26 juillet 2009

Notre Dame de Bonne Garde

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Notre Dame de Bonne Garde

Longpont sur Orge

« Virgini Pariturae »

Diocèse d’Evry



A 25 km au sud de Paris, la tour de Montlhéry se dresse, sentinelle avancée, témoin de bien des batailles. A 2 km au nord est, la Basilique Notre Dame de Bonne Garde est l’un des plus anciens sanctuaires de l’Ile de France, peut être même le plus ancien dédié à la Vierge Marie. Selon la légende en effet, au creux du vallon, au bord des marécages de l’Orge, les marchands rejoignaient par une longue digue – un long pont- la route de Lutèce à Orléans. Dans un bois de chênes, auprès d’une source, ils déposaient leur offrande aux pieds de la déesse mère. On dit même que les druides la vénéraient comme la Vierge qui allait enfanter, Virgini pariturae. Au IIIe siècle, Saint Denis, évêque de Paris, et Saint Yon, son disciple, viennent annoncer Marie à ces hommes qui l’attendent déjà sans la connaître. Cette légende – analogue à celle de Chartres – est plausible. En effet, lorsqu’en 1301, Guy, seigneur de Montlhéry, et sa femme Hodierne commencent l’église actuelle, visiblement ils respectent un site antérieur. On descend dans la nef par douze marches ; il y a une source, qu’on a retrouvée encore en 1942 et, semble t’il, une pierre tabulaire une peu au dessous du maître autel. En tout cas, dans cette légende nous reconnaissons volontiers la signification première du pèlerinage, l’événement fondateur, pourrait on dire : le vieux mode attendait un Sauveur. Aujourd’hui encore Marie accueille les attentes du monde, même les plus obscures et les portes à Son Fils.

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« Une aussi grande église pour un si petit village »


Donc le 25 mars 1031, Guy et Hodierne de Montlhéry invitent le roi de France, Robert le Pieux, et l’Archevêque de Paris, Humbert de Vergy, à poser la première pierre d’une vaste église. C’est déjà un sanctuaire de pèlerinage, mais il faudra 200 ans pour l’achever et, entre temps, on sera passé du roman au gothique. En 1061, Hodierne va trouver Saint Hugues à Cluny : il lui faut des moines pour animer de leur prières et de leurs chants le vaisseau naissant. Hugues se fait un peu tirer l’oreille, car Longpont est en Ile de France et Cluny en Bourgogne. Néanmoins, il envoie 22 moines fonder un prieuré. Jusqu’au XVIIe siècle, ces moines vivront en symbiose avec les seigneurs et les paysans de la contrée. En 1700, Louis XIV impose leur remplacement par les Bénédictins réformés de la Stricte Observance – les Mauristes – qui vont reconstruire à neuf le prieuré et se maintenir jusqu’à la révolution. Sanctuaire marial est aussi un lieu de passage. C’est une étape sur la route de Compostelle et depuis trois ans, j’ai encore vu passer deux pèlerins, dont une médecin hollandais qui s’en allait, avec son bourdon, prier pour ses cinq enfants. En 1130, Saint Bernard vient se recueillir devant la statue de la Vierge. Il s’en va à Etampes prêcher aux évêques et aux seigneurs le ralliement au pape Innocent II, alors que celui – ci a été chassé de Rome par l’antipape Anaclet II. Saint Louis avait gardé un mauvais souvenir de Montlhéry, où il s’était laissé enfermer par les seigneurs féodaux – c’est le peuple de Paris qui était venu le délivrer – mais il aimait bien venir partager la prière et la table des moines ; Philippe le Bel, Charles VIII et Anne de Bretagne qui achevèrent le portail, et tant d’autres… On peut dire que, pendant tout le moyen âge, Longpont a vu défiler des foules venues prier la Mère de Dieu, et peut être aussi attirées par un ensemble de reliques déjà important.

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« Péril et renaissance »


Aussi proche de Paris et de Montlhéry, Longpont n’a pas été à l’abri des vicissitudes de l’histoire. Le 16 juillet 1465 s’y déroule la bataille entre Louis XI et Charles le Téméraire, et nous avons encore une « rue du cimetière des bourguignons ». En 1562, le Prince Louis de Condé, oncle du futur Henri IV, à la tête de ses protestants, saccage la région et décapite une grande partie des statues du portail. En 1791, le prieuré est vendu parmi les biens nationaux et sera complètement rasé. L’église elle, a surtout souffert de n’être pas entretenue. Sous la restauration, certains souhaiteraient même détruire et reconstruire à la place une église plus modeste. En fait, en 1819, le transept, le chœur et l’abside sont démolis. En 1843, un jeune prêtre, l’abbé Arthaud, arrive dans une paroisse devenue misérable et très déchristianisée. Le matin du 22 mai- c’est lui qui raconte dans son cahier- il reçoit un pèlerin, un vieillard qui a retrouvé l’usage de ses jambes. D’abord perplexe, il interroge l’instituteur, le bedeau sur les origines du sanctuaire, mais surtout il va consulter des livres à Paris. Pendant 34 ans, patiemment, il va entreprendre la restauration de la paroisse, puis de la confrérie – promue Archiconfrérie Notre Dame de Bonne Garde en 1851 – et des pèlerinages. C’est l’époque où se développe la ligne des chemins de fers de Paris à Orléans, et beaucoup de groupes viennent de Paris, descendant à Saint Michel sur Orge ; nous avons encore une belle collection de bannières, témoins de cette renaissance. L’abbé Arthaud meurt en 1877, mais il a tant fait , tant remué les donateurs , les paroisses parisiennes , que le transept , le chœur et l’abside sont reconstruits de 1875 à 1878, en respectant semble t’il l’architecture originelle. C’est un autre curé le chanoine Nicolas, forte personnalité qui en 1913, obtiendra de Saint Pie X le titre de Basilique pour notre église. Mais il est put être temps de présenter le monument – sachant que la description ne remplace jamais la visite !

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Le portail : Marie élevée au ciel


Malgré ses mutilations, le portail principal demeure une œuvre attachante. Il date de 1230 environ – contemporain à celui de Notre Dame de Paris. A cette date, si les théologiens hésitent encore, la piété populaire, elle, tient déjà fermement confiance en l’Assomption de Marie. Au trumeau, une Vierge à l’enfant, majestueuse, nous accueille, tandis que dans les ébrasements ont reconnaît Saint Jean, peut être saint Barthélemy, patron d’une paroisse primitive de Longpont, Saint Denis et le diacre Saint Etienne. Au tympan, comme dans une bande dessinée, deux tombeaux représentent l’un la Dormition de Marie, mise en terre par les apôtres, l’autre son réveil par Son Fils Jésus qui lui tends les bras. Au dessus, Jésus la fait asseoir à côté de Lui, tandis qu’un Ange vient de la couronner, et qu’un Dieu le Père barbu, portant le globe et la croix domine l’ensemble. Si la première voussure – des anges portant nos prières – reprend un thème de l’Apocalypse assez classique , la seconde traite la parabole des vierges sages et des vierges folles et la présence de ce thème associé à celui de l’Assomption est , paraît il assez rare. Un autre petit portail, roman celui là s’inscrit dans la tour massive, qui penche : nous sommes bien sur un terrain marécageux !

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L’intérieur : élégance et robustesse


En pénétrant par le fond et en s’arrêtant avant de descendre les douze marches qui aboutissent à la nef, le pèlerin saisit d’un coup d’oeil un vaisseau composite certes, mais harmonieux. L’abside, voûtée en cul de four, l’arc triomphal du transept et les arcades de la nef sont solidement romans. Dans une partie de la nef, des chapiteaux hauts placés témoignent d’une période où cette nef était sans doute simplement recouverte d’une charpente. Les XIIe et XIIIe siècles ont apporté des voûtes gothiques, dont un bel ensemble à six nervures. La plupart des fenêtres n’ont pas de vitraux, mais de la grisaille. Mais les bas côtés étant moins nettement moins élevés que la nef, les baies sont grandes et l’ensemble est clair : la lumière y joue au rythme des jours et des saisons. La calotte de l’abside a été peinte par François Zbinden , un suisse élève de Puvis de Chavannes , dont l’œuvre n’est pas sans intérêt . Quand à la statue de Notre Dame de Bonne Garde qui domine l’autel, il est difficile de la dater. Elle a été couronnée en 18752, mais la couronne et le sceptre sont en toc, les originaux ayant été volés ! Disons que l’image est plutôt familière et accueillante ; les visiteurs qui passent chaque jour mettre un cierge ou confier leur intention au cahier de prière ne s’y trompent pas.

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Le reliquaire : l’immense cortège de tous les saints»


La présence d’une collection importante de reliques dans le sanctuaire de Longpont est attestée depuis au moins 1130, autour d’un morceau de voile de la Vierge, que Saint Denis aurait donné aux druides au IIIe siècle. Les reliques ont été cachées pendant les guerres de religion, puis pendant la Révolution Française, alors que les châsses, elles étaient fondues. L’abbé Arthaud était une fervent amateur de reliques ; aussi a t’il augmenté la collection grâce a des échanges, en particulier avec l’évêché de Turin. D’autres dons sont venus enrichir cet ensemble – en particulier au moment où les congrégations ont été expulsées de France. Actuellement, le reliquaire renferme 1400 reliques. C’est donc probablement la collection la plus importante de France. Si elles ne sont pas toutes sûrement authentiques, elles rappellent que les croyants forment la chaîne avec leurs pères dans la foi. Jadis les châsses étaient portées en procession lors du pèlerinage de Pentecôte. Actuellement, un gros effort est fait pour les répertorier et pour améliorer leur présentation.

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Longpont aujourd’hui


Longpont est situé dans le département de l’Essonne, et donc dans le diocèse d’Evry – Corbeil, un de ceux qui sont nés de celui de Versailles, en 1966.Le 31 mai 1969, Mgr Malbois, premier évêque d’Evry Corbeil, proclame Notre Dame de Bonne Garde « patronne et protectrice du diocèse ».La Basilique est donc d’abord un centre de vie pour notre diocèse, nous y accueillons avec joie des ordinations de prêtres et de diacres permanents. Depuis 1987- justement pour les 20 ans du diocèse – nous avons restauré un pèlerinage diocésain de printemps, dont le thème et la prière s’inscrivent dans les orientations pastorales du moment. Mais Longpont demeure aussi un haut lieu spirituel de l’Ile de France. Depuis 42 ans, dans la nuit du samedi au dimanche le plus proche du février, les Equipes Notre Dame de toute la région font une rude marche pour aboutir à Longpont au petit matin. Le 15 août 1988, pour la clôture de l’Année Mariale, nous avons restauré un pèlerinage de l’Assomption. A une période qu’on dit aussi creuse en région parisienne, nous avons été surpris d’accueillir tant de monde, dans une atmosphère de joie familiale. Et puis les groupes les plus divers viennent prier : des aumôneries, des paroisses et des secteurs, des groupes de Vie Montante. Nous ne sommes pas équipés pour des pèlerinages de plusieurs jours et l’hiver la Basilique est difficile à chauffer ! Mais c’est toujours avec joie que nous nous associons à la démarche des pèlerins. Nous présentons toujours la basilique, et parfois nous intervenons pour un enseignement ou une célébration ; tout ceci demeurant très souple, au gré des organisateurs de groupes.


Texte du Père Hilaire Barbier

Recteur de la Basilique

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Prière à Notre Dame de Bonne Garde


O Marie, Mère du Christ et de l’Eglise, des générations de croyants est venues Vous prier ici, depuis des siècles. Me voici avec eux devant vous, plein de confiance en Votre Bonté et en Votre Puissance. C’est par Vous que le Père a voulu nous donner Son Fils. Je Vous prie pour le monde et pour l’Eglise. ND de Bonne Garde, gardez leur la paix promise par Jésus. Je Vous prie aussi, Mère de Bonté et de Miséricorde, par la Passion et la Résurrection de Votre Fils, pour tous ceux que j’aime et pour moi même. Gardez nous dans la Foi, l’Espérance et la Charité. Prenez pitié de moi et présentez mes supplications à Dieu notre Père. Demandez pour moi, je Vous en supplie, la grâce de… Bénissez moi, ma Mère, j’espère en vous, je ne serai pas confondu. Amen.


Notre Dame de Bonne Garde, priez pour nous

Presbytère de la Basilique Notre Dame de Bonne Garde

12, rue de Paris

91310 Longpont sur Orge


Texte extrait du journal « Le Règne de Jésus par Marie » août septembre 1990

Renseignements

http://evry.catholique.fr/article.php3?id_article=512


06 juillet 2009

Bienheureuse Jeanne Emilie de Villeneuve

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Bienheureuse Jeanne Emilie de Villeneuve

Fondatrice de Soeurs Bleues de Castres

1811-1854

Fête le 3 octobre

Jeanne Émilie de Villeneuve (1811-1854) crée la congrégation de Notre Dame de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 1936, une communauté religieuse connue rapidement sous le vocable de “soeurs Bleues de Castres” en raison de la couleur de leur habit. Dans l’anonymat d’une maison de Castres, elle sert, avec ses compagnes, les plus démunis : jeunes ouvrières, malades, prostituées, en prison les condamnés. La congrégation voit grandir le nombre de ses soeurs, et son rayonnement finit par s’étendre à l’Afrique : Sénégal, Gambie, Gabon. En 1854, l’épidémie de choléra atteint Castres et la fondatrice des soeurs Bleues décédera le 2 octobre, entourée de ses soeurs.

Les Béatitudes à Emilie de Villeneuve


Bienheureuse es-tu Emilie, parce que tu n’as pas détourné ton regard quand Jésus t’a invité à tout laisser et à le suivre.


Bienheureuse es-tu Emilie, parce que tu n’as pas hésité à renoncer à ce que tu possédais pour servir et aimer Jésus dans les pauvres, les petits et les membres souffrants de son corps mystique.


Bienheureuse es-tu Emilie, parce que tu n’as pas mis ton coeur dans les biens matériels et que, de cette façon, tu as pu exclamer : “Toi, Seigneur, Toi, le tout et le reste rien”.


Bienheureuse es-tu Emilie, parce que tu a fondé une famille religieuse ayant comme caractéristiques le service et la générosité dans la disponibilité envers le prochain, la générosité, l’esprit de famille, la simplicité et la joie.


Bienheureuse es-tu Emilie, parce que quand tu parlais de pauvreté, tu ne te contentais pas de théories.


Bienheureuse es-tu Emilie, parce que tu as entendu la clameur des pauvres et que tu ne t’es pas contenté de dire ”Pauvres gens!”


Bienheureuse es-tu Emilie, parce que quand tu disais à tes filles : “Vivez, travaillez et mourez comme les pauvres”, tu le leur disais surtout par ta vie.


Bienheureuse es-tu Emilie, parce que dans ta famille religieuse est toujours vivant, comme stimulant et comme exemple, le souvenir de ton audace missionnaire, de ton humilité et de toutes les vertus que tu as vécues à un degré héroïque et que, pour cela, avec l’Eglise qui l’a reconnu, nous pourrons bientôt te prier :


Bienheureuse, Bienheureuse, Bienheureuse Emilie… Prie pour nous !!!


Poème à la Bienheureuse Emilie de Villeneuve


Tachycardie d'émotions


L'annonce s'est faite joie
Appel, décision
Option
Gratuité
Abandon, Dieu seul

L'expérience dissipe la souffrance
Et Toi, ici,
La Rua faisant Lumière
en nous, Jésus

Le cosmos s'illumine
Les étoiles
annoncent
Les hommes divulguent

Bonne Mère!
Tu es bénie!
Et bénies nous aussi !
Bénie mission !

Et l'option
Se fait lumière dans la Congrégation

Consigne
Miracles à rechercher
Miracle la vie
Soutenue
Par tant de soin et de fragilité

Miracles les peuples
aimés du Père !
Binta, en ton visage et ta vie
Présente!!! S'écoutent
les pauvres de l'humanité.

Amour émotion
Engagement
Dieu Seul
Tu es et Je suis.

(Dolores Osuna)


Soeur Emilie de Villeneuve

Un Evangile grand ouvert
Toute sa vie en est la preuve.
Pour nous elle est une lumière:
Sœur Emilie de Villeneuve.

Toute une vie, toute une preuve
D’un Dieu aimant, d’un Dieu présent.
Y compris même dans l’épreuve,
Et la « dignité » de la vie.

Son idée reste toujours neuve,
Son œuvre est à contre-courant,
Elle se nomme : « De Villeneuve »
Et se prénomme : « Emilie ».

Car c’est l’histoire d’une FEMME
Et d’un feu toujours bien vivant.
L’histoire même d’une flamme
Qui peut embraser d’autres vies.

C’est ainsi l’histoire d’une âme,
Donnée à Dieu totalement,
A l’Immaculée Notre-Dame
C’est le vrai PROJET d’Emilie.

Et puisqu’elle laisse derrière elle,
Un sillon profond et vivant
Dieu et les pauvres nous appellent
C’est là tout le SENS de sa vie.

Une route encore actuelle
Dieu aujourd’hui, Dieu « Main-tenant »
Ainsi les « Sœurs Bleues » nous révèlent
L’immense PASSION d’Emilie.


Paroles et lettre de J.C. Gianadda


Emilie Marie de Villeneuve


Emilie,
MARIE DE VILLENEUVE
Tu nous as tracé le parcours
Emilie,
Notre Sœur bienheureuse
Nous voici
Pour chanter DIEU- AMOUR;

Elle nous redit
Le SENS de l’Evangile
Elle nous supplie
D’être morceau d’argile
Entre les mains d’un DIEU-AMOUR
Trouver le sens, le vrai, le jour
Dans les petits, les mendiants d’Amour.

Elle nous redit
Le GOÛT de l’Evangile
Porter du fruit
Au cœur d’un monde hostile.
Et témoigner d’un DIEU-AMOUR
Et respecter ainsi toujours
Les plus petits, les mendiants de l’Amour.

Elle nous redit
La JOIE de l’Evangile
Malgré nos vies
Si futiles et fragiles.
Elle nous redit le DIEU-AMOUR
Veillant sur nous la nuit, le jour.
Elle nous redit: «suivez-Le sans détour.»

Paroles et lettre de J.C. Gianadda


Textes extrait du site www.cic-castres.org

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Chant composé à l'occasion de la Béatification de Jeanne Emilie

Pour ce jour de mémoire et de fête

Pour la joie d’annoncer des merveilles


Béni sois-tu Seigneur !


Pour l’esprit appelant les croyants

à marcher sur les traces des saints


Béni sois-tu !


Gloria, gloria, gloria tibi domine (bis)


Pour l’Église au-delà des frontières

Pour la route à nos pas familière


Béni sois-tu Seigneur !


Pour nos voix ne formant qu’un seul chant

Et les mots que les saints nous ont dits


Béni sois-tu !


Pour la foi triomphant de l’épreuve

La semence où la vie est à l’œuvre


Béni sois-tu Seigneur !


Pour les saints qui proclament « Dieu seul »

Et leur cœur attentif à chacun


Béni sois-tu !


Pour Jésus qui se joint aux disciples

Son appel à porter l’Évangile


Béni sois-tu Seigneur !


Pour les saints qui témoignent de Lui

Et repoussent le doute et la peur


Béni sois-tu !


Pour celui que ta grâce relève

Le pécheur découvrant ta tendresse


Béni sois-tu Seigneur !


Pour les saints qui connaissent ton cœur

Et reflètent sur nous ta bonté


Béni sois-tu !

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Bienheureuse Jeanne-Emilie de Villeneuve, priez pour nous!

Notice biographique sur la Bse Emilie de Villeneuve, cliquez sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1348024.html

28 juin 2009

Neuvaine à sainte Germaine de Pibrac

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Sainte Germaine Cousin

la maltraitée de Pibrac

1579-1601

Fête le 12 juin


La famille Cousin dont le père s’appelait Laurent et la mère Marie Laroche vivait à Pibrac, vers l’an 1579, dans un petit village à quelques kilomètres de Toulouse. Quand Germaine naquit, la pauvre petite avait des scrofules et, comme on dirait aujourd’hui, elle était handicapée de sa main droite qui était atrophiée. De plus, elle était à peine née que sa mère mourut. Ca commence bien ! Peu de temps après, son père se remaria et eut des enfants de la seconde femme. Celle-ci n’eut, pour Germaine, que des regards de haine. Ainsi, Germaine, déjà orpheline fut placée sous le joug d’une cruelle marâtre. Les Petits Bollandistes écrivent “Elle aima la douleur comme une soeur née avec elle, placée avec elle dans le berceau, et qui fut sa constante et unique compagne depuis son premier cri jusqu’à son dernier soupir.Sous prétexte que Germaine avait des scrofules et que c’était contagieux, la belle-mère ne voulait pas que Germaine vive avec ses propres filles. Elle persuada son mari de lui faire garder les troupeaux. Comme ça, elle serait toujours dehors et loin de ses demi-soeurs. Quand elle était à la maison, elle devait manger dans l’étable ou par terre au fond du couloir. Il lui était interdit d’avoir des contacts avec ses soeurs que pourtant, paraît-il, elle aimait tendrement. Elle n’avait aucune jalousie des préférences dont ses soeurs étaient l’objet. Mais que faisait donc son père ?  Elle était donc toujours par monts et par vaux, gardant les moutons par tous les temps, supportant le froid comme la chaleur.


Tous les jours elle allait à la messe. Elle plantait sa quenouille en terre et la quenouille gardait les moutons. Les loups étaient nombreux dans la région mais jamais un loup ne lui enleva de mouton. Malgré cela, la marâtre n’arrêtait pas de lui reprocher sa négligence lorsqu’elle allait à l’église en laissant ses moutons. Pour aller à l’église, elle devait passer un gros ruisseau. Mais rien ne l’arrêtait. Un jour que le ruisseau était extrêmement gonflé, des paysans qui la voyaient venir se demandaient, d’un ton railleur comment elle ferait pour passer. O surprise ! les eaux s’ouvrirent devant elle et elle traversa sans même mouiller sa robe. Bien qu’elle n’avait pas beaucoup de nourriture, elle les partageait avec des pauvres. Sa marâtre l’accusa de voler le pain de la maison. Un jour de plein hiver, la marâtre croit s’apercevoir que Germaine avait emporté du pain dans son tablier. Elle courut après, en furie, avec un bâton. Des voisins la virent et devinèrent ses intentions. Ils s’empressèrent de la rattraper avant qu’elle puisse frapper Germaine. Ils la rejoignirent et il fallut qu’elle ouvre son tablier. Mais à la place de pain, apparut un joli bouquet de roses. Les voisins allèrent raconter le fait au village. Depuis, son père interdit à sa femme de battre Germaine. Il lui proposa même de loger dans la maison mais elle refusa et continua à dormir dans son appentis, sous l’escalier.


Un matin que son père ne l’avait pas vu sortir comme d’habitude, il alla voir sous l’escalier et la trouva morte sur son lit de sarment. Elle avait 22 ans. On raconte que la nuit même de sa mort, deux religieux qui allaient vers Pibrac, furent surpris par l’obscurité et s’arrêtèrent dans les ruines du château. Ils virent passer deux jeunes filles, vêtues de blanc, qui se dirigeaient vers la ferme Cousin. Quelques instants plus tard, les apparitions reprirent le chemin inverse mais à la place de deux, il y en avait trois dont l’une était couronnée de fleurs. Elle fut enterrée dans l’église de Pibrac, en face de la chaire, sous les dalles du sol, sans aucune inscription. Peu à peu, on l’oublia ainsi que le lieu exact où elle avait été enterrée.


Vers l’an 1644, à l’occasion de funérailles, le sonneur se disposait à creuser une fosse dans l’église. A peine avait-il soulevé une première dalle qu’un corps enseveli se montra. Le sonneur effrayé se mit à crier. Cela attira quelques personnes qui constatèrent que l’endroit du visage qui avait été touché par la pioche offrait l’aspect de la chair vive. Le corps fut ensuite découvert complètement. Il était entier et préservé de la corruption. Les ongles des pieds étaient parfaitement adhérents. Même les fleurs qu’elle tenait dans sa main n’étaient que légèrement fanées. A la difformité d’une de ses mains et aux blessures du cou, on reconnut le corps de Germaine Cousin qui était là depuis 43 ans. On plaça le cadavre - tellement frais - debout près de la chaire, devant le banc des notables, exposé à la vue de tout le monde. Un an plus tard, une des notables, Marie de Clément Gras, épouse de noble François de Beauregard, se mit à rechigner parce que Germaine était placée juste à côté du banc qu’elle occupait à l’église. Sans doute pas trop loin du poële !  Elle ordonnât qu’on éloignât la Germaine. Bien mal lui en prit. Elle attrapa un ulcère au sein et l’enfant qu’elle nourrissait devint malade et fut presque moribond. On fit venir des médecins de Toulouse. Rien à faire. Alors, son mari lui rappela le mépris qu’elle avait eu pour la pauvre Germaine et se demanda si Dieu n’avait pas été offensé et voulait la punir par le mal dont elle souffrait. Marie Gras demanda alors pardon. Durant la nuit suivante, elle se réveilla et vit une grande clarté dans sa chambre. Elle crût voir Germaine qui lui prédit la guérison de son enfant. Elle regarda son sein. La plaie était presque fermée. Elle fit venir son enfant, il était guéri et téta abondamment le lait qu’il refusait depuis longtemps. Le lendemain, elle offrit une caisse de plomb où l’on plaça le corps de Germaine. Il fut porté dans la sacristie. Et on l’oublia encore. Germaine était décidément faite pour être délaissée et oubliée.


Le 22 septembre 1661, le vicaire général de l’archevêque de Toulouse, Jean Dufour, vint à Pibrac. Il était entré dans la sacristie et fut étonné de voir un cercueil en pareil lieu. Il le fit ouvrir et l’on trouva Germaine aussi fraîche que 16 ans auparavant. Alors on lui raconta tous les détails de sa vie et la manière dont elle avait été retrouvée. Il fit même creuser sous l’église, à l’endroit où Germaine avait été retrouvée. Il y avait d’autres corps à l’état de squelette. On ne pouvait donc plus douter du miracle. De fil en aiguille, à la suite de nombreux miracles, on demanda la canonisation en 1700. A la révolution, en 1793, un fabricant d’étain et quatre hommes enlevèrent le cercueil de Germaine pour en faire des balles. Ils retirèrent le corps qu’ils enfouirent dans la sacristie en jetant dessus de l’eau et de la chaux vive. Mais peu après, un des hommes fut paralysé d’un bras, l’autre devint difforme, son cou se raidit et sa tête se tourna vers l’une de ses épaules. Le troisième fut atteint d’un mal de reins qui l’obligea à se plier en deux et porter cette infirmité jusqu’à son tombeau. Les deux autres implorèrent Germaine pour obtenir son pardon, ce qu’elle fit. Quelques temps après la révolution, le maire de Pibrac, Jean Cabriforce, à la demande de la population, fit ouvrir la fosse. On découvrit une fois de plus Germaine, mais cette fois les chairs avaient été fort atteintes par la chaux. On mit notre Germaine dans un beau nouveau suaire et on la replaça dans la sacristie. Quelques années plus tard, un pèlerinage attira les foules. Après bien des aventures turbulentes où le corps de Germaine fut “transbahuté” à différents endroits, et où l’on put dresser une liste impressionnante de miracles, le procès en béatification reprit son cours et Germaine fut béatifiée par Pie IX le 7 mai 1854. On la représente avec une houlette, un mouton, une quenouille et aussi avec un tablier sur lequel on peut voir un bouquet de roses. Elle une des patronnes des bergers.

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Neuvaine à sainte Germaine de Pibrac

À réciter pendant 9 jours devant une statue de sainte Germaine ou devant son image


Sainte Germaine, qui avez eu la douleur perdre votre mère bien-aimée à l’âge de cinq ans, laquelle fut remplacée par une marâtre qui vous prit en aversion, priez pour l’union harmonieuse de nos foyers.


Sainte Germaine, qui n’avez pas eu la joie de grandir dans une famille unie, priez pour l’union harmonieuse de nos foyers.


Sainte Germaine, qui avez trouvé le secret de votre paix et de votre force dans la pratique quotidienne du saint Sacrifice de la messe, de la visite au Saint-Sacrement et du Rosaire médité, priez pour l’union harmonieuse de nos foyers.


Sainte Germaine, qui avez souffert avec une admirable patience la maladie des écrouelles et la mise à l’écart, ainsi que l’isolement du cœur qui en découlait, priez pour l’union harmonieuse de nos foyers.


Sainte Germaine, qui avez souffert avec une admirable patience le traitement dur et injuste de votre marâtre, sans jamais vous plaindre, trouvant votre soutien seulement dans la méditation de la Passion du Sauveur, priez pour l’union harmonieuse de nos foyers.


Sainte Germaine, qui viviez dans une extrême pauvreté, vous nourrissant seulement de pain noir et dormant sur quelques fagots de sarments disposés sous un escalier, sans jamais vous plaindre, priez pour l’union harmonieuse de nos foyers.


Sainte Germaine, modèle d’obéissance prompte et de fidélité au devoir d’état, malgré vos infirmités, priez pour l’union harmonieuse de nos foyers.


Sainte Germaine, remplie d’une extrême charité pour les mendiants, charité que Dieu couronna par le miracle des fleurs dans votre tablier, priez pour l’union harmonieuse de nos foyers.


Sainte Germaine, qui êtes morte comme vous aviez vécu : dans la solitude, priez pour l’union harmonieuse de nos foyers.


Sainte Germaine, dont le corps virginal fut protégé par Dieu de la corruption naturelle et de la destruction par la malice des hommes, en 1793 et en 2000, préservez-nous de toute division familiale.


Prière


Ô sainte Germaine qui avez triomphé de la souffrance et de l’isolement du cœur par la patience et la charité, obtenez-nous des grâces abondantes d’esprit de sacrifice de soi et d’amour mutuel, pour réaliser des unions stables et harmonieuses dans nos foyers.


1 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père.

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Souvenez-vous à Sainte Germaine


Souvenez-vous, ô très douce Germaine, de vos frères et de vos soeurs qui gémissent et qui souffrent dans cette vallée de larmes. Souvenez-vous qu'ils espèrent en vous, qu'ils attendent de vous secours dans leurs épreuves, consolation dans leurs douleurs. Souvenez-vous que vous aussi avez gémi, que vous aussi avez pleuré, que vous aussi avez connu la pauvreté, l'isolement, l'humiliation et la souffrance. Et maintenant, dans votre gloire, souvenez-vous de nos misères; dans votre puissance, souvenez-vous de notre infirmité; dans votre bonheur, souvenez-vous de nos larmes! Formez-nous à l'école de votre douceur, de votre patience, de votre foi, de votre charité. Puis, au sortir de ce monde, recevez-nous dans l'éternelle Patrie.

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à Ste Germaine (pdf) en cliquant ici

Notice biographique de Sainte Germaine, cliquer sur le lien suivant:

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Litanies de Sainte Germaine de Pibrac

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Litanies de Sainte Germaine de Pibrac

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu, Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Immaculée Vierge des Vierges, priez pour nous

Sainte Marie, protectrice de Sainte Germaine, priez pour nous

Sainte Germaine, qui avez été une âme d'élite et selon le Cœur de Dieu, priez pour nous

Sainte Germaine, qui êtes née dans la pauvreté, comme notre Divin Sauveur, priez pour nous

Sainte Germaine, vouée à la souffrance dès le berceau, priez pour nous

Sainte Germaine, parfait modèle de la vie commune et ordinaire, priez pour nous

Sainte Germaine, qui sanctifiâtes les actions les plus simples par la pureté d'intentions,

Sainte Germaine, qui n'eûtes d'autre science que celle des saints,

Sainte Germaine, qui ne sûtes que Jésus-Christ et Jésus-Christ Crucifié,

Sainte Germaine, dont la vie fut cachée en Dieu,

Sainte Germaine, modèle de douceur et d'humilité, modèle d'abnégation et de Charité,

Sainte Germaine, modèle de Foi et de confiance,

Sainte Germaine, modèle de mortification et de chasteté,

Sainte Germaine, qui répandiez partout la bonne odeur de Jésus-Christ,

Sainte Germaine, vierge de corps et d'esprit,

Sainte Germaine, qui opposâtes la plus héroïque patience aux mauvais traitements qu'on vous faisait endurer,

Sainte Germaine, amie du pauvre et de l'affligé,

Sainte Germaine, qui preniez vos délices aux pied de la Croix,

Sainte Germaine, amie du silence et de la solitude,

Sainte Germaine, dont le cœur fut constamment uni à Dieu par la prière,

Sainte Germaine, qui n'eûtes que Jésus et Sa Sainte Mère pour témoins de vos derniers moments,

Sainte Germaine, dont la mort ne fut qu'un doux sommeil,

Sainte Germaine, que les vierges de la Sainte Cité menèrent en triomphe au Souverain Roi,

Sainte Germaine, dont le corps fut préservé de la corruption,

Sainte Germaine, que Dieu favorisa du don des miracles,

Sainte Germaine, dont le Seigneur a rendu le tombeau glorieux,

Sainte Germaine, dont la mémoire est en bénédiction, que Dieu avait prédestinée pour servir d'enseignement à notre siècle,

Sainte Germaine, protectrice spéciale de la ville de Toulouse et du Midi de la France,

Du sein de la gloire qui vous environne, Sainte Germaine, jetez un regard de compassion sur nous, présentez nos prières à Dieu, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez protéger, par votre intercession, la Sainte Église notre Mère et garantir ses membres de toutes erreurs, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez protéger notre Saint Père, le Pape, notre Prélat, tous les Princes et Pasteurs de l'Église, si intéressés à votre triomphe et à votre gloire, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez protéger le troupeau de Jésus-Christ, comme vous protégiez le petit troupeau qui vous était confié pendant que vous étiez sur la terre, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez nous obtenir la grâce d'écarter les obstacles qui nous empêchent d'aller à Dieu, comme vous écartiez, avec les armes de la Foi, les eaux qui vous empêchaient d'arriver au Temple du Seigneur, pour assister au Divin Sacrifice, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez nous obtenir du Seigneur la cessation des fléaux qui nous accablent afin que le pauvre soit soulagé dans la misère qui l'opprime, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez nous secourir dans toutes nos misères, ô vous, qui êtes le refuge consolateur des pauvres de nos campagnes, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez nous assister à notre heure dernière, et nous accompagner auprès du Souverain Juge, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.

Antienne: Lorsque le peuple s'assembla devant le Roi pour Lui exposer sa misère, Il leur dit: « Allez à Joseph. Ainsi, dans ce temps de désolation, Votre Miséricorde, nous dit par la bouche de votre Vicaire: Allez à Germaine. »

Bienheureuse Germaine, priez pour nous,

Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

O Dieu dont la Divine Providence ne cesse de veiller sur ceux qui s'abandonnent à Elle avec confiance, daignez nous accorder, par les mérites de Sainte Germaine, que l'Église a placée sur nos autels, cet esprit de Foi et d'abandon qui nous fasse voir, dans tous les événements de la vie, cette main paternelle qui ne nous frappe que pour nous guérir, qui ne nous éprouve que pour nous glorifier; afin que nos esprits et nos coeurs se trouvant entièrement soumis à Votre très Sainte Volonté, toutes nos actions soient animées de cet esprit d'obéissance, d'amour et de sacrifice, qui peut seul les rendre agréables à Vos yeux, nous mériter le pardon de nos fautes, nous obtenir la grâce d'une bonne et sainte mort, et enfin le bonheur de Vous bénir et de Vous glorifier pendant toute l'éternité. Ainsi soit-Il.

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Litanies de Sainte Germaine Cousin de Pibrac

Que Marie-Julie récite toujours dans ses extases, et qu'elle a composée elle-même par révélation.


O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui aimez la solitude. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui aimez les montagnes. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui vous conduisait chaque jour dans la solitude pour vous parler au coeur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, vers qui chaque matin au lever du soleil, les Anges descendaient en forme de guirlande, qui déjà faisaient votre couronne. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, vers qui chaque matin les Anges descendaient pour vous consoler. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, pour qui la Sainte Vierge descendait chaque matin et essuyait vos larmes, et vous apportait dans son coeur les parfums du Seigneur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, à qui les Anges faisaient cortège. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, vers qui les Anges descendaient chaque jour au milieu de votre solitude et faisaient mûrir votre âme pour le Ciel. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui aimez les humbles et les petits. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, à qui la Vierge Marie, mère du Verbe incarné faisait descendre chaque jour dans votre coeur les grâces et les parfums du Seigneur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, vers qui les oiseaux et les colombes blanches du Ciel descendaient chaque jour, et chantaient : " Saint, Saint, Saint le Dieu des armées. " Déjà ils vous invitaient aux noces de l'Agneau. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, vers qui la Vierge Marie descendait matin et soir, trois fois le jour, et quand vous étiez à genoux au milieu de vos prairies. Les yeux baignés de larmes, la Vierge Marie les portait au Seigneur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui marchiez dans les ronces et les épines, qui bientôt se changeaient en fleur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui semiez sur vos pas les grâces et les parfums du Seigneur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui marchiez sur les pas du Seigneur le suivant sur la montagne des Oliviers. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui marchiez sur les pas du Seigneur le suivant au Golgotha. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui marchiez sur les pas sanglants de votre Époux, dans les rues de Jérusalem. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui avez été calomniée, persécutée, parce que votre cher Époux le permettait. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui vous priviez du nécessaire et qui chaque jour dirigiez vos pas vers la solitude d'un pauvre étendu sur la terrasse, et ce pauvre était Jésus-Christ. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, à qui le Seigneur demandait quel était le plus beau jour de la vie, et vous répondiez que c'était une première communion qui dure toujours. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui disiez chaque jour, mon père et ma mère m'ont délaissé, mais Dieu m'a recueilli. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, à qui le Seigneur disait : " Les pluies sont dissipées, les tristes frimats sont passés, les jours d'orage ne sont plus, lève-toi, et viens à moi, ma bien-aimée, et je te couronnerai. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui vous écriez chaque jour les yeux levés vers le Ciel. Mon Seigneur pas une couronne de fleur, mais d'épines. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui étiez plus douce que vos agneaux et plus pure que l'eau des fontaines. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui vous consoliez et vous fortifiez dans vos épreuves et vos fatigues, parce que votre âme était déjà la douce semence du Ciel. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, dont cette prière sera publiée un jour par le Saint Pontife et l'Évêque, puisque Jésus-Christ votre cher Époux le permet. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui nous viendrez en aide dans les tentations, dans les maux, dans les afflictions, dans les peines, dans les douleurs et Jésus-Christ votre cher Époux veut que nous vous honorions et que nous vous invoquions. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui nous viendrez en aide avec la bienheureuse Marguerite-Marie et le Sacré Coeur au milieu. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, votre cher Époux ne permet pas que vous soyez une fleur flétrie, mais une fleur nouvelle. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui voulez que votre dévotion soit publiée par tout le monde entier, puisque Jésus-Christ votre cher Époux le permet. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, gardez-nous des dangers, mettez-nous à l'abri des orages. Priez pour nous


O ma petite Germaine, ma soeur en Jésus-Christ, rentre dans la douce solitude, rentre dans la béatitude du Seigneur qu'il t'a préparée, et un jour appelle-nous, ma petite Germaine, pour jouir aussi nous ma petite Germaine du bonheur que le Seigneur t'a préparé. Qu'un jour aussi, nous dans nos peines et nos afflictions, dans nos maux, nous puissions jouir du bonheur dont tu jouis. Que nous puissions dire un jour et redire éternellement : " tout à vous, o Seigneur. "

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19 juin 2009

Le Bienheureux Daniel Brottier

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Le Bienheureux Daniel Brottier

1876-1936

Assistant général des Pères du Saint Esprit, Directeur de l'Oeuvre des Orphelins Apprentis d'Auteuil, Missionnaire au Sénégal, Fondateur du Souvenir Africain, Officier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre, décédé saintement, le 28 février 1936, à l'âge de 59 ans.

Né le 7 septembre 1876 à la Ferté Saint Cyr, dans le Diocèse de Blois, le jeune Daniel Brottier ne tarda pas à manifester le désir de se consacrer à Dieu. Ordonné Prêtre à Blois, le 22 octobre 1899, le désir de convertir les infidèles le poussa à entrer chez les Pères du Saint Esprit. Il fut envoyé au Sénégal, où son zèle dévorant s'exerça au profit des Chrétiens et des païens de la paroisse de Saint Louis. Rappelé en France en 1911, il fonde l'Oeuvre du « Souvenir Africain », pour l'érection de la Cathédrale de Dakar. la Grande Guerre le voit 4 années durant, se dépenser héroïquement comme Aumônier, au service des soldats, sur les champs de bataille de la Lorraine, de la Somme, de Verdun, des Flandres. La Guerre finie, il fonde l'Union Nationale des Combattants. En 1923, il est nommé par le Cardinal Dubois, Directeur de l'Oeuvre des Orphelins Apprentis d'Auteuil. Là, grâce à l'appui miraculeux de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, il réussit en douze ans, à donner à cette oeuvre un essor prestigieux. Il meurt, épuisé de fatigues, le 28 février 1936, laissant la réputation d'un apôtre et d'un homme de Dieu. Il a été Béatifié le 25 novembre 1984, par le serviteur de Dieu Jean Paul II.

« Les médecins cherchent mon mal. S'ils savaient toutes les misères qui frappent à ma porte, et mon impuissance à les soulager toutes, ils sauraient ce qui me brise aujourd'hui ». (Une des dernières paroles du Père Brottier).

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Extraits de l'allocution prononcée par S.Em. Le Cardinal Verdier, Archevêque de Paris, aux Obsèques du Père Brottier, le 2 mars 1936

« Le Bon Père à placé au centre même de notre capitale une oeuvre admirable. Je ne suis pas excessif en disant qu'elle est un miracle permanent. Miracle, cette demeure qui abrite aisément ces 1400 orphelins et leur assure un foyer si aimé. Miracle cette magnifique chapelle dédiée à l'incomparable petite Sainte Thérèse de Lisieux. Miracle, cette fête annuelle qui amène dans ces vastes jardins, toujours plus de 50000 Parisiens si heureux d'acclamer et d'invoquer la chère petite Sainte. » « Mes frères, vous qui fûtes, pendant sa vie, les auxiliaires si précieux de sa Charité, vous garderez, j'en suis sûr, ce poste d'honneur. Oui, au nom du Père Brottier, je vous confie ces 1400 orphelins. Il faut que le miracle continue. Ce sera l'honneur de votre vie et le meilleur gage de votre Salut d'avoir, en dépit des difficultés, gardé dans toute sa beauté, l'oeuvre si paternelle de celui que nous pleurons. »

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Prière pour obtenir la Canonisation du Bienheureux Daniel Brottier

O Dieu qui avez rempli le cœur du Bienheureux Daniel Brottier, de Votre Esprit de Charité, et l'avez poussé sans cesse à une activité merveilleuse pour le soulagement des misères humaines; pour Votre plus grande Gloire et le Salut des âmes, accordez-nous, nous Vous en supplions, à nous aussi, de vivre dans cette Charité active et généreuse. Et si cela Vous est agréable, élevez au rang des Saints dès ici-bas le Bienheureux Daniel Brottier, en nous accordant par son intercession les grâces que nous sollicitons. (Indiquer ici ces grâces). Ainsi soit-il.

Imprimatur

Paris, le 28 janvier 1938

Jean, Card. Verdier

Archevêque de Paris

Les personnes qui, par l'intercession du Bienheureux Daniel Brottier, ont obtenues des faveurs spéciales, sont priées de bien vouloir en donner connaissance à

Mr le Directeur de l'Oeuvre d'Auteuil

40, rue Lafontaine

75016 Paris.

www.fondation-auteuil.org

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Téléchargez le texte de la Prière (pdf) en cliquant ici


Saint Charles-Joseph Eugène de Mazenod

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Saint Charles-Joseph Eugène de Mazenod

« Je voudrais passer ma vie auprès des Saints Tabernacles. C'est impossible d'être mieux: n'est-ce pas un avant goût du paradis? »

1782-1861

Charles-Joseph-Eugène de Mazenod naquit à Aix-en-Provence le 1er août 1782. Embrasé d'un zèle ardent pour les Missions paroissiales, il fonda, en 1816, la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Sa famille religieuse prit de son vivant une extension considérable. Promu à l'évéché de Marseille en 1837, il s'occupa avec une égale sollicitude de la restauration de son Diocèse et du gouvernement de sa Congrégation, répandue aujourd'hui dans toutes les parties du monde. Il termina sa vie sainte le 21 mai 1861, laissant à ses Oblats ce testament spirituel: « Pratiquez bien parmi vous la Charité... la Charité... la Charité... et au dehors le zèle pour le Salut des âmes », et laissant à son Diocèse le souvenir d'un Pasteur selon le Cœur de Dieu. Béatifié le 19 octobre 1975, par le Serviteur de Dieu Paul VI, il a été canonisé le 3 décembre 1995, par le Serviteur de Dieu Jean Paul II.

Prière pour obtenir des grâces par l'intercession de Saint Eugène de Mazenod

Seigneur Jésus qui, en remplissant de zèle le cœur de Saint Eugène de Mazenod, lui avez donné de former et d'envoyer à travers le monde une Famille de Missionnaires pour prêcher l'Evangile aux âmes les plus abandonnées, et lui avez permis de travailler puissamment à la restauration d'un grand Diocèse, nous Vous en supplions, par l'Amour qu'il a eu pour Vous, pour Votre Divine Mère Immaculée, pour la Sainte Église et Votre Vicaire sur la terre, daignez nous accorder les faveurs que nous Vous demandons par son intercession et manifester à tous ceux qui l'invoquent le crédit dont il jouit auprès de Vous. Ainsi soit-il.

Imprimatur

+ Emmanuel

Ep. Isiondesis

Paris 15 novembre 1927

10 juin 2009

Litanies de Saint Lazare

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Saint Lazare de Béthanie

Disciple du Christ, frère de Marthe et Marie de Béthanie

+ au 1er siècle

Fête le 29 juillet


Le ressuscité, le frère de Marthe et Marie. On ne le connaît que par l'évangile selon Saint Jean. Une tradition, sans autre fondement que la dévotion apostolique, le fait venir dans le sud de la France, tradition que chante le folklore provençal.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11, 1-44


Un homme était tombé malade. C’était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe. (Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, le malade, était son frère.) Donc, les deux soeurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa soeur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait; alors seulement il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ? » Jésus répondit : « Ne fait-il pas jour pendant douze heures ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s'est endormi ; mais je m'en vais le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » Car ils pensaient que Jésus voulait parler du sommeil, tandis qu'il parlait de la mort. Alors il leur dit clairement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n'avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) dit aux autres disciples : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! » Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem - à une demi-heure de marche environ - beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil. Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa soeur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t'appelle. » Marie, dès qu'elle l'entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus. Il n'était pas encore entré dans le village ; il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe l'avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie, et lui manifestaient leur sympathie, quand ils la virent se lever et sortir si vite, la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer. Elle arriva à l'endroit où se trouvait Jésus ; dès qu'elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu'elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d'une émotion profonde. Il demanda : « Où l'avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l'aimait ! » Mais certains d'entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l'émotion, arriva au tombeau. C'était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la soeur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours ; mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. » Après cela, il cria d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

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Le 8 décembre 2002, par décret du préfet de la Congrégation des évêques, le Pape Jean-Paul II fit de notre bonne ville de Marseille la Métropole de la Province ecclésiastique nouvellement créée et il éleva son archevêque au rang d’archevêque métropolitain. C’est pour cette raison, Monseigneur [Mgr Bernard Panafieu], que nous avons été heureux que vous ayez accepté de présider la Messe solennelle du traditionnel Pèlerinage de Pentecôte à la Sainte Baume, et nous vous en remercions. C’est aussi pour mettre l’Église de Marseille à l’honneur que nous avons choisi cette année de parler de son saint Patron : Lazare, le ressuscité, l’ami du Seigneur. C’est un beau patronage pour Marseille. Sainte Marie-Madeleine est la Patronne de la Provence, mais au gré des redécoupages administratifs et ecclésiastiques, c’est l’Église de Fréjus-Toulon qui reçoit plus particulièrement en dépôt son témoignage et les traditions qui la concernent à Saint-Maximin et à la Sainte Baume. L’Église d’Aix conserve précieusement le témoignage de sainte Marthe à Tarascon. L’Église de Marseille s’est placée sous le patronage de leur frère Lazare. Il me semble que les liens de nos trois diocèses dans l’unité de la foi au Christ et dans la communion de l’Esprit-Saint se trouvent renforcés par le patronage et les saintes traditions concernant les membres de la famille de Béthanie. Marthe est la femme forte de l’Évangile, femme de foi, femme de tête, femme forte dans l’adversité, femme qui croit en la puissance de Dieu qui peut ressusciter un mort de quatre jours. Elle est aussi une femme d’action, une femme qui sait offrir l’hospitalité de sa maison. Elle a le privilège d’être citée par deux évangélistes : Luc et Jean. Apparemment, c’est elle qui dirige la maison de Béthanie, mais le devant de la scène est tenu par sa soeur. Marie-Madeleine est, sans conteste, la figure la plus marquante et la plus attachante du trio. D’ailleurs, il semble que Jésus lui même ait marqué une préférence à son égard, tout au moins une connivence plus grande avec elle. " C’est le temps que tu as dépensé pour ta rose qui fait ta rose si importante " disait le Renard au Petit Prince de Saint-Exupéry. Marie-Madeleine venait de loin, mais elle a été convertie par le Seigneur Jésus. Délivrée de ses sept démons, purifiée de son péché, elle chercha avec avidité à recueillir l’enseignement du divin Maître. À la Croix elle recueillit son sang rédempteur, et au matin de Pâques, cherchant son Bien-aimé, la première, elle mérita de voir Jésus ressuscité ! Première messagère de la Bonne Nouvelle aux Apôtres, elle demeure une figure incontournable des Évangiles. " Partout où sera prêché l’Évangile, dans le monde entier, on redira à sa mémoire ce qu’elle a fait " avait dit Jésus en louant son geste prophétique accompli six jours avant la Pâque. Les quatre évangélistes ont retenu la consigne : Mt, Mc, Lc et Jn lui assignent une place de choix parmi les saintes femmes. Lazare, quant à lui, est le plus discret des trois. Ni Mt ni Mc ni Lc ne font mention de lui, ni les Ac, ni St Paul dans ses épîtres, ni l’Ap. Seul Jean lui fait la part belle dans son évangile au chapitre onzième qui lui est consacré et au chapitre douzième où on l’évoque à plusieurs reprises mais en passant. Que sait-on de lui ? Lazare, de Béthanie, est un disciple de Jésus, un ami du Seigneur. Il tombe malade. Les deux soeurs font avertir le Maître. Lorsque Jésus arrive à Béthanie, Lazare est déjà mort, mais, à la prière des deux soeurs, Jésus relève le mort de quatre jours. On dit aussi qu’il est présent au festin qu’on donne à Béthanie, chez Simon le lépreux, six jours avant la Pâques, en l’honneur de Jésus. Lazare est parmi les convives. Marthe fait le service, Marie, sa soeur, verse un parfum valant 300 deniers sur les pieds de Jésus. L’Évangile dit aussi que les juifs décidèrent de tuer non seulement Jésus, mais aussi ce Lazare que Jésus releva d’entre les morts, car à cause de lui, beaucoup s’en allaient et croyaient en Jésus. C’est donc grâce à St Jean que nous savons quelque chose de Lazare. Mais chose étonnante, c’est un personnage muet : il ne nous laisse aucune réplique. La discrétion de ce personnage n’a pas empêché qu’on lui consacre un culte très tôt dans l’Église. N’est-il pas celui que Jésus a rappelé à la Vie ? Dès le IVe siècle, au moins, les pèlerins se rendaient en masse au lieu de son tombeau à Béthanie, à quelques kilomètres de Jérusalem. Il s’agit évidemment de son premier tombeau, celui dont le Christ l’a relevé ! Le samedi précédent le dimanche des Rameaux, on y lisait le récit de la résurrection de Lazare. La tradition raconte qu’après la Pentecôte, Lazare est venu en Provence, peut-être après s’être arrêté à Chypre où l’on garde mémoire de son épiscopat. Les Actes des Apôtres nous disent qu’après la mort d’Etienne, le premier martyr, c’est-à-dire seulement quatre ans après la passion du Sauveur, " une violente persécution se déchaîna contre l’Église de Jérusalem. Tous à l’exception des Apôtres, se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie " (Ac 8:1). Dix ans plus tard, en l’an 44, Hérode mit la main sur quelques membres de l’Église. Il fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. Il fit arrêter Pierre (Ac 12:1-3). Comme on sait par l’Évangile selon Saint Jean que Lazare était menacé de mort par les juifs, on comprend aisément qu’il ait dû fuir la Judée. La tradition raconte qu’il est venu à Marseille, qu’il y a été évêque durant sept ans, avant d’être arrêté, enfermé dans un cachot sombre (aujourd’hui place de Lenche), et qu’il a été martyrisé. On raconte aussi qu’au huitième siècle ses reliques ont été transférées à Autun, mais les marseillais, qui sont des gens pratiques et astucieux, avaient pris soin de conserver son crâne, lequel, aujourd’hui encore, est proposé à la vénération des fidèles dans une chapelle de la cathédrale. Quelle valeur accorder à ces traditions ? Dans le fond, elles échappent à l’histoire. L’historien, qui examine, avec un regard critique, des documents et des monuments, peut nous renseigner sur l’émergence du culte et l’émergence des traditions concernant nos saints évangélisateurs. Il faut le reconnaître : aucun document historique du premier siècle ne permet de certifier avec certitude l’authenticité de ces traditions. Mais cela ne signifie pas pour autant que ce n’est pas vrai, car il existe beaucoup d’événements qu’on ne peut prouver de manière historique et qui se sont bel et bien déroulés. Et puis une tradition ne naît pas par génération spontanée : elle naît de la mémoire des peuples. Il est donc tout à fait raisonnable d’y accorder une certaine croyance. Mais il faut bien distinguer : ce que nous rapporte l’Évangile, nous devons le croire de foi certaine, de foi divine ; ce que rapportent les traditions de Provence, nous pouvons le croire, mais d’une croyance humaine, pour autant que les arguments ou les indices sont probants et pour autant qu’ils ne contredisent pas l’histoire. Ce que nous savons, c’est que la tradition existe bel et bien, qu’elle est ancienne, qu’elle est présente, qu’elle féconde notre prière et notre dévotion. Quel est donc son sens ? La tradition nous indique d’abord que l’Évangile est entré en Gaule par Marseille et par la vallée du Rhône et en cela elle rejoint l’histoire. Elle indique aussi que la foi a été solidement implantée, et que cela ne s’est pas fait sans effort, sans souffrance (la décapitation de Lazare), sans combat ni sans enracinement dans la vie contemplative (Madeleine à la Sainte-Baume). La tradition nous invite surtout à puiser à la source évangélique. Disons que cette tradition au sujet de nos saints évangélisateurs, en particulier Marthe, Marie et Lazare, produit une certaine résonance pour ne pas dire une connivence entre nous et certaines pages de l’Évangile. Comment ne pas vibrer à la lecture des récits qui mettent en scène ces saints qui nous sont si proches ? Cette tradition nous fait donc un devoir de nous approprier de façon plus intime et plus pressante les récits évangéliques où ils interviennent. Voyons donc ce que l’Évangile nous dit de Lazare et tâchons d’en dégager quelques leçons pour nous aujourd’hui.


La fraternité

Le chapitre onzième de l’Évangile selon saint Jean s’ouvre ainsi : " Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe. " Le verset 2 précise : " Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. " D’emblée, c’est une fratrie qui nous est présentée. On ne peut parler de Lazare sans parler de Marie et de sa soeur Marthe. L’Évangile renchérit : " Jésus aimait Marthe et sa soeur et Lazare. " Ce qui apparaît donc en premier dans cette page d’Évangile, ce sont ces liens de fraternité. Dans le seul chapitre 11, nous trouvons dix fois le mot frère ou soeur : cinq fois le mot frère, cinq fois le mot soeur, et une fois le mot Père, lorsque Jésus, devant la tombe, s’exclame : " Père, je te rends grâce de m’avoir exaucé ! " On pourrait dire que ces sont les membres de cette famille de Béthanie qui inaugurent ce grand thème de la fraternité, si cher aux chrétiens des premiers temps. Dans les Actes des Apôtres, saint Pierre donne aux disciples ce titre de frères dès qu’il s’adresse à eux. Dans ses épîtres, Paul fera de même : il s’adressera aux frères. C’est le titre que les chrétiens se donnent les uns aux autres. Pourtant avant la Passion du Seigneur, on ne voit pas que les disciples se soient considérés vraiment comme des frères. Jésus leur avait bien dit : " Ne donnez à personne le titre de Rabbi car vous n’avez qu’un seul Maître et vous êtes tous frères " (Mt 23:8). A part les frères de sang, tels Jacques et Jean ou Simon et André, ou les frères cousins de Jésus, on ne voit pas que les disciples se soient donner ce titre de frères de façon courante avant la passion. Or, à Béthanie, c’est le maître mot. Les liens entre Marthe, Marie et Lazare sont très forts : ce sont des liens de fraternité, et cela, l’Évangile le souligne à l’envie. La fraternité, c’est un aspect de la vie de l’Église. Ni Marthe ni Marie-Madeleine ni Lazare ne font partie du groupe des Douze. Ils n’assument pas un rôle de gouvernement dans le groupe primitif des disciples de Jésus. L’Évangile ne leur assigne pas un ministère. Mais ils transmettent le témoignage d’une fratrie. Sans renier la dimension hiérarchique et sacramentelle de l’Église il est bon de se souvenir que la sollicitude des uns pour les autres, l’amour fraternel, est comme le ciment qui joint les pierres vivantes que nous sommes pour former un Temple saint dans le Seigneur. Il me semble que dans l’Église la vie religieuse a plus particulièrement pour mission de souligner cette dimension fraternelle. Les religieux comme tels ne font pas partie de la hiérarchie de l’Église. Mais en vivant en communauté, en se donnant mutuellement les noms de frères ou de soeurs, ils reproduisent en quelque sorte les vertus de la famille de Béthanie. Déjà le psalmiste chantait les joies de la vie fraternelle : " Qu’il est bon, qu’il est doux d’habiter en frères dans l’unité. C’est une huile parfumée sur la tête, qui descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, sur le col de ses tuniques. " Saint Augustin affectionnait particulièrement ce psaume 132 en donne une jolie interprétation. L’huile excellente, explique-t-il, désigne l’Esprit-Saint qui se répand à partir du Christ, notre tête, sur le corps tout entier de l’Église symbolisé par la tunique du Grand Prêtre Aaron au jour de sa consécration. Or cette huile, avant d’imprégner la tunique, descend d’abord sur la barbe, qui désigne les anciens, les presbytres - c’est-à-dire les évêques et les prêtres - qui dispensent la grâce du Christ. Les communautés religieuses, d’après Augustin, sont ces noeuds qui sont au bord de la tunique, au col, et qui tiennent ensemble les fils, les empêchant en quelque sorte de s’effilocher. Les communautés religieuses font partie de la tunique du Christ, mais par le témoignage de la vie fraternelle elles aident le corps tout entier de l’Église à vivre la grâce de la fraternité. Ce que Augustin dit des communautés religieuses vaut aussi, me semble-t-il, pour les communautés paroissiales, les fraternités en tout genre dans l’Église et même pour les familles. Nous avons besoin d’être ensemble, de nous sentir frères et soeurs. Nous avons besoin de nous retrouver en Jésus dans l’unité de l’Esprit-Saint. La fraternité dans l’Église serait un mot tout à fait vide si elle n’était vécue de manière concrète, à petite échelle, là où nous sommes. La famille de Béthanie nous enseigne les vertus de la fraternité. Il y a d’abord l’hospitalité : savoir accueillir, recevoir chez soi l’ami, le frère. Il y a aussi l’affection réciproque, le soutien mutuel, la sollicitude les uns envers les autres. Voyez l’empressement des deux soeurs pour leur frère malade, puis leur solidarité dans le deuil. Et puis à Béthanie, il y a surtout l’esprit de foi, l’encouragement, au coeur même des épreuves, à persévérer dans la foi, avec cette phrase si belle de Marthe à sa soeur : " Le Maître est là et il t’appelle ! " Oui, frères et soeurs, " qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble dans l’unité. " Mais ce n’est pas toujours facile. Même à Béthanie. Que l’on se souvienne des critiques de Marthe, accaparée par les multiples soucis du service, à l’encontre de sa soeur assise aux pieds du Seigneur en train d’écouter sa Parole. La tradition a voulu y voir comme une parabole de la vie contemplative et de la vie active. La complémentarité des vocations n’est pas toujours comprise, pas toujours acceptée. Les Douze eux mêmes se chamailleront pour savoir qui a la première place. Les deux soeurs et leur frère Lazare ont dû apprendre à s’estimer d’un véritable amour fraternel. L’épreuve, le creuset de la souffrance, les ont peut-être rapprochés.


La maladie et la mort

Le deuxième aspect du témoignage de Lazare et de ses soeurs, c’est la manière d’affronter la maladie et la mort. " Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, " un homme gravement malade, qui souffrait, qui se trouvait face à l’inéluctable échéance de sa mort prochaine. Les deux soeurs font avertir Jésus : " Celui que tu aimes est malade. " Pourtant Jésus reste loin. Il reste au loin pour une raison humaine bien simple : les juifs veulent le tuer. Sa vie est en danger : il le sait, les apôtres aussi le savent. S’il revient dans les environs de Jérusalem, les juifs vont mettre la main sur lui. La maladie de Lazare, l’affection qu’il lui porte, place Jésus en face du mystère de sa propre mort et de sa souffrance. Lui aussi, Jésus, devra affronter la mort. Peut-être est-il tiraillé entre le désir de venir en aide à son ami Lazare et la crainte d’affronter la souffrance et la croix. " Père s’il est possible que ce calice passe loin de moi " (Mt 26:39). Il sait aussi qu’il met la vie des apôtres en danger en s’approchant de Jérusalem. D’ailleurs quand il décide enfin d’aller auprès de Lazare, Thomas s’écrie, valeureux : " allons, nous aussi, pour mourir avec lui ! " En plus de ces raisons humaines bien compréhensibles qui retiennent Jésus loin de son ami Lazare, l’évangéliste nous dévoile une raison plus profonde, théologique, celle que nous n’aurions pas pu deviner : c’est afin que la gloire de Dieu se manifeste. " Cette maladie, dit Jésus, ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. " Et un peu plus loin il ajoute : " Lazare est mort, et je me réjouis pour vous de n’avoir pas été là-bas afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui. " Comment comprendre que la maladie et la mort de Lazare manifestent la gloire du Messie Fils de Dieu ? En réalité, les destinées des deux amis sont mêlées. La mort du premier entraînera la mort du second et la victoire du second sur la mort s’amorce déjà par la résurrection de Lazare. On encourage souvent les malades à offrir leurs souffrances en union avec Jésus. Soit, mais souvent on leur dit que c’est une manière de rejoindre Jésus. Cela n’est pas tout à fait juste. Il faudrait dire plutôt : Jésus vous rejoint. De même qu’il va vers son ami Lazare, Jésus vient vers nous lorsque nous souffrons. Et de même qu’il n’a pas épargné à son ami l’épreuve de la mort, de même, il ne nous préserve pas de toute souffrance, mais il vient à nous. Et cela l’Évangile de Lazare nous l’enseigne : " Allons auprès de lui. " Mais il y a l’attente. Jésus vient à nous, nous le savons, mais on aimerait le voir agir plus vite. Notre confiance est mise à mal ! Et puis, il y a la douleur, il y a l’angoisse de la mort. Lui Jésus, savait bien qu’il allait ressusciter son ami. " Notre ami Lazare repose, dira-t-il à ses disciples, mais je vais aller le réveiller ! " Et les disciples de répondre : " S’il repose Seigneur, il sera guéri ! " Cependant Jésus parlait du sommeil de la mort. Jésus savait, mais Lazare lui ne savait pas qu’il allait revivre. Les deux soeurs non plus. Et lorsque Jésus arrive à proximité du village, tour à tour elles lui font ce reproche : " Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. " " Si tu avais été là ! " Combien de fois n’avons-nous pas entendu ce cri de détresse dans la bouche des croyants en butte à la maladie, à une souffrance morale très grande, en butte au deuil ou au suicide d’un proche. " Si tu avais été là Seigneur ! " Sous entendu : tu n’étais pas là quand il le fallait ! Pourquoi as-tu permis que cela se produise ! Pourquoi n’as-tu rien fait quand nous avons crié vers toi. " Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! " Et pourtant les deux soeurs avaient prié : " Seigneur, celui que tu aimes est malade ! " Ce mystère de l’absence de Dieu au moment de l’épreuve, même les disciples, même les proches de Jésus l’ont expérimenté. La douleur est le sort commun. La foi est un don de Dieu. Marthe exprime sa douleur et son incompréhension, qui revêt la forme d’un reproche à Jésus, et en cela elle est proche de nous : " Seigneur, si tu vais été là mon frère ne serait pas mort. " Mais elle ajoute : " Maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera ! " Quel acte de foi admirable ! En cela, Marthe nous enseigne. Elle croit en la résurrection des morts. " Oui, dit Marthe, je sais que mon frère ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. " C’est la foi de certains juifs de l’époque, ceux qui sont proches du courant pharisien ou du courant essénien. Ils croient aux prophéties de Daniel : au dernier jour, Dieu ressuscitera les morts. Mais Jésus va plus loin : " Je suis la résurrection et la vie. Qui croit en moi même s’il meurt vivra. Et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? " Elle répondit : " Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. " Il y a là, dans ce dialogue, comme ressaisie, toute l’espérance chrétienne sur les fins dernières. Jésus est la résurrection. Il le montrera par sa résurrection d’entre les morts au matin de Pâques. Il le laisse pressentir déjà en ranimant d’entre les morts son ami Lazare au tombeau depuis quatre jours. Entre la résurrection de Lazare et celle de Jésus il y a une énorme différence : lorsque Jésus ressuscitera d’entre les morts, il sera glorifié, il ne mourra plus. Sur lui la mort n’aura plus d’empire. Lazare, lui, meurt et revient à la vie. " Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. " Oui, nous mourrons tous. Et après ? Il y a quelques décennies, la grande tentation était celle de l’athéisme, c’est-à-dire d’une vision uniquement matérialiste de la vie humaine. La grande tentation c’était de penser : après la mort, il n’y a rien. C’est le néant. La poussière retourne à la poussière, et l’âme n’est rien. Mais de nos jours, il me semble que la grande tentation, c’est de se rassurer à bas prix en disant : quand je mourrai, je continuerai ma vie, je me réincarnerai. Réapparaissent aujourd’hui les erreurs des anciens philosophes qui croyaient en la métempsycose, à la transmigration des âmes, autrement dit à la réincarnation. D’autres pensent : après la mort, j’aurai une vie spirituelle libérée des contraintes d’ici-bas ! L’âme enfin libérée du corps pourra voguer vers les régions supérieures. Ce n’est pas vrai. L’âme sans le corps n’est que l’ombre d’elle même. Elle n’a pas, par elle-même, les moyens de connaître ni d’être heureuse. Non, ceux qui meurent dans l’insouciance se préparent une éternité fadasse. C’est Jésus qui est notre résurrection : il est la Vie de notre âme. Le bonheur de l’au-delà ne peut-être que surnaturel : un don de Dieu. Un don. Donc quelque chose que nous ne pouvons obtenir par nous mêmes. C’est pourquoi Jésus dit : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Il aura beau mourir de la vie du corps, il ne mourra pas de la seconde mort dont parle l’Apocalypse (Ap. 21:8). Car il y a une seconde mort : une mort spirituelle de l’âme lorsqu’elle reste livrée à elle même, sans recevoir de Dieu la plénitude de vie et de bonheur. La vie éternelle que nous promet Jésus est une vie divine injectée dans notre âme. Lazare ne ressuscite pas par lui-même. C’est la Parole de Jésus qui le réveille et lui rend la vie : " Veni foras ! (Lazare, viens dehors !) " Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. " Déliez-le, dit Jésus, et laissez-le aller. " Lazare, mon cher Lazare, tu es silencieux. Tu n’as pas raconté ce que tu as ressenti pendant ces quatre jours pendant lesquels ton cadavre gisait dans ce tombeau creusé dans le roc. Tu n’a rien dit. Mais tu n’avais pas besoin de raconter : il nous suffit de constater que tu es vivant. Tu es le témoin que Jésus a choisi de relever d’entre les morts pour signifier qu’il est la vie des morts, comme il a choisi ta soeur, Madeleine, pour signifier qu’il est la vie des âmes, qu’il est le pardon, qu’il est le rachat et la réhabilitation des âmes perdues, qu’il est la sainteté des âmes pécheresses sanctifiées par ta grâce. Oui, nous aussi nous jouirons de la vie éternelle qu’offre le Seigneur à ses élus, à condition d’expérimenter ici-bas la résurrection spirituelle, la résurrection de l’âme lorsqu’elle est recréée dans la grâce, à l’image de Marie-Madeleine, déliée de ses sept démons, le visage rayonnant de son pardon.


L’amitié

" Celui que tu aimes est malade. " Lazare est le disciple bien-aimé, un disciple bien-aimé de Jésus. L’Évangile insiste : " Jésus aimait Marthe et sa soeur et Lazare. " Et plus loin dans le texte : " Notre ami Lazare repose et je vais aller le réveiller. " Lorsque Jésus voit pleurer Marie, et pleurer aussi les juifs qui l’accompagnaient, s’approchant de la tombe, il pleura. On pourrait même traduire : il fondit en larmes. Les juifs dirent alors : " Voyez comme il l’aimait ! " Mais quelques-uns dirent : " Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire que celui-ci ne mourût pas ? " Oui, Jésus aimait Lazare, comme il aimait Marthe et Marie. Oui, il l’aimait, mais quelle drôle d’amitié que de laisser son ami mourir alors qu’il avait le pouvoir de le guérir ! L’amitié avec Jésus est quelque chose de grand et de beau. Nous devons d’abord admirer la proximité de celui qui se fait notre ami. Jésus s’est fait proche. Il a bien voulu avoir des amis, des amis à qui parler, des amis chez qui s’arrêter, se reposer, prendre un bon repas. Et la table était bien garnie à Béthanie, dans la maison de Marthe. Jésus aimait s’y arrêter. L’amitié est une forme très belle et très haute de l’amour. L’amour passion peut flamber très vite et retomber tout aussi vite. L’amour passion peut faire souffrir. L’amour d’amitié a quelque chose de plus paisible, de large, de réconfortant. _ L’amour d’amitié élargit le coeur. L’amour d’amitié a trois caractéristiques : la première, c’est que c’est une affection réciproque. Pour qu’il y ait amitié, il faut qu’il y ait réciprocité, affection mutuelle, donc une certaine connivence. On peut aimer quelqu’un qui ne nous aime pas. On peut se dévouer à soigner un malade, ou venir en aide à un pauvre ou rendre service gratuitement à un voisin avec qui il n’y a aucun atome crochu. C’est de l’amour, de l’amour généreux, beau, mais ce n’est pas une amitié. L’ami sait qu’il est aimé de celui qu’il aime ; et cette affection réciproque qui unit les âmes est toujours très comblante. Et à force d’échanges mutuels et de partage, l’amitié conduit à l’égalité, car un ami c’est un peu un autre soi-même. La deuxième caractéristique de l’amitié, c’est qu’elle est faite de bienveillance : littéralement cela signifie vouloir le bien de l’autre. Tel dit aimer quelqu’un mais uniquement pour le profit ou les avantages qu’il peut en tirer. C’est un profiteur, non un ami. L’ami a le souci du bien de l’autre. Enfin, troisième aspect de l’amitié, c’est qu’elle est fondée sur la communion à un bien, à certaines valeurs qui unissent les amis. Et c’est là qu’on peut juger de l’honnêteté de l’amitié, de sa profondeur aussi. Il y a des amitiés un peu superficielles, fondées sur l’amour d’une bonne bouteille ou sur la passion du jeu. Il y a des amitiés malhonnêtes fondées sur l’attrait pour les mauvais coups, par exemple l’amitié entre mafieux. Il y a bien sûr les amitiés belles et profondes, fondées sur les valeurs humaines les plus hautes. Dieu s’est lié d’amitié avec les hommes. Celui qui s’est fait l’ami de Lazare, de Marthe de Marie, celui qui se fait notre ami, c’est Dieu en personne. " Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis, avait dit Jésus à ses apôtres, car tout ce que j’ai appris de mon Père je vous l’ai fait connaître. " Oui, Jésus nous appelle ses amis : non seulement il nous aime : cela, nous le savions déjà, mais en plus il nous invite à l’aimer en retour. Jésus nous appelle ses amis : non seulement il a souci de nous, de notre bien, mais il attend aussi que nous ayons souci de lui, de son bien et de sa gloire et de son honneur. Jésus nous appelle ses amis, et il veut fonder cette amitié avec nous sur la réalité la plus haute qui se puisse trouver : la révélation de l’amour du Père. Notre amitié avec Jésus se fonde sur la manifestation de l’amour du Père. Jésus vivait dans l’émerveillement continuel de la connaissance de l’amour du Père, et son existence entière se comprend dans cette lumière. Jésus reçoit tout de l’amour du Père, et sa mission est de faire comprendre que l’humanité est aimée de cet amour dont le Père aime son Fils unique ; la mission de Jésus est d’aimer le Père et de le faire aimer. C’est pour cela que l’amitié avec Jésus est exigeante. Notre ami Lazare repose. Jésus parlait non du repos du sommeil, mais du repos de la mort. L’amitié que Lazare portait à Jésus lui a fait faire son chemin de croix avant l’heure. De quelque manière, il est un précurseur. Dans l’évangile de Jean, il y a trois personnages qui reçoivent le titre d’amis de Jésus, et ces trois personnages sont également témoins. Le premier est Jean-Baptiste, le précurseur. Il apparaît dans le récit de l’Évangile dès le chapitre premier et on le mentionne encore au chapitre dixième. Après on ne parle plus de lui. Il est venu, pour rendre témoignage au Christ Lumière. Il se désigne lui-même comme l’ami de l’époux. Il témoignera jusqu’au martyre. Le dernier ami et témoin de Jésus, c’est le disciple bien-aimé. Dans la trame du récit, il n’apparaît que dans la troisième partie de l’Évangile, à partir du chapitre treizième. Entre les deux, il y a Lazare, personnage qui ne figure que dans les chapitre onzième et douzième de S. Jean. Lui aussi est l’ami de Jésus, lui aussi est témoin de Jésus. À cause de lui, dit s. Jean, beaucoup de juifs s’en vont et croient en Jésus, c’est pourquoi les chefs des juifs décident de tuer non seulement Jésus, mais aussi ce Lazare qu’il avait relevé d’entre les morts (Jn 12:10-11). En quelque sorte, d’après la pensée de l’évangéliste S. Jean, il faut d’abord être ami de Jésus pour pouvoir devenir son témoin. Et devenir l’ami de Jésus, c’est entrer dans l’intimité de sa pensée, de sa volonté de salut pour l’humanité, c’est partager son sort. En raison de l’amitié qui le lie à Jésus, Lazare annonce dans sa mort et dans son retour à la vie le mystère pascal de Jésus. Sans doute n’avait-il pas conscience de la portée immense de ce qu’il a vécu sur le moment comme une épreuve. Après sa propre résurrection et surtout après la victoire de Jésus sur la mort, Lazare a pu mesurer la grâce insigne qui lui avait été faite de communier ainsi à la destinée de son sauveur. Mais sur le moment, dans l’épreuve, dans la maladie, dans l’apparent abandon de son ami - abandon si souvent expérimenté par les plus grands mystiques - dans l’épreuve même de la mort, il ne comprenait pas. Mais l’amitié avec Jésus avait forgé son âme si bien que ce qu’il vivait dépassait son simple destin personnel. Nous aussi, qui sommes invités à devenir les amis de Jésus, faisons-lui confiance. Grâce à l’amitié qui nous lie à Jésus, notre vie prend une dimension que lui seul connaît. Notre vie comme notre mort sont dans la main de Dieu, pour sa plus grande gloire. Voilà ce que nous enseigne saint Lazare !

Texte extrait du site www.saintebaume.dominicains.com

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Litanies de Saint Lazare

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Lazare, priez pour nous.

Saint Lazare, gloire éclatante d' une noble famille

Saint Lazare, illustre frère de Marthe et de Marie

Saint Lazare, ami de Jésus

Saint Lazare, hôte de Jésus-Christ

Saint Lazare, prodige de la toute puissance de Jésus-Christ

Saint Lazare, héraut des merveilles divines

Saint Lazare, soutien des soldats du Christ

Saint Lazare, terreur des démons

Saint Lazare, salut des lépreux,

Saint Lazare, consolateur des affligés

Saint Lazare, santé des infirmes

Saint Lazare, soutien des agonisants

Saint Lazare, la gloire de Jérusalem,

Saint Lazare, la joie de Marseille,

Saint Lazare, premier évêque de Marseille,

Saint Lazare, martyrisé Place de Lenche,

Saint Lazare, l'honneur du diocèse d'Autun,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Priez pour nous bienheureux saint Lazare

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ

Prions

O Dieu qui avez honoré du Pontificat et du martyre le Bienheureux Lazare, disciple de Jésus-Christ, ressuscité après être mort depuis quatre jours, accordez-nous par ses mérites de sortir de la mort du péché et de jouir de la vie éternelle. Par le même Jésus Christ Notre Seigneur, Ainsi soit-il

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Téléchargez le texte des Litanies de Saint Lazare (pdf) en cliquant ici

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24 mai 2009

Prière à Sainte Bernadette

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Prière à Sainte Bernadette

Bernadette, tu as longtemps cherché où le Seigneur t'appelait. Tu as prié, tu as écouté, tu as fait confiance, tu étais sûre que le Seigneur t'éclairerait, tu t'es remise totalement entre les mains de Dieu.

A l'image de Marie qui t'avais prise pour confidente, Bernadette, inspire-moi ta confiance, ton ouverture et ta patience.

Seigneur, éclaire-moi sur ma route et donne-moi la force de dire « oui » quand j'entends tes appels.

Bernadette, tu désirais très fort l'Eucharistie, tu as tout fait pour communier, enfin, au Corps du Christ. Tu aimais adorer le Saint Sacrement, pou unir ta vie à l'offrande de Jésus, le Sauveur.

A l'image de Marie, la Femme Eucharistique, inspire-moi ta faim de l'Eucharistie, elle est nourriture, présence et offrande d'amour.

Seigneur, tu nous as donné Ton Fils, le Pain Vivant et Eternel, que Son Eucharistie transforme ma vie en une perpétuelle action de grâce.

Bernadette, tu as toujours aimé servir les autres. Le 11 février, la Vierge t'es apparue quand tu était partie chercher du bois. Chez les Soeurs, tu as appris à soigner les malades et les pensionnaires de l'Hospice. Plus tard, à Nevers, tu étais excellente infirmière, animée d'une Charité attentive et intelligente.

A l'image de Marie, qui a vu les besoins d'une famille à Cana, Bernadette, inspire-moi ta générosité et ta Foi pour servir le Christ en ses membres souffrants.

Seigneur, Tu nous as donné des frères et des soeurs à aimer. Que mes yeux, mes bras et mon cœur soient ouverts à tous ceux que tu mets sur ma route.

Bernadette, ta Foi a grandi dans l'Église, l'Église, ce fut ta famille, ta paroisse, ta communauté religieuse. Courageusement, tu es allée dire aux Prêtres d'organiser la procession et de bâtir une chapelle. Une fois ta mission accomplie, tu es entrée dans le silence et dans l'humilité.

A l'image de Marie, présente au jour de la Pentecôte, et silencieuse jusqu'à son entrée dans le Ciel, Bernadette, inspire-moi ton amour de l'Église: que j'aie confiance en elle et que j'y apporte ma pierre.

Seigneur, Tu donnes à chacun une place dans Ton Église. Fais-moi répondre à ma vocation avec la même simplicité et la même générosité que Marie et Bernadette. Amen.

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Téléchargez le texte de la Prière à Ste Bernadette (pdf) en cliquant ici

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12 mai 2009

Hymne Acathiste à Sainte Dévote

92244C

Sainte Dévote

Protomartyre et Sainte Patronne de la Corse

†vers 300

Fêtée le 27 Janvier


Sainte Dévote naquit et vécut sur l'île de Corse au troisième siècle. Elle fut dès son enfance initiée aux mystères chrétiens par sa nourrice et manifesta une inclination marquée pour la vie spirituelle dès ses plus tendres années. Pendant la persécution de Maximien et Dioclétien, elle se réfugia chez le patricien et sénateur Eutice. Barbare venu en Corse persécuter les chrétiens, entendit parler de la jeune ascète. Il voulût qu'elle lui soit livrée par Eutice. Ce dernier refusa un tel acte et fut peu de temps après empoisonné.Traînée devant Barbare, Sainte Dévote refusa d'honorer les dieux païens et fut martyrisée d'horrible manière. Lorsqu'on voulut la torturer sur le chevalet, elle expira et la tradition rapporte qu'une colombe sortit de sa bouche et s'envola vers le ciel. Selon les ordres de Barbare, son corps devait être brûlé. Une vision céleste avertit de pieux chrétiens du forfait qui allait se commettre. Ils dérobèrent le corps et l'embaumèrent et chargèrent un batelier et un prêtre de l'emporter en Afrique du Nord. Sous l'effet de la tempête et à cause de la vétusté de la barque, cette dernière se mit à prendre l'eau et le batelier et son passager écopèrent une grande partie de la nuit. Ils s'endormirent à cause de leur grand épuisement et le batelier fut réveillé par Sainte Dévote elle-même qui lui indiqua que la tempête était maintenant finie et que son bateau était sauf. Elle avertit aussi qu'ils devaient maintenant se diriger vers le lieu où la colombe les mènerait. Une colombe sortit en effet de sa bouche et la vision disparue, cette colombe les guida sans ambages vers un lieu appelé Monachon ( actuel Monaco) où les reliques de la Sainte Protomartyre de la Corse se trouvent depuis lors. Elle apparut souvent au sommet de la citadelle du lieu pour délivrer les chrétiens de leurs adversaires.

Hymne Acathiste à Sainte Dévote, protomartyre de la Corse


Kondakion 1


Invincible martyre à toi nos hymnes de louange, au tyran terrestre inhumain tu ne te rendis pas, tu gardas ton regard toujours levé vers les cieux et tu reçus la couronne d'immortalité, c'est pourquoi nous te clamons: Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Ikos 1


Dès ta naissance tu fus nourrie doublement par le ciel et la terre, ta nourrice te donna avec le lait de l'enfance la manne de l'enseignement chrétien, et ton âme dès ton jeune âge fut ainsi tournée vers le Très Haut, c'est pourquoi nous nous écrions vers toi:

Réjouis-toi Innocence incarnée qui proclame la Vérité

Réjouis-toi Pureté native des disciples parfaits

Réjouis-toi Bourgeon prometteur de l'Arbre de Vie

Réjouis-toi Harpe de la pureté dans le vacarme du péché

Réjouis-toi Ange sur la terre qui retourne aux cieux

Réjouis-toi Pierre précieuse sur la couronne du Roi de Gloire

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 2


Marchant tout ensemble sur terre et au ciel, tu vécus tes jeunes années aux lisières de la sainteté, tu menas une vie pure tournée vers les seules réalités spirituelles, remerciant Dieu en tous temps et en tous lieux et chantant: Alléluia!


Ikos 2


Le Christ très doux accueillit les petits enfants, que les disciples voulaient éloigner de Lui, Il leur dit que le Royaume des Cieux appartiendrait à ceux qui sauraient retrouver l'innocence enfantine, toi qui sus garder cette parole dès l'enfance, tu restas auprès du Christ dès que tu Le connus, pour ta persévérance dans la Voie nous te disons:

Réjouis-toi Rayon essentiel du soleil christique

Réjouis-toi Havre de la parole de Dieu pour les sceptiques

Réjouis-toi Champ fertile pour la moisson du Maître

Réjouis-toi Rempart inexpugnable de la vocation spirituelle

Réjouis-toi Amante sainte de la Vie essentielle

Réjouis-toi Prodrome des chrétiens de l'île de la Corse

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 3


Ouvrant une brèche par ton ascèse et ta prière dans le ciel où tu tenais ton âme ton cœur et tes yeux, tu n'aspiras qu'aux biens célestes et aux certitudes d'En Haut, tu t'enfouis dans l'oraison comme dans un vêtement spirituel chantant sans cesse vers Dieu: Alléluia!


Ikos 3


Vierge sage tu devins l'épouse du Christ dès cette terre, ta lampe était toujours illuminant ton chemin sur la Voie du Maître, et tu fus sans discontinuer proche de Lui par l'amour ardent et la garde des commandements, émerveillés par ta fidélité nous te disons:

Réjouis-toi qui ne voulus vivre que l'Essentiel

Réjouis-toi qui fus fidèle jusques à la fin

Réjouis-toi qui vécus sur terre comme aux cieux

Réjouis-toi qui compris que le Royaume est au-dedans de nous

Réjouis-toi qui ne brûlas que du feu de l'Esprit

Réjouis-toi qui illuminas l'île de ta naissance avec la Lumière du Christ

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 4


La persécution des ennemis de l'Église se faisant jour sur la Corse, tu cherchas refuge chez le noble Eutice et là dans le secret de ton cœur tu t'adonnas plus encore à l'ascèse, sans cesse lisant les saints livres et priant Dieu disant: Alléluia!


Ikos 4


Tu te réfugias entièrement dans l'abri divin de l'oraison, tu livras ton corps déjà frêle aux jeûnes les plus stricts, mais malgré cette dure ascèse ton visage était illuminé d'une sainte lumière, dont l'éclat était insoutenable à ceux qui le voyaient, donne-nous de t'imiter nous qui te disons:

Réjouis-toi Holocauste de prières devant le Très Haut

Réjouis-toi Offrande vivante au Christ très doux

Réjouis-toi Elévation perpétuelle de l'âme devant Dieu

Réjouis-toi Litanie incessante vers l'Autel des cieux

Réjouis-toi Colonne de piété dans le temple divin

Réjouis-toi Dévotion zélée qui ouvre le ciel

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 5


L'étoile de l'enseignement chrétien que tu reçus dès ton jeune âge, tu la suivis patiemment tout au long de ta courte vie, ne voyant qu'elle et ignorant les choses terrestres, car tu savais qu'elle menait au lieu divin où retentit à jamais devant Dieu un ineffable: Alléluia!


Ikos 5


Ému par ta fragilité Eutice voulut t'amener à la raison terrestre, mais tu ne voulus jamais tempérer la rigueur de ton ascèse, esclave docile du Maître de miséricorde, tu poursuivis ta quête du Royaume sans discontinuer et nous t'honorons ainsi:

Réjouis-toi par qui nous sont éclairés les mystères de la grâce

Réjouis-toi par qui nous apprenons la vertu de la fidélité à Dieu

Réjouis-toi par qui nous sommes libérés de l'indolence

Réjouis-toi par qui nous voyons les bienfaits de l'ascèse

Réjouis-toi par qui le monde à venir nous est plus proche

Réjouis-toi par qui nous est révélé le zèle pour le Christ

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 6


Tu savais dès ton jeune âge que pour le disciple véritable, la voie du Christ passe par la Croix salvatrice et la Passion, tu te préparais déjà à monter au Golgotha pour y rejoindre le Christ en chantant: Alléluia!


Ikos 6


Comme un athlète s'apprête pour un combat difficile tu t'exerças à dompter ton corps et tu l'oignis avec ton âme de l'onction mystérieuse de la prière incessante et le glaive de la foi fermement tenu dans tes mains fragiles et tendres tu attendis l'Ennemi de l'Église, émus par ton courage nous te clamons:

Réjouis-toi Modèle parfait des disciples du Christ

Réjouis-toi Contemptrice des richesses du monde déchu

Réjouis-toi Regard fixé sur les Trésors véritables de la grâce

Réjouis-toi Triomphe sur les passions futiles

Réjouis-toi Arc-en-ciel entre la foi et le Royaume

Réjouis-toi Eclair qui illumine nos consciences tièdes

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 7


Comme le Maître tu fus trahie, il fut alors demandé à Eutice de te livrer, mais il refusa de le faire et paya de sa vie la protection de la tienne, il savait que tu ne souillerais pas ton âme pour la sauver, nous admirons son sacrifice admirable et disons vers Dieu: Alléluia!


Ikos 7


Le tyran inhumain Barbare le bien nommé te fit alors arrêter et amener à son tribunal comme il voulait te faire sacrifier aux dieux immondes du paganisme, tu répondis que chaque jour dans ton cœur tu sacrifiais au Vrai Dieu, devant ton courage insigne nous nous écrions vers toi:

Réjouis-toi Audace indomptable des martyrs de la Foi

Réjouis-toi Bouche Sainte qui parle sans crainte des tourments

Réjouis-toi Clameur hardie des vérités du christianisme

Réjouis-toi Théologienne impeccable jusques à la fin

Réjouis-toi Ame dressée vivante devant l'erreur et la mort spirituelle

Réjouis-toi Victoire de l'Esprit sur les idoles terrestres

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 8


Sans craindre pour ta vie transitoire, tu affirmas que les dieux païens n'étaient qu'ouvrages méprisables faits de mains d'hommes et n'étant qu'apparence et illusion ils pouvaient être brisés sans dommage, tu réitéras calmement ton mépris pour ces idoles aiguisant la colère du tyran, devant ta fermeté immarcescible nous chantons à Dieu: Alléluia!


Ikos 8


Vierge frêle et douce tu t'opposas fermement au tyran Barbare, tu ne craignis pas les tourments annoncés et brandis comme des menaces tu n'abandonnas pas la Voie Royale pour retrouver le chemin de la vie passagère, jusqu'à la fin tu tins son regard vers les Cieux et nous te disons:

Réjouis-toi qui mis tes pas dans les pas du Maître

Réjouis-toi qui ne voulus pas Le renier un seul instant

Réjouis-toi qui ne cédas point aux menaces du tyran

Réjouis-toi qui nous insuffles le courage par ton exemple saint

Réjouis-toi qui nous montres la Voie avec douceur et fermeté

Réjouis-toi qui nous guides sur le chemin du Dieu Très-Haut

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 9


Tu fus toujours étrangère au monde, ta piété t'avait déjà ineffablement transportée dans les demeures célestes, c'est pourquoi tu ne voulus point céder aux injonctions du tyran, tu manifestas que pour les chrétiens la Croix est l'Arbre de Vie, admirant ce mystère nous chantons à Dieu: Alléluia!


Ikos 9


Barbare te condamna à mort et tu souffris sans faillir un instant, ton corps fut traîné et déchiré sur les pierres acérées d'une route inégale, puis il te fit suspendre à un chevalet pour y être encore torturée, tu souffris cette passion dans te plaindre et nous te disons:

Réjouis-toi Oblation pure au Roi de Toutes Choses

Réjouis-toi Affermissement terrible de ceux qui doutent

Réjouis-toi Réceptacle du courage où nous allons puiser

Réjouis-toi Douleur transfigurée par la grâce divine

Réjouis-toi Bastion imprenable du sacrifice pour le Christ

Réjouis-toi Témoignage parfait de la force de notre foi

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 10


Vierge sage et courageuse qui avais tenu ta lampe allumée tout au long de ta vie dans l'attente des noces spirituelles te préparant par l'oraison l'ascèse et enfin le martyre, lorsque tu rendis l'esprit à ton céleste époux, une blanche colombe sortit de tes lèvres et s'envola vers les cieux, louons Dieu qui t'accueillit en disant: Alléluia!


Ikos 10


Par ordre de Barbare ton corps précieux devait être brûlé, avertis en secret par une céleste vision de pieux chrétiens l'emportèrent, ils l'embaumèrent avec des parfums et des aromates, puis ils le confièrent à un batelier et à un prêtre pour qu'ils l'emportent en Afrique, célébrant la Providence de Dieu à ton égard, nous te disons:

Réjouis-toi par qui Le Père nous fait montre de Sa protection

Réjouis-toi par qui nous comprenons Sa Providence pour Ses enfants

Réjouis-toi par qui Le Christ nous enseigne la sainteté

Réjouis-toi par qui nous voyons Sa sollicitude pour les Siens

Réjouis-toi par qui l'Esprit nous démontre Sa puissance

Réjouis-toi par qui nous percevons Son souffle béni

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!



Kondakion 11


Mais la barque contenant tes restes précieux, par l'effet de la tempête et de la grâce ne voulut pas t'éloigner du lieu que tu avais préparé par ton sang pour les semailles à venir, le batelier s'endormit épuisé et te vit en songe lui indiquer le lieu où tu voulais reposer, émerveillés par ce récit nous chantons vers Dieu: Alléluia!


Ikos 11


Lorsque tu apparus une colombe sortit de ta bouche, elle guida fidèlement la barque vers le lieu où tu voulus demeurer pour l'éternité, tu y reposes toujours jusques aujourd'hui, et nous rendons grâces à Dieu et te clamons:

Réjouis-toi Ancelle éminente du Christ très doux

Réjouis-toi Emule des anges sur notre terre

Réjouis-toi Initiée accomplie de la grâce de Dieu

Réjouis-toi Réceptacle précieux des dons de l'Esprit

Réjouis-toi Prière vive où se réfugie notre prière

Réjouis-toi Fierté suprême de la terre de Corse

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 12


Le batelier et le prêtre donnèrent à tes reliques précieuses l'écrin convenant au temple spirituel de ton corps, tu fus dès lors vénérée par les fidèles qui maintes fois te virent les protégeant ou les délivrant de l'ennemi, admirant la Providence de Dieu qui te garda pour l'éternité face à l'île où tu naquis au ciel nous clamons: Alléluia!


Ikos 12


Invincible martyre Dévote, Vierge pure et sage, tu compris dès l'enfance que cette vie ici-bas est le prologue des cieux, tu suivis les pas du Maître et fus l'écho de Ses enseignements par ton enseignement non de paroles mais d'actes, vénérant ta mémoire sacrée nous clamons à pleine voix:

Réjouis-toi Intercession parfaite devant le Trône divin

Réjouis-toi Baume sur la plaie béante de l'incroyance

Réjouis-toi Manifestation de la céleste harmonie

Réjouis-toi Précieuse vie de l'âme en Dieu

Réjouis-toi Louange accomplie dans les moindres actes

Réjouis-toi Escorte orante de nos soucis terrestres

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion XIII

Par ta vie dès l'enfance tu manifestas l'amour de la Sainte Trinité* Par ton martyre tu montras le caractère factice des choses terrestres* Dès le moment de ta naissance au ciel tu te manifestas ô Sainte Dévote* Et tu intercèdes pour ceux qui se réjouissent en chantant avec toi vers Dieu: Alléluia!


Ikos 1


Dès ta naissance tu fus nourrie doublement par le ciel et la terre, ta nourrice te donna avec le lait de l'enfance la manne de l'enseignement chrétien et ton âme dès ton jeune âge fut ainsi tournée vers le Très-Haut, c'est pourquoi nous nous écrions vers toi:

Réjouis-toi Innocence incarnée qui proclame la Vérité

Réjouis-toi Pureté native des disciples parfaits

Réjouis-toi Bourgeon prometteur de l'Arbre de Vie

Réjouis-toi Harpe de la pureté dans le vacarme du péché

Réjouis-toi Ange sur la terre qui retourne aux cieux

Réjouis-toi Pierre précieuse sur la couronne du Roi de Gloire

Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Kondakion 1


Invincible martyre à toi nos hymnes de louange, au tyran terrestre inhumain tu ne te rendis pas, tu gardas ton regard toujours levé vers les cieux et tu reçus la couronne d'immortalité, c'est pourquoi nous te clamons: Réjouis-toi Sainte Dévote Protomartyre de la Corse!


Prière à Sainte Dévote


O Sainte Dévote la bien-nommée, toi qui ne vécus que pour le Royaume des Cieux où tu entras dès l'enfance avec la clef de la prière et de l'ascèse, prie le Christ notre Dieu qu'il nous donne d'être à ton exemple Ses disciples parfaits, accorde à l'Église Corse de croître sur la terre qui t'accueillit, avant que tu ne naisses au Ciel, que la colombe qui sortit de tes lèvres revienne pour guider à jamais les chrétiens sur la Voie Royale des disciples du Christ et les faire aborder sûrement au Royaume de Cieux. Amen!


Tropaire à Sainte Dévote


Ta Martyre Dévote Seigneur dès son jeune âge se revêtit de la prière comme d'une armure, elle mena pour Toi le bon combat et abreuva de son sang virginal la terre de Corse, elle devint la fondation de l'Eglise en ce lieu et vierge sage te rejoignit comme son époux dans les célestes demeures, par ses prières ô Christ notre Dieu sauve nos âmes.


Kondakion à Sainte Dévote


Sainte Dévote tu apparus comme une pure colombe sur la terre de Corse où tu pris ton essort vers le ciel où toujours tu avais gardé ton regard, méprisant le monde passager et sa gloire éphémère, garde dans ton intercession protectrice tous ceux qui célèbrent ta sainte mémoire.


Acathiste composé par Claude Lopez-Ginisty pour la gloire du Dieu Trine et pour la communauté Orthodoxe Corse renaissante

 

Texte extrait du blog http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com

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Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste à Sainte Dévote (pdf) en cliquant ici

92244

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30 avril 2009

Hymne Acathiste à Saint Claude de Besançon

56090ASaint Claude

Archevêque de Besançon

607-699

Fête le 6 juin


Saint Claude illustra par ses vertus la partie orientale de la Bourgogne, connue sous le nom de Franche-Comté. Il naquit à Salins vers 607, d'une illustre famille romaine. Dès l'âge de sept ans, il fut confié à des maîtres habiles qui lui enseignèrent en même temps les leçons de la science humaine, de la foi et de la piété. Il se plaisait beaucoup dans la lecture des Livres Saints, des Actes des Martyrs, de la Vie des Saints et des sermons des Pères et des Docteurs de l'Église; aussi, jeune encore, devint-il fort instruit. Tous les jours on le voyait assister à la Messe; il passait à l'église la plus grande partie des dimanches et des fêtes; il ne se plaisait que dans la compagnie des personnes sérieuses et édifiantes: c'étaient des indices d'une vocation spéciale. Pourtant Claude exerça le métier des armes jusqu'à vingt ans, et ce n'est qu'alors qu'il entra dans la sainte milice. Il fut le modèle des chanoines de la cathédrale de Besançon; sa vie était celle d'un austère religieux. Ce n'était pas encore assez pour sa grande âme; il se retira, douze ans plus tard, dans un couvent; là, il ne vivait que de racines, reposait sur un dur grabat, n'aimait que la prière. Cinq ans après, il est abbé de son monastère. Ce n'est qu'à l'âge de soixante-dix-huit ans qu'il est élu, malgré ses larmes, archevêque de Besançon. Son épiscopat dura sept années, pendant lesquelles il s'acquitta aussi parfaitement que possible de tous les devoirs d'un pasteur. Les sermons du saint vieillard avaient tant de force, qu'ils arrachaient les âmes du vice, inspiraient la vertu et furent une cause du renouvellement de la foi et des moeurs dans son diocèse. Il profitait de ses visites pastorales pour exercer les oeuvres de miséricorde corporelle en même temps que les oeuvres de miséricorde spirituelle, visitant les malades, assistant les pauvres et ne refusant à personne un conseil ou une consolation. Son grand âge le porta à retourner dans son monastère, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, et il gouverna ses religieux pendant plusieurs années encore. Après trois jours de maladie, il réunit ses frères, leur adressa une touchante exhortation, leur donna le baiser de paix et s'endormit doucement dans le Seigneur, à l'âge d'environ quatre-vingt-douze ans.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950

St_Claude

Hymne Acathiste à Saint Claude de Besançon


Kondakion 1


Moine exemplaire et fleuron de l'épiscopat sur les terres bisontines puis à Condat, tu rendis manifeste la grâce de Dieu dans ta vie dans ton œuvre et par-delà ta mort, réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Ikos 1


Toi qui allais devenir sel de cette terre, tu naquis à Salins au château de Bracon, enfant tu partis à Besançon étudier auprès des hommes de Dieu le chemin du Ciel, dans la cathédrale où désormais on te clame:

Réjouis-toi, que Dieu choisit en ton jeune âge;

Réjouis-toi, Disciple du Christ dès l'enfance.

Réjouis-toi, qui fus nourri du miel d'Evangile;

Réjouis-toi, qui bus le lait de la prière.

Réjouis-toi, jeune apprenti de l'oraison;

Réjouis-toi, tendre pousse au jardin d'Eden.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 2


La cité sanctifiée par les martyrs de Dieu Ferréol et Ferjeux mandés par Polycarpe te reçut dans ses murs comme perle en écrin, dès ce jour, ton existence fut ordonnée au rythme saint où tout inspiration est Alléluia!


Ikos 2


Tu fus initié aux mystères de la foi, vivant et dans ton siècle et dans l'éternité, car si ton père était soldat tu compris tôt que la seule milice sacrée est au ciel, où nous te glorifions ainsi:

Réjouis toi, Enfant béni de la Très Pure;

Réjouis-toi qui eus pour précepteur le Christ.

Réjouis-toi, Ecolier de la Vie Divine;

Réjouis-toi, qui sus lire dans l'Ecriture.

Réjouis-toi, Elève pieux du sacerdoce;

Réjouis-toi, qui eus pour amis tous les saints.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 3


Ayant revêtu comme cuirasse de feu la grâce du sacerdoce tu décidas de cheminer toujours vers le divin séjour sur les traces de Apôtres et Martyrs, sans cesse devant Dieu chantant Alléluia!


Ikos 3


La puissance du Très-Haut dessilla tes yeux, tu compris que le Royaume était en ton âme, tu renonças ainsi à tous les privilèges qui t'étaient destinés par ta haute naissance, c'est pourquoi te louant dignement nous te disons:

Réjouis-toi, Offrande agréable au Dieu Bon;

Réjouis-toi, Chasteté offerte au Seigneur.

Réjouis-toi, Berger du troupeau de l'Eglise;

Réjouis-toi, Tabernacle de l'Esprit Saint.

Réjouis-toi, Demeure vivante du Fils;

Réjouis-toi, Prêtre pur du Père Eternel.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 4


Émerveillé par ce monde spirituel, immergé dans la prière comme au baptême, dans l'Amitié de la Sainte Trinité, tu bâtis ta demeure dans les lieux célestes où les élus clament sans cesse Alléluia!


Ikos 4


Dans ton cœur comme les bergers de Bethléem, tu allas vers le Pasteur des brebis du Ciel et tu offris en guise d'or d'encens et de myrrhe, la clarté de ton âme et le don de ta vie et nous émerveillés nous écrions vers toi:

Réjouis-toi, Image des fonts baptismaux;

Réjouis-toi, Adorateur de l'Essentiel.

Réjouis-toi, Initié du mystère saint;

Réjouis-toi, Donateur de manne céleste.

Réjouis-toi, Liturge de l'Unique Vie;

Réjouis-toi, Gardien des trésors de l'Eglise.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 5


Tu suivis notre Christ comme une étoile sûre, guidé par la clarté de Son enseignement, tu sus ignorer les ténèbres du vain monde et fixer ton regard sur les cimes orantes où tout souffle est un éternel Alléluia!


Ikos 5


Tu fus l'esclave du Maître d'humilité, par l'action de Son Esprit Saint Il te donna de cheminer ici-bas sur la voie céleste, le regard fixé sur l'Unique Vérité, vénérant ta mémoire nous te proclamons:

Réjouis-toi, Soleil de l'Eglise des Gaules;

Réjouis-toi, Chaire vivante du Saint Roi.

Réjouis-toi, Parfaite propitiation;

Réjouis-toi, ferme assurance des croyants.

Réjouis-toi, Clef de la volonté divine;

Réjouis-toi, Voix de la Sainte Trinité.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 6


Devenu le héraut du Royaume d'en Haut, tu fus choisi par le peuple pour devenir évêque, or tu t'échappas pour éviter cet honneur, mais dans la solitude où tu te réfugias, le peuple te trouvant cria Alléluia!


Ikos 6


Tu œuvras dans le diocèse de Besançon, rétablissant la paix et la foi dans L'Église, prêchant la Bonne Nouvelle par tes actions, construisant par tes prières la Maison Dieu, admirant ton œuvre sainte nous te disons:

Réjouis-toi, Emule de nos saints hiérarques;

Réjouis-toi, Nocher de la nef bisontine.

Réjouis-toi, Timonier qui mène au bon port;

Réjouis-toi, Guide éprouvé dans la tourmente.

Réjouis-toi, Pilote des routes des Cieux;

Réjouis-toi, Havre au milieu de la tempête.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 7


Dans la sagesse insigne dont tu faisais montre, on voyait le reflet de la divine gloire, tu fus le Bon Pasteur protégeant son troupeau, chacune de tes actions reflétait l'Amour vers lequel tout être s'exclame Alléluia!


Ikos 7


Douze ans tu dirigeas la maison du Seigneur, allant aux conciles de l'Eglise des Gaules, créant de nouveaux foyers du zèle de Dieu et semant le bon grain dans la terre fertile, aussi avec les saints te louons-nous ainsi:

Réjouis-toi, Défrichements des manquements;

Réjouis-toi, Glèbe féconde à la moisson.

Réjouis-toi, Semence des siècles futurs;

Réjouis-toi, Epi d'Or de l'Autre Soleil.

Réjouis-toi, Fleur du jardin du Paradis;

Réjouis-toi, Fruit des semailles de la foi.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 8


Puis tu t'enfuis sur les pas des saints du Jura, tu allas dans la solitude de Condat où brûlait encore la flamme des deux saints frères Romain et Lupicin fondateurs de ce lieu, où les moines chantaient vers Dieu Alléluia!


Ikos 8


Saint Injuriose t'accueillant au monastère connaissait la multitude de tes vertus, il voulut te donner sa charge d'higoumène, tu la refusas voulant n'être que novice, émus par ton humilité nous t'acclamons:

Réjouis-toi, Louange des moines gaulois;

Réjouis-toi, Successeur de Saint Injuriose.

Réjouis-toi, Imitateur de l'Orient;

Réjouis-toi, Saint Antoine de l'Occident.

Réjouis-toi, Illuminateur du Jura;

Réjouis-toi, Fils de Romain et Lupicin.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 9


Tu connus donc la paternité d'Injuriose et tu fus son fils le plus humble et le plus doux, ainsi quand il mourut tes frères de Condat n'eurent de cesse que tu acceptes sa charge, quand tu le fis ils chantèrent Alléluia!


Ikos 9


Tu gouvernas tes frères comme un père aimant, rempli de miséricorde pour les pécheurs, maître magnanime pour tous les égarés, dirigeant leurs âmes vers le havre de paix où, avec les élus, ils te chantent ainsi:

Réjouis-toi, Chef aimant du Corps du Christ;

Réjouis-toi, Cœur ouvert à toute détresse.

Réjouis-toi, Baume sur les âmes blessées;

Réjouis-toi, Réconfort des moines troublés.

Réjouis-toi, Compassion naturelle et tendre;

Réjouis-toi, Père qui fut frère de tous.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 10


Lors tu devins la forteresse inexpugnable, l'icône parfaite de la gloire du Christ, à la proue de Condat évitant les esquifs, navigant vers le salut promis par L'Église, ta vie ne fut qu'un éternel Alléluia!


Ikos 10


Les rhéteurs éloquents sont muets comme carpes qui ne peuvent expliquer les mystères saints par ta vie angélique et ta prière pure, tu rendis Dieu visible aux plus humbles pécheurs, aussi louons-nous le Seigneur en te disant:

Réjouis-toi, Portail mystique du salut;

Réjouis-toi, humble palais de la Présence.

Réjouis-toi, Antichambre du Paradis;

Réjouis-toi, Chambre où Dieu vient dans le secret.

Réjouis-toi, Fenêtre ouverte sur le Ciel;

Réjouis-toi, Jardin redevenant l'Eden.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 11


Lorsque tu sus enfin que ton combat cessait, deux jours durant tu préparas ton saint départ, et comme le vieillard Siméon de jadis, le Maître laissa ton âme partir en paix, pendant que tes moines chantaient Alléluia!


Ikos 11


Tu fus comme un flambeau lumineux en ténèbres, un soleil rayonnant du monachisme en Gaule, unissant la ferveur des moines d'Orient, à l'insigne vertu des Pères du Jura, avec eux intercède pour ceux qui te chantent:

Réjouis-toi, Athlète invincible du Christ;

Réjouis-toi, qui combattis le bon combat.

Réjouis-toi, Froment moulu par la prière;

Réjouis-toi, qui fus porté sur les autels.

Réjouis-toi, Offrande de jeûnes et veilles;

Réjouis-toi, qui t'élevas jusques au Trône.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 12


Dans les siècles témoin de la grâce de Dieu, ton corps incorrompu accomplit des miracles et le flot incessant des fidèles dolents auprès de tes reliques saintes vint prier, rendant grâce au Christ et disant Alléluia!


Ikos 12


Avec leurs pleurs leurs infirmités leurs malheurs, ils furent près de toi comme auprès du Bon Maître, et chacun repartit guéri de corps et d'âme, te célébrant comme un temple spirituel, louant Dieu admirable en Ses saints et disant:

Réjouis-toi, source de miracles incessants;

Réjouis-toi, Mystérieuse protection.

Réjouis-toi, Relèvement de ceux qui chutent;

Réjouis-toi, Consolation des affligés.

Réjouis-toi, Guérison prompte des malades;

Réjouis-toi, Assurance dans la prière.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 13


Ô Saint thaumaturge de la terre des Gaules, fais de nous tes dignes disciples dans le Christ, apprends-nous la fidélité à la Parole et la sainte obéissance aux commandements, tandis qu'avec toi nous chantons Alléluia! (Ter)


Ikos 1


Toi qui allais devenir sel de cette terre, tu naquis à Salins au château de Bracon, enfant tu partis à Besançon étudier auprès des hommes de Dieu le chemin du Ciel dans la cathédrale où désormais on te clame:

Réjouis-toi, que Dieu choisit en ton jeune âge;

Réjouis-toi, Disciple du Christ dès l'enfance.

Réjouis-toi, qui fus nourri du miel d'Evangile;

Réjouis-toi, qui bus le lait de la prière.

Réjouis-toi, jeune apprenti de l'oraison;

Réjouis-toi, tendre pousse au jardin d'Eden.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 1


Moine exemplaire et fleuron de l'épiscopat, sur les terres bisontines puis à Condat tu rendis manifeste la grâce de Dieu dans ta vie dans ton œuvre et par-delà ta mort, réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Prière au saint thaumaturge de Dieu Claude Archevêque de Besançon


Saint Claude serviteur exemplaire du Christ, tu renonças au monde au sortir de l'enfance et mis tes pas dans les empreintes des disciples pour retrouver l'assemblée des saints du Jura, ainsi tu délivras les captifs du péché par la grande ferveur de ton intercession les boiteux marchèrent sur la voie du Seigneur, les sourds entendirent la parole du Christ, les aveugles virent le Soleil de Justice, les possédés entrèrent dans la paix de l'âme et dans le ciel d'orage parut l'arc-en-ciel, quand les mains tendues tu prononçais la prière. Dans les épreuves et les joies de notre vie, avec les élus de notre terre des Gaules, thaumaturge de Besançon accorde-nous par la chaleur de ton intercession vers Dieu, de marcher sur la Voie de Ses commandements et les yeux fixés sur la Croix de notre Christ, qui nous ôte du monde et nous inscrit au Livre, d'unir notre souffle au souffle de ceux qui prient le Dieu-Un Père Fils et Saint Esprit. Amen!

Claude Lopez-Ginisty a écrit cet Hymne Acathiste Pour la gloire du Christ et du Saint hiérarque et thaumaturge Claude de Besançon

 

Texte extrait du blog http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com

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Télachargez le texte de l'Hymne Acathiste à St Claude (pdf) en cliquant ici

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