07 août 2013

La vision de la Sainte Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

Hildegard+Trinity

La vision de la Sainte Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

(Scivias, IIe livre, 2e vision)

 

« Ensuite je vis une splendide lumière et, dans elle, une forme humaine, couleur de saphir, qui brûlait d'un feu brillant et suave ; et cette splendide lumière pénétra tout ce feu brillant, et ce feu brillant s'infusa dans cette splendide lumière ; et cette splendide lumière et ce feu brillant pénétrèrent toute cette forme humaine, ne faisant qu'une seule lumière, par une même vertu et une même Puissance. Et, de nouveau, j'entendis cette lumière vivante qui me disait : « C'est le sens des mystères de Dieu, afin que l'on distingue et que l'on comprenne discrètement quelle est cette plénitude qui n'a pas d'origine, et à laquelle il ne manque rien ; qui, par sa vertu toute puissante, fixe les bornes de toutes les puissances. Car, si le Seigneur était exempt de sa propre vertu, quelle serait alors son œuvre ? Elle serait certainement vaine, car c'est dans l'œuvre parfaite que l'on voit quel est l'artisan.

C'est pourquoi tu vois une splendide lumière qui n'a pas d'origine, et à laquelle il ne peut rien manquer : Elle désigne le Père et, dans elle, une forme humaine, couleur de saphir, sans aucune tache d'imperfection, d'envie et d'iniquité, désigne le Fils, engendré par le Père, avant le temps, selon la divinité ; mais ensuite, incarné dans le temps, selon l'humanité, et venu dans le monde.

Elle brûle entièrement d'un feu brillant et suave, qui sans aucune atteinte de nulle aride et ténébreuse mortalité, démontre le Saint-Esprit, dont le même Fils unique de Dieu, conçu selon la chair et né d'une vierge dans le temps, répandit dans le monde la lumière de la vraie clarté.

Mais, que cette splendide lumière pénètre tout ce feu brillant, et que ce feu brillant s'infuse dans toute cette splendide lumière, et que cette splendide lumière et ce feu brillant remplissent toute cette forme humaine, ne faisant qu'une seule lumière dans une même vertu et une même puissance : cela signifie que le Père qui est l'équité souveraine, mais qui n'est pas sans le Fils et le Saint Esprit ; et le Saint Esprit qui embrase le cœur des fidèles, mais non sans le Père et le Fils ; et le Fils qui est la plénitude de la vertu, mais non sans le Père et le Saint Esprit : sont inséparables dans la majesté de la divinité, parce que le Père n'est pas sans le Fils, ni le Fils sans le Père, ni le Père et le Fils sans le Saint Esprit, ni le Saint Esprit sans eux ; et ces trois personnes ne forment qu'un seul Dieu, dans l'intégrité de la divinité et de la majesté ; l'unité de la divinité restant inséparable dans ces trois personnes, parce que la divinité ne peut être divisée, mais demeure toujours inviolable, sans aucun changement ; et le Père se manifeste par le Fils ; le Fils par l'origine des créatures ; et le Saint-Esprit par le même Fils incarné. Comment ? C'est le Père qui, avant les siècles, a engendré le Fils ; le Fils par lequel toutes choses ont été faites par le Père, à l'origine des créatures ; et le Saint Esprit qui apparut sous la forme d'une colombe, au baptême du Fils de Dieu, quand le temps fut venu. C'est pourquoi ; que jamais l'homme n'oublie de m'invoquer, moi le seul Dieu dans ces trois personnes, parce que je les ai montrées à l'homme, afin que l'homme brûle d'autant plus d'amour pour moi, que j'ai envoyé, par amour pour lui, mon propre Fils dans le monde ; comme Jean mon bien-aimé en rend témoignage lorsqu'il dit : « C'est en cela qu'apparut la charité de Dieu envers nous, que Dieu envoya dans le monde son Fils unique, afin que nous vivions par lui. En cela est la charité, non que nous ayons aimé Dieu ; mais parce que lui le premier nous a aimés, et a envoyé son Fils propitiateur pour nos péchés » (1).

Que signifie cela ? Parce que Dieu nous a aimés, un autre salut en est résulté que celui que nous eûmes dans une première naissance, lorsque nous devînmes les héritiers de l'innocence et de la sainteté, parce que le Père d'en-haut montra sa charité dans nos périls, lorsque nous étions dans la peine : envoyant, par la vertu d'en-haut, son Verbe seul parmi les enfants des hommes, dans une parfaite sainteté, au milieu des ténèbres des siècles, ou le même Verbe, ayant accompli tout bien, ramena à la vie par sa mansuétude, ceux qui en étaient rejetés à cause de l'impureté de la prévarication, et ne pouvaient revenir à l'état de sainteté qu'ils avaient perdu.

Pourquoi cela ? Car la paternelle dilection de l'amour de Dieu vint par la source même de vie, qui nous forma pour la vie, et qui dans nos périls fut notre protectrice, celle qui est la très profonde et très suave charité, qui nous exerce à la pénitence. Comment ? Dieu se souvint miséricordieusement de son grand ouvrage et de sa perle précieuse, c'est de l'homme que je parle, qu'il avait formé du limon de la terre, et auquel il avait inspiré le souffle de vie. Comment ? Lui-même organisa la vie pour la pénitence, dont l'efficacité ne périra jamais - parce que le rusé serpent trompa l'homme par son invasion orgueilleuse ; mais Dieu le rejeta par la pénitence, qui manifesta l'humilité, que le démon ignora et ne pratiqua pas ; parce qu'il ne sut jamais monter vers la voie de justice. Aussi cette rédemption de charité n'est pas venue de nous, parce que nous n'avons pas su, et nous n'avons pas pu aimer Dieu dans (pour) (l'œuvre) du salut ; mais le Créateur lui-même et le Seigneur de toutes choses a tellement aimé le monde, que pour le sauver il a envoyé son Fils, le prince et le Sauveur des fidèles, lequel a lavé et pansé nos plaies ; et c'est de lui que dégoutte le baume médicinal qui procure tous les bienfaits de la rédemption. C'est pourquoi, toi, ô homme, comprends que nulle instabilité de changement ne peut atteindre Dieu.

Car le Père est le Père, le Fils est le Fils, le Saint Esprit est le Saint Esprit, trois personnes dans l'unité de la divinité, indivisiblement dans toute leur puissance. Comment ? Trois vertus sont dans la pierre, trois dans la flamme et trois dans le verbe. Comment ? Dans la pierre est une vertu d'humidité, une vertu de palpabilité et une force ignée ; elle a la vertu d'humidité pour qu'elle ne se dissolve pas et ne se diminue pas ; elle est palpable au toucher, pour qu'elle serve à la défense et à l'habitation ; elle a une force ignée, pour qu'elle s'échauffe et se consolide par sa dureté : Sa force humide indique le Père, qui n'est jamais aride et n'a pas de borne à sa vertu, la vertu de palpabilité désigne le Fils, qui né d'une vierge peut être touché et saisi ; et la vertu du feu brillant démontre le Saint-Esprit, qui embrase et illumine le cœur des hommes. Comment cela ? De même que l'homme qui attire fréquemment par son corps la vertu humide de la pierre, devient débile et infirme : ainsi l'homme qui par l'instabilité de ses pensées, veut regarder témérairement le Père, périt dans la foi ; et de même que, par la palpabilité saisissable de la pierre, les hommes construisent leur habitation, afin de se défendre contre l'ennemi : ainsi le Fils de Dieu qui est la vraie pierre angulaire, devient la demeure du peuple fidèle, pour le protéger contre les malins esprits. Mais aussi, comme le feu brillant éclaire les ténèbres et brûle ce sur quoi il se repose : ainsi le Saint Esprit écarte l'infidélité, enlevant toute rouille d'iniquité. Et de même que ces trois forces sont dans une même pierre, ainsi la vraie trinité est dans une même divinité.

Aussi, comme la flamme dans un même foyer a trois vertus, ainsi un Dieu en trois personnes. Comment ? La flamme, en effet, consiste dans la splendeur de la clarté, et dans sa force inhérente, et dans son ardeur ignée mais elle a la clarté splendide, pour briller et sa vigueur inhérente pour montrer sa force ; et son ardeur ignée afin de brûler. Aussi, dans la splendeur de clarté, considère le Père, qui par bonté paternelle, répandit sa clarté sur ses fidèles ; et dans la vigueur inhérente, par laquelle cette flamme montre sa vertu de flamme splendide, reconnais le Fils, qui prit son corps dans le sein d'une vierge, et dans lequel la divinité manifesta ses merveilles ; et dans l'ardeur ignée, considère le Saint Esprit, qui consume d'une manière suave l'esprit des croyants. Mais ou ne se trouve ni la splendide clarté, ni la force inhérente, ni l'ardeur ignée, il n'y a pas la flamme ; ainsi, ou le Père ni le Fils, ni le Saint Esprit n'est honoré, la divinité n'est pas adorée dignement. Donc, de même que, dans une même flamme, on distingue ces trois vertus, ainsi, dans l'unité de la divinité, on comprend trois personnes. De même aussi que trois vertus sont indiquées dans le Verbe, ainsi la Trinité doit être considérée dans l'unité de la divinité. Comment ? Dans le Verbe est le son (la parole), la vertu et le souffle. Mais le son est pour qu'on l'entende, la vertu pour qu'on la comprenne, le souffle pour qu'il s'accomplisse. Le son indique le Père, qui fait toutes choses par sa puissance incompréhensible. La vertu désigne le Fils, qui est engendré merveilleusement du Père. Le souffle dénote le Saint Esprit, qui souffle ou il veut, et consume toutes choses. Mais ou le son n'est pas entendu, la vertu ne saurait agir et le souffle s'élever ; et là, le Verbe n'est pas compris. Ainsi le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont pas séparés l'un de l'autre ; mais ils accomplissent leur œuvre dans un parfait accord.

C'est pourquoi comme ces trois choses sont dans un seul verbe, ainsi également la suprême Trinité est dans la suprême unité. Et, de même que dans la pierre, la vertu humide n'est, ni n'agit, sans la palpabilité saisissable et sans la vertu ignée ; ni la vertu palpable sans la vertu humide et la vigueur ignée du feu brillant ; ni la force du feu brillant sans la force humide et la force palpable ; et de même que, dans la flamme, la splendide clarté n'est, ni n'agit, sans la vigueur inhérente et l'ardeur ignée, ni l'ardeur ignée sans la splendide clarté et la vigueur inhérente ; et, de même que dans le Verbe le son n'est, ni n'agit sans la vertu et le souffle, ni la vertu sans le son et le souffle, ni le souffle sans le son et la vertu, mais ils sont indivisiblement unis dans leur œuvre : ainsi également, les trois personnes de la suprême Trinité résident sans être divisées, inséparablement, dans la majesté de la divinité.

Ainsi, ô homme, comprends un Dieu en trois personnes. Mais toi, dans l'aveuglement de ton esprit, tu penses que Dieu est si impuissant, qu'il lui est impossible de subsister vraiment en trois personnes, mais qu'il peut subsister seulement en une ; lorsque tu ne peux voir la voix exister sans ses trois vertus. Pourquoi cela ? Certes, Dieu est en trois personnes, vrai et unique Dieu, le premier et le dernier.

Mais le Père n'est pas sans le Fils, ni le Fils sans le Père, ni le Père ni le Fils sans le Saint Esprit, ni le Saint Esprit sans eux, parce que ces trois personnes sont inséparables dans l'unité de la divinité : Comme le verbe résonne de la bouche de l'homme, mais non la bouche sans la parole, ni la parole sans la vie. Et ou demeure le Verbe ? Dans l'homme. D'où sort-il ? De l'homme. Comment ? Pendant la vie de l'homme.

Ainsi est le Fils dans le Père, que le Père a envoyé sur la terre, pour le salut des hommes qui sont plongés dans les ténèbres ; et ce fils a été conçu dans une Vierge, par le Saint Esprit. Ce Fils, de même qu'il est fils unique dans la divinité, ainsi il est fils unique dans la virginité ; et de même qu'il est fils unique du Père, ainsi il est fils unique de la mère ; parce que comme le Père l'a engendré, seul avant les temps, ainsi la vierge mère l'a engendré, seul, dans le temps, parce qu'elle est restée vierge après l'enfantement. C'est pourquoi, ô homme, comprends, dans ces trois personnes, ton Dieu qui t'a créé dans la force de sa divinité, et qui t'a racheté de la perdition. N'oublie donc pas ton Créateur, comme t'y exhorte Salomon lorsqu'il dit : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que vienne le temps de ton affliction et qu'approchent de toi les années desquelles tu dises : 'Elles ne me plaisent pas' » (2).

Que signifie cela ? Rappelle à ton esprit celui qui t'a créé, lorsque dans les jours de ta téméraire audace, tu penses qu'il t'est possible de t'élever, selon ton  désir, vers les sommets, en te précipitant dans les abîmes ; et lorsque, affermi dans la prospérité, tu tombes dans les pires adversités. Car, la vie qui est en toi évolue toujours vers la perfection, jusqu'au temps ou elle apparaîtra parfaite. Comment ? L'Enfant, dès sa naissance, s'achemine vers l'état parfait, et ensuite il reste dans cet état, délaissant la pétulance des mœurs de la folle adolescence, et n'ayant de souci que pour les affaires sérieuses, pour mener à bonne fin son œuvre ; ce qu'il n'a jamais fait lorsqu'il était dans la fougue de la jeunesse inconstante.

Ainsi doit faire l'homme fidèle : Qu'il délaisse l'enfance des mœurs et qu'il gravisse le sommet des vertus en persévérant dans leur force ; méprisant l'orgueil de sa cupidité, qui est féconde dans les égarements des vices; et que, dans la retraite, il médite sur ce qui est digne de sa sollicitude, après avoir traversé l'enfance des mœurs puériles. C'est pourquoi, ô homme, attache toi à ton Dieu, dans la force de ta virilité, avant que vienne l'homme qui devra être ton juge, lorsque toutes choses seront manifestées, et qu'il ne restera rien de caché ; avant que viennent les temps qui ne verront jamais de fin ; de peur que, murmurant de ces choses dans ton sentiment humain, tu ne dises : « Elles ne me plaisent pas, et je ne comprends pas si elles sont pour mon avantage ou mon détriment », parce que l'esprit humain est en cela toujours dans le doute ; car, même lorsqu'il fait le bien, il est dans l'anxiété de savoir s'il plaît à Dieu ou non. Et tandis qu'il fait le mal, il tremble pour son salut. Mais que celui qui regarde avec des yeux vigilants, et qui entend avec des oreilles attentives, embrasse du fond du cœur ces paroles mystiques, qui émanent de Moi qui suis la Vie.

 

Notes : (1) In hoc apparuit charitar Dei in nobis, quoniam Filium Suum Unigenitum misit Deus in mundum, ut, vivamus per eurn. In hoc est charitas non quasi nos dilexerimus De-am, sed quoniam ipse prior dilexit nos et misit Filium suum propitiationem pro peccatis nos tris. (jean IV). (2). Memento Creatoris tui in diebus juventutis tuœ, antequam veniat tempus afflictionis tuœ, et appropinquent anni de quibus dicas : Non mihi placent. (Eccles. XII).

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Prière

 

Louange à la Trinité, son, vie et créatrice de toutes choses !

Et louange à la troupe des Anges,

merveilleux éclat des mystères éclat des mystères inconnus des hommes, et vie de toutes choses !

 

(Sainte Hildegarde, Antienne « Laus Trinitati »)

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31 juillet 2013

Litanies de Marie Enfant

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Litanies de Marie Enfant

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie Enfant, Fille de Dieu le Père, priez pour nous.

Sainte Marie Enfant, Siège de la Sagesse éternelle, priez pour nous.

Sainte Marie Enfant, Epouse du Saint Esprit,

Sainte Marie Enfant, en qui le Verbe incarné voit Sa Mère,

Sainte Marie Enfant, créée dans la Pensée Divine avant les siècles,

Sainte Marie Enfant, qui avez été conçue sans péchés,

Sainte Marie Enfant, fille bénie d'Anne et de Joachim,

Sainte Marie Enfant, honneur et jubilation de votre mère,

Sainte Marie Enfant, plus belle qu'Adam et Eve au premier jour de l'innocence,

Sainte Marie Enfant, plus gracieuse que les Anges,

Sainte Marie Enfant, dont les Choeurs célestes ont célébré la naissance,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom a du être apporté du Ciel,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom est plein de douceur et d'harmonie,

Sainte Marie Enfant, dont les mères apprennent le Nom à leurs enfants,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom signifie Etoile de la mer,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom calme les flots des passions,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom relève le courage abattu,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom est la terreur de l'Enfer,

Sainte Marie Enfant, noble descendante des Patriarches,

Sainte Marie Enfant, qu'on chantée les Prophètes,

Sainte Marie Enfant, tige miraculeuse de Jessé,

Sainte Marie Enfant, magnifique lys des vallons,

Sainte Marie Enfant, blanche colombe des cantiques,

Sainte Marie Enfant, myrrhe aux suaves parfums,

Sainte Marie Enfant, vigne odorante du printemps,

Sainte Marie Enfant, porte mystérieuse réservée au passage du Libérateur,

Sainte Marie Enfant, plus brillante que l'aurore,

Sainte Marie Enfant, aurore même du Soleil de Justice,

Sainte Marie Enfant, plus pure que l'étoile du matin,

Sainte Marie Enfant, rosée qui rafraîchit la terre,

Sainte Marie Enfant, qui conversiez avec Dieu avant même d'avoir l'usage de la parole,

Sainte Marie Enfant, qui Vous êtes présentée au Temple à l'âge de trois ans,

Sainte Marie Enfant, modèle de la vie intérieure,

Sainte Marie Enfant, modèle de silence,

Sainte Marie Enfant, modèle d'humilité,

Sainte Marie Enfant, modèle de simplicité,

Sainte Marie Enfant, modèle d'obéissance,

Sainte Marie Enfant, modèle d'application au travail,

Sainte Marie Enfant, modèle de l'enfance,

Sainte Marie Enfant, qui, la première, fîtes le vœu de virginité,

Sainte Marie Enfant, qui soupiriez après la venue du Messie,

Sainte Marie Enfant, qui demandiez à Dieu de servir la vierge qui concevrait l'Emmanuel,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Marie Enfant, priez pour nous,

Afin que nous soyons dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions

 

O Dieu qui avez enrichi de tous les trésors de Votre Grâce la Saint Enfance de la glorieuse Vierge Marie, que nous honorons avec une piété toute filiale, accordez-nous de devenir nous-mêmes semblables aux petits enfants, afin d'entrer un jour dans le Royaume des Cieux qui leur a été promis. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Nous approuvons les Litanies ci-dessus. Nous en permettons l'usage en dehors des fonctions liturgiques, et nous accordons 40 jours d'Indulgences aux fidèles qui les réciteront avec piété.

 

7 avril 1908,

+ René François,

Archevêque de Tours.

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23 juillet 2013

Prière à Notre Dame des Miracles et Vertus

Notre Dame des Miracles et Vertus

Protectrice de la ville de Rennes

 

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Prière à Notre Dame des Miracles et Vertus

 

Souvenez-Vous, très Douce Vierge Marie, de tous ceux qui, depuis sept cent ans, sont venus prier au pied de Votre Autel, en Vous appelant Notre Dame des Miracles et Vertus.

De nombreux pèlerinages ont pris naissance dans la splendeur et dans la joie. Le Vôtre a commencé par une nuit d'hiver, dans le froid et la nuit, la terreur et les larmes.

Vous avez exaucé les désirs de nos pères. Montrez toujours la même tendresse à l'égard de leurs enfants.

Défendez-nous contre tous les dangers qui nous menacent. Faites briller à nos yeux les clartés de la Foi. Faites entendre à nos oreilles les paroles qui conduisent au Ciel.

Au milieu des flammes qui ravageaient la ville, dans les terreurs de la Révolution qui dévastait Vos Autels, la confiance des Rennais vous demeura fidèle.

La nôtre Vous restera acquise à tout jamais. Nous savons que Vous êtes « la Mère de Dieu pour tout obtenir et la Mère des hommes pour tout accorder ».

Vous régnez au Ciel dans la gloire. Sur terre, Vous portez la couronne que notre amour Vous a préparée. Placez-nous près de Vous dans les splendeurs du Paradis.

Mais puisqu'il nous faut Vous aller rejoindre en marchant dans la sentiers de la souffrance, ayez pitié de ceux qui viennent Vous implorer.

Ayez pitié des mains qui se joignent, et qui égrènent le Chapelet.

« Ayez pitié de la faiblesse de notre Foi et des objets de notre tendresse. Ayez pitié de ceux qui prient, de ceux qui pleurent, de ceux qui tremblent. Donnez à tous l'espérance et la paix ». Ainsi soit-il.

 

(100 jours d'Indulgences)

 

Approuvé :

Rennes, 7 octobre 1932

+ Maurice Mignen,

Archevêque de Rennes, Dol et Saint Malo.

Triduum de prières à Saint Michel Archange

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Triduum de prières à Saint Michel Archange

 

Premier jour

 

O glorieux Saint Michel Archange, Prince de la Milice Angélique, vous qui déployez un si grand zèle dans la défense des droits de Dieu contre Lucifer, son ennemi, je vous honore, je vous invoque, je vous salue ! A vous Puissant Archange, élevé si haut dans la gloire céleste, et à tous les esprits bienheureux dont vous êtes le chef, louange, honneur et bénédiction ! Jetez un regard sur nous et voyez : les droits de Dieu sont attaqués avec une fureur presque sans exemple ; Satan, l'ennemi du Très-Haut et des hommes, profère avec une nouvelle rage, par la bouche de ses nombreux suppôts, le cri de son orgueil révolté : « Non serviam, je ne servirai pas ! » Grand Archange, montrez-vous, et que votre voix éclatante, comme un tonnerre, affirme les droits de Dieu avec plus de force que Satan et tous les siens ne le nient : « Qui ut Deus ! Qui est comme Dieu ! » Qu'à ce cri puissant, les démons soient refoulés dans l'abîme, les complots des méchants arrêtés, l'orgueil et l'esprit de rébellion étouffés dans les âmes, les sentiments d'humilité et d'obéissance à jamais gravés dans le cœurs !

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Deuxième jour

 

O Glorieux Saint Michel, adorateur excellent du Verbe Incarné, vous qui, à la tête des Anges fidèles, fléchissez le genou devant le Seigneur Jésus, faites éclater, avec une nouvelle puissance, vos hommages et vos adorations, en échange des outrages et des blasphèmes dont ce Divin Sauveur est l'objet ; prenez en main sa cause, obtenez-nous la grâce de mieux le servir, et prosternez aux pieds de Sa Majesté trois fois Sainte tous ses ennemis contrits et humiliés.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Troisième jour

 

O Glorieux Saint Michel, protecteur du Peuple de Dieu, gardien et défenseur de l'Eglise de Jésus-Christ, je vous supplie de venir au secours de cette Eglise contre laquelle l'Enfer est déchaîné ; soutenez-la, vivifiez-la, défendez-la, par votre puissante intercession ! Michaël Archangele, veni in adjutorium populo Dei. Gardez aussi avec un soin tout particulier, son auguste chef, et faites bientôt luire pour lui et pour nous le jour du triomphe. Faites, par vos prières, que notre bien-aimée Patrie se montre toujours et partout fidèle à sa providentielle mission. Enfin, ô glorieux Saint Michel, vous qui êtes chargé de recevoir les âmes au sortir de ce monde et de les conduire au Ciel, veillez sur nous durant cette vie présente, défendez-nous contre les assauts du démon, assistez-nous spécialement à l'heure de notre mort ; daignez enfin, par vos prières, nous obtenir une sentence favorable au jour du jugement, et le bonheur de voir Dieu Face à face dans les siècles des siècles.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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22 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Samedi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez le Cœur de Jésus mort et privé dans le tombeau de tous Ses Mouvements naturels par la séparation de sa chère âme. Ô Sacré Cœur de Jésus, si l'Amour Vous a mis dans cet état, et si Vous dormez pour un temps, Votre Divinité et Votre Sainte Âme veillent, et le même Amour qui Vous a fait naître et vivre, Vous feront bientôt ressusciter. Ô Cœur Sacré, qui avez voulu perdre la vie pour mes péchés, faites que le mien meure tout à fait au péché.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore cette mort toute de Charité qui Vous a mis dans le tombeau. Faites que j'entre dans la plaie de Votre Cœur, que le coup de lance a faite, et que j'y meure d'amour pour Vous. Ô Cœur de Marie Mère du Cœur de Jésus, j'ai recours à Vous afin que Vous me parliez a sa place. Le Cœur de Jésus et le Vôtre ne sont qu'un et ce que vous ferez sera approuvé de Lui. Dites à cette Sainte Mère ce que le cœur vous suggérera.

 

Vive le Cœur de Jésus, le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, soyez loué et béni à jamais de ce que Vous avez voulu mourir pour nous mériter la vie ; c'est Vous qui êtes cet admirable grain de froment qui devait être mis en terre et y mourir afin d’être le germe de la vie de tous les hommes. Conservez-moi cette précieuse vie de l’âme que Vous m'avez acquise et donnée, et ne permettez point que je la perde jamais.

 

V/. En paix et dans Lui-même

R/. je dormirai et je me reposerai.

 

Oraison à la Sainte Vierge

 

Je vous salue, Marie, Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous Ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie, par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et à l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle à Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez que c'est Jésus-Christ Lui-même qui a ainsi voulu faire mourir Son Cœur, car Il a dit qu'Il avait le pouvoir de quitter Son âme et de la reprendre. Ô Sacré Cœur de Jésus, si Vous n’étiez point véritablement mort, on n'aurait jamais pu connaître l’excès dont Votre Amour a été capable. Apprenez-moi la pratique des saintes leçons de la mort à moi-même, que Vous nous avez enseignées.

 

Adoration

 

Je Vous adore, Sacré Cœur de Jésus, enseveli dans le cœur de la terre pour ressusciter, mais vivant toujours dans Celui de Votre sainte Mère ; accordez-moi, par Son intercession, la pureté de l’âme et du corps. Vivez dans moi afin que ce ne soit plus moi, mais que ce soit Votre Cœur qui vive en moi.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, qu'heureux est celui qui ne met son espérance et sa confiance qu'en Vous qui le rassasiez. Vous êtes la véritable lumière de notre Patrie, dont les charmes surpassent tout ce que le sens humain peut éprouver. Oh, que je Vous ai connu et aime tard, ô Beauté ancienne ! Si je vous ai aime tard, faites que je vous aime parfaitement.

 

R/. Sa demeure s'est faite dans la paix

V/. Et Son habitation est dans la Sainte Sion.

 

Oraison à la Sainte Vierge

 

Je Vous salue, Marie Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa Charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie, par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et a l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle à Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez le Cœur de Jésus-Christ enseveli, comme le modèle de l'ensevelissement que vous devez faire du vôtre afin de vivre comme étant mort aux créatures pour ne vivre qu'à Lui. Son Apôtre saint Paul nous dit, que nous devons être ensevelis par une imitation de Sa mort, pour avoir part à Sa gloire. O Sacré Cœur de Jésus, que je meure donc avec Vous, et que j'aie place en Votre sépulture. Que je vive mort avec Vous et que je ne reste plus vivant avec moi-même ; l'un m'est bien plus désirable que l'autre. Tuez-moi d'un bon coup de Votre Charité, afin que je ne vive plus qu'a Vous et par Vous, et pour Vous. Ainsi soit-il.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, mort et enseveli dans le tombeau, je Vous adore uni toujours à Votre Divinité. Vous avez toujours été le Cœur d'un Dieu, quoique Vous ayez été le cœur mort d'un homme enseveli ; faites-moi la grâce d’être du nombre de ces Bienheureux morts dont la vie est cachée en Dieu avec la Vôtre ; que mon cœur de terre et d'homme misérable, devienne tout céleste par la vertu du Vôtre.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi-soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Cœur Sacré de Jésus, si Vous reposez, si Vous dormez dans le tombeau après avoir opéré l’œuvre de notre Rédemption, de même que Dieu se reposa après avoir fait l’œuvre de la Création, Votre Divinité est toujours veillante. Que Votre Cœur Divin soit toujours l'aimant sacré de mon cœur, afin que son penchant soit toujours vers Vous et qu'il tire le mien après soi, sans que mes infidélités y apportent jamais de résistance et d'obstacle.

 

R/. Vous êtes le Dieu de mon cœur

V/. Et mon partage pour toute l’Éternité.

 

Oraison à la Sainte Vierge Mère du Cœur de Jésus

 

Je Vous salue Marie, Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous Ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et à l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur, pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle a Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

Most Sacred Heart of Jesus

 


20 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Vendredi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez ou plutôt admirez les sentiments du Sacré Cœur de Jésus-Christ faisant sa prière dans le Jardin des Oliviers. La tristesse le saisit d'une manière si forte, qu'il en sue le Sang et déclare qu'Il souffre une tristesse mortelle ; et elle se manifeste assez par Son état d'Agonie. Ô Sacré Cœur de Jésus, quelle est la cause de Votre tristesse et de l'Agonie que Vous souffrez ? C'est Votre propre Volonté, car Vous n’êtes offert que parce que Vous l'avez bien voulu. Il y a ici un mystère caché, mais qui nous fait voir au dehors ce que Votre Amour est capable de faire et de souffrir. Vous aviez des Légions d'Anges a Votre service pour Vous délivrer des mains des Juifs, mais Vous n'avez point voulu Vous en servir. C’était la vue de l'ingratitude des pécheurs, qui devaient s'attirer la juste vengeance de Votre Père Céleste en foulant aux pieds Votre Sang répandu pour eux, c’était cela qui pressait l'Amour de Votre Sacré Cœur et qui Vous faisait souffrir une espèce de mort anticipée. Quoi ! Mon cœur, seras-tu insensible à tes péchés et à tes infidélités, en voyant le Sacré Cœur de Jésus réduit à cet état par la seule prévoyance que tu les commettrais, et que tu te mettrais toi-même en état d’être privé du bénéfice de Sa Rédemption.

 

Adoration

 

Je Vous adore, Sacré Cœur de Jésus, dans l’état douloureux où Vous Vous êtes trouvé au Jardin des Oliviers. C'est moi qui mérite toutes les peines que Vous souffrez, car j'en suis la cause ; mais Votre Amour Vous ayant fait Vous charger de toutes nos iniquités, Vous en portez la peine. Ô Sacré Cœur de Jésus, c'est par Votre tristesse que mon âme est consolée, et par Votre Agonie que ma mort est adoucie ; Votre Oraison, accompagnée de tant de douleurs, me marque que Vous avez voulu me délivrer par Votre Oraison, avant que de me racheter par Votre Passion. Donnez-moi un cœur contrit et humilié qui ait part aux douleurs et aux afflictions que le Vôtre a souffertes. Enseignez-moi à bien faire 1'Oraison de souffrance et de patience.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez voulu nous faire voir l'ardent désir que Vous avez du Salut des hommes, et la douleur que Vous causaient les péchés de ceux qui perdraient le fruit de Votre Rédemption, puisque la tristesse que Vous en eûtes Vous mit dans l'agonie et Vous fit suer le Sang, soyez loué et béni à jamais. Faites par Votre Sainte Grâce que je verse au moins des larmes de cœur, pour la part que mes péchés ont eue a l'affliction que Vous avez soufferte dans Votre Oraison du Jardin.

 

V/. Veillez et priez pour quel vous n'entriez point en tentation

R/. Car l'esprit est prompt et la chair est infirme.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présenté aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la Face couverte d'un voile, d’être dépouillé de Vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance: je vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu ou Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Amen.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez quels étaient les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus parmi la variété des souffrances, des moqueries, des opprobres que les Juifs lui ont fait souffrir pendant tout le temps de Sa Passion. Ô Sacré Cœur de Jésus, quel spectacle offriez-Vous pour lors aux yeux du monde, des Anges et des hommes par Votre humilité, par Votre douceur à l’égard même de ces cruels bourreaux, par Votre obéissance, par Votre patience représentée par l'agneau qui se tait sous la main de celui qui le tond, par Votre pauvreté, par Votre amour du mépris et des souffrances et par Votre Divine Charité. Ô mon cœur, tu serais indigne d'appartenir au Cœur de Jésus, si tu n'estimais la pratique de ces vertus comme le plus grand bien que tu puisses avoir au monde, puisque ce sont celles du Cœur de Jésus et qu'Il t'a tant recommandées.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, si Votre Père Éternel, selon le témoignage de Saint Paul, Vous a fait adorer par tous les Anges dès Votre entrée en ce monde, que n'ont-ils pas fait en Vous voyant et en Vous admirant dans l'exercice de Votre Passion ! Je Vous adore avec eux, et je Vous prie de m'accorder la grâce de Vous adorer en Esprit et en Vérité, en participant à Vos souffrances, à Vos affections et à Vos désirs.

 

Vive le Cœur de Jésus, le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

Soyez loué et béni à jamais, ô Sacré Cœur de Jésus, qui nous avez enseigné, encore plus par œuvres que par paroles, l'excellence et les effets de la Céleste Charité dont Vous avez apporté le Feu Sur la terre. Faites-le brûler dans nos cœurs, et faites-nous la grâce de Vous aimer et de nous aimer les uns les autres comme Vous nous avez aimés

 

V/. La discipline de notre paix Lui a été imposée

R/. Et nous sommes guéris par Ses meurtrissures.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présents aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets, et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la face couverte d'un voile, d’être dépouillé de vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance : je Vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu où Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Amen.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus, étendu et mourant sur la Croix, à l’égard de Son Père éternel auquel Il se plaint et abandonne Son Esprit ; à l’égard de Sa Sainte Mère qu'Il recommande à son Disciple Bien-aimé ; à l’égard de Ses bourreaux pour lesquels Il prie. Ô Sacré Cœur de Jésus, Vous avez fait de grands miracles en ressuscitant les morts, en commandant aux éléments, en chassant les démons, en guérissant les malades. Ce sont des preuves que Vous êtes le Tout-Puissant. Mais si j'osais le dire, tous ces miracles ne sont rien en comparaison de ceux que Vous avez faits sur la Croix. Quelle merveille de voir le Créateur disposer des créatures comme Il Lui plaît : mais c'est la merveille des merveilles de voir le Créateur dire, faire et souffrir ce que Vous avez dit, fait et souffert sur la Croix pour l'Amour de tous les hommes, de ceux même qui Vous crucifiaient. Ô Sacré Cœur de Jésus, ôtez-moi ce cœur de pierre que je porte, et donnez-m'en un de chair qui ressente Votre Amour et Vos souffrances comme il doit les ressentir, et qui soit désireux de voir accompli dans moi ce qui y manque de la représentation de Vos Souffrances.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore tous les Mouvements que Vous avez faits et soufferts sur la Croix, comme autant de miracles et de sacrifices que Vous avez offerts à Dieu sur l'Autel de Votre Charité. Que devenait le Cœur de Votre Sainte Mère, en voyant et en connaissant ce que le Vôtre souffrait et disait. O Cœurs de Jésus et de Marie qui connaissez et qui sentez ce que Vous souffrez l'un et l'autre, cessez, cessez de Vous porter des coups de douleurs l'un à 1'autre. Ce sont nos péchés qui sont la cause de Vos douleurs et de Vos larmes ; puisque nous reconnaissons que c'est nous qui sommes coupables de tout le mal, faites au moins que nous ressentions notre part de Vos douleurs.

 

Louange et Prière

 

Soyez loué et béni a jamais, ô Sacré Cœur de Jésus, de tout ce que Votre Charité Vous a fait souffrir pour notre Rédemption. Vos souffrances extérieures ont été grandes ; mais Vos souffrances intérieures Vous ont été encore plus sensibles. Toute l'ingratitude des hommes Vous était connue. Vous en avez porté par avance toute l'affliction et l'angoisse dans Votre Oraison du Jardin. Un de Vos Prophètes s'en est plaint par avance en Votre Nom. « J'ai cherché quelqu'un, dit-il, qui voulut s'affliger avec Moi, et il n'y en a pas eu qui voulut Me consoler, et Je ne l'ai point trouvé ». Mais rien de cela ne Vous a rebuté ni empêché de consommer l’œuvre de la Rédemption de tous les hommes par Votre mort, et par une mort sur la Croix. Oh ! Le Dieu de mon cœur, ne souffrez point que mon cœur soit de ceux qui ne veulent ni s'affliger avec Vous ni Vous consoler par le regret et la douleur de leurs propres péchés

 

V/. Nous l'avons vu sans beauté, comme un lépreux et comme un homme frappé de la main de Dieu.

R/. Il a été chargé de nos maladies et il a porté nos iniquités.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présenté aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la Face couverte d'un voile, d’être dépouillé de Vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance : je Vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu où Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Amen.

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19 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Jeudi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez. combien le Sacré Cœur de Jésus avait le désir de vous donner Son propre Corps et Sa vie, afin de nous faire vivre par Sa vie et nous nourrir de ce qui est le principe et le soutien de notre vie éternelle. Il fallait, ô Sacré Cœur de Jésus, que les Mouvements de Votre Charité fussent bien ardents, quand Vous disiez : « J'ai désiré d'un désir ardent de manger cette Pâque avec vous ». C’était Vous-même qui deviez être la Victime de cette Pâque. O mon cœur, auriez-vous le courage de refuser de faire ou de souffrir quelque chose pour le Sacré Cœur de Jésus, ou de vouloir mettre quelques réserves à Son égard, puisque vous Lui devez tout et qu'Il s'est donné tout a vous, pour vous donner et vous conserver la vie éternelle.

 

Adoration

 

J'adore les Mouvements de Votre Charité admirable, ô Sacré Cœur de Jésus, qui Vous ont porté jusqu’à des excès que Moise et Élie admiraient le jour de Votre Transfiguration. C'est ici que Vous avez voulu comme renfermer tous les miracles de Votre Puissance, aussi bien que de toute Votre Charité. C'est donc ici comme le centre ou je dois rapporter et ramener tout ce que je puis avoir d'amour et de reconnaissance. C'est ici, ô Sacré Cœur de Jésus, où Vous dites à mon cœur : « Prends-Moi, et rachète-toi. Et c'est ici, ô mon Dieu, ô Feu de Charité consumante, où je dois Vous dire : « Prenez ce cœur de chair, pour en faire une victime de Votre Charité ».

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, soyez loué béni à jamais, de ce que l'ardeur et l'industrie de Votre Charité ont inventé un moyen miraculeux de jeter dans les cœurs les Saintes Flammes de Votre Amour, et de Vous mettre Vous-même comme un sceau sur ceux de vos fidèles dans le Sacrement de Votre Charité Imprimez si bien sur le mien ce Sceau Divin, que rien n'y entre ou n'en sorte qui ne soit conforme aux sentiments de Votre Sacré Cœur

 

V/. Faites sortir Votre Pain de la terre

R/. Et que Votre Vin réjouisse le cœur de l'homme.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui avez voulu nous laisser un Mémorial de Votre Passion et un gage de Votre Amour, dans un Sacrement admirable ; accordez-nous, je Vous prie, de rendre notre vénération au Mystère de Votre Corps et de Votre Sang, de telle manière que nous ressentions toujours les effets de Votre Rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez avec quelle ardeur le Sacré Cœur de Jésus désirait mourir pour vous, « Je dois être baptisé d'un Baptême, disait-Il à ses disciples (ce baptême était celui de Son Sang) et combien suis-Je dans l'empressement du désir de le voir consommer ». O Cœur Sacré, Vous n'avez vécu que pour mourir d'Amour pour nous, après avoir amassé sur nos têtes une infinité de charbons de Charité pour nous faire ressentir Votre Amour et pour nous enflammer à Vous aimer. O mon cœur, voudra-tu donc refuser quelque chose de ton amour à Celui qui t'a aimé, comme s'Il n'avait vécu et s'Il n’était mort que pour toi.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore les Mouvements adorables qui Vous ont fait être toute Votre Vie une Victime de Charité, et qui Vous en ont fait faire la consommation par une mort toute de Charité ; faites, par Votre Sainte grâce, que mon cœur devienne une Hostie vivante qui ne désire rien plus que d’être immolée et d'immoler toutes choses à Votre plus grande Gloire.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

Sacré Cœur de Jésus, soyez loué et béni à jamais, comme étant la Source de la vie de la grâce, la nourriture de l’âme et le soutien de l'esprit. C'est de Votre Plénitude que tout se répand sur nous ; faites-moi la grâce de remplir mon cœur des mêmes sentiments que Votre Adorable Cœur a ressentis.

 

V/. Vous leur avez donne un Pain du Ciel.

R/. Qui contient en soi tout ce qui peut donner de la délectation à l’âme.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui avez voulu nous laisser un mémorial de Votre Passion, et un gage de Votre Amour, dans un Sacrement admirable ; accordez-nous, je Vous prie, de rendre notre vénération au mystère de Votre Corps et de Votre Sang, de telle manière que nous ressentions toujours les effets de Votre Rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez ce qui peut avoir porté le Sacré Cœur de Jésus à Vous livrer Son Corps dans le mystère où Sa Charité se fait admirer autant que Sa Toute-Puissance. C'est afin de vous livrer Son Cœur, et pour que le votre devienne comme le dépositaire du Sien. Après cela, mon cœur, voudriez-vous bien déshonorer le Cœur de Jésus qui est devenu vôtre et le rebuter en y recevant des affections et des désirs opposés aux siens.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore les Mouvements de Votre Charité qui Vous ont porté à vouloir remplir mon cœur par le Vôtre, mon âme par la Vôtre, mon esprit par Votre Esprit et nourrir mon corps par Votre Chair Sacrée. J'adore Votre Divinité cachée à mes yeux sous les symboles de Votre Mystère de Charité, et je Vous prie de me faire la grâce de traiter mon âme, mon esprit, mon cœur et mon corps, comme un Temple consacré à Votre honneur. O Sacré Cœur, je Vous adore comme une Victime immolée par l'empire et l’autorité de Son pur Amour.

 

Vive le Cœur de Jésus, Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus qui êtes caché sous le voile mystique de la Sainte Hostie, soyez loué et béni à jamais ; faites que je puisse louer dignement l'ardeur de Votre Charité. Et comme Vous êtes tout en toutes choses aux Saints dans le Ciel, faites que Votre Cœur Sacré me devienne toute chose, en me faisant la grâce de Vous aimer et de Vous adorer en Esprit et en Vérité.

 

V/. Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde

R/. Il les aima jusqu’à la fin.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui avez voulu nous laisser un Mémorial de Votre Passion et un gage de Votre Amour, dans un Sacrement Admirable ; accordez-nous, je Vous prie, de rendre notre vénération au Mystère de Votre Corps et de Votre Sang, de telle manière que nous ressentions toujours les effets de Votre Rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Exercice pour le Jeudi de la quatrième semaine après l'Octave de Pentecôte

Actions de grâces

 

Allez entendre la Sainte Messe. Offrez l'adorable sacrifice et la sainte Communion, dans l'intention particulière de remercier Dieu, pour toutes les grâces qu'il vous a accordées pendant le mois du Saint Sacrement. Avant ou après la Messe, lisez attentivement les réflexions qui suivent. Enfin, terminez cet exercice par la récitation du Te Deum.

« J'ai demandé au Seigneur une seule chose, et je la rechercherai uniquement, c'est d'habiter dans la Maison de mon Dieu tous les jours de ma vie afin que je contemple les délices du Seigneur ».

Elle est bien triste cette vie qu'il faut employer entièrement à combattre. Heureuse l'âme qui connaît la Maison du Seigneur, et qui trouve ses plus chères délices dans le Sanctuaire où Jésus a fixé Sa demeure. J'ai compris cette vérité, et le Divin Sauveur m'a inondé de lumières pendant ces jours précieux consacrés à honorer la Divine Eucharistie ! Maintenant qu'il me soit permis de faire monter vers le trône de Votre Miséricorde, ô Jésus, qui êtes ma Lumière, ma Force et ma Vie, les sentiments de reconnaissance dont mon âme est pénétrée à la vue de vos bienfaits. Si le Roi-Prophète s'écriait autrefois dans l'ivresse de son amour : « Que Rendrai-je au Seigneur pour tous les biens dont Il m'a comblé », quels seront les transports de mon âme, à la pensée des jours pleins de délices que j'ai passés dans la méditation du grand et ineffable Mystère de nos Autels ? J'ai trouvé cette Montagne fertile, cette Montagne de Dieu où il a plu à mon Sauveur de fixer Sa Demeure. J'emprunterai à la colombe ses ailes pour m'élever, et je trouverai le lieu de mon repos, en fuyant loin du tumulte des hommes, jusqu'à la solitude du Sanctuaire.

Telle est ma résolution inébranlable. La reconnaissance me conduira devant le Dieu du Tabernacle. Aucun jour de ma vie ne s'écoulera, sans que je visite son Temple. Ma dévotion la plus chère aura pour objet la Divine Eucharistie. Je veux ce signe, ce caractère particulier des Élus et des amis de Dieu. Mon plus beau titre sera celui de serviteur dévoué du Très-Saint-Sacrement.

Ô Marie, Vierge immaculée, présentez Vous même à Votre Divin Fils ces résolutions que sa grâce m'a inspirées, ces sentiments qu'Il a gravés Lui-même dans mon cœur ; demandez-Lui qu'Il les bénisse. Bénissez-les Vous-même, et daignez m'obtenir, par Votre protection toute-puissante, la grâce de ne jamais les oublier. Amen ! Amen ! Amen !...

 

Te Deum

 

Te Deum laudámus,

Te Dóminum confitémur.

Te ætérnum Patrem,

Omnis terra venerátur.

 

Tibi omnes ángeli,

Tibi cæli et univérsæ potestátes:

Tibi chérubim et séraphim

Incessábili voce proclámant:

 

Sanctus, Sanctus, Sanctus,

Dóminus Deus Sábaoth.

Pleni sunt cæli et terra

Maiestátis glóriæ tuæ.

 

Te gloriósus apostolórum chorus,

Te prophetárum laudábilis númerus,

Te mártyrum candidátus

Laudat exércitus.

 

Te per orbem terrárum

Sancta confitétur Ecclésia,

Patrem imménsæ maiestátis;

Venerándum tuum verum et únicum Fílium;

Sanctum quoque Paráclitum Spíritum.

 

Tu rex glóriæ, Christe.

Tu Patris sempitérnus es Fílius.

Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem,

Non horruísti Vírginis úterum.

 

Tu, devícto mortis acúleo,

Aperuísti credéntibus regna cælórum.

Tu ad déxteram Dei sedes, in glória Patris.

 

Iudex créderis esse ventúrus.

Te ergo quæ´sumus, tuis fámulis súbveni,

Quos pretióso sánguine redemísti.

Ætérna fac cum sanctis tuis in glória numerári.

 

Salvum fac pópulum tuum, Dómine,

Et bénedic hereditáti tuæ.

Et rege eos,

Et extólle illos usque in ætérnum.

 

Per síngulos dies benedícimus te;

Et laudámus nomen tuum

In sæ´culum, et in sæ´culum sæ´ culi.

 

Dignáre, Dómine,

Die isto sine peccáto nos custodíre.

Miserére nostri, Dómine,

Miserére nostri.

 

Fiat misericórdia tua,

Dómine, super nos,

Quemádmodum sperávimus in te.

In te, Dómine, sperávi:

Non confúndar in ætérnum.

 

Nous Vous louons, ô Dieu !

Nous Vous bénissons, Seigneur.

Toute la terre Vous adore,

O Père Eternel !

 

Tous les Anges,

Les Cieux et toutes les Puissances.

Les Chérubins et les Séraphins

S’écrient sans cesse devant Vous :

 

Saint, Saint, Saint est le Seigneur,

Le Dieu des armées.

Les cieux et la terre,

Sont plein de la majesté de votre gloire.

 

L’illustre chœur des Apôtres,

La vénérable multitude des Prophètes,

L’éclatante armée des Martyrs,

Célèbrent Vos louanges.

 

L’Église sainte publie Vos grandeurs,

Dans toute l’étendue de l’univers,

Ô Père dont la majesté est infinie !

Elle adore également Votre Fils unique et véritable ;

Et le Saint-Esprit consolateur.

 

Ô Christ ! Vous êtes le Roi de Gloire.

Vous êtes le Fils éternel du Père.

Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,

Vous n’avez pas dédaigné le sein d’une Vierge.

 

Vous avez brisé l’aiguillon de la mort,

vous avez ouvert aux fidèles le royaume des cieux.

Vous êtes assis à la droite de Dieu

Dans la gloire du Père.

 

Nous croyons que Vous viendrez juger le monde.

Nous Vous supplions donc de secourir vos serviteurs,

Rachetés de Votre Sang précieux.

Mettez-nous au nombre de Vos Saints,

Pour jouir avec eux de la Gloire éternelle.

 

Sauvez Votre peuple, Seigneur,

Et versez Vos bénédictions sur votre héritage.

Conduisez Vos enfants

Et élevez-les jusque dans l’éternité bienheureuse.

 

Chaque jour nous Vous bénissons ;

Nous louons Votre Nom à jamais,

Et nous le louerons dans les siècles des siècles.

 

Daignez, Seigneur, en ce jour,

Nous préserver du péché.

Ayez pitié de nous, Seigneur, 

Ayez pitié de nous.

 

Que Votre Miséricorde, Seigneur, se répande sur nous,

Selon l’espérance que nous avons mise en Vous.

C’est en Vous, Seigneur, que j’ai espéré,

Je ne serai pas confondu à jamais.

 

Fin du Mois du Saint Sacrement

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Téléchargez l'intégralité des Méditations du Mois du Saint Sacrement (pdf) en cliquant ici

 

Prochain Mois de dévotion, le Mois de Marie Enfant, rendez-vous le 31 juillet

 

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18 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Mercredi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez quels étaient les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus sur vous, dans Sa retraite au désert ou Il formait le modèle de la vôtre ; Ses affections de Charité lorsqu'Il reçut le baptême de la Pénitence des mains de Saint Jean-Baptiste, pour accomplir toute justice c'est-a-dire, satisfaire pleinement a la Justice de Dieu en se mettant au rang des pécheurs, afin de satisfaire pour les pécheurs et leur donner l'exemple de la pénitence d'un cœur contrit et humilié. Voyez de quelle ardeur de Charité brûlait ce Cœur Sacré lorsqu'Il allait chercher les brebis perdues, en prêchant, en se fatiguant, en ne s’épargnant point, en souffrant et en travaillant de toutes les manières, pour se donner le plaisir de retirer ses brebis de leur perte et de les rapporter sur ses épaules à la bergerie, a l'exemple du Bon Pasteur. Quoi, mon cœur, n'auriez-vous point de honte d’être si lâche que de vouloir vous reposer et ne vous faire aucune violence pour votre propre Salut, pendant que le Sacré Cœur de Jésus a tant travaillé et veille sans cesse pour vous animer à faire votre Salut, et à ne point perdre ce qu'Il vous a acquis par Son propre travail. C'est Lui qui vous a rapporte à sa Bergerie, voudriez-vous bien encore vous égarer ?

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore tous les Mouvements qui Vous ont faire pourvoir à tous mes besoins spirituels par des exemples qui me montrent que, si Vous étiez puissant en paroles, Vous ne l’étiez pas moins en œuvres. Elles montrent que Vous êtes autant l'Ami des cœurs que Vous êtes leur Dieu et leur Maître. Mon cœur est au Vôtre, ô Dieu de mon cœur, faites-moi ressentir un effet de Votre Toute-puissance aussi bien que de Votre Charité, en me donnant un nouveau cœur, un cœur pur, et un esprit droit. Je Vous adore, ô Sacré Cœur. de Jésus, réduit, par Votre Amour, a faire les actes d'un pénitent public pour nos crimes et pour nos péchés.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Cœur Sacré de Jésus, Vous êtes la Lumière Céleste qui chassez les ténèbres de l’âme et qui la remplissez de douceur ; Vous êtes le Cœur des cœurs, digne d'un amour extrême. C'est Vous qui êtes la Source de ce Céleste Feu qui éclaire et qui brille ; enflammez mon cœur de Votre Ardeur Divine, afin qu'il brûle d'amour pour Vous pendant toute l’éternité.

 

V/. Sacré Cœur de Jésus, envoyez-nous Votre Esprit pour nous créer.

R/. Et Vous renouvellerez la face de la terre.

 

Oraison

 

Seigneur Jésus, Source vive et vivifiante de la Vie éternelle, Trésors infini de la Divinité, Fleur immortelle de l’Humanité, Vous êtes mon Souverain et unique Salut. Je prie Votre très-aimable Cœur de verser et conserver dans le centre de mon âme, Votre Divine Charité qui a si ardemment régné dans Votre Poitrine sacrée ; qu'elle pénètre toute ma substance et se répande dans tous mes mouvements, forces et sentiments de corps et d'esprit, pour Votre honneur et Gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit il.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez quels étaient les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus en faisant du bien à des gens qui ne le payaient que d'ingratitude ; en guérissant les malades, en délivrant ceux que les démons possédaient. Ô Sacré Cœur, l'ingratitude, la dureté de ces hommes Vous causait des mouvements de douleur et de tristesse, mais elle nous fournissait les moyens de connaître, par Vos œuvres, que la bonté et la Charité de Votre Cœur n'ont put être retenues, ni par l'ingratitude, ni par la dureté des hommes. Ô mon Cœur, voudrais-tu être coupable de dureté, de rebellions ou d'ingratitude envers le Sacré cœur de Jésus qui a fait sur toi tant de miracles de grâce.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore tous les Mouvements de Votre Charité affligée, patiente, compatissante, supportante, condescendante, invitante et désirante d'un ardeur inconcevable la conversion des pécheurs, pour lesquels Vous Vous êtes mis Vous-même dans un exil d'Amour et dans un esclavage de Charité. Ô Cœur incomparablement débonnaire, rendez le mien flexible à tous les mouvements du Vôtre.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui de tout temps avez été enflammé d'Amour pour la Gloire de Votre Père céleste et pour notre Salut, soyez loué et béni à jamais. Allumez dans nos cœurs ce Feu Divin que Vous avez apporté sur la terre, et faites que par Votre Sainte grâce, il y brûle toujours, sans que nous y mettions obstacle de notre part.

 

R/. O vous tous qui avez soif, venez a Moi

V/. Et Je vous donnerai la véritable Eau Vive qui vous rassasiera.

 

Oraison

 

Seigneur Jésus, Source vive et vivifiante de la Vie éternelle, Trésor infini de la Divinité, Fleur immortelle de l’Humanité, Vous êtes mon Souverain et unique Salut. Je prie Votre très aimable Cœur de verser et conserver dans le centre de mon âme votre Divine Charité qui a si ardemment régné dans Votre Poitrine sacrée ; qu'elle pénètre toute ma substance et se répande dans tous mes mouvements, forces et sentiments, de corps et d'esprit, pour Votre honneur et gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez les Mouvements du Cœur de Jésus envers les âmes converties et pénitentes qui venaient a Lui. De quelle manière Il a reçu sainte Madeleine, Zachée, saint Matthieu, et généralement tous ceux qui avaient recours a Lui. Quel amour, quel respect, quelle confiance ne mérite pas ce Sacré Cœur qui pleure, qui gémit sur les misères des pécheurs, qui les embrasse, qui oublie toutes les injures commises contre Lui, et qui se fait une fête d'avoir ramené à Dieu une âme pécheresse. Après cela, mon cœur, oserais-tu paraître devant le Cœur Sacré de Jésus, si tu gardais des ressentiments ou des aversions volontaires contre ton prochain ? Le Cœur de Jésus ne mérite-t-il point que tu pardonnes tout au prochain, pour l'amour de Lui.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore de tout mon cœur Vos Mouvements de Bonté et de Miséricorde envers les pécheurs, car j'en ai éprouvé les effets d'une manière bien singulière. Votre Bonté est si désireuse de la Miséricorde, qu'elle menace de ne point faire Miséricorde a celui qui ne la fera point. Hé ! Quelle miséricorde puis-je exercer envers mon prochain, qui puisse approcher de celles que j'aie reçues, et que je reçois tous les jours de Vous. Ô Cœur de Jésus, source vive de Miséricorde, enseignez-moi à reconnaître dignement et à imiter Votre Miséricorde.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, soyez loué et béni à jamais, et permettez-moi de Vous offrir, comme je le fais, à Votre Père éternel comme l'unique supplément de toutes nos impuissances.

 

V/. Venez a moi vous tous qui travaillez et qui êtes charges

R/. Et je vous soulagerai.

 

Oraison

 

Seigneur Jésus, Source vive et vivifiante de la Vie éternelle, Trésor infini de la Divinité, Fleur immortelle de l’Humanité, Vous êtes mon Souverain et unique Salut. Je prie Votre très aimable Cœur de verser et conserver dans le centre de mon âme, votre Divine Charité qui a si ardemment régné dans Votre Poitrine sacrée ; qu'elle pénètre toute ma substance et se répande dans tous mes mouvements, forces et sentiments de corps et d'esprit, pour Votre honneur et Gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Vingt-quatrième jour

Le Mercredi de la quatrième semaine après l'Octave de Pentecôte

 

Venez Esprit Saint,

O Lumière Bienheureuse,

Venez remplir jusqu'à l'intime

le cœur de tous Vos fidèles.

Je Vous salue Marie...

 

Nous lisons dans l'Ecriture Sainte ces paroles consolantes : « La Bénédiction de Dieu est comme un fleuve qui se déborde ». Il y a peu d'expressions qui soient plus souvent employées dans les Livres Saints que celles de Bénédiction, Bénir, Béni. Et dans l'Eglise rien aussi de plus usité que l'action de bénir. Voyez les Sacrements, que de bénédictions les accompagnent ! A la Messe, la bénédiction par le Signe de la Croix est répétée continuellement. L'Eglise bénit toutes choses. Enfin les fidèles sont bénis avec la Sainte Eucharistie. N'est-il pas très raisonnable de chercher la signification de ces mots : « Bénir, bénédiction ? » Il y a deux manières d'employer cette expression. Tantôt c'est l'homme qui bénit Dieu, tantôt Dieu qui bénit l'homme. Dans le premier sens dont nous n'avons pas à nous occuper ici, ce mot signifie que la créature loue Dieu, le remercie, et désire sa gloire, c'est-à-dire, que cette gloire soit connue et se propage dans le monde entier. Mais si c'est Dieu qui bénit l'homme, que faut-il entendre par les expressions déjà citées ? Ouvrons les livres saints ; l'Esprit de Dieu sera notre guide.

Dieu est arrivé au cinquième jour de la création et Il n'a encore rien béni de tout ce qu'Il a fait. Ce jour là, le cinquième, Il fait des êtres vivants, les animaux, Il les bénit. Le lendemain, le sixième jour, Il fait l'homme à son image et à sa ressemblance. Or, l'Ecriture dit : Il fit l'homme et la femme, et Il les bénit ». Voilà une première remarque bien importante et qui jette un grand jour sur cette question : Que fait Dieu quand Il bénit ? Or, si Dieu parle en bénissant, et surtout la première fois qu'il bénit, il est évident, qu'il doit dire ce que c'est que bénir. Eh bien! Dieu parle réellement. Voici les paroles de l'historien sacré : « Il les bénit et Il dit : « Croissez et multipliez-vous ». Donc, pour Dieu, bénir c'est donner un principe d'accroissement et de multiplication. La bénédiction est donc la communication de la vertu de fécondité. Quand Noé sort de l'arche, après le déluge, Dieu le bénit avec toute sa famille, et Il leur dit : « Croissez et Multipliez-vous ». C'est surtout dans l'histoire d'Abraham que nous découvrons toute la pensée de Dieu quand Il bénit. Si nous cherchons l'effet, le fruit de cette bénédiction que Dieu donne si souvent au Saint Patriarche, nous les trouverons dans cette magnifique promesse : « J'augmenterai et Je multiplierais ta race comme les étoiles du Ciel et comme le sable qui est sur le rivage de la mer ». La bénédiction d'Isaac, de Jacob, de Joseph, de tous les Patriarches, renferme toujours une promesse d'accroissement. Quand le Seigneur, après avoir mis à l'épreuve la fidélité de Job, voulut le récompenser, Il Le BéNit, et aussitôt ses enfants et ses troupeaux se multiplièrent.

Si de l'Ancien Testament nous passons au Nouveau, il nous sera facile de prouver que ces mots « Bénir, Bénédiction », quand c'est Dieu qui bénit Sa créature, ont toujours le même sens. Avant de le prouver, faisons une remarque. Dans l'ancien Testament, la terre était la figure du Ciel, les biens temporels la figure des biens spirituels. La bénédiction de Dieu promettait l'abondance des moissons, la multiplication des troupeaux. Depuis Jésus-Christ, il s'agit d'accroissement, de multiplication dans un ordre bien plus élevé, l'ordre surnaturel, les biens de la grâce, les richesses de l'âme. Voilà pourquoi Saint Paul ne parle pas comme Abraham, Isaac, Jacob, Moïse ; mais il dit la réalité dont les Saints Patriarches exprimaient la figure. Écoutons le grand Apôtre : « Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a comblés en Jésus-Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles pour le Ciel ».

Nous concluons de ces paroles de Saint Paul, que la Bénédiction, sous la Loi nouvelle, produit les mêmes effets que dans l'ancien Testament, mais dans un ordre de choses bien supérieur. Sainte Elisabeth dit à Marie : « Vous êtes bénie parmi toutes les femmes ». Cette bénédiction, tout le monde la comprend. C'est un accroissement, une abondance, une multiplication que l'Ange Gabriel avait déjà annoncée ; car après avoir dit : « Vous êtes bénie parmi toutes les femmes », il ajoute : « Vous avez trouvé grâce devant Dieu. Vous concevrez dans Votre Sein, et Vous enfanterez un Fils, a qui Vous donnerez le Nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé le Fils du Très-haut. Le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David son Père : Il Régnera éternellement sur la Maison de Jacob, et Son Règne n'aura pas point de fin ».

Voilà donc ce fils d'Abraham, le vrai Isaac par qui tous les peuples de la terre seront comblés de bénédictions. Il vient avec la bénédiction de Dieu Son Père ; quel Royaume ! Quel empire va devenir le sien !... Si Jésus-Christ multiplie les pains dans le désert, c'est en les bénissant. Au moment d'instituer la Divine Eucharistie, Il bénit le pain, et Saint Marc nous dit que ce fut en le bénissant qu'Il le distribua à Ses Disciples, et qu'Il prononça ces sublimes paroles : « Ceci est Mon Corps ». Avant de monter au Ciel, Jésus-Christ bénit solennellement ses Apôtres et tous ses Disciples. Nous connaissons les suites et les conséquences de cette bénédiction. Elle signifiait : « Croissez et multipliez-vous ». On sait aujourd'hui si le genre humain l'a reçue.

 

Premier point

Nous devons estimer la Bénédiction du Saint Sacrement

 

Il est certain que si nous avions vu Jésus-Christ de nos yeux, si nous l'avions entendu de nos oreilles et touché de nos mains, comme s'exprime le Disciple bien-aimé, nous aurions regardé comme un grand honneur de pouvoir nous prosterner aux pieds de cet Homme-Dieu, pour Lui demander Sa bénédiction. Tous les jours, nous demandons aux Prêtres et aux Religieux, mais surtout aux Évêques de nous bénir. Nous regardons comme un grand bonheur de voir le Souverain Pontife, et d'être béni par le vicaire de Jésus-Christ. Mais les Prêtres, les Évêques, le Pape lui-même, que font-ils lorsqu'ils nous bénissent ? Ils agissent comme ministres de Jésus-Christ, ils demandent à Dieu de nous bénir Lui-même. Voilà pourquoi ces formules consacrées par la Liturgie : « Que le Dieu Tout-puissant, le Père, le Fils et le Saint Esprit, vous Bénisse », ou bien : « Que la Bénédiction du Dieu Tout-puissant, le Père, le Fils et le Saint Esprit descende sur vous ». C'est un vœu formé en notre faveur, c'est une prière qui monte au Ciel et qui attire toujours sur nous quelque grâce spéciale.

Mais la Bénédiction du Très Saint Sacrement est quelque chose de bien plus grand et que nous devons estimer davantage. Ici c'est Jésus-Christ Lui-même qui nous bénit. C'est la raison pour laquelle le prêtre, suivant les prescriptions de l'Eglise, ne doit prononcer aucune parole, lorsqu'il bénit les fidèles avec le Corps de Jésus-Christ. Après le Saint sacrifice de la Messe et la Communion, peut-on concevoir quelque chose de plus grand, une cérémonie plus auguste, que la Bénédiction du Saint Sacrement ? Quand le prophète Isaïe a vu de loin une Bénédiction au milieu de la terre, ne pourrions-nous pas dire qu'il a annoncé ce grand acte par lequel le Sauveur, dans le monde entier, bénit tous ses enfants ? Quand le grand Prêtre Melchisedech, offrant le pain et le vin, bénit le Saint Patriarche Abraham, ne Figurait-il pas le Sauveur caché sous les espèces Eucharistiques, et bénissant les fidèles qui sont les vrais enfants d'Abraham ?

Mais n'allons pas chercher des figures. Ces enfants que le Sauveur caressait en les bénissant; ces malades qu'Il bénissait, en imposant Ses mains divines sur leur tête accablée de douleur; ces saintes femmes qui tombèrent à ses pieds après la Résurrection, et voulurent être bénies ; les Apôtres et tous les Disciples, sur lesquels il éleva ses mains pour les bénir, avant de quitter la terre, ont-ils été plus honorés que nous ? Et si nous le voulons, les faveurs qui leur furent accordées, ne les recevrons-nous pas nous-mêmes ? Ah ! Si la grâce est comme un Paradis de délices dans les bénédictions. Si saint Paul nous annonce une moisson abondante dans les bénédictions. S'il est écrit que le juste sera plein des bénédictions du Seigneur, qui pourra dire ce qui est donné à l'âme fidèle quand elle est bénie par la Sainte Eucharistie ? Comment concevoir l'effet de cette parole du Sauveur quand il nous bénit : « Croissez, c'est Moi qui le veux, croissez en mérites, en vertus, en richesses spirituelles. Montez, élevez-vous, vers les collines éternelles ; multipliez vos fruits, que votre moisson soit abondante ; c'est Moi qui vous le dis, en vous bénissant. Cet accroissement, cette multiplication de tous les biens, c'est Ma bénédiction qui les donne !...

O Ciel ! je n'ai jamais bien pensé à ce trésor inépuisable de grâces et de sainteté, la Bénédiction du Très Saint Sacrement ! Désormais je l'estimerai davantage, et ma conduite prouvera que je regarde comme un très grand honneur de recevoir souvent cette bénédiction.

 

Deuxième point

Nous devons désirer la Bénédiction du Saint Sacrement

 

Plus un bien est grand, plus il est estimable, plus aussi on doit le désirer. Ce désir se manifeste par les moyens que l'on emploie et les efforts que l'on fait pour arriver à une pleine possession. Un Chrétien qui estime et qui regarde comme un grand bonheur la Bénédiction du Saint Sacrement, ne néglige rien pour la recevoir souvent. Il saisit, avec un saint empressement, toutes les occasions qui se présentent d'être béni par Jésus-Christ. L'Eglise qui connaît notre profonde misère a voulu multiplier en notre faveur les Bénédictions du Saint Sacrement. Elle nous invite à ne pas négliger ce moyen de sanctification et de Salut. Elle veut que nous soyons bénis souvent par Jésus-Christ ; et comme le Divin Sauveur a laissé à son Épouse la libre disposition de Son Corps et de Son Sang, dans le Sacrement de l'Eucharistie ; cette mère tendre et toujours riche en amour à l'égard de ses enfants, les appelle fréquemment au pied des Saints Autels, pour prier son Céleste Époux de les bénir. Tantôt c'est un office solennel qui se termine par la Bénédiction du Très Saint Sacrement ; tantôt cette Bénédiction nous est donnée en récompense de notre zèle et de notre empressement à accompagner le Saint Viatique; d'autres fois ce sont des faveurs encore plus signalées. Il nous est permis d'élever des autels sur les places publiques, dans nos rues et contre les murs de notre propre maison ; Jésus-Christ vient, Il se repose un instant sur ces autels si bien nommés, « les reposoirs », et de là le Divin Maître bénit tout un peuple, Il bénit notre famille, nos enfants !.... O amour de Jésus !...

Mais tous les hommes correspondent-ils à cet amour ! Oh ! non. On en voit un grand nombre qui sont appelés et qui ne viennent pas. L'Eglise les invite et ils refusent de se rendre aux pieds de l'adorable Sauveur. Malheureux ! il est écrit : « Il n'a pas voulu la bénédiction, elle s'éloignera de lui ». La Bénédiction de Jésus aurait ouvert le sein de la Divine Miséricorde : elle a été refusée, la Miséricorde s'éloigne. Pour moi, Seigneur Jésus, il n'en sera plus ainsi. Partout où je serai appelé pour être béni par vous, on me verra accourir avec un saint empressement. Mille fois plus heureux de recevoir, ne fût-ce que sur votre passage, la Bénédiction que Vous donnez à Vos enfants, mille fois plus heureux que si le monde ouvrait devant moi ses trésors. Bénissez-moi, Divin Sauveur, afin que j'éprouve ce que dit le Prophète : « Vous l'avez prévenu de la douceur de Vos bénédictions ». Je prends en particulier la résolution de ne jamais passer devant une Eglise sans y entrer pour Vous demander de me bénir ; et quand je quitterai le Lieu Saint, ce sera encore après Vous avoir prié de me donner Votre bénédiction, que je recevrai en esprit, et avec un vif sentiment de reconnaissance. Seigneur, je ne Vous quitte point sans que Vous m'ayez béni !

 

Troisième point

Dispositions pour recevoir la Bénédiction du Saint Sacrement

 

Qui dira les sentiments de Foi, de dévotion, de confiance et d'amour dont l'âme de Marie était pénétrée lorsqu'elle demandait à son Divin Fils de la bénir, et que Jésus plein de Tendresse pour Sa Sainte Mère, plaçait ses mains divines sur le front de cette Auguste Vierge !... Qui dira le respect profond et tous les sentiments de piété tendre, affectueuse dont furent inondés les cœurs des pasteurs de Bethléem, des mages venus de l'Orient, lorsque prosternés devant le berceau de l'Enfant-Dieu, Marie plaça les mains de Jésus sur leur front ? Je sais que l'Évangile ne raconte pas ces choses, mais est-ce une illusion de ma piété de me les représenter ! Pourquoi donc recourir à des suppositions ? Madeleine est venue chez le Pharisien, où Jésus se trouvait ; elle est tombée aux pieds du Sauveur ; Jésus l'a bénie par ces paroles : « Vos Péchés vous sont remis, votre Foi vous a sauvée ; allez en paix ». Or, pénétrons, si la chose est possible, dans l'âme sublime de Madeleine, et imaginons la joie, la reconnaissance, la dévotion de cette illustre pénitente, demandant à l'Homme-Dieu de la bénir !...

Le juste et le pécheur doivent être avides des Bénédictions de Jésus-Christ ; l'un et l'autre doivent y apporter des dispositions relatives à l'état de leur âme. Il me semble voir Jacob béni par Isaac et recevant la promesse de tous les biens que le Seigneur avait montrés de loin à Abraham. Esaü apprend cette préférence donnée à son frère. Quel désespoir ! Quelle désolation ! Mais Isaac est toujours son père; il tombe à ses pieds : « Mon Père, n'avez-vous pas réservé pour moi une bénédiction ? » et son Père le bénit. Le pécheur viendra comme Esaü, il dira à Jésus-Christ : « Seigneur, toutes Vos grâces sont-elles pour les justes ? Je m'étais éloigné de Vous, c'est vrai, mais n'avez-Vous pas réservé pour moi une bénédiction ? » Le Cœur de Jésus sera touché, et le pécheur sera béni, et il entendra dans le fond de son âme, cette parole délicieuse : « Va, Mon fils, et ne pèche plus ». Le juste vient avec une Foi vive, il se prosterne, il demande au Sauveur d'étendre Sa main, et de le toucher, et Jésus lui répond : « Mon fils, sois béni !... »

O Jésus, je préparerai mon âme, j'irai à Vous avec une vraie dévotion ; Vous me bénirez. Vous direz sur moi : « Que la rosée du Ciel inonde ton âme ; que le froment préparé pour Mes élus, que le vin délicieux dont j'enivre les vierges, Mes épouses chéries, te soient donnés avec abondance ». Et votre bénédiction deviendra la source de toutes les grâces qui devront me conduire au Salut. Amen.

 

Lauda, Sion, Salvatorem,

Lauda ducem et pastorem,

In hymnis et canticis,

 

Loue, Sion, ton Sauveur,

Loue ton chef et ton Pasteur,

Par des hymnes et des cantiques.

 

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