08 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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9 décembre

Ordre du recensement

 

« En ce temps-là, l'empereur Auguste donna l'ordre de recenser tous les habitants de l'empire romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire enregistrer, chacun dans sa ville d'origine. Joseph lui aussi partit de Nazareth, un bourg de Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, où est né le roi David ; en effet, il était lui-même un descendant de David. Il alla s'y faire enregistrer avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu'ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva. Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'abri destiné aux voyageurs ». (Lc 2, 1-7)

« Joseph rentre du village. Il dit : « Ils ont affiché un édit sur la porte de la synagogue. C'est l'ordre de recensement de tous les palestiniens. il faut aller nous faire inscrire au lieu d'origine. Pour nous, nous devons aller à Bethléem ». Marie sourit intérieurement en pensant aux saintes Écritures : « Et toi, Bethléen Ephrata, tu es le plus petit canton de Juda, mais de toi sortira le Dominateur, le Dominateur promis à la race de David ». Mais Joseph est désemparé en pensant aux difficultés du voyage, avec une femme sur le point d'accoucher. C'est Marie qui doit rassurer Joseph : « N'aie pas peur, Joseph... Rien ne peut arriver. Dieu est avec nous ». (Maria Valtorta, T.I chapitre 44).

 

Méditation

 

O mon âme !  Considère les lois des hommes auxquelles le Roi des rois se soumet. Demande-lui de te donner cette humilité et cette confiance en Dieu qui te permettra de te soumettre à toutes les contingences de ce monde.


Prière

 

Jésus, Marie, Joseph, divins modèles ! Comment pourrai-je ne pas m'humilier profondément à la vue de votre charité. Que Marie m'aide à avoir une confiance en Dieu à toute épreuve. Amen.


Résolutions : Je me transporterai souvent en esprit dans le ciel, pour y considérer la place qui m'y est préparée, et pour m'animer, par cette vue, à porter ma croix avec courage. Je ferai ma plus douce occupation de la lecture des livres saints. Je méditerai attentivement les paroles émanées de la bouche de Jésus Christ et je m'appliquerai à rendre ma vie conforme à celle de mon divin modèle.

Un Je vous salue Marie

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07 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

 

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8 décembre

L'Immaculée Conception

 

« Je suis l'Immaculée conception ! »

 

Bien après la quinzaine des apparitions, trois dernières visites de Marie vont clôturer les événements de Massabielle, par la révélation du nom d'Immaculée Conception, le 25 mars, et les deux visites du 7 avril et du 16 juillet, silencieuses comme aux premiers jours. Au jour de l'Annonciation, ce n'est qu'à la quatrième demande de Bernadette que Marie révèle son nom. Aussitôt, la jeune fille court chez Monsieur le Curé, lâchant d'emblée : « Je suis l'Immaculée Conception ! » On raconte que lorsque le Pape Pie IX eut connaissance de ces paroles, il en pleura, lui qui avait proclamé le dogme de l'Immaculée Conception quatre ans auparavant. Il nous faut découvrir dans ces paroles ce qui a pacifié le cœur de l'Abbé Peyramale puis du Saint-Père, et qui a résonné dans le cœur de Bernadette pendant toute une vie, donnant à l'Église entière la solution de l'énigme qui était en train de se jouer à Massabielle.

Bernadette, en cette matinée du 25 mars, n'est pas en mesure de peser tout le poids de ces paroles. «Sais-tu ce que ça signifie ? » lui demande l'Abbé Peyramale, « Non, répond-elle, Immaculée, c'est quelque chose de pur, sans tache ! » Elle est bien incapable de répondre que « conception », c'est quelque chose en train de naître entre deux parents, dans l'embrassement de l'amour, dans l'embrasement de l'amour.

Immaculé, pour Bernadette, sans hésitation, c'est le sourire de Marie, sans tache. Transparence de la jeunesse du visage de la Vierge et de son cœur étranger à toutes les manipulations des hommes, des adultes. Cœur neuf dans un visage neuf. Ce sourire ne cherche pas à prendre possession des personnes, ni même à attirer à soi, mais à Dieu. C'est bien la chasteté de Marie qui transparaît en lui. Tout cela est immaculé, c'est une beauté qui dépasse de loin celle qu'on rencontre dans les revues et les salons, beauté qui dépasse l'esthétique, car elle est la vitrine, le visage d'un amour virginal, sans recherche de soi-même. Pur reflet de ce qui est en Dieu, cette transparence reflète aussi la compassion de Dieu pour les pécheurs, par la tristesse qui envahit le visage de Marie chaque fois que celle-ci évoque leur nom.C'est sans doute tout cela que Bernadette pressent dans le nom d'Immaculée.

Et « Conception » ? C'est ce qui arrive entre deux personnes qui s'aiment et ne font plus qu'un par l'amour. C'est un jaillissement de vie entre deux personnes. Et voici ·que Marie dit : « Je suis l'Immaculée Conception ! » Elle ne dit pas : « J'ai été conçue sans péché », même si cela est vrai aussi, mais ce qu'elle dit à Massabielle est beaucoup plus. Elle ne fait pas allusion à un événement passé, tant d'années auparavant dans le sein d'Anne, par l'action de Joachim. Elle dit : « Je suis l'Immaculée Conception ». Cela veut dire qu'elle est un jaillissement de vie, qu'elle ne vieillit pas, qu'elle ne prend pas d'années, car elle est continuellement conçue par le Père et le Fils.

La Trinité sainte veut en effet une Mère Immaculée digne du Fils et qui Lui soit associée dans la grande œuvre de la Rédemption et la marche de l'Église « en procession » vers le Royaume.

Le Père ne cesse pas de concevoir Marie pour qu'elle soit la mère de son Fils. Elle est continuellement conçue dans cet embrassement du Père et du Fils. Le Père donne à son Fils une Mère, une Épouse, une « Isha ». L'Esprit Saint descend dans cet embrassement d'amour et fait jaillir la Conception Immaculée. La conception continuelle est comme le miroir. En lui, l'image est continuellement conçue, renouvelée et vivante. Il importe de comprendre que, nous aussi, avons été conçus et devons l'être continuellement, dans la nouveauté du Saint-Esprit. Nous avons été conçus dans le sein de notre mère terrestre, mais nous devons être conçus continuellement dans ce jaillissement de l'Esprit Saint qui nous refait.

Car le péché fait qu'une fois jaillissante, la source que nous sommes devienne sale, boueuse, polluée. Nous avons besoin d'être de nouveau conçus, pour qu'un nouveau jaillissement de vie se produise, en toute pureté. D'un sol très boueux et souillé, l'Esprit Saint sait faire jaillir une source très pure. À Lourdes, de la vieille humanité salie par le péché, Dieu fait jaillir une nouveauté qui est toute transparence. Et pas seulement un jour, en attendant que revienne la pollution, mais continuellement, la source jaillira sans se laisser souiller, ni assécher. Marie est ainsi miroir vivant, non pas photo, ni film. Miroir infiniment pur qui laisse à chaque instant se refléter à l'extérieur d'elle-même ce que Dieu est en elle, qui laisse transparaître Dieu en elle, en toutes les situations humaines, joyeuses, douloureuses ou glorieuses de son existence.

C'est ce qui explique que son sourire puisse avoir des significations différentes selon les circonstances, mais n'être continuellement qu'un reflet très pur de ce qui est éternellement en Dieu. Ainsi, qui voit Marie rencontre Dieu. Ce n'est bien sûr pas comme en Jésus-Christ qui n'est qu'un seul être avec le Père, dans la dualité des personnes. En Marie, cela s'explique par la totale livraison constante de soi à ce que le Père veut réaliser en elle, à chaque instant. Une photo vieillit, l'image d'un miroir jamais. Il donne l'image de la personne qui s'y reflète à l'instant. Lorsque Marie dit : « Je suis l'Immaculée Conception », c'est sa façon de dire qu'elle est conçue à chaque instant pour refléter Dieu, de façon immaculée.

La définition dogmatique du Pape Pie IX a bien mis en évidence que ce privilège de l'Immaculée Conception est donné à la Vierge Marie en vertu et en vue de la Maternité divine. C'est par la puissance de la Rédemption opérée par Jésus que Marie est préservée de l'héritage du péché, elle est rachetée avant d'être touchée. C'est en vue de son rôle de Mère que le Père lui octroie ce privilège, en toute gratuité. Il veut donner à son Fils incarné une Mère digne de Lui. Comment Marie peut-elle être digne si elle ne reflète pas, avec toute la perfection possible en cette terre, le Père qui éternellement engendre le Fils ?

Le visage de Marie doit être, pour Jésus, le miroir dans lequel le Père éternel se reflète en une image sans tache. Comme l'Amour éternel du Père engendre le Fils dans l'Esprit Saint, Marie est faite Mère de ce même Fils incarné par l'opération de l'Esprit Saine. Paul dit aux Éphésiens qu'ils sont faits pour vivre « saints et immaculés dans l'amour ». Marie l'est pour ne pas avoir été souillée. Dans sa première conception, dans le sein d'Anne, elle a été préservée et sanctifiée, puis elle est restée immaculée. Le chrétien est immaculé parce qu'il est lavé. Lavé dans le Baptême, et continuellement conçu, le chrétien ne vieillit jamais, il est toujours renouvelé, il devient à son tour « Immaculée Conception ».

Au terme de tout cet itinéraire que Bernadette est en train de parcourir, au fil des apparitions, on perçoit ce qui est en jeu. La révélation du Visage de Dieu à travers le sourire de Marie a apprivoisé Bernadette et a suscité son consentement le plus libre, celui de l'amour. Elle entre progressivement dans une vie qui ne lui appartient plus parce qu'elle est entièrement livrée à l'action de l'Esprit Saint en elle. Il restait à Bernadette à découvrir le terme du voyage, ce vers quoi elle s'est mise en chemin. En effet, la vie chrétienne, la vie dans l'Esprit Saint n'est pas une marche dans l'ignorance totale du terme. Marie représente pour l'Église la perfection vers laquelle Dieu l'entraîne, la femme livrée à l'amour de Dieu agissant dès ici-bas dans la nature humaine pour la glorifier. Pour le chrétien, le terme est déjà en vue. Un jour, il dira lui aussi en toute vérité : « Je suis l'Immaculée Conception ».

 

Méditation

 

O mon âme ! Pour être continuellement conçu, mon âme doit laisser advenir à chaque instant ce que le Père est en train de concevoir en moi, dans ce regard d'amour, dans cet embrassement, et cet embrasement où il est pris entre le Père et le Fils, qui s'appelle l'Esprit Saint. Cela s'appelle « vivre dans l'Esprit Saint », vivre dans cette fécondité que l'Esprit Saint est capable d'avoir en moi, et qui me fait engendrer les attitudes qui sont celles du Fils Bien-Aimé, Jésus.

 

Prière

 

Très Sainte Vierge Marie, nous croyons qu’à la fin de votre vie terrestre, vous avez été élevée corps et âme au Ciel, parce que vous êtes la Mère de Dieu, l’Immaculée. La Très Sainte Trinité vous a couronnée Reine de l’univers, et avec tous les Anges et les Saints du Ciel, vous intercédez pour nous, pèlerins de la terre, et pour les âmes des défunts qui ont encore besoin de purification. Aidez-nous à orienter notre vie vers Dieu qui a un dessein d’amour sur chacun de nous, à prier, à recourir aux sacrements de l’Eglise et à faire le bien, pour notre bonheur véritable dès ici-bas. Donnez-nous une Foi et une Espérance inébranlables en l’Amour infini de Dieu, au milieu des luttes et des épreuves inévitables et nécessaires de cette vie, car les souffrances du temps présent ne sont rien, en comparaison du bonheur qui nous attend.

 

Résolutions : Je lirai le récit des miracles opérés par le Fils de Dieu avec des sentiments de foi. Je serai heureux d’appartenir à une religion qui repose sur des preuves si admirables de l’amour de notre Dieu et je remercierai tous les jours le Seigneur pour tous ses bienfaits. Je ne conserverai jamais aucun sentiment de haine contre le prochain ; je repousserai jusqu’à la pensée de la vengeance, et si j’ai quelques ennemis, je vais travailler dès ce moment à me réconcilier avec eux.

 

Un Je vous salue Marie

 

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06 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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7 décembre

Joseph à Nazareth

 

La Vierge Marie nous parle de la Passion de Joseph : « Mon Joseph a eu sa Passion. Elle commença quand il se rendit compte de mon état, et elle dura des jours, comme pour Jésus et pour moi. Et spirituellement elle ne fut pas moins douloureuse. C’est uniquement par la sainteté de Joseph, mon époux, qu’elle s’est maintenue sous une forme tellement digne et secrète qu’elle est passée peu connue à travers les siècles. Oh ! Notre première Passion ! Qui peut en dire l’intime et silencieuse intensité? Qui peut dire ma douleur en constatant que le Ciel ne m’avait pas encore exaucée en révélant à Joseph le mystère... Qui peut dire mon combat contre le découragement qui tentait de m’accabler pour me persuader que j’avais espéré en vain dans le Seigneur ? Oh ! Je crois que ce fut une rage de Satan ! Je sentais le doute me saisir aux épaules et allonger ses tentacules pour emprisonner mon âme et l’arrêter dans sa prière.

Qui pourrait dire avec une exacte vérité la douleur de Joseph, ses pensées, le trouble de ses affections,.. En apparence, c’était un homme trahi par sa femme. Il voyait crouler en même temps son bon renom et l’estime du monde à cause d’elle. Il se voyait déjà montré du doigt et l’objet de la compassion du pays. Il voyait l’amour et l’estime qu’il avait pour moi tomber morts devant l’évidence du fait. Je veux que vous l’aimiez, mon Joseph, cet homme sage et prudent, patient et bon qui n’est pas étranger au mystère de la Rédemption auquel il a été infiniment lié, parce qu’il usa sa douleur et lui-même pour celui-ci, en sauvant le Sauveur au prix de son sacrifice et par sa grande sainteté. S’il avait été moins saint, il aurait agi humainement en me dénonçant comme adultère pour me faire lapider et faire périr avec moi le fruit de mon péché. S’il avait été moins saint, Dieu ne lui aurait pas donné la lumière pour le guider dans une telle épreuve...

Mais Joseph était saint... Et par sa charité il vous sauva le Sauveur, tant en ne me dénonçant pas auprès des anciens, qu’en laissant tout par une prompte obéissance pour emmener Jésus en Egypte. Journées peu nombreuses, mais terribles par leur intensité, celles de la passion de Joseph et de ma première passion... Car je comprenais sa souffrance et ne pouvais la lui enlever aucunement pour rester fidèle à l’ordre de Dieu qui m’avait dit : « Tais-toi ! »... Et moi, seule dans ma maison... je dus résister au découragement, aux insinuations de Satan et espérer, espérer, espérer. Et prier, prier, prier. Et pardonner, pardonner, pardonner à Joseph son soupçon, sa révolte de juste indigné ». (Maria Valtorta, T. 1 chapitre 21)

 

Méditation

 

O mon âme ! Admire l’âme de Joseph, le Juste, si bien ajusté à la présence de Dieu. Que Joseph m’aide à devenir veilleur de cette présence en moi et autour de moi. Cet homme choisi entre tous les hommes pour devenir le père de Dieu, son protecteur, son éducateur, peut me montrer le chemin du silence, de l’obéissance, de l’action pour Dieu.

 

Prière

 

O mon Dieu ! Apprenez-moi à prier avec autant d'intensité que le faisait Joseph qui se coupait de tout ce qui l'entourait pour mieux adorer. Donnez-moi la sagesse de saint Joseph qui non par culture humaine mais par surnaturelle instruction, a su lire dans le livre scellé de la Vierge sans tache. Accordez-moi la « vue » de saint Joseph qui est entré dans les vérités prophétiques en voyant un mystère surhumain là où les autres n’ont vu qu’une grande vertu. Amen.

 

Résolutions : Je demanderai souvent à Dieu qu’il daigne étendre et propager le bienfait de la vraie religion. Je prierai pour la conversion des pécheurs, la persévérance des justes et le retour des pécheurs à la véritable foi. Si je connais des personnes qui sont divisées, je vais tâcher aujourd’hui d’opérer leur réconciliation. Si je ne peux y parvenir, j’adresserai à Dieu de ferventes prières pour qu’il daigne établir dans tous les cœurs le règne de la charité.

 

Un Je vous salue Marie

 

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05 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

 

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6 décembre

Marie à Nazareth

 

« Et au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, nommée Nazareth, à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie. » (Luc 1 26-28).

 

Pendant la période qui précéda la naissance de Jésus, Marie et Joseph eurent à vivre une épreuve très douloureuse. Ce fut la première des grandes épreuves communes des nouveaux époux. Entre le moment de l'Annonciation et de l'Incarnation du Verbe de Dieu dans le sein de Marie, par l'opération du Saint Esprit qui « la couvrit de son ombre », et le moment de la naissance de Jésus, Marie fiançée à Joseph, lui fût donnée comme épouse. Lorsqu'elle vînt habiter chez lui, dans leur demeure commune, au terme de la période des fiançailles, elle était déjà enceinte. Joseph s'aperçut de l'état de la Vierge, sans savoir comment cela avait pu se faire ; quant à Marie, elle ne pouvait dévoiler elle-même la merveille extraordinaire conçue en elle par le Seigneur Dieu. Pourtant Joseph, comme Marie, demeura fidèle à la volonté divine et garda Marie chez lui.

Cette première grande épreuve entre Marie et Joseph, dans les tous premiers temps de leur vie commune dans leur demeure commune, avant même la naissance de Jésus, fut une épreuve majeure pour leur amour réciproque, mais aussi pour leur foi, tout comme l'avait été pour Abraham l'appel au sacrifice de son fils Isaac : folie aux yeux des hommes, sagesse aux yeux de Dieu, ce qui pouvait briser la Sainte Famille dès le début l'a au contraire soudée à jamais, par la Foi. C'est en outre au prix de cette épreuve pour les Saints Epoux, rapportée dans l'Ecriture, que la naissance virginale de Jésus est mise en un relief sans ambiguïté.

 

Méditation

 

O mon âme ! Béni le Seigneur, le Dieu d’Israël qui est le seul qui opère des choses admirables. Quel autre, en effet, peut déroger aux lois de la nature, que celui qui les a établies. Il a pris corps d’une chair de Vierge. Quel autre peut guérir les maladies et ressusciter le morts, que celui qui tient en sa main la santé et la douleur, qui vivifie suivant sa volonté ? Il n’y a que le bras du Seigneur qui ait pu opérer les merveilles dont le monde a été témoin. La religion qui repose sur les miracles éclatants du Fils de Dieu, ne peut avoir pour fondement que la vérité et pour fin le salut.

 

Prière

 

O Marie de Nazareth, Mère de Dieu, Mère de l'Eglise, nous nous tournons vers Vous avec confiance et espérance ; nous Vous offrons les pensées les plus profondes de nos cœurs. Souvenez-vous des êtres qui nous sont chers : ouvrez vos bras pour les accueillir et assistez-les de votre maternelle protection. Recevez favorablement tous ceux qui tournent les yeux vers Vous et Vous demandent de présenter leurs prières à Dieu. Tendre mère de notre Sauveur, nous confions à Votre amour nos enfants, nos jeunes, nos familles. Intercédez pour les parents et leurs enfants, afin que leur amour soit toujours plus fort et fidèle. Par amour de ton Fils, prenez sur Votre Cœur ceux et celles qui souffrent, les petits et les faibles, ceux qui sont découragés, ceux qui vivent sans la misère et la pauvreté. Priez pour nous, Sainte Mère de l'Eglise, afin que nous soyons de fidèles disciples de Jésus, toujours remplis de joie et d'espérance. Obtenez-nous la faveur de vivre en parfaite union avec Votre Fils et avec nos frères et sœurs. Que nos paroles et nos actes rendent gloire et louange au Père, au Fils et au Saint-Esprit ! Amen. (Hervé Aubin, Prières, souffle de vie, Novalis 2001).

 

Résolutions : J’apprécierai à sa juste valeur, la grâce qui a été octroyée à Marie de devenir la Mère du Sauveur afin d’éviter de tomber dans des déviations proches de l’hérésie. Je bénirai le Seigneur d’avoir bien voulu me rejoindre dans ma nature humaine, pour la sauver, en passant par Marie.

 

Un Je vous salue Marie

 

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04 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

 

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5 décembre

Marie, Mère de Dieu, s'abaisse par son humilité.

 

« L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ». (Luc 1, 27-28)

 

Combien elle s’abaisse par son humilité. Saint Bernard s’écrie : « O prodige d’humilité ! Plus la Vierge est élevée, plus aussi elle s’abaisse ». L’archange Gabriel s’incline devant elle, la salue pleine de grâce, et lui annonce que la Sainte Trinité l’a choisie pour être la Mère du Messie. L’humble Vierge de Juda se trouble et ne peut comprendre que le choix de Dieu soit tombé sur sa bassesse. L’ange déroule à ses yeux les magnificences de cette divine maternité et les grandeurs du Fils qu’elle doit enfanter. Elle s’effraie de plus en plus d’une telle dignité ; elle pense aux humiliations du Verbe incarné, et elle se confond dans son propre néant. A tous les éloges qu’on lui donne elle ne fait qu’une réponse qui peint bien le sentiment qui l’anime : « Je suis la servante du Seigneur : Ecce ancilla Domini ». Vous me parlez d’être sa Mère, je ne suis que son humble servante. Et non contente de croire qu’elle n’est rien par elle-même, elle désire que tout le monde soit persuadé de son néant, afin qu’on rapporte à Dieu seul toute louange et toute gloire. Aussi, dans son sublime cantique, nommé par saint Ambroise l’Extase de l’humilité, elle redit à tous les siècles que Dieu abaissa ses regards sur la bassesse de sa servante, et que pour cela toutes les générations l’appelleront bienheureuse. Quelle humilité, qui ravit le Ciel et détermine le Verbe de Dieu à descendre du trône de sa gloire jusque dans les profondeurs de notre néant : « Humilitate concepit ! » Que l’exemple de notre Mère nous persuade que l’humilité est la source de toutes les grâces et la meilleure disposition pour la réception de la divine eucharistie. « Pour être des vases d’élection propres à recevoir Jésus-Hostie, il faut au moins, dit saint Augustin, être vide de soi. Dieu s’éloigne des superbes, mais il se donne aux âmes humbles ». Jésus, Marie, faites qu’à chaque communion nous soyons dans les mêmes dispositions d’humilité qui vous animaient au moment de l’Incarnation.

 

Méditations

 

O mon âme !  Tu as reçu souvent cette semence sacrée de la parole de Dieu. N’as-tu pas de reproches à te faire à ce sujet ? Ne l’as-tu pas presque toujours écoutée avec indifférence, comme s’il s’agissait de choses qui t’étaient étrangères, ou par un motif de curiosité, sans avoir l’intention d’y conformer ta conduite ? O mon âme, malheur à toi si tu profanes les dons de Dieu ! Jésus te dit : « Vous savez ce qui est écrit dans la loi : vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de tout vos forces ; et voici le second commandement qui est semblable à celui-ci : Vous aimerez votre prochain comme vous-même. Toute la loi et les prophètes sont compris dans ces deux commandements ».


Prière

 

Il n’est que trop vrai que j’ai souvent imité votre apôtre Pierre dans son infidélité. Je vous ai renié plusieurs fois, ô le meilleur des maîtres ! J’ai sujet de trembler lorsque je considère mon indifférence pour le péché, et de l’autre. Permettez, ô mon Dieu ! Que je vous demande encore une fois pardon. C’est maintenant que je sens combien il est amer de vous avoir abandonné.


Résolutions : Dès ce moment, je veux faire profession d’une dévotion particulière envers la sainte Vierge : je réciterai le chapelet, je rejoindrai un groupe de prière en son honneur. Lorsque je serai assez heureux pour être en grâce avec mon Dieu, je ferai tous mes efforts pour ne pas lui déplaire à nouveau. Je résisterai courageusement aux perfides suggestions du démon et je ne cesserai d’implorer le secours du ciel pour y réussir.


Un Je vous salue Marie

 

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03 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

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4 décembre

Joseph de la lignée de David

 

« Mathan engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit Jésus que l'on appelle « Christ ». » (Matthieu 1,16)

 

Le rôle de Joseph dans le mystère de Jésus est beaucoup plus important que nous ne l'imaginons souvent. Nous pensons à juste titre d'ailleurs que Joseph a été donné par Dieu à Marie et à Jésus pour être leur protecteur. On parle de Joseph comme étant le père nourricier, le chef de la famille sainte tout cela est parfaitement vrai. Joseph a été à côté de Marie pour la soutenir, il a été l'éducateur de Jésus. Mais, derrière ce rôle évident, il y a peut-être des profondeurs auxquelles nous ne pensons pas toujours.

Tout d'abord, et c'est extrêmement important, Joseph n'est pas seulement un père nourricier, ou un père adoptif pour Jésus, il est son père légal. C'est lui qui est le chef de famille et qui, selon la coutume des juifs, donne à Jésus, cet enfant dont il n'est pas le père biologique, mais dont il est le père par la volonté de Dieu, il lui donne son ascendance. En effet, dans la tradition juive, c'est le père légal qui assure l'ascendance à son enfant. Vous n'avez peut-être pas fait attention, mais constamment, dans ces textes qui entourent l'enfance de Jésus, on nous rappelle que Joseph était fils de David. C'est ce que saint Luc nous dit au moment de l'annonciation : « L'ange Gabriel fut envoyé à Marie, une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ». A aucun moment, il ne nous est dit que Marie appartenait à la tribu de David. C'est Joseph qui fiancé, époux de Marie, donne à Jésus cette descendance davidique. D'ailleurs, au moment même de la nativité, toujours saint Luc nous explique que si elle s'est produite à Bethléem, c'est à cause du recensement qui avait été décidé à cette époque-là, chacun allait se faire recenser dans sa ville et Joseph monta de Galilée à Nazareth en Judée, à la ville de David, qui s'appelait Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la lignée de David. Saint Matthieu nous rappelle que c'est par Joseph que David est l'ancêtre de Jésus.

 

Méditation

 

O mon âme !  Considère combien cela est important puisque toutes les prophéties, depuis celle adressée au roi David lui-même sont sans cesse renouvelées par les prophètes d'Israël. Il est annoncé un Messie, un sauveur, un roi selon le cœur de Dieu, et ce roi sera le descendant, la descendance par excellence de David, et c'est par Joseph que s'accomplit le lien entre la promesse faite à David et sa réalisation en Jésus.

 

Prière

 

Jésus, Fils de David, ayez pitié de moi. Je suis réduit à l'état le plus affreux et le plus digne de votre compassion : la lèpre du péché a tellement défiguré mon âme, qu'elle n'ose se présenter devant vous. Mais plus mon mal est grand, plus la foi que j'ai en vous devient vive et ardente. Aidez-moi à recouvrer la santé de mon âme. Donnez-moi l'esprit de douleur pour vous être agréable. Dites seulement une parole et mon âme sera guérie.

 

Résolutions : Je ferai ma plus douce occupation de la lecture des livres saints. Je méditerai attentivement les oracles émanés de la bouche de Jésus Christ et je m'appliquerai à rendre ma vie conforme à celle de mon divin modèle. Je regarderai les pauvres comme les membres vivants de Jésus, et j'augmenterai aujourd'hui la somme de mes aumônes, puisque c'est le véritable moyen d'imiter la charité de ceux qui ont enseveli le corps du Sauveur.

 

Un Je vous salue Marie

 

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02 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

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Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

 

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3 décembre

L'incarnation du Fils de Dieu

 

« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous. » (Jean 1)

 

Si le mystère de l’Incarnation a été si admirable dans sa préparation, il ne l’est pas moins dans son accomplissement. Sans doute, le Verbe était libre de s’unir à telle nature qu’il aurait choisi. Il a choisi la nature humaine. Et cela, dit saint Léon, parce qu’il fallait que le démon fût vaincu dans cette nature que lui-même avait vaincue.

Le temps prédit par les prophéties étant arrivé, un de ceux qui compose la milice céleste, fut choisi pour porter sur la terre la nouvelle des grandes miséricordes qui allaient s’opérer. Il reçut l’ordre de se rendre auprès de celle que Dieu avait prédestinée de toute éternité pour être la mère de son Fils. Chargée de cette mission incomparable, l’archange Gabriel, (ce nom signifie ‘’Force de Dieu’’) quitte le séjour de la béatitude et descend sur la terre. De quel côté ira-t-il. Va-t-il se diriger vers cette cité orgueilleuse, Rome qui s’arroge le titre de capitale du monde, et chercher dans le palais des Césars, la créature privilégiée qui doit porter dans son sein le trésor du ciel et le salut de la terre ? Vraiment, les desseins de Dieu sont sublimes et impénétrables ! Cette puissance divine est admirable. Elle se sert des instruments les plus fragiles pour opérer les plus grandes merveilles.

L’envoyé du ciel est envoyé vers un humble bourg de la Galilée, vers un village à peine connu. C’est là qu’une Vierge, dérobée au monde, mène une vie retirée. La faveur que le ciel lui accorde ne suscitera pas les applaudissements de ses concitoyens. Personne ne publiera cette glorieuse nouvelle. L’heureuse créature qui vient d’être initiée aux mystères célestes, ne montrera pas le moindre empressement à se faire connaître pour la mère de Dieu. Ce que Jésus Christ apprécie le plus en elle : elle est humble et chaste.

 

Méditation

 

O mon âme ! Quelle leçon pour toi ! Dans l’exécution de ce profond mystère, le Verbe éternel descend du trône qu’il occupe dans le ciel, à la droite du Père. Il vient parmi les hommes et s’enferme pendant neuf mois dans le sein d’une Vierge. Est-ce que je crois à un tel acte d’humilité de la part de mon Dieu ? Que je suis éloigné de la ressemblance que je dois avoir avec mon divin modèle ! Moi qui me crois supérieur aux autres ; qui suis si plein de joie lorsque je m’aperçois que mes talents et mes bonnes œuvres sont connues et publiées ; moi qui savoure avec tant de plaisir les louanges qu’on m’adresse sur des qualités que je ne possède pas.

 

Prière


Quelle leçon pour toi ! Dans l’exécution de ce profond mystère, le Verbe éternel descend du trône qu’il occupe dans le ciel, à la droite du Père. Il vient parmi les hommes et s’enferme pendant neuf mois dans le sein d’une Vierge. Est-ce que je crois à un tel acte d’humilité de la part de mon Dieu ? Que je suis éloigné de la ressemblance que je dois avoir avec mon divin modèle ! Moi qui me crois supérieur aux autres ; qui suis si plein de joie lorsque je m’aperçois que mes talents et mes bonnes œuvres sont connues et publiées ; moi qui savoure avec tant de plaisir les louanges qu’on m’adresse sur des qualités que je ne possède pas.

 

Résolutions : Je m’exercerai particulièrement à acquérir l’humilité, puisque c’est cette vertu qui me rendra semblable à Jésus. Elle est à juste titre appelée le trésor assuré de toutes les vertus. Je me transporterai souvent en esprit dans le ciel, pour y considérer la place qui m’y est préparée, et pour m’animer, par cette vue, à porter ma croix avec courage.

 

Un Je vous salue Marie

 

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30 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Trente-et-unième jour

Triomphe

 

L’histoire des Saints ne finit pas à leur mort, elle s‘étend au delà, parce qu’elle plonge ses racines dans une autre vie d’où le Seigneur manifeste ici-bas leur gloire. Ainsi en est-il de celle de Claire la Sainte, de l'illustre vierge que nous avons suivie pas à pas, durant le cours de son pèlerinage terrestre. Maintenant, ou la découvrir sinon dans les régions de l'immortalité, à travers le sillon tout illuminé encore des feux de son passage ?…

Mais avant de parler de sa gloire et de sa puissance au ciel, racontons les obsèques triomphantes de la séraphique vierge.

A ce mot : « Claire est morte ! » toute la ville d’Assise se porte a son humble couvent. « La Sainte est morte ! Elle est au ciel ! Elle prie pour nous ! » Telles étaient les paroles qu'on entendait de toutes parts dans la cité et aux environs, tant la réputation de sa sainteté était fondée et universelle.

Avant même qu'elle fût ensevelie, on eut quelque raison de craindre que ses restes mortels ne fussent, par motif d’une ambition sainte, l’objet d’un pieux larcin. La municipalité d’Assise, revendiquant les droits de la cité, fit par prudence cerner le monastère pour garantir à la bonne ville de François la possession d’un aussi précieux trésor.

Prévenu avec sa cour du décès de Claire, le pape innocent IV prit aussitôt le chemin d’Assise, tenant à présider lui-même ses funérailles.

Elles furent, comme on pouvait s’y attendre, un éclatant triomphe. En présence de ses cardinaux et d'un nombreux clergé, le pape témoigna hautement de sa foi et de sa ferme conviction en la sainteté de la morte et, un an plus tard, comme nous allons le dire tout à l‘heure, Alexandre IV l’inscrivait au catalogue des Saints.

De nombreux miracles avaient témoigné en effet de la sainteté de Claire ; les chroniques en foisonnent ; il est parlé d’aveugles et de paralytiques guéris, d’aliénés furieux recouvrant leur raison, d’enfants, petits et grands, que la Sainte ramène des portes du tombeau.

Citons en particulier la guérison d’un pauvre enfant paralytique, due à son merveilleux crédit. Les parents, en sollicitant la guérison de leur fils, si tristement infirme, avaient promis d’en faire le Chevalier de la Sainte, expression de l'époque, si celle-ci rendait la vigueur à ses pauvres membres inertes. Claire guérit l’enfant et le petit Chevalier de la Sainte vole d'un bond à son tombeau pour l’en remercier avec ses parents.

Un autre enfant, emporté par un loup furieux, échappe à sa voracité au moment même où la mère désespérée du pauvre petit, déjà entre les dents du loup, appelle Claire à son secours.

Ces miracles et bien d'autres portaient au loin, dans l’Italie et ailleurs, la. réputation de sainteté de l’illustre Abbesse envolée, et le jour vint bientôt où le Siège-Apostolique se prononça en ce point et décerna à l’admirable Princesse des Pauvres, à l’incomparable Duchesse des Humbles les honneurs de la canonisation. Ce fut le jour anniversaire de son bienheureux trépas, 11 août 1254. Sa fête fut fixée au lendemain, douzième jour du mois d'août. Six ans plus tard, les restes mortels de la Sainte, merveilleusement conservés, étaient transférés à l'église récemment bâtie pour es recevoir, l’église de Sainte Claire à Assise.

Pendant six longs siècles, le corps de la Séraphique Vierge reposa invisible dans le massif tombeau qui le renfermait. Mais le jour vint, où brille à nouveau au regard des hommes cette « pure lumière destinée à illuminer le monde ». Le trente août 1850, après sept grandes journées de recherches et de travaux, Claire fut retrouvée dans son antique et glorieux cercueil. Aujourd’hui, les restes précieux de la sainte reposent dans sa crypte solitaire, et autour de sa châsse bénie, veille comme une légion d’anges l’heureuse tribu de ses enfants...


Laus Deo !


Réflexions et Avis

 

En terminant ce beau mois passé en la douce compagnie de sainte Claire, nourris de ses exemples et des sentiments de son cœur, prenons aujourd'hui à ses pieds la grande et sainte résolution de travailler à notre sanctification avec une nouvelle ardeur.

La générosité et de constants efforts sont indispensables en ce point. La sainteté, comme on l’a vu pour Claire, est l‘œuvre de notre travail, et chacun de nous l’avance et la perfectionne dans la mesure de l’attrait qui l'y attire et de l'ardeur qu’il y déploie.

Rappelez-vous, âme pieuse, que le Ciel ne s’obtient que par la vertu et la vertu ne s’acquiert que par le combat. Quiconque aspire à la sainteté doit s’armer de courage, combattre sans trêve ses inclinations perverses, s’élever au-dessus de soi-même et tendre à s'unir à Dieu de plus en plus. Telle fut la sublime et divine théorie des saints. Qu’elle soit aussi la nôtre ! Comme eux, tournons vers les trésors de la grâce toutes nos aspirations, la moindre parcelle de ceux-ci vaut mieux que tout l'or du monde, et l'âme qui s'attache à les acquérir n'y goûte-t-elle pas joie et consolation ? S’il en est autrement parfois et que la vertu ne nous présente qu’aspérités et rabats, ne vaut-il pas mieux, dit saint Jérôme, combattre un peu de temps, se retrancher, demeurer sous les armes, se fatiguer sous la cuirasse et goûter ensuite les fruits de la victoire, que de s'engager dans une peine éternelle pour s'affranchir de celle qui n’est que passagère et ne dure qu’un temps ?


Avis des Saints

 

« Si vous aimez la terre vous devenez terrestres, si vous aimez le ciel, vous devenez célestes ; si vous aimez Dieu, vous vous rapprochez-de Dieu » (Saint Augustin). « Réjouissez-Vous à la pensée que tant de millions d'anges et de saints aiment Dieu parfaitement » (Saint Alphonse de Liguori). « Ne vous attachez pas à cette terre qui fuit sans cesse sous vos pas, élevez plus haut vos affections et vos espérances. Sursum corda ! »(Saint Pierre Chanel).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Claire-Isabelle Fornari, vierge de son Ordre (1697-1744)

 

Encore une de ces âmes ardentes que consume l'amour de Dieu et la soif de souffrir pour lui. L’amour divin fut tel en la chère Bienheureuse qu'il se forma à l'endroit de son cœur une blessure profonde. De cette plaie mystérieuse sortaient quelquefois des flammes véritables, réelles, qui consumaient à cet endroit la robe et même le scapulaire de la sainte Clarisse. D’autres fois, il s'en échappait des rayons d'une lumière resplendissante et un parfum céleste qui remplissait tout le monastère. Le cœur même de la Bienheureuse était transpercé de trois clous et de nombreuses épines dont les pointes acérées s’apercevaient aisément à travers la blessure et lui causaient d'indicibles douleurs. Jésus, son adorable Epoux, l'associa d'une façon merveilleuse aux douleurs de sa Passion. Elle eut les stigmates de ses plaies aux pieds, aux mains et dans son côté. Notre-Seigneur lui départit en même temps que ses douleurs d’ineffables consolations qui ravirent son âme : Extases, visions, faveurs extraordinaires, Claire-Isabelle eut tout cela à l’égal des saints les plus favorisés.

 

Pratique : La persévérance. S'exciter aux sacrifices qu’elle exige par les récompenses du Ciel.


Prière


En terminant ce mois béni, ô Séraphique Mère, je me consacre à vous. Étendez sur moi votre ineffable protection et daignez en favoriser aussi tous ceux qui me sont chers. Préservez-nous du pêché, le plus grand de tous les maux. Obtenez-nous de servir fidèlement le Seigneur, de mourir dans son saint amour, afin de.l‘aimer et de le glorifier éternellement avec vous dans le Ciel. Ainsi soit-il !

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Fin du Mois de Sainte Claire

 

Prochain Mois de Dévotion : Mois de Jésus Naissant, rendez-vous le 30 novembre

 

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Appel

J'ai découvert l'existence de ce très beau mois de Sainte Claire, cette année, que j'ai entièrement scanné à la bibliothèque municipale de Bordeaux, alors que j'y effectuait des recherches sur le passé franciscain de la ville, ainsi que de la Gironde et de l'Aquitaine. Ce livre a été publié au Monastère de l'Avé Maria de Talence (dans lequel vécut et mourut la Bienheureuse Marie Céline de la Présentation (+ en 1897, béatifiée à Bordeaux en 2007).

Cet ouvrage n'a pas été réédité depuis près de 90 ans. Je lance donc un appel à un éditeur qui serait éventuellement intéressé pour le publier en version papier. Merci de me recontacter si cela vous intéresse à franck.monvoisin.33@gmail.com

F.Monvoisin Rédacteur du blog Images Saintes,

laïc consacré.

28 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Vingt-neuvième jour

Dernières années

 

La vie de notre glorieuse Mère fut une suite de longues souffrances. L’amour de la pénitence en avait fait une victime volontaire, la maladie en fit une martyre généreuse. Parmi les dons inestimables que lui avait départis son amour jésus, Notre-Seigneur, n’avait pas omis celui de sa croix. L’épouse du Christ l’estimait au-dessus de tous et l'appréciait plus que tout l’or et toutes les joies du monde. Aussi durant les vingt-huit années de cette vie languissante qu’elle eut à soutenir, Claire nous apparaît-elle sur son lit de souffrance comme une admirable crucifiée. La sainte Mère ne semblait vivre et se soutenir que par miracle tant ses douleurs étaient tenaces et continues. « La fièvre, qui ne la quittait jamais, l’avait desséchée jusqu’aux os, des mortifications perpétuelles avaient énervé toutes ses forces, le pesant fardeau du gouvernement de son monastère et les soucis continuels que lui donnait son Ordre, déjà si répandu, oppressaient son cœur, et néanmoins, c’était précisément quand ses forces semblaient devoir succomber que son esprit apparaissait avec une vigueur nouvelle, semblable au palmier dont la tête s’élève plus verdoyante vers le ciel à mesure que le terrain où s’enfoncent ses racines est battu davantage ». (Vie de Sainte Claire par J. de Madrid).

Il est impossible, ont dit ses historiens, de se faire une idée de la patience de notre sainte au milieu de tant de souffrances. Jamais front plus serein, intérieur plus calme, cœur plus résigné que le sien. Jamais, la plus légère plainte, nl le plus léger soupir ne s’échappait de ses lèvres, au contraire, c'était sans cesse l’hymne de l’abandon et de l’action de grâces qu’elle faisait monter vers le ciel répétant, du fond du cœur, le Fiat le plus entier aux vouloirs divins et se proclamant heureuse, et mille fois heureuse, d'avoir à porter la croix à la suite de son bien-aimé Sauveur.

L’an 1251, l’état de la vénérée malade s'était aggravé sensiblement et l’on crut même que ses derniers jours étaient arrivés.

Les religieuses fondaient en larmes et n'avaient plus aucun espoir, quand, tout à coup, un oracle du ciel, dont l’écho, leur parvint de Saint Ange du Panso, leur annonça, ô bonheur ! que leur bienheureuse Mère ne les quitterait pas encore et qu'elles auraient encore la joie de la posséder quelque temps de plus. Une religieuse bénédictine du monastère de Saint-Ange l’avait appris par une vision qu'elle raconta ainsi : « J’ai vu la sainte abbesse montante et autour d’elle ses filles éplorées... Tout à-coup apparu une dame, belle comme pas une et majestueuse comme une reine. Elle s’est mise à consoler les religieuses en leur disant de ne pas pleurer comme si elle était morte celle qui devait vivre encore quelque temps au milieu d’elles, et la belle dame avait ajouté : « Rassurez-vous donc, chères enfants, votre Mère ne vous quittera pas avant que le Seigneur lui ait apparu avec ses disciples ». En effet, la sainte agonisante revint des portes du tombeau et vécut deux années encore.

A la nouvelle de son état désespéré, le cardinal Raynald s’était empressé d'accourir à Saint Damien, et sur les instances de la Sainte, il lui avait administré les derniers sacrements. Claire, profitant de la présence de l'éminent cardinal auprès de son lit de mort, lui demanda la plus grande faveur qu’elle put désirer ici-bas : celle de voir la règle de son Ordre approuvée solennellement par le Saint-Siège. C'était réclamer le privilège authentique et définitif de la pauvreté absolue. Claire fondait en larmes en renouvelant sa requête, et le bon Cardinal, profondément ému, lui promit de s’en occuper...


Réflexions et Avis


Comme sainte Claire, étudions Jésus souffrant et nous apprendrons à souffrir. La vue de Jésus en croix soutient l’âme au sein de l'épreuve et lui donne la force de tout souffrir pour son amour. « Plantez dans votre coeur Jésus crucifié, dit un pieux auteur, et toutes les croix de ce monde vous sembleront des roses. Voudrions-nous n’avoir rien à mettre au pied de la croix ? Mettons-y du moins un cœur pénitent et résigné. L’aliment de la vertu, c’est la croix. Demandez à Dieu l'amour de la croix et des souffrances. Les souffrances sont le creuset dans lequel l’âme se purifie. Malheur à nous, si nous cherchons une autre nourriture que la croix, ce doit être notre aliment perpétuel. Goûtez avec douceur les amertumes de la croix, immolez-vous a la croix, comme une victime d’amour.

L'amour divin conduit au Calvaire. Heureuse l’âme qui s'y laisse conduire et immoler. Allez reprendre du courage au pied de la croix, là vous trouverez de la consolation, de la paix, du repos ; de l'amour, des forces, de l'espérance. On trouve tout au pied de la croix. Dans la croix est le salut et la vie ».

Si de tels sentiments sont les vôtres, âme pieuse,.vos peines seront consolées et vous trouverez la force de faire bon accueil à l'épreuve de quelque nature qu’elle soit lorsqu’elle s’appesantira sur vous.


Avis des Saints

 

« Pécheurs que nous sommes, nous devons marcher par la voie de la croix et de la passion pour aller au ciel » (Saint François d’Assise). « Si vous souffrez avec Jésus-Christ, vous serez aussi glorifiée avec lui ; si vous pleurez avec lui, vous vous réjouirez aussi avec lui ; si vous demeurez avec lui sur la croix, vous goûterez avec lui les douceurs célestes qu’il vous a promises » (Sainte Claire à Sainte Agnès de Prague). « Commencez par étudier le livre du crucifix. Là vous apprendrez toutes sortes de vertus » (Sainte Véronique Giuliani).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

Sainte Véronique Giuliani, vierge de son Ordre (1660-1727)


Son enfance et sa jeunesse furent marquées de grâces extraordinaires, préludes des faveurs sans mesure, qu’elle devait recevoir durant le cours de sa vie religieuse. La ferveur de Véronique fut telle, au commencement, qu‘elle pratiqua toutes les vertus religieuses à un degré héroïque. Le Sauveur l‘avait préparée par cette fidélité à recevoir des grâces plus insignes. Peu de Saints ont reçu des faveurs aussi extraordinaires que sainte Véronique Giuliani. Elle a réuni dans sa vie tous les prodiges qui ont illustré sainte Catherine de Sienne, sainte Marie-Madeleine de Pazzi, sainte Thérèse, sainte Catherine de Ricci, sainte Claire de Montefalco et d'autres âmes privilégiées, qui sont la gloire de l'Ordre. Elle eut comme notre séraphique Père saint François, l'empreinte des stigmates de Notre-Seigneur.


Pratique : dans nos peines et dans nos souffrances, chercher farce et courage au pied de la croix.

 

Prière

 

Ô douce sainte Claire, victime choisie et compagne inséparable de Jésus souffrant, rivez à jamais près de lui au pied de sa croix sanglante mon esprit, mon âme et mon cœur. J'aspire comme vous à gravir le calvaire et à y vivre dans la contemplation assidue de notre Amour crucifié. Ainsi soit-il.

 

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27 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Vingt-huitième jour

Sa dévotion l’Eucharistie


Il faudrait la plume d’un Séraphin pour en décrire la flamme, et rien ne peut, ce semble, en donner une plus juste idée que son ardente Foi. Une foi ardente, embrasée, incommensurable à nos yeux, tel fut le merveilleux secret de la dévotion tendre et affectueuse de sainte Claire pour le mystère de l’Eucharistie.

Savoir Jésus-Christ présent au saint Tabernacle, avoir l’ineffable joie de l'y trouver, contempler, posséder, quel bonheur pour l'âme ravie de notre Sainte !

« Mon Dieu est là ! » se disait-elle, et dans la “flamme de cet acte de foi, tout s’embrasait dans l’âme et dans le cœur de cette fervente adoratrice de Jésus-Hostie. Au pied du saint Autel, elle eût voulu dresser sa tente et fixer son séjour à jamais. Les heures s’y écoulaient, rapides et toute célestes.

L'Eucharistie avait pour elle de si puissants attraits qu‘elle eût voulu s’éterniser au pied du Tabernacle et ne plus quitter cette délicieuse oasis, son Paradis ici-bas. Plus elle y demeurait, plus elle s‘en arrachait avec peine, plus elle y revenait, empressée, altérée, avide…

Quant à la sainte Communion, elle en avait faim et soit l Aussi ardente que le Prophète-Roi dans son amour, la vierge séraphique aimait à soupirer avec lui ces paroles brillantes : « Sitivit in te anima mea... Mon âme a soif de vous », ô le Dieu de ma vie, et mon cœur et ma chair en combien de membres... » Les jours qu’elle avait le bonheur de recevoir son Dieu, étaient pour elle des jours du Ciel. Qui dira ce qu’était sa préparation ? le soin qu'elle y apportait, les désirs qui l‘embrasaient, l’amour qui la consumait ?

Aussi, de quelles faveurs. de quelles consolations la comblait Jésus ! Un matin, après avoir communié, une de ses filles, sœur Francisca, l’aperçut tenant dans ses bras l’Enfant-Jésus qui la caressait. Une autre fois, c’était de l'Hostie même que lui apparaissait le divin Enfant, la saluant de sa tête blonde, lui souriant de sa bouche et faisant couler dans son âme un torrent de joie.

Mais le plus merveilleux prodige que signale l’histoire est le suivant :

« En 1240, une armée de vingt mille Sarrasins lancée par Frédéric Il, dans la vallée de Spolète, y jetait l’épouvante et l’effroi. Ils arrivent à Assise... et voilà que, durant une nuit sombre et noire, la horde barbare se porte à Saint-Damien, qu’elle brûle d‘envahir... Déjà les soldats escaladent les murs du monastère, poussant d’affreux hurlements que répercutent tous les échos. Les filles de Claire sont terrorisées et se réfugient en tremblant auprès de leur mère.

Celle-ci, inspirée par sa foi, fait placer devant la porte intérieure du monastère le Très-Saint-Sacrement, et supplie Notre-Seigneur, dans cette extrémité, de protéger ses humbles servantes : « Ego vos semper custodiam ! » répond aussitôt du cœur de l’Hostie le divin Pasteur imploré : « A votre garde je veillerai toujours ! »

Forte d'une telle protection, Claire alors prend dans ses mains virginales la pyxide d’ivoire où était renfermée la divine Hostie et la présente aux Sarrasins sauvages. Ô prodige ! La panique aussitôt s’empare des assiégeants, une lumière éclatante-les éblouit, une main surnaturelle les repousse et tous s’enfuient épouvantés…


Réflexions et Avis


L’Eucharistie ! Quelle merveilleuse invention de l’amour divin ! quel don ! Quelle ineffable preuve de la charité de Dieu pour nous ! Notre bien-aimé Sauveur pouvait-il, au de-là, pousser l'excès de sa bonté et de son dévouement ? Tout Dieu qu’il est, eût-il pu imaginer rien de plus tendre, de plus grand, de plus fort, de plus délicieux qu’une telle merveille d’amour, l’ineffable merveille de la divine Eucharistie. Aussi, de quelle âme reconnaissante devons-nous l’envisager, l’admirer, l’adorer, en remercier Jésus !…

Par l‘Eucharistie, Notre-Seigneur vit au milieu de nous. Nous l'y possédons en permanence et sans crainte de le voir nous quitter jamais. N'a-t-il pas dit lui même, comme pour rassurer notre amour en ce point : « Ne craignez pas que je vous quitte. Voici que je suis avez vous jusqu’à la consommation des siècles ». (Mat 28, 20).

Après une telle assurance, avec foi parfaite, absolue qui nous y fait croire et dans le doux élan de tendresse qui nous transporte vers Jésus, comment ne pas trouver à ses pieds bonheur, repos, allégresse et toute chose ?…

Non ! l’âme ne peut rêver douceur plus tendre, joies plus pures et plus délicieuses que celles que fait rayonner sur elle la Sainte Eucharistie.

Voilà pourquoi, bien convaincus d'une telle vérité, heureux favorisés d'un tel bonheur, nous le proclamons hautement! Grâce à l‘Eucharistie, la terre n’est plus l’exil, mais un Ciel anticipé où nous avons Dieu, où chacun peut, joie indicible ! l’approcher, lui parler, demeurer près de lui dans le sentiment d’un amour qui chasse la crainte.

Que l'ineffable dévotion au Très Saint-Sacrement soit nos plus chères délices. Trouvons nos meilleures joies à venir au pied du Tabernacle, puisque le Dieu Sauveur y réside et que son Cœur nous y appelle : « Magister adest et vocat te : Le Maître est là et il vous appelle ». Âme pieuse, hâtez-vous, ne laissez pas le divin solitaire vous appeler en vain et faire encore à votre sujet la douloureuse expérience de cette navrante parole : « J'ai appelé et attendu un consolateur, et il ne s'en est point trouvé (Psaume 68)... et ma solitude est demeurée déserte...


Avis des Saints

 

« Aimons, oh ! aimons Jésus-Christ, attachons-nous à ses embrassements et tout ce qui est difficile nous paraîtra facile » (Saint Bonaventure). « Voulez-vous faire plaisir à Jésus-Christ, quand vous le visitez ? Répandez-vous en actes d'amour et surtout offrez-vous à lui sans partage » (Saint Alphonse de Liguori). « Vivez de telle sorte que vous méritiez de communier tous les jours » (Saint Augustin).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

Sainte Camilla Battista de Varano, vierge de son Ordre (1458-1527)


La dévotion à la Passion de Notre Seigneur fut le, principe des faveurs de Dieu sur son âme. Jeune encore, elle s'était engagée à verser tous les vendredis une lame sur la Passion. Pour l’attirer à lui, Notre-Seigneur lui montra son nom écrit en lettres d’or dans son divin Cœur. Entrée au monastère d’Urbino, Battista s’y livra tout entière à l’amour de son Dieu. Le sentiment des souffrances de Jésus crucifié était si vif et si permanent dans son cœur qu’elle ne pouvait plus voir sans frissonner tenailles, échelle, clou ou marteau... Altérée du calice de la Passion, elle avait soit de souffrances et ne cessait d‘en demander à Dieu. Les faveurs célestes se multipliaient en faveur de cette âme généreuse. Une fois, elle jouit durant quinze jours de la présence presque habituelle de sainte Claire.

 

Pratique : un grand amour envers l’Eucharistie.


Prière


Que j’hérite, ô glorieuse Mère, de votre ardent amour pour Jésus-Hostie et que ma vie, comme la vôtre, soit une adoration incessante, un acte perpétuel d’amour à ce grand mystère. Ô sainte Claire, obtenez-moi d’aller toujours au pied du Tabernacle avec la confiance et l'amour qui obtiennent des prodiges. Ainsi soit-il.

 

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