07 août 2013

La vision de la Sainte Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

Hildegard+Trinity

La vision de la Sainte Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

(Scivias, IIe livre, 2e vision)

 

« Ensuite je vis une splendide lumière et, dans elle, une forme humaine, couleur de saphir, qui brûlait d'un feu brillant et suave ; et cette splendide lumière pénétra tout ce feu brillant, et ce feu brillant s'infusa dans cette splendide lumière ; et cette splendide lumière et ce feu brillant pénétrèrent toute cette forme humaine, ne faisant qu'une seule lumière, par une même vertu et une même Puissance. Et, de nouveau, j'entendis cette lumière vivante qui me disait : « C'est le sens des mystères de Dieu, afin que l'on distingue et que l'on comprenne discrètement quelle est cette plénitude qui n'a pas d'origine, et à laquelle il ne manque rien ; qui, par sa vertu toute puissante, fixe les bornes de toutes les puissances. Car, si le Seigneur était exempt de sa propre vertu, quelle serait alors son œuvre ? Elle serait certainement vaine, car c'est dans l'œuvre parfaite que l'on voit quel est l'artisan.

C'est pourquoi tu vois une splendide lumière qui n'a pas d'origine, et à laquelle il ne peut rien manquer : Elle désigne le Père et, dans elle, une forme humaine, couleur de saphir, sans aucune tache d'imperfection, d'envie et d'iniquité, désigne le Fils, engendré par le Père, avant le temps, selon la divinité ; mais ensuite, incarné dans le temps, selon l'humanité, et venu dans le monde.

Elle brûle entièrement d'un feu brillant et suave, qui sans aucune atteinte de nulle aride et ténébreuse mortalité, démontre le Saint-Esprit, dont le même Fils unique de Dieu, conçu selon la chair et né d'une vierge dans le temps, répandit dans le monde la lumière de la vraie clarté.

Mais, que cette splendide lumière pénètre tout ce feu brillant, et que ce feu brillant s'infuse dans toute cette splendide lumière, et que cette splendide lumière et ce feu brillant remplissent toute cette forme humaine, ne faisant qu'une seule lumière dans une même vertu et une même puissance : cela signifie que le Père qui est l'équité souveraine, mais qui n'est pas sans le Fils et le Saint Esprit ; et le Saint Esprit qui embrase le cœur des fidèles, mais non sans le Père et le Fils ; et le Fils qui est la plénitude de la vertu, mais non sans le Père et le Saint Esprit : sont inséparables dans la majesté de la divinité, parce que le Père n'est pas sans le Fils, ni le Fils sans le Père, ni le Père et le Fils sans le Saint Esprit, ni le Saint Esprit sans eux ; et ces trois personnes ne forment qu'un seul Dieu, dans l'intégrité de la divinité et de la majesté ; l'unité de la divinité restant inséparable dans ces trois personnes, parce que la divinité ne peut être divisée, mais demeure toujours inviolable, sans aucun changement ; et le Père se manifeste par le Fils ; le Fils par l'origine des créatures ; et le Saint-Esprit par le même Fils incarné. Comment ? C'est le Père qui, avant les siècles, a engendré le Fils ; le Fils par lequel toutes choses ont été faites par le Père, à l'origine des créatures ; et le Saint Esprit qui apparut sous la forme d'une colombe, au baptême du Fils de Dieu, quand le temps fut venu. C'est pourquoi ; que jamais l'homme n'oublie de m'invoquer, moi le seul Dieu dans ces trois personnes, parce que je les ai montrées à l'homme, afin que l'homme brûle d'autant plus d'amour pour moi, que j'ai envoyé, par amour pour lui, mon propre Fils dans le monde ; comme Jean mon bien-aimé en rend témoignage lorsqu'il dit : « C'est en cela qu'apparut la charité de Dieu envers nous, que Dieu envoya dans le monde son Fils unique, afin que nous vivions par lui. En cela est la charité, non que nous ayons aimé Dieu ; mais parce que lui le premier nous a aimés, et a envoyé son Fils propitiateur pour nos péchés » (1).

Que signifie cela ? Parce que Dieu nous a aimés, un autre salut en est résulté que celui que nous eûmes dans une première naissance, lorsque nous devînmes les héritiers de l'innocence et de la sainteté, parce que le Père d'en-haut montra sa charité dans nos périls, lorsque nous étions dans la peine : envoyant, par la vertu d'en-haut, son Verbe seul parmi les enfants des hommes, dans une parfaite sainteté, au milieu des ténèbres des siècles, ou le même Verbe, ayant accompli tout bien, ramena à la vie par sa mansuétude, ceux qui en étaient rejetés à cause de l'impureté de la prévarication, et ne pouvaient revenir à l'état de sainteté qu'ils avaient perdu.

Pourquoi cela ? Car la paternelle dilection de l'amour de Dieu vint par la source même de vie, qui nous forma pour la vie, et qui dans nos périls fut notre protectrice, celle qui est la très profonde et très suave charité, qui nous exerce à la pénitence. Comment ? Dieu se souvint miséricordieusement de son grand ouvrage et de sa perle précieuse, c'est de l'homme que je parle, qu'il avait formé du limon de la terre, et auquel il avait inspiré le souffle de vie. Comment ? Lui-même organisa la vie pour la pénitence, dont l'efficacité ne périra jamais - parce que le rusé serpent trompa l'homme par son invasion orgueilleuse ; mais Dieu le rejeta par la pénitence, qui manifesta l'humilité, que le démon ignora et ne pratiqua pas ; parce qu'il ne sut jamais monter vers la voie de justice. Aussi cette rédemption de charité n'est pas venue de nous, parce que nous n'avons pas su, et nous n'avons pas pu aimer Dieu dans (pour) (l'œuvre) du salut ; mais le Créateur lui-même et le Seigneur de toutes choses a tellement aimé le monde, que pour le sauver il a envoyé son Fils, le prince et le Sauveur des fidèles, lequel a lavé et pansé nos plaies ; et c'est de lui que dégoutte le baume médicinal qui procure tous les bienfaits de la rédemption. C'est pourquoi, toi, ô homme, comprends que nulle instabilité de changement ne peut atteindre Dieu.

Car le Père est le Père, le Fils est le Fils, le Saint Esprit est le Saint Esprit, trois personnes dans l'unité de la divinité, indivisiblement dans toute leur puissance. Comment ? Trois vertus sont dans la pierre, trois dans la flamme et trois dans le verbe. Comment ? Dans la pierre est une vertu d'humidité, une vertu de palpabilité et une force ignée ; elle a la vertu d'humidité pour qu'elle ne se dissolve pas et ne se diminue pas ; elle est palpable au toucher, pour qu'elle serve à la défense et à l'habitation ; elle a une force ignée, pour qu'elle s'échauffe et se consolide par sa dureté : Sa force humide indique le Père, qui n'est jamais aride et n'a pas de borne à sa vertu, la vertu de palpabilité désigne le Fils, qui né d'une vierge peut être touché et saisi ; et la vertu du feu brillant démontre le Saint-Esprit, qui embrase et illumine le cœur des hommes. Comment cela ? De même que l'homme qui attire fréquemment par son corps la vertu humide de la pierre, devient débile et infirme : ainsi l'homme qui par l'instabilité de ses pensées, veut regarder témérairement le Père, périt dans la foi ; et de même que, par la palpabilité saisissable de la pierre, les hommes construisent leur habitation, afin de se défendre contre l'ennemi : ainsi le Fils de Dieu qui est la vraie pierre angulaire, devient la demeure du peuple fidèle, pour le protéger contre les malins esprits. Mais aussi, comme le feu brillant éclaire les ténèbres et brûle ce sur quoi il se repose : ainsi le Saint Esprit écarte l'infidélité, enlevant toute rouille d'iniquité. Et de même que ces trois forces sont dans une même pierre, ainsi la vraie trinité est dans une même divinité.

Aussi, comme la flamme dans un même foyer a trois vertus, ainsi un Dieu en trois personnes. Comment ? La flamme, en effet, consiste dans la splendeur de la clarté, et dans sa force inhérente, et dans son ardeur ignée mais elle a la clarté splendide, pour briller et sa vigueur inhérente pour montrer sa force ; et son ardeur ignée afin de brûler. Aussi, dans la splendeur de clarté, considère le Père, qui par bonté paternelle, répandit sa clarté sur ses fidèles ; et dans la vigueur inhérente, par laquelle cette flamme montre sa vertu de flamme splendide, reconnais le Fils, qui prit son corps dans le sein d'une vierge, et dans lequel la divinité manifesta ses merveilles ; et dans l'ardeur ignée, considère le Saint Esprit, qui consume d'une manière suave l'esprit des croyants. Mais ou ne se trouve ni la splendide clarté, ni la force inhérente, ni l'ardeur ignée, il n'y a pas la flamme ; ainsi, ou le Père ni le Fils, ni le Saint Esprit n'est honoré, la divinité n'est pas adorée dignement. Donc, de même que, dans une même flamme, on distingue ces trois vertus, ainsi, dans l'unité de la divinité, on comprend trois personnes. De même aussi que trois vertus sont indiquées dans le Verbe, ainsi la Trinité doit être considérée dans l'unité de la divinité. Comment ? Dans le Verbe est le son (la parole), la vertu et le souffle. Mais le son est pour qu'on l'entende, la vertu pour qu'on la comprenne, le souffle pour qu'il s'accomplisse. Le son indique le Père, qui fait toutes choses par sa puissance incompréhensible. La vertu désigne le Fils, qui est engendré merveilleusement du Père. Le souffle dénote le Saint Esprit, qui souffle ou il veut, et consume toutes choses. Mais ou le son n'est pas entendu, la vertu ne saurait agir et le souffle s'élever ; et là, le Verbe n'est pas compris. Ainsi le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont pas séparés l'un de l'autre ; mais ils accomplissent leur œuvre dans un parfait accord.

C'est pourquoi comme ces trois choses sont dans un seul verbe, ainsi également la suprême Trinité est dans la suprême unité. Et, de même que dans la pierre, la vertu humide n'est, ni n'agit, sans la palpabilité saisissable et sans la vertu ignée ; ni la vertu palpable sans la vertu humide et la vigueur ignée du feu brillant ; ni la force du feu brillant sans la force humide et la force palpable ; et de même que, dans la flamme, la splendide clarté n'est, ni n'agit, sans la vigueur inhérente et l'ardeur ignée, ni l'ardeur ignée sans la splendide clarté et la vigueur inhérente ; et, de même que dans le Verbe le son n'est, ni n'agit sans la vertu et le souffle, ni la vertu sans le son et le souffle, ni le souffle sans le son et la vertu, mais ils sont indivisiblement unis dans leur œuvre : ainsi également, les trois personnes de la suprême Trinité résident sans être divisées, inséparablement, dans la majesté de la divinité.

Ainsi, ô homme, comprends un Dieu en trois personnes. Mais toi, dans l'aveuglement de ton esprit, tu penses que Dieu est si impuissant, qu'il lui est impossible de subsister vraiment en trois personnes, mais qu'il peut subsister seulement en une ; lorsque tu ne peux voir la voix exister sans ses trois vertus. Pourquoi cela ? Certes, Dieu est en trois personnes, vrai et unique Dieu, le premier et le dernier.

Mais le Père n'est pas sans le Fils, ni le Fils sans le Père, ni le Père ni le Fils sans le Saint Esprit, ni le Saint Esprit sans eux, parce que ces trois personnes sont inséparables dans l'unité de la divinité : Comme le verbe résonne de la bouche de l'homme, mais non la bouche sans la parole, ni la parole sans la vie. Et ou demeure le Verbe ? Dans l'homme. D'où sort-il ? De l'homme. Comment ? Pendant la vie de l'homme.

Ainsi est le Fils dans le Père, que le Père a envoyé sur la terre, pour le salut des hommes qui sont plongés dans les ténèbres ; et ce fils a été conçu dans une Vierge, par le Saint Esprit. Ce Fils, de même qu'il est fils unique dans la divinité, ainsi il est fils unique dans la virginité ; et de même qu'il est fils unique du Père, ainsi il est fils unique de la mère ; parce que comme le Père l'a engendré, seul avant les temps, ainsi la vierge mère l'a engendré, seul, dans le temps, parce qu'elle est restée vierge après l'enfantement. C'est pourquoi, ô homme, comprends, dans ces trois personnes, ton Dieu qui t'a créé dans la force de sa divinité, et qui t'a racheté de la perdition. N'oublie donc pas ton Créateur, comme t'y exhorte Salomon lorsqu'il dit : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que vienne le temps de ton affliction et qu'approchent de toi les années desquelles tu dises : 'Elles ne me plaisent pas' » (2).

Que signifie cela ? Rappelle à ton esprit celui qui t'a créé, lorsque dans les jours de ta téméraire audace, tu penses qu'il t'est possible de t'élever, selon ton  désir, vers les sommets, en te précipitant dans les abîmes ; et lorsque, affermi dans la prospérité, tu tombes dans les pires adversités. Car, la vie qui est en toi évolue toujours vers la perfection, jusqu'au temps ou elle apparaîtra parfaite. Comment ? L'Enfant, dès sa naissance, s'achemine vers l'état parfait, et ensuite il reste dans cet état, délaissant la pétulance des mœurs de la folle adolescence, et n'ayant de souci que pour les affaires sérieuses, pour mener à bonne fin son œuvre ; ce qu'il n'a jamais fait lorsqu'il était dans la fougue de la jeunesse inconstante.

Ainsi doit faire l'homme fidèle : Qu'il délaisse l'enfance des mœurs et qu'il gravisse le sommet des vertus en persévérant dans leur force ; méprisant l'orgueil de sa cupidité, qui est féconde dans les égarements des vices; et que, dans la retraite, il médite sur ce qui est digne de sa sollicitude, après avoir traversé l'enfance des mœurs puériles. C'est pourquoi, ô homme, attache toi à ton Dieu, dans la force de ta virilité, avant que vienne l'homme qui devra être ton juge, lorsque toutes choses seront manifestées, et qu'il ne restera rien de caché ; avant que viennent les temps qui ne verront jamais de fin ; de peur que, murmurant de ces choses dans ton sentiment humain, tu ne dises : « Elles ne me plaisent pas, et je ne comprends pas si elles sont pour mon avantage ou mon détriment », parce que l'esprit humain est en cela toujours dans le doute ; car, même lorsqu'il fait le bien, il est dans l'anxiété de savoir s'il plaît à Dieu ou non. Et tandis qu'il fait le mal, il tremble pour son salut. Mais que celui qui regarde avec des yeux vigilants, et qui entend avec des oreilles attentives, embrasse du fond du cœur ces paroles mystiques, qui émanent de Moi qui suis la Vie.

 

Notes : (1) In hoc apparuit charitar Dei in nobis, quoniam Filium Suum Unigenitum misit Deus in mundum, ut, vivamus per eurn. In hoc est charitas non quasi nos dilexerimus De-am, sed quoniam ipse prior dilexit nos et misit Filium suum propitiationem pro peccatis nos tris. (jean IV). (2). Memento Creatoris tui in diebus juventutis tuœ, antequam veniat tempus afflictionis tuœ, et appropinquent anni de quibus dicas : Non mihi placent. (Eccles. XII).

4644234-16x9-700x394

Prière

 

Louange à la Trinité, son, vie et créatrice de toutes choses !

Et louange à la troupe des Anges,

merveilleux éclat des mystères éclat des mystères inconnus des hommes, et vie de toutes choses !

 

(Sainte Hildegarde, Antienne « Laus Trinitati »)

HildegardeTrinity

 


18 avril 2013

O Ineffable et Sainte Trinité

O Ineffable et Sainte Trinité

Un chant interprété par les Moines de l'Abbaye de Keur Moussa

(Sénégal)

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

A Toi la louange ô Dieu, qui nous a créés par Ton image et ressemblance,

A Toi la louange ô Dieu, qui nous a créés pour T'aimer librement.

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

A Toi la louange ô Père, qui nous as donné la vie,

A Toi la louange, ô Fils, toi qui nous as rachetés,

A Toi la louange ô Saint Esprit, toi qui nous as comblé de tes dons.

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

Louange à Toi Seigneur, qui nous as rassemblés dans l'unité,

Louange à Toi Seigneur, qui nous as conviés à la demeure de l'éternité,

Louange à Toi Seigneur, qui nous as créés pour Te louer sans cesse.

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

Que toutes créatures Te célèbrent, Père, Fils et Saint Esprit

Que l'univers entier chante Ta gloire à jamais

 

O ineffable et Sainte Trinité, que l'univers entier redise :

Nous Te louons, nous T'adorons, et nous Te bénissons.

 

24 octobre 2008

Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux

Num_riser0014__4_

Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux

Offrande de moi-même comme victime d'Holocauste à l'Amour Miséricordieux du Bon Dieu.


Ô mon Dieu! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté, arriver au degré de gloire que vous m'avez préparé dans votre royaume, en un mot je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande ô mon Dieu ! d'être vous-même ma Sainteté. Puisque vous m'avez aimée, jusqu'à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d'Amour.


Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d'Amour et ceux des Saints Anges; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité! L'Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c'est à elle que j'abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. Son Divin Fils, mon époux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle nous a dit: "Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom il vous le donnera! "Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs; je le sais ô mon Dieu! plus vous voulez donner, plus vous faites désirer. Je sens en mon cœur des désirs immenses et c'est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah! je ne puis recevoir la sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n'êtes-vous pas Tout-puissant?... Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie... Je voudrais vous consoler de l'ingratitude des méchants et je vous supplie de m'ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse, je tombe quelquefois, qu'aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même... Je vous remercie ô mon Dieu! de toutes les grâces que vous m'avez accordées, en particulier de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C'est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j'espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion...


Après l'exil de la terre, j'espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement. Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice, et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d'autre Trône et d'autre Couronne que Vous, ô mon Bien Aimé!... À vos yeux le temps n'est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous... Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme victime d'holocauste à votre Amour Miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'ainsi je devienne Martyre de votre Amour, ô mon Dieu!... Que ce Martyre après m'avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s'élance sans retard dans l'éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour... Je veux, ô mon Bien Aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois jusqu'à ce que les ombres s'étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel!...


Marie, Françoise, Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face rel. carm. ind.
Fête de la Sainte Trinité. Le 9 Juin de l'an de grâce 1895

Téléchargez le texte de l'Acte d'Offrande à l'Amour Miséricordieux (pdf) en cliquant ici

Neuvaine de protection et de libération

San_2BDamiano_2BCross

Par ce signe, tu vaincras!

Neuvaine de protection et de libération

Pour neutraliser définitivement les cérémonies occultes et les rituels maléfiques pratiqués contre vous.

Avec cette Neuvaine les chrétiens sincères et persécutés par les mauvais sorts, que leurs ennemis leur jettent avec acharnement, seront protégés définitivement contre d’autres mauvais sorts, ainsi que leur familles et tous les autres chrétiens sincères qu'ils incluront dans leur prière. Plus personne ne pourra leur nuire. Il est recommandé de commencer cette neuvaine soit le jour d’une fête de l’Eglise qui proclame la victoire du Christ sur les forces du Mal et de la mort (mercredi des Cendres, dimanche de Pâques, Noël, Fête Dieu, Ascension, Christ Roi...), soit le jour d’une fête de l’Eglise qui célèbre la Vierge Marie (Annonciation, Visitation, Assomption, Présentation, Immaculée Conception, Notre Dame de Lourdes...), soit le jour de la fête d’un grand saint docteur de l’Eglise ou ayant eu un combat particulier contre les forces du mal (Saint Joseph, Thérèse de Lisieux, Saint Jean-Marie Vianney Curé, d’Ars, Saint-Benoît, Saint Pio, etc. Votre Neuvaine sera placée sous la protection du jour où vous l’aurez commencée. Il est conseillé de faire cette Neuvaine après avoir reçu une prière de délivrance ou un exorcisme, afin que le démon ne revienne jamais dans votre vie par l’ésotérisme pratiqué contre vous. Sauf grâces spéciales, cette Neuvaine ne remplace pas une prière de délivrance ou un exorcisme, mais elle empêche de nouvelles persécutions à venir. Selon les cas, elle peut cependant apporter des délivrances, notamment en l’absence d’un prêtre exorciste disponible pour vous ou dans votre région.

Cette Neuvaine peut se prier seul(e) et pour soi-même. Elle ne nécessite pas la présence d’autres personnes. Elle peut aussi se prier à plusieurs, les uns pour les autres, dans la puissance de l’Amour Vainqueur, même si on n’est pas ensemble sur le même lieu, ni ensemble au téléphone. «Ayez confiance, persévérez, vous verrez la puissance du Cœur de Jésus ». «Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu » Au cours de cette Neuvaine Exceptionnelle, ne vous découragez pas si vous avez l’impression d’être en butte à de nouvelles attaques que vous n’attendez pas. Ce ne sont pas des attaques, mais des grâces de vérité qui vont arriver dans votre vie. Pendant la Neuvaine Exceptionnelle vos ennemis, si vous en avez, vont se révéler à vous ; ils vont vous téléphoner, essayer de vous tenter, d’obtenir des informations sur vous, vouloir vous faire des attaques différentes, vous offrir des objets infestés, etc. S’ils font cela, c’est parce que leurs méthodes précédentes ne fonctionnent plus. Ils ne savent plus quoi faire, ils sont désespérés et poussés à bout (chacun son tour).

Faire cette Neuvaine permet de débusquer tous vos ennemis, qui vont se démasquer eux-mêmes. Il ne faut surtout pas arrêter la Neuvaine en cours de route, ni rater un jour, sinon les embêtements empirent car vos ennemis, empêchés de nuire par votre prière, en profiteraient pour contre-attaquer plus violemment si vous relâchez vos efforts de libération en Jésus-Christ. Pendant la Neuvaine Exceptionnelle, il est recommandé de faire la Communion réparatrice au Sacré-Cœur de Jésus du 1er vendredi du mois aux intentions de votre Neuvaine, pour que le Seigneur vous rende tout ce que l’on vous a pris ou empêché de faire. La Communion réparatrice recommandée par notre Seigneur Jésus-Christ à Sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial, consiste à offrir tout votre amour à Jésus pour consoler Son Cœur, tout en Lui demandant de réparer les conséquences de certains péchés. Ici, il s’agit à la fois de vos péchés et des péchés d’ésotérisme commis contre vous (magie noire, mauvais sorts, etc.). Il est conseillé de se confesser au cours de la Neuvaine, car le démon déteste l’humilité, et réciter le Chapelet de Réparation (à défaut de ce dernier, voir le Rosaire, Chemin de Vie de Jean Pliya) Les points à examiner particulièrement pour se confesser sont la difficulté de pardonner, la malveillance et l’acharnement de vos ennemis, le découragement, le manque d’espérance, le fait de vous être révolté(e) contre Dieu et de vous être centré(e) sur vous-même au cours de l’épreuve subie, particulièrement si vous avez beaucoup ou tout perdu (travail, argent, couple, santé, paix intérieure, etc.) à cause de la sorcellerie pratiquée contre vous.

Vous pouvez aussi communier tous les jours aux intentions de votre Neuvaine (facultative pour les personnes qui en raison de leur planning de travail ou de leurs obligations familiales ne peuvent pas aller à la Messe tous les jours). Au cours de ces Messes, pendant la Neuvaine, la communion pour la

conversion de vos ennemis est recommandée en offrant vos souffrances pour eux. Il faut aussi communier pour tout remettre au Seigneur et Lui faire confiance afin qu'Il s'en occupe.

Prière de la Neuvaine

Seigneur Jésus-Christ, en ton Nom et par ton Précieux Sang, je te confie toutes les personnes qui vont à l’avenir faire une ou des cérémonies occultes à Satan, pour nuire à moi-même Ton serviteur (dire votre nom), .et / ou à Ta servante (dire votre nom), et à mes enfants (dire leurs noms, et s’il y a d’autres personnes concernées, famille, amis, relations de travail etc., dire «ainsi qu’à» et dire leurs fonctions et leurs noms), et à tout ce qui nous concerne tous, afin de nous donner la mort, le malheur et la ruine financière, les maladies ; les divisions et toutes les calamités du monde, pour obtenir en échange les dons de Satan sur la richesse et la réussite matérielle.. Je Te demande, Ô Père, au Nom de Ton Fils Jésus-Christ, d’annuler tous leurs pouvoirs, d’annuler tous les effets de cette ou de ces cérémonies occultes et sataniques destinées à persécuter un ou des Chrétiens pour avoir le pouvoir.

Je Te demande de stopper immédiatement et pour toujours cet odieux blasphème qui consiste à me (nous) crucifier à la gloire de Satan, moi qui suis (nous qui sommes tous) Ton (Tes) enfant(s) (dire les noms) et nos familles (dire les noms), nos vies et toutes nos missions dans l’Eglise. Merci mon Père d’accorder Ta protection à Ton (Tes) enfant(s) et à tout ce qui me (nous) concerne. Que ces sorciers aient honte d’invoquer le nom de Satan pour faire le mal à leur prochain. Qu’ils soient pour toujours empêchés et liés dans leur volonté de nuire, au Nom de Jésus-Christ. Et maintenant nous mettons tout notre cœur à te suivre, à te craindre, et à rechercher ta Face. Ne nous laisse pas dans la honte, mais agis avec nous selon ta mansuétude, et selon la grandeur de ta grâce.

Délivre-nous selon tes œuvres merveilleuses, fais qu’à ton Nom, Seigneur, gloire soit rendue. Qu’ils

soient confondus, tous ceux qui font du mal à tes serviteurs, qu’ils soient couverts de honte, privés de toute leur puissance, et que leur force soit brisée. Qu’ils sachent que tu es seul Dieu et Seigneur

en gloire sur toute la terre. (Dn.3,41-45) Si cependant, Tu acceptes que Ton (Tes) enfant(s) souffrent, je T'offre mes (nos) souffrances pour la conversion de mes (nos) ennemis au Nom de Jésus Christ. Si tu veux me (nous) libérer maintenant et pour toujours, je Te remercie de le faire. Père, Tu es mon Père, je m’abandonne à Toi.

Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Je te demande aussi de me (nous) restaurer dans ma (notre) dignité d’enfants de Dieu en réparant par les mérites de Ton Sacré-Cœur tout le mal que l’on m’a (nous a) fait par sorcellerie, envoûtement, magie noire, magie blanche, vaudou ou rituel satanique. Merci Seigneur Jésus-Christ pour Ton Amour et Ta Miséricorde. Amen !

Conclure par un Notre Père, un Je vous salue Marie, et un Gloire au Père. Ajouter les Litanies de la Vierge Marie ou, à défaut, une dizaine de chapelet.

Téléchargez le texte de la Neuvaine de Protection (pdf) en cliquant ici

Posté par fmonvoisin à 12:57 - - Commentaires [38] - Permalien [#]
Tags : , , ,

17 juin 2008

La Sainte Trinité

calendar119

Supplique à la Très Sainte Trinité

Très Sainte Trinité, Père, Fils, et Saint Esprit, nous Vous louons, nous Vous adorons, nous Vous Glorifions parce que Vous êtes notre Seigneur et notre Dieu, notre Souverain Maître et notre unique salut.

Nous Vous demandons pardon pour notre manque de Foi,

Nous Vous demandons pardon pour notre manque de prières,

Nous Vous demandons pardon pour notre manque de Charité,

Nous Vous demandons pardon pour nos innombrables péchés qui sont autant d'offenses faites à Votre Amour Infini.

Très Sainte Trinité, honteux mais repentants, misérables mais débordants de confiance, nous osons encore lever les yeux vers Vous. Du fond de notre détresse, nous crions vers Vous Seigneur, reconnaissants que Vous êtes notre Créateur et que nous ne sommes que Vos créatures, nous implorons humblement Votre Miséricorde Infinie de nous accorder toutes les grâces nécessaires à notre sanctification. Amen.

 

Posté par fmonvoisin à 15:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

07 mai 2008

La Très Sainte Trinité

santissima_trinita2

La Sainte Trinité

Supplique à la Très Sainte Trinité

Très Sainte Trinité, Père, Fils, et Saint Esprit, nous Vous louons, nous Vous adorons, nous Vous Glorifions parce que Vous êtes notre Seigneur et notre Dieu, notre Souverain Maître et notre unique salut.

Nous Vous demandons pardon pour notre manque de Foi,

Nous Vous demandons pardon pour notre manque de prières,

Nous Vous demandons pardon pour notre manque de Charité,

Nous Vous demandons pardon pour nos innombrables péchés qui sont autant d'offenses faites à Votre Amour Infini.


Très Sainte Trinité, honteux mais repentants, misérables mais débordants de confiance, nous osons encore lever les yeux vers Vous. Du fond de notre détresse, nous crions vers Vous Seigneur, Reconnaissants que Vous êtes notre Créateur et que nous ne sommes que Vos créatures, nous implorons humblement Votre Miséricorde Infinie de nous accorder toutes les grâces nécessaires à notre sanctification. Amen.