03 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Quatrième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ rachète lame de la servitude du péché

 

Un des plus déplorables effets que le péché produit dans notre âme, est de la rendre esclave des passions et du démon, ce qui, de toutes les servitudes, est la plus dure et la plus triste; il la rend esclave des passions, parce que l'homme devient esclave de celui qui l'a vaincu; et ailleurs nous lisons: « Qui facit peccatum servus est peccati » (2 Jean 8, 34). Celui qui commet le péché se fait esclave du péché. Il la rend esclave du démon; car consentir à ses mauvaises suggestions, c'est se soumettre à son joug tyrannique, sous lequel la pauvre âme est tenue dans une honteuse dépendance; et on peut dire des pécheurs qu'ils sont soumis à la volonté du démon. Eh bien, le sang de Jésus-Christ nous arrache à l'opprobre d'un pareil esclavage, il nous arrache au joug des passions, en les domptant, en les réprimant par les mérites du Fils de Dieu qui a répandu ce sang précieux. Il noua arrache au démon, parce qu'il le renverse, parce qu'il le terrasse; et en parlant de ce sang divin on peut dire avec vérité: « Et nunc princeps mundi ejicietur foras ». Voyez donc, ô mon âme, quelle source de richesses et de biens découle de ce sang précieux!

 

Et, mon Dieu! combien toutes ces vérités sont bien indiquées dans ces paroles de la Sagesse bénissant le bois où s'effectua la justice. Par cette justice, il faut entendre le paiement rigoureux que Jésus-Christ a acquitté sur le bois de la croix pour racheter les âmes de la servitude du démon, effacer la sentence de notre damnation éternelle, et au prix de son sang nous procurer la liberté des enfants de Dieu. Voici comme saint Ambroise explique le texte que nous venons de citer: « C'est à la justice que la sainte Ecriture attribue le pardon des péchés, parce que notre Seigneur Jésus-Christ en montant sur cette croix, a crucifié la sentence de nos péchés, et par son sang a purifié le monde entier ». Mais cet affranchissement que le sang de Jésus Christ nous a mérité, en profitons-nous? Vivons-nous comme de vrais enfants de Dieu? Hélas! combien de fois, et volontairement, reprenons-nous ces dures chaînes, au joug desquelles Jésus-Christ nous avait soustraits? Celui qui laisse dominer de mauvaises passions dans son cœur, celui qui donne son consentement aux tentations du démon, se fait de lui-même esclave du démon! Ne savons-nous donc pas île quelle manière ce grand ennemi traite les âmes? ne savons-nous pas les remords, les amertumes, les afflictions d'esprit, dont sont abreuvées les âmes qui combattent sous ses bannières? Et si quelquefois, avec une perfide douceur, il vient présenter à nos lèvres la coupe empoisonnée du plaisir, ne savons-nous pas que nos lèvres doivent y puiser la mort! Oh! ces chaînes sont trop dures: brisons-les enfin, et jouissons de cette liberté que Jésus nous a acquise au prix de son sang.

 

Colloque

 

Ah! mon Jésus, si je considère toute la grandeur de mes fautes, et le triste état auquel elles m'ont réduit, combien n'ai-je pas à craindre? Mes innombrables iniquités me paraissent autant de chaînes; mais si je tourne mes regards vers le prix de la rédemption que vous avez acquitté pour moi sur la croix, quelle douce confiance conçoit alors mon cœur, et combien est forte l'espérance appuyée sur un tel fondement! « Merità mihi spes valida in illo est », m'écrierai-je avec saint Augustin. Oui, c'est là que mon espérance sera tout entière Le poids incommensurable et l'immensité de mes péchés précipiterait mon âme dans l'abîme du désespoir, si vous ne m'excitiez pas à la confiance du pardon, ô mon divin Sauveur, si je ne vous voyais assis à la droite de votre Père céleste et offrant tous les jours voire sang pour moi misérable pécheur. Ce sang qui m'a racheté et m'a délivré tant de fois de l'enfer, j'ai confiance en lui, et je n'ai nulle crainte de mes ennemis: « Ille tuus unicus redemit me sanguine suo », dirai-je encore avec confiance : « Non, la multitude de mes péchés ne m'effraie pas, quand je pense au prix de mon salut, qui est votre sang, ô mon aimable Sauveur »,

 

Exemple

 

Sainte Catherine de Sienne, par ses douces paroles, obtint d'un jeune gentilhomme de Pérouse, nommé Nicolas, qu'il souffrît avec résignation une sentence de mort qui lui paraissait injuste. Elle lui disait : Tu iras à la mort arrosé du très-précieux sang du Fils de Dieu, et tu mourras avec le doux nom de Jésus sur les lèvres; et elle le délivra ainsi de la grande douleur et de l'épouvante qu'il avait d'être décapité, et de la crainte de ne pouvoir persévérer au dernier moment dans sa résignation. La sainte fit plus; elle voulut elle-même l'assister dans ses derniers moments, et elle le fit en effet, l'exhortant à se souvenir du sang de l'Agneau divin ; et le jeune homme ne cessait de répéter: « Mon cher Jésus, Jésus, Jésus! » C'est ainsi qu'il mourut, et lorsque la tête fut détachée du corps, Catherine, fixant les yeux au ciel, vit Jésus-Christ qui portait cette âme fortunée au royaume éternel. (Vie de la Sainte, par le P. Frigerio)

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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02 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Troisième jour

Le sang très précieux de Jésus remédie aux grands et horribles maux qu'occasionne le péché

 

Qui peut comprendre et exprimer les tristes effets que le péché produit dans notre âme? C'est par lui que la mort est entrée dans le monde, mort spirituelle, mort temporelle et mort éternelle. Il dépouille l'âme de la grâce sanctifiante, et la rend un objet d'abomination aux yeux d'un Dieu de pureté, qui ne peut supporter l'iniquité; il la fait esclave de Lucifer, et la rend tellement hideuse qu'un seul péché mortel la fait semblable au démon. De plus, il injurie la majesté du Seigneur, excite son courroux, et fait répandre sur les fils des hommes le calice amer de toutes les tribulations. Quel remède reste-t-il donc à tant de maux, sinon le sang très-précieux de Jésus-Christ, ce baume salutaire qui guérit toutes les blessures de l'âme causées par le péché? C'est lui qui nous réconcilie avec la divine justice outragée par nous, c'est lui qui apaise le Seigneur, et calme sa colère. Il nous remet en état de paix avec Dieu et avec les anges. Il nous rend les mérites que nous avons perdus, et nous purifie de toute iniquité. O bonté ineffable de Jésus, qui avec son sang nous fournit tant de remèdes, et des remèdes si efficaces!

 

Si le pécheur considère, dit saint Bernard, toute l'horreur de ses fautes, oh! combien il doit se troubler et s'épouvanter! Mais s'il se tourne vers le crucifié et regarde ses plaies saignantes, oh! avec quelle confiance doit-il compter sur la miséricorde et le pardon! « Peccavi peccatum grande, turbatur conscientia, sed non perturbatur, quoniam vulnerum Domini recordabor », s'écrie-t-il avec confiance. Le sang du Rédempteur versé pour notre salut est l'unique moyen de guérir nos plaies; c'est, comme l'affirme saint Ambroise, le seul remède salutaire à tous les maux de l'âme. Ce prix livré par Jésus-Christ sur la croix, est le seul qui pourra acquitter envers la divine justice les dettes immenses contractées par les hommes pour leurs péchés: « Suum pro nobis effudit sanguinem , et debitum nostrum delevit », assure le même saint docteur. Et c'est ce qu'exprime l'apôtre saint Paul dans sa lettre aux Ephésiens, en disant: In quo habemus redemptionem per sanguinem ejus, remissionem peccatorum secundum divitias gratiœ ejus (Ephésiens 17). Jésus par l'effusion de son sang a prodigué les richesses de sa grâce pour payer nos dettes. Prix inestimable qui nous a tant enrichis, et qui a si généreusement satisfait pour nous!

 

Colloque

 

Quelle reconnaissance, mon Jésus, vous doit mon âme pour avoir été guérie par vous, médecin plein de tendresse, avec le baume inestimable de votre sang! Que serais-je, et dans quel gouffre de misères serait plongée cette âme, si elle n'avait pas été rachetée par vous, et tant de fois guérie des profondes plaies produites en elle par tant de fautes dont je suis coupable? Vous Seul étiez capable de remédier à tant de maux. Faites donc que je ne retombe plus dans cet état de mort dont voire sang m'a délivré. Qu'il soit mon salut, qu'il soit mon unique remède, qu'il soit mon soutien pendant la vie et à la mort. Quand je réfléchis à mon ingratitude passée, je voudrais mourir de douleur à vos pieds. Mon Jésus, transpercez mon cœur de douleur et d'amour pour toutes les blessures dont je vous ai transpercé, pour tout le sang que mes péchés ont fait couler de vos veines; et faites que je ne vous offense plus, mais que je vous aime toujours, et toujours. Amen.

 

Exemple

 

Sainte Catherine de Sienne vit un jour deux malheureux qui marchaient au supplice. Pendant qu'on déchirait leur chair avec des fers brûlants, et qu'ils poussaient d'horribles blasphèmes, elle pria pour eux avec une grande ferveur, rappelant au Seigneur les miséricordes dont il avait usé envers tant de pécheurs. Jésus, touché de ses prières, daigna apparaître à eux couvert de ses plaies saignantes. Aussitôt ils se convertirent au milieu même de cet horrible supplice, bénirent Dieu, moururent dans une résignation parfaite et montèrent au ciel. (Vie de la Sainte, par le P. Frigerio)

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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01 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Deuxième jour

Le prix de notre âme démontré par le Sang Précieux de Jésus-Christ

 

La valeur d'une pierre précieuse se mesure d'après la somme payée pour son acquisition, et plus cette somme est élevée, plus l'objet acquis nous est précieux. Eh bien, notre âme n'a pas été rachetée au vil prix de l'or et de l'argent, mais au prix du sang du divin Agneau, dit l'apôtre saint Paul; et saint Basile: « Anima Christi sanguine reparatur ». O dignité incomparable de notre âme! dit avec raison saint Bernard. Il y a plus, pour une seule âme, au dire de saint Ephrem, Jésus aurait donné tout le sang de ses veines. Notre âme n'est pas moins précieuse par sa création, puisqu'elle a été créée à l'image de Dieu, que par sa rédemption, puisqu'elle a été rachetée par Jésus au prix de son propre sang. Et cependant combien les hommes tiennent peu de compte de cette âme! Pour un vil intérêt, pour un caprice, pour un immonde plaisir, ils la livrent au démon. Rentre en toi-même, âme chrétienne, et vois combien tu as coûté à Jésus. Pense qu'il ne te servira de rien de gagner le monde entier, si tu te perds toi-même, qu'il ne te servira de rien d'avoir richesses, honneurs, plaisirs. C'est une vérité infaillible annoncée par Jésus-Christ. Il n'y a qu'une affaire importante sur la terre, c'est de sauver une âme rachetée et arrosée par le sang très-précieux de Jésus. O âme! pense combien a été abondant ce prix de valeur infinie qu'il a donné pour toi. Il suffisait d'une seule goutte de ce sang divin pour racheter le monde entier, comme l'enseigne le pontife Clément VI, et comme le répète le docteur angélique saint Thomas: « Cujus una stilla salvum facere totum mundum quit ab omni scelere ». Et néanmoins, par un amour ineffable pour nos âmes, il a voulu le verser tout entier. Et toi, qu'as-la fait jusqu'ici pour te sauver? où sont les épines, les clous, les croix souffertes? où est le sang répandu? Ah! combien cette comparaison doit nous rendre confus! Jésus a tant souffert pour nous sauver, et nous, après cela, nous ne voulons rien souffrir; dès qu'il s'agit de notre âme, tout nous déplaît: faire des oraisons, mortifier cette passion rebelle, extirper du cœur cette affection désordonnée, faire abnégation de soi-même, se faire violence. Mais réfléchis, mon âme, que si de ton côté tu ne penses pas à te sauver, le sang répandu de Jésus-Christ ne te servira de rien; bien au contraire, il sera ta condamnation, car Dieu qui t'a fait sans toi, comme dit le saint docteur Augustin, ne te sauvera pas sans toi. Et de même que les Hébreux trouvèrent leur salut dans la Mer Rouge où les Egyptiens trouvèrent la mort, ainsi, si tu mets à profit le sang de Jésus-Christ, tu te sauveras; si tu en abuses, tu trouveras la mort éternelle.

 

Colloque

 

Mon Jésus, qui avez été prodigue de votre sang précieux, au point de le verser tout entier pour le rachat de cette âme qui m'appartient , je puis dire avec raison qu'il n'y a pas une goutte qui n'ait été versée pour moi. Arrosée de ce sang précieux, cette pauvre âme se présente vers vous, et a recours à vous. O mon Dieu, faites qu'elle ne tombe pas en perdition cette âme qui vous a tant coûté, et qu'elle n'ait pas un jour à entendre de votre bouche l'amer reproche d'avoir inutilement versé votre sang pour moi. Ah! excitez aujourd'hui dans mon pauvre cœur un désir efficace de me sauver, dût—il m'en coûter et mon sang et ma vie. Par les entrailles de votre miséricorde, et par les mérites de votre très-précieux sang, sauvez-moi, mon Jésus, secourez-moi dans les tentations, soutenez-moi dans les périls, délivrez-moi de la mort éternelle, moi qui vous coûte votre sang.

 

Exemple

 

Sainte Thérèse eut une très-grande dévotion au sang très-précieux de Jésus-Christ: elle se sentait tout émue à la vue seule de quelque image représentant Jésus-Christ répandant son sang; cette vue lui rappelait tout le prix de son âme, et l'amour que Jésus avait eu pour elle. Elle rapporte ce qui lui arriva une fois: « Un jour, dit-elle, en entrant dans l'oratoire, je vis une image représentant le Christ couvert de plaies, et tellement pleine d'expression, qu'à sa vue je me sentis toute troublée, tant elle représentait avec vérité tout ce que Jésus-Christ souffrit pour nous. Tel fut le sentiment de douleur que j'éprouvai alors, qu'il me sembla que mon cœur se brisait, et me jetant tout en larmes au pied de l'image, je suppliai Jésus de me donner, une fois pour toutes, la force nécessaire pour ne plus l'offenser à l'avenir ».

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

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31 mai 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

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Premier jour

Les victoires que Jésus-Christ a remportées par l'effusion de son précieux sang

 

Vaincue et enchaînée par l'ennemi infernal, la malheureuse humanité gémissait dans les ombres de la mort; d'elle-même elle ne pouvait se relever du triste état où elle était tombée, ni vaincre l'horrible ennemi qui, au moyen du péché, l'avait rendue son esclave; ce n'était donc que du ciel que les pauvres mortels attendaient ce puissant vainqueur de l'enfer et de la mort qui seul pouvait les délivrer, lorsqu'enfin les temps étant accomplis, Jésus parut dans le monde pour triompher de toutes les puissances des ténèbres, et arracher la misérable humanité au joug tyrannique qui l'opprimait. Et comment y est-il parvenu? Ah! ne le sais-je pas? mon Jésus, cette victoire, vous ne la devez qu'à l'effusion de votre très-précieux sang, dont vous avez répandu les prémices huit jours après votre naissance, pour le verser plus lard jusqu'à la dernière goutte sur l'autel de la croix; c'est par là que vous avez triomphé de l'enfer et de toutes les puissances des ténèbres.

 

Considérez en outre, ô mon âme, comment Jésus avec ce sang nous a armés pour le combat. Notre vie sur la terre est une guerre continuelle. Nous avons à combattre contre un monde trompeur qui, avec ses vanités et ses illusions, cherche à nous séduire et nous faire tomber dans ses lacs; nous avons à vaincre une chair rebelle qui fait à l'esprit une guerre incessante; nous avons à terrasser un dragon infernal qui, pareil à un lion furieux, cherche toujours à nous dévorer. Gomment donc pourrons-nous vaincre ces ennemis si puissants et si terribles, comment chaque jour remporter d'aussi difficiles victoires, à moins de nous être prémunis de ce sang précieux, ce sang qui nous rendrait terribles à l'enfer tout entier déchaîné contre nous? Comprenons la nécessité de réveiller en nos cœurs une fervente dévotion envers le gage de notre Rédemption et la cause de nos victoires, et de mettre en lui la plus vire confiance du triomphe. « Par ce signe tu vaincras », fut-il dit au grand empereur Constantin, lequel, par la vertu du signe adorable de la croix, devait dissiper les innombrables armées de ses ennemis. Eh bien, nous aussi, nous saurons vaincre par la vertu de cette croix très-sainte, arrosée du sang de l'Agneau immaculé; nous célébrerons les plus glorieux triomphes sur tous nos ennemis; et il nous arrivera ce qui est dit dans l'Apocalypse 12, 11: « Ils ont vaincu le dragon par le sang de l'Agneau ».

 

Colloque

 

O Jésus tout-puissant, qui avez complètement triomphé du dragon mauvais, qui l'avez enchaîne par l'effusion de votre Très Précieux Sang, et qui avez encore préparé pour nous de puissantes armes pour les combats continuels de cette misérable vie; quelle confiance vous réveillez aujourd'hui dans nos cœurs assurés du triomphe et à l'épreuve de la crainte! Vous êtes le bras tout-puissant de votre divin Père, qui nous donne la victoire en vertu des mérites de votre sang répandu pour nous; c'est là que nous devons prendre de la force et du courage pour vaincre le dragon infernal dont on triomphe par vous. Oh! qu'on est bien tout auprès de votre croix! quel bonheur d'arroser son âme de votre sang divin, de l'y plonger tout entière! C'est lui qui nous fortifie dans les tentations, et nous fait acquérir cette couronne de gloire immortelle que votre amour nous tient prête dans le ciel.

 

Exemple

 

On connaît ce trait de la vie de saint Edmond, qui, tenté et tourmenté par le démon, s'arma courageusement, pour combattre, des mérites du sang de Jésus-Christ, et ayant adjuré le démon, au nom de la Passion et du sang de Jésus-Christ, de confesser ce qu'il craignait le plus, celui-ci lui répondit: « Ce que tu viens de nommer, c'est-à-dire le Sang Très Précieux de Jésus-Christ ». Tant est vraie cette assertion de saint Jean Chrysostôme, que ce sang tout-puissant met en fuite les démons. (Vie de saint Edmond).

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

 

Indulgence : Le souverain pontife Pie VII a accordé cent jours d'indulgence à gagner, chaque fois qu'on récitera la prière ci-dessus; c'est ce qui résulte du rescrit déposé aux archives des Pères Passionnistes, à Rome.

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Saint Gaspard de Buffalo

1786-1837

Fête le 28 décembre

 

Gaspard del Bufalo naquit à Rome le 6 janvier 1786: il eut pour père Antoine del Bufalo, et pour mère Annunziata Quartieroni. Atteint de la petite vérole à deux ans, il courut le danger de perdre la vue; mais sa pieuse mère l'ayant recommandé à Saint François Xavier, il fut préservé de ce malheur. A mesure qu'il croissait en âge, il croissait de même en piété, grâces aux tendres soins de son excellente mère, qui faisait pénétrer doucement et par degré dans son jeune cœur les saintes maximes de la foi. Jouer à la chapelle était l'amusement habituel de son enfance: souvent il demeurait en prières devant son petit autel, ou y répétait les cérémonies qu'il avait vu célébrer à l'église. Il montra dès sa première enfance une inclination particulière pour la prédication: une chaise dominant d'autres chaises était sa tribune, sa mère seule était tout son auditoire. On le voyait souvent à l'église del Gesu à servir la messe, et prier devant l'autel de saint François-Xavier. A l'âge de six ans il s'approcha pour la première fois du tribunal de la pénitence: il eût pour confesseur Mgr Marchetti, qui l'admit à la Sainte Table à peine âgé de onze ans. Un ne saurait se faire une idée de sa ferveur, lorsqu'il allait se nourrir du Pain des anges. Pour être plus recueilli, il aimait à se retirer dans un coin de la chapelle de la sainte Vierge dans cette même église del Gesu. Ce fut aussi dans cet âge encore si tendre qu'il embrassa quelques pratiques d'une dure pénitence: il se fit un cilice de morceaux de fer-blanc percés de trous, dont les aspérités déchiraient ses reins délicats: il trouva même le moyen d'ajouter à cette cruelle ceinture une chaîne de fer; mais il ne put se livrer long-temps à ces rigueurs, car le sang dont son linge était mouillé lui fit bientôt craindre que sa mère ne connût son secret. Il montra dès sa première enfance une grande dévotion envers la sainte Vierge. Souvent il lui arriva, par amour pour elle, de se priver de son déjeuner, et de le donner aux pauvres. Sa mère s'en étant aperçue voulut plusieurs fois lui faire servir un second déjeuner, mais le jeune Gaspard le refusait avec un joyeux sourire, ajoutant que ce serait lui ôter tout mérite auprès de la Madone. Il n'était pas rare de le rencontrer vers le soir chantant les Litanies de la Vierge, à genoux devant quelques-unes de ces saintes images, qui sont exposées dans les rues à la vénération publique. Il se fit associer à différentes confréries pour accroître de plus en plus dans son cœur son tendre amour envers Marie.

Il fut le modèle de la congrégation de Saint Louis de Gonzague, dont il suivait exactement les pieux exercices avec son frère Louis del Bufalo; il se rendait avec le même zèle aux instructions du catéchisme pour y apprendre d'abord les éléments de la doctrine chrétienne, et puis pour les enseigner aux autres. L'heure à laquelle sa famille avait coutume de prendre ses repas l'obligeait quelquefois à se priver du dîner pour ne pas manquer au catéchisme, et lorsque sa mère lui en témoignait son chagrin: « Oh! chère mère, répondait-il en riant, je mangerai ce soir ». Dans ces réunions de catéchistes il s'essaya de bonne heure à la prédication: un jour, ayant prêché dans l'église de sainte Ursule, Mgr Cadolini, alors Barnabite, ne put s'empêcher, après l'avoir entendu, d'en faire le plus grand éloge au chanoine Horace, directeur de cette église, lui prédisant que ce jeune homme deviendrait un prédicateur distingué. Gaspard fit de même de rares progrès dans ses études, à la grande satisfaction de ses maîtres. Bientôt la crainte des dangers du monde lui inspira la pensée d'entrer chez les religieux de saint Sylvestre. Il s'ouvrit de son projet à l'un de ses camarades d'étude; ils allèrent ensemble trouver le supérieur, l'abbé Bartolotti. Dès que la mère de Gaspard en fut informée, elle courut s'en plaindre à ce religieux, et fit tous ses efforts pour détourner son fils d'un tel projet: elle y réussit sans peine, car aussitôt Gaspard, plein qu'il était de docilité, dit à son ami que Dieu sans doute ne l'appelait pas à cette carrière, qu'il était bien jeune encore, et qu'il aurait bien le temps d'y penser.

Ses études n'étaient pas encore achevées lorsqu'il eut la douleur de perdre son frère Louis. Cette perte cependant ne put pas affaiblir dans son cœur le vif désir qu'il avait de se consacrer à Dieu dans l'état ecclésiastique. Plus zélé, au contraire, à étudier sa vocation, il se mit à fréquenter l'hospice de Sainte-Galle, où depuis 1806 les pauvres trouvaient un asile: là il se joignait à la pieuse société des prêtres qui s'y consacrent à l'instruction de ces pauvres âmes. Tous ses soins et toutes ses sollicitudes se portèrent vers les bonnes œuvres dont il ranima l'esprit et la pratique. De concert avec don Gaetano Bonanni, aujourd'hui évêque de Norcia, et Mgr Antoine Santelli, il ouvrit l'oratoire nocturne de Santa Maria in Vineis, près de Saint Nicolas in carcere Tulliano; il n'épargna rien pour l'établissement et la prospérité de ce pieux asile, dans lequel il fonda plus tard la congrégation des frères de Saint-François-Xavier. Pour se former de plus en plus à la prédication , il suivit, n'étant encore que simple clerc, le cours d'éloquence sacrée de Mgr Bacolo, ainsi que les conférences de l'Ecriture sainte de Mgr Marchetli, dont il eut la gloire de continuer les leçons dans l'église del Gesu, à la grande satisfaction de tous, bien qu'il ne fût encore que diacre. Il fut ordonné prêtre en 1808, le jour de la fête de saint Ignace. L'anniversaire de ce beau jour de sa vie excitait les sentiments de la plus tendre dévotion dans son cœur, et il le célébrait par des prières plus particulières; il disait la messe avec une grande ferveur, observant avec une fidélité scrupuleuse les moindres cérémonies, dont il avait fait une étude minutieuse; il ne dédaignait pas de remplir l'office de maître de cérémonies dans l'église de Saint Marc, dont il avait été nommé chanoine. Toujours exact à se rendre au chœur, il y récitait l'office divin avec beaucoup de recueillement et de piété.

A l'époque malheureuse de l'invasion française, il suivit le sort de ses confrères, et, quoique d'un naturel très-timide, d'une complexion délicate, et même d'une santé, très faible, il se sépara courageusement de sa famille, et quitta Rome au mois de juin 1810 pour prendre le chemin de l'exil. Il se retira d'abord à Plaisance, où il demeura jusqu'en décembre. Là, il fut atteint d'une maladie mortelle, dont il ne guérit que par une sorte de miracle; il lui en resta cependant jusqu'à la fin de sa vie une agitation nerveuse et une altération dans les humeurs, qui se manifestait plus ou moins clans toutes les parties de son corps; il eut encore à souffrir très-fréquemment dans le cours de sa vie de vives douleurs d'estomac, qu'il supporta toujours d'un visage riant, bien qu'il en ressentît quelquefois une grande oppression. Il quitta Plaisance pour se rendre à Bologne. Ce fut là qu'au mois de novembre 1811 il reçut la triste nouvelle de la mort de sa mère bien-aimée, décédée le 20 octobre. Cette perte déchira profondément son cœur, mais il en fit à Dieu le sacrifice. Il s'occupait à Bologne à faire tout le bien possible, particulièrement en prêchant dans les chapelles privées. Bientôt un nouveau décret de l'Empereur ayant prescrit la réclusion des déportés, Gaspard fut jeté avec quelques autres de ses compagnons d'exil dans la prison de Saint Jean in Monte. La mauvaise soupe qu'on a coutume dé donner aux prisonniers fut pour lui comme une exquise nourriture. Gai, joyeux de souffrir pour la gloire du divin Rédempteur, il animait, il encourageait ses compagnons, et quelquefois les invitait à chanter avec lui. Il introduisit même dans cette prison des conférences sur la morale, qui remplissaient une partie de ses journées. Il changea plusieurs fois de prison: de Bologne il fut transféré à Imola, et de là dans la forteresse de Lugo. Il y souffrit plus que partout ailleurs; la plus cruelle de ses privations fut, sans contredit, la nécessité à laquelle il fut condamné, ainsi que les autres prisonniers, de s'abstenir, pendant trois mois de suite, de la célébration de la sainte messe. Il leur était également défendu d'écrire, et ils étaient soumis à la surveillance la plus rigoureuse. Gaspard ne perdit point sa tranquillité d'âme: retiré dans un coin de la prison, il s'y livrait tout entier à la prière et à l'étude, et il n'en sortait que pour se rendre aux conférences de morale et pour prendre ses repas. Le premier dimanche d'octobre i8i3, il obtint enfin la permission de célébrer la sainte messe: il en éprouva une joie indicible. Au mois de décembre suivant, il fut encore envoyé à Bologne, de là à Florence pour être encore transféré ailleurs, mais le gouvernement français étant tombé, il recouvra sa liberté et se rendit à Rome. Il y reprit immédiatement les bonnes œuvres qu'il avait été forcé d'abandonner, il redoubla d'efforts et de zèle pour le bien, relevant les pieuses institutions et en fondant de nouvelles. Il nourrissait au fond de son cœur la pensée de se retirer du monde, et de se consacrer plus particulièrement à Dieu dans la compagnie de Jésus, qui allait se rétablir. En effet, il se présenta avec le jeune Charles Odescalchi, le même qui depuis a renoncé à la dignité de cardinal pour aller finir ses jours chez les Pères Jésuites. Ses désirs cependant ne purent pas se réaliser: reconnaissant que Dieu l'appelait à l'exercice des missions, enflammé d'un zèle ardent pour la sanctification du clergé et des fidèles, il se livra tout entier au ministère apostolique, sans penser à aucun autre genre de vie. Ce fut à partir de ce moment qu'il réunit tous ses efforts pour fonder une congrégation de prêtres à Saint Félix de Janus, dans le diocèse de Spolete. S'y étant rendu pour prêcher une mission, il trouva les Pères Passionnistes déjà disposés à céder leur maison: un sieur Bélisaire Crystaldi, protecteur plein de zèle et de fermeté de toutes les bonnes œuvres, s'employa pour obtenir un rescrit favorable de la Congrégation de la Réforme.

Le jour de la fête de sainte Anne, en 1815, Gaspard alla recevoir la bénédiction apostolique du pape Pie VII avec Mgr Bonanni, et la nuit même il partit pour Janus, afin d'y préparer toutes choses. Le 15 août de la même année, ses nouveaux compagnons étant allés le rejoindre, l'installation se fît à la suite de trois jours de pieux exercices, couronnés par une communion générale et par un Te Deum en présence d'un immense concours de fidèles. Ce fut là le commencement de la Congrégation des Missions, sous le titre du Précieux Sang. Gaspard revint ensuite à Rome pour y chercher de nouveaux coopérateurs, sans succès cependant: il se démit de son canonicat, et se remit pour tout le reste à la volonté de Dieu. Cependant il continuait à se consacrer aux Missions; il en entreprit quelques-unes par ordre de Pie VII, d'autres sur l'invitation des évêques ou de leurs vicaires, s'aidant comme il pouvait, prenant çà et là les coopérateurs que Dieu lui envoyait. Il alla deux fois à Bénévent et à Frosinone, une fois à Civitavecchia, Rieti, Ancône, Baguaja, Nettuno, Arci, Cori, Sermonette, Loretto, Recanati, Montesano, Civita-Nuova: deux fois à Norma, à Giulianello, Roua, Massima, Noura, Fabriano, Matellica, San Severino, San Elpidio: trois fois à Forlimpopoli, deux fois à Meldola, Mont-Canin, Castelfidato, San Quirico, Sassaferrato, Gualdstadino et autres pays. Outre ces Missions innombrables, il donna plusieurs retraites dans des villes, villages, communautés religieuses, séminaires, aux employés, militaires, prisonniers. Dans les premières années de son apostolat, il lui arrivait de prêcher jusqu'à dix, douze et seize fois par jour. Sa manière de parler était respectueuse, franche, noble, pleine de dignité et de fermeté. Au jugement des hommes les plus instruits, personne ne lui était comparable dans le genre apostolique, dans ses Conférences aux ecclésiastiques et aux nobles. Des digressions soudaines auxquelles il se laissait aller, loin de nuire à sa parole, lui donnaient plus de grâce, et produisaient un plus puissant effet sur son auditoire. Il avait soin de varier les exercices de ses Missions, toujours conformes à l'esprit de l'Eglise, et à la pratique des plus ilIustres Missionnaires, les deux Segneri, le Père Pinamonti, le bienheureux Alphonse de Liguori; le bienheureux Léonard de Port-Maurice.

Il n'épargnait rien pour exalter la gloire du Précieux Sang, dont il répandit partout la dévotion d'une manière admirable. En tous les lieux où il passait, il s'efforçait de raviver et d'établir les pieuses institutions, parmi lesquelles il avait surtout à cœur la confrérie de Saint-François Xavier, l'oratoire nocturne pour les hommes, et pour les jeunes gens l'association de Saint Louis de Gonzague; l'association des Filles de Marie pour les jeunes filles, et celles des Sœurs de la Charité pour les femmes. C'est par l'établissement de toutes ces pieuses confréries qu'il s'efforçait de perpétuer le fruit des Missions. Il fondait dans le même but, partout où il le pouvait, l'association des Apôtres, composée des prêtres les plus zélés, à chacun desquels il assignait des attributions particulières. Son ministère fut accompagné de bénédictions extraordinaires, particulièrement dans les Marches et dans la Romagne, où il opéra d'importantes et durables conversions, Quoique les devoirs de ce ministère apostolique l'appelassent sans cesse d'un lieu à un autre, soit pour y prêcher, soit pour y célébrer quelque cérémonie, ou y établir quelque pieuse confrérie; il ne laissait pas d'entendre les confessions, particulièrement des hommes, qui se pressaient en foule autour de son confessionnal. Pour qui y prenait garde, c'était une chose vraiment remarquable que ce naturel, cette facilité avec laquelle il passait d'une chose à l'autre, comme s'il n'avait rien fait. Cependant, au milieu de tant d'occupations, il ne perdait pas de vue la Congrégation qu'il songeait à établir, et dont il attribuait la pensée à son guide spirituel, Mgr Albertini.

Le plus grand désir de Gaspard eût été de voir des maisons de Missionnaires et de retraites établies dans tous les pays de la catholicité, le clergé ramené à une vie de retraite, de prière et d'étude, se livrer ensuite au saint ministère, et le calice de la rédemption à la main, se répandre par toute la terre, appliquant à toutes les âmes les mérites du sang de Jésus Christ, et les portant à leur sanctification; il fit pour cela d'incroyables efforts, tant il aurait voulu allumer dans tous les cœurs le feu de l'amour divin. Il ne put pas obtenir cependant tout ce qu'il voulait. Ayant toutefois réussi à rassembler quelques nouveaux coopérateurs, il établit, en décembre 1819, une seconde maison de Missionnaires à Piévetorium, diocèse de Camerino, et une troisième à Albano, au mois de mars 1821. Dans la suite, voyant combien la province maritime manquait de moyens d'instruction, il réunit un petit nombre de compagnons, et, avec l'aide et l'approbation du Pape Pie VII, il ouvrit trois maisons à Frosinone, Terracine, Sonniiio et Sermonette, et Vallecoria. Plus tard encore, il en fonda de nouvelles à Bénévent, Rimini, Césène, Pennabili et Népi; il fit des règlements appropriés au clergé séculier; il voulut que les maisons de résidence des Missionnaires fussent en même temps des maisons de retraites pour les différentes classes d'hommes qui voudraient y passer quelques jours dans de pieux exercices. Il assigna quelques maisons pour les jeunes ecclésiastiques, afin qu'en s'y livrant à l'étude et à la prière, ils pussent se préparer à l'exercice du saint ministère. Il voulut encore que dans toutes les églises de l'Institut, ses prêtres annonçassent régulièrement la parole de Dieu, écoutassent les confessions des fidèles, et y célébrassent tous les saints offices. Il ordonna que chaque jour il y fût célébré de bonne heure une messe suivie de la récitation du chapelet en l'honneur du précieux sang; le soir, les réunions de l'oratoire pour les hommes; le jeudi la visite au saint Sacrement; le vendredi le chemin de la croix; le samedi la méditation de la vie de la sainte Vierge; le dimanche le catéchisme; les jours de fêtes un sermon: le dernier dimanche du mois un jour de retraite comme préparatoire à la mort, avec communion générale, instruction et méditation dans l'après-midi. Il voulut faire honorer Marie d'une manière toute spéciale dans le mois qui lui est consacré. Il établit la dévotion du précieux sang pour le mois de juin, ainsi que celle du carnaval sanctifié, les saints exercices pour le peuple durant le mois de mars, la neuvaine pour la fête de l'Assomption, et pour la fête de Saint François Xavier; il ne cessa de recommander les œuvres pies, dont nous avons déjà parlé, l'instruction des militaires, des prisonniers, et le soin des malades dans les hôpitaux. Il serait impossible de dire quelles furent ses préoccupations, sa sollicitude, ses fatigues, les contradictions et les peines qu'il eut à souffrir de tous côtés pour l'heureux établissement de sa congrégation. Toujours plein de courage et de confiance à la protection divine, il ne se reposa que lorsqu'il eut conduit à bonne fin cette œuvre, qu'il appelait l'œuvre de Dieu, l'œuvre miraculeuse.

Enfin, exténué par une suite de fatigues non interrompues, oppressé par une toux convulsive, il toucha au dernier jour de sa vie, et mourut paisiblement à Rome, muni de tous les sacrements, le 28 décembre 1837, à deux heures de l'après midi. II avait un extérieur agréable, une taille ordinaire, une complexion un peu grasse; les traits de son visage étaient réguliers, sa physionomie aimable et pleine de noblesse, ses manières affables; il était modeste dans son maintien, posé dans sa démarche, propre dans sa personne, aimant la solitude, ennemi de la paresse, désirant faire beaucoup sans le laisser paraître, ne cherchant en toute chose que les intérêts de la gloire de Dieu. Sa dépouille mortelle fut transportée à Albano pour y être ensevelie. Son corps demeura exposé dans l'église de Saint-Paul, auprès de la maison de ses fils bien-aimés, et après trois services solennels, qui furent célébrés en présence d'un immense concours de fidèles, il fut enseveli le 3 janvier 1838 dansla chapelle de Saint-Jérôme, où il repose encore aujourd'hui. Béatifié par le Pape Saint Pie X en 1904, Gaspard del Bufalo a été canonisé par le Vénérable Pie XII le 12 juin 1954.

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12 juin 2010

Les Sept offrandes du précieux sang de Jésus-Christ au Père éternel

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Les Sept offrandes du précieux sang de Jésus-Christ au Père éternel

 

I

Père éternel et tout-puissant, je vous offre: le précieux sang de Jésus-Christ, votre Fils bien-aimé et mon divin Rédempteur, pour la propagation et l'exaltation de notre sainte mère l'Eglise, pour la conservation et la prospérité de son chef visible le souverain Pontife, pour les cardinaux, évêques et pasteurs des âmes, et pour tous les ministres du sanctuaire.


Gloire au Père...

Louanges et grâces à jamais à Jésus, qui par son sang nous a sauvés.


II

Père éternel et Tout-Puissant, je vous offre les mérites du sang précieux de Jésus, votre Fils bien-aimé et mon divin Rédempteur, pour la conservation de la paix et de la concorde entre les rois et princes catholiques, pour l'humiliation des ennemis de la sainte foi, et pour la félicité du peuple chrétien.


Gloire au Père...

Louanges et grâces à jamais à Jésus, qui par son sang nous a sauvés.


III

Père tout-puissant et éternel, je vous offre les mérites du sang précieux de Jésus, votre Fils bien-aimé et mon divin Rédempteur, pour le retour des incrédules à la lumière de la foi, pour l'extirpation des hérésies et la conversion des pauvres pécheurs.


Gloire au Père...

Louanges et grâces à jamais à Jésus, qui par son sang nous a sauvés.


IV

Père éternel et Tout-puissant tout-puissant, je vous offre les mérites du sang précieux de Jésus, votre Fils bien-aimé et mon divin Rédempteur, pour mes parents, amis et ennemis, pour les pauvres, les malades, les malheureux et tous ceux enfin pour lesquels vous savez que je dois prier, et vous voulez que je prie.


Gloire au Père...

Louanges et grâces à jamais à Jésus, qui par son sang nous a sauvés.


V

Père éternel et tout-puissant, je vous offre les mérites du sang précieux de Jésus, votre Fils bien-aimé et mon divin Rédempteur, pour tous ceux qui aujourd'hui passeront à l'autre vie, afin que vous les délivriez des peines de l'enfer, et les admettiez à la jouissance de votre gloire.


Gloire au Père...

Louanges et grâces à jamais à Jésus, qui par son sang nous a sauvés.


VI

Père éternel et tout-puissant, je vous offre les mérites du précieux sang de Jésus, votre Fils bien-aimé et mon divin Rédempteur, pour tous ceux qui savent apprécier ce grand trésor, pour ceux qui sont unis avec moi, dans l'adoration et la vénération de ce sang précieux, et pour ceux qui travaillent à en propager la dévotion.


Gloire au Père...

Louanges et grâces à jamais à Jésus, qui par son sang nous a sauvés.


VI

Père tout-puissant et éternel, je vous offre les mérites du précieux sang de Jésus, voire Fils bien-aimé et mon divin Rédempteur, pour tous mes besoins spirituels et temporels, pour le soulagement des saintes âmes du purgatoire, de celles surtout qui ont été dévotes à ce sang adorable, et aux douleurs et souffrances de la très-sainte Vierge, notre tendre Mère.


Gloire au Père...

Louanges et grâces à jamais à Jésus, qui par son sang nous a sauvés.


Louons Jésus et Marie,
Louons-les toujours.


Prions


Dieu éternel et tout-puissant qui avez constitué votre fils unique, Rédempteur du monde, et avez voulu être apaisé par son sang, faîtes, nous vous en prions, que, vénérant le prix de notre salut et étant par lui protégés sur la terre contre les maux de cette vie, nous recueillions la récompense éternelle dans le Ciel. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi-soit-il.


Vive le sang de Jésus maintenant, et toujours, et dans tous les siècles des siècles.

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Chapelet en l'honneur du Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ

Guillaume_Courtois

Chapelet en l'honneur du Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ


O Dieu, viens à monde aide,

Seigneur, viens vite à mon secours.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

au Dieu qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.


Introduction


Sang précieux versé pour moi par tant d'amour et de souffrance, Sang divin, je veux mettre en toi  mon amour et mon espérance. Mon Dieu, pour prix de vos douleurs, Prenez tout mon sang comme offrande, faites que mon cœur répande à vos pieds un fleuve de pleurs. Doux Jésus, ma seule tendresse, Ton sang verse en mon cœur une divine ivresse.

4

Premier Mystère

Jésus a versé son sang dans la circoncision


« Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception ». (Luc 2: 21)


D'un Dieu vengeur et tout-puissant

Un enfant Dieu suspend le glaive:

L'offrande de son premier sang

Aux cieux comme un parfum s'élève.

Au ciel près d'un juge en courroux,

Le sang d'Abel criait vengeance,

Le sien prend la voix de l'enfance

Afin de mieux prier pour nous.


Huit jours après sa naissance, notre divin Rédempteur répandit pour nous les prémices de son précieux sang. Ce fut alors que pour se conformer à la loi de Moïse, il se soumit à la circoncision. Rappelez-vous, chrétien, que Jésus a voulu ainsi satisfaire à la divine justice pour tous vos dérèglements; efforcez-vous d'en éprouver une vive douleur, et promettez au Seigneur d'être désormais, avec le secours de sa puissante grâce, plus chaste de corps et d'esprit.


Cinq Notre Père et un Gloire au Père.


Doux Jésus, ma seule tendresse, Ton sang verse en mon cœur une divine ivresse.

6

Deuxième Mystère

Jésus a sué le sang dans le jardin des Oliviers


« Jésus sortit et se rendit comme d'habitude au mont des Oliviers, et les disciples le suivirent. Arrivé sur place, il leur dit: "Priez pour ne pas tomber au pouvoir de la tentation." Et lui s'éloigna d'eux à peu près à la distance d'un jet de pierre; s'étant mis à genoux, il priait, disant: "Père, si tu veux écarter de moi cette coupe... Pourtant, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se réalise!" Alors lui apparut du ciel un ange qui le fortifiait. Pris d'angoisse, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des caillots de sang qui tombaient à terre. Quand, après cette prière, il se releva et vint vers les disciples, il les trouva endormis de tristesse. Il leur dit: "Quoi! Vous dormez! Levez-vous et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation! ». (Luc 22-39, 46)


O qu'il est triste et languissant

ce Maître des cieux et du monde:

je vois son front mêler du sang

Avec la sueur qui l'inonde...

Ce sang est ton accusateur,

homme ingrat... c'est là ton ouvrage;

qu'au moins cette cruelle image

attendrisse et brise ton cœur!


Jésus, à la vue des ingratitudes dont les hommes allaient payer ses bienfaits, versa son sang en si grande abondance dans le jardin des olives, que la terre en fut tout arrosée. Oh! chrétien, excitez-vous donc au repentir d'avoir si mal répondu aux ineffables miséricordes du Seigneur; et formez aujourd'hui une résolution sincère de faire un bon usage des grâces célestes et des saintes inspirations.


Cinq Notre Père et un Gloire au Père.


Doux Jésus, ma seule tendresse, Ton sang verse en mon cœur une divine ivresse.

7

Troisième Mystère

Jésus à répandu son sang dans la flagellation


« Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas, puis il livra Jésus, après l'avoir fait flageller, pour qu'il soit crucifié ». (Marc 15-15)


Sur toi les verges les bourreaux

déchaînent un sanglant orage,

pauvre agneau!

Ta chair en lambeaux
ne saurait assouvir leur rage...

Que de sang!... Pourtant tes douleurs

ne sauraient trouver une plainte;

et la haine en nous mal éteinte

ose encore parler dans nos cœurs!...


Pendant sa cruelle flagellation, Jésus répandit son sang pour nous. Sa peau était déchirée, sa chair toute meurtrie, ce sang précieux coulait à flots de toutes les parties de son corps. Alors il l'offrait au Père éternel, en expiation de vos impatiences et de votre mollesse. Comment donc ne pas mettre un frein à votre colère et à votre amour propre? Ah! soyez à l'avenir plus patient dans les tribulations, apprenez à vous mépriser vous-même, et à recevoir avec humilité les outrages qu'on vous fait.


Cinq Notre Père et un Gloire au Père.


Doux Jésus, ma seule tendresse, Ton sang verse en mon cœur une divine ivresse.

8

Quatrième Mystère

Jésus a versé son sang dans le couronnement d'épines


Les soldats du gouverneur, emmenant Jésus dans le prétoire, rassemblèrent autour de lui toute la cohorte. Ils le dévêtirent et lui mirent un manteau écarlate; avec des épines, ils tressèrent une couronne qu'ils lui mirent sur la tête, ainsi qu'un roseau dans la main droite; s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant: "Salut, roi des Juifs!" Ils crachèrent sur lui, et, prenant le roseau, ils le frappaient à la tête. Après s'être moqués de lui ils lui enlevèrent le manteau et lui remirent ses vêtements. Puis ils l'emmenèrent pour le crucifier. Matthieu 27-27, 31).


Epines, ô sanglant bandeau

qui d'un Dieu couronne la tête,

offert par la main d'un bourreau!

Fleurons à la poignante arête,

Humide encore du divin sang

où votre dard cruel se trempe,

venez aussi toucher ma tempe

et briser l'orgueil impuissant.


Le sang coula de la tête sacrée de Jésus quand il fut couronné d'épines, pour expier votre orgueil, et vos coupables pensées. Et vous continuerez encore à vous repaître d'orgueil, et à entretenir dans votre esprit des idées perverses, des images déshonnêtes? Ah! plutôt ayez toujours présent à la pensée votre néant, votre misère, votre faiblesse, et résistez avec courage aux iniques suggestions du démon.


Cinq Notre Père et un Gloire au Père.


Doux Jésus, ma seule tendresse, Ton sang verse en mon cœur une divine ivresse.

9

Cinquième Mystère

Jésus a répandu son sang en montant au Calvaire


Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène qui venait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Il était suivi d'une grande multitude du peuple, entre autres de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Jésus se tourna vers elles et leur dit: "Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. Car voici venir des jours où l'on dira: Heureuses les femmes stériles et celles qui n'ont pas enfanté ni allaité. Alors on se mettra à dire aux montagnes: Tombez sur nous, et aux collines: Cachez-nous. (Luc 23, 26, 30)


Sous sa croix il marche à pas lent,

et chacun des pas qu'il doit faire

va marquer d'un sillon sanglant

les cruels sentiers du Calvaire.

Ce sang! il t'accuse à grands cris,

toi par qui le scandale arrive:

rends-moi, dit cette voix plaintive,

rends-moi les cœurs que tu m'as pris.


Que de sang ne répandit pas notre aimable Sauveur sur le chemin du calvaire? Succombant sous le fardeau de sa croix, il en arrosa les rues de Jérusalem, et tous les lieux par où il lui fallut passer. Voilà, chrétien, ce qu'il a souffert en satisfaction de ces scandales, et de ces mauvais exemples qui devaient entraîner tant d'âmes dans la voie de la perdition. Qui sait si vous n'êtes pas du nombre de ces malheureux? Qui sait combien d'âmes auront été précipitées dans l'enfer par suite de vos mauvais exemples? Et vous ne pensez y mettre aucun terme? Ah! du moins à l'avenir contribuez au salut de vos frères, par vos salutaires avis, par votre vie édifiante, et par l'exemple de bonnes et de saintes œuvres.


Cinq Notre Père et un Gloire au Père.


Doux Jésus, ma seule tendresse, Ton sang verse en mon cœur une divine ivresse.

 

10

Sixième Mystère

Jésus a répandu son sang dans le crucifiement


Arrivés au lieu dit "le Crâne", ils l'y crucifièrent ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, et l'autre à gauche. Jésus disait: "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font." Et, pour partager ses vêtements, ils tirèrent au sort. Le peuple restait là à regarder; les chefs, eux, ricanaient; ils disaient: "Il en a sauvé d'autres. Qu'il se sauve lui-même s'il est le Messie de Dieu, l'Elu!" Les soldats aussi se moquèrent de lui: s'approchant pour lui présenter du vinaigre, ils dirent:  "Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même." Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui: "C'est le roi des Juifs." L'un des malfaiteurs crucifiés l'insultait: "N'es-tu pas le Messie? Sauve-toi toi-même et nous aussi!" Mais l'autre le reprit en disant: "Tu n'as même pas la crainte de Dieu, toi qui subis la même peine! Pour nous, c'est juste: nous recevons ce que nos actes ont mérité; mais lui n'a rien fait de mal." Et il disait: "Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras comme roi."Jésus lui répondit: "En vérité, je te le dis, aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis." (Luc 23-33, 43)


De son Dieu la terre est en deuil,

Et la mort loin d'être assouvie

ose encore dans son orgueil

au combat défier la vie.

Mais le sang fécond de l'Agneau

saura bien lui ravir sa proie;

elle est debout, et dans sa joie,

brise les pierres du tombeau!


Ce fut surtout pendant son crucifiement, que Jésus répandit en abondance son sang précieux. Déjà ses veines étaient brisées, déjà ses artères étaient rompues, déjà ce baume salutaire de vie éternelle jaillissait comme un torrent de son divin corps, pour effacer les crimes et les iniquités du monde. Qui voudra désormais continuer à pécher, et à renouveler ainsi la douloureuse passion du Fils de Dieu? O pleurez amèrement toutes vos fautes, venez les détester aux pieds du ministre sacré, commencez à présent même à vivre en chrétien, en vous rappelant que voire salut a coûté à Jésus tout son sang.


Cinq Notre Père et un Gloire au Père.


Doux Jésus, ma seule tendresse, Ton sang verse en mon cœur une divine ivresse.

Divine_Mercy

Septième Mystère

Jésus a versé du sang et de l'eau dans la blessure de la lance


Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala. Voyant ainsi sa mère et près d'elle le disciple qu'il aimait, Jésus dit à sa mère: "Femme, voici ton fils." Il dit ensuite au disciple: "Voici ta mère." Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après quoi, sachant que dès lors tout était achevé, pour que l'Ecriture soit accomplie jusqu'au bout, Jésus dit: "J'ai soif"; il y avait là une cruche remplie de vinaigre, on fixa une éponge imbibée de ce vinaigre au bout d'une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche. Dès qu'il eut pris le vinaigre, Jésus dit: "Tout est achevé" et, inclinant la tête, il remit l'esprit. Cependant, comme c'était le jour de la Préparation, les Juifs, de crainte que les corps ne restent en croix durant le sabbat-ce sabbat était un jour particulièrement solennel, demandèrent à Pilate de leur faire briser les jambes et de les faire enlever. Les soldats vinrent donc, ils brisèrent les jambes du premier, puis du second de ceux qui avaient été crucifiés avec lui. Arrivés à Jésus, ils constatèrent qu'il était déjà mort et ils ne lui brisèrent pas les jambes. Mais un des soldats, d'un coup de lance, le frappa au côté, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui a vu a rendu témoignage, et son témoignage est conforme à la vérité, et d'ailleurs celui-là sait qu'il dit ce qui est vrai afin que vous aussi vous croyiez. En effet, tout cela est arrivé pour que s'accomplisse l'Ecriture: Pas un de ses os ne sera brisé; il y a aussi un autre passage de l'Ecriture qui dit: Ils verront celui qu'ils ont transpercé.
(Jean 19: 25, 37)


Mère d'amour et de bonté,

par ce pur sang qu'un fer de lance

a fait jaillir du saint côté d'un Dieu

qui vous doit la naissance,

lancez vers moi des dards de feu,

des étincelles dont la flamme

réveillent enfin dans mon âme

l'amour que je dois à mon Dieu!


Après la mort de Jésus son sang coula encore. Son côté fut entr'ouvert par la lance, et son cœur en fut percé. Il en sortit aussitôt du sang et de l'eau, pour nous montrer que Jésus avait répandu jusqu'à la dernière goutte de son divin sang pour notre rédemption. O bonté infinie de mon Sauveur! qui pourra ne pas vous aimer? Quel cœur ne se sentira pas embrasé d'amour pour vous, après que vous avez tant fait pour nous racheter ? Mais puisque les expressions me manquent, j'invite tous les anges et tous les saints du paradis, j'invite Marie notre Mère à bénir, à louer, à glorifier votre précieux sang. Oui, vive le sang de Jésus, maintenant, toujours, et dans tous les siècles des siècles! Ainsi soit-il.


Trois Notre Père et un Gloire au Père


(Pour indiquer les trois heures que Jésus a passées sur la croix, et pour achever les trente-trois Pater en mémoire des trente-trois années de sa vie terrestre.)


Vous nous avez rachetés, Seigneur par votre Sang,

Et vous avez fait de nous le royaume de Dieu.


Prions


Dieu éternel et tout-puissant qui avez constitué votre fils unique, Rédempteur du monde, et avez voulu être apaisé par son sang, faîtes, nous vous en prions, que, vénérant le prix de notre salut et étant par lui protégés sur la terre contre les maux de cette vie, nous recueillions la récompense éternelle dans le Ciel. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi-soit-il.


Prière Finale


O sang précieux, source d'éternelle vie, prix et rançon de tout l'univers, qui désaltérez et purifiez nos âmes, qui plaidez incessamment la cause des hommes auprès du trône de la suprême miséricorde; je vous adore profondément; je voudrais, autant que cela dépend de moi, réparer les injures et les outrages que vous recevez des hommes, et surtout de ceux qui ont l'audace de vous blasphémer. Qui pourrait ne pas bénir ce sang dont la valeur est infinie? Qui ne se sentira pas enflamme d'amour pour Jésus qui l'a versé? Que deviendrais-je si je n'avais pas été racheté par ce sang divin? Qu'est-ce qui l'a fait couler jusqu'à la dernière goutte des veines de mon Sauveur? N'est-ce pas l'amour? O amour immense qui nous a donné ce baume salutaire! O baume inestimable, jailli de la source d'un amour infini, faites que tous les cœurs, que toutes les langues puissent vous adorer, vous louer et vous rendre grâces, maintenant et pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

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01 août 2009

Saint Rosaire médité et récité

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Saint Rosaire médité et récité

en l'honneur du Précieux-Sang, du Sacré-Cœur et de la Sainte Face de Notre-Seigneur


« Le Rosaire est la prière la plus efficace pour accroître dans le cœur des fidèles la dévotion à, Marie... C'est un abrégé de l'Evangile ». (Bienheureux Pie IX).


« Le Rosaire est particulièrement agréable à la Sainte Vierge, propre a la défense de l'Eglise et à attirer toutes sortes de bienfaits publics et particuliers ». (Léon XIII)


Petite notice sur le Rosaire


La dévotion du Rosaire consiste à réciter quinze dizaines d'Ave Maria, chacune précédée d'un Pater et suivie d'un Gloria Patri, en joignant à cette récitation la méditation des quinze principaux mystères de la vie de Jésus et de Marie. Les quinze dizaines du Rosaire entier peuvent se diviser en trois chapelets, composés chacun de cinq dizaines, auxquelles correspondent cinq des principaux mystères de notre foi. Voici le tableau de ces mystères :


Mystères Joyeux


Annonciation de la Sainte Vierge, la Visitation, la nativité de Notre Seigneur, la Présentation de Jésus au Temple et la Purification Marie de Jésus au Temple, Jésus retrouvé au Temple.


Mystères Douloureux


Agonie de Jésus au jardin des oliviers, sa flagellation ; son couronnement d'épines ; le portement de croix ; son crucifiement.

Mystères Glorieux


Résurrection de Jésus; son Ascension; la descente du Saint-Esprit; l'Assomption de la Sainte Vierge; son couronnement.


On ne peut pas substituer à la méditation de ces 15 mystères des considérations sur d'autres sujets pieux (Décision de la S. C. des Ind.)


Quelques unes des principales indulgences du Saint Rosaire


Cent ans et cent quarantaines par jour, si étant contrit, on porte avec soi le Rosaire en l'honneur de la Ste-Vierge. Cinquante ans, si on récite la 3e partie du Rosaire devant l'autel du Rosaire. Cinq ans et cinq quarantaines, quand on prononce le Nom de Jésus qui se trouve dans l'Ave Maria. Trois indulgences plénières le 1er dimanche de chaque mois: 1e Indulgence plénière, si contrit et confessé, on communie dans l'église de la confrérie et on prie dans les intentions du Souverain Pontife. 2e Indulgence plénière, si contrit, confessé et ayant communié, on assiste à la procession qui se fait en l'honneur de la Ste Vierge et on prie dans les intentions du Saint- Père. 3e Indulgence plénière, si contrit, confessé et ayant communié, on visite l'autel du Rosaire. Pour gagner ces indulgences, il faut appartenir à la Confrérie du St-Rosaire. On s'y agrège en se faisant inscrire dans le registre de la confrérie. Il faut ensuite avoir un chapelet Rosarié, c'est-à-dire béni par un Père Dominicain ou un prêtre qui en ait reçu le pouvoir, suivant la formule et les cérémonies prescrites. On doit (non toutefois sous peine de péché) réciter un Rosaire par semaine. On conseille aux personnes qui ne peuvent dire le chapelet chaque jour, de réciter les trois premières dizaines le dimanche, et deux dizaines chacun des autres jours de la semaine, en suivant l'ordre des mystères. Le Rosaire se trouve ainsi complet à la fin de la semaine.

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Premier Mystère Joyeux

L'Annonciation


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine, en l'honneur de votre Miséricordieuse Incarnation, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, une profonde humilité.


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Précieux, offrez la 1ere Dizaine en disant :

« O Jésus, prenant dans le sein immaculé de Marie les premières gouttes du Sang qui a sauvé le monde, je vous rends grâces pour ce don an-dessus de tous les dons. »


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, adorez dans ce 1er mystère


le Cœur de Jésus, Sauveur des hommes.


Cœur sacré de Jésus, dont le premier battement dans le sein de la plus pure des Vierges a été un battement d'amour pour les hommes, je vous adore et je vous remercie. A vous, notre Sauveur, amour, gloire, honneur et bénédiction dans tous les siècles.


Si vous récitez le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face, adorez dans ce 1er mystère


La Sainte Face de Jésus, type de l'humanité régénérée


Je vous remercie, ô Jésus, qui étant Dieu, êtes devenu homme pour nous refaire tous à votre image. Imprimez dans nos âmes le sceau de la divine ressemblance.


Priez pour les pauvres païens, éloignés de l'Evangile.

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Deuxième Mystère Joyeux

La Visitation


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette deuxième dizaine eu l'honneur de la Visitation de Marie A Ste Elisabeth, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, l'amour du prochain.


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 1e Dizaine en disant:

« O Jésus, faisant à l'âme de votre Précurseur Jean-Baptiste l'application de votre Sang libérateur , daignez nous délivrer nos âmes captives du démon et du péché. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré cœur, adorez dans le 2e Mystère


Le Cœur de Jésus, libérateur des captifs


Cœur adorable de Jésus, qui vous donnez à nous par Marie pour nous arracher de l'esclavage du démon, visitez et délivrez tant de pauvres captifs qui subissent la tyrannie de Satan. A vous, notre Libérateur, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez dans le 2e Mystère


La Sainte Face de Jésus, soleil de justice


O Jésus, votre divine Face, dissipant les ténèbres du péché originel, vient illuminer, avant sa naissance, votre Précurseur. Elle a lui sur nous aussi au jour de notre baptême : hélas ! N'avons-nous pas obscurci ses divins rayons ?


Priez pour les hérétiques qui fuient la vraie lumière.

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Troisième Mystère Joyeux

La Naissance de Jésus


Nous vous offrons, Seigneur, cette troisième dizaine en l'honneur de votre sainte naissance, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, l'esprit de pauvreté.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 3e dizaine en disant :

« Jésus, petit Enfant, à peine venez-vous de naître et déjà vous appelez avec une ardeur toute divine l'heure de la Circoncision, afin de verser votre Sang pour nous. Soyez mille fois béni pour cette marque de votre amour. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, considérez dans ce 3e mystère

Le Cœur de Jésus richesse de notre pauvreté


Cœur adorable de Jésus, infiniment digne d'être aimé dans vos abaissements, soyez béni de ce que, touché de notre misère vous nous avez communiqué les trésors de votre divinité. A vous le Tout de nos âmes, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face , considérez

La Sainte Face de Jésus, ravissement de ses premiers adorateurs


Petit enfant, couché dans une crèche, votre visage si plein de grâces inspire les chants angéliques, ravit les bergers et les mages beauté! ô bonté de Jésus ! enlevez tous les cœurs !


Priez pour les indifférents et les égoïstes.

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Quatrième Mystère joyeux

La Présentation de Notre Seigneur au Temple


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de la Purification de Marie et de votre Présentation au Temple, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, une grande pureté de corps et d'esprit.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette dizaine en disant:

« Je vous adore, Jésus, offrant à votre Père votre Sang précieux pour le substituer à celui des victimes figuratives immolées dans le Temple. — Sang de l'Agneau sans tache, purifiez nos unies ! »




Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur , adorez dans le 4e mystère :


Le Cœur de Jésus, parfait adorateur


Cœur adorable de Jésus, qui vous présentez dans le temple pour offrir à votre Père la seule Victime digne de Lui, renouvelez perpétuellement sur l'autel de nos cœurs ce sacrifice de louange et de parfaite adoration. A vous, la Victime pure et sans tache, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face, considérez dans le 4e mystère :


La Sainte Face de Jésus, hostie de propitiation


Dieu éternel! dans ce temple où ont été immolées tant de victimes figuratives, se présente, enfin devant Vous, la seule Victime digne de votre Majesté. Regardez, ô Père très clé-ment, la très douce Face de Jésus, votre Fils, et pardonnez au monde coupable."


Priez pour le clergé.

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Cinquième Mystère Joyeux

Le recouvrement de Notre Seigneur au Temple


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette cinquième dizaine en l'honneur de votre recouvrement au Temple et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, de vous retrouver par la grâce et de ne plus jamais nous séparer de vous par le péché.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 5e dizaine en disant :

« Faire la volonté de votre Père, telle est, ô Jésus, au milieu des Docteurs comme à Nazareth, votre unique ambition ; verser la dernière goutte de votre Sang pour accomplir cette volonté sainte, c'est la soif incessante de votre Cœur! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, considérez dans ce 5e mystère :


Le Cœur de Jésus, asile des âmes intérieures


Cœur adorable de Jésus, qui continuez dans le Sacrement de votre amour les merveilles de votre vie cachée à Nazareth, daignez nous faire goûter les douceurs de cette vie cachée et nous inspirer l'horreur des plaisirs et des convoitises du monde. A vous, notre parfait Modèle, gloire, honneur et bénédictions! »


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez dans le 5e mystère :


La Sainte Face de Jésus, éclat de la sagesse éternelle


O Jésus, j'adore cette infinie sagesse qui ravit les docteurs d'Israël et que vous proportionnez à l'intelligence des plus humbles. "Je rechercherai votre Face, Seigneur, car vous êtes le seul Maître qui ne puisse tromper".


Priez pour les enfants qui se préparent à leur première communion.

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Premier Mystère Douloureux

L'Agonie de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine en l'honneur de votre Agonie mortelle au Jardin des Oliviers, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la contrition de nos péchés.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 6e dizaine, en disant :

« Mon Seigneur Jésus, j'adore votre Sang précieux coulant, à Gethsémani, de toutes les parties de votre corps sous la pression de votre amour. Sueur de Sang de Jésus, fortifiez mon âme à l'heure de mon agonie ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, considérez dans le 6e mystère :


Le Cœur de Jésus, notre caution


Cœur adorable de Jésus, qui acceptez de boire jusqu'à la lie le Calice de la Passion, soyez béni de ce qu'en prenant sur vous les péchés du monde, vous nous arrachez à la mort éternelle. A vous notre miséricordieux Rédempteur, amour, gloire, honneur et bénédiction dans tous les siècles des siècles.


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez dans ce 6e mystère :


La Sainte Face de Jésus inondée de la sueur de sang


Père éternel, je vous offre la Face de votre Fils, inondée des sueurs de l'agonie, couverte des ombres de la mort. Qu'à cette vue, votre justice s'apaise, qu'elle traite avec miséricorde les pécheurs, malgré tant de crimes dont ils ne savent plus rougir.

Priez pour les persécuteurs de l'Eglise.

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Deuxième Mystère Douloureux

La Flagellation de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus cette seconde dizaine en l'honneur de votre sanglante flagellation et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de Votre très Sainte Mère l'esprit de pénitence et de mortification.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 7e dizaine en disant :

« Mon Sauveur Jésus, j'adore votre Sang Précieux coulant à grands flots sous les fouets des bourreaux. Piscine sacrée de nos âmes, purifiez mon cœur de toutes ses iniquités ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, contemplez dans le 7e mystère :


Le Cœur de Jésus broyé pour nos péchés


Cœur adorable de Jésus, en acceptant, avec la douceur de l'agneau, la terrible flagellation, vous m'apprenez quelle injure fait à la Majesté divine le péché qui exige une telle expiation. Non, non, désormais, plus de péché ! A vous, notre Victime, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, contemplez dans ce 7e mystère :


La Sainte Face de Jésus couverte de confusion


Je vous salue, sainte Face de mon Sauveur, réparant par votre inénarrable confusion les excès abominables auxquels l'homme déchu se livre en obéissant à ses sens révoltés. Face adorable de Jésus, guérissez-nous !


Priez pour les esclaves de leurs passions.

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Troisième Mystère Douloureux

Notre Seigneur couronné d'épines


Nous vous offrons Seigneur Jésus cette troisième dizaine en l'honneur de votre Couronnement d'épines, et nous vous demandons par ce Mystère et par l'intercession de Votre Très Sainte Mère de nous délivrer de l'orgueil et de l'amour propre.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 8e Dizaine en disant:

« O Jésus, j'adore le Sang de votre tête auguste, Sang divin que fait couler chaque épine de votre couronne. O mon Maître et mon roi, par cette couronne sanglante, faites que je porte un jour la couronne des Saints. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 8e Mystère :


Le Cœur de Jésus, affamé d'opprobres.


Cœur adorable de Jésus, vous vous plongez avec délices dans toutes les humiliations pour guérir les profondes blessures faites à nos âmes par l'infernal orgueil. Ah ! que désormais ma gloire soit d'être méprisé à cause de vous. A vous, ô bon et divin Jésus couronné d'épines, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez en ce 8e Mystère :


La Sainte Face de Jésus, indignement outragée


Je vous salue, sainte Face de mon Sauveur, ignominieusement voilée, couverte de crachats, couronnée d'épines, meurtrie par les soufflets. Effacez au milieu de nous l'orgueil satanique qui brave la colère de Dieu.


Priez pour la conversion des membres des sociétés secrètes.

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Quatrième Mystère Douloureux

Notre Seigneur porte la Croix


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de votre portement de la Croix et de la rencontre de votre très sainte Mère, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de Marie la patience.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 9e Dizaine en disant:

« Mon Sauveur Jésus, j'adore et je baise avec amour les traces de votre Sang, nous montrant la voie royale du Calvaire. Je suivrai fidèlement ces traces bénies, car leur terme est la gloire éternelle. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur adorez en ce 9e mystère :


Le Cœur de Jésus, passionné pour la Croix


Cœur adorable de Jésus, qui depuis le premier instant de votre existence avez désiré d'un grand désir nous racheter par la Croix, apprenez-nous à aimer ce que vous avez chéri, à porter courageusement nos croix de chaque jour. A vous, Consolateur des âmes affligées, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 9e mystère :


La Sainte Face de Jésus testament de son amour


Je vous adore, sainte Face de mon Sauveur, miraculeusement imprimée sur le voile de Véronique, et conservée au milieu de nous pour être notre consolation et notre force. Puisse mon âme porter vos traits humiliés pour revêtir un jour votre gloire !


Priez pour le Saint-Père.

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Cinquième Mystère Douloureux

Notre Seigneur est crucifié


Nous vous offrons Seigneur Jésus cette cinquième Dizaine en l'honneur de votre mort du la Croix, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre Très Sainte Mère la mort à nous-mêmes et la douceur envers nos ennemis.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang offrez la 10e dizaine, en disant :

« Mon Sauveur Jésus, souffrez qu'avec Marie-Madeleine, le« lèvres collées à vos pieds transpercés, je reçoive sur ma tête coupable le prix infini de ma rédemption. Sang de Jésus crucifié, purifiez mon âme, embrasez-la de votre amour ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez dans ce 10e mystère :


Le Cœur de Jésus, ouvert par la lance


Cœur adorable de Jésus, retraite des élus, ouvrez et dilatez les bornes infinies de votre charité, afin de nous recevoir tous : pécheurs, nous n'avons de salut qu'en Vous ; justes, nous ne pouvons persévérer qu'en Vous. Cœur de Jésus, Victime d'amour, à Vous gloire, bonheur et bénédiction par toutes les créatures et à jamais !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 10e mystère ;


La Sainte Face de Jésus force du chrétien mourant


O traits de Jésus, traits de l'amour crucifié, votre ineffable expression a ravi tous les Saints; imprimez-vous de plus en plus au fond de mon cœur ! " Père éternel, regardez la face de votre Christ et faites-nous miséricorde!


Priez pour les pécheurs endurcis.

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Premier Mystère Glorieux

La Résurrection de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine en l'honneur de votre glorieuse Résurrection et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la grâce d'une véritable conversion et la persévérance.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 11e dizaine en disant :

« O Jésus, j'adore votre Sang précieux rentré fidèlement dans vos veines après une effusion généreuse. Sang divin, vie de Jésus, soyez la vie de nos âmes, bannissez-en toute langueur, toute infidélité. »


Pour le rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, adorez en ce 11e mystère :


Le Cœur de Jésus, vie de nos âmes

Cœur adorable de Jésus ressuscité, pénétrez nos âmes d'une vie nouvelle, cachée en Dieu avec Vous; détruisez en nous les germes de mort déposés par le péché et faites que, ressuscités spirituellement, nous ne mourrions plus. A Vous, notre Vie, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 11e mystère :


La Sainte Face de Jésus, terrible à ses ennemis


Gloire à Vous, ô Jésus ressuscité, dont la Face, plus radieuse que le soleil, frappe de terreur vos ennemis. Faites luire sur moi votre visage, mais que ce soit afin de rendre à mon âme sa première beauté."


Priez pour les ennemis de l'Église.

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Deuxième Mystère Glorieux

L'Ascension de Notre Seigneur


Nous vous offrons, .Seigneur Jésus, cette seconde dizaine en l'honneur de votre triomphante Ascension, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, un désir ardent du ciel, notre chère patrie.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 12e dizaine, en disant:

« Jésus, divin Triomphateur, j'adore votre Sang précieux, notre caution auprès du Père céleste. Ah ! ne cessez de faire entendre cette voix plus puissante que les clameurs horribles de nos iniquités ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur adorez en ce 12'' mystère :


Le Cœur de Jésus, notre espérance


Cœur adorable de Jésus, glorifié à la droite du Père, inclinez-vous miséricordieusement vers les pauvres exilés, plaidez notre cause auprès de la justice divine, et au dernier jour soyez pour nous un Père et non un Juge sévère. A Vous, notre Médiateur, amour, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 12e mystère :


La Sainte Face de Jésus, Juge des vivants et des morts


Gloire à vous, Jésus montant au ciel, le front ceint de l'auréole du triomphe. Aujourd'hui notre Médiateur, vous serez demain notre Juge, et "qui pourra se tenir debout devant votre Face indignée ? " Seigneur, sauvez-nous de la colère à venir !


Priez pour ceux qui négligent leur salut.

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Troisième Mystère Glorieux

La descente du Saint Esprit


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette troisième dizaine en l'honneur de la descente du Saint-Esprit, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la descente du St-Esprit dans nos âmes.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 13e dizaine en disant :

« Mon Jésus, j'adore votre Sang précieux coulant comme un fleuve de paix, avec les dons du Saint-Esprit, dans les veines de votre Corps mystique, la Sainte Eglise. Sang de Jésus, remplissez cette Epouse chérie d'une force nouvelle au milieu des épreuves présentes ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 13e mystère:


Le Cœur de Jésus, sanctuaire du St-Esprit


Cœur adorable de Jésus, très fidèle à vos promesses, vous embrasez le cœur de vos Apôtres des flammes du Paraclet. Daignez aussi soumettre entièrement nos cœurs à Faction de ce divin Esprit. Ayez pitié des malheureux qui lui résistent et le combattent. A vous, l'Auteur de notre sanctification, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 13e mystère:


La Sainte Face de Jésus, notre Médiateur


Gloire à vous, Seigneur Jésus, qui paraissez sans cesse devant la Face de Dieu votre Père pour plaider notre cause.

Obtenez à votre Eglise une nouvelle effusion du St-Esprit et un sincère retour dans son sein à ceux qui l'ont abandonnée.

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Quatrième Mystère Glorieux

L'Assomption de Marie


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de l'Assomption de la très sainte Vierge au Ciel, nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la grâce d'une bonne mort.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 14e dizaine en disant :

« O Jésus, je vous bénis de ce que vous élevez à la gloire la chair virginale qui vous a porté, le sang très pur de Marie, qui a été la source du vôtre. Que ce Sang précieux garde mon âme pour la vie éternelle! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré cœur, adorez en ce 14e mystère :


Le Cœur de Jésus, soutien de Marie.


Cœur adorable de Jésus, consolation de votre Mère exilée, quelle douceur ne répandez-vous pas en son cœur au moment de sa bienheureuse mort! Ah ! soyez aussi avec Elle auprès de nous à notre dernière heure. A vous, Espérance des mourants, gloire honneur et bénédiction!"


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face adorez en ce 14e mystère :


La Sainte Face de Jésus, consolation de Marie


Gloire à vous, ô Jésus apparaissant à Marie le visage radieux, afin d'introduire triomphalement cette Arche Sainte dans la Jérusalem céleste. A notre dernière heure, montrez-nous une face pleine de miséricorde et nous serons sauvés.


Priez pour les agonisants.

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Cinquième Mystère Glorieux

Le couronnement de Marie au Ciel


Nous vous offrons. Seigneur Jésus, cette cinquième dizaine en l'honneur du couronnement de la Ste Vierge, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la conversion des pécheurs, la persévérance des justes et la délivrance des âmes du purgatoire.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang:


O Jésus, votre Sang a changé les souffrances de Marie en couronnes. Elle est assise sur un trône pour l'exalter. Ses prières dispensent les grâces que vous nous avez méritées. Sa Sainteté est un monument et un trophée à la gloire de votre Sang victorieux.


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 15e Mystère :


Le Cœur de Jésus, délices de la Cité des saints


Cœur adorable de Jésus, vous remplissez de joie la Cité bienheureuse, et votre possession assurée fera le bonheur de vos élus pendant les siècles sans fin. Donnez aux enfants du Rosaire une place près de Vous et de Marie pour louer vos infinies miséricordes. A l'Agneau qui nous a rachetés, gloire, honneur, bénédiction, à jamais !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 15 mystère :


La Sainte Face de Jésus, délices des Saints


Gloire à vous, Seigneur Jésus, couronnant la Reine votre Mère et la faisant asseoir à vos côtés. Faites que, durant l'éternité, nous puissions contempler avec Marie votre Face adorable.


Priez pour les âmes du Purgatoire.


Imprimatur

Eduardus Car., Ep. Mariaiiopolitaïuis.



Publié par J. Palatin, Prêtre S.S., Directeur de la Confrérie du Saint Rosaire à l'Église Saint Jacques, Montréal, 1884

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14 février 2009

Prière au Précieux Sang de Jésus

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Prière au Précieux Sang de Jésus

(Recommandée pour une neuvaine)


C'est par la voix de votre Sang, ô Jésus, que je viens vous presser, vous solliciter, vous importuner...  Quoique vous sembliez rejeter mes supplications, je ne quitterai point vos pieds sanglants que vous ne m'ayez exaucé.  Trop de grâces, trop de miséricordes ont jailli de vos plaies pour que je n'espère pas jusqu'à la fin en l'efficacité du Sang qui en découle ! Donc, ô Jésus, par votre Sang sept fois répandu,-- par chacune des gouttes du Prix sacré de ma rédemption,-- par les larmes de votre Mère Immaculée, je vous en conjure, je vous en supplie, exaucez mon instante prière. (Spécifiez ici votre demande.) O vous qui, aux jours de votre vie mortelle, avez consolé tant de souffrances, guéri tant d'infirmités, relevé tant de courages, n'aurez-vous pas pitié d'une âme qui crie vers vous du fond de ses angoisses ?... Oh ! non, cela est impossible !... Encore un soupir de mon coeur, et de la plaie du vôtre, ô Jésus, va s'échapper, dans un flot de Sang miséricordieux, la grâce tant désirée!... O Jésus! Jésus! hâtez le moment où vous changerez mes pleurs en allégresse, mes gémissements en actions de grâces !


O Marie, Source du Sang divin, je vous en conjure, ne laissez point perdre cette occasion de faire glorifier le Sang qui vous a faite Immaculée. Ainsi soit-il.


(100 jours d'indulgence)


Nihil obstat Victor Quintal, v.g. S.-Hyacinthe, le 5 novembre 1948.

Imprimatur Arthur Douville, Évêque de S.-Hyacinthe, S.-Hyacinthe, 5 novembre 1948.

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