28 décembre 2018

Prier avec Sainte Gertrude de Hefta

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Prier avec Sainte Gertrude de Hefta

Prières extraites des Exercices

 

Prière à l’Ange Gardien

 

Salut, saint Ange de Dieu, gardien de mon âme et de mon corps; par le très doux coeur du Fils de Dieu Jésus-Christ, pour l’amour de Celui qui t’a créée et moi aussi, pour l’amour de Celui qui m’a confiée à toi lors de mon Baptême, reçois-moi en la garde de ta très fidèle paternité : afin que par ton aide, je traverse le torrent de cette vie sans souiller mes pieds, jusqu’à ce que j’arrive avec toi joyeuse à la vue de cette face d’où découle le miel, face que tu vois, toi; à la vue très réjouissante de cette suprême Divinité, dont la douceur surpasse toute suavité. (Exercice 1)

 

Pour renouveler la grâce de son baptême

 

O Jésus, fontaine de vie, fais-moi boire en toi la coupe d’eau vive, afin qu’ayant goûté de toi éternellement je n’aie plus soif de rien sinon de toi. Plonge-moi tout entière dans la profondeur de ta miséricorde. Baptise-moi dans la pureté sans tache de ta mort précieuse. Renouvelle-moi dans ton sang, par lequel tu m'as rachetée. Dans l'eau de ton côté très saint, lave toutes les taches dont j'ai pu souiller l'innocence de mon baptême. Remplis-moi de ton Esprit pour la vie éternelle. (Exercice 1).

 

Signe de croix

 

Par l'amour de ton amour, fais-moi porter sur mes épaules, et toujours, le joug suave et le fardeau léger de tes commandements ; fais-moi porter sur mon coeur, et toujours, le serment de la sainte foi, comme. un bouquet de myrrhe, afin que toi qui as été crucifié pour moi, tu demeures à jamais fixé dans mon coeur. Amen. (Exercice 1)

 

Prière de l’Amen

 

Que le Dieu fidèle, le vrai Amen qui ne défaille jamais, me fasse avoir une soif ardente de ce cher Amen, par lequel il nous fait aimer ; qu’il me fasse goûter suavement ce doux Amen par lequel il nous conforte ; qu’il me fasse être heureusement consommée en cet Amen salutaire, par lequel il nous béatifie, afin qu’en l’éternité je mérite d’un vrai mérite de goûter l’Amen éternel et très suave, par lequel je crois que je verrai le vrai Amen lui-même, Jésus le Fils de Dieu, lequel seul suffit à qui l’aime, et ensemble avec le Père et le Saint Esprit donne tous ses biens, et ne dédaigne pas ceux qu’il a créés. Amen. Amen. Amen. (Exercice II).

 

Prière à la Trinité

 

O Dieu, Trinité sainte, fontaine d’éternelle lumière, par ta divine toute-puissance soutiens-moi, par ta divine sagesse conduis-moi, par ta divine bonté fais-moi selon ton coeur.

 

Prière au Bon Pasteur

 

De grâce, Jésus, bon Pasteur, fais-moi entendre et reconnaître ta voix. Lève-moi sur ton bras. Fais-moi reposer sur ton sein, moi ta brebis, fécondée du Saint-Esprit. Là enseigne-moi à te craindre. Là apprends-moi à t’aimer. Là instruis-moi à te suivre. Amen.

 

Extrait de Litanies

 

O Abraham, mon père, obtiens-moi cette foi, cette obéissance, qui t’a conduit à l’amitié au Dieu vivant.

O Moïse, cher à Dieu, obtiens-moi cet esprit de. douceur, de paix et de charité, qui t’a rendu digne de parler face à face avec la majesté du Seigneur.

O David, vénérable roi-prophète, obtiens-moi cette parfaite fidélité, résolution et humilité, qui a fait de toi un homme selon le coeur de Dieu, afin que tu fusses vraiment cher et agréable - au Roi qui est Dieu.

 

Louange au Verbe Incarné

 

Sois béni pour avoir pris notre humanité, ce qui m’a appelée en la société de ta divinité.

Sois béni par cet exil de 33 ans que tu as enduré pour moi, afin de ramener mon âme qui était perdue, à la fontaine de la vie éternelle.

Sois béni par tous les travaux, les douleurs et les sueurs par lesquels tu as sanctifié toutes mes angoisses, mes souffrances et mes maladies.

Sois béni par ton abondante dilection, par laquelle tu es devenu de mon âme la précieuse rédemption.

Sois béni par toutes et chacune des gouttes de ton très précieux sang, par lesquelles tu as donné la vie à mon âme, et tu m’as rachetée à un si haut prix.

 

ô Amour !

 

Ô Amour, l’ardeur de ta flamme divine m’a ouvert le coeur très doux de mon Jésus.

Ô coeur, source de douleur !

Ô coeur regorgeant de miséricorde !

Ô coeur surabondant de Charité !

Ô coeut distillant de suavité !

Ô coeur plein de tendresse !

Fais-moi mourir d’amour et de dilection pour toi, ô très cher coeur.

Ô très chère perle de mon coeur, invite-moi à ton festin vivifiant. (Exercice VI).

 

Ces prières de Sainte Gertrude dont ses Exercices foisonnent dans la traduction de Dom Emmanuel, Olivétain, 1915

(Pour lire l'intégralité des Exercices de Sainte Gertrude, cliquer ICI)

 

Prières extraites du hors série de Parole et prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta publié en 2014

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Téléchargez le texte de ces prières (pdf) en cliquant ici


08 décembre 2018

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

 

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Deuxième Semaine de l’Avent

 

Deuxième Dimanche de l’Avent

Jésus parle de la Messe

 

Ecoutons Jésus entretenir Gertrude de la grandeur inouïe du Sacrement de l’amour qu’est l’Eucharistie : « Je mets mes délices à être avec les enfants des hommes et c’est avec un grand sentiment d’amour que Je leur ai laissé ce Sacrement à accomplir et à soigneusement répéter en mémoire de Moi, M’étant d’ailleurs obligé par lui, à demeurer avec les fidèles jusqu’à la fin du monde » (Héraut de l’Amour Divin III-LXXVII, 1). « La rigueur de Ma justice s’est laissé enfermer dans la douceur de Ma Miséricorde, car c’est celle-ci que, dans ce Sacrement visible, j’aime présenter à tous les hommes » (Héraut de l’Amour Divin III-XVIII, 13).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Avant de communier, Gertrude dit au Seigneur : « O Seigneur, qu’allez-Vous me donner ? » Il répondit : « Tout Moi-même avec l’entière vertu de Ma divinité, comme au jour où m’engendra la Vierge, Ma Mère » (Héraut de l’Amour Divin III-XXXVI, 1).

 

Parole de Dieu : « Je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël : tu comptes beaucoup à Mes yeux, tu as du prix et je T’aime » (Isaïe 43, 3,4).

 

Dans ma vie

 

Nous ignorons à quel rythme communiait Sainte Gertrude, mais nous savons qu’elle s’y préparait plusieurs jours à l’avance. Parfois la maladie l’en empêche ; elle fait alors la « communion spirituelle ». « Fût-ce une préparation de 1000 ans ». Jamais nous ne serons dignes de communier, reconnaît-elle avec réalisme. « Pas de meilleure préparation à la communion que l’assistance à la Messe » dit-elle encore. « Le regard de miséricorde du Seigneur assure une préparation convenable ». Préparons les chemins du Seigneur, préparons-nous à bien communier en confiant notre indignité à l’Agneau de Dieu.

 

Résolution : Je soigne mon action de grâces à la messe : je la fais à genoux. Si j’ai perdu l’habitude de la faire, je demande à Sainte Gertrude de m’aider. Je demande conseil à un prêtre et je cherche dans un missel les prières après la communion.

 

Lundi

Intercession de Marie

 

Un 2 février, on chantait l’antienne : « Toi demeurée vierge après l’enfantement, intercède pour nous ». Aux mots « intercède pour nous », Gertrude voit la Bienheureuse Vierge Marie balayer de son manteau les souillures du coeur et de l’âme de toute la communauté, puis les déposer dans un coin et se placer elle-même devant, comme pour les dérober aux regards de la justice divine… Puis la Vierge de grâce offrir par un baiser au Roi des rois son Fils, tel un présent, la dévotion de toute la communauté unie à sa propre dévotion parfaitement pure (Héraut de l’Amour Divin IX-IX, 3).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Je vous loue, Seigneur, par la douce mélodie de votre coeur dans l’innocence de cette virginité parfaite, en laquelle, Vierge, elle vous a conçu, Vierge elle vous mit au monde, virginité qui demeura inviolée en elle, même après qu’elle eût enfantée… Je vous loue, de cette humilité toute paisible par laquelle la Vierge dans tache a été, chaque jour, digne de vous recevoir... » (Héraut de l’Amour Divin III-XLVI, 2-3).

 

Parole de Dieu : « Tu es toute belle, ma bien-aimée, et sans tache aucune » (Cantique des Cantiques 4, 7).

 

Dans ma vie

 

Sainte Gertrude, qui vénérait tant la pureté éclatante de Marie, ne connaissait pas la Fête de l’Immaculée Conception. Saint Bernard, qu’elle lisait et qu’elle citait, refusait d’enseigner ce privilège marial que la théologie ne pouvait expliquer. Nous qui, depuis 1854, savons que c’est en vue de l’incarnation-rédemption de Son Fils que Dieu a préservé la Vierge Marie de la tache originelle et de tout péché (collecte du 8 décembre), intensifions notre prière à l’Immaculée. Demandons à son Coeur Immaculé la grâce d’un coeur qui se purifie par l’humilité, la lucidité de ses fautes, la vérité, l’adoration.

 

Résolution : Je décide d’aller à la Messe aujourd’hui pour fêter Marie Immaculée, je l’invoque plusieurs fois dans la journée à l’aide des litanies qui louent sa pureté : Mère très pure, Reine des vierges, Reine conçue sans péché...

 

Mardi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

« Les entretiens fréquents qu’elle a avec le Seigneur de majesté ont pour effet de l’enfoncer davantage dans l’humilité » écrit son chroniqueur. Jésus lui-même y veille : « Je t’exclus par moment de mes secrets pour le maintien de l’humilité ; afin que dans ma possession tu découvres ce que tu es par moi et, dans l’indigence, tu reconnaisses ce que tu es par toi-même » (Héraut de l’Amour Divin I-XVI, 1). Gertrude se tient d’ailleurs pour totalement indigne de la moindre grâce. « Considérant la misère multiforme de ses déficiences, elle se jette, avec le pus grand mépris d’elle-même, dans la profonde vallée de l’humilité qui lui est familière » (Héraut de l’Amour Divin III-XXVI, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Le souvenir de toutes ses fautes passées la jetait dans une telle confusion qu’elle ne cherchait qu’à se cacher à jamais, et voilà que le Seigneur s’inclinait vers elle avec révérence… : « Je ne puis absolument pas m’empêcher de rejoindre celle qui, par les cordes solides de l’humilité, tire jusqu’à elle mon coeur divin ». (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 39).

 

Parole de Dieu : « Seigneur, je n’ai pas le coeur fier, ni le regard hautain. Je n’ai pas pris un chemin de grandeur » (Psaume 130, 1).

 

Dans ma vie

 

À Hefta, Gertrude vit sous la Règle de Saint Benoît où le chapitre le plus long concerne l’humilité, vertu monastique par excellence. Chacun des douze degrés d’humilité peut être illustré avec des passages du Héraut de l’Amour Divin. Depuis sa rencontre avec Jésus ressuscité, Gertrude vit une transfiguration de tout son être ; unie à Jésus « doux et humble de coeur », elle réagit sans cesse avec humilité. L’Amour du Christ la purifie et, à son image, elle rayonne les vertus évangéliques de douceur et d’humilité ; vertus d’Avent, vertus du mystère de l’Incarnation célébrée à Noël.

 

Résolution : Je choisis de poser un acte d’humilité dans le sens contraire de la pente de mon orgueil : ne pas répondre, ne pas vouloir avoir toujours raison, laisser parler l’autre en premier...bref céder !

 

Mercredi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

Une vision de l’arbre de la Charité dont bénéficia Gertrude nous apprend que « ses fruits sont les bonnes œuvres, sa floraison, les bonnes intentions, et le feuillage étincelant, les saintes pensées » à l’égard du prochain. Gertrude excelle à prier pour ses sœurs et ceux, nombreux, qui se recommandent à sa prière (Héraut de l’Amour Divin III XV, 1). Jésus lui apprend la délicatesse dans la correction fraternelle ; Il lui explique qu’il ne faut pas « mépriser son prochain à cause de ses défauts, ni dévoiler ses travers, ni le condamner intérieurement avec dureté et encore moins le noircir à l’occasion par quelques médisances » (Héraut de l’Amour Divin III-LXXIV, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Il ne suffit pas à l’homme de vaincre son jugement pour prendre la résolution de faire du bien à son ennemi ; il doit aussi chercher les occasions de passer à la pratique pour faire du bien à ceux qui nous persécutent… La Charité envers les ennemis ne doit pas être séparée de la douceur de goûter Dieu qui rend prêt à subir la mort pour le Christ » (Héraut de l’Amour Divin, II-I, 2).

 

Parole de Dieu : « La Charité ne tient pas compte du mal. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout » (1 Corinthiens 13, 6-7).

 

Dans ma vie

 

La perfection de la Charité fraternelle, à savoir l’amour des ennemis, a priori semble difficile, voire impossible. Et que dire du support des injures, des injustices ? Pourtant ce sont des exigences de l’Evangile, celles du discours sur la montagne de Matthieu 5-7. Certes, ni le mal, ni la violence ne sont injustifiables. Jésus explique qu’il ne souffrirait aucun mal s’il ne pouvait le faire servir au salut éternel (cf Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 22). Il apprend à Sainte Gertrude de ne pas s’en prendre aux persécuteurs, mais de jeter sur eux un regard de compassion. Pour nous, c’est le commencement de la paix de Noël.

 

Résolution : J’aborde avec un sourire tous ceux que je rencontre dans la journée, amis comme ennemis ! Je relis 1 Corinthiens 13, 4-7 en remplaçant par mon prénom le terme Charité : un bel examen de conscience !

 

Jeudi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

Un jour, alors que Gertrude prie pour ceux qui ont causé de grands dommages et déprédations au monastère, le Seigneur aimant et miséricordieux lui apparaît avec un bras malade, tordu. Il lui dit : « Considère quelle douleur m’infligerait celui qui frapperait à coups de poing sur mon bras. Me causent une telle douleur ceux qui publient mes méfaits et le mal de leurs persécuteurs, en oubliant que ces ennemis sont aussi mes membres. Au contraire, ceux qui implorent ma clémence pour leur conversion oignent mon bras des plus doux onguents » (Héraut de l’Amour Divin III-LXVII, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Quelle raison, Dieu d’infinie tendresse, peut justifier que des personnes si indignes soient appelées votre bras ? » - « Ils sont membres de l’Église dont je suis la tête… Contraint par ma propre tendresse d’en prendre soin, je souhaite, d’un incroyable désir, qu’ils reviennent à moi par la pénitence » (Héraut de l’Amour Divin III-LXVII, 2).

 

Parole de Dieu : « Garde ta langue du mal ; fais-le bien, recherche la paix et poursuis-la » (Psaume 32, 15).

 

Dans ma vie

 

« Le Royaume des cieux subit la violence – dit Jésus dans l’Evangile de ce deuxième jeudi de l’Avent – et des vents violents cherchent à s’en emparer ». La prière de l’homme et de l’Église est la seule « violence » recommandée par l’Evangile. Issue de l’amour, elle hâte l’avènement du Royaume et du « Prince de la Paix » ; miséricorde incarnée, sa mission sera de faire miséricorde et de pardonner. Non seulement l’amour couvre la multitude des péchés, mais, selon l’enseignement de Sainte Gertrude, « l’amour rend l’aimé aimable ».

 

Résolution : En priant la Vierge Marie, je médite les mystères de l’enfance de Jésus, Reine de la Paix, l’arrêt de toutes les guerres et violences injustes dans le monde. Je cherche à devenir un artisan de paix.

 

Vendredi

Abandon dans la maladie

 

Tout en lui manifestant un tendre amour, Gertrude, si souvent et depuis si longtemps malade, demande, une nuit, au Seigneur pourquoi il est indifférents de vivre ou de mourir. Il lui répond : « Lorsque l’époux conduit l’épouse à sa roseraie pour y cueillir des roses afin de les tresser, celle-ci prend tant de plaisir au doux entretien de l’époux qu’elle ne s’enquiert nullement des sortes de roses qu’il a l’intention de cueillir ; promptement et sans autre réflexion, elle dispose dans la guirlande chaque rose que l’époux choisit (Héraut de l’Amour Divin III-LVI, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Ainsi conclu le Seigneur, l’âme fidèle, dont toute la joie est de faire ma volonté et de s’y conduire comme en une roseraie, est à coup sûr indifférente au jeu de mon bon plaisir, pouvant lui rendre la santé ou mettre un terme à sa vie d’ici-bas ; car dans la plénitude d’une absolue confiance, elle s’est tout abandonnée à la conduite paternelle » (Héraut de l’Amour Divin III-LVI, 1).

 

Parole de Dieu : « Pour moi, certes, la vie c’est le Christ, et mourir représente un gain. Cependant… j’hésite à faire un choix » (Philippiens 1, 21-22).

 

Dans ma vie

 

Gertrude demande souvent au Seigneur la guérison ou du moins la force de pouvoir assister à l’office ; mais elle est toujours prête à acquiescer à son bon vouloir. Si, le plus souvent, Jésus juge meilleur pour elle et pour les autres de ne pas atténuer ses épreuves, presque à chaque fois il la console en lui manifestant le bien qu’est l’offrande de ses souffrances pour autrui et en la faisant reposer tendrement sur son coeur. Demandons-lui de ne pas permettre « que la fatigue nous abatte, alors que nous attendons la venue bienheureuse de celui qui nous rendra les forces et la santé » (Collecte du 2e mercredi).

 

Résolution : J’offre toutes les fatigues de la journée pour les malades et je demande pour eux et pour moi une grâce d’abandon à la volonté de Dieu.

 

Samedi

L’attention du coeur

 

La nuit de la fête des 11 000 Vierges, alors qu’on lisait la parabole des Vierges Sages et qu’on la méditait dans plusieurs répons, eut lieu ce dialogue avec le Seigneur : « Où est ta lampe ? » Gertrude répondit : « Voici, Seigneur, que je vous présente mon coeur en guise de lampe ». Le Seigneur : « Je le remplirai jusqu’au bord de l’huile de mon Divin Coeur ». Mais elle : « Et quelle en sera la mèche ? » Le Seigneur : « Cette mèche qui luira doucement pour moi sera cette attention aimante qui te fait tendre tout droit vers moi en toute tes actions » (Héraut de l’Amour Divin IV-LIV, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Bien que l’homme par fragilité de nature omette parfois de tendre son attention vers Dieu, celui-ci pourtant, dans sa bonté miséricordieuse, ne néglige pas de tenir toutes nos œuvres pour dignes d’une récompense éternelle, pourvu seulement que nous ne détournions pas délibérément de lui, et que nous nous repentions souvent de tout ce que nous reproche notre conscience » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 34).

 

Parole de Dieu : « Voici l’Epoux ! Sortez à sa rencontre… Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces ». (Matthieu 25, 6-10).

 

Dans ma vie

 

Dans notre attente de la venue de l’Epoux, retenons la leçon de vigilance de cet évangile lu en la fête de Sainte Lucie. Sommes-nous de ces veilleurs qui, selon la collecte d’hier, « vont à sa rencontre avec des lampes allumées » ? Cette parabole, Jésus l’explique donc lui-même à Sainte Gertrude. La vigilance n’est pas seulement un état physique, celui de ne pas céder au sommeil, puisque les dix vierges se sont endormies. C’est un état de l’âme, attentive à son Dieu toujours en train de venir ; la disponibilité intérieure permanente, « l’attention aimante d’un coeur toujours prêt.

 

Résolution :Pour être prêt, je pense à mon attitude de chrétien. Suis-je fidèle à faire de petites prières à Dieu, un acte quotidien d’humilité ? Je prépare l’évangile de demain pour être plus attentif lors de sa proclamation.

 

Textes extraits du Hors Série de Parole et Prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta » publié en 2014

 

Gertrude

 

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07 août 2013

La vision de la Sainte Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

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La vision de la Sainte Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

(Scivias, IIe livre, 2e vision)

 

« Ensuite je vis une splendide lumière et, dans elle, une forme humaine, couleur de saphir, qui brûlait d'un feu brillant et suave ; et cette splendide lumière pénétra tout ce feu brillant, et ce feu brillant s'infusa dans cette splendide lumière ; et cette splendide lumière et ce feu brillant pénétrèrent toute cette forme humaine, ne faisant qu'une seule lumière, par une même vertu et une même Puissance. Et, de nouveau, j'entendis cette lumière vivante qui me disait : « C'est le sens des mystères de Dieu, afin que l'on distingue et que l'on comprenne discrètement quelle est cette plénitude qui n'a pas d'origine, et à laquelle il ne manque rien ; qui, par sa vertu toute puissante, fixe les bornes de toutes les puissances. Car, si le Seigneur était exempt de sa propre vertu, quelle serait alors son œuvre ? Elle serait certainement vaine, car c'est dans l'œuvre parfaite que l'on voit quel est l'artisan.

C'est pourquoi tu vois une splendide lumière qui n'a pas d'origine, et à laquelle il ne peut rien manquer : Elle désigne le Père et, dans elle, une forme humaine, couleur de saphir, sans aucune tache d'imperfection, d'envie et d'iniquité, désigne le Fils, engendré par le Père, avant le temps, selon la divinité ; mais ensuite, incarné dans le temps, selon l'humanité, et venu dans le monde.

Elle brûle entièrement d'un feu brillant et suave, qui sans aucune atteinte de nulle aride et ténébreuse mortalité, démontre le Saint-Esprit, dont le même Fils unique de Dieu, conçu selon la chair et né d'une vierge dans le temps, répandit dans le monde la lumière de la vraie clarté.

Mais, que cette splendide lumière pénètre tout ce feu brillant, et que ce feu brillant s'infuse dans toute cette splendide lumière, et que cette splendide lumière et ce feu brillant remplissent toute cette forme humaine, ne faisant qu'une seule lumière dans une même vertu et une même puissance : cela signifie que le Père qui est l'équité souveraine, mais qui n'est pas sans le Fils et le Saint Esprit ; et le Saint Esprit qui embrase le cœur des fidèles, mais non sans le Père et le Fils ; et le Fils qui est la plénitude de la vertu, mais non sans le Père et le Saint Esprit : sont inséparables dans la majesté de la divinité, parce que le Père n'est pas sans le Fils, ni le Fils sans le Père, ni le Père et le Fils sans le Saint Esprit, ni le Saint Esprit sans eux ; et ces trois personnes ne forment qu'un seul Dieu, dans l'intégrité de la divinité et de la majesté ; l'unité de la divinité restant inséparable dans ces trois personnes, parce que la divinité ne peut être divisée, mais demeure toujours inviolable, sans aucun changement ; et le Père se manifeste par le Fils ; le Fils par l'origine des créatures ; et le Saint-Esprit par le même Fils incarné. Comment ? C'est le Père qui, avant les siècles, a engendré le Fils ; le Fils par lequel toutes choses ont été faites par le Père, à l'origine des créatures ; et le Saint Esprit qui apparut sous la forme d'une colombe, au baptême du Fils de Dieu, quand le temps fut venu. C'est pourquoi ; que jamais l'homme n'oublie de m'invoquer, moi le seul Dieu dans ces trois personnes, parce que je les ai montrées à l'homme, afin que l'homme brûle d'autant plus d'amour pour moi, que j'ai envoyé, par amour pour lui, mon propre Fils dans le monde ; comme Jean mon bien-aimé en rend témoignage lorsqu'il dit : « C'est en cela qu'apparut la charité de Dieu envers nous, que Dieu envoya dans le monde son Fils unique, afin que nous vivions par lui. En cela est la charité, non que nous ayons aimé Dieu ; mais parce que lui le premier nous a aimés, et a envoyé son Fils propitiateur pour nos péchés » (1).

Que signifie cela ? Parce que Dieu nous a aimés, un autre salut en est résulté que celui que nous eûmes dans une première naissance, lorsque nous devînmes les héritiers de l'innocence et de la sainteté, parce que le Père d'en-haut montra sa charité dans nos périls, lorsque nous étions dans la peine : envoyant, par la vertu d'en-haut, son Verbe seul parmi les enfants des hommes, dans une parfaite sainteté, au milieu des ténèbres des siècles, ou le même Verbe, ayant accompli tout bien, ramena à la vie par sa mansuétude, ceux qui en étaient rejetés à cause de l'impureté de la prévarication, et ne pouvaient revenir à l'état de sainteté qu'ils avaient perdu.

Pourquoi cela ? Car la paternelle dilection de l'amour de Dieu vint par la source même de vie, qui nous forma pour la vie, et qui dans nos périls fut notre protectrice, celle qui est la très profonde et très suave charité, qui nous exerce à la pénitence. Comment ? Dieu se souvint miséricordieusement de son grand ouvrage et de sa perle précieuse, c'est de l'homme que je parle, qu'il avait formé du limon de la terre, et auquel il avait inspiré le souffle de vie. Comment ? Lui-même organisa la vie pour la pénitence, dont l'efficacité ne périra jamais - parce que le rusé serpent trompa l'homme par son invasion orgueilleuse ; mais Dieu le rejeta par la pénitence, qui manifesta l'humilité, que le démon ignora et ne pratiqua pas ; parce qu'il ne sut jamais monter vers la voie de justice. Aussi cette rédemption de charité n'est pas venue de nous, parce que nous n'avons pas su, et nous n'avons pas pu aimer Dieu dans (pour) (l'œuvre) du salut ; mais le Créateur lui-même et le Seigneur de toutes choses a tellement aimé le monde, que pour le sauver il a envoyé son Fils, le prince et le Sauveur des fidèles, lequel a lavé et pansé nos plaies ; et c'est de lui que dégoutte le baume médicinal qui procure tous les bienfaits de la rédemption. C'est pourquoi, toi, ô homme, comprends que nulle instabilité de changement ne peut atteindre Dieu.

Car le Père est le Père, le Fils est le Fils, le Saint Esprit est le Saint Esprit, trois personnes dans l'unité de la divinité, indivisiblement dans toute leur puissance. Comment ? Trois vertus sont dans la pierre, trois dans la flamme et trois dans le verbe. Comment ? Dans la pierre est une vertu d'humidité, une vertu de palpabilité et une force ignée ; elle a la vertu d'humidité pour qu'elle ne se dissolve pas et ne se diminue pas ; elle est palpable au toucher, pour qu'elle serve à la défense et à l'habitation ; elle a une force ignée, pour qu'elle s'échauffe et se consolide par sa dureté : Sa force humide indique le Père, qui n'est jamais aride et n'a pas de borne à sa vertu, la vertu de palpabilité désigne le Fils, qui né d'une vierge peut être touché et saisi ; et la vertu du feu brillant démontre le Saint-Esprit, qui embrase et illumine le cœur des hommes. Comment cela ? De même que l'homme qui attire fréquemment par son corps la vertu humide de la pierre, devient débile et infirme : ainsi l'homme qui par l'instabilité de ses pensées, veut regarder témérairement le Père, périt dans la foi ; et de même que, par la palpabilité saisissable de la pierre, les hommes construisent leur habitation, afin de se défendre contre l'ennemi : ainsi le Fils de Dieu qui est la vraie pierre angulaire, devient la demeure du peuple fidèle, pour le protéger contre les malins esprits. Mais aussi, comme le feu brillant éclaire les ténèbres et brûle ce sur quoi il se repose : ainsi le Saint Esprit écarte l'infidélité, enlevant toute rouille d'iniquité. Et de même que ces trois forces sont dans une même pierre, ainsi la vraie trinité est dans une même divinité.

Aussi, comme la flamme dans un même foyer a trois vertus, ainsi un Dieu en trois personnes. Comment ? La flamme, en effet, consiste dans la splendeur de la clarté, et dans sa force inhérente, et dans son ardeur ignée mais elle a la clarté splendide, pour briller et sa vigueur inhérente pour montrer sa force ; et son ardeur ignée afin de brûler. Aussi, dans la splendeur de clarté, considère le Père, qui par bonté paternelle, répandit sa clarté sur ses fidèles ; et dans la vigueur inhérente, par laquelle cette flamme montre sa vertu de flamme splendide, reconnais le Fils, qui prit son corps dans le sein d'une vierge, et dans lequel la divinité manifesta ses merveilles ; et dans l'ardeur ignée, considère le Saint Esprit, qui consume d'une manière suave l'esprit des croyants. Mais ou ne se trouve ni la splendide clarté, ni la force inhérente, ni l'ardeur ignée, il n'y a pas la flamme ; ainsi, ou le Père ni le Fils, ni le Saint Esprit n'est honoré, la divinité n'est pas adorée dignement. Donc, de même que, dans une même flamme, on distingue ces trois vertus, ainsi, dans l'unité de la divinité, on comprend trois personnes. De même aussi que trois vertus sont indiquées dans le Verbe, ainsi la Trinité doit être considérée dans l'unité de la divinité. Comment ? Dans le Verbe est le son (la parole), la vertu et le souffle. Mais le son est pour qu'on l'entende, la vertu pour qu'on la comprenne, le souffle pour qu'il s'accomplisse. Le son indique le Père, qui fait toutes choses par sa puissance incompréhensible. La vertu désigne le Fils, qui est engendré merveilleusement du Père. Le souffle dénote le Saint Esprit, qui souffle ou il veut, et consume toutes choses. Mais ou le son n'est pas entendu, la vertu ne saurait agir et le souffle s'élever ; et là, le Verbe n'est pas compris. Ainsi le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont pas séparés l'un de l'autre ; mais ils accomplissent leur œuvre dans un parfait accord.

C'est pourquoi comme ces trois choses sont dans un seul verbe, ainsi également la suprême Trinité est dans la suprême unité. Et, de même que dans la pierre, la vertu humide n'est, ni n'agit, sans la palpabilité saisissable et sans la vertu ignée ; ni la vertu palpable sans la vertu humide et la vigueur ignée du feu brillant ; ni la force du feu brillant sans la force humide et la force palpable ; et de même que, dans la flamme, la splendide clarté n'est, ni n'agit, sans la vigueur inhérente et l'ardeur ignée, ni l'ardeur ignée sans la splendide clarté et la vigueur inhérente ; et, de même que dans le Verbe le son n'est, ni n'agit sans la vertu et le souffle, ni la vertu sans le son et le souffle, ni le souffle sans le son et la vertu, mais ils sont indivisiblement unis dans leur œuvre : ainsi également, les trois personnes de la suprême Trinité résident sans être divisées, inséparablement, dans la majesté de la divinité.

Ainsi, ô homme, comprends un Dieu en trois personnes. Mais toi, dans l'aveuglement de ton esprit, tu penses que Dieu est si impuissant, qu'il lui est impossible de subsister vraiment en trois personnes, mais qu'il peut subsister seulement en une ; lorsque tu ne peux voir la voix exister sans ses trois vertus. Pourquoi cela ? Certes, Dieu est en trois personnes, vrai et unique Dieu, le premier et le dernier.

Mais le Père n'est pas sans le Fils, ni le Fils sans le Père, ni le Père ni le Fils sans le Saint Esprit, ni le Saint Esprit sans eux, parce que ces trois personnes sont inséparables dans l'unité de la divinité : Comme le verbe résonne de la bouche de l'homme, mais non la bouche sans la parole, ni la parole sans la vie. Et ou demeure le Verbe ? Dans l'homme. D'où sort-il ? De l'homme. Comment ? Pendant la vie de l'homme.

Ainsi est le Fils dans le Père, que le Père a envoyé sur la terre, pour le salut des hommes qui sont plongés dans les ténèbres ; et ce fils a été conçu dans une Vierge, par le Saint Esprit. Ce Fils, de même qu'il est fils unique dans la divinité, ainsi il est fils unique dans la virginité ; et de même qu'il est fils unique du Père, ainsi il est fils unique de la mère ; parce que comme le Père l'a engendré, seul avant les temps, ainsi la vierge mère l'a engendré, seul, dans le temps, parce qu'elle est restée vierge après l'enfantement. C'est pourquoi, ô homme, comprends, dans ces trois personnes, ton Dieu qui t'a créé dans la force de sa divinité, et qui t'a racheté de la perdition. N'oublie donc pas ton Créateur, comme t'y exhorte Salomon lorsqu'il dit : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que vienne le temps de ton affliction et qu'approchent de toi les années desquelles tu dises : 'Elles ne me plaisent pas' » (2).

Que signifie cela ? Rappelle à ton esprit celui qui t'a créé, lorsque dans les jours de ta téméraire audace, tu penses qu'il t'est possible de t'élever, selon ton  désir, vers les sommets, en te précipitant dans les abîmes ; et lorsque, affermi dans la prospérité, tu tombes dans les pires adversités. Car, la vie qui est en toi évolue toujours vers la perfection, jusqu'au temps ou elle apparaîtra parfaite. Comment ? L'Enfant, dès sa naissance, s'achemine vers l'état parfait, et ensuite il reste dans cet état, délaissant la pétulance des mœurs de la folle adolescence, et n'ayant de souci que pour les affaires sérieuses, pour mener à bonne fin son œuvre ; ce qu'il n'a jamais fait lorsqu'il était dans la fougue de la jeunesse inconstante.

Ainsi doit faire l'homme fidèle : Qu'il délaisse l'enfance des mœurs et qu'il gravisse le sommet des vertus en persévérant dans leur force ; méprisant l'orgueil de sa cupidité, qui est féconde dans les égarements des vices; et que, dans la retraite, il médite sur ce qui est digne de sa sollicitude, après avoir traversé l'enfance des mœurs puériles. C'est pourquoi, ô homme, attache toi à ton Dieu, dans la force de ta virilité, avant que vienne l'homme qui devra être ton juge, lorsque toutes choses seront manifestées, et qu'il ne restera rien de caché ; avant que viennent les temps qui ne verront jamais de fin ; de peur que, murmurant de ces choses dans ton sentiment humain, tu ne dises : « Elles ne me plaisent pas, et je ne comprends pas si elles sont pour mon avantage ou mon détriment », parce que l'esprit humain est en cela toujours dans le doute ; car, même lorsqu'il fait le bien, il est dans l'anxiété de savoir s'il plaît à Dieu ou non. Et tandis qu'il fait le mal, il tremble pour son salut. Mais que celui qui regarde avec des yeux vigilants, et qui entend avec des oreilles attentives, embrasse du fond du cœur ces paroles mystiques, qui émanent de Moi qui suis la Vie.

 

Notes : (1) In hoc apparuit charitar Dei in nobis, quoniam Filium Suum Unigenitum misit Deus in mundum, ut, vivamus per eurn. In hoc est charitas non quasi nos dilexerimus De-am, sed quoniam ipse prior dilexit nos et misit Filium suum propitiationem pro peccatis nos tris. (jean IV). (2). Memento Creatoris tui in diebus juventutis tuœ, antequam veniat tempus afflictionis tuœ, et appropinquent anni de quibus dicas : Non mihi placent. (Eccles. XII).

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Prière

 

Louange à la Trinité, son, vie et créatrice de toutes choses !

Et louange à la troupe des Anges,

merveilleux éclat des mystères éclat des mystères inconnus des hommes, et vie de toutes choses !

 

(Sainte Hildegarde, Antienne « Laus Trinitati »)

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Neuvaine à Sainte Hildegarde de Bingen

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Sainte Hildegarde de Bingen

Docteur de l'Eglise

1098-1179

Fête le 17 septembre

 

Hildegarde naît en 1098 à Bermersheim près d’Alzey. La date exacte de sa naissance n’est pas connue, contrairement à ce que disent certains sites d’astrologie ou comme le prétend Wikipedia. Elle est la dixième enfant d’une famille appartenant à la haute noblesse franque. Vers 1112, elle entre au couvent de Jutta de Sponheim, dépendant du monastère bénédictin du Disibodenberg. Hildegarde va donc être très tôt imprégnée du rythme de vie bénédictin alternant prière et travail, étude et lecture spirituelle, vie communautaire et solitude. Jutta meurt en 1136 et Hildegarde est élue abbesse du couvent à la tête d’une petite communauté qui s’était développée peu à peu, au fil des années. Jusqu’à sa 41ème année, Hildegarde s’applique aux tâches quotidiennes d’un couvent, enrichit ses connaissances et se dote d’une profonde culture. Bien que n'étant pas instruite, comme elle le dit elle-même – elle n’avait pas reçu un enseignement réel des disciplines classiques telle que la grammaire – Hildegarde possédait néanmoins de vastes connaissances de la Bible, en théologie, en philosophie et en sciences naturelles. C’est surtout la richesse des Écritures qu’elle découvre dans la liturgie et la Règle de Saint Benoît comme dans les Lectures des Pères de l’Église et des Pères du désert qui vont devenir pour elle une source intarissable d’inspiration et constituer la base de son œuvre entière.

En 1141, elle fait sa première rencontre avec la Lumière qui la foudroie comme un éclair et transforme soudainement sa vie, jusqu’alors effacée : « Et voici que, dans la 43ème année du cours de ma vie temporelle, alors que, dans une grande crainte et une tremblante attention, j’étais attachée à une céleste vision, j’ai vu une très grande clarté, dans laquelle se fit entendre une voix venant du ciel et disant : « Fragile être humain, cendre de cendre et pourriture de pourriture, dis et écris ce que tu vois et entends…. Ecris cela, non pas en te fondant sur toi-même, ni en te fondant sur un autre humain, mais en te fondant sur la volonté de celui qui sait, qui voit et qui dispose toutes choses dans les secrets de ses mystères. Et à nouveau, j’entendis une voix du ciel qui me disait : « Proclame donc ces merveilles, écris les choses que tu as ainsi apprises et dis-les. Et il arriva, en l’année 1141 de l’Incarnation de Jésus Christ, Fils de Dieu, alors que j’étais âgée de 42 ans et 7 mois, qu’une lumière de feu d’un éclat extraordinaire, venant du ciel ouvert, traversa tout mon cerveau et enflamma tout mon cœur et toute ma poitrine, comme le fait la flamme, non pas celle qui brûle, mais celle qui réchauffe, tout comme le soleil réchauffe un objet sur lequel il pose ses rayons. Et voici que, tout à coup, je pouvais savourer la connaissance du contenu des Livres, c’est à-dire du Psautier, des Evangiles et des autres livres, aussi bien de l’Ancien Testament que du Nouveau, et cela sans connaître la traduction des mots de leur texte, ni la division en syllabes, sans avoir non plus la connaissance des cas ou des temps. » Scivias : Commencement de la première partie du livre « Connais les voies ».

Le passage de la Lumière en elle ainsi que les dons appropriés à cette apparition ont valu à Hildegarde de Bingen son nom de visionnaire et de prophétesse. De 1141 à 1151, elle travaille alors à sa première œuvre de théologie «Scivias » qui retrace l’Histoire Sainte depuis la création de l’univers et de l’homme jusqu’à la rédemption et l’accomplissement de la fin des temps, en passant par la naissance et le développement de l’Église. L’histoire éternelle de Dieu et de l’homme, de l’éloignement au retour de l’homme vers son Créateur y est racontée de manière unique. Hildegarde essaie de décrire, sans cesse par de nouvelles images, le Mystère de Dieu. Dans le récit, ses visions sont toutes composées de la même manière (1. la vision, 2. l’explication, 3. le sens théologique et spirituel). En 1147/48, lors d’un synode à Trêves, le pape Eugène III reconnaît l’origine divine des écrits d’Hildegarde.

En 1150, Hildegarde s’installe avec 20 religieuses dans un nouveau monastère qu’elle fonde sur le Rupertsberg près de Bingen, sur les hauteurs du Rhin. En 1158, elle rédige des traités de médecine et de science « pour rendre les hommes attentifs aux moyens de guérison que Dieu a placés dans la nature. Elle manifeste ainsi par ses écrits la vivacité culturelle des monastères féminins du Moyen-Age ». Le livre « Causae et curae »  décrit plus de 50 maladies et leurs remèdes. « Le Physica » ou « Livre des subtilités des créatures divines » propose 2000 traitements issus des 3 règnes : animal, végétal et minéral. « Les arbres, les plantes, les animaux et même les pierres précieuses, toute la création recèle de forces secrètes qu’aucun homme ne peut connaître à moins que Dieu ne les lui ait révélées. » « Ces remèdes m’ont été indiqués par Dieu. Et l’homme sera libéré des maladies, sauf si cela est contraire à la volonté de Dieu. » De 1158 à 1173, elle rédige son deuxième ouvrage de théologie, «Liber Vitae Meritorum», « Le Livre des Mérites de la Vie », et écrit son «Liber Divinorum Operum», « le Livre des œuvres divines ». De 1158 à 1170, elle entreprend 4 voyages missionnaires (dont le dernier à plus de 70 ans) pour parler de Dieu aux hommes et pour rétablir la paix, l’unité dans l’Eglise. Elle prêche en public à plusieurs endroits, entre autres à Mayence, Wurtzbourg, Bamberg, Trêves, Metz et Cologne, appelant le peuple et le clergé à la pénitence et à la conversion du cœur.

En 1165, Hildegarde fonde un second cloître à Eibingen au-dessus de la ville actuelle de Rüdesheim, en face du Rupertsberg. En 1174/75, le moine Gottfried entame la «Vita» d’Hildegarde. Le 17 Septembre 1179, Hildegarde meurt au Rupertsberg, à l’âge de 81 ans. On a vu apparaître dans le ciel deux arcs qui s’entrecroisaient. A leur point d’intersection a grandi une croix lumineuse. Ce phénomène a été observé par plusieurs personnes au-dessus du Rupertsberg. Entre 1180 et 1190, le moine Theoderich achève le récit de la vie d’Hildegarde entamé par Gottfried. Entre 1223 et 1237, la procédure de canonisation d’Hildegarde est interrompue pour des raisons inconnues. Son nom a été introduit au martyrologe romain au XVe siècle. Longtemps vénérée comme une sainte par ses partisans, son culte a été étendu à l'Eglise Universelle en mai 2012 par Benoît XVI qui l'a proclamée Docteur de l'Eglise le 7 octobre 2012.

Bibliographie : « Sainte Hildegarde, Docteur de l'Eglise, sa vie, son message, ses visions, sa médecine, ses prières... », de Thierry Fourchaud, aux Editions La Bonne Nouvelle.

 

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Neuvaine à Sainte Hildegarde de Bingen

 

O Sainte Hildegarde, Dieu vous a révélé bien des mystères de l'univers. aidez-nous à découvrir dans la création toute la bienveillance du Père qui nous aime d'un Amour infini. Vous qui avez cultivé avec sagesse les arcanes de la théologie, de la médecine et des arts, nous vous prions pour les scientifiques, les médecins, les chercheurs, les artistes, intercédez auprès du Seigneur pour qu’ils reconnaissent l’origine divine dans tout ce qu’ils découvrent. Vous la Prophétesse de Germanie qui avez proclamé avec force et ardeur la vérité de Dieu, aidez-nous à être témoin, en Eglise, de cette vérité. Vous qui aviez le don de guérison, nous vous confions les maladies de l’âme et du corps. Aidez les plus souffrants à se tourner vers le Christ pour obtenir leur guérison pour la vie éternelle. Vous qui avez aimé et servi Dieu jusqu’à la mort, soutenez-nous dans notre chemin de foi ; que notre charité se fasse toujours plus ardente, et que l’amour de Dieu nous anime toujours. Amen.

 

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloria

 

Sainte Hildegarde, priez pour nous !

 

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21 mars 2013

Documentaire: "Marthe Robin, de la souffrance à l'abandon"

Marthe Robin, de la souffrance à l'abandon

Documentaire, 52 mn


14 novembre 2012

Sainte Anna Schäffer de Mindelstetten

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Sainte Anna Schäffer de Mindelstetten

Mystique et stigmatisée bavaroise

1882-1925

Fête le 5 octobre

 

A l'occasion de la canonisation des plusieurs Bienheureux, à Rome, le 21 octobre dernier, parmi lesquels se trouve Sainte Anna Schäffer. Nous avons pensé vous présenter cette grande mystique, qui fut aussi une grande malade, si méconnue dans nos pays francophones. A notre époque, ou la souffrance est si combattue, Anna Schäffer vient nous rappeler son importance, car la souffrance nous configure à la Croix. Que son exemple et son message soient féconds pour nous.

F.M.

 

Vie de Sainte Anna Schäffer


Au cœur de la Bavière, entre Ratisbonne et Ingolstadt, se trouve le petit village de Mindelstetten. C’est là que le 18 février 1882 naquit et fut baptisée Anna Schäffer, fille d’un menuisier du village. La famille était nombreuse et vivait dans des conditions modestes. La mère imprégnait la famille d’un esprit chrétien. L’enfant grandit et devint une jeune fille vigoureuse et pleine de santé. Elle fut une élève brillante, mais resta cependant calme, modeste et pieuse. A l’occasion de sa première communion en 1894, elle offrit sa vie en sacrifice au Sauveur. A 13 ans, elle partit vers Ratisbonne pour devenir domestique. Elle espérait gagner ainsi sa dot pour entrer dans un ordre missionnaire.

Après la mort de son père en 1896, elle fut domestique à Landshut. C’est là qu’en juin 1898, elle reçut l’appel décisif de Jésus: elle devait sous peu, et pour longtemps, beaucoup souffrir. Même si, dans son âme d’enfant, elle avait toujours un grand désir de don total, elle s’était la même année consacrée à Marie, sa première réaction fut celle de tout homme en bonne santé: frayeur et fuite. Elle fut engagée dans une maison forestière à Stammham. C’est à cet endroit, dans la buanderie, que, le 4 février 1901, commença son martyre. Alors qu’elle essayait de remettre en place le tuyau de poêle situé au-dessus de la lessiveuse et qui venait de se détacher, elle glissa et ses deux jambes tombèrent dans la lessive bouillante jusqu’au dessus des genoux. Ni à l’hôpital de Kösching (près d’Ingolstadt), où elle fut tout d’abord conduite, ni dans une clinique à Erlangen (près de Nuremberg), on ne put guérir ses blessures. En mai 1902, définitivement invalide, elle quitta enfin la clinique; à partir de ce moment, son état ne fit que se dégrader, si bien qu’elle fut obligée de garder le lit. A son infirmité vint rapidement s’ajouter une pauvreté noire. Par égards pour la famille de son frère, sa mère et elle durent quitter la maison parentale, louèrent une chambre, et durent joindre les deux bouts avec une pension d’invalidité de 9 Reichsmark. Après une période de révolte, Anna apprit à reconnaître la volonté de Dieu dans sa dure école de souffrance, et y consentit avec toujours plus de joie. La jeune fille reconnut dans son infirmité et sa pauvreté un appel d’amour du Crucifié, la mission et l’accomplissement de sa vie. Elle prit la résolution d’offrir sa vie et sa souffrance en sacrifice à Dieu, et développa un zèle étonnant pour la prière, la pénitence et l’expiation. Le curé du lieu, Karl Rieger, fut pour elle un bon directeur spirituel et lui apportait quotidiennement la Communion. Tout comme les autres habitants du village, il l’aidait également matériellement.

Plusieurs événements extraordinaires eurent lieu lors de l’automne 1910. Elles eut plusieurs visions, Anna parlait de rêves, tout d’abord de Saint François, puis du Sauveur qui était prêt à accepter son sacrifice d’expiation. Elle reçut alors les Stigmates de la Passion, mais peu de personnes eurent connaissance de ce fait. A partir de ce moment, elle se trouva fortifiée dans son service d’apostolat, promettant son intercession et consolant ceux qui le lui demandaient personnellement ou par écrit. Des demandes d’intercessions vinrent non seulement d’Allemagne, mais aussi d’Autriche, de Suisse, et même d’Amérique.

A l’occasion de la fête de Saint Marc en 1923, elle eut une extase et vécut les événements du Vendredi Saint; à partir de ce moment, son état se détériora visiblement: paralysie complète des jambes, crampes atroces à la suite de problèmes au niveau de sa moelle épinière, et cancer du rectum. Cinq semaines avant son retour vers le Père, elle chuta de son lit, la fracture du crâne qui en résulta causa des dommages cérébraux qui diminuèrent l’usage de la parole et la rendirent partiellement aveugle. Ses souffrances, durant les dernières années de sa vie, étaient telles que tous s’étonnaient qu’un être humain puisse supporter une telle torture physique.

Le matin du 5 octobre 1925, mourante, elle reçut pour la dernière fois la Sainte Communion. C’est dans celle-ci qu’elle avait en effet puisé la force de supporter ses 25 années de souffrance. Avant de quitter cette terre, elle se signa une dernière fois et pria « Jésus, je vis pour toi... » Une grande foule assista à son enterrement, le 8 octobre 1925. Le curé Rieger, lors de l’oraison funèbre, s’en tint à mentionner les nombreuses grâces obtenues au cours de cette vie de martyre, et fit allusion à la grandeur de la grâce de Dieu pour la défunte.

Depuis la mort d’Anna, sa tombe ne cesse d’être le but de nombreux pèlerins qui viennent implorer son intercession dans leurs besoins, la remercier pour l’aide qu’elle leur a accordé, et avant tout prier pour sa béatification. On compte jusqu’à présent plus de 14.000 prières exaucées. En réponse à la demande pressante des pèlerins, l’évêque de Ratisbonne, Rudolf Graber autorisa, le 26 juillet 1972, le transfert des ossements de la servante de Dieu du cimetière vers l’église paroissiale de Mindelstetten et annonça l’ouverture de son procès en béatification. Depuis lors, chaque année, à l’occasion de la fête de Sainte Anne (26 juillet), des milliers de personnes affluent vers Mindelstetten et y observent une journée de prière et d’expiation. Après que la commission de la congrégation pour les canonisations ait reconnu sans équivoque le caractère vertueux et héroïque d’Anna Schäffer, le Bienheureux Pape Jean Paul II lui conféra le 11 juillet 1995 le titre de vénérable. Le miracle nécessaire à sa béatification fut officiellement reconnu par Rome le 3 juillet 1998, et elle fut déclarée bienheureuse par le Saint Père le 7 mars 1999. Elle a été canonisée le 21 octobre 2012, par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI.

Le message de Sainte Anna Schäffer

La « Schreiner Nandl von Mindelstetten » (la Nandl [Anna] du menuisier de Mindelstetten), comme elle est affectueusement nommée, a été élevée par Dieu comme un signe lumineux de son amour. Elle est de ceux qui, contrairement à la médiocrité ambiante, suivent sincèrement le Christ. Elle montra l’exemple afin que les hommes fassent moins attention au bien-être terrestre qu’au salut éternel (cfr. Hb, 13, 14 et 11, 10), qu’ils fassent également le lien entre l’apostolat d’action et celui de la prière, du sacrifice et de la souffrance, qu’ils offrent discrètement un sacrifice d’expiation et qu’ils vivent un amour responsable du salut de l’âme du prochain. C’est dans cet appel pour nous que se trouve sa grandeur et son importance. Anna a compris ce que St. Jean attestait de Jésus Christ, à savoir qu’il « est la victime offerte pour nos péchés » (1 Jn., 2, 2) et elle fit sienne la parole de l’apôtre Saint Paul : « je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu’il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l’accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l'Église » (Col., 1, 24). Sainte Anna Schäffer a reçu l’expiation comme un devoir chrétien, et a laissé en testament cette prière, qui rappelle le message de Fatima: « Sacré Cœur de Jésus, donnez-moi beaucoup d’âmes, particulièrement celles qui, suite au désespoir, ne peuvent plus se prendre en charge; celles qui sont proches du gouffre et qui ont le plus besoin de la grâce. Sacré Cœur de Jésus, multipliez mes souffrances et offrez-moi pour cela des âmes que je puisse sauver pour Vous! Sainte Mère des douleurs, donnez-moi toujours une soif ardente de travailler au salut des âmes immortelles, de prier et de souffrir pour elles!»

 

Neuvaine à Sainte Anna Schäffer


Seigneur, Sainte Anna Schäffer, fortifiée par Votre grâce infinie, s’est consumée en un sacrifice silencieux, dans un abandon héroïque à la Volonté de Dieu. Donnez-nous, à son image et par son intercession, de reconnaître que la prière, le sacrifice et l’expiation sont les meilleurs moyens pour nous mener au salut dans le temps et l’éternité. Donnez-nous la force d’agir à son image. Offrez par son intercession aux pécheurs, la conversion; à l’église, l’unité; aux familles et aux peuples, la paix; aux prêtres, la persévérance et la fidélité; aux jeunes, la crainte de Dieu et la pureté. Appelez les incroyants et les égarés dans Votre Royaume ! Soyez indulgent et Miséricordieux avec les âmes des morts. Écoutez notre prière et accordez-nous par l’intercession de Sainte Anna Schäffer, les grâces (...) pour lesquelles nous Vous prions avec confiance. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

 

Pour approfondir

Biographie de Sainte Anna Schäffer sur le site de l'Abbaye de Clairval, cliquer ICI

28 octobre 2012

Film: "Vision"

Film "Vision"

Basé sur la vie de Sainte Hildegarde de Bingen

V.O. Sous-titré en français

 

 

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27 février 2012

Qui est Marthe Robin?

Qui est Marthe Robin ?

 


Prier le Chapelet avec Marthe Robin

Prier le Chapelet avec Marthe Robin

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Vie de Marthe Robin

1912-1981

 

Une vie simple, brisée et donnée


Marthe Robin est née le
13 mars 1902 à Châteauneuf de Galaure (Drôme). Ses parents sont de modestes paysans, non pratiquants. En 1918, Marthe est atteinte d’une maladie foudroyante. Pendant dix ans, espoirs de guérison et rechutes désespérantes se succèdent. En 1927, elle est totalement immobilisée, sans perspective d’avenir.

 

Une vie transfigurée

 

En 1928, sa vie bascule. Des prêtres, de passage à la paroisse du village, viennent la visiter. Elle se confesse et communie. Que se passe-t-il ce jour-là ? Marthe ne racontera jamais ce qu'elle a vécu intérieurement mais sa vie connaît un tournant décisif. Elle comprend que ses souffrances, vécues avec Dieu et offertes, peuvent être fécondes. « Après des années d'angoisse, après bien des épreuves physiques et morales, j'ai osé, j'ai choisi le Christ », dit-elle.

 

Sa vie spirituelle va se dérouler, non pas à côté de la maladie, mais dans la maladie


Marthe puise dans la prière, dans l’Eucharistie et une intense union à Dieu une force inexplicable et un rayonnement qui attirent ceux qui l'approchent. Son union à Dieu devient telle qu'elle est associée aux souffrances du Christ dans sa Passion et la revit dans sa propre chair. Sa vie avec Dieu ne l'empêche pas d'être
profondément humaine, accueillante à chacun. Elle ne laisse rien transparaître de sa souffrance, priant et offrant pour les intentions connues et secrètes qui lui sont confiées.

 

Une vie en Eglise


Marthe Robin, a travaillé, à sa place, pour le renouveau de l’Eglise. Beaucoup de prêtres et de consacrés ont trouvé près d’elle le « déclic » dans le discernement de leur vocation et un soutien dans leur engagement. Elle a encouragé plusieurs fondateurs de communautés nouvelles. Elle était une petite paysanne, pourvue de bon sens, d’humour et d’intelligence des choses. Elle savait poser les bonnes questions.

 

Une vie pour le monde


De toutes cultures, des hommes et des femmes de tous milieux sociaux, croyants ou athées se pressent pour rencontrer Marthe Robin. Il existe un contraste saisissant entre son humilité, sa pauvreté et son influence. La maison de Marthe Robin continue aujourd’hui d’accueillir les visiteurs et demeure une maison ouverte à tous, toujours vivante.

 

Une vie au coeur des Foyers de Charité


Le 10 février 1936 a lieu une rencontre providentielle entre Marthe Robin et l’abbé Georges Finet, du diocèse de Lyon. C’est par lui que va être fondé le premier Foyer de Charité, dont il sera le Père. Jusqu'à sa mort le 6 février 1981, Marthe Robin reçoit dans sa petite chambre de la ferme de "La Plaine", plongée dans l'obscurité pour protéger ses yeux du moindre rai de lumière - des dizaines et des dizaines de milliers de visiteurs. Elle porte dans la prière et soutient toutes les intentions qui lui sont confiées. Près de 7000 personnes assistent à ses funérailles, signe de l'étonnante fécondité de cette vie cachée et donnée à tous. Les Foyers de Charité sont présents aujourd’hui dans plus de 40 pays. Depuis 70 ans, des hommes et des femmes quittent leur métier, leur situation pour vivre dans les Foyers de Charité, partager une vie de famille et participer à cette oeuvre d'évangélisation. Au coeur des Foyers de Charité, croyants ou incroyants, chercheurs de Dieu ou chercheurs de sens et de vérité, beaucoup font l’expérience d’une renaissance intérieure, particulièrement au cours des retraites spirituelles.

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Prier le Chapelet avec Marthe Robin

 

1 - Le choix de Dieu dans une enfance ordinaire

 

Marthe Robin n’a pas choisi elle-même sa vocation. Elle l’a reçue et découverte. Elle y a acquiescé à travers une série d’événements où elle a, peu à peu, reconnu l’Esprit Saint agissant en elle. « Ce serait triste de tout recevoir de l’Amour et de ne pas tout donner à l’Amour », dit-elle. Évoquant sa 1ère communion, Marthe dit : « Je crois que ma communion privée a été une prise de possession de Notre Seigneur. Je crois que déjà il s’est emparé de moi à ce moment-là. Ma communion privée a été quelque chose de très doux dans ma vie ». Marthe Robin a conscience d’avoir été aimée d’une manière unique, d’un amour vrai et fort et dont la douceur égale la force. Comme Bernadette, c’est en priant son chapelet, qu’elle accède à l’intimité avec Jésus. « Je priais la sainte Vierge, je lui parlais surtout. Quand j’allais au village faire des commissions, j’avais toujours mon chapelet dans la poche et, en route, je le disais. Je priais beaucoup plus en pensant qu’en parlant ».

 

Ouvre nos cœurs Seigneur pour que nous sachions toujours discerner les appels de l’Esprit à travers tout ce qui fait nos vies. Mets en nous un esprit de prière. Par Marie nous t’en prions.

 

2 - Premières épreuves, premiers appels

 

A 16 ans, Marthe, déjà fragile, entre dans une voie de souffrance et si la maladie la surprend, elle ne la révolte pas. « Dieu est là, dit-elle, toujours. C’est Lui qui permet tout, et quand même Il semble se retirer et tout nous refuser, c’est toujours qu’il nous aime ». Cela lui permet de dire : « Avec votre grâce, je serai forte, je triompherai non de cette épreuve si vous le voulez, mais par cette épreuve je suis à Dieu ». Marthe sent en elle une vitalité bouillonnante et désire donner la pleine mesure de son être. Ce ne sera jamais la souffrance recherchée pour elle-même, mais la souffrance acceptée par amour, pour se conformer à la Volonté de Dieu, qu’elle veut aimer et servir par-dessus tout. « Ce que je voudrais et rêve souvent, c’est de plaire au bon Dieu, sans recherche de moi, sans recherche de rien. Ce que je désire plus que tout, c’est de l’aimer, de l’aimer par-dessus tout, l’aimer avec tendresse, l’aimer sans défaillance, l’aimer sans mesure ». C’est là le langage d’une amoureuse passionnée de Celui dont elle a reconnu l’amour.

 

Mets en nos cœurs, Seigneur un esprit de foi en la toute-puissance de Ton amour pour nous, quoi qu’il arrive. Donne-nous de répondre amour pour amour. Par Marie nous t’en prions.

 

3 - La réponse d’amour de Marthe Robin

 

C’est l’heure du choix pour Marthe: « Il ne suffit pas d’avoir des inspirations, des éblouissantes lumières, il faut répondre à l’appel de Dieu. Il faut tout donner à Dieu ». Marthe est prête pour s’abandonner totalement au Seigneur, ce qu’elle fait d’une manière décisive en rédigeant son acte d’abandon et d’offrande à l’amour et à la Volonté de Dieu : « Dieu éternel, Amour infini, ô mon Père! Vous avez tout demandé à votre petite victime; prenez donc et recevez tout… En ce jour, je me donne et me consacre à vous, tout entière et sans retour ».

 

Mets en nos cœurs Seigneur un esprit de don et d’abandon total entre tes mains. Par Marie nous t’en prions.

 

4 - La persévérance de Marthe Robin dans l’offrande

 

« Elles sont si nombreuses les âmes dont le Seigneur m’a directement confié la charge et que je voudrais assoiffer et remplir d’amour divin… » Associée de si près à l’œuvre Rédemptrice du Christ, Marthe communie au cœur même du Père qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité. Elle comprend l’urgence de la mission universelle mais, alors que, comme Sainte Thérèse, elle a senti bouillonner le désir de toutes les vocations, y compris celle de prêcher à l’autre bout du monde, elle n’essaiera jamais d’utiliser d’autres moyens que ceux-là même que Jésus lui a donnés : la souffrance, la croix offertes en union avec lui, dans l’amour. Sa grande joie demeure de savoir dans l’invisible son offrande féconde dans le corps mystique… « Qu’il m’est bon et doux infiniment de penser qu’étant membre du Corps du Christ, toutes mes agonies, toutes mes souffrances unies à ses souffrances d’amour participent ainsi à leur divine et réelle efficacité ».

 

Mets en nos cœurs Seigneur la passion de l’évangélisation. Par Marie nous t’en prions.

 

5 - Le retour à Dieu de Marthe

 

Dans la nuit du 5 au 6 février 1981, Marthe Robin retourne vers le Père, dans le dépouillement. Monseigneur Marchand qui préside la célébration commente cette parole de Saint Jean : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt, il reste seul. S’il meurt, il porte beaucoup de fruit ». « Mystère de Jésus, mystère de Marthe, ajoute-t-il. Nous pouvons rendre grâce pour son sens et son amour de l’Église: l’Église diocésaine et l’Église universelle. Témoignant de l’Absolu de Dieu, elle a toujours voulu être fille de l’Église ». Marthe a reçu sa mission pour les Foyers, mais aussi pour l’Église et pour le monde, mais elle a voulu la vivre dans la discrétion et l’humilité. Marthe nous dit: « La vie apparemment la plus ordinaire doit nous élever aux plus hauts sommets de l’union et de l’amour… la vraie sainteté est contenue principalement dans la Charité parfaite et cette perfection, chacun peut l’atteindre sans grâces extraordinaires, sans faveurs de choix et même et surtout sans œuvres éclatantes, mais en devenant, avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, une petite âme et tout entière abandonnée à l’amour… une âme de prière et d’oraison ».

 

Mets en nos cœurs Seigneur l’ambition de la sainteté par les petites choses, mets en nous l’amour de l’Église. Par Marie nous t’en prions.

 

Prière pour demander la Béatification de Marthe Robin

 

Coeur sacré de Jésus, tu as manifesté à Marthe ton grand dessein d'amour et de vie, pour attirer vers toi ceux qui te cherchent ou t'ont oublié, et pour que son incessante offrande de compassion et de miséricorde participe à une nouvelle Pentecôte. Nous te demandons que sa béatification par l'Eglise serve à te faire connaître, Toi, Parole vivante d'amour et de paix, et que par l'intercession de Marie, nous suivions son exemple pour répondre aux appels de tous nos frères. Daigne exaucer les prières que nous t'adressons par ta servante Marthe en sorte que soient manifestées ta joie et ta gloire. Amen.


Texte extrait du Site du Foyer de Charité de Tressaint: www.tressaint.com

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Relations de grâces

Cause Marthe Robin
Foyer de Charité
85 rue Geoffroy de Moirans
26330 Châteauneuf de Galaure

Net : http://www.foyer-de-charite.com/fr/ajouter-votre-temoignage-a-propos-de-marthe-robin.html

 

Téléchargez le texte de ces prières (df) en cliquant ici

Le Chemin de Croix avec Marthe Robin

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Le Chemin de Croix avec Marthe Robin

Suivre Jésus sur son chemin de croix en méditant l'évangile avec des paroles de Marthe Robin

 

L'agonie de Jésus

 Jésus sortit pour se rendre, comme d'habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Il s'écarta à la distance d'un jet de pierre environ. Se mettant à genoux, il priait: « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne ».

Marthe Robin : « Après des années d'angoisse, de péchés, de doutes profonds, après bien des épreuves physiques et morales, j'ai osé, j'ai choisi le Christ Jésus, Lui le Verbe Incarné, l'agneau Sauveur du monde pour maître, pour modèle unique et parfait ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus est arrêté

 « Celui que j'embrasserai, c'est lui: arrêtez-le ». Aussitôt, Judas s'approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Rabbi ! », et il l'embrassa. Jésus lui dit: « Mon ami, fais ta besogne ». Alors ils s'avancèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent.

Marthe Robin : « Aimer, c'est sans retour se dévouer sans cesse. C'est se laisser trahir sans jamais se venger. C'est plus que se donner, c'est faire avec noblesse, l'abandon de soi-même et ne jamais changer ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus est humilié

Pilate ordonna d'emmener Jésus pour le flageller. Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête; puis ils le revêtirent d'un manteau de pourpre. Ils s'avançaient vers lui et ils disaient: « Honneur à toi, roi des Juifs! » Et ils le giflaient.

Marthe Robin : « L'humiliation est la voie directe qui mène a l'humilité, source de toute vraie grandeur. Elle est aussi un moyen énergique pour nous détacher des créatures et nous attacher à Dieu ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus est condamné à mort

Pilate reprit: « Que ferai-je donc de Jésus, celui qu'on appelle le Messie? » Ils répondirent tous: « Qu'on le crucifie! » Il poursuivit: « Quel mal a-t-il donc fait? » Ils criaient encore plus fort: « Qu'on le crucifie! »

Marthe Robin : « Quel travail, quelle ascension, Dieu a opéré en moi! Mais que de soubresauts de cœurs, que d'agonie de volonté il faut pour mourir à soi! »

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus est chargé de sa croix

Jésus portait lui-même sa croix. Il sortis de la ville, marchant vers le lieu dit du crâne en hébreux Golgotha.

Marthe Robin : « Que ma lourde crois envoyé par mon Père des cieux, voulue de sa bonté divine, reçue de ses mains bien-aimées, acceptée avec la plus grande, la plus profonde soumission et l'amour le plus sincère, ne soit pas un sujet d'épouvante, mais un moyen précieux de sanctification et de salut ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus tombe sous le poids de la Croix

Il n'était ni beau, ni brillant pour attirer nos regards, son extérieur n'avait rien pour nous plaire. Il était méprisé, abandonné de tous. Homme de douleurs, familier de la souffrance... Et pourtant c'était nos blessures qu'il portait, nos souffrances dont il était accablé...

Marthe Robin: « Ô mon âme, relève toit, pleure, amis espère et regarde le ciel. Jésus a quitté le ciel pour souffrir sur cette terre et porter sa croix. A notre tour portons la croix et suivons Jésus en regardant le ciel ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus est crucifié

Lorsqu'on fut arrivé au lieu dit: « Le Crâne », ou « Calvaire », on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche.

Marthe Robin : « Quand les douleurs sont atrocement douloureuses, je pense que le bon Dieu qui est si bon me donne de souffrir en proportion de ce que je l'aime et de ce qu'il m'aime. C'est pourquoi je suis toujours souriante et que j'ai toujours tant de paix ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus pardonne

Jésus disait: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font ».

Marthe Robin : « Dans quel océan d'amour nous vivons! Est-il possible que Dieu nous aime à ce point ?On dirait que notre bonheur fait partie de son bonheur à Lui. Il se réjouit de notre retour, du pardon qu'il nous accorde comme s'il avait besoin de nous. Et il veut que toute la cour céleste, tous les Anges, tous ses amis partagent sa joie. Dieu est l'offensé et c'est lui qui se réjouit le plus de pouvoir pardonner ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus nous donne sa mère

Près de la croix de Jésus se tenait Sa Mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant Sa Mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à Sa Mère: « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta Mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Marthe Robin : « Je suis toute à vous, ô ma bonne et tendre mère et tout ce qui est en moi, tout ce qui est moi vous appartient parce que je suis votre enfant ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Jésus meurt sur la croix

Jésus poussa à nouveau un grand cri et dit: « Père entre tes mains je remets mon esprit! » Puis ayant incliné la tête, Il rendit l'esprit.

Marthe Robin : « Ô Jésus, Tu as dit: « Personne ne m'ôte la Vie, je la donne librement ». Je t'en supplie, donnes mous de souffrir et de mourir comme toi, non par ce que nous sommes obligés, ni comme des esclaves, mais librement, saintement, amoureusement... Oh! Non! Mourir ni par faiblesse, ni par chagrin, ni à cause de la maladie, mais comme Jésus et avec Jésus mourir d'amour... Que ma maladie soit l'amour! Que la mortelle blessure par laquelle ma vie s'écoule soit une blessure d'amour! »

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

La résurrection de Jésus

N'ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié? Il est ressuscité: il n'est pas ici. Voici l'endroit où on l'avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre: Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l'a dit.

Marthe Robin : « La douleur n'a qu'un temps bien court... Mais le bonheur aura le temps de la bienheureuse éternité. La Croix est attachée à la Joie et la Résurrection suit de bien près la mort. Chante ô mon âme les extraordinaires merveilles opérées en toi. Dieu t'a crée fille de son amour. Il t'a adoptée au baptême, Il t'a pardonné toutes tes fautes, Il t'a voulue pour Lui seul, Il t'a ressuscité dans son Amour ».

 

Nous t'adorons et nous te bénissons, ô Christ, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Texte extrait du site internet du Foyer de Charité de Tressaint: www.tressaint.com

 

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