13 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Quatorzième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ nous obtient une sentence favorable au jugement particulier

 

Oh! combien sont terribles, Seigneur, vos jugements divins! Vous qui avez trouvé des taches dans les anges eux-mêmes, et devant qui les cieux ne sont pas purs; vous qui jugez toute parole oiseuse, hélas! que deviendrai-je, disait le saint homme Job, quand vous viendrez me juger? Et moi, misérable pécheur, que ferai-je? Ah! je le sais, je le sais, ce que j'ai à faire; sainte Marie-Madeleine de Pazzi m'en instruit: « Je me couvrirai de votre sang, et je viendrai vous supplier de ne pas regarder mes fautes, mais les mérites de ce sang sacré. C'est lui qui effacera mes péchés; c'est lui qui demandera miséricorde pour moi, pécheur ». Oh! combien elle est heureuse l'âme qui, teinte de ce sang, paraîtra devant son juge! On lui dira: « Quel est celui qui vient d'Edom, revêtu de la pourpre de Bosra »? Elle ne craindra pas ses ennemis; elle se présentera pleine de confiance devant le divin juge; elle verra ses fautes effacées par ce sang; elle présentera les mérites de ce sang divin au pied du trône de Dieu, et en vertu de ces mérites, recevra la sentence de vie éternelle. Mais malheur à l'âme qui ne sent pas le prix de ce sang, et ne lui rend pas honneur! O Dieu! quelle sentence pourra-t-elle attendre, sinon une sentence d'éternelle condamnation?

 

Vérité terrible, mais indubitable! Cette voix aussi sonore que la voix de la trompette, cette voix du sang du Rédempteur, qui t'invite maintenant à la pénitence, si tu la méprises et si tu lui fermes l'oreille, elle sera un jour pour toi, songes-y bien, comme le son de la trompette fatale, signal du plus rigoureux des jugements. Ne vois-tu pas, ô âme révoltée et obstinée dans le péché, que le sang divin te menace d'un feu éternel! Oh! purifie-toi avec ce sang, pendant que le Seigneur te donne le temps de te convertir; ou bien il te faudra bientôt brûler dans le feu éternel. L'eau et le feu sont les deux éléments qui purifient. Celui qui refuse maintenant de se purifier par les larmes de pénitence, ce bain salutaire qui, uni au sang très-précieux de Jésus-Christ, lave toutes les taches du péché, tombera dans un feu dévorant. Ce feu ne pourra jamais le purifier; mais il le tourmentera toute l'éternité avec des flammes ardentes allumées dans le sang divin, que tant d'hommes sont assez insensés pour mépriser: « Maintenant le Christ est une eau bienfaisante, dit l'abbé Guerric; il sera alors un feu qui consume », tout à l'heure, il était une fontaine ouverte pour l'ablution des péchés, il sera alors une flamme cruelle, un feu dévorant jusqu'à la moelle de l'ame. Ici, le bain du sang; là, la fournaise de feu; que choisis-tu? Ah! disons plutôt avec le même Guerric: « Il vaut mieux, mes frères, et il est plus doux d'être purifié par une fontaine que par le feu. Que l'âme se purifie dans cette fontaine de miséricorde et de grâce, pour ne pas brûler dans un gouffre de feu éternel; qu'elle se plonge dans cette mer du sang très-précieux de Jésus avec la plus sincère affection du cœur, pour éviter la sentence terrible d'éternelle malédiction.

 

Colloque

 

O juge très-juste, cher Jésus, vous ne voulez pas la mort du pécheur, mais vous désirez qu'il se convertisse et vive; et dans ce but, vous nous invitez avec tant de miséricorde à la pénitence, vous nous offrez votre sang très pur pour laver les souillures de notre coeur, et vous vous contentez de quelques larmes d'un cœur contrit et humilié qui s'unissent à ce sang de salut. Ah! quelle serait donc notre dureté de résister encore à votre grâce, et de fermer l'oreille à votre voix! Une pareille dureté ne mériterait-elle pas à juste titre l'éternelle condamnation? Accordez-moi donc, avant de m'envoyer la mort, la grâce de profiter de vos miséricordes, en me plongeant dans la fontaine de miséricorde, et de me purifier ainsi de toutes mes fautes. Faites que dans ce sang je trouve ma consolation à la vie et à la mort; afin que , par ses mérites. j'obtienne de votre divin tribunal une sentence favorable, et que ce sang ne se convertisse pas pour moi, comme pour les perfides Juifs, en une malédiction éternelle.

 

Exemple

 

On raconte dans la vie de saint François Borgia, qu'assistant un malade qui touchait au terme de sa vie et refusait obstinément de se confesser, le saint prit un crucifix et se prosterna à terre , auprès du lit du malade. Avec des paroles de feu, au nom du sang tout puissant de Dieu, au nom de l'immense amour que le Rédempteur nous a témoigné sur la croix, il l'exhorta à se réconcilier avec Dieu et à recevoir les saints sacrements. Mais comme celui-ci n'en restait pas moins endurci dans l'impiété, on vit un sang frais s'échapper des plaies de l'image. Le Seigneur voulait, par ce miracle, l'inviter à la pénitence, et lui offrir, avec une bienveillance inouïe, son Sang pour remède à son obstination: mais le misérable refusant d'écouter les paroles du saint et l'invitation de Dieu même, on vit l'image détacher une de ses mains de la croix, et la remplissant de sang, le jeter au visage du pécheur obstiné. Peu de temps après il mourut désespéré, et ce sang, miraculeusement échappé du crucifix, ne servit, en punition de son obstination criminelle, qu'à attiser contre lui les flammes dévorantes du feu infernal. (Vie de Saint François Borgia par Nierimber)

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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12 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Treizième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ adoucit la mort

 

L'homme craint naturellement la mort; et si à cette crainte naturelle se joint le souvenir des péchés commis, oh! combien elle sera plus terrible encore! Eh bien! pour dissiper cette crainte, et rendre notre mort douce, nous trouvons un secours admirable dans la dévotion au sang très-précieux de Jésus-Christ. Notre âme, en considérant Jésus crucifié dont le sang ruisselle de toute part, conçoit l'espérance (lu salut, et sent se dissiper toutes ses craintes; elle entend la voix de ce sang qui retentit comme une trompette et crie miséricorde: « Sanguis Christi, ut tuba clamat », dit saint Bernard. Voyez-la qui a traversé cette mer, et est au moment d'atteindre le port; elle tient à la main cet or précieux qui doit lui gagner une gloire éternelle: « Bonum aurum sanguis Christi », nous dit saint Ambroise. Elle se sert de ce sang comme d'une clef du paradis, s'écrie saint Thomas; alors elle sent renaître son courage et ne craint plus la mort. Et, en effet, combien sont consolantes ces paroles par lesquelles saint Chrysostôme dissipe en vertu de ce sang divin toute crainte de la mort? Ce sang chasse les démons, conduit vers nous les anges et le Seigneur des anges; et l'effusion de ce sang nous ouvre le ciel. A la fin de notre vie, le démon viendra, selon qu'il a coutume, assaillir notre âme de ses plus fortes tentations; mais la vue du sang de Jésus Christ dont nous serons trempés et armés, le mettra en fuite. Assistés de la très-sainte Vierge, assistés de nos anges gardiens, du prince des hiérarchies angéliques, le glorieux saint Michel, et pardessus tout du Seigneur tout-puissant et glorieux des anges, que pourrons-nous craindre? Heureuses alors les âmes dévouées à ce sang!

 

Considère en outre, ô mon âme, que si munie du sang de Jésus-Christ tu te présentes aux portes (lu ciel, elles s'ouvriront aussitôt devant toi; l'ange armé du glaive de feu préposé à leur garde ne pourra t'en défendre l'abord, puisque tu viendras marquée du sang de l'Agneau divin, en qui pour la vie comme pour la mort tu as placé tes espérances: « Virtus sanguinis à latere Christi profluentis removit angelum et hebetavit gladium », écrivait saint Antoine de Padoue. C'est là ce qui arriva en figure aux Hébreux, alors que l'ange, ministre de la colère de Dieu, exempta du châtiment de la mort tous ceux dont les portes étaient marquées de sang. Voilà la grâce accordée à la figure. Quelle vertu n'aura donc pas, à plus forte raison, la chose ainsi figurée? Telle est la pensée de saint Jean Chrysostôme : « Le sang de l'agneau servait à la délivrance de l'homme raisonnable, non par sa propre valeur, mais parce qu'il représentait le sang du Seigneur ». Quand l'âme fidèle sera baignée de ce sang très-saint du Fils de Dieu, lorsqu'il sera non-seulement sur les lèvres qui invoqueront ses mérites, mais encore dans le cœur purifié par ce même sang, cette âme pourrait-elle être soumise au glaive formidable de la colère vengeresse de Dieu, ce glaive qui arme, au jour de la mort, la main de l'ange exterminateur? Oh! heureuse la mort de celui qui se confie dans ce sang précieux!

 

Colloque

 

Si je réfléchis, mon Jésus, à ma vie passée, au nombre et à la gravité de mes fautes, la pensée de la mort m'épouvante. Je vois mes péchés, et je ne vois pas le repentir; je forme de bonnes résolutions, et je retombe. Mais si je tourne mes regards vers vous, mon Jésus crucifié, et vers le sang qui s'échappe de ces plaies sacrées, oh! quelle consolation pour moi! J'entends la voix de ce sang qui, devant votre trône, crie pour moi miséricorde; et puisque vous êtes mort sur la croix, et avez répandu votre sang avec tant d'abondance pour me délivrer de la mort affreuse des pécheurs, et me mériter la mort précieuse du juste, voici la grâce que je vous demande en toute humilité; c'est de mener une vie telle, qu'elle me conduise à cette sainte mort par les mérites de votre sang très-précieux, versé tout entier pour le salut de mon âme.

 

Exemple

 

Pendant que saint François Caracciolo travaillait à la propagation de l'ordre des clercs mineurs, on vint lui proposer la fondation d'une nouvelle maison à Agnone. Quoiqu'il fût très-affaibli par les mortifications et les fatigues, il s'y rendit de Rome en passant par Lorette; et deux jours après qu'il y fut arrivé, il fut saisi d'une fièvre violente qui le mit en peu de temps à toute extrémité. Le saint, qui prévoyait sa mort prochaine, voulut faire sa confession générale, et il reçut ensuite, avec la plus grande dévotion, le saint Viatique et l'Extrême-Onction. Le crucifix à la main, on l'entendit souvent répéter, plein d'amour et de confiance: « Sang de Jésus répandu pour moi, tu es à moi; je le veux, Seigneur, donnez-le-moi, ce sang qui est à moi; ne me refusez pas ce qui est à moi »; et imprimant de tendres baisers sur les plaies de son Rédempteur, il répétait: « Sang très-précieux de mon Jésus, tu es à moi, et par toi, et avec toi seulement j'espère mon salut ». Et c'est dans ces sentiments qu'il expira paisiblement.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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Neuvaine à Saint Gaspard de Bufalo

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Saint Gaspard de Bufalo

Fondateur des Missionnaires du Précieux Sang

1786-1837

Fête le 28 décembre

 

Gaspard del Bufalo est né à Rome, le 6 janvier 1786. Il est le fils du cuisinier employé par la famille Altieri, dont le palais était voisin de l'église du Gesu. Sous l'influence de sa mère, Annunziata, il avait une grande dévotion pour Saint François Xavier, dont l'église du Gésu possédait une relique. Il fut ordonné Prêtre en 1808. Refusant allégeance à Napoléon 1er, avec d'autres membres du Clergé, après la déportation du Pape Pie VII, il fut envoyé en exil dans le nord de l'Italie. À son retour à Rome en 1814, en réponse à l'appel de Pie VII, il consacra sa vie à la mission évangélique et à la prédication, fondant une société de prêtres qui prirent le nom de Missionnaires du Précieux Sang. Jusqu'à sa mort, il fut un évangélisateur infatigable, dans tout le centre de l'Italie, particulièrement dans les Etats Pontificaux. Il était réputé pour sa foi et son éloquence, sa dévotion pour les pauvres, et sa compassion pour les brigands. Son contemporain, Saint Vincent-Marie Strambi disait de ses homélies qu'elles étaient comme un tremblement de terre spirituel. Il était aussi ami de Saint Vincent Pallotti, qui était auprès de lui au moment de sa mort. Gaspard a eu une influence prépondérante sur Sainte Maria de Mattias, fondatrice de la Congrégation des Sœurs adoratrices du Sang du Christ, destinée à l'éducation des jeunes filles, et sur le vénérable Jean Merlin. En 1837, malgré la maladie, il revint à Rome pour sa dernière mission, et mourut le 28 décembre de cette même année. Ses restes sont aujourd'hui conservés en l'église Sainte Marie de Trévi, à Rome. Gaspard de Bufalo a été béatifié le 18 décembre 1904 à Rome, par le Pape Saint Pie X à la suite de la reconnaissance d'un miracle (guérison obtenue par son intercession en 1861) et il a été canonisé le 12 juin 1954 par le Vénérable Pape Pie XII. Saint Gaspard est le patron des marchands de soie.

 

Neuvaine à Saint Gaspard de Bufalo

 

O Glorieux Saint Gaspard, qui, avec zèle et ardeur, avez répandu la dévotion au Précieux Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, nous Vous en supplions, par les mérites et les vertus de ce Sang Divin, obtenez-nous les grâces dont nous avons besoin.

 

Trois Gloire au Père

 

O Glorieux Saint Gaspard, qui avez trouvé dans le Précieux Sang Précieux de Jésus Christ l'inspiration et le courage pour accomplir vos œuvres au profit du prochain, aidez-nous et obtenez-nous les grâces que nous vous demandons humblement.

 

Trois Gloire au Père

 

O Saint Gaspard, les témoignages de grâces et de prodiges obtenus par votre intercession attestent chaque jour de la gloire dont vous jouissez près du trône de l'Agneau Divin, nous vous en supplions, tournez votre regard vers nous, voyez les grâces dont nous avons besoins et exaucez-nous.

 

Trois Gloire au Père

 

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

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11 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Douzième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ nous fortifie dans le sacrement de l'Extrême Onction

 

Notre divin Rédempteur prévoyait bien les angoisses, les inquiétudes, les afflictions et les douleurs dans lesquelles se trouvent les âmes au moment de leur séparation du corps; il savait bien quels sont leurs besoins au moment de la mort, moment terrible d'où dépend l'éternité. C'est pourquoi il a voulu assumer sur lui-même d'amères tristesses et une mortelle agonie; pendant trois heures continues, il voulut rester crucifié et agonisant, abandonné même de son Père céleste, et à la merci de ses barbares persécuteurs. Il voulut répandre son sang très-précieux, pour ainsi dire jusqu'à la dernière goutte, sur le dur bois de la croix, afin de nous préparer pour le moment de la mort un sacrement de consolation et de grâce, l'extrême-onction. Par elle, non-seulement sont effacés les restes du péché, non-seulement la santé du corps nous est rendue si elle est utile à notre âme, mais de plus, elle apporte un grand soulagement au malade, lui donne la force et le courage de résister aux tentations diaboliques, de souffrir avec patience les incommodités du mal qui le tourmente, et lui facilite un heureux passage à l'éternité bienheureuse. L'aimable Seigneur pouvait-il faire plus pour le bien des âmes? Pensez, pensez seulement combien de sang, combien de peines et de tourments a coûté ce sacrement! Oh ! qui peut comprendre les désolations d'esprit, les tristesses et les peines souffertes sur la croix?

 

Entre, mon âme, dans le Cœur très aimant du Seigneur crucifié, et médite sur ce qu'ont dû être les douleurs offertes par lui sur le Calvaire, pour pouvoir nous mériter de si efficaces consolations à l'article de la mort! Les horribles blasphèmes qu'il entendait sur cette montagne, la dureté de cœur du larron impénitent, l'ingratitude des hommes qu'il prévoyait, la douleur qui déchirait le cœur de sa mère désolée, étaient autant de pointes acérées qui lui transperçaient le cœur. La soif ardente qui le torturait, l'abandon de son divin Père, que de douloureuses sensations! Et dans cet instant même, par l'effusion de son très-précieux sang, il préparait ce sacrement qui, au moment de la mort, adoucit nos peines et les rend méritoires pour la vie éternelle. lia pris pour lui la plus triste amertume des affres de la mort, pour rendre la nôtre douce et précieuse. Il a fait de ce sacrement comme un vase sacré plein de son sang, et il confère la grâce de telle sorte que le mérite et la satisfaction gagnés par Jésus Christ avec son propre sang, s'appliquent à chaque fidèle qui le reçoit dignement: il peut l'offrir pour lui-même, comme s'il eût satisfait par ses propres actions et ses souffrances à la justice éternelle. Ah! mon Jésus, que cette charité est incompréhensible. Vous aviez raison de dire sur la croix: « tout est accompli », car vous ne pouviez rien faire de plus pour l'amour de nous, nous préparant ainsi, par l'effusion de votre sang, tant d'aides efficaces pour notre vie et notre mort. Mais pourrons-nous dire à l'article de la mort: « Consummatum est », nous avons tout accompli? Hélas! si nous ne faisons pas pendant la vie le bien que vous exigez de nos âmes, si nous n'observons pas constamment votre très-sainte loi, si dès maintenant nous ne remplissons pas nos devoirs, comment répéter à la mort « consummatum est »? Allons! mon âme, fais maintenant pendant la vie tout le bien que tu voudrais avoir fait à l'article de la mort.

 

Colloque

 

Mon Jésus crucifié, quelles grandes leçons vous me donnez du haut de la chaire de vérité et de sagesse! quelle patience, quelle charité, quelle profonde humilité on apprend à votre école! Vous, Fils de Dieu, innocent, saint et sans tache, vous mourez au milieu des plus cuisantes tortures, votre sang ruisselant de toute part, afin de méritera moi pécheur, pour consolation à l'instant de ma mort, les secours si puissants de votre divine grâce. Vous épuisez le calice amer de tant de douleurs, vous répandez avec tant d'abondance votre sang, pour me mériter une bonne mort et un heureux passage à l'éternité; et moi, jusqu'ici, qu'ai-je fait pour me disposer au moment, inévitable et terrible à la fois, d'où dépend ou mon éternelle béatitude ou mon éternelle perdition? Dieu! par le très-précieux sang, donnez-moi la grâce dès aujourd'hui de me préparer à ce moment suprême par l'exercice des bonnes œuvres; faites que fortifié parles saints sacrements, en vertu de ce sang de salut, j'exhale mon a me dans votre côté sacré, afin que, baignée de votre sang, elle vienne un jour vous louer et vous bénir dans le ciel.

 

Exemple

 

Saint Camille de Lellis, plein de dévotion envers le sang de Jésus-Christ, trouvait une grande consolation dans sa dernière maladie, à avoir devant les yeux une image de Jésus crucifié, dont il donna lui-même le dessin. Le sang s'échappait en grande abondance des plaies; une multitude d'anges le recueillaient dans des calices, et le présentaient au Père divin. Le saint à cette vue sentait un grand soulagement, et, dans ces derniers moments de sa vie, s'excitait à une espérance plus vive du salut éternel. (Vie du Saint par Cicatelli)

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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10 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Onzième jour

Le sang précieux de Jésus nous alimente dans la très-sainte Communion

 

Lorsque fut venue l'heure de partir de ce monde et de retourner vers son divin Père, le tendre cœur de Jésus-Christ ne pouvait se déterminer à laisser ses disciples orphelins et abandonnés; et c'est pourquoi, après avoir célébré la Pâque, selon le rite de la loi de Moïse , il institua le saint sacrement de l'Eucharistie, dans lequel il nous nourrit de sa propre chair et de son sang très-précieux, et nous invite tous à y prendre part. Et c'est dans ce sacrement que se distribue d'une manière plus particulière aux fidèles bien disposés le sang du Rédempteur. Quand nous communions, nous pourrions dire avec saint Cyprien: « Nous avons sucé le sang du Seigneur, et nous avons appliqué notre langue sur les blessures mêmes de notre Rédempteur ». Quelle douce fontaine coule incessamment, du haut de l'autel sacré des bénédictions célestes! c'est ce qui fait dire à saint Jean Chrysostôme: « Fontaine des dons célestes, auprès de laquelle est assis Jésus-Christ, qui s'adresse, non pas à une Samaritaine, mais à l'Eglise universelle: ici il ne donne pas un simple verre d'eau, mais un sang vivant, qui, pris par nous en témoignage de la mort du Seigneur, est pour nous une source de vie ». Il semble qu'il ne suffisait pas à son immense amour d'avoir versé ce sang tout entier sur la croix, s'il ne testait pas encore avec nous jusqu'à la consommation des siècles , pour nous alimenter et nous abreuver de ce très-précieux sang dans la sainte communion; et avec la voix retentissante de ce sang, il nous appelle, selon saint Ambroise, il nous invite et désire vivement que nous y participions. Et que dit-il? « Ouvrez-moi quelque accès vers votre cœur, je le comblerai de mes grâces ».

 

L'abbé Rupert démontre fort bien l'amour ineffable que Jésus nous témoigne en se donnant lui-même tout entier aux âmes dans la très-sainte communion et en nous abreuvant avec son très-précieux sang, qui non-seulement nous purifie de nos taches quotidiennes, mais nous préserve pour l'avenir des fautes graves; et c'est ce qu'a voulu exprimer le Rédempteur par le lavement des pieds qu'il fit à ses apôtres. Le Seigneur se leva de table, c'est-à-dire qu'il quitta le banquet de la gloire paternelle, et se revêtant de notre chair comme d'un linge, il versa son sang comme on verse Veau dans un bassin; et depuis ce moment il lave chaque jour nos pieds, quand nous le recevons en rémission des péchés. O raffinement d'amour du doux cœur de Jésus! Avec quelle avidité les âmes ne devraient-elles pas courir s'étancher à cette fontaine inépuisable de bonté et d'amour! Combien ne devrait-on pas fréquenter un sacrement dans lequel Jésus, d'après les paroles du Concile de Trente, a prodigué les richesses de son amour. Avec quels sentiments et avec quelle disposition devrait-on recevoir le très-précieux sang de Jésus, qui se donne ici avec sa chair immaculée, avec son âme très sainte, avec sa divinité même! Quelle foi vive, quel respect profond, quelle sainte crainte, quel saint tremblement, quelle ardente charité devraient accompagner les a mes qui s'approchent de cette table! Approchez , vous dirai-je avec les paroles de la sainte Eglise, approchez avec foi, avec crainte, avec amour. Mais, hélas! quelle froideur, quelle insensibilité dans tant d'âmes qui s'approchent si languissantes de cette fontaine d'amour!

 

Colloque

 

Vous êtes, mon Jésus, ce père aimant et ce bon pasteur qui, après avoir donné son sang et sa vie pour nous sur une croix, nous nourrissez dans la très-sainte Eucharistie de votre chair, et nous désaltérez de voire sang; et qu'est-ce que votre cœur pouvait faire de plus pour nous prouver la charité ardente dont vous êtes animé pour nous? Maintenant je comprends toute la force des paroles de saint Jean votre disciple chéri, que dans ce sacrement vous nous avez aimés à l'excès. Maintenant je comprends ce que dit l'Eglise votre épouse, dans le concile de Trente, que vous, ô Seigneur! en donnant le sacrement adorable de l'Eucharistie, vous avez prodigué toutes les richesses de votre amour infini. Oh! comment mon cœur ne se dissout-il pas pour vous qui avez tout fait pour moi! Qui peut résister à l'émotion qu'inspirent ces traits d'une charité sans borne? Ah! désormais mes délices seront de vous recevoir dans la très-sainte communion , de m'enivrer de votre sang d'amour, de vous adorer dans les saints tabernacles, de contempler l'ineffable charité qui se montre dans ce sacrement!

 

Exemple

 

Saint Philippe de Néri eut une dévotion particulière au sang précieux de Jésus-Christ. Il avait coutume .de mettre pour la consécration une grande quantité de vin dans le calice, afin de prolonger la durée des espèces. On observa aussi qu'après la consécration son calice était plein de sang pur. En le prenant, ses lèvres s'y collaient avec tant d'ardeur, qu'il finit par attaquer, non-seulement la dorure, mais l'argent lui-même; et ce sang divin lui communiquait une telle dévotion, que sa figure pâlissait, et qu'il semblait plus mort que vif. Ce spectacle arracha souvent des larmes de componction des yeux des assistants. Il priait ensuite le Seigneur que, s'il ne pouvait répandre son sang dans le martyre, ainsi qu'il l'eût voulu, il le lui fit au moins verser en telle abondance par la bouche et par les narines, qu'il pût ainsi lui rendre sang pour sang. Il fut bien exaucé, car il versa plusieurs fois une telle quantité de sang, qu'il en perdit le mouvement et l'usage de la vue. (Vie de Saint Philippe de Néri par Bacci).

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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09 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Dixième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ nous purifie dans le sacrement de la Pénitence

 

Il y avait à Jérusalem une piscine appelée Probatique, qui était entourée de cinq portiques, où étaient des infirmes de toute espèce, attendant la venue de l'Ange du Seigneur, qui mettait les eaux en mouvement, et le premier qui s'y plongeait était guéri. Or cette piscine, disent les saints Pères, était un symbole du sacrement de la Pénitence, formé avec le sang de la Rédemption. L'Eglise ouvre aux âmes un bain salutaire plus miraculeux que cette piscine des Juifs: il y coule une fontaine intarissable, formée non du sang des animaux et des victimes expiatoires, mais du sang très saint de l'Agneau immaculé, immolé et offert en sacrifice pour la rédemption du genre humain; et il offre avec la piscine des Hébreux cette différence que, dans cette dernière, un seul infirme était guéri au contact des eaux miraculeuses mises en mouvement par l'Ange du Seigneur, tandis que dans la piscine salutaire du sang de Jésus-Christ, non-seulement un chrétien, mais tous les chrétiens peuvent en tout temps trouver la guérison de leurs mortelles infirmités. Et que faut-il pour l'obtenir? Rien autre que de le vouloir efficacement. Voulez-vous être guéri? dit le Seigneur à ce malade de la piscine Probatique; et il le répète encore à chaque pécheur. Et le pécheur, que répond-il? Hélas! combien y en a-t-il parmi nous qui aiment mieux gémir dans leurs souillures que de se purifier dans ce bain salutaire?

 

Il conviendrait à beaucoup de chrétiens de répéter ce que dit ce serviteur fidèle à Naaman, le lépreux Syrien, alors que le prophète Elisée lui recommanda de se laver dans les eaux du Jourdain pour se guérir de la lèpre, et qu'il s'y refusait : « Si le prophète t'avait commandé une chose difficile, tu aurais dû la faire, à plus forte raison dois-tu lui obéir, quand il t'a dit de te laver pour être guéri » (Rois 5, 13). Ainsi, si le Seigneur nous avait commandé de recouvrer la santé de notre âme au prix de notre sang, nous devrions le faire; combien avec plus de raison encore devons-nous lui obéir, quand il nous commande seulement de nous laver dans le sang de Jésus-Christ par la pénitence sacramentelle! C'est là le Jourdain: nous devons nous y laver pour être purifiés de la lèpre abominable du péché: nul n'étant pur de souillure, la source qui coule des blessures sacrées du Seigneur est nécessaire à tous, dit saint Bernard. Du moment que le péché est confessé au prêtre avec un vrai repentir, et que les paroles de l'absolution sacramentelle ont été prononcées, l'a me est purifiée. O immense libéralité de mon Rédempteur! à quel point en est venu votre amour! nous laver avec votre propre sang! Qui donc refusera d'aller plonger ses fautes dans cette mer inépuisable de votre très-précieux sang, qui fera disparaître toutes ses infirmités?

 

Colloque

 

Mon Jésus, je vais sans retard à cette bienfaisante fontaine, et quoique je me voie souillé de bien des fautes, cependant, en me plongeant dans cette mer inépuisable de miséricorde, j'ai la confiance que mon âme en sortira purifiée, puisque telle est l'assurance que vous m'en donnez par le prophète: « Si fucrint peccata vestra sicut coccinum, quasi nix dealbabuntur » (Isaïe 1, 18). Et de même que quelques gouttes d'eau dans une vaste mer sont aussitôt absorbées par les ondes, il en sera ainsi de mes fautes jetées dans la mer immense de votre très-saint sang, et qui seront aussitôt effacées; et l'âme plongée dans ces eaux de miséricorde en sortira nette et purifiée. Donnez-moi pourtant, ô mon Jésus, une vive douleur, un sincère repentir, afin que j'unisse ma douleur à votre sang, et qu'avec un cœur contrit et humilié, que vous ne repoussiez pas, je puisse recevoir la rémission de mes iniquités; faites que votre sang guérisse les blessures de ma pauvre a me, pour vérifier en moi ces paroles: Sanguis Christi emundat nos ab omni iniquitate ».

 

Exemple

 

Pour la consolation des âmes qui craignent parfois de ne pas avoir, dans la confession sacramentelle, une douleur suffisante de leurs péchés, il sera utile de rapporter ce que dit par inspiration divine sainte Marie-Madeleine de Pazzi, pour montrer que le sang de Jésus-Christ supplée encore à cette douleur. La Sainte, méditant sur la sueur de sang répandue par le Sauveur agonisant dans le jardin, disait: « Qui peut pénétrer, ô Seigneur! les abîmes d'angoisse et de douleur que vous éprouvez, afin de satisfaire pour tant d'âmes et obtenir leur contrition? Par là, dans votre sacrement, notre attrition se change en contrition, et nous sommes justifiés sans faire acte de contrition parfaite, parce que vous avez pris sur vous la contrition que nous devrions avoir; vous avez satisfait pour cette douleur interne qui nous manque, avec cette angoisse, cette douleur et cette contrition que vous avez senties pour nous dans votre Cœur affligé ». Ainsi s'exprime la Sainte.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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08 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Neuvième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ nous fortifie dans le sacrement de la Confirmation

 

La vie de l'homme sur cette terre est une guerre continuelle, et il lui faut combattre jusqu'à la mort pour remporter la couronne de la gloire éternelle: « Esto fidelis usque ad mortem, et dabo tibi coronam vitœ », dit le Seigneur à un évêque dans l'Apocalypse. La faiblesse et l'infirmité de la chair nous accompagnent jusqu'au tombeau, les grands dangers sont fréquents, les assauts des ennemis sont continuels, les passions sont vives et ne cessent jamais de nous livrer des combats : nous avons à combattre avec un monde trompeur, qui avec ses vanités nous tend des pièges de toute part; nous avons à vaincre une chair rebelle qui fait toujours la guerre à l'esprit; nous avons à terrasser un lion furieux, le démon qui cherche toujours à nous dévorer. C'est pourquoi, dans la prévoyance de tant de dangers et d'assauts à essuyer de notre part, le divin Rédempteur a voulu nous fortifier avec un sacrement qui nous donne des armes pour combattre et vaincre; ce sacrement est la confirmation. Mais d'où ce sacrement tire-t-il son efficacité, si ce n'est du sang tout-puissant répandu par Jésus, et qui est redouté par l'enfer tout entier? L'agonie qu'il a soufferte, ses mortelles tristesses, la sueur de sang répandue dans le jardin, voilà ce qui fait le courage des martyrs, la force des combattants, le triomphe des vainqueurs; et si nous ne succombons pas dans des tentations aussi multipliées, nous le devons à ce sang dont la vertu est infinie (Saint Léon le Grand). O efficacité admirable de ce sang divin! qui ne se sent plein de confiance en l'invoquant? O sang de Jésus! combien tu es terrible aux démons! tu es ce bouclier inexpugnable qui fait tomber à nos côtés les dards enflammés des plus puissants ennemis.

 

D'où vient par moments en nous une si grande faiblesse, qu'une légère tentation suffit pour entraîner notre chute? D'où vient que nous cédons si facilement à une passion mauvaise qui s'éveille au fond de notre cœur? Ah! je ne le sais que trop; c'est que nous oublions Jésus-Christ et ses souffrances, c'est que nous déposons, par un vil respect humain, ces armes dont le Sauveur nous a revêtus dans la confirmation; c'est que nous ne recourons pas de cœur et d'âme à son sang tout-puissant. Quelle force sentirait notre âme si, dans les tentations, elle invoquait le sang très-précieux de Jésus! si elle avait recours à lui, si elle l'implorait! Quelles épreuves n'ont-elles pas été supportées par tant d'enfants innocents et tant de vierges armées de ce sang! Ils ont épouvanté les tyrans, triomphé des plus rudes assauts, surmonté les tourments. Et c'est au sang de Jésus qu'ils ont dû leurs victoires. Et nous, au contraire, nous sommes si faibles, que pour un intérêt terrestre, que par crainte de déplaire aux hommes, et d'être méprisés du monde, nous rougissons souvent de paraître les serviteurs du Christ, et nous faisons le mal contre la voix de notre propre conscience, et avec la pleine connaissance que nous n'agissons pas en chrétiens. O déplorable faiblesse! ô méprisable lâcheté! Souvenons-nous donc que nous sommes les soldats du Christ, souvenons-nous quelles armes puissantes Jésus nous a données au moyen de son sang, dans le sacrement de la confirmation, et comment le Pasteur sacré nous a signés de ce signe adorable de la croix de Jésus-Christ qui nous rend si terribles à l'enfer tout entier.

 

Colloque

 

O mon Jésus, vous qui êtes la force de nos cœurs, maintenant je vois bien la cause de mes chutes; j'ai oublié ce sang précieux que vous avez répandu pour me fortifier dans le combat que j'ai à livrer à mes ennemis spirituels; je n'ai pas professé de dévotion sincère et affectueuse envers ce sang divin; je me suis fié à mes débiles forces, je me suis exposé aux dangers, et c'est pourquoi j'ai misérablement succombé. Mais maintenant je rappelle la confiance en mon âme en réfléchissant à votre miséricorde toujours prompte à pardonner, et en pensant que ce sang m'est toujours préparé, puisque vous ne cessez jamais de l'offrir à votre Père éternel pour les pécheurs eux-mêmes. Je sais bien que je ne mérite pas le pardon après avoir été aussi ingrat, mais votre sang le demande pour moi. O non! non! vous ne pouvez vous empêcher d'entendre ces voix, ce sont les voix de la miséricorde et de la grâce; et j'y joins aussi la mienne : je vous demande miséricorde pour ce sang précieux que vous avez répandu pour moi. Qu'il serve à effacer toutes les taches de mes péchés, à me fortifier, à me rendre inébranlable aux assauts de mes ennemis; c'est là que réside ma force, c'est par là que j'espère vaincre pendant la vie et à l'heure de la mort, et venir au sein des cieux célébrer éternellement vos miséricordes.

 

Exemple

 

On n'oubliera jamais dans les fastes de l'Eglise le courage du glorieux martyr saint Laurent, qui, au milieu même du supplice, brava son bourreau, tant il était devenu insensible aux plus cruels tourments, du moment qu'il s'agissait de soutenir la foi. Or, cette force lui venait du sang très-précieux de Jésus Christ dont il était le fidèle dispensateur, chargé dans ce temps de le distribuer aux fidèles: « Cui commisisti dominici sanguinis dispensationem »; comme il le dit lui-même au pontife Saint Sixte, pour faire connaître par là combien cette qualité l'avait préparé à soutenir le martyre. Enivré de ce sang divin, rempli d'une force héroïque, il donna son sang et sa vie pour Jésus-Christ, au milieu des charbons ardents, confirmant de sa mort la foi qu'il avait prèchée. (Histoire des Saints Martyrs).

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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06 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Septième jour

Le désir ardent qu'a Jésus-Christ de voir toutes les âmes participer à son très-précieux sang

 

Combien était grand le désir qu'a eu Jésus-Christ pendant toute sa vie mortelle, de répandre son sang pour la rédemption du monde! Il ne désire pas moins ardemment aujourd'hui que tous en profitent, que tous y participent. C'est pourquoi, en nous invitant à cette fontaine de miséricorde, il nous dit: « Bibite ex hoc omnes » (Matthieu 26, 27); et ouvrant dans ses saintes plaies quatre fontaines, comme dit saint Bernard, fontaine de miséricorde, fontaine de paix, fontaine de dévotion, fontaine d'amour, il convie toutes les âmes à venir s'y désaltérer. Et pourquoi, en effet, a-t-il institué les sacrements, qui sont comme les canaux par lesquels se communiquent les mérites de ce sang précieux? pourquoi s'offre-t-il perpétuellement à son Père éternel dans le ciel, et veut-il que, chaque jour, il soit offert par ses ministres sur les saints autels? pourquoi , de nos jours, a-t-il réveillé d'une manière toute particulière dans le cœur de tant de fidèles une pareille dévotion? C'est parce qu'il désire ardemment que tous, au moyen de son sang, puisent les eaux de la grâce aux sources sacrées de ses plaies. Oh! quelle monstrueuse ingratitude que de ne pas profiter, par notre négligence, d'un moyen de salut si efficace!

 

Qui peut exprimer tous les desseins admirables qu'a eus le cœur de Jésus dans l'effusion de ce sang d'amour? Par là, il a voulu apaiser sa divine justice, nous réconcilier avec son divin Père, purifier nos âmes de toute iniquité, nous mériter les secours efficaces de sa grâce, nous ouvrir les abords du royaume bienheureux de sa gloire. Qui peut donc douter qu'il ne brûle du désir ardent que tous en profitent, que tous répondent à sa charité inépuisable? Il semble même se plaindre des âmes qui ne savent pas l'apprécier. Homme fait de terre, songe au sang qui a été répandu pour toi; ne le méprise pas, ne le foule pas à tes pieds, ne fais pas en sorte qu'il ait été inutilement répandu pour toi. Songe que celui qui a versé ce sang, et qui te l'offre, a pour nom le Verbe de Dieu; qu'il est ce Verbe fait homme qui est mort pour toi, et qui, un jour, doit te juger. Rappelle-toi que ce sang est un gage de son amour; mais que, si tu en abuses, il sera ta condamnation. Rappelle-toi que si à présent tu ne témoignes pas ta dévotion et ta gratitude envers ce divin sang , tu ne pourras avoir ta place parmi les bienheureux, ni bénir avec eux pendant toute l'éternité l'Agneau immaculé qui les a rachetés et sauvés. O mon âme! quels sont tes sentiments, quelles sont tes résolutions?

 

Colloque

 

Ah! Jésus qui nous aimez tant, si le péché vit encore en nous, si nous sommes tièdes et négligents dans votre service, et s'il nous est si difficile de marcher dans le sentier de la vertu, la faute tout entière en est à nous; c'est que nous ne venons pas au pied de votre croix nous plonger dans votre très-précieux sang; c'est que nous ne l'appliquons pas à nos âmes, c'est que nous ne savons pas faire usage de ce trésor inestimable que vous nous offrez avec tant d'amour! Nous sommes misérables au milieu des richesses, nous sommes pauvres au milieu des trésors de votre grâce. Que pouviez-vous faire de plus pour nous? Et après cela, ingrats que nous sommes, nous ne voulons rien faire pour nous et pour notre salut! Vous avez bien raison de dire: « Que pouvais-je faire de plus pour ma vigne? » Et nous, à noire confusion, nous pourrions dire: « Que pouvions-nous faire de moins pour vous? » Vous avez répandu tout votre sang, et vous nous invitez chaque jour à y prendre part. Vous êtes mort pour nous sauver, sur une croix, au milieu des angoisses et des douleurs; et nous sommes, nous, si obstinés, si insensibles à vos invitations, à votre sang, à votre mort! Mais il n'en sera pas ainsi à l'avenir; nous nous proposons de toute notre force de vous montrer désormais la plus sincère gratitude, le plus fidèle retour, et de professer une affectueuse et constante dévotion envers votre sang très-saint; il sera toujours l'objet de notre amour, et d'exemple comme de parole, nous le ferons adorer de tous.

 

Exemple

 

Arrêtez-vous aujourd'hui quelques instants devant une image de Jésus crucifié, et avec une attention toute particulière, écoutez la voix du sang qui coule de ses plaies; que vous dira-t-elle ? Elle vous dira ce que Jésus dit un jour à sainte Lutgarde: « Vois, ma chère Lutgarde, comme mes blessures crient vers toi, pour que mon sang n'ait pas été répandu en vain! » Ah! c'est que tant de sang a été répandu en vain et sans fruit pour bien des âmes; c'est que les perles précieuses de la Divinité sont jetées à des animaux immondes, assez hardis pour fouler aux pieds le sang divin du Verbe fait homme; c'est que nul n'aime le Sauveur qui tient chacun de vous imprimé sur son cœur en lettres de sang. Réveillez-vous donc à cette voix, appliquez ce sang sur votre cœur, et soyez reconnaissant envers celui qui l'a répandu.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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05 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Sixième jour

Le sang très précieux de Jésus-Christ produit dans l'âme l'ordre parfait et la véritable tranquillité

 

Le péché avait troublé la belle ordonnance que Dieu avait établie parmi ses créatures, voulant que la volonté de l'homme fût soumise en tout à sa très-sainte volonté. L'homme s'étant révolté contre la majesté du Seigneur, les passions étaient soulevées, les appétits désordonnés, le démon tyrannisait les âmes, et ainsi s'était perdue l'heureuse paix, l'heureuse tranquillité du cœur. Jésus-Christ parut au monde, et avec l'effusion de son sang il fit renaître parmi nous la paix. Il nous remit en paix avec Dieu, en paix avec nous-mêmes; par ce sang il nous réconcilia avec son divin Père; il fit en sorte que la miséricorde et la vérité se rencontrassent ensemble, et que la justice et la paix fussent réunies; il réprima nos passions rebelles, mit en fuite le démon, et cette belle ordonnance que le passé avait troublée fut rétablie: « Pacificans per sanguinem crucis ejus, sive quae in terris, sive quae in cœlis sunt », paroles que saint Cyrille d'Alexandrie interprète de cette manière: « Ne voyez-vous pas que Jésus-Christ qui, d'après saint Paul, a pacifié, non-seulement ce qui est sur lu terre, mais ce qui est au ciel, est le veau d'expiation offert pour le péché? » C'est lui qu'il reconnaît comme figuré par cette victime pacifique qu'on offrait pour le péché dans l'ancienne alliance. Et ailleurs il dit encore: « II a plu au Père divin de tout réconcilier par le sang pacifique de son divin Fils unique, en qui il a fait reposer la plénitude de ses grâces ». Et voilà pourquoi le titre de roi pacifique et de prince de la paix convient à Jésus, car il l'a bien mérité par l'effusion pleine d'amour de son sang.

 

Savons-nous la maintenir cette paix que Jésus nous a acquise au prix de son sang? Conservons-nous cet ordre parfait, cette tranquillité qu'il nous a méritée par son propre sacrifice? Hélas! avec quelle facilité nous les perdons! pour une misère, pour un vil intérêt, pour un plaisir momentané, nous perdons un aussi précieux trésor. On perd la paix avec Dieu en perdant sa grâce, on livre son cœur au péché, qui est l'ennemi juré de la paix, et qui n'apporte que remords, amertumes et afflictions d'esprit. On perd la paix avec le prochain; pour une légère offense, pour une légère contradiction, pour un faible dommage, la colère s'allume dans notre cœur, et on donne carrière à la haine et à la vengeance; on perd la paix avec soi-même en donnant un libre cours à ses passions, qui ne savent que faire la guerre à l'esprit, et plonger les âmes dans les plus horribles tristesses! Rentrons donc en nous-mêmes et ne perdons pas un trésor qui a coûté tant de sang à Jésus; conservons la paix avec Dieu en gardant fidèlement dans notre cœur le trésor de sa grâce; conservons la paix avec le prochain en pardonnant promptement les offenses, et en aimant celui qui nous outrage et nous persécute, selon les adorables enseignements de Jésus; conservons la paix avec nous-mêmes, en refrénant les passions rebelles qui nous livrent la guerre.

 

Colloque

 

Aimable Rédempteur, auteur de la paix, roi pacifique, qui, pour réconcilier nos a mes avec votre justice irritée, avez donné votre vie et votre sang; oh! faites que nous sachions apprécier autant qu'il le mérite un trésor aussi précieux, cette paix que vous avez obtenue pour nous, cette paix que le monde ne peut donner avec tous ses biens; paix qui surpasse toute louange humaine; paix qui est un gage et un avant-goût de cette paix imperturbable dont on jouira au ciel. Voyez quels sont les périls qui nous entourent, et les occasions continuelles de perdre cette paix; voyez la guerre intestine que nous font nos passions. O mon Dieu! contenez-les, et si à votre voix souveraine les vents et les tempêtes au sein des mers orageuses se sont calmés pour faire place à une parfaite tranquillité, faites de nouveau entendre cette voix à mon cœur, afin que je puisse retrouver la paix parfaite et la tranquillité perdue par le péché. Et faites-le par ce sang précieux, qu'avec tant d'amour vous avez répandu pour nous racheter la paix vraie et parfaite.

 

Exemple

 

Le cœur qui veut jouir de la vraie paix, doit s'unir au cœur très-aimable de Jésus, et s'arroser de ce sang précieux qui découle de ses blessures. Sainte Françoise Romaine, comme on lit dans sa vie, vit un jour sortir du côté sacré de Jésus, et de ses plaies, une multitude de chaînes de feu qui transmettaient avec elles une grande quantité de sang pour le salut des âmes. Ce sont les chaînes d'amour auxquelles le cœur doit s'unir pour vivre en paix. Il doit s'abreuver de ce sang pacifique qui calme les passions, dompte le démon, et donne sur cette terre un avant-goût de cette paix éternelle, imperturbable, dont on jouira dans le ciel. (Vie de Sainte Françoise Romaine).

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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04 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Cinquième jour

Le sang précieux de Jésus-Christ purifie l'âme souillée par le péché

 

Oh! qu'elles sont hideuses et repoussantes ces souillures que nos fautes produisent en notre âme! Elles la corrompent tellement, que saint Augustin va jusqu'à dire: « L'odeur d'un chien mort est préférable à celle qu'exhale une âme pécheresse devant Dieu ». Et c'est pourquoi le prophète Isaie, en parlant aux pécheurs, les exhorte à se laver et se purifier à la fontaine de vie. Mais quelle est cette fontaine de vie, si ce n'est pas le sang vivifiant et purifiant de l'Agneau immaculé, où se plongent les âmes pour en sortir purifiées de toute souillure? « Sanguis Christi emundat nos ab omni iniquitate », nous assure l'Apôtre. Le sang du Rédempteur est comparé à une source qui n'est ni fermée ni cachée, mais ouverte et visible à tous. C'est ainsi que le prophète Zacharie la voit en esprit fournir en abondance les eaux qui doivent purifier les âmes. Elle les déverse ensuite avec profusion dans toutes les parties de la maison du véritable Jacob, qui est l'Eglise; et sa principale destination est d'enlever en nos âmes les souillures du péché. Faut-il qu'il s'en trouve encore qui veuillent rester dans leurs impuretés, et qui refusent d'approcher de cette source bienfaisante de salut?

 

Considérez l'injure que fait le pécheur au sang très-précieux de Jésus-Christ, lorsqu'il aime mieux vivre dans toute la laideur du péché, que de se purifier à cette fontaine de vie. Que diriez-vous, ô mon âme, de celui qui, tombé dans la fange, aimerait mieux s'y rouler que d'approcher d'une fontaine d'eau limpide qui pourrait le laver? Quelle serait sa folie! Eh Lien, la folie du pécheur est bien plus détestable, lui qui passe les années dans la fange de ses fautes, et oubliant son âme, l'éternité et Dieu, se tient éloigné du bain purifiant de ce sang divin. Pécheurs, réveillez-vous, c'est pour vous que cette fontaine est ouverte. Venez, lavez-vous et purifiez-vous. Mais, que dis-je? ce n'est pas une fontaine. Le sang de Jésus-Christ est un vaste fleuve, et mieux encore, une mer profonde, sans bornes et sans rivage, qui inonde et couvre toute la terre; car la miséricorde divine, qui distribue ce sang précieux, n'a pas de limites. C'est ce qui faisait dire à sainte Marie-Madeleine de Pazzi, que le Seigneur nous avait envoyé deux fois le déluge: la première fois au temps de Noé, à l'époque de l'inondation universelle de la terre; et l'autre à l'époque de la plénitude de la grâce. Le Verbe fait homme (ce sont ses propres paroles) envoya encore le déluge dans ce misérable monde; et quel est ce déluge? Une grâce surabondante et l'effusion de son sang. Et c'est ce qui fait dire également à saint Jean Chrysostôme: « Hic sanguis effusus universum abluit orbem terrarum ». Maintenant, voici, o pécheur! voici l'occasion favorable de précipiter au sein de cette mer immense la masse de vos péchés, et vous ne pouvez douter de la volonté du Seigneur de les effacer au plus vite, puisqu'il vous a fait entendre par son prophète Michée qu'il jettera toutes nos iniquités dans la mer profonde de sa miséricorde.

 

Colloque

 

Très-aimable Jésus, qui m'invitez aujourd'hui à me plonger dans la mer immense de votre très-précieux sang, afin de me purifier de toutes les souillures contractées par mes iniquités, je serais trop coupable envers vous si je faisais le sourd à l'invitation de votre grâce. Oh! oui, mon Jésus, je veux immerger mon a me tout entière dans ces eaux de miséricorde et de grâce. Vous voyez toutes les impuretés, toutes les attaches, toutes les misères qui sont en elle, et vous seul pouvez la purifier. Purifiez-moi donc, Seigneur, dirai-je avec le lépreux de l'Evangile, parce que vous le pouvez. Un seul signe de votre volonté suffit pour me purifier. Faites donc que j'entende de vos lèvres ces douces et consolantes paroles: « Je le veux, sois purifié ». Et ainsi purifié par votre sang, conservez-moi cette pureté jusqu'à la mort.

 

Exemple

 

Pour encourager les pécheurs à se plonger dans son sang avec une entière confiance dans sa miséricorde, le Seigneur apparut un jour à sainte Mathilde sur un autel, les mains étendues. Ses saintes plaies, comme si elles eussent été récentes, répandaient un sang abondant, et il lui dit: « Voici mes blessures ouvertes de nouveau, afin de pouvoir apaiser envers les pécheurs mon divin Père. Il y en a qui ont le cœur si craintif et si timide, qu'ils n'ont pas la hardiesse de se confier dans mon amour. S'ils avaient souvent recours à la Passion, et s'ils adoraient dévotement mes plaies sanglantes, ils chasseraient toute crainte bien loin d'eux ».

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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