01 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 4/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Troisième jour

Consécration de l'identité masculine


Saint Joseph est l'exemple même de la véritable virilité. L'Evangile prend soin de préciser qu'il était un homme juste: « Marie avait été accordée en mariage à un homme juste nommé Joseph ». Sa personnalité de prime abord nous paraît effacée, mais son silence traduit une juste réserve, il n'intervient qu'à bon escient, il est l'image de la force tranquille, de la douceur alliée à la puissance. L'homme n'est pas celui qui écrase son entourage, sa force protectrice doit s'exercer avec tact et discrétion. Joseph signifie en hébreu « Dieu augmente », nous trouvons ainsi dans le nom du chef de la Sainte Famille sa vocation et sa mission. Augmente se dit en latin augere, qui a donné en français le substantif autorité. L'autorité, en effet, est la capacité à faire grandir l'autre et non à le dominer. Dans nos familles, le père intervient souvent « à chaud », sous l'emprise de la colère et d'une manière ponctuelle, alors que la véritable virilité est une présence masculine constante, ferme et douce, secourable en permanence et sécurisante. La virilité est courageuse, véritable rempart entre les forces destructrices du monde et la famille. La force de l'homme est dans le Nom de Jésus, comme le dit Jean Paul II, en citant les Actes des Apôtres: « Le Nom de Jésus a rendu la force à cet homme » (Actes 3: 16): dans la précarité de l'existence humaine, Jésus porte a son accomplissement le sens de la vie » (Evangile de la Vie § 31). Les rôles de l'homme et de la femme, s'ils sont complémentaires, ne sont pas interchangeables. Un manque dans le rôle de l'un ou l'autre des parents, risque de provoquer de graves troubles identiques chez les enfants.

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Antienne


Heureux l'homme qui a trouvé la Sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence! (Proverbes 3: 13).

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Parole de Dieu


Genèse 1: 27


« Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme ».


Genèse 5: 1-2


« Voici le livre de la postérité d'Adam. Lorsque Dieu créa l'homme, il le fit à la ressemblance de Dieu. Il créa l'homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d'homme, lorsqu'ils furent créés ».


Genèse 6: 9


« Noé était un homme juste et intègre dans son temps. Noé marchait avec Dieu ».


Proverbes 11: 23-31; 12: 1-3


« Le désir des justes, c'est seulement le bien; L'attente des méchants, c'est la fureur. Tel, qui donne libéralement, devient plus riche; Et tel, qui épargne à l'excès, ne fait que s'appauvrir. L'âme bienfaisante sera rassasiée, Et celui qui arrose sera lui-même arrosé. Celui qui retient le blé est maudit du peuple, Mais la bénédiction est sur la tête de celui qui le vend. Celui qui recherche le bien s'attire de la faveur, Mais celui qui poursuit le mal en est atteint. Celui qui se confie dans ses richesses tombera, Mais les justes verdiront comme le feuillage. Celui qui trouble sa maison héritera du vent, Et l'insensé sera l'esclave de l'homme sage. Le fruit du juste est un arbre de vie, Et le sage s'empare des âmes. Voici, le juste reçoit sur la terre une rétribution; Combien plus le méchant et le pécheur! Celui qui aime la correction aime la science; Celui qui hait la réprimande est stupide. L'homme de bien obtient la faveur de l'Éternel, Mais l'Éternel condamne celui qui est plein de malice. L'homme ne s'affermit pas par la méchanceté, Mais la racine des justes ne sera point ébranlée ».


Heureux l'homme qui a trouvé la Sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence!

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L'exemple de la Famille Martin


Voici le portrait physique et moral de Louis Martin campé par le Père Piat: « Louis Martin était de taille élevée (il mesurait 1 m 76), prestance d'officier, physionomie sympathique, front vaste et découvert, teint clair avec un beau visage encadré de cheveux châtains, et dans les yeux bruns, une flamme douce et profonde: il tenait à la fois du gentilhomme et du mystique. Il ne manquait pas d'impressionner. Une jeune fille très fortunée, amie de sa famille, avait projeté de s'unir à lui. Il étudia sa demande. Son atelier lui était devenu une retraite claustrale où il prolongeait le rêve si tôt brisé. Il n'est que douceur et bienveillance, s'abstenant de juger ou donnant systématiquement au prochain le préjugé favorable. Il va plus loin. Appréciant hautement, comme son Patron, Saint Louis, la béatitude promises aux « apaiseurs », il ne craint pas, à plusieurs reprises, servi par son courage physique et son intrépidité naturelle, de séparer des malandrins qui se battent au couteau ». (Père Piat, Histoire d'une Famille, aux Ed. Téqui).


Heureux l'homme qui a trouvé la Sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence!

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L'enseignement de l'Eglise


« Il revient à chacun, homme et femme, de reconnaître et d’accepter son identité sexuelle. La différence et la complémentarité physiques, morales et spirituelles sont orientées vers les biens du mariage et l’épanouissement de la vie familiale. L’harmonie du couple et de la société dépend en partie de la manière dont sont vécus entre les sexes la complémentarité, le besoin et l’appui mutuels. « En créant l’être humain homme et femme, Dieu donne la dignité personnelle d’une manière égale à l’homme et à la femme » (FC 22; cf. GS 49, § 2). « L’homme est une personne et cela dans la même mesure pour l’homme et pour la femme, car tous les deux sont créés à l’image et à la ressemblance d’un Dieu personnel » (MD 6) ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2333, 2334).


« La compénétration réciproque du « donner et recevoir en don », qui crée une authentique communion des personnes, appartient à l'homme. Enrichi du don de la femme, dans sa personne et dans sa féminité, il s'enrichit encore en se donnant à son tour, car il y manifeste l'essence spécifique de sa masculinité qui, à travers la réalité du corps et du sexe, atteint la profondeur intime de la possession de soi, grâce à laquelle il est capable d'être accueilli par la femme comme don, dans la révélation intérieure et spirituelle de sa masculinité, en même temps qu'avec toute la vérité de son corps et de son sexe; et, ainsi, l'homme se retrouve lui-même, à travers ce don sincère de soi, de sorte qu'il peut à nouveau accueillir la femme dans un don et un accueil plus grands encore ». (Jean Paul II, discours du 6 février 1980).


Heureux l'homme qui a trouvé la Sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence!

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Prière consécratoire


Sainte Vierge Marie, comme jadis les chevaliers, je Vous choisis comme ma Dame, comme ma Reine, je Vous remets ma force d'homme pour qu'elle soit au service d'une civilisation de l'amour, au service de la faiblesse et de la pauvreté, au service du droit, de la justice et de la Miséricorde. Je Vous demande de me révéler à moi-même mon identité masculine et de me faire ressembler de plus en plus au Juste Joseph qui Vous protégea physiquement et qui fut le Gardien de Votre Mystère. Ne permettez pas que la colère me domine, mais accordez moi la douceur.


Heureux l'homme qui a trouvé la Sagesse, et l'homme qui possède l'intelligence!

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Exercice


On médite d'abord sur le portrait physique et moral de Saint Joseph. Quel est son aspect extérieur? Que traduit-il de son identité? Ses épaules sont larges, son corps est fort comme celui d'un travailleur, son visage exprime la douceur. On place devant soi une chaise vide puis on s'imagine que Saint Joseph est assis dessus. On se demande quelle qualité de Joseph on voudrait acquérir, celle qui nous manque le plus. On la contemple un moment chez Joseph assis en face de soi. Les yeux fermés, on se lève lentement et on va s'asseoir sur la chaise de Joseph. Comme au théâtre, on entre dans la peau du personnage, on expérimente ce qu'il vit. Quand on ressent bien la les qualités que l'on avait choisies, on se lève, toujours les yeux fermés, et on reprend sa place initiale, on ouvre les yeux et on essaie de ressentir ces qualités. On imagine comment dans l'avenir on expérimentera ces nouvelles ressources.

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 3/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Deuxième jour

Consécration de notre identité


Paradoxalement le Judéo-christianisme est à l'origine de l'individualisme. En effet, la personne humaine est considérée pour elle-même, comme unique et non réductible à sa fonction dans le groupe. Les langues asiatiques ne possèdent aucun mot pour dire « je » et de très nombreuses formes du pronom personnel pour dire « nous ». Pour notre culture Chrétienne, le « nous » est formé d'individus bien distinct possédant chacun sa vocation et sa mission. Individu signifie étymologiquement, ce qui ne peut pas être divisé, c'est unité face à l'Unité Divine, seule responsable d'Elle-même. Pourtant, aujourd'hui, on cherche en dehors de Dieu son identité (du grec eidon: être) sans vraiment la trouver, car l'identité se reçoit, elle est donnée par le nom. En trouvant sa mission, et donc son identité Abram reçoit son nom nouveau: Abraham, c'est à dire père d'une multitude. La Bible nous révèle que Dieu a un nom pour chacun d'entre nous, un nom caché qui contient notre identité et notre vocation. On pourrais passer sa vie à s'analyser, à être à l'écoute de sa personnalité profonde, à vouloir accomplir ses désirs et ses aspirations sans jamais trouver qui on est. Notre identité n'est pas en nous, elle est cachée dans le Christ et c'est dans la rencontre avec Lui qu'elle nous est révélée. Dans la rencontre avec l'Ange qui est le Christ, Jacob (le Supplanteur) reçoit son nouveau nom: Israël (Lutteur de Dieu). Dans la famille, chacun doit prendre conscience de son identité de fils et de fille de Dieu, de créature unique et de sa vocation spirituelle.

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Antienne


Alors les nations verront ton Salut, et tous les rois ta gloire et on t'appellera d'un nom nouveau, que la bouche du Seigneur déterminera. (Isaïe 62: 2).

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Parole de Dieu


Dans ce texte de l'Apocalypse, nous voyons comme l'identité, le nom nouveau et caché est lié à la manne cachée qui est l'Eucharistie. Nous recevons notre vie du Corps et du Sang du Christ. La Messe nous renouvelle dans notre vocation et dans notre identité profonde.


Apocalypse 2: 17


« Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises: « A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée et je lui donnerai un caillou blanc, et sur ce caillou, est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit ».


Dans la Première Alliance, c'est la mère qui nommait l'enfant, d'une certaine manière, elle lui donnait le nom correspondant à ce qu'elle sentait que Dieu attendait de lui. Nous rencontrons ici un contre exemple, ou la mère aveuglée par sa douleur, fait peser sur son enfant le poids d'un nom qu'il ne pourra porter, le père alors le change. C'est comme si nous avions un nom selon la nature et que notre Père du Ciel le changeait pour un nom appelé à demeurer dans l'éternité.


Genèse 35: 16-20


« Ils partirent de Béthel; et il y avait encore une certaine distance jusqu'à Éphrata, lorsque Rachel accoucha. Elle eut un accouchement pénible; et pendant les douleurs de l'enfantement, la sage-femme lui dit: « Ne crains point, car tu as encore un fils! » Et comme elle allait rendre l'âme, car elle était mourante, elle lui donna le nom de Ben-Oni (Fils de ma douleur); mais le père l'appela Benjamin (Fils de ma droite). Rachel mourut, et elle fut enterrée sur le chemin d'Éphrata, qui est Bethléem. Jacob éleva un monument sur son sépulcre; c'est le monument du sépulcre de Rachel, qui existe encore aujourd'hui ».


Alors les nations verront ton Salut, et tous les rois ta gloire et on t'appellera d'un nom nouveau, que la bouche du Seigneur déterminera.

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L'Enseignement de l'Eglise


« A son peuple Israël Dieu s’est révélé en lui faisant connaître son nom. Le nom exprime l’essence, l’identité de la personne et le sens de sa vie. Dieu a un nom. Il n’est pas une force anonyme. Livrer son nom, c’est se faire connaître aux autres; c’est en quelque sorte se livrer soi-même en se rendant accessible, capable d’être connu plus intimement et d’être appelé, personnellement ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique § 203).


« Le sacrement de Baptême est conféré « au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19). Dans le baptême, le nom du Seigneur sanctifie l’homme, et le chrétien reçoit son nom dans l’Église. Ce peut être celui d’un saint, c’est-à-dire d’un disciple qui a vécu une vie de fidélité exemplaire à son Seigneur. Le patronage du saint offre un modèle de charité et assure de son intercession. Le « nom de baptême » peut encore exprimer un mystère chrétien ou une vertu chrétienne. « Les parents, les parrains et le curé veilleront à ce que ne soit pas donné de prénom étranger au sens chrétien ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2156) Dieu appelle chacun par son nom (cf. Isaïe 43, 1; Jean 10, 3). « Le nom de tout homme est sacré. Le nom est l’icône de la personne. Il exige le respect, en signe de la dignité de celui qui le porte ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2158).


Alors les nations verront ton Salut, et tous les rois ta gloire et on t'appellera d'un nom nouveau, que la bouche du Seigneur déterminera.

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L'exemple de la Famille Martin


« Jusqu'à la fin de sa vie, Thérèse recherche sa vocation profonde, en s'identifiant à sainte Cécile, à Jeanne d'Arc. L'amour de son papa qu'elle appelle « mon roi » puis son intimité avec le Père tracent progressivement un chemin de confiance filiale. Et deux ans seulement avant sa mort, elle pousse un grand cri de victoire: « Ma vocation, enfin je l'ai trouvée (…) Dans le cœur de l'Eglise, ma mère, je serai l'amour ». Son identité unique lui est révélée: elle a l'intuition de son nom nouveau. Elle saisit dans l'Esprit Saint, quelle sera sa mission au Ciel: conduire à Dieu une multitude de petites âmes dont elle sera la mère, en leur apprenant la confiance et l'abandon du tout petit dans les bras de son père ». (Séminaires Saint Luc, « Guérir en Famille »).


« N'ayant jamais vécu parmi le grand monde, Céline et moi nous trouvâmes au milieu de la noblesse qui composait presque exclusivement le pèlerinage. Ah! Bien loin de nous éblouir, tous ces titres et ces « de » ne nous parurent qu'une fumée... De loin cela m'avait quelque fois jeté un peu de poudre aux yeux, mais de près, j'ai vu que « tout ce qui brille n'est pas or » et j'ai compris cette parole de l'Imitation: « Ne poursuivez pas cette ombre qu'on appelle un grand nom, ne désirez ni de nombreuses relations, ni l'amitié particulière d'aucun homme ». J'ai compris que la vraie grandeur se trouve dans l'âme et non dans le nom, puisque, comme le dit Isaïe: « Le Seigneur donnera un nom à ses élus » et Saint Jean dit aussi: « Que le vainqueur recevra une pierre blanche sur laquelle » est écrit un nom nouveau que nul ne connaît que celui qui le reçoit ». C'est donc au Ciel que nous saurons quels sont nos titres de noblesse. Alors chacun recevra de Dieu la louange qu'il mérite et celui qui sur la terre aura voulu être le plus pauvre, le plus oublié pour l'amour de Jésus, celui-là sera le premier, le plus noble et le plus riche!... » (Manuscrit A, folio 56).

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Prière consécratoire


Sainte Vierge Marie, nous Vous consacrons notre identité profonde, donnez-nous Votre parfaite disponibilité à l'action de l'Esprit-Saint, pour que nous aussi nous soyons appelés « remplis de grâces », et que nous accomplissions notre nom caché, notre véritable mission. Reine du Ciel, couronnée par la Trinité, Vous avez tout reçu des mains du Père et du Fils et l'Esprit Vous a enveloppé de Son Ombre pour Vous révéler le pourquoi de Votre être. Accordez-nous la grâce de trouver notre identité, non pas dans notre être pécheur, mais dans le Christ, dans la fidélité à l'Esprit Saint et sous le regard du Père.


Alors les nations verront ton Salut, et tous les rois ta gloire et on t'appellera d'un nom nouveau, que la bouche du Seigneur déterminera.

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Exercice


Dans cet exercice, nous commenceront par méditer ce passage de l'Epître aux Philippiens: « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, existant en forme de Dieu, il n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais il s'est anéanti lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ». (Philippiens (2: 5-11). Nous avons été baptisés dans le Nom de Jésus, nous avons été immergés en Lui. Saint Paul pourra dire: « Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi » (Galates 2: 20). Aussi, ferons-nous mémoire de notre baptême. Nous essaierons de visualiser ce que signifie cette immersion dans le Nom de Jésus, dans Sa Personne. Ensuite, nous ferons mémoire des moments privilégiés de notre vie où nous avons été visités par la Grâce. Comme était-ce? Que ressentions-nous? Quelles étaient nos dispositions intérieures dans ces moments là? Pourquoi ne sommes-nous pas toujours dans ces mêmes dispositions ou face à Dieu nous nous sentions vraiment nous mêmes? Que faire concrètement pour retrouver le plus souvent possible notre véritable identité Chrétienne?

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30 septembre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 2/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Première semaine

Avec Saint Joseph


Premier jour

Consécration de l'arbre généalogique


Nul homme n'est une île! Nous sommes solidaires sur le plan génétique, psychologique et spirituel de notre ascendance. Nous nous pensons et nous nous voulons totalement libres mais beaucoup de nos comportements sont conditionnés par des décisions, des blessures qui se transmettent de génération en génération. Ceci est vrai des bénédictions comme des malédictions. Bénédiction signifie littéralement dire du bien, malédiction dire du mal. La parole est créatrice, elle est en quête permanente d'incarnation. Si la bénédiction divine s'incarne sur mille générations, la malédiction demeure plusieurs générations et peut s'incarner dans une maladie, une incapacité à vivre pleinement: « Le Seigneur descendit dans la nuée et se tint là auprès de lui. Il proclama le nom du Seigneur et le Seigneur passa devant lui, et s'écria: « Seigneur, Seigneur, Dieu Miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu'à mille générations, qui pardonne l'iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l'iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération! » Aussitôt Moïse s'inclina à terre et adora ». ((Exode 34: 5-8). La parole non dite, que l'on appelle secret de famille, s'incarne négativement soit dans des maladies psychosomatiques, soit encore dans une compulsion de répétition. Cette compulsion s'observe d'une manière universelle, nous reproduisons les mêmes erreurs que nos parents, aux mêmes âges en espérant inconsciemment nous en libérer, ce qui paraît absurde mais est portant observable dans nos vies. On divorce au même âge, on reproduit le même comportement dictatorial d'un père dont nous avons souffert et cela peut aller jusqu'à la maltraitance. Alors où est notre liberté? Elle est dans l'Esprit de Dieu. Il nous faut d'abord prendre conscience de ces mécanismes et de la réalité de la malé...diction pour ensuite rompre sa puissance et remettre notre histoire familiale au Seigneur, lui qui nous a demandé de bénir ceux qui nous maudissent. Faites-vous du bien, bénissez! Bénissez vos ascendants, pardonnez-leur et faites dire des Messes pour leur libération et le repos de leur âme. C'est le bien aussi que nous pouvons faire à nos enfants que « d'évangéliser » leur arbre généalogique.

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Antienne


Le Seigneur est notre Dieu. Ses Jugements s'exercent sur toute la terre. Rappelez-vous à toujours Son Alliance, Ses Promesses pour mille générations. (1. Ch. 16: 14-15).

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Parole de Dieu


Dieu a préparé la Venue du Sauveur dans ces vingt-huit engendrement depuis Abraham. La généalogie du Christ compte des Saints et de grands pécheurs. La majorité en fait: une prostituée, des meurtriers, notre pauvre humanité. Mais la bénédiction l'emporte dans le Juste Joseph et dans Marie que toutes les générations diront Bienheureuse, Elle est la « bénie » qui purifie par grâce un lourd passé. Nous lui consacrons tous nos ancêtres pour qu'une génération nouvelle, renouvelée naisse avec notre famille.


Evangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu (1: 1-17)


Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham: Abraham engendra Isaac,Isaac engendra Jacob,Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,Pharès engendra Esrom,Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab,Aminadab engendra Naassone,Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David.David, de son union avec la femme d'Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat,Josaphat engendra Joram,Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham,Joatham engendra Acaz,Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé,Manassé engendra Amone,Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l'époque de l'exil à Babylone. Après l'exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel,Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud,Abioud engendra Éliakim,Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim,Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar,Éléazar engendra Mattane,Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie,de laquelle fut engendré Jésus,que l'on appelle Christ (ou Messie). Le nombre total des générations est donc: quatorze d'Abraham jusqu'à David, quatorze de David jusqu'à l'exil à Babylone, quatorze de l'exil à Babylone jusqu'au Christ.

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L'enseignement de l'Eglise


« Le quatrième commandement s’adresse expressément aux enfants dans leurs relations avec leurs père et mère, parce que cette relation est la plus universelle. Il concerne également les rapports de parenté avec les membres du groupe familial. Il demande de rendre honneur, affection et reconnaissance aux aïeux et aux ancêtres. Il s’étend enfin aux devoirs des élèves à l’égard du maître, des employés à l’égard des employeurs, des subordonnés à l’égard de leurs chefs, des citoyens à l’égard de leur patrie, de ceux qui l’administrent ou la gouvernent. (...) L’observation du quatrième commandement comporte sa récompense: « Honore ton père et ta mère afin d’avoir longue vie sur la terre que le Seigneur ton Dieu te donne » (Exode 20, 12; Deutéronome 5, 16). Le respect de ce commandement procure avec les fruits spirituels, des fruits temporels de paix et de prospérité. Au contraire, l’inobservance de ce commandement entraîne de grands dommages pour les communautés et pour les personnes humaines ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2199 et 2200)


« Quand, de l'union conjugale des deux, naît un nouvel homme, il apporte avec lui au monde une image et une ressemblance particulières avec Dieu lui-même: dans la biologie de la génération est inscrite la généalogie de la personne ». (Jean Paul II, Lettre aux Familles, § 9).

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L'exemple de la Famille Martin


« Dans l'atmosphère patriarcale de la rue Saint Blaise et des Buissonnets, l'ascension de la Carmélite eût été d'une ligne moins pure. Elle-même prend soin de nous en avertir dans l'ouverture de son autobiographie: « La fleur qui va raconter son histoire se réjouit d'avoir a publier les prévenances tout à fait gratuites de Jésus. C'est Lui qui l'a fait naître en une terre sainte et comme tout imprégnée d'un parfum virginal, c'est Lui qui l'a fait précéder de huit lys éclatants de blancheur ». « La nature ne fait pas de bonds ». C'est par paliers que les plissements du sol tendent vers leur point culminant. La grâce, sans ignorer les improvisations ni les coups de foudre, procède, elle aussi, de préférence, par lents cheminements. Pour faire émerger un sommet de sainteté, Dieu travaille et soulève toute une chaîne de générations. Rares sont les géants de la vertu qui se dressent isolés et détachés du terroir familial. (…) A l'origine de sa grandeur, il y a une double lignée de Chrétiens de race, il y a, inclinés sur son berceau, deux visages de Saints. Le Cardinal Mercier s'en réjouissait comme d'une inclination providentielle. « Ah! S'écriait-il, comme je suis heureux de savoir qu'elle est la récompense d'une famille exemplaire. Il ne fait pas se lasser de le répéter partout ». (Père Piat, Histoire d'une Famille, aux Editions Téqui).


Le Seigneur est notre Dieu. Ses Jugements s'exercent sur toute la terre. Rappelez-vous à toujours Son Alliance, Ses Promesses pour mille générations.

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Prière consécratoire


Sainte Vierge Marie, nouvelle Eve et Mère de tous les vivants en Jésus-Christ, nous consacrons à Votre Cœur Immaculé toutes les générations qui nous ont précédées, afin que Vous obteniez la guérison de notre arbre généalogique. Apprenez-nous la liberté dans l'Esprit qui nous permettra de choisir le bien pour nous et pour nos enfants, pour que soit bénie toute la famille humaine. Pour dire oui à la Volonté de Dieu sur nous, nous renonçons à tout comportement mauvais hérité de nos pères et nous désirons imiter ceux de nos ancêtres qui s'étaient déjà consacré à Vous et au Cœur de Jésus. Qu'en nous soit relayé et amplifié le désir de sainteté.


Le Seigneur est notre Dieu. Ses Jugements s'exercent sur toute la terre. Rappelez-vous à toujours Son Alliance, Ses Promesses pour mille générations.

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Exercices


Chacun des parents prend un temps de méditation, après avoir invoqué l'Esprit Saint et lui avoir demandé de témoigner à sa mémoire en faveur de la vérité. Il s'agit découvrir les compulsions de répétition, ces actes, ces attitudes que nous reproduisons comme malgré nous et qui ont été « copiés » chez un parent proche ou éloigné. Quand nous avons repéré ces compulsions nous décidons d'y renoncer chaque jour et de les remplacer par de nouveaux comportements en conformité avec l'Enseignement du Christ (exemple: une jeune fille remarque qu'elle refuse les garçons qui pourraient la rendre heureuse, son choix se porte vers une personne qu'elle n'aime pas vraiment et dont le caractère est difficile. Elle s'aperçoit que sa mère, sa grand-mère et son arrière grand-mère ont épousé des hommes qu'elles n'aiment pas et qui les ont rendues malheureuses dans le mariage. Elle ne sait ce qui est à l'origine de cette compulsion de répétition mais elle décide de prier pour changer cette « malédiction », elle demande au Seigneur un époux selon son cœur qui soit un bon père pour ses enfants).


Seul l'Esprit et la Providence Divine peuvent nous faire découvrir un secret de famille. C'est, une union illégitime, un viol, une substitution d'enfant, un mariage forcé, etc...  Découvrir un secret de famille n'implique pas que nous allons le dévoiler mais que nous allons le présenter à Dieu et faire réparation dans la prière et par des Messes. (Exemple: un homme ne peut pas concevoir l'amour sans pulsion suicidaire. Par pur « hasard » il découvre une lettre dans les archives familiales où, son arrière grand-mère exprime son désespoir de se voir imposer un parti avantageux mais qu'elle n'a pas choisi, elle exprime son intention de se donner la mort. Son grand-père avait fait une tentative de suicide à la suite d'une crise de jalousie justifiée ou non. Au point de départ de ce ricochet transgénérationnel il y avait donc cette croyance que le mariage est une chose dramatique. Autre exemple: Dans une famille, toutes les filles aînées font un cancer du sein au même âge, depuis des générations. Au point de départ, nous trouvons un viol commis par des soldats pendant la grande guerre et un enfants dont, par honte, on a dissimulé l'origine, le cancer du sein indiquant dans ce cas précis un refus de la maternité).


Enfin, découvrons l'histoire sainte de notre famille, essayons de discerner les interventions de Dieu, les sauvetages, les guérisons, les bénédictions, et rendons grâce. Décidons d'amplifier ces bénédictions pour les léguer aux générations futures.

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 1/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille


Introduction


Dieu est famille. Il est communication des personnes, amour et don total. Tout dans la création procède de ce modèle trinitaire. Les sociétés se sont toujours conformées à ce modèle obéissant à l'alliance noachique (Cf. Genèse 9: 12; 16-17). Malheureusement, en ces temps de fin de civilisation occidentale les valeurs les plus fondamentales s'effondrent dans une sorte de suicide où l'individu se déstructure sur tous les plans, affectif, psychique et spirituel. Ce désastre est la conséquence de la désagrégation de la cellule familiale. De la famille élargie d'abord puis de la famille restreinte. Depuis la fin de la guerre l'égoïsme et le matérialisme ont chassé de l'univers affectif proche les grands parents ainsi que les oncles et tantes, laissant le couple dans un face à face qui a abouti à un égoïsme encore plus fort où chacun des époux a réclamé le droit de disposer de lui-même, de son corps, de son temps, de son argent. Les membres fondateurs de la Communion Marie Reine de la Paix ont ressenti comme une nécessité de faire écho aux appels répétés de Jean Paul II en faveur de la famille ainsi qu'aux messages de la Vierge Marie à Medjugorje. Notre Mère du Ciel dans Sa pédagogie invite à la récitation du Rosaire en famille ainsi qu'à la lecture de la Bible.


Citons à titre d'exemples quelques messages parmi tant d'autres: « Chers enfants, Je vous en prie, commencez à transformer votre vie dans les familles. Que chaque famille soit une fleur harmonieuse que Je souhaite donner à Jésus. Chers enfants, que chaque famille soit active dans la prière. Je voudrais qu'un jour apparaissent des fruits dans les familles. Seulement ainsi, pourrai-Je vous offrir comme des pétales à Jésus pour l'accomplissement des plans de Dieu. Merci d'avoir répondu à Mon appel » (1er mai 1986). « Chers enfants, je me réjouis pour tous ceux qui sont sur le chemin de la sainteté. Je vous prie d'aider par votre témoignage ceux qui ne savent pas vivre saintement. Ainsi chers enfants, que votre famille soit le lieu où naisse la sainteté. Aidez tout le monde à vivre saintement, en particulier les membres de votre propre famille. Merci d'avoir répondu à mon appel ». (24 juillet 1986). « Chers enfants, aujourd'hui, je vous appelle à la prière. Que la prière soit vie pour vous. Une famille ne peut pas dire qu'elle est dans la paix si elle ne prie pas chaque jour. C'est pourquoi que votre matinée commence par la prière du matin et que la soirée finisse par l'action de grâce. Petits enfants, je suis avec vous, je vous aime; je vous bénis et je désire que chacun de vous soit dans mon embrassement. Vous ne pouvez pas être dans mon embrassement si vous n'êtes pas prêts à prier chaque jour. Merci d'avoir répondu à mon appel ». (25 août 1995).


Il ne s'agit pas de donner des leçons de vertu au monde, ni de lui faire la morale, mais d'entrer dans une plénitude plus grande de vie, cette vie qui est en Dieu et que l'on ne peut recevoir que dans la prière. Or la prière ne fleurit que dans la douceur et l'humilité. C'est donc en reprenant la devise de la Communion Marie Reine de la Paix, que nous envisageons cette retraite: « Douceur, douleur, ferveur ». Douceur de Marie qui ne nous fait pas de reproches, qui ne nous accuse pas mais qui nous montre de quel amour nous sommes aimés. On ne reprochera donc rien aux autres membres de la famille, mais on témoignera de la douceur et de l'humilité du Cœur du Christ en pardonnant en en aimant d'une manière inconditionnelle, en donnant sa vie sans rien attendre en retour. Douleur, c'est celle d'un cœur brisé et broyé, comme le dit le Psalmiste (Psaume 51), de celui qui reconnaît ses erreurs, ses fautes et ses péchés et dont le cœur est attendri dans la douloureuse joie du pardon reçu. Ferveur de l'âme qui s'est décidée pour la prière et qui s'y tient, qui incite les autres par son exemple à entrer dans le cœur à cœur avec le Cœur de Marie et le Cœur de Jésus qui a tant aimé les hommes.

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La Sainte Famille


Plus qu'un modèle


L'Eglise propose la Sainte Famille comme modèle de la famille Chrétienne. De prime abord nous sommes en droit de nous interroger sur la validité d'un tel modèle pour nous demander de quelle manière elle est un modèle. Le mariage n'est pas consommé, il n'y a qu'un enfant et le père n'est pas vraiment le père de l'enfant, de plus le père est un saint, un juste parmi les justes, la mère est préservée du péché originel et l'enfant est Dieu Lui-même. Tout cela est certes admirable mais inimitable! Si nous cherchons une famille a imiter: il vaut mieux nous tourner vers une autre Sainte Famille, celle de Thérèse de l'Enfant Jésus, avec ses nombreux enfants, avec Monsieur Martin, qui ressemble tant à Saint Joseph et Zélie, si aimante et dévouée. Il nous faut donc admettre que la Sainte Famille est plus qu'un modèle: c'est une source dans laquelle nous devons puiser. Méditer sur chacune des trois personnes qui la composent et sur la relation entre elles est une source de bénédiction, de force et de guérison.


Une oeuvre de sagesse


Des peintres, comme Murillo, ont si bien traduit la théologie mystique du XVIIe siècle en faisant rencontrer dans une même peinture la Trinité et la Sainte Famille, qu'on l'appellera la « Petite Trinité sur la terre ». En effet, Dieu s'est incarné non seulement dans un homme, mais également dans une famille. C'est le choix de Dieu de sanctifier les relations humaines pour en faire une image des réalités célestes qui sont le devenir de l'humanité. Joseph est l'ombre du Père, comme le dira magnifiquement Jean-Jacques Olier, le père du renouveau Sacerdotal en France, Marie, est l'épouse du Saint Esprit, comme l'indique la Salutation Angélique et, entre les deux, le Christ est l'élément commun aux deux « Trinités ». En suscitant la Sainte Famille, Dieu a fait une oeuvre de Sagesse et d'Amour et nous savons que Sa Sagesse et Son Amour sont folie pour le monde, mais Source de Vie pour celui qui se confie en Lui.


Une source spirituelle


Un psychiatre, à propos du Livre de la Consécration, disait: « Ce que vous faites est dangereux: on ne peut pas proposer des relations spirituelles avec Saint Joseph ou la Vierge Marie, si on n'est pas d'abord guéri, sur le plan psychologique de l'image paternelle et maternelle que nous portons ». Ce médecin ignorait le véritable remède. La Sainte Famille n'est pas une projection de la réalité psychologique, mais une source spirituelle proposée par Dieu. Dans la Communion des Saints, qui est le mystère du Corps du Christ, chacune des personnes est vivante et communique avec nous. Ravivons la mémoire de notre Baptême! Nous nous souvenons de nos blessures humaines, mais nous faisons également mémoire de notre Baptême, car, par lui nous avons revêtu le Christ. Toutes les réalités du mystère du Salut, nous les portons dans une sorte d'inconscient spirituel. J'ai souvent proposé a des personnes blessées dans leur relation filiale, par un père absent ou trop dur, de se confier à Saint Joseph, de méditer un instant, chaque jour, sur cet homme qui était à la fois fort et doux, observant un silence respectueux devant le mystère de l'autre. Et que de guérisons j'ai pu constater, dues à une véritable manifestation de Saint Joseph, nous pourrions dire d'une union avec lui. Les Saints nous sont proposés, non pas seulement comme des aides extérieures que l'on invoque selon les besoins, mais aussi comme des guides spirituels qui nous communiquent leurs vertus et leurs grâces propres. Quand un Saint nous devient intime, ce qui lui appartient nous appartient aussi; voilà pourquoi il nous faut choisir nos amis dans le Ciel avec soin. Qu'on se souvienne de ce vers de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, dans ce merveilleux poème, qui résume toute sa mariologie: « Le trésor de la Mère appartient à l'enfant ». Ce que Dieu donne à un Saint est pour toute l'Eglise. Plus nous serons intimes avec la Sainte Vierge, plus nous nous considèrerons véritablement comme ses petits enfants et plus aussi Elle interviendra dans nos vies et partagera avec nous ses privilèges de Fille bien-aimée du Père.


Voyez comme ils s'aiment


Redisons-le: chacune des personnes de la Sainte Famille est pour nous une source de guérison parce qu'elle préfigure, chacune à sa manière, l'humanité rachetée, régénérée, transfigurée. Mais il y a plus. En effet, comme aucune des Personnes de la Trinité Sainte ne peut être considérée séparée des deux autres, on ne peut séparer les membres de la Sainte Famille. Au contraire, il nous faut contempler leur relation d'amour. Nul n'est seul, nul n'est une ile, nous n'existons qu'en relation. Malheureusement la société moderne pose le désir de chacun comme une dictature, la liberté est érigée en idole et la conséquence de cet égoïsme forcené est l'éclatement du tissu social et de la famille. Dieu lui-même est famille, Dieu est relation, sortir de cette relation, c'est se figer dans la mort. Nous pourrons donc entrer dans la Maison de Nazareth, comme dans un foyer de Charité et d'amour, selon la belle expression de Marthe Robin, nous plonger dans ce milieu pour y recevoir la chaleur, la tendresse, qui nous ont manqué ou qui sont nécessaires à notre croissance en Dieu. Prenons l'image d'une plante, elle a besoin de chaleur et de lumière pour pousser, mais également d'un tuteur pour s'élever avec droiture. Si Marie est cette chaleur toute maternelle, et l'Enfant Jésus, la Lumière de l'Amour Miséricordieux, Joseph est le tuteur, lui qui est le juste qui a poussé comme un palmier, et nous nous ajustons à lui.


Un amour oblatif


L'amour dont ils s'aiment tend vers un but commun: l'oblation. En effet, Marie et Joseph ont été préparés à leur mission par le travail de la grâce, dès Sa Conception pour la Vierge et par des interventions divines pour son époux. Si la famille humaine est orientée vers la procréation en accomplissant le commandement de Dieu dans la Genèse, de remplir la terre, elle a aussi pour vocation d'être l'image de l'Amour de Dieu d'une manière sacramentelle. Aussi l'exemple de la Sainte Famille doit-il lui être d'un puissant secours et une ressource irremplaçable. Joseph, étant dégagé de la paternité naturelle, entre dans sa mission surnaturelle. Comme Dieu le Père, il s'efface, il respecte, il est patient et en même temps il rassure, sécurise et pourvoit à la substance, il ne vit plus qu'en fonction du don de son Fils pour le Salut du monde. D'une certaine manière, ce qui a été épargné à Abraham sur le Mont Moriah, ne lui sera pas épargné. Il est l'icône du Père, qui donne son Fils bien-aimé. Quant à Marie, la Maternité qu'Elle vit dans sa chair, elle devra également l'orienter vers le sacrifice, la Mère la plus comblée du monde sera également celle à qui il sera le plus demandé. Nous ne savons plus guère ce qu'est le sacrifice. Il est totalement absent de la psychologie moderne, qui lui propose une vision de l'homme prisonnier de ses désirs et voué au malheur, car force est de constater qu'il ne peut pas les assouvir. L'oblativité est pourtant une capacité essentielle de l'homme, le germe du divin en lui est sa seule possibilité de bonheur. Nous connaissons la joie du don, mais affirmons qu'il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir, mais nous sous-exploitons totalement cette capacité de l'homme créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Toute la vie sacramentelle, la prière source de l'union à Dieu et la vie ecclésiale nous sont offertes pour développer cette capacité oblative. Vécue en famille, comme chez les Martin, cette capacité oblative est source d'une immense vitalité pour l'Eglise. Ni Louis, ni Zélie, ne vivaient pour eux-mêmes, c'était l'unique terme de leur contrat de mariage et le fruit de leur union est incommensurable: cinq enfants, cinq consacrées, dont la plus grande Sainte des temps modernes, prophète pour notre temps. L'oblativité appliquée à toutes nos relations humaines, les transforme, les transfigure et devient source féconde. Mère Teresa nous est donnée comme un rappel de cet amour qui ne désire rien pour lui-même mais tout pour l'autre. Dans cet oubli on se retrouve véritablement, car, c'est en donnant qu'on reçoit, c'est en mourant à soi-même qu'on naît à la vie éternelle. La règle de sa congrégation stipule que les Soeurs de la Charité doivent donner sans rien attendre en retour. Le fait de ne rien attendre permet de poser des actes de parfaite gratuité et c'est dans cette gratuité que réside la pureté, l'absence de mélange.


Parlez-moi d'amour


Nous n'avons jamais tant parlé d'amour qu'aujourd'hui: dans la littérature, dans la publicité, les chansons, les films etc. et nous n'avons jamais été aussi éloignés de la nature véritable de l'amour. Cela pour deux raisons: la blessure du péché et le contexte actuel de la culture de mort. La blessure du péché fait que, quand nous parlons d'amour, nous exprimons avant tout notre désir d'être aimés. Notre blessure fondamentale est le manque, un manque que nous allons essayer de combler d'une manière compulsive, irraisonnée, par toutes sortes de manières. Nous avons faim et nous ignorons la nature de notre faim, qui est en fait le désir de l'union à Dieu et, comme l'a dit Saint Augustin, notre âme se tourmente jusqu'à ce qu'elle accepte de se reposer en Dieu. La Sainte Famille, elle, ne vit que de Dieu et pour Dieu. Voilà pourquoi elle est un lieu de repos. Le piège est de compter sur ses propres capacités à aimer. Or nous le savons, l'amour humain malgré toute sa beauté n'est pas infini, il se heurte à des limites qui font que l'amour peut se changer en haine, en indifférence, en amertume. L'affectivité s'exprime de manière différente selon le tempérament. Chaque enfant a une manière propre de réagir à la blessure d'amour, à la prise de conscience d'un manque. Selon nos blessures propres, nous mélangerons amour et domination, amour et protection, amour et possession, nous garderons nos distances au sein même de l'amour ou bien encore nous profiterons de l'être aimé en toute innocence. Aucune de ces manières d'aimer n'est juste et nul homme ne sait aimer parfaitement sans le secours de la grâce, car j'aurais beau me dévouer, comme le dit l'Hymne à la Charité, de la Première Epître aux Corinthiens, j'aurais beau me dépenser, si je n'ai pas la Charité, c'est à dire cet amour qui vient du Christ, je ne suis rien et tout ce que j'entreprends, même avec beaucoup de générosité, finit toujours par satisfaire mon propre besoin. Nous voyons donc que cette Retraite de Consécration est extrêmement importante. L'exigence évangélique est surhumaine et bien souvent, nous ne sommes pas à la hauteur de notre nom de Chrétien, mais la Sainte Famille nous est donnée comme une école où, humblement nous pouvons nous rendre, un foyer d'amour où nous nous laissons aimer pour ensuite transmettre cette qualité d'amour.


La Famille Martin


Au cours de cette Retraite, nous méditerons chaque jour l'exemple de la Famille Martin. Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, proclamée Docteur de l'Eglise et par là, même la famille qui l'a vue naître, qui l'a éduquée et formée spirituellement, nous est proposée comme modèle (Les parents Martin ont étés béafifiés le 19 octobre 2008). Elle n'est pas une famille parfaite, les parents ont sans doute commis des erreurs pédagogiques, ils sont restés très marqués par leur temps, en cela aussi ils sont exemplaires, car nulle famille n'est parfaite, mais, ils ont fait de leur mieux en comptant avant tout sur Dieu. L'importance de la liturgie familiale chez les Martin, doit être soulignée, car, une famille Chrétienne est avant tout une famille qui prie, qui remet tous les jours ses erreurs et ses espérances à la Miséricorde Divine, qui se replace dans la Sainte Famille et dans la vie trinitaire.

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Quelques questions


Que veut dire se consacrer? Littéralement, cela signifie « rendre saint avec », c'est donc prendre de ce qui est à nous, de ce qui est humain et l'associer au divin en l'offrant à Dieu pour qu'Il le sanctifie. Le Concile affirme que les laïcs sont les consécrateurs du monde, parce que vivant dans le monde, ils sont à même de le remettre tous les jours à Dieu. Se consacrer à Marie signifie que nous remettons notre vie à la Vierge, que nous lui donnons un feu vert pour qu'elle travaille à notre sanctification et qu'elle nous communique ses grâces. La Consécration est un acte de liberté et de confiance.


Les textes sont très riches, peut-on les vivre intégralement? Comme la Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par le Cœur Immaculé de Marie, cette Retraite a été conçue pour que chacun puisse se reconnaître sans un élément ou dans un autre et pour pouvoir être recommencée plusieurs fois. De plus, ce livre est une petite anthologie qui réunit des textes bibliques et magistraux que l'on peut consulter selon les besoins.


Est-il normal de ne pas se sentir à la hauteur de ce qui nous est proposé? Bien entendu, nous pourrions dire que la famille modèle est un mythe. Celui qui dit qu'il n'est pas pécheur est un menteur, nous dit l'Ecriture. Or la famille est composée de pécheurs en quête de sainteté. Il est dangereux de se prétendre sans défauts et sans failles, c'est une attitude pharisienne et orgueilleuse qui nous coupe de la grâce. L'Eglise place la barre très haut, car notre idéal est au Ciel, nous devons nous efforcer d'y correspondre dans l'humilité et en recourant aux moyens de Salut qu'elle nous propose dans les Sacrements. En même temps, il est important de réaliser que ce que nous propose le monde en matière de morale et de sens de la vie est totalement ennemi du Christ et conduit à la mort. L'Eglise ne veut pas nous faire « porter de pesants fardeaux », elle veut nous préserver du mal et de la mort, nous conduire vers une Civilisation de l'amour. Pour cela, nous devons rompre avec la culture de mort. Sa morale n'est pas un retour à la loi, mais une découverte de l'amour.


Je suis seul(e) mon conjoint est parti, puis-je faire la Retraite? Nous sommes solidaires dans le bien comme dans le mal. Grâce au Sacrement du Mariage, un conjoint peut se consacrer à la place de l'autre dans la Foi, l'Espérance et la Charité et consacrer ses enfants. La famille, même amputée d'un membre, existe toujours. Rappelons qu'il est abusif de parler de l'annulation du mariage, car un sacrement ne peut être annulé. Ce qu'un procès Canonique doit établir, c'est de savoir s'il y a eu Sacrement ou non.


Pourquoi consacrer des évènements passés, comme ceux de la petite enfance? Peut-on revivre son passé? On ne peut réécrire sa vie, mais on peut en modifier le vécu, faire un travail de mémoire, afin que les évènements passés n'exercent plus la même influence sur notre présent. En fait, toute notre vie passée est présente dans notre présent et conditionne notre avenir. Il nous faut donc évangéliser notre mémoire. Il est étonnant de constater que nous possédons une mémoire, non seulement de notre petite enfance, mais encore de notre gestation, de l'instant de notre conception et même de notre arbre généalogique.


Les textes sont longs et prenants, si on veut les méditer sérieusement, comment trouver le temps? Nous pourrions en dire autant des lettres du Saint Père, mais il les a publiées parce qu'il s'agit d'une question vitale. La famille est la clé de voûte de la société, elle est plus que menacée de nos jours. Quand on est malade, on suspend toute activité pour se soigner. Le temps est un faux problème, on le trouve pour regarder la télévision! Or, chaque jour de consécration prend moins de temps que de regarder un film. De plus, on n'est pas obligé de tout faire: on peut par exemple décider de ne faire la Retraite qu'avec l'enseignement de l'Eglise, quitte à la recommencer plus tard avec la Famille Martin. Les exercices ne sont pas obligatoires, ils sont proposés à titre complémentaire, chacun d'eux peut se vivre en dehors de la Retraite.


Est-il nécessaire de faire la Retraite si tout va bien dans la famille? On dispose des extincteurs dans la maison et on les entretient quand il n'y a pas le feu! Les familles Chrétiennes les plus pieuses ne sont pas à l'abri d'accidents de parcours comme nous le montrent tant d'exemples. Comment se fait-il que des familles unies, ferventes, recevant l'Eucharistie quotidiennement, priant le Chapelet, oeuvrant dans un grand nombre d'activités sociales et caritatives, puissent tout à coup s'effondrer comme un jeu de quilles? L'extincteur, c'est cet instrument spirituel adapté à notre époque, que nous devrions tous avoir dans nos familles et dont nous devons apprendre le fonctionnement. Par exemple, comment réagir à telle ou telle situation sans être esclave de mes mécanismes de défense, mis en place très tôt dans l'enfance et dont je ne suis plus le maître. Tout va bien, et tout à coup c'est le choc: la calomnie, un accident, un enfant qui va mal, mon conjoint qui me délaisse ou me quitte, le travail... Et alors tout s'effondre. L'illusion est de vouloir a tout prix « sauver les apparences ». La transformation en profondeur des comportements et des relations au sein de la famille ne peuvent se faire que nous acceptons de voir « là où nous en sommes » et « là où nous sommes appelés ». « L'amour n'est pas une utopie », clamait le Pape Jean Paul II. Y croyons-nous vraiment? Si oui, alors « je n'ai rein qu'aujourd'hui », comme nous le dit la Petite Thérèse. C'est chaque jour le « petit pas ».


Tout semble brisé dans notre famille, n'est-il pas  trop tard? N'est-ce pas remuer le couteau dans la plaie? Beaucoup de choses peuvent être réparées dans l'invisible! Le monde spirituel n'est pas prisonnier de l'espace et du temps, nous pouvons faire beaucoup de bien à ceux qui sont éloignés de nous et qui sans aucun doutes souffrent de ce qui s'est passé. Nous devons aussi demeurer dans l'espérance, espérer contre toute espérance.


Comment pratiquement faire la Retraite en famille. Il est bon que les époux fassent toute la Retraite ensemble, bien que dans la première semaine, se soit surtout le mari qui conduise la prière, dans la seconde, c'est surtout la femme et dans la troisième semaine, les époux ensemble. Un petit livret est proposé aux enfants pour une liturgie familiale, qui réunit toute la famille, chaque jour de la Retraite, autour du thème abordé.


Qu'est-ce que la Communion Marie Reine des Familles? Nombreuses sont les familles qui nous confient leur sentiment de solitude. Comment peut-on vivre notre Foi dans la plénitude, en étant seuls? Nous devons retrouver un dialogue entre familles, des moments à part, entre homme, entre femmes. Pour cela, nous devons utiliser les moyens les plus modernes pour susciter ce renouveau, à l'exemple du Père Kolbe. La Revue Maria, le minitel, l'internet et tous nos rassemblements sont à la disposition de tous. Nous devenons membre d'une grande famille en répondant à l'appel de Jean Paul II, nous demandant de nous unir, de nous organiser et de nous retrouver. Prions tous les uns pour les autres et pour que la Communion Marie Reine des Familles reçoive cet « esprit d'ouverture qui fasse des familles chrétiennes une véritable source de lumière et un ferment sain pour les autres familles ». (Jean Paul II).


Gujan-Mestras, le 15 août 1998,

En la Fête de l'Assomption de Marie

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Avertissement


Nous allons vivre: 8 jours avec Saint Joseph, 8 jours avec Marie, 8 jours avec l'Enfant Jésus, 1 journée avec la Sainte Trinité. Chaque jour: une introduction sur le thème du jour; une antienne: il est bon de la répéter plusieurs fois au cours du temps de prière, et par ailleurs d'essayer de la mémoriser à l'avance, pour la psalmodier tout au long de la journée dans son cœur; la Parole de Dieu; un texte de l'Eglise; l'exemple de la Famille Martin; la prière consécratoire; un exercice ,pratique. Celui-ci est facultatif et peut se vivre en dehors de la Retraite. Il nous permet de vivre concrètement ce que nous consacrons. Moïse s'adresse ainsi au Peuple d'Israël: « Vois, je te propose aujourd'hui vie et bonheur, mort et malheur... Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez ». (Deutéronome 30: 15-19). Cette injonction claire et forte convient tout autant à nous qui devons choisir tous les jours entre la « culture de vie » et la « culture de mort ». Mais l'appel du Deutéronome est encore plus profond, parce qu'il nous demande un choix à proprement parler, religieux et moral. Il s'agit de donner à son existence une orientation fondamentale et de vivre fidèlement en accord avec la Loi du Seigneur: « Ecoute les commandements que Je te donne aujourd'hui: aimer le Seigneur ton Dieu, marcher dans Ses chemins, garder Ses ordres, Ses commandements et Ses décrets.... Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, aimant le Seigneur ton Dieu, écoutant Sa Voix; t'attachant à Lui; car là est ta vie, ainsi que la longue durée de ton séjour sur la terre » (Deutéronome 30: 16-20).

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