12 octobre 2008

Litanies de Saint François de Paule

Litanies de Saint François de Paule

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Saint François de Paule

Ermite, fondateur de l'ordre des Minimes

1416-1507

Fête le 2 avril

Considéré par ses parents comme l'enfant d'un miracle accompli par le Poverello, Saint François d'Assise, il en reçut le prénom. François Martotelli est né dans le villa de Paola en Calabre d'où son nom. Tout jeune, il entre chez les Cordeliers (une branche de la famille franciscaine). Il s'y distingue bien vite par des grâces exceptionnelles, comme de se retrouver en deux endroits en même temps. Après un pèlerinage, il se retire dans une grotte à quelque distance du couvent. D'autres solitaires le rejoignent : ils deviendront en 1460, l'Ordre des Minimes, religieux voués à l'humilité superlative. François continue bonnement ses humbles excentricités : on dit qu'il traversa le détroit de Messine en marchant sur la mer. Sur injonction du Pape Sixte IV, il se rend à Plessis-lès-Tours, au chevet du roi de France Louis XI. Après le décès du monarque, le fondateur va rester un quart de siècle à la cour de France. Affectueusement surnommé "le bonhomme" par le peuple qui le vénère, ce simple frère-laïc bénit inlassablement cierges et chapelets. Pourtant il gouverne à merveille la vie spirituelle des prêtres, évêques et rois. Il mourut à Plessis-lès-Tours (Indre et Loire), le 2 avril 1507, ou son tombeau s'y trouve toujours dans la chapelle qui lui est dédiée. Saint François de Paule est invoqué dans toutes sortes d'affaires spirituelles et temporelles, mais il est plus spécialement invoqué par les couples qui désirent avoir un garçon.

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Litanies de Saint François de Paule

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, écoutez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous

Saint François de Paule, priez pour nous

Saint François de Paule, fondateur des Minimes,

Saint François de Paule, père de nombreuses Nations,

Saint François de Paule, fruit de la Grâce,

Saint François de Paule, semence de l'innocence,

Saint François de Paule, découvreur de l'amour,

Saint François de Paule, miroir de bonté,

Saint François de Paule, exemple de patience,

Saint François de Paule, miracle de pénitence, modèle d'humilité,

Saint François de Paule, modèle d'abstinence,

Saint François de Paule, fleur de virginité,

Saint François de Paule, vous qui contemplez les Puissances des Cieux,

Saint François de Paule, vous qui opérez des miracles,

Saint François de Paule, vous qui ressuscitez les morts,

Saint François de Paule, vous qui rendez la vue aux aveugles,

Saint François de Paule, vous qui redonnez de la vigueur à ceux qui languissent,

Saint François de Paule, vous qui dominez les éléments,

Saint François de Paule, terreur des démons,

Saint François de Paule, auxiliaire des rois,

Saint François de Paule, protecteur des enfants,

Saint François de Paule, consolateur des affligés,

Saint François de Paule, refuge de tous les malheureux,

Saint François de Paule, vous qui égalez les anges,

Saint François de Paule, vous qui égalez les patriarches,

Saint François de Paule, vous qui égalez les apôtres,

Saint François de Paule, vous qui égalez les vierges,

Saint François de Paule, vous qui égalez les martyrs,

Saint François de Paule, vous qui égalez tous les saints,

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, pardonne-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, exauce-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, aie pitié de nous, Seigneur.

Priez pour nous, Saint François de Paule,

afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

O Dieu, grandeur des humbles, qui avez élevé le Bienheureux Confesseur, François de Paule, à la gloire de Vos Saints, accordez-nous le bonheur d'obtenir par ses mérites et en suivant ses exemples, les récompenses promises aux humbles. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

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Téléchargez le texte des Litanies de Saint François de Paule (pdf) en cliquant ici

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Notice biographique sur Saint François de Paule,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-993138.html

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31 juillet 2008

Neuvaine à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

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Neuvaine à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

Dire chaque jour 3 Notre Père, 3 Je vous salue Marie, 3 Gloire au Père. 3 fois Sainte Thérèse, priez pour nous.

Premier jour

Sainte Thérèse, qui n'avez jamais cherché que la Vérité, priez pour moi. Seigneur, par l'intercession de Sainte Thérèse, accorde-moi de mieux comprendre la fragilité des choses de la terre pour rechercher les valeurs essentielles qui demeurent. Seigneur, par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, aide-moi à devenir meilleur chaque jour et daigne m'accorder la grâce que je sollicite de ta grande bonté.

Deuxième jour

Sainte Thérèse, longtemps éprouvée dans votre foi, priez pour moi. Sainte Thérèse, intercédez pour moi, afin que ma foi grandisse chaque jour, que ma confiance dans le Seigneur soit toujours plus forte et inébranlable, sachant que Dieu n'abandonne jamais ceux qui viennent à Lui avec foi et confiance. Seigneur, par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant- Jésus, aide-moi à devenir meilleur chaque jour et daigne m'accorder la grâce que je sollicite de ta grande bonté.

Troisième jour


Sainte Thérèse, qui avez compris l'humilité du coeur, priez pour moi. A votre exemple je veux m'efforcer d'être attentif, accueillant, généreux, principalement envers ceux qui souffrent, je veux chasser de mon coeur l'indifférence et l'égoïsme. Seigneur, par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant- Jésus, aide-moi à devenir meilleur chaque jour et daigne m'accorder la grâce que je sollicite de ta grande bonté.

Quatrième jour


Sainte Thérèse, dans le renoncement à soi-même, priez pour moi. Sainte Thérèse, à votre exemple je veux m'efforcer d'accomplir de mon mieux ma tâche quotidienne, d'accepter sans murmurer les difficultés et contrariétés, pour porter ainsi et offrir à Jésus ma petite croix de chaque jour.Seigneur, par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, aide-moi à devenir meilleur chaque jour et daigne m'accorder la grâce que je sollicite de ta grande bonté.

Cinquième jour


Sainte Thérèse, qui n'avez rien donné au Bon Dieu que de l'amour, priez pour moi. Sainte Thérèse aidez-moi à mieux comprendre la tendresse, l'amour de notre Père des Cieux, afin que toujours, malgré mes fautes et mes péchés, je vienne à Lui sans crainte, avec sincérité, confiant en son infinie miséricorde. Seigneur, par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant- Jésus, aide-moi à devenir meilleur chaque jour et daigne m'accorder la grâce que je sollicite de ta grande bonté.

Sixième jour


Sainte Thérèse, qui êtes restée patiente et joyeuse dans la souffrance, priez pour moi. Sainte Thérèse, vous avez beaucoup souffert physiquement, moralement, priez très fort pour moi dans la maladie, la souffrance, la peine, afin que je ne me décourage jamais, sachant que le seigneur accorde toujours la force et les grâces nécessaires pour supporter et vaincre l'épreuve. Seigneur, par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, aide-moi à devenir meilleur chaque jour et daigne m'accorder la grâce que je sollicite de ta grande bonté.

Septième jour


Sainte Thérèse, très fidèle dans les petites choses, priez pour moi. Dieu veut faire de nous tous ses enfants, des saints, heureux avec Lui pour toute l'Eternité. Sainte Thérèse, aidez-moi à tout faire, même les plus petites choses, avec beaucoup d'amour. C'est ce que le Seigneur attend de chacun de nous. Seigneur, par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant- Jésus, aide-moi à devenir meilleur chaque jour et daigne m'accorder la grâce que je sollicite de ta grande bonté.

Huitième jour


Sainte Thérèse, qui avez brûlé du zèle de répandre la foi, priez pour moi. Sainte Thérèse, vous avez beaucoup prié et vous avez offert toutes vos souffrances pour aider les missionnaires. Je veux aussi chaque jour, prier le Seigneur, Lui demander de nous donner de nombreux prêtres pour annoncer l'Evangile et porter à tous la Bonne Nouvelle du salut offert à tous les hommes de bonne volonté. Seigneur, par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant- Jésus, aide-moi à devenir meilleur chaque jour et daigne m'accorder la grâce que je sollicite de ta grande bonté.

Neuvième jour

Sainte Thérèse, remplie de dévotion envers l'Immaculée, Mère de Dieu, tu aimais beaucoup la Très Sainte Vierge Marie ; comme toi, je veux prier, lui confier toute ma vie, lui parler tout simplement comme à sa maman, car Marie nous aime tellement , elle est notre Mère et veille sur nous. Son grand désir est de nous aider et de nous conduire à son fils Jésus. Seigneur, par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, aide-moi à devenir meilleur chaque jour et daigne m'accorder la grâce que je sollicite de ta grande bonté.

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à Sainte Thérèse en cliquant ici

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22 juillet 2008

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

1873-1897

Fête le 1er octobre

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La naissance de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

Thérèse Martin naît au 12 rue Saint-Blaise à Alençon, le 2 janvier 1873. Son père, Louis Martin (1823 - †1894), est horloger et sa mère, Zélie-Marie Guérin (°1831 - †1877), dentellière du fameux point d'Alençon. Tous les deux, de la plus grande piété, font partie de la bourgeoisie aisée d'Alençon. Louis aurait voulu devenir chanoine dans la congrégation des Chanoines Réguliers du Grand Saint Bernard (Valais, Suisse), mais son ignorance du latin l’en empêcha. Zélie-Marie avait voulu entrer au couvent, mais on lui avait répondu qu’elle n’avait pas la vocation. Aussi s'était-elle promis, si elle se mariait, de donner si possible tous ses enfants à l'Église. Louis et Zélie-Marie se rencontrent en 1858 et se marient le 13 juillet, tout en ayant décidé de vivre comme frère et sœur dans une continence perpétuelle. Leur confesseur les en ayant dissuadés, ils ont neuf enfants, mais seules cinq filles parviennent à l'âge adulte. Thérèse est la plus jeune ; c'est elle qui devient en religion « Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face ». Ses quatre sœurs deviennent également toutes religieuses : Marie, née le 22 février 1860, morte le 19 janvier 1940, carmélite (sœur Marie du Sacré-Cœur) à Lisieux, Pauline, née le 7 septembre 1861, morte le 28 juillet 1951, carmélite (Mère Agnès de Jésus) à Lisieux, Léonie, née le 3 juin 1863, morte le 16 juin 1941, visitandine (sœur Françoise-Thérèse) à Caen, Céline, née le 28 avril 1869, morte le 25 février 1959, carmélite (sœur Geneviève de la Sainte-Face) à Lisieux. (sources wikipedia)

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« Je choisis tout »

Un jour Léonie pensant qu’elle était trop grande pour jouer à la poupée vint nous trouver toutes les deux avec une corbeille remplie de robes et de jolis morceaux destinés à en faire d’autres ; sur le dessus était couchée sa poupée. « Tenez mes petites sœurs, nous dit-elle, choisissez, je vous donne tout cela. » Céline avança la main et prit un petit paquet de ganses qui lui plaisait. Après un moment de réflexion j’avançai la main à mon tour en disant : « Je choisis tout! » et je pris la corbeille sans autre cérémonie ; les témoins de la scène trouvèrent la chose très juste, Céline elle-même ne songea pas à s’en plaindre (d’ailleurs elle ne manquait pas de jouets, son parrain la comblait de cadeaux et Louise trouvait moyen de lui procurer tout ce qu’elle désirait). (extrait de l'Histoire d'une Ame)

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La séparation

Je tâchai de bien profiter de ma Pauline chérie pendant les quelques semaines qu’elle resta encore dans le monde ; chaque jour, Céline et moi lui achetions un gâteau et des bonbons, pensant que bientôt elle n’en mangerait plus ; nous étions toujours à ses côtés ne lui laissant pas une minute de repos. Enfin le 2 Octobre arriva, jour de larmes et de bénédictions où Jésus cueillit la première de ses fleurs, qui devait être la mère de celles qui viendraient la rejoindre peu d’années après. Je vois encore la place où je reçus le dernier baiser de Pauline, ensuite ma Tante nous emmena toutes à la messe pendant que Papa allait sur la montagne du Carmel offrir son premier sacrifice… Toute la famille était en larmes en sorte que nous voyant entrer dans l’église les personnes nous regardaient avec étonnement, mais cela m’était bien égal et ne m’empêchait pas de pleurer, je crois que si tout avait croulé autour de moi je n’y aurais fait aucune attention, je regardais le beau Ciel bleu et je m’étonnais que le Soleil puisse luire avec [27r°] autant d’éclat, alors que mon âme était inondée de tristesse !… Peut-être, ma Mère chérie, trouvez-vous que j’exagère la peine que j’ai ressentie ?… Je me rends bien compte qu’elle n’aurait pas dû être aussi grande, puisque j’avais l’espoir de vous retrouver au Carmel ; mais mon âme était loin d’être mûrie, je devais passer par bien des creusets avant d’atteindre le terme tant désiré.. Le 2 Octobre était le jour fixé pour la rentrée de l’Abbaye, il me fallut donc y aller malgré ma tristesse… L’après-midi ma Tante vint nous chercher pour aller au Carmel et je vis ma Pauline chérie derrière les grilles… Ah ! que j’ai souffert de ce parloir au Carmel ! Puisque j’écris l’histoire de mon âme, je dois tout dire à ma Mère chérie, et j’avoue que les souffrances qui avaient précédé son entrée ne furent rien en comparaison de celles qui suivirent… Tous les Jeudis nous allions en famille au Carmel et moi, habituée à m’entretenir cœur à cœur avec Pauline, j’obtenais à grand’peine deux ou trois minutes à la fin du parloir, bien entendu je les passais à pleurer et m’en allais le cœur déchiré… Je ne comprenais pas que c’était par délicatesse pour ma Tante que vous adressiez de préférence la parole à Jeanne et à Marie au lieu de parler à vos petites filles… je ne comprenais pas et je disais au fond de mon cœur : « Pauline est perdue pour moi!!! » Il est surprenant de voir combien mon esprit se développa au sein de la souffrance ; il se développa à tel point que je ne tardai pas à tomber malade. (extrait de l'Histoire d'une Ame)

Circonstances de la maladie

La maladie dont je fus atteinte venait certainement du démon, furieux de votre entrée au Carmel, il voulut se venger sur moi du tort que notre famille devait lui faire dans l’avenir, mais il ne savait pas que la [27v°] douce Reine du Ciel veillait sur sa fragile petite fleur, qu’elle lui souriait du haut de son trône et s’apprêtait à faire cesser la tempête au moment où sa fleur devait se briser sans retour…Vers la fin de l’année je fus prise d’un mal de tête continuel mais qui ne me faisait presque pas souffrir, je pouvais poursuivre mes études et personne ne s’inquiétait de moi, ceci dura jusqu’à la fête de Pâques de 1883. Papa étant allé à Paris avec Marie et Léonie, ma Tante me prit chez elle avec Céline. Un soir mon Oncle m’ayant emmenée avec lui, il me parla de Maman, des souvenirs passés, avec une bonté qui me toucha profondément et me fit pleurer ; alors il dit que j’avais trop de cœur, qu’il me fallait beaucoup de distraction et résolut avec ma Tante de nous procurer du plaisir pendant les vacances de Pâques. Ce soir-là nous devions aller au cercle catholique, mais trouvant que j’étais trop fatiguée, ma Tante me fit coucher ; en me déshabillant, je fus prise d’un tremblement étrange, croyant que j’avais froid ma Tante m’entoura de couvertures et de bouteilles chaudes, mais rien ne put diminuer mon agitation qui dura presque toute la nuit. Mon Oncle, en revenant du cercle catholique avec mes cousines et Céline, fut bien surpris de me trouver en cet état qu’il jugea très grave, mais il ne voulut pas le dire afin de ne pas effrayer ma Tante. Le lendemain il alla trouver le docteur Notta qui jugea comme mon Oncle que j’avais une maladie très grave et dont jamais une enfant si jeune n’avait été atteinte. Tout le monde était consterné, ma Tante fut obligée de me garder chez elle et me soigna avec une sollicitude vraiment maternelle. Lorsque Papa revint de Paris avec mes grandes sœurs, Aimée les reçut avec une figure si triste que Marie [28r°] Ms A Folio 28, r° crut que j’étais morte… Mais cette maladie n’était pas pour que je meure, elle était plutôt comme celle de Lazare afin que Dieu soit glorifié… Il le fut en effet, par la résignation admirable de mon pauvre petit Père qui crut que « sa petite fille allait devenir folle ou bien qu’elle allait mourir. » Il le fut aussi par celle de Marie !… Ah ! qu’elle a souffert à cause de moi… combien je lui suis reconnaissante des soins qu’elle m’a prodigués avec tant de désintéressement… son cœur lui dictait ce qui m’était nécessaire et vraiment un cœur de Mère est bien plus savant que celui d’un médecin, il sait deviner ce qui convient à la maladie de son enfant… Cette pauvre Marie était obligée de venir s’installer chez mon Oncle car il était impossible de me transporter alors aux Buissonnets. Cependant la prise d’habit de Pauline approchait ; on évitait d’en parler devant moi sachant la peine que je ressentais de n’y pouvoir aller, mais moi j’en parlais souvent disant que je serais assez bien pour aller voir ma Pauline chérie. En effet le Bon Dieu ne voulut pas me refuser cette consolation ou plutôt Il voulut consoler sa Fiancée chérie qui avait tant souffert de la maladie de sa petite fille… J’ai remarqué que Jésus ne veut pas éprouver ses enfants le jour de leurs fiançailles, cette fête doit être sans nuages, un avant-goût des joies du Paradis, ne l’a-t-Il pas montré déjà 5 fois ?… Je pus donc embrasser ma Mère chérie, m’asseoir sur ses genoux et la combler de caresses… Je pus la contempler si ravissante, sous la blanche parure de Fiancée… Ah ! ce fut un beau jour, au milieu de ma sombre épreuve, mais ce jour passa vite… Bientôt il me fallut monter dans la voiture qui m’emporta bien loin de Pauline… bien loin de mon Carmel chéri. En arrivant aux Buissonnets, on me fit coucher, malgré moi car j’assurais [28v°] être parfaitement guérie et n’avoir plus besoin de soins. Hélas, je n’étais encore qu’au début de mon épreuve !… Le lendemain je fus reprise comme je l’avais été et la maladie devint si grave que je ne devais pas en guérir suivant les calculs humains… Je ne sais comment décrire une si étrange maladie, je suis persuadée maintenant qu’elle était l’œuvre du démon, mais longtemps après ma guérison j’ai cru que j’avais fait exprès d’être malade et ce fut là un vrai martyre pour mon âme… Je le dis à Marie qui me rassura de son mieux avec sa bonté ordinaire, je le dis à confesse et là encore mon confesseur essaya de me tranquilliser, disant que ce n’était pas possible d’avoir fait semblant d’être malade au point où je l’avais été. Le Bon Dieu qui voulait sans doute me purifier et surtout m’humilier me laissa ce martyre intime jusqu’à mon entrée au Carmel où le Père de nos âmes m’enleva tous mes doutes comme avec la main et depuis je suis parfaitement tranquille.

Description de la maladie

Il n’est pas surprenant que j’aie craint d’avoir paru malade sans l’être en effet, car je disais et je faisais des choses que je ne pensais pas, presque toujours je paraissais en délire, disant des paroles qui n’avaient pas de sens et cependant je suis sûre de n’avoir pas été privée un seul instant de l’usage de ma raison… Je paraissais souvent évanouie, ne faisant pas le plus léger mouvement, alors je me serais laissé faire tout ce qu’on aurait voulu, même tuer, pourtant j’entendais tout ce qui se disait autour de moi et je me rappelle encore de tout… Il m’est arrivé une fois d’être longtemps sans pouvoir ouvrir les yeux et de les ouvrir un instant pendant que je me trouvais seule… Je crois que le démon avait reçu un pouvoir extérieur sur moi mais [29r°] qu’il ne pouvait approcher de mon âme ni de mon esprit, si ce n’est pour m’inspirer des frayeurs très grandes de certaines choses, par exemple pour des remèdes très simples qu’on essayait en vain de me faire accepter. Mais si le Bon Dieu permettait au démon de s’approcher de moi il m’envoyait aussi des anges visibles… Marie était toujours auprès de mon lit me soignant et me consolant avec la tendresse d’une Mère, jamais elle ne témoigna le plus petit ennui et cependant je lui donnais beaucoup de mal, ne souffrant pas qu’elle s’éloigne de moi. Il fallait bien cependant qu’elle aille au repas avec Papa, mais je ne cessais de l’appeler tout le temps qu’elle était partie, Victoire qui me gardait était parfois obligée d’aller chercher ma chère « Mama » comme je l’appelais… Lorsque Marie voulait sortir il fallait que ce soit pour aller à la messe ou bien pour voir Pauline, alors je ne disais rien… Mon Oncle et ma Tante étaient aussi bien bons pour moi ; ma chère petite Tante venait tous les jours me voir et m’apportait mille gâteries. D’autres personnes amies de la famille vinrent aussi me visiter, mais je suppliai Marie de leur dire que je ne voulais pas recevoir de visites ; cela me déplaisait de « voir des personnes assises autour de mon lit en rang d’oignons et me regardant comme une bête curieuse. » La seule visite que j’aimais était celle de mon Oncle et ma Tante. Depuis cette maladie je ne saurais dire combien mon affection pour eux augmenta, je compris mieux que jamais qu’ils n’étaient pas pour nous des parent s ordinaires. Ah ! ce pauvre petit Père avait bien raison quand il nous répétait souvent les paroles que je viens d’écrire. Plus tard il expérimenta qu’il ne s’était pas trompé et maintenant il doit protéger et bénir ceux qui lui prodiguèrent des soins si dévoués… Moi je suis encore exilée et ne sachant pas montrer ma reconnaissance, je n’ai qu’un seul moyen pour soulager mon cœur : Prier pour les parents que j’aime, qui furent et qui sont encore si bons pour moi ! Léonie était aussi bien bonne pour moi, essayant de m’amuser de son mieux, moi je lui faisais quelquefois de la peine car elle voyait bien que Marie ne pouvait être remplacée auprès de moi… Et ma Céline chérie, que n’a-t-elle pas fait pour sa Thérèse ?… Le Dimanche au lieu d’aller se promener elle venait s’enfermer des heures entières avec une pauvre petite fille qui ressemblait à une idiote ; vraiment [29v°] il fallait de l’amour pour ne pas me fuir… Ah ! mes chères petites Sœurs, que je vous ai fait souffrir !… personne ne vous avait fait autant de peine que moi et personne n’avait reçu autant d’amour que vous m’en avez prodigué… Heureusement, j’aurai le Ciel pour me venger, mon Epoux est très riche et je puiserai dans ses trésors d’amour afin de vous rendre au centuple tout ce que vous avez souffert à cause de moi… Ma plus grande consolation pendant que j’étais malade, c’était de recevoir une lettre de Pauline… Je la lisais, la relisais jusqu’à la savoir par cœur… Une fois, ma Mère chérie, vous m’avez envoyé un sablier et une de mes poupées habillée en carmélite, dire ma joie est chose impossible… Mon Oncle n’était pas content, il disait qu’au lieu de me faire penser au Carmel il faudrait l’éloigner de mon esprit, mais je sentais au contraire que c’était l’espérance d’être un jour carmélite qui me faisait vivre… Mon plaisir était de travailler pour Pauline, je lui faisais des petits ouvrages en papier bristol et ma plus grande occupation était de faire des couronnes de pâquerettes et de myosotis pour la Sainte Vierge, nous étions au beau mois de mai, toute la nature se parait de fleurs et respirait la gaîté, seule la « petite fleur » languissait et semblait à jamais flétrie… (extraits de l'Histoire d'une Ame)

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La grâce du sourire

Cependant elle avait un Soleil auprès d’elle, ce Soleil était la Statue miraculeuse de la Sainte Vierge qui avait parlé deux fois à Maman, et souvent, bien souvent, la petite fleur tournait sa corolle vers cet Astre béni… Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre-Dame des Victoires pour qu’elle guérisse sa pauvre petite fille. Ah ! que je fus touchée en voyant la Foi et l’Amour de mon Roi chéri ! [30r°] J’aurais voulu pouvoir lui dire que j’étais guérie, mais je lui avais déjà fait assez de fausses joies, ce n’était pas mes désirs qui pouvaient faire un miracle, car il en fallait un pour me guérir… Il fallait un miracle et ce fut Notre-Dame des Victoires qui le fit. Un Dimanche (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas : « Mama… Mama… ». Léonie étant habituée à m’entendre toujours appeler ainsi, ne fit pas attention à moi. Ceci dura longtemps, alors j’appelai plus fort et enfin Marie revint, je la vis parfaitement entrer, mais je ne pouvais dire que je la reconnaissais et je continuais d’appeler toujours plus fort : « Mama… ». Je souffrais beaucoup de cette lutte forcée et inexplicable et Marie en souffrait peut-être encore plus que moi ; après de vains efforts pour me montrer qu’elle était auprès de moi, elle se mit à genoux auprès de mon lit avec Léonie et Céline puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une Mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait… Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son cœur d’avoir enfin pitié d’elle…Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Ste Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c’était des larmes de joie sans mélange… Ah ! pensai-je, la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse… oui [30v°] mais jamais je ne le dirai à personne, car alors mon bonheur disparaîtrait. Sans aucun effort je baissai les yeux, et je vis Marie qui me regardait avec amour ; elle semblait émue et paraissait se douter de la faveur que la Sainte Vierge m’avait accordée… Ah ! c’était bien à elle, à ses prières touchantes que je devais la grâce du sourire de la Reine des Cieux. En voyant mon regard fixé sur la Sainte Vierge, elle s’était dit : « Thérèse est guérie! » Oui, la petite fleur allait renaître à la vie, le Rayon lumineux qui l’avait réchauffée ne devait pas arrêter ses bienfaits ; il n’agit pas tout d’un coup, mais doucement, suavement, il releva sa fleur et la fortifia de telle sorte que cinq ans après elle s’épanouissait sur la montagne fertile du Carmel. (extrait de l'Histoire d'une Ame)

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Pranzini

Afin d’exciter mon zèle le Bon Dieu me montra qu’il avait mes désirs pour agréables. J’entendis parler d’un grand criminel qui venait d’être condamné à mort pour des crimes horribles, tout portait à croire qu’il mourrait dans l’impénitence. Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer, afin d’y parvenir j’employai tous les moyens imaginables ; sentant que de moi-même je ne pouvais rien, j’offris [46r°] au Bon Dieu tous les mérites infinis de Notre Seigneur, les trésors de la Sainte Eglise, enfin je priai Céline de faire dire une messe dans mes intentions, n’osant pas la demander moi-même dans la crainte d’être obligée d’avouer que c’était pour Pranzini, le grand criminel. Je ne voulais pas non plus le dire à Céline, mais elle me fit de si tendres et si pressantes questions que je lui confiai mon secret ; bien loin de se moquer de moi, elle me demanda de m’aider à convertir mon pécheur, j’acceptai avec reconnaissance, car j’aurais voulu que toutes les créatures s’unissent à moi pour implorer la grâce du coupable. Je sentais au fond de mon cœur la certitude que nos désirs seraient satisfaits, mais afin de me donner du courage pour continuer à prier pour les pécheurs, je dis au Bon Dieu que j’étais bien sûre qu’Il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que je le croirais même s’il ne se confessait pas et ne donnait aucune marque de repentir, tant j’avais de confiance en la miséricorde infinie de Jésus, mais que je lui demandais seulement « un signe » de repentir pour ma simple consolation… Ma prière fut exaucée à la lettre ! Malgré la défense que Papa nous avait faite de lire aucun journal, je ne croyais pas désobéir en lisant les passages qui parlaient de Pranzini. Le lendemain de son exécution je trouve sous ma main le journal : « La Croix ». Je l’ouvre avec empressement et que vois-je ?… Ah ! mes larmes trahirent mon émotion et je fus obligée de me cacher… Pranzini ne s’était pas confessé, il était monté sur l’échafaud et s’apprêtait à passer la tête dans le lugubre trou, quand tout à coup, saisi d’une inspiration subite, il se retourne, saisit un Crucifix que lui présentait le prêtre et baise par trois fois ses plaies sacrées !… Puis son âme alla recevoir la sentence miséricordieuse de Celui qui déclare qu’au Ciel il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui fait pénitence que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de pénitence !… (extrait de l'Histoire d'une Ame).

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La grande confidence

Céline devint donc la confidente de mes luttes et de mes souffrances, elle prit la même part que s’il se fut agi de sa propre vocation ; de son côté je n’avais pas à craindre d’opposition, mais je ne savais quel moyen prendre pour l’annoncer à Papa… Comment lui parler de quitter sa reine, lui qui venait de sacrifier ses trois aînées ? Ah ! que (de) luttes intimes n’ai-je pas souffertes avant [50r°] de me sentir le courage de parler!… Cependant il fallait me décider, j’allais avoir quatorze ans et demi, six mois seulement nous séparaient encore de la belle nuit de Noël où j’avais résolu d’entrer, à l’heure même où l’année précédente j’avais reçu « ma grâce. » Pour faire ma grande confidence je choisis le jour de la Pentecôte toute la journée je suppliai les Saints Apôtres de prier pour moi, de m’inspirer les paroles que j’allais avoir à dire… N’était-ce pas eux en effet qui devaient aider l’enfant timide que Dieu destinait à devenir l’apôtre des apôtres par la prière et le sacrifice?… Ce ne fut que l’après-midi en revenant des vêpres que je trouvai l’occasion de parler à mon petit Père chéri ; il était allé s’asseoir au bord de la citerne et là, les mains jointes, il contemplait les merveilles de la nature, le soleil dont les feux avaient perdu leur ardeur dorait le sommet des grands arbres, où les petits oiseaux chantaient joyeusement leur prière du soir. La belle figure de Papa avait une expression céleste, je sentais que la paix inondait son cœur ; sans dire un seul mot j’allai m’asseoir à ses côtés, les yeux déjà mouillés de larmes, il me regarda avec tendresse et prenant ma tête il I’appuya sur son cœur, me disant : « Qu’as-tu ma petite reine?… confie-moi cela… » puis se levant comme pour dissimuler sa propre émotion, il marcha lentement, tenant toujours ma tête sur son cœur. A travers mes larmes je lui confiai mon désir d’entrer au Carmel, alors ses larmes vinrent se mêler aux miennes, mais il ne dit pas un mot pour me détourner de ma vocation, se contentant simplement de me faire remarquer que j’étais encore bien jeune pour prendre une détermination aussi grave. Mais je défendis si bien ma cause, qu’avec la nature simple et droite de Papa, il fut bientôt convaincu que mon désir était celui de Dieu lui-même et dans sa foi profonde il s’écria que le Bon Dieu lui faisait un grand honneur de lui demander ainsi ses enfants ; nous continuâmes longtemps notre promenade, mon cœur soulagé par la bonté avec laquelle mon incomparable Père avait accueilli ses confidences, [50v°] s’épanchait doucement dans le sien. Papa semblait jouir de cette joie tranquille que donne le sacrifice accompli, il me parla comme un saint et je voudrais me rappeler ses paroles pour les écrire ici, ais je n’en ai conservé qu’un souvenir trop embaumé pour qu’il puisse se traduire. Ce dont je me souviens parfaitement ce fut de l’action symbolique que mon Roi chéri accomplit sans le savoir. S’approchant d’un mur peu élevé, il me montra de petites fleurs blanches semblables a des lys en miniature et prenant une de ces fleurs, il me la donna, m’expliquant avec quel soin le Bon Dieu l’avait fait naître et l’avait conservée jusqu’à ce jour ; en l’entendant parler, je croyais écouter mon histoire tant il y avait de ressemblance entre ce que Jésus avait fait pour la petite fleur et la petite Thérèse… Je reçus cette fleurette comme une relique et je vis qu’en voulant la cueillir, Papa avait enlevé toutes ses racines sans les briser, elle semblait destinée à vivre encore dans une autre terre plus fertile que la mousse tendre où s’étaient écoulés ses premiers matins… C’était bien cette même action que Papa venait de faire pour moi quelques instants plus tôt, en me permettant de gravir la montagne du Carmel et de quitter la douce vallée témoin de mes premiers pas dans la vie. Je plaçai ma petite fleur blanche dans mon Imitation, au chapitre intitulé : « Qu’il faut aimer Jésus par-dessus toutes choses, » c’est là qu’elle est encore, seulement la tige s’est brisée tout près de la racine et le Bon Dieu semble me dire par là qu’il brisera bientôt les liens de sa petite fleur Ps 116,16 et ne la laissera pas se faner sur la terre ! (Extrait de l'Histoire d'une Ame).

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Léon XIII

Six jours se passèrent à visiter les principales merveilles de Rome et ce fut le septième que je vis la plus grande de toutes : « Léon XIII… » Ce jour, je le désirais et le redoutais en même temps, c’était de lui que ma vocation dépendait, car la réponse que je devais recevoir de Monseigneur n’était pas arrivée et j’avais appris par une lettre de vous, Ma Mère, qu’il n’était plus très bien disposé pour moi, aussi mon unique planche de salut était la permission du Saint Père… mais pour l’obtenir, il fallait lui demander, Il fallait devant tout le monde oser parler ; « au Pape, » cette pensée me faisait trembler ; ce que j’ai souffert avant l’audience, le Bon Dieu seul le sait, avec ma chère Céline, Jamais je n’oublierai la part qu’elle a prise à toutes mes épreuves, il semblait que ma vocation était la sienne. (Notre amour mutuel était remarqué par les prêtres du pèlerinage : un soir, étant en société si nombreuse que les sièges manquaient, Céline me prit sur ses genoux et nous nous regardions si gentiment qu’un prêtre s’écria : « Comme elles s’aiment ! Ah ! jamais ces deux sœurs ne pourront se séparer! » oui, nous nous aimions, mais notre affection était si pure et si forte que la pensée de la séparation ne nous troublait pas, car nous sentions que rien, même l’océan, ne pourrait nous éloigner l’une de l’autre… Céline voyait avec calme ma petite [62v°] nacelle aborder au rivage du Carmel, elle se résignait à rester aussi longtemps que le Bon Dieu voudrait sur la mer orageuse du monde, sûre d’aborder à son tour sur la rive, objet de nos désirs…) Le Dimanche 20 Novembre après nous être habillées suivant le cérémonial du Vatican (c’est-à-dire en noir, avec une mantille de dentelle pour coiffure) et nous être décorées d’une large médaille de Léon XIII, suspendue à un ruban bleu et blanc, nous avons fait notre entrée au Vatican dans la chapelle du Souverain Pontife. A huit heures notre émotion fut profonde en le voyant entrer pour célébrer la Ste Messe… Après avoir béni les nombreux pèlerins réunis autour de lui, il gravit les degrés du St Autel et nous montra, par sa piété digne du Vicaire de Jésus, qu’il était véritablement « Le Saint Père. » Mon cœur battait bien fort et mes prières étaient bien ardentes pendant que Jésus descendait entre les mains de son Pontife ; cependant j’étais remplie de confiance, l’Evangile de ce jour renfermait ces ravissantes paroles : « Ne craignez pas, petit troupeau, car il a plu à mon Père de vous donner son royaume. » Lc 12,32 Non je ne craignais pas, j’espérais que le royaume du Carmel m’appartiendrait bientôt, Je ne pensais pas alors à ces autres paroles de Jésus : « Je vous prépare mon royaume comme mon Père me l’a préparé. » Lc 22,29 C’est-à-dire je vous réserve des croix et des épreuves, c’est ainsi que vous serez digne de posséder ce royaume après lequel vous soupirez ; puisqu’il a été nécessaire que le Christ souffrît et qu’il entrât par là dans sa gloire, si vous désirez avoir place à ses côtés, buvez le calice qu’il a bu Lui-même ! Ce calice, il me fut présenté par le Saint-Père et mes larmes se mêlèrent à l’amer breuvage qui m’était offert. Lc 24,26 ; Mt 20,21-23. Après la messe d’action de grâces qui suivit celle de Sa Sainteté, l’audience commença. Léon XIII était assis sur un grand fauteuil, Il était vêtu simplement [63r°] d’une soutane blanche, d’un camail de même couleur et n’avait sur la tête qu’une petite calotte. Autour de lui se tenaient des cardinaux, archevêques et évêques mais je ne les ai vus qu’en général, étant occupée du Saint-Père ; nous passions devant lui en procession, chaque pèlerin s’agenouillait à son tour, baisait le pied et la main de Léon XIII, recevait sa bénédiction et deux gardes nobles le touchaient par cérémonie, lui indiquant par là de se lever (au pèlerin, car je m’explique si mal qu’on pourrait croire que c’était au Pape). Avant de pénétrer dans l’appartement pontifical j’étais bien résolue à parler, mais je sentis mon courage faiblir en voyant à la droite du St Père « Monsieur Révérony… » presque au même instant on nous dit de sa part qu’il défendait de parler à Léon XIII, l’audience se prolongeant trop longtemps… Je me tournai vers ma Céline chérie, afin de savoir son avis : « Parle! » me dit-elle. Un instant après j’étais aux pieds du Saint-Père ; ayant baisé sa mule, il me présentait la main, mais au lieu de la baiser, je joignis les miennes et levant vers son visage mes yeux baignés de larmes, je m’écriai : « Très Saint-Père, j’ai une grande grâce à vous demander!… » Alors le Souverain Pontife baissa la tête vers moi, de manière que ma figure touchait presque la sienne, et je vis ses yeux noirs et profonds se fixer sur moi et sembler me pénétrer jusqu’au fond de l’âme. « Très Saint-Père, lui dis-je, en l’honneur de votre jubilé, permettez-moi d’entrer au Carmel à quinze ans!… » L’émotion avait sans doute fait trembler ma voix, aussi se retournant vers Monsieur Révérony qui me regardait avec étonnement et mécontentement, le St Père dit : « Je ne comprends pas très bien. » Si le Bon Dieu l’eût permis il eût été facile que Mr Révérony m’obtînt ce que je désirais, mais c’était la croix et non la consolation qu’Il voulait me donner. « Très Saint-Père, répondit le Grand Vicaire, c’est une enfant qui désire entrer au Carmel à quinze ans, mais les supérieurs examinent la question en ce moment. » « Eh bien, mon enfant, reprit le St Père en me regardant avec bonté, faites ce que les supérieurs vous diront. »M’appuyant alors les mains [63v°] sur ses genoux, je tentai un dernier effort et je dis d’une voix suppliante : « Oh ! Très Saint-Père, si vous disiez oui, tout le monde voudrait bien!… » Il me regarda fixement et prononça ces mots en appuyant sur chaque syllabe : « Allons… Allons… Vous entrerez si le Bon Dieu le veut!… » (Son accent avait quelque chose de si pénétrant et de si convaincu qu’il me semble encore l’entendre). La bonté du St Père m’encourageant, je voulais encore parler mais les deux gardes nobles me touchèrent les mains pour me faire lever ; voyant que cela ne suffisait pas, ils me prirent par les bras et Monsieur Révérony leur aida à me soulever, car je restais encore les mains jointes, appuyées sur les genoux de Léon XIII et ce fut de force qu’ils m’arrachèrent de ses pieds… au moment où j’étais ainsi enlevée, le St Père posa sa main sur mes lèvres, puis il la leva pour me bénir alors mes yeux se remplirent de larmes et Monsieur Révérony put contempler au moins autant de diamants qu’il en avait vus à Bayeux. Les deux gardes nobles me portèrent pour ainsi dire jusqu’à la porte et là, un troisième me donna une médaille de Léon XIII. Céline qui me suivait, avait été témoin de la scène qui venait de se passer ; presque aussi émue que moi, elle eut cependant le courage de demander au St Père une bénédiction pour le Carmel. Mr Révérony d’une voix mécontente répondit : « Il est déjà béni le Carmel : »Le bon St Père reprit avec douceur : Oh Oui ! il est déjà béni." Avant nous Papa était venu aux pieds de Léon XIII (avec les messieurs) Mr Révérony avait été charmant pour lui, le présentant comme le Père de deux Carmélites. Le Souverain Pontife, en signe de particulière bienveillance, posa sa main sur la tête vénérable de mon Roi chéri, semblant ainsi le marquer d’un sceau mystérieux,au nom de Celui dont il est le véritable représentant… Ah ! maintenant qu’il est au Ciel, ce Père de quatre Carmélites, ce n’est plus la main du Pontife qui repose sur son front, lui [64r°] prophétisant le martyre… C’est la main de l’époux des Vierges, du Roi de Gloire, qui fait resplendir la tête de son Fidèle Serviteur, Mt 25,21 et plus jamais cettemainadoréene cessera de reposer sur le front qu’elle a glorifié… Mon Papa chéri eut bien de la peine de me trouver tout en larmes au sortir de l’audience, il fit tout ce qu’il put pour me consoler, mais en vain… Au fond du cœur je sentais une grande paix, puisque j’avais fait absolument tout ce qui était en mon pouvoir de faire pour répondre à ce que le Bon Dieu demandait de moi, mais cette paix était au fond et l’amertume remplissait mon âme, car Jésus se taisait. Il semblait absent, rien ne me révélait sa présence… Ce jour-là encore le soleil n’osa pas briller et le beau ciel bleu d’Italie, chargé de nuages sombres, ne cessa de pleurer avec moi… Ah ! c’était fini, mon voyage n’avait plus aucun charme à mes yeux puisque le but en était manqué. Cependant les dernières paroles du Saint-Père auraient dû me consoler : n’étaient-elles pas en effet une véritable prophétie ? Malgré tous les obstacles, ce que le Bon Dieu a voulu s’est accompli. Il n’a pas permis aux créatures de faire ce qu’elles voulaient, mais sa volonté à Lui… Depuis quelque temps je m’étais offerte à l’Enfant Jésus pour être son petit jouet, je Lui avais dit de ne pas se servir de moi comme d’un jouet de prix que les enfants se contentent de regarder sans oser y toucher, mais comme d’une petite balle de nulle valeur qu’il pouvait jeter à terre, pousser du pied, percer, laisser dans un coin ou bien presser sur son cœur si cela Lui faisait plaisir ; en un mot, je voulais amuser le petit Jésus, lui faire plaisir, je voulais me livrer à ses caprices enfantins… Il avait exaucé ma prière… A Rome Jésus perça son petit jouet, il voulait voir ce qu’il y avait dedans et puis l’ayant vu, content de sa découverte, Il laissa tomber sa petite [64v°] balle et s’endormit… Que fit-Il pendant son doux sommeil et que devint la petite balle abandonnée?… Jésus rêva qu’il s’amusait encore avec son jouet, le laissant et le prenant tour à tour, et puis qu’après l’avoir fait rouler bien loin Il le pressait sur son cœur, ne permettant plus qu’il s’éloigne jamais de sa petite main… Vous comprenez, ma Mère chérie, combien la petite balle était triste de se voir par terre… Cependant je ne cessais d’espérer contre toute espérance. Rm 4,18 Quelques jours après l’audience du St Père, Papa étant allé voir le bon frère Siméon trouva chez lui Monsieur Révérony qui fut très aimable. Papa lui reprocha gaiement de ne m’avoir pas aidée dans ma difficile entreprise, puis il raconta l’histoire de sa Reine au frère Siméon. Le vénérable vieillard écouta son récit avec beaucoup d’intérêt, en prit même des notes et dit avec émotion : « On ne voit pas cela en Italie! » Je crois que cette entrevue fit une très bonne impression à Monsieur Révérony ; dans la suite il ne cessa de me prouver qu’il était enfin convaincu de ma vocation. (Extrait de l'Histoire d'une Ame)

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L’entrée au Carmel

Le lundi 9 Avril, jour où le Carmel célébrait la fête de l’Annonciation, remise à cause du carême, fut choisi pour mon entrée. La veille toute la famille était réunie autour de la table où je devais m’asseoir une dernière fois. Ah ! que ces réunions intimes sont déchirantes!… Alors qu’on voudrait se voir oubliée, les caresses, les paroles les plus tendres sont prodiguées et font sentir le sacrifice de la séparation… Papa ne disait presque rien mais son regard se posait sur moi avec amour… Ma Tante pleurait de temps en temps et mon Oncle me faisait mille compliments affectueux. Jeanne et Marie étaient aussi remplies de délicatesses pour moi, surtout Marie qui me [69r°] prenant à l’écart, me demanda pardon des peines qu’elle croyait m’avoir causées. Enfin ma chère petite Léonie, revenue de la Visitation depuis quelques mois, me comblait plus encore de baisers et de caresses. Il n’y a que de Céline dont je n’ai pas parlé, mais vous devinez, ma Mère chérie, comment se passa la dernière nuit où nous avons couché ensemble… Le matin du grand jour, après avoir jeté un dernier regard sur les Buissonnets, ce nid gracieux de mon enfance que je ne devais plus revoir, je partis au bras de mon Roi chéri pour gravir la montagne du Carmel… Comme la veille toute la famille se trouva réunie pour entendre la Sainte Messe et y communier. Aussitôt que Jésus fut descendu dans le cœur de mes parents chéris, je n’entendis autour de moi que des sanglots, il n’y eut que moi qui ne versai pas de larmes, mais je sentis mon cœur battre avec une telle violence qu’il me sembla impossible d’avancer lorsqu’on vint nous faire signe de venir à la porte conventuelle ; j’avançai cependant tout en me demandant si je n’allais pas mourir par la force des battements de mon cœur… Ah ! quel moment que celui-là ! Il faut y avoir passé pour savoir ce qu’il est… Mon émotion ne se traduisit pas au dehors : après avoir embrassé tous les membres de ma famille chérie, je me mis à genoux devant mon incomparable Père, lui demandant sa bénédiction ; pour me la donner il se mit lui-même à genoux et me bénit en pleurant… C’était un spectacle qui devait faire sourire les anges que celui de ce vieillard présentant au Seigneur son enfant encore au printemps de la vie!… Quelques instants après, les portes de l’arche sainte se fermaient sur moi Gn 7,16 et là je recevais les embrassements des sœurs chéries qui m’avaient servi de mères et que j’allais désormais prendre pour modèles de mes actions… Enfin mes désirs étaient accomplis, mon âme ressentait une PAIX si douce et si profonde qu’il me serait impossible [69v°] de l’exprimer et depuis sept ans et demi cette paix intime est restée mon partage, elle ne m’a pas abandonnée au milieu des plus grandes épreuves. Comme toutes les postulantes je fus conduite au chœur aussitôt après mon entrée ; il était sombre à cause du Saint Sacrement exposé et ce qui frappa d’abord mes regards, furent les yeux de notre sainte Mère Geneviève qui se fixèrent sur moi ; je restai un moment à genoux à ses pieds remerciant le bon Dieu de la grâce qu’Il m’accordait de connaître une sainte et puis je suivis la Mère Marie de Gonzague dans les différents endroits de la communauté ; tout me semblait ravissant, je me croyais transportée dans un désert, notre petite cellule surtout me charmait, mais la joie que je ressentais était calme, le plus léger zéphyr ne faisait pas onduler les eaux tranquilles sur lesquelles voguait ma petite nacelle, aucun nuage n’obscurcissait mon ciel d’azur… ah ! j’étais pleinement récompensée de toutes mes épreuves… Avec quelle joie profonde je répétais ces paroles : « C’est pour toujours, toujours que je suis ici!… » Ce bonheur n’était pas éphémère, il ne devait point s’envoler avec « les illusions des premiers jours. » Les illusions, le bon Dieu m’a fait la grâce de n’en avoir AUCUNE en entrant au Carmel ; j’ai trouvé la vie religieuse telle que je me l’étais figurée, aucun sacrifice ne m’étonna et cependant, vous le savez, ma Mère chérie, mes premiers pas ont rencontré plus d’épines que (de) roses!… Oui, la souffrance m’a tendu les bras et je m’y suis jetée avec amour… Ce que je venais faire au Carmel, je l’ai déclaré aux pieds de Jésus-Hostie, dans l’examen qui précéda ma profession : « je suis venue pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres. » Lorsqu’on veut atteindre un but, il faut en prendre les moyens ; Jésus me fit comprendre que c’était par la croix qu’Il voulait me donner des âmes et mon attrait pour la souffrance grandit à mesure que la souffrance augmentait. Pendant cinq années cette voie fut la mienne ; mais [70r°] à l’extérieur, rien ne traduisait ma souffrance d’autant plus douloureuse que j’étais seule à la connaître. Ah ! quelle surprise à la fin du monde nous aurons en lisant l’histoire des âmes!… Qu’il y aura de personnes étonnées en voyant la voie par laquelle la mienne a été conduite… (extrait de l'Histoire d'une Ame).

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« Une petite Voie bien droite »

Animée par un fort désir de sainteté, Thérèse s’est heurtée aux diverses manifestations de sa faiblesse. Pour être une sainte, ne faut-il pas être parfaite ? Or Thérèse se savait faible par rapport à son orgueil. Pour être une sainte Carmélite, ne faut-il pas avoir des grâces mystiques un peu extraordinaire ? Or la prière de Thérèse était habituellement aride et sèche. Pour atteindre la sainteté, ne faut-il pas avoir une totale maîtrise de ses émotions ? Or Thérèse était parfois submergée par sa sensibilité très vive. Alors se décourager ? Ce n’était pas son genre ! Elle pria, chercha et comprit. « Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu’il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Eternelle : Si quelqu’un est TOUT PETIT qu’il vienne à moi » (Pr 9,4). Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux ! » (Is 66,12-13) Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux « chanter vos miséricordes. (Ps 89,2) » (Ms C, 3r) Nous sommes là au cœur des grandes intuitions spirituelles de Thérèse. Elle y découvre son chemin de sainteté qui peut être aussi le nôtre. Ainsi l’exigence de Dieu se révèle-t-elle faite de compréhension et de tendresse. Comment ce chemin de sainteté peut-il être le nôtre ? Écoutons Thérèse exhorter Sœur Marie de la Trinité, sa novice, à s’y engager. « Vous me faites penser au tout petit enfant qui commence à se tenir debout, mais ne sait pas encore marcher. Voulant absolument atteindre le haut d’un escalier pour retrouver sa maman, il lève son petit pied afin de monter la première marche. Peine inutile ! il retombe toujours sans pouvoir avancer. Eh bien, consentez à être ce petit enfant ; par la pratique de toutes les vertus, levez toujours votre petit pied pour gravir l’escalier de la sainteté. Vous n’arriverez même pas à monter la première marche, mais le bon Dieu ne demande de vous que la bonne volonté. Du haut de cet escalier, il vous regarde avec amour. Bientôt, vaincu par vos efforts inutiles, il descendra lui-même, et, vous prenant dans ses bras, vous emportera pour toujours dans son Royaume où vous ne le quitterez plus. Mais si vous cessez de lever votre petit pied, il vous laissera longtemps sur la terre. » (CRM 84-85) Elle écrit à un jeune prêtre qui se prépare à partir pour l’Afrique, l’abbé Bellière. " Ah ! mon cher petit Frère, depuis qu’il m’a été donné de comprendre aussi l’amour du Cœur de Jésus, je vous avoue qu’il a chassé de mon cœur toute crainte (1 Jn 4,18). Le souvenir de mes fautes m’humilie, me porte à ne jamais m’appuyer sur ma force qui n’est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d’amour. Comment lorsqu’on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l’Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour ? Je sais qu’il y a des saints qui passèrent leur vie a pratiquer d’étonnantes mortifications pour expier leurs péchés ; mais que voulez-vous, « il y a plusieurs demeures dans la maison du Père Céleste » (Jn 14,2), Jésus l’a dit et c’est pour cela que je suis la voie qu’Il me trace. Je tâche de ne plus m’occuper de moi-même en rien, et ce que Jésus daigne opérer en mon âme je le lui abandonne. « (LT 247) » Tous les filets des chasseurs ne sauraient l’effrayer car : « C’est en vain que l’on jette le filet devant les yeux de ceux qui ont des ailes » (Proverbes) Plus tard, sans doute, le temps où je suis me paraîtra encore rempli d’imperfections, mais maintenant je ne m’étonne plus de rien, je ne me fais pas de peine en voyant que je suis la faiblesse même, (2 Co 12,5) au contraire c’est en elle que je me glorifie et je m’attends chaque jour à découvrir en moi de nouvelles imperfections. " (Ms C, 15r) (Texte extrait du Site du Carmel de France)

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Thérèse rédige l'Histoire d'une Ame

Au Carmel, elle s’engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l’accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, elle avance vers la sainteté, inspirée par la lecture de l’Évangile, plaçant au centre de tout l’amour. Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l’enfance spirituelle ; elle reçoit comme un don spécial la charge d’accompagner par le sacrifice et la prière deux « frères missionnaires ». Elle pénètre toujours plus le mystère de l’Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l’amour du Christ, son unique Époux. Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s’offre en victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu’elle remet à Mère Agnès le jour de sa fête, le 21 janvier 1896.

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« J'entre dans la Vie »

Le 3 avril 1896, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d’une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu’elle accueille comme une mystérieuse visite de l’Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu’à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au coeur de l’Eglise. Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l’épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague ; de nouvelles grâces l’amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l’Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l’infirmerie. Ses soeurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu’à sa mort dans l’après-midi du 30 septembre 1897. « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie », avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l’Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, « Mon Dieu..., je vous aime ! », scellent une existence qui s’éteint sur la terre à l’âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde. Elle fut canonisée par Pie XI le 17 mai 1925 et proclamée Patronne universelle des missions, en même temps que saint François Xavier, par le même Pape, le 14 décembre 1927.

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Les reliques de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

par Mgr Bernard Lagoutte, Recteur de la Basilique de Lisieux

La source du mouvement de vénération des reliques de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face a commencé au cimetière de Lisieux peu de temps après sa mort, le 30 septembre 1897. Au Carmel, après le décès des sœurs, une notice nécrologique était rédigée et envoyée aux Amis du monastère. Celle de Thérèse de l'Enfant-Jésus fut composée à partir des trois manuscrits autobiographiques qu'elle avait rédigés par obéissance. Son succès entraîna la première édition de l'Histoire d'une âme, parue le 30 septembre 1898, à 2000 exemplaires, suivie d'une seconde édition en mai 1899 ; 6000 exemplaires en 1900. Les traductions suivirent, d'abord en anglais, en 1901, puis dans les quatre années suivantes, en huit langues. Très vite, les lecteurs de l'Histoire d'une Âme viennent à Lisieux en pèlerinage sur la tombe de Thérèse. Ils écrivent au Carmel pour demander des reliques. Le mouvement va grandissant : un cortège de pèlerins ne cesse de se déplacer chaque jour, montant depuis la gare avec un relais continuel de fiacres vers la tombe, jusque sur les hauteurs de la ville. Des miracles y ont lieu, dont la guérison, le 26 mai 1908, d'une petite fille aveugle, âgée de 4 ans, Reine Fouquet, d'un milieu modeste, que sa mère était allée porter, la veille, sur la tombe. Ce miracle fait beaucoup de bruit. Les pèlerinages sur la tombe sont alors de plus en plus nombreux ; on y prie les bras en croix, on y laisse des lettres, des photographies ; on apporte des fleurs, on dépose des ex-votos : béquilles, cannes, appareils en tous genres (cf. Guide du pèlerin, Descouvemont, p. 44), on allume des cierges… De grands pèlerinages s'organisent. Le corps de Thérèse est exhumé au cimetière de Lisieux le 6 septembre 1910, en présence de l'évêque et de quelques centaines de personnes. Les restes sont déposés dans un cercueil de plomb et transférés dans un autre caveau. Une deuxième exhumation a lieu les 9-10 août 1917. Le 26 mars 1923, a lieu la translation solennelle du cercueil depuis le cimetière jusqu'à la chapelle du Carmel. La béatification de Thérèse aura lieu à Rome le 29 avril 1923. La canonisation a lieu à Rome le 17 mai 1925. A Lisieux, le 30 septembre 1925, le légat du Pape, le cardinal Vico, vient s'agenouiller devant la châsse entrouverte où repose le corps de Thérèse, pour y déposer une rose d'or dans la main du gisant, réalisé en 1920 par le moine Marie-Bernard, de la Trappe de Soligny. Mais comment expliquer cet " ouragan de gloire " qui, en un quart de siècle, fait connaître au monde entier cette jeune fille morte à 24 ans et 8 mois ? (Extrait du Site du Sanctuaire de Lisieux)

Les reliques de Sainte Thérèse à travers le monde

Partout, avec des manifestations diverses, à travers le reliquaire, c'est Thérèse qui est accueillie. Des milliers de kilomètres sont parcourus. Que cherchent-elles ces foules qui viennent de partout, non seulement catholiques, mais aussi venant de diverses Églises chrétiennes, de personnes appartenant à diverses religions (notamment l'Islam) ? qui cherchent-elles ? "L'outil marketing médiatique" (comme le nomme un professionnel du tourisme) est pourtant bien pauvre, malgré la beauté du coffret offert par le Brésil et sa coque protectrice en plexiglas. Les foules manifestent un enthousiasme bon enfant mais n'ont pas une attitude magique. Elles touchent le reliquaire, le fêtent tantôt dans un recueillement silencieux, tantôt avec les signes de la fête, la joie, les fleurs, les applaudissements, les feux d'artifice, les chants, les orchestres, mais elles manifestent surtout prière, vénération, émotion. Elles viennent participer à l'Eucharistie, à la louange. Elles accomplissent les démarches pénitentielles, reçoivent le sacrement de la Réconciliation, vivent de longs moments de prière… Elles cherchent à connaître Thérèse, à lire ses œuvres, à se procurer des images et des médailles qui la représentent. La vénération des reliques est certainement une expérience du croyant devant le sacré (une musulmane au Liban : " c'est une bénédiction de Dieu "). Elle établit une communication avec Dieu. L'important est donc d'éclairer ce qu'elles signifient. (Extrait du Site du Sanctuaire de Lisieux)

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Prière pour demander des grâces par l’intercession de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Dieu Notre Père, tu accueilles près de Toi, ceux qui, en ce monde, te servent fidèlement : nous invoquons Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à cause de son amour pour Toi. Sa filiale confiance lui faisait espérer « que Tu ferais sa volonté au Ciel puisqu’elle avait toujours fait la tienne sur la terre ». Je Te supplie d’exaucer la prière que je t’adresse avec foi en me confiant à son intercession.

Seigneur Jésus, Fils unique de Dieu et notre Sauveur, souviens-toi que Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus consuma sa vie ici-bas pour le salut des âmes et voulut « passer son Ciel à faire du bien sur la terre » : parce qu’elle fut ton épouse bien-aimée, passionnée pour ta gloire, nous la prions. Je m’en remets à Toi, afin d’obtenir les grâces que j’implore en me confiant à son intercession.

Je vous salue Marie

Esprit-Saint, source de toute grâce et de tout amour, c’est par ton action que Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus fut comblée de prévenances divines et y répondit avec une parfaite fidélité. Maintenant qu’elle intercède pour nous, et ne veut prendre aucun repos jusqu’à la fin des temps , nous l’implorons. Je te demande d’inspirer et d’écouter ma prière, afin que me soit accordée la faveur confiée à son intercession.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

Ô Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, vois la confiance que je mets en toi et accueille mes intentions. Intercède pour moi auprès de la Vierge Marie qui vint te sourire au moment de l’épreuve. Regarde aussi tous ceux qui peinent et qui souffrent et tous ceux qui te prient : je m’unis à eux comme à des sœurs et à des frères. A travers les grâces que nous demandons si telle est la volonté du Seigneur, donne-nous d’être fortifiés dans la Foi, l’Espérance et l’Amour sur le chemin de la vie, et d’être aidés au moment de la mort, afin de passer de ce monde dans la paix du Père et de connaître l’éternité de joie des enfants de Dieu. Amen !

Pour approfondir

voir le site du Carmel de France

http://www.carmel.asso.fr/Therese-de-Lisieux.html

Site de la Maison Natale de Sainte Thérèse à Alençon

http://www.maisondetherese.com/la-maison-de-therese.html

Site du Sanctuaire de Lisieux

http://therese-de-lisieux.cef.fr

Notre Père

"Dans le coeur de l'Eglise ma Mère, je serais l'amour"

19 juillet 2008

Litanies du Christ Roi

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Litanies du Christ Roi

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Christ-Roi, Dieu de Dieu et Lumière de Lumière, que votre Règne vienne.
Christ-Roi, Image du Dieu invisible, que votre Règne vienne.
Christ-Roi, en qui toutes choses ont été créées, que votre Règne vienne.
Christ-Roi, pour qui le monde a été fait, que votre Règne vienne.
Christ-Roi, né de la Vierge, que votre Règne vienne.
Christ-Roi, vrai Dieu et vrai Homme, que votre Règne vienne.
Christ-Roi, adoré des bergers et des mages, que votre Règne vienne.
Christ-Roi, Législateur suprême, que votre Règne vienne.
Christ-Roi, Source et Modèle de toute sainteté, que votre Règne vienne.
Christ-Roi, notre Voie, notre Vérité, notre Vie, que votre Règne vienne.
Christ-Roi, à qui tout pouvoir a été donné au Ciel et sur la terre, que votre Règne vienne.

Christ-Roi, Pontife éternel, régnez sur votre peuple.
Christ-Roi de l'intelligence, régnez sur votre peuple.
Christ-Roi de la volonté, régnez sur votre peuple.
Christ-Roi de douleurs, couronné d'épines, régnez sur votre peuple.
Christ-Roi d'humilité, vêtu de pourpre par dérision, régnez sur votre peuple.
Christ-Roi, Époux des vierges, régnez sur votre peuple.
Christ-Roi, qui en Marie-Madeleine as glorifié la vie pénitente, régnez sur votre peuple.
Christ-Roi, dont le Royaume n'est pas de ce monde, régnez sur votre peuple.
Christ-Roi, par le don royal de ton amour, la Sainte Eucharistie, régnez sur votre peuple.

Christ-Roi, Chef-d'œuvre de la toute-puissance du Père, régnez sur les familles.
Christ-Roi, qui avez élevé le mariage à la dignité d'un sacrement, régnez sur les familles.
Christ-Roi, qui avez opéré votre premier miracle aux noces de Cana, régnez sur les familles.
Christ-Roi, Ami très aimable des enfants, régnez sur les familles.
Christ-Roi, qui par votre vie cachée à Nazareth avez donné un exemple aux parents et aux enfants, régnez sur les familles.
Christ-Roi, qui avez ennobli et sanctifié le travail par l'ouvrage de vos mains, régnez sur les familles.
Christ-Roi, qui avez ressuscité d'entre les morts et rendu à leurs familles le jeune homme de Naïm, la fille de Jaïre et votre ami Lazare, régnez sur les familles.
Christ-Roi, qui avez pardonné à la femme adultère, régnez sur les familles.
Christ-Roi, par votre amour pour Marie et Joseph, régnez sur les familles.

Christ-Roi des rois et Seigneur des seigneurs, régnez sur les nations.
Christ-Roi des siècles, Immortel et Invisible, régnez sur les nations.
Christ-Roi d'éternelle gloire, régnez sur les nations.
Christ-Roi qui dirigez les batailles, régnez sur les nations.
Christ-Roi, Prince de la Paix, régnez sur les nations.
Christ-Roi, qui portez sur vos épaules le signe de la Principauté, régnez sur les nations.
Christ-Roi, dont le Règne ne prendra pas fin, régnez sur les nations.
Christ-Roi, qui êtes assis au-dessus des Chérubins, régnez sur les nations.
Christ-Roi, par l'amour que vous avez de tout temps témoigné aux peuples qui vous sont fidèles, régnez sur les nations.

Christ-Roi qui renversez les puissants de leur trône, régnez sur vos ennemis.
Christ-Roi, qui brisez les rois au jour de votre colère, régnez sur vos ennemis.
Christ-Roi, qui avez vaincu l'enfer par votre mort sur la croix, régnez sur vos ennemis.
Christ-Roi, qui avez triomphé de la mort par votre Résurrection, régnez sur vos ennemis.
Christ-Roi, qui reviendrez juger les vivants et les morts, au jour de votre force, dans la splendeur de vos Saints, régnez sur vos ennemis.
Christ-Roi, par votre prière pleine d'amour sur la croix: "Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font", régnez sur vos ennemis.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés, régnez sur Vos ennemis.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés, triomphez sur Vos ennemis

Agneau de Dieu qui effacez les péchés, ayez pitié de Vos ennemis.

Son empire s'étendra.
Et la paix sera sans fin.

Prions

Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu tout renouveler par votre cher Fils, le Roi de l'Univers, accordez dans votre bonté que toutes les familles de peuples, divisées par la blessure du péché, se soumettent à votre autorité très douce. Par le même Jésus-Christ, Notre Seigneur, qui vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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18 juillet 2008

Litanies Sainte Jeanne d'Arc

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Sainte Jeanne d'Arc
Vierge, Libératrice de la France
1412-1431

Fête le 30 mai

Sainte Jeanne d'Arc montre une fois de plus, et d'une manière particulièrement éclatante, deux choses: combien Dieu aime la France et comme il est vrai qu'Il Se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses. Jeanne d'Arc naquit à Domrémy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Avé, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle approchait souvent du tribunal de la pénitence et de la Sainte Communion; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était "une bonne fille, aimant et craignant Dieu", priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle: "Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse." La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés; la situation du roi Charles VII était désespérée. Mais Dieu Se souvint de Son peuple, et afin que l'on vît d'une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il Se servit d'une humble fille des champs. Jeanne avait treize ans quand l'Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent; l'Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien. Jusqu'ici la vie de Jeanne est l'idylle d'une pieuse bergère; elle va devenir l'épopée d'une guerrière vaillante et inspirée; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims. Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l'apothéose du martyre: elle fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes. L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des Saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

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Litanies de Sainte Jeanne d'Arc

Seigneur, ayez pitié de nous!
Jésus-Christ,ayez pitié de nous!
Seigneur, ayez pitié de nous!
Jésus-Christ,écoutez-nous!
Jésus-Christ,exaucez-nous!
Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous!
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous!
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous!
Trinité Sainte qui êtes un Seul Dieu, ayez pitié de nous!

Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous!
Notre-Dame de l'Assomption, Patronne Principale de la France priez pour nous!
Saint Michel Archange, Patron et Spécial Protecteur de la France, priez pour nous!
Sainte Catherine d'Alexandrie, Vierge et Martyre, priez pour nous!
Sainte Marguerite d'Antioche,Vierge et Martyre, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, docile à l'Appel de Dieu, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, choisie par Dieu à Domrémy, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, avertie par Saint Michel Archange et ses Anges, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, docile à l'Appel de Dieu, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, confiante et soumise à vos Voix, priez pour nous !
Sainte Jeanne d'Arc, modèle de vie familiale et laborieuse, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, modèle de vos compagnes, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, fidèle dévote à Notre-Dame, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc,qui faisiez vos délices de la Sainte Eucharistie,priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, modèle de générosité au service de Dieu, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, exemple de fidélité à la vocation Divine, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, modèle d'union à Dieu dans l'action, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, Vierge et guerrière, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, modèle de bravoure et de pureté dans les camps, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, modèle de nos soldats, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, compatissante envers tous ceux qui souffrent, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, salut d'Orléans, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, gloire de Reims,priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, libératrice de la patrie, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, trahie et prisonnière à Compiègne, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, pure et patiente dans votre prison, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, héroïque et vaillante devant vos juges, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, seule avec Dieu à l'heure du supplice, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc, martyre de Rouen, priez pour nous!
Sainte Jeanne d'Arc et Sainte Thérèse de Lisieux, patronnes de la France, priez pour nous!
Tous les Saints et Saintes de France, intercédez pour nous !

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur !
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous , Seigneur!
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur !

Sainte Jeanne d'Arc, priez pour nous!

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ !

Prions

O Dieu, qui avez suscité d'une manière admirable La Vierge de Domrémy, Sainte Jeanne d'Arc, pour la défense de la Foi et de la patrie; faites, nous Vous en prions, que par son intercession, l'Eglise triomphe des assauts de ses ennemis et jouisse d'une Paix durable. Par Jésus Christ, Notre Seigneur. Amen.

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Téléchargez le texte des Litanies de Sainte Jeanne d'Arc (pdf) en cliquant ici

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Litanies de Notre Dame du Puy

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Notre-Dame du Puy

La statue (XVIIème siècle) qui se trouve actuellement sur le maître-autel de la Cathédrale Notre Dame du Puy en Velay, provient de l'ancienne chapelle de Saint-Maurice du Refuge, actuelle chapelle de la visitation sur le site du Conseil Général. Elle fut couronnée par l'évêque du Puy au nom du Pape Pie IX, le 8 juin 1856, jour anniversaire de la destruction de la précédente effigie qui fut brûlée par les ultra-révolutionnaires de Louis Guyardin (le représentant de la Convention en mission en Haute-Loire) le 8 juin 1794, jour de Pentecôte devenu celui de l'être Suprême. Cette vierge Noire aurait été offerte par le Roi Louis IX (Saint Louis) au retour de la 7ème croisade. C'était une statue de cèdre pouvant provenir d'Egypte et représenter une déesse orientale ou une vierge copte (Chrétien d'Egypte ou d'Ethiopie). Nous ne connaissons de cette vierge Noire que de rares reproductions d'aprés un dessin exécuté en 1777 sur les indications du géologue Faugeas de Saint-Fons. Mais la Cathédrale du Puy possédait déjà une statue de la Vierge bien avant le règne de Louis IX puisque sa présence est signalée dès le Xème siècle et qu'elle aurait servi de modèle aux premières Vierges de Majesté Auvergnates comme l'estiment certains auteurs. Chaque 15 août, une procession solennelle de la Vierge "Noire" est faite à travers les rues de la ville.

Litanies de Notre Dame du Puy

Seigneur, ayez pitié de nous.
O Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Père du Ciel qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Saint-Esprit qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Trinité qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Notre Dame du Puy, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Vierge très-sainte, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Vierge très-digne, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Vierge très-pure, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Vierge très-illustre, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Vierge très-glorieuse, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Vierge très-précieuse, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Vierge très-juste, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Mère de la miséricorde, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Mère de la prudence, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Mère de l'obéissance, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Mère de la grâce, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Mère de la pureté, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Mère de la confiance, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Mère de la patience, priez pour nous

Notre Dame du Puy, Reine des cieux, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Reine des des Anges, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Reine des Patriarches, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Reine des Apôtres, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Reine des Martyrs, priez pour nous
Notre Dame du Puy, Reine de tous les saints, priez pour nous

Notre Dame du Puy, source de l'humilité, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la piété, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la charité, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la grandeur, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la bonté, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la vérité, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la consolation, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source du salut, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la réparation, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la douceur, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la béatitude, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la beauté, priez pour nous
Notre Dame du Puy, source de la perfection, priez pour nous
Notre Dame du Puy, plus élevée que les cieux, priez pour nous
Notre Dame du Puy, placée au-dessus des puissances, p. pour nous.
Notre Dame du Puy, plus estimable qu'une pierre précieuse,
Notre Dame du Puy, plus belle que la lune, priez pour nous
Notre Dame du Puy, plus précieuse qu'un trésor, priez pour nous
Notre Dame du Puy, plus brillante que les étoiles, priez pour nous
Notre Dame du Puy, qui êtes au-dessus de tout éloge, pr. pour nous.
Notre Dame du Puy, fleur de la véritable sagesse, priez pour nous
Notre Dame du Puy, fleur de la véritable science, priez pour nous
Notre Dame du Puy, fleur de la véritable indulgence, priez pour nous
Notre Dame du Puy, fleur de la véritable excellence, priez pour nous
Notre Dame du Puy, fleur de la véritable justice, priez pour nous
Notre Dame du Puy, fleur de la véritable milice, priez pour nous
Notre Dame du Puy, fleur de la véritable joie, priez pour nous
Notre Dame du Puy, pierre la plus précieuse du ciel, priez pour nous
Notre Dame du Puy, qui êtes sans tache, priez pour nous
Notre Dame du Puy, porte du paradis, priez pour nous
Notre Dame du Puy, route du bon conseil, priez pour nous
Notre Dame du Puy, avocate des pécheurs, priez pour nous
Notre Dame du Puy, élevée au-dessus de toutes les créatures,
Notre Dame du Puy, pendant toute l'éternité, priez pour nous

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur !
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous , Seigneur!
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur !

Notre Dame du Puy, priez pour nous,
Afin que nous soyons dignes des promesses du Christ.

Prions

Seigneur, protégez vos serviteurs, en leur accordant les bienfaits de la paix, et faites que, pleins de confiance en la protection de la bienheureuse vierge Marie, ils soient à l'abri des attaques de tous leurs ennemis. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

Téléchargez le texte des Litanies de Notre Dame du Puy (pdf) en cliquant ici

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Litanies de Saint Martin de Tours

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Saint Martin

Evêque de Tours

316-397

Fête le 11 novembre

Saint Martin, né en Pannonie, suivit en Italie son père, qui était tribun militaire au service de Rome. Bien qu'élevé dans le paganisme, il en méprisait le culte, et comme s'il eût été naturellement chrétien, il ne se plaisait que dans l'assemblée des fidèles, où il se rendait souvent malgré l'opposition de sa famille. Dès l'âge de quinze ans, il fut enrôlé de force dans les armées romaines, et alla servir dans les Gaules, pays prédestiné qu'il devait évangéliser un jour. Que deviendra cet enfant dans la licence des camps? Sa foi n'y va-t-elle pas sombrer? Non, car Dieu veille sur ce vase d'élection. Le fait le plus célèbre de cette époque de sa vie, c'est la rencontre d'un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. Martin n'a pas une obole; mais il se rappelle la parole de l'Évangile: J'étais nu, et vous M'avez couvert. "Mon ami, dit-il, je n'ai que mes armes et mes vêtements." Et en même temps, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donna une au mendiant. La nuit suivante il vit en songe Jésus-Christ vêtu de cette moitié de manteau et disant à Ses Anges: "C'est Martin, encore simple catéchumène, qui M'a ainsi couvert." Peu de temps après il recevait le Baptême. Charité, désintéressement, pureté, bravoure, telle fut, en peu de mots, la vie de Martin sous les drapeaux. Il obtint son congé à l'âge d'environ vingt ans. La Providence le conduisit bientôt près de saint Hilaire, évêque de Poitiers. Après avoir converti sa mère et donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi de Nicée, il fonda près de Poitiers, le célèbre monastère de Ligugé, le premier des Gaules. L'éclat de sa sainteté et de ses miracles le fit élever sur le siège de Tours, malgré sa vive résistance. Sa vie ne fut plus qu'une suite de prodiges et de travaux apostoliques. Sa puissance sur les démons était extraordinaire. Il porta à l'idolâtrie des coups dont elle ne se releva pas. Après avoir visité et renouvelé son diocèse, l'homme de Dieu se sentit pressé d'étendre au dehors ses courses et ses travaux. Vêtu d'une pauvre tunique et d'un grossier manteau, assis sur un âne, accompagné de quelques religieux, le voilà qui part en pauvre missionnaire pour évangéliser les campagnes. Il parcourt presque toutes les provinces gauloises: ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d'aucune sorte ne l'arrêtent; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d'Apôtre des Gaules.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Litanies de Saint Martin

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, écoutez-nous

Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, sainte Mère de Dieu, priez pour nous.
Sainte Marie, Reine de France, priez pour nous.
Saint Michel, ange gardien de la France, priez pour nous.

Saint Martin, priez pour nous.
Saint Martin, modèle de charité, priez pour nous.
Saint Martin, modèle de perfection, priez pour nous.
Saint Martin, gloire des soldats, priez pour nous.
Saint Martin, règle des religieux, priez pour nous.
Saint Martin, exemple des prêtres, priez pour nous.
Saint Martin, excellent pasteur de Tours, priez pour nous.
Saint Martin, glorieuse lumière des païens, priez pour nous.
Saint Martin, destructeur des idoles, priez pour nous.
Saint Martin, propagateur de la foi catholique, priez pour nous.
Saint Martin, zélateur de la gloire de Dieu, priez pour nous.
Saint Martin, splendeur de l'Eglise d'Occident, priez pour nous.
Saint Martin, maître de vie et de foi, priez pour nous.
Saint Martin, dont l'humilité fut profonde, priez pour nous.
Saint Martin, dont la contemplation fut élevée, priez pour nous.
Saint Martin, qui étiez appliqué à l'oraison, priez pour nous.
Saint Martin, dont la charité fut ardente, priez pour nous.
Saint Martin, miroir de patience, priez pour nous.
Saint Martin, très doux père des pauvres, priez pour nous.
Saint Martin, consolateur des affligés, priez pour nous.
Saint Martin, santé des malades, priez pour nous.
Saint Martin, terrible au démon, priez pour nous.
Saint Martin, instrument de grands miracles, priez pour nous.
Saint Martin, par qui furent ressuscités trois morts,
priez pour nous.
Saint Martin, inlassable travailleur, priez pour nous.
Saint Martin, accueilli par le choeur des anges, priez pour nous.
Saint Martin, gloire des nations d'Occident, priez pour nous.
Saint Martin, patriarche des Gaules, priez pour nous.
Saint Martin, protecteur de la France, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Priez pour nous, saint Martin , notre père et notre protecteur,
Afin que nous soyons digne des promesses du Christ.

Prions

O Dieu, qui avez été glorifié par la vie et par la mort du bienheureux pontife saint Martin, évêque de Tours et patriarche des Gaules, renouvelez dans nos coeurs les mêmes merveilles de votre grâce, afin que ni la mort ni la vie ne puissent jamais nous séparer de la charité de Jésus-Christ, votre Fils unique, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. - Amen.

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Prière à Saint Martin

Proternés devant le Seigneur réellement présent au saint sacrement de l'autel, ô saint Martin, nous vous saluons du nom de père de notre patrie et, fidèles à l'exemple de nos pères, nous vous invoquons afin que, par votre puissant patronage, les grâces divines inspirent nos prières, guident nos actions, consolent nos peines, guérissent nos maux et sanctifient nos vies. A la suite de cinq papes, de la plupart de nos rois, d'innombrables évêques et des foules de fidèles qui sont venus vénérer votre tombeau, nous vous supplions, au nom de l'amour que vous avez pour la France, de conserver dans nos coeurs l'amour de Jésus-Christ et de son Eglise. Aidez-nous à être vos dignes enfants, fidèles à vos enseignements. Bénissez les soldats dont vous êtes le modèle, les religieux dont vous êtes la règle, les pasteurs dont vous êtes l'exemple et tious ceux dont vous êtes le père. Suscitez parmi nous des saints qui nous rendent la foi des anciens jours. Nous implorons, ô notre saint patriarche, votre protection pour nos corps et nos âmes. A votre exemple, ne refusant ni la vie ni la mort, nous promettons, pour votre honneur et notre salut, de nous efforcer à vivre et à mourir en véritables chrétiens. Amen.

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17 juillet 2008

Litanies de Saint Claude La Colombière

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Saint Claude La Colombière

Apôtre du Sacré-Cœur

1641-1682

Fête le 15 février

Né en France, à Saint-Symphorien d'Ozon, en 1641, Claude La Colombière entra dans la Compagnie de Jésus en 1659. Après son ordination, en 1669, il se consacra à l'enseignement de la rhétorique et à la prédication. Il aida efficacement sainte Marguerite-Marie Alacoque à étendre le culte du Sacré-Cœur. Envoyé à Londres comme prédicateur de la duchesse d'York, à la suite de diverses calomnies, il y fut condamné à la prison et à l'exil. Il mourut à l'âge de 41 ans, en 1682, à Paray-le-Monial, fut béatifié par Pie XI en 1929 et canonisé par Jean-Paul II le 31 mai 1992.

Litanies de Saint Claude La Colombière

Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous
Saint Claude de La Colombière, très dévoué à la Mère de Dieu, priez pour nous
Saint Claude , Imitateur de Jésus-Christ, priez pour nous
Hôte de Jésus-Christ, priez pour nous
Victime de l’amour de Dieu, priez pour nous
Très obéissant à la volonté de Dieu, priez pour nous
Fidèle observateur de la Loi du Très-Haut, priez pour nous
Tout à Dieu et tout au salut du prochain, priez pour nous
Rempli des dons célestes, priez pour nous
Image vivante de perfection, priez pour nous
Miroir de toutes les vertus, priez pour nous
Torrent des consolations divines, priez pour nous
Lis planté dans une terre vierge, priez pour nous
Champ du paradis de l’Eglise, priez pour nous
Sanctuaire des grâces, priez pour nous
Glorieux martyr de la volonté, priez pour nous
Soleil de perfection, priez pour nous
Semence de l’Evangile, priez pour nous
Apôtre du Sacré-Cœur, priez pour nous
Bouclier de la Foi, priez pour nous
Prédicateur de la pénitence, priez pour nous
Joie de vos parents, priez pour nous
Honneur de votre pays, priez pour nous
Flambeau du monde, priez pour nous
Homme d’oraison, priez pour nous
Homme juste et fidèle à Dieu, priez pour nous
Homme enseigné par Dieu, priez pour nous
Homme selon le cœur de Dieu, priez pour nous
Dont la langue a été comme l’organe du Saint-Esprit, priez pour nous
Dont les paroles et les exemples nous conduisent sur le chemin du salut, priez pour nous
Dont la mortification a été continuelle et généreuse , priez pour nous
Dont la vie et les mœurs ont fidèlement imité celles de Jésus-Christ, priez pour nous
Qui vous êtes privé des plaisirs pour l’amour de Dieu, priez pour nous
Qui vous êtes fatigué pour le salut des âmes, priez pour nous
Qui vous êtes détaché de tous les intérêts du monde pour le service du prochain, priez pour nous
Qui avez été prévenu des grâces célestes, priez pour nous
Qui avez puisé dans la source de la Divinité, priez pour nous
Qui avez vécu en la présence de Dieu, priez pour nous
Qui avez employé toute votre éloquence à publier les grandeurs de Dieu, priez pour nous
Qui avez attiré les chrétiens à une véritable conversion, priez pour nous
Qui avez converti les pécheurs à la pénitence, priez pour nous
Qui avez souffert la calomnie et la prison pour la Foi, priez pour nous
Qui avez expiré dans le Sacré Cœur de Jésus-Christ, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, pardonnez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous

Priez pour nous, Saint Claude de la Colombière,
Afin que nous obtenions de Dieu la grâce de vivre et de mourir en union avec le Sacré-Cœur de Jésus-Christ

Prions

Saint Claude de la Colombière, obtenez-nous la grâce qu’imitant vos vertus en ce monde, nous obtenions celle d‘adorer éternellement le Sacré-Cœur avec vous dans le Ciel. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

D’après Histoire du vénérable Père Claude de la Colombière, par le P. Eugène SEGUIN,s.j . Librairie Poussielgue, Paris, 1880.

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Litanie des Béatitudes de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

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Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

Carmélite Déchaussée, Docteur de l'Eglise

1873-1897

Fête le 1er octobre

Peu de Saints ont excité autant d'admiration et d'enthousiasme aussitôt après leur mort; peu ont acquis une plus étonnante popularité dans le monde entier; peu ont été aussi rapidement élevés sur les autels, que cette jeune sainte Carmélite. Thérèse Martin naquit à Alençon, en Normandie, de parents très chrétiens, qui regardaient leurs neuf enfants comme des présents du Ciel et les offraient au Seigneur avant leur naissance. Elle fut la dernière fleur de cette tige bénie qui donna quatre religieuses au Carmel de Lisieux, et elle montra, dès sa plus petite enfance, des dispositions à la piété qui faisaient présager les grandes vues de la Providence sur elle. Atteinte, à l'âge de neuf ans, d'une très grave maladie, elle fut guérie par la Vierge Marie, dont elle vit la statue s'animer et lui sourire auprès de son lit de douleur, avec une tendresse ineffable. Thérèse eût voulu, dès l'âge de quinze ans, rejoindre ses trois soeurs au Carmel, mais il lui fallut attendre une année encore (1888). Sa vie devint alors une ascension continuelle vers Dieu, mais ce fut au prix des plus douloureux sacrifices toujours acceptés avec joie et amour; car c'est à ce prix que Jésus forme les âmes qu'Il appelle à une haute sainteté. Elle s'est révélée ingénument tout entière elle-même dans les Mémoires qu'elle a laissés par ordre de sa supérieure: "Jésus, comme elle l'a écrit, dormait toujours dans Sa petite nacelle." Elle pouvait dire: "Je n'ai plus aucun désir, si ce n'est d'aimer Jésus à la folie." C'est, en effet, sous l'aspect de l'amour infini que Dieu Se révélait en elle. La voie de l'Amour, telle fut, en résumé, la voie de la "petite Thérèse de l'Enfant-Jésus"; mais c'était en même temps la voie de l'humilité parfaite, et par là, de toutes les vertus. C'est en pratiquant les "petites vertus", en suivant ce qu'elle appelle sa "petite Voie", Voie d'enfance, de simplicité dans l'amour, qu'elle est parvenue en peu de temps à cette haute perfection qui a fait d'elle une digne émule de sa Mère, la grande Thérèse d'Avila. Sa vie au Carmel pendant neuf ans seulement fut une vie cachée, toute d'amour et de sacrifice. Elle quitta la terre le 30 septembre 1897, et, brûlant les étapes, fut béatifiée en 1923 et canonisée en 1925. Comme elle l'a prédit, "elle passe son Ciel à faire du bien sur la terre."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Litanies des Béatitudes de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, priez pour nous

Thérèse, étoile lumineuse du Carmel : priez pour nous
Thérèse, étoile des extrémités de la terre : priez pour nous
Thérèse, étoile des races et des nations : priez pour nous
Thérèse, étoile du pontificat de Pie XI : priez pour nous
Petite reine du grand Roi : priez pour nous
Enfant chérie de la Vierge Marie : priez pour nous
Enfant guérie par le sourire de Marie : priez pour nous
Docteur de la voie d'enfance : priez pour nous
Amoureuse de l'Enfant-Jésus : priez pour nous
Amoureuse de la Croix du Christ : priez pour nous
Amoureuse de la Face du Christ : priez pour nous
Amoureuse de la Parole de Dieu : priez pour nous
Chantre de la tendresse du Père : priez pour nous
Miroir du Cœur immaculé de Marie : priez pour nous
Rose effeuillée pour l'Enfant-Jésus : priez pour nous
Amour au cœur de l'Eglise : priez pour nous
Parole de Dieu pour notre temps : priez pour nous
Modèle de la pureté de cœur : priez pour nous
Vivant ostensoir consumé d'amour : priez pour nous
immolée en silence près de l'Eucharistie : priez pour nous
Trésor de joie dans la souffrance : priez pour nous
Martyre d'amour du Cœur Sacré de Jésus : priez pour nous
Vaillant guerrier dans le champ de l'apostolat : priez pour nous
Thérèse répandant des pluies de roses : priez pour nous
Thérèse dispensant les grâces : priez pour nous
Thérèse offerte à l'Amour miséricordieux : priez pour nous
Thérèse assise à la table des pécheurs : priez pour nous
Ange des prisonniers et des malades : priez pour nous
Petite sœur des pauvres dans l'Esprit : priez pour nous
Recours des plus grands pécheurs : priez pour nous
Ultime recours des condamnés : priez pour nous
Protectrice des exilés : priez pour nous
Trésor de tendresse pour tous les orphelins : priez pour nous
Réconfort des missionnaires : priez pour nous
Ardent modèle des consacrés : priez pour nous
Petite sœur cachée de tous les prêtres : priez pour nous
Apôtre de la miséricorde : priez pour nous
Apôtre de la confiance et de l'abandon : priez pour nous
Apôtre de la simplicité de cœur : priez pour nous
Patronne des missions : priez pour nous
Patronne de la France : priez pour nous
Prophète des derniers temps : priez pour nous

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, pardonnez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus,
Apprenez-nous à aimer le bon Dieu comme vous L’avez aimé.

Prions

Ô Dieu qui avez embrasé de votre Esprit d’Amour l’âme de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, accordez-nous de vous aimer, nous aussi, et de vous faire beaucoup aimer. Nous Vous le demandons, par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Ô Notre Père des Cieux qui, par Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, voulez rappeler au monde l’Amour miséricordieux qui remplit votre cœur et la confiance filiale qu’on doit avoir en vous, nous vous remercions humblement d’avoir comblé de tant de gloire Celle qui fut toujours votre enfant si fidèle et de lui donner une puissance merveilleuse pour vous attirer chaque jour un très grand nombre d’âmes qui vous loueront éternellement.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, souvenez-vous de votre promesse de faire du bien sur la terre, répandez avec abondance votre pluie de roses sur ceux qui vous invoquent, et obtenez-nous de Dieu les grâces que nous attendons de sa bonté infinie.

Téléchargez le texte des Litanies des Béatitudes des Ste Thérèse (pdf) en cliquant ici

Louis et Zélie Martin

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Les Vénérables Louis et Zélie Martin

Parents de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

"Le Bon Dieu m'a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre..."

Prière pour la béatification de Louis et Zélie Martin

Dieu notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie MARTIN dont le couple fut fidèlement uni, donnant le témoignage d’une vie chrétienne exemplaire par l’exercice du devoir d’état et la pratique des vertus évangéliques. Dans l’éducation d’une famille nombreuse, à travers les épreuves, les deuils et la souffrance, ils ont manifesté généreusement leur confiance en Toi, leur soumission à ta volonté. Le père et la mère de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dont l’Église a reconnu les vertus héroïques, sont déjà un exemple pour les familles d’aujourd’hui. Daigne, Seigneur, m’accorder la grâce que je sollicite par leur intercession, et faire connaître pleinement tes desseins à leur égard en accordant leur béatification. Amen.

Relations de grâces

Monastère du Carmel de Lisieux

37, rue du Carmel

F- 14100 Lisieux

carmel.lisieux@orange.fr

Documents sur Louis et Zélie Martin,

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