12 octobre 2008

Neuvaine à Notre Dame du Roncier

Neuvaine à Notre Dame du Roncier

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Notre Dame du Roncier

Josselin, Morbihan, France


L'origine du culte dédié à Notre-Dame du Roncier remonte au haut Moyen Age. Sans doute en l'an 808. Il repose sur une tradition écrite pour la première fois par un carme du Prieuré de Josselin, le père Isaac de Jésus Maria, dans son histoire du pèlerinage, publiée en 1666. L'auteur relate ainsi les faits : " Longtemps avant que la ville de Josselin fut bastie comme la supérieure du Comté de Porhoët..., il arriva qu'un laboureur cultivant la terre où est maintenant l'église Notre-Dame, et coupant des ronces avec un faucillon que l'on voit aujourd'hui suspendu dans la voûte de l'autel, fit l'heureuse rencontre d'une "image" de Notre-Dame dans un lieu rempli de ronces, d'où vient qu'elle est nommée Notre-Dame du Roncier". Le laboureur plaça la statue chez lui, mais elle revint d'elle même au lieu de sa découverte. L'évènement s'étant produit à plusieurs reprises, l'évêque d'Aleth (Saint-Malo-de-la-Mer) autorise qu'on lui rende un culte. La fille du laboureur, aveugle née, retrouva la vue. La nouvelle se répandit et, très vite, les pèlerins accourent au sanctuaire. Quoi qu'il en soit, en l'absence de documents de l'époque, qui puissent appuyer ou infirmer la tradition, on doit se contenter de savoir que la chapelle de Notre-Dame-du-Roncier, fut construite aux alentours de l'an mille, par le vicomte du Porhoët, Guethenoc. Olivier de Clisson meurt le 23 avril 1407 à Josselin. Très attaché à sa "chapelle", il voulut y être enterré avec sa seconde femme, Marguerite de Rohan. Cette église lui doit les débuts d'une restauration qu'achèveront ses successeurs pendant tout le 15ème siècle. Au 17ème siècle, la vie spirituelle se concrétise par l'essor grandissant des pardons. Celui du lundi de la Pentecôte est le plus célèbre. Ce jour là, les pèlerins accourent non seulement des paroisses voisines, mais de tous les diocèses de Bretagne. En mai 1738, trois enfants du bourg de Camors sont guéris d'un mal appelé "aboiement". Ce miracle va donner au pardon un caractère particulier, Josselin devient le pèlerinage "des aboyeuses". Celles-ci souffraient d'épilepsie. Pendant la Révolution, la statue de Notre-Dame est brûlée. Le mobilier et le trésor souffrent du mouvement de déchristianisation : tout est descellé, brisé, expédié au loin dans les fabriques de canons, l'église devient un magasin à fourrage, on y bat la moisson. Le 8 septembre 1868, la nouvelle statue de Notre-Dame est couronnée, une foule immense fête l'évènement. En avril 1891, le pape Léon XIII octroie le titre de basilique Mineure à l'église Notre-Dame-du-Roncier. Les grands travaux de restauration commencent en 1885. On construit une voûte en bois, un maître autel en pierre. On transforme la chapelle Sainte-Catherine. Pour couronner le tout, le 8 septembre 1949, la flèche est inaugurée par son Éminence le cardinal Roques, archevêque de Rennes.


Chaque jour

Se mettre en présence de Dieu, en faisant le signe de croix ; Prier la « prière d’introduction » ; Lire la méditation biblique propre à chaque jour de la neuvaine ; Prier avec l’oraison spécifique à chaque jour qui vous est proposée ; Réciter le « Je vous salue, Marie » et le « Notre Père » ; Prier la prière à Notre-Dame-du-Roncier ; Terminer avec le « Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit… » Cette neuvaine de prière nous aidera à nous préparer à la confession et communion sacramentelles.



Prière d’introduction


Notre Dame du Roncier, Vierge sainte, à la prière instante de la famille du laboureur qui découvrit providentiellement ta statue dans le champ de ronces, Tu intercédas pour la guérison de leur petite fille, aveugle de naissance, et elle retrouva la vue. Animé de cette même foi, comme tant de nos pères qui sont venus depuis en ce lieu pour implorer le secours de ta prière, je viens te demander la grâce d’être guéri de tous mes aveuglements : sur Dieu, sur mes frères et sur moi-même. Vierge du Roncier, par ton intercession, les petits enfants de Camors furent guéris des maux qui les tourmentaient : fais taire en moi les cris de la révolte, de l’incompréhension, de la désespérance. Ô Mère du Celui qui fut couronné d’épines, et tourné en dérision par les hommes qui se moquaient de sa divinité, je viens te présenter : toutes les échardes qui blessent mon corps, toutes les épines qui déchirent mon cœur, toutes les ronces qui étouffent mon âme : enlève-les, je te prie, et répands sur chacune de mes plaies le baume de ton réconfort maternel. « Lys fleuri parmi les épines », Mère qui n’as jamais abandonné un enfant qui crie vers toi, Mère dont l’intercession est continuelle auprès de ton Fils pour tous tes enfants bien-aimés, car tu es remplie de la Grâce de l’Amour divin et de Sa Miséricorde qui déborde de ton cœur, tourne ton regard plein de compassion vers moi. Tu sais qu’on ne « cueille pas de figues sur des épines » et qu’on « ne vendange pas non plus de raisin sur des ronces » (Lc 6, 44) : pour que mon cœur soit cette « bonne terre », où la Parole de ton Fils pourra germer en fruit de vie éternelle, pour que soit défriché le roncier de mon cœur et qu’y soit édifié un sanctuaire de la Présence du Dieu Vivant, obtiens-moi de ton Fils les grâces dont j’ai tant besoin. Notre-Dame du Roncier, par la puissance de ton intercession auprès de ton Fils Jésus, donne-moi, jour après jour, un cœur nouveau, qui puisse battre du même amour que celui de ton cœur de Mère. Amen.


Premier jour

Un Cœur fidèle

Avec l’Annonciation de l’Ange à Marie s’ouvre pour toute l’humanité un chemin définitif d’espérance. Et commence un chemin nouveau de fidélité à Dieu, comme l’attestent les paroles de l’Ange à la Vierge de Nazareth : « Réjouis-toi », « N’aie pas peur », « A Dieu, rien n’est impossible ». Cette fidélité est l’attitude première et essentielle de toute la vie de Notre-Dame. Tout renaît, en Marie, au moment où Elle prononce son « oui » au Seigneur : un oui radical, dans l’obscurité lumineuse de la foi, et qui l’a guidée dans toutes les étapes de son pèlerinage sur notre terre. Marie a établi sa confiance en Dieu sur une triple assurance : être aimée de Dieu d’un amour de prédilection, reconnaître que Dieu lui-même lui demandait ce consentement, et croire qu’à Dieu, rien n’est impossible. Cette fidélité de la Vierge, dans la confiance et la disponibilité, éclaire la réponse que nous adressons aux appels du Seigneur, en dissipant les ombres de notre cœur et toutes nos réticences à nous abandonner à son Amour de Père. Demandons à Marie la grâce de fonder et d’appuyer constamment notre fidélité sur la fidélité même de Dieu.


Prions


Seigneur notre Dieu, nous te remercions pour le mystère étonnant de l’Annonciation. Par le message de l’Ange, et la confiance entière et filiale de Marie, nos cœurs ont été illuminés. Que ton Salut soit annoncé partout, pour que tout homme découvre la folie de ton Amour et le reçoive avec foi et gratitude, par le Christ notre Seigneur.


Deuxième jour

Un Cœur de pauvre


Tout chemin parcouru suppose et exige de notre part la pauvreté : il nous est impossible de cheminer si l’on s’encombre de trop de choses ! Sur le chemin de « visitation » qui est aussi le nôtre, nous sommes constamment invités à un détachement, à l’exemple de Marie, qui a vécu la pauvreté par un détachement progressif dans un mystérieux abandon à la Providence de Dieu. Marie est la plus belle des enfants de ce peuple « humble et modeste », de ce « petit reste d’Israël » qui demeura fidèle en ne cherchant refuge que dans le Nom du Seigneur. Marie est aussi cette très belle illustration des Béatitudes, de ces « pauvres en esprit », parce qu’en vivant une radicale pauvreté évangélique, la Vierge sainte vit en toute simplicité, ouverte à la Parole de Dieu et en joyeuse dépendance de Sa volonté : la grandeur de sa sainteté est de s’être remise entièrement entre les mains de son Dieu.


Prions


Seigneur Dieu, tu regardes les petits, les humbles et les pauvres avec amour, et tu leur donnes, comme à la Vierge Marie, de révéler la présence de Ton Fils. Accorde-nous, par ton Esprit, de savoir discerner en eux le sacrement de Ta visite, par Jésus, notre Seigneur.


Troisième jour

Un Cœur contemplatif


A la naissance de Jésus, alors que les bergers de Bethléem racontent dans tous les environs ce qui leur a été dit sur « cet Enfant », Marie, elle, conserve avec soin, tous ces souvenirs et les médite dans son cœur. Le chant du Magnificat de la Vierge est le fruit de son esprit contemplatif, et pour saisir l’âme priante de Notre-Dame, nous sommes nous aussi invités à méditer ce Magnificat pour chanter notre joie, notre louange et notre gratitude à Dieu, qui toujours se penche sur la petitesse de ses serviteurs. Dans sa contemplation, Marie sait reconnaître toutes les merveilles que le Seigneur a oeuvrées dans l’histoire du Salut des hommes. En Marie, cette contemplation est œuvre de l’Esprit Saint qui a engendré en son sein la Parole du Père. De la profondeur sereine de cette contemplation, Marie perçoit simultanément la présence de Dieu en Elle et l’impératif du service de Ses frères. Qu’à sa suite, nous aussi nous rendions en hâte au service de nos frères qui ont soif d’une Présence Réelle de Dieu dans leur vie.


Prions


Béni sois-tu, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ : en Lui, Soleil levant et lumière victorieuse, Tu viens nous visiter et demeurer parmi nous. Accorde-nous de reconnaître ta venue, et avec la Vierge Marie, nous t’exalterons en ce jour et dans les siècles des siècles.


Quatrième jour

Un Cœur qui écoute la Parole de Dieu


Dans son long chemin de silence, l’écoute est l’attitude propre à Notre-Dame, alors qu’elle accompagne l’œuvre missionnaire de son Fils. L’évangéliste saint Luc nous rapporte deux circonstances au cours desquelles Marie est à l’écoute attentive de la Parole de Vie. Alors que Jésus prêche à la foule venue nombreuse l’écouter, on Lui dit : « Ta mère et tes frères se tiennent dehors et veulent te voir ». Et Jésus de leur répondre : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique » (Lc 8, 19-21). Le Christ établit ici les liens de la véritable parenté de Marie : Elle a pu nous donner Jésus selon la chair parce qu’elle l’avait d’abord accueilli en son cœur plein de foi. Pour « donner » Jésus à nos frères, comme l’humble servante du Seigneur, il nous faut d’abord avoir donné notre « oui » à la Parole reçue. Quand Dieu « donne sa Parole », il nous donne son propre fils. Donnons-nous à lui, en accueillant véritablement sa Parole, en faisant « tout ce qu’il nous dira ».


Prions

A chaque instant, Seigneur Dieu, tu attends la réponse libre et amoureuse de notre foi. Accorde-nous de laisser fructifier la Parole qui a pris chair de la Vierge Marie, Jésus, le Christ notre Seigneur.

Cinquième jour

Un Cœur prompt au service


Aux noces de Cana, Marie la « contemplative » a cette délicatesse du regard qui lui permet, la première, de découvrir le problème des jeunes époux : Ils n’ont plus de vin… cette attention au service naît de sa foi profonde en Son Fils et exprime le réalisme et la fécondité de sa contemplation du Mystère. A l’école de Marie, laissons s’éduquer notre cœur contemplatif pour qu’augmente en nous la capacité inépuisable du don, et qu’ainsi nous puissions découvrir les problèmes et les manques de nos frères, en les ouvrant à reconnaître leur besoin le plus grand : celui d’un Sauveur.


Prions


Dieu d’amour, tu as fait d’une humble femme de notre race la Mère de ton Fils. A la prière de la Vierge Marie, accorde-nous de reconnaître le Christ en chacun de nos frères, et de vivre au service des uns et des autres jusqu’au jour où nous pourrons te chanter ensemble pour les siècles des siècles.

Sixième jour

un cœur offert et offrant


Nous contemplons Marie dans l’offrande de son Fils au Père, à l’heure de la Croix pour le salut du monde. Il n’est plus alors seulement Son Fils, mais Son Rédempteur. « Près de la Croix se tenait sa Mère » (Jn 19, 25). Au calvaire, Marie vit le déchirement de l’offrande, mais aussi sa mystérieuse fécondité. Au pied de son Fils qui meurt, dans la solitude de sa souffrance, Marie ne s’est pourtant jamais sentie plus accompagnée et plus féconde. C’est la naissance de l’Eglise, et elle en est la Mère : voici tes fils ! En réponse parfaite à la Volonté du Père, elle est Mère du Christ et Mère de l’Eglise, qui est son Corps : tel est le fruit de sa générosité sereine et forte, douloureuse et féconde, de son « offrande ».


Prions


Tu as voulu, Seigneur, que la Mère de ton Fils, debout près de la Croix, fût associée à ses Souffrances ; accorde à ton Église de s’unir, elle aussi, à la Passion du Christ, afin d’avoir part à Sa résurrection. Par ton Fils, Jésus, qui est le vivant pour les siècles des siècles.


Septième jour

un cœur de communion


Au Cénacle, Marie préside, dans l’amour, à la prière pleine d’espérance des Apôtres et des disciples. Marie est là, présente, dans les débuts missionnaires de l’Eglise, comme elle l’a été dans les débuts de l’activité évangélisatrice de Jésus. Marie appartient à cette communauté de disciples fidèles qui écoutent avec docilité la Parole de Vérité confiée aux Apôtres, et qui participent à la « fraction du pain », l’Eucharistie. Toute la vie de la Sainte Vierge est mystère de communion : entre le ciel et la terre, Dieu et l’homme, la contemplation et le service. La fidélité de Marie à l’adorable volonté du Père des Cieux rend possible cette communion de l’Eglise naissante, et la prépare à la mission.


Prions


Béni sois-tu, Seigneur Dieu ! La Vierge Marie, comblée de grâce, a été pure disponibilité à Ta Parole. Par son intercession, ouvre nos vies à Celui qui veut naître en nous, comme il est né un jour, en Elle, et garde-nous dans la communion des saints, avec Marie, la Mère de ton Fils, le Christ notre Seigneur.


Huitième jour

un cœur missionnaire


Par la force du don de l’Esprit Saint, la première Église croît et s’édifie par la Parole et par le Pain Eucharistique. Et l’Eglise continue de naître quotidiennement dans le Cœur fidèle de Notre-Dame. Elle naît dans le silence contemplatif de Marie, engendré lui-même par la Parole à contempler. La présence maternelle de Marie fait croître l’Eglise du dedans, et lui assure l’unité intérieure et l’efficacité de son expansion missionnaire. A la prière et à l’exemple de Marie, pour la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut à tous les hommes, le témoin trouve ardeur et transparence ; le prophète : fidélité et courage ; le martyr : la force sereine devant la Croix.


Prions


Par ton Esprit de liberté, tu as transformé les Apôtres en les libérant de la peur du témoignage. Par l’intercession de Marie, répands ce même Esprit sur ton Église en prière : devant le monde, qu’elle soit aujourd’hui le signe d’une liberté nouvelle, par Jésus, le Christ, notre Seigneur.


Neuvième jour

un cœur pétri d’espérance


A partir de la Pentecôte, le chemin de Marie se fait chemin de silence et de témoignage de la communauté primitive, jusqu’à ce que la Tradition nous parle de la sereine Dormition de Notre Dame et de sa glorieuse Assomption dans les cieux : plénitude du mystère de Marie, la Pâque de la Vierge, son Assomption est essentiellement un mystère d’espérance, parce qu’il nous enseigne à regarder – et à désirer ardemment – ce qui est définitif. Notre monde aujourd’hui, plus que jamais, a un besoin vital de cette espérance : une espérance qui le mette en route vers ce qui est pleinement bon, vers la rencontre et la communion inaltérable avec Dieu, vers la possession d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle où habitera la justice. Dans le sillage du Ressuscité, nous avons la certitude que Marie nous accompagne sur ce chemin d’espérance, à la rencontre de Celui qui est notre espérance : le Christ Jésus. Marie nous donne constamment à son Fils, dont elle nous aide à découvrir quotidiennement le Visage, et elle nous prépare, en priant pour nous qui sommes pauvres et pécheurs à la rencontre avec Jésus, le fruit béni de son sein, maintenant et à l’heure de notre mort, à la fin de notre pèlerinage sur la terre.


Prions


Marie, Notre Dame du Roncier, Mère de l’Eglise et notre Mère, nous Te confions notre vie, afin que nous soyons de joyeux porteurs d’espérance pour notre monde. Nous te confions notre mort, afin qu’elle soit une joyeuse naissance au Ciel dans Tes bras et ceux de Jésus, le Christ notre Seigneur.


Prière à Notre-Dame-du-Roncier


Aux heures claires, comme aux heures de fatigue, reste auprès de nous comme une mère qui toujours apaise et encourage. Nous te confions nos joies et nos peines, nos soucis et nos espoirs. Aide-nous à devenir, dans notre vie de chaque jour, de vrais témoins de ton Fils. Amen.

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Notre Dame du Roncier (pdf) en cliquant ici

Pour approfondir

Site de la Basilique Notre Dame du Roncier de Josselin

www.notre-dame-du-roncier.fr

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