24 novembre 2012

Le Bienheureux Antoine Chevrier

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Le Bienheureux Antoine Chevrier

Prêtre, Tertiaire Franciscain, Fondateur de l'Oeuvre du Prado en faveur des enfants pauvres et de l’Association des Prêtres du Prado.

1826-1879

Fête le 3 octobre

 

Issu d’une famille de condition modeste (son père était employé de l’octroi et sa mère tissait la soie à domicile), ordonné prêtre en 1850 après un parcours classique au Petit Séminaire de l’Argentière, puis au Grand Séminaire Saint-Irénée de Lyon, Antoine Chevrier fut envoyé dans une paroisse nouvellement créée de la banlieue lyonnaise sur la rive gauche du Rhône, Saint-André de la Guillotière. Comme la Croix-Rousse et Vaise, La Guillotière était alors une commune indépendante, peuplée essentiellement d’ouvriers, réputée turbulente, dirigée par une municipalité de gauche, qui allait être, pour des raisons d’ordre public, annexée à la ville de Lyon par le décret impérial du 24 mars 1852.

Antoine Chevrier y découvrit la misère ouvrière sous toutes ses formes. Dans un sermon sur l’amour des pauvres, il n’hésitait pas à parler du "spectacle toujours de plus en plus effrayant de la misère humaine qui croit. On dirait, à mesure que les grands de la terre s’enrichissent, à mesure que les richesses se renferment dans quelques mains avides qui les recherchent, [que] la pauvreté croît, le travail diminue, les salaires ne sont pas payés. On voit de pauvres ouvriers travailler depuis l’aube du jour jusqu’à la profonde nuit et gagner à peine leur pain et celui de leurs enfants. Cependant, le travail n’est-il pas pour tous le moyen d’acheter du pain ?" (Ms IV,57,1) Le vicaire de Saint-André dénonçait les conditions inhumaines et dégradantes, dans les ateliers et les fabriques, du travail des enfants, dont on faisait "des machines à travail pour enrichir leurs maîtres" (Ms III,2,2).

Au cours de l’été 1857, Antoine Chevrier rejoignit Camille Rambaud (1822-1902), un ancien associé de M. Potton, riche soyeux de Lyon, qui, hanté par les problèmes sociaux, venait de fonder une "cité ouvrière" sur la rive gauche du Rhône destinée à reloger les victimes de l’inondation catastrophique de mai 1856. Le Père Chevrier, comme on le désigna dès lors, se consacra principalement, avec l’aide de quelques bénévoles, à l’instruction religieuse de garçons et de filles qui n’avaient fréquenté ni les écoles ni les catéchismes.

En 1860, il se sépara de Camille Rambaud et loua, puis acheta quelques années plus tard, une vaste salle de danse dénommée le Prado, dans l’un des quartiers les plus déshérités de la Guillotière. Il y prenait avec lui, pour une durée d’un peu moins de six mois, "des jeunes adolescents de chaque sexe errants et abandonnés que leur âge et leur ignorance exclu[ai]ent de la participation aux leçons de l’école et à celles de la paroisse" (Rapport de l’Académie de Lyon du 23 février 1861, A.M.L., Q3 : établissements de bienfaisance). Il les préparait à leur première communion sous la forme d’un catéchisme intensif et accéléré. L’Inspection académique du Rhône l’ayant autorisé à ouvrir une école, ils recevaient en outre un enseignement élémentaire en matière de lecture, d’écriture et de calcul. Dans ce "petit pensionnat pour les pauvres" (Ms X,15a), du 10 décembre 1860, jour où le Père Chevrier fit l’acquisition du Prado, jusqu’au 2 octobre 1879, jour de sa mort, furent accueillis de 2300 à 2400 enfants, dont les deux tiers de garçons et un tiers de filles environ.

A la différence d’autres établissements du même type, le Père Chevrier se refusait à ce que l’on fît travailler les enfants qu’il accueillait. En l’absence de tout revenu régulier, il ne voulait compter, comme il le disait, que sur la Providence et la générosité des pauvres à l’endroit de ceux qui étaient encore plus pauvres qu’eux. Si le gros œuvre de l’aménagement du Prado bénéficia du concours d’Edouard Frossard, directeur des Chantiers de la Buire, ce furent surtout les gens du peuple qui assurèrent l’existence quotidienne des enfants du Prado. Mlle Chapuis, qui était maîtresse d’atelier sur les pentes de la Croix-Rousse, a expliqué comment, dans "un assez grand nombre d’ateliers d’ourdissage ou de dévidage", "les ouvrières mettaient tous les jours un ou deux sous de côté sur leurs salaires quotidiens ; à la fin de la semaine, cela faisait une somme qu’une d’entre elles portait le dimanche au Père Chevrier" (Procès de béatification, déposition de Françoise Chapuis, art.37). De nombreux humbles gestes quotidiens de ce genre permettaient au Prado de survivre au jour le jour. Constatant qu’aucun prêtre n’était préparé sérieusement à exercer un ministère du type de celui qu’il pratiquait quotidiennement au contact des pauvres, le Père Chevrier se décida, en 1866, à fonder au Prado même une "école cléricale". La même Mlle Chapuis a raconté comment le Père Chevrier lui avait dit un jour : "Françoise, j’ai envie de faire une pépinière de prêtres qui soient élevés avec mes enfants, pour qu’ils les comprennent bien" (Procès de béatification, déposition de Françoise Chapuis, art 15). A la mort de celui-ci en 1879, cette "école cléricale" avait fourni au Prado ses quatre premiers prêtres ; elle comportait alors, avec son annexe de Limonest, une cinquantaine d’élèves ; ce fut le point de départ de l’Association des Prêtres du Prado.

On ne trouve pas dans les écrits d’Antoine Chevrier, qu’il s’agisse de ses lettres, de sa prédication, de ses commentaires de l’Evangile ou encore du Véritable Disciple, le livre qu’il a écrit pour la formation de ses prêtres, une analyse de la condition ouvrière ; mais on constate, à leur lecture, qu’il existait chez cet homme une vraie connaissance des contraintes qui pesaient alors sur les travailleurs, une réelle sympathie pour eux et une grande souffrance devant des comportements de gens d’Eglise qui les tenaient injustement à distance. Le Véritable Disciple contient une peinture cruellement lucide des moeurs ecclésiastiques du temps telles qu’elles étaient perçues par le peuple ouvrier des villes. Antoine Chevrier n’hésita pas à écrire que "Dieu envoie les révolutions" pour punir les prêtres de leur avarice et de leur attachement excessif aux biens de la terre : "C’est la première chose que font les révolutionnaires, nous dépouiller, nous rendre pauvres" ; Dieu veut "nous forcer par là à pratiquer la pauvreté, puisque nous ne voulons pas la pratiquer volontairement" (Le véritable Disciple, éd. Prado, Lyon, 1968, p.316).

Les funérailles du P. Chevrier, le lundi 6 octobre 1879, manifestèrent de façon éclatante l’estime portée au fondateur du Prado par le peuple ouvrier de la Guillotière qui avait reconnu dans cet humble prêtre l’un des siens. "Je n’ai jamais rien vu de semblable à ses funérailles, déclara l’un de ses anciens compagnons. Le corps était à l’église Saint-Louis qu’on défilait encore au Prado. Les trottoirs ne pouvaient contenir la foule sur tout le parcours. Les ouvriers dominaient, soit au défilé, soit sur les trottoirs ; presque point d’habit fin. Le P. Chevrier était le prêtre des pauvres" (Déposition de l’abbé C. Ardaine au procès de béatification, int. 27). "Toute la Guillotière était sur les trottoirs", précise un autre témoin (Déposition de Marguerite Viannay, int. 27). "Le recueillement de tout le monde était remarquable. Même les ateliers qui se trouvaient sur le parcours ont cessé de battre pendant le défilé" (Déposition de Claudius Chabert, int. 27).

Le journal lyonnais Le Progrès, alors peu enclin à sympathiser avec l’Eglise, écrivait dans son édition du jeudi 9 octobre 1879 : "Il n’est jamais trop tard pour rendre hommage à la mémoire des hommes de bien, et à quelque parti qu’ils appartiennent nous oublions les dissensions politiques pour ne plus voir en eux que le côté digne de respect et d’admiration. M. l’abbé Chevrier, fondateur de la Providence du Prado, était un de ces hommes dont le souvenir mérite de ne pas être effacé par le temps. Il a eu pitié des petits vagabonds qui couraient les rues sans être protégés contre les tentations du vice par aucune utile surveillance et a consacré toute son activité persévérante à l’éducation de ces enfants. Tel a été son but en fondant cette Providence à la Guillotière. La foule qui se pressait aux funérailles de l’abbé Chevrier et qu’on a évaluée à près de 5000 personnes (Le Nouvelliste donne le chiffre 10.000) est une juste manifestation de la reconnaissance publique. Quant à nous, qui ne sommes point suspectés de sympathie pour le clergé, nous saluons avec d’autant plus de respect que cela nous arrive rarement, la mémoire de ce prêtre qui a fait œuvre de bon citoyen".

 

Prière pour demander la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Dieu Notre Père, Vous avez choisi le Bienheureux Antoine Chevrier pour annoncer l’Evangile aux pauvres et pour former des apôtres habités par Votre Esprit. Nous Vous rendons grâce pour tout ce que Vous nous avez déjà accordé par son intercession. Le Père Chevrier nous guide pour suivre de plus près Votre Fils à travers les mystères de la Crèche, du Calvaire et du Tabernacle,nous faisant découvrir la beauté de Votre Amour. Permettez qu’il soit auprès de Vous le porteur de notre prière, afin d’obtenir de plus grandes grâces encore (en particulier…) Nous Vous en prions, Vous qui êtes vivant pour les siècles des siècles. Amen !

 

Oraison de la Messe du Bienheureux Antoine Chevrier

Prêtre du Tiers Ordre de Saint François

Pour que la Bonne Nouvelle soit annoncée aux pauvres, Vous avez appelé, Seigneur, Antoine Chevrier à se faire disciple de Votre Fils. Accordez-nous de suivre les exemples du Christ Pauvre et Crucifié, afin que nous puissions ainsi Vous glorifier. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 D'après le Missel Franciscain, Ed. Franciscaines, Paris, 2000

90667C

 


Neuvaine avec le Bienheureux Antoine Chevrier

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Neuvaine avec le Bienheureux Antoine Chevrier

 

Préface

Toute neuvaine rappelle le temps de prière des disciples et de la Vierge Marie au cénacle attendant la venue de l’Esprit Saint. La neuvaine de prière que nous vous proposons s’appuie sur le Père Antoine Chevrier, béatifié en 1986 par le Pape Jean Paul II. Ce prêtre diocésain de Lyon et fondateur du Prado est associé, au ciel avec tous les saints, à Jésus Christ lui-même « toujours vivant pour intercéder en notre faveur » (Epître aux Hébreux 7, 25). Nous pouvons donc prier le Père Antoine Chevrier, lui demander des grâces pour les gens que nous connaissons ou pour nous-mêmes. C'est aussi l’occasion de demander à Dieu qu’il nous accorde la canonisation de ce prêtre, ami du Christ et des pauvres.

Antoine Chevrier (1826-1879), tout jeune prêtre, a été nommé vicaire à la Paroisse Saint André, dans le quartier de la Guillotière. Il vivra toute son existence apostolique dans ce lieu où s’entassait une population pauvre, venant des campagnes pour chercher du travail aux portes de la grande ville. La nuit de Noël 1856, méditant devant la crèche de l’Enfant Jésus, il comprend que pour vivre son ministère, il lui faut mener une vie évangélique semblable à celle de Jésus Christ. Appelé à suivre l'Envoyé du Père de plus près, il se décide à vivre pauvrement et à travailler quotidiennement la Parole de Dieu, ce qu’il nomme « l’Étude du Saint Évangile ».

En 1860, il prend possession d’une salle de bal mal famée qui se trouve à louer. Elle est dénommée « le Prado ». Le Père Chevrier conservera cette appellation. Désormais ce lieu va lui permettre de vivre son sacerdoce dans deux orientations complémentaires, l'éducation chrétienne et humaine d'adolescents parmi les plus démunis et la formation de jeunes destinés à devenir prêtres pour évangéliser les pauvres. Il écrira lui-même un livre intitulé « Le Prêtre selon l’Evangile, ou le véritable disciple de Jésus Christ ».

Dès les origines, le Père Chevrier fut entouré de diverses personnes qui partageront le même appel missionnaire, notamment des laïcs. Quelques jeunes femmes s'engageront dans la vie consacrée. Le témoignage du Père Chevrier nous rappelle la dignité des gens qui souffrent ou qui connaissent des situations difficiles. Ils sont dans le coeur de Dieu et ont le droit de se savoir aimés et sauvés par Jésus Christ. L'apôtre de la Guillotière nous montre le chemin qui invite à connaître, aimer et à suivre de près le Sauveur. Pour cela, il ne cesse de nous faire méditer l'oeuvre de Dieu à travers l'agir de son Fils Jésus Christ, à la crèche, au calvaire et au tabernacle. Ainsi chacune de nos existences se trouve transformée de l’intérieur par l’Esprit Saint que nous communique le Christ ressuscité.

Prière pour demander la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

A dire chaque jour de la Neuvaine

Dieu Notre Père, Vous avez choisi le Bienheureux Antoine Chevrier pour annoncer l’Evangile aux pauvres et pour former des apôtres habités par Votre Esprit. Nous Vous rendons grâce pour tout ce que Vous nous avez déjà accordé par son intercession. Le Père Chevrier nous guide pour suivre de plus près Votre Fils à travers les mystères de la Crèche, du Calvaire et du Tabernacle,nous faisant découvrir la beauté de Votre Amour. Permettez qu’il soit auprès de Vous le porteur de notre prière, afin d’obtenir de plus grandes grâces encore (en particulier…) Nous Vous en prions, Vous qui êtes vivant pour les siècles des siècles. Amen !

Premier jour

Ce beau mystère de l'Incarnation qui a touché votre coeur

« Ce beau mystère de l'Incarnation qui a touché votre coeur est bien vraiment le fondement de notre zèle; de nos actions et un grand motif de nous humilier devant Dieu. C'est ce mystère qui m’a amené à demander à Dieu la pauvreté et l'humilité et qui a fait que j'ai quitté le ministère à Saint-André pour pratiquer la Sainte Pauvreté de Notre Seigneur. Je demande tous les jours à Dieu qu’il veuille bien remplir les prêtres de l'esprit de Jésus Christ et que nous ressemblions de plus en plus à Jésus notre Divin Modèle, le grand modèle des prêtres. Oh ! Si nous étions conformes à Jésus Christ notre Sauveur, que de bien, que de bonnes oeuvres se feraient dans la Sainte Église de Dieu ». (Lettre à l’abbé André Gourdon, 1865)

« Il leur dit : Venez et voyez. Ils vinrent donc et virent où Il demeurait, et ils demeurèrent avec Lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. » (Saint Jean 1, 39)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

 Deuxième jour

Connaître Jésus Christ c’est tout

« Connaître Jésus-Christ c’est tout. Tout est renfermé dans la connaissance de Dieu et de Notre Seigneur Jésus-Christ. La connaissance de Jésus-Christ produit nécessairement l'amour et plus nous connaissons Jésus-Christ, sa beauté, sa grandeur, ses richesses, plus notre amour grandit pour Lui et plus nous cherchons à lui plaire, et plus nous rejetons loin de nous tout ce qui ne va pas à Jésus-Christ. Dans une horloge, il y a un ressort qui fait mouvoir tous les rouages et donne l’heure. C’est Jésus-Christ qui doit être en nous ce ressort invisible, caché, et nous faire montrer toujours Jésus-Christ Lui-même. Là où est notre trésor, là aussi sera notre coeur (Mt 6,21) ». (Véritable Disciple, p. 113-117)

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. La lampe du corps, c’est l'oeil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera dans la lumière ». (Saint Matthieu 6, 21-22)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Troisième jour

Sentez-vous naître cette grâce en vous ?

« C'est-à-dire, sentez-vous un attrait intérieur qui vous pousse vers Jésus-Christ ? Un sentiment intérieur qui est plein d’admiration pour Jésus-Christ, pour sa beauté, sa grandeur, sa bonté infinie, qui le porte à venir à nous. Sentiment qui nous touche et nous porte à nous donner à Lui. Un petit souffle divin qui nous pousse et qui vient d'en haut, ex-alto, une petite lumière surnaturelle qui nous fait voir un peu Jésus-Christ et sa beauté infinie. Si nous sentons en nous ce souffle divin, si nous apercevons une petite lumière, si nous nous sentons attiré un tant soit peu vers Jésus-Christ, ah ! Cultivons cet attrait, faisons-le croître par la prière, l'oraison, l'étude, afin qu’il grandisse et produise des fruits ». (Véritable Disciple, p. 119)

« Jésus apprit qu'ils avaient jeté dehors l'aveugle qu'il avait guéri. Le rencontrant, il lui dit: « Crois-tu au Fils de l'homme ? » Il répondit: « Et qui est-il, Seigneur, que je croie en lui ? » Jésus lui dit: « Tu le vois, Celui qui te parle, c'est Lui ». Alors, il déclara: « Je crois, Seigneur ». et il se prosterna devant Lui ». (Saint Jean 9, 35-38)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Quatrième jour

Si un peintre se regardait toujours lui-même…

« Il faut penser davantage à Notre-Seigneur qu'à nous et à nos propres misères; si un peintre se regardait toujours lui-même au lieu de regarder son modèle, il n'arriverait jamais à le copier; c’est ce que vous avez à faire, regardez Notre-Seigneur souvent, souvent, et ne vous considérez pas trop vous-même, et alors vous aurez plus de vie; appliquez-vous à imiter Notre-Seigneur et cela sans trouble, sans peine, considérez-le avec amour et avec le désir de l'imiter, voilà tout; vos fautes, vos misères, laissez-les dans l’océan de Sa Miséricorde, quand on aime Jésus il faut peu s'inquiéter du reste ». (A Soeur Marie-Mathieu, 1873)

« Je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis, parce qu’elle a montré beaucoup d'amour. » (Saint Luc 7, 47)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Cinquième jour

Et puis il y a tant de travaux divers dans son champ!

« Mais, mon bon ami, quand on y est, ce n’est plus le temps de reculer, il faut forcer le bon Dieu à nous donner ce qu'il nous manque; et puis le bon Dieu a tant besoin d'ouvriers qu'il les prend bien un peu où il peut, il n’en trouve pas toujours comme il voudrait; sa vigne est grande; et puis il y a tant de travaux divers dans son champ! Contentons-nous du moindre, et nous serons toujours plus tranquilles sur notre sort et sur celui de ceux sur lesquels nous travaillons. Ayons toujours courage; si jamais je forme une société de décrotteurs, je vous prendrai avec moi, nous ne ferons pas mal ensemble, seulement je ne pourrai guère courir, parce que je transpire de suite, mais je resterai au coin pour garder la caisse, et vous, vous ferez les courses; en attendant, continuons notre petite mission ». (Au Père Jean-Claude Jaricot, 1877)

« Va chez toi, auprès des tiens, et rapporte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde ». (Saint Marc 5, 19)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Sixième jour

C’est là notre vie et notre amour

« Qu’il est triste de voir tout ce monde ne s'occuper que de choses étrangères à celles auxquelles nous devrions nous consacrer entièrement. Ne sommes-nous pas là pour cela et pour cela seul: connaître Jésus-Christ et Son Père et le faire connaître aux autres, n’est-ce pas assez beau et n'avons-nous pas là de quoi nous occuper toute notre vie sans aller chercher ailleurs de quoi occuper notre esprit; aussi est-ce là mon désir d’avoir des frères et des soeurs catéchistes. J’y travaille moi-même avec joie et bonheur; savoir parler de Dieu et le faire connaître aux pauvres et aux ignorants, c'est là notre vie et notre amour ». (A Soeur Véronique Lhéraud, 1873)

« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. » (Saint Jean 17, 3)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Septième jour

Demandons donc d'abord l'esprit de Dieu

« Comme nous avons besoin de prière! Quand nous aurons l'esprit de Dieu ça ira bien; quand nous aurons l'esprit de Dieu, les approbations ne nous manqueront pas, mais si nous n’avons pas l'esprit de Dieu, à quoi nous serviraient-elles? A rien, elles ne serviraient qu’à notre honte et à notre condamnation; demandons donc d’abord l'esprit de Dieu, que l'Esprit Saint nous communique sa Charité, son humilité surtout, sa douceur, son zèle, et tout ira bien, mais sans cela nous ne serons jamais rien et nous ne ferons jamais rien. L'esprit de Dieu, oh ! Demandons-le toujours et tous les jours, ne cessons pas de le demander, c'est là la recommandation que je vous fais à toutes et à tous, travaillons à acquérir l'esprit de Dieu et tout ira bien ». (A Soeur Véronique Lhéraud, 1877)

« Jésus ressuscité se tint au milieu d’eux et Il leur dit: « Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». Ayant dit cela, il souffla et leur dit: « Recevez l’Esprit Saint ». » (Saint Jean 20, 21-22)

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Huitième jour

Quels sont ceux qui ont l’esprit de Dieu ?

« Ce sont ceux qui ont prié beaucoup et qui l’ont demandé longtemps. Ce sont ceux qui ont étudié longtemps le Saint Evangile, les paroles et les actions de Notre-Seigneur, qui ont vu comment les Saints agissaient et comment ils conformaient leur vie à celle de Jésus-Christ, qui ont travaillé longtemps à réformer en eux ce qui est opposé à l'esprit de Notre-Seigneur. Celui qui a l’esprit de Dieu, il ne dit rien de lui-même, il ne fait rien de lui-même; tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait repose sur une parole ou une action de Jésus Christ qu’il a pris pour fondement de sa vie; Jésus Christ est sa vie, son principe, sa fin. « Ce n’est pas moi qui vis, c’est Jésus Christ en moi » (Galates 2, 20) ». (Véritable Disciple, p. 227-228)

« Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du Ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! » (Saint Luc 11,13).

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Neuvième jour

Comme la flamme du bois

« L'esprit de Dieu n'est ni dans une règle positive, ni dans les formes, ni dans l’extérieur, ni dans les habits, ni dans les règlements; il est en nous, quand il nous est donné. On entend ce son, mais on ne sait ni d'où il vient, ni où il va, il souffle où il veut. Il nous vient au moment où nous nous y attendons le moins. Quand nous le cherchons, nous ne le trouvons pas; quand nous ne le cherchons pas, nous le trouvons; il est indépendant de notre volonté, du moment, du temps et de l’heure; il vient quand il veut, à nous de le recevoir quand il vient. Il a la liberté d’action, et il est indépendant de nous, mais il se communique à nous quand nous y pensons le moins; il n’est pas dans le raisonnement, ni dans l’étude, ni dans les théories, ni dans les règles; il est un feu divin qui bouge toujours, qui s’élève en haut de manière irrégulière, il se montre et il disparaît, comme la flamme du bois; il faut le prendre et s’en réjouir quand il se montre… et le conserver toutes les fois qu’il se communique à nous ». (Véritable Disciple, p. 511)

« Mais lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler et que dire: ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment, car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père qui parlera en vous ». (Saint Matthieu 10, 19-20).

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière demander pour la Canonisation du Bienheureux Antoine Chevrier

Prières

O Verbe ! O Christ

O Verbe ! O Christ ! Que Vous êtes beau ! Que Vous êtes grand ! Qui saura Vous connaître ? Qui pourra Vous comprendre ? Faites, ô Christ, que je Vous connaisse et que je Vous aime. Puisque Vous êtes la Lumière, laissez venir un rayon de cette Divine Lumière sur ma pauvre âme, afin que je puisse Vous voir et Vous comprendre. Mettez en moi une grande Foi en Vous afin que toutes Vos Paroles soient pour moi autant de lumières qui m'éclairent et me fassent aller à Vous, et Vous suivre, dans toutes les voies de la Justice et de la Vérité. O Christ ! O Verbe ! Vous êtes mon Seigneur et mon seul et unique Maître. Parlez, je veux Vous écouter et mettre Votre parole en pratique. Je veux écouter Votre Divine Parole, parce que je sais qu’elle vient du Ciel. Je veux l’écouter, la méditer, la mettre en pratique, parce que dans Votre Parole il y a la Vie, la joie, la paix et le bonheur. Parlez, Seigneur, Vous êtes mon Seigneur et mon Maître et je ne veux écouter que Vous. Amen.

« Pauvreté, que tu es belle ! »

« O pauvreté, que tu es belle ! Jésus Christ, mon Maître, t'a trouvée si belle qu'Il t'a épousée en descendant du Ciel, qu'Il a fait de toi la compagne de Sa Vie et qu'Il a voulu mourir avec toi sur la Croix. Donnez-moi, ô mon Maître, cette belle pauvreté. Que je la prenne avec joie, que je l'embrasse avec amour, pour en faire la compagne de toute ma vie et mourir avec elle sur un morceau de bois, comme mon Maître ! » (VD, p. 323).

L’origine du Prado

La Conversion de Noël 1856

« C’est en méditant la nuit de Noël sur la pauvreté et l'humilité de Notre Seigneur que j'ai résolu de tout quitter et de vivre le plus pauvrement possible. Je me disais: « Le Fils de Dieu est descendu sur la terre pour sauver les hommes et convertir les pécheurs. Et cependant que voyons-nous ? Que de pécheurs il y a dans le monde ! Les hommes continuent à se damner ». Alors, je me suis décidé à suivre Notre-Seigneur Jésus Christ de plus près, pour me rendre plus capable de travailler efficacement au salut des âmes, et mon désir est que vous-mêmes, vous suiviez Notre-Seigneur de près » (Antoine Chevrier).

 

Association des Prêtres du Prado

13, rue Père Chevrier – 69007 Lyon

04 78 72 41 67

Mail: ap.prado@wanadoo.fr

www.leprado.org

 

Le texte de cette neuvaine est extrait d'un livret édité par Bayard Service Édition, en collaboration avec l’Association des Prêtres du Prado en Mars 2012

 

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine ici

11 avril 2010

Litanies de Saint Pothin

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Saint Pothin et ses compagnons

Martyrs de Lyon

(+ 177)

Fête le 2 juin

Saint Pothin fut le premier évêque de Lyon. Il venait de l’Asie, avait été formé à l’école de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, et envoyé par lui dans les Gaules.  Pothin, après avoir gagné un grand nombre d’âmes à Jésus-Christ, fut arrêté sous le règne de Marc-Aurèle. Il était âgé de quatre-vingt-dix ans, faible et tout infirme; son zèle et le désir du martyre soutenaient ses forces et son courage. Conduit au tribunal au milieu des injures de la populace païenne, il fut interrogé par le gouverneur, qui lui demanda quel était le Dieu des chrétiens: « Vous le connaîtrez si vous en êtes digne », répondit l’évêque. A ces mots, la multitude furieuse se précipite contre lui; ceux qui étaient plus près le frappèrent à coups de pieds et à coups de poings, sans aucun respect pour son âge. Le vieillard conservait à peine un souffle de vie quand il fut jeté en prison, où il expira peu après. Le récit du martyre des compagnons de saint Pothin est une des plus belles pages de l’histoire de l’Église des premiers siècles. Le diacre Sanctus supporta sans faiblir toutes les tortures, au point que son corps était devenu un amas informe d’os et de membres broyés et de chairs calcinées; au bout de quelques jours, miraculeusement guéri, il se trouva fort pour de nouveaux supplices. Il ne voulait dire à ses bourreaux ni son nom, ni sa patrie, ni sa condition; à toutes les interrogations il répondait: « Je suis chrétien! » Ce titre était tout pour lui; livré enfin aux bêtes, il fut égorgé dans l’amphithéâtre. Maturus eut à endurer les mêmes supplices que le saint diacre; il subit les verges, la chaise de fer rougie au feu, et fut enfin dévoré par les bêtes féroces. Le médecin Alexandre, qui, dans la foule des spectateurs, soutenait du geste le courage des martyrs, fut saisi et livré aux supplices. Attale, pendant qu’on le grillait sur une chaise de fer, vengeait les chrétiens des odieuses imputations dont on les chargeait indignement: « Ce ne sont pas, disait-il, les chrétiens qui mangent les hommes, c’est vous; quand à nous, nous évitons tout ce qui est mal ». On lui demanda comment S’appelait Dieu: « Dieu, dit-il, n’a pas de nom comme nous autres mortels ». Il restait encore le jeune Ponticus, âgé de quinze ans, et l’esclave Blandine, qui avaient été témoins de la mort cruelle de leurs frères; Ponticus alla le premier rejoindre les martyrs qui l’avaient devancé; Blandine, rayonnante de joie, fut torturée avec une cruauté particulière, puis livrée à un taureau, qui la lança plusieurs fois dans les airs; enfin elle eut la tête tranchée.

Litanies de Saint Pothin

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde , qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes. Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saint Pothin, priez pour nous.
Saint Pothin, notre père dans la foi,

Saint Pothin, premier anneau de la chaîne qui nous unit à l'Eglise de Jésus-Christ,

Saint Pothin, digne successeur des Apôtres

Saint Pothin, disciple fidèle de Saint Jean et de Saint Polycarpe,

Saint Pothin, embrasé du feu de la charité divine,

Saint Pothin, brûlant de zèle pour le salut des âmes,

Saint Pothin, sacrifiant tout ce que vous présente le monde pour venir éclairer un peuple idolâtre, Saint Pothin, ange de paix et de lumière pour les Gaules,

Saint Pothin, pasteur infatigable dans vos travaux,

Saint Pothin, père tendre d'un troupeau nombreux que vous enfantez à Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Pothin, pasteur vigilant, qui défendez et soutenez vos brebis contre la fureur des loups,

Saint Pothin, fidèle dispensateur de la parole divine,

Saint Pothin, répandant partout la bonne odeur de Jésus-Christ,

Saint Pothin, le soutien du faible au milieu des combats,

Saint Pothin, la terreur du paganisme par la vivacité de votre foi,

Saint Pothin, destructeur des idoles qu'adoraient nos pères,

Saint Pothin., intrépide confesseur de Jésus-Christ en face des tyrans,

Saint Pothin, brûlant du désir de verser votre sang pour Jésus-Christ,

Saint Pothin, copie fidèle du divin Agneau immolé pour le salut du monde, priez pour nous.

Saint Pothin, accablé d'outrages et de coups par une vile populace,

Saint Pothin, rassasié d'opprobres,

Saint Pothin, traîné inhumainement dans nos rues comme un criminel,

Saint Pothin, exposé à toute la fureur des ennemis du nom chrétien,

Saint Pothin, marquant de votre sang les traces de vos pas,

Saint Pothin, vénérable vieillard jeté au fond d'une étroite prison,

Saint Pothin, athlète invincible de Jésus-Christ au milieu de vos tourments,

Saint Pothin, encourageant vos enfants au martyre jusqu'au moment de votre mort,

Saint Pothin, consommant votre sacrifice dans les horreurs d'un noir cachot, 

Saint Pothin, digne chef des innombrables Martyrs de Lyon,

Saint Pothin, l'honneur et la gloire du diocèse de Lyon,

Saint Pothin, notre protecteur et le soutien de notre foi,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Saint Pothin, priez pour nous,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Dieu tout-puissant, qui, par la prédication du bienheureux Pothin, notre apôtre et pontife, et par le courage invincible de sainte Blandine, vierge, et de ses compagnons martyrs, avez daigné éclairer nos pères qui étaient assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, daignez aussi nous accorder la grâce de conserver toujours le souvenir d'un si grand bienfait, et de montrer sans cesse, par nos œuvres, la foi que nous professons. Nous vous en supplions par Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

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Téléchargez le texte des Litanies de Saint Pothin (pdf) en cliquant ici

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26 janvier 2009

Litanies de la Vénérable Pauline Jaricot

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La Vénérable Pauline Jaricot

Une femme aux grandes intuitions

1799-1862

Fête le 9 janvier

Pauline Jaricot est née à Lyon (France), le 22 juillet 1799, dans une famille de riches industriels. Dès son enfance, elle reçut une bonne éducation chrétienne. A la suite d’une grave maladie et de la mort de sa mère en 1816, dont elle sortit guérie de corps et d’âme, Pauline décida de servir Dieu uniquement, prête à se consacrer à tout ce qui concernait la cause de la foi. A la fin de 1816, elle fit, en privé, le vœu de chasteté et adopta le mode de vie et la manière de s’habiller des pauvres ouvrières. Grâce à son frère, Philéas, étudiant au séminaire de St Sulpice à Paris, où il se préparait à partir comme missionnaire en Chine, Pauline était informée sur la situation critique des missions.

Pauline, tout en s’efforçant de faire connaître les nécessités des missions, cherchait donc quelque chose de plus organique, capable de susciter l’enthousiasme et de se développer de l’intérieur; quelque chose, de plus, qui puisse embrasser la totalité des catholiques et devenir une aide réelle pour toutes les missions indistinctement.

C’était bien son idée, mais il fallait la réaliser par une formule appropriée. Pauline, comme elle le dit elle-même, trouva cette formule un soir d’hiver de l’année 1819, dans une inspiration subite. Il s’agissait d’une formule très simple: constituer des groupes de dix personnes dont chacune s’engagerait à former un nouveau groupe de dix – organiser ainsi les décuries en centuries, et ces dernières en groupes de mille – chacun présidé par un chef de groupe; à tous les échelons, chaque membre avait l’obligation de réciter une prière quotidienne et de faire une offrande hebdomadaire pour les missions.

Fondation de la Propagation de la Foi: 3 mai 1822

C’est ainsi que la Propagation de la Foi vit le jour. Les premiers inscrits furent des ouvriers d’une usine dirigée par la sœur et le beau-frère de Pauline. Les premières zélatrices furent choisies parmi ces mêmes ouvrières, organisées en association par Pauline, sous le nom de "Réparatrices du Sacré Cœur de Jésus". L’initiative eut un succès immédiat et Pauline se trouva rapidement à la tête du premier groupe de mille. Son frère Philéas l’encourageait : « continue – lui écrivait-il en 1818 – à propager cette œuvre que Dieu a voulu commencer par tes mains et qui sera peut-être un jour le grain destiné à devenir un grand arbre, dont les branches couvrirons toute la terre de leur ombre ».

L’association adopta aussitôt le nom de Propagation de la Foi. L’œuvre s’organisait rapidement : en 1821, elle comptait déjà environ 2.000 membres. Les offrandes recueillies de juin 1821 à mai 1822 s’élevaient à 2.000 francs qui furent remis à la Société des Missions Etrangères de Paris. En décembre 1822, la somme totale recueillie depuis le début était de 8.050,30 F. Mais à ce moment-là, Pauline avait déjà laissé la direction de la Propagation de la Foi.

Le 3 mai 1822, un groupe de prêtres et de laïcs s’étaient réunis à Lyon pour étudier une forme de coopération missionnaire qui ne fut pas limitée aux missions françaises, mais étendue au monde entier et aux missionnaires de tous les pays. Et après quelques hésitations, on décida d’adopter l’œuvre même de Pauline Jaricot. Le président de l’assemblée, Benoît Coste, déclara à cette occasion : "Nous sommes catholiques, en conséquence, nous ne devons pas soutenir telle ou telle mission particulière, mais toutes les missions du monde " : "Ubiquer per orbem". Victor Girodon, un des plus ardents défenseurs de Pauline Jaricot et membre de son œuvre, intervient dans la discussion, pour expliquer la nature et les finalités de l’œuvre de la Propagation de la Foi ainsi que les méthodes de Pauline pour la collecte des offrandes. Le groupe se constitua en conseil provisoire de l’œuvre et décida la création d’un bureau central. St François Xavier fut choisi comme patron.

Pendant ce temps, Pauline s’en tenait au seul rôle de chef de centurie. Mais elle entrevit dans la nouvelle direction et organisation le moyen de donner à la Propagation de la Foi ce caractère d’universalité dont elle avait sans cesse rêvé : recueillir les prières et les offrandes des fidèles du monde entier et les envoyer directement au Saint-Siège, afin qu’elles soient distribuées vraiment à tous. Son rêve deviendra réalité un siècle plus tard, avec les Œuvres Pontificales Missionnaires : l’Œuvre de la Propagation de la Foi a donc son origine dans l’initiative de Pauline Jaricot. Il faut reconnaître cependant que les origines de l’œuvre sont également le résultat d’une prise de conscience, de la part de larges couches de la communauté catholique du temps, des exigences universelles de la foi aussi bien que de la mission universelle de l’Eglise en tant que communauté catholique vivante. Ces exigences et cette prise de conscience trouvèrent une application pratique immédiate dans l’apostolat de la coopération missionnaire, et en Pauline Jaricot une géniale organisatrice. Aujourd’hui l’œuvre de la Propagation de la Foi (O.P.M.) est présente dans plus de 150 pays au monde.

Texte extrait du site www.mission.catholique.fr

Litanies en l'honneur de la Vénérable Pauline Jaricot

Pour usage privé

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, écoutez-nous

Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fidèle imitatrice de Jésus-Christ, priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fidèle aux tâches familiales et domestiques, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fidèle adoratrice du Très Saint Sacrement, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, persécutée comme les martyrs, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, entièrement détaché de biens temporels, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, épouse virginale de Jésus Christ ardente dans la louange de l'amour infini de Jésus-Christ présent dans la Sainte Eucharistie, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, consacrée à l'extension du Royaume de Jésus-Christ dans le monde entier, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, imperturbable dans votre offrande en sacrifice pour le salut des âmes, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, guidée par la devise «Dieu Seul et Sa gloire, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont le travail a été béni par miraculeux succès, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la vie a réjoui les Cœurs de Jésus et de Marie, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la vie a été une prière continuelle, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui a été l'étincelle allumant dans le monde le feu de la foi universelle, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui ne connaît pas de compromis, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, pour qui aucune tâche n'était trop grande, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez subi la furie de l'Enfer, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez souffert le martyre par les contradictions, calomnies et de mépris, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez été abandonnée de tous, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, que Dieu a chargée d'une grande croix et grandes grâces, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la charité était inépuisable, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez été guérie miraculeusement par l'intercession de Sainte-Philomène, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez subi la perte de toute consolation humaine, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui était obéissante et mortifiée, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la confiance en Dieu, n'a jamais faibli, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez pardonné, aimé et prié pour ceux qui ont causé votre ruine, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez uni la vie contemplative à une vie remplie de bonnes œuvres, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la sainteté est ancrée dans une entière soumission à la volonté et au bon plaisir de votre divin Maître, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont le trésor sur cette terre était la Croix, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez vécu vos problèmes de santé dans une parfaite résignation, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la dernière Agonie a été longue et cruelle, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez donné votre cœur au Divin Cœur de Jésus, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez consacré votre âme à la Mère de Dieu, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont le cœur était une Fournaise de la charité, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, guide des âmes, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, consolatrice des affligés, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, constante dans la prière pour la sanctification des Prêtres, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, purifiée comme l'or pur dans le creuset de la souffrance, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, enflammée sans cesse pour le salut des âme, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, mère de la Propagation de la Foi, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, mère du Rosaire Vivant, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, héroïque dans vos vertus, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, héroïque dans votre souffrance, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, héroïque dans votre amour, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fille fidèle et docile de la Sainte Église catholique romaine, Priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

Cœur de Jésus, écoutez-nous.

Cœur de Jésus, exaucez-nous.

Priez pour nous, ô vénérable Pauline Marie Jaricot,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.

Prions

Dieu Tout-Puissant et miséricordieux, qui avez choisi l'humble et pauvre vierge Pauline Jaricot, pour qu'elle fonde l'œuvre pour la Propagation de la Foi et le Rosaire Vivant, et qui avez voulu purifier ses œuvres par les humiliations, les procès et les persécutions qu'elle a subies; nous Vous en supplions, daignez hâter le jour où l'Eglise reconnaîtra publiquement la Sainteté de sa vie, pour que par son exemple de patience, d'amour de la Croix, et de vie de prière soit réalisée dans sa plénitude la Propagation de la Foi dans le monde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Téléchargez le texte des Litanies de Pauline Jaricot (pdf) en cliquant ici