23 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

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Vingt-quatrième jour

24 avril

 

« J'ai soif ! »

 

Prélude : Un soldat présente à Jésus-Christ, au bout d'un roseau, l'éponge imbibée de vinaigre.

 

Méditation

 

La soif que Jésus endura sur la croix fut un de ses plus grands tourments. Les peines et les fatigues excessives qu'il avait souffertes depuis la veille au soir, sans aucun repos ni rafraîchissement, avaient allumé un feu dévorant dans ses entrailles.

Admirable charité du Fils de Dieu, dont le souvenir doit nous être présent quand nous prenons part à quelque festin !

Souvenons-nous alors de Jésus crucifié et consumé par les ardeurs de la soif. Le Maître souffre et le serviteur ne songe qu'à ses plaisirs !

Souvenons-nous de tant de pauvres qui languissent dans une indigence pire que les maladies et que la mort. Craignons que Dieu ne nous dise un jour : « J'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire ».

Souvenons-nous du mauvais riche, qui brûle dans les flammes et demande sans cesse une goutte d'eau qu'on ne lui donnera ja- mais. Craignons de partager ses tourments, nous qui goûtons les mèmes délices.

Jésus se plaint de la soif, non point pour être soulagé, mais pour goûter le vinaigre qu'il prévoyait devoir lui être donné et accomplir ainsi les prophéties qui avaient prédit ce tourment.

Il se contente de déclarer sa soif, sans demander à boire, pour nous apprendre à surmonter nos peines et à exposer nos besoins, avec résignation et sans empressement.

Il ne la déclare qu'à l'extrémité, pour exercer sa patience et pour nous laisser la preuve de ce qu'il souffre pour nous.

Il la déclare d'un seul mot, mais d'un mot qui comprend trois grands mystères touchant la soif spirituelle de son âme, incomparablement plus grande que celle de son corps, savoir : le désir ardent qu'il a d'accomplir toutes les volontés de son Père, le désir qu'il a de souffrir pour nous et le désir qu'il a du salut de nos âmes.

Mais, quand il a parlé de la soif qui le dévore, les soldats, s'approchant de lui, l'insultent et lui présentent du vinaigre.

Hélas ! vous ne satisfaites guère mieux à la soif qu'il endure pour les pauvres, qui sont ses membres. Vos refus et vos paroles dures lui sont plus amères que le fiel et le vinaigre.

Vous l'affligez encore plus dans la soif. spirituelle de son âme. Au lieu des vertus qu'il vous demande vous ne lui donnez que des vices et des défauts. Au lieu des larmes d'un cœur contrit, vous ne lui donnez que la boue d'un cœur charnel et terrestre.

Âmes ingrates, pensez à ce que vous faites, quand vous offensez Dieu : vous lui donnez à boire du fiel et du vinaigre, en récompense de tant de sang qu'il a versé pour vous et de tant de tourments qu'il a endurés.

 

Pratique : Travailler au salut des âmes, en vue d'apaiser la soif de Jésus crucifié.

Bouquet spirituel : « J'ai soif ! »

 

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22 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

Crucifixion

 

Vingt-troisième jour

23 avril

 

Trois heures sur la Croix

 

Prélude : Adorons Jésus silencieusement sur la croix ; il prie et il pleure.

 

Méditation

 

Jésus demeure trois heures dans les ténèbres, car, à midi, les ténèbres couvrirent la terre jusqu'à trois heures, et le soleil s'obscurcit. Au moment où toutes les perfections du Verbe incarné sont comme anéanties, le soleil devait s'éclipser. C'était une image et un symbole, car la sagesse divine s'était cachée sous la folie de la croix, la force de Dieu sous sa faiblesse, sa gloire sous les opprobres, son innocence sous le supplice d'un criminel, son immortalité bienheureuse sous les horreurs de la mort.

Quand le chef d'une famille meurt, toute la maison est en deuil : voilà pourquoi l'univers se couvre d'un voile obscur au trépas de son Créateur.

Quand Dieu viendra juger le monde, il y aura des signes dans le ciel et au soleil. n'est-il pas juste qu'il y en ait quand le monde juge son Dieu ?

Autrefois, les ténèbres palpables ne couvraient que l'Egypte, mais à présent, les ténèbres sont universelles, parce que tout le monde participe aux abominations de l'Egypte et les surpasse même par la grandeur du crime qui se commet en la personne de Jésus-Christ.

Jésus imposa silence à ses ennemis, pendant qu'il offrait le sacrifice de sa vie pour l'expiation de leurs crimes. C'est pour la même raison qu'il demeura lui-même trois heures dans le silence. recueilli en la présence de son Père et appliqué à l'oraison.

Par le silence qu'il commande à ses persécuteurs, il montre qu'il a le pouvoir d'un Dieu à qui rien ne peut résister. Par le silence qu'il observe lui-même, il montre qu'il en a la bonté, car nul autre qu’un Dieu n'eut pu exciter une si héroïque patience.

Jésus avait commencé l'œuvre de notre rédemption par une retraite et une oraison de trois heures, il veut aussi l'achever par un silence et une prière également le trois heures.

Marie était au pied de la croix. Elle put donc voir que Notre Seigneur priait avec larmes. Elle s'unit à ses sentiments, offrant à Dieu le sacrifice sanglant de son fils, compatissant à ses tortures, se résignant aux volontés du Père éternel, buvant à longs traits le calice amer qui lui était présenté.

Unissons-nous au Fils et à la Mère.

 

Pratique : Prier souvent en union avec Jésus sur la croix.

Bouquet spirituel : « Cette nuit sera ma lumière ».

 

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21 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

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Vingt-deuxième jour

22 avril

 

Marie

 

Prélude : La mère de Jésus est au pied de la croix, avec la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine.

 

Méditation

 

La plus grande preuve d'amour que l'on puisse donner à Jésus, c'est de le suivre à la croix. Ceux qui s'en approchent le plus sont ses plus grands et ses plus fidèles amis. Voilà pourquoi Marie est debout, au pied même de la croix.

Tout contribue à accroître sa douleur ; son amour, sa science des choses de Dieu, sa connaissance de la complexion délicate du Sauveur.

Aussi, son cœur est-il lui aussi crucifié par la véhémence de son amour, par la force de son esprit, par la compassion maternelle. Cette compassion est un affreux martyre, capable de lui causer la mort, si Dieu ne l'eût soutenue par miracle. Ô Reine des martyrs. faites que j'aime et que je souffre à votre exemple ; faites que l'amour nous soit donné par la croix, puisque l'amour nous a donné la croix ; faites que j'aime tout ce qui me vient de Dieu, jusqu'à la souffrance et à la mort.

Considérons les vertus que Marie pratique au pied de la croix. Le moment est favorable, puisque c'est dans les plus grandes souffrances que l'on pratique les plus héroïques vertus.

Au pied de la croix, la bien- heureuse Vierge exerce une ardente charité, en consentant à la mort de son Fils, avec une admirable conformité aux desseins de Dieu, pour la gloire du Père céleste et le salut de tous les hommes.

Elle pratique une profonde humilité, en supportant tous les mépris et toutes les ignominies du Calvaire.

Elle fait paraître une âme constante et une patience invincible, en se tenant debout au milieu de cette horrible tempête, comme un rocher au milieu des vagues.

Admirez son silence, son regard plein d'amour, son maintien résolu et courageux. Ah ! c'est qu'elle contribue à la rédemption des hommes, comme Eve avait contribué à leur perdition.

Au milieu de ses tourments, Jésus n'omet rien de son office de Sauveur. Il nous donne sa Mère en la personne de saint Jean, afin que nous soyons ses frères par son Père des cieux et par l'adoption de sa Mère de la terre.

Les paroles qu'il prononce alors opèrent ce qu'elles signifient, c'est-à-dire, qu'elles inspirent à Marie un amour maternel pour saint Jean et pour les hommes, et à saint Jean, en qui nous étions représentés, une affection filiale, pleine de confiance et de respect, pour cette divine Mère.

 

Pratique : Se renouveler dans la dévotion à la sainte Vierge, aux approches du mois de Marie.

Bouquet spirituel : « Voilà votre Mère ».

 

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20 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

XI

 

Vingt-et-unième jour

21 avril

 

Le bon larron

 

Prélude : Écoutons l'admirable colloque qui s'établit entre Jésus en croix et le larron crucifié à sa droite.

 

Méditation

 

Admirons tout d'abord la foi vive et pénétrante que Jésus inspire au bon larron. Il croit en Notre-Seigneur crucifié, au moment même où tout semblerait devoir le scandaliser, lorsque les Juifs le crucifient, lorsque les Pharisiens le blasphèment, lorsque les apôtres chancellent dans la foi et se cachent.

En second lieu, il le remplit d'une ferme confiance, d'autant plus méritoire qu'elle semble avoir moins d'appui. Le mourant espère que Jésus mort le sauvera. le pécheur attend son pardon de celui qui vient de prier pour ses ennemis.

Enfin, il allume dans son cœur une très ardente charité envers Dieu, dont il soutient l'innocence contre les Scribes et les Pharisiens ; envers le prochain, puisqu'il lui inspire de prêcher son compagnon qui blasphème.

À ces trois grandes vertus, ce voleur repentant ajoute une profonde humilité, un parfait mépris du monde et de la vie présente, une patience héroïque et une sincère pénitence qui le porte à confesser publiquement ses péchés  pour en obtenir le pardon du prêtre de la loi de grâce.

Combien Jésus est bon et libéral envers ceux qui l'invoquent ! Ce larron lui demandait un souvenir, quand il serait venu dans son royaume, et Jésus lui offre son royaume mème. Il donne avec surabondance, il donne sans délai et lui promet qu'il sera aujourd’hui même au paradis. Il donne sans envie ni égoïsme, partageant sa béatitude céleste avec un larron. Il donne sans regret ni repentir, car il a conçu de toute éternité le dessein de rendre les hommes heureux, et il veut le réaliser.

Apprenons à ce spectacle que nous avons un bon maître et qu'il y a un grand avantage à le servir, puisqu'il oublie ses tourments pour écouter un pauvre pécheur ; il se tait devant les malédictions et répond doucement à cette humble prière ; il pardonne sur un mot de repentir.

Apprenons aussi qu'il fait bon porter la croix de Jésus-Christ. Tous portent la croix ici-bas : les saints avec amour, les pénitents avec résignation, les réprouvés avec impatience et désespoir. Choisis, ô mon âme, la croix que tu aimes le mieux !…

Apprenons encore qu'il est important pour le salut de se servir de l'occasion que Dieu nous présente et de faire un bon usage de la grâce.

Apprenons enfin à unir la confiance à la crainte. Qui n'espérerait, en voyant le bon larron sauvé pour un acte de repentir à l'heure de la mort ? Qui ne craindrait, en voyant que de deux criminels il n'y en a qu'un de sauvé ?

 

Pratique : Faire de bonne heure ce que le larron converti fit à l'heure de la mort, de peur d'être surpris.

Bouquet spirituel : « Tu seras avec moi dans le paradis ».

 

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19 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

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Vingtième jour

20 avril

 

« Pardonnez-leur ! »

 

Prélude : Jésus en croix lève les yeux au ciel et prie avec ferveur.

 

Méditation

 

« Mon Père, dit Jésus, pardonnez-leur, parce qu'ils ne savent ce qu'ils font ! » Cette prière est admirable en toutes ses circonstances. Elle est la première d'un Dieu mourant, qui prie pour ceux qui lui arrachent l'honneur et la vie.

C'est la première parole qu'il profère sur la croix, avant de penser à sa mère, à ses amis, à lui-même. Oubliant ses propres intérêts, il donne ses premiers soins à ceux qui en ont le plus besoin, quoiqu'ils le méritent le moins.

Quelle consolation pour une âme faible et pécheresse que ces douces et amoureuses paroles : « Père, pardonnez-leur, parce qu'ils ne savent ce qu'ils font ».

C'est un Fils très aimé qui prie pour ceux qui le sacrifient ; que ne fera-t-il donc pas pour ceux qui veulent le servir ?

C'est le souverain sacrificateur qui s'interpose pour les pécheurs ; que peut craindre celui qui a la prière de Jésus-Christ crucifié pour bouclier contre la justice de Dieu ?

N'ayant que les yeux et la langue de libres, il pleure et il prie pour ceux qui le font mourir. Il pleure par miséricorde, il prie avec une voix toute-puissante qui obtient le pardon à ses ennemis.

Quel cœur pour endurci qu'il puisse être, ne sera touché et vaincu par la force et la vertu de ces paroles ?

Si vous avez de la peine jamais à oublier l'injure que vous avez reçue, je ne vous demande que trois minutes pour considérer quel est celui qui a prié sur la croix, quel tort on lui avait fait, et comment il pardonne.

Ô mon doux Sauveur, serais-je insensible à la douceur de vos attraits ? Votre parole, qui convertit les cœurs les plus durs, ne fera-t-elle point d'impression sur le mien ? Deviendrai-je seul insensible, dans mon opiniâtreté, pendant que vous attirez tout à vous par la chaleur de votre ardente charité ?

Ô Père des miséricordes, ne le permettez pas. Mais, comme vous avez pardonné si généreusement à vos ennemis, faites que je pardonne, pour l'amour de vous, à tous ceux qui me persécutent, afin que vous me pardonniez mes péchés, qui sont la cause de votre mort. C'est moi, seigneur, qui vous ai crucifié et qui renouvelle si souvent l'ignominie de votre passion par mes infidélités. Faites donc que je participe au fruit de cette divine prière que vous fîtes pour vos meurtriers. Recommandez-moi à votre Père céleste ; et, quoique je sois indigne de la grâce que je vous demande, accordez au mérite de votre sang ce que vous refuseriez à mon ingratitude et à ma malice.

 

Pratique : Pardonnez les injures.

Bouquet spirituel : « Pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ».

 

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18 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

10

 

Dix-neuvième jour

19 avril

 

Le crucifiement

 

Prélude : Adorons Jésus en croix.

 

Méditation

 

Voici le lieu du combat le plus signalé qui fut jamais, où le Fils de Dieu triomphe de la puissance des ténèbres et met tous les hommes en liberté. Il est hors de la ville, parce que la victime doit être jetée hors du camp et qu'il faut se dégager du monde pour prendre part aux opprobres de la croix que l'esprit du monde ne peut goûter.

Quand il a dû recevoir les hommages des Anges et l'adoration des Rois, le Sauveur s'est caché dans une étable. Mais, quand il faut mourir sur un gibet, il choisit un endroit éminent et propre à publier partout son humiliation.

En échange du divin banquet qu'il leur prépare, les hommes lui présentent alors à boire le fiel et le vinaigre.

Puis, on le dépouille de ses habits. Il endure cette confusion pour expier l'impudence avec laquelle nous nous glorifions de nos péchés, pour nous rendre la grâce sanctifiante qui est la pourpre royale des élus, pour nous procurer la grâce du Saint Esprit et nous dépouiller du vieil homme, pour consoler les pauvres et obliger les riches à couvrir leur nudité.

Alors, les bourreaux commencent leur horrible besogne, Ils clouent d'abord une main ; puis, ils tirent l'autre avec violence et la percent également avec gros clou. Ils prennent ensuite les pieds et les fixent de la même manière à la croix. Les os se déboîtent, les nerfs se rompent, les veines s'ouvrent, le sang coule, et Jésus est muet. Couché sur le bois de la croix, transi de douleur, tremblant de froid, il lève les yeux vers le ciel et son Cœur vers le Père Eternel auquel il s'offre comme victime pour tous les péchés du monde.

Ayant cloué le Fils de Dieu à la croix, les bourreaux la soulèvent avec des cordes et la laissent retomber lourdement dans la fosse qu'ils avaient taillée dans le roc. À toutes ses secousses le Corps sacré de Jésus s'ébranle, se déchire, se désempare.

En cet état, il apparaît aux yeux du peuple, qui ne le distingue des deux larrons que par la couronne d'épines, par les blessures de son Corps et le titre de la Croix.

Contemplons Jésus en croix. Il baisse la tête pour nous donner le baiser de paix, il ouvre les bras pour nous embrasser, il a les mains percées et ouvertes pour répandre sur nous des torrents de bienfaits, ses pieds sont cloués pour nous attendre et demeurer avec nous. Donnons-nous tout à lui sans réserve, et,confiants en sa bonté qui lui fera oublier nos infidélités passées, proposons-nous avec sa grâce, de mieux faire à l'avenir.

 

Pratique : Saluer toujours le crucifix, quand on le rencontre sur son passage.

Bouquet spirituel : « Ils le crucifièrent ».

 

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17 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

Croix des Jeunes de Pléchatel

 

Dix-huitième jour

18 avril

 

Le chemin du Calvaire

 

Prélude : Contemplons Jésus marchant vers le lieu de son supplice en compagnie de deux scélérats, escorté de bourreaux et suivis d'une foule immense.

 

Méditation

 

Ô le funeste cortège ! Jésus s'achemine vers le calvaire, comme autrefois Isaac vers la montagne de son sacrifice. Il est en compagnie de deux voleurs, condamnés comme lui à la croix. Un héraut marche devant et publie le crime des coupables avec les motifs de leur condamnation. Les soldats suivent après, avec les magistrats du peuple juif, tant pour protéger l'exécution de la sentence que pour empêcher le tumulte. Les Scribes et les Pharisiens se répandent de tous côtés et se repaissent avec une joie inhumaine, des souffrances et des opprobres du fils de Dieu qui marche au milieu de tous ses bourreaux, comme un agneau qu'on mène à la boucherie.

Suivons Jésus avec amour et confiance, puisqu'il ne rejette pas la compagnie des pécheurs. Il n'est pas difficile de trouver le chemin par où il va au Calvaire qui est le vrai chemin du salut : il l'a marqué de son sang. Vous le verrez tomber à chaque pas qu'il fuit, dans la boue des sentiers, pour vous laisser, partout où il passe, de sensibles traces de son amour.

Hélas ! Rien n'est plus noble, plus sacré, plus précieux que le sang qu'il verse à profusion pendant tout le cours de son voyage. Et néanmoins, il est foulé aux pieds, ce sang divin, par ceux-là mêmes pour qui il le répand.

Combien de fois l'ai-je foulé, moi aussi aux pieds ? Autant de fois que je suis tombé dans mes mauvaises habitudes.

Pendant que Jésus va s'immoler pour nous sur le Calvaire et qu'il nous marque le chemin avec son sang, plusieurs le suivent jusqu'au lieu du supplice, mais il y en a peu qui compatissent à ses douleurs.

Il ne se trouve qu'une Véronique, qui lui présente un linge pour essuyer son visage, et quelques autres femmes qui pleurent de tendresse et de compassion.

Jésus récompense Véronique en imprimant son visage adorable sur le voile qu'elle lui a prêté.

Après avoir contemplé ce sanglant portrait des souffrances de Jésus et demandé à notre divin Maître d'imprimer dans notre cœur son image, écoutons les salutaires avis par lesquels il récompense les autres femmes de leur dévotion compatissante.

Il ne leur défend pas de pleurer sa passion, car elle est digne d'un océan de larmes et tous les Saints ont aimé à pleurer sur la mort de Jésus. Mais, il les avertit de pleurer leurs péchés pour lesquels il endure toutes ses peines et les châtiments effroyables dont elles sont menacées.

« Ne pleurez pas sur moi, mais sur vous », Hélas ! Le monde pleure souvent sur les autres, et il ne pleure pas sur l'âme. Il pleure pour un criminel qu'il voit mener au supplice. Il ne pleure pas pour un blasphémateur qui va tomber dans l'enfer.

 

Pratique : Pleurer sur les péchés qui ont été la cause des douleurs de Jésus-Christ.

Bouquet spirituel : « Filles de Jérusalem, pleurez sur vous ».

 

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16 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

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05

 

Dix-septième jour

17 avril

 

Simon de Cyrène

 

Prélude : Les juifs, contraignent un passant, nommé Simon le Cyrénéen, à porter la croix avec Jésus.

 

Méditation

 

Avec quelle rigueur on traîne Jésus vers le Calvaire ! Le bourreau le tire par force avec une grosse corde. La croix pèse tellement sur épaules, qu'elle meurtrit sa chair. Il n'en peut plus tant il est accablé, et néanmoins il marche comme il peut, résolu à supporter cet horrible martyre, jusqu'à ce que les forces lui manquent. Enfin, il est contraint de succomber sous cet affreux fardeau, et de souffrir l'insolence de bourreaux qui le pressent à coups de fouets et d'aiguillon, pour se relever.

Ne vous plaignez donc plus à l'avenir que vous êtes trop chargés ; faites ce que vous pourrez, et, si les hommes ne s'en contentent pas, consolez vous sur l'exemple de Jésus-Christ, qui souffre sans que personne en ait pitié, qui travaille pour le salut de tout le monde, sans que personne lui en sache gré, qui succombe sous le poids de la croix. Il est tellement affaibli par les tourments précédents qu'il chancelle à chaque pas. Comme ses forces défaillent et déclinent visiblement, ils sont contraints de lui donner secours, non point tant pour le soulager que pour prolonger son supplice, craignant qu'il ne meure avant d'être crucifié.

Jésus n'ignore pas leur dessein ; mais comme il n'a point rejeté le fardeau qui devait l'accabler, il ne refuse point non plus le soulagement qui ne doit servir qu'à le faire languir plus longtemps et à lui faire endurer de plus grands tourments.

Est-ce ainsi que je porte ma croix ? Est-ce ainsi que je m'en décharge ? Est-ce dans cet esprit que je mate mon corps et que je subviens à ses besoins ? Il faut lui procurer du repos, dans l'intention de le faire travailler davantage et le rendre apte à procurer de plus grands services à Dieu, à l'Église et au prochain.

Au contraire, ne suis-je pas trop indulgent pour moi-même et trop sévère pour les autres, semblable à ces Pharisiens qui imposaient au peuple des fardeaux insupportables qu'ils n'eussent pas voulu toucher seulement du doigt.

Pense souvent, ô mon âme, à ce lourd fardeau de la croix de Jésus. Tu peux le soulager en trois manières, qui lui seront toutes trois très agréables : la première, en te déchargeant de tes défauts par la mortification et la pénitence ; la seconde, en secourant ses membres affligés qui sont les pauvres; la troisième, en prenant soin de son troupeau, et travaillant au salut des âmes qui sont ses ouailles et que ce divin pasteur a rachetées de son sang.

Il ne se trouve personne qui ose ou qui veuille toucher la croix pour soulager le fils de Dieu dans extrême faiblesse. C'est parmi les Juifs un objet de malédiction, que tout le monde fuit avec horreur. Il faut qu'un étranger s'en charge, et encore ne le fait-il que par force.

Ô mon doux Jésus, ne regardez pas mes inclinations, mais considérez uniquement mon salut ; non ce qui me plaît, mais ce qui vous est agréable ; non que je demande, mais ce qui m'est nécessaire. Prenez mon cœur, changez ma volonté, forcez mes inclinations rebelles.

 

Pratique : Baiser souvent la croix avec respect, reconnaissance et amour.

Bouquet spirituel : Ils le contraignirent à porter la croix de Jésus.

 

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15 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

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Seizième jour

16 avril

 

La Croix

 

Prélude : Adorons humblement la Croix sur laquelle Jésus va bientôt être immolé !

 

Méditation

 

Pilate leur ayant livré Jésus, ils le prirent et l'emmenèrent, sans que personne songeât à le défendre et sans que ce doux agneau leur imposât la plus petite résistance. Puis, ils le dépouillèrent de sa robe de pourpre et lui rendirent ses habits ordinaires, afin qu'il pût être reconnu de tous et d'augmenter par là sa confusion.

Le Saint Esprit voulait nous apprendre par ce détail de la Passion du Sauveur que, pour souffrir et porter dignement la croix avec Jésus, il faut nous dépouiller, comme lui, de toute affection mondaine et nous revêtir de l'amour divin et de la grâce dont Dieu avait couvert le premier homme.

Jésus sortit donc du Prétoire et il trouva sa croix qui l'attendait. Avec quels yeux pleins d'amour il regarda ce bois sacré qu'il allait bientôt empourprer et embaumer de son sang ! C'était l'autel où il devait être immolé comme la victime du monde. C'était le trône de son amour, l'instrument de ses miséricordes, le trophée de ses victoires qu'il avait choisi avant tous les siècles. C'était le but de ses désirs et de toutes les courses de sa vie.

Ô croix plus précieuse que l'or, tu ne seras plus désormais l'instrument d'un supplice ignominieux, mais bien le triomphe des Saints. Depuis que le Sauveur t'a sanctifiée par ses embrassements, tous les élus te chérissent et te respectent. Tu n'es plus un bois infâme, une branche sèche, stérile et maudite ; tu es devenue plus miraculeuse que la verge d'Aaron. Jamais arbre ne fut plus chargé de feuilles, de fleurs et de fruits : de feuilles, pour couvrir la honte du péché ; de fleurs, pour couronner les âmes victorieuses ; de fruits pour rassasier ceux qui ont faim et soif de la béatitude. Tu es l'arche de Noé, qui nous garantis du déluge ; l'échelle de Jacob, qui nous conduis droit au ciel ; la baguette de Moïse, qui fend les flots de la mer Rouge ; le bois salutaire, qui nous adoucis les eaux de Mara, et qui nous animes aux souffrances et aux travaux de cette vie. Ô doux bois, que tu portes un doux fardeau, et combien les clous qui te percent sont doux à l'âme qui les médite et qui en est pénétrée !

Jésus prend la croix sur les épaules. Il va marcher comme un criminel entre deux voleurs, et marchera le dernier, comme étant le plus coupable. Grand spectacle, dit saint Augustin, spectacle qui excite la risée des mondains, mais qui est digne de l'admiration des anges et des hommes. Cette vue doit exciter en nous trois sentiments : le premier, de douleur et de regret de l'avoir offensé, puisque ce sont nos péchés qui rendent sa croix si dure et si lourde ; le second de confusion en songeant à notre nonchalance et à notre tiédeur, lesquelles lui sont plus sensibles que la croix elle-même ; le troisième, d'humiliation à la vue de notre pusillanimité, qui nous fait fuir la croix.

Mais, ô mon âme, considère que Jésus, portant sa croix, portait en même temps toutes nos misères et tous nos péchés. Sois donc tranquille. Jésus-Christ te porte sur ses épaules. Ne crains point, il est assez fort pour porter ta croix, et il veut que tu la portes avec lui ; il te donnera des forces et du courage.

Voilà donc notre roi qui marche devant nous. Voila le modèle qu'il faut imiter. Il y en a qui portent la croix avec beaucoup de lâcheté et la soulèvent à peine de terre, il y en a qui la portent très-haut. Voyez de quel groupe vous êtes, et prenez la résolution de...

 

Pratique : … Porter votre croix avec Jésus.

Bouquet spirituel : « Seigneur, où allez-vous ? »

 

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14 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

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Condamnation de Jésus

 

Quinzième jour

15 avril

 

L'arrêt de mort

 

Prélude : Pilate, pâle, livide portant sur son visage les traces des remords contre lesquels il lutte dans son cœur, prononce la sentence injuste.

 

Méditation

 

Les Juifs, apercevant Jésus, que Pilate leur montrait, s'écrièrent aussitôt tout d'une voix : « Crucifiez-le ! Crucifiez-le ! » Ainsi Jésus qui, dans l'excès de sa charité, recherche tout le monde, se voit délaissé de tous. Les Juifs veulent s'en défaire et le livrent aux Gentils. Les Gentils ne veulent point s'en charger, et le renvoient aux Juifs, disant : « Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le ». Les Juifs, se retranchant derrière un texte de loi interprété faussement par leur malice passionnée, le déclarent digne de mort.

Quand Pilate entendit dire aux Juifs que Jésus se disait le Fils de Dieu, il craignit encore plus qu'auparavant. Mais, de la crainte il ne sait passer à l'amour, à la générosité, à la patience, à la vertu. Il rentre dans le Prétoire, et interroge Jésus, lui demandant d'où il est ; ce qu'il aurait dû savoir dès le commencement. Mais Jésus ne répond rien ; ce silence étonne Pilate, qui lui demande pourquoi il ne parle point, vu qu'il a le pouvoir de le délivrer ou de le faire mourir. Jésus répondit : « Vous n'aviez aucune puissance sur moi, si elle ne vous avait été donnée d'en haut ; c'est pourquoi celui qui m'a livré à vous est plus coupable que vous ».

Cependant, les Juifs criaient toujours plus fort : « Si vous le délivrez, disaient-ils, vous n'êtes pas ami de César ». Oh ! si nous avions autant la crainte de déplaire à Dieu et de l'offenser que de déplaire aux grands du monde, comme tout irait bien ! Le respect qu'on leur porte est louable, mais il doit céder à celui que nous devons à Dieu.

Alors, Pilate feignit de rire des menaces des Juifs, en leur disant par moquerie : « Voilà votre Roi ! » Mais, ils redoublèrent leurs cris et forcèrent enfin la faible résistance de ce mauvais juge.

Pilate voyant qu'il ne gagnait que rien et que l'émotion s'augmentait, prit de l'eau, lava ses mains devant le peuple et dit : « Je suis innocent du sang de ce juste ; pour vous, vous y penserez ! » Oh ! l'étrange erreur de ce juge qui croit qu'en se lavant les mains et se disant innocent du sang de ce juste, il se décharge du crime qu'il autorise et qu'il fait exécuter ! Ah ! qu'ils sont nombreux les imitateurs de Pilate,qui se justifient extérieurement devant le monde, mais non pas devant Dieu, qui pénètre dans leur intérieur et voit l'horrible souillure de leur âme.

Mais tout le peuple répondit : « Que son sang soit sur nos enfants ! Oh ! que la furie d'une passion est donc violente ! Pourvu qu'elle se satisfasse, elle n'a égard à rien ; rien ne la touche, ni l'énormité de son crime, ni le repentir qui la suit, ni la peine qu'elle ne peut éviter, ni la perte des biens ou de l'honneur, ni la misère d'une famille, ni aucun autre malheur qui la menace.

Pilate, vaincu par les importunités d'un peuple révolté et furieux, condamne Jésus à la mort et l'abandonne à la rage de ses ennemis.

Voilà Pilate vaincu ! Qui donc a porté Pilate à commettre cette horrible injustice ? Une lâche complaisance, un respect humain, une vaine appréhension de la disgrâce de César.

 

Pratique : Considérer toujours les intérêts de la gloire de Dieu et les faire passer avant ceux de notre esprit propre.

Bouquet spirituel : « Il le livra à leur volonté ».

 

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