02 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Troisième jour

Marie figurée par le Paradis terrestre

« Le Seigneur Dieu avait planté dès le commencement un jardin délicieux, dans lequel il mit l'homme qu'il avait formé » (Genèse 2, 8).

 

Le Paradis terrestre, figure de Marie

 

« Dieu, dit Saint Bernard, forma Marie comme un monde tout spécialement réservé pour Lui » Et Saint Grégoire de Néocesarée : « Marie est le paradis de Dieu ».

 

Réflexion

 

Le Paradis de Dieu, c'est Dieu Lui-même : mais comme, par sa grâce il demeure dans ses créatures raisonnables, il trouve en elles ses délices, tant qu'elles vivent en grâce avec Lui. Marie était donc destinée à devenir le Paradis terrestre de Dieu, car seule, entre les créatures humaines, Elle devait être, dès le premier instant de Sa conception, ornée de la grâce sanctifiante, seule Elle devait demeurer exempte de tout péché. Hélas ! Qui saurait dire combien de fois, au contraire, moi, à cause de mes péchés, j'ai pu être assimilé à une forêt inculte et sauvage ?

 

Ressemblance entre le Paradis terrestre et Marie

 

Suivant l'Abbé Rupert, Dieu, jardinier du premier paradis terrestre, le fut aussi d second tout céleste, qui est Marie. Dans le Paradis terrestre, il plaça l'homme qu'il avait créé : dans le sein de Marie, il forma l'humanité de Son Fils unique. Dans le premier jardin, il y avait toutes sortes de fruits et l'arbre de vie : dans le sein de Marie sont les fruits de toutes les plus belles vertus, et le Fruit de Vie, qui est Jésus.

 

Réflexion

 

Pour pouvoir être, mois aussi, comme un paradis pour mon Dieu, je dois cultiver en moi les vertus qui rendent l'âme agréable à ses yeux et chère à son cœur ; et ainsi, loin de me contenter de voir seulement en moi les fleurs des bons désirs, il me faut travailler à enraciner dans mon âme les habitudes des vertus, et à leur faire produire en abondance les fruits des bonnes œuvres.

 

Application morale

 

La véritable dévotion envers Marie nous procure en cette vie des biens non moins précieux et abondants que ceux du Paradis terrestre ; car, protégés par Marie, nous goûterons, même dans ce lieu d'exil, la paix et la joie intérieure. Aidés par Elle, nous deviendrons dignes du Paradis céleste, où Marie conduit sûrement tous ses vrais serviteurs : la dévotion à la Très Sainte Vierge n'est-elle pas, de l'aveu de tous, un signe de prédestination ?

 

Réflexion

 

Heureuse la vie d'une âme qui sait demeurer intérieurement unie à Marie, et d'habiter pour ainsi dire en Elle, comme dans un délicieux Paradis ! L'âme qui pense à Marie ne peut-elle pas penser à Jésus ? Le cœur qui brûle incessamment d'amour pour Marie, se porte irrésistiblement aussi vers Jésus. Mais la pensée et l'amour de Jésus unis à la pensée et à l'amour de Marie sont pour l'âme une source de jouissances ineffables : ce double objet suffit, en effet, à épuiser entièrement toute la puissance d'aimer dont le cœur de l'homme est capable.

 

Colloque

 

O Sainte Enfant, quel bonheur serait le mien, si mes premiers parents ne m'avaient fait perdre le beau paradis que Dieu Lui-même avait préparé pour m'y faire jouir de tous les délices ! Mais, par suite de cette première faute, me voici, au contraire, dans l'exil et dans cette vallée de larmes, et, pour comble d'infortune, je me vois dans un danger continuel de perdre encore le Paradis du Ciel. Cependant, aidé et protégé par Vous, ô Marie, je puis néanmoins vivre joyeux, vivre consolé, car si je Vous sers fidèlement, je Vous aime d'un amour sincère, Vous-même Vous me promettez le bonheur. Vous qui êtes le Paradis où Dieu trouve ses délices, n'êtes-Vous pas aussi la consolation des affligés et l'espérance des pauvres enfants d'Eve? Il n'est pas jusqu'aux amertumes de cette vie que Vous ne sachiez, par ce fruit de suavité qui est la grâce de Votre Fils, changer en douceurs et convertir en un moyen propre à me faire mériter les délices du Paradis. En ce moment donc, ô très Sainte Enfant, je Vous promets d'employer toutes mes forces à Vous servir avec une inviolable fidélité. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Avant de sortir de votre chambre ou de vous coucher, mettez-vous à genoux pour demander la bénédiction de Marie, en récitant un je Vous salue Marie et en faisant le Signe de la Croix.

Aspiration : « O Miroir de Justice, faites-moi, je Vous en conjure, pratiquer le bien véritable.

 

Exemple

Marie Enfant guérit un de ses serviteurs de la goutte

 

La relation de cette guérison a été écrite par le prêtre lui-même, N.N., de Parme, qui en a été l'objet :

« Le 29 mars 1889, dit-il, je fus pris d'une violente attaque de goutte, qui augmentant de jour en jour, avait envahi toutes les parties de mon corps, de telle sorte que je me trouvais dans l'impuissance de faire le moindre mouvement, de remuer même le doigt. Je me remis entre les mains d'un médecin en qui se réunissaient l'expérience et la science ; mais ni les soins assidus qu'il me donna, ni tous les remèdes qu'il employa ne me procurèrent aucun soulagement. Après quinze jours et plus de douleurs aiguës, quelques personnes de piété me conseillèrent de recourir aux moyens surnaturels. En conséquence, on me donna un peu de coton béni ayant touché à la Santissima Bambina vénérée à Milan, dans la Maison-Mère des Sœurs de la Charité, et quelques gouttes d'huile d'une des lampes qui brûlent devant la gracieuse et miraculeuse Image. C'est de ce coton et de cette huile que se composa le médicament auquel la confiance en Marie Enfant allait donner, pour ma guérison, une efficacité qui tient du prodige. En effet, une onction fut faite sur ma main droite, qui n'avait plus de mouvement, et le coton fut posé dessus et assujetti au moyen d'une bande ; à ce moment, les assistants, pleins de confiance, récitaient à genoux trois fois l'Ave Maria. Je sentis alors la vie circuler pour ainsi dire dans ma main, et, un instant après je pus faire le Signe de la Croix librement et sans douleur. De la main, me semblait-il, se communiquait ensuite doucement à tous les autres membres, et ainsi, au bout de fort peut de temps, je me trouvais parfaitement guéri. Je rends à Marie Enfant les plus affectueuses actions de grâce pour un tel bienfait ».

 

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01 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Deuxième jour

Marie prédite par les prophètes

« Voici qu'une vierge concevra et enfantera » (Isaïe 7, 14).

 

Prophétie d'Isaïe citée par Saint Matthieu (14, 23).

 

C'est pourquoi, ô maison de David, le Seigneur vous donnera Lui-même un signe. Voici qu'une Vierge concevra et enfanter un Fils qui sera appelé Emmanuel, Dieu avec nous

 

Réflexion

 

Le Fils de Dieu aime si passionnément la chasteté virginale que, voyant par Sa prescience infinie avec quelle perfection Marie la posséderait. Il fut ravi de ses charmes ; aussi, comme gage de sa venue en ce monde, voulut-Il montrer d'avance cette céleste vertu admirablement unie à la maternité dans celle dont Il devait naître. – Celui qui gardera la chasteté dans l'état conjugal, aura la bénédiction de Dieu : celui qui la gardera la chasteté dans l'état conjugal, aura la bénédiction de Dieu : celui qui la gardera dans l'état de la virginité jouira d'une maternité spirituelle, à cause du grand bien qu'il pourra ainsi faire aux âmes.

 

Cette prophétie est honorable pour Marie

 

L'esprit Saint, contemplant dans le lointain des âges Son épouse future en la personne de Marie, en parle aux hommes avec complaisance. Marie est prédite conjointement avec Son Fils, dont la grandeur se reflète sur Elle. Marie est annoncée comme Vierge et Mère tout ensemble, c'est à dire comme possédant et la plus ravissante beauté, celle de de la virginité, et la plus sublime dignité, celle de la maternité divine.

 

Réflexion

 

Toute vraie grandeur, tout bien véritable découlent pour nous de notre participation à la Sainteté de Dieu, et cette participation se fait au moyen de Sa Grâce, qui produit en nous et avec nous les actes de Sa vertu : en un mot Jésus est la Vigne qui nous communique, à nous qui sommes les branches, la sève mystique de la bonne volonté. Quelle ne doit pas être notre vigilance pour ne jamais nous laisser séparer de Jésus par le péché !

 

Cette prophétie est consolante pour nous

 

Combien il est consolant, en effet, de savoir qu'une enfant de notre race déchue, que notre sœur, que Marie a toujours été l'objet de l'amour de Dieu, qu'Elle a été prédestinée à Lui être unie de parenté au premier degré, et à le faire devenir Lui-même membre de notre famille !

 

Réflexion

 

De quel amour ne devrions-nous pas être animés pour Marie. Marie choisie avant tous les siècles, prédite dans le temps, et enfin réellement établie comme le lien de notre union avec Dieu ! Non, jamais nous ne pourront trop faire pour graver en nous le souvenir de la Très Sainte Vierge, pour l'honorer, la bénir et nous rendre favorable. Tous les hommages imaginés par la piété des serviteurs de Marie sont autant de précieux moyens pour nous attacher indissolublement à la Mère du Sauveur.

 

Colloque

 

Je me prosterne en esprit devant Vous, ô Marie, Enfant éblouissante de beauté : je me réjouis et Vous félicite de l'incomparable prérogative dont le Seigneur Dieu Vous a favorisée, en Vous révélant à Ses Prophètes comme la femme merveilleuse et admirable destinée à servir de trait d'union entre Dieu et l'homme, et à réunir en elle seule toutes les grandeurs départies entre les autres pures créatures. Aussi je reconnais toute la vérité de cette parole sublime qui est tombée sur Vos lèvres : « Le Tout-Puissant à fait en Moi de grandes choses ». Pour moi, ô Marie, tout ce que je puis dire, c'est que si l'on avait du faire quelque prédiction à mon sujet, on n'aurait pu prédire qu'imperfections et misères. Aidez-moi donc, je Vous en conjure, non pas à mériter les louanges et les éloges des hommes, mais à ne pas rester du moins aussi indigne de Vos renards très purs. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter le Chapelet avec une grande dévotion

Aspiration : « O Douce Reine des Prophètes, tournez Vos regards vers moi, ayez pitié de moi ».

 

Exemple

Grâce spirituelle obtenue par Marie Enfant à une femme de mauvaise vie

 

Une pauvre femme s'était mariée, il y avait vingt-sept ans, avec un athée de profession, qui avait posé comme condition à leur union l'abstention complète de tout acte religieux. Depuis son mariage, la malheureuse femme ne mettait donc plus le pied à l'église, ne priait plus, en un mot vivait à l'égal de son mari, comme si elle n'eût même pas été baptisée. Or, elle avait un fils qui, par un effet de son bon naturel et grâce aux soins d'une personnes zélée, se gardait de suivre les mauvais exemples de ses parents, et faisait espérer qu'il marcherait par une voie bien différente de la leur. Devenue veuve, sa mère continua à le scandaliser par son irréligion et le dérèglement de sa conduite. Mais plus tard, étant tombée malade, elle fut visitée par la Divine Miséricorde, en considération peut-être de son excellent fils. Sous l'étreinte du mal, elle se sentit pressée de se mettre en règle avec Dieu et, cédant aux exhortations d'une personne de piété, elle fit une Neuvaine à Marie Enfant. A la fin de cette Neuvaine, elle demanda un confesseur. Celui-ci l'aida avec beaucoup de Charité, et fit en même temps prier tout particulièrement pour elle à l'Exercice du Mois de Marie ; on était au 7 mai. Après l'avoir ainsi disposée, il lui fit faire une bonne confession de tous les désordres de sa vie. Enfin, le jour du Patronage de Saint Joseph, qui, cette année-là 1885, tombait le 26 mai, elle reçut la Sainte Communion, et résolue de réparer les scandales qu'elle avait donnés à son fils, elle renonça entièrement à ses liaisons criminelles pour embrasser une vie de pénitence et de piété. On ne saurait dire jusqu'à quel pont une conversion aussi extraordinaire excita la confiance en la protection de Marie Enfant pour ceux qui en furent témoins.

 

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31 août 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Courte notice sur l'origine et les progrès de la dévotion à la Vierge Enfant

 

Quelques religieuses appartenant à diverses Congrégations supprimées par Napoléon 1er, s'étaient réunies en communauté et établies à Milan. À Porta-Nuova, Vial dell'Annunciata, dans le monastère du même nom, sur l'emplacement duquel s'élève aujourd'hui le Palais d'Adda.

Ces religieuses possédaient une statue en cire de la Très Sainte Vierge Enfant. Mais comment était-elle venue en leur possession ? C'est ce qu'il n'a pas été possible d'éclaircir parfaitement. Quelques recherches ont été faites jusqu'ici à cet égard. On sait seulement par tradition qu'une de ces religieuses, personne de grande vertu, et malade depuis longtemps, la trouva un jour sur son lit, sans pouvoir se rendre compte, ni alors, ni depuis, par quelle main pieuse elle y avait été déposée : l'opinion commune est que la gracieuse statue es venue du Ciel.

Ce qu'il y a de certain, c'est que les religieuses de l'Annunciata avaient cette image de la Vierge Enfant en très grande vénération, comme l'ont attesté depuis plusieurs personnes dignes de foi, qui se rappelaient parfaitement l'avoir visitées elles-mêmes dans la petite chapelle du Couvent, où on la conservait avec un soin et un respect tout particuliers : elles ont affirmé également avoir souvent entendu de la bouche des religieuses le récit des grâces et des prodiges attribués à Marie Enfant.

Plus tard, la Communauté de Porta-Nuova étant sur le point de se dissoudre, faute de sujets, la précieuse image fut confiée à la garde du Curé de Saint Marc, D. Louis Bosisio, à condition toutefois de la remettre à quelque monastère de religieuses, chez laquelle le dépôt sacré pût être, comme autrefois l'objet du culte dont il était digne.

Mais le respectable ecclésiastique attachait trop de prix à la ravissante Madone pour s'en dessaisir de son vivant. Lorsqu'il se sentit proche de sa fin, il constitua héritières de son trésor les Sœurs de la Charité, fondées à Lovere par Sainte Bartolomée Capitanio, et chargées, à Milan, depuis quelques années, du soin des malades dans le nouvel Hôpital Ciceri.

Impossible de décrire la joie des bonnes sœurs en recevant ce saint dépôt, et le zèle dont elles furent alors animées pour l'entourer de pieux hommages. Elles le placèrent dans leur chapelle intérieure, et là, chaque année, au commencement de la Neuvaine faite en l'honneur de la Nativité de la Très Sainte Vierge, la chère statue était exposée avec plus de solennité et vénérée d'une manière particulière par la Communauté.

On raconte qu'une nuit, des malfaiteurs s'introduisirent, on ne sait comment, dans cette chapelle, pour faire main basse sur ce qu'ils rencontreraient. Attirés peut-être par l'éclat de certaines parures que portait la Sainte Enfant, ils la dépouillèrent des langes brodés d'or et de quelques autres objets de prix dont elle était ornée. Ce qui parut prodigieux, c'est que, malgré le manque absolu de respect et de précaution avec lequel ces malheureux la traitèrent, malgré l'empressement qu'ils durent mettre à perpétrer leur sacrilège larcin, la sainte image, quoique d'une matière si fragile, ne fut nullement endommagée.

Au mois d'avril 1876, ayant fondé à Milan un nouvel établissement érigé comme Maison-Mère de leur Institut, les Filles de la Charité y transportèrent la Vierge Enfant, qui, jusqu'à la fin de l'année 1878, continua à être exposée tous les ans dans leur église, à l'occasion du 8 septembre.

Mais vers ce temps là, on ne sait ni comment, ni pour quelle cause, le culte rendu à la Sainte Image étant devenu moins fervent, Marie Enfant voulu, par un signe extérieur, en manifester sa peine. Son visage, auparavant si beau, devint peu à peu tout décoloré et prit un teint jaunâtre ; dès lors, ayant perdu toute sa grâce, la chère statue ne fut plus exposée dans l'église pour la fête de la Nativité, mais simplement sur l'autel du Noviciat. Le reste de l'année, on la laissait enfermée dans sa petite caisse, où elle demeurait dans un complet oubli. Dieu le permettant ainsi pour lui faire rendre dans la suite un honneur plus éclatant.

Arriva enfin le mois de septembre de l'année 1884, époque mémorable où commença l'histoire des merveilles et des gloires de la Vierge Enfant. Ce fut, en effet, le 9 de ce moi qu'eut lieu la guérison miraculeuse d'une Novice du Couvent des Sœurs de la Charité.

Depuis lors, le culte de la Sainte Vierge Enfant s'accrut et prit des proportions extraordinaires dans l'intérieur de la Maison-Mère ; mais cette dévotion, pour ainsi dire privée et locale, était destinée à devenir publique et populaire. Deux guérisons miraculeuses, qui arrivèrent au commencement de l'année suivante, 1885, contribuèrent principalement à sa manifestation. Ces faits étant venus à la connaissance des fidèles, excitèrent parmi eux un renouvellement de ferveur et propagèrent rapidement la dévotion à Marie Enfant. La Vierge, de son côté, répondit et continue à répondre à leur confiance par une profusion de grâces, qui cause une admiration universelle.

A peine le culte de la Très Sainte Vierge Marie Enfant eut-il été remis en vigueur, que le visage de la précieuse statue recouvra, sans aucun recours humain, sa première beauté, et cette beauté toute céleste semble s'accroître chaque jour aux yeux de ceux qui la contemplent pieusement.

En 1890, la Santissima Bambina voulut se faire connaître et aimer en France, afin d'y déverser les trésors de sa tendre Bonté. Ce fut le Monastère des Carmélites Déchaussées de Laval qu'il plut à Marie de choisir pour répandre une si consolante dévotion, et la faire rayonner sur tous les points ru Royaume qui lui est consacré.

Aujourd'hui, le culte de la Vierge au berceau a pénétré en Angleterre, en Palestine, dans des pays plus lointains encore, et même en Chine.

La dévotion à Marie Enfant ne semble-t-elle pas toute providentielle à notre époque, où les ennemis de l'Eglise s'en prennent à l'enfance, et veulent à tout prix ravir à Dieu l'âme si candide de l'enfant ? Puisse cette salutaire dévotion porter en tous lieux les grâces les plus abondantes !

 

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Premier jour

Marie promise par Dieu

« Elle t'écrasera la tête » (Genèse, 3:15)

 

La promesse

 

A l'instigation du Démon, lui apparaissant sous la forme du serpent, Eve, séduite, mangea du fruit auquel Dieu avait défendu à nos premiers parents de toucher, et incita Adam à en manger aussi : la désobéissance du premier homme causa sa ruine éternelle et celle de toute sa postérité. Alors Dieu dit au démon : Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta race et la sienne. Elle t'écrasera la tête ». Cette femme, nous n'en pouvons douter, c'est Marie.

Réflexion : Ces paroles seront pour moi un motif puissant de pratiquer la dévotion envers Marie. En effet, si je me tiens près de Marie, si je la sers, si je l'aime, je me range par là même dans le camp opposé au démon, chef des réprouvés, et par conséquent, tant que je serai fidèle à honorer Marie et à la prier, j'aurai l'assurance de ne point succomber dans les assauts, même les plus terribles, que me livreront les puissances infernales.

 

Gloire qui résulte pour Marie d'une telle promesse

 

Marie ne devait donc exister que pour être la Mère du Sauveur, la Corédemptrice du genre humain, la dominatrice des puissances de l'Enfer, et le refuge des pécheurs, ces prérogatives la placent bien au-dessus de toutes les créatures.

Réflexion : Pour moi, si je veux avoir part à cette gloire suréminente de Marie, je dois m'accoutumer à recourir promptement à Elle, afin de résister aux tentations. Il me semble, en effet, absolument impossible que la Très Sainte Vierge refuse son assistance celui qui l'invoque ; or, l'assistance de Marie, c'est la victoire assurée.

 

Avantages que cette promesse nous a procurés à nous-mêmes

 

En promettant Marie, Dieu promettait l'exaltation suprême de notre nature ; il nous donnait l'assurance de notre réhabilitation au titre d'enfants de Dieu ; il nous rendait l'espérance certaine de notre Salut éternel.

Réflexion : Dieu promettait l'exaltation de l'homme en promettant Marie, précisément alors que l'homme, devenu pécheur, s'en montrait le plus indigne. Quand donc j'aurai eu le malheur de tomber dans quelque faute, je m'humilierai, mais, en même temps, je conserverai la confiance que Dieu, qui exalte les humbles, me retirera de l'état du péché et me donnera Sa grâce.

 

Colloque

 

O ravissante petite Marie, je me complais plus dans cette gloire ineffable dont Dieu Lui-même à voulu Vous entourer tant de siècles avant Votre apparition sur la terre, en Vous promettant au genre humain comme la Femme bénie qui devait enfanter le Sauveur. Dès ce moment, Vous avez commencé à combattre l'Ennemi infernal ; dès ce moment aussi Vous avez commencé à le vaincre. Oui, dès ces temps si reculés, Vous avez été la consolation des malheureux et l'espérance es pauvres pécheurs. Vous avez été, pendant de longs siècles, l'attente des nations, l'objet des soupirs des patriarches et de la pensée des prophètes. Oh ! Soyez bénie, et que toutes les générations s'unissent ensemble pour Vous louer et Vous célébrer à l'envi. Soyez pour moi, je Vous en prie, ce que Dieu nous a promis en Vous. Soyez mon espérance et ma consolation dans le temps, pour être ensuite ma joie et mon bonheur durant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Faire souvent des actes de confiance en la protection de Marie.

Aspiration : « O Marie, refuge des pécheurs, rendez-moi digne de vos faveurs.

 

Exemple

Guérison d'une jeune religieuse, obtenue par la dévotion à Marie Enfant

 

La jeune comtesse M.G.M., du Couvent des Ursulines de Parme, raconte ainsi comment elle fut guérie d'un mal étrange : « Dans le courant du mois d'avril 1886, je commençais à ressentir des douleurs par tout le corps. Cet état dura jusqu'au mois de juillet, époque où survinrent de fréquentes crises très violentes. Par ordre du médecin, on me transporta à la campagne, dans l'espoir que le grand air, plus frais et plus pur, me ferait du bien. Mais ce fut tout le contraire : les crises devinrent plus fortes et plus rapprochées. Alors on me ramena en ville, ou je me trouvais un peu mieux. Seulement bientôt après, aux crises vint se joindre un autre mal : je perdis presque complètement l'usage des jambes, et, par suite de l'ennui qui me gagnait de temps en temps, j'en vins même à perdre la parole. Dieu le permettant ainsi, ni les soins charitables et assidus de mes excellentes Sœurs, ni les remèdes de toutes sortes qu'on me donnait pour améliorer ma situation, ne purent m'apporter le moindre soulagement. Plusieurs Neuvaines, des triduums et d'autres prières que mes bonnes Supérieures faisaient faire à mon intention, n'eurent aucun résultat ; on comprit depuis pour quel motif, quand on toucha pour ainsi dire du doigt l'intervention de Marie Enfant dans ma guérison.

Voici le fait : Une année s'était écoulée dans les souffrances dont je viens de parler, lorsque je fus conduite à Milan pour y visiter l'images miraculeuse de Marie Enfant, vénérée dès longtemps avec une dévotion extraordinaire dans la chapelle de la Maison-Mère des Sœurs de la Charité. A mon arrivée à Milan, on me demanda si je voulais qu'on recourût à la Santissima Bambina, ou si je voulais qu'on fit pour moi quelque autre dévotion. Comme je ne pouvais m'exprimer de vive voix, je priais par signes de me donner une image de Marie Enfant ; la vue de cette image me remplit de consolation. C'était le dernier jour de juillet. On me conduisit à la sainte Chapelle, et, chose vraiment merveilleuse, entrer dans le sanctuaire et éprouver un mieux sensible, ce fut tout un. La Sainte Enfant me sembla sourire à la ferme confiance qui m'avait amenée à ses pieds ; je sentis la douce force de ce sourire, et je me tins pour assurée d'obtenir la grâce de la guérison. Je l'obtins en effet, car, depuis ce moment, le mieux s'accentua chaque jour d'avantage, si bien qu'au bout de peu de temps, je me trouvais complètement guérie. Depuis cinq ans déjà, je continue à en rendre grâces à ma très aimable bienfaitrice ». (Août 1891).

 

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07 août 2013

La vision de la Sainte Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

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La vision de la Sainte Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

(Scivias, IIe livre, 2e vision)

 

« Ensuite je vis une splendide lumière et, dans elle, une forme humaine, couleur de saphir, qui brûlait d'un feu brillant et suave ; et cette splendide lumière pénétra tout ce feu brillant, et ce feu brillant s'infusa dans cette splendide lumière ; et cette splendide lumière et ce feu brillant pénétrèrent toute cette forme humaine, ne faisant qu'une seule lumière, par une même vertu et une même Puissance. Et, de nouveau, j'entendis cette lumière vivante qui me disait : « C'est le sens des mystères de Dieu, afin que l'on distingue et que l'on comprenne discrètement quelle est cette plénitude qui n'a pas d'origine, et à laquelle il ne manque rien ; qui, par sa vertu toute puissante, fixe les bornes de toutes les puissances. Car, si le Seigneur était exempt de sa propre vertu, quelle serait alors son œuvre ? Elle serait certainement vaine, car c'est dans l'œuvre parfaite que l'on voit quel est l'artisan.

C'est pourquoi tu vois une splendide lumière qui n'a pas d'origine, et à laquelle il ne peut rien manquer : Elle désigne le Père et, dans elle, une forme humaine, couleur de saphir, sans aucune tache d'imperfection, d'envie et d'iniquité, désigne le Fils, engendré par le Père, avant le temps, selon la divinité ; mais ensuite, incarné dans le temps, selon l'humanité, et venu dans le monde.

Elle brûle entièrement d'un feu brillant et suave, qui sans aucune atteinte de nulle aride et ténébreuse mortalité, démontre le Saint-Esprit, dont le même Fils unique de Dieu, conçu selon la chair et né d'une vierge dans le temps, répandit dans le monde la lumière de la vraie clarté.

Mais, que cette splendide lumière pénètre tout ce feu brillant, et que ce feu brillant s'infuse dans toute cette splendide lumière, et que cette splendide lumière et ce feu brillant remplissent toute cette forme humaine, ne faisant qu'une seule lumière dans une même vertu et une même puissance : cela signifie que le Père qui est l'équité souveraine, mais qui n'est pas sans le Fils et le Saint Esprit ; et le Saint Esprit qui embrase le cœur des fidèles, mais non sans le Père et le Fils ; et le Fils qui est la plénitude de la vertu, mais non sans le Père et le Saint Esprit : sont inséparables dans la majesté de la divinité, parce que le Père n'est pas sans le Fils, ni le Fils sans le Père, ni le Père et le Fils sans le Saint Esprit, ni le Saint Esprit sans eux ; et ces trois personnes ne forment qu'un seul Dieu, dans l'intégrité de la divinité et de la majesté ; l'unité de la divinité restant inséparable dans ces trois personnes, parce que la divinité ne peut être divisée, mais demeure toujours inviolable, sans aucun changement ; et le Père se manifeste par le Fils ; le Fils par l'origine des créatures ; et le Saint-Esprit par le même Fils incarné. Comment ? C'est le Père qui, avant les siècles, a engendré le Fils ; le Fils par lequel toutes choses ont été faites par le Père, à l'origine des créatures ; et le Saint Esprit qui apparut sous la forme d'une colombe, au baptême du Fils de Dieu, quand le temps fut venu. C'est pourquoi ; que jamais l'homme n'oublie de m'invoquer, moi le seul Dieu dans ces trois personnes, parce que je les ai montrées à l'homme, afin que l'homme brûle d'autant plus d'amour pour moi, que j'ai envoyé, par amour pour lui, mon propre Fils dans le monde ; comme Jean mon bien-aimé en rend témoignage lorsqu'il dit : « C'est en cela qu'apparut la charité de Dieu envers nous, que Dieu envoya dans le monde son Fils unique, afin que nous vivions par lui. En cela est la charité, non que nous ayons aimé Dieu ; mais parce que lui le premier nous a aimés, et a envoyé son Fils propitiateur pour nos péchés » (1).

Que signifie cela ? Parce que Dieu nous a aimés, un autre salut en est résulté que celui que nous eûmes dans une première naissance, lorsque nous devînmes les héritiers de l'innocence et de la sainteté, parce que le Père d'en-haut montra sa charité dans nos périls, lorsque nous étions dans la peine : envoyant, par la vertu d'en-haut, son Verbe seul parmi les enfants des hommes, dans une parfaite sainteté, au milieu des ténèbres des siècles, ou le même Verbe, ayant accompli tout bien, ramena à la vie par sa mansuétude, ceux qui en étaient rejetés à cause de l'impureté de la prévarication, et ne pouvaient revenir à l'état de sainteté qu'ils avaient perdu.

Pourquoi cela ? Car la paternelle dilection de l'amour de Dieu vint par la source même de vie, qui nous forma pour la vie, et qui dans nos périls fut notre protectrice, celle qui est la très profonde et très suave charité, qui nous exerce à la pénitence. Comment ? Dieu se souvint miséricordieusement de son grand ouvrage et de sa perle précieuse, c'est de l'homme que je parle, qu'il avait formé du limon de la terre, et auquel il avait inspiré le souffle de vie. Comment ? Lui-même organisa la vie pour la pénitence, dont l'efficacité ne périra jamais - parce que le rusé serpent trompa l'homme par son invasion orgueilleuse ; mais Dieu le rejeta par la pénitence, qui manifesta l'humilité, que le démon ignora et ne pratiqua pas ; parce qu'il ne sut jamais monter vers la voie de justice. Aussi cette rédemption de charité n'est pas venue de nous, parce que nous n'avons pas su, et nous n'avons pas pu aimer Dieu dans (pour) (l'œuvre) du salut ; mais le Créateur lui-même et le Seigneur de toutes choses a tellement aimé le monde, que pour le sauver il a envoyé son Fils, le prince et le Sauveur des fidèles, lequel a lavé et pansé nos plaies ; et c'est de lui que dégoutte le baume médicinal qui procure tous les bienfaits de la rédemption. C'est pourquoi, toi, ô homme, comprends que nulle instabilité de changement ne peut atteindre Dieu.

Car le Père est le Père, le Fils est le Fils, le Saint Esprit est le Saint Esprit, trois personnes dans l'unité de la divinité, indivisiblement dans toute leur puissance. Comment ? Trois vertus sont dans la pierre, trois dans la flamme et trois dans le verbe. Comment ? Dans la pierre est une vertu d'humidité, une vertu de palpabilité et une force ignée ; elle a la vertu d'humidité pour qu'elle ne se dissolve pas et ne se diminue pas ; elle est palpable au toucher, pour qu'elle serve à la défense et à l'habitation ; elle a une force ignée, pour qu'elle s'échauffe et se consolide par sa dureté : Sa force humide indique le Père, qui n'est jamais aride et n'a pas de borne à sa vertu, la vertu de palpabilité désigne le Fils, qui né d'une vierge peut être touché et saisi ; et la vertu du feu brillant démontre le Saint-Esprit, qui embrase et illumine le cœur des hommes. Comment cela ? De même que l'homme qui attire fréquemment par son corps la vertu humide de la pierre, devient débile et infirme : ainsi l'homme qui par l'instabilité de ses pensées, veut regarder témérairement le Père, périt dans la foi ; et de même que, par la palpabilité saisissable de la pierre, les hommes construisent leur habitation, afin de se défendre contre l'ennemi : ainsi le Fils de Dieu qui est la vraie pierre angulaire, devient la demeure du peuple fidèle, pour le protéger contre les malins esprits. Mais aussi, comme le feu brillant éclaire les ténèbres et brûle ce sur quoi il se repose : ainsi le Saint Esprit écarte l'infidélité, enlevant toute rouille d'iniquité. Et de même que ces trois forces sont dans une même pierre, ainsi la vraie trinité est dans une même divinité.

Aussi, comme la flamme dans un même foyer a trois vertus, ainsi un Dieu en trois personnes. Comment ? La flamme, en effet, consiste dans la splendeur de la clarté, et dans sa force inhérente, et dans son ardeur ignée mais elle a la clarté splendide, pour briller et sa vigueur inhérente pour montrer sa force ; et son ardeur ignée afin de brûler. Aussi, dans la splendeur de clarté, considère le Père, qui par bonté paternelle, répandit sa clarté sur ses fidèles ; et dans la vigueur inhérente, par laquelle cette flamme montre sa vertu de flamme splendide, reconnais le Fils, qui prit son corps dans le sein d'une vierge, et dans lequel la divinité manifesta ses merveilles ; et dans l'ardeur ignée, considère le Saint Esprit, qui consume d'une manière suave l'esprit des croyants. Mais ou ne se trouve ni la splendide clarté, ni la force inhérente, ni l'ardeur ignée, il n'y a pas la flamme ; ainsi, ou le Père ni le Fils, ni le Saint Esprit n'est honoré, la divinité n'est pas adorée dignement. Donc, de même que, dans une même flamme, on distingue ces trois vertus, ainsi, dans l'unité de la divinité, on comprend trois personnes. De même aussi que trois vertus sont indiquées dans le Verbe, ainsi la Trinité doit être considérée dans l'unité de la divinité. Comment ? Dans le Verbe est le son (la parole), la vertu et le souffle. Mais le son est pour qu'on l'entende, la vertu pour qu'on la comprenne, le souffle pour qu'il s'accomplisse. Le son indique le Père, qui fait toutes choses par sa puissance incompréhensible. La vertu désigne le Fils, qui est engendré merveilleusement du Père. Le souffle dénote le Saint Esprit, qui souffle ou il veut, et consume toutes choses. Mais ou le son n'est pas entendu, la vertu ne saurait agir et le souffle s'élever ; et là, le Verbe n'est pas compris. Ainsi le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont pas séparés l'un de l'autre ; mais ils accomplissent leur œuvre dans un parfait accord.

C'est pourquoi comme ces trois choses sont dans un seul verbe, ainsi également la suprême Trinité est dans la suprême unité. Et, de même que dans la pierre, la vertu humide n'est, ni n'agit, sans la palpabilité saisissable et sans la vertu ignée ; ni la vertu palpable sans la vertu humide et la vigueur ignée du feu brillant ; ni la force du feu brillant sans la force humide et la force palpable ; et de même que, dans la flamme, la splendide clarté n'est, ni n'agit, sans la vigueur inhérente et l'ardeur ignée, ni l'ardeur ignée sans la splendide clarté et la vigueur inhérente ; et, de même que dans le Verbe le son n'est, ni n'agit sans la vertu et le souffle, ni la vertu sans le son et le souffle, ni le souffle sans le son et la vertu, mais ils sont indivisiblement unis dans leur œuvre : ainsi également, les trois personnes de la suprême Trinité résident sans être divisées, inséparablement, dans la majesté de la divinité.

Ainsi, ô homme, comprends un Dieu en trois personnes. Mais toi, dans l'aveuglement de ton esprit, tu penses que Dieu est si impuissant, qu'il lui est impossible de subsister vraiment en trois personnes, mais qu'il peut subsister seulement en une ; lorsque tu ne peux voir la voix exister sans ses trois vertus. Pourquoi cela ? Certes, Dieu est en trois personnes, vrai et unique Dieu, le premier et le dernier.

Mais le Père n'est pas sans le Fils, ni le Fils sans le Père, ni le Père ni le Fils sans le Saint Esprit, ni le Saint Esprit sans eux, parce que ces trois personnes sont inséparables dans l'unité de la divinité : Comme le verbe résonne de la bouche de l'homme, mais non la bouche sans la parole, ni la parole sans la vie. Et ou demeure le Verbe ? Dans l'homme. D'où sort-il ? De l'homme. Comment ? Pendant la vie de l'homme.

Ainsi est le Fils dans le Père, que le Père a envoyé sur la terre, pour le salut des hommes qui sont plongés dans les ténèbres ; et ce fils a été conçu dans une Vierge, par le Saint Esprit. Ce Fils, de même qu'il est fils unique dans la divinité, ainsi il est fils unique dans la virginité ; et de même qu'il est fils unique du Père, ainsi il est fils unique de la mère ; parce que comme le Père l'a engendré, seul avant les temps, ainsi la vierge mère l'a engendré, seul, dans le temps, parce qu'elle est restée vierge après l'enfantement. C'est pourquoi, ô homme, comprends, dans ces trois personnes, ton Dieu qui t'a créé dans la force de sa divinité, et qui t'a racheté de la perdition. N'oublie donc pas ton Créateur, comme t'y exhorte Salomon lorsqu'il dit : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que vienne le temps de ton affliction et qu'approchent de toi les années desquelles tu dises : 'Elles ne me plaisent pas' » (2).

Que signifie cela ? Rappelle à ton esprit celui qui t'a créé, lorsque dans les jours de ta téméraire audace, tu penses qu'il t'est possible de t'élever, selon ton  désir, vers les sommets, en te précipitant dans les abîmes ; et lorsque, affermi dans la prospérité, tu tombes dans les pires adversités. Car, la vie qui est en toi évolue toujours vers la perfection, jusqu'au temps ou elle apparaîtra parfaite. Comment ? L'Enfant, dès sa naissance, s'achemine vers l'état parfait, et ensuite il reste dans cet état, délaissant la pétulance des mœurs de la folle adolescence, et n'ayant de souci que pour les affaires sérieuses, pour mener à bonne fin son œuvre ; ce qu'il n'a jamais fait lorsqu'il était dans la fougue de la jeunesse inconstante.

Ainsi doit faire l'homme fidèle : Qu'il délaisse l'enfance des mœurs et qu'il gravisse le sommet des vertus en persévérant dans leur force ; méprisant l'orgueil de sa cupidité, qui est féconde dans les égarements des vices; et que, dans la retraite, il médite sur ce qui est digne de sa sollicitude, après avoir traversé l'enfance des mœurs puériles. C'est pourquoi, ô homme, attache toi à ton Dieu, dans la force de ta virilité, avant que vienne l'homme qui devra être ton juge, lorsque toutes choses seront manifestées, et qu'il ne restera rien de caché ; avant que viennent les temps qui ne verront jamais de fin ; de peur que, murmurant de ces choses dans ton sentiment humain, tu ne dises : « Elles ne me plaisent pas, et je ne comprends pas si elles sont pour mon avantage ou mon détriment », parce que l'esprit humain est en cela toujours dans le doute ; car, même lorsqu'il fait le bien, il est dans l'anxiété de savoir s'il plaît à Dieu ou non. Et tandis qu'il fait le mal, il tremble pour son salut. Mais que celui qui regarde avec des yeux vigilants, et qui entend avec des oreilles attentives, embrasse du fond du cœur ces paroles mystiques, qui émanent de Moi qui suis la Vie.

 

Notes : (1) In hoc apparuit charitar Dei in nobis, quoniam Filium Suum Unigenitum misit Deus in mundum, ut, vivamus per eurn. In hoc est charitas non quasi nos dilexerimus De-am, sed quoniam ipse prior dilexit nos et misit Filium suum propitiationem pro peccatis nos tris. (jean IV). (2). Memento Creatoris tui in diebus juventutis tuœ, antequam veniat tempus afflictionis tuœ, et appropinquent anni de quibus dicas : Non mihi placent. (Eccles. XII).

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Prière

 

Louange à la Trinité, son, vie et créatrice de toutes choses !

Et louange à la troupe des Anges,

merveilleux éclat des mystères éclat des mystères inconnus des hommes, et vie de toutes choses !

 

(Sainte Hildegarde, Antienne « Laus Trinitati »)

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31 juillet 2013

Litanies de Marie Enfant

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Litanies de Marie Enfant

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie Enfant, Fille de Dieu le Père, priez pour nous.

Sainte Marie Enfant, Siège de la Sagesse éternelle, priez pour nous.

Sainte Marie Enfant, Epouse du Saint Esprit,

Sainte Marie Enfant, en qui le Verbe incarné voit Sa Mère,

Sainte Marie Enfant, créée dans la Pensée Divine avant les siècles,

Sainte Marie Enfant, qui avez été conçue sans péchés,

Sainte Marie Enfant, fille bénie d'Anne et de Joachim,

Sainte Marie Enfant, honneur et jubilation de votre mère,

Sainte Marie Enfant, plus belle qu'Adam et Eve au premier jour de l'innocence,

Sainte Marie Enfant, plus gracieuse que les Anges,

Sainte Marie Enfant, dont les Choeurs célestes ont célébré la naissance,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom a du être apporté du Ciel,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom est plein de douceur et d'harmonie,

Sainte Marie Enfant, dont les mères apprennent le Nom à leurs enfants,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom signifie Etoile de la mer,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom calme les flots des passions,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom relève le courage abattu,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom est la terreur de l'Enfer,

Sainte Marie Enfant, noble descendante des Patriarches,

Sainte Marie Enfant, qu'on chantée les Prophètes,

Sainte Marie Enfant, tige miraculeuse de Jessé,

Sainte Marie Enfant, magnifique lys des vallons,

Sainte Marie Enfant, blanche colombe des cantiques,

Sainte Marie Enfant, myrrhe aux suaves parfums,

Sainte Marie Enfant, vigne odorante du printemps,

Sainte Marie Enfant, porte mystérieuse réservée au passage du Libérateur,

Sainte Marie Enfant, plus brillante que l'aurore,

Sainte Marie Enfant, aurore même du Soleil de Justice,

Sainte Marie Enfant, plus pure que l'étoile du matin,

Sainte Marie Enfant, rosée qui rafraîchit la terre,

Sainte Marie Enfant, qui conversiez avec Dieu avant même d'avoir l'usage de la parole,

Sainte Marie Enfant, qui Vous êtes présentée au Temple à l'âge de trois ans,

Sainte Marie Enfant, modèle de la vie intérieure,

Sainte Marie Enfant, modèle de silence,

Sainte Marie Enfant, modèle d'humilité,

Sainte Marie Enfant, modèle de simplicité,

Sainte Marie Enfant, modèle d'obéissance,

Sainte Marie Enfant, modèle d'application au travail,

Sainte Marie Enfant, modèle de l'enfance,

Sainte Marie Enfant, qui, la première, fîtes le vœu de virginité,

Sainte Marie Enfant, qui soupiriez après la venue du Messie,

Sainte Marie Enfant, qui demandiez à Dieu de servir la vierge qui concevrait l'Emmanuel,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Marie Enfant, priez pour nous,

Afin que nous soyons dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions

 

O Dieu qui avez enrichi de tous les trésors de Votre Grâce la Saint Enfance de la glorieuse Vierge Marie, que nous honorons avec une piété toute filiale, accordez-nous de devenir nous-mêmes semblables aux petits enfants, afin d'entrer un jour dans le Royaume des Cieux qui leur a été promis. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Nous approuvons les Litanies ci-dessus. Nous en permettons l'usage en dehors des fonctions liturgiques, et nous accordons 40 jours d'Indulgences aux fidèles qui les réciteront avec piété.

 

7 avril 1908,

+ René François,

Archevêque de Tours.

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Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

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23 juillet 2013

Prière à Notre Dame des Miracles et Vertus

Notre Dame des Miracles et Vertus

Protectrice de la ville de Rennes

 

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Prière à Notre Dame des Miracles et Vertus

 

Souvenez-Vous, très Douce Vierge Marie, de tous ceux qui, depuis sept cent ans, sont venus prier au pied de Votre Autel, en Vous appelant Notre Dame des Miracles et Vertus.

De nombreux pèlerinages ont pris naissance dans la splendeur et dans la joie. Le Vôtre a commencé par une nuit d'hiver, dans le froid et la nuit, la terreur et les larmes.

Vous avez exaucé les désirs de nos pères. Montrez toujours la même tendresse à l'égard de leurs enfants.

Défendez-nous contre tous les dangers qui nous menacent. Faites briller à nos yeux les clartés de la Foi. Faites entendre à nos oreilles les paroles qui conduisent au Ciel.

Au milieu des flammes qui ravageaient la ville, dans les terreurs de la Révolution qui dévastait Vos Autels, la confiance des Rennais vous demeura fidèle.

La nôtre Vous restera acquise à tout jamais. Nous savons que Vous êtes « la Mère de Dieu pour tout obtenir et la Mère des hommes pour tout accorder ».

Vous régnez au Ciel dans la gloire. Sur terre, Vous portez la couronne que notre amour Vous a préparée. Placez-nous près de Vous dans les splendeurs du Paradis.

Mais puisqu'il nous faut Vous aller rejoindre en marchant dans la sentiers de la souffrance, ayez pitié de ceux qui viennent Vous implorer.

Ayez pitié des mains qui se joignent, et qui égrènent le Chapelet.

« Ayez pitié de la faiblesse de notre Foi et des objets de notre tendresse. Ayez pitié de ceux qui prient, de ceux qui pleurent, de ceux qui tremblent. Donnez à tous l'espérance et la paix ». Ainsi soit-il.

 

(100 jours d'Indulgences)

 

Approuvé :

Rennes, 7 octobre 1932

+ Maurice Mignen,

Archevêque de Rennes, Dol et Saint Malo.

Triduum de prières à Saint Michel Archange

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Triduum de prières à Saint Michel Archange

 

Premier jour

 

O glorieux Saint Michel Archange, Prince de la Milice Angélique, vous qui déployez un si grand zèle dans la défense des droits de Dieu contre Lucifer, son ennemi, je vous honore, je vous invoque, je vous salue ! A vous Puissant Archange, élevé si haut dans la gloire céleste, et à tous les esprits bienheureux dont vous êtes le chef, louange, honneur et bénédiction ! Jetez un regard sur nous et voyez : les droits de Dieu sont attaqués avec une fureur presque sans exemple ; Satan, l'ennemi du Très-Haut et des hommes, profère avec une nouvelle rage, par la bouche de ses nombreux suppôts, le cri de son orgueil révolté : « Non serviam, je ne servirai pas ! » Grand Archange, montrez-vous, et que votre voix éclatante, comme un tonnerre, affirme les droits de Dieu avec plus de force que Satan et tous les siens ne le nient : « Qui ut Deus ! Qui est comme Dieu ! » Qu'à ce cri puissant, les démons soient refoulés dans l'abîme, les complots des méchants arrêtés, l'orgueil et l'esprit de rébellion étouffés dans les âmes, les sentiments d'humilité et d'obéissance à jamais gravés dans le cœurs !

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Deuxième jour

 

O Glorieux Saint Michel, adorateur excellent du Verbe Incarné, vous qui, à la tête des Anges fidèles, fléchissez le genou devant le Seigneur Jésus, faites éclater, avec une nouvelle puissance, vos hommages et vos adorations, en échange des outrages et des blasphèmes dont ce Divin Sauveur est l'objet ; prenez en main sa cause, obtenez-nous la grâce de mieux le servir, et prosternez aux pieds de Sa Majesté trois fois Sainte tous ses ennemis contrits et humiliés.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Troisième jour

 

O Glorieux Saint Michel, protecteur du Peuple de Dieu, gardien et défenseur de l'Eglise de Jésus-Christ, je vous supplie de venir au secours de cette Eglise contre laquelle l'Enfer est déchaîné ; soutenez-la, vivifiez-la, défendez-la, par votre puissante intercession ! Michaël Archangele, veni in adjutorium populo Dei. Gardez aussi avec un soin tout particulier, son auguste chef, et faites bientôt luire pour lui et pour nous le jour du triomphe. Faites, par vos prières, que notre bien-aimée Patrie se montre toujours et partout fidèle à sa providentielle mission. Enfin, ô glorieux Saint Michel, vous qui êtes chargé de recevoir les âmes au sortir de ce monde et de les conduire au Ciel, veillez sur nous durant cette vie présente, défendez-nous contre les assauts du démon, assistez-nous spécialement à l'heure de notre mort ; daignez enfin, par vos prières, nous obtenir une sentence favorable au jour du jugement, et le bonheur de voir Dieu Face à face dans les siècles des siècles.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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Téléchargez le texte de ce Triduum (pdf) en cliquant ici

22 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Samedi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez le Cœur de Jésus mort et privé dans le tombeau de tous Ses Mouvements naturels par la séparation de sa chère âme. Ô Sacré Cœur de Jésus, si l'Amour Vous a mis dans cet état, et si Vous dormez pour un temps, Votre Divinité et Votre Sainte Âme veillent, et le même Amour qui Vous a fait naître et vivre, Vous feront bientôt ressusciter. Ô Cœur Sacré, qui avez voulu perdre la vie pour mes péchés, faites que le mien meure tout à fait au péché.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore cette mort toute de Charité qui Vous a mis dans le tombeau. Faites que j'entre dans la plaie de Votre Cœur, que le coup de lance a faite, et que j'y meure d'amour pour Vous. Ô Cœur de Marie Mère du Cœur de Jésus, j'ai recours à Vous afin que Vous me parliez a sa place. Le Cœur de Jésus et le Vôtre ne sont qu'un et ce que vous ferez sera approuvé de Lui. Dites à cette Sainte Mère ce que le cœur vous suggérera.

 

Vive le Cœur de Jésus, le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, soyez loué et béni à jamais de ce que Vous avez voulu mourir pour nous mériter la vie ; c'est Vous qui êtes cet admirable grain de froment qui devait être mis en terre et y mourir afin d’être le germe de la vie de tous les hommes. Conservez-moi cette précieuse vie de l’âme que Vous m'avez acquise et donnée, et ne permettez point que je la perde jamais.

 

V/. En paix et dans Lui-même

R/. je dormirai et je me reposerai.

 

Oraison à la Sainte Vierge

 

Je vous salue, Marie, Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous Ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie, par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et à l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle à Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez que c'est Jésus-Christ Lui-même qui a ainsi voulu faire mourir Son Cœur, car Il a dit qu'Il avait le pouvoir de quitter Son âme et de la reprendre. Ô Sacré Cœur de Jésus, si Vous n’étiez point véritablement mort, on n'aurait jamais pu connaître l’excès dont Votre Amour a été capable. Apprenez-moi la pratique des saintes leçons de la mort à moi-même, que Vous nous avez enseignées.

 

Adoration

 

Je Vous adore, Sacré Cœur de Jésus, enseveli dans le cœur de la terre pour ressusciter, mais vivant toujours dans Celui de Votre sainte Mère ; accordez-moi, par Son intercession, la pureté de l’âme et du corps. Vivez dans moi afin que ce ne soit plus moi, mais que ce soit Votre Cœur qui vive en moi.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, qu'heureux est celui qui ne met son espérance et sa confiance qu'en Vous qui le rassasiez. Vous êtes la véritable lumière de notre Patrie, dont les charmes surpassent tout ce que le sens humain peut éprouver. Oh, que je Vous ai connu et aime tard, ô Beauté ancienne ! Si je vous ai aime tard, faites que je vous aime parfaitement.

 

R/. Sa demeure s'est faite dans la paix

V/. Et Son habitation est dans la Sainte Sion.

 

Oraison à la Sainte Vierge

 

Je Vous salue, Marie Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa Charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie, par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et a l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle à Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez le Cœur de Jésus-Christ enseveli, comme le modèle de l'ensevelissement que vous devez faire du vôtre afin de vivre comme étant mort aux créatures pour ne vivre qu'à Lui. Son Apôtre saint Paul nous dit, que nous devons être ensevelis par une imitation de Sa mort, pour avoir part à Sa gloire. O Sacré Cœur de Jésus, que je meure donc avec Vous, et que j'aie place en Votre sépulture. Que je vive mort avec Vous et que je ne reste plus vivant avec moi-même ; l'un m'est bien plus désirable que l'autre. Tuez-moi d'un bon coup de Votre Charité, afin que je ne vive plus qu'a Vous et par Vous, et pour Vous. Ainsi soit-il.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, mort et enseveli dans le tombeau, je Vous adore uni toujours à Votre Divinité. Vous avez toujours été le Cœur d'un Dieu, quoique Vous ayez été le cœur mort d'un homme enseveli ; faites-moi la grâce d’être du nombre de ces Bienheureux morts dont la vie est cachée en Dieu avec la Vôtre ; que mon cœur de terre et d'homme misérable, devienne tout céleste par la vertu du Vôtre.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi-soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Cœur Sacré de Jésus, si Vous reposez, si Vous dormez dans le tombeau après avoir opéré l’œuvre de notre Rédemption, de même que Dieu se reposa après avoir fait l’œuvre de la Création, Votre Divinité est toujours veillante. Que Votre Cœur Divin soit toujours l'aimant sacré de mon cœur, afin que son penchant soit toujours vers Vous et qu'il tire le mien après soi, sans que mes infidélités y apportent jamais de résistance et d'obstacle.

 

R/. Vous êtes le Dieu de mon cœur

V/. Et mon partage pour toute l’Éternité.

 

Oraison à la Sainte Vierge Mère du Cœur de Jésus

 

Je Vous salue Marie, Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous Ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et à l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur, pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle a Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

Most Sacred Heart of Jesus

 

20 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Vendredi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez ou plutôt admirez les sentiments du Sacré Cœur de Jésus-Christ faisant sa prière dans le Jardin des Oliviers. La tristesse le saisit d'une manière si forte, qu'il en sue le Sang et déclare qu'Il souffre une tristesse mortelle ; et elle se manifeste assez par Son état d'Agonie. Ô Sacré Cœur de Jésus, quelle est la cause de Votre tristesse et de l'Agonie que Vous souffrez ? C'est Votre propre Volonté, car Vous n’êtes offert que parce que Vous l'avez bien voulu. Il y a ici un mystère caché, mais qui nous fait voir au dehors ce que Votre Amour est capable de faire et de souffrir. Vous aviez des Légions d'Anges a Votre service pour Vous délivrer des mains des Juifs, mais Vous n'avez point voulu Vous en servir. C’était la vue de l'ingratitude des pécheurs, qui devaient s'attirer la juste vengeance de Votre Père Céleste en foulant aux pieds Votre Sang répandu pour eux, c’était cela qui pressait l'Amour de Votre Sacré Cœur et qui Vous faisait souffrir une espèce de mort anticipée. Quoi ! Mon cœur, seras-tu insensible à tes péchés et à tes infidélités, en voyant le Sacré Cœur de Jésus réduit à cet état par la seule prévoyance que tu les commettrais, et que tu te mettrais toi-même en état d’être privé du bénéfice de Sa Rédemption.

 

Adoration

 

Je Vous adore, Sacré Cœur de Jésus, dans l’état douloureux où Vous Vous êtes trouvé au Jardin des Oliviers. C'est moi qui mérite toutes les peines que Vous souffrez, car j'en suis la cause ; mais Votre Amour Vous ayant fait Vous charger de toutes nos iniquités, Vous en portez la peine. Ô Sacré Cœur de Jésus, c'est par Votre tristesse que mon âme est consolée, et par Votre Agonie que ma mort est adoucie ; Votre Oraison, accompagnée de tant de douleurs, me marque que Vous avez voulu me délivrer par Votre Oraison, avant que de me racheter par Votre Passion. Donnez-moi un cœur contrit et humilié qui ait part aux douleurs et aux afflictions que le Vôtre a souffertes. Enseignez-moi à bien faire 1'Oraison de souffrance et de patience.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez voulu nous faire voir l'ardent désir que Vous avez du Salut des hommes, et la douleur que Vous causaient les péchés de ceux qui perdraient le fruit de Votre Rédemption, puisque la tristesse que Vous en eûtes Vous mit dans l'agonie et Vous fit suer le Sang, soyez loué et béni à jamais. Faites par Votre Sainte Grâce que je verse au moins des larmes de cœur, pour la part que mes péchés ont eue a l'affliction que Vous avez soufferte dans Votre Oraison du Jardin.

 

V/. Veillez et priez pour quel vous n'entriez point en tentation

R/. Car l'esprit est prompt et la chair est infirme.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présenté aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la Face couverte d'un voile, d’être dépouillé de Vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance: je vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu ou Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Amen.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez quels étaient les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus parmi la variété des souffrances, des moqueries, des opprobres que les Juifs lui ont fait souffrir pendant tout le temps de Sa Passion. Ô Sacré Cœur de Jésus, quel spectacle offriez-Vous pour lors aux yeux du monde, des Anges et des hommes par Votre humilité, par Votre douceur à l’égard même de ces cruels bourreaux, par Votre obéissance, par Votre patience représentée par l'agneau qui se tait sous la main de celui qui le tond, par Votre pauvreté, par Votre amour du mépris et des souffrances et par Votre Divine Charité. Ô mon cœur, tu serais indigne d'appartenir au Cœur de Jésus, si tu n'estimais la pratique de ces vertus comme le plus grand bien que tu puisses avoir au monde, puisque ce sont celles du Cœur de Jésus et qu'Il t'a tant recommandées.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, si Votre Père Éternel, selon le témoignage de Saint Paul, Vous a fait adorer par tous les Anges dès Votre entrée en ce monde, que n'ont-ils pas fait en Vous voyant et en Vous admirant dans l'exercice de Votre Passion ! Je Vous adore avec eux, et je Vous prie de m'accorder la grâce de Vous adorer en Esprit et en Vérité, en participant à Vos souffrances, à Vos affections et à Vos désirs.

 

Vive le Cœur de Jésus, le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

Soyez loué et béni à jamais, ô Sacré Cœur de Jésus, qui nous avez enseigné, encore plus par œuvres que par paroles, l'excellence et les effets de la Céleste Charité dont Vous avez apporté le Feu Sur la terre. Faites-le brûler dans nos cœurs, et faites-nous la grâce de Vous aimer et de nous aimer les uns les autres comme Vous nous avez aimés

 

V/. La discipline de notre paix Lui a été imposée

R/. Et nous sommes guéris par Ses meurtrissures.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présents aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets, et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la face couverte d'un voile, d’être dépouillé de vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance : je Vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu où Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Amen.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus, étendu et mourant sur la Croix, à l’égard de Son Père éternel auquel Il se plaint et abandonne Son Esprit ; à l’égard de Sa Sainte Mère qu'Il recommande à son Disciple Bien-aimé ; à l’égard de Ses bourreaux pour lesquels Il prie. Ô Sacré Cœur de Jésus, Vous avez fait de grands miracles en ressuscitant les morts, en commandant aux éléments, en chassant les démons, en guérissant les malades. Ce sont des preuves que Vous êtes le Tout-Puissant. Mais si j'osais le dire, tous ces miracles ne sont rien en comparaison de ceux que Vous avez faits sur la Croix. Quelle merveille de voir le Créateur disposer des créatures comme Il Lui plaît : mais c'est la merveille des merveilles de voir le Créateur dire, faire et souffrir ce que Vous avez dit, fait et souffert sur la Croix pour l'Amour de tous les hommes, de ceux même qui Vous crucifiaient. Ô Sacré Cœur de Jésus, ôtez-moi ce cœur de pierre que je porte, et donnez-m'en un de chair qui ressente Votre Amour et Vos souffrances comme il doit les ressentir, et qui soit désireux de voir accompli dans moi ce qui y manque de la représentation de Vos Souffrances.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore tous les Mouvements que Vous avez faits et soufferts sur la Croix, comme autant de miracles et de sacrifices que Vous avez offerts à Dieu sur l'Autel de Votre Charité. Que devenait le Cœur de Votre Sainte Mère, en voyant et en connaissant ce que le Vôtre souffrait et disait. O Cœurs de Jésus et de Marie qui connaissez et qui sentez ce que Vous souffrez l'un et l'autre, cessez, cessez de Vous porter des coups de douleurs l'un à 1'autre. Ce sont nos péchés qui sont la cause de Vos douleurs et de Vos larmes ; puisque nous reconnaissons que c'est nous qui sommes coupables de tout le mal, faites au moins que nous ressentions notre part de Vos douleurs.

 

Louange et Prière

 

Soyez loué et béni a jamais, ô Sacré Cœur de Jésus, de tout ce que Votre Charité Vous a fait souffrir pour notre Rédemption. Vos souffrances extérieures ont été grandes ; mais Vos souffrances intérieures Vous ont été encore plus sensibles. Toute l'ingratitude des hommes Vous était connue. Vous en avez porté par avance toute l'affliction et l'angoisse dans Votre Oraison du Jardin. Un de Vos Prophètes s'en est plaint par avance en Votre Nom. « J'ai cherché quelqu'un, dit-il, qui voulut s'affliger avec Moi, et il n'y en a pas eu qui voulut Me consoler, et Je ne l'ai point trouvé ». Mais rien de cela ne Vous a rebuté ni empêché de consommer l’œuvre de la Rédemption de tous les hommes par Votre mort, et par une mort sur la Croix. Oh ! Le Dieu de mon cœur, ne souffrez point que mon cœur soit de ceux qui ne veulent ni s'affliger avec Vous ni Vous consoler par le regret et la douleur de leurs propres péchés

 

V/. Nous l'avons vu sans beauté, comme un lépreux et comme un homme frappé de la main de Dieu.

R/. Il a été chargé de nos maladies et il a porté nos iniquités.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présenté aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la Face couverte d'un voile, d’être dépouillé de Vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance : je Vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu où Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Amen.

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19 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Jeudi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez. combien le Sacré Cœur de Jésus avait le désir de vous donner Son propre Corps et Sa vie, afin de nous faire vivre par Sa vie et nous nourrir de ce qui est le principe et le soutien de notre vie éternelle. Il fallait, ô Sacré Cœur de Jésus, que les Mouvements de Votre Charité fussent bien ardents, quand Vous disiez : « J'ai désiré d'un désir ardent de manger cette Pâque avec vous ». C’était Vous-même qui deviez être la Victime de cette Pâque. O mon cœur, auriez-vous le courage de refuser de faire ou de souffrir quelque chose pour le Sacré Cœur de Jésus, ou de vouloir mettre quelques réserves à Son égard, puisque vous Lui devez tout et qu'Il s'est donné tout a vous, pour vous donner et vous conserver la vie éternelle.

 

Adoration

 

J'adore les Mouvements de Votre Charité admirable, ô Sacré Cœur de Jésus, qui Vous ont porté jusqu’à des excès que Moise et Élie admiraient le jour de Votre Transfiguration. C'est ici que Vous avez voulu comme renfermer tous les miracles de Votre Puissance, aussi bien que de toute Votre Charité. C'est donc ici comme le centre ou je dois rapporter et ramener tout ce que je puis avoir d'amour et de reconnaissance. C'est ici, ô Sacré Cœur de Jésus, où Vous dites à mon cœur : « Prends-Moi, et rachète-toi. Et c'est ici, ô mon Dieu, ô Feu de Charité consumante, où je dois Vous dire : « Prenez ce cœur de chair, pour en faire une victime de Votre Charité ».

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, soyez loué béni à jamais, de ce que l'ardeur et l'industrie de Votre Charité ont inventé un moyen miraculeux de jeter dans les cœurs les Saintes Flammes de Votre Amour, et de Vous mettre Vous-même comme un sceau sur ceux de vos fidèles dans le Sacrement de Votre Charité Imprimez si bien sur le mien ce Sceau Divin, que rien n'y entre ou n'en sorte qui ne soit conforme aux sentiments de Votre Sacré Cœur

 

V/. Faites sortir Votre Pain de la terre

R/. Et que Votre Vin réjouisse le cœur de l'homme.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui avez voulu nous laisser un Mémorial de Votre Passion et un gage de Votre Amour, dans un Sacrement admirable ; accordez-nous, je Vous prie, de rendre notre vénération au Mystère de Votre Corps et de Votre Sang, de telle manière que nous ressentions toujours les effets de Votre Rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez avec quelle ardeur le Sacré Cœur de Jésus désirait mourir pour vous, « Je dois être baptisé d'un Baptême, disait-Il à ses disciples (ce baptême était celui de Son Sang) et combien suis-Je dans l'empressement du désir de le voir consommer ». O Cœur Sacré, Vous n'avez vécu que pour mourir d'Amour pour nous, après avoir amassé sur nos têtes une infinité de charbons de Charité pour nous faire ressentir Votre Amour et pour nous enflammer à Vous aimer. O mon cœur, voudra-tu donc refuser quelque chose de ton amour à Celui qui t'a aimé, comme s'Il n'avait vécu et s'Il n’était mort que pour toi.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore les Mouvements adorables qui Vous ont fait être toute Votre Vie une Victime de Charité, et qui Vous en ont fait faire la consommation par une mort toute de Charité ; faites, par Votre Sainte grâce, que mon cœur devienne une Hostie vivante qui ne désire rien plus que d’être immolée et d'immoler toutes choses à Votre plus grande Gloire.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

Sacré Cœur de Jésus, soyez loué et béni à jamais, comme étant la Source de la vie de la grâce, la nourriture de l’âme et le soutien de l'esprit. C'est de Votre Plénitude que tout se répand sur nous ; faites-moi la grâce de remplir mon cœur des mêmes sentiments que Votre Adorable Cœur a ressentis.

 

V/. Vous leur avez donne un Pain du Ciel.

R/. Qui contient en soi tout ce qui peut donner de la délectation à l’âme.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui avez voulu nous laisser un mémorial de Votre Passion, et un gage de Votre Amour, dans un Sacrement admirable ; accordez-nous, je Vous prie, de rendre notre vénération au mystère de Votre Corps et de Votre Sang, de telle manière que nous ressentions toujours les effets de Votre Rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez ce qui peut avoir porté le Sacré Cœur de Jésus à Vous livrer Son Corps dans le mystère où Sa Charité se fait admirer autant que Sa Toute-Puissance. C'est afin de vous livrer Son Cœur, et pour que le votre devienne comme le dépositaire du Sien. Après cela, mon cœur, voudriez-vous bien déshonorer le Cœur de Jésus qui est devenu vôtre et le rebuter en y recevant des affections et des désirs opposés aux siens.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore les Mouvements de Votre Charité qui Vous ont porté à vouloir remplir mon cœur par le Vôtre, mon âme par la Vôtre, mon esprit par Votre Esprit et nourrir mon corps par Votre Chair Sacrée. J'adore Votre Divinité cachée à mes yeux sous les symboles de Votre Mystère de Charité, et je Vous prie de me faire la grâce de traiter mon âme, mon esprit, mon cœur et mon corps, comme un Temple consacré à Votre honneur. O Sacré Cœur, je Vous adore comme une Victime immolée par l'empire et l’autorité de Son pur Amour.

 

Vive le Cœur de Jésus, Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus qui êtes caché sous le voile mystique de la Sainte Hostie, soyez loué et béni à jamais ; faites que je puisse louer dignement l'ardeur de Votre Charité. Et comme Vous êtes tout en toutes choses aux Saints dans le Ciel, faites que Votre Cœur Sacré me devienne toute chose, en me faisant la grâce de Vous aimer et de Vous adorer en Esprit et en Vérité.

 

V/. Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde

R/. Il les aima jusqu’à la fin.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui avez voulu nous laisser un Mémorial de Votre Passion et un gage de Votre Amour, dans un Sacrement Admirable ; accordez-nous, je Vous prie, de rendre notre vénération au Mystère de Votre Corps et de Votre Sang, de telle manière que nous ressentions toujours les effets de Votre Rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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