27 janvier 2008

Eglise Saint Martin de Bain de Bretagne

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Eglise Saint Martin de Bain-de-Bretagne

Ile et Vilaine

l'église Saint-Martin (1854-1892), oeuvre des architectes Arthur Regnault et Léonce Couëtoux. La paroisse de Bain-de-Bretagne a pour patron saint Martin, évêque de Tours. Elle est partiellement reconstruite en 1892. L'église du XII-XIIIème siècle a été démolie le 28 novembre 1847 : elle occupait l'emplacement de la place Saint-Martin actuelle. C'était un édifice en partie roman, composé d'une nef avec arcade triomphale, d'un choeur et de quatre chapelles assez irrégulièrement disposées. Le maître-autel, élevé en 1698, était l'oeuvre d'un sculpteur de la paroisse établi à Rennes et nommé Gilles Luczot ; les chapelles portaient les noms du Saint-Sacrement, de Sainte-Madeleine, de Saint-Julien et de Saint-Jean. Cette dernière était, dans l'origine, la chapelle prohibitive des seigneurs de la Marzelière, qui la cédèrent en 1677 aux seigneurs de la Praye. La confrérie du Saint-Sacrement se réunissait dans la chapelle du même nom. Il y avait, en outre, deux autels placés au haut de la nef et dédiés à la sainte Vierge et à sainte Anne. En 1542 on y voyait aussi l'autel Saint-Pierre et Saint-Paul, et Jean Cordier, prêtre de Bain, y fonda une chapellenie. Les seigneurs de la Marzelière avaient leur enfeu dans le choeur, du côté de l'évangile, et ceux de la Robinaye (ou Robinais) au pied du maître-autel, du côté de l'épître : c'était une concession faite à un seigneur de la Robinaye par Guy de Scépeaux, seigneur de Bain au XVIème siècle. Enfin, les seigneurs de la Praye et de Pontméniac avaient aussi des enfeus prohibitifs dans cette église, dont le seigneur de Bain était seigneur supérieur et fondateur. Cette église fut polluée pendant les guerres de la Ligue et réconciliée solennellement le 7 septembre 1599 par Rolland de Neufville, évêque de Léon, à la prière du vicaire général du cardinal d'Ossat, alors évêque de Rennes. Dans le cimetière de Bain, — abandonné jadis, puis repris et bénit solennellement le 3 mai 1789, — est une croix en granit, représentant en demi-relief le Christ, la Vierge et saint Jean groupés dans un quatre-feuilles ; elle doit remonter au XIIIème siècle. L'église actuelle de Bain a été bénite le 23 juin 1852 par Mgr Saint-Marc. C'est un édifice assez vaste, précédé de deux tours et composé de trois nefs, avec transepts et choeur à pans coupés. On y remarque quelques oeuvres modernes qui ne sont point sans mérite, telles que les trois autels, une chaire en pierre blanche et des vitraux peints (Pouillé de Rennes). L'ancienne église était entourée en 1619 de trois litres aux armes de Charles de Bourbon (seigneur de Bain) et des familles de Châteaubriant et de la Marzelière. La maîtresse-vitre portait un écusson de Charles de Bourbon. Les vitres du transept renfermaient les écussons de la famille de Scepeaux, et les autres vitres portaient les armes des seigneurs de la Marzelière.


L'Eglise Saint Martin de Goven

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L'Eglise Saint Martin de Goven

Canton de Guichen, Ile et Vilaine

l'église Saint-Martin-Saint-Goulven (1849-1854), oeuvre de l'architecte Jacques Mellet. Dédiée à saint Martin de Tours et à saint Roch, l'ancienne église de Goven appartenait en partie au XIVème siècle. Le clocher en fut détruit, le 2 février 1701, par une violente tempête ; on prétend qu'il avait 75 pieds au-dessus des cloches. On voyait en cette église les autels de Saint-Yves et de Saint-Nicolas, et une fenêtre rayonnante contenant quelques fragments d'un vitrail en grisaille ; cette peinture représentait le Christ entouré des attributs des quatre évangélistes ; sur une banderolle on lisait encore le nom de Matheus. La rareté des verrières du XIVème siècle rendait celle-ci doublement précieuse (Bulletin archéologique de l'Association bretonne, II, 200). En 1695, Marie Colbert, duchesse de Mortemart, prétendait, à cause de sa châtellenie de Bréal, aux droits de supériorité et de fondation dans l'église de Goven, ayant dans ce temple, outre son enfeu seigneurial, « ceinture et lizière au dedans et dehors, chargées d'écussons aux armes de ladite seigneurie de Bréal, lesquelles sont en plusieurs autres endroits tant en bosse qu'autrement » (Archives départementales de la Loire-Inférieure). Toutefois, au siècle dernier, le seigneur de Blossac réclamait pour lui-même les prééminences de l'église de Goven et en était de fait considéré comme le vrai seigneur. Il avait, aussi bien que les seigneurs de la Tourneraye et de la Cucuère, son enfeu et son banc armorié dans cette église. La confrérie du Saint-Sacrement était érigée dans l'église de Goven au XVIIIème siècle ; plusieurs fondations s'y trouvaient alors aussi, entre autres celle de la messe de matin chaque dimanche et fête. La nouvelle église, dédiée à saint Martin et à saint Golven, évêque de Léon, fut commencée en 1849 et la première pierre en fut bénite le 4 juin ; elle fut bâtie sur l'emplacement de l'ancienne, par M. l'architecte Mellet, dans le style ogival. Le plan est une simple croix avec un choeur à pans coupés. Auprès de cette église s'élève encore une ancienne croix de cimetière, sculptée en granit ; elle porte d'un côté les armes des sires de Blossac : de vair à une fasce de gueules, et de l'autre, l'écusson suivant : écartelé au 1er d'azur à trois fleurs de lys d'argent, qui est de Québriac ; au 2ème de gueules à six macles d'or posées 2, 2, 2, qui est de Montauban ; au 3ème de vair à la fasce de gueules, qui est de Blossac, et au 4ème d'argent au lion coupé de gueules et de sinople, qui est d'Espinay. Ce blason nous apprend que la croix en question fut élevée par Renée d'Espinay, dame de Blossac, vivant en 1513, fille de Richard d'Espinay et de Béatrice de Montauban, et veuve à cette époque de Thomas de Québriac (Pouillé de Rennes). Au seigneur de Bréal appartenait le droit de supériorité et de fondation dans les églises de Bréal-sous-Montfort et de Goven.