12 décembre 2021

Neuvaine au Saint Enfant Jésus

Neuvaine au Saint Enfant Jésus

du 16 au 24 décembre

 

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Histoire

 

En 1628, une princesse allemande apporta aux Pères Carmes déchaussés de Prague une statuette de l'Enfant Jésus, en leur disant : « Honorez bien cet Enfant Jésus, et rien ne vous manquera ».

Les religieux qui étaient alors fort éprouvés, placèrent la statue dans leur chapelle et lui rendirent hommage. Dès ce moment, des bénédictions de tous genres affluèrent sur le couvent. Les champs des pères, auparavant frappés de stérilité, produisirent, cette année-là, d'abondantes récoltes. Le même fait se renouvela bien des fois dans la suite, malgré les gelées, la grêle ou les orages qui ravageaient les champs voisins. Des ressources suffisantes arrivèrent aux religieux pour pourvoir à leur entretien et continuer la construction de l'église ou du monastère. En outre, la providence envoya d'excellents novices, heureusement doués pour les aptitudes et la vertu, qui devinrent les plus fervents adorateurs de l'Enfant Jésus.

Chose remarquable : dès que la dévotion à l’Enfant Jésus se relâchait, aussitôt les bénédictions se retiraient et les calamités revenaient. Mais si les pieux exercices reprenaient, la paix rentrait dans la communauté et avec elle la prospérité.

À vous aussi nous disons : « Honorez bien cet Enfant Jésus et rien ne vous manquera ».

 

Introduction

 

Cette dévotion a trois siècles. Tous ceux qui approchent de la statue miraculeuse de l’Enfant Jésus et prient avec foi devant elle, obtiennent assistance dans les périls, consolation dans les tristesses, secours dans la pauvreté, soulagement dans les angoisses, lumière dans les ténèbres (spirituelles ou corporelles), grâces dans les aridités, santé dans les maladies, espérance aux heures de découragement. L'Enfant Jésus apporte un remède et procure la guérison à tous les maux que nous pouvons rencontrer. C'est encore lui qui met la paix dans les familles, termine les procès, délivre les prisonniers et sauve les condamnés à mort, bénit les unions stériles. Ajoutons qu'Il est surtout le céleste médecin des enfants, qu'Il donne aussi le succès aux examens, de l'ouvrage ou un emploi à ceux qui en manquent.

Il fait du bien à tous. C'est principalement à la suite de pieuses neuvaines qu’Il est prodigue de ses bienfaits. Puissent ces quelques pages Le faire connaître et aimer de plus en plus.

 

Enfant Jésus du Carmel de Bordeaux (1)

 

Prières quotidiennes

 

Prière au saint Enfant Jésus de Prague

du père Cyrille, son fidèle serviteur.

 

Ô Saint Enfant Jésus, j'ai recours à vous. Je vous en prie par votre sainte Mère, assistez-moi dans cette nécessité (On expose ici l'objet de sa demande), car je crois fermement que votre divinité peut me secourir. J'espère avec confiance obtenir votre sainte grâce. Je vous aime de tout mon cœur et de toutes les forces de mon âme. Je me repens sincèrement de mes péchés, et je vous supplie, ô bon Jésus, de me donner la force d'en triompher. Je prends la résolution de ne plus jamais vous offenser et je viens m'offrir à vous dans la disposition de tout souffrir plutôt que de vous déplaire. Désormais je veux vous servir avec fidélité. Pour l'amour de vous, ô divin enfant, j'aimerai mon prochain comme moi-même. Enfant plein de puissance, ô Jésus, je vous en conjure de nouveau, assistez-moi dans cette circonstance (nommez-la), et faites-moi la grâce de vous posséder éternellement dans le ciel avec Marie et Joseph, et de vous y adorer à jamais avec les saints anges. Ainsi soit-il.

 

Litanies du Saint Nom de Jésus

 

Seigneur, ayez pitié de nous,

Jésus-Christ, ayez pitié de nous,

Seigneur, ayez pitié de nous,

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.


Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous,

Jésus, fils du Dieu vivant, ayez pitié de nous,

Jésus, splendeur du Père, ayez pitié de nous,

Jésus, pur éclat de la lumière éternelle, ayez pitié de nous,

Jésus, roi de gloire, ayez pitié de nous,

Jésus, soleil de justice, ayez pitié de nous,

Jésus, fils de la Vierge Marie, ayez pitié de nous,

Jésus aimable, ayez pitié de nous,

Jésus admirable, ayez pitié de nous,

Jésus, Dieu fort, ayez pitié de nous,

Jésus, Père du siècle à venir, ayez pitié de nous,

Jésus, ange du grand conseil, ayez pitié de nous,

Jésus, très puissant, ayez pitié de nous,

Jésus, très patient, ayez pitié de nous,

Jésus, très obéissant, ayez pitié de nous,

Jésus, doux et humble de cœur, ayez pitié de nous,

Jésus, qui chérissez la chasteté, ayez pitié de nous,

Jésus, qui nous honorez de votre amour, ayez pitié de nous,

Jésus, Dieu de paix, ayez pitié de nous,

Jésus, auteur de la vie, ayez pitié de nous,

Jésus, modèle des vertus, ayez pitié de nous,

Jésus, notre Dieu, ayez pitié de nous,

Jésus, notre refuge, ayez pitié de nous,

Jésus, père des pauvres, ayez pitié de nous,

Jésus, trésor des fidèles, ayez pitié de nous,

Jésus, bon pasteur, ayez pitié de nous,

Jésus, vraie lumière, ayez pitié de nous,

Jésus, Sagesse éternelle, ayez pitié de nous,

Jésus, bonté infinie, ayez pitié de nous,

Jésus, notre voie et notre vie, ayez pitié de nous,

Jésus, joie des anges, ayez pitié de nous,

Jésus, roi des patriarches, ayez pitié de nous,

Jésus, maître des apôtres, ayez pitié de nous,

Jésus, force des martyrs, ayez pitié de nous,

Jésus, lumière des confesseurs, ayez pitié de nous,

Jésus, pureté des vierges, ayez pitié de nous,

Jésus, couronne de tous les saints, ayez pitié de nous,

Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Jésus

Soyez-nous propice, exaucez-nous, Jésus


De tout mal, délivrez-nous, Jésus

De tout péché, délivrez-nous, Jésus

De votre colère, délivrez-nous, Jésus

Des embûches du démon, délivrez-nous, Jésus

De l'esprit de fornication, délivrez-nous, Jésus

De la mort éternelle, délivrez-nous, Jésus

Du mépris de vos divines inspirations, délivrez-nous, Jésus

Par le mystère de votre sainte Incarnation, délivrez-nous, Jésus

Par votre nativité, délivrez-nous, Jésus

Par votre enfance, délivrez-nous, Jésus

Par votre vie toute divine, délivrez-nous, Jésus

Par vos travaux, délivrez-nous, Jésus

Par votre agonie et par votre passion, délivrez-nous, Jésus

Par votre croix et par votre abandon, délivrez-nous, Jésus

Par vos langueurs, délivrez-nous, Jésus

Par votre mort et par votre sépulture, délivrez-nous, Jésus

Par votre résurrection, délivrez-nous, Jésus

Par votre ascension, délivrez-nous, Jésus

Par vos joies, délivrez-nous, Jésus

Par votre gloire, délivrez-nous, Jésus


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Jésus

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Jésus

 

Que le nom du Seigneur soit béni,

maintenant et dans tous les siècles.


Prions

 

Seigneur Jésus-Christ, qui avez dit : Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez, et l'on vous ouvrira; faites-nous, s'il vous plaît, la grâce de concevoir l'affection de votre amour divin, afin que nous vous aimions de tout notre cœur, en vous confessant de bouche et d'action, et que jamais nous ne cessions de vous louer. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.

 

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Premier jour

La naissance de Jésus

 

Je me représente l'Enfant Jésus dans la grotte de Bethléem, enveloppé de pauvres langes, couché sur la paille dans une crèche, entre deux animaux qui le réchauffent de leur haleine... Qu'il est pauvre, qu'il est petit, qu'il est faible et impuissant !

Cependant, Marie et Joseph l'adorent à genoux comme leur Seigneur. Des chœurs d'anges chantent dans les airs sa gloire. La nuit qui le voit naître brille comme le jour, et une étoile miraculeuse annonce sa naissance.

Ma foi de chrétien me dit que cet enfant est mon Créateur, le Tout-Puissant, l’Éternel, l'Infini ; c'est mon Dieu qui vient de se faire homme pour moi. Il a pris un corps et une âme semblables à mon corps et à mon âme, au sein de la Vierge Marie, par un miracle du Saint-Esprit. Sa sainte Mère vient de le mettre au monde. Saint Joseph lui servira de père et de gardien. Il grandira en âge et en sagesse. Il travaillera comme ouvrier à la sueur de son front jusqu’à l'âge de trente ans. Enfin, après avoir, durant trois années, prêché son évangile, fait d'éclatants miracles et établi son Église, Il donnera sa vie pour moi sur la croix, prenant sur lui mes péchés et leur châtiment.

Celui qui croira en lui et aura pratiqué sa doctrine, sera sauvé; celui qui aura refusé de croire, sera perdu pour l'éternité.

 

Acte de foi

 

Mon Jésus, je crois à votre parole : Elle est la vérité même. Vous connaissez toutes choses. Je crois comme certaines toutes les vérités que vous avez enseignées à vos apôtres et confiées à votre Église pour qu'elle me les enseigne à son tour.

Je crois en particulier que vous êtes le Fils unique de Dieu, et Dieu vous-même avec le Père et le Saint Esprit; que vous vous êtes fait homme et avez souffert la mort pour nous racheter de l'enfer. Je crois que Marie est votre mère bénie, qu'elle a toujours été sans péché, et qu'elle est toujours demeurée vierge.

Seigneur Jésus, à cause de votre parole, je crois au ciel, à l'enfer, au purgatoire, à votre présence réelle dans le Saint-Sacrement.

Je crois aussi qu'il est juste et profitable d'honorer la Sainte Vierge et les saints, ainsi que leurs images et surtout les vôtres, ô mon Rédempteur ; je veux particulièrement honorer celle qui vous représente dans votre enfance. Divin Enfant Jésus, conservez et augmentez toujours en moi le don inestimable de la foi. Sainte Marie, Mère de Dieu et ma mère, priez pour moi afin que je ne m'expose pas à perdre la foi en des compagnies ou des lectures imprudentes, et que je conforme toujours ma vie à ma croyance.

 

Prières quotidiennes

 

Deuxième jour

Le Nom de Jésus

 

Le huitième jour après Sa naissance, l'Enfant fut circoncis, et on Lui donna le nom de Jésus... Ce nom sacré fait toute mon espérance…

Le péché m'avait fermé le ciel, mais le Fils de Dieu est descendu sur la terre et a lavé dans son sang divin tous les péchés du monde. Aujourd'hui, petit enfant, Il en répand les premières gouttes sous le couteau de la circoncision. C'est à cause de ce sang répandu que son Père céleste veut qu'aussitôt on lui impose le nom le plus glorieux qui se puisse trouver: le nom adorable de Jésus qui signifie Sauveur. Grâce à ce sang et à ce Nom, tous les hommes de bonne volonté seront sauvés.

Par le nom de Jésus je puis obtenir toutes grâces : le pardon de mes péchés et des secours pour n'y plus retomber, l'amitié de Dieu, le ciel et même les biens de ce monde, s'ils ne sont pas nuisibles à mon salut. Il suffit que je demande tout cela à Dieu avec persévérance et par le nom de Jésus, Son Fils. C'est notre Seigneur lui-même qui l'a déclaré dans l’évangile : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en Mon Nom, Il Vous l'accordera ».

Rien n’est impossible à celui qui invoque le saint Nom de Jésus

 

Acte d’Espérance

 

Dieu de bonté, j'espère fermement surmonter toutes les difficultés de la vie présente et parvenir au bonheur éternel, avec le secours de votre grâce, que vous m'avez promise et qu'a méritée pour moi Jésus-Christ, mon Sauveur.

Même si tous les maux et toutes les peines venaient à fondre sur moi, Vous êtes assez bon et assez puissant pour m’en délivrer, si je vous le demande.

Même si j'avais commis tous les crimes de la terre, Votre miséricorde est si grande, ô mon Dieu, qu'elle pardonnerait encore volontiers à mon repentir, à cause du sang de mon Rédempteur.

Seigneur Jésus, même si j’avais tous les défauts et tous les vices, je me corrigerai certainement avec l'appui de votre saint Nom.

Sainte Marie, Mère de Dieu et ma mère, si une folle présomption venait à m'emporter, retenez-moi par la crainte du Seigneur ; et quand le découragement tentera de m'abattre, relevez mon âme par une confiance sans borne dans le Père des cieux, en Jésus-Christ, mon Sauveur, et en vous ma bonne mère, que je ne veux jamais cesser de prier.

 

Histoire

 

En 1650, un noble gentilhomme, habitant la ville de Prague, était tourmenté de la crainte imaginaire de perdre la haute position qu'il occupait dans l’état. Sa peine devint si grande que, pour échapper à la disgrâce dont il se croyait à tort menacé, il résolut de mettre fin à ses jours. Déjà il avait fait les funestes préparatifs, lorsque le père Cyrille vint frapper à la porte de sa demeure. Le père réussit à lui inspirer confiance en la puissance de l'Enfant Jésus, et l'amena aux pieds de la statue miraculeuse dans la chapelle des Carmes déchaussés. À peine le malheureux eut-il remarqué l'air de bonté et de douceur que respire la sainte image, qu'il fondit en larmes ; son cœur se dilata et le sombre désespoir fut dissipé. Il se confessa, communia et se vit pour toujours délivré de ses mortelles angoisses.

Vous même, lorsque vous serez accablé sous le poids de vos peines, allez à l'Enfant Jésus, à son Image miraculeuse, recourez à son saint Nom et il vous soulagera.

 

Prières quotidiennes

 

Troisième jour

La visite des bergers

 

Je vois les bergers, avertis par les anges, accourir, durant cette nuit brillante, à la grotte solitaire de Bethléem. Ils y pénètrent avec un religieux respect et s'agenouillent autour de la crèche. Avec quelle attention amoureuse, ils contemplent le divin Enfant qui sourit à leurs hommages! Ils Lui disent au moins du cœur: “ Vous êtes vraiment le Messie promis, le Sauveur d'Israël. ” C'étaient des gens simples, mais craignant Dieu et chers à son cœur.

Ces bergers me prêchent le plus grand de mes devoirs: celui d'aimer Dieu. Depuis toujours Il pense à moi avec amour; c'est par amour qu'il m'a créé. D'ailleurs Dieu m'a aimé le premier, afin de me faire jouir de son propre bonheur durant l'éternité. Son amour pour moi a été si loin qu'Il m'a donné son Fils unique et l'a livré à la mort de la croix pour l'expiation de mes péchés. De son côté Dieu le Fils m'a aimé jusqu'à s'anéantir et embrasser la pauvreté, les mépris, les supplices pour toucher mon cœur et m'attirer à Lui. Que me demande-t-il en retour? Que je l'aime et que j'aime son Père de tout mon cœur, de toutes mes forces, plus que moi-même, plus que ma vie, plus que mes proches et mes amis, mes biens ou mon plaisir…

Est-ce ainsi que j'aime Dieu ?

 

Acte d’amour de Dieu

 

O Dieu ! Qui êtes la bonté et la beauté mêmes, la douceur, la sagesse, la puissance et la science, je vous aime et vous estime au-dessus de tout à cause de vous-même. Je vous aime aussi pour les bienfaits sans nombre dont vous m'avez comblé et que je reçois encore à tous les instants de votre inépuisable bonté. Nul bien ne m'arrive qui ne soit de vous. Tant de fois vous m'avez pardonné au lieu de me précipiter dans les flammes éternelles! Seigneur, je suis très heureux de ce que, dans votre royaume, vous jouissez d'une gloire et d'une félicité infinie. Je désire que, sur la terre, toutes les créatures vous aiment, vous louent et vous servent d'une manière parfaite, comme vous le méritez.

Mon Dieu, je veux tout ce que vous voulez, comme vous le voulez et quand vous le voulez.

Saint Enfant Jésus, je vous aime de tout mon cœur ; je regarde votre amitié et celle de votre Père comme mon bien le plus précieux, et je préfère tout sacrifier plutôt que de la perdre. Celui qui pèche n'aime pas, il reste dans la mort et l'inimitié de Dieu.

Sainte Mère de Jésus-Christ, priez pour moi afin que je ne commette pas le péché mortel, que je ne demeure point dans la mort du péché, mais que je vive toujours dans l'amour de mon Dieu. Ô Marie, vous m'aimez comme votre enfant, je veux toujours vous aimer comme ma mère. Obtenez-moi surtout le véritable amour de Votre Fils.

 

Histoire

 

En 1733, un ecclésiastique de Prague s'était chargé de l'éducation de son neveu, devenu orphelin. Sollicitudes incessantes, sacrifices, admonitions, il n'épargna rien pour le former et l'instruire. Peines inutiles. Le neveu ne répondit en rien au dévouement de son oncle. Après deux ans d'études, il ne savait rien et ne pensait qu'à s'amuser. Notre abbé était au désespoir. Il alla célébrer plusieurs fois la sainte messe à l'autel de l'Enfant Jésus miraculeux pour cet enfant revêche, et le décida à réciter tous les jours, devant la sainte image, cette prière : « Écoutez, mon Jésus, les soupirs de mon cœur: pour la vertu, l'étude, inspirez-moi l'ardeur ». Le divin Sauveur se laissa toucher et changea le cœur de l'incorrigible jeune homme, qui devint la consolation de son oncle, tant par sa ferveur que par son application au travail. Il se corrigea si bien que, quelques années après il quittait tout pour suivre Jésus-Christ dans l'ordre des frères prêcheurs.

Demandons le don du divin amour à l'Enfant Jésus. Il en a apporté le feu sur la terre et Il voudrait en enflammer tous les cœurs. Efforçons-nous de l'aimer et de le faire aimer.

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième jour

Les présents des Mages

 

Je vois les rois mages quitter leur pays, et guidés par une étoile merveilleuse, venir en Judée pour y adorer le messie nouveau-né, et lui offrir leurs présents.

L'étoile s'arrête au-dessus de la grotte de Bethléem... Eh quoi ! Serait-ce là la demeure du nouveau roi ?... Oui, c'est là ! Ce nouveau roi aime la pauvreté et l'humiliation. Éclairés par la foi, les rois mages pénètrent dans l'étable et reconnaissent leur Créateur dans ce petit enfant couché sur la paille. Je les vois se prosterner, ouvrir leurs trésors et lui présenter de l'or comme à leur roi, de l'encens comme à leur Dieu, de la myrrhe comme au Fils de l'homme qui subira la mort et la sépulture.

À l'exemple des mages, j'offrirai aussi de l'or à Jésus : l’or de mon cœur, mon amour ; je lui présenterai de l'encens : ma prière ; de la myrrhe : des œuvres de pénitence. Mais Jésus veut que je l'aime aussi dans le prochain, et que je lui porte des présents dans la personne des malheureux : car les pauvres, les petits, les faibles, les infirmes, c'est Jésus souffrant. Je dois leur venir en aide autant que je le puis par mes aumônes, mes services, mes conseils, mes prières, pour l'amour de notre Seigneur qui a dit : « Ce que vous aurez fait pour le moindre des miens, Je le tiendrai comme fait à Moi-même ».

Est-ce ainsi que j'ai pratiqué la charité ?

 

Acte de charité pour le prochain

 

Mon Dieu, j'aime mon prochain, c'est-à-dire tous les hommes, comme moi-même, pour l'amour de vous. Comment ne les aimerais-je pas ? Vous les avez créés à votre ressemblance; vous les destinez à devenir vos enfants et les habitants de votre royaume. Pour tous, votre Fils Jésus-Christ est mort sur la croix. Vous voulez le salut de tous. À tous aussi je souhaite tous les biens.

Ô mon Dieu, puissent les pécheurs, les ennemis de votre Église se convertir et mourir dans votre amour. Ah ! Que j'ai compassion de ceux qui vivent dans votre disgrâce et se laissent traîner par les démons dans l'abîme du feu éternel ! Pardonnez à tous, comme vous m'avez pardonné si souvent mes offenses.

Seigneur, je pardonne aussi volontiers à tous ceux qui m'ont offensé. Ô Jésus ! Je veux, en proportion de ma situation et de ma fortune, pratiquer envers mon prochain les œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde, et, comme vous, mon Sauveur, passer en ce monde en faisant le bien.

Sainte Vierge Marie, qui avez aimé les hommes jusqu'à laisser mourir pour eux votre très cher Fils dans le supplice de la croix, Vous qui ne repoussez personne, pas même les plus coupables qui ont recours à vous : Obtenez-moi le véritable amour du prochain et répandez l'esprit de charité, de douceur et d'union sur toute la terre.

 

Histoire

 

En 1872, une famille pauvre de Prague est réduite à la dernière misère. Le père est sans ouvrage, la mère est clouée sur son lit par la maladie, les enfants demandent du pain en pleurant et n'en reçoivent point. Le propriétaire inhumain vient de quitter la maison, la menace à la bouche : « Demain, Vous serez jetés à la rue si le dernier terme n'est pas payé ! » Déjà le petit mobilier a presque entièrement disparu. Pauvres gens ! Que fera le malheureux père ? Il sort et va droit dans l'église de Sainte-Marie de la Victoire se jeter aux pieds du saint Enfant Jésus miraculeux. Là, il laisse échapper un torrent de larmes qu'il ne sait plus retenir. Doux et compatissant Jésus, n'écouterez-vous pas de telles larmes ?

Le 30 janvier, un membre de la société de Saint-Vincent de Paul apporte un faible secours, mais il comprend tout de suite que c'est tout à fait insuffisant pour les besoins de cette famille. Ce bon samaritain a une inspiration. Il écrit une lettre recommandée au comte C. de R. pour l'intéresser en faveur de ses protégés ; Vous entendez, une lettre recommandée à l'Enfant Jésus. Vraiment elle était bien recommandée, car le noble comte s'empressa de faire parvenir un secours considérable. La famille était sauvée. Elle remercia ses trois bienfaiteurs: le membre charitable de Saint-Vincent de Paul, le riche généreux, et vous surtout, ô miséricordieux Enfant Jésus, qui savez inspirer aux hommes une si vraie compassion pour les misères de leurs frères.

Vous même, pendant cette neuvaine, faites ou promettez de faire une aumône en l’honneur de l’Enfant Jésus.

 

Prières quotidiennes

 

Cinquième jour

La Présentation au Temple

 

Je vois Joseph et Marie, le quarantième jour après la Nativité, porter l'Enfant Jésus au temple de Jérusalem. Marie, par les mains du prêtre, présente son enfant au Seigneur, et reconnaît par là que ce très cher Fils qu'elle aime plus que sa vie, appartient tout d'abord au Père céleste et qu'il peut le lui reprendre si tel est son bon plaisir.

L'Enfant Jésus, de son côté, offre le sacrifice de sa vie à son Père pour réparer son honneur outragé et opérer notre salut. Dieu accepte cette offrande du Fils et de la mère, mais pour un temps Il rend à Marie son enfant, qu'elle rachète en donnant deux tourterelles, selon les prescriptions de la loi de Moïse.

Je dois aussi m'offrir au Seigneur avec tout ce qui m'appartient, car tout est à lui ; à chaque instant il me conserve avec tout ce que je possède, et c'est son droit de tout me reprendre quand il lui plaira. Je suis sous sa dépendance continuelle et entière. Reconnaître tout cela, c'est l'adorer. Il est de toute convenance que j'adore mon Créateur le matin à mon lever, le soir avant de prendre mon repos. Une obligation grave m'est faite d’aller l'adorer à l'église les dimanches en assistant à la messe.

Est-ce ainsi que j'ai adoré Dieu ?

 

Acte d’adoration

 

Mon Dieu, je reconnais votre excellence au-dessus de tout ce qui existe et de tout ce qui est possible. Vous seul, êtes infini en puissance, en sagesse, en bonté, en sainteté. Vous seul, Seigneur, existez par vous-même et de toute éternité, tandis que tout le reste n'existe que par vous et depuis un temps ; et rien ne peut subsister sans vous. Je me prosterne à vos pieds et vous adore. Je vous reconnais pour mon Créateur et mon souverain maître; Vous avez sur moi droit de vie et de mort. Je suis votre pauvre serviteur obligé de vous servir, de vous louer et d'implorer votre secours.

Mon Dieu, je me soumets de tout cœur à votre volonté; car vous servir, ô grand roi, c'est régner. Ô majesté infinie, mes hommages sont tout à fait insuffisants, je le reconnais; mais je vous offre surtout l'honneur infini qu'il vous rend au saint sacrifice de la messe, où il s'immole pour votre gloire à toutes les heures du jour, dans l'univers entier.

Sainte Mère de Dieu, je vous honore par-dessus tous les anges et les saints ; priez pour moi afin que je ne vous oublie jamais et que je sois toujours fidèle, comme vous, à rendre à mon Créateur les hommages qui lui sont dus.

 

Histoire

 

Les jeunes missionnaires de Bordeaux avaient élevé récemment une chapelle au Saint Enfant Jésus miraculeux de Prague. Dans le voisinage de cette chapelle, vivait un vieux militaire, excellent cœur, mais franc-maçon. Un jour, il vint se plaindre au directeur de l’école apostolique que chaque nuit, à la même heure, il entendait frapper un coup vigoureux sur la cloison de sa chambre. « Ma femme, ajouta-t-il, entend de même ; j'ai invité des amis, anciens soldats comme moi ; ils ont monté la garde dans le corridor, et, eux aussi, ont entendu, à l'heure marquée, le coup mystérieux. Et voilà déjà plusieurs années que ce bruit se renouvelle ainsi tous les jours ». Le père alla bénir la maison, mais le bruit continua de se faire entendre.

Le père fut rappelé près du vieux militaire dont l'état de santé devenait inquiétant. Pendant qu'il s'y rendait pour essayer de ramener cette âme à Dieu, les enfants de l’école allèrent prier à la chapelle de l'Enfant Jésus. A la fin de l’entretien, le Père dit au malade : « Pour retrouver la paix, il faudrait vous confesser. - Je ne dis pas non. - Il ne faudrait pas trop remettre. - Il y a si longtemps que je ne l'ai fait ! - Ce n'est pas difficile. Me promettez-vous que vous vous confesserez ? - Je vous le promets, foi de vieux soldat, et sur l'honneur ». Quelques jours après, en effet, pendant que les élèves priaient encore pour lui dans la chapelle de l'Enfant Jésus, M. T... s'exécutait avec la simplicité d'un enfant. Après la confession, il embrassa le père avec larmes, en disant : « Oh ! Que je suis heureux maintenant ! » Et il avoua que les coups donnés sur la cloison avaient cessé depuis le jour où il s'était engagé à confesser ses fautes. Il put encore aller communier dans la chapelle. L'Enfant Jésus acheva Son œuvre en lui accordant une dernière grâce, la plus précieuse de toutes: quelques semaines plus tard, M. T. fit une sainte mort, après avoir reçu avec édification les derniers sacrements.

Vous même, au moins un jour de votre neuvaine, allez entendre ou faites dire la messe à l'autel de l'Enfant Jésus. Le temps du saint sacrifice est de tous, le plus favorable pour adresser une demande au ciel.

 

Prières quotidiennes

 

Sixième jour

La fuite en Égypte

 

Le roi Hérode veut faire mourir l'Enfant Jésus. Comme il ne le connaît pas, le cruel ordonne le massacre de tous les enfants de Bethléem et des environs, âgés de moins de deux ans. Joseph et Marie, avertis par un ange, se sauvent durant la nuit et sont obligés d'emporter notre Seigneur en Égypte. Sept ans après, Hérode étant mort, ils le ramènent en Judée et vont demeurer à Nazareth.

Dieu éprouve ceux qu'il aime. Il aurait pu faire mourir Hérode, ou le mettre dans l'impossibilité de nuire au divin Enfant. Il a préféré laisser agir cet impie selon sa malice, afin de nous apprendre que les justes doivent souffrir persécution et que ce n'est que par beaucoup de tribulations qu'ils arrivent au ciel.

J'aurai donc des épreuves. Que faire alors ? Comme Marie et Joseph, avoir patience et courage, rester fidèle à mes devoirs et prier. Dieu finira par me délivrer, et Il récompensera éternellement les peines supportées pour son amour en cette courte vie.

Comment jusqu’ici ai-je pratiqué la patience ?

 

Acte de patience

 

Très patient Jésus, je m'efforcerai de supporter avec patience, pour votre amour tout ce que vous m'enverrez de dur et de fâcheux en cette vie. Jamais je ne murmurerai contre votre aimable providence qui dispose tout pour mon plus grand bien. Si je suis moins favorisé que d'autres, je ne laisserai pas aller mon cœur à l'irritation ni à la tristesse, sûr de voir ma résignation récompensée. Votre équité est parfaite, et elle saura me faire meilleure part sinon ici-bas, certainement là-haut. Seigneur, quand la voie de vos commandements me paraîtra rude et que je me verrai poursuivi par les tentations, je veux rester fidèle à mon devoir, et me détourner tout de suite du mal. Si je suis tourmenté par les démons ou persécuté par les hommes, comme vous l'avez été, Saint Enfant Jésus, je supporterai leurs coups avec constance, jusqu'à ce qu'il vous plaise de me délivrer. Dans la souffrance, les travaux, les ennuis, les revers, je porterai courageusement la croix avec mon Sauveur afin de partager sa gloire et son bonheur durant l'éternité.

Seigneur, si vous jugez bon de me reprendre ceux qui me sont chers, ou mes biens, ou les honneurs de ce monde, je veux dire avec votre divin Fils au jardin des oliviers : « Père, s'il est possible, que cela n'arrive pas; cependant que votre volonté se fasse et non la mienne ». Ou bien avec votre serviteur Job : « Le Seigneur me les avait donnés, le Seigneur me les a ôtés : que son saint Nom soit béni ».

Ô Mère la plus douloureuse et la plus éprouvée ! La plus patiente et la plus courageuse des Vierges ! La patience m'est très nécessaire, priez pour moi afin qu'elle ne m'abandonne jamais et que je ne perde point la couronne qui doit en être la récompense.

 

Histoire

 

Notre famille était depuis plusieurs mois livrée aux plus vives angoisses ; les épreuves se succédaient les unes aux autres. Nous avions cependant multiplié nos neuvaines et nos exercices pieux à divers saints, et pas la moindre lueur d'espoir durant ces sombres journées ! Que de larmes versées dans le secret! Que de nuits passées sans sommeil ! Notre situation devint si désespérée que Dieu seul pouvait nous aider. C'est alors que nous apprîmes que la statue du Saint Enfant Jésus miraculeux de Prague allait être bénite solennellement et inaugurée dans l'église des pères Carmes de Gand. Nous reprîmes confiance. Il nous semblait qu'en tel jour le divin Enfant serait prodigue de ses bienfaits. Nous le suppliâmes, en assistant à cette cérémonie, de nous donner, un état prospère et la paix pour notre maison. Nous fûmes exaucés au-delà de toute espérance. Par un revirement soudain, notre demeure, qui était un foyer de douleur, est devenu un séjour de joie et de tranquillité. Nous sommes heureux et ne pouvons assez bénir l'Enfant Jésus de nous avoir délivrés de nos peines. Aussi promettons-nous de ne L'oublier jamais.

Vous même vous aussi, espérez contre toute espérance ; l'Enfant Jésus, touché de votre confiance, saura faire pour vous ce qui vous paraît difficile ou impossible.

 

Prières quotidiennes

 

Septième jour

La maison de Nazareth

 

Je me représente la sainte famille dans l'humble demeure de Nazareth après le retour d’Égypte. Jésus a dépassé la septième année: qu’il est beau, modeste et doux ! Tous les jours il grandit en grâce et en sagesse. Avec quelle piété il prie le matin, le soir avant et après les repas! Tantôt il est à l'atelier réjouissant saint Joseph de sa présence, tantôt il est à la maison prêtant déjà son aide à sa sainte mère dans les petits travaux du ménage; tantôt il va prendre part aux jeux des compagnons de son âge, qui sont ravis de sa douceur. Après les jours d'exil et d'alarmes, quelles joies pour Marie et Joseph ! Qui dira les transports de leur reconnaissance ? Cependant leur joie n'est pas sans douleur ! Ils savent que ce cher enfant doit subir un jour une cruelle passion. Ainsi par un mystère ineffable ils jouissent et souffrent à la fois.

Dieu compatit à la faiblesse de l'homme ; Il fait succéder les joies aux douleurs. Au temps de la prospérité je ne dois pas nourrir une confiance démesurée ; il faut surtout alors que je pratique le devoir de la reconnaissance. Dieu aime et attend qu'on Le remercie de ses bienfaits. Or ses bienfaits sont de tous les jours et de tous les instants, je ne dois donc laisser passer aucun jour sans lui rendre des actions de grâce.

Comment me suis-je acquitté de ce devoir de la reconnaissance envers Dieu ?

 

Acte de reconnaissance

 

Seigneur, que vous rendrai-je pour tous vos bienfaits? Vous m'avez tiré du néant: mon âme immortelle, cette intelligence dont je suis si fier, ma raison, ce corps si admirablement constitué avec ses membres et ses organes divers: c’est vous qui me les avez donnés, qui me les conservez et me donnez puissance de m'en servir... Si vous me retiriez l'usage de tel membre ou de tel sens, je serais beaucoup moins heureux. Le ciel étoilé, la terre avec ses plantes, ses fleurs et ses fruits, les animaux qui la peuplent, les merveilles qu'elle renferme, c'est pour mon utilité ou pour mon agrément que vous les avez formés. Le vêtement qui me couvre, l'air que je respire, la nourriture qui me soutient, sont des dons de votre bonté. Si souvent vous m'avez délivré ou préservé de maladies ou d'accidents fâcheux !... Ces mille facilités de la vie réalisées par les progrès de l'homme ne sont-elles pas dues au jeu admirable de votre providence ?

Que vous rendrai-je, Seigneur, pour tous vos bienfaits dans l'ordre spirituel? Par la grâce du saint baptême, vous avez communiqué à mon âme votre propre vie; je suis devenu votre enfant bien-aimé l'enfant de Votre Église, votre héritier pour l'éternité. Éducation chrétienne, sacrements, sainte messe, Parole de Dieu, bons exemples, assistance des saints anges, lumières intérieures, salutaires excitations au bien: ce sont autant de grâces précieuses et incessantes de votre amour. Ingrat, j'ai répondu à vos bontés par mes offenses... Vous avez pardonné à mon cœur repentant et humilié. Si vous m'aviez frappé de mort pendant que j'étais votre ennemi, je serais maintenant enseveli dans l'enfer ! Vous avez eu pitié de moi. Merci, mon Dieu, merci ! Je vous offre en remerciement les louanges de l'Enfant Jésus avec celles de la sainte Vierge, des anges et des saints. Je vous présente surtout le sacrifice que ce divin Fils fait de lui-même à votre majesté dans la sainte messe, et j'ai un extrême contentement de ce que par cette offrande il vous paie parfaitement de tous vos bienfaits.

Marie que la bonté de Jésus m'a donnée pour mère, combien je vous remercie de votre protection maternelle! Continuez à prier pour votre enfant afin qu'il ne devienne jamais ingrat et infidèle à son Dieu.

 

Histoire

 

Depuis fort longtemps, une personne sollicitait une faveur spirituelle et temporelle ardemment désirée. Elle s'était adressée dans le courant de l'année dernière à la Madone de Pompéi et à beaucoup d'autres sanctuaires, lorsqu'on lui remit au commencement de cette année (1893), une image du Saint Enfant Jésus de Prague. Elle commença une heureuse neuvaine en son honneur, et le neuvième jour elle était complètement exaucée. Elle ne sait comment exprimer sa reconnaissance.

Vous même vous le voyez, Dieu veut distribuer ses grâces par le moyen de l'image du Saint Enfant Jésus de Prague. Priez donc avec confiance devant cette image miraculeuse.

 

Prières quotidiennes

 

Huitième jour

L’Enfant Jésus perdu et retrouvé

 

Je vois l'Enfant Jésus à l'âge de douze ans se rendant avec ses parents et d'autres habitants de Nazareth en pèlerinage au temple de Jérusalem. Je le contemple priant dans le temple avec eux! Je vois de nouveau les pèlerins, après avoir satisfait leur dévotion, se réunir pour le retour : la sainte Vierge s'avance avec le groupe des femmes saint Joseph avec celui des hommes. Les enfants accompagnent indifféremment leur père ou leur mère. Au soir de la première journée de marche, Joseph et Marie se rejoignent, mais l'Enfant Jésus n'est pas avec eux. Où est-il ? Il a disparu. Tous les voyageurs sont interrogés : personne ne l'a vu. Je me représente la grande désolation des parents, désolation cependant contenue dans les bornes de la soumission à la volonté de Dieu. Ils reprennent aussitôt le chemin de Jérusalem et cherchent avec persévérance, pleins d'angoisses et d'ardents désirs, leur très cher Fils, le trésor de leur vie. Enfin le troisième jour, ils le retrouvent dans le temple assis au milieu des docteurs de la loi, qu'Il interroge et étonne par la sagesse de ses réponses.

La perte de Jésus fut pour Joseph et Marie une épreuve voulue par la providence: Ils n'étaient pas répréhensibles. Mais moi, n'ai-je pas perdu Jésus par ma faute ? Oui, lorsque je me suis rendu coupable d'un péché mortel.

En perdant Jésus, j'ai perdu Dieu pour l'éternité, j'ai tout perdu ! Ô le plus grand de tous les malheurs ! Quand ce malheur m'est arrivé, ai-je aussitôt cherché Jésus par mon repentir et mes prières ? Lorsque lui-même est venu frapper à la porte de mon cœur, demandant à y rentrer, n'ai-je pas, cruel, refusé de lui ouvrir ? Qu'il est doux cependant de le retrouver dans une sincère confession !

 

Acte de contrition

 

Mon Dieu, que j'ai été coupable en commettant le péché mortel ! Coupable envers moi-même puisque par là j'ai ôté à mon âme la vie surnaturelle, une vie divine, la vie éternelle, je n'ai plus voulu être enfant de Dieu et je me suis fait esclave de Satan, mon ennemi implacable; j'ai rejeté le ciel et j'ai choisi l'enfer. Coupable envers mon aimable Sauveur : car, par mon péché, ô Jésus, j’ai causé votre mort, je vous ai crucifié avec les Juifs ; disciple infidèle, J'ai manqué aux promesses de mon baptême. Coupable envers votre divinité, ô mon Créateur : j’ai violé les lois que, comme législateur suprême, vous avez posées. J'ai dit, sinon par mes paroles, du moins par ma conduite : Je ne vous servirai pas, bien que vous ayez un droit absolu aux services de votre créature... Je vous ai déshonoré, ô Dieu adorable et trois fois saint ! Je vous ai outragé en face, sous votre regard, puisque Vous êtes partout présent. Voilà comment j'ai payé d'ingratitude le Dieu d'amour et de bonté. Est-il possible, Seigneur que je vous aie mis en balance avec un vain plaisir, une vile satisfaction ! Et j'ai préféré ce vain plaisir, cette boue immonde à l'Infini, au Bien suprême. Je devrais vous aimer de tout mon cœur ; or je me suis fait votre ennemi en commettant ce que savais vous déplaire souverainement.

Combien je rougis maintenant d'avoir été si criminel! Que je voudrais être mort avant de vous avoir offensé! Que je voudrais mourir plutôt que de vous outrager de nouveau! Je me repens de tout mon cœur. J'ai en haine toutes mes iniquités. Pardonnez-les-moi, Seigneur, par les mérites du Sang de mon Rédempteur. Pour tous les biens du monde, je ne voudrais plus les commettre.

Sainte Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheur, afin que Dieu me pardonne et que je ne l’offense plus.

 

Histoire

 

Un malheureux fils méprisait l'autorité de son père et résistait à ses ordres. Il s'obstina dans son péché et résolut de quitter le toit paternel et de renier sa religion. Son père et ses frères profondément affligés firent dire pour lui plusieurs messes à l'autel de l'Enfant Jésus. Qu'arriva-t-il ? Souvent Dieu blesse le corps pour sauver l'âme. Le fils désobéissant fut subitement frappé d'un mal incurable à la jambe. Les médecins consultés déclarèrent qu'il avait à choisir entre l'amputation du membre malade ou la mort. Alors le malheureux commença de rentrer en lui-même ; il reconnut ses torts, demanda pardon à Dieu et aux hommes, et accepta la mort en expiation de ses péchés. Après avoir reçu pieusement les derniers sacrements, il rendit son âme à Dieu.

Vous même, il sera bon de vous confesser et de communier un jour de la neuvaine ou du moins de vous engager à le faire, si vous êtes exaucé.

 

Prières quotidiennes

 

Neuvième jour

Soumission à l’Enfant Jésus

 

Je vois l'Enfant Jésus quitter le temple de Jérusalem et retourner avec ses parents à Nazareth. Il demeure avec eux jusqu'à l’âge de trente ans, et il leur était soumis. L'Enfant Jésus abandonne pendant trois jours ses parents, pour m'enseigner qu'il faut d'abord obéir à Dieu, et, au besoin, pour exécuter ses ordres, laisser tout, même ce qu'on a de plus cher. Il retourne ensuite avec ses parents et il leur est soumis, pour m'apprendre que je dois néanmoins obéissance à mon père et à ma mère ainsi qu'aux supérieurs, parce qu'ils tiennent la place de Dieu. Les écouter, c'est aussi écouter le Père des cieux ; mépriser leur autorité, c'est mépriser le Créateur. De leur côté, les parents et les supérieurs doivent imiter la bonté du Père céleste et ne rien commander qui soit contraire à sa volonté, à ses lois, aux lois de son Église, à la justice, à la raison.

Il coûte extrêmement à notre nature de se soumettre; mais si un Dieu s'est fait enfant et a obéi pendant trente années à l'homme, sa créature, comment pourrais-je refuser d'obéir à mes semblables en vue de Dieu ?

 

Acte d’obéissance

 

Mon Dieu, je reconnais que vous êtes le Maître suprême, à qui tous doivent le plus profond respect et obéissance entière en toutes choses. Comme votre divin Fils à son entrée en ce monde, je viens vous dire: Seigneur, me voici pour faire votre volonté et observer vos commandements. Dieu très sage, je reconnais aussi que vous avez donné une part de votre autorité aux parents et aux supérieurs, et qu'ils ont le droit de me commander en votre nom. Je suis prêt à obéir à leurs ordres pour l'amour de vous... Loin de moi, Seigneur, de résister à aucun de mes supérieurs. Quand même ils seraient remplis de défauts, ils sont cependant toujours dignes de respect et d'obéissance à cause de vous.

Saint Enfant Jésus, qui avez voulu subir la circoncision et vous rendre au temple pour montrer votre exacte obéissance aux lois religieuses, établies au nom de Dieu par Moïse, je veux aussi observer avec fidélité les commandements de la sainte Église que vous avez fondée ; je veux croire tout ce qu'elle ordonne de croire et pratiquer, tout ce qu'elle prescrit : pour le jeûne et l'abstinence, l'assistance à la messe, l'usage des sacrements. Ô divin roi, dès votre naissance, vous avez obéi aux ordonnances de l'empereur Auguste en vous faisant inscrire sur les registres publics; je veux aussi pour votre amour être soumis à l'autorité civile et à ses lois. Comme vous, très doux Jésus, je travaillerai et serai soumis à mes maîtres.

Ô mon Créateur, qui avez été obéissant jusqu'à la mort, jusqu'à mourir sur une croix par obéissance, rendez-moi soumis et obéissant à votre exemple afin que je partage un jour votre gloire.

Grande reine de l'univers, ô Marie, vous qui avez été la plus humble et la plus obéissante de toutes les créatures, priez pour moi afin que je ne m'écarte jamais de la voie sûre de l’obéissance.

 

Histoire

 

Une dame de Bruxelles avait obtenu, après huit années d’ardentes supplications, une charmante petite fille. Mais au huitième mois de sa naissance, l'enfant fut sur le point de mourir, atteinte d'une méningite très grave. Elle gisait inerte, comme un cadavre dans son berceau. Les soins de trois médecins ne parvinrent pas à la ranimer. La mère commença une neuvaine au Saint Enfant Jésus de Prague, en union avec une communauté de Carmélites établie aux environs. Cependant la petite ne donnait toujours aucun signe de vie. Mais une mère espère contre toute espérance. Celle-ci continua de supplier l'Enfant Jésus. Après plusieurs jours, de faibles lueurs de vie apparurent, mais suivis bientôt de présages certains de mort. Un matin, survint une dernière crise ; tout semble fini, l'enfant expire. La pauvre mère affolée par la douleur, se sauve loin de ce berceau et court une dernière fois à la chapelle des Carmélites demander à l'Enfant Jésus la vie de sa fille qui se meurt, qui, peut-être, est déjà morte. À son retour, tremblante sur le seuil béni ! En effet, cette fois l'enfant était sauvée. Quatre ans se sont passés depuis ; la petite a grandi et se porte à merveille.

 

Vous même, persévérez à prier l'Enfant Jésus ; si c'est nécessaire, renouvelez plusieurs fois cette neuvaine. Il finira par vous exaucer dès que vous ne demanderez rien qui déplaise à son Père céleste.

 

Prières quotidiennes

 

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Prière indulgenciée au saint Enfant Jésus

 

Très aimable Jésus-Christ, notre Seigneur qui vous êtes fait enfant pour nous et avez voulu naître dans une grotte pour nous délivrer des ténèbres du péché, nous attirer à vous et nous enflammer de votre saint amour ; nous vous adorons comme notre Créateur et Rédempteur ; nous vous reconnaissons et nous vous voulons pour notre roi et Seigneur, et nous vous offrons comme tribut toutes les affections de notre pauvre cœur.

Bien-Aimé Jésus, notre Dieu et Seigneur, daignez accepter cette offrande, et pour qu'elle mérite d'être agrée par vous, pardonnez-nous nos péchés, éclairez-nous, enflammez-nous de ce feu sacré que vous êtes venu apporter dans le monde pour l'allumer dans nos cœurs.

Qu'ainsi notre âme devienne un sacrifice perpétuel qui brûle en votre honneur ; qu'elle cherche toujours votre plus grande gloire ici-bas, afin qu'un jour elle puisse jouir de vos charmes infinis dans le ciel. Ainsi soit-il.

 

Jésus Roi d'Amour

 

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15 décembre 2015

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

Saint Alphonse de Liguori

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Premier jour

16 Décembre

Dieu nous a donné Son Fils unique pour Sauveur

 

« Je t'ai envoyé pour être la lumière et le salut de toutes les nations de la terre ».

 

Écoutons le Père éternel adressant ces paroles à Jésus Enfant, au moment même de Son Incarnation dans le sein de Marie : « Mon Fils, Je Vous ai donné au monde pour être la Lumière et la Vie des nations, pour leur procurer le Salut, que Je désire autant que s'il s'agissait de Mon propre Salut. Il faut donc que Vous vous consacriez sans réserve à cette œuvre que j'ai tant à Cœur. Je Vous ai donné tout entier à l'homme ; Vous devez donc Vous dépenser sans réserve pour son bien ». Il est nécessaire que dès Votre naissance Vous enduriez la plus extrême pauvreté, afin que l'homme devienne riche. Il faut que Vous soyez vendu comme un esclave, pour rendre à l'homme sa liberté ; que Vous soyez flagellé et même crucifié comme un esclave, afin de satisfaire à Ma Justice pour les peines qu'il a méritées par ses péchés. Il faut que Vous versiez Votre Sang et donniez Votre Vie pour délivrer les pécheurs de la mort éternelle. Ainsi l'homme sera contraint de M'aimer et de se donner à Moi, en voyant que Je vous donne tout à lui, Vous, Mon Fils unique, et qu'il ne Me reste plus rien à lui donner ». Voilà jusqu'où est allé l'amour de Dieu pour les hommes. Ce Dieu, infini en toutes perfections, a aimé le monde, dit saint Jean, jusqu'à lui donner son fils unique.

Et le Fils de Dieu, le Verbe incarné, loin de s'attrister de la proposition que lui fait son Père, l'accepte avec transport, heureux de pouvoir, lui aussi, nous prouver son amour et procurer notre salut. « Comme un géant, Il s'est élancé dans la carrière qui lui était ouverte ». Dès le premier instant de son incarnation, Il se donne, Il se sacrifie, Il embrasse avec joie toutes les douleurs et toutes les humiliations qu'Il doit souffrir ici-bas pour l'amour des hommes. Remarquons-le bien : en envoyant Son Fils pour nous racheter, Dieu le Père s'est en quelque sorte obligé à nous pardonner et à nous aimer. De Son Côté, le Verbe Divin, ayant accepté la mission de nous racheter et de procurer notre Salut, a pris les mêmes engagements pour se conformer aux bienveillantes et miséricordieuses intentions de Son Père a notre égard.

 

Affections et prières

 

Mon cher Jésus, s'il est vrai qu'aux termes de la Loi, le domaine s'acquiert par la donation, Vous m'appartenez, puisque Votre Père Vous a réellement donné à moi. C'est pour moi que Vous êtes né, c'est à moi que Vous avez été donné. Puisque Vous êtes à moi, à moi aussi sont tous vos biens : l'Apôtre me le dit : « Comment avec Son Fils Dieu ne nous aurait-Il pas tout donné ? » A moi donc Votre Sang précieux, à moi Vos mérites, à moi Votre Grâce, à moi Votre Paradis. Eh ! Qui pourrait me ravir mon trésor, Non, personne ne saurait me ravir mon Dieu. Cependant, je suis si faible ! Je puis donc encore Vous perdre par le péché ; je puis me séparer de Vous ! Mon Jésus, ne le permettez pas. Je me repens de Vous avoir autrefois abandonné ; je suis résolu de tout sacrifier, même la vie, plutôt que de Vous perdre encore, vous le bien infini, Vous l'unique amour de mon âme.

Je Vous remercie, ô Père éternel, de m'avoir donné Votre Fils ; puisque Vous me l'avez donné sans réserve, c'est aussi sans réserve que je me donne à Vous. Pour l'amour de cet Adorable Fils. acceptez-moi, et, par les douces chaînes de l'Amour, attachez-moi à mon Rédempteur ; attachez-moi si étroitement que je ne puisse plus jamais me séparer de Lui. Et Vous, mon Sauveur, puisque Vous êtes tout à moi, je veux être aussi tout à Vous. Disposez de moi et de ce qui m'appartient selon Votre bon plaisir. Comment pourrais-je rien refuser à un Dieu qui n'a pas hésité à me donner Son Sang et Sa Vie !

Marie, ma Mère, gardez-moi sous le manteau de Votre protection. Je ne veux plus être à moi, mais à mon Divin Maître. À Vous de me rendre fidèle, je me confie en Vous.

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Deuxième jour

17 Décembre

Affliction du Cœur de Jésus dans le sein de Marie

 

« Vous avez rejeté les offrandes et les sacrifices, et vous m'avez formé un corps ».

 

Considérons quelle amère douleur ressentit le Cœur de Jésus dès le premier instant de Son existence dans le sein de Marie, alors que son Père lui mit devant les yeux cette longue série d'opprobres, de souffrances et d'angoisses qu'il devait endurer durant Sa Vie pour délivrer les hommes des maux qu'ils s'étaient attirés par le péché. Voici comment le prophète Isaïe fait parler Jésus : « Dès le matin, la voix du Seigneur a frappé Mon oreille. Dès le premier instant de Mon Incarnation, Mon Père M'a fait connaître Sa Volonté de Me voir embrasser une vie de souffrances afin de la terminer par la mort de la Croix. Et Moi, Je n'ai point résisté ; J'ai livré Mon Corps à ceux qui devaient le frapper. Pour votre Salut, âmes bien chères, J'ai tout accepté : les fouets, les clous et la mort ».

Ce que Jésus-Christ devait souffrir durant Sa Vie et dans le cours de Sa Passion, lui fut mis sous les yeux dès le sein de sa mère, et Il accepta tout avec Amour ; mais pour se résigner à ce Sacrifice et pour vaincre la répugnance de la nature, ô Dieu, quelles angoisses et quels déchirements n'éprouva pas le Cœur innocent de Jésus ! Il sut dès son premier instant ce qu'Il devait d'abord souffrir en restant enfermé durant neuf mois dans cette obscure prison du sein de Marie ; Il sut à quelles humiliations et à quelles souffrances Il devait s'attendre en naissant dans une froide caverne qui servait de refuge aux animaux ; Il connut les humiliations et les travaux pénibles qui devaient remplir Sa Vie durant les trente années qu'Il passa dans l'atelier d'un pauvre artisan. Il sut que les hommes le regarderaient et le traiteraient comme un ignorant, un homme de la plèbe, voire même comme un séditieux et un criminel, méritant de subir le supplice infamant et cruel des insignes scélérats.

A chaque instant de Sa Vie, notre très aimant Rédempteur vit et accepta toutes ces peines qui l'attendaient ; ainsi à chaque minute Il endura simultanément tous les tourments et tous les opprobres de Sa longue et douloureuse Passion, tout ce qu'Il devait souffrir de son incarnation à sa mort. Pourquoi ? Pour sauver ces misérables et ingrats pécheurs que nous sommes.

 

Affections et prières

 

Mon bien-aimé Rédempteur, qu'il Vous en a coûté, dès Votre entrée en ce monde, pour me tirer de l'abîme où mes péchés m'avaient plongé ! Afin de me délivrer de l'esclavage du démon, que volontairement j'avais choisi pour maître en me livrant au péché, Vous avez consenti à être traité comme le plus indigne des esclaves. Je savais cela. Néanmoins, que de fois, cédant aux perfides sollicitations de cet ennemi de mon âme, j'ai blessé Votre Cœur infiniment aimable, ce Cœur, qui m'a tant aimé. Mais puisque Vous, mon Dieu, l'innocence même, avez embrassé une vie si pénible, subi une mort si cruelle, par Amour pour moi, à mon tour, ô Jésus, par amour pour Vous, j'accepte toutes les croix qui me viendront de Votre main. Je les accepte et je les embrasse parce quelles me viennent de ces mains percées sur la Croix pour me délivrer de l'enfer que j'ai tant de fois mérité. L'amour que Vous m'avez témoigné, ô mon Rédempteur, en Vous offrant à souffrir ainsi pour moi, m'impose l'obligation de me résigner, par amour pour Vous, à toutes souffrances et à tout mépris.

De grâce, au nom de Vos mérites, ô mon Jésus, donnez-moi Votre Amour ; il me rendra douces et aimables toutes les souffrances et toutes les humiliations. Je Vous aime souverainement, je Vous aime de tout mon cœur, je Vous aime plus que moi-môme. Durant toute Votre Vie, Vous m'avez donné mille preuves de Votre Amour ; et moi, ingrat, durant les nombreuses années déjà passées en ce monde, quelle preuve d'amour Vous ai-je donnée ? Faites donc qu'avant de mourir je Vous en donne quelqu'une. Aidez-moi, ô mon Jésus, par les mérites de Vos Souffrances et du Sang que Vous avez répandu pour moi, aidez-moi à Vous aimer et à faire en tout point Votre Sainte Volonté.

Très sainte Vierge, Marie, recommandez-moi à Votre Divin Fils ; je Vous en conjure par l'Amour que vous Lui portez.

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Troisième jour

18 Décembre

Jésus s'est fait enfant pour gagner notre confiance et notre amour

 

« Un petit enfant nous est né, un Fils nous a été donné ».

 

De longs siècles se sont écoulés depuis la promesse d'un Rédempteur faite par Dieu à Adam pécheur. Pendant tout ce temps, les patriarches les prophètes, toutes les âmes justes ont soupiré après la venue du Messie, l'ont appelé par leurs ferventes prières. Enfin, Il est venu, ce Messie l'attente des nations, le désir des collines éternelles, Il est venu et Il est né pour nous.

Le Fils de Dieu s'est fait petit pour nous rendre grands ; Il s'est donné à nous afin que nous nous donnions à Lui ; Il est venu nous témoigner son amour afin que nous y correspondions par le notre. « Les petits enfants, dit Saint Bernard, donnent facilement ce qu'on leur demande » ; Jésus est venu sous la forme d'un petit enfant pour nous faire comprendre combien Il désire nous enrichir de Ses trésors. Or, tous les trésors sont en Lui, dit Saint Paul. Son Père a tout remis entre Ses mains, dit Saint Jean. Voulons-nous des lumières ? Il est venu nous éclairer. La force de résister à nos ennemis ? Il est venu nous fortifier. Désirons-nous le pardon et le salut ? Il est venu pour nous pardonner et nous sauver. Enfin, désirons-nous le trésor de l'Amour Divin ? c'est pour enflammer nos cœurs qu'il est venu, qu'Il s'est fait petit enfant. Oui, s'il a bien voulu se montrer à nous si pauvre et si humble, c'est pour nous paraître plus aimable, c'est pour nous ôter toute crainte et gagner plus sûrement notre amour.

Jésus-Christ a voulu se montrer à nous comme un tout petit et aimable enfant, pour que nous l'aimions non seulement par-dessus toutes choses, mais encore de toute la tendresse de notre cœur. Les petits enfants ravissent l'affection de ceux qui les approchent ; qui donc n'aimerait pas de tout l'amour dont il est capable, un Dieu qu'il voit sous la forme d'un petit enfant, nourri d'un peu de lait, tremblant de froid, pauvre, délaissé, pleurant et gémissant dans une crèche sur la paille ? Ah ! Je comprends Saint François s'écriant, plein d'amour : « Aimons l'Enfant de Bethléem ! Aimons l'Enfant de Bethléem ! » Nous aussi, aimons donc et de tout notre cœur ce Dieu fait enfant pour se donner tout à nous.

 

Affections et prières

 

Aimable Jésus, Vous êtes descendu du Ciel pour nous empêcher de tomber dans l'enfer, pour Vous donner entièrement à nous. Comment donc avons-nous pu tant de fois Vous mépriser et Vous trahir ? Les hommes ne sont généralement pas ingrats envers les créatures. Qu'une personne vienne de loin nous faire visite, nous faire quelque présent, nous donner quelque marque d'affection, nous en gardons le souvenir, nous sentons l'obligation d'en témoigner notre reconnaissance. Comment se fait-il donc, ô mon Dieu, que ces mêmes hommes ne soient ingrats qu'envers Vous, envers Vous qui les avez aimés jusqu'à donner pour eux Votre Sang et Votre Vie ? Hélas ! Je me suis montré plus ingrat que tous les autres : plus Vous avez été généreux envers moi, plus je me suis montré peu reconnaissant envers Vous ! Si Vous eussiez prévenu un hérétique, un idolâtre, des grâces dont Vous m'avez comblé, il serait devenu un saint, et moi, je n'ai fait que Vous offenser !

Seigneur, pardonnez-moi toutes ces offenses. Vous avez promis d'oublier toutes les iniquités du pécheur qui se repent. Si donc par le passé je ne Vous ai pas aimé, si je Vous ai offensé, Vous daignerez me pardonner, car je me repens et je Vous aime. Vous vous êtes donné tout à moi, il est juste que je me consacre tout à Vous, pour Vous aimer et pour accomplir toujours Votre Sainte Volonté. Je Vous aime, ô mon Jésus, oui, je Vous aime de tout mon cœur ; ce cri du cœur, puissé-je le répéter tant que je vivrai, et mourir en disant encore : « Mon Dieu, je Vous aime ! Je Vous aime ! » ; puissé-je ainsi à mon dernier moment commencer de Vous aimer sans mesure et sans fin d'un amour éternel. Aidez-moi par Votre grâce à remplir ma résolution.

Ma Clémente Reine, Marie, je me reconnais redevable à Votre intercession de toutes les grâces que j'ai déjà reçues ; ne cessez pas d'intercéder pour moi. Mère de la persévérance, obtenez-moi la sainte persévérance.

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Quatrième jour

19 Décembre

La Passion de Jésus dura toute sa vie

 

« Ma douleur m'est toujours présenté ».

 

Considérons que dès l'instant où l'âme de Jésus-Christ fut créée et unie à Son Corps dans le sein de Marie, le Père éternel obligea Son Fils de sacrifier Sa Vie pour sauver le monde perdu par le péché. En même temps lui fut mis devant les yeux le spectacle effrayant de toutes les peines qu'Il devait endurer jusqu'à Sa mort pour le salut des hommes : humiliations et pauvreté de Sa Vie cachée à Bethléem, en Egypte, à Nazareth ; les douleurs et les ignominies de Sa Passion : fouets, épines, clous, croix, instruments de ses souffrances ; toutes les peines intérieures, dégoûts, agonies et même le cruel abandon dans lequel Il devait unir Sa Vie sur le Calvaire.

Abraham menant son fils à la mort, ne voulut point l'affliger en lui révélant son dessein, même dans le court trajet qui les séparait de la montagne. Le Père éternel, au contraire, voulut que Son Fils incarné, victime d'expiation destinée à payer nos dettes envers la Souveraine Justice, souffrît d'avance toutes les peines auxquelles Il devait être assujetti durant Sa Vie et à Sa Mort. C'est ainsi que Jésus endura, même dès le sein de sa Mère, la tristesse mortelle du jardin des Oliviers. Dès lors aussi, et à chaque instant, Il sentit peser sur ses épaules cette lourde croix qu'Il devait porter au Calvaire.

En un mot, toute la Vie de notre Divin Rédempteur, sans en excepter un seul jour, fut un martyre continuel, selon la prophétie de David : « Ma vie s'est consumée dans la douleur, et mes années dans les gémissements ». Son Cœur adorable ne fut pas un instant exempt de souffrance et d'amertume ; le sommeil pas plus que la veille, le travail pas plus que le repos, ne mettaient un terme à ses cruelles souffrances ; qu'Il fût en prière ou en conversation avec Marie et Joseph, toujours Il eut présente à la pensée Sa cruelle Passion, qui le torturait en son âme plus que tous les martyrs n'ont souffert dans leur corps. Sans trêve ni consolation, toute sa vie, pour l'amour de nous, Il endura toute Sa Passion.

 

Affections et prière

 

Cœur si aimable et si aimant de mon Jésus, Vous avez donc été rempli d'angoisses et d'amertume dès le sein môme de Marie; dès lors vous avez souffert sans soulagement ni consolation ; Vous avez souffert cette continuelle agonie pour m'exempter de l'agonie et de la mort éternelles qui m'attendaient dans l'enfer en punition de mes péchés. Vous avez souffert un cruel abandon afin de me sauver, moi qui eus l'insolente audace d'abandonner mon Dieu pour obéir aux plus vils penchants. Je Vous remercie, ô Cœur si aimant et si affligé de mon Sauveur, et je compatis à Vos Douleurs. Combien je suis navré de voir l'insensibilité des hommes en face de tout ce que Vous souffrez pour leur amour. Ô amour de Jésus ! Ô ingratitude des hommes ! Ah ! mon Rédempteur, qu'il en est peu qui pensent à Vos douleurs et à Votre Amour ; hélas ! Qu'il en est peu qui Vous aiment !

Misérable que je suis, j'eus moi-même le malheur de vivre longtemps sans penser à Vous. Vous avez tant souffert pour être aimé de moi, et je ne Vous ai pas aimé ! Pardonnez-moi, mon Jésus, pardonnez-moi ! Je veux me corriger, je veux désormais Vous aimer de tout mon cœur. Quel malheur pour moi, Seigneur, si je résistais encore à Votre grâce, car ce serait courir à ma damnation ! Toutes les miséricordes dont Vous m'avez prévenu, et particulièrement cette douce invitation par laquelle Vous m'engagez en ce moment à Vous aimer seraient, dans l'enfer, mon plus cruel supplice. Mon bien-aimé Jésus, ayez pitié de moi ; ne permettez pas que je réponde encore à Votre Amour par l'ingratitude; éclairez-moi, et donnez-moi la force de surmonter tout obstacle qui pourrait m'empêcher d'accomplir Votre Sainte Volonté.

Marie, ma Mère bien-aimée, aidez-moi. C'est Vous qui m'avez obtenu toutes les grâces que j'ai déjà reçues de Dieu ; je Vous en remercie, et je Vous prie de me continuer Votre puissante protection.

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Cinquième jour

20 Décembre

Jésus s'est offert dès le commencement pour notre Salut

 

« Il a été offert, parce que Lui-même l'a voulu ».

 

A peine le Verbe divin était-Il incarné dans le sein de Marie, qu'Il se voua Lui-même sans réserve aux souffrances et à la mort pour le Salut du monde. Il savait que les innombrables sacrifices de boucs et de taureaux offerts à Dieu dans le passé, n'avaient pu satisfaire pour les péchés des hommes ; qu'une personne divine était seule à même de payer le prix de leur rédemption. De là, ce qu'il dit à son entrée dans le monde, ainsi que nous l'apprend Saint Paul : « Ni les victimes, ni les oblations ne Vous agréent, aussi n'avez-Vous formé un corps ; et j'ai dit : me voici, ô mon Père ! ». Mon Père, toutes les victimes qu'on Vous a offertes ont été et ne pouvaient qu'être insuffisantes pour désarmer Votre colère ; c'est pourquoi Vous m'avez donné ce corps passible, afin que l'effusion de mon sang apaisât votre justice irritée contre les pécheurs et les sauvât; me voici, je suis prêt à faire en tout Votre Sainte Volonté.

Sans doute, dans la partie inférieure de son âme, Jésus éprouvait une grande répugnance ; il Lui en coûtait de vivre et de mourir au milieu de tant de souffrances et d'opprobres ; mais Sa Volonté, soumise tout entière à la Volonté de Son Père, surmonta cette répugnance de la nature, et Il consentit à épuiser le calice de Sa Passion. Dès lors, en conséquence, Il commença à souffrir toutes les angoisses et les douleurs qu'Il devait endurer à chaque minute de Sa Vie.

Et nous, qu'avons-nous fait, qu'avons-nous souffert pour Jésus, depuis que, parvenus à l'âge de raison, nous avons commencé à connaître, par les lumières de la Foi, le mystère de la Rédemption ? Quelles ont été nos pensées, nos actions ? Quels biens avons-nous aimés ? Les plaisirs des sens, les faux biens de ce monde, l'orgueil, la vengeance : voilà ce qui a trop souvent emporté nos préférences et captivé notre cœur. Mais, puisque nous avons la Foi, ne nous déciderons-nous pas à changer de conduite, à donner aux affections de notre cœur un plus digne objet. Aimons donc un Dieu qui a tant souffert pour nous. Rappelons-nous tout ce que le Cœur de Jésus a souffert pour nous dès son enfance, et nous nous sentirons doucement contraints d'aimer uniquement ce Dieu qui nous a tant aimés.

 

Affections et prières

 

O mon Jésus, faut-il Vous avouer comment jusqu'ici je me suis comporté à Votre égard ? Hélas ! J'avais à peine l'usage de la raison, que déjà je commençais à mépriser Votre grâce et Votre Amour. Vous m'avez dès lors supporté parce que Vous vouliez me sauver. Je Vous fuyais, et Votre bonté ne cessait de me poursuivre. Le même Amour qui Vous fit descendre du Ciel pour venir à la recherche des brebis perdues, supportait mes infidélités et Vous empêchait de m'abandonner. Maintenant, mon bon Maître, Vous daignez encore m'appeler, et moi, je reviens à Vous ; je sens que Votre grâce m'assiste ; je le sens, à la profonde douleur que j'ai de mes péchés, car, je les déteste maintenant plus que tout autre mal ; je sens l'effet de Votre grâce, car j'éprouve un grand désir de Vous aimer et de faire en tout Votre bon plaisir. Oui, Seigneur, je veux Vous aimer et Vous plaire en tout. Ma fragilité originelle et la faiblesse que j'ai contractée par mes péchés me font craindre de nouvelles infidélités ; mais mes craintes cèdent à la confiance qui me provient de Votre grâce.

Oui, mon Jésus, la confiance que je puise dans Vos mérites me remplit de courage, et me fait dire avec l'Apôtre : « Je puis tout en Celui qui me fortifie ». Je suis faible, mais Vous me communiquerez la force de lutter contre mes ennemis ; malade, j'espère trouver dans Votre Sang le remède à mes maux ; pécheur, j'espère que Vous me rendrez saint. Dans ce but, ô mon Jésus, je veux être tout à Vous ; je Vous aime et ne veux plus aimer que Vous. Père éternel, pour l'amour de Jésus-Christ, permettez-moi de Vous aimer. Si je Vous ai irrité, laissez-Vous désarmer par les larmes de Jésus Enfant, qui Vous prie pour moi. Je suis indigne de Vos grâces, mais Votre Fils innocent les mérite pour moi : il Vous offre toute une vie de souffrances afin que Vous me fassiez grâce.

Ô Marie, Mère de miséricorde, ne cessez pas d'intercéder pour moi.

Maria de la Buena Esperanza recortada

Sixième jour

21 Décembre

Jésus prisonnier dans le sein de Marie

 

« Je suis devenu comme un homme privé de tout secours, libre entre les morts ».

 

Considérons combien le Verbe incarné dut souffrir de se voir enfermé durant neuf mois dans le sein de Marie comme dans une étroite et obscure prison. Si les autres enfants naissent dans les mêmes conditions, ils n'en sentent point les incommodités, puisqu'ils n'en ont pas conscience, Jésus en avait une pleine connaissance, puisque « dès le premier moment de Son Incarnation, Il eut le parfait usage de Sa raison, Il avait des sens, et Il ne pouvait s'en servir ; Il avait des yeux et ne pouvait voir, une langue, et Il ne pouvait parler, des mains, et Il ne pouvait les mouvoir, des pieds, et Il ne pouvait marcher. C'est ainsi que le Psalmiste appelle sépulcre le sein de Marie, où durant neuf mois le Sauveur dut séjourner. Comme un homme libre au milieu des morts. Il était libre, car c'est volontairement, qu'Il s'était rendu captif dans cette prison ; Son Amour seul l'y tenait étroitement enchaîné. Il était libre, et cependant Il n'avait pas plus de mouvement qu'un mort.

Le sein de Marie fut pour notre Divin Rédempteur une prison volontaire, car il n'y fut retenu que par Son Amour. Mais ce fut en même temps une prison de justice : bien qu'innocent, Jésus s'était offert à expier nos fautes et à payer nos dettes : c'est donc avec raison que la Divine Justice le retint ainsi emprisonné, commençant à exiger par ce premier châtiment la satisfaction qui Lui était due.

Voilà donc à quoi se réduit le Fils de Dieu, pour l'amour des hommes : Il se prive de Sa liberté, Il se met dans les chaînes, pour nous délivrer des chaînes de l'enfer. Jésus, uniquement par amour pour nous, sans y être autrement contraint, s'est fait notre caution et notre libérateur ; Il s'est offert à payer nos dettes, et Il les a réellement payées de Sa Vie Divine ; Il s'est chargé des peines dues à nos crimes. Et nous pourrions vivre sans Lui en témoigner notre reconnaissance, sans Lui rendre Amour pour amour ! Gardez-vous, nous dit l'Esprit-Saint, d'oublier la générosité de Celui qui s'est fait votre caution ; car c'est pour vous qu'Il a donné Sa Vie.

 

Affections et prières

 

Mon Jésus, Vous m'avertissez de ne point oublier la grâce inappréciable que Vous m'avez faite : je Vous en remercie. J'étais débiteur, j'étais coupable ; et Vous, qui étiez innocent, Vous mon Dieu, par Vos souffrances et Votre mort, Vous avez bien voulu payer mes dettes. Après cela, n'ai-je pas oublié Vos bienfaits et Votre amour, n'ai-je pas eu l'audace de Vous tourner le dos, comme si Vous n'étiez pas mon Souverain Maître, comme si Vous ne m'aviez point aimé ! Mon cher Rédempteur, je l'avoue, j'ai été bien ingrat envers Vous, mais je suis résolu de ne plus me rendre coupable d'un tel crime. Vos souffrances et Votre mort seront l'objet habituel de mes pensées, elles me rappelleront sans cesse l'Amour que Vous m'avez porté.

Je maudis ces jours où, perdant le souvenir de ce que Vous avez souffert pour moi, j'ai fait un si mauvais usage de ma liberté. Vous me l'avez donnée pour Vous aimer, et je m'en suis servi pour Vous outrager ! Mais aujourd'hui, cette Liberté que j'ai reçue de Vous, je Vous la consacre tout entière. Daignez attacher ma pauvre âme à Vos pieds sacrés, par les chaînes de Votre Amour, afin qu'elle ne s'éloigne jamais plus de Vous.

Père éternel, par le mérite de la captivité de Jésus dans le sein de Marie, délivrez-moi des chaînes du péché et de l'enfer. Et Vous, ô Mère de Dieu, secourez-moi. Jésus, en se faisant Votre prisonnier, Vous a donné tout pouvoir sur Lui ; il exécutera donc tout ce que Vous lui demanderez. Ah ! Dites-Lui qu'Il me pardonne, dites-Lui qu'il me rende saint. Par la grâce et l'honneur qu'Il Vous fit d'habiter dans Votre sein virginal, je Vous en conjure, aidez-moi, ô ma Mère.

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Septième jour

22 Décembre

Peine causée à Jésus par l'ingratitude des hommes

 

« Il est venu chez les siens, et ceux-ci ne l'ont point reçu ».

 

Un jour, pendant les fêtes de Noël, Saint François d'Assise, inconsolable, allait pleurant et soupirant par les chemins et les bois. Quelqu'un lui ayant demandé la cause de sa douleur : « Ah ! répondit-il, comment ne pleurerais-je pas, quand je vois que l'amour n'est point aimé ! Je vois un Dieu aimer l'homme jusqu'à la folie, et l'homme ne témoigner à ce Dieu que de l'ingratitude ». Si cette conduite des hommes affligeait tant le cœur de Saint François, combien plus ne dut-elle pas affliger le Cœur de Jésus !

A peine conçu dans le sein de Marie, Il vit la cruelle ingratitude dont devaient être payés Son Amour et ses bienfaits. Il était venu du Ciel pour allumer sur la terre le Feu de l'Amour Divin ; pour réaliser ce désir, Son Cœur s'était librement plongé dans un abîme de douleurs et d'opprobres. Mais voilà qu'au lieu des fruits délicieux de la Divine Charité, Il voit la plupart des hommes produire des œuvres de péché. Cette vue, dit Saint Bernardin de Sienne, causa à Jésus Enfant une douleur infinie.

Nous-mêmes, n'éprouvons-nous pas une cruelle peine à voir nos bienfaits payés d'ingratitude ? N'est-il pas vrai que le manque de reconnaissance afflige plus notre âme que la souffrance n'afflige notre corps ? Quelle ne dut pas être la douleur de Jésus-Christ, notre Dieu si aimant, de voir que nous répondrions par des offenses et des mépris à son amour et à ses bienfaits. Lui-même s'en plaint par la bouche de David : « Ils m'ont rendu le mal pour le bien, la haine pour l'amour ». Hélas ! Aujourd'hui beaucoup de chrétiens font-ils cas de l'amour de Jésus-Christ ? Notre Rédempteur apparut un jour au bienheureux Henri Suso sous la forme d'un pèlerin : Il allait de porte en porte mendier un gîte, mais tous le repoussaient avec force injures. N'avons-nous pas été jadis du nombre de ces ingrats, qui répondent aux bienfaits par des mépris et des outrages ? Et maintenant persévérons-nous dans la révolte contre notre Souverain Bienfaiteur ? Oh non ! Qu'il n'en soit plus ainsi ; et, pour cela, n'oublions jamais que le tout aimable Sauveur est venu du Ciel souffrir et mourir pour nous afin de gagner notre amour.

 

Affections et prières

 

Il est donc vrai, ô mon Jésus, que Vous êtes descendu du Ciel pour Vous faire aimer de moi ; il est vrai que Vous avez embrassé une vie pleine de souffrances et que Vous êtes mort sur la Croix pour mon amour, afin de Vous ouvrir l'entrée de mon cœur ? Et moi, qu'ai-je fait ? J'ai osé si souvent Vous chasser de mon cœur, pour y laisser entrer le démon ! Ah ! si Vous n'étiez un Dieu d'une bonté infinie, si Vous n'aviez donné Votre Vie pour me pardonner, je n'oserais jamais implorer mon pardon ; mais je Vous entends me l'offrir, quand Vous me dites par Votre prophète : « Reviens à moi, et je me tournerai vers toi ». Vous voulez être aussi mon intercesseur auprès de Votre Père ! Mon Jésus, je ne veux pas Vous faire une nouvelle injure en me défiant de Votre Miséricorde. Je me repens de tout mon cœur de Vous avoir méprisé, ô Bien suprême. Daignez me recevoir dans Votre grâce ; je Vous en conjure par le Sang que Vous avez répandu pour moi.

Non, mon Rédempteur et mon Père, je ne suis plus digne d'être appelé Votre fils, après avoir tant de fois renoncé à Votre Amour ; mais Vos mérites m'en font digne. Je Vous remercie, ô mon Père, je Vous remercie et je Vous aime. Ah ! Le seul souvenir de la patience avec laquelle Vous m'avez supporté durant tant d'années, et des grâces que Vous m'avez prodiguées malgré les outrages dont je me suis rendu coupable, devrait me faire brûler d'un continuel amour pour Vous. Venez donc, mon Jésus, venez habiter mon pauvre cœur ; je ne veux plus Vous chasser, je veux Vous aimer toujours. Embrasez-moi de plus en plus du Feu de la Divine Charité, et pour cela, rappelez-moi sans cesse l'Amour que Vous m'avez porté.

Ô ma Souveraine et ma Mère, Marie, aidez-moi, priez Jésus pour moi. Faites que désormais et sans retour je me montre reconnaissant envers ce Dieu qui, malgré toutes mes offenses, m'a si tendrement aimé.

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Huitième jour

23 Décembre

Amour de Dieu manifesté aux homme par la Naissance de Jésus

 

« La grâce de Dieu notre Sauveur s'est manifestée à tous les hommes ».

 

Cette grâce dont parle ici l'Apôtre, c'est l'ardent Amour de Jésus-Christ pour les hommes, Amour que nous n'avons point mérité, et qui, pour cette raison, est appelé gratuit. En Dieu, cet Amour fut toujours le même, bien qu'il n'ait brillé que par degrés aux yeux des hommes. On le connaissait par un grand nombre de prophéties et de figures ; mais pour en voir l'éclatante manifestation, il fallait attendre la naissance du Rédempteur. Le Verbe éternel se montre aux hommes sous la forme d'un petit enfant couché sur la paille, pleurant et tremblant de froid. Déjà Il porte la peine de nos crimes ; ce sont les prémices de cet Amour qui lui fera plus tard endurer pour l'humanité le supplice de la Croix. Nous avons connu la Charité de Dieu, dit Saint Jean, en ce qu'Il a donné sa vie pour nous. Au jour de Noël, l'Amour de Dieu s'est manifesté à tous les hommes. Mais, d'où vient que tous ne l'ont pas connu, et qu'aujourd'hui encore un si grand nombre ne le connaissent pas ? Voici ce que répond Saint Jean : « La lumière est venue dans ce monde ; mais1es hommes lui ont préféré les ténèbres », aimant mieux la nuit du péché que le grand jour de la grâce.

Pour nous, n'augmentons pas le nombre de ces malheureux. Si, par le passé, nous avons fermé les yeux à la lumière, et trop peu songé à aimer Jésus-Christ, consacrons le reste de nos jours à réparer ce triste passé. Ne perdons jamais de vue les souffrances et la mort de notre Sauveur ; ainsi aimerons-nous comme il convient Celui qui nous a tant aimés. Méritons, par cet amour généreux, le beau Ciel que Jésus nous a conquis par Son Sang, cette béatitude dont parle Saint Paul, dans laquelle nous entrerons lors du glorieux avènement de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Dans Son premier avènement, Jésus est venu sous la forme d'un enfant pauvre et méprisé ; mais dans le second, Il paraîtra comme juge, sur un trône de gloire, dans toute Sa Majesté Divine, ainsi que Lui-même l'a prophétisé. Heureux alors ceux qui l'auront aimé ! Mais malheur à ceux qui ne l'auront pas aimé !

 

Affections et prière

 

O Saint Enfant, je Vous vois aujourd'hui sur la paille, pauvre, affligé, abandonné ; mais je sais qu'un jour, environné des anges et dans tout l'éclat de Votre Majesté, Vous viendrez pour me juger. Ah ! Pardonnez-moi avant qu'arrive ce jour redoutable ! Alors Vous devrez me juger avec juste rigueur ; mais aujourd'hui Vous êtes mon Rédempteur, un Père plein de Miséricorde. Ingrat que je suis, je Vous ai volontairement méconnu ; et au lieu de penser à Vous aimer, en considérant l'Amour que Vous m'avez porté, j'ai songé à mes indignes satisfactions ; pour elles, j'ai méprisé Votre grâce et Votre amour. Je remets maintenant ma pauvre âme entre Vos mains ; daignez la sauver : « Vous m'avez racheté, Seigneur Dieu de vérité »

Sachant que, pour me racheter de l'enfer, Vous avez donné Votre Sang et Votre Vie, je reprends confiance, et je mets en Vous tout mon espoir, sachant que, pour me racheter de l'enfer Vous avez donné votre Sang et votre vie, vous ne m'avez pas fait mourir lorsque j'étais en état de péché. Avec patience Vous m'avez attendu afin que, rentrant en moi-même, pénétré d'un sincère repentir, je me décide à Vous aimer, et qu'alors Vous puissiez me pardonner et me sauver. Oh ! Oui, mon Jésus, je veux correspondre à cet immense désir que Vous avez de mon Salut ; je me repens souverainement de tous les déplaisirs que je Vous ai causés, je Vous aime par-dessus toutes choses. Sauvez-moi, par Votre Miséricorde, et que mon Salut consiste à Vous aimer toujours, en cette vie et dans l'éternité.

Ma bien-aimée Mère, Marie, recommandez-moi à Votre Divin Fils. Dites-Lui que je suis Votre serviteur et que j'ai mis en Vous mon espérance.

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Neuvième jour

24 Décembre

Saint Joseph se rend à Bethléem avec sa Sainte Épouse

 

« Joseph partit... pour se faire inscrire sur les registres de l'empire, avec Marie son épouse, qui était enceinte ».

 

Dieu avait décrété que le Verbe incarné naîtrait, non dans la maison de Joseph, mais dans une étable abandonnée, au sein de privations et de souffrances telles que n'en connut jamais le plus pauvre des enfants. Aussi par disposition de la Providence, César publia un édit de recensement qui obligeait tout sujet de l'empire romain d'aller se faire inscrire à son lieu d'origine. Lorsque Joseph reçut cet ordre, il en fut très inquiet : car il se demandait s'il laisserait à Nazareth Marie, sa sainte épouse, dont le terme approchait, ou s'il l'emmènerait avec lui jusqu'à Bethléem. « Je serais peiné, lui dit-il, ô Marie, de Vous laisser seule pendant mon absence, qui sera peut-être longue ; d'autre part, je prévois que si Vous venez avec moi, Vous aurez beaucoup à souffrir d'un si long voyage, dans la saison rigoureuse, alors que ma pauvreté ne me permettra pas de Vous procurer les soins que réclame Votre état ». « Ne craignez rien, répond aussitôt l'auguste Vierge à son chaste époux, je vous accompagnerai, et le Seigneur nous aidera ». Marie, en effet, savait par la prophétie de Michée, que Son Divin Enfant devait naître à Bethléem. Elle prit donc les pauvres langes qu'elle avait déjà préparés, et se mit en route avec Joseph.

Suivons ces deux Saints Voyageurs ; prêtons l'oreille aux discours de Marie et de Joseph durant ce voyage. Ils parlent de la Miséricorde, de la Bonté et de l'Amour du Verbe Divin qui va bientôt paraître parmi les hommes ; dès lors ils multiplient les actes d'adoration, de remerciements et d'amour envers ce Dieu Sauveur. Sans doute elle souffrait beaucoup, cette jeune et délicate Vierge, en faisant un trajet si long, par des chemins difficiles, en plein hiver ; mais Elle souffrait en paix et avec amour, unissant ses douleurs à celles de Jésus qu'elle portait dans Son chaste sein. Unissons-nous à Marie et à Joseph, accompagnons le Roi du ciel qui va naître comme le plus pauvre et le plus délaissé des enfants des hommes. Prions Jésus, Marie et Joseph, par le mérite des souffrances qu'ils endurent en ce voyage, de nous accompagner dans le voyage que nous faisons vers l'éternité. Quel bonheur pour nous, si pendant notre vie et à l'heure de notre mort, nous sommes assistés de Jésus, de Marie et de Joseph !

 

Affections et prières

 

Mon cher Rédempteur, en ce pénible voyage de Nazareth à Bethléem, une multitude d'anges vous accompagnent ; mais, de tous les hommes, à part Marie qui Vous porte dans Son sein, et Joseph, son fidèle gardien, je ne vois personne qui Vous tienne compagnie. Mon Jésus, permettez-moi de m'unir à Marie et à Joseph. Sans doute, mes ingratitudes envers Vous m'en ont rendu bien indigne ; mais, grâce à Votre Divine Lumière, je vois maintenant combien je me suis rendu coupable. Quand je pense, ô mon Divin Maître, que, pour suivre mes maudits penchants, je me suis tant de fois séparé de Vous en renonçant à Votre amitié, je voudrais mourir de regret. Mais Vous êtes venu pour me pardonner ; pardonnez-moi donc, à présent que je me repens de tout mon cœur de Vous avoir si souvent méprisé. Pour l'avenir, je Vous promets de ne plus jamais me séparer de Vous, mon unique Amour.

Mon âme s'est éprise de Vous, ô tout aimable Enfant ! Oui, je Vous aime, mon doux Sauveur ; et, puisque Vous êtes venu en ce monde pour me sauver et m'enrichir de Vos grâces, je Vous demande une grâce, une seule : Faites que jamais plus je ne me sépare de Vous ; captivez-moi, liez-moi étroitement à Vous par les douces chaînes de Votre Amour. Mon Rédempteur et mon Dieu, ne permettez pas que je m'éloigne encore de Vous, que je sois un seul instant privé de Votre grâce !

Très Sainte Vierge, Marie, je viens Vous tenir compagnie dans Votre voyage à Bethléem ; et Vous, ô ma Mère, ne cessez pas de veiller sur moi et de m'assister durant mon voyage vers l'éternité. Ma Souveraine, sauvez-moi, par Votre intercession, délivrez-moi de l'enfer et conduisez-moi au ciel. Vous êtes mon espérance, et j'attends tout de Vous.

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Saint Jour de Noël

25 Décembre

 

Naissance de Jésus

 

La naissance de Jésus-Christ fut un sujet de joie pour tout l'univers. Il était le Messie promis à Adam, l'objet de tant de prières et de soupirs qu'Il était appelé le Désiré des Nations, le Désir des collines éternelles. Ce Sauveur est enfin venu ; Il est né dans une étable. L'Ange du Seigneur nous répète ce qu'Il dit alors aux bergers de Bethléem : « Je vous annonce un grand sujet de joie pour tous les hommes : c'est qu'aujourd'hui même il vous est né un Sauveur ». Quelle allégresse, dans un royaume à la naissance du royal enfant qui sera l'héritier du trône ! Mais combien ne devons-nous pas nous réjouir davantage en apprenant que le Fils de Dieu vient du Ciel pour régner sur nos cœurs par Son Amour, ainsi que l'annonça le prophète : « Pressé par les entrailles de Sa Miséricorde, Il a bien voulu descendre jusqu'à nous visiter. Nous étions perdus, et Il vient nous sauver ». Le Pasteur vient à la recherche de ses brebis perdues, prêt à donner Sa Vie pour elles. Voici l'Agneau de Dieu : Il vient s'immoler pour nous faire renaître à la vie de la grâce ; Il veut être notre Libérateur, notre Lumière, notre Vie ; et même notre nourriture dans le Saint-Sacrement.

Si Jésus naissant voulut qu'on le mît dans une crèche où les animaux prennent leur nourriture, c'est, dit Saint Maxime, pour nous faire comprendre qu'Il s'est fait homme non seulement afin de nous sauver par ses souffrances, mais encore pour nous donner en nourriture Sa Chair sacrée, aliment d'éternelle vie. Bien plus, Il veut chaque jour, au Saint Sacrifice de la Messe, naître entre les mains du prêtre, au moment de la consécration. L'autel est la Crèche où le Prêtre se rassasie de la Chair de Jésus-Christ, la Crèche où Il prend cette Divine Nourriture pour la donner aux fidèles. Il y a des Chrétiens qui souhaiteraient tenir Jésus entre leurs bras, comme le Saint vieillard Siméon ; mais la Foi nous enseigne que, lorsque nous communions, nous avons non pas dans nos bras, mais dans notre poitrine, ce même Jésus que la Foi nous montre aujourd'hui couché dans la crèche à Bethléem. Il y est né pour se donner entièrement à nous. « Un petit Enfant nous est né : un Fils nous a été donné ».

 

Affections et prière

 

« J'ai erré comme une brebis loin du bercail, dit le Psalmiste ; cherchez votre serviteur ». Seigneur, je suis cette pauvre brebis qui, pour suivre ses fantaisies et ses caprices, s'est malheureusement perdue ; mais Vous êtes mon Pasteur ; Vous êtes aussi l'Agneau Divin venu du Ciel me sauver en Vous immolant sur la Croix pour expier mes péchés. Si donc je veux me corriger, qu'ai-je à craindre ? Ne dois-je pas au contraire me confier en Vous, qui êtes descendu en ce monde tout exprès pour me sauver ? Quelle plus grande preuve de Miséricorde pouviez-Vous me donner, mon doux Rédempteur, pour m'engager à me confier en Vous, que de Vous donner à moi ? Cher Enfant, combien je regrette de Vous avoir causé tant de douleur ! Je Vous ai fait pleurer dans l'étable de Bethléem ; mais sachant que Vous y êtes venu pour me chercher, je me jette à Vos pieds plein de confiance. Je Vous vois tout affligé et humilié dans la Crèche, sur la paille ; cependant je Vous reconnais pour mon Roi et mon Souverain Seigneur. J'entends Vos tendres vagissements : ils m'invitent à Vous aimer et réclament mon cœur. Le voici, ô Jésus ; je me jette aujourd'hui à Vos pieds pour Vous l'offrir ; changez-le, embrasez-le tout entier du Feu de Votre Amour. Je Vous entends me dire : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ». Mais si je ne Vous aime pas, ô Jésus, Vous mon Seigneur et mon Dieu, qui donc aimerai-je ? Vous me dites que Vous êtes tout à moi : de fait, c'est pour cela que Vous vous êtes fait homme et petit enfant ; et moi je refuserais d'être tout à Vous ! Oh ! Non, mon bien-aimé Seigneur : je me donne tout à Vous, et je Vous aime de tout mon cœur ; ne permettez pas que je cesse jamais de Vous aimer.

O ma Souveraine, ô Marie, je Vous en conjure, par la joie qui remplit Votre Cœur lorsque pour la première fois Vos yeux bénis purent contempler Votre Divin Fils, suppliez-Le de m'attacher inséparablement à Lui par les liens du plus pur amour.

 

Enfant Jésus du Carmel de Bordeaux

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23 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Neuvième jour

24 décembre

L’amour et l’espérance

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

L’amour et l’espérance vont toujours de pair avec la foi. C’est pourquoi, dans son hymne à l’amour, Saint Paul nous dit (1 Corinthiens 13:1-7) :

« J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience; l’amour rend service; l’amour ne jalouse pas; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil; il ne fait rien de malhonnête; il ne cherche pas son intérêt; il ne s’emporte pas; il n’entretient pas de rancune; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout ».

Une foi vive, un amour sans limites et une ferme espérance sont l’encens, l’or et la myrrhe qui nous donnent le courage de vivre et le courage de ne pas déchoir. C’est grâce à l’amour que nous rêvons d’idéaux élevés. C’est grâce à l’espérance que nous les atteignons. L’amour et l’espérance sont les ailes qui nous élèvent à la grandeur, malgré les obstacles et les désagréments. Si nous aimons Dieu, nous nous aimons nous-mêmes et nous aimons les autres. Nous pouvons réussir ce que conseille Saint Pierre dans sa première lettre (3:15–16):

« Mes enfants, c’est le Seigneur, le Christ, que vous devez reconnaître dans vos cœurs comme le seul saint. Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, pour faire honte à vos adversaires au moment même où ils calomnient la vie droite que vous menez dans le Christ ».

Si nous allumons la flamme de l’espérance et le feu de l’amour, leur lumière rayonnante brillera durant la nouvelle année après que se seront éteintes les lumières de Noël.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Lorsque le soleil se lèvera, vous verrez le Roi des rois : comme l'époux de la chambre nuptiale Il vient de chez son père ».

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « Lorsque le soleil se lèvera, vous verrez le Roi des rois : comme l'époux de la chambre nuptiale Il vient de chez son père ».

 

Intercession

 

V. Prions Dieu notre Père, qui, depuis toujours a décidé de sauver les hommes.

R. Sauvez votre peuple, Seigneur.

V. Vous qui avez promis à Votre peuple un Messie de Justice, faites germer la Paix là où règne la guerre.

V. Renouvelez-nous par Votre Esprit, conduisez nos pas à la rencontre de Votre Miséricorde.

V. Donnez-nous un cœur qui écoute, pour que nous soyons prêts à recevoir Votre Parole.

V. Refaites nos forces, Dieu de Bonté, jusqu'au jour où viendra le Seigneur Jésus-Christ.

Intentions Libres.

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Fin de la Neuvaine de Noël

 

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22 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Huitième jour

23 décembre

La Foi

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

Une foi est ferme quand naît une relation d’amitié avec le Seigneur. Une foi authentique est confirmée par les bonnes œuvres, de sorte que la religion ne soit pas seulement prières, rites et traditions. Il nous faut cultiver la foi par la Bible, par la prière et par la pratique religieuse, car la foi est notre meilleur appui lors d’une crise. Il nous faut une grande foi en nous-mêmes, en Dieu et dans les autres. Une foi sans hésitation, comme le voulait Jésus (Saint Marc 11:12-14, 20-25):

« Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Alors il dit au figuier: « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits! » Et ses disciples écoutaient. Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus: « Rabbi, regarde: le figuier que tu as maudit est desséché ». Alors Jésus leur déclare: « Ayez foi en Dieu. Amen, je vous le dis: tout homme qui dira à cette montagne: « Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer », s’il ne doute pas dans son cœur, mais croit que ce qu’il dit va arriver, cela lui sera accordé! C’est pourquoi, je vous le dis: tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez déjà reçu, cela vous sera accordé. Et quand vous êtes là, en train de prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes ».

Une foi qui illumine l’amour avec la force de la confiance, car « l’amour croit tout » (1 Corinthiens 13:7). La foi est la force de la vie. Sans elle, nous allons à la dérive: « Qui a perdu la foi n’a plus rien à perdre ». Qu’il est bon que nous prenions soin de notre foi comme d’un trésor! Qu’il est bon qu’on puisse nous saluer comme la Vierge a été saluée!: « Bienheureuse Toi qui as cru! » (Saint Luc 1: 45).

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne :« Ô Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Implorons le Père qui nous a envoyé Son Fils pour sauver les hommes :

R. Montrez-nous, Seigneur Votre Miséricorde !

V. Père très bon, quand nous proclamons notre foi dans le Christ, faites que notre vie s'accorde à nos paroles.

V. Vous qui avez envoyé Votre Fils pour notre Salut, pacifiez la terre et le pays que nous habitons.

V. La venue de Votre Christ est une grande joie pour les peuples ; guidez-les, par Lui, jusqu'à la plénitude du bonheur.

V. Que Votre grâce nous donne de vivre avec sagesse, tendus vers la manifestation de la gloire du Christ.

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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21 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Septième jour

22 décembre

La générosité

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

La générosité est la capacité de donner avec désintéressement là où l’amour l’emporte sur l’égoïsme. C’est dans le généreux renoncement à soi-même que se manifeste la profondeur d’un amour qui ne s’épuise pas en paroles. Et c’est ce que nous célébrons à Noël : le geste sans égal d’un Dieu qui se donne lui-même. Saint Paul le souligne dans sa seconde lettre aux Corinthiens (8:7-15) quand il les invite à partager leurs biens avec les nécessiteux :

« Frères, puisque vous avez reçu largement tous les dons: la foi, la Parole et la connaissance de Dieu, cette ardeur et cet amour que vous tenez de nous, que votre geste de générosité soit large, lui aussi. Ce n’est pas un ordre que j’exprime; mais je vous parle de l’ardeur des autres Églises pour que vous me prouviez l’authenticité de votre charité. Vous connaissez en effet la générosité de notre Seigneur Jésus Christ: lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. Pour cette collecte, je n’ai à vous donner qu’un simple avis: avec vous, il n’en faut pas plus, puisque c’est vous qui avez pris l’initiative non seulement de la réaliser, mais, dès l’an dernier, de la décider. Maintenant, allez jusqu’au bout de la réalisation; ainsi, comme vous avez mis votre cœur à décider, vous irez jusqu’au bout selon vos possibilités. Quand on y met tout son cœur, on est accepté pour ce que l’on a; peu importe ce que l’on n’a pas. Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, il s’agit d’égalité. En cette occasion, ce que vous avez en trop compensera ce qu’ils ont en moins, pour qu’un jour ce qu’ils auront en trop compense ce que vous aurez en moins, et cela fera l’égalité, comme dit l’Écriture à propos de la manne: « Celui qui en avait ramassé beaucoup n’a rien eu de plus, et celui qui en avait ramassé peu n’a manqué de rien ». (Ex. 16 : 18) ».

Nous savons aimer quand nous savons partager, nous savons aimer quand nous donnons le meilleur de nous-mêmes plutôt que de donner seulement des choses. Prenons donc la meilleure décision: donner amour, affection, tendresse et pardon; donner du temps et donner de la joie et de l’espérance. Ce sont les étrennes qui valent le plus et ne coûtent rien. Donnons l’amour, comme disait Saint Jean de la Croix: « Où il n’y a pas d’amour, sème l’amour et tu récolteras l’amour ».

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Roi de l’univers, ô Désiré des nations, pierre angulaire qui joignez ensemble l’un et l’autre mur, force de l’homme pétri de limon, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne :« Ô Roi de l’univers, ô Désiré des nations, pierre angulaire qui joignez ensemble l’un et l’autre mur, force de l’homme pétri de limon, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Verbe Eternel, dans ces temps qui sont les derniers, Vous avez pris notre nature, faites de notre vie une marche vers le Royaume des Cieux.

R. Venez, Seigneur Jésus !

V. Vraie Lumière, qui éclairez tout homme en ce monde, dissipez les ténèbres de notre ignorance.

V. Fils Unique, qui êtes dans le sein du Père, donnez-nous de comprendre combien Dieu nous aime.

V. Christ Jésus, né comme un homme parmi les hommes, conformez-nous à Votre Image pour faire de nous des enfants de Dieu.

V. Vous qui brisez les portes de nos prisons, accueillez au Festin des noces ceux qui mendient leur pain à Votre porte.

Intentions libres.


Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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20 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Sixième jour

21 décembre

La simplicité

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

La simplicité, si chère à saint Vincent de Paul, est la vertu des grandes âmes et des personnes nobles. La simplicité a été l’ornement de Marie de Nazareth comme elle même le proclame dans son cantique du Magnificat (Saint Luc 1:47-48): « Mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ». Noël est une bonne époque pour déraciner l’orgueil et prendre conscience de tant de maux qui occasionnent l’orgueil. Aucune vertu nous rapproche tant des autres comme la simplicité et aucun défaut nous en éloigne tant comme l’arrogance. L’amour seul règne dans les cœurs humbles, capables de reconnaître leurs limites et de pardonner les arrogances. C’est grâce à l’humilité que nous agissons avec délicatesse, sans nous croire plus que les autres, en imitant la simplicité de Jésus, vrai Dieu, comme nous l’enseigne Saint Paul dans sa lettre aux Philippiens (2:5–11):

« Frères, ayez entre vous les dispositions que l’on doit avoir dans le Christ Jésus: lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir,et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu’au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame: « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père ».

Croître en simplicité est un extraordinaire cadeau pour nos intimes. Rappelons-nous qu’en la petitesse est la véritable grandeur, et que l’orgueil est chassé par l’amour.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Soleil levant, splendeur de justice et lumière éternelle, illuminez ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne :« Ô Soleil levant, splendeur de justice et lumière éternelle, illuminez ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Dans l'humilité et la confiance, prions pour être libérés de la nuit :

R. Venez, Seigneur Jésus ! Venez, Sauveur des hommes !

V. Rassemblez votre peuple de toutes les régions de la terre, confirmez l'alliance que Vous avez conclue avec lui.

V. Agneau de Dieu, venu ôter les péchés du monde, purifiez-le de toute souillure.

V. Vous qui êtes venu sauver ce qui était perdu, ne cessez pas de pardonner.

V. Vous que nous contemplons dans la Foi, faites-nous partager la joie éternelle, à l'heure du jugement.

V. Vous qui jugerez les vivants et les morts, recevez parmi les Bienheureux les âmes de nos frères défunts.

Intentions libres

 

Notre Père...


Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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19 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Cinquième jour

20 décembre

Le dialogue

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

« Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu,et le Verbe était auprès de Dieu,et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par lui, tout s’est fait,et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie,et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres,et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Et le Verbe s’est fait chair,il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité ». (Jn 1:1-5, 14)

Appuyés sur la sincérité, raffermis dans le respect et enrichis par la compréhension, c’est de Dieu seul dont nous avons besoin dans toutes nos relations. Dans un dialogue dans lequel quotidiennement “nous revêtons notre coeur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.”(Colossiens 3:12).Un dialogue serein qui jaillit d’un amour sincère et d’une âme en paix est la meilleure des étrennes que nous pouvons offrir à Noël. Ainsi nous évitons que notre foyer soit un lieu vide d’affection, dans lequel nous nous trouvons dispersés comme des étrangers sous le même toit. Que Dieu nous accorde à tous le don de communiquer entre nous sans offense, sans jugement, sans arrogance; dans l’estime qui génère l’accueil et le respect mutuel !

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Clef de David, ô Sceptre d'Israël, Vous ouvrez, et nul ne fermera, Vous fermez, et nul n'ouvrira : arrachez les captifs aux ténèbres, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « Ô Clef de David, ô Sceptre d'Israël, Vous ouvrez, et nul ne fermera, Vous fermez, et nul n'ouvrira : arrachez les captifs aux ténèbres, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Avec joie, implorons le Christ, notre Rédempteur et Seigneur, qui se manifestera au dernier jour :

R. Venez, Seigneur Jésus, venez, Présence de Dieu !

V. Sauveur, né dans la chair pour prendre le joug de la Loi, obtenez-nous la liberté des enfants de Dieu.

V. Vous dont la Divinité a assumé notre nature, apportez Votre Vie à notre humanité.

V. Par Votre Présence, purifiez nos désirs, orientez-les vers Votre Amour.

V. Que nous puissions Vous servir d'une conscience pure, et nous réjouir avec Vous dans la Gloire.

V. Que la rosée de Votre Miséricorde entoure les défunts de tendresse et de joie.

Intentions libres.

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

 165_001

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18 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Quatrième jour

19 décembre

La sincérité

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

La sincérité est une qualité sans laquelle l’amour ne peut subsister, car il n’y a pas d’amour où il y a le mensonge. Aimer, c’est avancer dans la vérité, sans masque, sans le poids de l’hypocrisie et avec la force de l’intégrité. C’est seulement dans la vérité que nous sommes libres, comme l’a annoncé Jésus-Christ (Saint Jean 8:31): « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres ». C’est seulement sur le roc solide de la vérité qu’une relation peut se maintenir dans les crises et les problèmes. Par la sincérité, nous gagnons la confiance, et par la confiance nous atteignons la compréhension et l’unité. L’amour nous enseigne à ne pas agir comme les égoïstes et les orgueilleux qui croient que leur vérité est la vérité. Si Noël nous rapproche de la vérité, c’est un bon Noël: c’est une fête dans laquelle nous accueillons Jésus comme la vraie lumière qui vient dans le monde (Saint Jean 1:9-12):

« Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde,lui par qui le monde s’était fait,mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez les siens,et les siens ne l’ont pas reçu. Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu ».

Jésus est donc la Lumière véritable qui chasse nos ténèbres, qui nous incite à accepter Dieu comme le chemin, la vérité et la vie. Puisse notre amour être toujours illuminé par la vérité, de façon à être aussi augmenté par la confiance.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Rameau de Jessé, étendard dressé à la face des nations, les rois sont muets devant Vous, tandis que les peuples Vous appellent : délivrez-nous, ne tardez plus, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « Ô Rameau de Jessé, étendard dressé à la face des nations, les rois sont muets devant Vous, tandis que les peuples Vous appellent : délivrez-nous, ne tardez plus, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Frères bien-aimés, présentons nos demandes au Christ, le Juge des vivants et des morts :=

R. Venez, Seigneur Jésus ! Venez, Semence de Vie !

V. Que le monde Vous reçoive, Germe de Justice, et que Votre Gloire habite notre terre.

V. Dans Votre Bonté pour nous, Vous avez partagé notre faiblesse humaine, accordez aux hommes le secours de Votre Puissance Divine.

V. Faites resplendir Votre connaissance sur ceux que Vous voyez prisonniers des ténèbres de l'ignorance.

V. Par Votre humiliation, Vous avez pris sur Vous notre injustice, entrez maintenant dans la Gloire, donnez-nous part à Votre bénédiction.

V. Vous vous manifesterez en venant pour le Jugement ; conduisez nos frères défunts jusqu'à Votre Royaume.

Intentions libres.

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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17 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Troisième jour

18 décembre

Le respect

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

Le respect est une qualité de l’amour qui nous pousse à accepter les autres tels qu’ils sont. Grâce au respect nous valorisons la grande dignité de toute personne humaine créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, même si cette personne est dans l’erreur. Le respect est source d’harmonie parce qu’il nous encourage à valoriser les différences, comme le fait un peintre avec les couleurs ou un musicien avec les notes ou les rythmes. Un amour respectueux nous empêche de juger les autres, de les manipuler ou de vouloir les modeler à notre taille. À chaque fois que je pense au respect, je vois Jésus conversant aimablement avec la samaritaine, tout comme le raconte Saint Jean en son Évangile (4:5-26):


« 
En ce temps-là, Jésus arrive ainsi à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit: « Donne-moi à boire ». (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit: « Comment! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit: « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit: « Donne-moi à boire », c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ». Elle lui dit: « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; avec quoi prendrais-tu l’eau vive? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle ». La femme lui dit: « Seigneur, donne-la-moi, cette eau: que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser ». Jésus lui dit: « Va, appelle ton mari, et reviens ». La femme répliqua: « Je n’ai pas de mari ». Jésus reprit: « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari: là, tu dis vrai ». La femme lui dit: « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi: nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem ». Jésus lui dit: « Femme, crois-moi: l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité: tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer ». La femme lui dit: « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses ». Jésus lui dit: « Moi qui te parle, je le suis. »


Jésus s’adresse à la Samaritaine dans un dialogue sans reproche, sans condamnation et où brille la lumière d’une délicate tolérance. Jésus n’approuve pas que la femme vive avec quelqu’un qui n’est pas son mari, mais au lieu de la juger, il la félicite pour sa sincérité. Il agit en bon pasteur et nous enseigne à être respectueux si vraiment nous voulons nous entendre avec les autres.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Chef de Votre peuple Israël, Vous vous révélez à Moïse dans le buisson ardent et Vous lui donnez la Loi sur la montagne, délivrez-nous par la vigueur de Votre bras, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « Ô Chef de Votre peuple Israël, Vous révélez à Moïse dans le buisson ardent et Vous lui donnes la Loi sur la montagne, délivrez-nous par la vigueur de Votre bras, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Frères bien-aimés, adressons notre prière confiante au Christ, venu pour sauver tous les hommes :

R. Venez, Fruit de la terre et don du Ciel !

V. Christ Seigneur, par le Mystère de Votre Incarnation, Vous avez fait connaître au monde la Gloire de Votre Divinité, que Votre venue soit notre Vie et notre Lumière.

V. Vous avez pris sur Vous notre faiblesse, revêtez-nous de Votre Force.

V. Venu d'abord dans l'humilité, Vous avez racheté le monde de sa faute, lors de Votre venue glorieuse, libérez-nous de tout ce qui témoigne contre nous.

V. Vous, le Béni, qui régnez sur toutes choses, dans Votre Bonté, donnez-nous part à l'Héritage Paternel.

V. Vous qui siégez à la droite du Père, réjouissez nos frères défunts par la Lumière de Votre Face.

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 3e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

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16 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Deuxième jour

17 décembre

La compréhension

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

La compréhension est un élément distinctif de tout véritable amour. Nous pouvons dire que l’incarnation d’un Dieu, qui se fait homme, permet de comprendre cette grande valeur appelée compréhension. C’est un Dieu qui se met à notre place, qui supprime les distances et partage nos soucis et nos joies. C’est grâce à cet amour compréhensif d’un Dieu Père que nous sommes enfants de Dieu et frères les uns des autres. Dieu nous montre la grandeur de son amour et nous appelle à vivre comme ses enfants, comme l’affirme Saint Jean; nous pouvons le lire dans sa première lettre (3:1-10) :


« 
Frères, voyez de quel amour le Père nous a gratifiés pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas: parce qu’il ne l’a pas connu, lui. Bien-aimés, voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés: il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître: puisqu’il n’a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons: lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est. Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. Tout homme qui commet le péché lutte contre Dieu; car le péché, c’est la lutte contre Dieu. Or, vous savez que lui, Jésus, est apparu pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui. Quand un homme demeure en lui, il ne pèche pas; quand il pèche, c’est qu’il ne l’a pas vu et ne le connaît pas. Mes petits enfants, ne vous laissez égarer par personne: celui qui vit selon la justice est juste comme lui, Jésus, est juste; celui qui commet le péché appartient au diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu. L’homme qui est né de Dieu ne commet pas le péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui: il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. Voici comment on distingue les enfants de Dieu et les enfants du diable: celui qui ne vit pas selon la justice n’appartient pas à Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère ».


Si vraiment nous agissons comme enfants de Dieu, nous n’imitons pas Caïn mais « 
nous donnons notre vie pour nos frères » (1 Jean 3:12-14). Avec un amour compréhensif nous sommes capables de voir les raisons des autres et d’être tolérants pour leurs défauts. Si Noël nous rend compréhensifs, c’est un excellent Noël. Un joyeux Noël, c’est apprendre à nous mettre à la place des autres.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « O Sagesse, qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, qui atteignez d'une extrémité à l'autre, et disposez toutes choses avec force et douceur : venez nous apprendre les voies de la prudence. »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « O Sagesse, qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, qui atteignez d'une extrémité à l'autre, et disposez toutes choses avec force et douceur : venez nous apprendre les voies de la prudence. »

 

Intercession

 

V. Prions Dieu notre Père, qui depuis toujours a décidé de sauver les hommes.

R. Sauvez votre peuple, Seigneur.

V. Vous qui avez promis à votre peuple un Messie de Justice, faites germer la paix là où il règne la guerre.

V. Renouvelez-nous par Votre Esprit, conduisez nos pas à la rencontre de Votre Miséricorde.

V. Donnez-nous un cœur qui écoute, pour que nous soyons prêts à recevoir Votre Parole.

V. Refaites nos forces, Dieu de Bonté, jusqu'au jour où viendra le Seigneur Jésus-Christ.

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

 165_001

Téléchargez le texte de la prière du 2e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

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