01 novembre 2016

Neuvaine à Saint Martin

 

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Neuvaine à saint Martin

Du 3 au 11 novembre

 

Les Eglises d'Orient l'appellent aussi "saint Martin le Miséricordieux". Il est né en Hongrie en 316, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin. Il quitte l'armée pour rejoindre Saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, disant: « Seigneur, s'il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur ». Il meurt en 397.

 

Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Amen.

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

Esprit de Sagesse, de Lumière et de Force, Esprit d'Amour, Esprit Saint, mets au cœur de tous les croyants de ce monde l'amour fraternel qui leur permettra de se rencontrer dans un esprit d'échange et de partage au-delà de leurs différences. Que chacun apprenne à découvrir les richesses de l'autre. Esprit Saint, apprends-nous à nous écouter mutuellement avec patience et humilité, pour que chacune de nos rencontres devienne un carrefour où chacun reçoit autant qu'il donne, même si nous venons de chemins très différents. Esprit Saint, donne-nous la force de la foi et rassemble-nous dans une volonté commune. « La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ». Apprends-nous la joie de la foi, de l'espérance, de l'amour qui transforme le monde et libère tout être de ses péchés, de ses misères spirituelles ou matérielles. Esprit Saint, fais de chaque baptisé un rayon de ta lumière, pour que le monde puisse découvrir ta présence et ton amour. Le monde entier est mon village, l'univers est ma paroisse: pousse chacun vers le grand large, vers la civilisation de l'amour où ce qui nous rassemble, nous libérera de ce qui nous divise. Amen.

 

 

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Prière à saint Martin de Tours

 

Bienheureux Martin, nous venons à toi. Soldat de Dieu, Apôtre du Christ, Témoin de son Evangile et Pasteur de son Eglise, nous te prions. Tu étais présent à Dieu dans le grand silence des nuits solitaires, donne-nous de lui rester fidèles dans la foi et la prière. Catéchumène, tu donnas au mendiant la moitié de ton manteau, aide-nous à partager avec nos frères. A travers champs et bois, tu as défié le démon et détruit ses idoles, prends-nous en ta garde et protège-nous du mal. Au soir de ta vie, tu n’as pas refusé le poids des jours et des travaux, fais que nous soyons dociles à la volonté du Père. Au ciel de gloire, tu jouis de ton repos dans la maison de Dieu, mets en nos cœurs le désir de te rejoindre et de connaître près de toi la joie de l’éternité bienheureuse. (Cardinal Jean Honoré, archevêque émérite de Tours)

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

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Premier jour

Saint Martin, chrétien dès le plus jeune âge

 

En 316, en Hongrie, quand Martin naît, c’est l’époque du développement de la chrétienté et l’enfant a été vraisemblablement en contact avec des chrétiens. Son père dont la famille est originaire de Pavie (en Italie du nord), était tribun militaire de l’empire romain. C’est à dire un officier supérieur chargé de l’administration de l’armée, et ce n’est probablement pas un hasard si le nom de Martin signifie « voué à Mars», Mars étant le dieu de la guerre à Rome. Vers l’âge de 10 ans, l’enfant veut se convertir au christianisme et il se sent attiré par le service du Christ.

En tant que fils de magistrat militaire, Martin suit son père au gré des affectations de garnison ; il est pour ainsi dire héréditairement lié à la carrière de son père, voué au culte impérial. Ce père est irrité de voir son fils tourné vers une foi nouvelle : alors que l'âge légal de l’enrôlement est de 17 ans, il force son fils de 15 ans à entrer dans l’armée. Il est probable que Martin ne s’est laissé convaincre que pour ne pas nuire à la position sociale de ses parents tant sa vocation chrétienne est puissante.

Il n’en reste pas moins vrai que ce n’est pas en simple soldat que Martin entre dans l’armée romaine mais en tant que fils de vétéran. Il a le grade de circitor avec une double solde. Son rôle est celui de mener la ronde de nuit et d’inspecter les postes de garde et la surveillance de nuit de la garnison. Il possède alors un esclave, mais selon ses hagiographes, il le traite comme son propre frère.

Saint Martin, dès votre plus jeune âge, vous avez été appelé par le Christ. Le Saint Esprit vous a guidé pendant votre adolescence dans le cadre de l’armée. Faites que, diligents et attentifs à suivre toutes les inspirations du Saint-Esprit, nous progressions sans cesse dans cette foi qui fait les saints. Saint Martin, puissions-nous conserver toujours intact ce trésor qui nous a été légué par votre ministère. Obtenez-nous de suivre votre exemple. Protégez-nous afin que soutenus par votre protection nous avancions d'un pas ferme et rapide dans la voie des commandements du Seigneur. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Deuxième jour

Saint Martin, le « Miséricordieux »

 

Affecté en Gaule, un soir de l’hiver 338 à Amiens, il partage son manteau avec un déshérité transi de froid, car il n’a déjà plus de solde après avoir généreusement distribué son argent. Il tranche son manteau ou tout du moins la doublure de sa pelisse et la nuit suivante le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau. Il a alors 18 ans. Le reste de son manteau, appelé « cape » sera placé plus tard, à la vénération des fidèles, dans une pièce dont le nom est à l'origine du mot : chapelle.

La cape de saint Martin de Tours, qui fut envoyée comme relique à la Chapelle palatine d'Aix-la-Chapellle pour Charlemagne, est elle-même à l'origine du mot « chapelle », c'est-à-dire l'endroit où l'on gardait la « c(h)ape » du saint qui était emportée lors des batailles et portée en bannière. Elle est aussi à l'origine du mot « Capet », nom de la dynastie des Rois de France : Francs Capétiens. Ainsi, du royaume d'Austrasie jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, saint Martin reste le symbole de l'unité franque.

Saint Martin, même avant la grâce du baptême, vous avez eu le bonheur de vêtir Jésus-Christ dans la personne du pauvre en lui partageant votre manteau, demandez et obtenez pour nous cet esprit de charité, signe distinctif des élus. Faites que nous comprenions et aimions le mystère de la pauvreté. Détachez nos esprits et nos cœurs des biens de la terre, afin que, découvrant des yeux de la foi un Dieu caché sous les haillons de la misère, la pensée de soulager Jésus dans la personne de ses pauvres, rende nos aumônes plus abondantes et plus méritoires. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Troisième jour

Saint Martin, soldat chrétien courageux

 

C’est le temps où les grandes invasions germaniques se préparent. Les Barbares sont aux portes de l’empire ; depuis longtemps déjà les milices auxiliaires des légions sont composées de mercenaires d’origine germanique. En mars 354, Martin participe à la campagne sur le Rhin contre les Alamans en Rhénanie. Ses convictions religieuses lui interdisent de verser le sang et il refuse de se battre. Pour prouver qu’il n’est pas un lâche et qu’il croit à la Providence et à la protection divine, il propose de servir de bouclier humain. Il est enchaîné et exposé à l’ennemi mais, pour une raison inexpliquée, les Barbares demandent la paix. Martin sert encore deux années dans l'armée. Puis il se fait baptiser à Pâques toujours en garnison à Amiens. Cette époque est un temps de transition, la fin d’un règne et le début d’un autre règne où tous, même les soldats, sont pénétrés par les idées nouvelles.

Saint Martin, pour suivre le Christ, vous avez refusé de verser le sang, bien que ce soit votre fonction de soldat. Obtenez-nous, avec un complet détachement des choses du monde, cette merveilleuse confiance dans le secours d'en haut. Qu'à votre exemple, armés de la Croix, nous devenions redoutables aux ennemis de notre salut, ne rougissant jamais de nos croyances, toujours prêts à proclamer notre foi autant par nos actes que par nos paroles. Vous n’avez pas craint d'affronter, seul et sans armes, d'innombrables ennemis, faites-nous chercher avant tout le divin Jésus et que ni la prospérité, ni l'adversité, ni la vie, ni la mort, ni aucune puissance ne puisse nous séparer de son amour. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Quatrième jour

Saint Martin, assoiffé de Dieu

 

En 356, ayant pu quitter l’armée il se rend à Poitiers pour rejoindre Hilaire, évêque de la ville depuis 350. Hilaire a le même âge que Martin et appartient comme lui à l’aristocratie, mais il a embrassé la foi chrétienne tardivement, et est moins tourné vers la mortification et plus intellectuel. Son statut d’ancien homme de guerre empêche Martin de devenir prêtre : aussi refuse-t-il la fonction de diacre que lui propose l’évêque. Il devient donc simplement exorciste. Au cours du même voyage, il rencontra le Diable.

Saint Martin, deux ans après votre baptême, vous avez pu répondre entièrement à l’appel du Christ et venir auprès d’Hilaire pour gagner la connaissance exacte de la religion et de ses devoirs. Communiquez à nos âmes cette soif ardente de la vérité et ce besoin de vie intime avec Dieu. Faites qu'au milieu des tracas de la vie nous sachions trouver Dieu à l'heure de la prière et que notre ferveur rachète les faiblesses de notre nature déchue, afin que commence dès ici bas cette bienheureuse union que nous espérons mériter par votre entremise pour l'éternité. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Cinquième jour

Saint Martin, évangélisateur de feu

 

Dans la région des Alpes, il fut un jour attaqué par des brigands. L'un des voleurs lui demanda s'il avait peur. Martin lui répondit qu'il n'avait jamais eu autant de courage et qu'il plaignait les brigands. Il se mit à leur expliquer l'évangile. Les voleurs le délivrèrent et l'un d'eux demanda à Martin de prier pour lui. La Chrétienté est alors déchirée par des courants de pensée qui se combattent violemment et physiquement. Les ariens sont les disciples d’un prêtre, Arius qui nie que le Christ soit Dieu, fils de Dieu au contraire des trinitaires de l'Eglise romaine. A cette époque les ariens sont très influents auprès du pouvoir politique.

Alors que Hilaire, un trinitaire, victime de ses ennemis politiques et religieux tombe en disgrâce et est exilé, Martin est averti « en songe » qu’il doit rejoindre ses parents en Ilyrie afin de les convertir. Il réussit à convertir sa mère mais son père reste étranger à sa foi. En Illyrie (Albanie) c’est la foi arienne qui est la foi dominante et Martin qui est un fervent représentant de la foi trinitaire doit sans doute avoir de violentes disputes avec les ariens car il est publiquement fouetté puis expulsé. Il s’enfuit et se réfugie à Milan, mais là aussi les ariens dominent et Martin est à nouveau chassé. Il se retire en compagnie d'un prêtre dans l'île déserte de Gallinara non loin du port d'Albenga et se nourrit de racines et d’herbes sauvages. Martin s’empoisonne avec de l’hellébore et il s’en faut de peu qu’il ne meure.

Saint Martin vous avez combattu avec courage l’hérésie aryenne sans concession, ce qui vous a valu des persécutions. Vous avez essayé de convertir vos parents, mais pour votre père ce fut l’échec. Aidez-nous à obtenir votre zèle, votre force pour que sous votre conduite, nous ressentions nous aussi un vif désir de la perfection. Donnez-nous de copier entièrement comme vous le divin Modèle, afin qu'animés de son esprit, vivant de sa vie, nous arrivions au bonheur que Dieu promet à qui sera conforme à l'image de son divin Fils. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Sixième jour

Saint Martin, évêque malgré lui

 

En 360, avec les canons du concile de Nicée, les trinitaires regagnent définitivement leur influence politique et Hilaire retrouve son évêché. Martin en est informé et revient lui-même à Poitiers. Alors âgé de 44 ans, il s’installe sur un domaine gallo-romain qu'Hilaire lui indique près de Poitiers. Martin y crée un petit ermitage, à 8 km de la ville : l'abbaye de Ligugé où il est rejoint par des disciples. Il crée ici la première communauté de moines en Gaule. Ce premier monastère est le lieu de l’activité d’évangélisation de saint Martin pendant dix ans. Il accomplit ses premiers miracles et se fait ainsi reconnaître par le petit peuple comme un saint homme.

En 371, à Tours, l'évêque en place Lidoire vient de mourir ; les habitants veulent choisir Martin mais celui-ci s’est choisi une autre voie et n’aspire pas à l'épiscopat. Les habitants l’enlèvent donc et le proclament évêque le 4 juillet 371, sans son consentement. Martin se soumet en pensant qu’il s’agit là sans aucun doute de la volonté de Dieu. Les autres évêques ne l’aiment guère car il a un aspect pitoyable dû aux mortifications et aux privations excessives qu’il s’inflige, il porte des vêtements rustiques et grossiers. Mais Martin, même s’il est évêque, ne modifie en rien son train de vie.

Saint Martin, modèle d'humilité, de patience, de douceur et de mortification, vos vertus forçaient l'admiration et aucune tribulation ne put jamais vous émouvoir. Imprimez profondément dans nos âmes cette conviction, que les peines de cette vie ne sont rien en comparaison du poids éternel de gloire qui en sera la récompense. Faites-nous voir toujours la main miséricordieuse du Maître dans les épreuves qu'il nous envoie, afin que comme lui, portant courageusement nos croix, nous arrivions dans son royaume par ce chemin de la contradiction et de la souffrance, qui est la voie la plus sûre de la gloire et du bonheur éternels. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Septième jour

Saint Martin, premier missionnaire de notre pays

 

Il crée un nouvel ermitage à 3 km au nord-est des murs de la ville : c’est l’origine de Marmoutier qui avait pour règle la pauvreté, la mortification et la prière. Les moines devaient se vêtir d’étoffes grossières sur le modèle de saint Jean Baptiste qui était habillé de poil de chameau. Ils copiaient des manuscrits, pêchaient dans la Loire. Leur vie était très proche de ce que l’on peut lire dans les Evangiles sur la vie des premiers apôtres. Ils s’abritaient dans des grottes, habitations troglodytes dans les coteaux de la Loire. Le monastère est construit en bois. Martin vit dans une cabane de bois dans laquelle il repousse les « apparitions diaboliques et converse avec les anges et les saints ». C’est une vie faite d’un courage viril et militaire que Martin impose à sa communauté.

Tout ce monde voyage à travers les campagnes à pied, à dos d’âne et par la Loire. Car Martin est toujours escorté de ses moines et disciples, sans doute en grande partie pour des raisons de sécurité car il ne manque pas de voyager très loin de Tours. Ailleurs l’autorité de l’évêque est limitée à l’enceinte de la cité, avec Martin elle sort des murs et pénètre profondément à l’intérieur des terres. Martin semble avoir largement sillonné le territoire de la Gaule ; là où il n’a pas pu aller, il a envoyé ses moines.

A cette époque les campagnes sont païennes. il les parcourt donc faisant détruire temples et idoles. Il fait par exemple abattre un pin sacré. Il prêche avec efficacité les paysans, forçant le respect par l’exemple et le refus de la violence. Il prêche par la parole et par sa force, il sait parler aux petits et il utilise à merveille la psychologie par sa connaissance des réalités quotidiennes et l'utilisation de paraboles simples que le petit peuple comprend, tel que le Christ le faisait : ainsi il dit d’une brebis tondue « qu’elle accomplit le précepte de l’évangile basé sur le partage ». Il remplace les sanctuaires païens par des églises et des ermitages et comprenant fort bien l’homme de la campagne et ses besoins, il se donne les moyens de le convertir alors que la foi chrétienne est encore essentiellement urbaine. Marmoutier sert de centre de formation pour l’évangélisation et la colonisation spirituelle des campagnes. C’est pour l’essentiel la première base de propagation du Christianisme en Gaule.

Saint Martin, plein de zèle pour le salut des âmes, malgré votre dignité épiscopale dont vous avez admirablement rempli les charges, vous avez parcouru les campagnes pour prêcher Jésus-Christ, détruisant les temples des idoles et leur culte. Vous n’avez pas craint d'exposer votre vie pour convertir les infidèles, n'oubliez pas que nous sommes les fils de ceux que vous évangélisiez avec tant d'amour; continuez et perfectionnez du haut du ciel l'œuvre commencée sur celle terre. Préservez de toute erreur un troupeau qui vous est cher et gardez pure et intacte la foi que vous avez prêchée à nos aïeux. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Huitième jour

Saint Martin, humble serviteur

 

Marmoutier comptait 80 frères vivant en communauté, issus pour la plupart de l'aristocratie ce qui permettait à Martin de jouir d’une grande influence et de se faire recevoir par les empereurs eux-mêmes. Il existe désormais une complicité entre les empereurs et les évêques, entre le pouvoir de la nouvelle foi et le pouvoir politique. Mais cela n'empêche pas Martin, à la table de l'empereur, de servir en premier le prêtre qui l'accompagne et d'expliquer que le sacerdoce est plus éminent que la pourpre impériale. Un jour, voyant des oiseaux pêcheurs se disputer des poissons, il explique à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Et les oiseaux prirent ainsi le nom de l'évêque ; ce sont les martins-pêcheurs.

Saint Martin, votre apostolat a été signalé par des miracles sans nombre. Vous avez rendu la santé aux malades, guéri les infirmes, chassé les démons. Vous avez ressuscité trois morts. Vous conversiez familièrement avec Dieu et avec sa sainte Mère. Maintenant que vous êtes près d'eux, votre puissance ne saurait être amoindrie. Utilisez-la en notre faveur ; il y a encore parmi nous tant de malades et de morts spirituels ! Obtenez la guérison des uns, la résurrection des autres, pour tous, la persévérance dans l'étude et l'imitation de vos vertus, afin qu'un jour nous soyons aussi associés à votre récompense. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Neuvième jour

Saint Martin, fidèle jusqu’à la mort

 

Au soir de sa vie, sa présence est requise pour réconcilier des clercs à Candes sur Loire, à l'ouest de Tours. L'urgence de l'unité de l'Eglise fait que malgré sa vieillesse, il décide de s'y rendre. Son intervention est couronnée de succès, mais le lendemain, épuisé par cette vie de soldat du Christ, Martin meurt à Candes, à la fin de l’automne, le 8 novembre 397 sur un lit de cendre comme mouraient les saints hommes. Disputé entre Poitevins et Tourangeaux, son corps est subtilisé par ces derniers et rapidement reconduit par le fleuve jusqu'à Tours où il est enterré le 11 novembre. Une légende veut que les fleurs se soient mises à éclore en plein novembre, au passage de son corps sur la Loire entre Candes et Tours. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression « été de la Saint Martin ». Son successeur est Brice, un de ses disciples.

Saint Martin, malgré votre épuisement, vous avez continué le travail par dévouement à votre troupeau. Vous étiez, comme le Christ un bon pasteur, car vous aimiez vos brebis plus que votre propre vie. Obtenez-nous cet esprit de dévouement, de service. A cette heure de notre mort, amenez près de nous la divine Marie et nos saints anges, pour écarter les esprits de ténèbres et faites que, munis des sacrements de l'Eglise, nous passions de cette vallée de larmes dans la terre des vivants, pour y chanter éternellement avec vous les miséricordes du Seigneur. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Prière à saint Martin

 

Saint Martin, priez pour moi ; Je me recommande bien à vous, grand saint de la France, moi si pauvre et si mauvais ; je me mets sous votre protection... Plus on est misérable, plus on a besoin d’un puissant protecteur. Je m’adresse à vous, qui êtes si puissant au ciel. Ne me repoussez pas, exaucez-moi, soutenez-moi dans cette vie et à l’heure de la mort, afin que je sois fidèle aux grâces que le Bon Dieu me donne, et que je console son Cœur autant que possible, en Lui, par Lui, et pour Lui. Amen. (Bienheureux Charles de Foucauld)

 

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Litanies de saint Martin de Tours

 

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Dieu le Père, des cieux où vous êtes assis, ayez pitié de nous

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Saint Martin, généreux soldat de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, parfait modèle des guerriers, priez pour nous, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez su mépriser les biens et les plaisirs du monde, priez pour nous.

Saint Martin qui n’étant encore que catéchumène, vous êtes dépouillé d’une partie de vos vêtements, pour en couvrir un pauvre, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été un modèle de sobriété et d’abstinence, priez pour nous.

Saint Martin, qui ne parliez que de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, ange de paix, priez pour nous.

Saint Martin, homme d’oraison, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez si ami de la pauvreté, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez le consolateur des affligés, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez le défenseur des opprimés, priez pour nous.

Saint Martin, homme vraiment apostolique, priez pour nous.

Saint Martin, qui supportiez les injures avec tant de patience, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été embrasé du feu de la charité, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez opéré tant de merveilles, priez pour nous.

Saint Martin, qui, sur la terre, avez conversé avec les anges, priez pour nous.

Saint Martin, Gloire du sacerdoce, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez si bien prêché par votre exemple l’humilité et la douceur, priez pour nous.

Saint Martin, joie et bonheur de l’Eglise, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été tout à la fois évêque et solitaire, priez pour nous.

Saint Martin, pasteur de la province de Tours, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été l’apôtre des Gaules comme saint Paul le fut des Gentils, priez pour nous.

Saint Martin, qui, en célébrant les Saints Mystères, avez été environné d’une lumière miraculeuse, priez pour nous.

Saint Martin, qui portiez partout la bonne odeur de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez ressuscité des morts, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez renversé tant d’idoles, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez la terreur des démons, priez pour nous.

Saint Martin, défenseur de la foi catholique, priez pour nous.

Saint Martin, confesseur du dogme de la Très Sainte Trinité, priez pour nous.

Saint Martin, qui meniez ici-bas une vie angélique, ...

Saint Martin, qui avez protégé la ville de Tours contre la fureur de ses ennemis, priez pour nous.

Saint Martin, qui avait le don de prophétie, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez si glorieusement continué les travaux de saint Gatien, priez pour nous.

Saint Martin, homme puissant en œuvres et en paroles, priez pour nous.

Saint Martin, dont le nom et la sainteté sont connus de toute la terre, priez pour nous.

Saint Martin, qui ne vous êtes jamais refusé au travail, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez montré jusqu’à la mort une entière soumission à la sainte Volonté de Dieu, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez fait à Dieu le généreux sacrifice de votre vie, priez pour nous.

Saint Martin, en qui l’ennemi du salut ne trouva rien qui lui appartint, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été reçu dans le sein d’Abraham, priez pour nous.

Saint Martin, dont le tombeau a été illustré par tant de miracles, priez pour nous.

Saint Martin, dont le sépulcre est glorieux, priez pour nous.

Saint Martin, dont la vie et la mort sont admirables, priez pour nous.

Saint Martin, dont les funérailles furent un véritable triomphe, priez pour nous.

Saint Martin, qui régnez maintenant avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, qui êtes la joie de l’Eglise de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin qui, du haut du ciel, vous intéressez particulièrement à votre troupeau, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous

 

Saint Martin, priez pour nous,

afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

Seigneur, vous voyez que nous ne pouvons rien par nos propres forces, faites, dans Votre Miséricorde, que l'intercession de saint Martin, notre évêque, nous protège contre toutes les adversités. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Cette neuvaine est disponible en CD auprès de la librairie d’Etoile Notre Dame en cliquant ici

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03 août 2014

Litanies de Notre Dame de Bon Encontre

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Notre Dame de Bon Encontre

Consolatrice des Affligés

Patronne de l'Agenais

 

En 1422, au lieu dit « La Croix-des-Chemins », ancien village de Pau, aujourd'hui Bon Encontre, un petit oratoire était déjà dédié à la Très Sainte Vierge Marie. Cette petite chapelle protégeait une croix qui avait la particularité d'être creusée dans sa partie verticale. On avait déposé dans cette cavité une statue, de style gothique, de la Mère du Seigneur, dont la légende rapporte que Jacmes Frayssinet, qui était gardien d'un troupeau, étonné par le comportement d'un bœuf qui était en arrêt devant un buisson d'épines. Jacmes s'approche du buisson et y découvre ce qui deviendra la statue miraculeuse, une terre cuite représentant une vierge tenant dans ses bras un enfant. La Reine de Navarre, Marguerite de Valois, fut rapidement mise au courant de la dévotion entourant cette statue ainsi des nombreux miracles obtenus en la vénérant. Le 25 août 1584, elle décida la construction d'une église qui sera consacrée en 1604. La statue est conservée dans un reliquaire de la basilique. Le pèlerinage a toujours attiré de nombreux fidèles venus du Lot-et-Garonne, mais aussi de régions plus lointaines.

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Litanies de Notre Dame de Bon Encontre

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, Notre Dame de Bon Encontre, priez pour nous.

Notre Dame de Bon Encontre, honorée par un animal sans raison, priez pour nous.

Notre Dame de Bon Encontre, invoquée par nos pères, priez pour nous.

Notre Dame de Bon Encontre, source de la piété de nos aïeux,

Notre Dame de Bon Encontre, miraculeuse en votre sainte image,

Notre Dame de Bon Encontre, visitée par les princes de la terre,

Notre Dame de Bon Encontre, notre sécurité dans les périls,

Notre Dame de Bon Encontre, consolatrice dans les afflictions,

Notre Dame de Bon Encontre, notre refuge dans les malheurs,

Notre Dame de Bon Encontre, notre libératrice dans les tentations,

Notre Dame de Bon Encontre, notre santé dans les maladies,

Notre Dame de Bon Encontre, soutien des faibles,

Notre Dame de Bon Encontre, protectrice des étudiants,

Notre Dame de Bon Encontre, soutien du soldat,

Notre Dame de Bon Encontre, salut du nautonier,

Notre Dame de Bon Encontre, tutelle des orphelins,

Notre Dame de Bon Encontre, espoir des mères,

Notre Dame de Bon Encontre, secours des enfants,

Notre Dame de Bon Encontre, lumière des aveugles,

Notre Dame de Bon Encontre, ouïe des sourds,

Notre Dame de Bon Encontre, espérance des désespérés,

Notre Dame de Bon Encontre, refuge des pécheurs,

Notre Dame de Bon Encontre, trésor des pauvres,

Notre Dame de Bon Encontre, gardienne de la France,

Notre Dame de Bon Encontre, qui défendez le Saint Siège,

Notre Dame de Bon Encontre, qui avez écrasé l'hérésie,

Notre Dame de Bon Encontre, qui nous avez délivré de la peste,

Notre Dame de Bon Encontre, si chère aux pèlerins,

Notre Dame de Bon Encontre, Reine du clergé,

Notre Dame de Bon Encontre, conçue sans la tache originelle,

Notre-Dame de Bon Encontre, notre secours pendant la vie et à l'heure de la mort,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

 

Notre Dame de Bon Encontre, priez pour nous,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions

 

Mon Dieu, qui par vos prophètes avez annoncé au monde la Vierge qui doit enfanter le Désiré des Nations, accordez-nous par l'intercession de Notre Dame de Bon Encontre les grâces que nous sollicitons de Votre Bonté Paternelle, et formez dans nos cœurs Jésus-Christ, Votre Divin Fils, qui vit et règne avec Vous dans les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.

 

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Prière et consécration à Notre Dame de Bon Encontre

 

O Notre Dame de Bon Encontre ma Mère et ma souveraine, avec quel bonheur je me prosterne à Vos pieds ! Nul ne peut dire tous les prodiges que Vous opérez chaque jour en faveur des âmes qui Vous invoquent, aussi, quelle confiance et quel amour animent vos enfants !

O Vierge aux miracles, comme Vous appelaient nos pères, guérissez ceux qui souffrent, consolez ceux qui pleurent, préservez les familles, protégez les enfants, veillez sur les justes pour les soutenir, sur les pécheurs pour les convertir, sur les Prêtres pour les fortifier, sur les fidèles pour les sauver.

O Mère aimable et pleine de bonté, ayez pitié d'une âme qui se fait gloire de Vous appartenir. Détournez les dangers auxquels je suis exposé ; dispersez mes ennemis, soutenez ma faiblesse, assistez-moi dans tous les moments de ma vie, dirigez-moi jusqu'à la fin de la course sur la mer orageuse de ce monde et conduisez-moi au port de la bienheureuse éternité, où j'espère Vous voir, Vous louer et Vous aimer avec tous les élus pour les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.

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Prière à Notre Dame de Bon Encontre

 

Vous, que nos pères ont tant aimé et que nous chérissons tendrement à leur exemple, veuillez nous donner comme à eux, des témoignages de votre sainte protection. Secourez-nous dans tous nos besoins, consolez-nous dans toutes nos peines et après nous avoir aidés pendant la vie, assistez-nous à l'heure de la mort. Amen.

 

Site internet de la Basilique et de la Paroisse de Bon Encontre

http://paroissenotredamedebonencontre47.over-blog.com

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24 mai 2014

Litanies du Bienheureux Idesbald des Dunes

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Le Bienheureux Idesbald Van der Gracht

vers 1090-1167

Fête le 18 avril

 

Le Bienheureux Idesbald Van der Gracht naquit en Belgique, aux environs de l'an 1090 à Eggewaartskapelle. Descendant d'une excellente famille de la région de Furnes dans les Flandres, il était le fils d'Eggewaart, un gentleman-farmer de la noblesse terrienne, qui érigea une chapelle et l'offrit à l'abbaye Saint Bertin, de Saint Omer. Ainsi se perdait le nom original du domaine « Ter gracht », et le village était appelé Eggewaarstkapelle (chapelle d'Eggewaart), selon le nom du donateur. Quand Idesbald offrit en 1121, pour continuer l'oeuvre pieuse de son père, à l'abbaye Saint Bertin de Saint Omer, une donation d'une partie de son domaine, sa femme et quelques uns de ses enfants étaient morts. Durant 30 ans, Idesbald joue un rôle important dans la région du "Veurne-ambacht". Il reste lié à la cour des Comtes de Flandres, sous le règne du bienheureux Charles-le-bon, Guillaume de Normandie et Thierry d'Alsace. En 1149 il est devenu échevin régional à Veurne (Furnes). A cette époque son nom disparaît des actes comtaux. Le sexagénaire gentleman-farmer et veuf est devenu moine de l'Abbaye-aux-dunes de Koksijde. Cette abbaye a adopté en 1130 la règle des Cisterciens. Saint Bernard y a installé comme abbé son ami le Bienheureux Robert de Bruges. Sous l'autorité de Robert, Idesbald fait son entrée. Il est ordonné prêtre probablement par l'évêque Milon de Thérouanne et devient chantre de l'abbaye. Après la mort de Saint Bernard en 1153, Robert de Bruges lui succède à Citeaux. Son successeur à Ter Duinen, Albero, démissionne en 1155 comme abbé. Les moines élisent, convaincus de sa sainteté, Idesbald, qui compte à peine 6 années de vie monacale, comme successeur d'Albero. Les 12 années de direction d'Idesbald sont une bénédiction pour l'abbaye, au spirituel et au temporel. Il ne marche pas seulement devant ses moines par une vie édifiante et parvient à gagner de nouveaux moines pour l'abbaye, mais il obtient plusieurs héritages pour son abbaye, qui devient le centre économique de la région. Il tint cette charge jusqu'à sa mort survenue en 1167.

Les moines l'avaient en si haute vénération, que contrairement à tous les usages de la communauté, ils déposèrent le corps de leur abbé dans un cercueil en plomb. En 1239, lors de la reconstruction de l'Abbaye des Dunes, la tombe fut mise à jour et au grand étonnement des religieux le corps fut retrouvé flexible incorrompu, répandant un suave parfum. Le nouveau monastère fut saccagé et détruit en 1566 par les gueux et les restes du Bienheureux Idesbald disparurent sous les ruines. Une étrange clarté surnaturelle attira l'attention des marins sur le trésor enfoui en ces lieux. En 1623 les moines nivelèrent l'emplacement ou s'éleva jadis l'abbaye, découvrirent le cercueil en plomb dans lequel le corps du Bienheureux fut retrouvé toujours dans le même état de conservation. En 1894, Idesbald fut officiellement béatifié par le pape Léon XIII et, depuis le 6 avril 1831, son corps repose actuellement en l’église Notre-Dame de la Poterie à Bruges. Le Bienheureux Idesbald est le saint patron des marins, des cultivateurs des polders et de la noblesse flamande. Il est représenté portant sur la main une barque à voile. Les habitants du littoral ont pour lui une dévotion particulière. Il est spécialement invoqué contre la fièvre, les rhumatismes, la goutte.

 

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Litanies du Bienheureux Idesbald des Dunes

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, patronne du Bienheureux Idesbald, priez pour nous.

Bienheureux Idesbald, fidèle serviteur de Marie, priez pour nous.

Bienheureux Idesbald, exemple de toutes les vertus,

Bienheureux Idesbald, miroir d'obéissance,

Bienheureux Idesbald, ange de dévotion,

Bienheureux Idesbald, lys de chasteté,

Bienheureux Idesbald, amant de la pauvreté,

Bienheureux Idesbald, ami de la pénitence,

Bienheureux Idesbald, contempteur des vanités du monde,

Bienheureux Idesbald, zélé au service divin,

Bienheureux Idesbald, prêtre selon le Cœur de Dieu,

Bienheureux Idesbald, père des pauvres,

Bienheureux Idesbald, consolateur des affligés,

Bienheureux Idesbald, protecteur des marins,

Bienheureux Idesbald, patron des malades,

Bienheureux Idesbald, à cause de votre Charité, agréable à Dieu et aux hommes,

Bienheureux Idesbald, parfait religieux,

Bienheureux Idesbald, charitable envers vos frères,

Bienheureux Idesbald, élu Abbé à cause de vos vertus,

Bienheureux Idesbald, humble et doux envers vos sujets,

Bienheureux Idesbald, très attaché à Saint Bernard, votre Père spirituel,

Bienheureux Idesbald, éprouvé par Dieu,

Bienheureux Idesbald, plein de soumission à la Volonté de Dieu,

Bienheureux Idesbald, mourant au milieu de vos frères en larmes,

Bienheureux Idesbald, regretté par les nécessiteux,

Bienheureux Idesbald, vénéré par les foules,

Bienheureux Idesbald, élevé dans la gloire divine,

Bienheureux Idesbald, invoqué avec confiance par les croyants,

Bienheureux Idesbald, très puissant auprès de Dieu,

Bienheureux Idesbald, refuge en nos besoins,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, Bienheureux Idesbald,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.

 

Prions

 

Seigneur notre Dieu, qui par votre bonté ineffable, avez retiré du monde le Bienheureux Idesbald, pour qu'il brillât par sa perfection religieuse, nous vous en supplions, faites que par ses mérites et suivant son exemple, nous progressions constamment dans la vertu. Vous qui vivez et régnez en tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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07 mai 2014

Le Mois de Marie à la Grotte de Lourdes

Le Mois de Marie à la Grotte de Lourdes

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Huitième jour

Extase et troubles diaboliques

 

« Bernadette se mit à genoux, éleva son chapelet à la hauteur du front et se marqua d'un beau signe de croix. Un moment après, le monde matériel n'existait plus pour elle, et son âme ravie était plongée dans les délices de la contemplation. Des sourires ineffables illuminaient son visage, des courants de joie céleste faisaient tressaillir tout son être ». L'état de grâce, à plus forte raison l'état extatique, donne à la figure des chrétiens des sourires, des reflets à part. Allez en pays protestant : vous serez frappé de l'expression morne des visages. N'avez-vous point remarqué, au contraire, l'épanouissement des vierges, des femmes et même des hommes, dans nos paroisses encore pratiquantes, les jours de fête et surtout de communion pascale ?

La mère et la tante avaient déjà entendu faire le tableau de ce qu'était Bernadette à la Grotte. Leur imagination ne s'était pas élevée à l'idéal des sublimes réalités qui les attendaient. Quand elles virent la voyante sous les rayonnements de l'extase, le corps penché en avant comme pour s'envoler, elles furent saisies d'un tremblement nerveux, et la mère de s'écrier : « O mon Dieu, je vous en conjure, ne m'enlevez pas mon enfant ». C'était le cri de la nature ! Elle est sujette à ces affolements. Très attachée à la terre, elle a toujours peur que la terre ne lui échappe. Que n'est-elle plus clairvoyante ? Elle comprendrait que le Surnaturel, en enlevant, élève ; qu'en tuant, il vivifie. La Mort vient d'en bas, la Vie, d'en haut. Les parents mondains ne veulent, à aucun prix, de la vocation sacerdotale ou religieuse pour leurs fils ou leurs filles, et ils consentent de gaieté de cœur à ce que le monde leur enlève, pour les dégrader, ceux et celles que Dieu, à qui ils les refusent, transfigurerait... Heureusement, la nature n'est point seule à émettre son suffrage.

Une autre voix, celle d'une assistante disait en même temps : « Oh ! qu'elle est belle ! » C'était le cri de la grâce ! Et la grâce, ici comme toujours, avait raison. La vraie beauté n'est point celle du corps qu'exagère le prisme des sensualités ; c'est celle de l'âme perçue à la lumière précise de la foi. Au milieu des laideurs morales qui nous environnent, il faudrait qu'on pût dire de l'âme de chacun de nous : « Oh ! qu'elle est belle ! » Les sociétés, pour vivre, ont besoin, plus qu'on ne pense, de mystiques beautés...

Des larmes d'attendrissement montèrent à tous les yeux : on se mit à prier dans un silence admirable. Bernadette demeura dans le ravissement environ une demi-heure ; cette demi-heure parut un siècle au cœur anxieux de la mère et de la tante ; ce ne fut qu'un éclair, mais un éclair échappé des demeures célestes pour les autres personnes présentes à cette scène. La voyante revint de son extase en se frottant les yeux et comme accablée sous le poids de son bonheur. Heureuse, elle se rapprocha affectueusement de sa mère et de sa tante, qui la reçurent dans leurs bras avec une inexprimable tendresse. Toutes trois, elles remontèrent la pente escarpée de Massabielle au milieu des femmes qui avaient suivi au départ. Celles-ci entouraient Bernadette de mille égards et se répandaient en admiration sur ce qu'elles avaient vu. Chemin faisant, Bernadette raconta que la Dame s'était montrée satisfaite de sa fidélité à revenir à la Grotte.

En cette quatrième Apparition, la Dame témoigna donc, d'abord, sa satisfaction. Elle était contente de la fidélité de l'enfant. Rien ne lui plaît davantage que la fidélité. Elle la considère comme la pierre de touche de l'amour. Un sursaut, un bond de cœur, peut être de la passion, de la frénésie, du dévouement, de l'héroïsme. Mais ce n'est là que l'accident de l'amour. Sa substance, sa force, son charme intime, est dans ce qui dure sans altération d'âme : dans la fidélité. Et Bernadette était fidèle. Et elle plaisait ainsi à la Dame, et la Dame le lui disait. Quelle joie !... Par nous-mêmes nous ne pouvons rien, et nous avons cependant le pouvoir de faire plaisir à la Vierge admirable, à l'être infini : Dieu. Faire plaisir à la terre, c'est le secret des âmes passionnées ou délicates ; faire plaisir au Ciel, c'est le secret des Saints.

Bernadette raconta, en outre, que la Dame lui avait dit que, plus tard, elle aurait des révélations à lui faire. En cette quatrième Apparition, la Dame, qui avait témoigné sa satisfaction, révéla donc aussi sa sagesse. Nous sommes pressés, surtout en ce siècle de vitesse folle. L'art des nuances, la science des gradations, nous font de plus en plus défaut, la Vierge très prudente ne nous ressemble point. Elle a le temps pour auxiliaire de ses projets : par le miroitement de révélations ultérieures, elle pique la curiosité de Bernadette, elle la tient en haleine, elle laisse mûrir en cette enfant les fruits du Surnaturel, et cette maturation qu'en toutes choses, matérielles ou spirituelles, rien ne supplée, la prépare, lentement mais sûrement, au prochain accomplissement de sa mission.

Bernadette parla encore d'un fait étrange qui s'était produit durant la vision. Pendant qu'elle était en prière, dit-elle, un tumulte de voix sinistres paraissant sortir des entrailles de la terre était venu éclater au-dessus des eaux du Gave ; ces voix s'interpellaient, se croisaient, se heurtaient, comme les clameurs d'une foule en querelle. L'une de ces voix, dominant les autres, avait crié d'une manière stridente et pleine de rage : « Sauve-toi ! Sauve-toi ! » A ce cri qui ressemblait à une menace, la Dame avait levé la tête et froncé le sourcil en regardant vers la rivière. Sur ce simple mouvement, les voix s'étaient prises d'épouvante et avaient fui dans toutes les directions. Les auteurs de ce vacarme et de ces insolences étaient sans nul doute les démons survenus en ces parages avec la permission de Dieu. Leur flair, étonnamment subtil, leur faisait pressentir quelque prochain coup d'éclat du Surnaturel en ce coin des Pyrénées ; et, n'étant pas fixés sur l'identité de la Dame, lions féroces, ils rugissaient. Selon toute probabilité, c'est le chef de la troupe diabolique qui, plus haineux que les autres, venait de signifier à la Dame, par un cri plus rageur, de se sauver. Mais celle qui apparaissait, dans l'anfractuosité de la roche, « fraîche comme l'aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil », était aussi « terrible comme une armée en bataille ». Un regard, un changement de physionomie, un froncement de sourcil lui avaient suffi pour réduire au silence et disperser l'attroupement mystérieux. Ainsi, ayant témoigné sa satisfaction, révélé sa sagesse, la Dame en cette quatrième apparition manifestait-elle sa puissance...

 

Examen

 

Avons-nous une expression de visage qui raconte la sérénité de notre foi, la ferveur de nos prières, la pleine possession de notre âme, qui soit comme un texte vivant d'Evangile, comme une apologie vécue de christianisme ?... On a, pour un observateur perspicace, la figure de son âme... Des sourires illuminaient le visage de Bernadette en prière.... N'avons-nous pas peur des enlèvements de la grâce ? On ne se donne à Dieu qu'à demi par crainte d'être pris en entier : la nature, avare de son autonomie, redoute les concurrences, les mainmises de la grâce.... Il est rare qu'on se trouve trop intelligent, trop honoré, trop riche, trop bien portant.... Par peur de l'emprise surnaturelle, on se trouve presque toujours suffisamment saint... ou l'on préfère, pour échapper aux ennuis du contrôle, ne se point regarder à ce divin miroir, ne se point peser à cette inquiétante balance.... « O mon Dieu, je vous en conjure, ne m'enlevez pas mon enfant », disait la mère Soubirous...

Tout comme les mondains et les mondaines, ne nous laissons-nous pas prendre aux apparences trop sensibles, aux formes matérielles ?... Pour nous, la vraie beauté réside-t-elle dans la pureté de l'âme... « Oh ! Qu'elle est belle ! », disait une assistante. Réservons-nous ce suffrage aux splendeurs d'âme opérées par la grâce ?... Dans notre paroisse, méritons-nous, par nos assiduités aux offices, par notre contribution généreuse aux frais du culte, par l'édification de nos exemples et la promptitude de notre dévouement, le titre de fidèles ?... Hélas ! Que d'infidèles parmi les catholiques de nos paroisses !... On fait plaisir aux créatures... on se fait plaisir à soi-même.... Où sont ceux, celles qui font plaisir à l'Eglise, à la Dame, à Jésus, à Dieu ?...

Sommes-nous des amis de la sage lenteur qui produit, pour le bien, des fruits mûrs en leur temps... Réprimons-nous la mobilité de nos idées, la perpétuité de nos mouvements enfantins ?... La Vierge ne dit pas tout, dès la première entrevue à Bernadette : elle lui annonça, pour plus tard, les révélations plus importantes... Savoir attendre et, sans injustice ni indélicatesse, savoir faire attendre, surtout ceux qui sont jeunes et chez qui la griserie de l'arriviste peut être si néfaste : quel art !... Ne sommes-nous point de ces naïfs qui étonnent, déconcertent et découragent les fréquentes tentations du Démon ?... Le Démon n'est pas un être imaginaire, c'est un être réel. Entre les âmes, il déteste principalement celles qui sont dévotes à la Vierge.... Enfants de Marie, attendez-vous donc à être plus fréquemment, plus violemment tentés... Mais ne vous effrayez point... Invoquez la Dame : « Elle fronça le sourcil et la troupe infernale s'enfuit épouvantée »...

 

Prière

 

O Notre Dame, donnez-nous une expression de figure chrétienne, un courage chrétien, une beauté chrétienne... Rendez-nous fidèles à la grâce, à notre règlement particulier, à tous nos devoirs de paroissiens.... Enseignez-nous à penser avec réflexion, à parler avec prudence, à agir avec sagesse.... Le bien aimé Pie IX disait : « L'enfer est en réparation, tous les diables sont dehors ». On raconte, est-ce vrai ?, qu'apparaissant naguère dans une loge maçonnique, le démon aurait dit : « Faites vite, car la Femme de la montagne pourrait vous empêcher d'aboutir ». La Femme de la montagne, c'est vous, ô Femme du calvaire, Dame de Lourdes ! Froncez le sourcil, jetez un regard de colère sur les esprits malins qui ont trop longtemps vagabondé dans le monde pour y accumuler des ruines, et, sans plus tarder, faites-les rentrer tous dans l'abîme infernal...

 

O Marie, conçue sans péché, Priez pour nous qui avons recours à vous.

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

 

Texte extrait du « Mois de Marie à la Grotte de Lourdes », Abbé Archelet, Librairie P. Lethielleux, Paris, 1908

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17 octobre 2013

Litanies du Bienheureux Ceferino Gimenez-Malla

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Bienheureux Ceférino Gimenez malla

Tertiaire Franciscain, Gitan, Martyr

1861-1936

Fête le 4 mai

 

Ceferino Gimenez-Malla, né en 1861 à Fraga province de Huesca, d'une famille gitane pauvre d’Espagne, s'était établi, car il était nomade, en 1880, maquignon à Barbastro, petite ville d'Aragon, à une heure de la frontière française. C'était un Gitan, surnommé « El Pelé » par les siens, ce qui signifie crûment « les couilles », afin de signaler sa grande force de caractère. Les bonnes relations qu'il savait entretenir tant avec sa communauté qu'avec les payos faisaient de lui un médiateur de premier ordre et lui valurent d'être surnommé « le Maire des Gitans ». Ceferino découvrit assez tardivement la foi en fréquentant les séances de prières d'un ordre franciscain. Ne sachant ni lire ni écrire, il s'était pourtant rendu célèbre pour sa foi profonde, pour sa capacité d'atténuer les conflits et, aussi, pour sa volonté d'aider tous les souffrants. Une histoire de sa vie raconte qu'en 1918, sur la place de Barbastro, un tuberculeux s'écroula sur terre en crachant du sang. En dépit de la menace de contamination, El Pele a accouru vers lui pour le nettoyer de son mouchoir. Aux dires de ses contemporains, c'était un homme grand et maigre, habillé avec soin et « distingué ». Il se maria et se sédentarisa peu à peu à Barbastro (Nord de l'Espagne). N'ayant pas d'enfant, il adopta « la Pepita », nièce de sa femme. Très pieux, il aimait l'Eucharistie (assistance quotidienne à la messe et adoration nocturne) et la Vierge Marie (chapelet). Il avait un don pour catéchiser les enfants en leur racontant des histoires. Homme de la paix, on l'appelle pour arbitrer des conflits entre gitans ou des conflits inter ethniques. L'évêque lui-même a recours à ses conseils. Devenu membre de Saint Vincent de Paul, il est généreux envers les pauvres. En 1936, il fut incarcéré par les Républicains pour avoir essayé de défendre un prêtre soupçonné de collaboration franquiste. En effet, pendant la révolution de 1936, il voit une foule de miliciens s'acharner dans la rue contre ce jeune prêtre. Il prend sa défense. On l'arrête. Quand on lui a demandé s'il avait une arme, il a sorti sans mot dire un chapelet de sa poche ! Un ami de la Pepita, anarchiste, essaie de le libérer : il lui suffirait d'être discret et de renoncer à son chapelet. N'étant pas ecclésiastique, il aurait pu avoir la vie sauve, mais il refusa de renier publiquement sa foi pour recouvrer la liberté. Il fut exécuté sommairement, à la nuit, le 9 août (il avait 75 ans) au bord d'une fosse commune creusée dans le cimetière de Barbastro. Au moment d'être fusillé en même temps que dix-huit autres personnes, Ceferino tenait un chapelet entre ses mains et s'exclama : « Viva el Cristo Rey ! ». « C´était quelque chose d´incroyable, a témoigné un soldat présent dans l´événement, qui fut ensuite Curé dans une paroisse à Zaragoza, ils avançaient, pleins de joie, on dirait qu´ils allait à une fête. Ils ne s´arrêtaient pas de chanter et de réciter des prières ». Ceferino Gimenez-Malla a été béatifié le 4 mai 1997, à Rome, par le Pape Jean-Paul II.

 

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Litanies du Bienheureux Ceferino Gimenez-Malla, Franciscain Séculier Martyr

(Pour un usage privé)

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge, conçue sans péché priez pour nous.

Sainte Vierge Marie, Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saint François d'Assise, priez pour nous.

Sainte Claire d'Assise, priez pour nous.

 

Bienheureux Ceferino, homme de paix, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, honnête dans votre travail, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, fidèle à votre famille et vos amis, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, catéchiste des enfants, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, Gitan toujours fidèle à sa parole, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui avez aidé les pauvres, les personnes âgées et les malades, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, fidèle à la Messe et à la Communion, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, dévot constant et fidèle de la Très Sainte Vierge Marie, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, confiant en Dieu dans les difficultés, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, emprisonné pour avoir défendu un prêtre, priez pour nous. 

Bienheureux Ceferino, qui avez prié le rosaire en prison, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui vous avez préféré perdre la liberté plutôt que de renoncer à votre Foi, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui, pour l'amour de Dieu, avez pardonné à ceux qui vous ont persécuté, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui avez été martyrisé pour votre foi en Dieu, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, modèle et protecteur des Gitans, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, ô Bienheureux Ceferino,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.

 

Prions

 

Seigneur notre Dieu, qui avez accordé au Bienheureux Ceferino le courage et la force de confesser sa Foi chrétienne jusqu'à verser son sang pour le Christ, nous Vous en supplions, suscitez dans Votre Église, présente dans toutes les nations, de courageux témoins de la vérité de l'Évangile consacrant leur vie au service des autres. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

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25 septembre 2013

Litanies du Bienheureux Vladimir Ghika

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Bienheureux Vladimir Ghika

1873-1954

Fête le 16 mai

 

Vladimir Ghika est né le 25 décembre 1873, dans une famille régnante roumaine, à Constantinople, où son père représentait la Roumanie auprès de la Porte Ottomane. Sa mère est descendante d’une famille française. Il est baptisé et confirmé dans l’Église orthodoxe. Il arrive en 1878 en France, suit des études à Toulouse où il est licencié en droit, et ensuite à Paris où il intègre avec son frère l’Institut d’Études Politiques. Il souhaite devenir prêtre, et après des études à Rome, il obtient en 1898 une licence en philosophie et un doctorat en théologie.

En 1902, après de longues réflexions, il fait son entrée officielle dans l’Église catholique. Suite à une rencontre providentielle avec Sœur Pucci, il introduit Les Filles de la Charité en Roumanie. Fidèle à la « théologie du besoin », qui sera la règle de sa vie, Vladimir va se vouer, avec une immense disponibilité pour les pauvres, les malades, les blessés, à diverses actions de charité. Pendant la Grande Guerre, on retrouve Vladimir Ghika à Rome ou Paris où il continue ses activités charitables dans les hôpitaux peuplés des blessés, victimes du tremblement de terre d’Avezzano en 1915, ou des tuberculeux de l’hospice de Rome. A Paris, il développe une importante activité diplomatique, il défend les intérêts de la France dans les milieux civils et ecclésiastiques, et œuvre au rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. Le 4 octobre 1921, la France lui accorda la Légion d’honneur.

De 1920 à 1922, Vladimir fut de ceux qui œuvrèrent à la renaissance de l’Université de Louvain dont la bibliothèque avait été totalement détruite durant la guerre. Il fit partie du Comité international constitué en ce but et dirigé par le recteur, Mgr Deploige. En remerciement, le Cardinal Mercier, primat de Belgique, lui proposa d’inaugurer une chaire consacrée à la Roumanie. Vladimir y donna plusieurs conférences.

En 1923, en la Chapelle des Lazaristes, Vladimir Ghika est ordonné prêtre du diocèse de Paris par le Cardinal Dubois qui lui accorde l’autorisation de célébrer la messe selon les deux rites romain et byzantin. Il est nommé ensuite à l’église des étrangers (aujourd’hui l’église Saint-Ignace). A l’aise dans tous les milieux, il côtoie le Pape et les têtes couronnées, les intellectuels et les artistes ; il est notamment l’ami de Jacques Maritain, Paul Claudel, Francis James. Mais il va aussi à la rencontre des âmes les plus éprouvées, les plus anxieuses, les plus révoltées. Il est à l’origine de nombreuses conversions. Par son action œcuménique, il œuvre toute sa vie pour l’unité des chrétiens.

Il possédait un don spécial d’attirer la confiance et d’obtenir des conversions. Il avait un sens si vif du péché que, plus d’une fois, au confessionnal, comme le Curé d’Ars, devant l’aveu de leurs fautes plus lourdes, des pécheurs l’entendirent pleurer. Entre 1927 et 1939, Vladimir Ghika est aussi l’aumônier du Centre d’Études Religieuses, fondé en 1925 par Jean Daujat.

En 1931 le Pape Pie XI le nomme protonotaire apostolique. Il était depuis 1927 membre du Comité directeur des Congrès Eucharistiques. Son activité sacerdotale et apostolique n’a pas de limites : avec une bonté sans frontières, disponible à tous les appels des âmes, il parcourt les cinq continents, mais toujours avec le cœur à Paris. De Villejuif à Auberive, de Rome à Sydney ou de Buenos Aires à Tokyo (où il participe à la fondation du premier carmel) toute circonstance est bonne pour parler de Dieu aux gens rencontrés sur sa route. Il a été l’inspirateur de l’Association Virgo Fidelis, destinée à promouvoir prières et sacrifices pour le sacerdoce.

En 1939, au début de la guerre, Vladimir Ghika se trouvait en Roumanie. Avec la permission de l’archevêque de Paris, le Cardinal Suhard, il décide d’y rester. Il y poursuit son activité sans relâche auprès des réfugiés, des malades, des prisonniers, des victimes des bombardements. Il est très proche de l’Église gréco-catholique, il instruit et guide spirituellement les étudiants. Il confesse et célèbre la messe dans une prison de femmes.

Après l’arrivée du communisme il fait le choix de rester dans son pays auprès de ses compatriotes en souffrance. Malgré une santé précaire il continue son activité sacerdotale. Le 18 novembre 1952 il est arrêté. Il subit plus de quatre-vingts interrogatoires nocturnes, il est menacé, battu et torturé et, après un simulacre de procès, est condamné à trois ans d’incarcération dans la prison de Jilava près de Bucarest. Ici, il prêche, raconte ses souvenirs et un peu de joie illumine les visages qui l’entourent. Pour lui, les murs de la prison n’existaient pas. Il était libre, parce qu’il faisait la volonté de Dieu. Le 16 mai 1954, il meurt d’épuisement. La cause de sa béatification est ouverte en 2002, par l’Archevêché de Bucarest. Il a été béatifié à Bucarest, le 31 août 2013.

« Sa vie, son témoignage, sont d’une actualité extraordinaire […] Tous ensemble, continuons de supplier pour sa rapide glorification aux yeux de toute l’Église, lui qui déjà ne cesse de veiller avec tendresse sur nous et sur tout son peuple » (Daniel Ange). « Parce que l’Amour infini se donne totalement, nous devons aussi nous donner totalement. Mgr Ghika insistait beaucoup sur ce don total de soi à Dieu, sans restriction, sans réserve, sans partage, pour les laïcs comme pour les prêtres, pour les gens mariés comme pour les religieux, dans le monde comme dans le cloître : lui-même l’a vécu et réalisé dans sa vie bien avant de recevoir le sacerdoce. Au fur et à mesure que grandissait sa charité, il a voulu cette offrande volontaire de lui-même de plus en plus totale, il l’a poussée jusqu’à renoncer à sa fortune, jusqu’à la ruine de sa santé, jusqu’à risquer la lèpre au service des lépreux, jusqu’à rester sous la persécution au service des persécutés, finalement jusqu’à cette mort misérable dans un cachot de prison, fin logique en pays de persécution d’une vie donnée à Dieu et à ses frères et consommation définitive de l’offrande volontaire de lui-même par amour : certes, on ne peut parler de martyre au sens le plus strict du mot puisqu’il n’a pas été tué, mais au sens large la qualification de martyr lui convient bien puisqu’il s’est exposé volontairement à une mort qui devait résulter de la longue suite des privations et des mauvais traitements ». (Jean Daujat).

 

Biographie extraite du site du Diocèse de Paris : www.paris.catholique.fr

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Litanies du Bienheureux Vladimir Ghika

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Marie, Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saints Cyrille et Méthode, apôtres des pays Slaves, priez pour nous.

 

Bienheureux Vladimir Ghika, priez pour nous.

Bienheureux Vladimir Ghika, serviteur obéissant de la Divine Volonté,

Bienheureux Vladimir Ghika, fidèle serviteur de l’Église du Christ,

Bienheureux Vladimir Ghika, tout donné aux œuvres de Charité,

Bienheureux Vladimir Ghika, dont la voix nous appelle infatigablement à la conversion,

Bienheureux Vladimir Ghika, brillant directeur spirituel,

Bienheureux Vladimir Ghika, prophète pour notre temps,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui avez semé de l'esprit de l'évangile dans les cœurs,

Bienheureux Vladimir Ghika, rempli de prudence et de sagesse,

Bienheureux Vladimir Ghika, consolateur de ceux qui sont désespérés,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui conduisez vers Dieu tous ceux qui sont endurcis de cœur,

Bienheureux Vladimir Ghika, défenseur des faibles,

Bienheureux Vladimir Ghika, ange de bonté,

Bienheureux Vladimir Ghika, fleur de bonté,

Bienheureux Vladimir Ghika, modèle de ceux qui se consacrent à l'exercice des devoirs d'état,

Bienheureux Vladimir Ghika, Prêtre dont le sacrifice fut agréable à Dieu,

Bienheureux Vladimir Ghika, missionnaire dans le monde entier,

Bienheureux Vladimir Ghika, confesseur du Christ,

Bienheureux Vladimir Ghika, digne disciple de l'école de la souffrance,

Bienheureux Vladimir Ghika, phare lumineux pour l’Église d'Orient et d'Occident,

Bienheureux Vladimir Ghika, exemple de respect envers l'Eucharistie et la Vierge Marie,

Bienheureux Vladimir Ghika, dont la prière vous rendait inébranlable,

Bienheureux Vladimir Ghika, veillant au bien de tous,

Bienheureux Vladimir Ghika, pauvre parmi les pauvres,

Bienheureux Vladimir Ghika, déclaré coupable en raison de votre Foi dans le Christ et de votre fidélité en l’Église,

Bienheureux Vladimir Ghika, courageux défenseur de la vérité,

Bienheureux Vladimir Ghika, icône de l'apostolat discret et fructueux,

Bienheureux Vladimir Ghika, disciple dévoué dans l'amour de Dieu et du prochain,

Bienheureux Vladimir Ghika, protecteur des famille,

Bienheureux Vladimir Ghika, joie des enfants,

Bienheureux Vladimir Ghika, tuteur des jeunes étudiants,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui aidez tous ceux qui souffrent,

Bienheureux Vladimir Ghika, lumière pour ceux qui errent dans les ténèbres,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui soutenez l' union des chrétiens,

Bienheureux Vladimir Ghika, notre médiateur et notre intercesseur,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, Bienheureux Vladimir Ghika,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.


Prions


Seigneur Dieu éternel et Tout-Puissant, qui avez donné au Bienheureux Vladimir Ghika, Prêtre et Martyr, le pouvoir de témoigner de la présence vivante de votre amour, même pendant la persécution, par son intercession et par son exemple, accordez-nous donne la grâce de persévérer dans votre service, dans la communion de la Foi apostolique. Par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Les personnes qui recevraient des grâces attribuées au Bienheureux Vladimir Ghika sont invitées à les faire connaître à :


Arthroscopie Romano-Catolica

Str. General Henri Berthelot Nr 19

R- 010164 Bucarest (Roumanie)

PrincipeSacerdoteMartireVladimirGhika

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12 septembre 2013

Litanies de Sainte Monique

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Sainte Monique

Mère de Saint Augustin

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Fête le 27 août

 

A l’heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l’épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin. Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l’an 332. Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d’une vieille et dévouée servante. Encore toute petite, elle aimait aller à l’église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement ; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières. Son cœur s’ouvrait à l’amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille ; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. A toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses. Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu’elle fût donnée en mariage, à l’âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu’elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère. Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur ; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu. C’est par ces beaux exemples qu’elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c’est ainsi qu’elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin. Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d’Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d’Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit : « Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! » Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d’Augustin, par un miracle de grâce, l’une des plus grandes lumières de l’Église et l’un de ses plus grands Saints. Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s’embarquer pour l’Afrique, et mourut à l’âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme. Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l’église de Saint-Augustin, en 1430. Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes.

 

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Litanies de Sainte Monique

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Marie, Mère de conversion, priez pour nous.

Saint Augustin, priez pour nous.

Sainte Monique, qui avez mis à profit les rigueurs salutaires d'une éducation chrétienne,

Sainte Monique, modèle des épouses,

Sainte Monique, qui avez procuré par l'exemple de vos vertus, la conversion de votre mari infidèle,

Sainte Monique, modèle des mères et des veuves,

Sainte Monique, mère de Saint Augustin,

Sainte Monique, qui l'avez pleuré dans ses égarements,

Sainte Monique, qui avez persévéré dans vos brûlantes prières,

Sainte Monique, aussi discrète que zélée dans la poursuite du Salut de votre fils,

Sainte Monique, qui étiez la sauvegarde de votre fils absent,

Sainte Monique, qui avez obtenu pour votre fils la guérison d'une maladie mortelle,

Sainte Monique, dont l'espérance a été soutenue par les paroles prophétiques d'un saint évêque,

Sainte Monique, dont les larmes ont acheté la conversion de votre fils,

Sainte Monique, qui avez joui de la consolation de le voir fidèle,

Sainte Monique, qui vous êtes saintement entretenue avec lui des choses du Salut,

Sainte Monique, qui vous êtes paisiblement endormie dans le Seigneur,

Sainte Monique, sur qui rejailli la gloire de votre fils,

Sainte Monique, qui ne pouvez refuser votre suffrage aux mères qui prient et pleurent comme vous,

Sainte Monique, qui en avez écouté plusieurs dans leurs angoisses,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, Sainte Monique,

Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

O Dieu qui avez écouté les prières et les larmes de Sainte Monique, et qui avez accordé à ses supplications, non seulement la conversion, mais encore l'éclatante sainteté de son fils, daignez nous accorder la grâce de Vous implorer avec tant de ferveur et d'humilité que, comme elle, nous obtenions et le Salut de nos enfants, et notre propre sanctification. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Extrait de « Litaniaire, ou Recueil complet de litanies et de divers exercices de piété », du Frère Anicet de Sainte Suzanne, Frères Aubanel, éditeurs, Avignon, 1879

www-St-Takla-org--Saint-Augustine-n-St-Monica-05

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31 juillet 2013

Litanies de Marie Enfant

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Litanies de Marie Enfant

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie Enfant, Fille de Dieu le Père, priez pour nous.

Sainte Marie Enfant, Siège de la Sagesse éternelle, priez pour nous.

Sainte Marie Enfant, Epouse du Saint Esprit,

Sainte Marie Enfant, en qui le Verbe incarné voit Sa Mère,

Sainte Marie Enfant, créée dans la Pensée Divine avant les siècles,

Sainte Marie Enfant, qui avez été conçue sans péchés,

Sainte Marie Enfant, fille bénie d'Anne et de Joachim,

Sainte Marie Enfant, honneur et jubilation de votre mère,

Sainte Marie Enfant, plus belle qu'Adam et Eve au premier jour de l'innocence,

Sainte Marie Enfant, plus gracieuse que les Anges,

Sainte Marie Enfant, dont les Choeurs célestes ont célébré la naissance,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom a du être apporté du Ciel,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom est plein de douceur et d'harmonie,

Sainte Marie Enfant, dont les mères apprennent le Nom à leurs enfants,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom signifie Etoile de la mer,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom calme les flots des passions,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom relève le courage abattu,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom est la terreur de l'Enfer,

Sainte Marie Enfant, noble descendante des Patriarches,

Sainte Marie Enfant, qu'on chantée les Prophètes,

Sainte Marie Enfant, tige miraculeuse de Jessé,

Sainte Marie Enfant, magnifique lys des vallons,

Sainte Marie Enfant, blanche colombe des cantiques,

Sainte Marie Enfant, myrrhe aux suaves parfums,

Sainte Marie Enfant, vigne odorante du printemps,

Sainte Marie Enfant, porte mystérieuse réservée au passage du Libérateur,

Sainte Marie Enfant, plus brillante que l'aurore,

Sainte Marie Enfant, aurore même du Soleil de Justice,

Sainte Marie Enfant, plus pure que l'étoile du matin,

Sainte Marie Enfant, rosée qui rafraîchit la terre,

Sainte Marie Enfant, qui conversiez avec Dieu avant même d'avoir l'usage de la parole,

Sainte Marie Enfant, qui Vous êtes présentée au Temple à l'âge de trois ans,

Sainte Marie Enfant, modèle de la vie intérieure,

Sainte Marie Enfant, modèle de silence,

Sainte Marie Enfant, modèle d'humilité,

Sainte Marie Enfant, modèle de simplicité,

Sainte Marie Enfant, modèle d'obéissance,

Sainte Marie Enfant, modèle d'application au travail,

Sainte Marie Enfant, modèle de l'enfance,

Sainte Marie Enfant, qui, la première, fîtes le vœu de virginité,

Sainte Marie Enfant, qui soupiriez après la venue du Messie,

Sainte Marie Enfant, qui demandiez à Dieu de servir la vierge qui concevrait l'Emmanuel,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Marie Enfant, priez pour nous,

Afin que nous soyons dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions

 

O Dieu qui avez enrichi de tous les trésors de Votre Grâce la Saint Enfance de la glorieuse Vierge Marie, que nous honorons avec une piété toute filiale, accordez-nous de devenir nous-mêmes semblables aux petits enfants, afin d'entrer un jour dans le Royaume des Cieux qui leur a été promis. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Nous approuvons les Litanies ci-dessus. Nous en permettons l'usage en dehors des fonctions liturgiques, et nous accordons 40 jours d'Indulgences aux fidèles qui les réciteront avec piété.

 

7 avril 1908,

+ René François,

Archevêque de Tours.

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23 juillet 2013

Litanies de Sainte Marie d'Egypte

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Sainte Marie d'Egypte

+ au 5e siècle

Fêtée le 1er avril chez nos Frères Orthodoxes

et le 2 avril dans le martyrologe Occidental

 

Sainte Marie était native d'Egypte. Dès l'âge de douze ans elle quitta ses parents pour se rendre à Alexandrie, où elle vécut pendant dix-sept ans dans la débauche et le plus grand dérèglement. Subsistant au moyen d'aumônes et du tissage du lin, elle livrait néanmoins son corps à tout homme, sans y être poussée par la misère, comme tant d'autres pauvres femmes, mais comme si elle était brûlée par le feu d'un désir que rien ne pouvait assouvir. Un jour, voyant une foule de Lybiens et d'Egyptiens se diriger vers le port, elle les suivit et s'embarqua avec eux pour Jérusalem, offrant son corps pour payer le prix de la traversée. Quand ils parvinrent à la Ville sainte, elle suivit la foule qui se pressait vers la basilique de la Résurrection, le jour de l'Exaltation de la Croix. Mais, lorsqu'elle parvint sur le seuil de l'église, une force invisible l'empêcha d'y entrer, malgré ses efforts réitérés, alors que les autres pèlerins franchissaient aisément la porte. Restée seule dans un coin du narthex, elle commença à réaliser que c'était l'impureté de sa vie qui l'empêchait d'approcher le Saint Bois. Elle répandit des larmes abondantes et se frappa la poitrine, et voyant une icône de la Mère de Dieu (2), elle lui adressa cette prière : « Vierge Souveraine qui as enfanté Dieu dans la chair, je sais que je ne devrais pas regarder ton icône, Toi qui es pure d'âme et de corps, car, débauchée comme je suis, je dois t'inspirer le dégoût. Mais puisque le Dieu né de Toi est devenu homme pour appeler les pécheurs au repentir, viens à mon aide ; permets-moi l'entrée de l'église pour me prosterner devant Sa Croix. Et dès que j'aurai vu la Croix, je Te promets de renoncer au monde et aux plaisirs, et de suivre le chemin de salut que tu me montreras. »

Elle se sentit soudain délivrée de cette puissance qui la retenait et put entrer dans l'église où elle vénéra avec ferveur la Sainte Croix ; puis, revenue vers l'icône de la Mère de Dieu, elle se déclara prête désormais à suivre le chemin qu'Elle lui indiquerait. Une voix lui répondit d'en haut : « Si tu passes le Jourdain, tu y trouveras le repos. »

En sortant de l'église elle acheta trois pains avec l'aumône reçue d'un pèlerin, se fit indiquer la route qui menait au Jourdain et elle arriva le soir à l'église de Saint-Jean-Baptiste. Après s'être lavée dans les eaux du fleuve, elle communia aux Saints Mystères, mangea la moitié de l'un des pains et s'endormit sur le rivage. Le lendemain matin, elle passa le fleuve et vécut dès lors dans le désert, pendant quarante-sept ans, sans y rencontrer personne, ni homme ni animal.

Pendant les dix-sept premières années de son séjour, ses vêtements étant bientôt tombés en lambeaux, brûlant de chaleur le jour et grelottant de froid la nuit, elle se nourrissait d'herbes et de racines sauvages. Mais plus que les épreuves physiques, elle devait affronter les violents assauts des passions et le souvenir de ses péchés, et c'est en se jetant à terre qu'elle suppliait la Mère de Dieu de lui venir en aide. Protégée par Dieu, qui ne désire rien de plus que le pécheur revienne à Lui et vive, elle déracina de son cœur toutes les passions par cette ascèse extraordinaire et put convertir le feu du désir charnel en une flamme d'amour divin, qui lui faisait endurer avec joie, tel un être incorporel, l'implacable désert.

Après tant d'années, un saint vieillard, nommé Zosime (cf. 4 avril), qui, selon la tradition instaurée par Saint Euthyme, s'était engagé dans le désert au-delà du Jourdain pour y passer le Grand Carême, aperçut un jour un être humain, le corps noirci par le soleil et les cheveux blancs comme de la laine tombant jusqu'aux épaules. Il courut derrière cette apparition qui s'enfuyait à son approche, en la suppliant de lui accorder sa bénédiction et quelque parole de salut. Quand il parvint à portée de voix, Marie, appelant par son nom celui qu'elle n'avait jamais vu, lui révéla qu'elle était une femme et elle lui demanda de lui jeter son manteau afin de couvrir sa nudité.

Sur les instances du Moine, ravi d'avoir enfin rencontré un être théophore qui avait atteint la perfection de la vie monastique, la Sainte lui raconta avec larmes sa vie et sa conversion. Puis, ayant achevé son récit, elle le pria de se rendre l'année suivante, le Grand Jeudi, avec la Sainte Communion sur les bords du Jourdain.

Le jour venu, Zosime vit Marie apparaître sur l'autre rive du fleuve. Elle fit un signe de Croix et traversa le Jourdain en marchant sur les eaux. Ayant communié avec larmes, elle dit : « Maintenant, ô Maître, Tu peux laisser aller en paix Ta servante, selon Ta parole, car mes yeux ont vu Ton salut » (cf. Luc 2:29). Puis elle congédia Zosime, lui donnant rendez-vous l'année suivante à l'endroit de leur première rencontre.

Lorsque l'année fut écoulée, Zosime trouva à l'endroit convenu le corps de la Sainte étendu à terre, les bras croisés et le visage tourné vers l'orient. Son émotion et ses larmes ne lui permirent pas de découvrir tout de suite une inscription tracée sur le sol des mains de la Sainte, qui disait : « Abba Zosime, enterre à cet endroit le corps de l'humble Marie, rends à la poussière ce qui est à la poussière, après avoir prié pour moi. Je suis décédée le ler du mois d'avril, la nuit même de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, après avoir participé à l'Eucharistie. »

Consolé de son chagrin en apprenant le nom de la Sainte, Zosime fut étonné de constater quelle avait franchi en quelques heures une distance de plus de vingt jours de marche. Après avoir vainement essayé de creuser le sol avec un morceau de bois, il vit tout à coup un lion s'approcher du corps de Marie et lui lécher les pieds. Sur l'ordre du vieillard, la bête creusa de ses griffes une fosse où Zosime déposa avec dévotion le corps de la Sainte.

De retour au monastère, il raconta les merveilles que Dieu accomplit en faveur de ceux qui se détournent du péché pour revenir vers Lui de tout leur cur. De pécheresse invétérée qu'elle était, Sainte Marie est devenue pour quantité d'âmes accablées sous le poids du péché, une source d'espérance et un modèle de conversion. C'est pourquoi les Saints Pères ont placé la célébration de sa mémoire à la fin du Carême, comme un encouragement adressé à tous ceux qui ont négligé leur salut, proclamant que jusqu'à la dernière heure le repentir peut les ramener vers Dieu.

 

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Litanies de Sainte Marie d'Egypte

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Reine, qui êtes l'objet de la confiance et des louanges pour les solitaires.

 

Sainte Marie d'Egypte, priez pour nous.

Sainte Marie d'Egypte, qui de pécheresse pleine d'orgueil, êtes devenue une humble pénitente,

Sainte Marie d'Egypte, qui ne perdiez jamais le souvenir de la fragilité humaine,

Sainte Marie d'Egypte, qui avez merveilleusement éprouvé les entrailles de la Divine Miséricorde,

Sainte Marie d'Egypte, délivrée de la puissance des ténèbres,

Sainte Marie d'Egypte, brebis si longtemps égarée et qu'un bon pasteur a ramenée au troupeau,

Sainte Marie d'Egypte, qui, perdue, vous étiez donnée à la mort, mais que le Sauveur à trouvée et ressuscitée,

Sainte Marie d'Egypte, qui vous étiez plongée dans un abîme de boue, et qui en avez été tirée et rendue brillante comme la lumière,

Sainte Marie d'Egypte, dragme autrefois égarée et maintenant recouvrée et enfermée dans les trésors éternels,

Sainte Marie d'Egypte, retirée du profond abîme du péché,

Sainte Marie d'Egypte, arrachée par la Miséricorde Divine à la gueule infernale et à la rage du démon,

Sainte Marie d'Egypte, singulièrement dévote à la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu,

Sainte Marie d'Egypte, qui avez été conduite par l'Esprit de Dieu dans la solitude,

Sainte Marie d'Egypte, qui avez eu le courage de pénétrer jusqu'au plus profond des déserts, fortifiée du Corps du Christ,

Sainte Marie d'Egypte, exemple et modèle des vrais pénitents,

Sainte Marie d'Egypte, dont la conversion est le vrai triomphe et la Gloire du Seigneur,

Sainte Marie d'Egypte, toute enflammée d'une ardente componction,

Sainte Marie d'Egypte, dont le cœur s'est comme fondu tout en pleurs et en larmes,

Sainte Marie d'Egypte, qui avez réjoui les Anges et la Cour Céleste par votre conversion,

Sainte Marie d'Egypte, qui réfléchissiez sur votre vie passée dans l'amertume de votre âme,

Sainte Marie d'Egypte, qui vous teniez cachée aux yeux des hommes,

Sainte Marie d'Egypte, qui étiez puissamment cruelle envers vous-même,

Sainte Marie d'Egypte, qui vous êtes nourrie d'un pain de douleur et d'angoisse,

Sainte Marie d'Egypte, qui avez lavé les souillures de votre jeunesse dans le baptême laborieux de la pénitence,

Sainte Marie d'Egypte, qui avez effacé avec l'eau de vos larmes toutes les tâches de vos péchés,

Sainte Marie d'Egypte, qui, frappée de la crainte des jugements de Dieu, vous teniez seule et cachée dans le désert,

Sainte Marie d'Egypte, qui étiez vraiment la colombe gémissant dans la solitude,

Sainte Marie d'Egypte, qui aimiez mieux vivre avec les bêtes sauvages et les animaux féroces, que de demeurer dans le monde,

Sainte Marie d'Egypte, qui avez éprouvé toute la fureur du démon, et qui en avez toujours été victorieuse,

Sainte Marie d'Egypte, qui, par vos larmes continuelles, éteignez les traits enflammés de l'ennemi du Salut,

Sainte Marie d'Egypte, qui vous occupiez sans cesse de votre dernière fin,

Sainte Marie d'Egypte, que Dieu instruisait Lui-même,

Sainte Marie d'Egypte, à qui le Saint Esprit avait appris le sens des Ecritures Sacrées,

Sainte Marie d'Egypte, qui par la pénitence, êtes devenue l'épouse de Jésus-Christ,

Sainte Marie d'Egypte, continuellement appliquée à la prière, aux jeûnes et aux pleurs,

Sainte Marie d'Egypte, qui apaisiez la colère de votre Juge par une pénitence dure et persévérante,

Sainte Marie d'Egypte, qui n'étiez connue que de Dieu et de Ses Anges,

Sainte Marie d'Egypte, avec les qui les Esprits Célestes conversaient familièrement,

Sainte Marie d'Egypte, qui par le ministère des Saints Anges vous transportiez en un moment d'un lieu à un autre,

Sainte Marie d'Egypte, qui avez voulue être nourrie du Corps et du Sang de Jésus-Christ avant votre mort, pour arriver plus sûrement à Dieu,

Sainte Marie d'Egypte, qui avez heureusement échangé la demeure étroite du désert avec les espaces immenses du Paradis,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Beaucoup de péchés lui ont été remis,

parce qu'elle a beaucoup aimé.

 

Prions

 

Nous Vous supplions, Père très Miséricordieux, que, de même que la Bienheureuse Marie d'Egypte a reçu de Vous le pardon de ses péchés en aimant par dessus tout notre Seigneur Jésus-Christ, elle nous obtienne nous aussi de Votre Miséricorde l'éternelle félicité du Ciel, par le même Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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25 juin 2013

Litanies du Sacré Cœur de Jésus Enfant

and a little child shall lead them

Litanies du Sacré Cœur de Jésus Enfant

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Cœur de Jésus Enfant, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus Enfant, formé dans le Sein de la Vierge Marie, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus Enfant, nourri du lait de Marie, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus Enfant, en Qui Votre Père se plaît uniquement, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus Enfant, chef d'oeuvre du Saint Esprit, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus Enfant, Tabernacle de la Très Sainte Trinité,

Cœur de Jésus Enfant, Fournaise d'Amour,

Cœur de Jésus Enfant, Trône d'Amour,

Cœur de Jésus Enfant, Demeure de la Justice et de l'Amour,

Cœur de Jésus Enfant, Source de lait et de miel,

Cœur de Jésus Enfant, puissant dans la faiblesse,

Cœur de Jésus Enfant, miracle d'obéissance,

Cœur de Jésus Enfant, abîme d'Humilité,

Cœur de Jésus Enfant, océan de Bonté

Cœur de Jésus Enfant, doux centre de nos cœurs,

Cœur de Jésus Enfant, notre félicité souveraine,

Cœur de Jésus Enfant, que l'Amour a désarmé,

Cœur de Jésus Enfant, Trésor ouvert à tous,

Cœur de Jésus Enfant, source de Bénédictions,

Cœur de Jésus Enfant, principe de Sainteté,

Cœur de Jésus Enfant, glorifié par les Anges et les bergers,

Cœur de Jésus Enfant, attirant les Rois des extrémités du monde,

Cœur de Jésus Enfant, délice du Ciel et de la terre,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

O Dieu, crééz en moi un cœur pur,

Et renouvelez en moi l'esprit d'innocence.

 

Prions

 

Dieu Tout-puissant qui avez formé par le Saint Esprit dans le sein de Marie une demeure Sainte et Immaculée à Jésus-Christ, créée en nous un cœur nouveau, afin que, Vous servant sur la terre avec un cœur pur, nous méritions de jouir de la beauté de Votre Face pendant l'éternité. Par le même Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

gesù bambino (6)

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