19 octobre 2015

Saint Louis Martin

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Le Vénérable Louis Martin

Père de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

1823-1894

Fête le 13 juillet

 

Prière de l'enfant d'un Saint

A son bon Père, rappelé à Dieu le 29 juillet 1894

 

Rappelle-toi qu'autrefois sur la terre

Ton seul bonheur était de nous chérir;

De tes enfants exauce la prière,

Protège-nous, daigne encor nous bénir !

Tu retrouves là-haut notre mère chérie,

Depuis longtemps déjà dans la sainte patrie;

Maintenant, dans les cieux,

Vous régnez tous les deux...

Veillez sur nous !

 

Rappelle-toi ton ardente Marie,

Celle qui fut la plus chère à ton coeur ;

Rappelle-toi qu'elle remplit ta vie,

Par son amour, de charme et de bonheur.

Pour Dieu, tu renonças à sa douce présence,

Et tu bénis la main qui t'offrait la souffrance.

De ton beau « diamant »

Toujours plus scintillant,

Oh ! souviens-toi !

 

Rappelle-toi ta belle « perle fine »,

Que tu connus faible et timide agneau;

Vois-la, comptant sur la force divine,

Et du Carmel conduisant le troupeau.

De tes autres enfants elle est aujourd'hui mère,

Viens guider ici-bas celle qui t'est si chère;

Et sans quitter le ciel,

De ton petit Carmel,

Oh ! souviens-toi...

 

 

Rappelle-toi cette ardente prière

Que tu formas pour ta troisième enfant.

Dieu l'entendit !... elle estime la terre

Un lieu d'exil et de bannissement.

La Visitation la cache aux yeux du monde,

Elle aime le Seigneur, sa douce paix l'inonde ;

De ses brûlants soupirs,

De ses ardents désirs,

Oh ! souviens-toi...

 

Rappelle-toi ta fidèle Céline

Qui fut pour toi comme un ange des cieux,

Lorsqu'un regard de la Face divine

Vint t'éprouver par un choix glorieux.

Tu règnes dans le ciel... sa tâche est accomplie;

Maintenant à Jésus elle donne sa vie...

Protège ton enfant

Qui redit bien souvent Rappelle-toi !...

 

Oh ! souviens-toi de ta «petite reine »,

Du tendre amour dont son coeur déborda...

Rappelle-toi que sa marche incertaine

Ce fut toujours ta main qui la guida.

Papa, rappelle-toi qu'aux jours de son enfance

Tu voulus pour Dieu seul garder son innocence.

Ses boucles de cheveux

Qui ravissaient tes yeux,

Rappelle-toi !

 

Rappelle-toi que dans le belvédère,

Tu l'asseyais souvent sur tes genoux,

Et, murmurant alors une prière,

Tu la berçais par ton refrain si doux !

Elle voyait du ciel un reflet sur ta face,

Quand ton regard profond se plongeait dans l'espace...

Et de l'éternité

Tu chantais la beauté,

Rappelle-toi !

 

Rappelle-toi ce radieux dimanche

Où, la pressant sur ton coeur paternel,

Tu lui donnas une fleurette blanche,

Et lui permis de voler au Carmel.

O père, souviens-toi qu'en ses grandes épreuves,

Du plus sincère amour tu lui donnas des preuves;

A Rome après Bayeux

Tu lui montras les cieux;

Rappelle-toi !

 

Rappelle-toi que la main du Saint-Père,

Au Vatican, sur ton front se posa;

Mais tu ne pus comprendre le mystère

Du sceau divin qui sur toi s'imprima.

Maintenant tes enfants t'adressent leur prière;

Ils bénissent ta croix et ta douleur amère !

Sur ton front glorieux

Rayonnent dans les cieux

Neuf lis en fleurs !

 

Août 1894.

Documents sur Louis et Zélie Martin,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-173690.html

 


27 avril 2012

Emission "La vie des Diocèses": Diocèse de Coutances

Emission la vie des Diocèses

Diocèse de Coutances

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Dans cette émission, Monseigneur Lalanne, présente son diocèse ainsi que le Serviteur de Dieu Pierre-Adrien Toulorge, qui sera béatifié le dimanche 29 avril 2012, en la cathédrale de Coutances. La messe de Béatification est à suivre en direct, à 15h30 sur KTO et sur le site internet de la chaine: www.ktotv.com

01 décembre 2008

Pourquoi je t'aime, ô Marie !

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Pourquoi je t'aime, ô Marie !

Oh ! je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t'aime
Pourquoi ton nom si doux fait tressailler mon coeur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l'éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
O Marie, devant toi, je baisserais les yeux !...


Il faut pour qu'un enfant puisse chérir sa mère
Qu'elle pleure avec lui, partage ses douleurs
O ma Mère chérie, sur la rive étrangère
Pour m'attirer à toi, que tu versas de pleurs !...
En méditant ta vie dans le saint Evangile
J'ose te regarder et m'approcher de toi
Me croire ton enfant ne m'est pas difficile
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi...


Lorsqu'un ange du Ciel t'offre d'être la Mère
Du Dieu qui doit régner toute l'éternité
Je te vois préférer, ô Marie, quel mystère
L'ineffable trésor de la virginité.
Je comprends que ton âme, ô Vierge Immaculée
Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour
Je comprends que ton âme, Humble et Douce Vallée
Peut contenir Jésus, L'Océan de l'Amour !...


Oh ! je t'aime, Marie, te disant la servante
Du Dieu que tu ravis par ton humilité
Cette vertu cachée te rend toute-puissante
Elle attire en ton coeur la Sainte Trinité
Alors l'Esprit d'Amour te couvrant de son ombre
Le Fils égal au Père en toi s'est incarné...

De ses frères pécheurs bien grand sera le nombre
Puisqu'on doit l'appeler : Jésus, ton premier-né !...


O Mère bien-aimée, malgré ma petitesse
Comme toi je possède en moi Le Tout-Puissant
Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse :
Le trésor de la mère appartient à l'enfant
Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie
Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ?
Aussi lorsqu'en mon coeur descend la blanche Hostie
Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !...


Tu me le fais sentir, ce n'est pas impossible
De marcher sur tes pas, ô Reine des élus,
L'étroit chemin du Ciel, tu l'as rendu visible
En pratiquant toujours les plus humbles vertus.
Auprès de toi, Marie, j'aime à rester petite,
Des grandeurs d'ici-bas, je vois la vanité,
Chez Sainte Elisabeth, recevant ta visite,
J'apprends à pratiquer l'ardente charité.


Là j'écoute ravie, Douce Reine des anges,
Le cantique sacré qui jaillit de ton coeur.
Tu m'apprends à chanter les divines louanges
A me glorifier en Jésus mon Sauveur.
Tes paroles d'amour sont de mystiques roses
Qui doivent embaumer les siècles à venir.
En toi le Tout-Puissant a fait de grandes choses
Je veux les méditer, afin de l'en bénir.


Quand le bon Saint Joseph ignore le miracle
Que tu voudrais cacher dans ton humilité
Tu le laisses pleurer tout près du Tabernacle
Qui voile du Sauveur la divine beauté !...
Oh ! que j'aime, Marie, ton éloquent silence,
Pour moi c'est un concert doux et mélodieux
Qui me dit la grandeur et la toute-puissance
D'une âme qui n'attend son secours que des Cieux...


Plus tard à Bethléem, ô Joseph et Marie !
Je vous vois repoussés de tous les habitants
Nul ne peut recevoir en son hôtellerie
De pauvres étrangers, la place est pour les grands...
La place est pour les grands et c'est dans une étable
Que la Reine des Cieux doit enfanter un Dieu.

O ma Mère chérie, que je te trouve aimable
Que je te trouve grande en un si pauvre lieu !...


Quand je vois L'Eternel enveloppé de langes
Quand du Verbe Divin j'entends le faible cri
O ma mère chérie, je n'envie plus les anges
Car leur Puissant Seigneur est mon Frère chéri !...
Que je t'aime, Marie, toi qui sur nos rivages
As fait épanouir cette Divine Fleur !...
Que je t'aime écoutant les bergers et les mages
Et gardant avec soin toute chose en ton coeur !...


Je t'aime te mêlant avec les autres femmes
Qui vers le temple saint ont dirigé leurs pas
Je t'aime présentant le Sauveur de nos âmes
Au bienheureux Vieillard qui le presse en ses bras,
D'abord en souriant j'écoute son cantique
Mais bientôt ses accents me font verser des pleurs.
Plongeant dans l'avenir un regard prophétique
Siméon te présente un glaive de douleurs.


O Reine des martyrs, jusqu'au soir de ta vie
Ce glaive douloureux transpercera ton coeur
Déjà tu dois quitter le sol de ta patrie
Pour éviter d'un roi la jalouse fureur.
Jésus sommeille en paix sous les plis de ton voile
Joseph vient te prier de partir à l'instant
Et ton obéissance aussitôt se dévoile
Tu pars sans nul retard et sans raisonnement.


Sur la terre d'Egypte, il me semble, ô Marie
Que dans la pauvreté ton coeur reste joyeux,
Car Jésus n'est-Il pas la plus belle Patrie,
Que t'importe l'exil,, tu possèdes les Cieux ?...
Mais à Jérusalem, une amère tristesse
Comme un vaste océan vient inonder ton coeur
Jésus, pendant trois jours, se cache à ta tendresse
Alors c'est bien l'exil dans toute sa rigueur !...


Enfin tu l'aperçois et la joie te transporte,
Tu dis au bel Enfant qui charme les docteurs :
"O mon Fils, pourquoi donc agis-tu de la sorte ?
"Voilà ton père et moi qui te cherchions en pleurs."
Et l'Enfant Dieu répond (oh quel profond mystère !)
A la Mère chérie qui tend vers lui ses bras :
"Pourquoi me cherchiez-vous ?... Aux oeuvres de mon Père
"Il faut que je m'emploie; ne le savez-vous pas ?"


L'Evangile m'apprend que croissant en sagesse
A Joseph, à Marie, Jésus reste soumis
Et mon coeur me révèle avec quelle tendresse
Il obéit toujours à ses parents chéris.
Maintenant je comprends le mystère du temple,
Les paroles cachées de mon Aimable Roi.
Mère, ton doux Enfant veut que tu sois l'exemple
De l'âme qui Le cherche en la nuit de la foi.


Puisque le Roi des Cieux a voulu que sa Mère
Soit plongé dans la nuit, dans l'angoisse du coeur;
Marie, c'est donc un bien de souffrir sur la terre ?
Oui souffrir en aimant, c'est le plus pur bonheur !...
Tout ce qu'Il m'a donné Jésus peut le reprendre
Dis-lui de ne jamais se gêner avec moi...
Il peut bien se cacher, je consens à l'attendre
Jusqu'au jour sans couchant où s'éteindra ma foi...


Je sais qu'à Nazareth, Mère pleine de grâces
Tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus
Point de ravissements, de miracles, d'extases
N'embellissent ta vie, ô Reine des Elus !...

Le nombre des petits est bien grand sur la terre
Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux
C'est par la voie commune, incomparable Mère
Qu'il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux.


En attendant le Ciel, ô ma Mère chérie,
Je veux vivre avec toi, te suivre chaque jour
Mère, en te contemplant, je me plonge ravie
Découvrant dans ton coeur des abîmes d'amour.
Ton regard maternel bannit toutes mes craintes
Il m'apprend à pleurer, il m'apprend à jouir.
Au lieu de mépriser les joies pures et saintes
Tu veux les partager, tu daignes les bénir.


Des époux de Cana voyant l'inquiétude
Qu'ils ne peuvent cacher, car ils manquent de vin
Au Sauveur tu le dis dans ta sollicitude
Espérant le secours de son pouvoir divin.
Jésus semble d'abord repousser ta prière
"Qu'importe", répond-Il, "femme, à vous et à moi ?"
Mais au fond de son coeur, Il te nomme sa Mère
Et son premier miracle, Il l'opère pour toi...


Un jour que les pécheurs écoutent la doctrine
De Celui qui voudrait au Ciel les recevoir
Je te trouve avec eux, Marie, sur la colline
Quelqu'un dit à Jésus que tu voudrais le voir,
Alors, ton Divin Fils devant la foule entière
De son amour pour nous montre l'immensité
Il dit : "Quel est mon frère et ma soeur et ma Mère,
"Si ce n'est celui-là qui fait ma volonté ?"


O Vierge Immaculée, des mères la plus tendre
En écoutant Jésus, tu ne t'attristes pas
Mais tu te réjouis qu'Il nous fasse comprendre
Que notre âme devient sa famille ici-bas
Oui tu te réjouis qu'Il nous donne sa vie,
Les trésors infinis de sa divinité !...
Comment ne pas t'aimer, ô ma Mère chérie
En voyant tant d'amour et tant d'humilité ?


Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
Et tu consens pour nous à t'éloigner de Lui.
Aimer c'est tout donner et se donner soi-même
Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
Il savait les secrets de ton coeur maternel,
Refuge des pécheurs, c'est à toi qu'Il nous laisse
Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel.


Marie, tu m'apparais au sommet du Calvaire
Debout près de la Croix, comme un prêtre à l'autel
Offrant pour apaiser la justice du Père
Ton bien-aimé Jésus, le doux Emmanuel...
Un prophète l'a dit, ô Mère désolée,
"Il n'est pas de douleur semblable à ta douleur !"
O Reine des Martyrs, en restant exilée
Tu prodigues pour nous tout le sang de ton coeur !


La maison de Saint Jean devient ton seul asile
Le fils de Zébédée doit remplacer Jésus...
C'est le dernier détail que donne l'Evangile
De la Reine des Cieux il ne me parle plus.
Mais son profond silence, ô ma Mère chérie
Ne révèle-t-il pas que
Le Verbe Eternel
Veut Lui-même chanter les secrets de ta vie

Pour charmer tes enfants, tous les Elus du Ciel ?


Bientôt je l'entendrai cette douce harmonie
Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie
Viens me sourire encor... Mère... voici le soir !...
Je ne crains plus l'éclat de ta gloire suprême
Avec toi j'ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t'aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant !.....


La petite Thérèse...


Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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Ma joie

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Ma joie

Il est des âmes sur la terre
Qui cherchent en vain le bonheur
Mais pour moi, c'est tout le contraire
La joie se trouve dans mon coeur
Cette joie n'est pas éphémère
Je la possède sans retour
Comme une rose printanière
Elle me sourit chaque jour.

Vraiment je suis par trop heureuse,
Je fais toujours ma volonté...
Pourrais-je n'être pas joyeuse
et ne pas montrer ma gaieté ?...
Ma joie, c'est d'aimer la souffrance,
Je souris en versant des pleurs
J'accepte avec reconnaissance
Les épines mêlées aux fleurs.

Lorsque le Ciel bleu devient sombre
Et qu'il semble me délaisser,
Ma joie, c'est de rester dans l'ombre
De me cacher, de m'abaisser.
Ma joie, c'est la Volonté Sainte
De Jésus mon unique amour
Ainsi je vis sans nulle crainte
J'aime autant la nuit que le jour.

Ma joie, c'est de rester petite
Aussi quand je tombe en chemin
Je puis me relever bien vite
Et Jésus me prend par la main
Alors le comblant de caresses
Je Lui dis qu'Il est tout pour moi
Et je redouble de tendresses
Lorsqu'Il se dérobe à ma foi.

Si parfois je verse des larmes
Ma joie, c'est de les bien cacher
Oh ! que la souffrance a de charmes
Quand de fleurs on sait la voiler !
Je veux bien souffrir sans le dire
Pour que Jésus soit consolé
Ma joie, c'est de le voir sourire
Lorsque mon coeur est exilé...

Ma joie, c'est de lutter sans cesse
Afin d'enfanter des élus.
C'est le coeur brûlant de tendresse
De souvent redire à Jésus :
"Pour toi, mon Divin petit Frère
"Je suis heureuse de souffrir
"Ma seule joie sur cette terre
"C'est de pouvoir de réjouir.

"Longtemps encor je veux bien vivre
"Seigneur, si c'est là ton désir
"Dans le Ciel je voudrais te suivre
"Si cela te faisait plaisir.
"L'amour, ce feu de la Patrie
"Ne cesse de me consumer
"Que me font la mort ou la vie ?
"Jésus, ma joie, c'est de t'aimer !"

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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Mon chant d’Aujourd’hui

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Mon chant d’Aujourd’hui

Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère.
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit.
Tu le sais, ô mon Dieu ! Pour t’aimer sur terre
Je n’ai rien qu’aujourd’hui !

Oh ! Je t’aime, Jésus vers toi mon âme aspire.
Pour un jour seulement reste mon doux appui.
Viens régner dans mon cœur, donne-moi ton sourire
Rien que pour aujourd’hui !

Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre ?
Te prier pour demain, oh non je ne le puis !
Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre
Rien que pour aujourd’hui.

Si je songe à demain, je crains mon inconstance.
Je sens naître en mon cœur la tristesse et l’ennui.
Mais je veux bien, mon Dieu, l’épreuve, la souffrance
Rien que pour aujourd’hui.

Je dois te voir bientôt sur la rive éternelle.
O Pilote Divin ! Dont la main me conduit.
Sur les flots orageux guide en paix ma nacelle
Rien que pour aujourd’hui.

Ah ! Laisse-moi, Seigneur, me cacher en ta Face.
Là je n’entendrai plus du monde le vain bruit.
Donne-moi ton amour, conserve-moi ta grâce
Rien que pour aujourd’hui.

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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Mon Ciel à moi !

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Mon Ciel à moi !

Pour supporter l'exil de la vallée des larmes
Il me faut le regard de mon Divin Sauveur
Ce regard plein d'amour m'a dévoilé ses charmes
Il m'a fait pressentir le Céleste bonheur
Mon Jésus me sourit quand vers Lui je soupire
Alors je ne sens plus l'épreuve de la foi
Le Regard de mon Dieu, son ravissant Sourire,
Voilà mon Ciel à moi !…

Mon Ciel est de pouvoir attirer sur les âmes
Sur l'Eglise ma mère et sur toutes mes sœurs
Les grâces de Jésus et ses Divines flammes
Qui savent embraser et réjouir les cœurs.
Je puis tout obtenir lorsque dans le mystère
Je parle cœur à cœur avec mon Divin Roi
Cette douce Oraison tout près du Sanctuaire
Voilà mon Ciel à moi !...

Mon Ciel, il est caché dans la petite Hostie
Où Jésus, mon Epoux, se voile par amour
A ce Foyer Divin je vais puiser la vie
Et là mon Doux Sauveur m'écoute nuit et jour
" Oh ! quel heureux instant lorsque dans la tendresse
Tu viens, mon Bien-Aimé, me transformer en toi
Cette union d'amour, cette ineffable ivresse
Voilà mon Ciel à moi !... "

Mon Ciel est de sentir en moi la ressemblance
Du Dieu qui me créa de son Souffle Puissant
Mon Ciel est de rester toujours en sa présence
De l'appeler mon Père et d'être son enfant
Entre ses bras Divins, je ne crains pas l'orage
Le total abandon voilà ma seule loi.
Sommeiller sur son Cœur, tout près de son Visage
Voilà mon Ciel à moi !...

Mon Ciel, je l'ai trouvé dans la Trinité Sainte
Qui réside en mon cœur, prisonnière d'amour
Là, contemplant mon Dieu, je lui redis sans crainte
Que je veux le servir et l'aimer sans retour.
Mon Ciel est de sourire à ce Dieu que j'adore
Lorsqu'Il veut se cacher pour éprouver ma foi
Souffrir en attendant qu'Il me regarde encore
Voilà mon Ciel à moi !...

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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Neuvaine à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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Neuvaine à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

Chère Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, grande Sainte du pur amour de Dieu, je viens aujourd'hui te confier mon ardent désir. Oui, très humblement, je viens solliciter ta puissante intercession pour la grâce suivante (...) Peu de temps avant de mourir, tu as demandé à Dieu la faveur de passer ton Ciel à faire du bien sur la terre. Tu as même prophétisé que tu répandrais sur nous autres, les petits, une pluie de roses. Le Seigneur a exaucé ta prière : des milliers de pèlerins en témoignent à Lisieux et dans le monde entier. Fort de cette certitude que tu ne rejettes pas les petits et les affligés, je viens avec confiance solliciter ton secours. Intercède pour moi après de ton Epoux crucifié et glorieux. Dis-Lui mon désir. Toi, Il t'écoutera. Comme la Vierge Marie, Il t'exaucera, car tu ne Lui a jamais rien refusé sur terre. Ô Sainte Thérèse, Victime d'amour du Seigneur, Patronne des Missions, modèle des âmes simples et confiantes, je m'adresse à toi comme à une grande sœur très puissante et très aimante. Obtiens-moi la grâce que je sollicite, si telle est la volonté de Dieu. Ô sois bénie, Sainte Thérèse, pour tout le bien que tu nous as fait et que tu souhaites encore nous prodiguer jusqu'à la fin du monde. Oui, sois mille fois bénie et remerciée de nous faire ainsi, en quelque sorte, toucher la bonté et la miséricorde de notre Dieu ! Amen.

Ô mon Dieu, ne me laisse pas succomber à la tentation mais délivre-moi du Malin.

Ô Seigneur écoute ma prière et que mes cris s'élèvent jusqu'à Toi.

Ô Jésus, Roi d'Amour, j'ai confiance en Ta miséricordieuse Bonté.

12 octobre 2008

Litanies de Notre-Dame de la Délivrande

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Notre-Dame de la Délivrande

Douvres-la-Délivrande, Normandie, France

La première chapelle de la Délivrande aurait été érigée au IIIe siècle par saint Regnobert, disciple et successeur de saint Exupère, premier évêque de Bayeux où il apporta la connaissance de l'Évangile. En effet, tandis que les parents de Regnobert allaient adorer les idoles au mont "Phaunus", tout proche de la ville, le jeune homme se rendait dans un petit oratoire dédié à la Sainte Vierge, à l'intérieur de la cité, sur l'emplacement d'un lieu de culte païen. Plus tard, Regnobert devint catéchumène, puis chrétien et enfin prêtre du vivant même de saint Exupère. Après la mort de celui-ci, l'évêque Saturnin, ami intime du défunt, sur les instances du peuple chrétien, estima obéir à la volonté commune en consacrant évêque celui qui était regardé comme le fils adoptif de saint Exupère. Une fois promu à cette dignité et accepté par l'acclamation du peuple, suivant l'usage de la primitive Église, il eut naturellement la pensée "d'imiter son père en Dieu" et d'élever comme lui un second oratoire à la Sainte Vierge. Pour ce dessein, il choisit comme lui un lieu qui avait été déjà vraisemblablement un centre de culte païen depuis une très haute antiquité, comme l'indique son nom d'origine celtique : delle Yv-rande, qui devient plus tard "Délivrande". La fondation de cet oratoire marial remonterait au IIIe siècle. La chapelle de la Délivrande fut brûlée et détruite de fond en comble lors des invasions des Normands venus de Norvège et du Danemark en 830, qui pillèrent toute la région sous le commandement de Hastings. La statue de Notre-Dame de la Délivrande demeura enfouie durant deux siècles sous les ruines de ladite chapelle. Au XIe siècle, un berger aperçoit que l'un de ses moutons, par plusieurs fois, se retirait du troupeau et courait en un lieu près de la pâture. Là, de pieds et de cornes frappait et fouillait la terre; puis, étant las, il se couchait à l'endroit même où était la statue de la Vierge. Le mouton ne prenait aucune nourriture et était néanmoins le plus gras de la bergerie. Le propriétaire de ce champ, croyant que cela lui était un avertissement du ciel, commanda d'achever la fosse que le mouton avait commencée. On y trouva la statue de Notre-Dame qui avait été sculptée 800 ans plus tôt. Cette image fut portée en procession solennelle avec une commune allégresse de tout le peuple dans l'église de Douvres : mais tôt après, elle fut rapportée par le ministère d'un ange au lieu même où elle fut trouvée. Dieu montra par ce transport et cette intervention miraculeuse qu'Il avait choisi ce lieu pour Son service et pour celui de la glorieuse Vierge Marie.

Extrait de "Notre-Dame de la Délivrande" du Père Lepetit, Mamers 1939, p. 3 -8,

Litanies de Notre-Dame de la Délivrande

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, écoutez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

N.-D. de la Délivrande, gloire de votre peuple, priez pour nous.
N.-D. de la Délivrande, puissance protectrice de nos rivages, priez pour nous.
N.-D. de la Délivrande, espérance des matelots, priez pour nous,
N.-D. de la Délivrande, mère des petits enfants, , priez pour nous
N.-D. de la Délivrande, gardienne de l'innocence, , priez pour nous
N.-D. de la Délivrande, refuge toujours ouvert aux pécheurs, priez pour nous.
N.-D. de la Délivrande, consolatrice des affligés, priez pour nous.
N,-D. de la Délivrande, qui faites marcher les boiteux, priez pour nous.
N.-D. de la Délivrande, qui délivrez les captifs, priez pour nous.
N.-D. de la Délivrande, qui fortifiez les âmes à l’heure de la mort, priez pour nous.
N.-D. de la Délivrande, qui arrêtez le fléau de la peste, priez pour nous.
N.-D. de la Délivrande, qui écartez de nous les menaces de la guerre, priez pour nous.
N.-D. de la Délivrande, délivrez- nous :
De maux de la guerre, délivrez- nous.
De l’indifférence au service de Dieu, délivrez- nous,
Des scandales du siècle, délivrez- nous,
Des fléaux de la colère divine, délivrez- nous.
Des maux qui affligent Rome et l’Église, délivrez- nous.
Des dangers qui menacent notre patrie, délivrez- nous.
De tout mal, délivrez- nous.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, pardonne-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, exauce-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, aie pitié de nous, Seigneur.

Prions


Ô Dieu, dispensateur de tous les dons, qui avez par un admirable prodige découvert à nos pères cette image sacrée de Notre-Dame de la Délivrande, et qui avez voulu honorer son front d’un diadème d’or, accordez-nous par son intercession, à nous qui l’avons honorée sur la terre, la grâce d’être couronnée dans le ciel des mains de votre divin Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec vous en l’unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Prière à Notre-Dame de la Délivrande

Ô vous qui depuis tant de siècles comblez de vos faveurs ceux qui vous invoquent sous ce nom béni, nous nous prosternons à vos pieds avec confiance, recevez-nous- toujours avec bonté, vous que nous aimons à nommer notre Mère, protégez-nous, protégez nos enfants, bénissez nos familles. Vous l'étoile de la mer, gardienne de notre rivage. conduisez nos matelots, préservez-les de tout naufrage. Vous le salut des infirmes, la consolation des affligés, calmez nos douleurs, essuyez nos larmes. Vous la gardienne de l'innocence, refuge du pécheur, préservez-nous du péché, rappelez-nous lors de nos égarements. Vous le soutien des mourants, l'espérance de ceux qui souffrent dans le purgatoire, priez pour nous à l'heure de notre mort et ouvrez-nous la porte du ciel. Ainsi soit-il.

Téléchargez le texte des Litanies de Notre Dame de la Délivrande (pdf) en cliquant ici

Pour en savoir plus

Site du sanctuaire Notre Dame de la Délivrande de Poponguine (Sénégal)

www.sanctuaire-poponguine.sn