17 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

055_001

 

Dix-huitième jour

Jésus-Christ est la voie

18 Décembre

 

« Joseph dit à ses frères : « Je vais dire à Pharaon que mes frères et tous ceux de la maison de mon père sont venus me trouver de la terre de Canaan, où ils demeuraient : que ce sont des pasteurs de brebis avec leurs troupeaux, leurs bœufs et tout ce qui est à eux ». (Genèse 47, 1).

 

I. De même que Joseph était la voie, la seule voie par laquelle on allait à Pharaon, de même Notre-Seigneur Jésus-Christ est la voie, la seule voie qui conduit à Dieu. Tellement que si nous demandions au Seigneur autrement qu'au nom de son fils, il nous dirait : « Allez à Jésus », comme autrefois Pharaon disait au peuple qui l'implorait pour avoir du pain : « Allez à Joseph ». L'écriture sainte a épuisé pour ainsi dire toutes les pensées qui peuvent se rattacher à ce mot via, la voie, le chenin. Il y a : la voie que le Seigneur indique, les voies du Seigneur, la voie unique, la voie de la solitude, la voie des commandements, la voie droite, la voie des ancêtres, la voie des pasteurs, la voie de la perfection, les voies du salut, les voies des impies et de la perdition. Enfin ce mot de voie y trouve son application en plus de huit cents situations différentes... Et puis, un homme est venu, l'homme-Dieu, qui s'est levé du milieu des hommes et qui leur a dit : « Pauvres égarés ! Pauvres brebis perdues ! Vous cherchez le chemin par ou vous devez marcher, le chemin qui conduit à Dieu, au Père ?... Eh bien ! le chemin, le voilà : « Je suis moi-même ce chemin ; je suis la voie. Personne ne va au Père que par le Fils ».

II. Jésus-Christ est la voie « Je suis la voie » et Jésus-Christ est Dieu... Par où donc passer pour aller au Ciel, sinon par Jésus-Christ ? Il est la voie étroite qui mène à la vie éternelle. Par toute autre voie, on retourne d'où l'on est parti, au péché, à la mort éternelle. Il est la voie de la justice, via justitiæ ; la voie de la vérité, via Dei in veritate ; la voie dans laquelle on ne défaille point, ne deficient in viâ ; la voie de la paix pour y diriger ses pas ; la voie de l'amitié par où viennent ceux qui vous aiment, venit amicus de viâ ad me. Il est, ce bon maître, la voie par laquelle nous allons où il est allé, et quo ego vado viam scitis. Il est la voie qui monte vers la Jérusalem nouvelle, la voie que l'on suit dans la joie de son coeur ; la voie sur laquelle on voit Dieu ; la voie la plus excellente qui puisse nous être montrée, adhuc excellentiorem viam vobis demonsiro ; la voie qu'il n'est pas permis d'ignorer; la voie du vrai sanctuaire,qui n'était point découverte pendant que le premier tabernacle subsistait ; la voie du  bien, du beau, du vrai, la voie à l'extrémité de laquelle est le Ciel, la voie qui est le Ciel même... La félicité sans borne et sans fin…

III. Si nous sommes sur cette voie, restons-y ; n'allons plus ni à gauche, ni à droite; car des deux côtés, il n'y a plus trace de voie ; et d'affreux précipices y attendent les égarés. Si nous ne sommes pas sur cette voie, revenons-y promptement. Notre salut ne s'opérera pas hors de ce chemin béni. Pour y revenir, il ne faut qu'un peu de courage et de bonne volonté ; car c'est une voie vivante qui se porte vers ceux qui l'ont perdue et qui la regrettent. De cette voie partent les appels de Dieu vers les âmes. Sur cette voie se trouvent tous les secours, tous les réconfortants, toutes les consolations pour les malades et les désolés. Cette voie est arrosée d'un sang réparateur, qui rajeunit les âmes flétries et qui ressuscite les âmes mortes, par sa vertu et ses mérites ; sur cette voie, il n'y a que miséricorde, pardon, charité, sainteté. Heureux, mille fois heureux, celui qui achève sa course sur cette voie; car cette voie, c'est Jésus-Christ, et Jésus- Christ, c'est la vie éternelle…

 

solution : L'âme en état de grâce est sur la voie du Ciel, c'est-à-dire avec Jésus-Christ. Je ne demeurerai donc jamais hors de cet état.

Bouquet spirituel : « C'est ici la voie, marchez dans ce chemin sans vous détourner, ni à droite, ni à gauche ». (Isaïe 30, 21).

 

Bergers

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Bergers,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

 Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 

 


16 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

248_001-001

 

Dix-septième jour

Jésus la bonté même

17 Décembre

 

« Il mènera son troupeau dans les pâturages, comme un pasteur qui paît ses brebis. Il rassemblera par la force de son bras les petits agneaux, il les prendra dans son sein, et il portera lui-même les brebis qui seront pleines ». (Isaïe 40, 2).

I. Quand les écrivains sacrés et inspirés parlent de la bonté de Dieu, ils paraissent manquer d'expressions et d'images assez tendres et assez vives pour la dépeindre. Ils en reviennent toujours à la comparaison du pasteur et des brebis, qui est le symbole de sa paternité universelle. C'est un père ; mais c'est un père tendre, plein d'amour et de bonté, qui dans tout homme voit un enfant malheureux et coupable qu'il faut sauver ; et voilà pourquoi les prophètes en parlent comme d'un pasteur qui paît ses brebis, qui les rassemble par la force de son bras, qui les prend dans son sein et les porte sur ses bras. Toutes ces paroles, tous ces rapprochements ne sont que la prophétique image du pasteur qui devait être suscité de Dieu pour sauver Israël, de celui qui devait dire. « Je suis le bon pasteur. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent ». Oui, Jésus-Christ, homme-Dieu, est venu sur la terre personnifier, rendre visible et sensible la bonté de Dieu pour les hommes, afin de l'appliquer et de la mettre en pratique. C'est pour cela qu'il dit à son Père : « Vous m'avez formé un corps, me voici pour faire votre volonté, ô mon Dieu ». Or, la volonté de Dieu était de témoigner sa bonté au monde en lui donnant son fils unique…

II. Jésus est la bonté même parce qu'il est Dieu, et que c'est par bonté qu'il a pris un corps. En douterions-nous que c'est par bonté ? Il a pris un corps pour venir nous voir avec des yeux plus compatissants, à cause de sa ressemblance avec nous ; pour venir voir nos misères, nos maux, nos ténèbres afin d'en être touché davantage ; pour venir entendre nos plaintes et nous exaucer ; pour venir converser, habiter avec nous, afin de nous instruire, de nous éclairer. Il a pris un corps pour nous témoigner d'une manière plus saisissante son infinie bonté pour nous prouver en même temps, sa force, sa grandeur, son pouvoir, sa divinité, comme pour nous forcer à tomber d'admiration et de reconnaissance à ses pieds... Comment ! Quitter les splendeurs éternelles, se faire homme, et venir habiter et agir parmi les hommes, pour leur prouver uniquement, et d'une manière sensible et frappante, que Dieu est bon et qu'il les aime !... Oh ! amour, qui confondra toujours tout esprit qui voudra en pénétrer la profondeur !... O amour de Jésus !... O Jésus la bonté même.

III. La bonté de Jésus-Christ ne se borne pas à son incarnation et à sa cohabitation avec les hommes pour venir les visiter et passer au milieu d'eux en leur faisant du bien. L'homme a contracté une dette envers Dieu. Son péché est toujours présent devant le Seigneur ; et tant qu'il ne sera pas effacé, la justice divine n'aura point reçu satisfaction et notre salut sera compromis. Eh bien ! Pour acquitter cette dette, pour effacer ce péché, pour satisfaire à la justice, Jésus-Christ nous donne ce corps qu'il a pris, il nous le livre pour être notre victime de propitiation, il l'abandonne pour que nous l'immolions, pour que son sang coule, et que, par le mérite qu'il donne à ce sang comme Dieu, le Père éternel soit apaisé et que les portes de la vie nous soient ouvertes... Telle est la bonté de Jésus-Christ. C'est un abîme sans fond... Ah ! C'est bien Jésus que le roi prophète dépeignait dans ces paroles : « Quand vous donnez la nourriture à vos enfants, ils la recueillent, et quand vous ouvrez votre main, ils sont tous remplis des effets de votre bonté ». Ne méprisons pas les richesses de sa bonté et souvenons-nous, avec saint Augustin, que cette infinie bonté « qui nous a créés sans nous, ne peut pas nous sauver sans nous », c'est-à-dire sans notre foi, notre espérance, notre amour et notre repentir.

 

Résolution : La pensée de la bonté de Jésus-Christ me quittera plus, et pour reconnaître cette bonté, mon coeur sera tout à Jésus-Christ.

Bouquet spirituel : « Dieu nous a ressuscités avec son fils et nous fait asseoir dans le Ciel en Jésus-Christ, pour faire éclater, dans les siècles à venir, les richesses surabondantes de sa grâce, par la bonté qu'il nous a témoignée en Jésus-Christ ». (St Paul).

 

Bergers

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Bergers,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook 

Litanies des Saints Justes de l'Ancienne Alliance

 Généalogie du Christ

 

Les Saints Ancêtres de notre Seigneur Jésus-Christ

 

Le martyrologe romain fait mémoire, le 24 décembre, des « saints ancêtres de Jésus-Christ ». La veille de la Nativité du Christ, l’Eglise commémore en effet « tous les saints ancêtres de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham, fils d’Adam », qui plurent à Dieu et furent trouvés justes et fermes dans la foi jusqu’à la mort, sans aucun compromis. Des modèles pour l’Année de la foi…

C’est d’eux en effet qu’est né dans notre histoire le Christ selon la chair, lui qui est « au-dessus de tous, Dieu béni dans les siècles ».

Les évangiles selon saint Matthieu (1, 1-17) et selon saint Luc (3, 23-38) proposent chacun une généalogie du Christ dont le sens est d’abord théologique. Saint Matthieu lui confère une importante particulière en la plaçant en tête de son récit. Il y introduit quatre noms de femmes: Thamar, dont la Bible dit qu’elle fut « juste »; Rahab, la prostituée par qui passe le salut du peuple élu; Ruth, qui s’attacha aux coutumes et au Dieu d’Israël, bien qu’issue des Nations; la femme d’Urie, mère de Salomon, qui relie le Messie à la royauté davidique.

La réalisation du salut promis avance de génération en génération en dépit des obstacles et du péché. Elles sont toutes les quatres estimées dans la tradition juie pour avoir permis au salut de Dieu de passer par elles, en dépit des vicissitudes de l’histoire et de leurs vies.

La généalogie matthéenne  s’achève par ce verset étonnant: « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus que l’on appelle Christ » (v. 16). C’est la paternité légale de Joseph qui est ainsi mise en valeur. Mais aussi la nature extraordinaire de la naissance du Christ « de Marie ».

 

Arbre de Jessé

 

Litanies des Saints Justes de l'Ancienne Alliance

(Tirées du Directoire de la dévotion à l'Enfant-Jésus)

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, exaucez-nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

 

Sainte Vierge, promise au paradis terrestre pour écraser la tête du serpent et donner à l'homme son Sauveur, priez pour nous.

Saint Joseph, uni par le plus chaste mariage à la future Mère immaculée de Jésus, priez pour nous.

Saint Jean-Baptiste, Précurseur du Messie, priez pour nous.

Saint Joachim et Sainte Anne, parents de la très-pure Vierge Marie, priez pour nous.

Saint Zacharie et Sainte Élisabeth, parents du Saint Précurseur, priez pour nous.

 

Saints Justes des premiers âges (1), Abel (2), Seth, Enoch (3), Noé, priez pour nous.

Saint Abraham, père des croyants, priez pour nous.

Saint et mystérieux Melchisédech, Pontife du Très-Haut, figure du Christ le Prêtre éternel, priez pour nous.

Saints Patriarches, Isaac (4), Loth, Jacob, Joseph, Job, Obed, vous tous, Saints Patriarches et Justes, priez pour nous.

Saints conducteurs et chefs du peuple de Dieu, Moïse, Josué, priez pour nous.

Saints Prophètes, qui avez scellé les divins oracles de votre sang par le martyre, Isaïe, Ézéchiel, Jérémie, Baruch, Amos, Zacharie, priez pour nous.

Saints Prophètes, dont la parole inspirée étincelait comme la flamme, pour la divine gloire, Élie, Élisée, Daniel, Osée, priez pour nous.

Vous tous, qui vous êtes sanctifiés en annonçant les volontés du Seigneur à Israël, priez pour nous.

Saints jeunes hommes Ananie, Mizaël, Azarie, jetés pour le nom du Seigneur dans la fournaise ardente, priez pour nous.

Saints Machabées, (les 7 frères) avec votre glorieuse Mère et le vénérable Éléazar, priez pour nous.

Saints Machabées, qui défendiez de votre épée, avec un courage indomptable, la ville, le temple et le peuple, Mathatias, Judas, Éléazar, Jonathan, Simon, priez pour nous.

Vous tous, saints guerriers, pour qui de solennelles prières furent ordonnées, quand vous fûtes immolés dans les combats, priez pour nous.

Saints prêtres, et sacrificateurs, et réédificateurs du Temple, Aron, Zacharie, Onias, Esdras, Néhémie, priez pour nous.

Saint Juges, Barac, Gédéon, Samson, Samuel, priez pour nous.

Saints Rois, David, Ézéchias, Josias, priez pour nous.

Vous qui avez recueilli la palme de la sainteté comme prêtres, lévites et sacrificateurs, priez pour nous.

Comme Juges, comme Rois, priez pour nous.

Comme membres des collèges (loués par l'Écriture) des Nazaréens, des pieux et obéissants Réchabites et autres, priez pour nous.

Saintes Femmes, Sara, Rébecca, Débora, Judith, Suzanne, Esther, Holda, priez pour nous.

Vous tous, Saints et Saintes du premier Testament, priez pour nous.

Vous qui attendîtes avec d'impatients désirs, dans les limbes, la venue du Messie libérateur, priez pour nous.

Vous qui tressaillîtes d'amour et de joie, en voyant sa sainte âme descendre jusqu'à vous, et changer vos ténébreuses prisons en paradis de délices, priez pour nous.

Vous qui montiez triomphants au ciel avec lui, le jour de son Ascension, priez pour nous.

Vous que saint Jean, sans son Apocalypse, vit en si grand nombre autour du trône de l'Agneau, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, écoutez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

 

Oraison

 

Ô Dieu, qui avez animé de votre esprit le cœur des Justes de l'Ancien Testament, qui nous les faites regarder, à juste titre, comme nos pères dans la foi, car ils croyaient en Jésus-Christ avant sa venue, comme nous croyons en lui depuis sa venue sur la terre, nous vous prions de répandre, par eux, en nous, le trésor de vos grâces et de vos consolations célestes, et de nous conduire dans la voie du salut éternel, que nous a mérité, à tous, notre Sauveur adorable. Ainsi soit-il.

 

Autre Oraison

 

Apprenez-nous, Seigneur, à profiter des grands exemples que les Patriarches, les Prophètes et tous les Justes de l'ancienne Loi nous ont laissés par leur fidélité à vous servir, à invoquer votre nom, à marcher en votre présence, quand le monde presque tout entier vous abandonnait. Vous leur aviez révélé de merveilleux mystères, et surtout celui de l'avènement de votre Fils Jésus pour notre salut. Combien de soupirs et de vœux enflammés n'ont-ils point fait monter vers cet Agneau divin, qui devait naître de notre chair et de notre sang, pour effacer nos péchés et renouveler la face de la terre !

Ah ! c'est en vue et par les mérites de l'Enfant-Dieu, que leur vie sainte les approchait de vous, mon Dieu, et leur a fait acquérir tant de grâces, jusqu'à devenir les ancêtres de Jésus-Christ.

Quelle n'était pas leur innocence, leur simplicité, leur mortification, leur charité ! Déjà leur cœur laissait entrevoir, comme dans une lueur anticipée, les vertus que l'Emmanuel voulait montrer au monde, et plusieurs sont morts avec une force généreuse, en annonçant son sacrifice, pour les intérêts de votre gloire. Accordez-nous de les aimer, de les connaître, de les louer, de les imiter ; faites qu'après les avoir pris pour modèles pendant la vie, nous soyons assistés d'eux, à la voix de l'Église et du prêtre, dans nos derniers moments ; car nous désirons sortir de ce monde fortifiés par leurs soins, consolés et réjouis par leurs bienheureuses invocations qui nous sont précieuses, Seigneur, puisqu'elles vous sont agréables. Ainsi soit-il.

 

Notes

(1) Adam et Ève réclameraient ici, les premiers, la confiance. Aucun des saints Pères n'a douté de la sainteté de nos premiers parents ; et l'Esprit-Saint déclare, au chapitre de la sagesse, que Dieu les a retirés de leur péché. Aussi les Grecs les honorent- ils le dimanche qui précède Noël, et quelques martyrologes latins en font mémoire le 24 avril. Néanmoins, leurs invocations publiques (comme on peut le voir dans le Rituel romain aux prières de la Recommandation de l'âme Litanies) ne sont point admises par les traditions les plus consacrées, en souvenir des maux qu'ils ont attirés sur leurs descendants.

(2) 28 décembre. Nous placerons ainsi, à côté de chaque Juste, le jour désigné par les martyrologes catholiques pour lui rendre hommage. Ceux qui n'auront pas cette indication sont les saints Remères, c'est-à-dire ceux dont le jour spécial du culte n'est point fixé. — De pieux et graves auteurs disent que l'Église honore ensemble tous les saints de l'ancienne Loi au temps de la Sexagésime, en rappelant leur histoire dans ses offices.

(3) 3 janvier. On célèbre le saint enlèvement d'Enoch, comme les carmes celui d'Élie.

(4) 25 mars. C'est l'Immolation d'Isaac qui est marquée, ce jour-là, par les Latins, comme un sujet de fête.

 

Source : le Petit Sacristain 

 

tree_of_jesse

 

Téléchargez le texte de ces litanies (pdf) en cliquant ici

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook

 

15 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

jesus-light-of-the-world-1

 

Seizième jour

Jésus lumière du monde

16 Décembre

 

« Comme le pasteur recherche son troupeau au jour qu'il est parmi ses brebis dispersées, ainsi je chercherai mes brebis, et je les rassemblerai de tous les lieux où elles auront été dispersées aux jours des nuages et de l'obscurité ». Ezékiel 34, 12).

 

I. Les jours des nuages et de l'obscurité, des figures et des ombres, datent de la chute de nos premiers parents. Leur péché a fait entrer dans le monde le mal moral, le mal physique et la mort. Il a créé les ténèbres qui sont allées en s'épaississant toujours ; et c'est au sein de ces ténèbres profondes que les pauvres brebis de Dieu ont erré jusqu'au jour où la lumière s'est levée de nouveau sur la terre, selon les mille et mille promesses du Seigneur à nos pères infortunés. C'est alors, comme dit Isaïe, que « celui qui marchait dans les ténèbres vit une grande lumière, et que le jour se leva pour ceux qui habitaient les régions de l'ombre de la mort ». Cette grande lumière, cette seule et vraie lumière, lux sola, lux vera, nous la connaissons, nous en jouissons, nous marchons à sa divine clarté sans crainte de nous égarer de nouveau : c'est Notre-Seigneur Jésus-Christ…

II. « Dans le Verbe même était la vie, dit saint Jean, et la vie était la lumière du monde... Celui-là est la vraie lumière qui éclaire tout homme venant au monde ». Voilà le témoignage des Prophètes et des Evangélistes : et maintenant Jésus-Christ va parler, s'affirmer, se rendre témoignage à lui-même ; « Jésus parlant de nouveau au peuple leur dit : Je suis la Lumière du monde. Celui qui me suit ne marche point dans les ténèbres ; mais il aura la lumière de la vie », et ailleurs il dit encore : « Je suis venu dans ce monde, moi qui suis la lumière, afin que tous ceux qui croient en moi ne demeurent point dans les ténèbres ». Voilà donc qui est bien positif, annoncé, témoigné, affirmé ; le monde n'a pas d'autre lumière, les enfants des hommes n'ont personne autre à suivre pour éviter les ténèbres, que Jésus-Christ, notre divin Pasteur. Sans lui, il n'y a pour eux, comme pour les hommes qui vivaient avant lui, que des « jours de nuages et d'obscurité ». Mais avec lui, ils ont la lumière, la voie, la vérité et la vie; car s'il a dit : « Je suis la lumière », il a dit aussi : « je suis la voie, la vérité et la vie ».

III. Jésus-Christ a donc été ce divin berger qui a recherché et rassemblé ses brebis dispersées. Il s'est montré à elles et elles ont vu la lumière ; il leur a parlé et elles ont entendu la vérité ; il les a appelées et elles l'ont suivi. Nous sommes de ces brebis qu'il a recherchées, réunies, et éclairées. Que devons-nous faire pour ne plus nous égarer et nous perdre ?... Le suivre. Et qu'est-ce que suivre Jésus-Christ ? C'est le prendre pour modèle et l'imiter. Sans cela nous serons condamnés et « le sujet de cette condamnation sera que la lumière est venue dans le monde, et que nous aurons mieux aimé les ténèbres, parce que nos œuvres étaient mauvaises.... » Qu'il n'en soit pas ainsi de nous ! Faisons ce que la vérité nous prescrit, et alors, nous nous approcherons de la lumière et nous « ne craindrons pas que nos œuvres soient découvertes, parce qu'elles seront faites en Dieu ». Alors, comme dit saint Paul, non- seulement Jésus-Christ sera notre lumière, mais encore nous serons « lumière en Notre-Seigneur » et nous marcherons comme des enfants de lumière ; et Dieu et le monde le sauront, car nous produirons du fruit par nos actes. « Or, dit encore le grand Apôtre : le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité ».

 

Résolution : Je n'entreprendrai rien d'important sans y avoir pensé en présence de Jésus-Christ, et sans l'avoir prié d'être ma lumière et mon conseil.

Bouquet spirituel : « Si nous marchons dans la lumière, comme Dieu est lui-même dans la lumière, nous avons ensemble une société mutuelle, et le sang de Jésus-Christ, son fils, nous purifie de tout péché ». (St Paul).

 

De_Grey_Hours_f

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Bergers,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook 

14 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

photo_120-001

 

Quinzième jour

La persécution et le martyre

15 Décembre

 

« Lamentez-vous, pasteurs, et criez ; couvrez-vous de cendres, vous qui êtes les chefs de mon troupeau : car le temps est venu où vous devez être tués, où vous serez dispersés, et vous tomberez par terre comme des vases d'un grand pris qu'on laisse choir ». (Jérémie 25, 34).

 

I. L'accomplissement fidèle d'une grande mission procure à l'âme une paix et une joie inaltérable, mais il est rare aussi qu'il n'attire pas au corps quelque persécution cruelle... Les hommes d'élite qui se consacrent à une grande idée, prévoient bien que son triomphe n'aura pas lieu sans l'immolation d'eux-mêmes. Ils savent bien qu'ils soulèveront toutes les fureurs de l'envie, qu'ils aiguiseront toutes les pointes de la jalousie et envenimeront tous les traits de la haine. N'importe ! Leur grande âme ne recule pas, leur cœur intrépide ne s'émeut point. Ils volent plutôt qu'ils ne marchent, pleins d'enthousiasme et de foi vers la conquête visée, et si la persécution les atteint, lorsqu'ils ont la confiance qu'ils travaillent pour la gloire de Dieu ou pour le bonheur de l'humanité, ils s'écrient comme saint Paul : « Je surabonde de joie au sein de toutes mes tribulations... » Si nous nous disposons à remplir quelque sainte ou grande mission, comptons sur la persécution, regardons-la en face, invoquons le Seigneur, et marchons sans plus regarder derrière nous…

II. Les exemples ne nous manquent pas. L'Ancien et le Nouveau Testament sont remplis de modèles à imiter. Dans l'ordre profane même, rien de grand ne s'est fait sans avoir passé par le feu de la persécution ou du martyre. Mais ne regardons qu’un modèle, le sublime, le divin modèle, Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous connaissons sa vie, ses actes, sa doctrine, ses bienfaits ; eh bien ! après les avoir rappelés à notre souvenir, songeons et méditons un instant aux contradictions, aux souffrances, au mépris, aux supplices qu'il a endurés à cause « d'eux... Il fallait que le Christ souffrit et qu'il entrât ainsi dans sa gloire ». Il en a été de même pour les saints Apôtres et pour tous ceux qui ont voulu conquérir le monde à Jésus-Christ et renverser les idoles. Ils affrontaient un monde corrompu et pervers et ils lui prêchaient la perfection évangélique. En fallait-il davantage pour faire d'eux des persécutés et des martyrs ?... Sommes-nous prêts, comme eux, à affronter tous les tourments et la mort même pour la gloire de notre Sauveur et de son saint Nom ? Sommes-nous seulement résolus à établir son règne dans notre cœur et à briser toutes les idoles que nous y avons élevées devant lui ?…

III. De nos jours, la persécution contre l’Église s'est élevée de toutes parts, et a pris toutes les formes. Quoi d'étonnant qu'il en soit ainsi, dans un siècle où les notions du juste et de l'injuste sont si effacées, dans un siècle d'argent et de voluptés, qu'on cherche à briser la chaire d'où descend la prédication de la justice, du désintéressement et de la chasteté ; et qu'on veuille bâillonner les bouches qui prêchent ces vertus au nom de Dieu ? Le sang a coulé, il coule encore ; les prisons se sont remplies des martyrs de leur foi et de leur fidélité ; les enfants de Dieu, ceux qui lui étaient absolument consacrés, ont été dépouillés et chassés de leur patrimoine. « Le pasteur est frappé et les brebis sont dispersées ». Mais courage ! La persécution est l'avant-coureur du triomphe. Jésus-Christ l'a promis : il est pour toujours avec son Eglise. Et Jésus-Christ a vaincu le monde. Du courage, surtout contre nous-mêmes... Nos passions sont nos ennemis, les persécuteurs de nos âmes. Résistons-leur, dussions-nous en mourir... Remportons au moins la palme de ce martyre !

 

Résolution : Je demanderai tous les jours à Notre-Seigneur Jésus-Christ d'augmenter ma foi et mon amour, afin d'être prêt à tout souffrir plutôt que d'agir contrairement à cette foi et à cet amour.

Bouquet spirituel : « Même le temps vient, où quiconque vous fera mourir croira rendre un service à Dieu ». (Jean 16, 2).

 

7

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Bergers,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook 


13 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

010-gnpi-063-good-shepherd

 

Quatorzième jour

Les apostasies

14 Décembre

 

« Malheur au pasteur du néant qui abandonne le troupeau ! L'épée tombera sur son bras et sur son œil droit. Son bras séchera certainement, et son œil droit sera entièrement obscurci ». (Zacharie 11, 17).

 

I. Nous disions hier que le sacerdoce, pour n'être pas un vain mot, un don de Dieu rendu stérile, doit, après avoir été reçu, être exercé. Ceux qui, au détriment du troupeau, ne font pas fructifier ce don, l'Ecriture les appelle « des pasteurs de néant ». En effet, ils ne sont les apôtres de rien. Ils ont reçu mission de parler, et ils se taisent ; mission d'offrir le saint Sacrifice pour les péchés du peuple, et ils désertent les saints autels ; mission de diriger les âmes dans les voies du salut et d'administrer les sacrements, et leur troupeau gît abandonné ou erre loin de son berger. C'est l'apostasie par abstention. Elle est criminelle et sacrilège ; mais ce n'est pas encore l'apostasie arrivée à ce degré, où Dieu, la prenant en abomination, lui réserve d'affreux châtiments…

Quand nous désertons nos devoirs et surtout quand cette désertion est nuisible aux intérêts spirituels ou temporels de notre prochain, nous commettons un des plus grands péchés qu'il soit possible de commettre... Nous péchons à la fois contre Dieu, contre nos frères et contre nous- mêmes. Rien n'est de rigueur comme l'accomplissement d'un devoir... Si un seul jour tous les hommes manquaient à tous leurs devoirs, toute harmonie sociale serait détruite…

II. Il y a aussi les pasteurs qui s'inquiètent plus d'eux-mêmes que de leurs brebis ; des pasteurs « qui se repaissent eux-mêmes et qui ne font point paître les brebis », « qui en mangent la graisse, qui en tondent la laine, qui tuent ce qui est gras et qui ne paissent point le troupeau ». « J'en veux à ces pasteurs, dit l'Eternel, et je redemanderai mes brebis de leurs mains ; je les ferai cesser de paître mes brebis et ils ne se repaîtront plus eux-mêmes ». C'est l'apostasie par égoïsme. Ce n'est pas pour nous-mêmes que Dieu nous enrichit. Le jour où la surabondance des biens spirituels ou temporels vient à nous, nous pouvons être certains que notre mission est de répandre ces biens dont nous ne sommes plus que les dépositaires. Nous sommes, par cela même, des pasteurs ; la charge d'âmes nous incombe. Il faut, de toute rigueur, que nous donnions de notre superflu aux brebis qui manquent de tout à nos côtés. Si, au lieu de cela, nous prenons encore aux brebis leur graisse et leur laine pour nous enrichir, nous commettons une apostasie par égoïsme. Nous désertons notre devoir vis-à-vis de nos frères et nous trahissons leurs intérêts pour ne songer qu'aux nôtres; bien plus, nous nous faisons un trésor en prenant un peu sur les besoins de chacun.

III. Enfin, il y a des pasteurs qui, au lieu de conduire leur troupeau dans de bons pâturages, le mènent paître dans des champs remplis d'herbes vénéneuses ; de sorte que les brebis tombent malades, dépérissent et meurent. Ce sont ceux qui, ayant reçu mission de prêcher la vérité, dont ils sont les ministres, se séparent de la science et de la doctrine de l’Église, et publient une science et une doctrine nouvelles, en opposition absolue avec l'enseignement catholique. Ils érigent chaire contre chaire, et se consacrent au triomphe de l'erreur. C'est l'apostasie dans tout ce qu'elle a d'infâme et de hideux. Misérables pasteurs ! Non-seulement ils ne nourrissent pas les brebis, mais ils les trompent et leur tendent des pièges, pour se donner l'infernale satisfaction de les voir périr. C'est bien à ce pasteur que Dieu dit « que l'épée tombera sur son bras et sur son œil droit ; que son bras séchera certainement et que son œil droit sera entièrement obscurci ». Lorsque non- seulement nous ne faisons pas à notre prochain le bien que nous sommes chargés de lui faire mais qu'au contraire nous lui ravissons son bien et l'accablons de maux ; nous commettons une véritable apostasie devant Dieu, et nous tombons sous le coup des anathèmes dont il menace les apostats.... Oh ! Prenons bien garde à cette pente fatale, qui commence par la désertion du devoir, se continue par l'égoïsme au détriment d'autrui, et aboutit à la perte de celui que nous avions mission de sauver !…

 

solution : De peur de tomber jamais dans aucun de ces degrés de l'apostasie, je remplirai mon devoir, quel qu'il soit, avec le plus grand scrupule de conscience.

Bouquet spirituel : « Je paîtrai mes brebis dans de bons pâturages, et leur parc sera dans les hautes montagnes d'Israël ; et là, elles coucheront dans un bon parc, et paîtront dans les pâturages gras sur montagnes d'Israël ». (Ezékiel 34, 44).

 

7

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Bergers,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook 

12 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

Bon-Pasteur-001

 

Treizième jour

Le Sacerdoce

13 Décembre

 

« Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur, qui vous distribueront la nourriture de la science et de la doctrine ». (Jérémie 3, 15).

 

I. Le sacerdoce est, dans l’Église de Jésus-Christ, son institution fondamentale. C'est lui qui est la pierre inébranlable, à l'épreuve des puissances de l'Enfer, et sur laquelle elle a été bâtie par son divin fondateur. Le Souverain Pontife, les Evêques et les Prêtres composent l'ensemble, le corps du sacerdoce catholique. Ce sont là les Pasteurs selon le cœur de Dieu, choisis par lui, pour être commis à la garde et aux soins de son troupeau. Ils sont le bercail, ils sont l’Église même et ils sont le pâturage. Sans eux, les brebis se dispersent et errent çà et là, sans savoir où elles vont, sans connaître les chemins et au milieu des plus épaisses ténèbres. Les prêtres sont d'autres Jésus-Christ, le Pasteur-Dieu. Sans Jésus-Christ, qui eût vu la lumière, et entendu parler la vérité ? Sans lui, qui eût distribué aux brebis la nourriture de la science et de la doctrine que Dieu leur avait promise ?... Jésus-Christ avait donc en lui-même la plénitude du sacerdoce pour enseigner, pour nourrir, pour racheter les brebis !…

II. Pour que les prêtres soient d'autres Jésus-Christ, il faut, par conséquent, que par transmission, la plénitude du sacerdoce soit en eux ; et elle y est en effet. De même que cette plénitude fut transmise de Jésus-Christ aux Apôtres, et ensuite des Apôtres aux disciples, par fraction, de même elle est encore transmise par le successeur de Pierre aux Apôtres, c'est-à-dire, aux Evêques, et ceux-ci la transmettent, par fraction plus ou moins importante aux Prêtres, aux Diacres, aux Lévites, etc. Mais il ne suffit pas que le sacerdoce pléniel soit dans l’Église, il faut surtout qu'il soit exercé, qu'il soit vivant et visible, qu'on l'entende parler, qu'on le voie agir, qu'on en ressente les effets. Sans cela, son institution serait vaine, son pouvoir stérile, sa doctrine sans vie ; et l'on pourrait parfaitement affirmer qu'il n'y a ni sacerdoce ni Eglise. Mais, fort heureusement pour le salut de nos à mes, nous voyons le contraire. L’Église et le sacerdoce vivent. Le prêtre de Jésus-Christ est comme Jésus-Christ lui-même, « prêtre pour l'éternité ».

III. Voilà donc les pasteurs, selon son cœur, que Dieu nous a donnés et qui, depuis deux millénaires, nous distribuent la nourriture de la science et de la doctrine. Cette science et cette doctrine sont celles de Jésus-Christ même. C'est cette doctrine qu'ils nous prêchent, qu'ils nous enseignent et qu'ils transmettent d'âge en âge, sans altération aucune, à toutes les brebis du troupeau de Jésus-Christ pour être leur nourriture spirituelle et leur salut.

Quel fruit retirerons-nous de cette méditation ?… Nous aimerons, nous rechercherons la parole de Dieu passant par la bouche de son sacerdoce, pour nous enseigner les vérités éternelles. Nous ferons de cette parole la règle de notre conduite ; elle sera notre nourriture, le pain quotidien de nos âmes. Ainsi instruits et nourris, nous nous approcherons humblement et avec confiance des saints autels où le sacerdoce nous distribue aussi le pain vivant descendu du ciel pour donner la vie à ceux qui en mangent. Dans tous nos besoins spirituels, dans toutes nos peines, nos langueurs, nos ténèbres, nos doutes, nos scrupules, nous nous souviendrons qu'il y a dans l’Église de Jésus-Christ un sacerdoce, un corps enseignant, dépositaire de la vérité, plein de pouvoirs et de lumière pour conseiller, pour guérir, pardonner, remettre les péchés, lier, délier sur la terre et dans le Ciel ; un corps de sacrificateurs qui, tous les jours et en tous lieux, offrent,au nom de Dieu, la victime de propitiation dont les mérites infinis et le sang précieux peuvent seuls sauver nos âmes. Enfin, nous tâcherons toutes les fois que l'occasion s'en présentera, d'être, dans le monde, par notre parole, et par nos actes, les coadjuteurs  de ce sacerdoce, en ayant toujours en vue le salut des âmes qui nous approchent.

 

Résolution : Si je n'ai ni le talent, ni la mission d'enseigner, je tâcherai du moins de prêcher d'exemple en vivant en bon chrétien partout où je me trouverai.

Bouquet spirituel : « Puisque nous avons un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous de lui avec un cœur sincère, avec une confiance pleine et parfaite, et le cœur purifié des souillures d'une mauvaise conscience ». (Hébreux 10, 22).

 

7

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Bergers,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook 

11 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

nikolas-saric

 

Douzième jour

L’Église de Jésus-Christ

12 Décembre

 

« Je comblerai mes brebis de bénédictions, elles et tous les environs de mon coteau, et je ferai descendre la pluie en sa saison, ce seront des pluies de bénédictions ». (Ezékiel, 36, 26).

 

I. À travers les dix-neuf siècles d'existence qu'aura bientôt l’Église de Jésus-Christ, il est facile de se convaincre de l'accomplissement des promesses que Dieu a faites en sa faveur, tant par la bouche de l'Esprit-Saint, dans les saintes Ecritures, que par les paroles de son Verbe éternel, Notre-Seigneur Jésus-Christ... L’Église est le bercail dans lequel se trouvent les brebis du Bon Pasteur ; ces brebis qui appartiennent au berger même, qu'il élève, qu'il engraisse, non pour les conduire à la boucherie, mais bien dans un autre bercail où leur bonheur sera définitif, et où elles goûteront une félicité sans nuage et sans fin dont la nature sera l'amour éternel du berger pour ses brebis et l'amour éternel des brebis pour leur berger. C'est là qu'elles seront remplies de bénédictions, sur le coteau de Dieu où descendra la pluie en sa saison, et où la pluie qui tombera « seront des pluies de bénédictions ». Brebis du divin berger, ne perdons jamais de vue ce céleste bercail, ce coteau à pâture surabondante, ce Ciel, enfin, où nous sommes attendus et où nous entrerons si nous portons la marque des agneaux de la bergerie de notre pasteur…

II. Nous sommes attendus au Ciel, et nous y sommes conduits, par le plus droit chemin, à travers le pèlerinage de la vie. Qui nous y conduit ?... Mais c'est notre berger. Il s'est placé, non pas à l'arrière de son troupeau, mais en tête, de manière à ce qu'aucune des brebis ne puisse s'égarer que volontairement, c'est-à-dire en perdant de vue son tendre maître et en quittant le sentier qu'il suit. Et encore, pour celles-là, existe-t-il mille voix pour les rappeler, si elles ne sont qu'égarées, mille secours si elles sont tombées de fatigue et de découragement, mille bras pour les recevoir, si désabusées des joies qu'elles ont cherchées loin du troupeau, elles y reviennent sincèrement repentantes. Ces voix qui rappellent les pécheurs, ces secours qui vont trouver les malades, ces bras qui s'ouvrent pour les pénitents, ce sont les voix, les secours, les bras de notre tendre mère, l’Église de Jésus-Christ, à qui le soin et la garde des brebis sont confiés... Si nous sommes lépreux, si notre âme languit et se traîne à peine dans le chemin du Ciel, si même nous sommes loin de la bonne voie, faisons ce que nous a conseillé le divin Pasteur pour être guéris : allons nous présenter aux prêtres. Ce sont eux qui ont les paroles de la vie éternelle ; ce sont eux qui sont dépositaires de ces Sacrements par la réception desquels l'âme est guérie. Ce sont eux qui ont au cœur la tendresse même de Jésus- Christ ; et dont les bras s'ouvrent toujours pour la brebis qui revient…

III. L’Église de Jésus-Christ est donc le bercail de la terre. Elle a mission pour conduire au Ciel, mission pour en enseigner les voies et moyens, mission pour consoler, secourir, réconcilier ; mission, en un mot, d'ouvrir à la foule des âmes dont elle a charge, les portes éternelles. Ne l'oublions jamais : c'est là le seul bercail de notre repos et de notre sécurité en ce monde ; c'est là le seul bercail où se trouvent les bergers légitimes qui de jour en jour nous font avancer vers les tabernacles de Dieu ; c'est là le seul bercail où l'on marque les brebis du sceau des élus, de ce sceau qu'il faudra porter en son âme, si l'on veut entrer dans le royaume des Cieux. Tout autre bercail est un foyer d'erreurs qui aveuglent et qui perdent les brebis au lieu de les éclairer et de les sauver.

 

Résolution : Divin Pasteur de mon âme, je ne veux jamais vous perdre de vue. Là où vous passerez, je passerai : le chemin que vous me montrerez, je le prendrai. Qu'ai-je à craindre ? Ne sais-je pas qu'en vous suivant je vais au Ciel ?

Bouquet spirituel : « Dieu a établi premièrement les apôtres, secondement les prophètes, en troisième lieu les docteurs, ensuite, ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont le don de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues... » (St Paul).

 

7

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Bergers,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook 

10 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

382_001

 

Onzième jour

Le dernier mot de l'amour

11 Décembre

 

« Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa a vie pour ses brebis ». (Jean 10, 11).

 

I. L'amour de Dieu pour ses créatures, pour ses enfants est infini. Mais le mot infini, pour nous, dit à la fois, tout et rien. Il présente à nos esprits ces pensées : sans barrière, sans point central, sans ligne finale, rien avant, rien après, l'immensité partout et toujours... C'est splendide ; mais c'est bien mystérieux !... Créatures finies, vivant dans un monde fini et à limites déterminées, nos pensées et nos opinions ne se formant que d'après les lignes arrêtées des objets qui frappent nos yeux, nous sommes incapables de nous faire une idée bien exacte de ce que peut être un sentiment qui va jusqu'à l'infini. Il nous faut, en toute chose, pour que nous la concevions bien, un point d'arrêt visible, au-delà duquel nous ne puissions ni admettre ni comprendre qu'elle s'étende.

II. Dieu, notre Père, sait bien qu'il nous est impossible de sonder les mystères impénétrables de son amour. C'est une révélation surnaturelle qui ne nous sera faite qu'au jour où notre âme sera plongée elle-même dans les éternités et les abîmes sans fond, de l'Infini... En attendant, pour venir en aide à notre faiblesse, et pour nous donner la plus haute idée, et en même temps l'idée la plus fixe de son amour pour nous, il lui a marqué un point d'arrêt et de comparaison qui nous le rende immédiatement et absolument compréhensible. Et non-seulement, il nous a révélé ce point d'arrêt ; mais il y a encore ajouté la démonstration et l'exemple... Par la bouche de son divin Fils, de son Verbe éternel, il nous a dit : « Personne n'a un plus grand amour que celui de donner sa vie pour ses amis »... Ah ! Voilà ce que nous comprenons bien !... Quand on a énormément fait de sacrifices pour quelqu'un qu'on aime, on a donné des preuves de son amour pour lui ; mais si, pour le sauver, on livre encore sa vie, oh ! alors, l'amour humain a dit son dernier mot ; car il ne reste plus rien à lui immoler, pas même celui qui aimait... puisqu'il est mort de son amour.

III. Le Fils de Dieu fait homme, Dieu incarné et venu sur la terre uniquement pour nous dire qu'il nous aimait, pour nous dire jusqu'où son amour pouvait aller, et pour aller lui-même jusque-là, afin de nous laisser une preuve bien visible, bien palpable, bien saisissante, bien compréhensible, bien indiscutable de son amour pour nous... Après nous avoir dit qu'il n'y avait rien ! au-delà, dans l'amour, que le sacrifice de la vie pour celui qu'on aime, il a voulu, lui, être plus qu'un ami, il a voulu, pour agrandir le sacrifice, que sa divinité et sou humanité ne fussent qu'une seule et même personne. « Dieu et homme tout ensemble » et il a voulu, pour que son immolation nous attendrit et nous touchât davantage, être frappé en qualité de pasteur, donnant sa vie pour ses brebis, de berger, maître du troupeau, se livrant lui-même volontairement à la mort, pour l'empêcher de mourir. « Je suis le bon pasteur ; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis ». Ah ! C'est bien le dernier mot de l'amour, notre pensée, notre esprit ne peuvent rien imaginer, ni comprendre au-delà, et notre cœur lui-même ne saurait exprimer le désir d'une preuve d'amour plus forte... Et maintenant, franchissons ces limites... Songeons que c'est Dieu qui nous a aimés ainsi, et imaginons-nous, si cela est possible, jusqu'où, dans les voies mystérieuses et divines, cet amour a dû aller !... Comment aimerons-nous donc Celui qui nous a ainsi aimés ? .. Celui qui a repris la vie, comme pour être l'éternel témoin de notre reconnaissance ou de notre ingratitude ?…

 

Résolution : Seigneur, je vous aimerai comme vous voulez être aimé, de tout mon cœur, de toute mon âme, de toutes mes forces, et par-dessus toutes choses.

Bouquet spirituel : « Personne ne m’ôte la vie malgré moi, je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre... » (Jean 10, 18).

 

7

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Bergers,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook 

09 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

909_001

 

Dixième jour

Le prix du sang

10 Décembre

 

« Jésus-Christ, Notre Seigneur, par le sang du Testament éternel, est devenu le grand pasteur des brebis ». (St Paul, Hébreux, 13, 20).

 

I. Rien n'a coûté à l'amour et à la puissance de Dieu pour opérer le salut de ses enfants coupables. Son amour de père allait au-devant de cette rédemption, et il y avait en lui la puissance nécessaire pour sauver des millions de mondes. Mais il en a coûté, pour nous racheter, à la seconde Personne de la sainte Trinité, quand il a dit : « Ô mon Père, vous m'avez formé un corps, me voici » ; c'est-à-dire : Puisqu'il faut à votre Justice le sacrifice d'une victime pure, sans tache, et dont le sang soit à vos yeux d'un prix infini, me voici ; voici le corps que vous m'avez formé, il sera la victime du monde, son sang se répandra jusqu'à la dernière goutte, mais le prix de ce sang sera le salut du genre humain ; le prix de ce sang sera la vérité que vous m'enverrez porter sur la terre ; le prix de ce sang sera l'apaisement de votre justice et le triomphe de votre miséricorde.

II. Le salut du monde a donc coûté à Dieu l'acceptation du sacrifice de l'immolation de son Fils bien-aimé. Il a vu, compris, ressenti ses douleurs ; et, tout Dieu qu'il était, il en a souffert ; mais « Dieu a tellement aimé le monde qu'il lui a donné son Fils ». Voilà ce que le grand conseil, le conseil de Dieu a décrété. Le Sauveur d'Israël viendra. « Terre, prépare les chemins de l'Eternel... Le temps marqué est accompli, ton iniquité est acquittée, tu as reçu de la main de l'Eternel le double de la peine de tous les péchés ». Remarquons toujours, dans les caractères du Messie, ceux de l’union de la divinité à l'humanité !... La victime s'est donc offerte ; Dieu l'a acceptée; elle va venir pour expier, pour satisfaire, pour remporter la victoire sur le péché, la mort et l'enfer ; mais le prix de cette grande victoire qui nous sauve, ne l'oublions pas, ce sera son sang versé au milieu du plus affreux et du plus vil des supplices. Est-ce aimer, cela ? et le titre de grand pasteur des brebis de Dieu » qu'ambitionnait Jésus-Christ lui revient-il de droit ? Est-il légitimement le maître de nos cœurs ?

III. « Par le sang du Testament éternel » Jésus-Christ est donc devenu « le grand pasteur des brebis ». Impossible de le méconnaître ! Mais impossible aussi de ne pas convenir qu'il en a véritablement rempli en Dieu, en père, en frère, les divines fonctions. Rappelons-nous le saint Evangile, qui nous est si connu. Il passe à travers son troupeau en faisant du bien. Toutes les langueurs et toutes les infirmités sont guéries d'un regard de commisération ou de quelques paroles compatissantes sorties de sa bouche : « Misereor ». Il distribue de ses lèvres le pain de l'âme qui est la vérité, et de sa main, le pain du corps qui est la vie. Par les prodiges, il se montre Dieu, par la bonté, il est père, ou pasteur, et par son humanité sainte et l'ineffable familiarité avec laquelle il vit avec nous, il est notre frère. Puis, le jour vient où il faut mourir pour couronner son œuvre, et il meurt. Mais dès cet instant il est victorieux et glorifié, il a remporté le prix de son sang ; le monde est sauvé !... Si un grand de la terre que nous aurions outragé faisait cela pour nous, entrerait-il dans notre pensée qu'il nous fût possible de l'outrager encore ? Méditons un instant sur ce que Jésus-Christ a été et fait pour nous, et sur ce que nous devrions être et faire pour lui... Ah ! prenons bien garde de rendre inutile pour nous, le prix du sang précieux versé sur le Calvaire !…

 

Résolution : Je m'efforcerai de rendre toujours présente à mon esprit cette pensée: Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Dieu, a donné son sang pour me sauver.

Bouquet spirituel : « Il paîtra son troupeau comme un berger, il rassemblera les agneaux entre ses bras, et les portera a sur son sein... »

 

7

 

Pour recevoir les méditations du Mois des Bergers,

abonnez-vous à la newsletter d’Images Saintes

 

Retrouvez et suivez Images Saintes sur Facebook