18 février 2009

Le Serviteur de Dieu Jacques Sevin

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Le Serviteur de Dieu Jacques Sevin

Fondateur du Scoutisme Catholique et des Soeurs de Sainte Croix de Jérusalem

1882-1951

Plus qu'un éducateur, qu'un animateur et entraineur de jeunes et que le promoteur en France de la méthode scoute, le Père Sevin a donné a la méthode scoute toute sa dimension puisqu'il l'a catholicisée. Le Père Sevin n'est donc pas que le fondateur du scoutisme français : il est le fondateur du scoutisme catholique, de la spiritualité scoute. C'est en cela qu'il est un exemple pour les jeunes du XXIème siècle, scout et non scout : parce qu'il a su apprendre à la jeunesse tout à la fois la joie, l'ascèse et l'amour de la création divine, et leur proposer une méthode simple menant à la sainteté.

Né à Lille le 7 décembre 1882, Jacques Sevin est d'abord l'élève des Jésuites au collège de la Providence à Amiens. Dès cette époque, il s'enthousiasme pour la marine et la Chevalerie. En mars 1900, il réussit son baccalauréat et entre à l'Institut catholique de Lille pour y préparer une licence d'anglais. Au mois de mai, il décide d'entrer dans la Compagnie de Jésus. Après son Noviciat, il enseigne l'Anglais au collège de Florennes, ce qui lui permet de passer un séjour en Angleterre. La même année, en 1907, Baden-Powell dirige son premier camp scout. Le Père ne s'en doute alors même pas ! En 1913, à la suite de deux articles défavorables au Scoutisme dans la revue jésuite "Les Etudes", le Père obtient la permission d'aller en Angleterre pendant les grandes vacances pour voir ce qu'il en est. Le 20 septembre, il prend sa première tasse de thé avec Baden-Powell et, enthousiasmé, forme la résolution de fonder en France "la Fédération Catholique du Scoutisme". Dès son retour d'Angleterre, il approfondit la méthode scoute et la fait connaître autour de lui. Le 2 août 1914, il est ordonné prêtre. Après plusieurs séjours en Angleterre où il étudie sur place le scoutisme, le Père Sevin commence la rédaction de son fameux livre "le Scoutisme", qui sera édité en 1922. Il fonde plusieurs Troupes et, en 1919, avec Xavier Sarrazin, fonde "l'Association des Scouts de France" qui regroupera plusieurs Troupes. Cette même année, il rencontre l'abbé Cornette et lui fait part d'un grand projet : la fondation d'une Fédération Nationale des Scouts Catholiques. Il reste plusieurs semaines à Paris pour faire avancer les choses. Enfin, le 1er mars 1920, un comité organisateur est créé. Le Père Sevin propose le nom de la Fédération : "Les Scouts de France". Il est chargé de mettre au point le règlement. Par ailleurs, le Père Sevin est autorisé par ses supérieurs à se mettre à la disposition de la nouvelle Fédération.

Le 25 Juillet 1920, date officielle de la création des Scouts de France, paraît le premier règlement. La jeune Fédération a quatre co-fondateurs : le Père Sevin, secrétaire général, le Chanoine Cornette (le " Vieux Loup "), aumônier général, Edouard de Macédo et le Général de Maud'huy. Très vite, le Père Sevin échange le titre de Secrétaire Général contre celui de Commissaire Général. Par un travail acharné, il bâtit la "Maison Scouts de France" : organisation et extension de la Fédération, recrutement et formation des chefs, création et rédaction de la revue Le Chef. Bientôt, le Père Sevin reçoit l'autorisation de Baden-Powell d'organiser des camps-école d'égale valeur internationnale que celui de Mac-Laren en Angleterre : c'est dire la confiance que le fondateur met en cette toute jeune association promise a un brillant avenir ! Comprenant que l'" on ne peut donner que ce que l'on a reçu ", l'année 1922, voit donc l'ouverture du camp de "Chamarande", destiné à la formation des chefs. C'est également au Père Sevin que l'on doit la croix potencée, le cérémonial, la rédaction catholique de la Loi scoute et de la Promesse, la rédaction des trois Principes, la prière des chefs, les paroles de nombreux chants scouts (chant de la Promesse, cantique des Patrouilles, chant des adieux, monte flamme...), ainsi que l'extension du Scoutisme aux handicapés physiques et mentaux. Le travail du Père est considérable. En 1924, il doit abandonner son titre de Commissaire général pour se consacrer uniquement à ses fonctions de Commissaire à la formation des chefs. Pendant 10 ans, à partir du mois d'août 1923, le Père dirigera le camp de formation des chefs de Chamarande. Il en sera l'animateur et donnera le meilleur de lui-même pour former des chefs dignes du Scoutisme catholique. Mais au sein du quartier général, des difficultés surgissent. Des oppositions doctrinales provoquent une crise. Le 15 mars 1933, le Père Sevin est prié de se retirer. De cette crise il a donné l'explication suivante : "Après avoir vécu la mystique du Scoutisme, nous sommes entrés dans la politique du Scoutisme !" Le Père Sevin se retire sous sa tente, à l'écart des camps, des conseils et des assemblées, ce qui lui permet de réaliser un projet que depuis longtemps il portait dans son cœur : la fondation d'un Ordre religieux issu du Scoutisme. Le premier prieuré en est créé en 1944, sous le nom de l'Institut de la Sainte Croix de Jérusalem . En 1948, il crée une école scoute, la " Maison française ". C'est dans la nuit du 19 au 20 juillet 1951 que le Père Sevin rentre doucement à la Maison du Père. Son corps repose encore aujourd'hui dans le cimetière de Boran-sur-Oise, où, en unité ou anonymement, des scouts viennent encore chaque année déposer quelques fleurs et réciter des prières sur la modeste tombe du fondateur de cette chevalerie des temps modernes. Le Père Sevin est actuellement en procès de béatification à Rome...

Toute sa vie, il fut un animateur spirituel, un entraîneur d'âmes, un formateur de caractères, puisant sa force auprès de Celui qui a dit : "Sans moi, vous ne pouvez rien faire !". Cette parole du Christ, le Père Sevin s'en était profondément pénétré. Ce fut sans doute là le grand secret de son admirable rayonnement. Plaçant à la base de l'éducation scoute l'Amour (aimer le jeune tel qu'il est, et pour ce qu'il est appelé à être), la Joie (celle de l'oubli de soi, celle qui est contagieuse), et la Confiance (même dans les pires canailles, il y a toujours 5% de bon, disait BP. Croire sur parole, et croire capable du mieux), le Père a découvert une véritable spiritualité : rechercher l'ascèse, cultiver les Vertus (Franchise, Dévouement, Pureté), et donner par le contact avec la nature une mentalité de campeur (c'est à dire " d'homme vraiment libre, indépendant des lieux et des biens, homme qui ne tient à rien, pas même à sa tente, et qui par conséquent, est toujours prêt. "). Incontestablement, c'est le Père Sevin qui est le fondateur du Scoutisme Catholique. La meilleure façon de lui témoigner notre reconnaissance consiste tout simplement à respecter intégralement l'héritage qu'il nous a légué, le magnifique trésor du scoutisme catholique.

Pensées du Père Sevin

" Ayons horreur des mots, passons aux actes ".

" Ce dont un scoutisme missionnaire ne peut se passer, ce qui seul rend son action féconde, c'est la splendeur de sa sainteté. "

" Des scouts qui soient des saints. Il ne faudrait avoir peur ni du mot ni de la chose, la sainteté n'est d'aucun temps, ni d'aucun uniforme particulier. "

" Ouvrez toutes grandes les portes de votre âme comme naguère Abraham ouvrit les portes de sa tente et la Trinité toute entière y entra. "

"Pas d'Evangile au rabais"

"On ne fait rien sur Terre qu'en se consumant"

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Prière pour obtenir la béatification du Père Jacques Sevin, s.j.

O Dieu, Tu as mis au cœur de Ton serviteur Jacques Sevin le désir ardent de « s’user jusqu’au bout » pour Ton Amour et celui de la jeunesse ; ainsi Tu as voulu faire grandir au sein de l’Eglise catholique, les jeunes liés à travers le monde par la promesse et la loi scoutes ; Tu lui as inspiré la fondation de l’Institut de la sainte Croix de Jérusalem, pour l’extension de ton Royaume et le Salut de la jeunesse du monde entier : donne-nous le même amour généreux dans la prière, l’accueil et le service des jeunes, afin de les conduire jusqu’à Toi. Et, si cela T’est agréable, Daigne glorifier ici-bas Ton serviteur Jacques En nous accordant par son intercession les grâces que nous implorons. Amen.

Les personnes qui reçoivent des grâces par l’intercession de Père Jacques Sevin sont priées de les faire connaître au : Prieuré de Boran sur Oise (60820) France.

Téléchargez la prière pour le Père Sevin (pdf) en cliquant ici

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Pour approfondir

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-524303.html

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1169283.html

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1169284.html

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09 février 2009

La Servante de Dieu Catherine de Hueck-Doherty

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La Servante de Dieu Catherine de Hueck-Doherty

Fondatrice de Madonna House

1896-1985

Catherine de Hueck-Doherty naît en Russie en 1896 dans une riche famille profondément chrétienne. A 12 ans elle est déjà attirée par la pauvreté. Mariée très jeune à Boris de Hueck elle devient infirmière pendant la 1ère guerre mondiale. La révolution russe l’oblige à émigrer au Canada en 1921. Elle vit dans la pauvreté et travaille dur pour faire vivre son mari malade et son fils. Devenue conférencière elle regrimpe dans l’échelle sociale. C’est là qu’elle reçoit cet appel : « Lève-toi, va vends tout ce que tu possèdes… donne-le aux pauvres… viens et suis-moi ». Elle fonde alors dans les années 30 Friendship House (la maison de l’amitié) pour vivre au milieu des pauvres. Des hommes et des femmes la rejoignent, d’abord à Toronto pendant la crise, puis à Harlem où elle est une pionnière du combat pour la justice raciale. En 1947 un appel de l’évêque la conduit à Combermere en Ontario pour y fonder avec son deuxième mari Eddie Doherty, un apostolat rural. Elle y établit Madonna House, un centre de formation pour laïcs catholiques et pour les prêtres Là aussi se crée une communauté de laïcs et de prêtres associés qui fait l’expérience de la vie simple et pauvre au service des pauvres, basée sur l’amour mutuel autour de la Trinité. En 1952 sur la suggestion du pape, la jeune communauté fait vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Catherine de Hueck-Doherty meurt en 1985 après avoir publié des ouvrages traduits dans de nombreuses langues tel que « Poustinia » (le désert en russe) qui tisse un lien entre les spiritualités catholiques et orthodoxes...

Prière pour obtenir des faveurs par l'intercession de Catherine Doherty

à usage privé.


Ô Père tout-aimant, par votre Fils bien-aimé, Jésus, nous avons appris à demander ce dont nous avons besoin. Et à travers l'Église, son Épouse, nous avons appris à demander l'intercession de vos serviteurs qui se sont endormis dans la paix du Christ. Ainsi, par l'intercession de Catherine Doherty, je demande[spécifiez.]Je le demande pour votre honneur et votre gloire au nom de Jésus Votre Fils, notre Seigneur. Amen.


Imprimatur

+ J. R. Windle, Évêque de Pembroke,

1er mai, 1993.

Si vous pensez avoir obtenu des faveurs par l'intercession de Catherine, veuillez en faire part au


Postulateur de la cause

l'Apostolat de Madonna House

2888 Dafoe Rd

Combermere (Ontario) K0J 1L0 Canada

Téléchargez la Prière pour la glorification de Catherine Doherty (pdf) en cliquant ici

Pour approfondir


Site de la Postulation de Catherine Doherty

www.catherinedoherty.org

Site de la Communauté Madonna House

www.madonnahouse.org

Biographie de Catherine Doherty,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-470067.html

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02 février 2009

Chemin de Croix avec Sainte Edith Stein

Chemin de Croix avec Sainte Edith Stein

Méditations essentiellement extraites de « Science de la Croix » et de « L'Expiation Mystique »

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Avant propos

« La Croix et le corps sont représentés en un puissant raccourci et comme vus de profils; le corps en grand mouvement, détaché loin de la Croix est suspendu par les mains, celles-ci transpercées par de puissants et surprenants clous en saillie, sont particulièrement expressives. La tête inclinée en avant ne permet pas de distinguer les traits du Visage. Par contre on voit le cou et la partie supérieure du dos couvert de blessures... Nous ne savons pas si le Sauveur a parlé à Son ami quand il s'est penché si profondément en avant de la Croix. Qu'il y ait eut échange de Cœur à cœur, c'est certain !... »

« Nous disons: « Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit », lorsque nous faisons le Signe de la Croix. Cela signifie que ce que nous faisons, obéit au commandement et a lieu par la Force de la Très Sainte Trinité. D'où prenons-nous le droit inouï d'utiliser cette langue audacieuse? De la force de la Sainte Croix. Nous pouvons ainsi parler parce que nous sommes rachetés par la Sainte Croix. La Sainte Trinité l'a choisie de tout éternité comme instrument de Rédemption. En faisant le Signe de la Croix au Nom de la Trinité, nous rendons hommage à la Justice Divine et avec Elle, nous prononçons la condamnation à mort de notre nature pécheresse. »


« Quand le Seigneur disait: « Celui qui ne prend pas sa crois et ne Me suit pas n'est pas digne de Moi » ou « Si quelqu'un veut venir à Ma suite qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et Me suive », la Croix était alors le symbole de tout ce qui est lourd, difficile et contraire à la nature. S'en charger, c'était marcher à la mort. C'est pourtant de ce fardeau que tous les jours devait se charger le disciple de Jésus. L'annonce de la mort mettait sous les yeux des disciples l'Image du Crucifié. Elle la met encore aujourd'hui sous les yeux de quiconque lit ou entend l'Evangile. Il y a là une sollicitation silencieuse qui attend une réponse. Les appels intérieurs à L'imiter sur ce chemin de croix qu'est la vie, nous aident à donner la réponse conforme et nous ouvrent en même temps une vue sur le sens de la mort et sur la Croix. »


A chaque station


Après l'énoncé de la station: « Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


A la fin de la méditation, un Notre Père, un je Vous salue Marie et un Gloire au Père, suivi de l'invocation: « O Marie, daignez graver profondément en nos coeurs les Plaies de Jésus Crucifié ».

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Première station

Jésus est condamné à mort


« Pilate, reprenant la parole, leur dit: Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs? Ils crièrent de nouveau: Crucifie-le! Pilate leur dit: Quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Crucifie-le! Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié. » (Évangile selon Saint Marc 15: 12-15).


« La Passion et la Mort du Christ constituent la conséquence la plus atroce du péché et nous le montre dans toute son horreur. Ce fut le péché sous toutes ses formes qui crucifia Jésus. Toute l'histoire du monde est comme l'immense toile de fond du drame du Golgotha. Les Messie qui, par obéissance envers Son Père, vient pour reconquérir « son épouse », se charge de son joug afin de l'en délivrer et ne recule même pas devant la Mort, afin de lui mériter la Vie. C'est pour cela qu'Il provoque contre Lui la rage de l'Enfer, la haine provenant de la méchanceté et de la faiblesse humaine, jusqu'à ce que les hommes et démons se déchaînent contre Lui et Lui préparent la Mort sur la Croix. »

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Deuxième station

Le portement de Croix


« Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent. Jésus, il portait Lui-même sa croix. » (Évangile selon Saint Jean, 19: 16-17)


« Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé. » (Isaïe 53: 3-4)


« Le poids de la Croix dont le Christ s'est chargé n'est rien d'autre que la déchéance de la nature humaine, avec le cortège des péchés et des souffrances dont est frappée l'humanité. Le sens du Chemin de Croix est de libérer le monde de ce fardeau. Le retour en Dieu de l'humanité délivrée est un pur don de la Grâce et de la Miséricorde mais non aux dépens de la Sainteté et de la Justice Divine. La somme totale des fautes humaines, du péché originel au Jugement dernier, doit être compensé par une mesure correspondante d'actes expiatoires. La « Via Crucis » de Notre Sauveur est cette expiation. »

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


« Il m'a fermé toute issue, et je ne puis passer; Il a répandu des ténèbres sur mes sentiers. Il m'a dépouillé de ma gloire, Il a enlevé la couronne de ma tête. Il m'a brisé de toutes parts, et je m'en vais; Il a arraché mon espérance comme un arbre.  ». (Job 19: 8-10)


« Garde-moi, mon Dieu comme la prunelle de l'oeil. » (Psaume 31 (30) 12-14)


« Dans les plus extrêmes douleurs du corps et de l'esprit, surtout dans la nuit de l'abandon Divin, Notre Seigneur nous dit quelle est la rançon pour la masse des péchés accumulés dans tous les temps contre la Sainteté de Dieu... Ainsi, Il ouvre les écluses de la Miséricorde Paternelle pour tous ceux qui ont le courage d'embrasser la Croix et le Crucifié. Le retour de l'humanité délivrée se jetant dans le Cœur du Père est un don gratuit de l'Amour qui est tout Miséricorde. »

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Mère


« Les larmes coulent de mes yeux nuit et jour, Et elles ne s'arrêtent pas; Car la vierge, fille de mon peuple, a été frappée d'un grand coup, D'une plaie très douloureuse. » (Jérémie 14: 17).


« Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite? N'a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? » (Isaïe 49: 15).


« Sur ce Chemin de la Croix, le Sauveur n'est pas seul... et il n'est pas entouré que d'ennemis qui Le harcèlent... Il y a aussi la présence des êtres qui Le soutiennent... La présence d'abord de la Mère de Dieu, Modèle de ceux qui en tous temps suivent l'exemple de la Croix. L'Amour du Christ les pousse à descendre dans la nuit la plus noire... et aucune joie maternelle sur terre n'est comparable à la félicité de l'âme qui peut faire jaillir de la nuit du péché la Lumière de la Grâce; la Croix est le Chemin qui y conduit: la Vierge des vierges y est devenue la Mère de la Grâce. »

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


« Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu'il la porte derrière Jésus. » (Évangile selon Saint Luc 23: 26).


« Celui qui marche dans la voie des parfaits sera mon serviteur. » (Psaume 101)


« Quand je dis: mon pied chancelle Ton Amour, Eternel, me soutient; sans l'exces des soucis qui m'envahissent, Tes consolations délectent mon âme. » (Psaume 94)


« Sur ce chemin, Simon figure ceux qui acceptent une souffrance imposée et qui dans cette acceptation sont bénis. Chaque homme qui, dans la suite des temps, a porté un lourd destin en se souvenant de la souffrance du Sauveur, ou qui librement fait oeuvre de pénitence, a racheté un peu de l'énorme dette de l'humanité et a aidé le Seigneur à porter son fardeau. Bien plus, le Christ Tête accomplit l'expiation dans les membres de Son Corps Mystique qui se mettent corps et âme à Sa disposition en vue de Son oeuvre de Rédemption. »

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Sixième station

Véronique essuie le Visage de Jésus


« Jésus leur dit: Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme? Elle a fait une bonne action à mon égard; car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours. En répandant ce parfum sur mon corps, elle l'a fait pour ma sépulture. » (Évangile selon Saint Matthieu 26: 10-12).


« Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage. » (Isaïe 53: 2-3).


« De Toi mon Cœur à dit: « Cherche Sa Face ». C'est Ta Face, Eternel, que je cherche, ne me cache pas Ta Face. » (Psaume 27: 7-8).


« Véronique est l'image de ceux que l'amour porte à servir le Seigneur....


Et maintenant en ces derniers temps, alors que la Foi, l'Espérance et l'amour ont disparu, Tu as découvert Ta Sainte Face, la Face de Celui qui souffrit sur la Croix et ferma les yeux dans le sommeil de la Mort. Comme derrière un voile, nous voyons la souffrances sans ces traits Saints, sublimes....


O Mère Très Haute, Tu leur (les Tiens) apprends à élever le regard vers la Face de l'Eternel et les désaltères avec cette boisson de l'Esprit qui est à la fois rafraîchissante et ardente et qui rend sobre – enivre.

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Septième station

Jésus tombe pour la seconde fois


« C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel. » (Lettre aux Hébreux 5: 7-10).


« Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche. » (Isaïe 53: 7).


Le Chemin de Croix est une expiation. L'écroulement, par trois fois, sous le poids de la Croix correspond à la triple chute de l'humanité: la chute originelle, le rejet du Rédempteur par son peuple d'élection, l'apostasie de ceux qui portent le nom de Chrétiens. Mais l'appui des porteurs de croix Lui est un secours à chacune de Ses chutes. Ce sont les Justes de l'Ancienne Alliance qui l'accompagnent entre la première et la deuxième chute. Les disciples, hommes et femmes, qui se rallièrent à Lui pendant Sa Vie terrestre, sont ceux qui L'aident entre la deuxième et la troisième. Les amants de la Croix, qu'Il a éveillés et qu'Il éveillera encore tout au long des vicissitudes de l'Église combattante, sont ses alliés jusqu'à la fin des temps. C'est à cela que, nous aussi, nous sommes appelés...

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Huitième station

Jésus rencontre les femmes de Jérusalem


« Il était suivi d'une grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Jésus se tourna vers elles, et dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. » (Évangile selon Saint Luc 23: 27-28).


« Par la Croix je compris le destin du peuple de Dieu... Je pensais que ceux qui comprennent qu'il s'agit de la Croix du Christ, devraient au nom de tous s'en charger... Je vous en prie, permettez-moi de m'offrir en expiation au Cœur de Jésus pour la vraie Paix... Je prie le Seigneur qu'Il accepte, pour Sa Gloire et glorification et ma vie et ma mort... et ainsi qu'Il soit accueillit chez les Siens et que Son Royaume advienne en toute gloire.


La souffrance expiatoire est ce qui en vérité unit le plus profondément au Seigneur. Elle prend sa source dans une union déjà établie avec le Christ... Seul peut désirer la souffrance expiatrice celui dont les yeux spirituels se sont ouverts sur les interactions surnaturelles des évènements de l'histoire du monde... Cette oeuvre d'expiation unit plus étroitement au Christ de même que toute communauté s'approfondit par l'accomplissement d'un oeuvre commune.

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


« Il tomba la Face contre terre et priait de façon plus instante. » (Évangile selon Saint Matthieu 26: 39).


« Tu m'as mis au tréfonds de la fosse dans les ténèbres, dans les abîmes. Sur moi pèse Ta Colère. Tu déverses toutes Tes vagues, Eternel, Dieu de mon Salut. Lorsque je crie vers Toi la nuit, que jusqu'à Toi s'élève le cri de ma prière. Prête l'oreille à mes lamentations. » (Psaume 87).


Jamais Cœur d'homme n'a pénétré dans une nuit aussi obscure que celle de l'Homme Dieu à Gethsémani et sur le Golgotha. Aucune puissance humaine n'aurait pu le séparer d'avec son Dieu, mais Dieu Lui-même pouvait se retirer de lui. Il n'est pas donné à l'esprit investigateur des hommes de pouvoir sonder le mystère impénétrable du Divin abandon de l'Homme Dieu. Mais à certaines âmes de Son choix, Jésus peut donner à goûter quelque chose de cette extrême amertume. Etre pur et ressenti néanmoins la souffrance n'est-ce pas là ne plus faire qu'un avec l'Agneau sans tâches qui s'est chargé de tous les péchés du monde? N'est-ce pas à la fois Gethsémani et le Golgotha?

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Dixième station

Le dépouillement de Jésus


Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Et ils dirent entre eux: Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture: Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. (Évangile selon Saint Jean 19: 23).


Durant toute Sa vie, le Christ fut sans cesse en possession de la vision Béatifique jusqu'à Son Agonie. Alors par un acte de Sa libre Volonté, Il s'enleva cette jouissance. Quelle souffrance humaine pourrait être comparée avec le tourment que dût ressentir l'Homme Dieu? Tout comme l'esprit et le cœur humains sont impuissants à concevoir et à goûter ce qu'est l'éternelle béatitude, aussi sont-ils incapables de pénétrer l'insondable mystère d'une pareille privation. Mais, Lui, Jésus, se dépouille Lui-même: « Lui, de Condition Divine, ne retint pas le rang qui l'égalait à Dieu, mais Il s'anéantit , prenant la condition d'esclave. Il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une Croix. » (Philippiens 2: 6-8).

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Onzième station

Jésus est cloué sur la Croix


« Ils conduisirent Jésus au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne. Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas. Ils le crucifièrent, et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait. C'était la troisième heure, quand ils le crucifièrent. L'inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots: Le roi des Juifs. Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche. » (Évangile selon Saint Marc 15: 22-27).


« Voici que la douce Lumière semblait éteinte, Dieu Le laissant tout seul. C'était la douleur la plus profonde et pourtant elle était aussi la preuve que Dieu L'aimait d'un Amour de choix. Cet abandon de Dieu dans toute sa rigueur était son partage exclusif et ne pouvait être subit que par Lui, parce qu'Il était à la fois Dieu et Homme: Comme Dieu – en effet – Il ne pouvait souffrir, comme Homme pur, Il ne pouvait comprendre le Bien dont Il se dépouillait. L'Incarnation est donc la condition de Sa souffrance: la nature humaine, en tant que capable de souffrir et ayant réellement souffert est l'instrument de la Rédemption. La nature humaine a perdu, dans le premier homme sa dignité, sa perfection originelle et l'élévation qu'elle devait à la Grâce. Cette élévation est rendue à chaque âme qui renaît à la vie d'enfant de Dieu; elle est couronnée dans les âmes qui arrivent à l'union nuptiale avec le Sauveur. Cette union s'accomplit « sous l'arbre de la Croix » parce qu'elle est le fruit de la Mort du Christ et se réalise par la participation à Ses souffrances.

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Douzième station

La Mort de Jésus


« Recueillons-nous dans le silence de l'adoration , de l'amour, du repentir, de la gratitude... Le Testament de Jésus, les sept Paroles du Verbum Crucis, du Verbe de la Croix. Cette Parole de la Croix deviendra en nous puissance vivifiante, « Science de la Croix ».


En Croix, Jésus disait: «Père, pardonne-leur , car ils ne savent ce qu’ils font» (Luc 23:34).


Au Larron crucifié avec Lui et rependant: «En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis» (Luc 23:43).


Il voit Sa Mère et, près d'Elle le disciple qu'Il aimait: «Femme, voilà ton fils» et «Voilà ta mère» (Jean 19:26 et 27).


Après quoi, ayant tout accompli, il dit: «J’ai soif» (Jean 19:28).


Et cria d'une voix forte: « Eloï, Eloï, lama sabactani » «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46 et Marc 15:34).


Le voile du Sanctuaire se déchira par le milieu et jetant un grand cri, Jésus dit: «Père ! entre tes mains je remets mon esprit» (Luc 23:46).


«C’est accompli» , ayant dit cela, Il expira. (Jean 19:30)


Au soir les soldats vinrent... et l'un de sa lance Lui perça le côté, il en sortit du Sang et de l'Eau.


« Vérité et Miséricorde se sont rencontrées dans l'oeuvre de la Rédemption. Elle sont « un » en Dieu. L'horreur du péché et de la puissance des ténèbres sont devenues manifestes dans la Souffrance et la Mort de Jésus. Que nous ne périssions pas mais que par Ses blessures nous soyons guéris, par Son abandon conduits au Père, par Sa Mort que nous gagnons la Vie, telle est la Miséricorde. Ainsi la Vérité est Miséricordieuse et la Miséricorde vraie.


Dans ton Cœur également, Bienheureuse Vierge, Tu n'as pas fermé les yeux devant la vue terrible de la Souffrance, mais Tu as eu pitié de nous et Tu as dit avec le Seigneur: « Père, pardonne-leur ».

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Treizième station

Jésus est descendu de la Croix


« Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin; qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir. Le soir étant venu, arriva un homme riche d'Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus. Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre. Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc. » (Évangile selon Saint Matthieu 27: 55, 57-59).


« Le soir du Vendredi Saint, au pied de la Croix, la Douleur de la Mère de Dieu est grande comme la mer, Elle y est plongée... Mais c'est une douleur contenue, dominée, Elle retient fermement Son Cœur de la main afin qu'il ne puisse pas se briser. La mort véritable apparaît de façon presque effrayante à la bouche entrouverte du Sauveur... Mais Sa tête est tournée vers Sa Mère comme pour la consoler... et la Croix est toute Lumière, le bois de la Croix est devenu Lumière du Christ: « Lignum Crucis... Lumen Christi! »

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Quatorzième station

Le Corps de Jésus est mis au Tombeau

« Il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n'avait été mis. Ce fut là qu'ils déposèrent Jésus. » (Évangile selon Saint Jean 19: 41-42).


« Dans la Paix, je me couche et je dors, car Tu me donnes d'habiter, seul, dans la confiance. Tu ne peux laisser Ton ami voir la corruption. » (Psaume 4 et 15).


La Croix du Christ et la nuit sont le chemin qui conduit à la Lumière du Ciel. Tel est le Message de la Croix, de la Mort, de l'ensevelissement de Jésus. La Croix est l'arme puissante du Christ; la houlette de berger avec laquelle le divin David sortit à la rencontre du Goliath infernal, celle dont Il frappe avec force à la porte du Ciel, tellement Il nous l'ouvre. Alors les flots de la Lumière Divine jaillissent au-dehors et enveloppent tous ceux qui montent à la suite du Crucifié. En effet ceux qui ont été baptisés dans le Christ, c'est en Sa Mort qu'ils ont été baptisés. Ils se plongent dans Sa Vie pour devenir des membres de Son Corps, afin, comme tels, de souffrir et de mourir avec Lui, mais aussi de ressusciter avec Lui à la Vie éternelle, à la Vie Divine. Cette Vie n'atteindra sa plénitude qu'au jour du Seigneur. Cependant nous y participons dès maintenant pour autant que nous ayons la Foi.

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Sainte Édith Stein

Sainte Patronne de l'Europe

1891-1942

Fête le 9 août


Edith naît à Breslau le 12 octobre 1891, dans une famille juive très pratiquante. Mais ce qui de ce milieu a laissé de fortes racines en Edith ce n'est pas la foi dans le Dieu d'Israël, mais une grande rigueur morale dérivant de la Loi. Elle-même, sur le point de quitter Breslau pour aller à l'université de Göttingen (1911), se reconnaît non-croyante, remplie d'un fort idéalisme éthique. À la rigueur morale correspond en Edith, dans son intelligence vive et profonde, la recherche et la soif de la vérité. Elle ne pouvait se sentir satisfaite du courant psychologiste de type positiviste, prédominant à l'université de Breslau, et pour cela elle s'orienta, dès qu'elle la connût, vers la phénoménologie d'Edmund Husserl, professeur titulaire à Göttingen, dont elle devint par la suite l'assistante. C'est un fait historique remarquable : dans le groupe des élèves et des collaborateurs de Husserl, plusieurs conversions ont eu lieu. Même Husserl et sa femme étaient passés du judaïsme au protestantisme. Le professeur Hedwig Conrad-Martius et son mari, qui s'étaient convertis à la foi évangélique, seront de chers amis d'Edith. C'est chez eux qu'Édith aura le grand foudroiement après la lecture, d'une seule haleine, de l'autobiographie de sainte Thérèse d'Avila : Voilà la Vérité! . Dans ces années de Göttingen, la soif de la vérité, qu'Edith disait être sa seule prière, se transformait inconsciemment en soif de Dieu.


Edith reçoit le baptême le 1er janvier 1922. Son amie Hedwig, protestante, sera la marraine au baptême catholique d'Édith. Recevoir le baptême, affirme Jean-Paul II dans son homélie pour sa béatification, ne signifia nullement, pour Édith Stein, rompre avec le monde hébraïque. Elle soutient plutôt : Quand j'étais une jeune fille de quatorze ans je cessai de pratiquer la religion hébraïque et, après mon retour à Dieu, moi, je me suis, avant tout, sentie juive. Au début des années trente, l'Allemagne était en pleine crise économique et dans une grave instabilité politique, pendant que, lentement mais inexorablement, le parti national-socialiste de Hitler montait au pouvoir. Edith n'a pas de mal à comprendre immédiatement l'avenir : le nazisme, incarnation du Malin, ennemi de la Croix, combat Dieu lui-même et son plan salvateur; pour cela, il voudra détruire le judaïsme, comme fondement de la religion chrétienne, et éliminer la peste hébraïque-chrétienne , afin d'instaurer le règne de la race aryenne.


Le 14 octobre 1933, Edith entre au Carmel de Cologne; le 15 avril 1934, elle prend l'habit du Carmel et le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix, comme elle l'avait demandé; le dimanche de Pâques elle est appelée à la profession simple; le 30 mai 1938, elle fait la profession solennelle qui l'unit définitivement au Christ. Dès l'époque de son baptême elle s'était sentie fortement attirée par la vie carmélite, dont le trait fondamental - comme elle-même le décrit- consiste à souffrir avec le Christ… le Christ continue de souffrir en elles… [les Carmélites] à intercéder pour les pécheurs à travers une souffrance librement acceptée et joyeuse pour participer ainsi à la rédemption de l'humanité. Elle y continue par ailleurs ses travaux de philosophie et termine Être fini et Être éternel. Le 30 janvier 1939, Hitler décrète l'anéantissement de la race juive . Le 31 décembre 1938, Edith s'était réfugiée au Carmel d'Echt en Hollande, où au mois d'août 1940 la rejoindra sa sœur Rose, qui s'était convertie. Elle y demande à sa prieure de Cologne (qui est restée sa supérieure) l'autorisation à m'offrir au Cœur de Jésus comme victime expiatoire pour la paix véritable, espérant que le règne de l'Antéchrist s'écroule, si possible, sans une nouvelle guerre mondiale et que l'ordre soit renouvelé.


Elle écrit plus tard un testament spirituel : Dès à présent j'accepte la mort que Dieu m'a destinée, par une soumission totale à sa volonté très sainte. Je prie le Seigneur de bien vouloir accepter ma vie et ma mort pour sa gloire, pour les intentions du saint Cœur de Jésus, du saint Cœur de Marie et pour les intentions de l'Église. Spécialement… en expiation du refus de la foi de la part du peuple juif, afin que le Seigneur soit accueilli des siens et que son règne vienne dans la gloire; pour le salut de l'Allemagne et pour la paix dans le monde. L'année 1942 marque le début de la déportation en masse des Juifs vers l'Est : camps de travail, mines de sel, chambres à gaz. Devant ces événements d'une férocité incroyable, les évêques de l'Église de Hollande envoient au commissaire du Reich un long télégramme de protestation (11 juillet 1942). À la suite de cette démarche, le chef nazi se dit disposé à épargner les chrétiens d'origine juive qui peuvent démontrer leur appartenance à une communauté chrétienne avant janvier 1941. Les évêques jugent complètement insuffisante cette réponse et font lire dans toutes les églises du pays (26 juillet) une lettre pastorale, dans laquelle on rapportait la protestation du télégramme.


Le matin du 2 août 1942, le commissaire du Reich, ayant décidé de poursuivre les catholiques juifs comme leurs pires ennemis , ordonne que tous les religieux et toutes les religieuses non aryens présents dans les couvents hollandais soient emmenés. Et l'après-midi de ce même jour, la Gestapo vient arrêter les deux sœurs Stein. Les dernières paroles de sœur Bénédicte, en quittant le Carmel, sont adressées à sa sœur : Viens, allons pour notre peuple. À Auschwitz-Birkenau, à l'arrivée du convoi, le 9 août 1942, les sœurs Stein sont introduites, avec les autres déportées, dans la chambre à gaz. Dans la dernière lettre qu'elle a pu faire parvenir au Carmel d'Echt, elle avait écrit : On ne peut acquérir une Science de la Croix [c'était le titre de son dernier livre, resté inachevé] que si l'on commence à souffrir vraiment du poids de la Croix. Du plus profond de mon cœur j'ai dit : Je te salue, ô Croix, mon unique espérance!

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28 janvier 2009

Sanctification de la semaine

Sanctification de la semaine

Prières pour chaque jour

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Le dimanche

Aux trois adorables Personnes de la Sainte Trinité

O Père saint, grand et puissant, dont la miséricorde surpasse toutes les oeuvres, jetez sur moi un regard d'amour qui pénètre jusqu'au plus intime de mon âme, pour rétablir en elle tout ce que le péché y a gâté. Créez en moi un cœur nouveau qui me rende agréable à vos yeux et me fasse faire des oeuvres de sainteté.

O Verbe divin, qui avez daigné vous faire homme pour me racheter, ô Jésus mon Sauveur, regardez-moi, mais de ce regard qui a produit tant de merveilles pendant le cours de votre vie. Accordez-moi un de vos soupirs et une de vos larmes, et que leur vertu produise en moi une douleur infinie de vous avoir offensé. Versez sur mon âme une goutte de votre précieux sang, afin que lavée de tous mes péchés, je puisse entrer avec confiance dans votre divin Cœur, et y faire ma demeure pendant les siècles des siècles.

O Esprit Saint, qui êtes tout amour, abaissez sur moi un regard de miséricorde; rendez-moi participant(e) des grâces que vous répandez continuellement sur les hommes avec abondance et profusion. Si quelqu'un les refuse, tournez-les Seigneur, de mon côté, car j'en ai une grande faim et une grande soif et les désire ardemment. Dilatez mon cœur pour en recevoir la plénitude. Ainsi soit-il.

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Le lundi

Au Père éternel

Dieu tout-puissant, Père des miséricordes, jetez un regard de compassion sur votre Église. Seigneur, humiliez, confondez et dispersez ses ennemis, qui sont les ennemis de votre gloire et de votre nom, et qui causent tant de douleur à vos véritables enfants. Père saint, conservez-nous tous dans la pureté de la foi; assistez de vos grâces spéciales les rois et les princes de la terre, afin qu'ils gouvernent selon votre sainte volonté, les peuples que vous leur avez donnés à régir; qu'ils protègent votre Église, et luis assurent sa liberté. Éclairez de vos divines lumières ceux qui sont dans l'aveuglement, afin qu'obéissant à votre Église, nous arrivions tous ensemble à l'éternelle félicité. Ainsi soit-il.

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Le mardi

A l'Ange Gardien

Ange de Dieu, qui vous êtes chargé de ma conduite, depuis le premier moment de ma naissance jusqu'à celui de ma mort, je vous salue et vous honore comme mon protecteur et mon conducteur. Je vous remercie de tous les soins charitables que j'ai reçus de vous; je me propose fermement de vous honorer toute ma vie, en suivant plus fidèlement désormais vos conseils et ne obéissant à tous les commandements que Dieu me fera par votre ministère. Je vous conjure, ô mon très fidèle gardien, de me continuer votre protection, de me délivrer des pièges de Satan mon ennemi, et d'éclairer mon esprit lorsqu'il courra risque de s'égarer. Offrez, Prince du ciel, mes oraisons à Dieu; consolez-moi dans toutes mes peines et dans toutes mes afflictions. Empêchez-moi de tomber dans le péché; si j'y tombe, relevez-moi aussitôt; et surtout ne m'abandonnez pas à l'heure de ma mort; mais fortifiez mon âme en ce dernier passage, et portez-la dans le ciel, pour y louer Dieu avec vous, et dans la compagnie de tous les Saints, durant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Le mercredi

A Saint Joseph

Glorieux Saint Joseph, chaste époux de Marie, notre bonne Mère, et père nourricier de Jésus, notre aimable Sauveur, humblement prosternées à vos pieds, nous vous choisissons de nouveau pour notre bon père et nous vous supplions de nous recevoir au nombre de vos enfants privilégiés. Nous vous remercions de tout notre cœur, de nous avoir donné place dans cette famille bénie, dont vous êtes le protecteur et le Père. Brûlant du désir de répondre dignement à notre sainte vocation, nous vous conjurons avec la confiance la plus filiale, de nous en obtenir l'esprit et les vertus. Oui, grand Saint, faites qu'à votre exemple, nous fassions chaque jour de nouveaux progrès dans l'humilité, l'obéissance, le recueillement, l'esprit de pauvreté et pardessus tout dans l'amour de Jésus et de Marie. Puissions-nous comme vous, trouver nos délices à servir dans la personne de ses membres souffrants, cet aimable Jésus que vous avez eu le bonheur de servir en sa propre personne. Daignez mettre le comble à toutes vos faveurs, en nous obtenant la grâce de mourir comme vous entre les bras de Jésus et de Marie, afin d'aller partager votre bonheur dans la compagnie de nos bien-aimées frères et soeurs qui nous ont précédées, et qui nous attendent auprès de vous dans la céleste patrie. Ainsi soit-il.

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Le jeudi

Amende honorable au Sacré Cœur

Cœur adorable de Jésus, permettez que, prosternée et anéantie devant vous, je vous fasse aujourd'hui l'amende honorable pour toutes les injures dont les hommes ne cessent de vous accabler surtout au Sacrement de votre amour. Je voudrais arroser de mes larmes et laver de mon sang, tous les lieux où l'on vous outrage, et réparer par mes humiliations l'indigne mépris que l'on fait de vos grâces. Je voudrais surtout disposer de tous les coeurs pour vous les offrir en sacrifice, et vous consoler par cet hommage de l'insensibilité de ceux qui ne veulent pas vous connaître ou qui, vous connaissant, ne veulent pas vous aimer. Du moins, Seigneur, je m'offrirai moi-même. Immolez-moi, consumez-moi comme votre victime; mais avant tout, purifiez-moi, faites que je commence à n'aimer que vous, que je n'aie de vie que pour vous, et que faisant de votre Sacré Cœur mon asile en tout temps, j'y trouve la paix à l'heure de la mort, et ma béatitude dans l'éternité. Ainsi soit-il.

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Le vendredi

Consécration à la Sainte-Croix

Croix adorable de mon Sauveur, je viens en ce moment me consacrer à vous. Pénétrée de respect pour vous, de douleur pour mes péchés, de reconnaissance et d'amour pour mon divin Rédempteur, je viens, prosternée devant vous, vous conjurer de me recevoir entre vos bras. Je vous consacre mes pensées, mes paroles, mes sentiments et mes actions, car je désire que tout en moi soit marqué du sceau de la croix. Mais je désire surtout, ô Croix adorable, que vous soyez gravée bien avant dans mon cœur. Non, ce n'est pas assez de vous avoir sou mes yeux, de vous porter sur moi; c'est dans mon cœur que je désire vous placer; c'est là où je veux que vous régniez pour y faire régner Jésus-Christ avec vous et par vous.

O Jésus, mon divin Rédempteur, qui par amour pour moi avez été attaché à la croix et y avez rendu votre dernier soupir, imprimez en mon esprit le souvenir de votre douloureuse passion et de votre sainte mort. Gravez dans mon cœur vos plaies sacrées, afin que je puisse porter avec patience et amour toutes les croix qu'il vous plaira de m'envoyer. Soyez vous-même ma force et ma consolation dans mes souffrances et dans mes peines; faites par votre grâce, qu'après avoir porté votre croix tous les jours de ma vie, je puisse aussi, rendre mon dernier soupir entre ses bras. Ainsi soit-il.

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Le samedi

A la Sainte Vierge

Vierge Sainte, qui avez reçu de Dieu toute puissance au ciel et en la terre, Trésorières des grâces, Reine des anges et des hommes, Refuge des pécheurs, Protectrice de la sainte Église, renouvelez dans toute l'étendue de la terre, surtout dans ce pays, l'esprit de religion et la pureté de la foi. Obtenez-nous, notre bonne Mère, la grâce de vivre et de mourir dans la pratique des maximes évangéliques, pour arriver un jour au bonheur éternel. Ainsi soit-il.

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23 janvier 2009

Saint André

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Apôtre du Seigneur

Fête le 30 novembre

Encore que cité par Hérodote, André est un prénom grec assez rare qui, selon le Breviarum Apostolorum, signifie viril, beau ou courageux. Frère de Simon-Pierre, saint André né à Bethsaïde, au nord du lac de Tibériade, habitait avec saint Pierre à Capharnaüm, et fut d'abord, comme saint Jean, un disciple de saint Jean-Baptiste : Jean se tenait là avec deux de ses disciples ; et regardant Jésus qui passait, il dit : " Voici l'Agneau de Dieu. " ; et les deux disciples l'entendirent parler, et ils suivirent Jésus. Mais, se retournant et voyant qu'ils le suivaient, Jésus leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : " Maître, où demeures-tu ? " Il leur dit : " Venez et vous verrez. " Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent chez lui ce jour-là ; c'était environ la dixième heure. André, le frère de Simon-Pierre était l'un des deux qui avaient entendu Jean et suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : " Nous avons trouvé le Messie. " Il l'amena à Jésus. L'évangile selon saint Matthieu raconte que, plus tard, Simon et André étaient en train de pêcher dans la mer de Galilée lorsque Jésus leur dit : Venez à ma suite et je vous ferai pêcheurs d'hommes.La tradition grecque appelle André le Protoclet, c'est-à-dire le premier appelé des douze apôtres. Dans la hiérarchie des apôtres, il est classé le quatrième par les Actes des Apôtres (I 13) comme par l'évangile selon saint Marc (III 18), tandis que l’évangile selon saint Matthieu (X 2) et que l’évangile selon saint Luc (VI 14), le mettent à la deuxième place. Lors de la multiplication des pains et des poissons, c'est André qui repère le jeune garçon avec ses cinq pains et ses deux poissons. C'est aussi André qui, avec l'apôtre Philippe, introduit auprès de Jésus les païens de langue grecque. André est encore avec Pierre, Jacques et Jean, lorsqu'ils interrogent Jésus sur la destruction du Temple. Les traditions nous disent que, lors du partage du monde, André reçut la Scythie, immense contrée entre le bas du Danube et le bassin inférieur du Don. Ces mêmes traditions, dans la composition du Symbole des apôtres, lui attribuent la rédaction de l'article Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur.DB_f201r_d1l

Ayant rejoint les territoires qui lui furent échus, affirment les traditions, saint André, apôtre de la pénitence, fit de nombreuses conversions et fonda de nouvelles églises qu'il pourvut d'évêques : l'Achaïe, l'Epire, la Thrace et la Grèce considèrent André comme leur évangélisateur, au même titre que Byzance qui en fait l'installateur de son premier patriarche ;  d'autres ajoutent à son crédit la Cappadoce, la Galatie, la Bithynie, les pays des Sogdiens et des Secces. De retour dans la ville de Patras, capitale d'Achaïe, fit tant et si bien qu'on envoya contre lui le proconsul Egée qui le fit emprisonner. Or, l'emprisonnement de l'apôtre André provoqua une émeute populaire qu'il dut lui-même calmer en disant : Le chrétien ne devient pas victorieux en se défendant mais en mourant. Les supplices qui sont à craindre ne sont pas ceux que l'on endure en cette vie, mais ceux qui sont préparés aux impies dans les enfers. Vous devez avoir plutôt de la compassion du malheur d'Egée qui se rend digne de ces tourments éternels, que de l'indignation pour sa fureur contre nous. Il viendra bientôt un temps où nous serons récompensés de nos peines, et où Egée sera rigoureusement puni pour sa cruauté. Le lendemain, Egée convoquait saint André à son tribunal et après l'avoir condamné à être fouetté sur un chevalet, le fit attacher sur une croix en forme de X. Comme Egée s'approchait de la croix d'André, celui-ci lui dit : Que viens-tu faire ici, Egée ? Si c'est pour croire en Jésus-Christ, à la bonne heure, je t'assure qu'il te fera miséricorde ; mais si c'est pour me faire descendre de la croix, sache que tu n'en viendra pas à bout et que j'aurai la consolation d'y mourir pour mon cher maître. Je le vois déjà, je l'adore et sa présence me comble de joie. Je n'ai point d'autre regret que celui de ta damnation qui est inévitable si tu ne te converstis pas maintenant que tu le peux, car peut-être ne le pourras-tu pas lorsque tu le voudras. Egée ordonna de détacher André, mais les bourreaux étaient mystérieusement affaiblis lorsqu'ils en approchaient, tandis que l'Apôtre priait d'une voix forte : Ne permettez pas, mon Seigneur, que votre serviteur qui est attaché à cette croix pour la confession de votre Nom, en soit délié ; ne souffrez pas que je reçoive cette humiliation de la part d'Egée qui est un homme corruptible ; mais recevez-moi, s'il vous plaît , entre vos mains, tout plein de connaissance de vos grandeurs que ce supplice m'a données. Vous êtes mon cher maître que j'ai connu, que j'ai aimé et que je désire uniquement contempler. C'est en vous que je suis ce que je suis et il est temps que je me réunisse à vous, comme au centre de tous mes désirs et à l'objet de toutes mes affections. C'était, croit-on, le 30 novembre 62. A la grande fureur d'Egée, Maximille, femme d'un sénateur, recueillit le corps de saint André, l'embauma et l'enterra. Lorsqu'Egée voulut envoyer une députation dénoncer Maximille à l'Empereur, un démon se jeta sur lui, le traîna sur la place publique et l'étrangla. Après saint Pierre et saint Paul, saint André est l'apôtre qui a le plus d'églises en France où il est le patron d’Agde, d’Avranches, de Bordeaux, d’Orange et de la Bourgogne dont le duc Philippe III le Bon mit sous sa protection l’ordre de la Toison d’Or. A l’étranger, saint André est le patron d’Amalfi, de Baeza (Andalousie) qui fut arrachée aux Maures le 30 novembre 1227, du Brabant, de Brescia (Italie), du Brunswick, de l’Ecosse, du Holstein, de Lunebourg (Hanovre), de la Hongrie, de Mantoue, de Minden (Westphalie), de Pesaro (Italie), de Ravenne, de Rochester (comté de Kent), de la Russie, de Santander (Espagne), du Sleswig, de Verceil (Italie) et de Wells (comté de Somerset). Saint André qui est le patron des pêcheurs de poissons d’eau douce, des poissonniers et des cordiers, est aussi invoqué par les femmes qui cherchent un mari et celles veulent devenir mères.

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Visions de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich sur la vie de Saint André

pierre_et_andr_J'ai vu la vie de l'apôtre saint André et reconnu une relique provenant de lui. J'ai vu aussi une fête de l'Église en son honneur, à laquelle assistaient tous les apôtres, ainsi que la Mère de Dieu et Madeleine : Marthe n'y était pas. Je le vis après la mort de Jésus parcourir la Grèce et l'Asie et aller continuellement d'un lieu à l'autre en opérant partout des miracles. Il était plus âgé et moins grand que Pierre : sa taille était ramassée : ses manières simples, franches et ouvertes : ses qualités dominantes étaient la sincérité et la libéralité. Il avait la tête chauve, sauf quelques mèches de cheveux blancs comme la neige sur les côtés : son menton aussi était garni de deux mèches blanches assez courtes. Il avait une femme et quatre enfants, deux garçons et deux filles. mais à dater du moment où Jésus l'appela à sa suite il vécut dans la continence la plus absolue. Il fut le premier des apôtres qui renonça à tout ce qu'il possédait et aucun d'eux n'a si promptement et si scrupuleusement donné et distribué tout son bien au profit de la communauté : cela eut lieu lorsque Jésus congédia ses apôtres pour quelque temps, lors du voyage qu'il fit avant sa mort en Arabie et en Egypte.andreas7s

Lorsqu'André partit pour ses voyages apostoliques, sa femme habita d'abord à Béthanie : ensuite elle alla dans les environs d'Ephèse. mais cependant à une certaine distance de l'habitation de la sainte Vierge. Plus tard j'ai vu presque toujours les enfants des apôtres parmi les disciples et en général assistant les apôtres. André n'était pas proprement un pécheur comme son frère, il était plutôt l'administrateur d'une pêcherie qu'il tenait à ferme et sa maison était au centre de Bethsaïde, tandis que celle de Pierre était à l'extrémité de la ville tout au bord de l'eau.

Je vis André et un autre encore (Saturnin), avec Jean-Baptiste : je vis Jean parler de Jésus qui passait à une certaine distance, sur quoi André et l'autre disciple s'étant entretenus quelques moments avec Jean, le quittèrent pour aller à Jésus qui venait vers eux de l'autre côté du chemin. Il leur demanda qui ils cherchaient et leur permit de le suivre.

Quant aux divers événements de la vie de saint André et des miracles opérés par lui, Anne-Catherine ne raconta que le peu qui suit : Je vis André en Achaie, en même temps que Matthieu était prisonnier dans une ville éloignée avec des disciples et une soixantaine d'autres personnes. On avait mis du poison dans les yeux de Matthieu, ce qui le faisait beaucoup souffrir : ses yeux étaient très rouges et très enflés et il n'y voyait plus : cependant on ne les avait pas crevés. Cette ville était au sud-est de Jérusalem, de l'autre côté de la mer Rouge, en Éthiopie : elle était située au bord d'une rivière qui était fort grande pour un pays de montagnes. Les habitants de cette contrée sont tout noirs : mais il y a pourtant une partie du pays ou ils sont blancs : cette partie est comme une enclave. André reçut dans une vision l'ordre de se rendre auprès de Matthieu. Il monta sans être connu sur un navire où se trouvaient beaucoup de passagers et dont la marche fut très rapide : ensuite il voyagea par terre et je les vis suivre alternativement les deux bords de la rivière près de laquelle la ville était située. Quand il y fut arrivé, il guérit Matthieu, fit tomber ses chaînes et celles de ses compagnons de captivité et prêcha l'Evangile. Au commencement tout alla bien, mais ensuite les habitants excités par une méchante femme se saisirent d'André et le traînèrent à travers la ville, après lui avoir lié les pieds André pria pour ses bourreaux : ils furent touchés, lui demandèrent pardon et se convertirent : il revînt ensuite en Achaïe. Je le vis guérir un possédé aveugle et ressusciter un enfant égyptien. Un jeune homme que sa mère dénaturée excitait à commettre un inceste avec elle et qu'elle avait accusé devant le proconsul à cause de son refus de consentir a ce crime, se réfugia auprès de lui André et le jeune homme prièrent : l'apôtre fit faire à celui-ci le voeu le jeûner un certain temps et ils allèrent ensemble au tribunal. La mère fut frappée de la foudre et le jeune homme, mis en liberté, jeûna pendant plusieurs jours.

pb244André alla aussi à Nicée où il chassa des sépultures de la ville sept esprits impurs qui aboyaient comme des chiens. Il établit là un évêque qui était des environs de Cédar. Il ressuscita un enfant mort à Nicomédie : il apaisa une tempête sur l'Hellespont : les sauvages habitants de la Thrace voulurent le faire périr, mais effrayes par une éclatante lumière céleste qui l'environna, ils se prosternèrent la face contre terre. Je vis encore l'histoire d'une pécheresse convertie appelée Trophima, contre laquelle aucune force humaine ne pouvait rien lorsqu'elle portait sur sa poitrine le livre des Evangiles. Je vis aussi une fois André exposé aux bêtes, puis rendu à la liberté.

Quant au martyre qui termina sa vie, je me souviens seulement que son juge s'appelait Egéas. La croix à laquelle il fut attaché avait cette forme >I< . cependant ses pieds n'étaient pas écartés l'un de l'autre, mais attachés au poteau du milieu : l'usage de cette espèce de croix s'était répandu parce qu'elle était plus commode et plus prompte à dresser à l'aide de trois pièces de bois. André resta ainsi suspendu pendant deux jours et deux nuits et il prêcha du haut de sa croix : " la fin, le peuple qui l'avait pris en grande affection se souleva et demanda sa délivrance. Un envoyé d'Egéas étant venu, la foule se pressa si nombreuse autour de la colline que plusieurs personnes furent étouffées. Mais André pria pour obtenir la grâce de mourir : ils ne purent pas le détacher de la croix parce que leurs mains furent frappées de paralysie. Ce fut ainsi qu'il mourut.

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Prière

Seigneur, Maître du monde, nous Te supplions humblement: permets que l'Apôtre Saint André, après avoir intercédé et guidé Ton Église, ne cesse d'intercéder pour nous. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Saint Philippe

Philippe

Saint Philippe

Apôtre du Seigneur

Fête le 3 mai

Pendant des siècles, Saint Philippe et Saint Jacques le Mineur ont été fêtés au 1er mai, jour où leurs reliques furent transférées dans la basilique romaine des douze apôtres. Récemment, ils ont laissé leur place à l'humble Saint Joseph pour réconforter les travailleurs. Pas seulement ceux de notre Europe, mais tous les travailleurs obscurs, exploités et écrasés dans les ateliers d'Asie ou d'Amérique latine. Philippe était de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Tibériade, comme André et son frère Pierre. Jean le Baptiste, qui se tenait à Béthanie au delà du Jourdain avec deux de ses disciples, leur dit en voyant Jésus: "Voici l'agneau de Dieu." Les deux disciples suivirent Jésus, l'un d'eux était André, le second sans doute Philippe. Jésus leur dit "Viens, suis-moi." Tout de suite Philippe évangélise Nathanaël : "Nous avons trouvé le Messie... viens et vois." (Jean 1. 45-46) On retrouve Philippe au moment de la multiplication des pains: "Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains pour que tous ces gens puissent manger?" (Jean 6. 5) Peu avant la Passion, des Grecs qui veulent voir Jésus, s'adressent à lui: "Nous voulons voir Jésus." (Jean 12. 20) Au soir de la dernière Cène, Philippe lui, veut voir Dieu: "Montre-nous le Père et cela nous suffit. - Philippe qui me voit, voit le Père." (Jean 14. 8) Philippe, le disciple qui veut voir et fait voir... Jacques est moins connu. Les exégètes distinguent plusieurs Jacques autour du Seigneur. Jacques le Majeur, fils de Zébédée et frère de Jean. Jacques fils d'Alphée dont on sait seulement qu'il fut apôtre, et celui-ci, Jacques, frère du Seigneur, de sa parenté et originaire de Nazareth. Il aurait dirigé l'Eglise de Jérusalem et serait mort martyr vers 62.

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Dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine

Philippe signifie bouche de lampe, ou bouche des mains ou bien il vient de philos, amour, et uper, au-dessus, qui aime les choses supérieures. Par bouche de lampe, on entend sa prédication brillante; par bouche des mains, ses bonnes oeuvres continuelles ; par amour des choses supérieures; sa contemplation céleste.

Saint Philippe, apôtre, après avoir prêché vingt ans en Scythie, fut pris par les païens qui voulurent le forcer à sacrifier devant une statue de Mars. Mais aussitôt, il s'élança de dessous le piédestal un dragon. qui tua le fils du pontife employé à porter le feu pour le sacrifice, deux tribuns dont les soldats tenaient Philippe dans les chaînes : et son souffle empoisonna les autres à tel point qu'ils tombèrent tous malades. Et Philippe dit : « Croyez-moi, brisez cette statue, et à sa place adorez la croix du Seigneur, afin que vos malades soient guéris et que les morts ressuscitent. » Mais ceux qui étaient souffrants criaient : « Faites-nous seulement guérir, et de suite nous briserons ce Mars. » (34) Philippe commanda alors au dragon de descendre au désert, pour qu'il ne nuisit à qui que ce fût. Le monstre se retira aussitôt, et disparut. Ensuite Philippe les guérit tous et il obtint la vie pour les trois morts. Ce fut ainsi que tout le monde crut. Pendant une année entière il les prêcha, et après leur avoir ordonné des prêtres et des diacres, il vint en Asie dans la ville de Hiérapolis, où il éteignit l’hérésie des Ebionites qui enseignaient que J.-C. avait pris une chair fantastique. Il avait là avec lui deux de ses filles, vierges très saintes, par le moyen desquelles le Seigneur convertit beaucoup de monde à la foi. Pour Philippe, sept jours avant sa mort, il convoqua les évêques et les prêtres, et leur dit : « Le Seigneur  m’a accordé ces sept jours pour vous donner des avis. » Il avait alors 87 ans. Après quoi les infidèles se saisirent de lui, et l’attachèrent à la croix, comme le maître qu'il prêchait. Il trépassa de cette manière heureusement au Seigneur. A ses côtés furent ensevelies ses deux filles, l’une à sa droite, et l’autre à sa gauche. Voici ce que dit Isidore de ce Philippe dans le Livre de la Vie, de la naissance et de la mort des saints : « Philippe prêche J.-C. aux Gaulois; les nations barbares voisines, qui habitaient dans les ténèbres, sur les bords de l’océan furieux, il les conduit à la lumière de la science et au port de la foi; enfin, crucifié à Hiérapolis, ville de la province de Phrygie, et lapidé, il y mourut, et y repose avec ses filles. » Quant à Philippe qui fut un des sept diacres, saint Jérôme dit, dans son martyrologe, que le 8e des ides de juillet, il mourut à Césarée, illustre par ses miracles et ses prodiges ; à côté de lui furent enterrées trois de ses filles, car la quatrième repose à Ephèse. Le premier Philippe est différent de celui-ci, en ce que le premier fut apôtre, le second diacre; l’apôtre repose à Hiérapolis, le diacre à Césarée. Le premier eut deux filles prophétesses, le second en eut quatre, bien que dans l’Histoire ecclésiastique on paraisse dire que ce fut saint Philippe, apôtre, qui eut quatre filles prophétesses : mais il vaut mieux s'en rapporter à saint Jérôme.

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Prière

Tu nous réjouis chaque année, Seigneur, par la fête des apôtres Philippe et Jacques; accorde-nous, à leur prière, d'être associé à la Passion et à la résurrection de Ton Fils afin de parvenir à la contemplation de Ta Gloire. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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21 janvier 2009

Temps de prière de la famille Franciscaine

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Chers amis,

Comme vous le savez peut-être, j'organise, tous les 4 mois, pour l'Hospitalité Franciscaine Notre Dame de Lourdes du Sud Ouest, un temps de prière. Vous trouverez ci après les textes de notre temps de prières. Pour tous ceux qui peuvent venir, cette prière à lieu de 19 à 20 heures, chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, rue Kyrié à Bordeaux. Pour tous ceux qui ne peuvent se déplacer, je vous invite à prendre ce temps de prière en communion avec nous, de 19 à 20 heures ce soir, en lisant les textes. Nous prierons pour toutes vos intentions.

Bien fraternellement. Franck Monvoisin, rédacteur du blog

Temps de Prière de la Famille Franciscaine

Mercredi 21 janvier 2009

C’est notre première rencontre, en cette année où nous célébrons le 8ème centenaire de la naissance du charisme franciscain. Avant d’entrer dans la prière, vénérons François et Claire et demandons-leur de nous affermir dans notre vocation franciscaine.

Cloches de Lourdes

« Pour moi, vivre, c’est le Christ » « Suivre les traces de mon Seigneur Jésus-Christ » Paul, comme François se sont laissés saisir totalement par le Christ. En cette semaine de l’unité des chrétiens, alors que nous allons célébrer dimanche la fête de la conversion de St Paul, nous avons souhaité centrer notre prière sur cette conversion nécessaire pour chacun, afin qu’advienne l’unité des chrétiens.

Chant : «  C’est Jésus qui nous rassemble  » cf : Feuille A 22-99, couplets 1,2,4,5

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Lecture du Livre des Actes des Apôtres (22, 3-16)

La conversion de Paul devant la porte de Damas

Paul, menacé de mort par les Juifs de Jérusalem, leur parla ainsi: « je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. J'ai persécuté à mort cette doctrine, liant et mettant en prison hommes et femmes. Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m'en sont témoins. J'ai même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d'amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir. Comme j'étais en chemin, et que j'approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi. Je tombai par terre, et j'entendis une voix qui me disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Je répondis: Qui es-tu, Seigneur? Et il me dit: Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes. Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors je dis: Que ferai-je, Seigneur? Et le Seigneur me dit: Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire. Comme je ne voyais rien, à cause de l'éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi me prirent par la main, et j'arrivai à Damas. Or, un nommé Ananias, homme pieux selon la loi, et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage, vint se présenter à moi, et me dit: Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai. Il dit: Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche; car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues. Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur. »

Parole du Seigneur! nous rendons grâce à Dieu!

Chant de méditation : Apôtre des nations - Messager de la Nouvelle, (sur CD) Le monde est ta maison - Par ta voix, Dieu se révèle

1 – Pour toi, vivre, c’est le Christ 2 – Pour toi, vivre, c’est le Christ Et l’annoncer nourrit ta joie Sagesse offerte à qui te croit Antioche te reçoit Athènes où Dieu t’envoie Et les chrétiens se multiplient Entend le nom de l’inconnu Heureuse Eglise Heureuse ville Où l’Esprit souffle à tous les vents ! Où sur les places on dit Jésus !

3 – Pour toi, vivre, c’est le Christ 4 – Pour toi, vivre, c’est le Christ Et tu le portes aux gens sans droits Et la rencontre avec sa croix Corinthe s’ouvre à toi, Combien de durs combats Tu vois les pauvres se lever Jusque dans Rome tu mèneras Heureuse Eglise Heureuse Eglise Où des frontières sont tombées ! Où les prophètes gardent foi !

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Lecture de la Légende des Trois Compagnons (5, 13-14)

François à Saint Damien

Comme François passait près de l'église Saint Damien, une voix intérieure lui dit d'entrer pour y faire oraison. Il entra. Il commençait à prier avec ferveur devant une image du Christ en Croix, lorsqu'il entendit une voix lui dire avec douceur et bienveillance: « François, ne vois-tu pas que Ma Maison tombe en ruine? Va donc et répare-là par amour pour Moi. » Tremblant et frappé de stupeur, il répondit : »Je vais m'y mettre de toute mon âme Seigneur. » Il comprit qu'il s'agissait de l'église Saint Damien, que sa grande vétusté menaçait d'une chute prochaine. Les paroles Divine le remplirent de joie, et son âme s'éclaira d'une vive lumière: il eût l'intime conviction que c'était Jésus crucifié qui lui adressait cet appel. A la sortie de l'église, il trouva un prêtre assis tout près de la porte. Mettant la main à la bourse, il lui offrit de l'argent et lui dit: « Je t'en conjure, messire, achète de l'huile pour faire brûler sans interruption une lampe devant ce crucifix: et quand tu auras dépensé cette somme, je te donnerai de nouveau autant qu'il le faudra. » A partir ce ce jour, son cœur fut si frappé et si profondément meurtri au souvenir de la Passion du Seigneur que, tout le reste de sa vie, il garda en son âme la mémoire des stigmates du Seigneur Jésus. La chose fut bien connue plus tard, lorsque les stigmates du Sauveur se reproduisirent sur le corps de François par un miracle dont il y eût les preuves d'une évidente Charité.

Ref : Que ton règne vienne – Comme l’aube sur la nuit

Que ton règne vienne – Qu’il éclaire et change notre vie !

1 - Là où il y a la haine que surgisse ton amour – Là où il y a le doute, que s’élève un chant de foi !

2 - Là où règnent les ténèbres, que paraisse ta clarté – Là ou cesse l’espérance, que s’élève un chant d’espoir !

3 – Là où naissent les discordes, que s’installe l’unité – Là où il y a la guerre, que s’élève un chant de paix !

4 – Là où il y a l’offense, que s’éveille le pardon – Là où règne la tristesse, que s’élève un chant de joie !

5 – Là où germe le mensonge, Fais fleurir la vérité – Là où siège l’injustice, que s’élève un chant d’amour !

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Exposition du Très Saint Sacrement

« Aimer, c’est tout donner, et se donner soi-même … »

Intercession

1 – L’apôtre Paul a recherché la vérité et l’a trouvée dans le Christ. François a cherché Dame pauvreté et l’a trouvée dans le Christ. Pour tous ceux qui découvrent avec bonheur la présence de Dieu sur leur route, et pour ceux qui poursuivent leur quête de vérité, prions le Père

2 – L’apôtre Paul a été un grand missionnaire. François a envoyé ses frères aux quatre points de l’horizon; Prions pour ceux qui quittent leur confort, leurs projets et leurs peurs pour annoncer l’Evangile autour d’eux et jusqu’au bout du monde, prions le Père.

3 – L’apôtre Paul a vécu sur une terre à évangéliser. François n’a pas hésité à aller à la rencontre du sultan. Pour les pays où les chrétiens sont une faible minorité et sont persécutés, prions le Père.

4 – Les écrits de l’apôtre Paul témoignent d’innombrables rencontres. Les écrits de François et de Claire sont notre richesse. Pour nos amis, nos familles, nos proches, et pour ceux à qui nous avons promis notre prière, prions le Père

Intentions libres

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Antienne: « Celui qui plante n'est rien, celui qui arrose n'est rien. Dieu seul compte, qui donne la croissance ».

Très haut, tout puissant, bon Seigneur, à toi sont les louanges, la gloire et l’honneur, et toute bénédiction.
A toi seul, Très-Haut, ils conviennent ; et nul homme n’est digne de prononcer ton nom.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures : spécialement Messire frère soleil qui donne le jour, et par qui tu nous éclaires ;

il est beau et rayonnant avec une grande splendeur : de toi, Très-Haut, il est le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur lune et pour les étoiles :

dans le ciel tu les as créées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent, pour l’air et les nuages, et le ciel pur, et tous les temps,
par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur eau,

qui est très utile et humble, précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu, par qui tu éclaires la nuit ;

il est beau et joyeux, robuste et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la terre, qui nous soutient et nous nourrit,
et produit divers fruits avec les fleurs aux mille couleurs et l’herbe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent pour l’amour de toi, et supportent douleur et tribulation ;
bienheureux ceux qui persévèreront dans la paix, car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur la mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en état de péché mortel !

Bienheureux ceux qu’elle trouvera conforme à tes très saintes volontés, car la seconde mort ne leur fera point de mal.

Louez et bénissez mon Seigneur et rendez-lui grâces,

et servez-le avec grande humilité.

Antienne: « Celui qui plante n'est rien, celui qui arrose n'est rien. Dieu seul compte, qui donne la croissance ».

Comme Jésus nous l’a appris, avec confiance nous osons dire : Notre Père….

Dieu qui as instruit le monde entier par la Parole de l'Apôtre Saint Paul dont nous célébrons aujourd'hui la conversion, accorde-nous d'aller vers Toi en cherchant à lui ressembler, et d'être, dans le monde, les témoins de Ton Évangile. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse et nous garde ! Que le Seigneur fasse briller sur nous son visage, qu’il se penche vers nous ! Que le Seigneur tourne vers nous son visage, qu’il nous apporte la paix ! Et que Dieu nous bénisse, lui qui est Père, Fils et saint Esprit

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Reposition du St Sacrement et Chant final - Il dansera pour toi

Refrain : Il dansera pour Toi avec des cris de joie, Ton Dieu est en toi , Alléluia, alléluia, alléluia !

1- Pousse des cris de joie, Fille de Sion ! Éclate en ovations Israël !

2- Trésaille d’allégresse, réjouis-toi, Fille de Jérusalem !

3- Le Roi d’Israël , Adonaï est en toi , Tu n’as plus à craindre le malheur !

4- Ce jour-là on dira à Jérusalem, ne crains pas Sion ne faiblis pas !

5- En Toi , il y aura , sa joie et sa danse, Il te recréée par son Amour !

Prochaines rencontres :

Mercredi 18 février : Fraternité Ste Claire

Mercredi 18 mars : Marie Alexandrine et Christophe

Mercredi 15 avril : Fraternité St Michel

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Prière pour l'année jubilaire des 150 ans de la mort du Saint Curé d'Ars

Saint François d'Assise joua un très grand rôle dans la vie du Saint Curé d'Ars; à un moment donné de sa vie, il pensa à entrer chez les Frères Mineurs Capucins de Lyon, mais le Père Léonard de Port Maurice lui conseilla de rester dans sa Paroisse et d'entrer dans le Tiers Ordre Franciscain, ce qu'il fit en 1847; l'année suivante une Fraternité fut établie à Ars et il recommandait aux Curés voisins d'en faire autant. Totalement purifié et uni à Jésus, il entre dans la Vie le 4 août 1859 et fut canonisé en 1925. Il a été proclamé Saint Patron de tous les curés de l'univers. Le 8 décembre 2008, s'est ouverte à Ars l'année jubilaire des 150 ans de sa mort.

Saint Jean-Marie Vianney, vous qui avez indiqué le “chemin du Ciel” à tant de fidèles, montrez-nous le chemin de l’amitié et de la vie avec le Père. Aidez-nous à goûter le bonheur qu’il y a à connaître Jésus-Christ, à L’aimer et à Le faire aimer. Comme vous, que nous découvrions la joie de vivre dans la grâce de l’Esprit-Saint, afin de le suivre avec confiance dans la foi. Apprenez-nous à aimer et à vivre toujours plus des sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. C’est là que nous rencontrons le Seigneur en vérité pour grandir dans la vraie liberté et nous laisser sanctifier. Que Sa présence dans le Saint-Sacrement nous attire, nous comble et soit pour chacun source de consolation. Aidez-nous à découvrir que la Parole de Dieu est une lumière pour aujourd’hui et un guide pour aimer et servir nos frères avec joie, spécialement les plus pauvres et les plus petits. Vous êtes le “patron de tous les curés de l’univers” et un modèle plein de charité pour chaque prêtre. Nous venons vous les confier et prier pour eux ; gardez-les dans la paix et la fidélité à l’Église. Saint Curé d’Ars, aidez-nous à être toujours plus des témoins de la miséricorde ; faites grandir en nous le désir d’être des saints. Amen.

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Téléchargez la feuille du temps de prière (pdf) en cliquant ici

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16 janvier 2009

La Tessera

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La Tessera

Prières d'ouverture

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Viens, Esprit-Saint, pénètre le cœur de tes fidèles, qu’ils soient brûlés au feu de ton amour.

V. Ô Seigneur, envoie ton Esprit,

R. Qui renouvelle la face de la terre.

Prions

Seigneur, par le mystère de la Pentecôte, tu sanctifies ton Eglise chez tous les peuples et dans toutes les nations : répands les dons du Saint-Esprit sur l’immensité du monde et continue, dans les cœurs des croyants, l’œuvre d’amour que tu as entreprise au début de la prédication évangélique. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

V. Seigneur, ouvre mes lèvres !

R. Et ma bouche publiera ta louange.

V. Dieu, viens à mon aide.

R. Seigneur à notre secours !

V. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,

R. Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen.

(Suivent les cinq dizaines du chapelet)

Salut ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, salut ! Enfants d’Eve, exilés, nous crions vers vous ; vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. Ô vous, notre Avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie !

V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.

R. Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

Prions

Seigneur notre Dieu, par sa vie, sa mort et sa résurrection, ton Fils nous a procuré le salut éternel ; accorde-nous de conformer notre vie aux mystères du Rosaire que nous méditons et d’obtenir ce qu’ils promettent. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

V. Cœur Sacré de Jésus,

R. Prends pitié de nous.

V. Cœur Immaculé de Marie,

R. Priez pour nous.

V. Saint Joseph,

R. Priez pour nous.

V. Saint Jean l’évangéliste,

R. Priez pour nous.

V. Saint Louis-Marie de Montfort,

R. Priez pour nous.


Au nom de Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

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Catena

Antienne – Quelle est celle-ci qui s’avance comme l’aurore, belle comme la lune, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille ?

Mon âme exalte le Seigneur.
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.
Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom.
Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour.
De la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen.

Antienne – Quelle est celle-ci qui s’avance comme l’aurore, belle comme la lune, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille ?

V. Ô Marie conçue sans péché,

R. Priez pour nous qui avons recours à vous.

Prions

Seigneur Jésus-Christ, notre Médiateur auprès du Père, tu as voulu que la Vierge bienheureuse, ta Mère, soit notre Mère et notre Médiatrice auprès de toi, accorde à ceux qui implorent tes faveurs la joie de les recevoir toutes par elle. Amen.

Prières finales

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Nous avons recours à votre protection, sainte Mère de Dieu. Ne rejetez pas les prières que nous vous adressons dans tous nos besoins, mais délivrez-nous des dangers auxquels nous sommes exposés, ô Vierge comblée de gloire et de bénédiction.

V. Vierge Immaculée, Médiatrice de toutes grâces (ou vocable particulier du groupe),

R. Priez pour nous.

V. Saint Michel et saint Gabriel,

R. Priez pour nous.

V. Puissance célestes, Légion d’Anges de Marie,

R. Priez pour nous.

V. Saint Jean-Baptiste,

R. Priez pour nous.

V. Saint Pierre et saint Paul,

R. Priez pour nous.

Prions

Accorde-nous, Seigneur, à nous qui servons sous l’étendard de Marie, cette plénitude de foi en toi et de confiance en elle, qui sont assurées de vaincre le monde. donne-nous une foi vive et animée par la charité, qui nous rende capables d’accomplir toutes nos actions par un motif de pur amour pour toi, et de toujours te voir et te servir dans notre prochain ; une foi ferme et inébranlable comme un rocher, par laquelle nous demeurerons calmes et constants au milieu des croix, des labeurs et des déceptions de la vie ; une foi courageuse qui nous inspire d’entreprendre et d’accomplir sans hésitation de grandes choses pour Dieu et pour le salut des âmes ; une foi qui soit la colonne de feu de notre Légion pour nous conduire unis dans notre marche en avant pour allumer partout les feux de l’amour divin, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, pour enflammer les tièdes, pour rappeler à la vie ceux qui sont ensevelis dans la mort du péché ; une foi qui guide nos pas dans le chemin de la paix afin qu’après les luttes de cette vie, et sans déplorer la perte d’un seul membre, notre Légion puisse se rassembler dans le royaume de ton amour et de ta gloire. Amen.

Que les âmes de nos Légionnaires décédés et les âmes de tous les fidèles trépassés reposent en paix par la miséricorde de Dieu. Amen.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

(Si un prêtre est présent, il donne la bénédiction)

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Le Serviteur de Dieu Alphonsus Lambe

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Le Serviteur de Dieu Alphonsus Lambe

1932-1959

Le Serviteur de Dieu Alphonsus Lambe, connu sous le diminutif d'Alfie, est né à Tullamore, en Irlande, en la fête de saint Jean-le-Baptiste, le vendredi 24 juin 1932, pendant le Congrès Eucharistique International qui s'est tenu à Dublin. Comme saint Jean, il fut un précurseur - précurseur de la Légion de Marie qui a été décrite par le Pape Paul VI comme "le plus grand mouvement qui a été fondé pour le bien des âmes depuis l'ère des grands ordres religieux". Après avoir passé une partie de sa jeunesse dans le noviciat des "Irish Christian Brothers", il le quitte en raison de sa santé délicate; il trouve sa vocation dans la Légion de Marie et est nommé "Envoyé" en 1953. Il part, cette année-là, pour Bogota, en Colombie, avec Seamus Grace, en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel (16 juillet). Pendant presque six ans, il travaille sans cesse en faisant connaître la Légion de Marie en Colombie, en Argentine, en Equateur, en Uruguay et au Brésil. Après une brève maladie, il meurt à Buenos Aires le jour de la sainte Agnès, le 21 janvier 1959. Dieu lui avait accordé de grands dons naturels, une personnalité qui attire les âmes à l'amour et au service de Dieu, un enthousiasme contagieux et des facilités pour apprendre les langues qui lui ont permis, rapidement, de parler couramment l'espagnol et le portugais. Pendant ces années passées en Amérique du Sud, il a fondé un grand nombre de groupes de Légion de Marie, et a entraîné de très nombreuses personnes dans l'apostolat de la Légion. Sa dévotion à Marie était exceptionnelle; dans les contacts avec les légionnaires et d'autres personnes, il expliquait et incitait à la pratique de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge. Il est enterré dans le caveau des "Irish Christian Brothers", dans le Cimetière Ricoleta à Buenos Aires.

Prière pour la Béatification d'Alphonsus Lambe

Ô Dieu, dans ton infinie miséricorde, Tu as enflammé le cœur de ton serviteur Alphonsus Lambe d'un amour ardent pour Toi et pour Marie notre Mère. Un amour qui s'est manifesté dans une vie de travail intense, de prière et de sacrifice pour le salut des âmes. Accorde-nous, si telle est ta volonté, d'obtenir par son intercession, ce que nous ne pouvons obtenir par nos propres mérites. Nous te le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Le Concilium de la Légion de Marie serait reconnaissant d'être informé des grâces reçues par l'intercession d'Alphonsus.

Legion of Mary

De Montfort House

Morning Star Avenue

Brunswick Street

DUBLIN 7 (Irlande)

www.legion-of-mary.ie

Légion de Marie

43 rue Boileau

F 75016 PARIS

http://legion-de-marie.org

08 janvier 2009

«Souvenez-Vous» à Notre Dame du Sacré Coeur

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«Souvenez-Vous» à Notre Dame du Sacré Coeur

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Souvenez-Vous, ô Notre Dame du Sacré Coeur, de l'ineffable pouvoir que votre divin Fils vous a donné sur son Coeur adorable. Pleins de confiance en vos mérites, nous venons implorer votre protection. O céleste Trésorière du Coeur de Jésus, de ce Coeur qui est la source intarissable de toutes les grâces et que vous pouvez ouvrir à votre gré pour répandre sur les hommes tous les trésors d'amour et de miséricorde, de lumière et de salut qu'il renferme, accordez-nous, nous vous en conjurons, les faveurs que nous sollicitons!

(exposer ici la grâce que l'on désire) ... Non, nous ne pouvons essuyer de refus; et, puisque vous êtes notre Mère, ô Notre Dame du Sacré Coeur, acceuillez favorablement nos prières, et daignez les exaucer! Ainsi soit-il.

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