec courage toutes les peines et toutes les adversités qui vous arriveront durant cette journée en vous imaginant être avec Jésus crucifié, aussi bien corporellement que spirituellement. Résistez fortement aux tentations, vous rappelant ces paroles de l'Apôtre: « Qui veut vivre avec Jésus doit crucifier son corps et ses instincts sensuel. » (Ga 5, 24). Si vos amis vous abandonnent, ne vous affligez point. Pardonnez à ceux qui vous offensent comme Jésus a pardonné à ses bourreaux et, par amour pour la Sainte Vierge, renoncez à tout désir de haine et de vengeance. Avec les personnes qui vous sont antipathiques, ayez une conversation plus longue et plus aimable avec celles qui vous sont sympathiques, une conversation retenue et brève.


Oraison jaculatoire: O Marie, Mère pleine de douleur, faites-moi la grâce de pleurer avec vous.


Prières avant la Communion du Dixième Samedi


Le bon larron crucifié à vos côtés, ô mon Jésus, est le gage de notre misère et celui de votre miséricorde. Ce matin, je m'écrierai avec lui: « Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton Royaume » (Lc 23, 42). Quel est maintenant votre Royaume, ô Agneau immaculé qui, par amour, s'est fait victime de mes péchés dans cet Hostie pure et sainte? Je l'entends dire de votre bouche: « … et trouvant mes délices parmi les enfants des hommes (Pr 8, 31). Nos cœurs sont le trône de votre amour et le mien se languit de vous posséder, ô Dieu de mon cœur, ô mon Sauveur. Seigneur, souvenez-vous de cette soif dont vous souffriez sur la croix, cette soif des âmes, cette soif de mon âme chargée d'iniquités qui, à ce moment là, était présente dans vos pensées. « J'ai soif », disiez-vous. Faites, ô mon Dieu, que moi aussi j'aie soif de vous, de votre amour, de vos douleurs; que mon âme, dévorée par les ardeurs de la concupiscence, trouve enfin la source d'eau vive qui puisse la rafraîchir, la désaltérer, la fortifier, la guérir; et cette source est votre Cœur très pur que je reçois en ce moment avec votre corps, avec votre sang, avec votre Esprit très saint, avec votre Divinité. Mais pauvre et misérable comme je le suis, je ne me présenterai pas seul devant vous, mais accompagné par les soupirs des Âmes justes des Limbes, qui attendaient votre mort pour être délivrées, en commençant par veux pas être seul, sera accompagné par les soupirs des âmes n'attendent que votre décès, en commençant par Adam, Abel et Abraham, Joseph, Jacob, et enfin à votre Père putatif Saint Joseph, Saint Jean le Baptiste et ses parents, Élisabeth et Zacharie, et vos ancêtres Joachim et Anne, le vieillard Siméon et Anne du temple; je viendrai avec les pieuses femmes qui baignèrent vos pieds de leurs larmes, avec l'amour de Marie-Madeleine, qui ne s'éloigna jamais de votre Sépulcre; je viendrai avec l'ardeur et la pureté de tous les anges, de tous les saints du Paradis et de tous les justes de la terre qui sont sur la terre. Je me présenterai avec le cœur débordant d'amour et de douleur de votre mère que vous m'avez laissée pour Mère par l'intermédiaire de Jean. O Marie, que Jésus mourant m'a donnée pour Mère, remplissez dès à présent vos devoirs maternels: présentez cette misérable âme qu'est la mienne à votre Fils, revêtez-là de votre amour et de votre douleur et dites-lui que je l'aime et que je lui demande pardon. Et donnez-moi vous-même votre Fils en signe de pardon. De vos propres mains, vous l'avez déposé dans le sépulcre, déposez-le vous-même, en ce moment, dans mon cœur qui veut être sa tombe, sa cellule, la maison de l'amour. Il est vrai que mon cœur est plus froid que cette pierre qui renferme votre fils. Mais il vous appartient, ô Vierge puissante, de le faire brûler du feu de la charité. Réconciliez-moi à votre Fils et serrez très fortement ces liens d'amour, pour que même la mort ne puisse les défaire. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prières après la Communion


O Père éternel, voici votre Fils que vous avez fait mourir pour moi, le voici: je vous le présente avec toutes ces plaies, avec tout son Sang et uni à mon âme. A présent, ne regardez pas mon indignité ni ma misère, mais plutôt regardez avec amour votre Fils, qui est mon frère, mon époux, ma nourriture, l'âme de mon âme, ma vie, mon bien précieux; et ne me chassez pas loin de votre présence. Je vous remercie, ô Père éternel, de l'avoir fait mourir pour moi et de me le donner dans ce Sacrement. Je vous loue et je vous remercie de m'avoir donné votre Fils-même, car ainsi son Cœur est devenu mien, son Âme est devenue mienne, son Humanité est devenue mienne et sa Divinité, qui vôtre, vous me la communiquez par grâce. « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait? » (Ps 115,12) «Père, dirai-je avec Jésus, entre vos mains je remets mon esprit » (Lc 23, 46). Je vous fais le sacrifice de moi-même, de ma liberté, de ma volonté, de ma vie: « Consummatum est », « tout est accompli ». Souvenez-vous, ô Père Céleste, que votre Divin Fils l'a lui-même dit: 'Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du Ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient! » (Luc 11:13). Accordez-moi donc, par amour de votre Fils mort sur la croix, et qui est maintenant vivant dans mon âme, l'esprit de l'amour, l'esprit de mortification, l'esprit de sacrifice, l'esprit d'abandon à votre volonté, l'esprit de fidélité pour suivre ses exemples. O mon Jésus, vous vouliez accomplir ma rédemption en permettant qu'une lance vous transperce et mette à nu votre Cœur, abri d'amour et lieu de refuge pour les âmes. Dans cette Plaie je veux demeurer jusqu'au jour ou vous me direz comme au bon larron: «  En vérité je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis » (Lc 23, 43). Votre Cœur endolori s'est ému quand le bon larron vous a demandé pardon et comment pourrait-t-il ne pas entendre la voix de mon âme brisée de douleur qui implore à vos pieds de lui pardonner de de vous avoir offensé? Les deux plus grandes œuvres d'amour sont: don et de pardon. Le don est un signe du cœur, qui veut attirer le prochain à soi en le comblant de bienfaits et ce don vous l'avez fait en me créant à votre ressemblance, quand vous m'avez soumis toute votre création, quand vous vous êtes revêtu de ma chair et que vous avez tout sacrifié pour mes besoins, pour ma santé, pour mon bonheur et quand, en mourant, vous m'avez laissé pour Mère, la personne la plus chère qui soit au monde, votre propre Mère. Et ce matin, vous m'avez donné votre divinité, votre humanité, plongée dans une mer de souffrances, avec vos cheveux ensanglantés, vos joues livides et creusées, vos yeux gonflés et baignés de larmes, votre bouche abreuvée de fiel et de vinaigre, vos pieds et vos mains percés par des clous; et maintenant vus me donnez vos pensées, vos désirs, votre amour, votre vie. Que vous reste-t-il donc que vous ne m'ayez pas donné? Mais au-dessus du don, il y a le pardon, qui est d'oublier les plus grandes injures et de se sacrifier soi-même pour le bien de celui qui vous offense. Et cette preuve d'amour vous me l'avez accordée, ô mon Dieu, en faisant mourir votre Fils unique pour sauver ces pécheurs qui sont vos ennemis. Et ce par « pardon » est le premier qu'on entend résonner sur le Calvaire et il sort de la bouche même du Rédempteur, alors qu'il est le point de mourir: « Mon Père, disait-il, pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. » (les 23, 34). Oui, mon Dieu, tout est consommé: Le don a été fait. votre Cœur est mien, vous vous êtes donné tout à moi et qui plus est vous me pardonnerez également. Oh oui, pardonnez-moi! Accordez-moi la grâce de ne plus jamais vous quitter, ni par les tentations, ni par les souffrances et si je dois vous laisser, faites-moi plutôt mourir et damnez-moi, ô mon Dieu, mon époux, mon roi, mon libérateur, mon unique espérance. Et vous, Cœur ouvert de mon Jésus, lavez de votre Précieux Sang tout ce qui peut offenser votre pureté infinie, afin qu'il n'y ait plus rien qui ne m'éloigne de vous. O Cœur enflammé de charité, faites que je brûle de votre amour. Et je consens de tout cœur de ne pas être reconnu et d'être abandonné, méprisé, proscrit par tous les hommes pourvu que je puisse vous possédez, vous seul. Faites que je sois consumé du même feu que celui qui brûle votre Cœur et que ce sang que vous avez trouvé en moi, me baigne, me lave, m'enflamme, me consume, et me transforme en vous. « Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez me purifier. » (Mt 8, 2). très affligé de vous avoir offensé. O Cœur bienfaisant, ô mon espérance et ma vie, si vous avez perdu tant de sang pour moi, si vous m'avez laissé votre propre mère, si vous avez accepté qu'une lance vous transperce la poitrine sur la Croix afin de me montrer votre Cœur à nu, si plein d'amour, comment pourriez-vous maintenant refuser le pardon des péchés, la haine de moi-même, la force de vaincre mes instincts et la grâce de vous aimer avec une persévérance infinie? J'espère en vous. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

A Cerano De Novara, une la grâce pour les Quinze samedis du Rosaire


La supérieure des Sœurs de la Charité, Sœur Pauline Gentina,qui s'occupe des Écoles Préparatoires de Cerano, Province de Novara, a envoyé à l'Avocat Bartolo Longo la relation suivante concernant la grâce prodigieuse octroyée par notre Reine de Pompéi à travers la prière des Quinze Samedis. Et le Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi » la publia dans son Cahier de Décembre 1888. « Très cher Monsieur, une de mes consœurs, qui a pour nom sœur Bibiana, était depuis plus de six ans atteinte d'une grave maladie. Dernièrement, elle avait décidé de cesser de paraître en public, par délicatesse envers les autres. Les médecins lui avaient alors ôté toute espérance de guérison, affirmant que même les dernières inventions de la science ne pouvaient apporter de guérison à ses maux. La pauvre malade en était réduite aux dernières extrémités, si bien qu'elle reçut tous les Sacrements des mourants, y compris l'Huile Sainte. Et c'est alors que nous parvint la voix des prodiges par la Reine du Rosaire. En effet, le Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi » relatait les nombreuses grâces que, de sa Vallée préférée, la Reine du Rosaire répandait partout dans le monde. Sœur Bibiana, qui, depuis longtemps, supportait son humiliante maladie avec résignation, sans aucune espérance de recouvrir sa santé perdue, se redresse et se met à espérer sa guérison grâce à la Reine du Rosaire de Pompéi. Elle récite une Neuvaine, puis une autre. Et bien que ne se voyant pas exaucée, elle n'en perd pas moins l'espérance et commence aussitôt la dévotion des Quinze samedis. Quelle merveille! A peine parvenue au Dixième samedi, elle est guérie!.. On ne la reconnaît plus! Il n'y a rien de difforme en elle, mais plutôt elle se retrouve comme elle était avant sa maladie! Sa guérison parfaite, bien qu'inespérée, a stupéfié les médecins ainsi que tous ceux qui connaissaient la maladie. Ce nouveau miracle est encore une occasion pour louer et glorifier Dieu, et rendre honneur à la Reine du Rosaire de Pompéi, notre chère Mère Marie ». Cerano (Novara) le 28 Septembre 1883. Sœur Pauline Gentina, Sœur de la Charité (L'attestation de la grâce est accompagnée de la déclaration du médecin et Prêtre).

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05 décembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 9/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

9

Neuvième samedi

Quatrième Mystère Douloureux

Jésus, condamné à mort, monte au Calvaire en portant sa Croix

(Mt 27, Mc 15, Lc 23; Jn 19)


Jésus condamné à mort. Considère, ô mon âme, que par trois fois Pilate, cherche à délivrer Jésus, et trois fois et que par trois fois les Juifs réclament sa mort à grands cris: « Crucifie-le! Crucifie-le! » (Jn 19:15). Pilate pouvait appliquer sa justice, mais au lieu de cela, bien qu'il l'eût déclaré innocent, il délivre à sa place Barabbas, et par un vil respect humain, il abandonne Jésus à la merci de ses ennemis pour le faire crucifier. Un commissaire public fait savoir que par ordre de l'empereur, et conformément aux lois romaines, Jésus de Nazareth, pour avoir voulu devenir roi de Judée, est condamné à mourir sur la croix entre deux voleurs, eux-mêmes condamnés pour leurs escroqueries, à subir le même supplice. O Mon âme, voici donc l'instant où ton Dieu créateur, ton Jésus, le Sauveur des hommes, est condamné, par les hommes, à être tué de leurs propres mains sur un échafaud infâme. Qui pourra entendre sans horreur cette cruelle condamnation à mort? Et toi, que fais-tu? Prie Marie qu'elle daigne de prendre avec elle dans ce lugubre voyage, qu'elle va entreprendre aujourd'hui, avec son fils, jusqu'au Calvaire. Ô Marie, ô Mère des douleurs, n'entendez-vous pas les cris furibonds de mort lancés contre votre fils? Qui vous retient au milieu de cette foule inhumaine? Comment pouvez-vous supporter autant de cruauté? Votre Jésus, la vie de votre vie, le Roi du ciel et la terre, le Créateur des hommes, l'unique espérance des pécheurs, est condamné à mort! Ses ennemis accueillent cette sentence avec joie, ses amis et ses disciples en sont consternés; mais cet Agneau innocent, malgré l'instinct de conservation et de douleur pour une si grande injustice, accepte la mort avec une affectueuse obéissance. O mon Jésus, que de souffrances poignantes dans votre Cœur! Vous avez entendu la grande ingratitude de ce peuple qui s'écrie: « Nous n'avons de roi que César (Jn 19, 15). « Que son sang soit sur nous et nos enfants! » (Matthieu 27:25). Quel peuple perfide! Quels terribles enseignements pour toi, ô mon âme! Que de fois n'as-tu pas rejeté sur le démon et sur la fragilité de ta chair les péchés que tu commettais de propos délibéré? Ainsi, les Juifs, aveuglés par leur haine, estimaient que c'était peu de chose que de faire retomber sur leurs têtes et sur celles de leurs enfants le Sang du Fils de Dieu. Les cris confus de cette population s'unissaient à la voix de tes péchés, qui étaient alors déjà présents devant le Père Eternel, pour demander la mort du Sauveur qui s'était chargé des péchés du monde. C'est ce qui fait dire à Saint Paul que nous crucifions de nouveau Jésus chaque fois que nous commettons un péché parce que nous renouvelons ainsi les cause de sa mort. Pardonnez-moi, ô mon Dieu, parce que je suis pire que ce peuple qui ne veut pas vous voir parce qu'il ne vous connait pas: et moi qui crois en vous, qui vous adore, qui vous reconnaît comme mon Dieu, que de fois j'ai détourné mes yeux de vous lorsque vous veniez à moi pour m'attirer à vous? Remédiez à mes fautes, Seigneur, faites que je ne vous perde de vue et que vous soyez toujours l'objet de mes regards, de mes désirs, de mon amour. Écoute, âme pécheresse, la voix du héraut: regarde l'empressement avec lequel les soldats exécutent la tragique sentence. Au milieu de ce tumulte, observer le silence, la paix, la mansuétude et la Charité de Jésus, qui entend tout, voit tout, souffre tout ce qu'on lui fait sans se plaindre et sans montrer le moindre signe d'impatience. O Dieu de mon âme, comment puis-je voir ce que je vois et entendre ce que j'entends? Vous, faux roi? vous, ami fidèle de nos âmes, un traitre? Etre jugé digne de mort, vous, auteur de la vie? Comme je me sens coupable de toutes ces fautes: et le coupable vit tandis que l'innocent meurt? Le Maitre donne sa vie pour que la conserve son esclave? O divin amour, ô put amour, comment ne suis-je pas me consumé de vos flammes? Pourquoi ne me soumettez-vous pas complètement à vous, ô Cœur omniprésent, qui vous sacrifiez pour moi? Jésus est chargé de sa Croix. Afin que Jésus Christ fût reconnu de tout le peuple, on lui arracha avec violence le vieux manteau de pourpre, rouvrant ainsi les plaies qui s'étaient adhérées fortement au manteau lui renouvelant donc ses douleur; puis on lui remit sa tunique, mais comme celle-ci n'avait pas de couture et ne s'ouvrait pas sur le devant, il fut donc nécessaire de la lui enfiler par la tête, opération difficile à cause des épines qui s'entremêlaient; donc la couronne fut violemment secouée et les piqûres des épines accrurent la douleur et le sang recommença à s'écouler. Enfin, lorsque tout fut prêt, le Sauveur sortit de la maison de Pilate, entre deux haies de soldats chargés d'écarter la foule, et là il trouva la croix qu'on lui avait préparée. Il s'agissait du plus infâme de tous le supplices, celui réservé aux esclaves et aux criminels objet de la malédiction publique, si bien que personne n'osa s'approcher par peu de la crainte d'infamie. Cette longue et pesante croix fut donc placée sur les épaules et endolories de Jésus. Et Jésus n'en fut point effrayé! Il considéra toujours la croix comme une épouse très chère, comme le refuge de ses amis, comme l'étoile qui devait être le guide de ses élus pour éviter les écueils de ce monde, comme le trophée de sa gloire et le monument éternel de son amour infini. Une fois amené devant la croix, le Sauveur la regarda fixement et lui a dit, non avec des mots mais avec toute son âme: « O bonne et croix, que j'ai désirée toute ma vie, tu es l'épouse qui m'as été promise et pour laquelle j'ai travaillé pendant trente trois ans. Tu es la dispensatrice de mes bienfaits, le trophée de mes victoires, la gloire et la couronne de mon amour. Voici le jour où nous seront strictement unis. Tu seras l'étendard de mes élus, qui ne devront arriver à la gloire qu'a travers toi. Tu seras la gloire de mes serviteurs; qui se glorifiera en toi sera honoré, et qui aura honte de toi tombera dans l'infamie. Aujourd'hui tu me recevras dans tes bras et te je baignerai dans mon sang et tu deviendras la Mère de toutes les nations. Viens donc, ô ma fidèle compagne, allons ensemble au Calvaire, où je dois mourir en souffrant et cette mort arrachera mon corps de tes bras, mais ne t'enlèvera pas mon cœur. Tu seras la terreur de l'enfer et la joie du Paradis. Tous ceux qui me chercheront et tous ceux qui voudront me suivre, te prendront pour guide et obtiendront, par on intermédiaire, tout ce qu'ils désireront de moi ». C'est avec ces sentiments d'estime et d'affection qu'il se laissa charger du fardeau de la croix; il l'embrassa avec tendresse et c'est de cette manière qu'il nous précéda comme Chef et modèle des prédestinés et comme il n'y avait de personnes supérieures à sa Mère Vierge, il lui donna la première place sous cet étendard. Elle le suivit dans les rues de Jérusalem, et comme elle le révéla elle-même à Sainte Brigitte, elle suivit les traces du sang qu'elle trouvait par terre. Et pendant que Jésus portait sur ses épaules cette croix pesante, la Sainte Vierge en portait une dans son cœur plus douloureuse que toutes celles qu'on portées tous les hommes depuis la création du monde. Elle a voulu ainsi nous enseigner trois vérités: la première, que c'est une grande faveur de porter la croix derrière Jésus-Christ; la deuxième, que celui qui n'a pas de croix à porter doit se considérer très éloigné de ces deux modèles de perfection que sont Jésus et de Marie; la troisième, que celui qui ne désire ni ne comprend cette fortune est dans l'aveuglement le plus complet. Jésus voulut également être vu en plein jour chargé de sa croix, vêtu de ses propres habits, en présence de tout un peuple, dans les rues les plus fréquentées de Jérusalem, de la maison de Pilate jusqu'au Calvaire, pour confirmer, avec son affirmer exemple, ce qu'il avait enseigné, avec la doctrine, à savoir que Celui qui ne porte pas sa croix n'est pas digne d'être son disciple.


Jésus porte la Croix. Considère, ô mon âme, ton Sauveur qui sort du prétoire, courbé sous le poids énorme de la croix et si épuisé par le sang qu'il a répandu qu'il peut à peine se soutenir. C'est dans cet état qu'il marche vers le Calvaire, précédé d'un héraut et de deux voleurs qui doivent être crucifiés avec lui, entouré de soldats qui le maltraitent continuellement, suivi par les prêtres, les docteurs de la Loi, les pharisiens et les principales autorités Juives et ils le conduisent eux-mêmes et le laisseront seulement après qu'il aura expiré. Pendant ce temps, notre très bon Rédempteur, haletant et suant, n'arrive plus à respirer; et toutes ses plaies se sont rouvrent par les efforts qu'il fait. Enfin, sorti de la ville, n'en pouvant plus, il succombe sous le poids de la croix, et tombe par terre. Les soldats l'abreuvent de coups et l'injurient pour le faire se relever. Mais les Juifs, craignant qu'il ne meure avant d'avoir eu le plaisir barbare de le crucifier, ayant rencontré Simon de Cyrène qui revenaient de la campagne, le contraignirent à l'aider à porter la croix jusqu'au Calvaire. « Une grande masse du peuple le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais Jésus, plus préoccupé de nos maux que de ses propres douleurs, se retournant vers elles, dit: « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants... Car si l'on traite ainsi bois vert, qu'adviendra-t-il du sec? » (Lc 23, 27-28 et 31). Pour pouvoir rencontrer son Fils, Marie, prenant un chemin plus direct, ainsi que le pense Saint Bonaventure, vint se placer sur la voie par laquelle devait passer le sinistre cortège. Arrivée là, ô mon Dieu, elle vit les blessures, les bleus, le sang coagulé qui le faisaient ressemblé à un lépreux. Cependant, Marie le regarda avec des yeux pleins d'amour et de peur et Jésus, enlevant de ses yeux un caillot de sang (comme le révéla Sainte Brigitte) regarda la mère. Regards de douleur qui brisèrent les deux Cœurs les plus nobles, les plus amoureux et les plus saints de la terre. Mon fils, s'écria la Mère affligée et elle n'en put dire plus tant sa la douleur était violente, et comme le dit Saint Bernardin, si cette douleur avait été partagée entre toutes les les créatures, elle les aurait toutes fait mourir de chagrin. Et le Prophète avait dit: « Vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez s'il est une douleur pareille à la douleur qui me tourmente » (Lam 1,12). Elle voulut l'embrasser mais elle fut éloignée avec des injures et, qui plus est, le Seigneur fut bousculé; et Marie le suivit. Durant ce voyage, la plaie dont souffrir le plus le divin Rédempteur, ainsi que le disent les Vénérable Taulero et Saint-Bernard, fut celle qu'il avait sur l'épaule; parce que c'était sur que reposait le poids de la pesante Croix qui n'avait fait qu'une immense plaies de toutes celles qu'il avait déjà sur l'épaule, si bien que la douleur en était si vive qu'elle lui pénétrait jusque dans son pitoyable Cœur. O Sainte-Croix, consacrée par les sueur et le sang de mon Sauveur, moi aussi, je t'embrasse. Tu seras à l'avenir mon refuge, ma lumière, ma science et toute ma sagesse. Ne m'abandonne pas, ne t'éloigne jamais de moi, même si ma chair te craint et te fuit. En toi se trouvent la santé, la vie, la victoire sur Esprits malins, l'allégresse du cœur, la perfection de la vertu. Tu as confirmé les Apôtres, fortifié les martyrs, soutenu les Vierges, sanctifiés les Justes. Tu réjouis les anges, défends l'Église, remplis le Ciel et au jour terrible du Jugement Dernier, tu apparaîtras avec Jésus pour la gloire de ses élus et pour la confusion éternelle confusion de ses ennemis. O mon âme, misérable pécheresse, qu'as-tu donc trouvé en fuyant la croix? Quels que soient les efforts que tu aies fait pour l'éviter, tu la rencontre toujours parce que tu vis dans un lieu d'exil et dans une vallée de larmes. D'un côté, tu l'évites, mais de l'autre, tu tombes dans une infinité de maux qui t'attristent, t'inquiètent, te troublent, t'abattent, te dépriment et ne te laissent aucune espérance. Si tu t'abandonnes aux douceurs de ce monde, tu perds la paix du cœur, la consolation intérieure, la sagesse céleste; le monde te déchire, t'inquiète, te traîne derrière lui. Si tu la fuis pour suivre les penchants de ta chair, tu te trouves dans une instabilité continuelle et dans une agitation constante. Si tu l'abandonnes à la recherche des vanités, tu reste vide, affamée, toujours avide, mais jamais satisfaite. Et les richesses dont tu faisais si grand cas, en se dilatant, te font perdre la santé, l'honneur, puis la fortune, et enfin les amis. Tout ce que tu désires, tu ne m'obtiens jamais: et si parfois tu l'obtiens, il ne dure point. Tu ne peux bâtir rien de solide dans la vie et la mort est accompagnée de peurs et de tourments étant donné que tout ce qui t'entoure te contamine la conscience. À chaque pas, tu trouves mille dégoûtant; et tant soins inutiles, il ne te reste souvent que des larmes amères, qu'une douleur sans consolation, qu'une perte sans recours. Voici, ô Sainte Croix, les périls que j'ai encourus pour t'avoir fuis quand tu t'es présentée à moi, pour ne pas t'avoir embrassé avec tout mon cœur. O sainte Croix, lumière du Paradis, asile de secours pour les affligés, accueille-moi dans tes bras et fais en sorte que par toi je sois uni à Celui qui, au-dessus de toi, m'a sauvé. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus portant sa Croix


O Seigneur Jésus, mon Sauveur, sur cette croix vous avez porté tous les péchés du monde, et c'est pour cette raison qu'elle était si pesante. Alors que vous montiez les pentes abruptes du Calvaire, vos soupirs pénétrèrent le ciel. Par les battements de votre Très Saint Cœur, vous avez attendri Celui du Père éternel pour les pauvres pécheurs et vous leurs avez ouvert la route de la gloire. Vous avez gardé un profond silence; mais ce silence s'est fait sentir très loin, et à invité tous les hommes à vous suivre. O mon guide, ô mon Roi, mon espérance, ma vraie vie, mon Bien suprême, ne permettez pas que je sois exclu de cette société où votre Sainte Mère a, après vous, la première place et où ont été reçus tous vos fidèles amis. Prenez-moi avec vous, Seigneur, ou trainez-moi près de vous, afin que je ne perde jamais de vue, ni vous-même, ni votre croix. Je veux vous suivre e vous imiter Et je veux être crucifié avec vous plutôt que de goûter tous les plaisirs de la vie. Mais je suis faible et vil, ô mon Dieu: je confesse ma misère. Mais vous, vous êtes ma force. O Jésus, vie de mon âme, où allez-vous ainsi tout seul? N'entendez-vous pas la voix qui vous appelle et qui ne peut vous suivre que de loin? Monterez-vous seul au Calvaire sans moi? Donnez-moi votre Croix. Mais étant donné que vous voulez passer pour le chef des malfaiteurs, en voici un autre. Au lieu d'un voleur, avec moi, vous en sauverez deux, ô mon Sauveur, ô mon Dieu. Ainsi soit-il.


Vertu: L'amour de la croix.


Pratique: Acceptez de grand cœur la croix que Dieu vous envoie pour votre Salut et qui consiste en toutes les petites croix liés à votre état. Et si vous souffrez de quelques infirmités, tenez-là cachée aux yeux des autres comme un vrai trésor qui chaque jour vous enrichit pour l'éternité. Aujourd'hui, répétez souvent les paroles de Jésus-Christ: « Si quelqu'un veut venir derrière-moi, qu'il se renie lui-même, prenne sa croix et qu'il me suive » (Mt 2,6, 24).


Oraison jaculatoire: Ô Marie, pour autant que je sois pécheur, vous êtes toujours ma mère.


Prières avant la Communion du Neuvième Samedi


Les Juifs, O mon Jésus, d'une seule voix, demandaient votre mort: « A mort! A mort! Crucifie-le! » Mais moi, Seigneur, je veux continuer à vous voir et à vous embrasser embrasser avec cette Croix, qui est le lit nuptial de vos âmes amoureuses. Prenez-le donc, ô Marie, enlevez-le de ces bêtes féroces qui ne peuvent supporter sa présence, et donnez-le moi: je l'accueillerai dans mes bras, je panserai ses plaies, je l'adorerai, je le servirai. Venez à moi, ô mon Sauveur, mon amour: Venez à moi, moi qui vous désire, qui vous cherche et qui vous aime même défiguré. Entrez dans mon âme, vivez en elle et faites que je meure pour vous. Pardonnez-moi, mon Dieu, parce que je suis pire que ce peuple. O trésor des biens éternels qui vous êtes donné librement à moi, vous qui désiré avec tant d'ardeur je vous possède comme mon propre bien, venez à moi: en vous recevant aujourd'hui, je vous embrasse avec la Croix. Je veux moi aussi, tout comme Simon de Cyrène, vous aider un peu en portant votre Croix avec la mienne. Je veux vous contenter en m'abandonnant et en remettant entre vos mains tout ce qui m'appartient. Je suis déjà vôtre par justice, vous m'avez acheté avec votre sang et avec votre mort horrible sur la croix. Regardez-moi comme votre esclave et faites que je sois tout vôtre. Seulement en vous possédant, je serai très riche. Gare à moi si je m'éloigne un seul moment de votre croix et de l'obéissance que je vous dois. Ma pauvreté est si grande que je ne peux rien vous donner d'autre que moi-même, mes misères, mes infidélités, mes péchés. O Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, avant de vous unir à moi, lavez-moi dans votre sang, purifiez-moi avec vos Chairs immaculées, et purifiez-moi par votre Croix. Venez, ô Seigneur, afin que je sois tout à vous pour toujours. Ô Marie, c'est par vos mains que je veux recevoir votre Fils blessé par mes péchés. Vous l'avez rencontré sur le chemin abrupt du Calvaire, trébuchant sous le poids de la croix. Vous avez vu cet appareil de douleur, les clous, les marteaux, les cordes, tous les instruments funeste pour la mort de votre Fils. Et vous auriez dû me conduire à l'encontre de Jésus avec ma croix, sous lequel j'ai chuté plusieurs fois. Les injures des soldats dont vous avez souffert représentaient mes péchés. Obtenez-moi de votre Fils que je n'y retombe plus, pendant que moi, imitant Sainte Véronique, j'essuierai son sang dans mon cœur. De grâce, imprimez sur ce cœur ingrat les traits de mon Dieu, ainsi défiguré par ma faute, afin qu'elle s'attache à sa Croix, avec son image photo dans mon cœur, jamais plus je ne l'abandonne. O Sainte Véronique, Bienheureux Simon de Cyrène et vous, fidèle Madeleine, qui aviez eu de la compassion lorsque Jésus est tombé sous le poids de la croix et qui aviez soutenu Marie dans sa grande douleur, prêtez-moi vos sentiments, soutenez la Foi, augmentez ma Charité pour Jésus Christ qui s'est fait mon compagnon, ma richesse, ma nourriture. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


Je vous adore, ô amour infinie; je vous adore, ô Cœur de mon Jésus, principe de ma vie, lumière de mon âme, source de mon salut, trésor de tous les biens que je possède, et que j'attends de recevoir. Maintenant que votre Cœur est mien et que nous ne sommes plus qu'un seul et même être, je peux dire avec votre Apôtre: « Ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). Et je peux dire aussi avec Sainte Catherine de Sienne: « Seigneur, je vous recommande non mon cœur, mais le vôtre ». Bien que mon cœur soit tout vôtre, faites pour moi ce que vous avez fait pour cette Sainte Servante: prenez mon cœur en échange, et donnez-moi le votre. Mais si cela est trop vous demander, refaites au moins celui que j'ai, afin qu'il le vive, ne sente et ne palpite que pour vous. O Cœur enflammée de Jésus, imprimez votre Croix dans mon cœur pour le soutenir dans les tentations; entourez-le de vos épines pour l'humilier: brûlez-le de vos flammes pour qu'il vous aime. Ô Feu qui brûle toujours sans jamais le consumer, que sont admirables les inventions de votre charité! O Charité Divine, vous avez accepté de souffrir et de mourir sur la croix parce que nous l'avions demandé et vous auriez accepté de vous soumettre à d'autres sortes de supplices si nous l'avions désiré! Si vous avez contenté de si barbares désirs, pourquoi n'exaucez-vous pas mes prières quand je vous demande la grâce de vous aimer, la grâce de vous servir? Quelle n'est pas ma confusion de penser que j'ai si souvent refusé de m'abandonner à votre volonté, alors que vous, vous vous êtes abandonné, pour moi, à la volonté cruelle et injuste de vos ennemis. Votre volonté est une Loi de toute justice, et moi, je ne m'y soumets pas quand il m'arrive des désagréments. Et pourtant vous ne me demandez rien d'autre que de faire des choses pour votre gloire et mon bien. Mes malheurs se changent en bonheurs, les tentations et les désolations en consolations, la mort elle-même n'est pour moi qu'une transition à la vie bienheureuse et nonobstant tout, je me lamente, je vous fuis et je ne me contente pas de cet ordre admirable que vous avez établi avec tant de sagesse et de bonté! O aveuglement de l'esprit, ô dureté du cœur! Changez dès maintenant, ô mon Dieu, cette dureté de mon cœur: je m'abandonne sans réserve à votre volonté. Parlez, ô Seigneur, votre serviteur vous écoute. Ici, j'embrasse avec vous ma croix; ici, crucifiez-moi le corps et l'âme, le cœur et l'esprit afin que je fasse votre volonté et non la mienne, à présent et pour toujours, dans la vie et la mort, dans le temps et l'éternité. Ce matin, je veux aussi m'adresser à vous, ô Cœur affligé de Marie, Cœur oppressé d'angoisse, meurtri par la croix de Jésus et encore plus blessé par mes iniquités. Je me prosterne à vos pieds, ô Mère très affligée, et vous demande pardon de toujours retomber dans mes péchés qui ont été la cause de la chute de Jésus sous la croix et de vos douleurs. Comment est-il possible, ô ma Mère, que je puisse vivre en paix avec tous mes péchés alors que ceux-ci ont ôté votre vie et celle de votre fils? Prenez ma vie en ce moment même car je ne veux plus vous offenser; ou bien donnez-moi votre afin qu'elle me préserve contre le péché. De vos mains, je viens de recevoir votre Fils et de vos mains, je veux recevoir toutes les croix et tous les chagrins de la vie qu'il lui plaira de m'envoyer. Et si je dois être crucifié sur la terre et devenir un sujet d'abjection et d'opprobre, alors Marie, vous serez vraiment mon amie, ma bonne mère, mon unique consolation. Très Sainte Trinité, je vous remercie de m'avoir donné Jésus-Christ avec sa croix, et je vous en remercie par ce saint sacrifice que je vous offre en union avec toutes les messes qui se célèbrent aujourd'hui dans le monde entier et avec toutes celles, qui se célèbreront jusqu'à la fin des temps. O Anges de Dieu, O Esprits Saints qui entourez le trône de l'Agneau, adorez Jésus dans mon cœur. Céleste Jérusalem, chantez pour moi des hymnes déloges, de remerciements pour tous les bienfaits qui me viennent de la croix de Jésus. Et vous, âmes bienheureuses, qui, sur la terre, avez été tourmentées, humiliées, abattues sous la Croix; et vous, âmes pécheresses, qui à présent jouissez de la gloire grâce à la Divine Miséricorde, et aussi grâce à la croix du Sauveur, Jésus, priez pour moi Marie et Jésus pour qu'ils daignent m'admettre un jour parmi vous au ciel. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâces de la Très Sainte Vierge de Pompéi


A Saint Benoît du Tronto


La salutaire pratique des Quinze Samedis prit racine et vigueur dans la ville de Saint Benoît du Tronto après la prodigieuse guérison du petit Virgilio Ascolani, advenu le 8 mai 1891, jour mémorable ou le cardinal Monaco La Valetta, procéda à la dédicace solennelle de ce Sanctuaire mondialement connu. L'attestation de ce fait extraordinaire fut écrite et nous fut envoyée par l'illustre Dom François Sciochetti, Révérend Père de Saint Benoît du Tronto. « Très illustre Maître Bartolo Longo, la Vierge du Très Saint Rosaire, connue sous le titre de Madone de Pompéi, vénérée et aimée sur ces rives de l'Adriatique, comme dans toutes les autres parties de l'Italie, répand même ici ses grâces. Dans les premiers jours du mois de Mai de 1891, les époux Alexandre Notar Ascolani et Constance Marinelli pleuraient la mort très prochaine de leur fils Virgilio, un enfant très gracieux et plein de vivacité. Atteint d'une fièvre pulmonaire, abandonné par les médecins qui avaient exprimé leur impuissance absolue et l'inefficacité des remèdes pour le guérir, cet enfant était proche de la fin. Le père du petit Virgilio, ne pouvant supporter la vue des souffrances de son cher petit ange, attendait la triste nouvelle dans une chambre voisine à celle de son fils. La mère, désespérée, rassemblant alors toutes ses forces pour vaincre sa douleur, avait fait préparé le vêtement blanc qui devait recouvrir la dépouille l'innocente dans la tombe. Parmi tant de désolation, il leur restait cependant un peu d'espoir: la puissance de la Madone de Pompéi. Et, à cet effet, les parents affligés mais confiants, avaient demandé l'aide des prières publiques et privées et vous avaient maintes fois télégraphiées, Monsieur l'Avocat, afin que l'enfant soit chaudement recommandé par les pauvres orphelins de la Reine du Rosaire. Le Mai 1891, jour extraordinaire et mémorable pour la Nouvelle Pompéi, alors que l'on procédait à la solennelle consécration du Temple dédié à la Reine du Très Saint Rosaire, ici à Saint Benoît du Tronto, les dévots de la Vierge de Pompéi étaient rassemblés dans cette église de Saint Joseph, devant l'image de la Madone de Valle. Les parents du petit malade étaient venus eux aussi s'unir à ces dévots et imploraient en larmes la grâce tant désirée. Que le Seigneur soit mille fois béni! A ce moment, l'enfant commença à se réanimer: l'espérance se fit plus vive, la confiance en la puissante médiation de Marie s'accrut et un extraordinaire sentiment de joie inonda l'âme de tous. Le médecin appelé exprès constata l'amélioration inespérée et ne put s'empêcher de s'exclamer: « Il s'agit d'un miracle!... » Et en effet, en peu de jours, le cher enfant, complètement rétabli, redevint la joie et la consolation de ses parents. Saint Benoît du Tronto, Octobre 1891, votre dévoué serviteur le Père François Sciocchetti ». (Du Périodique « Le chapelet et la Nouvelle Pompéi », Cahier de Novembre-Décembre 1891, p. 547 et suiv.)


En Amérique du Sud à Rafaela (Argentine), grâce immédiate obtenue par la Dévotion des Quinze Samedis au cours de la Fête du Rosaire.


De la Colonie Rafaela (Argentine), nous avons reçu de Madame Pascale Alfredo, en date du 20 Février 1899, l'attestation suivante de grâce obtenue par la pratique des Quinze samedis du Très Saint Rosaire. Cette grâce est merveilleux pour l'instantanéité avec laquelle elle a été obtenue et admirable par la simplicité avec laquelle elle a été écrite par une mère malheureuse. « Au très illustre Avocat et Commandeur Bartolo Longo, par cette lettre, je veux vous raconter une singulière grâce obtenue le 2 Octobre 1898, premier dimanche d'Octobre, fête de la grande solennité de la Vierge de Pompéi. Mon enfant, né le 8 Avril, 1897 et baptisé le 22 du même mois, était estropié des deux pieds. J'appelai un médecin qui l'opéra, mais sans résultat. Je fis appeler alors le docteur Gentile de la Colonie Sunchales. Celui-ci se déclara impuissant à soigner l'enfant et me conseilla de le porter à Buenos Aires, que je rejoignis après vingt-quatre heures de voyage en bateau-mouche. Je me mis à la recherche du célèbre docteur François Garcia. Celui-ci visita mon pauvre fils et il me dit, lui aussi, qu'il ne lui était pas possible de le guérir et il m'envoya au Grand Hôpital pour enfants. Après vingt jours d'inutiles essais et de soins donnés par six médecins de l'Hôpital, je dus retourner , découragée, à Rafaela, avec mon fils toujours estropié. Le 18 Juillet 1898, j'allais visiter mon frère Clemente Marchisio, qui avait le livre des Quinze samedis, et il me dit: « Aies confiance en la Bienheureuse Vierge du Rosaire de Pompéi, pratique avec ferveur les Quinze samedis avec son Saint Rosaire, en implorant son aide divine et tu verras que ton fils guérira ». En possession du livre, je me mis tout de suite à la pieuse pratique des Quinze samedis. Arriva le premier dimanche du mois d'Octobre, jour de la fête de la Bienheureuse du Rosaire. Je commençai la commémoration du Dixième Samedi quand, soudainement mon fils, estropié depuis si longtemps, se mit à marcher. Quelle joie ne fut pas la mienne, moi qui suis la mère de huit enfants! Mais ce fut également une grande et merveilleuse surprise pour les gens qui avaient toujours connu mon fils estropié. Je termine ce récit en remerciant la Thaumaturge Vierge du Rosaire de Pompéi pour la guérison de mon fils. Les témoins de ce fait sont: Docteur Gentile de la Colonie Sunchales, Joseph Marchisio et et Antoine Marchisio.

M_QueenHolyRosary

02 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 15/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

26

Quinzième jeudi

Le Vigne en fleur a répandu son parfum


Le 22 mai 1457 fut donc le « Dies Natalis » de notre Sainte, le jour de sa naissance dans le Ciel. A peine Rita a-t-elle rendu le dernier soupir que déjà les prodiges commencent. La cloche du monastère se met, dit-on, à frapper trois coups sans que personne ne la touche. La pauvre cellule de Rita est remplie d'une lumière surnaturelle, qui rappelle la Lumière Eternelle dans laquelle elle vient d'entrer. Un parfum mystérieux emplit la cellule, imprégnée tout récemment encore de l'odeur nauséabonde de la plaie. Cela s'appelle vraiment, au sens propre comme au sens figuré, « mourir en odeur de sainteté ». La blessure malodorante s'est subitement cicatrisée. Non seulement le suintement a disparu, mais le stigmate est devenu semblable à une pierre précieuse, d'un rouge vif. « Tu as placé sur sa tête une couronne de pierres précieuse », chante-t-on dans un psaume. Une des religieuses du monastère avait un bras paralysé. Elle s'appelait Sœur Catherine Mancini. Malgré son infirmité, elle voulut embrasser sa compagne qui était peut être aussi sa parente. Elle chercha à passer son bras autour du cou de la défunte, et... elle y réussit parfaitement, car elle venait d'être subitement guérie. C'était le premier miracle posthume de Rita. Pendant que l'on fait sa toilette funèbre, le peuple de Cascia accourt pour voir celle que tous appellent déjà « la Sainte ». On transporte sa dépouille dans une chapelle intérieure et, pour que tous puissent la voir, on ne ferme pas le cercueil. Quelques années plus tard, ce cercueil sera détérioré par le feu, mais le corps restera intact. Monseigneur de Marchi écrit: « Jusqu'à présent, et par conséquent depuis plus d'un demi millénaire, la sentence contre les fils d'Abraham ne s'est pas réalisée pour Rita: tu es poussière et tu retourneras en poussière ». Cette conservation est vraiment exceptionnelle. En 1626, donc plus de 150 ans après sa mort, on procéda à la reconnaissance du corps. Le procès-verbal note que « l'on voyait parfaitement la chair blanche... les yeux avec les paupières... et toute la face aussi bien disposée et entière comme une personne morte ce même jour. On voyait également les mains de la-dite servante de Dieu, blanches et intactes, et l'on pouvait parfaitement compter les doigts avec les ongles... » Le meilleur historien de Sainte Rita, Cavalucci qui écrit à peu près à la même époque, dit avoie été témoin qu'à chaque ouverture du cercueil, il s'en échappait un parfum « comme une mixture odoriférante ». De plus, ajoute-t-il, toutes les fois qu'une grâce importante était obtenue par l'intercession de la Sainte, ce parfum était senti dans le monastère plusieurs jours à l'avance. Actuellement, la dépouille est toujours intacte et bien conservée, quoique noircie. Le corps repose dans une châsse de verre placée dans une chapelle de la nouvelle Basilique élevée en 1925. Après la mort de Rita, il n'y avait pas de Canonisations officielles. C'était, en quelques sortes, la voix du peuple qui proclamait les saints. Elle fut d'abord Béatifiée par le peuple, et l'Evêque de Spolète en autorisa le culte. La première église spécialement construite pour déposer le corps de la Sainte, le fut à la fin du 16e siècle. La Béatification officielle fut proclamée par Urbain VIII en 1628 et la Canonisation par le Serviteur de Dieu Léon XIII en 1900. Depuis, le culte de Sainte Rita s'est développé de façon étonnante dans le monde entier.


Méditation

La communion des Saints


Cette Église, dans ses communautés, dans ses membres, et jusque dans ses structures et son organisation, est appelée à vivre et à témoigner de la sainteté et de la charité du Christ. Dans le Symbole des Apôtres, la « communion des saints » est mentionnée aussitôt après « la sainte Église catholique ». « Communion des saints » peut être une désignation de l'Église. L'Église est communion des saints dans la mesure où ses membres sont sanctifiés, c'est-à-dire rendus saints au baptême par le don de l'Esprit et par leur incorporation alors réalisée au Corps du Christ; dans la mesure aussi où elle vit de ces réalités saintes que constituent tous les sacrements, et en particulier l'eucharistie. En effet, la communion des saints est d'abord cette communion actuelle réalisée par l'Esprit Saint entre tous les disciples du Christ vivant aujourd'hui et rassemblés dans l'Église. Ce sont eux qui, selon l'usage du Nouveau Testament, sont appelés « saints ». La communion des saints est une communion réalisée également avec la Sainte Vierge Marie et avec tous les saints du ciel, en particulier ceux qui sont canonisés, c'est-à-dire ceux dont l'Église a reconnu officiellement le témoignage exemplaire. En effet, les chrétiens ne trouvent pas seulement « dans la vie des saints, un modèle », mais aussi « dans la communion avec eux une famille, et dans leur intercession, un appui » (préface des Saints 1). Mais la communion des saints s'étend également à tous « ceux qui sont morts dans la paix du Christ » (prière eucharistique IV). C'est ainsi que l'Église a, « dès les premiers temps du christianisme, entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts » (LG 50), en offrant pour eux ses prières. Elle s'étend encore à tous les morts dont Dieu seul connaît la foi (cf. prière eucharistique IV), autrement dit à tous ceux qui, sans avoir été baptisés, sont aujourd'hui citoyens de la Cité d'en haut, la Jérusalem du ciel, par grâce de Dieu qui accorde à toute personne humaine la possibilité d'être associée au mystère pascal (cf. GS 22). La fête de la Toussaint rassemble dans une même action de grâce tous ceux, connus et inconnus, qui constituent la « cité sainte, la Jérusalem nouvelle » (Ap 21,2), accomplissement de l'humanité selon le dessein de Dieu.


(Catéchisme pour adultes des Évêques de France, § 326 et 327)


Prière

Sainteté au quotidien


Seigneur Jésus, quand on parlait des saints, autrefois, on admirait et on avait peur. Tant de pénitences et de souffrances, tant de faits extraordinaires. Quels géants! Maintenant, on voit mieux que le chantier de la Sainteté, c'est la vie quotidienne, avec mon travail, ma famille, ma santé, mes problèmes, dans ma vie très modeste, je dois devenir celui qui trouve toujours le moyen d'aimer. Aidez-moi à mieux accepter ma vie, à mieux la regarder, à la fouiller pour voir comment, là-dedans, il y a l'Évangile à vivre. Je prie aujourd'hui pour que naissent partout des saints de la vie quotidienne. Amen.


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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Les 15 jeudis de Sainte Rita


Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Quatorzième jeudi

Le vrai jour de naissance


Pour nous, Chrétiens à la vision souvent trop rivée à ce monde, la mort est la grande échéance pénible et en général redoutée. Pour les Saints elle est leur « dies natalis », c'est à dire le jour de leur vraie naissance, celle au Ciel. Plus tard, c'est le jour de la fête solennelle que la communauté Chrétienne célèbre dans la joie. Si le 22 mai est si cher au cœur de tous les amis de Sainte Rita, c'est parce qu'il est l'anniversaire de son envol vers le Ciel en 1457. Certains de ses biographes disent que, trois jours plus tôt, Notre Seigneur lui est apparu en compagnie de la Vierge Marie. « Quand donc, Jésus, pourrai-je vous posséder pour toujours? Quand pourrai-je venir en Votre Présence?  - Bientôt, mais pas encore. - Et quand donc? - Dans trois jours, tu seras avec moi, au Ciel ». Alors, c'est pour Rita la grande joie, l'ultime attente dans a paix. Le troisième jour, elle réclame le Viatique et le Sacrement des malades, qu'elle reçoit en présence de toute la communauté. C'est l'occasion de recommander à ses Sœurs l'obéissance à la Règle. Puis elle demande la bénédiction de l'Abbesse. Dès qu'elle l'a reçue, elle expire doucement. C'est un Samedi, jour de la Vierge Marie, vielle du Dimanche 22 mai, dont l'Église célèbre les première Vêpres juste à ce moment. Dehors, les roses fleurissent. Selon certains témoignages figurant au Procès de Canonisation, plusieurs personnes auraient vu son âme monter dans la Gloire. De toutes façons, nous pouvons appliquer à cette sainte mort ce beau texte poétique du Cantique des Cantiques: « Lève-toi, hâte-toi, mon amie, ma colombe, ma belle, viens... Comme un lys parmi les épines, belle est ma bien-aimée ». Au-dessus du maître-autel de la Basilique de Cascia, une grande fresque représente Sainte Rita venant se blottir aux pieds du Christ Glorieux. Elle peut dire à cet instant cette parole: « Je me suis assise à l'ombre de Celui que j'avais désiré! ».


Méditation

Le mystère de la mort


C'est en face de la mort que l'énigme de la condition humaine atteint son sommet. L'homme n'est pas seulement tourmenté par la souffrance et la déchéance progressive de son corps mais, plus encore, par la peur d'une destruction définitive. Et c'est par une inspiration juste de son cœur qu'il rejette et refuse cette ruine totale et ce définitif échec de sa personne. Le germe d'éternité qu'il porte en lui, irréductible à la seule matière, s'insurge contre la mort. Toutes les tentatives de la technique, si utiles qu'elles soient, sont impuissantes à calmer son anxiété: car le prolongement de la vie que la biologie procure ne peut satisfaire ce désir d'une vie ultérieure, invinciblement ancré dans son cœur. Mais si toute imagination ici défaille, l'Église, instruite par la Révélation divine, affirme que Dieu a créé l'homme en vue d'une fin bienheureuse, au-delà des misères du temps présent. De plus, la foi chrétienne enseigne que cette mort corporelle, à laquelle l'homme aurait été soustrait s'il n'avait pas péché, sera un jour vaincue, lorsque le salut, perdu par la faute de l'homme, lui sera rendu par son tout-puissant et miséricordieux Sauveur. Car Dieu a appelé et appelle l'homme à adhérer à Lui de tout son être, dans la communion éternelle d'une vie divine inaltérable. Cette victoire, le Christ l'a acquise en ressuscitant, libérant l'homme de la mort par sa propre mort. A partir des titres sérieux quelle offre à l'examen de tout homme, la foi est ainsi en mesure de répondre à son interrogation angoissée sur son propre avenir. Elle nous offre en même temps la possibilité d'une communion dans le Christ avec nos frères bien-aimés qui sont déjà morts, en nous donnant l'espérance qu'ils ont trouvé près de Dieu la véritable vie.


(Constitution Pastorale Gaudium et Spes, n° 18)


Prière

Entre tes mains je m'abandonne


O Dieu Miséricordieux, par qui j'ai l'être, la vie et le savoir, entre vos mains je m'abandonne, je me rends, je cède, en Vous je me confie et j'espère, en Vous je place toute mon attente, Vous ma Résurrection, ma Vie et mon Corps, je Vous désire, je Vous aime et je Vous adore, Vous auprès ede qui je demeurerai et trouvera le bonheur. Amen.


(Saint Bernard)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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Les 15 jeudis de Sainte Rita 13/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Treizième jeudi

Dernier miracle: rose éclose en hiver


Après son pèlerinage Romain, Rita, nous l'avons vu, mena une vie de recluse, toute spirituelle. Elle souffrait beaucoup, mais elle savait offrir ses peines avec amour. Maintenant, il était inutile pour elle de les rechercher par des jeûnes et des pénitences corporelles, comme elle le faisait auparavant. Elle était devenue une vieille femme toute remplie de douleurs, n'avait plus qu'à accepter les épreuves qui se présentaient d'elles-mêmes, comprenant que c'était là la « bonne souffrance », celle qui fait participer tout chrétien à l'oeuvre de Rédemption du Christ. Elle pouvait dire avec Saint Paul: « Je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous, et je complète ce qui manque aux tribulations du Christ en ma chair, pour son Corps qui les l'Église ». (Col 1, 24). Son dernier hiver sur une dure saison, comme on en rencontre à Cascia, parfois séparé du monde par d'immenses congères de neige. Une cousine vint la voir et lui demanda: « Que puis-je faire pour toi? - je voudrais une rose de mon petit jardin ». La cousine pense que Rita délire. Rentrée à Roccaporena, elle a déjà oublié cette demande quand passant par hasard près de l'ancien jardin de Rita, elle voit une rose toute rouge qui s'épanouit sur l'un des rosiers! Elle la cueille avec émotion et la porte à la malade. Un groupe de bronze, dans le petit jardin, commémore aujourd'hui cet événement. Chaque année, le 22 ami, on bénit des roses pour les porter aux malades, comme la cousine avait porté à Sainte Rita celle du rosier miraculeux. Une bouture a été plantée dans le jardin du Monastère, à Cascia. Depuis 5 siècles, rien n'a pu faire périr l'arbuste, qui est devenu un important buisson de roses pâles, très parfumées.


Méditation

L'onction des malades


La maladie et la souffrance ont toujours été parmi les problèmes les plus graves qui éprouvent la vie humaine. Dans la maladie, l’homme fait l’expérience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude. Toute maladie peut nous faire entrevoir la mort. La maladie peut conduire à l’angoisse, au repliement sur soi, parfois même au désespoir et à la révolte contre Dieu. Elle peut aussi rendre la personne plus mûre, l’aider à discerner dans sa vie ce qui n’est pas essentiel pour se tourner vers ce qui l’est. Très souvent, la maladie provoque une recherche de Dieu, un retour à Lui. Souvent Jésus demande aux malades de croire (cf. Mc 5, 34. 36; 9, 23). Il se sert de signes pour guérir: salive et imposition des mains (cf. Mc 7, 32-36; 8, 22-25), boue et ablution (cf. Jn 9, 6 s). Les malades cherchent à le toucher (cf. Mc 1, 41; 3, 10; 6, 56) « car une force sortait de lui qui les guérissait tous » (Lc 6, 19). Ainsi, dans les sacrements, le Christ continue à nous « toucher » pour nous guérir. L’Église croit et confesse qu’il existe, parmi les sept sacrements, un sacrement spécialement destiné à réconforter ceux qui sont éprouvés par la maladie: l’Onction des malades: « Par l’Onction sacrée des malades et la prière des prêtres, c’est l’Église toute entière qui recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié, pour qu’il les soulage et les sauve; bien mieux, elle les exhorte, en s’associant librement à la passion et à la mort du Christ à apporter leur part pour le bien du peuple de Dieu ».


(Catéchisme de l'Église Catholique, § 1500, 1501, 1504, 1511, 1499)


Prière

Prière du malade


Je suis malade, Seigneur, Vous le savez. Quand je tourne en rond, la mort dans l'âme, dans cette salle des pas perdus de ma vie, et que je n'en vois pas l'issue, venez à ma rencontre, Seigneur, ne me laissez pas, le cœur en désarroi. Que le bruit de vos pas s'approchant de moi me redonne un peu de confiance en moi et surtout en vous. Amen.


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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Les 15 jeudis de Sainte Rita 12/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Douzième jeudi

Une vie de recluse


Un bon pèlerinage constitue une grâce enrichissante. C'est un moment de plénitude, mais il dure peu. Bientôt il faut reprendre la vie normale. C'est alors que l'on doit apporter un renouveau d'enthousiasme et de générosité. Rita l'avait bien compris. Après son retour de Rome, elle vécut au Monastère de Cascia les dernières années de son voyage terrestre dans une spiritualité de plus en plus profonde. A peine était-elle revenue, que la plaie de son front se rouvrit. C'était une indication providentielle: sa vocation était donc bien der reprendre sa vie de recluse. Retirée dans l'Ermitage, partie éloignée du couvent, elle était de plus en plus étrangère au monde, et même aux autres religieuses. La vie contemplative seule paraissait maintenant compter pour elle. Tout son temps se passait en oraison, « elle semblait ne pouvoir s'en arracher » note Cavalucci. Elle y consacrait ses nuits, et se sentait frustrée quand l'aube interrompait ses entretiens céleste. Tout en elle était spiritualisé, la vie matérielle ne comptait plus à ses yeux. « Elle ne se nourrissait que de l'Eucharistie, qu'elle recevait souvent » (à noter que la communion quotidienne n'était pas encore établie). C'est aussi le cas pour certains mystiques contemporains, en notre siècle, les servantes de Dieu Marthe Robin et Thérèse Neumann... Si des âmes se laissent guider par la chair, entraînant l'être tout entier au matérialisme total, des corps sont au contraire soumis à l'âme au point de spiritualiser entièrement la personnalité, dans une totale immersion en Dieu. La renommée de la recluse se répandit. Des gens accouraient pour lui recommander des intentions de prières. Le Monastère devenait déjà un centre de pèlerinage. « On venait la voir, écrit Cavalucci, et même des villes et des villages les plus lointains ». Déjà de son vivant, elle obtenait des miracles. Ainsi, cette femme venue lui demander de prier pour sa fille gravement malade, et qui la retrouva guérie en rentrant chez elle. En ces moments là, les souffrances physiques de Rita se faisaient plus vives, par une mystérieuse communion des saints et une réversibilité des mérites. C'est bien la réalisation de ce que Jésus disait de Lui-même: « Lorsque Je serai élevé de terre (c'est à dire Crucifié), J'attirerai tout à Moi ». Et encore: « Si quelqu'un croit en Moi, des fleuves d'Eau Vive jailliront de lui ».


Méditation

Le combat de la prière


La prière est un don de la grâce et une réponse décidée de notre part. Elle suppose toujours un effort. Les grands priants de l’Ancienne Alliance avant le Christ, comme la Mère de Dieu et les saints avec Lui nous l’apprennent: la prière est un combat. Contre qui? contre nous-mêmes et contre les ruses du Tentateur qui fait tout pour détourner l’homme de la prière, de l’union à son Dieu. On prie comme on vit, parce qu’on vit comme on prie. Si l’on ne veut pas habituellement agir selon l’Esprit du Christ, on ne peut pas non plus habituellement prier en son Nom. Le « combat spirituel » de la vie nouvelle du chrétien est inséparable du combat de la prière. Enfin, notre combat doit faire face à ce que nous ressentons comme nos échecs dans la prière: découragement devant nos sécheresses, tristesse de ne pas tout donner au Seigneur, car nous avons « de grands biens » (cf. Mc 10, 22), déception de ne pas être exaucés selon notre volonté propre, blessure de notre orgueil qui se durcit sur notre indignité de pécheur, allergie à la gratuité de la prière, etc. La conclusion est toujours la même: à quoi bon prier? Pour vaincre ces obstacles, il faut combattre pour l’humilié, la confiance et la persévérance. Positivement, le combat contre notre moi possessif et dominateur est la vigilance, la sobriété du cœur. Quand Jésus insiste sur la vigilance, elle est toujours relative à Lui, à sa Venue, au dernier jour et chaque jour: « aujourd’hui ». L'Époux vient au milieu de la nuit ; la lumière qui ne doit pas s’éteindre est celle de la foi: « De toi mon cœur a dit: Cherche sa Face » (Ps 27, 8).


(Catéchisme de l'Église Catholique, § 2725, 2728, 2730)


Prière

Montre-moi Ton Visage


Il nous est souvent pénible, Seigneur, de demeurer en prière devant Vous. Trop souvent notre regard se perd dans l'obscurité, trop souvent nous parlons sans trouver d'écho. Mais Vous nous enseignez, Seigneur, à nous méfier de ces sentiments. Je veux donc supporter l'effort de la prière tout le temps qu'il Vous plaira. Mais ne le faites pas durer trop longtemps! Donnez-moi d'éprouver Votre Présence. Montrez-moi Votre Visage afin que je sache à qui je parle et que je trouve refuge en Votre Amour. Amen.


(Romano Guardini)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

Onzième jeudi

Le Jubilé Romain


L'institution du Jubilé existe depuis l'an 1300. C'était l'occasion autrefois tous les demis siècles, ensuite tous les 25 ans, d'un pèlerinage de pénitence à Rome. Celui-ci se terminait par la grande joie d'une indulgence plénière, la plus solennelle et la plus large de toutes. Le Jubilé de 1540 fut particulièrement important. L'Église n'avait retrouvé son unité et sa paix intérieure que depuis 3 ans seulement, après les désordres causés par le Concile de Bâle, puis par le Duc Amédée VIII, qui avait accepté de devenir l'antipape Félix V. Rome apparaissait comme le centre de l'unité retrouvée. On y venait de partout. Ces pèlerinages d'autrefois demandaient beaucoup de générosité et de courage. Il fallait voyager à pied, chercher les gués des rivières, subir les intempéries, coucher à la belle étoile. Et pourtant, la foule des « romieux et des romées » (on appelait ainsi les pèlerins, hommes et femmes, telle la mère de Jeanne d'Arc) était très dense. Les couvents ouvraient même leurs portes pour laisser partir leur religieux et religieuses qui voulaient gagner leur Jubilé. Rita éprouva, elle aussi, le désir d'aller à Rome; mais avec sa plaie suppurante et malodorante, il ne pouvait en être question. La Mère Abbesse de Cascia ne prenait guère de risque en lui disant qu'elle pourrait partir dès qu'elle serait guérie. Elle ignorait que cette religieuse de son couvent deviendrait un jour la « Sainte des impossibles ». Rita se mit à prier et la plaie sécha. Elle put partir et fut même nommée chef du groupe de ses compagnes, qui se mirent en route à travers les Apennins, par Riéti et la Via Flaminia. Le chemin était pittoresque, mais long et difficile. Les Sœurs se demandaient, à mesure qu'elles avançaient, si elles auraient assez d'argent pour les imprévus du voyage. Cette préoccupation parut à notre Sainte contraire à l'esprit évangélique. Et comme c'était elle qui portait la bourse, ne voilà-t-il pas qu'elle la jette avec insouciance dans le torrent que la petite troupe traversait: « Pensez mes Sœurs, à ce que l'on dirait en nous voyant munies d'argent! Si au contraire, on nous voit rester fidèles à la Pauvreté, dédaignant les richesses du monde, tout le monde saura que nous sommes de vraies religieuses dans l'esprit du Christ ». Ce geste peut, en ces circonstances, nous paraître bien imprudent. Mais c'est la réaction d'une religieuse tout à fait libre de cet argent pour lesquels d'autres se rendent esclaves. Les voilà arrivées à Rome. La Basilique Saint Pierre, telle que nous la connaissons, n'existait pas encore. Les pèlerins vont vénérer les restes des Apôtres dans la vieille église de Constantin. Elles vont au Colisée, où tant de martyrs furent la proie des bêtes. A Sainte Croix de Jérusalem, elles prient devant les reliques de la Passion. Quelle émotion pour elle qui reçut le stigmate de l'Epine d' voir pieusement conservées, deux des épines de la couronne de douleur! Elles voient surtout le Pape, le « doux Christ sur la terre », comme avait dit peu avant Sainte Catherine de Sienne. C'est en lui que s'incarne le mystère de l'Église, toujours une et toujours Sainte, malgré la faiblesse des hommes qui la composent. Ce pèlerinage Romain fut certainement un des sommets de la vie de Rita. Mais qui aurait pu penser, en côtoyant cette humble religieuse de Cascia, qu'elle serait une des plus actives ouvrières de ce renouveau de l'Église Romaine? Surtout, qui aurait pu penser que cette femme, vieillie avant l'âge, serait 450 ans plus tard canonisée solennellement dans la Basilique Saint Pierre de Rome?


Méditation

Le pèlerinage


Au cours de son histoire, l'institution du Jubilé s'est enrichie de signes qui attestent la foi et qui aident la piété du peuple chrétien. Parmi eux, il faut rappeler avant tout le pèlerinage. Celui-ci ramène à la condition de l'homme qui aime décrire sa propre existence comme un cheminement. De sa naissance à sa mort, chacun est dans la condition, toute particulière, d'homo viator. La Sainte Écriture, pour sa part, atteste à maintes reprises la valeur du fait de se mettre en route pour arriver aux lieux saints; c'était une tradition que l'Israélite se rende en pèlerinage à la ville où était conservée l'arche de l'alliance, ou qu'il visite le sanctuaire de Béthel (cf. Jg 20, 18), ou celui de Silo, où Anne, mère de Samuel, vit sa prière exaucée (cf. 1 S 1, 3). En se soumettant volontairement à la Loi, Jésus, lui aussi, avec Marie et Joseph, se fit pèlerin vers la ville sainte de Jérusalem (cf. Lc 2, 41). L'histoire de l'Église est le journal vivant d'un pèlerinage jamais terminé. En route vers la ville des saints Pierre et Paul, vers la Terre sainte ou vers les anciens ou nouveaux sanctuaires consacrés à la Vierge Marie et aux Saints: tel est le but d'innombrables fidèles qui alimentent ainsi leur piété. Le pèlerinage a toujours été un moment significatif dans la vie des croyants, tout en revêtant selon les époques des expressions culturelles différentes. Il évoque le cheminement personnel du croyant sur les pas du Rédempteur: c'est un exercice d'ascèse salutaire, de repentance pour les faiblesses humaines, de vigilance constante sur sa propre fragilité, de préparation intérieure à la réforme du cœur. Par la veille, par le jeûne, par la prière, le pèlerin avance sur la voie de la perfection chrétienne, s'efforçant d'atteindre, avec le soutien de la grâce de Dieu, « l'état d'Homme parfait, la plénitude de la stature du Christ » (Ep 4, 13).


(Jean Paul II, Bulle d'Indiction au Grand Jubilé de l'An 2000 « Incarnationis Mysterium », §7)


Prière

Prière du pèlerin


Seigneur mon Dieu je ne sais pas où je vais, je ne vois pas la route devant moi, je ne peux pas prévoir cette certitude où elle aboutira. Je ne me connais pas vraiment moi-même et, si je croix sincèrement suivre Votre Volonté, cela ne veut pas dire en fait que je n'y conforme. Je crois cependant que mon désir de Vous plaire, vous plaît. J'espère avoir ce désir au cœur en tout ce que je fais, et ne jamais rien faire à l'avenir sans ce désir. En agissant ainsi je sais que Vous me conduirez sur la bonne route, même si je ne la connais pas moi-même. Je Vous ferai donc toujours confiance, même quand j'aurai l'impression que je me suis perdu et que je marche à l'ombre de la mort. Je n'aura aucune crainte car Vous serez toujours avec moi et que Vous ne me laisserez jamais seul dans le péril. Amen.


(Thomas Merton)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Dixième jeudi

Le stigmate de l'épine


Le Moyen Age a eu, à un point difficile à imaginer de nos jours, le culte de la Passion de Jésus. Dès le 13e siècle, cette dévotion était si vive chez un Saint comme François d'Assise, qu'il mérita d'en recevoir les stigmates sur son propre corps. Cela se passait à La Verna, non loin de Cascia. Au siècle suivant la même chose advint à une Dominicaine, la grande Catherine de Sienne; elle obtint de sentir la douleur des stigmates sans marques visibles pour autrui. Quand à Rita, elle fut aussi favorisée d'un phénomène mystique, environ 15 ans avant sa mort. Le Vendredi Saint de l'an 1442, elle s'était rendue comme de coutume avec ses Sœurs à la paroisse, pour l'office de la Passion de Notre Seigneur. La prédication vibrante du religieux chargé des exercices du Carême, frappa si vivment Soeur Rita qu'elle en revint toute bouleversée. Revenue en hâte au couvent, elle courut se prosterner devant le Christ faisant partie d'une fresque du 14e siècle, située dans le vieil oratoire attenant à la chapelle. Cette image existe toujours; elle représente le Crucifix. Le biographe Cavalluci raconte ainsi la scène: « Alors elle se mit à demander avec la plus extrême ardeur que le Christ lui fasse sentir au moins une de ces épines... dont son front avait été percé... Elle l'obtint. Elle sentit non seulement la blessure désirée, mais son front fut désormais affecté d'une plaie incurable qui devait lui rester jusqu'à la mort. C'était là un véritable stigmate et non pas seulement une cicatrice, mais une plaie ouverte et profonde qui la faisait atrocement souffrir. La blessure résista à tous les soins; elle ne se ferma jamais durant les 15 années que Rita vécut, excepté durant son pèlerinage à Rome ». Les pèlerins de Cascia sont émus en visitant la chapelle du Christ miraculeux, appelée aussi « Ermitage de l'Epine », ainsi que la cellule de Rita. Ce sont des lieux historiques où l'on sent passer la Foi. Rita avait créé dans cet ermitage ce qu'elle appelait ses « stations » de la Passion de Notre Seigneur. Un coin de la cellule représentait pour elle le Calvaire, un autre le Sépulcre, et ainsi de suite. Sur ce parcours spirituel elle était en prière continuelle, au point d'en ressentir souvent physiquement une souffrance qui allait jusqu'à des évanouissements.


Méditation

Jésus en Croix


Jésus est condamné à subir la mort en croix, supplice des esclaves et des criminels de droit commun. Supplice infamant, en même temps qu'atroce. Sur la croix, il prononce quelques paroles, rapportées par l'un ou l'autre des récits évangéliques, mais dont il faut tenir ensemble le sens. Ainsi les paroles de détresse, en particulier le « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? » (Mt 27,46; Mc 15,34). Ce grand cri, que la tradition juive applique au Juste souffrant, est l'expression de l'abîme où peut descendre l'homme qui se sent abandonné de Dieu, mais il est aussi une prière confiante, dans la mesure où Jésus reprend ici la première phrase du psaume 21, dont la seconde partie est une proclamation d'espérance au fond même du malheur, un abandon filial. La parole de Jésus en croix a été, à travers toute la Tradition de l'Église, la consolation de ceux qui souffrent de toutes les formes humaines de détresse et d'injustice, aux limites d'une espérance possible. Il n'y a pas de détresse, ni d'abandon humain que Jésus ne soit venu rejoindre sur la croix. En lui, Dieu est vraiment avec nous, partageant chacune des souffrances humaines. En lui, l'incessant cri de détresse de l'humanité monte vers Dieu. Cependant, la souffrance de Jésus est un abîme dont aucun être humain n'a sondé toute la profondeur: il est « l'Agneau de Dieu qui porte le péché du monde » (Jn 1,29). Le dernier souffle de Jésus s'accompagne à nouveau d'un grand cri, manifestant qu'il donne librement sa vie, qu'on ne la lui arrache pas (cf. Jn 10,18) et le centurion romain, qui sait comment meurent d'épuisement et d'étouffement les crucifiés, comprend et peut s'écrier: « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu! » (Mc 15,39).


(Catéchisme pour adultes des Évêques de France, § 197)


Prière

Reconnaître la Croix


Seigneur, je Vous demande ce qui le plus difficile: la grâce de reconnaître la Croix de Votre Fils dans toutes les peines de ma vie et de le suivre le long de son chemin de Croix aussi longtemps qu'il Vous plaira. Ne me laissez pas devenir amer dans la souffrance, mais que je mûrisse au contraire, avec patience, générosité, bonté et l'ardent désir d'être un jour là où la peine n'existe plus: alors vous essuierez toute larmes des yeux de ceux qui Vous auront aimé, et qui, dans leur douleur, auront cru à Votre Amour et, dans leur nuit, à Votre Lumière. Amen.


(Père Rahner)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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Les 15 jeudis de Sainte Rita 9/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Neuvième jeudi

Le miracle de la vigne


Rita est donc entrée grâce à Dieu au Monastère de Sainte Marie Madeleine de Cascia. Elle a quarante ans et déjà, derrière elle, tout un passé d'épouse et de mère. Il lui faut cependant faire son noviciat. C'est surtout un temps d'épreuve, surtout pour les âmes ayant un peu de personnalité. Les Supérieures – surtout autrefois – avaient tendance à vouloir éprouver, surtout pour les former aux vertus d'humilité et d'obéissance. C'est ce qui se produisit pour Rita, et qui donna lieu à ce que l'on appelle le miracle de la vigne. Il s'inspire d'une vieille histoire que nous trouvons dans un ancien livre de Saint Jean Cassien, fondateur du Monastère de Saint Victor à Marseille, au début du 5e siècle, mille ans avant Sainte Rita. Un Supérieur, pour mettre à l'épreuve l'obéissance de l'un de ses moines, l'obligea à arroser chaque jour une branche morte et fichée en terre. Dans l'histoire de Cassien, la branche ne fleurit jamais, et le Supérieur finit par la jeter. La Mère Abbesse de Cascia, elle aussi ordonna à Rita d'arroser tous les jours, pendant longtemps, un pique de bois sec qu'elle lui avait fait ramasser dans la cour et planter contre le mur. Rita, obéissante, accomplit scrupuleusement cette mission, même les jours de pluie, pendant tout le temps qui lui avait été imposé. La tradition veut qu'un beau jour ce piquet se soit mis à bourgeonner, puis à fleurir miraculeusement, devenant une vigne qui donnait des raisins plus beaux et savoureux que partout ailleurs. Bientôt à Cascia, on prit l'habitude d'en offrir au Saint Père, aux Cardinaux et aux bienfaiteurs de l'Ordre. De nos jours encore, on bénit ce raison produit par la « vigne du miracle », et on le distribue aux bienfaiteurs du Couvent. Même si le fait n'est pas historique, la tradition est belle et plein d'enseignements. Ce que nous devons en retenir, c'est son caractère symbolique: l'obéissance absolue par amour de Dieu, quelles que soient les circonstances, ne restera jamais sans récompense, elle saura nous élever.


Méditation

obéissance


« Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus: lui qui était dans la condition de Dieu,il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir,et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur »,pour la gloire de Dieu le Père ». (Philippiens 2: 5-11)


C'est ainsi que l'hymne liturgique de l'épître aux Philippiens décrit, en une longue séquence, l'abaissement de celui qui était « de condition divine » et qui prit « la condition de serviteur ». S'étant « dépouillé lui-même » jusqu'à l'obéissance de la mort en croix, le Christ Jésus a été « élevé » par Dieu « au-dessus de tout » (cf Ph 2,6-11). Son itinéraire prend place entre une origine et une fin qui sont en Dieu. L'hymne de l'épître aux Colossiens, elle, chante le Fils, qui est « l'image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature, car c'est en lui que tout a été créé (...) et tout subsiste en lui car Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total. Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col 1,15-20; cf. aussi He 1,2-3). La longue prière de bénédiction qui ouvre l'épître aux Éphésiens (1,3-14) élargit encore le rôle du Christ en nous faisant pénétrer dans le mystérieux domaine de ce qui précède toute la Création. Le dessein de Dieu est de tout réunir « sous un seul chef, le Christ » (Ep 1,10). Il s'agit d'une élection de tous les hommes dans la grâce de Dieu, accomplie dans le Christ "avant la création du monde" (Ep 1,4). Ainsi, dès avant la création du monde, Dieu est le Père de Jésus Christ, puisque celui-ci est le Verbe éternel descendu jusqu'à nous. Paul anticipe dans l'éternité de Dieu l'appellation de Jésus comme Christ et Seigneur.


(Catéchisme pour adultes des Évêques de France, § 148)


Le sacrifice de Jésus


Jésus parle de sa mort comme d'un sacrifice, et en fait une Alliance nouvelle par rapport à la première Alliance. Sa mort sera un sacrifice d'obéissance et d'amour. Ce sacrifice, c'est l'accueil total par Jésus de l'amour du Père: au cœur même de ce qui peut, le plus, éloigner l'homme de Dieu (la souffrance et l'approche de la mort), Jésus sait que le Père l'aime et il reçoit cet amour comme l'appui d'une confiance que rien n'ébranlera. Ce sacrifice, c'est le don total de lui-même au Père, pour ses frères, dans l'accomplissement jusqu'au bout du double commandement qui résume la Loi et les Prophètes: aimer Dieu et son prochain. Toute la vie de Jésus a été une existence pour le Père et pour ses frères. De même, sa mort est une mort « pour la multitude » (Mc 14,24) selon ce qui avait été annoncé (cf. Is 53,11-12), c'est-à-dire pour tous, « pour nous ». Ce « pour nous » est inscrit dans toute l'attitude de Jésus: il deviendra la base de la réflexion de l'Écriture et de l'Église sur la Rédemption.


(Catéchisme pour adultes des Évêques de France, § 192)


Prière

Exister pour le Père et pour nos frères


Donnez-nous de participer à Votre Amour. Mettez en nous un amour qui sache être patience et passion, qui sache être à l'écoute de toute détresse et de toute tendresse, qui sache rejoindre surtout les petits et les pauvres, pour découvrir leurs richesses, entendre leurs appels et servir leur cause. Sur les terres égorgées de richesses et de plaisirs où nous risquons de nous enliser, ne nous laissez pas pas sombrer dans l'inconscience. Maintenez en nous, vivantes et brûlantes, la faim et la soif de la justice. Amen.


(Monseigneur Roziers)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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