26 juillet 2009

Notre Dame de Bonne Garde

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Notre Dame de Bonne Garde

Longpont sur Orge

« Virgini Pariturae »

Diocèse d’Evry



A 25 km au sud de Paris, la tour de Montlhéry se dresse, sentinelle avancée, témoin de bien des batailles. A 2 km au nord est, la Basilique Notre Dame de Bonne Garde est l’un des plus anciens sanctuaires de l’Ile de France, peut être même le plus ancien dédié à la Vierge Marie. Selon la légende en effet, au creux du vallon, au bord des marécages de l’Orge, les marchands rejoignaient par une longue digue – un long pont- la route de Lutèce à Orléans. Dans un bois de chênes, auprès d’une source, ils déposaient leur offrande aux pieds de la déesse mère. On dit même que les druides la vénéraient comme la Vierge qui allait enfanter, Virgini pariturae. Au IIIe siècle, Saint Denis, évêque de Paris, et Saint Yon, son disciple, viennent annoncer Marie à ces hommes qui l’attendent déjà sans la connaître. Cette légende – analogue à celle de Chartres – est plausible. En effet, lorsqu’en 1301, Guy, seigneur de Montlhéry, et sa femme Hodierne commencent l’église actuelle, visiblement ils respectent un site antérieur. On descend dans la nef par douze marches ; il y a une source, qu’on a retrouvée encore en 1942 et, semble t’il, une pierre tabulaire une peu au dessous du maître autel. En tout cas, dans cette légende nous reconnaissons volontiers la signification première du pèlerinage, l’événement fondateur, pourrait on dire : le vieux mode attendait un Sauveur. Aujourd’hui encore Marie accueille les attentes du monde, même les plus obscures et les portes à Son Fils.

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« Une aussi grande église pour un si petit village »


Donc le 25 mars 1031, Guy et Hodierne de Montlhéry invitent le roi de France, Robert le Pieux, et l’Archevêque de Paris, Humbert de Vergy, à poser la première pierre d’une vaste église. C’est déjà un sanctuaire de pèlerinage, mais il faudra 200 ans pour l’achever et, entre temps, on sera passé du roman au gothique. En 1061, Hodierne va trouver Saint Hugues à Cluny : il lui faut des moines pour animer de leur prières et de leurs chants le vaisseau naissant. Hugues se fait un peu tirer l’oreille, car Longpont est en Ile de France et Cluny en Bourgogne. Néanmoins, il envoie 22 moines fonder un prieuré. Jusqu’au XVIIe siècle, ces moines vivront en symbiose avec les seigneurs et les paysans de la contrée. En 1700, Louis XIV impose leur remplacement par les Bénédictins réformés de la Stricte Observance – les Mauristes – qui vont reconstruire à neuf le prieuré et se maintenir jusqu’à la révolution. Sanctuaire marial est aussi un lieu de passage. C’est une étape sur la route de Compostelle et depuis trois ans, j’ai encore vu passer deux pèlerins, dont une médecin hollandais qui s’en allait, avec son bourdon, prier pour ses cinq enfants. En 1130, Saint Bernard vient se recueillir devant la statue de la Vierge. Il s’en va à Etampes prêcher aux évêques et aux seigneurs le ralliement au pape Innocent II, alors que celui – ci a été chassé de Rome par l’antipape Anaclet II. Saint Louis avait gardé un mauvais souvenir de Montlhéry, où il s’était laissé enfermer par les seigneurs féodaux – c’est le peuple de Paris qui était venu le délivrer – mais il aimait bien venir partager la prière et la table des moines ; Philippe le Bel, Charles VIII et Anne de Bretagne qui achevèrent le portail, et tant d’autres… On peut dire que, pendant tout le moyen âge, Longpont a vu défiler des foules venues prier la Mère de Dieu, et peut être aussi attirées par un ensemble de reliques déjà important.

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« Péril et renaissance »


Aussi proche de Paris et de Montlhéry, Longpont n’a pas été à l’abri des vicissitudes de l’histoire. Le 16 juillet 1465 s’y déroule la bataille entre Louis XI et Charles le Téméraire, et nous avons encore une « rue du cimetière des bourguignons ». En 1562, le Prince Louis de Condé, oncle du futur Henri IV, à la tête de ses protestants, saccage la région et décapite une grande partie des statues du portail. En 1791, le prieuré est vendu parmi les biens nationaux et sera complètement rasé. L’église elle, a surtout souffert de n’être pas entretenue. Sous la restauration, certains souhaiteraient même détruire et reconstruire à la place une église plus modeste. En fait, en 1819, le transept, le chœur et l’abside sont démolis. En 1843, un jeune prêtre, l’abbé Arthaud, arrive dans une paroisse devenue misérable et très déchristianisée. Le matin du 22 mai- c’est lui qui raconte dans son cahier- il reçoit un pèlerin, un vieillard qui a retrouvé l’usage de ses jambes. D’abord perplexe, il interroge l’instituteur, le bedeau sur les origines du sanctuaire, mais surtout il va consulter des livres à Paris. Pendant 34 ans, patiemment, il va entreprendre la restauration de la paroisse, puis de la confrérie – promue Archiconfrérie Notre Dame de Bonne Garde en 1851 – et des pèlerinages. C’est l’époque où se développe la ligne des chemins de fers de Paris à Orléans, et beaucoup de groupes viennent de Paris, descendant à Saint Michel sur Orge ; nous avons encore une belle collection de bannières, témoins de cette renaissance. L’abbé Arthaud meurt en 1877, mais il a tant fait , tant remué les donateurs , les paroisses parisiennes , que le transept , le chœur et l’abside sont reconstruits de 1875 à 1878, en respectant semble t’il l’architecture originelle. C’est un autre curé le chanoine Nicolas, forte personnalité qui en 1913, obtiendra de Saint Pie X le titre de Basilique pour notre église. Mais il est put être temps de présenter le monument – sachant que la description ne remplace jamais la visite !

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Le portail : Marie élevée au ciel


Malgré ses mutilations, le portail principal demeure une œuvre attachante. Il date de 1230 environ – contemporain à celui de Notre Dame de Paris. A cette date, si les théologiens hésitent encore, la piété populaire, elle, tient déjà fermement confiance en l’Assomption de Marie. Au trumeau, une Vierge à l’enfant, majestueuse, nous accueille, tandis que dans les ébrasements ont reconnaît Saint Jean, peut être saint Barthélemy, patron d’une paroisse primitive de Longpont, Saint Denis et le diacre Saint Etienne. Au tympan, comme dans une bande dessinée, deux tombeaux représentent l’un la Dormition de Marie, mise en terre par les apôtres, l’autre son réveil par Son Fils Jésus qui lui tends les bras. Au dessus, Jésus la fait asseoir à côté de Lui, tandis qu’un Ange vient de la couronner, et qu’un Dieu le Père barbu, portant le globe et la croix domine l’ensemble. Si la première voussure – des anges portant nos prières – reprend un thème de l’Apocalypse assez classique , la seconde traite la parabole des vierges sages et des vierges folles et la présence de ce thème associé à celui de l’Assomption est , paraît il assez rare. Un autre petit portail, roman celui là s’inscrit dans la tour massive, qui penche : nous sommes bien sur un terrain marécageux !

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L’intérieur : élégance et robustesse


En pénétrant par le fond et en s’arrêtant avant de descendre les douze marches qui aboutissent à la nef, le pèlerin saisit d’un coup d’oeil un vaisseau composite certes, mais harmonieux. L’abside, voûtée en cul de four, l’arc triomphal du transept et les arcades de la nef sont solidement romans. Dans une partie de la nef, des chapiteaux hauts placés témoignent d’une période où cette nef était sans doute simplement recouverte d’une charpente. Les XIIe et XIIIe siècles ont apporté des voûtes gothiques, dont un bel ensemble à six nervures. La plupart des fenêtres n’ont pas de vitraux, mais de la grisaille. Mais les bas côtés étant moins nettement moins élevés que la nef, les baies sont grandes et l’ensemble est clair : la lumière y joue au rythme des jours et des saisons. La calotte de l’abside a été peinte par François Zbinden , un suisse élève de Puvis de Chavannes , dont l’œuvre n’est pas sans intérêt . Quand à la statue de Notre Dame de Bonne Garde qui domine l’autel, il est difficile de la dater. Elle a été couronnée en 18752, mais la couronne et le sceptre sont en toc, les originaux ayant été volés ! Disons que l’image est plutôt familière et accueillante ; les visiteurs qui passent chaque jour mettre un cierge ou confier leur intention au cahier de prière ne s’y trompent pas.

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Le reliquaire : l’immense cortège de tous les saints»


La présence d’une collection importante de reliques dans le sanctuaire de Longpont est attestée depuis au moins 1130, autour d’un morceau de voile de la Vierge, que Saint Denis aurait donné aux druides au IIIe siècle. Les reliques ont été cachées pendant les guerres de religion, puis pendant la Révolution Française, alors que les châsses, elles étaient fondues. L’abbé Arthaud était une fervent amateur de reliques ; aussi a t’il augmenté la collection grâce a des échanges, en particulier avec l’évêché de Turin. D’autres dons sont venus enrichir cet ensemble – en particulier au moment où les congrégations ont été expulsées de France. Actuellement, le reliquaire renferme 1400 reliques. C’est donc probablement la collection la plus importante de France. Si elles ne sont pas toutes sûrement authentiques, elles rappellent que les croyants forment la chaîne avec leurs pères dans la foi. Jadis les châsses étaient portées en procession lors du pèlerinage de Pentecôte. Actuellement, un gros effort est fait pour les répertorier et pour améliorer leur présentation.

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Longpont aujourd’hui


Longpont est situé dans le département de l’Essonne, et donc dans le diocèse d’Evry – Corbeil, un de ceux qui sont nés de celui de Versailles, en 1966.Le 31 mai 1969, Mgr Malbois, premier évêque d’Evry Corbeil, proclame Notre Dame de Bonne Garde « patronne et protectrice du diocèse ».La Basilique est donc d’abord un centre de vie pour notre diocèse, nous y accueillons avec joie des ordinations de prêtres et de diacres permanents. Depuis 1987- justement pour les 20 ans du diocèse – nous avons restauré un pèlerinage diocésain de printemps, dont le thème et la prière s’inscrivent dans les orientations pastorales du moment. Mais Longpont demeure aussi un haut lieu spirituel de l’Ile de France. Depuis 42 ans, dans la nuit du samedi au dimanche le plus proche du février, les Equipes Notre Dame de toute la région font une rude marche pour aboutir à Longpont au petit matin. Le 15 août 1988, pour la clôture de l’Année Mariale, nous avons restauré un pèlerinage de l’Assomption. A une période qu’on dit aussi creuse en région parisienne, nous avons été surpris d’accueillir tant de monde, dans une atmosphère de joie familiale. Et puis les groupes les plus divers viennent prier : des aumôneries, des paroisses et des secteurs, des groupes de Vie Montante. Nous ne sommes pas équipés pour des pèlerinages de plusieurs jours et l’hiver la Basilique est difficile à chauffer ! Mais c’est toujours avec joie que nous nous associons à la démarche des pèlerins. Nous présentons toujours la basilique, et parfois nous intervenons pour un enseignement ou une célébration ; tout ceci demeurant très souple, au gré des organisateurs de groupes.


Texte du Père Hilaire Barbier

Recteur de la Basilique

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Prière à Notre Dame de Bonne Garde


O Marie, Mère du Christ et de l’Eglise, des générations de croyants est venues Vous prier ici, depuis des siècles. Me voici avec eux devant vous, plein de confiance en Votre Bonté et en Votre Puissance. C’est par Vous que le Père a voulu nous donner Son Fils. Je Vous prie pour le monde et pour l’Eglise. ND de Bonne Garde, gardez leur la paix promise par Jésus. Je Vous prie aussi, Mère de Bonté et de Miséricorde, par la Passion et la Résurrection de Votre Fils, pour tous ceux que j’aime et pour moi même. Gardez nous dans la Foi, l’Espérance et la Charité. Prenez pitié de moi et présentez mes supplications à Dieu notre Père. Demandez pour moi, je Vous en supplie, la grâce de… Bénissez moi, ma Mère, j’espère en vous, je ne serai pas confondu. Amen.


Notre Dame de Bonne Garde, priez pour nous

Presbytère de la Basilique Notre Dame de Bonne Garde

12, rue de Paris

91310 Longpont sur Orge


Texte extrait du journal « Le Règne de Jésus par Marie » août septembre 1990

Renseignements

http://evry.catholique.fr/article.php3?id_article=512


20 septembre 2008

Le Chemin du Jubilé de Lourdes

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Le Chemin du Jubilé

pour le 150e anniversaire des Apparitions de Lourdes

Un chemin a été proposé à tous les pèlerins pour entrer dans l’esprit du Jubilé. Il comporte quatre étapes : l’église paroissiale de Lourdes, le cachot, la Grotte de Massabielle, l’oratoire de l’hôpital de Lourdes.

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L’église paroissiale de Lourdes

La construction de l’église paroissiale du Sacré-Cœur date d’après les Apparitions et elle n’a été inaugurée qu’en 1903. C’est alors qu’on a démoli l’ancienne église Saint-Pierre, l’église où Bernadette a été baptisée le 9 janvier 1844. L’église du Sacré-Cœur renferme des vestiges de l’histoire de Bernadette : dans la chapelle latérale gauche, les fonts baptismaux, c’est-à-dire la cuve où Bernadette a été baptisée. Dans cette chapelle se trouve aussi une statue provenant de l’ancienne église : elle représente saint Jean-Baptiste. Le reste du mobilier liturgique de l’ancienne église se trouve dans la chapelle du château fort de Lourdes, dans la crypte, le tombeau de Mgr Peyramale, décédé le 8 septembre 1877, curé de Lourdes à l’époque des Apparitions. Les fonts baptismaux sont ornés d’un bas-relief réalisé par Sœur Mercredis Cailleter. De nombreux pèlerins aiment à se recueillir dans cette église que Bernadette n’a pas connue, mais qui est le lieu de rassemblement de la paroisse, c’est-à-dire de la communauté chrétienne de Lourdes à laquelle Bernadette a appartenu. Le baptistère établit un lien concret avec l’ancienne église où Bernadette se rendait si souvent.

Les fonts Baptismaux qui ont servi pour Bernadette ont été conservés dans l'église actuelle. Au mur, on peut voir la reproduction de l'acte de Baptême, endommagé par un incendie. Le retable évoque la vie de Bernadette à Lourdes, en particulier à l'époque des apparitions. Mais le plus important, c'est la cuve baptismale. Avant d'être voyante, Bernadette est une chrétienne. Elle a été déclarée Sainte, parce qu'elle a magnifiquement vécu la Grâce de son Baptême.

Prions

Seigneur, par le Baptême, Tu m'as fait entrer dans Ton Royaume. En Bernadette, ce Baptême a porté des fruits de Sainteté. En cette année du Jubilé des Apparitions, que mon pèlerinage en ce lieu me renouvelle dans la Grâce de mon Baptême.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père...

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Le cachot

Dans une des ruelles de la ville haute, rue des Petits Fossés, se trouve une vieille bâtisse triste et grise : l’ancienne prison. Au fond de cette prison, une cellule sombre et humide, de 3,77 m sur 4,40 m, ouvrant sur une cour intérieure par une unique et minuscule fenêtre : le Cachot. Les Soubirous y habiteront à partir de 1856 et y resteront jusqu’à l’automne 1858. François, Louise et leurs 4 enfants s’y entassent dans à peine 16 m². Une unique pièce pour tout faire : dormir, cuisiner, manger, prier. C’est de là que Bernadette partira à la Grotte pour rencontrer 18 fois la Vierge Marie. Rénovée durant l’hiver 1995-1996, on peut découvrir aujourd’hui cette pièce dépouillée de tout meuble. A l’époque de Bernadette : « La chambre était noire et malsaine. Comme meubles, deux pauvres lits, à droite en entrant et une seule petite malle pour mettre le linge ». Ce lieu rappelle que la Vierge a choisi la plus pauvre et la plus ignorante pour révéler à chacun qu’il occupe une place unique dans le cœur de Dieu. Ce paradoxe de Lourdes n’est rien d’autre que le paradoxe de l’Évangile. Le cachot est la propriété des sœurs de la Charité de Nevers et de l’Instruction Chrétienne.

Depuis novembre 1856, la famille Soubirous (les parents et les 4 enfants) habitai dans une seule pièce, celle où se trouve la cheminée. L'endroit était humide et obscur. C'est la misère avec le déshonneur qui l'accompagne. Comme Dieu est allé chercher Marie dans le village inconnu de Nazareth, Marie est allée chercher sa messagère dans ce lieu de grande pauvreté.

Prions

Seigneur, Tu as regardé l'humilité de Ta servante Marie, et Tu L'as choisie pour donner au monde Ton Fils. L'Inconnue de Nazareth est devenue la Mère de Dieu, Notre Dame. Pour rappeler le Message de l'Evangile, dans ce Cachot, Tu as choisi Bernadette, misérable aux yeux du monde. Que cette étape sur le Chemin du Jubilé renouvelle mon regard sur les plus pauvres et me fasse entrer dans l'esprit des Béatitudes.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père...

Vers la Grotte

Porte Saint Michel

Prions

Seigneur Jésus, c'est Toi qui es la Porte. C'est Toi qui nous donne accès au Royaume des Cieux et qui nous ouvres à la Vie éternelle. Prépare-nous à vivre joyeusement le temps de la rencontre avec Marie dans la Grotte où Elle est apparue à Bernadette. Prépare-nous aussi à entendre son appel à la conversion.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père...

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Aux Arcades

A Rome, lors des Années Saintes, les pèlerins entrent dans les Basiliques par les Portes Saintes. Les 7 arcades qui mènent à la Grotte en tiennent lieu. Sous chaque arcade a été placée une mosaïque représentant la Vierge à l'Enfant: Marie nous donne Son Fils.

Prions

Marie, Toi qui es notre Mère, apprends-moi à dire comme Toi: « Voici la Servante du Seigneur ». Apprends-moi à chanter comme Toi: « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur », et accompagne-moi maintenant vers la Grotte où coule la Source, signe de la Vie et de la Joie.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père...

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La Grotte de Massabielle

Le rocher dans lequel la Grotte est creusée s’appelle Massabielle, ce qui signifie : vieille roche. Dans cette masse de 27 m de haut, la Grotte mesure 3,80 m de hauteur, 9,50 m de profondeur et 9,85 m de largeur. Elle se compose de 3 ouvertures inégales : la plus grande est devenue un lieu de célébration de la messe. Au dessus, un peu à droite, se situe une niche ogivale de 2 m de hauteur.

Cette niche ogivale est l’endroit où la Vierge Marie apparut à Bernadette entre le 11 février et le 16 juillet 1858. La statue, de 1,88 m de hauteur, représente l’Apparition dans l’attitude qu’elle a prise lorsqu’elle a dit : « Je suis l’Immaculée Conception ». La statue fut installée dans cette niche le 4 avril 1864. Don de 2 Lyonnaises, elle fut réalisée par Joseph Fabisch, professeur à l’école des Beaux Arts de Lyon. Sur le sol, à gauche face à la Grotte, l’emplacement exact où se trouvait Bernadette est matérialisé par une plaque : « Ici priait Bernadette le 11 février 1858 ». Au fond de la Grotte, à gauche de l’autel, on peut voir jaillir la source que Bernadette mit à jour sur les indications de la Vierge, le 25 février 1858. Cette eau est aujourd’hui canalisée vers les fontaines, les piscines et le chemin de l’eau. Derrière l’autel, se trouve une urne où chacun peut déposer ses intentions de prière. Devant l’autel, une plaque rappelle la venue du pape Jean-Paul II, le 15 août 1983 et les 14 et 15 août 2004. Le mercredi 11 février 1858, Bernadette Soubirous entend un bruit comme un coup de vent et aperçoit une lumière. Elle voit une jeune fille, vêtue de blanc, avec une ceinture bleue, une rose jaune sur chaque pied, un chapelet à son bras. La Vierge apparaîtra à 18 reprises à Bernadette. Au moment même des Apparitions, on a compté jusqu’à 10 000 personnes rassemblées à la Grotte. Aujourd’hui, la Grotte est un des lieux les plus fréquentés au monde avec environ 6 millions de pèlerins et visiteurs chaque année. Entre 1858 et 1900, on a fait reculer en 2 fois le lit du Gave sur une longueur de 350 m et une largeur d’environ 28 m. Le canal (qu’avait traversé Bernadette) et le ruisseau de la Merlasse ont été détournés en amont. On a comblé leur ancien lit. Il y a ainsi devant la Grotte un parvis suffisant pour accueillir plusieurs milliers de pèlerins.

Si cela vous est possible, ne vous contentez pas de rester devant la Grotte: traversez-la. Avec ceux qui vous précèdent et ceux qui vous suivent, vous formez une petite communauté de prière, silencieuse. Souvent dans la Bible nous lisons «L'Eternel est mon Rocher ». Si vous voulez offrir un cierge, déposez-le dans le bac situé à côté du grand chandelier.

Nous dirons ensemble la Prière de l'année jubilaire de Lourdes 2008

Dieu notre Père, parmi toutes tes créatures, Tu as fait éclore Marie, la créature parfaite, « l’Immaculée  Conception ». Ici, à Lourdes, Elle a prononcé ce nom et Bernadette l’a répété. L’Immaculée Conception, c’est un cri d’espérance : le mal, le péché et la mort ne sont plus les vainqueurs. Marie, signe précurseur, aurore du salut ! Marie, Toi l’Innocence et le Refuge des pécheurs : nous Te prions:

Je Te salue Marie, comblée de grâces...

Seigneur Jésus, Tu nous as donné Marie comme Mère. Elle a partagé Ta Passion et Ta Résurrection. Ici, à Lourdes, Elle s’est montrée à Bernadette, attristée de nos péchés mais rayonnante de Ta Lumière. Par Elle, nous Te confions nos joies et nos peines, les nôtres, celles des malades, celles de tous les hommes. Marie, notre Sœur et notre Mère, notre confidente et notre soutien : nous Te prions:

Je Te salue Marie, comblée de grâces...

Esprit Saint, Tu es Esprit d’amour et d’unité. Ici, à Lourdes, par Bernadette, Marie a demandé de bâtir une chapelle et de venir en procession. Inspire l’Eglise que le Christ construit sur la Foi de Pierre : rassemble-la dans l’unité. Guide le pèlerinage de l’Eglise : qu’elle soit fidèle et audacieuse ! Marie, Toi qui es comblée de l’Esprit Saint, Tu es l’épouse et la servante. Tu es le Modèle des Chrétiens et le Visage Maternel de l’Eglise : nous Te prions:

Je Te salue Marie, comblée de grâces...

Pour tant de grâces reçues ici, Pour toutes les conversions, tous les pardons, toutes les guérisons, pour les vocations et les promesses que Tu as confirmées ou que Tu as fait naître ici pour la joie du service que Tu nous donnes de goûter, Notre-Dame de Lourdes, nous Te remercions ! Avec tous nos frères et sœurs humains, avec les peuples en mal de paix et de justice, avec les jeunes qui cherchent leur voie, Toi qui T’es montrée toute jeune à la jeune Bernadette, avec les victimes d’un deuil, d’une maladie, d’un handicap, d’un échec, avec ceux qui auraient un motif de désespérer, Notre-Dame de Lourdes, nous Te prions ! Parce que Tu es le Sourire de Dieu, le Reflet de la Lumière du Christ, la Demeure de l’Esprit Saint, parce que Tu as choisi Bernadette dans sa misère, que Tu es l’Etoile du matin, la Porte du Ciel, et la première Créature ressuscitée, Notre-Dame de Lourdes, nous T’admirons, nous T’acclamons et avec Toi nous chantons les merveilles de Dieu :

Mon âme exalte Le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ! Il s'est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est Son Nom ! Son Amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui Le craignent. Déployant la Force de Son bras, Il disperse les superbes. Il Renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles, Il Comble de biens l'affamé, Il renvoie les riches les mains vides, Il relève Israël Son serviteur, Il se souvient de Son Amour, de la Promesse faite à nos pères en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

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L’oratoire de l’hôpital de Lourdes

A proximité de la gare de Lourdes, un grand bâtiment du XIXe siècle accueille les pèlerins, avec sa façade austère et son double alignement de fenêtres en pierre de taille. A part la chapelle néo-gothique construite plus récemment, cette façade a conservé l’aspect de l’ancien hospice, fondé en 1834 par les sœurs de la charité de Nevers de l’instruction chrétienne. Fidèles à leur vocation, les religieuses remplissaient là leur double mission de soigner les malades, les plus pauvres et d’éduquer les enfants défavorisés. Sept à dix religieuses œuvraient comme infirmières. La communauté avait comme aumônier l’abbé Pomian. Bernadette y vit comme externe dans la classe des « indigentes » de janvier 1858 à juillet 1860 puis comme pensionnaire jusqu’en juillet 1866, date de son départ définitif de Lourdes pour Nevers. C’est à l’hospice que Bernadette fait sa Première communion le 3 juin 1858. Aujourd’hui, l’hospice est devenu l’un des bâtiments du centre hospitalier de Lourdes. Deux pièces, dont l’ancienne chapelle et le grand couloir du rez-de-chaussée, ont été conservées et aident les pèlerins à entrer dans cette période de la vie de Bernadette. De plus, dans l’ancien parloir sont exposés des souvenirs de Bernadette. En 2005, l’Oratoire a été rénové par David Pons. La pièce a été agrandie, un nouveau parquet a été posé, un éclairage discret mettant en valeur la Croix a été installé. L’autel est la pièce maîtresse de cette rénovation. En marbre bleu, il supporte un épais plateau de verre soufflé. Les quatre coins sont marqués d’une croix argentée, au centre une croix dorée, sertie, elle aussi dans le verre, renferme les reliques. Peintre et sculpteur d’art sacré, David Pons réalise l’aménagement liturgique des lieux de culte moderne ou historique. Il emploie ses connaissances académiques, développées durant cinq ans au Vatican, dans les domaines religieux épousant la peinture à l’huile, les fresques (a fresco), les autels, tabernacles ou sculptures suivant l’objet de la commande. Le Chemin du Jubilé commence par le baptême et s’achève par l’eucharistie. Il met aussi en exergue plusieurs dimensions de la vie chrétienne : les sacrements (baptême et eucharistie), la prière (Grotte), l’attention aux pauvres (cachot et hospice).

Avant même les Apparitions, les Sœurs de la Charité de Nevers tenaient à Lourdes un hospice et une école pour filles. Depuis janvier 1858, Bernadette fréquentait l'école des Sœurs. C'est là qu'elle a préparé sa Première Communion. La célébration a eu lieu le 3 juin 1858. C'est là aussi qu'elle a appris à servir les malades et les plus pauvres. Le Chemin du Jubilé a commencé par le Baptême et s'achève par l'Eucharistie et le service: c'est le chemin de la vie Chrétienne. Le Christ est présent dans le Sacrement de l'Autel et dans le frère, le prochain: « Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c'est à Moi que vous l'avez fait. » Vous entrez par la Chapelle qui a été construite après le départ de Bernadette. Vous pouvez vous y recueillir, mais le vrai lieu de pèlerinage, c'est l'oratoire qui a été réaménagé récemment.

Prions

Ravive en moi, Seigneur, l'amour de l'Eucharistie et mon engagement au service de tous ceux qui se trouvent dans le besoin. Que Bernadette prie pour moi, elle qui a uni, en sa vie, l'Eucharistie et le service, elle qui est aujourd'hui dans le Lumière, près de Toi.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père...

01 août 2007

Lieux Saints de Bretagne

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Le Calvaire de Berthaud

Hameau de Berthaud, Bain de Bretagne, Ile et Vilaine, France

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Châsse de Saint Florent, premier Evêque de Rennes

Cathédrale Saint Pierre, Rennes, Ile et Vilaine, France

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La tombe de Sainte Pataude

Forêt de Teillay, Ruffigné, Loire Atlantique, France

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La tombe de Saint Lénard

Forêt d'Andouillé-Neuville, Ile et vilaine, France

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