23 décembre 2008

Prière à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus pour le Salut de la France

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Prière à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus pour le Salut de la France


Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui avez dit : « J’aime la France, ma patrie, je veux lui conserver la foi », ayez pitié de la France ! Délivrez-la des ténèbres qui l’environnent, détournez-la du mensonge, vous qui étiez une âme de lumière et de Vérité. O vous qui disiez encore : « J’aime l’Eglise, ma Mère, je serais prête, pour la défendre, à verser tout mon sang », ramenez notre patrie infidèle à cette Eglise, Mère des âmes. Nouvelle et puissante patronne de la France, demandez à la Vierge Immaculée, Reine de France, de sauver sa Nation privilégiée. Revenez vers nous avec Saint Martin et Saint Louis, avec Sainte Geneviève et Sainte Jeanne d’Arc, pour chasser l’étranger du Royaume. Nous ne voulons pas que cet étranger - l’esprit de révolte et d’incrédulité - règne sur nous, mais le Prince de la Paix, Jésus, notre seul Maître et Sauveur bien-aimé. Ainsi soit-il.


Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Sauvez la France !

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22 décembre 2008

Chemin de Croix avec le Bienheureux Michel Sopocko

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Chemin de Croix

Élaboré selon les extraits du livre « Miséricorde de Dieu dans ses œuvres », du Bienheureux Michel Sopocko


“Ô mon Jésus, je Te remercie pour ce livre que Tu as ouvert aux yeux de mon âme. Ce livre, c’est Ta passion que Tu as endurée par amour pour moi. De ce livre, j’ai appris comment aimer Dieu et les âmes. Dans ce livre sont renfermés pour nous des trésors inépuisables. Ô Jésus, combien peu d’âmes Te comprennent dans Ton martyre d’amour” (PJ 304).

Première station
Le Seigneur Jésus est condamné à mort


“J’ai honte, Seigneur, de me mettre en Ta présence, parce que je Te ressemble si peu. Tu as souffert autant pour moi pendant la flagellation. Ce supplice tout seul serait suffisant pour Te faire mourir si la volonté et le décret du Père Céleste n’était que Tu devais mourir sur la croix; et en ce qui me concerne - il m’est tellement difficile de supporter les petites fautes et faiblesses de mes serviteurs et des mes proches. Tu as versé Ton Sang pour moi, par Miséricorde, pendant qu’à moi chaque offrande et chaque sacrifice fait pour mon prochain me semble lourd à porter. Toi, avec une patience indicible et en silence Tu as supporté les douleurs de la flagellation, et moi – je me lamente et je gémis quand il me faut supporter pour Toi quelque peine ou le mépris de la part du prochain” (Volume II, p. 103).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Deuxième station
Le Seigneur Jésus est chargé de Sa Croix


Avec une grande compassion je suivrai Jésus! Je supporterai patiemment cette contrariété que j’éprouverai aujourd’hui, tellement petite pour honorer son chemin du Calvaire. Cependant c’est pour moi qu’il va mourir! C’est à cause de mes péchés qu’il souffre! Comment puis-je rester indifférent? Tu n’exiges pas, Seigneur, que je porte avec Toi Ta lourde croix mais Tu veux que je porte patiemment mes petites croix de tous les jours. Toutefois, je ne l’ai pas fait jusqu’à maintenant. J’éprouve la honte et le repentir pour mon manque de courage et mon ingratitude. Je me propose d’accepter avec confiance et de supporter avec amour tous les fardeaux que Tu me donneras dans Ta miséricorde” (Volume II, p. 119).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Troisième station
Le Seigneur Jésus tombe sous le poids de Sa Croix


“Tu as pris sur Tes épaules, Seigneur, un fardeau terrible – les péchés du monde entier et de tous les temps. (...) C’est pourquoi Tu es à bout des forces. Tu ne peux plus porter ce fardeau et il Te fait tomber. Agneau de Dieu qui par Ta miséricorde enlèves le péché du monde à travers le fardeau de Ta croix, enlève-moi le poids énorme de mes péchés et allume le feu de Ton amour pour que sa flamme ne s’éteigne jamais” (Volume II, p. 123).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Quatrième station
Le Seigneur rencontre Sa Mère


“Marie, Mère de Dieu, Sainte Vierge et Mère, que la douleur de Ton âme se communique à moi aussi! Je T’aime, Mère Douloureuse, qui parcours le même chemin que Ton Fils Bien-Aimé, le chemin de l’infamie et de l’humiliation, le chemin du mépris et de la malédiction, grave-moi sur Ton Coeur Immaculé et, en tant que Mère de Miséricorde, fais-moi obtenir la grâce de ne pas succomber en suivant Jésus et Toi sur ce chemin épineux du Calvaire que la miséricorde de Dieu a désigné à moi aussi” (Volume II, p. 126).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Cinquième station
Simon de Cyrène aide le Seigneur Jésus à porter Sa Croix


Comme pour Simon, pour moi aussi la croix est lourde. Du fait de ma nature, elle me fait trembler. Pourtant les circonstances m’obligent à m’habituer à la croix. Désormais, j’essaierai de porter ma croix comme le Christ. Je porterai la croix pour mes péchés, pour les péchés des autres, pour les âmes du purgatoire, en imitant le Sauveur miséricordieux. Alors je serai sur le chemin royal du Christ, et je le poursuivrai, même si je suis entouré d’une foule ennemie et moqueuse” (Volume II, p.129).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Sixième station
Véronique essuie la Face du Seigneur


Le Seigneur Jésus ne souffre plus, donc je ne peux pas Lui donner le voile pour essuyer la sueur et le sang. Mais le Sauveur souffrant continue à vivre dans Son corps mystique, dans Ses confrères, chargés d’une croix, c’est-à-dire dans les malades, les agonisants, les pauvres et les malheureux qui ont besoin d’un voile pour essuyer leur sueur. N’est-il pas vrai que Jésus a dit: “Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces tout petits de mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait” (Mt 25,40). Alors je me tiendrai près d’un malade ou d’un agonisant avec un véritable amour et une vraie patience, pour essuyer sa sueur, pour le soutenir et consoler” (Volume II, p. 132).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Septième station
Le Seigneur Jésus tombe pour la deuxième fois sous le poids de la Croix


Seigneur, (...) comment peux-Tu me supporter encore, moi, pauvre pécheur qui Te blesse innombrables fois de mes péchés quotidiens? Le fait que Tu attends encore mon changement d’attitude peut s’expliquer uniquement par l’immensité de Ta miséricorde. Illumine-moi, Seigneur, avec la lumière de Ta grâce, pour que je puisse connaître tous mes défauts et mes mauvais penchants qui ont causé Ta seconde chute. Fais que désormais je puisse les combattre constamment. Sans Ta grâce je ne suis pas capable de m’en libérer” (Volume II, p. 136).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Huitième station
Le Seigneur Jésus console les femmes qui pleurent


Pour moi aussi il y a un temps de miséricorde divine, mais il est limité. Passé ce temps, ce sera le temps de la justice dont le Seigneur Jésus parle avec tant d’austérité. (...) Je suis accablé par mes nombreuses fautes, donc je tremble de peur et je suis dans l’angoisse, mais je suivrai les traces du Christ, je me repentirai humblement et je donnerai satisfaction à la justice à travers une pénitence sincère. (...) La miséricorde infinie de Jésus m’incite à cette pénitence car Jésus a échangé Sa couronne de gloire contre une couronne d’épines et il est venu me chercher et m’ayant trouvé il m’a serré contre Son cœur” (Volume II, p. 139).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

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Neuvième station
Le Seigneur tombe pour la troisième fois


“C’est pour moi que Jésus souffre et c’est pour moi qu’il tombe sous le poids de la croix! Où serais-je aujourd’hui sans ces souffrances du Sauveur? (...) C’est pourquoi tout ce que nous possédons aujourd’hui et tout ce que nous sommes, au niveau surnaturel, est dû uniquement à la passion du Seigneur Jésus. Même le fait de porter notre croix ne signifie rien sans la grâce. C’est seulement la passion du Sauveur qui fait devenir méritoire notre contrition et rend efficace notre pénitence. C’est seulement Sa miséricorde, révélée dans sa triple chute qui est la garantie de ma rédemption” (Volume II, p. 142).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Dixième station
Le Seigneur est dépouillé de Ses vêtements


“Dans ce mystère était présente la très Sainte Mère qui voyait tout, écoutait tout et assistait à tout. Il est possible d’imaginer les souffrances intérieures qu’Elle endurait en voyant Son Fils profondément humilié, nu et couvert de sang, goûtant la boisson amère dans laquelle moi aussi j’ai versé des amertumes à cause de mon  péché de gourmandise. Désormais je désire et je me propose avec la grâce de Dieu, de pratiquer une ascèse raisonnable dans ce domaine, afin que la nudité de mon âme n’offense ni le regard du Seigneur Jésus ni celui de Sa Sainte Mère Immaculée”. (Volume II, p. 145).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Onzième station
Le Seigneur Jésus est cloué à la Croix


“Arrêtons-nous dans nos pensées sur le Golgotha, sous la croix du Seigneur Jésus et méditons cette scène terrible. Le Sauveur suspendu entre ciel et terre, hors de la ville, rejeté par son peuple. Il pend comme un malfaiteur entre deux malfaiteurs, donnant ainsi l’image de l’abandon, de la misère, et de la douleur les plus terribles. Mais Il ressemble à un commandant qui conquiert les nations – non avec l’épée et les armes, mais avec la croix, non pour détruire, mais pour sauver. C’est pourquoi la croix du Sauveur deviendra désormais un instrument de la gloire de Dieu, de justice et de miséricorde infinie” (Volume II, p. 130).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Douzième station
Le Seigneur Jésus meurt sur la Croix


Personne ne s’associait à ce sacrifice avec des pensées et des sentiments aussi merveilleux et aussi justes que ceux de la Mère de Miséricorde. De même qu’à la Conception et à la Naissance elle représentait l’humanité toute entière, adorant et aimant avec ardeur le Seigneur, Dieu de l’Univers, de même, à la mort de Son Fils, Elle adore le corps sans vie, écartelé sur la croix. Elle est pleine de douleur pour Lui, mais en même temps Elle se souvient de Ses enfants adoptifs. Ils sont représentés par l’Apôtre Saint Jean et par le larron agonisant qui venait de se convertir. Elle intercédait pour lui auprès de Son Fils. Intercède pour moi aussi, Mère de Miséricorde, souvient-Toi de moi aussi, quand, dans mon agonie, je recommanderai mon âme au Père Éternel.” (Volume II, p. 195).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Treizième station
Le Seigneur Jésus est descendu de la Croix


Sauveur très Miséricordieux, quel cœur pourrait résister à ce langage si éloquent qui ravit et attendrit, ce langage avec lequel Tu nous parles à travers les innombrables blessures de Ton corps sans vie, qui repose au sein de Ta Mère Douloureuse? (...) Une seule de Tes actions aurait suffit pour apaiser la justice et pour expier les outrages. Mais Tu as choisi ce genre de Rédemption pour démontrer la valeur énorme de notre âme et Ta miséricorde infinie, pour que même le plus grand pécheur puisse s’approcher de Toi avec confiance et contrition et recevoir l’absolution, comme l’avait reçue le larron agonisant” (Volume II, p.208).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Quatorzième station
Le Seigneur Jésus est mis au Tombeau


“Mère de Miséricorde, Tu m’as choisi pour être Ton enfant et pour que je devienne frère de Jésus que Tu pleures après Sa mise au tombeau! (...) Ne regarde ni ma faiblesse, ni mon inconstance ni mes négligences que je déplore sans cesse et auxquelles je renonce continuellement. Mais souviens-Toi de la volonté du Seigneur Jésus qui m’a confié à Ta protection. Remplis donc Ta mission envers moi qui suis indigne, adapte les grâces du Sauveur à ma faiblesse et sois toujours pour moi la Mère de Miséricorde!” (Volume II, p.224).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

La Résurrection du Seigneur Jésus


“La Résurrection du Seigneur Jésus est le couronnement de vie et de l’activité du Sauveur du monde (Volume II, p. 232). “Ce que le Sauveur avait initié sur le mont Tabor, maintenant est devenu une réalité: il a revêtu Son corps de lumière et de beauté, il l’a rendu totalement spirituel, il l’a fait devenir subtil et pénétrant, absolument dépendant de Sa volonté. (...) Nous aussi, nous soupirons après une vie d’adoration, après un corps spirituel, après la spiritualisation des formes extérieures. Nous désirons vivre la Pâque, nous voulons obtenir pour notre âme la victoire sur les instincts de notre corps et rejoindre l’immortalité bienheureuse” (Volume II, p. 227).“Mais ressusciterons-nous ? Pour avoir la certitude de cette vérité, rappelons-nous qu’elle constitue un dogme de notre foi: “résurrection de la chair”. Nous devrions surtout, dans cette vie déjà, ressusciter spirituellement (...) Il existe des morts spirituels, ceux qui pourraient être appelés des morts vivants. Les Saintes Écritures disent de ces personnes-là: “tu passes pour vivant, mais tu es mort... Non, je ne trouve pas tes actions parfaites aux yeux de mon Dieu” (Ap 3, 1-2). Celui qui vit, travaille et crée uniquement pour le monde en cherchant la gloire de ce monde est mort. C’est la tragédie de la vie terrestre, vie mondaine, vie des incroyants” (Volume II, p. 231). “De même que d’un gland vide ne naîtra pas un chêne, de même une vie futile, vide, fade, privée de spiritualité ne peut pas se développer en  vie éternelle. C’est pourquoi, dès maintenant, déjà sur la terre, je devrais mener une vie en vue de l’éternité, c’est-à-dire une vie surnaturelle. Alors, je dois penser, vouloir, souffrir et lutter, jouir et aimer selon les principes de la foi” (Volume II, p. 234). “...vous aussi, vous témoignerez (Jn 15,27). Ces paroles adressées aux Apôtres se rapportent aussi à moi-même. Je dois rendre témoignage au Christ par ma vie et mes activités quotidiennes, cela doit être un témoignage de vertu et de sainteté, témoignage par la parole et par les œuvres, et peut-être même un témoignage de sang et de martyre, et au moins un témoignage de miséricorde envers l’âme et le corps du prochain. Je sais ne pas en être capable tout seul. Donc, Esprit Saint, aide-moi. Je suis conscient du fait que je dois témoigner, mais sans Ton souffle je n’en suis pas capable. Crée donc en moi un esprit nouveau! Illumine mon visage pâle par un rayon de la gloire céleste! Donne-moi des ailes pour que je puisse atteindre le comble de la joie, pour que je puisse diriger ma barque vers le large, pour que je ne sombre pas tout près de la rive!” (Volume II, p. 231).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

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Le Bienheureux Michel Sopocko

1888-1975

Fête le 15 février


“C’est un prêtre selon Mon coeur, ses efforts Me sont agréables (…); par lui, il M’a plu de propager

la vénération envers Ma miséricorde...” (PJ 1256).


“Sa pensée est étroitement unie à Ma pensée, sois donc sans crainte pour ce qui est de Mon œuvre,

Je ne le laisserai pas se tromper, et toi, ne fais rien sans son autorisation” (PJ 1408).


La mise en oeuvre de la peinture du tableau de Jésus Miséricordieux, l’exposition du tableau à la vénération publique, la diffusion du chapelet de la Miséricorde Divine, le lancement des démarches

en vue d’établir la fête de la Miséricorde Divine ainsi que la fondation d’une nouvelle congrégation

religieuse se sont accomplis à Vilnius grâce aux efforts de l’abbé Michel Sopocko. Depuis ce temps-là, leurs oeuvres communes rachetées au prix de prières et souffrances rayonnent sur le monde entier.

“En voyant le dévouement et les peines de l’abbé Sopocko dans cette oeuvre, j’admirais sa patience et son humilité; tout cela a coûté non seulement beaucoup de peines et de contrariétés diverses, mais aussi beaucoup d’argent et l’abbé Sopocko subvenait à toutes les dépenses. Je vois que la Providence divine l’a préparé à accomplir cette œuvre de miséricorde avant que je n’aie prié Dieu pour cela. Oh! Que Tes chemins sont surprenants, mon Dieu, et heureuses les âmes qui suivent l’appel de la grâce divine” (PJ 422).

L’abbé Michel Sopocko naquit à Nowosady près de Vilnius (Lituanie). Dans les années 1910-1914, il fit les études de théologie à l’Université de Vilnius, et ensuite à Varsovie, où il acheva aussi ses études à l’Institut Supérieur de Pédagogie. Après avoir fait un doctorat en théologie morale, en 1926, il est devenu père spirituel au séminaire de Vilnius il fut habilité en 1934. Il travaillait comme professeur de théologie pastorale à la Faculté de Théologie de l’Université Étienne Bathory à Vilnius et au Séminaire à Bialystok (1928-1962). Dans les années 1918-1932, il fut aumônier de l’Armée Polonaise à Varsovie et à Vilnius. Dans les travaux qu’il a publiés, l’abbé Sopocko donna des bases théologiques aux nouvelles formes du culte de la Miséricorde Divine qu’il propageait avec ardeur. Il s’engagea dans différentes activités sociales. Il était confesseur de nombreuses communautés religieuses et laïques. Il écrivit des lettres de formation pour la première communauté des Soeurs de Jésus Miséricordieux, début d’une nouvelle congrégation religieuse. Quand la congrégation fut fondée, il rédigea des constitutions selon les réflexions et propositions de soeur Faustine. Il est l’auteur de prières à la Miséricorde Divine, rédigées à partir des textes de soeur Faustine. Il resta en contact avec elle jusqu’à la fin de sa vie. Après sa mort, il réalisa fidèlement et jusqu’au bout les tâches qui leur étaient destinées dans les révélations reçues par sainte Faustine. Il en reste un témoignage dans le Petit Journal de sainte soeur Faustine qui dévoile une personnalité remarquable ainsi que la richesse intérieure de ce vénéré prêtre. “Ô mon Jésus, Tu vois quelle immense gratitude j’ai pour l’abbé Sopocko qui a mené Ton œuvre si loin. Cette âme si humble a su supporter tous les orages, et elle ne s’est paslaissé décourager par les contrariétés, mais elle a répondu fidèlement à l’appel de Dieu” (PJ 1586).


“Quand parlais avec le directeur de mon âme, je perçus intérieurement, son âme en proie à une grande souffrance, à un supplice tel que rares sont les âmes que Dieu touche d’un pareil feu. Cette œuvre en était la cause. Un jour viendra où cette œuvre tant recommandée par Dieu paraîtra presque totalement détruite et alors Dieu commencera à agir avec une grande force qui témoignera de sa vérité. Cette œuvre donnera une nouvelle splendeur à l’Église, bien qu’elle y existe depuis longtemps déjà. Personne ne peut nier que Dieu est infiniment miséricordieux; Il désire que tout le monde le sache; avant qu’Il ne revienne comme Juge, Il veut que les âmes Le connaissent d’abord comme Roi de miséricorde. Quand viendra ce triomphe, nous serons déjà dans cette vie nouvelle où il n’y a plus de souffrance, mais avant cela, «ton âme sera abreuvée d’amertume devant l’anéantissement de tes efforts.» Cependant cet anéantissement ne sera qu’apparent, car Dieu ne change pas ce qu’Il a une fois décidé; mais bien que l’anéantissement ne soit qu’apparent, pourtant la souffrance sera bien réelle. Quand cela arrivera-t-il – je ne le sais pas; combien de temps cela durera-t-il – je l’ignore” (PJ 378).


“Jésus, cette affaire est Tienne, pourquoi agis-Tu de la sorte envers lui? Il me semble que Tu lui suscites des difficultés, tout en lui ordonnant d’agir. Écris que nuit et jour Mon regard repose sur lui et que si je permets ces contrariétés c’est pour augmenter ses mérites. Ce n’est pas la réussite que je récompense, mais la patience et la peine prises pour Moi” (PJ 86).


“Il y aura autant de fleurons dans sa couronne que d’âmes sauvées par cette œuvre...” (PJ 90).


“J’ai reçu hier une lettre de l'abbé Sopocko. J’ai appris que l’affaire de Dieu progresse, quoique lentement (...) Je sais qu’actuellement en ce qui concerne cette oeuvre, Dieu exige de moi prières et sacrifices, (...) j’ai constaté dans cette lettre combien la lumière que Dieu accorde à ce prêtre est grande; cela me confirme dans la conviction que par lui Dieu réalisera cette oeuvre malgré les adversités - qu’Il réalisera cette oeuvre malgré les adversités qui s’accumulent. Je sais bien que, plus grande et plus belle est l’œuvre, plus terribles seront les orages qui se déchaîneront contre elle” (PJ 1401). “Dieu, en Ses jugements impénétrables, permet parfois que ceux qui ont pris le plus de peine à l’accomplissement d’une oeuvre ne puissent pas le plus souvent jouir sur cette terre des fruits de cette oeuvre, Dieu leur en conservant toute la joie pour l’éternité; mais malgré tout, parfois Dieu leur fait savoir combien les efforts de telles âmes Lui sont agréables, et ces moments les fortifient pour de nouvelles luttes et épreuves. Ce sont les âmes les plus semblables au Sauveur qui n’a goûté qu'amertume dans l’oeuvre qu’Il fonda sur la terre” (PJ 1402).


“Jésus m’a fait connaître comment tout dépend de Sa volonté, en me donnant une profonde paix en ce qui concerne toute cette œuvre. Écoute, Ma fille, bien que toutes les œuvres qui naissent de Ma volonté soient exposées à de grandes souffrances, vois cependant, l’une d’elles a-t-elle été exposée à de plus grandes difficultés, que l’œuvre qui dépend directement de Moi - l’œuvre de la Rédemption. Tu ne dois pas trop prendre à cœur les contrariétés. Le monde n’est pas aussi fort qu’il semble l’être, sa force est strictement limitée” (PJ 1643).

L’abbé Sopocko écrit dans son journal: “Il y a des vérités que l’on connaît, dont on entend parler et dont on parle souvent, mais que l’on ne comprend pas. Il en était de même pour moi, en ce qui concerne la vérité sur la miséricorde Divine. Tant de fois je mentionnais cette vérité dans les homélies, j’y pensais pendent les retraites, je la répétais dans les prières de l’Eglise – surtout dans les psaumes – mais je ne comprenais pas la signification de cette vérité et je n’entrais pas dans son contenu, c’est-à-dire qu’elle était un attribut suprême de l’activité de Dieu à l’extérieur. Il fallait qu’une simple religieuse, S. Faustine, de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame de la Miséricorde, guidée par une intuition, m’en parle. Elle me le répétait brièvement et souvent, en me poussant à examiner, à étudier cette vérité et à y réfléchir fréquemment. (...) Tout au début je ne savais pas trop bien de quoi il s’agissait, j’écoutais, je doutais, je me posais des questions – ce n’est que quelques années plus tard que j’ai compris l’importance de cette oeuvre, l’immensité de cette idée et je me suis persuadé moi-même de l’efficacité de ce culte vivifiant et ancien, c’est vrai, mais négligé et nécessitant donc d’être renouvelé à notre époque. (...) La confiance en cette Miséricorde Divine, la propagation du culte de cette miséricorde parmi les hommes, et le fait de lui consacrer toutes mes pensées, paroles et actions, sans une ombre d’y rechercher ma propre gloire sera dorénavant le fondement essentiel de ma vie, avec l’aide de cette miséricorde incommensurable”.

“L’Évangile ne consiste pas à prêcher que les pécheurs devraient devenir bons, mais que Dieu est bon pour les pécheurs” (l’abbé Michel Sopocko).


L’abbé Michel Sopocko est décédé en odeur de sainteté le 15 février 1975, à Bialystok, jour de la fête de Saint Faustine.


“Grâce à son action, une nouvelle lumière va briller dans l’Église de Dieu pour la consolation des âmes” (PJ 1390).


“Aux pieds de Jésus, je voyais mon confesseur et derrière lui un grand nombre des plus hauts dignitaires de l’Église, dont je n’avais jamais vu les habits, sauf en vision. Derrière eux, des membres du clergé, plus loin encore je vis de grandes foules, que je ne pouvais embrasser du regard. Je voyais ces deux rayons sortant de l’Hostie, les mêmes qui sont sur l’image, ils étaient étroitement unis, mais ne se confondaient pas, ils passèrent par les mains de mon confesseur, puis par les mains de ce clergé et, de leurs mains, à la foule, puis revinrent à l’Hostie...” (PJ 344).


Le 28 septembre 2008 a eu lieu au Sanctuaire de la Miséricorde Divine à Bialystok (Pologne), la béatification de l’abbé Michel Sopocko.

Prière pour demander des grâces par l’intercession du Serviteur de Dieu Michel Sopocko


Dieu de Miséricorde, Tu as fait du Bienheureux Michel Sopocko, l’apôtre de Ton infinie Miséricorde et un fils zélé de Marie, Mère de Miséricorde. Fais que par la célébration de Ta Miséricorde et l’éveil de la confiance en Ta bonté du Père je reçoive la grâce de ............ que je Te demande par son intercession, par le Christ notre Seigneur. Amen.


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

Téléchargez le texte de ce Chemin de Croix (pdf) en cliquant ici

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18 décembre 2008

Le Petit Gilles

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Gilles Bouhours

« le Petit Gilles »

1944-1960

Gilles Bouhours est né à Bergerac, le 27 novembre 1944, dans une famille profondément Chrétienne, qui déménagea plusieurs fois. Dans la première année de sa brève existence, il fut miraculeusement guéri d'une méningite-encéphalite, à la suite d'une neuvaine à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. Dès ses plus tendres années, il bénéficia de visions de la Bienheureuse Vierge Marie, qui se manifesta à lui sous le vocable de « Reine du Sauveur ». Il fut l'un des témoins des plus privilégiés des manifestations mariales du Bois d'Espis. Il eût entre autre la faveur de voir l'Archange Saint Michel, et la Mère de Dieu l'appela « son petit Jésus de la terre ». Sur la demande expresse de Marie, il fut reçut à Rome, en audience privée, le 1er mai 1950, pendant laquelle il confia au Saint Père, le Vénérable Pie XII, le « secret » que la Mère de Dieu lui avait confié, à savoir qu'elle est bien montée corps et âme au Ciel. Ce signe était attendu par le Pape Pie XII, comme une confirmation, pour pouvoir proclamer le dogme de l'Assomption de Marie, ce dogme fut solennellement proclamé le 1er novembre de cette même année 1950. Après cette rencontre, Gille reçut encore des visites du Ciel, et la dernière eût leu le 15 août 1958, en la Fête de l'Assomption. Gilles, qui désirait ardemment devenir Prêtre, pour « mettre Jésus dans les hostie », comme il disait, célébrait des messes blanches dans la chapelle familiale, c'est à dire, qu'il reproduisait fidèlement les rites accomplis par les Prêtres pendant les messes, faisant des homélies, mais ne consacrant pas le pain et le vin. Le Petit Gilles est entré dans la Vie, le 26 février 1960. Il est allé rejoindre sa chère Reine du Sauveur, auprès de laquelle, il intercède désormais pour tous ceux qui se confient à sa prière. Son tombeau, dans le petit cimetière de Seilhan, en Haute Garonne, est devenue un lieu de pèlerinage, et l'on peut toujours, dans le même village, aller se recueillir dans la chapelle familiale, témoin de tant et tant de ses prières et des apparitions. Gilles est un intercesseur très puissant, prions-le et faisons-le connaître aux plus jeunes, dont il est très proche.

Prière au Petit Gilles

Cher petit Gilles, dans ton éternité, daigne écouter les demandes que t'adressent tes parents et amis de la terre: ô toi qui as tant désiré être Prêtre, pour « mettre Jésus dans les Hosties » et devenir missionnaire de la Sainte Vierge... O toi, le tout petit ambassadeur, envoyé par la Sainte Vierge, auprès du Pape Pie XII pour lui convier le « secret » de la glorieuse immortalité de son corps virginal... O toi, que la Maman du Ciel a embrassé ici-bas, et a qui tu as rendu son doux baiser... O Toi qui as reçu les confidences que celle qui fut nommée par toi la « Reine du Sauveur »... O toi, qui a vu des rayons d'or s'écoulant de ses mains jointes... Nous te demandons de supplier la Toute-Puissante et Immaculée Reine du monde de laisser descendre sur nous un rayon de Sa Miséricordieuse Bonté. Voici la grâce spéciale que tu voudras bien solliciter pour nous ( nommer la grâce désirée) Ce sera peut-être un vrai « miracle », mais ta prière, qui en a déjà obtenu sur la terre, ne doit-elle pas maintenant être irrésisitible sur les Coeurs de Jésus et de Marie? Petit Gilles, nous avons confiance en toi! Amen.

Bibliographie

« Le Petit Gilles, messager de Marie auprès du Pape » Jean Philippe, aux Ed. du Parvis.

Voir aussi: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/01/17/5814398.html

Notice sur le Petit Gilles,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-601757.html

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Prière à Notre-Dame du Suffrage

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Prière à Notre-Dame du Suffrage

Pleins de confiance, nous venons nous joindre à votre prière en faveur de nos défunts ! Vous avez pleuré au pied de la Croix où Jésus mourait pour nous sauver. Vous comprenez notre peine. Que votre compassion nous soutienne dans l’épreuve de la séparation. Vous avez connu la joie de la Résurrection de Jésus. Vous êtes aujourd’hui auprès de Lui dans la Gloire de Dieu. Mais, vous êtes l’Immaculée et nous sommes pécheurs. Nous implorons votre maternelle affection pour nos défunts. Veuillez les accompagner devant le Seigneur et priez avec nous pour le pardon de leurs péchés. Que par votre intercession le feu de l’Amour divin les purifie. Que leur soient accordées les grâces du Sacrifice de votre Fils. Qu’ils puissent ainsi entrer dans le lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix. Notre-Dame du Suffrage, accueillez dans votre tendresse notre prière filiale. Unis à vous, avec nos défunts, nous chanterons pour l’éternité l’Hymne céleste de louange à la gloire du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Amen.

Mgr Jean CADILHAC, prière dédiée à Notre-Dame du Suffrage, 1998

Site de l'Archiconfrérie Notre Dame du Suffrage

http://catholique-nimes.cef.fr/partenaire/mouvement/v_mv_pr.php?ID=62

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02 décembre 2008

Triduum au Saint Enfant Jésus de Prague

Triduum au Saint Enfant Jésus de Prague

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Premier jour

Ô, Enfant Jésus ! me voici ici pour t'ouvrir mon cœur. J'ai besoin de ton aide ! Tu es tout pour moi, alors que moi je suis nul. Tu es la puissance suprême, et moi l'indigence suprême ; tu es la sainteté et moi le pécheur ; tu es bonté et moi le contraire. Mais ne dédaigne pas de regarder ma nullité ; aie pitié de moi. Ne me repousse pas, même si je suis une créature misérable. Je déteste mes fautes et j'en demande humblement pardon. Sur ton visage d'Enfant resplendit le plus aimable des sourires qui me dit que tout est pardonné. Et puisque tu m'inspires de la confiance, permets-moi de t'exposer ce qui m'a porté à tes pieds...


(exposez la grâce voulue)


Ô, Jésus ! je t'ai tout dit ; j'attends de toi un mot : "Que ta volonté soit faite" (Matthieu XV, 28). Dis ce mot tout-puissant, je le soupire et je ne m'en irai pas d'ici si tu ne me le dis pas. C'est de toi seul que j'attends la grâce : ma foi ne sera pas déçue.

Trois Gloria -Saint Enfant Jésus, bénis-moi.

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Deuxième jour

Ô, mon Jésus ! Tu t'es représenté dans cette image d'Enfant pour mieux nous rapprocher de ton Cœur, pour mieux nous faire sentir ton Amour et nous donner Confiance ; Tu es notre seul appui. Autrefois, je me suis trompé en m'adressant aux hommes. Trop souvent j'ai expérimenté l'inefficacité des appuis humains ; la terre cause facilement des déceptions et de l'amertume. Mais maintenant je ne demande plus rien aux hommes : j'attends tout de Toi. Qui est plus puissant que Toi ? Qui est plus compatissant ? Avec ta promesse "Moi, je T'aiderai" tu nous dis, Ô, Enfant de Dieu ! que tu veux être munificent à notre égard, et d'une façon encore plus grande selon l'Amour que nous porterons en Toi. Je promets de t'aimer tous les jours davantage ; à l'avenir, je veux te servir avec fidélité. Donc, donne une réponse bénigne à ma demande. C'est ta très sainte Mère qui te la présente. Pour son intercession, pour les mérites de ta divine Enfance, accorde-moi ce que je te demande.


Trois Gloria - Saint Enfant Jésus, écoute-moi.

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Troisième jour

Ô Jésus ! Tu as dit : "Quoi que vous demandiez dans la prière, ayez la foi de l'obtenir et vous l'obtiendrez" (Marc, XII, 24). C'est la condition pour jouir de tes bénéfices : croire en ta puissance et en ta bonté: Ô, Céleste Enfant ! j’ai cette foi. C’est pourquoi je m'adresse à Toi dans les peines qui m'affligent et je ne doute pas d'obtenir la grâce implorée, si elle n'est pas un obstacle pour mon véritable bien et si elle n'est pas contraire à ton approbation. Ô Jésus ! ce sont encore tes paroles : "Demandez et vous recevrez ; frappez et on vous ouvrira". Confiant en ta promesse, je ne me lasse pas de frapper à la porte de ton Amour. Ô Enfant Jésus ! ne tarde pas à m'ouvrir les trésors de ton cœur pour me faire goûter, à moi aussi, l'effusion de bonté et de puissance qui a consolé tant d'autres personnes. Accorde-moi vite la grâce que je demande et je chanterai les triomphes de ta Miséricorde. Amen !


Trois Gloria - Saint Enfant Jésus, exauce-moi.

Imprimatur in Curie

Arch. Mediolani, P. C. Gorla, Pro-Vic. Gen.

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28 novembre 2008

Saint Basile d'Ancyre

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Saint Basile d'Ancyre

Prêtre et Martyr

+ en 362

Fête le 22 mars

Martyr. Prêtre d'Ancyre (actuellement Ankara), il est arrêté sous l'empereur Julien l'Apostat qui prétendait rétablir le paganisme dans son empire. Un long procès s'en suivit. Au milieu des tortures, Basile loue le Seigneur et refuse de sacrifier à la déesse Hécate. Il en donne le remords à ceux qui avant lui avaient renié le Christ pour sauver leur vie. L'empereur Julien l'interroge en personne; Basile lui reproche son apostasie. On ordonne qu'il soit découpé en lanières. Saint Basile en jette une à la figure de l'empereur. Il est alors totalement écorché vif et meurt de ses blessures. Son corps repose actuellement dans l'église orthodoxe Sainte Foy de Nérac (47).

Tropaire en l'honneur de Saint Basile d'Ancyre

Ton martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené a reçu de Toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; animé de Ta Force il a terrassé les tyrans persécuteurs et réduit à l'impuissance des démons. Par les prières de Saint Basile, sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

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Saint Galactoire de Lescar

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Saint Galactoire de Lescar

Evêque et Martyr

+ au début du 6e siècle

Fête le 27 juillet

Galactoire, sous le nom de « Galactorius, episcopus de Bernano », participa au Concile d'Agde, avec Saint Grat d'Oloron, Gratianus de D'acqs (Dax) et de nombreux délégués des Évêques des Tarbes et d'Aire. On est certain de son épiscopat et de ce que son diocèse était bien organisé.

Si l'ancienne légende de Lescar nous montre Galactoire combattant les Goths avec une troupe armée et trouvant la mort à Mimizan, elle mérite cependant d'être rammenée dans le contexte historique valable. On conçoit assez mal que le Saint Evêque de Lescar ait pu, en dépit d'une sympathie possible pour le Roi Clovis, lever l'étendard de la révolte contre Alaric, dont la tolérance venait de se manifester ouvertement à l'égard des Catholiques.

Il est plus raisonnable de penser que, Galactoire, se trouvant à Mimizan vers 507, afin d'y rencontrer l'Évêque de Bordeaux, fut surpris par quelques hordes de Goths, qui, mise en déroute à Vouillé, par l'armée des Francs, s'enfuyaient précipitamment vers les Pyrénées. Il est probable, qu'humiliés de leur défaite, et aussi par haine de la doctrine Catholique, ils mirent à mort l'Évêque de Beneharnum.

On sait cependant que les reliques de Saint Galactoire furent pieusement conservées jusqu'à la Réforme dans une châsse située au dessus du maître autel de la Cathédrale et que des Chanoines nobles ou gradués veillaient à sa garde. L'office de la Translation des Reliques se célébrait chaque année le 5 janvier. On ne sait pas avec précision quand les reliques disparurent, détruites, ou respectueusement cachées.

Prière

Dieu éternel et Tout-Puissant, Tu as donné à Saint Galactoire le courage de mourir pour la liberté de la Foi: que sa prière nous obtienne la grâce de supporter toute adversité par amour pour Toi et de tendre de toutes nos forces jusqu'à Toi, qui est notre Vie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

24 novembre 2008

Marie Mère de l'Eucharistie

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Marie Mère de l'Eucharistie

Origine

Pendant une longue période de temps, Notre Dame apparaissait en privé à Marisa Rossi à Rome. Elle lui transmet des messages de Dieu concernant L'Eucharistie qui est le coeur de la foi Catholique. En Juin 1993 elle a demandé au nom de Dieu à ce que ces messages soient rendus publiques et depuis 1995 plusieurs miracles eucharistiques se sont réalisés. Notre Dame dit: « Je suis la Mère de l'Eucharistie. Apprenez la Parole de Jésus, aimez Jésus, l'Eucharistie. » Son Excellence, Monseigneur Claudio Gatti a reconnu l'origine surnaturelle des apparitions et des miracles eucharitiques (Décret du 14/9/2000) Depuis 1971 Marisa Rossi a été assistée par l'Evêque Claudio Gatti, qui est son directeur spirituel. Il a fondé le "Movimento Impegno e Testimonianza - Madre dell'Eucaristia", un mouvement de prière pour le "Triomphe de l'Eucharistie". Ces apparitions continuent actuellement et de nouveaux messages sont toujours transmis.

Prière à Marie, Mère de l'Eucharistie

Salut, Marie, douce Mère de l'Eucharistie. Avec douleur et un grand amour, tu nous as donné ton Fils Jésus suspendu à la croix. Faibles créatures que nous sommes, nous nous attachons à toi pour être des fils dignes de ce grand Amour et de cette grande Douleur. Aide-nous à être humbles et simples, aide-nous à aimer tous les hommes, aide-nous à vivre dans la grâce, toujours prêts à accueillir Jésus dans nos coeurs. Ô Marie, Mère de l'Eucharistie, nous ne pourrons jamais comprendre par nos propres forces ce grand mystère d'Amour. Obtiens-nous la lumière du Saint-Esprit, car c'est seulement ainsi que nous pourrions comprendre, ne serait-ce qu'un instant, l'Amour infini de ton Fils Jésus qui se donne à nous. Amen.

Rome, le 9 mars 1990. Prière dictée par Jésus à Marisa

Consécration à Marie, Mère de l’Eucharistie

Mon Dieu, Je crois que Tu es Un en nature, en Trois Personnes, égales en divinité, présentes dans l'Eucharistie. Devant Toi, Dieu Un et Trois, je me prosterne en adoration et Te reconnais Créateur, Rédempteur, Sanctificateur. Moi petite et faible créature, élevée par ta gâce à la dignité d'être ton fils, je veux vivre les enseignements de l'Evangile, être un membre docile de l'Eglise, accueillir les messages que Tu nous a envoyés par la Mère de l'Eucharistie. Mon père, j'ai besoin de ton amour
pour donner un sens, une direction et un but à ma vie, je ne peux pas me passer de Toi pour me réaliser comme ton fils. Jésus, doux Maître, je veux te reconnaître et t'aimer toujours plus, fais que ma vie soit nourrie, soutenue, fortifiée par l'Eucharistie, pain de Dieu, pain de vie, pain vivant descendu du ciel. Saint Esprit, donne-moi ta lumière, pour que je puisse comprendre, même pour un seul instant, tout l'amour infini de la Très Sainte Trinité qui se donne à moi dans l'Eucharistie. O Dieu, Un et Trois, je me consacre à Toi par l'intermédiaire de Marie, Mère de l'Eucharistie. Je m'engage, pour autant que cela me soit possible, à participer chaque jour à la Sainte Messe et à Te recevoir dans mon coeur, je crois que Tu es réellement présent dans les tabernacles des églises, où je veux aller te louer, t'adorer et te tenir compagnie. Mère de l'Eucharistie, toi qui nous a donné ton Fils Jésus, avec douleur et tant d'amour alors qu'Il était suspendu à la croix, aide-moi à vivre dans la grâce pour être toujours prêt à recevoir Jésus dans mon coeur. Ainsi soit-il.

Rome, le 6 décembre 1994

Litanies de Marie, Mère de l'Eucharistie

Formulées par Monseigneur Claudio Gatti

Seigneur, ayez pitié - Seigneur, ayez pitié 
Christ, ayez pitié - Christ, ayez pitié
Seigneur, ayez pitié - Seigneur, ayez pitié

Dieu le Père qui nous a créés - Ayez pitié de nous
Dieu le Fils, qui nous a rachetés - Ayez pitié de nous
Dieu Esprit Saint, qui nous sanctifies - Ayez pitié de nous

Fille préférée de Dieu le Père - Priez pour nous.
Mère toujours vierge de Dieu le Fils.
Mère par l'action du Saint Esprit.
Femme pleine de grâce et exempte de tout péché.
Créature humaine dotée par Dieu de talents surnaturels et naturels.
Fille pleine d'amour et de docilité envers ses parents.
Adolescente chaste, généreuse et méditative.
Exemple de prière et de méditation de la Parole de Dieu.
Epouse toute douce et toute pure de Saint Joseph et exemple pour les épouses chrétiennes.
Témoin vivant pour les veufs et veuves de la sérénité et de l'abandon à la Volonté Divine.
Disciple humble et joyeux du Divin Fils.
Mère unie par l'amour et la douleur au Divin Fils.
Mère de l'Eucharistie.
Saint Joseph, gardien de l'Eucharistie, patron du monde, protecteur de l'Eglise.
Mère du peuple de la Nouvelle Alliance.
Mère du Collège apostolique dont Pierre a été fait chef.
Mère de l'Eglise, cette communauté rassemblée autour de la Parole de Dieu, qui accepte et reconnaît l'efficacité des Sacrements et est guidée par la Hiérarchie ecclésiastique.
Mère du Pape, des évêques, des prêtres et des diacres.
Guide, aide et consolation des âmes consacrées.
Mère et enseignante des séminaristes et des jeunes.
Protecteur et gardienne de la famille chrétienne.
Maître et exemple de toutes les vertus.
Refuge de ceux qui pleurent, soutien dans les épreuves, consolation au milieu des hostilités.
Reine de la paix.
Reine de l'amour.

Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, pardonnez nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, écoutez nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, ayez pitié de nous.

Priez pour nous Mère de l'Eucharistie - Pour que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.

Pour de plus amples renseignements

visitez le site officiel

www.madredelleucaristia.it

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21 novembre 2008

Chemin de Croix

Chemin de Croix

Méditations du Frère Maximilien-Marie

Prière préparatoire

Ô Jésus, Vous êtes mon Sauveur. Je viens aujourd'hui méditer, avec votre aide, les stations de Votre Voie Douloureuse: donnez-moi, je Vous le demande avec toute la ferveur de mon âme, de mieux comprendre cet Amour qui Vous a conduit et soutenu dans la montée du Calvaire. C'est l'Amour de Votre Cœur qui Vous a porté à un tel excès de douleurs; c'est l'Amour de Votre Cœur pour les âmes des pauvres pécheurs - dont je suis - qui Vous a conduit à la mort; c'est l'Amour de Votre Cœur pour mon âme si souvent ingrate et tiède, qui Vous a élevé sur la Croix... Accordez-moi de puiser dans la contemplation de Votre Sainte Passion un renouveau de ferveur et de générosité à Votre service. Fortifiez, je Vous en prie, ma résolution de m'éloigner de tout ce qui Vous offense et ma volonté de marcher désormais dans les voies d'une plus grande fidélité. Très Sainte Vierge Marie, qui êtes devenue ma Mère au pied de la Croix, prêtez-moi vos yeux pour regarder Jésus, prêtez-moi surtout votre propre Cœur pour L'aimer et m'attacher à Lui.

Avant chaque station: Nous Vous adorons, ô Jésus, et nous Vous bénissons parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Après chaque station: Ayez pitié de nous, Seigneur; Seigneur, ayez pitié de nous. Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

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Première Station

Jésus est condamné à mort

Je Vous vois, ô Jésus, Vous que le prophète avait décrit comme "le plus beau des enfants des hommes" (PS .XLIV), dans l'état où Vous a laissé une cruelle agonie, suivie d'une nuit de mauvais traitements et d'outrages: Vous êtes là, réduit à l'impuissance en face d'une foule haineuse, et Vous Vous taisez. Votre silence, qui contraste tellement avec les cris et les blasphèmes qui montent contre Vous, impressionne d'ailleurs Pilate et le met mal à l'aise. Vous aviez dit: "Mettez-vous à mon école, car Je suis doux et humble de cœur"; cette douceur et cette humilité sont ici manifestes, en face de la violence des passions déchaînées, en face de l'arrogance et du mépris. Oui, vraiment, Vous êtes l'Agneau doux et humble que l'on conduit à l'abattoir et qui n'ouvre pas la bouche. Et lorsque tombe la sentence de condamnation, Vous Vous taisez encore. Vous ne protestez pas puisque Vous aviez déjà accepté cette sentence de mort dans le sein de l'adorable Trinité, lorsque le décret éternel décidant de l'Incarnation avait été porté... Humilité, douceur et silence de mon Dieu, je vous adore! Je veux recevoir la leçon que Vous me donnez ici: pardonnez-moi, je Vous prie, les fautes que j'ai commises contre la douceur et l'humilité; apprenez-moi à rester humblement doux, doucement humble, en face des jugements négatifs portés contre moi; enseignez-moi ce paisible silence de la foi pour accepter les contradictions, les critiques et les malveillances, et pour en faire des sacrifices que j'unirai au Vôtre.

Pater, Ave, Gloria

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Deuxième Station

Jésus est chargé de Sa Croix

Sans aucun ménagement, les soldats Vous chargent du bois du supplice: une Croix massive, lourde, rugueuse, terrible, écrasante... et Vous savez bien ce qu'elle va Vous apporter de souffrances. Pourtant, résolument, Vous l'étreignez et Vous appliquez Vos lèvres saintes sur son bois d'infamie qui Vous fera tant saigner. Vous nous montrez ainsi de quelle manière il faut recevoir et accepter les croix de chaque jour: en les embrassant! Vous nous aviez avertis: on ne peut prétendre être du nombre de Vos disciples, de Vos amis, de Vos intimes, sans avoir part à Votre Croix. Pourtant, ô mon Jésus, et malgré tous les bons désirs de mon cœur, je dois bien avouer que la souffrance et l'humiliation me répugnent, me font horreur, me donnent envie de fuir... non de les embrasser. Est-ce donc que je ne Vous aime pas? Non, mon amour pour Vous est sincère, mais il est encore faible et manque souvent de générosité. Ô mon divin Sauveur, je Vous en supplie, venez en aide à ma faiblesse et fortifiez mon cœur trop prompt à s'effrayer, trop porté à s'apitoyer sur lui-même! Faites-moi bien comprendre que tant que je me regarderai moi-même je serai prisonnier de ma faiblesse; mais si je Vous regarde Vous, ce sont Votre propre détermination, Votre courage, Votre force qui peu à peu viendront m'habiter et me transformer. Profondément. Durablement. Je ne veux plus murmurer contre les mille et une contrariétés de chaque jour; je ne veux plus regimber contre l'aiguillon de la souffrance; je veux y voir au contraire la part quotidienne de Votre Croix que Vous m'invitez à porter derrière Vous. Faites-m'en la grâce, ô Jésus!

Pater, Ave, Gloria

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Troisième Station

Jésus tombe une première fois

Il y a si peu de temps que Vous Vous êtes mis en route sur le chemin du Calvaire - Vous n'avez fait que quelques pas! - et cependant Vous tombez... Déjà! Je Vous contemple, abattu sous le poids de Votre Croix, fléchissant les genoux, courbé vers la terre... N'êtes-Vous plus Celui qui d'un seul mot, dans la synagogue, a fait se redresser la femme courbée depuis dix-huit ans. Celui aussi qui a relevé la femme adultère aux yeux de ceux qui l'accusaient et à ses propres yeux? Il ne m'est pas facile de comprendre le mystère d'un tel abaissement, la leçon contenue en cette apparente et déconcertante faiblesse. Et pourtant, Vous voulez que je Vous contemple ainsi: Vous êtes toujours le Dieu fort qui tient en Sa main la puissance de l'ouragan et la force des tempêtes; Vous êtes toujours Celui dont une seule parole a jeté à terre les soldats qui venaient Vous arrêter... Si Vous êtes tombé, c'est pour me relever de ces chutes déplorables, trop souvent répétées, qui affligent Votre divin Cœur. Vous Vous êtes, pour ainsi dire, mis à mon niveau, afin de mieux me venir en aide, afin d'entendre l'aveu de ces faiblesses qui sont miennes parce que j'ai trop compté sur mes propres forces! Vous Vous abaissez: l'infinie miséricorde se penche vers la misère pour entendre la voix du repentir et pour relever le pauvre du fumier où il croupissait (Ps.CXII).

Pater, Ave, Gloria

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Quatrième Station

Jésus rencontre Sa Très Sainte Mère

Ô Jésus, Vous paraissez parfois d'une incroyable sévérité avec Votre Mère si douce, si délicate, et dans les affections de laquelle n'entre cependant aucune ombre d'imperfection. Dès le recouvrement au Temple, lorsque Vous aviez douze ans. Vous donnez l’impression de la traiter sans ménagement; une lecture trop superficielle pourrait laisser penser que la réponse que Vous lui faites à elle-même lors des noces de Cana, ou encore celle que Vous donnez à ceux qui Vous signalent que Votre Mère Vous cherche, alors que Vous étiez en train d'enseigner, sont totalement dépourvues des prévenances de la piété filiale... En outre, si plusieurs saints Docteurs ont affirmé que Vous aviez préféré que Saint Joseph mourût avant Votre vie publique et Votre Passion, pour lui éviter des souffrances que son cœur, pourtant revêtu de qualités viriles, auraient difficilement pu supporter, il est bien difficile de comprendre - selon l'ordre naturel - que Vous ayez imposé le spectacle de telles atrocités au cœur combien plus sensible et compatissant de Marie! Mais il ne faut pas ici raisonner selon les critères habituels de la nature! Le Cœur immaculé de Marie bat à l'unisson du Vôtre. Le "Fiat" entier et splendide qu'elle a donné à l'Incarnation n'a pas été prononcé sans une compréhension de ce que serait la mission de Celui dont elle allait façonner la chair très pure, cette chair que Vous allez offrir en sacrifice sur la Croix, au bout de ce chemin. C'est parce que Vos deux Cœurs sont parfaitement unis qu'il convenait surnaturellement que Marie souffre auprès de Vous, souffre avec Vous et marche à Vos côtés dans la montée du Calvaire. Alors je puis ici comprendre que la souffrance que Vous permettez à ceux qui Vous sont plus intimes n'est pas une marque de réprobation, mais bien une marque de plus grande dilection : Vous introduisez de la sorte Vos élus dans la participation à Votre mission de Sauveur.

Pater, Ave, Gloria

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Cinquième Station

Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter Sa Croix

Tout ce que vous ferez à l'un de ces petits qui sont Mes frères, c'est à Moi que vous le ferez". Il ne m'est pas spontané, il ne m'est pas facile, de Vous reconnaître, ô divin Maître, caché dans ce prochain qui me dérange, qui me sollicite, qui me provoque à un geste de générosité, de compassion ou de service... qui m'invite à franchir les innombrables protections et barrières de sécurité que ma volonté de confort a édifiées pour protéger mon égoïsme plus ou moins conscient! Qu'est-ce qui pouvait permettre à Simon, réquisitionné, forcé, de voir en Vous le Sauveur, sous ces apparences d'ignominie? Humainement, rien! Qu'est-ce qui a fait de cet homme ordinaire qui revenait des champs, un modèle et un saint? Il est très probable que, dans un premier temps, il n'ait pas accepté avec joie cette tâche que les soldats lui imposaient, et qui lui paraissait répugnante. Peut-être même a-t-il maugréé? Cependant un changement s'est produit dans son âme. Je comprends que celui qui Vous contemple peut se trouver transformé au spectacle de Vos douleurs. Je comprends que celui qui vit en Votre présence, et même si celle-ci n'est pas sensible, même si celle-ci n'est pas conforme aux aspirations de la sensibilité, peut se trouver renouvelé au plus profond de lui-même et dans la manière dont il va regarder toutes choses. Faites-moi donc la grâce, ô mon Jésus, de vivre en Votre présence, pour mieux Vous reconnaître en Vos frères qui ont besoin de moi.

Pater, Ave, Gloria

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Sixième Station

Sainte Véronique essuie le visage de Jésus

Votre divin Visage est maculé, meurtri, méconnaissable. Il faut une foi peu commune pour Vous reconnaître sous ces traits d'infamie et de douleur que Vous ont donnés les mauvais traitements de la nuit et les divers supplices de la matinée. Véronique n'a pas hésité: il y avait en elle quelque chose qui parlait plus haut que ce que lui montraient ses sens. Sous le sang et les crachats, malgré les blessures et la poussière collée qui Vous défigurent, son cœur reconnaît Celui auquel elle a donné sa foi et son amour. Alors elle n'hésite pas. A-t-elle même réfléchi, pesé le pour ou le contre avant de s'élancer? Sa détermination a quelque chose de calme et de viril qui tranche avec la veulerie, la lâcheté et les reniements de ceux qui Vous entourent ou de ceux qui Vous ont abandonné. Les soldats sont saisis d'un étonnement qui n'est pas exempt de secrète admiration; ils la laissent s'approcher de Vous. Geste sans emphase mais plein d'une sobre grandeur: elle a dénoué son voile et Vous en a délicatement essuyé le visage. Elle n'a pas essayé de Vous soulager du poids physique de la Croix, ainsi que le fait Simon; elle n'a peut-être rien dit, parce que son regard et son geste en disaient plus long que toute parole, mais elle a ouvert la voie à toutes les âmes réparatrices. La foi et l'amour qui l'animaient ont été la source de son courage et les inspirateurs de son geste si délicat. C'est l'amour qui fait la réparation, et la réparation n'est rien d'autre que de l'amour. Je Vous demande, ô Jésus, la grâce de m'engager résolument dans les pas de Sainte Véronique, dans les voies de la réparation, pour Vous rendre amour pour amour.

Pater, Ave, Gloria

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Septième Station

Jésus tombe une deuxième fois

Vous tombez une nouvelle fois... Pourquoi m'en étonnerai-je? Ce sont mes péchés qui font le poids de cette Croix qui Vous écrase et qui Vous font tomber à terre; ce sont mes chutes qui sont la cause des Vôtres. Et ce n'est pas une fois, ni deux fois que je suis tombé dans le péché, mais tant de fois que je ne puis les compter. Alors il Vous a fallu Vous abaisser, encore et encore, jusqu'à cette boue où je me suis enlisé, tellement enlisé que j'ai semblé faire corps avec elle parfois! Toutefois Votre miséricordieuse patience ne s'est jamais lassée de me pardonner. Si mes chutes sont innombrables, elles ne sont pas infinies: Votre Miséricorde, elle, est infinie! Mes fautes sont abondantes, mais Votre grâce est surabondante: jamais la désolante variété de toutes mes indigences ne pourra épuiser le trésor de Vos pardons, du moins tant que je ne cesserai pas de crier vers Vous et d'implorer Votre pitié avec une vraie confiance: "Ayez pitié de moi, ô Dieu, selon Votre grande miséricorde; "Et selon la multitude de Vos bontés, effacez mon iniquité. "Lavez-moi plus amplement de mon iniquité, "Et purifiez-moi de mon péché" (Ps. L,3-4). Plus redoutable que la chute elle-même est le découragement qui vient s'insinuer ensuite et qui sape l'énergie intérieure nécessaire à mon relèvement. L'humilité qui confesse la faute commise est sœur de l'espérance; elle ouvre dans l'âme toutes les voies du pardon et de la purification. Alors je ne veux pas tant contempler "Jésus qui tombe" que "Jésus qui se relève" et qui veut ainsi me prémunir contre toute forme de découragement.

Pater, Ave, Gloria

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Huitième Station

Jésus console les filles de Jérusalem qui Le suivent

Il y a chez ces femmes qui Vous suivent, qui pleurent et qui se lamentent, une certaine forme de courage. En effet, au milieu de la foule haineuse qui Vous accable, elles montrent de façon explicite qu'elles n'approuvent pas la condamnation qui Vous frappe et les outrages qu'on Vous fait subir. On pourrait dire que c'est déjà bien et qu'elles prennent des risques en manifestant leurs sentiments à Votre endroit. Mais ce n'est pas assez, et Vous voulez le leur faire comprendre. La leçon est d'importance, puisque Vous Vous arrêtez dans cette montée du Calvaire afin de la leur donner... Leurs larmes et leurs gémissements ne procèdent encore que de leur sensibilité. Leurs sentiments n'ont pas de consistance surnaturelle et ne pénètrent pas dans la profondeur du mystère qui s'accomplit sous leurs yeux: elles n'ont pas, pas encore, les yeux et le cœur de Marie ou de Véronique. Il y a en elles un commencement d'amour que Vous voulez conduire à sa perfection surnaturelle, et c'est pour cela que Vous avez ces paroles fortes à leur adresse, et - à travers elles - à l'adresse de chacune de nos âmes: Vous ne demandez pas de nous une compassion sentimentale, mais Vous nous enseignez à pleurer nos péchés qui sont la cause de Vos douleurs; Vous voulez que notre contrition nous conduise à un véritable amendement et que le regard que nous portons sur Votre Passion nous détermine à marcher résolument dans l'exigeante voie de la sainteté que Vous nous avez tracée. Toute volonté de compassion ou de réparation qui ne s'enracine pas dans cette résolution énergique est une illusion, aussi vaine que dangereuse.

Pater, Ave, Gloria

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Neuvième Station

Jésus tombe une troisième fois

Vous êtes presque arrivé au lieu du supplice, et Vous tombez encore une fois. Quel secret enseignement m'est encore donné en cette troisième chute! Je sais bien que Votre détermination n'est en rien entamée et que Vous êtes toujours aussi ferme dans Votre volonté d'offrir à Votre Père le sacrifice parfait de satisfaction, et de dispenser à nos âmes une Rédemption surabondante. Aussi peut-on dire qu'il y a en Vous une certaine impatience d'arriver au bout de cette Passion... Mais il est des heures où malgré la volonté arrêtée qui est en nous, certaines faiblesses sont plus fortes: nous avons beau affirmer nos résolutions, nous n'en tombons pas moins! C'est peut-être l'amertume de ces fautes de faiblesse, si humiliantes, que Vous avez voulu goûter ici. Tant de fois, trop souvent, j'ai pensé, j'ai cru - sincèrement peut-être, naïvement sûrement! - que je pourrais par ma seule volonté aller jusqu'au bout de ce que je m'étais fixé. Vous me montrez ici que si ma détermination volontaire est nécessaire, elle ne doit en aucune manière être un volontarisme. Ce dernier finit toujours par être désastreux pour l'âme car, quand elle est trop sûre d'elle-même, la volonté de l'homme se fait son propre centre et son point d'appui. Insensiblement, par petites touches, elle ne s'appuie plus sur Votre grâce, mais elle se confie en sa propre force. C'est une usurpation. Ces fautes de faiblesse ou ces déconcertantes impuissances liées à la fragilité de notre nature m'apparaissent donc comme salutaires. En les permettant, Vous exercez finalement une miséricorde plus profitable qu'en nous en préservant. Vous nous maintenez ainsi dans une humilité bénéfique, dans une défiance continue de nos propres qualités et de nos vertus elles-mêmes, afin de n'avoir plus de confiance qu'en Vous, en Vous seul. Et cela est un plus grand bien pour nos âmes. Ô sublime Pédagogue, puisse-je profiter de cette nouvelle leçon et me défier ainsi toujours plus de moi-même!

Pater, Ave, Gloria

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Dixième Station

Jésus est dépouillé de Ses vêtements

Les soldats et les bourreaux sont pressés d'en finir. Sans aucun ménagement ils arrachent Vos vêtements, collés aux plaies dont Votre corps est couvert. Pourquoi avez-Vous donc voulu un tel luxe, une telle abondance de souffrances dans une telle cruauté de détails? La flagellation n'avait-elle pas été suffisante qu'il Vous faille en ressentir à nouveau toutes les atrocités? Fallait-il tant de sang si une seule goutte était suffisante pour effacer tous les péchés du monde (cf. St Thomas d'Aquin in "Adoro Te")? Fallait-il boire jusqu'à une telle lie le calice de la honte et de la dérision? Vous n'avez plus ni beauté ni éclat, plus rien pour attirer le regard; Vous êtes devenu semblable au lépreux dont on se détourne avec horreur; la compassion cède la place à un irrépressible dégoût. Déconcertante nudité de Dieu associée à un indescriptible écorchement! Vous nous avez demandé de porter la Croix à Votre suite: faudra-t-il que nous allions nous aussi jusque là? Notre nature s'effraie et se scandalise en entrevoyant tout ce qu'il pourrait nous en coûter. Car en entendant Vos paroles qui vouent Vos disciples à la Croix, nous avons en définitive eu tendance à imaginer ces croix promises, annoncées, comme des actions d'éclat où nous brillerions encore à nos propres yeux d'un rayonnement de héros! Mais Vous voulez nous dépouiller ici de ces illusions encore tellement humaines. L'écorchement de l'amour-propre est encore plus terrible que celui de la chair. Mais tant que nous n'y aurons pas consenti nous ne pourrons rien comprendre à l'Amour!

Pater, Ave, Gloria

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Onzième Station

Jésus est cloué à la Croix

Vos pieds se sont fatigués à la recherche des brebis égarées, ô divin Pasteur, et Vos mains se sont dépensées inlassablement pour semer des bienfaits de consolation et de guérison... Et les voici maintenant immobilisés et, semble-t-il, inopérants: "Il en a sauvés d'autres, et Il ne peut se sauver Lui-même!" Mais ceux qui Vous raillaient ainsi ne faisaient que montrer leur aveuglement et l'endurcissement de leurs cœurs, empêtrés dans une vision superficielle des choses et des événements. C'est au moment où Vous paraissez réduit à l'impuissance la plus radicale que Vous devenez le plus "efficace"! Si Vos pieds ne peuvent marcher, si Vos mains ne peuvent plus toucher (cf. PS. CXIII, 7), ce n'est certes pas à la façon des vaines et impuissantes idoles; un son, un cri sort de votre bouche: "Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font!" Et comme Vous l'avez tant de fois montré en Vos trois années de vie publique, Votre parole accomplit ce qu'elle exprime: le pardon divin est ici offert, donné en plénitude. Les clous qui immobilisent Vos pieds et Vos mains font jaillir le fleuve quadriforme qui arrose et féconde le nouveau Paradis à partir du nouvel Arbre de Vie: "Voici que Je fais toutes choses nouvelles!" (Apoc. XXI, 5). C'est ici le lieu de la nouvelle création plus merveilleuse encore que la première: mirabilius reformasti! Vos pas ne Vous porteront plus sur les chemins terrestres à la poursuite des misères humaines parce que désormais Vous allez attirer à Vous toutes choses; Vos mains, désormais percées, seront encore plus remplies de consolations, de bienfaits, de guérisons, de pardons et de grâces. C'est pourquoi j'approche mes lèvres de Vos Plaies sacrées, tout pénétré de reconnaissance et d'adoration.

Pater, Ave, Gloria

12

Douzième Station

Jésus meurt sur la Croix

La Croix est dressée: voici l'Ostensoir où est exposée aux regards de tous les siècles "l'Hostie pure, l'Hostie Sainte, l'Hostie immaculée". Père éternel, Père d'infinie sainteté, recevez cette Hostie sans tache qui s'offre à Votre justice comme propitiation pour nos péchés, tous nos péchés, tous les péchés de la pauvre humanité! La Croix est dressée, et la divine Victime qui est immolée sur elle, est en même temps l'Avocat qui plaide devant Vous en notre faveur, par toutes les plaies de Son Corps. Son Sang, qui parle plus haut que celui d'Abel, n'appelle pas la vengeance, mais Votre indulgence et Votre pardon. Ô Père d'éternelle miséricorde, nous Vous offrons ces Plaies saintes et sacrées de Votre Fils, ces Plaies si nombreuses desquelles s'écoule en telle abondance un Sang si précieux, et nous Vous demandons de guérir par elles les blessures que le péché a faites à nos âmes. Ô Dieu dont le propre est d'avoir toujours pitié et de pardonner, accordez-moi cette grâce d'avoir sans cesse présent aux regards de mon âme cet instant solennel où se concentre d'une manière si poignante la somme de Vos bontés envers moi. C'est au pied de cette Croix où, dans un grand cri et des larmes, Votre Fils Bien-Aimé me rend la vie par Sa mort, que je peux le mieux comprendre le prix que j'ai à Vos yeux et, par conséquent, le sens que je dois donner à ma vie... Ô Croix, Vous êtes bien mon unique espérance, puisque Vous êtes recouverte du Précieux Sang de mon salut et que je trouverai toujours avec Vous le gage de mon pardon et la douceur de la paix intérieure.

Pater, Ave, Gloria

13

Treizième Station

Jésus est descendu de la Croix et remis à Sa Très Sainte Mère

Avec des précautions si délicates qu'elles pouvaient faire penser qu'ils craignaient de le faire encore souffrir, les derniers d'entre les fidèles ont descendu de la Croix le corps exsangue et inerte de votre Jésus. Il repose maintenant sur vos genoux. Vous avez partagé toutes les intentions de Son sacrifice et tout Son souci du salut de nos âmes au cours de ces trois heures terribles d'agonie où vous êtes restée debout. Vous avez intensément vécu, dans une douloureuse extase, plus redoutable que tous les supplices de tous les martyrs de tous les temps, la communion intime au divin Rédempteur. Et le glaive s'est enfoncé si avant dans votre Cœur immaculé qu'il en semble désormais indissociable: Cœur douloureux et immaculé de Marie! La consolation de mourir en même temps que Celui qui est toute votre vie ne vous a pas été donnée; votre souffrance reste quand celle de Jésus a pris fin. Que manque-t-il donc à la Passion du Christ pour qu'il vous faille la compléter en votre vie? Ses souffrances n'ont-elles pas été surabondantes? Les douleurs insondables de Jésus n'ont-elles pas un prix infini, parce qu'il est Dieu? Que peut-on rajouter à l'infini? Quel complément peut-on apporter à la plénitude? Mais justement celui d'un retour d'amour. Jésus nous a tout donné et Il attend de nous que nous Lui rendions selon la mesure du don que nous avons reçu. Mère du bel amour, vous nous montrez ici la voie, enseignez-nous à y marcher à votre suite.

Pater, Ave, Gloria

14

Quatorzième Station

Jésus est mis au tombeau

Le corps sans vie, embaumé à la hâte, enveloppé dans le linceul, est déposé sur la froide banquette de pierre. L'un après l'autre, les derniers amis se retirent. On roule la pierre: lourde meule qui prétend emprisonner le grain de blé, déjà broyé, jeté en terre. Le silence et les ténèbres enveloppent toutes choses; mais après le tremblement de terre et l'affolement des éléments au moment de la mort de leur Créateur, ce silence et ces ténèbres sont les complices d'un mystère déjà à l'œuvre au cœur de la terre. Déjà, dans les profondeurs des enfers, Adam se prosterne avec reconnaissance devant le Fils de l'homme qui lui tend la main et le relève. Déjà, les Patriarches exultent en contemplant Celui dont ils avaient entrevu le jour en tressaillant. Déjà, Saint Jean-Baptiste s'est écrié en le désignant à tous les justes de l'Ancien Testament: "Voici l'Agneau de Dieu! Voici l'Agneau immolé et vainqueur, qui ôte les péchés du monde!" Marie, silencieuse, s'en revient vers Jérusalem, soutenue par Marie-Magdeleine et par Jean. Mais a-t-elle besoin d'être soutenue? Au-delà des douleurs sans nom qui ont déferlé sur elle et l'ont brisée, son âme est habitée par une paix profonde: elle sait, elle est sûre que ce n'est pas là la fin. En ce moment, c'est elle qui soutient, seule, dans le monde, la veilleuse d'une espérance et d'une foi indicibles. Elle porte en son Cœur martyr toute l'espérance de l'Église. Notre-Dame de la Sainte Espérance, modèle de ma foi, je veux, comme Saint Jean, vous "prendre chez moi" et me mettre à l'école de votre indéfectible et paisible confiance...

Pater, Ave, Gloria

Prières finales

Ô bon et très doux Jésus! Je me prosterne à genoux en Votre présence, et je Vous prie et conjure, avec toute la ferveur de mon âme, de daigner graver en mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes péchés et une volonté très ferme de m'en corriger, tandis que je considère et contemple par l'esprit Vos cinq plaies, avec une grande affliction et une grande douleur, me rappelant ces paroles que déjà le prophète David mettait sur Vos lèvres, ô bon Jésus: "Ils ont percé mes mains et mes pieds; ils ont compté tous mes os!"

Je vous salue. Marie, pleine de douleurs, Jésus crucifié est avec vous; vous êtes digne de compassion entre toutes les femmes, et digne de compassion est Jésus, le fruit de vos entrailles. Sainte Marie, mère de Jésus crucifié, c'est nous qui avons attaché à la Croix votre divin Fils, obtenez-nous des larmes de repentir et d'amour, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il.

Cœur de Jésus, j'ai confiance en Vous et je Vous aime!

Notre-Dame de Compassion, priez pour, nous!

Notre-Dame de Consolation, priez pour, nous!

Notre-Dame de France, priez pour, nous!

Notre-Dame de Paris, priez pour, nous!

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20 novembre 2008

Saint Joseph de Copertino

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Saint Joseph de Copertino

1603-1663

Fête le 18 août

La vie de Joseph de Cupertino est assurément l’une des plus extraordinaires et des plus déroutantes de l’hagiographie, mais que son procès de canonisation se soit déroulé sous les yeux des Lumières, suffit à garantir que l’Eglise s’est posé toutes les questions qu’on était en droit d’attendre en pareil cas. Le père de Joseph Désa, un menuisier de grande vertu, avait si peu d’entendement dans les affaires que sa femme, pour se protéger des agents de justice, dut se cacher dans une étable où elle accoucha (17 juin 1603). L’enfant fut baptisé à Notre-Dame-des-Neiges de Cupertino (diocèse de Nardo), petite ville du royaume de Naples, entre Brindes et Otrante, où il vécut toute son enfance sous la conduite énergique de sa mère, Françoise Zanara. Si, comme le disent les actes de sa canonisation, dès sa plus tendre enfance, à l’âge de cinq ans, il donna de tels signes de sainteté que, pour être déjà vénéré comme un homme parfait, l’âge seul lui manquait, il n’en n’était pas moins extrêmement maladroit, manuellement et intellectuellement. Atteint d’une étrange maladie, il attribua sa guérison à la Sainte Vierge et, résolu à consacrer sa vie à Dieu, il s’imposa de grandes mortifications. A dix-sept ans, comme deux de ses oncles étaient franciscains conventuels, il se présenta dans leur Ordre où il fut refusé pour insuffisance intellectuelle. Les Capucins l’acceptèrent comme frère convers mais, en extase continuelle, il se montra si malhabile dans les travaux qu’ils le congédiairent pour manque d’esprit, d’aptitude et de santé. Sa mère qui était fort humiliée et ne voulait plus s’occuper de lui, réussit à fléchir son frère, Jean Donato, qui était franciscain conventuel et l’on reçut Joseph, sous l’habit du Tiers-Ordre, au couvent de Grottella où il fut chargé de s’occuper de la mule. Or, Joseph, toujours joyeux, fit preuve de tant d’obéissance et d’humilité, de tant de piété et de pénitence, que ses supérieurs décidèrent de le recevoir comme clerc. Au mois de juin 1625, à Altamura, il reçut l’habit de l’Ordre. Il arriva péniblement à lire et à mal écrire mais jamais à apprendre. Le 3 janvier 1627, l’évêque de Narto, Jérôme de Franchis, qui lui faisait passer l’examen d’admission aux ordres, ouvrit la Bible au hasard et lui fit expliquer le passage Beatus venter qui te portavit (heureux le sein qui t’a porté) ; à la surprise générale, Joseph fit un superbe commentaire et l’évêque, le jour même, lui conféra les ordres mineurs puis le sous-diaconat (27 février) et le diaconat (20 mars). L’année suvante, l’examen pour le sacerdoce, fait par le sévère évêque de Castro, Jean-Baptiste Deti, se passa à Bogiardo. Joseph était accompagné de jeunes moines savants dont les premiers firent si vive impression sur l’évêque qu’il admit indistinctement tous les candidats ; Joseph fut admis au sacerdoce qu’il reçut le 4 mars 1628, et devint ainsi le patron des candidats aux examens. Lors d’un voyage qu’il fit sur l’ordre de ses supérieurs pour visiter les couvents du royaume de Naples, il se fit un peu trop remarquer par un vicaire général qui le dénonça à l’inquisition napolitaine. Déclaré innocent du crime d’imposture dont on l’accusait, il venait de célébrer la messe à Saint-Grégoire-l’Arménien, il fut ravi en extase. Les inquisiteurs l’envoyèrent à Rome, près du général de son Ordre qui, après avoir montré beaucoup de méfiance, fut si persuadé de sa sainteté qu’il voulut le présenter au pape Urbain VIII. Lorsque Joseph se prosterna pour baiser le pied du Pape, considérant qu’il était devant le vicaire du Christ, il entra en extase et fut transporté jusqu’au plafond de la salle d’audience ; Urbain VIII se tourna vers le père général et lui dit : Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, nous voulons servir de témoin à son procés de canonisation pour déposer du prodige dont nous venons d’être témoin. Joseph eut fort voulu qu’on le renvoyât dans son couvent de Grottella, mais on l’envoya au couvent d’Assise où il eut fort à souffrir du dédain du gardien (supérieur). Il perdit alors toutes les consolations divines qu’ils connaissaient depuis l’enfance et fut assailli de terribles tentations. Averti, le général de l’Ordre le fit revenir à Rome où il retrouva plus abondamment les consolations divines. Pour avoir assisté à une extase de Joseph, Jean-Frédéric, duc de Brunswick et de Hanovre, abjura le protestantisme. Au prince Casimir de Pologne, second fils de Sigismond III, qu’Innocent X avait fait cardinal et qui lui demandait s’il devait recevoir les ordres, Joseph répondit : Ne le faites pas, vous seriez obligé de rentrer dans le monde ; Dieu ne tardera pas à vous faire connaître sa volonté ; en effet, le frère aîné du prince mourut et Casimir fut élu roi de Pologne. De retour au couvent d’Assise où les esprits avaient changé, il fut reçu triomphalement par les religieux et les notables de la ville ; lorsqu’il entra dans l’église, voyant une image de la Vierge de Grottella, il s’écria : O ma Mère, vous m’avez accompagné jusqu’ici ! puis, en extase, il s’éleva jusqu’à l’image. En 1653, on parvint à prévenir contre Joseph Innocent X qui chargea l’inquisiteur de Pérouse, Vincent-Marie Pellegrini de le tenir enfermé au couvent des capucins de Petra-Rubea, puis dans celui de Fossombre. Au matin du 7 janvier 1655, alors que les sacristains cherchaient les ornements sacerdotaux pour qu’il célébrât la messe, il leur commanda de prendre les ornements noirs car le Pape venait de mourir. Le nouveau pape, Alexandre VII Chigi le fit libérer et conduire au couvent d’Osimo, dans la Marche d’Ancône, où il mourut, un peu avant minuit, le mardi 18 septembre 1663. Il fut béatifié par Benoît XIV, en 1753, et canonisé par Clément XIII, le 16 juillet 1767.

JosephCupertino

Prière pour les examens

O bienheureux Joseph de Cupertino, qui aimez à vous montrer favorable envers vos dévoués serviteurs, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail, ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement. Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que par l’obéissance et la puissante protection de votre père spirituel vous en êtes sorti heureusement. Faites de même à mon égard. Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité. Je vous le demande pour l’amour de Jésus, de Marie et de saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous je me confie, très saint Patron des examens, et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé.

Prière

Je suis mort au monde et ma vie est cachée en Dieu avec le Christ.

Le Seigneur a conduit le juste par les voies droites

- Et lui a montré le royaume de Dieu.

O Dieu, qui avez voulu attirer toute chose à votre Fils unique, Jésus-Christ, faites que, par les mérites et à l’exemple de votre séraphique confesseur Joseph de Cupertino, nous élevant au-dessus de toutes les cupidités terrestres, nous mérition d’arriver à celui qui, avec vous et le Saint-Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles. - Amen.

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Prière à Saint Joseph de Copertino pour les examens

Ô Bienheureux Joseph de Copertino, qui aimez à vous montrer favorable envers vos dévoués serviteurs, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail, ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement. Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que par l’obéissance et la puissante protection de votre père spirituel vous en êtes sorti heureusement. Faites de même à mon égard. Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité. Je vous le demande pour l’amour de Jésus, de Marie et de saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous je me confie, très saint Patron des examens, et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé.

Téléchargez le texte des Prières à Saint Joseph de Copertino (pdf) en cliquant ici