01 mai 2022

Le Mois de Marie, reine de France

Le Mois de Marie, reine de France

 

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Deuxième jour

Grandeur de Marie

 

La grandeur de Marie doit se mesurer d'après la grâce dont Dieu l'a prévenue, d'après sa fidélité à correspondre à cette grâce, d'après la gloire dont Dieu a récompensé sa fidélité.

La grâce dont Dieu a prévenu Marie peut se réduire à un triple chef : 1 ° prédestination à la maternité divine : cette grâce est le fondement et la raison de tous les autres privilèges qui distingueront Marie du reste de la création ; 2° préservation du péché originel : conséquence de la précédente ; 3° naissance miraculeuse, comme s'il fallait que tout fut extraordinaire dans celle qui, sans cesser d'être vierge, devait être la Mère du Fils de Dieu.

La vertu de Marie, sa correspondance à la grâce se montre surtout en trois circonstances :

1° au jour de sa présentation au Temple, lorsqu'à l'âge de trois ans elle se consacre à Dieu et que par ce don de sa personne et de sa vie, elle répond si pleinement au bienfait miraculeux de sa naissance ;

2° au jour de l'Annonciation, lorsque, par l'acceptation des charges et des douleurs attachées à l'honneur de la maternité divine, elle correspond au privilège de sa Conception immaculée, pour l'étendre d'une certaine façon au genre humain tout entier, qui, s'il n'est pas, comme elle, préservé du péché originel, pourra du moins en être délivré par Celui qu'elle va donner au monde ;

3° au jour de sa Purification, lorsqu'elle présente son divin Fils au Père céleste, et que, le sacrifiant déjà pour le salut du monde, elle répond généreusement à la grâce singulière de la maternité divine.

Dieu ne peut pas se laisser vaincre en générosité : sa dignité s'accorde avec sa bonté pour le lui défendre. Dieu ne peut pas laisser son œuvre inachevée : la sagesse et l'honneur ne le lui permettent pas. Par sa grâce, il a posé le principe de la grandeur de Marie ; par sa vertu, Marie a répondu à la grâce ; par la gloire, Dieu va couronner le chef-d'œuvre de la grâce et de la vertu.

À l'honneur de la maternité divine Marie a répondu en rendant au Père céleste son divin Fils par le sacrifice commencé au jour de la Purification et consommé sur la croix. Jésus mourant donne à sa Mère pour fils tous les élus représentés par le disciple bien-aimé. Première gloire de Marie : la maternité universelle.

Préservée du péché originel en vue de la maternité divine, Marie a accepté tous les sacrifices attachés à ce glorieux privilège et à cette incomparable dignité ; Dieu ne permettra pas que le corps immaculé qui fut le temple vivant du Verbe incarné demeure dans le tombeau. Seconde gloire de Marie : sa glorieuse Assomption.

Reconnaissant le miracle de sa naissance, Marie s'est présentée au Temple pour y consacrer à Dieu sa personne et sa vie : aussi est-ce en toute vérité que, ré pondant à l'ange, elle se déclare la servante du Seigneur ; Dieu récompense une si généreuse humilité en la couronnant reine de la terre et des cieux. Troisième gloire de Marie : la royauté universelle.

De cette triple considération sur la grandeur de Marie, je déduis une triple conclusion, une triple application pratique :

1° Sans Dieu nous ne pouvons rien ; sans sa grâce, il n'est ni vertu ni grandeur ;

2° Mais sans nous, sans la vertu, sans un effort généreux et constant de notre part pour correspondre aux avances divines, la grâce demeure comme impuissante à nous sanctifier et à nous sauver. C'est la pensée de saint Augustin : Dieu a bien pu nous créer sans nous, mais il ne nous sauvera pas sans nous et malgré nous ;

3° Dieu doit à sa sagesse et à sa justice d'achever ce qu'il a commencé en nous et ce que nous avons poursuivi avec son secours ; il se doit et il nous doit de couronner son œuvre et la nôtre, sa grâce et notre vertu, par une gloire qui surpasse et la grâce même la plus singulière et la vertu même la plus héroïque.

Nous avons rappelé les titres de la grandeur de Marie, nous avons par là montré les droits de Marie à un culte spécial et supérieur qu'on nomme le culte d'hyperdulie ; nous dirons comment on peut lui rendre ce culte.

 

Voile de Marie de Chartres

 

Le voile de Marie

 

Huit siècles sont écoulés. Il parait que Marie ne cessa point durant ce long temps de manifester à Chartres sa puissance et sa bonté, car en 876, le roi de France, Charles le Chauve, prit à l'église de Notre Dame d'Aix-la-Chapelle une des deux tuniques de la sainte Vierge que Charlemagne y avait déposées, et en fit don à Notre Dame de Chartres.

Cette distinction semble prouver qu'alors aucun autre sanctuaire en France n'était plus digne de recevoir un trésor aussi précieux. Cette tunique est plutôt un voile. Les femmes en Orient portaient, au lieu de chemise, une longue pièce de toile qui couvrait la tête, se croisait sur la poitrine, se repliait sous les bras et enveloppait toute la partie supérieure du corps. Le voile qui se conserve à Chartres est long de quatre aunes et demie. C'est un tissu de lin et de soie d'un blanc jaunâtre. Ce vêtement est doublement vénérable ; d'abord il a été en contact avec le corps virginal de Marie, et, d'après la tradition, la Bienheureuse Vierge l'a porté pendant tout le temps que le divin Enfant demeura dans son sein.

Selon Nicéphore Callixte (Hist. eccl., liv. XIV, c. II, et liv. XV, c. XIV) ce voile fut laissé d'une amie par la Vierge mourante. Puis il tomba aux mains d'un Juif de Galilée. Vers le cinquième siècle, deux frères nommés Candidus et Galbius l'obtinrent de ce Juif. Voulant s'assurer la conservation de ce trésor, ils le tinrent soigneusement caché ; mais le secret fut trahi par des miracles. Pour recevoir dignement une pareille relique, l'empereur Léon dit le Grand ou l'Ancien, fit construire un temple magnifique.

En 810 l'empereur Nicéphore et l'impératrice Irène l'offrirent à Charlemagne avec un autre vêtement de la sainte Vierge. Le pieux empereur les déposa dans sa chère église de Notre Dame d'Aix-la-Chapelle, d'où le voile dont nous venons de parler fut transféré par Charles le Chauve à Notre Dame de Chartres.

Vint l'époque des invasions normandes. Un jour, c'était en 911, Chartres vit avec effroi le terrible Rollon campé sous ses murs. La bataille s'engage ; déjà les Normands sont vainqueurs. Mais au plus fort de la mêlée parait l'évêque de Chartres. Revêtu des habits pontificaux, il tient une lance à la main. À cette lance est suspendue une bannière d'un genre nouveau ; c'est le voile de la Vierge Marie. À cette vue, Rollon se sent saisi d'une frayeur que jusque-là il ne connaissait pas ; les Normands se retirent, mais en bon ordre, montrant qu'ils cèdent plutôt à un ascendant surnaturel qu'à la valeur des adversaires.

Les Chartrains, pénétrés de reconnaissance, élevèrent une chapelle à leur libératrice dans le ravin même qu'avait occupé l'armée ennemie. Ce lieu depuis s'appela Valrollon, par corruption Vauroux.

 

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30 avril 2022

Le Mois de Marie, reine de France

Le Mois de Marie, reine de France

 

Marie Reine de France

 

Premier jour

Honneur à Marie

 

Dieu seul a droit à nos adorations ; car seul il est grand, seul il est le Très-Haut, seul il est le Créateur, seul il est le Seigneur souverain. Or l'adoration est l'acte par lequel nous reconnaissons l'excellence et la majesté suprême, l'autorité et la domination souveraine.

Entre Dieu et l'homme il n'est qu'un médiateur, le Dieu-Homme, Jésus-Christ, en qui et par qui nous devons être sauvés. Toutefois Dieu aime à jeter sur ses œuvres un reflet de sa grandeur ; et souvent, pour agir au dehors, le Créateur se plaît à employer sa créature.

À son tour le médiateur et le Sauveur unique exerce sa médiation et distribue les moyens de salut, qui sont sa doctrine et sa grâce, par le ministère de certains hommes choisis : tels furent les Apôtres, aujourd'hui remplacés par le Pape et par les Évêques secondés par les prêtres.

Vous honorez Dieu, vous l'aimez : honorez-le, aimez-le dans ceux qu'il honore et qu'il aime ; honorez-le, aimez- le dans ceux qui représentent sa puissance et sa bonté. Le mépris des envoyés du prince et de ses amis rejaillirait sur sa personne même. Aussi Jésus-Christ dit à ceux qu'il envoie : « Celui qui vous écoute, m'écoute ; celui qui vous méprise, me méprise ; celui qui me méprise, méprise celui qui m'a envoyé moi-même, mon Père qui est aux cieux ».

Si nous devons honorer l'œuvre et l'image de Dieu jusque dans l'homme mortel et pécheur, si nous devons honorer le caractère de représentant et d'envoyé divin jusque dans la personne des parents, des princes, des prêtres imparfaits et même coupables, quel respect ne devons-nous pas à ceux que la grâce et la gloire ont confirmés pour toujours dans l'amitié divine ?

Honneur aux Saints : pour eux et par eux Dieu a fait de grandes choses, et, à leur tour, par Dieu et pour Dieu, au nom et pour la gloire de Dieu, ils ont fait de grandes choses. Honneur et amour aux Saints : Dieu les honore et les aime ; ils honorent Dieu et ils l'aiment.

Mais si entre les créatures distinguées par la sainteté, c'est-à-dire par l'union irrévocable à Dieu, il s'en rencontre une que Dieu ait appelée à un rang supérieur, qui ait répondu au choix divin avec une fidélité plus parfaite, et qui, en conséquence, ait été élevée au-dessus de tout ce qui n'est pas Dieu, quel honneur ne lui devons-nous pas !

Cette créature existe. Prédestinée de toute éternité pour être la Mère du Dieu fait homme, Marie a été prévenue d'une grâce qui l'élève au-dessus de tous les anges et de tous les hommes pris ensemble ; à cette grâce suréminente elle a répondu avec une fidélité qui met sa vertu au-dessus de toutes les vertus humaines et angéliques ; enfin la gloire dont Dieu a couronné sa fidélité à la grâce dont il l'avait prévenue, en fait la reine des anges et des saints.

Mais si Marie l'emporte sur tous les saints en grâce, en vertu et en gloire, parce qu'elle devait être et qu'elle est la Mère du Dieu fait homme, c'est aussi parce qu'elle devait être, et qu'elle est, en effet, la mère de tous les enfants de Dieu, de tous les élus.

Donc honneur et amour à Marie : Dieu l'honore et l'aime comme sa Mère. Honneur et amour à Marie : elle a honoré Dieu, elle l'a aimé, elle l'honore et l'aime plus que tous les Saints et tous les anges ensemble. Honneur et amour à Marie : elle est notre mère ; elle peut et elle veut nous faire plus de bien que tous les anges réunis. Honneur et amour à Marie : après le culte dû à Dieu et à Jésus-Christ son Fils unique, il n'est pas de culte plus légitime et plus salutaire que celui qui est dû à Marie, Mère de Dieu et notre Mère.

 

Virgini Pariturae

 

Notre Dame de Chartres

 

Autrefois, dans le pays des Carnutes , au milieu d'une immense foret, s'élevait une colline couverte d'un bois sacré qui ombrageait une vaste grotte. Là était le centre religieux des Gaules. Or, cent ans avant la naissance de Jésus-Christ, il se célébra une grande fête en ce lieu. Sur l'autel de la grotte on avait placé une statue représentant une jeune fille qui portait dans ses bras un enfant nouveau-né. Au pied de la statue on lisait ces mots : « Virgini parituræ - À la Vierge qui doit être mère ». Le roi des Carnutes avec les guerriers assistait à cette solennité. Le grand prêtre leur adressa un discours dans lequel il annonça la naissance d'un personnage extraordinaire qui devait sauver le mon de. Il n'est rien en ceci qui doive sur prendre. La croyance à la Vierge, Mère du Sauveur universel, se retrouve chez tous les peuples païens. Le roi des Carnutes, que la légende désigne sous le nom latin de Priscus, fut tellement touché de ce discours qu'il consacra son royaume à la Mère future du Sauveur. Les assistants lui consacrèrent leurs personnes.

Quarante-six ans après la naissance de Jésus-Christ, trois envoyés de saint Pierre, Savinien, Potentien et Altinus, arrivaient en ce pays. À la vue de la statue et de l'inscription prophétique Virgini parituræ, ils furent heureusement surpris. Ils annoncèrent aux Carnutes Celui dont ils honoraient déjà la Mère depuis un siècle et de mi. La grotte fut consacrée à Marie. C'est là qu'aujourd'hui s'élève la splendide cathédrale de Notre Dame de Chartres. Ainsi, avant mème d'exister, Marie avait pris possession de la Gaule qui devait être un jour la France.

 

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29 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

Ensevelissement

Trentième jour

30 avril

 

Funérailles

 

Prélude : Joseph d'Arimathie et Nicodème descendent respectueusement le corps de Jésus et le remettent entre les mains de sa divine Mère.

 

Méditation

 

Ils prirent donc le corps de Jésus et l'enveloppèrent en des linceuls avec des aromates, selon l'usage des Juifs, Ah ! l'étrange convoi, où l'on porte mort celui qui est l'Immortel et le Tout-Puissant. Qu'elle est grande l'humilité du Fils de Dieu, qui daigne demeurer uni hypostatiquement à un corps mort, lié de cent bandelettes, soutenu par des hommes faibles et enfermé dans un tombeau.

Le tombeau des morts est la meilleure école des vivants. Considérons celui du Fils de Dieu, à l'exemple des saintes femmes, et voyons dans sa sépulture le modèle de nos communions.

Ce tombeau est dans un jardin, parce qu'il renferme un corps crucifié, la plus belle fleur de l'univers ; notre âme doit être comme un jardin délicieux, couvert des fleurs de la vertu.

Ce tombeau est taillé dans le roc : disposez-vous par la mortification qui prépare et taille l'âme pour en faire le tabernacle de son Dieu.

Ce tombeau est tout neuf : renouvelez la force de votre cœur et veillez à ce que Jésus y soit seul.

Ce tombeau est d'emprunt : venez à la communion avec un cœur parfaitement dépouillé et soumis à l'obéissance.

Ce tombeau fournit aux saintes femmes l'occasion d'exercer trois grandes vertus. une attention minutieuse à tout ce qui se porte à ces funérailles ; une grande diligence à préparer les aromates pour l'embaumer ; une large libéralité à contribuer aux dépenses de cet ensevelissement.

À leur exemple, méditons attentivement les enseignements de la foi touchant le mystère de l'Eucharistie, préparons-nous avec tout le soin possible à la communion, n'épargnons rien de tout ce que nous pourrons faire pour recevoir dignement ce dépôt sacré.

Enfin, quand vous l'aurez reçu, fermez soigneusement le tombeau de votre cœur ; mettez des gardes à tous vos sens, afin que votre Seigneur n'en sorte pas.

Ô mon Dieu et mon tout, que ne suis-je tout pour vous, puisque vous êtes tout pour moi ! Si vous êtes mon unique et souverain bien, pourquoi est-ce que je partage mon cœur ? Que peut-il donc désirer qui ne soit en vous ? Que peut-il trouver hors de vous ? Que peut-il perdre quand il vous possède ? Que peut-il gagner quand il vous perd ?

 

Pratique : Faire de l'ensevelissement de Jésus le modèle de notre préparation à la communion.

Bouquet spirituel : « Ils prirent le corps de Jésus ».

 

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Fin du Mois de la Passion

 

Téléchagez l'intégralité des Méditations du Mois de la Passion (pdf) en cliquant ici

 

Prochain Mois de dévotion: le Mois de Marie Reine de la FranceRendez-vous demain...

 

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28 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

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Vingt-neuvième jour

29 avril

 

Le Côté ouvert

 

Prélude : Un soldat s'approche de Jésus et lui perce le côté avec une lance. Il en sort aussitôt du sang et de l'eau.

 

Méditation

 

Jésus avait expié les péchés de la pensée par les épines de sa couronne ; les péchés de la langue par le fiel et le vi-naigre ; les péchés de la chair par les coups de fouet qu'il reçut à la colonne ; les péchés contre la justice par les plaies de ses mains, les homicides par sa mort. Il va plus avant. Pour achever notre rédemption, il finit par la plaie du cœur, afin d'achever la peine due aux péchés, qui commencent tous par le cœur.

C'est encore là un mystère de son amour, qui veut paraître à découvert et nous montrer la plaie invisible qu'il a faite dans l'âme de Jésus, par la plaie visible qu'il a reçue en son corps.

Ce corps sacré est le temple même de la Divinité, mais la plaie du côté en est la porte. Cette porte est ouverte à tous les hommes. D'où vient donc qu'il y en entre si peu ? Parce que cette porte est une plaie, peu de personnes aiment les blessures et les souffrances.

Jésus ne voulut être blessé ainsi qu'après sa mort.

Il nous montre ainsi que le désir qu'il avait de mourir pour et nous est insatiable, puisque la mort mème ne peut le satisfaire.

Il nous apprend aussi que c'est en souffrant et en mourant qu'il nous a donné la vie, et qu'il a ouvert toutes les sources de la grâce qui va couler avec abondance sur les hommes qui n'y mettront point obstacle.

Ô mon aimable Sauveur, je vous conjure par ce cœur aimant que vous nous avez ouvert comme un asile pour nous servir de retraite, de me tenir à votre droite et de m'appliquer si fortement à votre côté sacré que je n'en sorte jamais. Conservez-moi dans la possession des biens célestes, et disposez comme il vous plaira des biens de la terre. Faites, Seigneur, que votre grâce me soit plus chère que la vie ; je ne vous demande ni richesses, ni charges, ni plaisirs, ni honneurs temporels et passagers ; mais, je vous demande votre amour, sans lequel je serai toujours pauvre et malheureux, quelque bien que je possède d'ailleurs. Que je vous aime, ô mon Dieu, par-dessus toutes choses, que je ne vous offense jamais, que je ne sois jamais séparé de vous, je suis content, je ne demande rien de plus.

 

Pratique : Être fidèle à la dévotion du sacré Cœur de Jésus.

Bouquet spirituel : « Voici la porte du Seigneur, les justes entreront par là ».

 

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27 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

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Vingt-huitième jour

28 avril

 

La mort

 

Prélude : Adorons Jésus mort sur la croix.

 

Méditation

 

Enfin, Jésus permet à la mort de s'approcher. Il meurt pour réparer l'honneur de Dieu par le sacrifice et par l'anéantissement d'un Dieu. Il meurt pour racheter la mort éternelle que nous avons méritée par le prix infini de sa propre vie. Il meurt pour nous ouvrir le ciel !

Mais il choisit la mort la plus violente et la plus ignominieuse de toutes. Il lui suffit en échange d'espérer qu'il vivra d’une vie d'amour dans nos cœurs.

La sainte Vierge, dont le cœur était déjà percé des mille glaives que les tourments de son Fils y avaient enfoncés, reçoit enfin le plus cruel de tous en le voyant expirer.

Le centurion, avec les gardes qui l'accompagnent, sont extraordinairement touchés de la mort du Sauveur et deviennent, selon l'expression de saint Augustin, les premières fleurs de la croix.

Le peuple, séduit par les Pharisiens, rouvre les yeux et s'en retourne, chacun frappant sa poitrine.

Le voile du temple se fend pour témoigner l'horreur du crime des Juifs, pour nous montrer que les figures de la loi prophétique sont découvertes, pour symboliser l'ouverture du paradis, pour montrer la séparation du corps et de l'âme de Jésus-Christ, pour signifier le divorce de la synagogue et la rupture des Juifs avec Dieu.

La terre tremble. Ce tremblement miraculeux signifie l'approche de Dieu, son indignation contre le déicide des Juifs, son pouvoir tout-puissant, le changement merveilleux qu'il doit opérer dans l'univers où il établira la loi évangélique et remplira toutes choses de son Esprit.

Les pierres se fendent, tandis que les cœurs des Pharisiens, images des pécheurs obstinés, s'endurcissent.

Les sépulcres s'ouvrent, car la mort est vaincue par cette mort. La mort de Jésus doit être le modèle de la nôtre. Dans ce but, nous nous souviendrons que, pour bien mourir, il faut s'y préparer toute sa vie, il faut suivre l'exemple de Jésus-Christ en nous détachant de la terre et en ne perdant jamais de vue cette heure suprême ; il faut souvent méditer la Passion de Jésus et le moment de sa mort.

Lors donc que vous sentirez que la mort est proche, réconciliez-vous parfaitement avec vos ennemis et priez pour eux de grand cœur ; ouvrez votre cour envers les malheureux, comme Jésus le fit envers le bon larron, après songez aux soins d'avenir de ceux dont vous avez la charge ; rentrez sérieusement en vous-même ; priez, rendez grâce, résignez-vous, demandez pardon, formez tous les actes des vertus que Jésus mourant exerça sur la croix ; exercez en vous l'ardent désir de voir Dieu ; revoyez dans le calme et la paix toute votre vie, en sorte que vous puissiez dire : « tout est accompli » ; puis, jetez-vous amoureusement entre les bras de votre Sauveur et endormez-vous sur son cœur.

 

Pratique : Se disposer à la mort en union avec les sentiments de Jésus-Christ mourant.

Bouquet spirituel : « Ayant baissé la tête, il rendit le dernier soupir ».

 

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26 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

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Vingt-septième jour

27 avril

 

Le grand cri

 

Prélude : Écoutons avec respect et amour l'écho de ce grand cri que Jésus a jeté sur le Calvaire en remettant son esprit entre les mains de son Père.

 

Méditation

 

Jésus crie à haute voix, pour faire éclater sa puissance et montrer la vérité de ce qu'il avait dit qu'il disposait de sa vie selon son bon plaisir.

Il crie à haute voix, pour témoigner avec quelle violence son âme se sépare de son corps, et rompt la plus belle union qui fut jamais.

Il crie à haute voix, pour appeler toute la nature et convier tous les hommes à contempler un Homme-Dieu mourant en croix par la main des hommes et pour le salut des hommes.

Il crie à haute voix pour effrayer ses ennemis et publier la victoire qu'il remporte sur la puissance des ténèbres.

« Mon père, dit Jésus mourant, je recommande mon esprit entre vos mains ». Dernières paroles que je dois méditer avec amour.

Il ne dit pas mon Dieu, mais mon Père, pour témoigner sa confiance et nous en enseigner la pratique dans ce combat, le plus terrible et le plus difficile de tous.

Il ne lui recommande pas richesses, car il n'en a point, et nul n'en emporte de ce monde.

Il ne lui recommande point son honneur, car il a choisi le mépris, et nous devons mourir dans l'humilité et la confusion.

Il ne lui recommande point son corps, qu'il a abandonné aux souffrances et à la mort.

Il lui recommande son esprit, comme étant la principale partie de l'être humain, et il le remet entre les mains de Dieu, parce que Dieu seul a le droit de reprendre ce qu'il nous a donné.

Unissons donc notre voix à celle de notre aimable Sauveur, et disons souvent avec lui, pendant la vie, pour le redire à la mort : « Mon Dieu et mon Père, je recommande mon âme entre vos mains, retirez-la, Seigneur, des mains de ses ennemis. Arrachez-la à la gueule des lions, car elle est unique, et vous savez que votre Fils vous l'a recommandée en mourant ».

Sur le point de mourir, Jésus baissa la tête, pour montrer qu'il est le maître de la mort, et qu'elle n'oserait s'approcher s'il ne le lui permettait ; pour montrer combien le fardeau de nos péchés est pesant, puisqu'il est contraint de plier sous le faix ; pour témoigner l'obéissance qu'il rend à son Père, en mourant sur son ordre ; pour marquer la terre où il doit être enseveli, et les limbes où son âme allait descendre.

 

Pratique : Porter souvent notre pensée vers le lieu où notre corps et notre âme doivent aller après la mort.

Bouquet spirituel : « Mon Père, je recommande mon âme entre vos mains ! »

 

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25 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

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Vingt-sixième jour

26 avril

 

« Eli, Eli, lama sabachthani ? »

 

Prélude : Ecoutons ce grand cri que Jésus jette sur la fin des ténèbres, et entendons-le dire : « Mon Dieu ! mon Dieu ! Pourquoi m'avez-vous abandonné ? »

 

Méditation

 

De quel abandon se plaint le fils de Dieu ?

L'abandon des douleurs intérieures dans lesquelles son Père le laisse depuis le commencement de sa Passion, sans lui donner aucune consolation qui pût soulager son mal.

L'abandon des douleurs extérieures, dans lesquelles il le voit abîmé, non-seulement sans le délivrer, mais encore sans lui accorder un seul instant de repos ni de relâche jusqu'à son dernier soupir.

Ne nous troublons donc point, s'il nous semble que Dieu nous ait oublié, vu la grandeur des peines intérieures et extérieures que nous souffrons, Dieu le permet, pour nous purifier et nous rendre dignes de ses plus intimes communications Souvenons-nous d'ailleurs qu'il y a deux autres abandons, bien plus redoutables, puisqu'ils sont le partage des réprouvés : l'impénitence finale et la damnation éternelle.

Mais, puisque le Fils de Dieu s'est offert volontairement à la croix, pourquoi se plaint-il ?

Il se plaint pour nous montrer l'excès de sa douleur.

Il se plaint, pour nous donner l'exemple et nous apprendre que c'est à Dieu qu'il faut nous adresser au plus fort de nos peines, et qu'on peut se plaindre à sa bonté paternelle sans murmurer ni l'offenser.

Il se plaint, pour nous faire entendre que la cause de ses souffrances n'est pas en lui, mais en nous.

Le ciel écoute les plaintes de Jésus avec respect, la sainte Vierge avec douleur, les soldats avec mépris.

Ceux-ci ne le comprennent pas. Ils croient qu'il invoque Elie, et il est le Dieu d'Elie. Ils s'imaginent que sa plainte est une marque de sa faiblesse, et c'est un admirable effet de son amour. Ils pensent qu'il veut se sauver, mais qu'il ne le peut ; et, tout au contraire, il ne le veut pas, mais il le peut.

Oh ! qu'il y en a peu qui entendent la parole de Dieu, peu qui respectent sa parole, peu qui entrent dans le sentiment de sa douleur !

 

Pratique : Dans nos délaissements, plaignons-nous amoureusement à Dieu, en empruntant les paroles de Jésus mourant.

Bouquet spirituel : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? »

 

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24 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

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Vingt-cinquième jour

25 avril

 

« Consummatum est »

 

Prélude : Jésus goûte le vinaigre, et dit : « tout est accompli ! »

 

Méditation

 

Près de rendre l'âme, Jésus regarde tous les travaux, les humiliations, les opprobres et les tourments que la justice divine lui avait ordonné de souffrir pour effacer nos crimes, et, commençant depuis le premier moment de son entrée dans le monde jusqu'à celui de sa sortie, il trouve que tout est accompli. En puis-je dire autant pour le passé et pour l'avenir ? Ah ! je veux persévérer avec constance dans la croix, afin de n'avoir plus rien à souffrir après ma mort !

Jésus regarde l’œuvre que son Père lui avait confiée, les ordres qu'il en avait reçus ; il a prêché les vérités évangéliques, confirmé sa doctrine par les miracles, rétabli le royaume de Dieu, détruit la tyrannie du démon, sanctifié tous les élus par un seul sacrifice, tracé le modèle de toutes les vertus. Il veut dire : « Tout est accompli, ô mon Père, j'ai achevé l'ouvrage dont vous m'avez chargé, j'ai accompli les figures et les prophéties, j'ai fait tout ce qui est écrit de moi ». - Ma vie est-elle conforme à l'Evangile ? ai-je accompli tout ce qui est nécessaire pour mon salut ? N'ai-je pas détruit l'œuvre de Dieu, au lieu de l'achever en moi ?

Jésus regarde tous les biens qu'il voulait faire aux hommes durant sa vie, et il trouve qu'il n'a rien épargné en leur faveur, et leur a tout donné. Son sang est épuisé, ses forces sont à bout, le trésor de ses grâces et de ses mérites est tout ouvert, il est tout épuisé lui-même, tout est accompli ! - Que nous sommes ingrats, si nous ne nous consacrons au service de celui qui s'est immolé pour notre salut ! Que nous sommes lâches, si nous laissons perdre par notre négligence les biens qu'il nous a acquis avec tant de peine.

Près de mourir, Jésus jette les yeux sur ce qui doit arriver à son Eglise jusqu'à la fin du monde ; il en traite avec son père, il dispose avec lui toutes choses, et, comme tout ce qui regardait sa personne est ponctuellement accompli, de même tout ce qui regarde les élus et les réprouvés s'accomplira exactement. Nous le verrons à l'heure de la mort et à la consommation des siècles, lorsque, ayant prononcé l'arrêt contre les réprouvés et emmenant avec lui les prédestinés, il intimera aux uns et aux autres ces mêmes paroles : « Tout est consommé ! » Tout ce qui dépendait du temps est fini, il ne reste que l'éternité, laquelle ne finira jamais.

Pour un moment de plaisir, une éternité de peines.

Pour un moment de peine, une éternité de plaisirs et de délices.

 

Pratique : Accomplir aussi parfaitement que possible les œuvres que Dieu veut que nous pratiquions.

Bouquet spirituel : « Tout est accompli ! »

 

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23 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

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Vingt-quatrième jour

24 avril

 

« J'ai soif ! »

 

Prélude : Un soldat présente à Jésus-Christ, au bout d'un roseau, l'éponge imbibée de vinaigre.

 

Méditation

 

La soif que Jésus endura sur la croix fut un de ses plus grands tourments. Les peines et les fatigues excessives qu'il avait souffertes depuis la veille au soir, sans aucun repos ni rafraîchissement, avaient allumé un feu dévorant dans ses entrailles.

Admirable charité du Fils de Dieu, dont le souvenir doit nous être présent quand nous prenons part à quelque festin !

Souvenons-nous alors de Jésus crucifié et consumé par les ardeurs de la soif. Le Maître souffre et le serviteur ne songe qu'à ses plaisirs !

Souvenons-nous de tant de pauvres qui languissent dans une indigence pire que les maladies et que la mort. Craignons que Dieu ne nous dise un jour : « J'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire ».

Souvenons-nous du mauvais riche, qui brûle dans les flammes et demande sans cesse une goutte d'eau qu'on ne lui donnera ja- mais. Craignons de partager ses tourments, nous qui goûtons les mèmes délices.

Jésus se plaint de la soif, non point pour être soulagé, mais pour goûter le vinaigre qu'il prévoyait devoir lui être donné et accomplir ainsi les prophéties qui avaient prédit ce tourment.

Il se contente de déclarer sa soif, sans demander à boire, pour nous apprendre à surmonter nos peines et à exposer nos besoins, avec résignation et sans empressement.

Il ne la déclare qu'à l'extrémité, pour exercer sa patience et pour nous laisser la preuve de ce qu'il souffre pour nous.

Il la déclare d'un seul mot, mais d'un mot qui comprend trois grands mystères touchant la soif spirituelle de son âme, incomparablement plus grande que celle de son corps, savoir : le désir ardent qu'il a d'accomplir toutes les volontés de son Père, le désir qu'il a de souffrir pour nous et le désir qu'il a du salut de nos âmes.

Mais, quand il a parlé de la soif qui le dévore, les soldats, s'approchant de lui, l'insultent et lui présentent du vinaigre.

Hélas ! vous ne satisfaites guère mieux à la soif qu'il endure pour les pauvres, qui sont ses membres. Vos refus et vos paroles dures lui sont plus amères que le fiel et le vinaigre.

Vous l'affligez encore plus dans la soif. spirituelle de son âme. Au lieu des vertus qu'il vous demande vous ne lui donnez que des vices et des défauts. Au lieu des larmes d'un cœur contrit, vous ne lui donnez que la boue d'un cœur charnel et terrestre.

Âmes ingrates, pensez à ce que vous faites, quand vous offensez Dieu : vous lui donnez à boire du fiel et du vinaigre, en récompense de tant de sang qu'il a versé pour vous et de tant de tourments qu'il a endurés.

 

Pratique : Travailler au salut des âmes, en vue d'apaiser la soif de Jésus crucifié.

Bouquet spirituel : « J'ai soif ! »

 

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22 avril 2022

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Le Mois de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

 

Crucifixion

 

Vingt-troisième jour

23 avril

 

Trois heures sur la Croix

 

Prélude : Adorons Jésus silencieusement sur la croix ; il prie et il pleure.

 

Méditation

 

Jésus demeure trois heures dans les ténèbres, car, à midi, les ténèbres couvrirent la terre jusqu'à trois heures, et le soleil s'obscurcit. Au moment où toutes les perfections du Verbe incarné sont comme anéanties, le soleil devait s'éclipser. C'était une image et un symbole, car la sagesse divine s'était cachée sous la folie de la croix, la force de Dieu sous sa faiblesse, sa gloire sous les opprobres, son innocence sous le supplice d'un criminel, son immortalité bienheureuse sous les horreurs de la mort.

Quand le chef d'une famille meurt, toute la maison est en deuil : voilà pourquoi l'univers se couvre d'un voile obscur au trépas de son Créateur.

Quand Dieu viendra juger le monde, il y aura des signes dans le ciel et au soleil. n'est-il pas juste qu'il y en ait quand le monde juge son Dieu ?

Autrefois, les ténèbres palpables ne couvraient que l'Egypte, mais à présent, les ténèbres sont universelles, parce que tout le monde participe aux abominations de l'Egypte et les surpasse même par la grandeur du crime qui se commet en la personne de Jésus-Christ.

Jésus imposa silence à ses ennemis, pendant qu'il offrait le sacrifice de sa vie pour l'expiation de leurs crimes. C'est pour la même raison qu'il demeura lui-même trois heures dans le silence. recueilli en la présence de son Père et appliqué à l'oraison.

Par le silence qu'il commande à ses persécuteurs, il montre qu'il a le pouvoir d'un Dieu à qui rien ne peut résister. Par le silence qu'il observe lui-même, il montre qu'il en a la bonté, car nul autre qu’un Dieu n'eut pu exciter une si héroïque patience.

Jésus avait commencé l'œuvre de notre rédemption par une retraite et une oraison de trois heures, il veut aussi l'achever par un silence et une prière également le trois heures.

Marie était au pied de la croix. Elle put donc voir que Notre Seigneur priait avec larmes. Elle s'unit à ses sentiments, offrant à Dieu le sacrifice sanglant de son fils, compatissant à ses tortures, se résignant aux volontés du Père éternel, buvant à longs traits le calice amer qui lui était présenté.

Unissons-nous au Fils et à la Mère.

 

Pratique : Prier souvent en union avec Jésus sur la croix.

Bouquet spirituel : « Cette nuit sera ma lumière ».

 

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