01 novembre 2016

Neuvaine à Saint Martin

 

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Neuvaine à saint Martin

Du 3 au 11 novembre

 

Les Eglises d'Orient l'appellent aussi "saint Martin le Miséricordieux". Il est né en Hongrie en 316, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin. Il quitte l'armée pour rejoindre Saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, disant: « Seigneur, s'il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur ». Il meurt en 397.

 

Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Amen.

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

Esprit de Sagesse, de Lumière et de Force, Esprit d'Amour, Esprit Saint, mets au cœur de tous les croyants de ce monde l'amour fraternel qui leur permettra de se rencontrer dans un esprit d'échange et de partage au-delà de leurs différences. Que chacun apprenne à découvrir les richesses de l'autre. Esprit Saint, apprends-nous à nous écouter mutuellement avec patience et humilité, pour que chacune de nos rencontres devienne un carrefour où chacun reçoit autant qu'il donne, même si nous venons de chemins très différents. Esprit Saint, donne-nous la force de la foi et rassemble-nous dans une volonté commune. « La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ». Apprends-nous la joie de la foi, de l'espérance, de l'amour qui transforme le monde et libère tout être de ses péchés, de ses misères spirituelles ou matérielles. Esprit Saint, fais de chaque baptisé un rayon de ta lumière, pour que le monde puisse découvrir ta présence et ton amour. Le monde entier est mon village, l'univers est ma paroisse: pousse chacun vers le grand large, vers la civilisation de l'amour où ce qui nous rassemble, nous libérera de ce qui nous divise. Amen.

 

 

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Prière à saint Martin de Tours

 

Bienheureux Martin, nous venons à toi. Soldat de Dieu, Apôtre du Christ, Témoin de son Evangile et Pasteur de son Eglise, nous te prions. Tu étais présent à Dieu dans le grand silence des nuits solitaires, donne-nous de lui rester fidèles dans la foi et la prière. Catéchumène, tu donnas au mendiant la moitié de ton manteau, aide-nous à partager avec nos frères. A travers champs et bois, tu as défié le démon et détruit ses idoles, prends-nous en ta garde et protège-nous du mal. Au soir de ta vie, tu n’as pas refusé le poids des jours et des travaux, fais que nous soyons dociles à la volonté du Père. Au ciel de gloire, tu jouis de ton repos dans la maison de Dieu, mets en nos cœurs le désir de te rejoindre et de connaître près de toi la joie de l’éternité bienheureuse. (Cardinal Jean Honoré, archevêque émérite de Tours)

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

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Premier jour

Saint Martin, chrétien dès le plus jeune âge

 

En 316, en Hongrie, quand Martin naît, c’est l’époque du développement de la chrétienté et l’enfant a été vraisemblablement en contact avec des chrétiens. Son père dont la famille est originaire de Pavie (en Italie du nord), était tribun militaire de l’empire romain. C’est à dire un officier supérieur chargé de l’administration de l’armée, et ce n’est probablement pas un hasard si le nom de Martin signifie « voué à Mars», Mars étant le dieu de la guerre à Rome. Vers l’âge de 10 ans, l’enfant veut se convertir au christianisme et il se sent attiré par le service du Christ.

En tant que fils de magistrat militaire, Martin suit son père au gré des affectations de garnison ; il est pour ainsi dire héréditairement lié à la carrière de son père, voué au culte impérial. Ce père est irrité de voir son fils tourné vers une foi nouvelle : alors que l'âge légal de l’enrôlement est de 17 ans, il force son fils de 15 ans à entrer dans l’armée. Il est probable que Martin ne s’est laissé convaincre que pour ne pas nuire à la position sociale de ses parents tant sa vocation chrétienne est puissante.

Il n’en reste pas moins vrai que ce n’est pas en simple soldat que Martin entre dans l’armée romaine mais en tant que fils de vétéran. Il a le grade de circitor avec une double solde. Son rôle est celui de mener la ronde de nuit et d’inspecter les postes de garde et la surveillance de nuit de la garnison. Il possède alors un esclave, mais selon ses hagiographes, il le traite comme son propre frère.

Saint Martin, dès votre plus jeune âge, vous avez été appelé par le Christ. Le Saint Esprit vous a guidé pendant votre adolescence dans le cadre de l’armée. Faites que, diligents et attentifs à suivre toutes les inspirations du Saint-Esprit, nous progressions sans cesse dans cette foi qui fait les saints. Saint Martin, puissions-nous conserver toujours intact ce trésor qui nous a été légué par votre ministère. Obtenez-nous de suivre votre exemple. Protégez-nous afin que soutenus par votre protection nous avancions d'un pas ferme et rapide dans la voie des commandements du Seigneur. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Deuxième jour

Saint Martin, le « Miséricordieux »

 

Affecté en Gaule, un soir de l’hiver 338 à Amiens, il partage son manteau avec un déshérité transi de froid, car il n’a déjà plus de solde après avoir généreusement distribué son argent. Il tranche son manteau ou tout du moins la doublure de sa pelisse et la nuit suivante le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau. Il a alors 18 ans. Le reste de son manteau, appelé « cape » sera placé plus tard, à la vénération des fidèles, dans une pièce dont le nom est à l'origine du mot : chapelle.

La cape de saint Martin de Tours, qui fut envoyée comme relique à la Chapelle palatine d'Aix-la-Chapellle pour Charlemagne, est elle-même à l'origine du mot « chapelle », c'est-à-dire l'endroit où l'on gardait la « c(h)ape » du saint qui était emportée lors des batailles et portée en bannière. Elle est aussi à l'origine du mot « Capet », nom de la dynastie des Rois de France : Francs Capétiens. Ainsi, du royaume d'Austrasie jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, saint Martin reste le symbole de l'unité franque.

Saint Martin, même avant la grâce du baptême, vous avez eu le bonheur de vêtir Jésus-Christ dans la personne du pauvre en lui partageant votre manteau, demandez et obtenez pour nous cet esprit de charité, signe distinctif des élus. Faites que nous comprenions et aimions le mystère de la pauvreté. Détachez nos esprits et nos cœurs des biens de la terre, afin que, découvrant des yeux de la foi un Dieu caché sous les haillons de la misère, la pensée de soulager Jésus dans la personne de ses pauvres, rende nos aumônes plus abondantes et plus méritoires. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Troisième jour

Saint Martin, soldat chrétien courageux

 

C’est le temps où les grandes invasions germaniques se préparent. Les Barbares sont aux portes de l’empire ; depuis longtemps déjà les milices auxiliaires des légions sont composées de mercenaires d’origine germanique. En mars 354, Martin participe à la campagne sur le Rhin contre les Alamans en Rhénanie. Ses convictions religieuses lui interdisent de verser le sang et il refuse de se battre. Pour prouver qu’il n’est pas un lâche et qu’il croit à la Providence et à la protection divine, il propose de servir de bouclier humain. Il est enchaîné et exposé à l’ennemi mais, pour une raison inexpliquée, les Barbares demandent la paix. Martin sert encore deux années dans l'armée. Puis il se fait baptiser à Pâques toujours en garnison à Amiens. Cette époque est un temps de transition, la fin d’un règne et le début d’un autre règne où tous, même les soldats, sont pénétrés par les idées nouvelles.

Saint Martin, pour suivre le Christ, vous avez refusé de verser le sang, bien que ce soit votre fonction de soldat. Obtenez-nous, avec un complet détachement des choses du monde, cette merveilleuse confiance dans le secours d'en haut. Qu'à votre exemple, armés de la Croix, nous devenions redoutables aux ennemis de notre salut, ne rougissant jamais de nos croyances, toujours prêts à proclamer notre foi autant par nos actes que par nos paroles. Vous n’avez pas craint d'affronter, seul et sans armes, d'innombrables ennemis, faites-nous chercher avant tout le divin Jésus et que ni la prospérité, ni l'adversité, ni la vie, ni la mort, ni aucune puissance ne puisse nous séparer de son amour. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Quatrième jour

Saint Martin, assoiffé de Dieu

 

En 356, ayant pu quitter l’armée il se rend à Poitiers pour rejoindre Hilaire, évêque de la ville depuis 350. Hilaire a le même âge que Martin et appartient comme lui à l’aristocratie, mais il a embrassé la foi chrétienne tardivement, et est moins tourné vers la mortification et plus intellectuel. Son statut d’ancien homme de guerre empêche Martin de devenir prêtre : aussi refuse-t-il la fonction de diacre que lui propose l’évêque. Il devient donc simplement exorciste. Au cours du même voyage, il rencontra le Diable.

Saint Martin, deux ans après votre baptême, vous avez pu répondre entièrement à l’appel du Christ et venir auprès d’Hilaire pour gagner la connaissance exacte de la religion et de ses devoirs. Communiquez à nos âmes cette soif ardente de la vérité et ce besoin de vie intime avec Dieu. Faites qu'au milieu des tracas de la vie nous sachions trouver Dieu à l'heure de la prière et que notre ferveur rachète les faiblesses de notre nature déchue, afin que commence dès ici bas cette bienheureuse union que nous espérons mériter par votre entremise pour l'éternité. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Cinquième jour

Saint Martin, évangélisateur de feu

 

Dans la région des Alpes, il fut un jour attaqué par des brigands. L'un des voleurs lui demanda s'il avait peur. Martin lui répondit qu'il n'avait jamais eu autant de courage et qu'il plaignait les brigands. Il se mit à leur expliquer l'évangile. Les voleurs le délivrèrent et l'un d'eux demanda à Martin de prier pour lui. La Chrétienté est alors déchirée par des courants de pensée qui se combattent violemment et physiquement. Les ariens sont les disciples d’un prêtre, Arius qui nie que le Christ soit Dieu, fils de Dieu au contraire des trinitaires de l'Eglise romaine. A cette époque les ariens sont très influents auprès du pouvoir politique.

Alors que Hilaire, un trinitaire, victime de ses ennemis politiques et religieux tombe en disgrâce et est exilé, Martin est averti « en songe » qu’il doit rejoindre ses parents en Ilyrie afin de les convertir. Il réussit à convertir sa mère mais son père reste étranger à sa foi. En Illyrie (Albanie) c’est la foi arienne qui est la foi dominante et Martin qui est un fervent représentant de la foi trinitaire doit sans doute avoir de violentes disputes avec les ariens car il est publiquement fouetté puis expulsé. Il s’enfuit et se réfugie à Milan, mais là aussi les ariens dominent et Martin est à nouveau chassé. Il se retire en compagnie d'un prêtre dans l'île déserte de Gallinara non loin du port d'Albenga et se nourrit de racines et d’herbes sauvages. Martin s’empoisonne avec de l’hellébore et il s’en faut de peu qu’il ne meure.

Saint Martin vous avez combattu avec courage l’hérésie aryenne sans concession, ce qui vous a valu des persécutions. Vous avez essayé de convertir vos parents, mais pour votre père ce fut l’échec. Aidez-nous à obtenir votre zèle, votre force pour que sous votre conduite, nous ressentions nous aussi un vif désir de la perfection. Donnez-nous de copier entièrement comme vous le divin Modèle, afin qu'animés de son esprit, vivant de sa vie, nous arrivions au bonheur que Dieu promet à qui sera conforme à l'image de son divin Fils. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Sixième jour

Saint Martin, évêque malgré lui

 

En 360, avec les canons du concile de Nicée, les trinitaires regagnent définitivement leur influence politique et Hilaire retrouve son évêché. Martin en est informé et revient lui-même à Poitiers. Alors âgé de 44 ans, il s’installe sur un domaine gallo-romain qu'Hilaire lui indique près de Poitiers. Martin y crée un petit ermitage, à 8 km de la ville : l'abbaye de Ligugé où il est rejoint par des disciples. Il crée ici la première communauté de moines en Gaule. Ce premier monastère est le lieu de l’activité d’évangélisation de saint Martin pendant dix ans. Il accomplit ses premiers miracles et se fait ainsi reconnaître par le petit peuple comme un saint homme.

En 371, à Tours, l'évêque en place Lidoire vient de mourir ; les habitants veulent choisir Martin mais celui-ci s’est choisi une autre voie et n’aspire pas à l'épiscopat. Les habitants l’enlèvent donc et le proclament évêque le 4 juillet 371, sans son consentement. Martin se soumet en pensant qu’il s’agit là sans aucun doute de la volonté de Dieu. Les autres évêques ne l’aiment guère car il a un aspect pitoyable dû aux mortifications et aux privations excessives qu’il s’inflige, il porte des vêtements rustiques et grossiers. Mais Martin, même s’il est évêque, ne modifie en rien son train de vie.

Saint Martin, modèle d'humilité, de patience, de douceur et de mortification, vos vertus forçaient l'admiration et aucune tribulation ne put jamais vous émouvoir. Imprimez profondément dans nos âmes cette conviction, que les peines de cette vie ne sont rien en comparaison du poids éternel de gloire qui en sera la récompense. Faites-nous voir toujours la main miséricordieuse du Maître dans les épreuves qu'il nous envoie, afin que comme lui, portant courageusement nos croix, nous arrivions dans son royaume par ce chemin de la contradiction et de la souffrance, qui est la voie la plus sûre de la gloire et du bonheur éternels. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Septième jour

Saint Martin, premier missionnaire de notre pays

 

Il crée un nouvel ermitage à 3 km au nord-est des murs de la ville : c’est l’origine de Marmoutier qui avait pour règle la pauvreté, la mortification et la prière. Les moines devaient se vêtir d’étoffes grossières sur le modèle de saint Jean Baptiste qui était habillé de poil de chameau. Ils copiaient des manuscrits, pêchaient dans la Loire. Leur vie était très proche de ce que l’on peut lire dans les Evangiles sur la vie des premiers apôtres. Ils s’abritaient dans des grottes, habitations troglodytes dans les coteaux de la Loire. Le monastère est construit en bois. Martin vit dans une cabane de bois dans laquelle il repousse les « apparitions diaboliques et converse avec les anges et les saints ». C’est une vie faite d’un courage viril et militaire que Martin impose à sa communauté.

Tout ce monde voyage à travers les campagnes à pied, à dos d’âne et par la Loire. Car Martin est toujours escorté de ses moines et disciples, sans doute en grande partie pour des raisons de sécurité car il ne manque pas de voyager très loin de Tours. Ailleurs l’autorité de l’évêque est limitée à l’enceinte de la cité, avec Martin elle sort des murs et pénètre profondément à l’intérieur des terres. Martin semble avoir largement sillonné le territoire de la Gaule ; là où il n’a pas pu aller, il a envoyé ses moines.

A cette époque les campagnes sont païennes. il les parcourt donc faisant détruire temples et idoles. Il fait par exemple abattre un pin sacré. Il prêche avec efficacité les paysans, forçant le respect par l’exemple et le refus de la violence. Il prêche par la parole et par sa force, il sait parler aux petits et il utilise à merveille la psychologie par sa connaissance des réalités quotidiennes et l'utilisation de paraboles simples que le petit peuple comprend, tel que le Christ le faisait : ainsi il dit d’une brebis tondue « qu’elle accomplit le précepte de l’évangile basé sur le partage ». Il remplace les sanctuaires païens par des églises et des ermitages et comprenant fort bien l’homme de la campagne et ses besoins, il se donne les moyens de le convertir alors que la foi chrétienne est encore essentiellement urbaine. Marmoutier sert de centre de formation pour l’évangélisation et la colonisation spirituelle des campagnes. C’est pour l’essentiel la première base de propagation du Christianisme en Gaule.

Saint Martin, plein de zèle pour le salut des âmes, malgré votre dignité épiscopale dont vous avez admirablement rempli les charges, vous avez parcouru les campagnes pour prêcher Jésus-Christ, détruisant les temples des idoles et leur culte. Vous n’avez pas craint d'exposer votre vie pour convertir les infidèles, n'oubliez pas que nous sommes les fils de ceux que vous évangélisiez avec tant d'amour; continuez et perfectionnez du haut du ciel l'œuvre commencée sur celle terre. Préservez de toute erreur un troupeau qui vous est cher et gardez pure et intacte la foi que vous avez prêchée à nos aïeux. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Huitième jour

Saint Martin, humble serviteur

 

Marmoutier comptait 80 frères vivant en communauté, issus pour la plupart de l'aristocratie ce qui permettait à Martin de jouir d’une grande influence et de se faire recevoir par les empereurs eux-mêmes. Il existe désormais une complicité entre les empereurs et les évêques, entre le pouvoir de la nouvelle foi et le pouvoir politique. Mais cela n'empêche pas Martin, à la table de l'empereur, de servir en premier le prêtre qui l'accompagne et d'expliquer que le sacerdoce est plus éminent que la pourpre impériale. Un jour, voyant des oiseaux pêcheurs se disputer des poissons, il explique à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Et les oiseaux prirent ainsi le nom de l'évêque ; ce sont les martins-pêcheurs.

Saint Martin, votre apostolat a été signalé par des miracles sans nombre. Vous avez rendu la santé aux malades, guéri les infirmes, chassé les démons. Vous avez ressuscité trois morts. Vous conversiez familièrement avec Dieu et avec sa sainte Mère. Maintenant que vous êtes près d'eux, votre puissance ne saurait être amoindrie. Utilisez-la en notre faveur ; il y a encore parmi nous tant de malades et de morts spirituels ! Obtenez la guérison des uns, la résurrection des autres, pour tous, la persévérance dans l'étude et l'imitation de vos vertus, afin qu'un jour nous soyons aussi associés à votre récompense. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Neuvième jour

Saint Martin, fidèle jusqu’à la mort

 

Au soir de sa vie, sa présence est requise pour réconcilier des clercs à Candes sur Loire, à l'ouest de Tours. L'urgence de l'unité de l'Eglise fait que malgré sa vieillesse, il décide de s'y rendre. Son intervention est couronnée de succès, mais le lendemain, épuisé par cette vie de soldat du Christ, Martin meurt à Candes, à la fin de l’automne, le 8 novembre 397 sur un lit de cendre comme mouraient les saints hommes. Disputé entre Poitevins et Tourangeaux, son corps est subtilisé par ces derniers et rapidement reconduit par le fleuve jusqu'à Tours où il est enterré le 11 novembre. Une légende veut que les fleurs se soient mises à éclore en plein novembre, au passage de son corps sur la Loire entre Candes et Tours. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression « été de la Saint Martin ». Son successeur est Brice, un de ses disciples.

Saint Martin, malgré votre épuisement, vous avez continué le travail par dévouement à votre troupeau. Vous étiez, comme le Christ un bon pasteur, car vous aimiez vos brebis plus que votre propre vie. Obtenez-nous cet esprit de dévouement, de service. A cette heure de notre mort, amenez près de nous la divine Marie et nos saints anges, pour écarter les esprits de ténèbres et faites que, munis des sacrements de l'Eglise, nous passions de cette vallée de larmes dans la terre des vivants, pour y chanter éternellement avec vous les miséricordes du Seigneur. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Prière à saint Martin

 

Saint Martin, priez pour moi ; Je me recommande bien à vous, grand saint de la France, moi si pauvre et si mauvais ; je me mets sous votre protection... Plus on est misérable, plus on a besoin d’un puissant protecteur. Je m’adresse à vous, qui êtes si puissant au ciel. Ne me repoussez pas, exaucez-moi, soutenez-moi dans cette vie et à l’heure de la mort, afin que je sois fidèle aux grâces que le Bon Dieu me donne, et que je console son Cœur autant que possible, en Lui, par Lui, et pour Lui. Amen. (Bienheureux Charles de Foucauld)

 

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Litanies de saint Martin de Tours

 

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Dieu le Père, des cieux où vous êtes assis, ayez pitié de nous

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Saint Martin, généreux soldat de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, parfait modèle des guerriers, priez pour nous, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez su mépriser les biens et les plaisirs du monde, priez pour nous.

Saint Martin qui n’étant encore que catéchumène, vous êtes dépouillé d’une partie de vos vêtements, pour en couvrir un pauvre, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été un modèle de sobriété et d’abstinence, priez pour nous.

Saint Martin, qui ne parliez que de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, ange de paix, priez pour nous.

Saint Martin, homme d’oraison, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez si ami de la pauvreté, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez le consolateur des affligés, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez le défenseur des opprimés, priez pour nous.

Saint Martin, homme vraiment apostolique, priez pour nous.

Saint Martin, qui supportiez les injures avec tant de patience, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été embrasé du feu de la charité, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez opéré tant de merveilles, priez pour nous.

Saint Martin, qui, sur la terre, avez conversé avec les anges, priez pour nous.

Saint Martin, Gloire du sacerdoce, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez si bien prêché par votre exemple l’humilité et la douceur, priez pour nous.

Saint Martin, joie et bonheur de l’Eglise, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été tout à la fois évêque et solitaire, priez pour nous.

Saint Martin, pasteur de la province de Tours, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été l’apôtre des Gaules comme saint Paul le fut des Gentils, priez pour nous.

Saint Martin, qui, en célébrant les Saints Mystères, avez été environné d’une lumière miraculeuse, priez pour nous.

Saint Martin, qui portiez partout la bonne odeur de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez ressuscité des morts, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez renversé tant d’idoles, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez la terreur des démons, priez pour nous.

Saint Martin, défenseur de la foi catholique, priez pour nous.

Saint Martin, confesseur du dogme de la Très Sainte Trinité, priez pour nous.

Saint Martin, qui meniez ici-bas une vie angélique, ...

Saint Martin, qui avez protégé la ville de Tours contre la fureur de ses ennemis, priez pour nous.

Saint Martin, qui avait le don de prophétie, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez si glorieusement continué les travaux de saint Gatien, priez pour nous.

Saint Martin, homme puissant en œuvres et en paroles, priez pour nous.

Saint Martin, dont le nom et la sainteté sont connus de toute la terre, priez pour nous.

Saint Martin, qui ne vous êtes jamais refusé au travail, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez montré jusqu’à la mort une entière soumission à la sainte Volonté de Dieu, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez fait à Dieu le généreux sacrifice de votre vie, priez pour nous.

Saint Martin, en qui l’ennemi du salut ne trouva rien qui lui appartint, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été reçu dans le sein d’Abraham, priez pour nous.

Saint Martin, dont le tombeau a été illustré par tant de miracles, priez pour nous.

Saint Martin, dont le sépulcre est glorieux, priez pour nous.

Saint Martin, dont la vie et la mort sont admirables, priez pour nous.

Saint Martin, dont les funérailles furent un véritable triomphe, priez pour nous.

Saint Martin, qui régnez maintenant avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, qui êtes la joie de l’Eglise de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin qui, du haut du ciel, vous intéressez particulièrement à votre troupeau, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous

 

Saint Martin, priez pour nous,

afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

Seigneur, vous voyez que nous ne pouvons rien par nos propres forces, faites, dans Votre Miséricorde, que l'intercession de saint Martin, notre évêque, nous protège contre toutes les adversités. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Cette neuvaine est disponible en CD auprès de la librairie d’Etoile Notre Dame en cliquant ici

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14 septembre 2016

Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

ou

Le Précieux Sang et le Saints

 

« La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination ». (Saint Alphonse de Liguori)

 

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Quinzième jour

L'action des démons ici-bas

 

L'action des démons dans l'univers et sur l'homme serait à peu près sans borne, si elle n'était restreinte et dirigée par Dieu. Ainsi, d'après le Rituel et le Pontifical, ils peuvent corrompre l'air, l'eau, répandre la peste, soulever des tempêtes, envoyer des ouragans, des grêles, des foudres, en un mot déchaîner tous les éléments. Ils peuvent attaquer l'homme dans son corps, Se présenter à lui sous forme de spectres et de fantômes : souvent même ils se donnent pour les âmes des morts. Ils peuvent encore communiquer à l'homme leur vertu malfaisante, s'emparer de lui, habiter en lui, infester sa demeure, la hanter et la lui rendre dangereuse. Enfin, ils peuvent le harceler d'une manière terrible à l'heure de la mort, et disputer à son âme, au sortir du corps, le passage à la bienheureuse éternité. Quelle puissance ! Comme elle est propre à nous jeter dans l'épouvante !

L'éclair brille, la foudre éclate... C'est peut-être Satan qui déchire la nue pour atteindre une âme en péché mortel avant qu'elle n'ait le temps de se repentir... Pauvre âme, tremblez... et priez les saints Anges de vous secourir en offrant, en votre faveur, le Sang du Dieu bon qui n'acheva pas le roseau à demi brisé et qui n'éteignit pas la mèche encore fumante ; puis, hâtez-vous de vous blanchir dans l'Onde régénératrice de la pénitence.

Deux cavaliers bien coupables chevauchaient l'un près de l'autre, en un jour d'orage. Tout à coup, une voix formidable, criant : « Frappe ! Frappe ! » se fait entendre. Au même instant la foudre éclate, abat l'un des cavaliers et l'étend sans vie sur le sol. Terrifié, à ce spectacle, l'autre cavalier lance son cheval vers les premières habitations. Il allait les atteindre quand, tout à coup, la même voix terrifiante retentit : « Frappe ! Frappe ! » « Non, non », reprend une voix majestueuse, paraissant sortir de la nue, « épargne celui-là, car, ce matin, il a entendu ces paroles : « Et Verbum caro factun. est ». N'était-ce point la voix de saint Michel couvrant de sa protection l'adorateur du Précieux Sang ?... Ah ! De combien de malheurs nous préserve 'audition de la sainte messe à laquelle les saints Anges assistent par légions !

Comme tous ne peuvent l'entendre chaque jour, la pratique suivante pourrait peut être y suppléer, surtout si, d'esprit et de cœur, l'on s'unit à toutes les messes qui se célèbrent dans l'univers entier.

Un religieux Passionniste de Rome, le P. Fr.-J. Barthélemy, eut, un jour, en célébrant la sainte messe, la révélation que de grands maux allaient fondre sur le monde, et que, quiconque réciterait, avec piété, la prière suivante en serait préservé.

« Ô Jésus, divin Rédempteur, soyez-nous miséricordieux ; miséricorde pour nous et pour le monde entier ! Ainsi soit-il.

Dieu saint. Dieu fort, Dieu immortel, ayez pitié de nous et de tout le monde. Ainsi soit-il.

Grâce et miséricorde ! Miséricorde, mon Jésus ! Pendant les dangers présents, couvrez-nous de votre Sang précieux.

Père éternel, faites-nous miséricorde, au nom du Sang de votre Fils unique ; faites-nous miséricorde, nous vous en conjurons. Ainsi soit-il ».

 

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Seizième jour

Les Tentations du Démon

 

Mais c'est surtout sur nos âmes que Satan et ses légions exercent leur action malfaisante. Perdre l'homme pour l'éternité ; rendre stérile le Sang répandu avec une telle profusion ; anéantir les fruits de la douloureuse Passion de l'Homme-Dieu : voilà ce que veulent obtenir les anges déchus. C'est pourquoi le tentateur rôde sans cesse autour de nous, qu'il épie chacun de nos mouvements ; c'est pourquoi il nous présente la tentation sous ses formes les plus variées, les plus séduisantes, et dans les circonstances les plus dangereuses à notre fragile nature.

Puisque la vie de notre âme est si continuellement exposée, couvrons-nous du bouclier de la vigilance et armons-nous du glaive de la prière, c'est-à-dire ne nous exposons point à la tentation et protégeons-nous contre elle. Si, malgré ces précautions l'enfer nous attaque, invoquons le Sang divin, la Reine des Anges, Saint Michel, notre Ange Gardien, toute la milice angélique, et nous serons victorieusement défendus.

Rendons-nous familières les deux prières suivantes, que l'Eglise a enrichies d indulgences, et qui sont, à la fois un bouclier et une arme contre les démons :

Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au redoutable jugement de Dieu (100 jours d'indulgences).

Ange de Dieu, qui êtes mon fidèle gardien, et au soin duquel j'ai été confié par la bonté suprême, daignez m'éclairer, me garder, me conduire et me gouverner. Ainsi soit-il. (100 jours d'indulgences).

 

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Dix-septième jour

Satan n'est pas plus fort que nous

 

Pauvres combattants de la vie, reprenons courage ! Car il est un asile où Satan ne pénètre pas, une citadelle qu'il ne peut prendre malgré nous : c'est notre volonté.

Quelles que soient les séductions de Satan, eussent-elles comme pénétré toutes les fibres de la partie inférieure de notre âme : nous semblât-il même que toutes les pensées, tous les sentiments de l'enfer sont en nous, pourvu que notre volonté les subisse seulement, pourvu qu'elle ne dise pas ; J'accepte tout cela ; je consens à tout cela, notre âme est triomphante et l'enfer est vaincu : car ce qui fait le péché, c'est le consentement et non la tentation.

La victoire sur les démons est toujours possible à l'homme ; car, ainsi que le dit saint Paul, « Dieu ne permettra pas que nous soyons tentés au delà de nos forces », c'est-à-dire des forces que recevra du ciel l'âme qui les demande, car de nous-mêmes nous ne pouvons rien.

C'est vrai, mon Dieu, vous prêterez toujours votre force à l'âme qui lutte pour protéger en elle le Sang de votre Fils ; toujours vous la rendrez triomphante des ennemis qui veulent lui faire fouler aux pieds ce Sang divin. Vous ne mettez qu'une condition à ce secours : c'est qu'on l'implore avec ferveur. Nous vous en conjurons donc, ô mon Dieu, enseignez-nous à prier de cette manière efficace qui vous fait accourir à notre aide à l'heure de la tentation, et nous en rend victorieux.

Et vous, saints Anges, infatigables lutteurs, soldats intrépides de la milice céleste, venez, sous la conduite de saint Michel, votre chef, venez, à l'heure de la lutte, terrasser et mettre en fuite tous nos ennemis spirituels Ainsi soit-il.

 

 

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Dix-huitième jour

Les Anges des Mères chrétiennes

 

« Le pouvoir des Anges est tel, dit Saint Thomas d'Aquin, que le dernier 'entre eux commande à Lucifer lui-même et s'en fait obéir ». Saint Jean vit descendre du ciel un Ange qui avait la clef «le l'abîme et une longue chaîne à la main. Il prit le dragon et l'enchaîna ; puis, le jeta dans l'abîme, qu'il ferma et scella sur lui.

C'est pourquoi les puissances infernales ne pourront jamais nuire à l'homme qui invoque les saints Anges avec confiance, ceux-ci étant chargés de le protéger et de le défendre. Marie d'Agréda donne sur ce sujet des détails qui intéresseront vivement les mères chrétiennes.

« Dès l'instant, dit-elle, qu'un enfant a été conçu, le Seigneur ordonne aux anges de le garder, ainsi que la mère... De ce moment, les anges ont de grandes disputes avec les démons pour défendre les enfants qu'ils prennent sous leur protection. Les démons allèguent qu'ils ont juridiction sur eux, parce qu'ils sont conçus dans le péché... Les Anges les défendent, mettant en avant que, malgré le péché originel. Dieu les crée afin qu'ils le connaissent, et qu'en vertu de la passion et du Sang de Jésus-Christ, ils puissent mériter la gloire... Si les parents ont reçu le sacrement et la bénédiction de l’Église ; s'ils sont charitables envers les pauvres ; s'ils sont pieux et dévots ; s'ils pratiquent quelques bonnes œuvres, les Ancres se servent de ces vertus et de ces œuvres comme d'armes contre les démons pour défendre ceux qui leur ont été recommandés...

Les démons continuent leur persécution et les Anges leur défense, après la naissance des enfants. C'est alors que le dragon redouble sa fureur contre ceux qui peuvent recevoir le baptême, et qu'il fait tous ses efforts pour l'empêcher... Les saints Anges les gardent avec une sollicitude vigilante, car tous les soins de ceux qui les élèvent ne sauraient prévenir tant de périls qui les environnent dans un âge si tendre... Leurs Anges les défendent quand ils dorment, quand ils se trouvent seuls et en d'autres occasions dans lesquelles un grand nombre d'enfants périraient, si leurs Anges ne les protégeaient.

Quand, parvenus à l'âge de raison, les enfants commencent à pécher, la résistance que font les démons pour empêcher les Anges de les tirer du péché est plus forte. Alors, les Anges mettent en avant les vertus de leurs parents et les bonnes actions des mêmes enfants. N'eussent-ils fait que prononcer le Nom de Jésus ou celui de Marie, lorsqu'on leur apprend à l'articuler, ils l'allèguent pour les défendre ; et s'ils ont d autres dévotions, s'ils savent et récitent les prières chrétiennes, les saints Anges se prévalent de tout cela comme d'armes propres à l'homme pour le défendre du démon ».

Parents chrétiens, pères et mères, aidez vos enfants alors qu'ils ne peuvent s'aider eux-mêmes ; et que votre piété, vos prières, vos bonnes œuvres leur soient une protection contre l'enfer.

O saints Anges, c'est ainsi que vous avez gardé et protégé mon corps et mon âme, dès mon entrée dans la vie Si, du sein de ma mère, je suis passé dans le sein de la sainte Eglise, par l'eau de la régénération baptismale ; si je me suis purifié de mes premières souillures dans le Sang de l'Agneau, c'est à votre protection que je le dois... Merci, saints Anges, de tout ce que vous avez fait pour moi jusqu'à aujourd'hui. Daignez me continuer votre assistance pendant tout le cours de ma vie ; et, lorsque poindra l'aurore de mon dernier jour, accourez par légions, je vous en conjure, afin de veiller sur mes derniers instants, de me rendre victorieux contre tous les assauts de l'enfer et de garder mon âme pour la vie éternelle. Ainsi soit-il.

 

L'enfant et son Ange Gardien

 

L'enfant

 

Aimes-tu Marie,

Mon Ange Gardien ?

Là dans la patrie,

Ne lui dis-tu rien ?

 

As-tu le Rosaire

Pour la saluer?

Dans son sanctuaire,

Vas-tu l'honorer ?

 

Est-ce que tressaille

Pour elle ton cœur ?

As-tu sa médaille

Qui fait mon bonheur ?

 

Est-elle ta mère ?

Es-tu son Enfant ?

N'es- tu pas mon frère,

Toi que j'aime tant ?

 

Fais-tu des guirlandes

Pour son cher autel ?

Que sont tes offrandes

A Marie, au ciel ?

 

Sais-tu le cantique

Où j'apprends ces noms

De Rose mystique,

De Lys des vallons ?

 

L'Ave de louanges

Qu'a dit Gabriel,

Est-il, par les Anges,

Chanté dans le ciel ?

 

Oh ! Dis-moi ces choses

Bel Ange d'amour :

J'offrirai des roses

Pour elle en retour ?

 

L'Ange

 

Ah ! Si je l'aime, Marie !...

Enfant, que demandes-tu ?

Elle est ma Reine chérie,

Pour elle j'ai combattu.

Je suis serviteur fidèle

De cette Vierge plus belle

Que les anges radieux ;

Sa gloire efface ma gloire ;

Elle est un Trône d'Ivoire

Pour le fils du Roi des cieux.

 

Près de ma Reine, ta Mère,

Je suis ton frère en amour ;

Et pour moi, son sanctuaire

C'est tout l'éternel séjour.

Les rosaires angéliques

Ce sont les joyeux cantiques

Chantés sur nos harpes d'or ;

Pour médaille, pour image.

Nous la voyons sans nuage

Dans un céleste décor ?

 

Les fleurs que nos mains recueillent

Pour la Mère du Sauveur,

Enfant, jamais ne s'effeuillent :

Ce sont les vœux de ton cœur.

Elle accepte ces guirlandes,

Et sourit à tes offrandes

Gages d'amour filial.

Elle répète à ses Anges ;

Apprenez-lui mes louanges ;

J'aime son cœur virginal !

 

Exhale encor ta prière,

Tes Ave délicieux ;

Ils se disent sur la terre

Ils se chantent dans les cieux !

L'écho des saintes collines

A ces notes enfantines

Donne un immortel accent ;

Et, comme un lys sur sa branche,

Marie est là qui se penche

Pour écouter ses enfants !

 

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Dix-neuvième jour

Neuvaine en l'honneur des saints Anges

Pour la seule gloire de Dieu

 

Demain commence la Neuvaine en l'honneur de saint Michel Archange le chef de la milice céleste. Ce mot Neuvaine, qui est si usité, n'est peut-être pas aussi généralement connu quant à son origine.

Le mot Neuvaine (neuf jours) est né de la dévotion aux Neuf chœurs des Anges, et c'est cette dévotion qui a présidé à l'institution de ces excellentes pratiques de piété répandues parmi les fidèles et reconnues pour être d'une si grande efficacité.

La Neuvaine que nous plaçons ici est fortement recommandée. On pourra la faire en préparation à la fête du saint Ange Gardien. Dans ce cas elle devra commencer le 23 septembre. Les personnes qui n'auraient pas l'intention de faire cette Neuvaine pourront ne réciter, pour ce dix-neuvième jour, que l'une on l'autre des prières qui suivent :

 

Intentions générales de la Neuvaine

 

Contrition pour les péchés passés. Reconnaissance pour les faveurs reçues. De nouvelles grâces à obtenir. Par dessus tout, le règne et la gloire de Dieu.

 

Prière de la Neuvaine

 

9 Pater, 9 Ave, 9 Gloria Patri, en l'honneur des neuf Chœurs des Anges, ou le Chapelet Angélique ou la prière suivante :

Saint Michel, saint Raphaël, saint Gabriel, mon Ange Gardien, vous tous Anges, Archanges, Trônes, Dominations, Principautés, Puissances, Vertus, Chérubins et Séraphins, obtenez-moi de la Sainte Trinité la grâce dont j'ai besoin (spécifiez-la) : je vous en conjure par le Sang, la passion et la mort de Jésus, aux mérites duquel vous devez votre bonheur éternel. Ainsi soit-il.

Marie Immaculée, reine des Anges, priez pour nous qui avons recours à vous. Ainsi soit-il.

Le cinquième jour de la neuvaine, recevez la sainte communion en l'honneur des Puissances.

« J'ai vu, dit le pieux Boudon, des merveilles de grâce obtenues par de telles neuvaines : des personnes délivrées des plus terribles tentations, des machinations de l'enfer ruinées et détruites, etc ».

 

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Vingtième jour

Beauté de Saint Michel Archange

 

Au jugement de saint Anselme, « la beauté du dernier des Anges est si éclatante qu'elle est capable d'effacer autant de soleils, s'ils existaient, qu'il y a d'étoiles au firmament « . Quelle est la gloire de l'illustre chef de cette création de lumière ? « Aucune intelligence céleste ne lui est supérieure », dit le même saint Anselme. « Aucune ne l'égale », enseignent saint Basile, saint Alphonse de Liguori, etc. « L'éclat de la beauté et de la puissance de saint Michel serait capable, dit le P. Faber, de nous donner la mort, s'il nous était manifesté dans la chair ». D'après Pantaléon, diacre de l'Eglise de Constantinople, « saint Michel est la plus grande et la plus radieuse étoile de l'ordre angélique ; il occupe le rang le plus distingué parmi ces milliers et myriades d'Anges qui peuplent le fortuné séjour ».

Félicitons saint Michel, et, avec l'abbé Soyer, disons-lui : « Illustre Archange, votre grandeur est sans égalée ! Les limites de votre royaume sont celles du ciel. Vos sujets seront plus nombreux que les étoiles du firmament et que les sables de la mer ; un prophète, qui les a vus, ne parle que de myriades, de légions, de millions et de centaines de millions ; un seul vaut l'armée la plus nombreuse et la plus aguerrie ; sous votre commandement ils ont conquis le ciel où ils jouissent de tous les biens ».

Que je suis heureux de votre gloire, ô illustre Archange ! Avec quel bonheur et quelle gratitude envers Dieu je vous en félicite ! Qu'il m'est doux de savoir que c'est au Précieux Sang que vous devez tous les dons, toutes les prérogatives dont vous jouissez, et qu'avec nous, vous vous écriez sans cesse : « Que Jésus soit à jamais béni et remercié pour nous avoir mérité toute grâce par l'effusion de son Sang précieux ! »

 

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Vingt-et-unième jour

Fidélité de Saint Michel

 

Mais il est quelque chose de plus éclatant, de plus éblouissant, de plus sublime encore que cette beauté dont Dieu a revêtu saint Michel : c'est la cause qui la lui a conservée, sa fidélité à Dieu.

Créature de Dieu, saint Michel fut fidèle à son Créateur jusqu'à l'adoration de la volonté divine dans ce qui lui paraissait être un abaissement de sa propre nature. Sujet du Monarque des cieux, il fut fidèle à son Souverain jusqu'à déserter, combattre, ruiner ceux de ses frères rebelles qui ne voulaient s'élever qu'en abaissant l'Homme-Dieu.

Constamment fidèle, le chef des armées de Dieu ne cesse de protéger la fidélité des âmes que Lucifer veut révolter contre son Souverain.

O Saint Archange, qui n'êtes parvenu si près de la divinité qu'en consentant à abaisser votre nature angélique jusqu'à celle de l'homme, je vous en conjure, par le Sang même de l'Homme-Dieu, obtenez-moi de bien comprendre que le sentier de l'humiliation mène directement à la gloire, quand on y marche par un principe de fidélité à Dieu. Daignez préparer vous-même ma couronne, en ne me laissant manquer aucune occasion d'accepter les anéantissements propres à me rendre conforme à l'Homme-Dieu couvert d'opprobres et de confusions. Ainsi soit-il.

  

Extrait du « Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges », publié en 1893 par le Monastère du Précieux Sang, à Saint Hyacinthe (Canada)

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17 octobre 2013

Neuvaine à Sainte Jeanne d'Arc

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Sainte Jeanne d'Arc

Patronne et libératrice de la France

1412-1431

Fête le 30 mai

 

Sainte Jeanne d'Arc montre une fois de plus, et d'une manière particulièrement éclatante, deux choses: combien Dieu aime la France et comme il est vrai qu'Il Se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses. Jeanne d'Arc naquit à Domremy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412 ; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus ; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle approchait souvent du tribunal de la pénitence et de la Sainte Communion ; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était « une bonne fille, aimant et craignant Dieu », priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle : « Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse ». La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés ; la situation du roi Charles VII était désespérée. Mais Dieu se souvint de Son peuple, et afin que l'on vît d'une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il Se servit d'une humble fille des champs. Jeanne avait treize ans quand l'Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent ; l'Archange protecteur de la France était accompagné de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien. Jusqu'ici la vie de Jeanne est l'idylle d'une pieuse bergère ; elle va devenir l'épopée d'une guerrière vaillante et inspirée ; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims. Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l'apothéose du martyre : elle fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes. L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des Saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

 

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

 

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Neuvaine à Sainte Jeanne d'Arc

 

Prière quotidienne

 

Sainte Jeanne d'Arc, votre martyre est la grande victoire de Dieu sur nos ennemis. Intercédez, du Royaume des Cieux, pour que nous soyons préservés des guerres contre notre Pays et des assauts contre notre Foi. Que la France se souvienne qu'elle est la fille aînée de l'Eglise.

 

Prions

 

Seigneur, nous Vous rendons grâce car Vous avez béni notre pays en nous donnant Sainte Jeanne d'Arc : suscitez encore de nombreuses vocations pour garder intacte la mission apostolique de la France. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Réciter ensuite un Notre Père, un Je Vous salue Marie et un Gloire au Père

 

Premier jour

 

Jeanne, le Seigneur a chargé l'Archange Saint Michel de vous apparaître et de vous annoncer votre mission de sauver le Royaume de France. Jeanne, votre grand désir de servir Dieu et de tout faire pour lui plaire, vous font prononcer le « Fiat » malgré vos craintes de ne pas être digne et capable d'accomplir cette mission. Le Ciel vous a donné une épée pour combattre et les voix de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite pour vous guider. Intercédez pour que nous puissions toujours répondre à notre vocation. Amen.

 

Deuxième jour

 

Jeanne, vous rendez visite au Dauphin de France. Vous lui révélez qu'il est le véritable héritier de France, et fils de Roi, qu'il sera couronné à Reims et que vous êtes venue l'aider à accomplir ce désir du Ciel. Vous livrez ensuite de nombreuses batailles contre les Anglais, et vous en sortez toujours victorieuse. Vous livrez également bataille au péché dans votre propre camp et vous demandez à vos soldats de retrouver l'état de grâce. Intercédez maintenant pour que notre pays se souvienne de son baptême et retrouve le chemin des Sacrements. Amen.

 

Troisième jour

 

La semaine de Pâques de cette année 1430, alors que vous vous trouvez dans un fossé de Melun, les voix des Saintes Catherine et Marguerite vous annoncent que vous serez faite prisonnière avant la Fête de Saint Jean et que Dieu vous viendra en aide durant cette épreuve. Vous êtes alors envahie d'angoisse et tentée de ne pas vous soumettre à la Volonté du Seigneur afin de sauver votre vie. Priez pour nous afin que nous fassions toujours la Volonté de Dieu et non la nôtre. Amen.

 

Quatrième jour

 

C'est le 26 mai, après une rude bataille, que vous êtes prise par un archer du camp adverse. Vous êtes ainsi arrêtée et accusée par l'Inquisition d'hérésie et d'idolâtrie. Malgré vos craintes et vos peurs, vous vous laissez emprisonner. Vous gardez confiance en vos voix, et vous demandez leur intercession afin de répondre aux questions qui vous sont posées. Demandez à Dieu, pour nous, le courage et d'audace d'affirmer notre Foi. Amen.

 

Cinquième jour

 

Vous êtes torturée moralement, assaillie par de nombreux et interminables interrogatoires, abandonnée et trahie de tous, y compris du Roi, traitée comme une prisonnière de guerre, menacée corporellement par les gardiens de la cellule, accusée de nombreuses fautes que vous n'avez pas commises, sans avocat. Toujours docile aux conseils de vos voix, vous répondez sans crainte à ce que l'on vous demande. Intercédez pour que nous ayons toujours recours à la prière dans nos difficultés. Amen.

 

Sixième jour

 

Tous vos accusateurs s'acharnent pour vous faire faillir, pour vous faire contredire les faits que vous relatez ; ils vous accusent, vous menacent de tortures physiques, vous harcèlent des heures durant ; en vain, vous avez toujours réponse à toutes les questions, jusqu'au jour, où, n'en pouvant plus, effrayée par la mort, vous reniez tout. Puis, par la grâce de Dieu, vous acceptez avec courage le martyre et revenez sur nos reniements. Malgré la reconnaissance de certains de vos juges de l'intervention divine dans votre conduite, vous êtes condamnée à mort par le supplice du feu. Priez pour que la France relève la face et se souvienne de ses promesses faites à Dieu. Amen.

 

Septième jour

 

Jeanne, vous êtes surnaturellement soutenue par le Ciel, mais vous n'échappez pas aux angoisses provoquées par la sentence. Vous auriez préféré « être décapitée sept fois plutôt que brûlée et réduite en cendres ». Sur le bûcher, une fois liée, vous demandez pardon aux Anglais et à tous vos ennemis, pour les batailles livrées contre eux, et, d'une voix haute et claire, vous pardonnez à ceux qui vous ont condamnée. « Mes Saintes ne m'ont pas trompée, ma mission était de Dieu. Saint Michel, Sainte Marguerite et Sainte Catherine, vous tous, mes frères et sœurs du Paradis, venez à mon aide... » Au milieu des flammes, vous regardez la croix qui vous est présentée et vous prononcez le Nom de Jésus avant de mourir. Soyez notre modèle dans l'obéissance, dans la confiance en Dieu et la persévérance dans notre mission. Amen.

 

Huitième jour

 

Alors que le bourreau éteint le brasier afin que tous voient le cadavre défiguré de celle qui les a fait trembler, il écarte les cendres et le miracle apparaît devant leurs yeux effrayés : votre cœur est là, rempli d'un sang vermeil et semblant vivre encore ! Du souffre et de l'huile sont alors répandus dessus, le feu reprend puis s'éteint à nouveau, le laissant toujours intact. Inquiet de ce miracle et craignant l'émotion du peuple, le Cardinal d'Angleterre ordonne que vos os, vos cendres et surtout votre cœur soient jetés immédiatement dans la Seine. Le bourreau dit alors : « J'ai grand peur d'être damné pour avoir brûlé une sainte ». Des cris s'élèvent dans la foule : « Nous sommes tous perdus car une sainte a été brûlée ! ». Aidez-nous à servir Dieu et à ne chercher que la gloire du Ciel. Amen.

 

Neuvième jour

 

Après votre mort, mourut la prospérité des Anglais en France. Depuis le bûcher de Rouen, ils ne connurent que déceptions et défaites. A leur grande honte et confusion, ils furent rejetés de tous les pays qu'ils avaient conquis. Tous ceux qui avaient jugé avec mauvaise fois la Pucelle trouvèrent la mort peu de temps après la sienne. L'évêque Cauchon, enrichi par le Roi d'Angleterre, mourut subitement ; il fut excommunié par le Pape et ses os furent jetés aux bêtes féroces. Ainsi s'accomplit la prédiction faite à Jeanne, en sa prison, par ses voix : « Vous aurez secours, vous serez délivrée par une brande victoire. Prenez tout en gré. Ne vous souciez pas de votre martyre. Vous viendrez enfin au Royaume du Paradis ». Que la Résurrection soit le seul but de notre vie. Soyez présente à nos côtés et contribuez encore à la sanctification de notre pays. Amen.

 

Liens

 

Pour approfondir sur la vie de Sainte Jeanne d'Arc, visitez l'excellent et très complet site : www.stejeannedarc.net

Le Neuvaine est extraite du site de l'association universelle des Amis de Jeanne d'Arc : www.amis-jeanne-darc.org sur lequel vous trouverez d'autres prières et textes.

 

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12 mars 2013

Si Quaeris

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« Si Quaeris »

ou répons miraculeux composé par le Docteur Séraphique Saint Bonaventure

en l'honneur de Saint Antoine de Padoue


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Si vous voulez des miracles:

la mort, l'hérésie, les calamités,

le démon, la lèpre sont mis en fuite,

les malades se lèvent guéris.

 

La mer s'apaise:

les chaînes tombent des mains des captifs;

les jeunes gens et les vieillards demandent et obtiennent l'usage de leurs membre

et le recouvrement des choses perdues.

 

Les dangers cessent;

les nécessités n'existent plus;

que ceux qui ont éprouvé ses bienfaits, les racontent:

que les habitants de Padoue les redisent.

 

- La mer s'apaise...

Gloire soit au Père et au Fils et au Saint-Esprit.

- La mer s'apaise...

Saint Antoine, priez pour nous.

Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

Faites, Seigneur, que, par l'intercession du bienheureux Antoine, votre Confesseur, les enfants de votre sainte Église soient dans la joie, que votre secours ne leur manque jamais dans leurs besoins spirituels, et qu'ils méritent de jouir de la félicité éternelle. Par notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec Vous dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

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17 décembre 2012

Saint Job

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Saint Job

Fête le 10 mai

 

Job était un homme juste, droit et craignant Dieu, et, quoique vivant parmi les païens, il devint l'un des plus grands Saints de l'Ancien Testament. Il avait une nombreuse famille, possédait de grands biens et d'immenses troupeaux : c'était le plus riche de tout l'Orient. Et soudain, il perd tous ses enfants et tous ses biens ; il est atteint de la lèpre, son corps est tout couvert d'ulcères. Il passe ses jours et ses nuits à souffrir et à gémir. Mais, malgré les reproches de sa femme et les excitations de ses amis, il ne voulut jamais murmurer contre Dieu. Il conservait sa Foi en la Providence et savait que Dieu le délivrerait de ses maux et ferait briller son innocence... Ce qui arriva en effet. Après quelques temps, Dieu le guérit, lui rend tous ses biens et même d'avantage : le Démon qui l'avait tenté est confondu. Quel enseignement pour tant de chrétiens, qui de nos jours murmurent si facilement contre la providence !

 

Prière

 

O Dieu, qui après avoir éprouvé Votre Serviteur Job par tant d'afflictions, avez fait briller son innocence en lui rendant tous ses biens : accordez-nous, par son intercession, de supporter avec patience les épreuves de cette vie et à cause de cette patience, d'obtenir la guérison de nos infirmités et d'arriver par les bonnes œuvres à la récompense éternelle du Ciel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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10 septembre 2012

Le Bienheureux Stanislas Papczyński

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Le Bienheureux Stanislas Papczyński

Fondateur de l'Ordre des Mariens de l'Immaculée Conception

1631-1701

Fête le 17 septembre

 

Le Père Stanislas Papczyński naquit le 18 mai 1631 à Podegrodzie prés de Nowy Sacz (Pologne). A la fin de ses études aux collèges Piaristes, et Jésuites il entra en 1654 dans la Congrégation des Pères Piaristes. Il fut ordonné prêtre en 1661. Extrêmement doué, il fut un pédagogue célèbre et éducateur de la jeunesse renommé dans les collèges piaristes, un prédicateur remarquable, un sage guide spirituel et un auteur des écrits traitant les questions de la rhétorique et de la vie spirituelle. Docile à l’inspiration divine, il fonda en 1673 le premier couvent des Mariens dans la forêt de Skierniewice, village situé dans la région de Mazowsze (Pologne). Il fut à l’origine d’une nouvelle famille monastique dans l’Eglise, celle de Mariens de l’Immaculée conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Il assigna a son ordre un triple but : la propagation du culte de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu ; le secours porté aux âmes du Purgatoire, particulièrement a ceux qui ont péri durant les guerres et les épidémies ; ainsi que le travail missionnaire dans les milieux défavorisés spirituellement. Le Père Papczyński fut aussi un apôtre de l’abstinence de l’alcool dont il fit un trait caractéristique de son Ordre. Il mourut en odeur de sainteté le 17 septembre 1701 à Gora Kalwaria, près de Varsovie. C’est là, dans l’église du Cénacle que son corps repose. On commença son procès de la béatification en 1767 à Varsovie, il fut interrompu par le partage successif de la Pologne puis il repris en 1953 à Rome. Le 13 juin 1992 le Bienheureux Jean Paul II signa le décret reconnaissant les vertus héroïques du serviteur vénérable de Dieu le Père Stanislas Papczynski. Le 19 juillet 2007, le Pape Benoît XVI approuva la béatification du Père Stanislas de Jésus-Marie Papczynski, qui eut lieu le 16 septembre 2007 au sanctuaire marial de Lichen–Wloclawek (Pologne).

 

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Neuvaine au Père Stanislas Paczyński

 

Au commencement de la neuvaine faire naître l’intention d’obtenir la grâce nécessaire en s’accordant avec la volonté de Dieu.

 

Premier jour

« Le Puissant fait pour moi des merveilles » Lc 1,48

 

Seigneur, Dieu Tout-puissant, par amour pour le Bienheureux Stanislas, qui s’est chargé de promouvoir, avec une grande ardeur, le culte de l’Immaculée Conception de Marie, Mère de Votre Divin Fils, dans l’ordre qu'il avait fondé, donnez-nous la grâce (…), afin que nous puissions Vous glorifier pour les grandes choses que Vous avez accomplies en Vos saints et permettez-nous de conduire notre vie dans Votre Amour et dans une pureté sans taches.

 

Prière pour une grâce spéciale par l'intercession du Bienheureux Stanislas Papczyński

(a dire tous les jours de la Neuvaine)

 

O Dieu, Père de Miséricorde, qui avez inspiré dans le cœur du Bienheureux Stanislas une grande ferveur pour l’accomplissement des oeuvres miséricordieuses spirituelles et corporelles, accordez-moi (accordez-nous) en son nom et par son intercession la grâce de... pour laquelle je Vous prie (nous Vous prions) humblement. Par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.


Notre Père... Je vous salue, Marie... Gloire au Père...

 

Deuxième jour

« Sa miséricorde s’étend d'âge en âge » Lc 1,50

 

Dieu, Juge plein de justice ! Par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui a généreusement et de toutes manières porté l’aide âmes des défunts souffrants au purgatoire, faites, afin que nous puissions l’imiter dans ces sublimes œuvres de miséricorde, en particulier pour nos proches défunts, ainsi que pour ceux qui ont le plus besoin de notre aide spirituelle. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Troisième jour

« déployant la force de son bras, Il disperse les superbes » Lc 1,51

 

Ô Jésus, notre Sauveur et notre Maître ! Par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui a profité de chaque occasion pour annoncer la Parole de Dieu et porter une l’aide spirituelle a tous ceux qui sont privé de soin pastoral, donnez-nous ce même zèle, afin que nous puissions attirer les autres vers Vous, par la parole et par l’exemple, dans notre marche vers les hautes cimes de la sainteté. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Quatrième jour

« Il renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles » Lc 1,52

 

Esprit Saint, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas qui toute sa vie a fermement défendu la Foi Catholique et qui a manifesté sa disponibilité pour le martyre, accordez-nous cette même grâce, afin que nous puissions grandir dans la Foi et la confesser courageusement par toute notre vie. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Cinquième jour

« Il comble de biens les affamés et renvoie les riches les mains vides » Lc 1,53

 

Dieu notre Père, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui faisant confiance en Votre Providence, au gré de nombreux obstacles et par Votre inspiration a fondé et consolidé la Congrégation de la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée, accordez-nous cette même confiance, afin que nous puissions nous distinguer par une confiance inébranlable en Votre puissance, en Votre bonté et en Votre fidélité, guidez-nous sur les chemins épineux que nous traversons vers les splendides promesses de Votre Amour. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Sixième jour

« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » Mt 5,7

 

Dieu, Père de Miséricorde, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas qui a exprimé son amour pour Vous dans la pratique quotidienne des œuvres de Charité, accorde-nous ce même amour, afin que nous puissions toujours l’imiter généreusement par un brûlant amour du prochain. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Septième jour

« Qui vous écoute, M’écoute » Lc 10,16

 

Seigneur, qui êtes un Dieu fidèle, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui durant toute sa vie et à travers toutes ses œuvres, a manifesté une soumission filiale envers le successeur de Saint Pierre, accordez-nous ce même respect, afin que nous puissions garder une complète fidélité à Dieu, à la Croix et à l’Evangile par une parfaite obéissance à l’Eglise. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Huitième jour

« Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des cieux est à eux » Mt 5,5

 

Seigneur, qui nous aimez d'un amour infini, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui s’engageait volontiers à vivre rigoureusement dans la pénitence et dans une pauvreté radicale afin de pouvoir se donner à Vous de tout son cœur et de toute son âme, Vous qui nous aimez, accordez-nous ce même esprit de pauvreté et la grâce de résister courageusement aux tentations de la richesse et aux plaisirs du péché en nous dirigeant vers la liberté de l’esprit, dans la vérité et dans Votre amour. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

Neuvième jour

« Courage, Je suis avec vous, n’ayez pas peur’ Mt 14,27

 

Dieu, de qui vient tout commencement et vers qui tout se dirige, par amour pour le Bienheureux Père Stanislas, qui par sa vie a donné un exemple de confiance totale en Votre Sainte Providence, accorde-nous cette même confiance, afin que nous puissions confier à Votre Amour Miséricordieux notre passé et notre futur, toute notre vie en s’accordant à Vous, afin de nous guider sur le chemin évangélique vers Votre Royaume dans le ciel. (dire ensuite la prière pour une grâce spéciale, voir au premier jour).

 

04b

Chapelet des Dix Vertus Evangéliques de la Très Sainte Vierge Marie

 

Dans leur lutte contre le péché, afin de grandir dans la sainteté, les membres devraient lever les yeux vers Marie, Modèle de tout les vertus qui illumine la communauté des élus. Ce Chapelet s’inspire de la Règle des Dix Vertus évangéliques de la Très Sainte Vierge Marie. Cette Règle fut donnée par l’Eglise à l’ordre des Pères Mariens lors de son approbation en 1699. Le bienheureux père Fondateur fut le premier Marien a prononcer ces veux solennels sur cette Règle le 06 Juin 1701 à Varsovie.

Comment prier ? Faire le signe de la croix et réciter un « Notre Père » et dix « Je vous salue Marie », en ajoutant chaque fois après les paroles « Sainte Marie, Mère de Dieu » une des vertus suivantes : 1. Vierge Pure 2. Vierge Prudente 3.Vierge très Humble 4. Vierge ferme dans la foi 5. Vierge joyeuse dans la louange 6 Vierge Obéissante 7. Vierge Pauvre. 8. Vierge Patiente 9. Vierge Charitable 10. Vierge Compatissante Finir avec : « Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit… » et la prière mariale :

 

V. De votre Conception ô Vierge Marie vous êtes Immaculée,
R. Priez pour nous le Père, vous qui avez mis au monde son Fils Jésus.

 

Prions

 

Ô Père, Vous qui avez préparé la Vierge Marie à devenir une Mère digne de Votre Fils et qui lui avez permis de prendre part, à l’avance, au Salut que le Christ a apporté par Sa mort, Vous qui l’avez préservée du péché depuis le moment de Sa Conception ; aidez-nous, par ses ses prières, à vivre sans péché en Votre présence. Nous Vous le demandons au Nom de Jésus le Christ, Notre Seigneur. Amen.


V. Que la Conception Immaculée de la Vierge Marie.

R. Sois notre Force et notre Protection.

 

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Litanies du Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie Papczyński

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez nous.

Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie Immaculée, Mère et Reine des Mariens, priez pour nous.

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie Papczyński, priez pour nous.

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, enthousiaste de la croix du Christ,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, vivant image du Christ soufrant,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, prêt à donner sa vie pour le Christ et pour la Foi,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, adorateur du Saint Sacrement,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, docile à l’inspiration du Saint Esprit,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, fils préféré de Marie Vierge Immaculée,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, promoteur du Mystère de l’Immaculée Conception,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, fidèle imitateur des vertus de l’Immaculée, Mère du Christ,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, Fondateur des Mariens,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, apôtre de l’amour de Dieu et du prochain,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, homme de grande confiance,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, exemple de chasteté, de pauvreté et d’obéissance,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, défenseur ardent de la pauvreté évangélique,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, exemple de vie de conversion permanente et de pénitence,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, serviteur de la Miséricorde Divine,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, ardent intercesseur pour les âmes du purgatoire,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, accompagnateur des mourants sur le champ de bataille,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, soucieux ami des pauvres,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, apôtre de l’abstinence,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, sage directeur des consciences,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, maître de prière et de la vie spirituelle,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, infatigable annonceur de la Parole de Dieu,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, enseignant des vérités et des chemins de sainteté,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, artisan de paix et de la réconciliation,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, joie et fierté de la terre polonaise,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, missionnaire, portant l’espérance et le salut pour les païens,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, défenseur de la vie conçu dans le sein maternel,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, intercesseur auprès de Dieu,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, guide sur vers la maison du Père,

Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie, joie du Christ et de la Vierge Immaculée au Ciel,

 

Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, ayez pitié de nous.

 

V. Voila le Serviteur fidèle et prudent,

R. Comblé de gloire par le Seigneur

 

Prions

 

O Dieu, qui avez appelé le Bienheureux Stanislas de Jésus et Marie pour la promotion du culte de l’Immaculée, Mère de Votre Fils, ainsi que pour aider les âmes du Purgatoire, faites, nous Vous en supplions, que par son exemple et par son intercession, nous aspirions à la sainteté en accomplissant les œuvres de miséricorde et en Vous rendant la gloire. Par Jésus, le Christ Notre Seigneur.

 

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Pour approfondir

www.stanislawpapczynski.org

24 avril 2012

La Servante de Dieu Mère Marie de la Ferre

Marie de la Ferre 2

La Servante de Dieu Mère Marie de la Ferre

Première Supérieure de l'Hôtel-Dieu de la Flèche,

Fondatrice des Religieuses Hospitalières de Saint Joseph

1592-1652

 

Son enfance

 

Marie de La Ferre, issue d'une noble famille du Poitou, naquit en 1592, au manoir seigneurial de La Ferre; et tout annonça par les grâces qui brillèrent en elle qu'elle était appelée à remplir une grande mission: Elle perdit sa mère en bas âge, mais elle eut dès lors le bonheur de se trouver sous la protection spéciale de l'auguste Mère de Dieu. La Vierge Immaculée fit entendre de bonne heure à son jeune cœur des leçons de sagesse et de piété qui portèrent d'heureux fruits. La première et la plus importante fut un attrait intérieur qui l'attacha à Jésus-Christ, caché dans le saint Tabernacle.

 

Danger quelle court de perdre la foi

 

Sous la protection de la divine Marie qui daignait protéger ses jeunes années, elle échappa à l'imminent danger qu'elle courut de perdre la foi. Car une belle-mère calviniste fit tout en son pouvoir pour lui arracher ce précieux trésor, et lui faire perdre les attraits qu'elle ressentait pour la vertu. Elle eut alors beaucoup à souffrir pour se conserver dans ses bonnes dispositions. Cette dure épreuve la rendit plus ferme dans l'accomplissement de ses devoirs religieux, et ne servit pas peu à lui faire apprécier de plus en plus les avantages de la vertu.

 

Danger qu'elle court de se perdre à son entrée dans le monde

 

Un autre danger non moins à craindre attendait la jeune Marie à son entrée dans le monde. Une de ses tantes, touchée de ce qu'elle avait à souffrir de la part de sa belle-mère, la prit chez elle, dans le Château de Ruigné, près la Flèche, qu'elle habitait. Cette dame n'avait point d'enfants, et voyant sa jeune nièce richement ornée de ces belles qualités qui pouvaient la faire briller dans le grand monde, la lança malgré elle dans la haute société, afin de lui procurer un parti avantageux. Elle y fut, en effet, l'objet des plus honorables recherches; et elle s'y complut un instant. Mais bientôt la bienheureuse Vierge qui l'avait adoptée pour sa fille bien-aimée, lui fit apercevoir le danger où elle était de se perdre en suivant une telle voie. Elle recula, saisie d'horreur à la vue de l'abîme qui se creusait sous ses pieds, et reprit pour toujours la vie pure et simple pour laquelle notre Seigneur lui faisait sentir un attrait constant. Encore cette fois, elle eut pour rentrer dans la bonne voie et y persévérer de dures persécutions à souffrir. Mais, par la grâce divine qui la soutenait, elle triompha de tous les obstacles par sa fermeté, sa douceur et son dévouement. Elle eut ainsi le bonheur de gagner à la piété ceux qui avaient voulu l'en détourner.

 

Vertus qu'elle pratique dans le monde

 

Dieu, dont la providence est toujours admirable dans la sanctification de ses élus, avait préparé par les croix et les tribulations Marie de La Ferre au ministère de charité qu'elle devait remplir dans la Sainte Église pour le soulagement des misères humaines. Plus elle avançait dans la carrière de la vie, et plus elle se sentait pressée de ne vivre que pour l'amour de son Dieu, et pour le soulagement de ses membres souffrants. Aussi, se montrait-elle, en toute occasion, un ange dans sa famille et une vraie mère des pauvres. Elle était avide de payer en la personne des malades, les grâces insignes que le Seigneur lui prodiguait dans ses intimes communications, avide de lui gagner des âmes par le zèle ardent qui la dévorait; avide de mortifications, de pénitences et d'humiliations dont elle faisait ses délices, et éprise des charmes que lui faisait éprouver l'esprit d'abnégation et de sacrifice. En retour, favorisée par Dieu des dons célestes qu'il se plaît a répandre dans les âmes qui ne veulent vivre que pour lui, cette humble servante du Seigneur était en grande réputation de sainteté. Aussi, la voix publique la proclamait-elle communément « la sainte Demoiselle ».

 

Elle se consacre aux soins des malades et fonde pour les soigner la communauté des Religieuses Hospitalières de Saint Joseph

 

Telle était la vie sainte que menait Marie de La Ferre, lorsqu'en 1630, elle reçut du ciel une mission spéciale, celle de fonder une communauté de Religieuses Hospitalières, pour honorer la sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, pour le soin des malades, sous la protection du glorieux Époux de la Vierge immaculée. La divine Providence lui adjoignit, pour l'aider à faire cette grande œuvre, Monsieur Jérôme Le Royer de la Dauversière, qui, quoique vivant au milieu du monde, était tout occupé des œuvres de Charité. Dans une communion faite avec des dispositions extraordinaires, la servante de Dieu connut plus clairement encore la volonté divine, qui l'appelait à fonder une communauté nouvelle. La vive impression qu'elle ressentit alors resta à jamais gravée dans son âme et lui indiqua l'esprit du Seigneur dont elle devait être animée toute sa vie dans ce qu'elle avait à entreprendre pour la fondation de sa congrégation religieuse.

 

Bénédictions que le Seigneur répand sur la nouvelle communauté

 

La communauté nouvelle formée à la Flèche, après s'être exercée à la pratique de toutes les vertus religieuses pendant plusieurs années, fut canoniquement instituée en 1643. Les bons sujets qui se présentèrent tout d'abord, pour embrasser le nouvel institut, montrèrent qu'il était selon la volonté de Dieu, qui se plut à lui faire porter les plus heureux fruits en l'arrosant de la rosée céleste. On demanda de toutes parts des essaims de cette ruche bénie ; et, en 1651, la Mère de La Ferre en conduisit un elle-même à Moulins. Elle y gagna bientôt l'estime et la vénération universelle. Des postulantes de choix se présentèrent en foule ; des fondations en faveur des malades et des orphelins se multiplièrent, au nombre desquelles il faut ranger celle de Montréal, qui se fit plus tard au milieu des plus pénibles sacrifices et avec des difficultés de tous genres. Aussi, fut-elle accompagnée de bénédictions particulières, comme le prouvent les fruits abondants qu'elle n'a cessé de produire.

 

L’Hôtel-Dieu de Moulins est visité par une terrible épidémie, et la Mère de La Ferre y meurt victime de sa charité

 

En 1652, une inondation de l'Allier ayant envahi les plus bas quartiers de la ville de Moulins habités par les indigents, une épidémie pestilentielle s'y déclara. Les malades arrivèrent en foule à l'Hôtel-Dieu, et y communiquèrent bientôt la contagion aux Hospitalières. Seule épargnée d'abord, leur mère ne cessa pendant deux mois de passer jour et nuit, sans trêve ni repos, du chevet des malades de l'hôpital aux lits de ses sœurs; et quand elle vit celles-ci rendues à la vie, elle se coucha pour mourir. Mais son âme resta ferme, et de sa bouche expirante sortirent ces touchantes paroles: « Quel bonheur, ô mon Dieu, de vous aimer toute une éternité ! » C'était le 28 juillet 1652.

 

Dieu fait éclater les mérites de son humble servante

 

Après sa mort, ses traits s'imprégnèrent d'une céleste beauté. Revêtue de son habit religieux, et embaumée du seul parfum de ses vertus, elle fut exposée dans l'église de l'Hôtel-Dieu jusqu'au moment de l'inhumation : la foule ne cessa de l'entourer et de lui prodiguer les pieux honneurs que les restes des saints ont le privilège d'inspirer; et, malgré ce concours, malgré la chaleur de la saison et la putridité de la maladie, cause de décès, le corps de la Mère de la Ferre fut déposé en la terre sans qu'aucune trace de décomposition s'y fût montrée, et sans avoir exhalé d'autre odeur que celle de la sainteté. Mais ce qu'il y a de plus surprenant encore, c'est que six ans et demi plus tard, c'est-à-dire le 19 décembre 1638, M. Le Royer, voulant procéder à l'exhumation du corps de cette tendre mère des pauvres malades, qui avait été victime de sa charité, sa dépouille mortelle toute entière reparut au jour parfaitement conservée, telle que la terre l'avait reçue le jour de sa sépulture. En faisant ainsi exhumer le corps de la Mère de La Ferre, M. Le Royer avait l'intention de partager ses restes vénérables entre les diverses maisons de son institut. Il fut saisi d'admiration en voyant que ce corps avait été ainsi conservé; mais persistant néanmoins dans son dessein, il confia à la chaux la dénudation des ossements, interdite à la corruption. Il fallut en employer, à diverses reprises, une énorme quantité et faire ainsi, en quelque sorte, violence au ciel.

 

Maximes et avis de Mère de la Ferre

 

« Souvenez-vous sans cesse, disait notre digne Fondatrice, de vivre d'une manière digne de votre sublime vocation; vous êtes les filles de la Sainte et paisible Famille, de Jésus, Marie, Joseph; ce sont là les grands et excellents modèles que vous devez tâcher de copier, autant qu'il est possible à une faible créature ».

« Que rien de créé ne vous arrête ici-bas; veillez continuellement sur vos pensées et sur vos affections, afin que vous n'en ayez que de Dieu ou pour Dieu ». « Souvenez-vous, mes filles, que nous serons jugées sur nos Règles!... »

« Que l'Humilité, la Charité, l'union des cœurs, et les autres vertus qui conviennent à votre état, soient l'étude principale de votre vie ».

« Aimez votre sainte vocation, aimez, vos règles; elles sont de Dieu vous n'en pouvez douter; aimez-les donc et. pratiquez-les avec exactitude ! ».

 Marie de la Ferre

Prière pour demander la glorification de Mère Marie de la Ferre

 

Dieu qui êtes infiniment saint et la sainteté même, et qui faites briller la sainteté dans toutes vos œuvres, daignez avoir pitié de nous qui ne sommes que des pécheurs, et par conséquent très indignes d'être soufferts en votre sainte présence. Nous nous présentons devant votre terrible majesté, quoique nous soyons écrasés sous le poids de nos misères. Ce que nous osons toutefois vous demander avec une entière confiance, c'est la glorification de votre humble servante, Marie de La Ferre. Oui, ô Dieu tout bon et miséricordieux, ce que nous vous demandons, c'est que vous daigniez la glorifier aux yeux des hommes, en nous accordant les grandes grâces que nous sollicitons par son intercession, afin que la sainte Église puisse juger par les prodiges qui se feront par l'invocation de son nom, que vous l'avez introduite dans vos saints Tabernacles, et qu'elle peut sans crainte de se tromper lui décerner les honneurs de l'autel et faire briller sur son front l'auréole de la sainteté. Nous sollicitons cette insigne faveur par Jésus, Marie et Joseph, qu'elle a tant honorés et qu'elle a si puissamment contribué à faire honorer jusqu'aux extrémités de la terre. Ah ! puissions-nous un jour l'honorer publiquement, comme mère compatissante de tous les pauvres malades. Ainsi soit-il.

 

N. B. Si le Ciel daignait accorder quelque faveur signalée par l'intercession de la très honorée Mère Marie de La Ferre, on vous prie d'en informer les Religieuses Hospitalières de Saint Joseph.

 

Textes extraits de « Neuvaine à la très honorée Mère Marie de la Ferre », Montréal, Beauchemin et Valois, 1880

 Marie de la Ferre 3

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29 février 2012

Sainte Godeliève

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Sainte Godeliève

Sainte Patronne des époux malheureux

+ 1070

Fête le 6 juillet

 

Vers l'an 1049, sous le règne d'Henri Ier, naquit Godeliève Si vous allez en Belgique, à Gistel, non loin de Bruges, vous y découvrirez un culte très vivant aujourd'hui en Flandre. Son père s'appelait Hemfrid, il était seigneur de Wierre-Effroy, dans le Boulonnais. Sa mère s'appelait Ogine. Ils eurent trois filles : Ogine, Adèle et Godeliève Ils habitaient le château de Wierre à Longfort. Parvenue à l'âge de jeune fille, Godeliève était charmante, intelligente, gracieuse et très belle. Sa chevelure était noire. Mieux qu'aucune jeune fille, elle maniait le fuseau et l'aiguille. La réputation de sa sagesse et de sa beauté se répandirent jusqu'aux confins du pays. Un jeune seigneur flamand, Bertholf de Ghistelles, entendit parler d'elle et se jura de l'épouser. Il se rendit à Longfort et la vue de Godeliève lui fit tant impression qu'il se déclara de suite. Mais Hemfrid, son père, répondit qu'il ne voulait pas contrarier sa fille qui désirait devenir religieuse. Bertolf rentra à Ghistelles et sut mettre le comte de Flandre Beaudoin, son parent, dans ses desseins. Après l'intervention de Beaudoin auprès du comte Eustache de Boulogne, et par son intermédiaire, à Hemfrid, Godeliève donna son consentement pour de pas déplaire à ses parents. Ce ne fut pas sans pleurer que Godeliève quitta ses parents. Bertolf avait souvent parlé de sa mère à Godeliève et de la tendresse qu'elle avait pour son fils. Godeliève se proposa de la regarder comme sa propre mère et d'avoir la tendresse d'une fille. Arrivés au château, Bertolf présenta Godeliève à sa mère. Pénétrée par la jalousie, elle dit « Que nous amenez-vous là ? Nous avons assez de corneilles dans notre pays, sans que vous alliez de si loin chercher celle-ci !... » Elle les quitta les laissant dans une grande stupéfaction.

Dès ce moment, Bertolf sentit s'éteindre le feu de son amour pour Godeliève Le soir, voyant Godeliève laissant flotter ses cheveux noirs, la mère de Bertolf entra dans une rage violente, disant à ses femmes de chambre : « Voyez la belle corneille que mon fils s'est choisie. Il a déshonoré notre maison. Honte et malédiction sur toi Bertolf, tu feras le tourment de ma vie, maudit sois-tu mille fois ! » Il faut se souvenir que Bertolf était de race Nortmanne ou Germanique et que, comme tous les hommes de cette race, il avait une haute stature, les yeux bleus et les cheveux blonds. Godeliève était née dans le Boulonnais longtemps occupé par les Romains. Comme ces conquérants avaient les cheveux noirs, on peut penser que du sang Romain coulait dans ses veines. Cela explique en partie l'antipathie de la mère de Bertolf. Bertolf finit par avoir horreur de son mariage et songea à le faire casser. Sa mère lui conseilla de partir en voyage. Elle s'occuperait de Godeliève Prenant prétexte que Bertolf était parti en pèlerinage à Notre Dame de Bruges, pour que sa femme soit féconde, la mère commença à persécuter Godeliève Elle l'injuria, la traitant de corneille, l'obligeant à rendre tous ses bijoux. Puis elle conduit Godeliève dans une cellule du château en lui imposant une jeune fille comme aide mais aussi espion et qui lui apporterait à manger. Les valets étaient chargés de l'injurier au passage. Godeliève ne cessait cependant de prier pour ses persécuteurs. Bertolf revint mais influencé par sa mère, il adopta la même attitude qu'elle en injuriant et repoussant Godeliève La mère redoubla ses injures et ses coups, Bertolf faillit avoir pitié mais sa mère clama que cette fille était tout juste bonne à chasser les corneilles

Elle fut donc envoyée dans les champs pour chasser les corneilles avec la servante qui lui était adjointe. Bertolf, de son côté, courait de ville en ville en répandait de noires calomnies sur sa femme. Mais personne n'y croyait. Une femme touchée de compassion vint trouver Godeliève et la supplia de rentrer chez ses parents. Elle sut faire de la servante sa complice et toutes deux partirent à la dérobée vers Longfort. Au château, personne ne la reconnut tant les mauvais traitement l'avait défigurée. Quand elle se nomma, son père Hemfrid se mit en colère et parti se plaindre à Beaudoin comte de Flandres. Mais Beaudoin pensa qu'il s'agissait là d'une affaire ecclésiastique et lui proposa d'aller trouver l'évêque de Tournai et de Soissons. Celui-ci lança un mandement enjoignant à Bertolf de reprendre sa femme et de vivre en bonne intelligence avec elle. Bertolf effrayé rejeta tout sur sa mère et promis de respecter le mandement. Godeliève retourna donc à Gistelles mais pour y retrouver la même vie : la cellule, peu de nourriture, les injures.

Un an passa, Bertolf et sa mère, furieux de voir qu'ils n'arrivaient pas à se débarrasser de Godeliève décidèrent d'utiliser un moyen violent. Il feignit de se repentir de sa conduite en prétextant qu'une maladie s'était jetée sur lui. Il promit de vivre avec elle comme au premier jour. Godeliève étonnée mais confiante, s'habilla magnifiquement pour plaire à son mari. Cela dura huit jours. Puis Bertolf lui confia qu'il avait fait appel à une matrone pour le guérir de ses mauvais penchants et lui proposa d'être aussi introduite auprès d'elle. Le soir, Il monta sur son cheval et partit vers Bruges afin de ne pas être soupçonné de complicité du crime qu'il avait ordonné. Godeliève qui avait passé la soirée dans la chapelle, rentra dans sa chambre et s'endormit. Peu de temps après, on frappa à sa porte pour l'avertir de ce que la femme dont Bertolf lui avait parlé était là et voulait la voir. Godeliève ouvre la porte et se dispose à s'habiller. « Non madame, dirent les scélérats, c'est en négligé et avec vos cheveux épars qu'elle veut vous voir. » Godeliève, vêtue de sa tunique s'empressa de descendre. A peine est-elle dans la cour que des hommes se lancent sur elle et l'étranglent avec une nappe longue et étroite. Godeliève ne poussa pas un seul cri. Elle perdit en même temps la voix, le souffle et la vie. Comme le sang lui sortait pas les yeux, la bouche et les narines, les bourreaux la jetèrent dans le puits de la cour, puis, après l'avoir lavée, la couchèrent dans son lit pour faire croire qu'elle était morte naturellement.

Ceci se passa dans la nuit du 6 au 7 juillet 1070. Le matin, les domestiques trouvèrent le cadavre et remarquèrent les traces d'étouffement. Bertolf rentra dans la journée et feignit le désespoir. Sa mère fit de même. Mais ils ne trompèrent personne. Ensuite, Bertolf contracta une seconde union. Mais il eut de cette femme une fille aveugle de naissance. Bertolf y vit la punition de son crime. A l'âge de 9 ans, la petite fille qui avait entendu parler de Godeliève et de ses qualités, se prit à l'aimer tendrement et la priait tous les jours. Un matin, elle prit de l'eau du puits dans lequel avait été jeté Godeliève et s'en frotta les yeux puis recouvrit la vue. Bertolf n'en fut que plus mortifié. Il partit à Rome pour obtenir le pardon, de son crime et finit ses jour dans un monastère où il observait la plus grande pénitence. Godeliève est invoqué par les femmes qui sont maltraitées par leur mari ou par celle qui ont un mari de mauvaise humeur. On l'invoque aussi contre les maux de gorge et l'esquinancie. On la représente avec un linge tordu autour du cou ou avec une corde. Elle porte généralement un morceau de pain qu'elle donnait aux pauvres.

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Prières à Sainte Godeliève

 

Sainte Godeliève, qui, dans les plus douloureuses circonstances, avez brillé par votre bonté et votre patience, apprenez-nous à être bons pour les autres, et surtout pour ceux qui souffrent. Secourez-nous quand nous sommes atteints de maux de gorge ou de la vue. Protégez nos familles ; faites qu'elles demeurent toujours unies et fécondes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Sainte Godeliève, qui, dans les plus douloureuses circonstances, avez brillé par votre bonté et votre patience, apprenez-nous à être bons pour les autres, et surtout pour ceux qui souffrent. Secourez-nous quand nous sommes atteints de maux de gorge ou de la vue. Protégez nos familles ; faites qu'elles demeurent toujours unies et fécondes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Daigne Seigneur, exaucer nos prières, et fais que, célébrant avec ferveur le courage et les souffrances de la bienheureuse Godeliève, Ta vierge et martyre, nous soyons, par son intercession, embrasés de Ton amour et conduits au bonheur des récompenses promises à ceux qui T'aiment. Par notre Seigneur.


Père Tout Puissant et Bon, qui a mené sainte Godeliève à Ta gloire par les voies de l'épreuve, et qui, pour toutes ses vertus, l'a 4 fois couronnée, accorde-nous la grâce par son intercession, de pouvoir suivre le voie qu'elle nous a tracée et de pouvoir participer au bonheur éternel dont Tu l'a récompensée. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

 

Nous vous en prions, Dieu tout-puissant, faites qu'après avoir honoré sans cesse les glorieuses souffrances de sainte Godeliève, nous méritions son intercession auprès de vous, afin d'obtenir de votre bonté et par ses prières la guérison que nous sollicitons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

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Sainte Godeliève, qui avez une grâce spéciale pour guérir des maux de gorge, priez pour nous qui vous invoquons avec confiance.

 

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