07 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 3/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

 

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Troisième jour

Troisième jour de la semaine à Nazareth

Pauvreté dans l'esprit

La pauvreté spirituelle

Consécration des biens intérieurs

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Viens Esprit Saint,

Viens, Feu d'amour,

Viens, Père des pauvre,

épris de mes blessures,

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs

et envoie du haut du Ciel un rayon de Ta Lumière.

Viens en nous, Père des pauvres,

Viens, dispensateur des dons,

Viens, Lumière de nos cœurs.

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

La Parole de Dieu

 

Deuxième Lettre de Saint Paul aux Corinthiens 12, 9-10

 

« Mais il m'a déclaré : « Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » Je n'hésiterai donc pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la Puissance du Christ habite en moi. C'est pourquoi j'accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort ».

 

Saint Luc 1, 46-49

 

« Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, Mon esprit exulte en Dieu Mon Sauveur. Il s'est penché sur Son humble Servante ; désormais tous les âges Me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour Moi des merveilles ; Saint est son nom ! »

 

Lettre de Saint Paul aux Romains 11, 33-36

 

« Quelle profondeur dans la richesse, la Sagesse et la Science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, Ses chemins sont impénétrables ! Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui Lui a donné en premier, et mériterait de recevoir en retour ? Car tout est de Lui, et par Lui, et pour Lui. A lui la gloire pour l'éternité ! Amen ».

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 novembre 1990

 

« Chers enfants, aujourd'hui Je vous invite à faire des œuvres de Miséricorde, avec amour et par amour pour Moi et pour nos frères et sœurs, les vôtres et les miens. Chers enfants, tout ce que vous faites pour les autres, faites-le dans une grande joie et avec humilité envers Dieu. Je suis avec vous, et de jour en jour Je présente vos sacrifices et vos prières à Dieu, pour le Salut du monde. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« Ce bon Maître n'a pas dédaigné de se renfermer dans le sein de la sainte Vierge comme un captif et un esclave amoureux, et de lui être soumis et obéissant pendant trente années. C'est ici, je le répète, que l'esprit humain se perd, lorsqu'il fait une sérieuse réflexion à cette conduite de la Sagesse incarnée, qui n'a pas voulu, quoiqu'elle le pût faire, se donner directement aux hommes mais par la très sainte Vierge : qui n'a pas voulu venir au monde à l'âge d'un homme parfait, indépendant d'autrui, mais comme un pauvre et petit enfant, dépendant des soins et de l'entretien de sa sainte Mère. Cette Sagesse infinie, qui avait un désir immense de glorifier Dieu son Père et de sauver les hommes, n'a point trouvé de moyen plus parfait et plus court pour le faire que de se soumettre en toutes choses à la très sainte Vierge ».

 

(Saint Louis-Marie Grigion de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, 139)

 

« Marie, poussée par la charité, se rend donc dans la maison de sa parente. A son entrée, Elisabeth répond à sa salutation et, sentant l'enfant tressaillir en son sein, «remplie d'Esprit Saint», à son tour salue Marie à haute voix: «Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein!» (cf . Lc 1, 40-42 ). Cette exclamation ou cette acclamation d'Elisabeth devait entrer dans l'Ave Maria, à la suite du salut de l'ange, et devenir ainsi une des prières les plus fréquentes de l'Eglise (…). Dans la salutation d'Elisabeth, tous les mots sont lourds de sens; cependant ce qu'elle dit à la fin semble d'une importance primordiale «Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur!» (Lc 1, 45) 28. On peut rapprocher ces mots du titre «pleine de grâce» dans la salutation de l'ange. Dans l'un et l'autre de ces textes se révèle un contenu mariologique essentiel c'est-à-dire la vérité sur Marie dont la présence dans le mystère du Christ est devenue effective parce qu'elle «a cru». La plénitude de grâce, annoncée par l'ange, signifie le don de Dieu lui-même; la foi de Marie, proclamée par Elisabeth lors de la Visitation, montre comment la Vierge de Nazareth a répondu à ce don ».

 

(Bienheureux Jean Paul II, Rédemptoris Mater, n°12)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Marie, choix de Dieu, petite Pauvre dépouillée de tout regard sur Toi-même et riche en espérance des biens du Royaume, je Te consacre mon intelligence, mes pensées, surtout celles qui me semblent les plus élevées et les plus belles, car aucune pensée ne peut concevoir le Royaume que Dieu engendre dans les pauvres et en Toi d'abord, Chef d'oeuvre de la Création. Je Te consacre tout don, tout bien spirituel afin que jamais je ne m'en considère comme l'auteur ; que je puisse m'écrier avec Toi que Dieu exalte les humbles et qu'Il résiste aux orgueilleux. Marie, prends-moi à Ton école de douceur et d'humilité de cœur.

 

Antienne

(Luc 1, 46-50)

 

Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.

Il s'est penché sur son humble servante ;

désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles,

Saint est Son Nom !

Son Amour s'étend d'âge en âge

sur ceux qui le craignent.

 

Psaume 113 (112)

 

Louez, serviteurs du Seigneur,

louez le Nom du Seigneur !

Béni soit le nom du Seigneur,

dès maintenant et à jamais !

Du soleil levant au soleil couchant,

loué soit le Nom du Seigneur !

Exalté par dessus tous les peuples, Adonaï !

Sa gloire domine les Cieux !

Qui est comme le Seigneur notre Dieu,

Lui, qui s'élève pour siéger siéger

et descend pour voir les cieux et la terre.

De la poussière il relève le faible,

du fumier il retire le pauvre,

pour l'asseoir avec les princes,

avec les princes de son peuple.

Il assied la femme stérile installe en sa maison,

heureuse mère au milieu de ses fils.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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06 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 2/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Deuxième jour

Deuxième jour de la semaine à Nazareth

Pour entrer dans la maison de la Sainte Famille

Consécration de nos sens

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Esprit Saint Ta saveur m’est douce

au-delà du rayon de miel

et de toute douceur mesurable.

Faim et désir toujours en moi demeurent,

car Te consommer, je ne le puis.

Est-ce moi qui Te mange ?

Toi qui me manges ?

Je ne sais ;

car, dans mon fond,

les deux semblent vrais.

Tu me réclames d’être avec Toi,

ce qui me donne grande peine,

car je ne veux quitter mon occupation

pour aller dormir entre tes bras.

Il me faut rendre grâce, louange et honneur,

car c’est là ma vie éternelle. Impatience en moi

je ressens, et ne puis savoir ce que c’est.

Si je pouvais acquérir l’unité avec Dieu,

tout en demeurant pour toujours en mes œuvres,

je tairais toute ma plainte.

Que Dieu qui connaît tout besoin fasse de moi

tout ce qu’il veut.

Je me livre tout entière en son pouvoir,

et reste ainsi, en toute souffrance, vigoureuse.

 

(Jan van Ruysbroeck)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

La Parole de Dieu

 

Saint Marc 10, 49-52

 

« Jésus s'arrête et dit : « Appelez-le ». On appelle donc l'aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; Il t'appelle ». L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Jésus lui dit : « Que veux-tu que Je fasse pour toi ? » « Rabbouni, que je voie ». Et Jésus lui dit : « Va, ta Foi t'a sauvé ». Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route ».

 

Livre de la Sagesse 13, 1-9

 

« Insensés par nature tous les hommes qui ont ignoré Dieu, et qui n'ont pas su, par les biens visibles, voir Celui qui est, ni, par la considération de ses œuvres, reconnaître l'Ouvrier. Mais ils ont regardé le feu, le vent, l'air mobile, le cercle des étoiles, l'eau impétueuse, les flambeaux du ciel, comme des dieux gouvernant l'univers. Si, charmés de leur beauté, ils ont pris ces créatures pour des dieux, qu'ils sachent combien le Maître l'emporte sur elles ; car c'est l'Auteur même de la beauté qui les a faites. Et s'ils en admiraient la puissance et les effets, qu'ils en concluent combien est plus puissant celui qui les a faites. Car la grandeur et la beauté des créatures font connaître par analogie Celui qui en est le Créateur. Ceux-ci pourtant encourent un moindre reproche ; car ils s'égarent peut-être en cherchant Dieu et en voulant le trouver. Occupés de ses œuvres, ils en font l'objet de leurs recherches, et s'en rapportent à l'apparence, tant ce qu'ils voient est beau ! D'autre part, ils ne sont pas non plus excusables ; car, s'ils ont acquis assez de science pour arriver à connaître le monde, comment n'en ont-ils pas connu plus facilement le Maître ? »

 

Saint Matthieu 6, 25-33

 

« Je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux. Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : « Qu'allons-nous manger ? » ou bien : « Qu'allons-nous boire ? » ou encore : « Avec quoi nous habiller ? » Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 avril 1993

 

« Chers enfants, aujourd'hui je vous invite tous à éveiller vos cœurs à l'amour. Allez dans la nature et regardez comment la nature s'éveille, cela vous sera une aide pour ouvrir vos cœurs à l'amour de Dieu-Créateur. je désire que vous réveilliez l'amour dans vos familles, de telle sorte que là où se trouvent le manque de paix et la haine, l'amour règne. Et quand il y a l'amour dans vos cœurs, alors il y a aussi la prière. Et n'oubliez pas, chers enfants, que je suis avec vous et que je vous aide par ma prière, afin que Dieu vous donne la force d'aimer. je vous bénis et je vous aime de mon amour maternel. Merci d'avoir répondu à mon appel ».

 

Méditation

 

« Une personne qui s'est ainsi volontairement consacrée et sacrifiée à Jésus-Christ par Marie ne peut plus disposer de la valeur d'aucune de ses bonnes actions: tout ce qu'il souffre, tout ce qu'il pense, dit et fait de bien, appartient à Marie, afin qu'elle en dispose selon la volonté de son Fils, et à sa plus grande gloire, sans cependant que cette dépendance préjudicie en aucune manière aux obligations de l'état où l'on est pour le présent, et où on pourra être pour l'avenir ».

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion à Marie, 124).

 

« Il faut que les chrétiens approfondissent personnellement et dans chacune de leurs communautés l' « obéissance de la foi » dont Marie est l'exemple premier et le plus éclairant. (...) Ils doivent surmonter des désaccords doctrinaux... (…) Pourquoi, alors, ne pas la considérer tous ensemble comme notre Mère commune qui prie pour l'unité de la famille de Dieu, et qui nous « précède » tous à la tête du long cortège des témoins de la foi en l'unique Seigneur, le Fils de Dieu, conçu dans son sein virginal par l'Esprit Saint ? (…) L'icône de la Vierge au Cénacle, en prière avec les Apôtres dans l'attente de l'Esprit: ne pourrait-elle pas devenir comme le signe de l'espérance pour tous ceux qui, dans le dialogue fraternel, désirent approfondir leur obéissance dans la foi ? »

(Bienheureux Jean Paul II, Redemptoris Mater 29-33).

 

L'amour virginal de Marie rayonne aussi de l'intérieur sur tout son corps et sur toute sa vie physique, les enveloppant d'une sorte de pureté lumineuse et intime (…). L'amour virginal de Marie prend de l'intérieur toutes les capacités et toutes les forces de la vie de l'homme, même les plus profondes et les plus cachées, et les sanctifie en les unifiant de l'intérieur, en les attirant et les unissant à Dieu. Il a d'abord sanctifié les relations physiques de la toute petite Marie avec sa mère Anne, en faisant de ces relations naturelles comme un sacrement de l'Amour Divin (…). Marie est toujours demeurée dans le premier amour du nouveau-né, elle a gardé toute sa vie, dans le boire et le manger, comme dans tout son comportement physique, cette simplicité et cette profondeur du tout-petit (…). Pour elle, les aliments sont une nourriture animée de ce souffle de vie qui vient immédiatement de Dieu, un goût de Dieu, que l'Esprit y a disposé comme un vestige qui nous rappelle son amour, ayant tout créé en vue de l'homme et de son union avec lui ».

(Père Thomas Philippe, O.P., « La Vie Cachée de Marie »)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Vierge Marie, en qui Jésus a pris chair et corps, je Te consacre tous mes sens afin que, détournés des jouissances grossières, ils me servent à goûter la saveur véritable des choses belles et bonnes que le Créateur nous a destinées, à connaître la joie de régner sur la Création selon la Sagesse de Dieu. Car, comme le Fils de l'Homme est venu mangeant et buvant, je veux que toutes mes facultés concourent à la plus grande Charité. Marie, je Te consacre mes cinq sens, purifie-les afin qu'ils deviennent capables de se réjouir de la Vie et de peu à peu percevoir la réalité des biens à venir.

 

Antienne

 

Je sais qu’à Nazareth, Mère pleine de grâces

Tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus

Point de ravissements, de miracles, d’extases

N’embellissent ta vie, ô Reine des Elus !…

Le nombre des petits est bien grand sur la terre

Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux

C’est par la voie commune, incomparable Mère,

Qu’il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux.

 

(Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, extrait de la poésie « Pourquoi je t'aime, ô Marie »)

 

Psaume 122 (121)

 

O ma joie quand on m'a dit :

« Allons à la maison du Seigneur! »

Maintenant notre marche prend fin

dans tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, bâtie comme une ville

où tout ensemble fait corps ;

C'est là que montent les tribus,

les tribus du Seigneur,

là qu'Israël doit rendre grâce

au nom du Seigneur.

Car les sièges de la Justice sont là,

les sièges de la maison de David.

Appelez la paix sur Jérusalem :

Paix à ceux qui t'aiment !

Que la paix règne dans tes murs,

le bonheur dans tes palais !

Pour l'amour de mes frères, de mes amis,

laisse-moi : « Paix sur toi ! »

Pour l'amour de la maison du Seigneur notre Dieu,

je prie pour ton bonheur.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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05 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 1/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Première semaine

Une semaine à Nazareth

 

Premier jour

La montée vers Nazareth

Quitter l'esprit du monde

Consécration des biens extérieurs

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Viens, Esprit Saint,

Viens, joie éternelle.

Viens, Toi qu'a désiré et désire mon âme.

Viens, Toi le seul, au seul,

puisque, Tu le vois, je suis seul.

Viens, Toi qui m'as séparé de tout

Et fait solitaire en ce monde.

Viens, Toi devenu Toi-même l'inaccessible.

Viens, mon souffle et ma vie.

Viens consolation de mon âme.

Viens, ma joie et ma gloire

Et mes délices sans fin.

Viens, Esprit, Toi qui m'as fait te désirer,

Toi l'inaccessible,

qui T'es fait Toi-même en moi désir.

 

(Syméon le Nouveau Théologien)

 

Symbole des Apôtres, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge. (La paix dans le monde, les familles, les jeunes, l'Eglise, la conversion des incroyants et, plus généralement, la prière, l'amour, la sainteté, la réconciliation et ses intentions particulière).

 

La Parole de Dieu

 

Saint Matthieu 19, 6-21

 

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ».

 

Saint Matthieu 19, 16-23

 

Un jeune homme riche s'approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements ». « Lesquels ? » lui dit-il. Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé : que me manque-t-il encore ? » Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi ». A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens. Et Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux ».

 

Saint Matthieu 6, 31-34

 

« Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : « Qu'allons-nous manger ? » ou bien : « Qu'allons-nous boire ? » ou encore : « Avec quoi nous habiller ? » Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine ».

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 août 1992

 

« Chers enfants, aujourd'hui je désire vous dire que je vous aime. Je vous aime de mon amour maternel et je vous invite à vous ouvrir complètement à moi, afin qu'à travers chacun de vous je puisse convertir et sauver ce monde où il y a beaucoup de péché et beaucoup de choses mauvaises. C'est pourquoi, mes chers petits enfants, ouvrez-vous complètement à moi pour que je puisse vous entraîner toujours davantage vers l'amour merveilleux de Dieu le Créateur qui se révèle à vous de jour en jour. Je suis avec vous et je désire vous révéler et vous montrer le Dieu qui vous aime. Merci d'avoir répondu à mon appel ».

 

Méditation

 

« Pour nous vider de nous-mêmes, il nous faut tous les jours mourir à nous-mêmes. C'est à dire qu'il faut renoncer aux opérations des puissances de notre âme et des sens du corps, qu'il faut voir comme si on ne voyait point, entendre comme si on n'entendait point, se servir des choses de ce monde comme si on ne s'en servait point (1 Co 7, 31), ce que saint Paul appelle « mourir tous les jours » (1 Co 15, 31) ! « Si le grain de froment tombant à terre ne meurt, il demeure seul et ne produit point de fruit qui soit bon ». (Jean 12, 24). Si nous ne mourons à nous-mêmes et si nos dévotions les plus saintes ne nous portent à cette mort nécessaire et féconde, nous ne porterons point de fruit qui vaille, nos dévotions nous deviendront inutiles, toutes nos œuvres de justice seront souillées par notre amour-propre et notre propre volonté, ce qui fera que Dieu aura en abomination les plus grands sacrifices et les meilleures actions que nous puissions faire. A notre mort, nous nous trouverons les mains vides de vertus et de mérites, et nous n'aurons pas une étincelle du pur Amour, qui n'est communiqué qu'aux âmes mortes à elles-mêmes dont la vie est cachée avec Jésus-Christ en Dieu ».

 

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, « Traité de la Vraie Dévotion à Marie, 8)

 

« Le Père des miséricordes que l’Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée, en sorte que, une femme ayant contribué à l’œuvre de mort, de même une femme contribuât aussi à la vie. (…) Au Messager céleste auquel elle fait Elle-même cette réponse : « Voici la servante du Seigneur, qu’il en soit de moi selon ta parole » (Lc 1, 38). Ainsi Marie, fille d’Adam, donnant à la Parole de Dieu son consentement, devint Mère de Jésus et, épousant à plein cœur, sans que nul péché ne la retienne, la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce du Dieu tout-puissant, au mystère de la Rédemption. C’est donc à juste titre que les saints Pères considèrent Marie non pas simplement comme un instrument passif aux mains de Dieu, mais comme apportant au salut des hommes la coopération de sa libre foi et de son obéissance ».

 

(Concile Vatican II, Constitution Lumen Gentium, n°56)

 

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Prières

 

Prière Consécratoire

 

Marie, Toi qui as proclamé que Dieu renvoyait les riches les mains vides, je veux te dire que, sur la terre, le seul trésor que je désires, c'est Ton Fils, le Fruit de Tes entrailles, afin que là où est mon trésor, Ton trésor, là aussi soit mon cœur. Je Te consacre mes biens, toutes mes possessions matérielles afin que Tu en disposes en vue de l'avènement du Royaume. Toi qui nous as donné le Pain de la Vie, reçois le fruit de mon travail pour qu'il soit partagé et multiplié. La parole de Ton Fils qui nous dit que nul ne peut servir deux maîtres à la fois, cette parole me saisit et je Te déclaire que je ne veux rien d'autre que servir le seul Maître qui est Dieu et Son Humble Servante qui est ma Reine. Marie, je Te consacre mon travail, le fruit de mes efforts physiques et intellectuels, je mets à ta disposition mes biens matériels pour que tu en disposes selon Ton bon plaisir.

 

Antienne

 

Sainte Famille de Nazareth, petite Trinité sur la terre,

Jésus, Dieu sur la terre,

Marie, épouse de l'Esprit,

Joseph, ombre du Père,

Rendez-nous semblables à vous.

Petite Trinité sur la terre,

Joseph, mourant d'amour pour Marie,

Marie, mourant d'amour pour Jésus,

Jésus, mourant d'amour pour Marie,

rendez-nous semblables à Vous.

(Ephraïm

Psaume 130

 

Seigneur, je n'ai pas le cœur fier

ni le regard hautain ;

Je n'ai pas pris un chemin de grandeur,

ni de prodiges qui me dépassent.

Non, je tiens mon âme en paix et silence.

Mon âme est en moi comme un enfant

comme un petit enfant contre sa mère.

Mets ton espoir Israël dans le Seigneur,

dés maintenant et à jamais.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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22 décembre 2012

L'Avent avec les Carmes

L'Avent avec les Carmes

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Quatrième semaine

Grandir dans la foi

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (1, 39-45)

 

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse, celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

 

Méditation pour la quatrième semaine

« grandir dans la foi »

 

« La foi et l’amour, nous dit cette semaine saint Jean de la Croix, sont les conducteurs d’aveugle qui te guideront par un chemin que tu ne connais pas, là où Dieu est caché. La foi, ce sont les pieds avec lesquels l’âme va vers Dieu, et l’amour est le guide qui la conduit ». Quelles images étonnantes ! Serions-nous en train de marcher à l’aveuglette, au cours de cette retraite d’Avent ? Pourtant, nous savons bien ce que nous faisons : nous nous dirigeons vers Bethléem, nous allons à la rencontre du Sauveur ! Alors, allons-nous vers l’inconnu ? Pas vraiment, car si nous n’avions aucune idée au sujet de Celui qui nous appelle, nous n’aurions même pas entamé ce chemin. Mais nous ne devons pas oublier pour autant que le Seigneur dépasse toujours ce que nous pouvons imaginer ou découvrir de lui. Le Seigneur se manifeste à nous, il se donne à connaître à nous… mais il est toujours au-delà de ce que nous pouvons saisir de lui. C’est pourquoi nous cheminons par la foi, dont Jean de la Croix nous dit dans un autre de ses ouvrages qu’elle est « le seul moyen adapté et approprié pour que l’âme s’unisse à Dieu », car elle nous met en contact avec le mystère de Dieu, avec le mystère qu’est Dieu.

Ce dynamisme de la foi, nous le reconnaissons dans l’épisode de la Visitation que la liturgie nous donne à méditer en ce quatrième et dernier dimanche de l’Avent. Comme ses contemporains, Élisabeth, la cousine de la Vierge Marie, attendait la venue du Messie d’Israël. Comme nous, elle avait une relation avec le Seigneur Dieu dans la prière et elle connaissait les Écritures : elle pouvait ainsi un peu se représenter comment le Seigneur s’y prendrait pour sauver son peuple. Pourtant, lorsqu’elle reçut la visite de la Vierge Marie, elle fit l’expérience d’une immense surprise. En effet, l’Évangile nous dit qu’elle fut alors remplie de l’Esprit Saint et qu’elle s’écria : « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Jamais elle n’aurait pu imaginer que le Sauveur viendrait à elle de cette façon. Et d’ailleurs, que s’est-il produit lors de cette rencontre ? Elle n’a rien vu d’autre que sa jeune cousine enceinte qui venait lui rendre visite. Mais elle a laissé son cœur s’ouvrir et recevoir la grâce de l’Esprit de Dieu. Elle s’est laissée bouleversée jusqu’au plus profond d’elle-même : « L’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi ».

Depuis le début de cette retraite, d’une façon ou d’une autre, c’est l’amour pour Dieu qui nous a fait entreprendre notre chemin d’Avent. C’est cet amour qui nous pousse vers Bethléem, où nous allons bientôt découvrir le Sauveur. Nous aussi, comme Élisabeth, c’est par la foi que nous allons le rencontrer. Car le Sauveur ne ressemblera peut-être pas – sûrement pas ! – à ce que nous aurions imaginé... Qu’attendons-nous de lui ? Voulons-nous qu’il soit un magicien qui va, d’un coup de baguette magique, faire disparaître tous nos soucis ? Rêvons-nous pour Noël d’un personnage de conte de fées qui va combler toutes nos frustrations ? En fait, Dieu ne vient pas nous arracher à notre condition humaine. Tout au contraire, pour nous sauver, il vient partager notre humanité. C’est certain, le Sauveur ne ressemblera à aucun des super-héros que nous pourrions imaginer : Dieu vient à nous en se faisant enfant… Comme un enfant, il est déroutant, bouleversant : alors, laissons Dieu nous surprendre en cette nuit de Noël ! Le cadeau qu’il nous fait, ce n’est rien de moins que lui-même. Alors, pour Noël, n’attendons rien de moins !

 

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Le Cantique spirituel de saint Jean de la Croix (1, 11)

 

Voilà, ô âme, ce que tu dois faire pour trouver l’Époux dans la retraite de ton cœur. Mais si tu veux écouter encore, voici une parole pleine d’une substance et d’une vérité inaccessibles : Cherche-le dans la foi et l’amour, sans te satisfaire d’aucune autre chose, sans goûter ni comprendre au-delà de ce que tu dois savoir. La foi et l’amour sont les conducteurs d’aveugle qui te guideront par un chemin que tu ne connais pas, là où Dieu est caché. La foi, qui est le secret dont nous avons parlé, ce sont les pieds avec lesquels l’âme va vers Dieu, et l’amour est le guide qui la conduit. Et l’âme, en contemplant et en approfondissant ces mystères et ces secrets de la foi, méritera que l’amour lui découvre ce que renferme la foi, à savoir l’Époux qu’elle désire, dès cette vie par une grâce spéciale – l’union divine avec Dieu, comme nous avons dit – et, dans l’autre vie, par une gloire essentielle, en jouissant de lui face à face, sans qu’il soit caché en aucune manière. Mais, jusque-là, bien que l’âme arrive à cette union qui est l’état le plus élevé auquel on parvienne en cette vie, l’Époux est malgré tout, pour l’âme, caché dans le sein du Père, comme nous l’avons dit. Et comme c’est là que l’âme désire en jouir dans l’autre vie, elle répète toujours : « Où t’es-tu caché ? »

 

Maria di Nazaret

La compagne de route de la semaine : la Vierge Marie

 

Qui, mieux que la Vierge Marie, peut nous accompagner en ces dernières heures du temps de l’Avent ? Elle a « cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». Bientôt, elle va découvrir le visage du Fils de Dieu, de son enfant, qu’elle porte depuis neuf mois et qu’elle a tant désiré voir... Marchons vers Bethléem en sa compagnie ! Qu’elle nous enseigne à rester attentifs à la venue du Seigneur ! Demandons-lui de soutenir notre persévérance dans la prière : que nous continuions à réserver, dans nos journées, des espaces de silence afin de nous tourner vers la présence intérieure du Seigneur qui vient à nous ! À son école, apprenons aussi à ouvrir notre cœur aux nécessités des autres, et à leur porter la Bonne Nouvelle du salut !

 

Prier chaque jour cette semaine

 

Dimanche 23 décembre

 

Songe à cet infini savoir et à ce secret caché. Quelle paix, quel amour, quel silence est dans ce Cœur divin ! quelle science élevée celle que Dieu enseigne là ! (Maxime 190).

Seigneur, prépare mon cœur à cette merveille inouïe : la puissance de Dieu dans un petit enfant !

 

Lundi 24 décembre

 

Oh ! Seigneur mon Dieu ! C’est toi qui te montres le premier et qui viens à la rencontre de ceux qui te désirent (Maxime 7).

Je t’ai cherché, Seigneur, et voici que tu me cherchais toi aussi ?

 

Gesù e la Passione

Retraite proposée par les Pères Carmes de Paris : http://www.carmes-paris.org/retraite-en-ligne/retraite-avent-2012/

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14 décembre 2012

L'Avent avec les Carmes

L'Avent avec les Carmes

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Troisième semaine

S’ouvrir à la joie

 

Lettre de saint Paul, Apôtre, aux Philippiens (Ph 4, 4-7)

 

Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie. Que votre sérénité soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce, priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus.

 

Méditation pour la troisième semaine

« S’ouvrir à la joie »

 

Dans la liturgie, ce troisième dimanche de l’Avent s’appelle dimanche de « Gaudete ». Ce mot latin est contenu dans la deuxième lecture de ce jour, tirée de la lettre de saint Paul aux Philippiens : « Réjouissez-vous (« Gaudete ») dans le Seigneur ! Soyez toujours dans la joie du Seigneur, soyez dans la joie ! » Ce dimanche est donc le dimanche de la joie ! C’est précisément la grâce de la joie que nous demandons dans la prière d’ouverture de la messe dominicale, que nous pouvons redire au Seigneur tout au long de cette semaine : « Tu le vois, Seigneur, ton peuple se prépare à célébrer la naissance de ton Fils ; dirige notre joie vers la joie d’un si grand mystère : pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau ».

Mais qu’est-ce que cette joie ? Ne la confondons pas avec l’euphorie d’un moment de rigolade ! Il s’agit évidemment de quelque chose de bien plus profond… En méditant les versets de la lettre aux Philippiens, nous pouvons découvrir que la joie dont saint Paul nous parle provient de notre relation au Seigneur. La raison de cette joie ? « Le Seigneur est proche ». Une de ses conséquences pour nous ? « Ne soyez inquiets de rien, mais faites connaître à Dieu vos demandes ». Autrement dit : « En toutes circonstances, prenez vos responsabilités, et faites aussi confiance au Seigneur qui agit dans votre vie ». De là découle un appel à laisser déborder cette joie sur les autres : « Que votre sérénité soit connue de tous les hommes ». Cette sérénité, ce n’est pas une simple question de bien-être ou de tranquillité d’esprit. C’est plutôt le résultat de notre union confiante au Seigneur : « Seigneur, j’ai confiance en ta présence et en ton action dans ma vie ». Si le fondement de notre vie, c’est cette relation au Seigneur, il en transparaitra quelque chose auprès des autres, à un moment ou un autre. Sans fanfaronnade, avec des paroles ou simplement par notre attitude, nous serons des témoins de la présence de Dieu dans notre vie. Pour nous qui, pendant ce temps de l’Avent, marchons vers Bethléem, tout cela prend un relief particulier : oui, le Seigneur est proche, il va bientôt venir pour nous dans la nuit de Noël. Dans la prière que nous nous efforçons de vivre pendant cette retraite, nous expérimentons même que déjà il est proche de nous, que déjà il est en nous.

Mais pourtant, tout en entendant saint Paul nous parler de joie, nous pourrions avoir envie de lui répondre que, dans notre vie, tout n’est pas si joyeux que cela. Nous avons des préoccupations bien légitimes qui viennent de notre travail, de nos responsabilités, de notre famille... Et puis nous avons aussi nos lieux de véritables souffrances : le mal que nous subissons, le mal que nous faisons, pourrait parfois plutôt nous enlever toute joie ! Oui, c’est certain, tout n’est pas rose dans notre vie. Mais justement, la joie dont parle saint Paul, c’est autre chose que d’avoir une vie facile. La joie dont il nous parle, c’est celle qui provient de la présence du Seigneur dans notre vie. Présence souvent discrète, mais bien réelle : à nous de nous rendre attentifs à cette présence, d’en demander la grâce. Saint Jean de la Croix, cette semaine, nous dit même qu’il faut que nous nous cachions pour rejoindre cette présence de Dieu en nous. Il ne s’agit pas de fuir la réalité, il ne s’agit pas de nier nos problèmes et nos difficultés. Mais notre chemin de prière peut nous faire découvrir que le Seigneur vers qui nous nous tournons dans la prière silencieuse, dans l’oraison, nous accompagne tout au long de nos journées. La joie qu’il nous donne ne fait pas disparaître nos souffrances. Mais elle est le signe que nous ne les vivons pas seuls, puisqu’il nous accompagne.

Alors, cette semaine, demandons au Seigneur la grâce de vivre avec lui, en sa compagnie, en sa présence, tout ce qui fait la trame de notre vie : ses joies et ses douleurs, ses réussites comme ses échecs. Quand nous marchons dans la rue, quand nous prenons le métro, où que nous soyons, tournons notre cœur vers lui, qui est présent au-dedans de nous, et disons-lui que nous désirons vivre chaque instant de notre vie en communion avec lui. Rendons-lui grâce pour le bien que nous voyons en nous, et confions-lui le mal qui nous fait souffrir : il désire que nous lui offrions tout, afin qu’il puisse agir dans toute notre vie. Sa présence en nous : là est la source de la joie véritable, que rien ni personne ne peut nous enlever !

 

Le Cantique spirituel de saint Jean de la Croix (1, 9)

 

Mais tu dis encore : Puisque celui qu’aime mon âme est en moi, comment se fait-il que je ne le trouve, ni ne le sente ? C’est parce qu’il est caché et que tu ne te caches pas aussi pour le trouver et le sentir ; car celui qui doit trouver une chose cachée doit se cacher lui-même et pénétrer jusqu’à l’endroit où elle est et, quand il l’a trouvée, il est caché comme elle. Donc, étant donné que ton Époux bien-aimé est le trésor caché dans le champ de ton âme, pour lequel le sage marchand a donné tous ses biens, il te faudra, pour le trouver, oublier tout ce qui t’appartient, t’éloigner de toutes les créatures, te cacher dans la retraite intérieure de ton esprit et, fermant sur toi la porte, c’est-à-dire renonçant à ta volonté en toutes choses, prier ton Père dans le secret. Ainsi, restant cachée avec lui, tu le sentiras alors en secret, tu l’aimeras et tu en jouiras en secret, et tu prendras plaisir avec lui en secret, c’est-à-dire au-delà de toute parole et de tout sentiment.

 

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Le compagnon de route de la semaine : L’Apôtre saint Paul

 

Depuis sa rencontre avec le Christ sur la route de Damas, le chemin de l’apôtre Paul a été une marche continuelle vers le Seigneur, pour le connaître et l’aimer toujours davantage. Dans un autre passage de la lettre aux Philippiens, il parle de ce dynamisme incessant de son itinéraire spirituel. Déjà, il a rencontré le Seigneur. Mais il sait que le mystère de Dieu est toujours plus grand, et qu’il faut donc toujours avancer vers lui, sans jamais s’arrêter : « Oubliant le chemin parcouru, je vais droit de l’avant, tendu de tout mon être, et je cours vers le but, en vue du prix que Dieu nous appelle à recevoir là-haut, dans le Christ Jésus » (Ph 3, 13-14). Nous qui marchons sur le chemin de l’Avent, nous pouvons demander à saint Paul de nous communiquer quelque chose de son dynamisme spirituel. À sa prière, que le Seigneur enracine aussi en nous cette conviction de foi que rien ni personne ne peut nous séparer de l’amour de Dieu : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils mais l’a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur ? (…) Qui nous séparera de l’amour du Christ ? la tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive ? En tout cela nous sommes les grands vainqueurs par celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai l’assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni hauteur ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8, 31-39).

 

Prier chaque jour de la semaine

 

Dimanche 16 décembre

 

Seigneur Dieu, mon Bien-Aimé, si tu te souviens encore de mes péchés pour ne pas accomplir ce que je te demande, fais en eux ta Volonté, c’est ce que je désire le plus : exerce ta bonté et ta miséricorde, et tu seras connu en eux (Maxime 35).

Seigneur, mon péché ne m’empêche pas de venir à toi, pourvu que je te le présente !

 

Lundi 17 décembre

 

Qui pourra se libérer de ses pauvres manières et de ses pauvres limites, si toi-même ne l’élèves jusqu’à toi en pureté d’amour, mon Dieu ? (Maxime 39).

Dieu de miséricorde, fais-moi revenir à toi, et je serai sauvé !

 

Mardi 18 décembre

 

Tu ne m’ôteras pas, mon Dieu, ce qu’une fois tu m’as donné en ton Fils unique Jésus-Christ. En lui, tu m’as donné tout ce que je désire. C’est pourquoi je me réjouirai de ce que tu ne tarderas pas, si, moi, j’attends (Maxime 40).

Jésus, tu es mon Sauveur : j’ai confiance en toi !

 

Mercredi 19 décembre

 

L’âme qui aime est douce, humble et patiente (Maxime 45).

Je confie au Seigneur une difficulté face à laquelle je suis tenté par le découragement.

 

Jeudi 20 décembre

 

L’âme qui chemine dans la voie de l’amour ne fatigue pas, et ne se fatigue pas (Maxime 144).

Dans mes relations avec les autres, est-ce bien l’amour qui me pousse à agir ?

 

Vendredi 21 décembre

 

Dieu, pour aimer une âme, ne regarde pas sa grandeur, mais la grandeur de son humilité (Maxime 150).

Seigneur Dieu, tu m’aimes tel que je suis : aide-moi à m’aimer tel que je suis, confiant en ton amour !

 

Samedi 22 décembre

 

Efforce-toi toujours d’avoir Dieu présent et de conserver en toi la pureté que Dieu t’enseigne (Maxime 193).

Au milieu de mes activités de la journée, je fais une pause de quelques instants : « Béni sois-tu, Seigneur, pour ta présence dans ma vie ! »

 

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Retraite proposée par les Pères Carmes de Paris : http://www.carmes-paris.org/retraite-en-ligne/retraite-avent-2012/

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07 décembre 2012

L'Avent avec les Carmes

L'Avent avec les Carmes

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Deuxième semaine

Entrer au-dedans de soi

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (3, 1-6)

 

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode, prince de Galilée, son frère Philippe, prince du pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias, prince d’Abilène, les grands prêtres étant Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain ; il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre du prophète Isaïe : « À travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les routes déformées seront aplanies ; et tout homme verra le salut de Dieu. »

 

Méditation

« entrer au-dedans de soi »

 

Voici une semaine que nous sommes entrés en retraite pour ce temps de l’Avent. Il s’agit maintenant pour nous d’avancer sur la route. Mais quelle route allons-nous emprunter ? En citant le prophète Isaïe, Jean Baptiste, dans l’Évangile de ce dimanche, nous parle d’une route qui est « le chemin du Seigneur », c’est-à-dire le chemin sur lequel nous allons marcher pour parvenir jusqu’à la rencontre du Seigneur. Cette route, c’est la route de notre vie : nous pouvons rencontrer le Seigneur ici et maintenant, là où nous sommes. Il n’est pas étranger à notre vie, il n’est pas loin de nous. Cette route peut cependant sembler bien encombrée, car Isaïe nous dit qu’elle a besoin d’être « aplanie ». Dans ma vie, qu’est-ce qui a besoin d’être aplani, rectifié, redressé ?

Il y a d’abord des déformations dans le sens vertical : au lieu d’être bien plane, la route est interrompue par des « ravins », et aussi par des « montagnes » et des « collines ». Dans la méditation et la prière silencieuse, découvrons ce que sont les ravins et les montagnes de notre propre vie. Peut-être s’agit-il par exemple des erreurs d’appréciation que je porte sur moi-même. Tendance à me déprécier moi-même, à trop écouter la mauvaise petite voix qui me répète que je ne suis qu’un incapable, et que je ne mérite que de sombrer dans un ravin… Ou bien, à l’inverse, tendance à faire valoir de façon écrasante – à mes yeux et aux yeux des autres – mes qualités et mes talents : ceux-ci risquent alors de devenir des montagnes qui m’empêchent d’aller plus loin, à la rencontre des autres et de l’Autre… Difficile de porter un juste regard sur nous-mêmes, ni complexé ni orgueilleux ! Pourtant, comme l’écrit Christian de Chergé dans son testament spirituel, « ma vie n’a pas plus de prix qu’une autre, elle n’en a pas moins non plus ». Ni plus, ni moins : ma vie a juste la valeur qui est la sienne, un trésor aux yeux de Dieu ! Ni plus, ni moins : cette justesse si difficile à atteindre, c’est ce que Jean de la Croix nomme « le centre de l’humilité ».

Mais sur la route de notre vie, il y a aussi des déformations dans le sens horizontal : au lieu d’être bien droite, la route est « tortueuse », « déformée ». C’est que, comme le dit le prophète Jérémie, « le cœur de l’homme est malade et compliqué ». Et il poursuit : « Qui peut le connaître ? Le Seigneur, qui scrute les cœurs et les reins ». Quant au texte de notre Évangile de ce dimanche, il affirme que « tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les routes déformées seront aplanies ». Nous pouvons alors nous demander qui réalisera ces immenses travaux de terrassement ! Comme toujours dans l’Écriture, quand le complément d’agent d’un verbe n’est pas exprimé, c’est que le Seigneur lui-même se cache derrière cette formule discrète. C’est lui-même qui nous attire à sa rencontre, c’est lui-même qui nous délivre de nos entraves, pourvu que nous le lui demandions, pourvu que nous ayons confiance en lui. Ayons le courage, pendant cette semaine, de lui présenter nos voies sans issue, nos voies de perdition, afin qu’il nous en libère.

Enfin, la tradition carmélitaine insiste sur le fait que cette route de la rencontre du Seigneur passe au-dedans de nous. C’est ce que nous dit saint Jean de la Croix dans le texte du Cantique spirituel proposé cette semaine à notre méditation. Il est impossible de passer un seul instant de notre vie sans que le Seigneur ne soit présent en nous, puisqu’il est notre créateur. S’il en était autrement, nous cesserions à l’instant de vivre. Eh bien, puisque le Seigneur est là, il faut nous tourner vers l’intérieur, nous recueillir, afin de le rencontrer au-dedans de nous. Profitons du temps de cette retraite pour nous réserver chaque jour un moment (choisir sa longueur selon nos disponibilités, quitte à sacrifier un loisir ou une activité moins utile !) de prière silencieuse où nous allons nous tourner vers cette présence intérieure du Seigneur en nous. Il faudrait un cadre propice, un endroit silencieux et calme, où nous allons pouvoir nous « poser » un moment. À chacun de choisir aussi un moyen pour orienter le regard intérieur vers le Seigneur : regarder une icône, répéter lentement un verset d’Écriture qui nous a touchés, dire tout simplement au Seigneur ce que nous voulons lui dire… bref, entrer en relation avec lui, qui est présent au-dedans de nous. Une fois ce moment passé, les activités trépidantes du quotidien vont reprendre le dessus et nous faire oublier ce temps de grâce ? Peut-être. Mais en prenant l’ascenseur, en attendant le métro, en passant à la caisse du supermarché, pourquoi ne pas faire une « piqûre de rappel » ? Rien ni personne ne peut m’empêcher alors de fermer les yeux, de me recueillir un instant, et de me tourner silencieusement vers sa présence : « Seigneur, je crois en ta présence en moi. Béni sois-tu pour ta présence en moi ! Découvre-moi ta présence… »

 

Le Cantique spirituel de saint Jean de la Croix (1, 6-8)

 

Et pour que cette âme altérée trouve son Époux et s’unisse à lui par union d’amour, autant que cela se peut en cette vie, et pour qu’elle entretienne cette soif par cette goutte qu’elle peut goûter de lui en cette vie, il sera bon, la prenant par la main au nom de son Époux, puisqu’elle le lui demande, que nous lui répondions en lui montrant l’endroit le plus sûr où il est caché, pour qu’elle le trouve sûrement avec la perfection et la saveur qu’on peut avoir en cette vie, et qu’ainsi elle n’erre pas sur les traces des mercenaires.

Il faut donc remarquer que le Verbe Fils de Dieu, avec le Père et l’Esprit Saint est, par essence et par présence, caché dans l’être intime de l’âme ; par conséquent il faut que l’âme qui doit le trouver sorte de toutes choses, selon l’affection et la volonté, et entre en elle-même dans un très grand recueillement, considérant toutes les choses comme si elles n’existaient pas. C’est pour cela que saint Augustin, parlant à Dieu dans les Soliloques, disait : « Je ne te trouvais pas au-dehors, Seigneur, parce qu’au-dehors je te cherchais mal, puisque tu étais au-dedans. »

Dieu est donc caché dans l’âme et c’est là que le bon contemplatif doit le chercher avec amour en disant : « Où t’es-tu caché ? »

Ô âme, la plus belle d’entre toutes les créatures, toi qui désires tant connaître le lieu où se trouve ton Bien-Aimé pour l’y chercher et t’unir à lui, voilà qu’on te dit que tu es toi-même la demeure où il habite, la retraite et le lieu secret où il est caché ; c’est un sujet de grand contentement et de grande joie pour toi de voir que celui qui est ton bien et ton espérance est si près de toi qu’il est en toi ou, pour mieux dire, que tu ne peux exister sans lui. Voici – dit l’Époux – que le royaume de Dieu est au-dedans de vous, et l’apôtre saint Paul, son serviteur, dit : Vous êtes temple de Dieu.

C’est pour l’âme une grande satisfaction de comprendre que Dieu ne s’éloigne jamais de l’âme, même si elle est en péché mortel, à combien plus forte raison si elle est en grâce.

Que peux-tu vouloir de plus, ô âme, et que cherches-tu de plus en dehors de toi, alors qu’au-dedans de toi tu as tes richesse, tes délices, ta satisfaction, ton rassasiement et ton royaume, c’est-à-dire ton Bien-Aimé que désire et recherche ton âme ? Puisque tu le possèdes si proche, réjouis-toi et sois dans l’allégresse avec lui en ton recueillement intérieur ; désire-le là, adore-le là et ne vas pas le chercher loin de toi car tu te distrairais et tu te fatiguerais et tu ne le trouverais ni n’en jouirais plus sûrement, ni plus rapidement, ni plus intimement qu’en toi-même. Il y a seulement une difficulté, c’est que, bien qu’il soit en toi, il est caché. Mais c’est une grande chose que de connaître le lieu où il est caché, pour le chercher avec certitude. Et c’est ce que toi aussi tu demandes ici quand tu dis, avec l’attachement de l’amour : « Où t’es-tu caché ? »

 

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La compagne de route de la semaine

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein)

 

Née dans une famille juive, Édith Stein perd la foi pendant son adolescence. Devenue une philosophe de renom, elle fait de la « recherche de la vérité » son unique prière. La lecture du Livre de la Vie de sainte Thérèse d’Avila achève de lui donner la réponse désirée depuis longtemps : la vérité a un Visage, celui de Jésus-Christ. Elle reçoit le baptême en 1922, entre au Carmel de Cologne en 1933. Elle y prend le nom de Sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. Face à la montée du nazisme, elle doit se réfugier dans un Carmel des Pays-Bas, en 1939. Elle y arrêtée en 1942, avant d’être déportée au camp d’extermination de Auschwitz-Birkenau.

Édith naît l’année du troisième centenaire de la mort de saint Jean de la Croix (1891). Elle entre dans la Vie l’année du quatrième centenaire de la naissance de celui-ci (1942). Elle a consacré au Père du Carmel thérésien un ouvrage intitulé Science de la Croix. Passion d’amour de saint Jean de la Croix. Pour accompagner notre propre méditation du Cantique spirituel pendant ce chemin d’Avent, en voici un extrait, dans lequel Édith cherche à nous faire mieux comprendre ce que peut signifier, dans la vie spirituelle, le fait de parler de Dieu et de la personne qui prie comme d’un époux et d’une épouse :

« La tonalité fondamentale du Cantique [spirituel] est caractérisée par la tension qu’éprouve l’âme partagée entre le désir douloureux et l’heureuse découverte de son Bien-Aimé. Ce trait de base a trouvé son expression dans l’image qui domine en même temps le tout, sans considération pour la foule des images particulières qui lui sont ordonnées et subordonnées. Cette image est celle de l’épouse à qui il tarde de voir son Bien-Aimé, qui s’apprête à le chercher et finalement le trouve avec un immense bonheur (…)

Cette image n’est pas une allégorie. Si l’âme est appelée l’épouse de Dieu, il n’y a pas seulement là une relation de ressemblance qui autoriserait de désigner l’une par l’autre. Il existe entre l’objet et son image une unité si étroite qu’il peut à peine être encore question de dualité. C’est précisément ce qui caractérise le symbole dans le sens propre et le plus étroit du terme. La relation de l’âme avec Dieu, telle qu’il l’a prévue de toute éternité comme fin de sa création ne peut en vérité être désignée de façon plus frappante que par l’union matrimoniale. Réciproquement, ce que signifie le terme d’épousailles ne trouve nulle part une réalisation aussi appropriée et aussi parfaite que dans l’union d’amour de Dieu avec l’âme. (…) En se basant sur cette image, les relations matrimoniales des êtres humains peuvent exprimer symboliquement celles de Dieu avec l’âme. Mais contrairement à cette donnée, ce qu’elles sont, en tant que purs rapports humains dans la vie réelle, passe au second plan. La réalité du mariage trouve sa plus haute raison dans le fait qu’il est capable de traduire un mystère divin. »

 

Prier chaque jour cette semaine

 

Dimanche 9 décembre

 

Une œuvre pour petite qu’elle soit, faite en secret, sans désir qu’elle soit connue, est plus agréable à Dieu que mille autres, faites avec l’envie que les hommes en aient connaissance (Maxime 26).

 

Sous le regard du Seigneur, je repense à mes actions : Pour qui est-ce que j’agis ? pour qui est-ce que je vis ?

 

Lundi 10 décembre

 

Une seule pensée de l’homme est plus précieuse que tout l’univers : de là vient que Dieu seul en est digne (Maxime 51).

 

Il y a tant de pensées inutiles qui peuvent envahir mon esprit… Aujourd’hui, je m’efforce de leur dire « Stop ! » et de tourner mes pensées vers le Seigneur…

 

Mardi 11 décembre

 

À la fin du jour, c’est sur l’amour que l’on t’examinera. Apprends donc à aimer Dieu comme Il désire l’être, et laisse là ce que tu es (Maxime 80).

 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs ! Viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles !

 

Mercredi 11 décembre

 

Ne pense pas de quelqu’un qu’il n’est pas agréable aux yeux de Dieu, sous prétexte que tu ne vois pas éclater en lui les vertus auxquelles tu penses : car il peut l’être pour ce à quoi tu ne penses pas (Maxime 82).

 

Je demande au Seigneur de convertir mon regard sur telle personne vis-à-vis de qui j’éprouve des difficultés.

 

Jeudi 12 décembre

 

Prends Dieu comme époux et comme ami, et marche continuellement avec Lui ; par ce moyen tu éviteras le péché, tu sauras aimer, et les choses nécessaires te réussiront heureusement (Maxime 88).

 

Seigneur Dieu, fais-moi la grâce de te choisir pour Ami !

 

Vendredi 13 décembre

 

Considère que Dieu ne règne que dans l’âme paisible et dénuée de la recherche de soi-même (Maxime 91).

 

« Seigneur Jésus, tu nous as dit : ‘Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix’. Donne-nous toujours cette paix ! »

 

Samedi 14 décembre

 

Le Père n’a dit qu’une parole : ce fut son Fils. Et dans un silence éternel il la dit toujours : l’âme aussi doit l’écouter en silence (Maxime 147).

 

Seigneur Jésus, apprends-moi à entendre ta Parole dans l’Écriture, dans les événements, dans les autres…

 

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Retraite proposée par les Pères Carmes de Paris : http://www.carmes-paris.org/retraite-en-ligne/retraite-avent-2012/

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02 décembre 2012

L'Avent avec les Carmes

L'Avent avec les Carmes

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Première semaine

Du 2 au 8 décembre

« Se mettre en marche »

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (21, 25-28 ; 34-36)

 

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste. Comme un filet, il s’abattra sur tous les hommes de la terre. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes d’échapper à tout ce qui doit arriver et de paraître debout devant le Fils de l’homme. »

 

Méditation pour la première semaine

« se mettre en marche »

 

Ce dimanche marque le commencement du temps liturgique de l’Avent, qui est la préparation à la fête de Noël. Il marque aussi le début de l’année liturgique : à partir d’aujourd’hui, et pendant un an, la liturgie va nous faire célébrer l’ensemble des mystères de la vie du Christ. Sa naissance occupe évidemment la première place, du point de vue chronologique. Aussi, nous pourrions tout à fait – avec un peu d’humour ! – nous souhaiter en ce dimanche : « Bonne année ! » Oui, bonne année : qu’elle soit « une année de bienfaits accordée par le Seigneur » (Lc 4, 19) !

Pour nous, cette année, le premier dimanche de l’Avent marque aussi le début d’une retraite spirituelle. En effet, nous avons choisi saint Jean de la Croix comme guide et, avec lui, nous allons cheminer vers la lumière de Bethléem. Sans quitter notre milieu quotidien, nous allons, chaque jour, prendre le temps de méditer la Parole de Dieu, de faire silence sous le regard du Seigneur, de lui confier nos soucis, nos désirs, nos joies. Efforçons d’être fidèles à notre engagement à suivre cette retraite : il en va de la liberté et de la responsabilité de chacun de nous. Sachons que, sans nous voir, nous serons nombreux à suivre ce chemin ensemble : ne manquons pas de prier les uns pour les autres. Cette mystérieuse communion entre nous est un soutien sur lequel nous pouvons nous appuyer.

En ce premier jour de retraite, la liturgie nous offre un extrait de l’Évangile selon saint Luc (Lc 21, 25-28 ; 34-36). Il a peut-être de quoi nous surprendre. Le Seigneur Jésus y parle en effet de cataclysmes terrifiants : signes dans les astres, malheurs s’abattant sur le monde, ébranlement des puissances célestes. Nous voulions nous préparer à Noël, et le Seigneur nous parle de la fin du monde ! En fait, il emploie dans ce discours un langage particulier, que l’on trouve à de nombreuses reprises dans les Écritures. Il s’agit du langage que l’on appelle « apocalyptique ». Ce langage n’est pas celui des scénarios-catastrophe ! « Apocalypse », littéralement, signifie « dévoilement », « révélation ». Le langage apocalyptique sert à nous dévoiler quelque chose de ce qui arrivera à la fin des temps, dans le but de stimuler notre espérance, surtout en temps de crise. C’est comme si le Seigneur nous disait : « Oui, vous aurez bien des difficultés à affronter, mais n’oubliez jamais que je suis votre Sauveur, et que je viens à vous ! » Ainsi, ce passage de l’Évangile oriente notre regard vers la venue du Seigneur, dans sa gloire, à la fin des temps. Sa venue à Bethléem, dans l’humble nuit de Noël, en est l’écho par anticipation.

Alors, nous comprenons mieux pourquoi nous entendons ce difficile passage de l’Évangile au début de notre chemin d’Avent. Le but du chemin de notre vie chrétienne nous y est dévoilé, la raison de la venue du Seigneur à Noël nous y est révélée. Il vient pour notre salut : « Votre rédemption approche ». Et cela ne doit pas nous terroriser, bien au contraire ! Le Seigneur, en nous révélant ainsi le sens de notre existence, nous indique l’attitude à adopter pour nous préparer à accueillir sa venue : « Redressez-vous et relevez la tête », « tenez-vous sur vos gardes », « restez éveillés et priez en tout temps ». Autant de conseils, autant d’appels à la vigilance, que nous pouvons faire nôtres au début de cette retraite d’Avent. Car le Seigneur vient à nous, toujours ! À Noël, nous n’allons pas seulement commémorer le fait que Jésus est venu autrefois. Célébrer Noël, ce n’est pas souffler les bougies du gâteau d’anniversaire de Jésus ! C’est plutôt célébrer sa venue, au présent : cette année, à Noël, Jésus va naître pour notre salut. Aujourd’hui, chaque jour, le Seigneur vient à moi, dans ma vie, là où je suis. Il n’a même jamais cessé de venir vers moi, de m’appeler à le rencontrer. Mais est-ce que je suis attentif à sa venue, à sa présence dans ma vie ? Est-ce que je désire le rencontrer ?

Dans son Cantique spirituel, saint Jean de la Croix nous parle de la prise de conscience douloureuse que « l’âme » fait de ce mystère de la venue de Dieu. Elle prend conscience de sa propre responsabilité dans cette rencontre avec Dieu. Rappelons que « l’âme », dans le langage de Jean de la Croix, c’est la personne humaine, considérée dans sa capacité à se tourner vers Dieu, avec tout ce qu’elle est (corporéité, sensibilité, intelligence, mémoire, volonté, etc. : tout mon être). Pour m’appliquer à moi-même ce que dit Jean de la Croix dans son texte, il me suffit de remplacer « l’âme » par « je » : « Prenant conscience de ce que je dois faire, je vois que brève est la vie… » Eh bien, de quoi est-ce que « l’âme » est en train de se rendre compte, dans ces premières lignes du Cantique spirituel ? En fait, c’est très simple : elle est en train de se rendre compte que sa vie est quelque chose de sérieux, parce que Dieu l’a créée, parce qu’il l’a sauvée. Il en va de sa responsabilité à elle de se tourner ou pas vers Dieu. Et, dès ces premières lignes, le mot le plus important apparaît sous la plume de Jean de la Croix : il s’agit du mot « amour ». « Au seul prix de lui-même, Dieu l’a rachetée, pour cela elle lui doit tous ses efforts et la correspondance d’amour de sa volonté ». Dieu nous aime et désire être aimé de nous. La naissance du Fils de Dieu à Noël n’est motivée que par l’amour qu’il a pour chacun de nous.

La Parole de l’Évangile et la voix de Jean de la Croix s’accordent pour nous interpeller en ce début de retraite. En nous mettant à leur écoute, commençons, cette semaine, par prendre le temps de regarder notre vie sous le regard du Seigneur. Puisque nous avons décidé de suivre cette retraite, il est clair qu’il y a en nous un désir de nous tourner vers le Seigneur, qui est déjà présent dans notre vie. Sous le regard du Seigneur, voyons donc les richesses et les pauvretés qui habitent notre vie en ce moment, ainsi que les désirs et les aspirations qui sont les nôtres. Tout cela, c’est ce qui fait le tissu de notre existence, c’est ce qui se trouve dans notre bagage au moment de partir en retraite pour l’Avent. Maintenant, puisque le Seigneur nous attend, ne perdons plus de temps : mettons-nous en marche !

 

Le Cantique spirituel de saint Jean de la Croix (1, 1)

 

L’âme, prenant conscience de ce qu’elle doit faire, voit que brève est la vie, étroit le sentier de la vie éternelle, que le juste a bien du mal à se sauver, que les choses du monde sont vaines et trompeuses, que tout a une fin et s’épuise comme l’eau qui court. Les temps sont incertains, les comptes à rendre rigoureux ; la perdition est très facile, le salut très difficile. Elle reconnaît, d’autre part, la grande dette qu’elle a envers Dieu qui l’a créée pour lui seul, ce pour quoi elle doit le servir sa vie entière. Au seul prix de lui-même, il l’a rachetée, pour cela elle lui doit tous ses efforts et la correspondance d’amour de sa volonté. Elle reconnaît mille autres bienfaits pour lesquels elle se sait l’obligée de Dieu dès avant sa naissance. Une grande partie de sa vie s’en est allée en fumée et de tout cela elle doit rendre compte et raison, du premier acte jusqu’au dernier, sans faire grâce d’un centime, quand Dieu scrutera Jérusalem avec des flambeaux allumés. Déjà il est tard et peut-être est-ce la fin du jour. Pour porter remède à tant de maux et de dommages, et surtout parce qu’elle sent que Dieu s’irrite et se dérobe à elle qui, parmi les créatures, a tant voulu l’oublier, frappée jusqu’au cœur de douleur et d’effroi à la vue d’une telle ruine et d’un si grand péril, elle renonce à toute chose, laisse de côté toute autre affaire, sans tarder ni d’un jour, ni d’une heure. Avec un désir ardent et un gémissement jailli de son cœur déjà blessé d’amour de Dieu, elle se met à implorer son Bien-Aimé :

 

Où t’es-tu caché, Bien-Aimé ?

Tu m’as abandonnée dans les gémissements ;

comme le cerf tu as fui

m’ayant blessée.

Je sortis à ta poursuite en criant, et tu étais parti.

 

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Le compagnon de route de la semaine : Saint Jean de la Croix

 

Chaque semaine, un aîné dans la foi nous rejoindra sur le chemin de notre retraite, afin de nous accompagner. Pendant cette première semaine, il est bon de nous familiariser un peu plus avec celui qui sera notre guide jusqu’à Noël : saint Jean de la Croix. C’est un homme d’une autre époque que nous, c’est un homme d’une autre culture que nous. Mais surtout, comme nous, c’est un croyant qui a désiré rencontrer le Seigneur plus en profondeur, et qui s’est mis en route pour cela. Les différentes étapes de sa vie montrent que cette recherche de Dieu est le dynamisme de son existence (voir le résumé biographique). Quand il le fallait, il fut même capable de faire des choix radicaux pour que le Seigneur soit toujours à la première place dans sa vie. Chaque jour de la semaine, une « maxime spirituelle » tirée de ses œuvres nous sera donnée. Que la méditation de celles-ci, accompagnées de pistes de réflexion, nous éclairent sur la route ! Laissons-nous inspirer aussi par ce premier extrait de son Cantique spirituel, riche de sens spirituel et tellement imprégné de la Parole de Dieu ! Reprenons par exemple, dans notre prière quotidienne, tel passage qui nous aura plus particulièrement touchés, ou l’un des versets de l’Écriture, qui viennent si spontanément sous la plume de Jean ! Que saint Jean de la Croix nous accompagne sur notre chemin d’Avent et intercède pour nous !

 

fr. Anthony-Joseph Pinelli, ocd

 

Prier chaque jour

Maximes de Saint Jean de la Croix pour chaque jour de la semaine

 

Dimanche 2 décembre

 

« Dieu requiert plus de toi le moindre degré de pureté de conscience, que toutes les autres oeuvres que tu puisses faire » (Maxime 18).

Pendant cette retraite, qu’est-ce que je désire demander au Seigneur ?

 

Lundi 3 décembre

 

« Toi, Seigneur, tu reviens, avec allégresse et amour, relever celui qui t’offense ; et moi, je ne reviens pas relever et honorer celui qui n’irrite que moi ! » (Maxime 65).

Je te rends grâce, Seigneur, pour ta miséricorde envers moi ! Apprends-moi à pardonner aussi à ceux qui m’ont fait du mal !

 

Mardi 4 décembre

 

« Seigneur mon Dieu, tu n’es pas distant, toi, de celui qui ne se rend pas distant de toi. Comment peut-on dire que tu t’absentes ? » (Maxime 68)

Béni sois-tu, Seigneur, pour ta présence et ton amour dans ma vie !

 

Mercredi 5 décembre

 

« Ne crois pas que plaire à Dieu consiste en beaucoup d’oeuvres, mais plutôt en ce que les oeuvres se fassent avec une volonté droite » (Maxime 79).

Viens Esprit Saint, en mon coeur ! Rends droit ce qui est faussé !

 

Jeudi 6 décembre

 

« Dans la tribulation, recours promptement à Dieu avec confiance, et ainsi tu seras conforté, illuminé et instruit » (Maxime 86)..

Délivre-moi, Seigneur de ce qui m’entrave et m’empêche d’avancer vers toi ! (Osons confier telle ou telle difficulté particulière au Seigneur).

 

Vendredi 7 décembre

 

« Dans les joies et les goûts, recours promptement à Dieu avec crainte et vérité, et tu ne seras pas trompé ni empêtré de vanité » (Maxime 87)

Quelle est la place que je donne au Seigneur dans ma vie ? Où en suis-je de ma relation avec lui ?

 

Samedi 8 décembre

 

« Celui qui ne cherche pas la croix du Christ, ne cherche pas la gloire du Christ » (Maxime 149).

Quel est le sens que je donne à ma vie ? Quel est le but que je poursuis ?

 

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Retraite proposée par les Pères Carmes de Paris : http://www.carmes-paris.org/retraite-en-ligne/retraite-avent-2012/

 

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13 décembre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 16/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles

Septième jour

Consécration à Marie Mère

Qui mieux que Marie peut nous enseigner ce qu'est la maternité? L'Hymne Acathiste nous dit qu'Elle est porteuse de Celui qui porte tout. Chaque mère considère que l'enfant qu'elle porte est l'univers entier, son petit est son tout. Il est d'abord une partie intégrante d'elle-même qu'elle va mettre au monde puis une autre créature pour laquelle elle se donne sans compter puis elle devra, tout en gardant un lien unique et inaltérable, le laisser voler de ses propres ailes et accepter qu'il est tout autre qu'elle-même. Ce cheminement ne s'est pas fait sans douleur pour la Vierge qui a dû offrir Son Fils pour le monde, pour que le monde devienne par l'Eglise une immense famille dont Elle sera la Mère. Songeons à la Parole du Christ en Croix: « Femme voici ton fils, fils voici ta Mère ». Jésus enseigne à Sa Mère le renoncement au lien exclusif et Lui donne un enfant qu'Elle n'a pas enfanté. La maternité revêt un caractère universel, une mère est mère de tous les enfants du monde. D'une certaine manière, Marie perd son enfant qui va devenir Son Frère. L'achèvement de la maternité est dans une relation de fraternité, d'amitié humaine et spirituelle dont la source d'inspiration est la vie de Foi. La mère doit choisir que son enfant grandisse et s'affranchisse, la maternité doit grandir et se transformer en même temps que l'enfant. Dieu possède un caractère maternel qui trouve son expression en Marie, Mère de Miséricorde. La Miséricorde signifie littéralement, en hébreux, « l'utérus »; (hyster, en grec, qui a donné le mot « hystérique », la conception juive est plus optimiste et positive!), la matrice. Cet amour en effet ne passe pas par la raison, il est viscéral, plus fort que tout. Même si une mère arrivait à oublier son enfant, le Père de Miséricordes, le Père possédant des entrailles de mère, ne pourrait détourner de lui son amour. Dans le jugement de Salomon ce sont ces entrailles maternelles qui s'expriment chez la vraie mère. Vivre à la fois cet amour puissant et inconditionnel pour l'enfant et respecter sa liberté est une tâche difficile. L'exemple et le secours de la Vierge nous sont nécessaires. Comme la paternité, la maternité procède d'en-hait, elle se reçoit du créateur. Bien des mères aujourd'hui considèrent que l'accueil de la vie, et des vies nombreuses constitue un empêchement à vivre sur le plan humain alors qu'il est l'épanouissement d'une mission, d'une vocation reçue de Dieu.

Antienne

Sion chaque homme l'appelle sa mère, car en elle, tout homme est né. (Psaume 87).

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La Parole de Dieu

Premier Livre des Rois 3: 16-28

Alors deux femmes prostituées vinrent chez le roi, et se présentèrent devant lui. L'une des femmes dit: Pardon! mon seigneur, moi et cette femme nous demeurions dans la même maison, et je suis accouché près d'elle dans la maison. Trois jours après, cette femme est aussi accouché. Nous habitions ensemble, aucun étranger n'était avec nous dans la maison, il n'y avait que nous deux. Le fils de cette femme est mort pendant la nuit, parce qu'elle s'était couchée sur lui. Elle s'est levée au milieu de la nuit, elle a pris mon fils à mes côtés tandis que ta servante dormait, et elle l'a couché dans son sein; et son fils qui était mort, elle l'a couché dans mon sein. Le matin, je me suis levée pour allaiter mon fils; et voici, il était mort. Je l'ai regardé attentivement le matin; et voici, ce n'était pas mon fils que j'avais enfanté. L'autre femme dit: Au contraire! c'est mon fils qui est vivant, et c'est ton fils qui est mort. Mais la première répliqua: Nullement! C'est ton fils qui est mort, et c'est mon fils qui est vivant. C'est ainsi qu'elles parlèrent devant le roi. Le roi dit: L'une dit: C'est mon fils qui est vivant, et c'est ton fils qui est mort; et l'autre dit: Nullement! c'est ton fils qui est mort, et c'est mon fils qui est vivant. Puis il ajouta: Apportez-moi une épée. On apporta une épée devant le roi. Et le roi dit: Coupez en deux l'enfant qui vit, et donnez-en la moitié à l'une et la moitié à l'autre. Alors la femme dont le fils était vivant sentit ses entrailles s'émouvoir pour son fils, et elle dit au roi: Ah! mon seigneur, donnez-lui l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. Mais l'autre dit: Il ne sera ni à moi ni à toi; coupez-le! Et le roi, prenant la parole, dit: Donnez à la première l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. C'est elle qui est sa mère. Tout Israël apprit le jugement que le roi avait prononcé. Et l'on craignit le roi, car on vit que la sagesse de Dieu était en lui pour le diriger dans ses jugements.

Marie est la Mère du Verbe, qui plus qu'Elle écoute la Parole de Dieu et la met en pratique? Mais Jésus vient affirmer que les liens de la chair et du sang doivent être assumés par les liens de l'Esprit.

Saint Luc 8: 19-21

La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l'aborder, à cause de la foule. On lui dit: Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. Mais il répondit: Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique.

La traduction exacte n'est pas voici ta mère, mais voici la mère:

Saint Jean 19: 26-27

Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

Sion chaque homme l'appelle sa mère, car en elle, tout homme est né.

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L'Enseignement de l'Eglise

Vénérable Jean Paul II, « La Dignité et la Vocation de la Femme », § 18

La maternité comporte dès son origine une ouverture particulière à cette personne nouvelle: c'est justement là le «rôle» de la femme. Dans cette ouverture, dans la conception et l'enfantement, la femme «se trouve par le don désintéressé d'elle-même». Le don de la disponibilité intérieure à accepter l'enfant et à le mettre au monde est lié à l'union matrimoniale qui, comme on l'a dit, devrait constituer un moment particulier du don de soi réciproque de la part et de la femme et de l'homme. La conception et la naissance d'un nouvel être humain s'accompagnent, selon la Bible, de ces paroles de la femme-mère: «J'ai acquis un homme de par le Seigneur» (Gn 4, 1). L'exclamation d'Eve, «mère de tous les vivants», se répète chaque fois que vient au monde un nouvel être humain, elle exprime la joie de la femme et sa conscience de participer au grand mystère de la génération éternelle. Les époux participent à la puissance créatrice de Dieu!

Pourtant, même si tous deux sont ensemble les parents de leur enfant, la maternité de la femme constitue un «rôle» particulier dans leur rôle commun de parents, et même le rôle le plus exigeant. Etre parents, même si cela concerne l'un et l'autre, cela se réalise beaucoup plus en la femme, spécialement dans la période prénatale. C'est la femme qui «paie» directement le prix de cet engendrement commun où se consomment littéralement les énergies de son corps et de son âme. Il faut donc que l'homme ait pleinement conscience de contracter une dette particulière envers la femme, dans leur fonction commune de parents. Aucun programme de «parité des droits» des femmes et des hommes n'est valable si cela n'est pas pris en compte d'une manière tout à fait centrale. La maternité comporte une communion particulière avec le mystère de la vie qui mûrit dans le sein de la femme: la mère admire ce mystère; par son intuition unique, elle «comprend» ce qui se produit en elle. A la lumière du «commencement», la mère accepte et aime comme une personne l'enfant qu'elle porte dans son sein. Ce genre unique de contact avec le nouvel être humain en gestation crée, à son tour, une attitude envers l'homme, non seulement envers son propre enfant mais envers l'homme en général, de nature à caractériser profondément toute la personnalité de la femme. On admet habituellement que la femme est plus capable que l'homme d'attention à la personne humaine concrète, et que la maternité développe encore cette disposition. L'homme, même s'il prend toute sa part dans cette fonction des parents, se trouve toujours «à l'extérieur» du processus de la gestation et de la naissance de l'enfant, et, à bien des égards, il lui faut apprendre de la mère sa propre «paternité». Cela, peut-on dire, entre dans le dynamisme humain normal de la fonction des parents, même quand il s'agit des étapes postérieures à la naissance de l'enfant, spécialement dans la première période. L'éducation de l'enfant, considérée dans son ensemble, devrait inclure la double contribution des parents: la contribution maternelle et la contribution paternelle. Cependant le rôle de la mère est décisif pour les fondements d'une personnalité humaine nouvelle.

Sion chaque homme l'appelle sa mère, car en elle, tout homme est né.

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L'exemple de la Famille Martin

Thérèse demande à sa maman si elle ira au Ciel: « Je lui ai dit que oui, si elle était bien sage. Elle me répond: « Oui, mais si je n'étais pas mignonne j'irais dans l'enfer, mais moi je sais bien ce que je ferais, je m'envolerais avec toi qui serais au Ciel, comment le Bon Dieu ferait-Il pour me prendre? Tu me tiendrais bien fort dans tes bras! » Et sa mère ajoute: « J'ai vu dans ses yeux qu'elle croyait positivement que le Bon Dieu ne lui pouvait rien si elle était dans les bras de sa mère! » (Zélie, lettre N° 170, « Correspondance Familiale », Ed. Du Cerf)

« La Sainte Vierge m'a fait sentir que c'était vraiment Elle qui m'avait souri et m'avait guérie. Je compris qu'Elle veillait sur moi, que j'étais son enfant, aussi je ne pouvais plus Lui donner que le nom de « Maman », car il me semblait encore plus tendre que celui de « Mère ». Avec quelle ferveur ne l'ai-je pas priée de me garder toujours et de réaliser bientôt mon rêve en me cachant à l'ombre de son manteau virginal. Ah! C'était là un de mes premiers désirs d'enfant. En grandissant, j'avais compris que c'était au Carmel qu'il me serait possible de trouver véritablement le manteau de la Sainte Vierge et c'était vers cette montagne fertile que tendaient tous mes désirs ». (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, « Manuscrits Autobiographique », Manuscrit A, folio 57, Oeuvres Complètes, aux Ed. Du Cerf).

Sion chaque homme l'appelle sa mère, car en elle, tout homme est né.

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Prière consécratoire

O Marie, Nouvelle Eve, je Vous consacre, aujourd'hui toutes mes capacités à être mère, et à vivre la maternité en Vous, Mère de tous les vivants. Je Vous consacre toutes les souffrances liées à mon enfance qui m'empêchent de vivre pleinement la grâce de la maternité. Que je puisse à Votre exemple, Marie, être réceptacle de ce mystère extraordinaire de fécondité, quelles que soient les circonstances humaines et psychologiques de ma vie. Donnez-moi, Marie, d'accueillir pleinement la vie, les vies, que le Créateur me donne ou me donnera de porter, tout en Lui remettant ces liens d'amour indestructibles, pour que je puisse vivre un amour oblatif avec chacun de mes enfants. Amen.

Sion chaque homme l'appelle sa mère, car en elle, tout homme est né.

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Exercice

Dans cet exercice, chaque mère consacrera toutes les souffrances liées à la maternité, afin de vivre dans la paix, le calme et la sérénité que la famille attend d'elle. Pour cela nous méditerons en premier lieu le merveilleux commentaire du Vénérable Jean Paul II sur le verset: « la femme qui enfante dans la douleur »: « En contemplant cette Mère, à qui «une épée a transpercé l'âme» (cf. Lc 2, 35), l'esprit se tourne vers toutes les femmes qui souffrent dans le monde, qui souffrent physiquement ou moralement. Dans cette souffrance, la sensibilité propre de la femme joue aussi son rôle; même si souvent elle sait mieux résister à la souffrance que l'homme. Il est difficile de faire le bilan de ces souffrances, il est difficile de les nommer toutes: on peut rappeler la préoccupation maternelle pour les enfants, surtout quand ils sont malades ou qu'ils prennent une voie mauvaise, la mort des personnes les plus chères, la solitude des mères qu'oublient les enfants adultes ou celle des veuves, les souffrances des femmes qui luttent seules pour survivre et des femmes qui ont été lésées ou qui sont exploitées. Il y a enfin les souffrances des consciences à cause du péché qui a blessé la dignité humaine ou maternelle de la femme, les blessures des consciences qui ne se cicatrisent pas facilement. C'est aussi avec ces souffrances qu'il faut venir au pied de la Croix du Christ. Mais les paroles de l'Evangile sur la femme qui éprouve de la tristesse lorsqu'est venue pour elle l'heure de donner le jour à son enfant expriment aussitôt après la joie: c'est «la joie qu'un homme soit venu au monde». Cette joie se rattache aussi au mystère pascal, c'est-à-dire à la joie qui est donnée en partage aux Apôtres le jour de la Résurrection du Christ ». (Dignité et Vocation de la Femme, Vénérable Jean Paul II, § 19).

Comme le dit le Saint Père, les souffrances de la maternité sont très nombreuses, nous allons en considérer quelques-unes dans la présence de Marie. L'accueil de la vie est parfois difficile à cause des circonstances pénibles dans lesquelles elle a été transmise, particulièrement quand elle est le fruit égoïste de l'homme, voire de violences conjugales s'apparentant au viol. Il s'agit de considérer que la puissance de la vie est infiniment plus grande que notre acquiescement. Au lieu de s'attarder sir les conditions de transmission de la vie, contemplons le désir de Dieu de donner la vie. Il n'est jamais trop tard pour dire oui. Le coût d'une vie peut paraître disproportionné? Evoquons, les grossesses difficiles qui ont comme effacé la joie d'attendre un enfant et trouvons des ressources dans la joie de Marie de porter en Elle le Fils de Dieu, même dans les fatigues et les soucis de la Fuite en Egypte. Emerveillons-nous devant le miracle de la vie. Remettons à la Vierge toute amertume d'être seule pendant le temps de la gestation, que l'absence du père soit physique ou psychologique. Apportons au pied de la Croix toutes formes de souffrances, afin qu'unies à celles de Jésus, elles deviennent rédemptrices pour notre famille. Enfin, acceptons avec Marie, de donner nos enfants, acceptons les séparations, les incompréhensions, les reproches, les mésententes.

Exercice supplémentaire pour les familles où s'est produite une interruption de grossesse

Pour une interruption volontaire, la première chose à faire est de recourir au Sacrement de la Réconciliation, on méditera avec un grand profit l'Encyclique du Vénérable Jean Paul II et plus spécialement la strophe 99: « le Père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. Vous vous rendrez compte que rien n'est perdu et vous pourrez aussi demander pardon à votre enfant qui vit désormais dans le Seigneur. Avec l'aide des conseils et de la présence de personnes amies compétentes, vous pourrez faire partie des défenseurs les plus convaincants du droit de tous à la vie par votre témoignage douloureux. Dans votre engagement pour la vie, éventuellement couronné par la naissance de nouvelles créatures et exercé par l'accueil et l'attention envers ceux qui ont le plus besoin d'une présence chaleureuse, vous travaillerez à instaurer une nouvelle manière de considérer la vie de l'homme ». Dans les deux cas (interruption volontaire ou accidentelle), ce qui est sûr, c'est que votre enfant vit dans le Seigneur comme l'affirme le Saint Père, il est doc important de le reconnaître, de lui donner un nom, d'avoir recours à sa prière. Il est aussi important après un tel acte, de reconsacrer son sein à la vie, de prier la Sainte Vierge et de méditer sur l'instant où le Verbe est venu dans son sein. En effet, l'enfant qui sera conçu ensuite doit percevoir le sein maternel comme un lieu de vie et de lumière et non comme un lieu de mort.

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16 novembre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 15/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Sixième jour

Consécration à Marie Médiatrice de la paternité


Nous avons déjà parlé du rôle médiateur de la femme, il nous faut préciser ce que nous entendons par médiation. Ce terme est souvent compris comme intermédiaire incontournable. Dans ce cas il vaudrait mieux s'adresser directement à Dieu, se passer de cette médiation qui serait une sorte d'obstacle en contradiction avec les Saintes Ecritures qui nous disent que le Christ est l'unique Médiateur entre Dieu et les hommes. Le Cardinal Ratzinger (Benoît XVI) reprend l'étymologie de médiation pour mettre en valeur le « milieu ». La Vierge est un « milieu » comblé de grâces, autrement dit, Elle est un état de grâce auquel nous pouvons accéder dans un esprit d'enfance qui nous rend capables de recevoir les grâces qu'Elle a reçues et de voir Dieu comme Elle le voit, comme Elle le connaît. Marie est le milieu divin des humbles qui la choisissent pour Reine et Mère. C'est ainsi que dans les familles, la femme est le milieu où se révèlent bien des choses divines, dont l'autorité paternelle, car elle procède de Dieu. Si la mère n'autorise pas le père à exercer son autorité, elle n'existe pas, elle est disqualifiée aux yeux des enfants. Là encore nous trouvons une source d'un grand nombre de troubles identitaires. Ce devrait être un principe intangible que les parents ne se contestent pas l'un l'autre devant les enfants à propos d'une décision prise à leur égard. Le père doit prendre la décision en dernier recours et si elle fait l'objet d'un désaccord, il ne doit pas le manifester en présence des enfants, c'est les insécuriser, c'est briser le tuteur sur lequel ils grandissent. Lors de la Fuite en Egypte, Marie obéit à Joseph: dans sa grande humilité qui est le secret de sa force, Elle ne se demande pas pourquoi Dieu a parlé à son époux et pas à Elle directement, Elle ne met pas en avant l'erreur passée de Joseph qui voulait la répudier en secret. Il ne s'agit pas de savoir qui a raison ou tort, il s'agit de vivre saintement et de rayonner des vertus évangéliques sur les enfants, de leur inculquer par exemple l'esprit du Sermon sur la montagne.


Antienne


Maintenant, ma fille, ne crains point, Je ferai pour toi tout ce que tu diras; car tout le peuple à la porte de ma ville sait que tu es une femme vertueuse. (Ruth 3: 11)

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Parole de Dieu


A Cana, Marie est Médiatrice de la Volonté du Père, de hâter l'heure du Salut. Elle ne discute pas avec les serviteurs, ni avec Son Fils, dans l'humilité et la douceur, Elle prononce ces paroles d'une grande clarté: « Faites tout ce qu'Il vous dira ». La Bible nous offre l'exemple de femmes médiatrices comme Judith et Esther, prophéties vivantes du rôle de Marie.


Evangile selon Saint Jean 2: 1-5


Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n'ont plus de vin. Jésus lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs: Faites ce qu'il vous dira.


La médiation se traduit également par intercession. Intercession signifie étymologiquement s'asseoir entre, entre une situation, une personne et Dieu, entre le père et les enfants. Nous trouvons dans la Bible de nombreux exemples où des femmes intercèdent en faveur de leurs enfants comme la Cananéenne qui importune Jésus et ici, la Sunamite, des femmes étrangères qui font venir le Salut dans leur famille.


Deuxième Livre des Rois  4: 17-37


Cette femme devint enceinte, et elle enfanta un fils à la même époque, l'année suivante, comme Élisée lui avait dit. L'enfant grandit. Et un jour qu'il était allé trouver son père vers les moissonneurs, il dit à son père: Ma tête! ma tête! Le père dit à son serviteur: Porte-le à sa mère. Le serviteur l'emporta et l'amena à sa mère. Et l'enfant resta sur les genoux de sa mère jusqu'à midi, puis il mourut. Elle monta, le coucha sur le lit de l'homme de Dieu, ferma la porte sur lui, et sortit. Elle appela son mari, et dit: Envoie-moi, je te prie, un des serviteurs et une des ânesses; je veux aller en hâte vers l'homme de Dieu, et je reviendrai. Et il dit: Pourquoi veux-tu aller aujourd'hui vers lui? Ce n'est ni nouvelle lune ni sabbat. Elle répondit: Tout va bien. Puis elle fit seller l'ânesse, et dit à son serviteur: Mène et pars; ne m'arrête pas en route sans que je te le dise. Elle partit donc et se rendit vers l'homme de Dieu sur la montagne du Carmel. L'homme de Dieu, l'ayant aperçue de loin, dit à Guéhazi, son serviteur: Voici cette Sunamite! Maintenant, cours donc à sa rencontre, et dis-lui: Te portes-tu bien? Ton mari et ton enfant se portent-ils bien? Elle répondit: Bien. Et dès qu'elle fut arrivée auprès de l'homme de Dieu sur la montagne, elle embrassa ses pieds. Guéhazi s'approcha pour la repousser. Mais l'homme de Dieu dit: Laisse-la, car son âme est dans l'amertume, et l'Éternel me l'a caché et ne me l'a point fait connaître. Alors elle dit: Ai-je demandé un fils à mon seigneur? N'ai-je pas dit: Ne me trompe pas? Et Élisée dit à Guéhazi: Ceins tes reins, prends mon bâton dans ta main, et pars. Si tu rencontres quelqu'un, ne le salue pas; et si quelqu'un te salue, ne lui réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le visage de l'enfant. La mère de l'enfant dit: L'Éternel est vivant et ton âme est vivante! je ne te quitterai point. Et il se leva et la suivit. Guéhazi les avait devancés, et il avait mis le bâton sur le visage de l'enfant; mais il n'y eut ni voix ni signe d'attention. Il s'en retourna à la rencontre d'Élisée, et lui rapporta la chose, en disant: L'enfant ne s'est pas réveillé. Lorsque Élisée arriva dans la maison, voici, l'enfant était mort, couché sur son lit. Élisée entra et ferma la porte sur eux deux, et il pria l'Éternel. Il monta, et se coucha sur l'enfant; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s'étendit sur lui. Et la chair de l'enfant se réchauffa. Élisée s'éloigna, alla çà et là par la maison, puis remonta et s'étendit sur l'enfant. Et l'enfant éternua sept fois, et il ouvrit les yeux. Élisée appela Guéhazi, et dit: Appelle cette Sunamite. Guéhazi l'appela, et elle vint vers Élisée, qui dit: Prends ton fils! Elle alla se jeter à ses pieds, et se prosterna contre terre. Et elle prit son fils, et sortit.


Maintenant, ma fille, ne crains point, Je ferai pour toi tout ce que tu diras; car tout le peuple à la porte de ma ville sait que tu es une femme vertueuse.

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L'Enseignement de l'Eglise


Lettre de Jean Paul II « Familiaris Consortio »


En devenant parents, les époux reçoivent de Dieu le don d'une nouvelle responsabilité. Leur amour parental est appelé à devenir pour leurs enfants le signe visible de l'amour même de Dieu, «d'où vient toute paternité au ciel et sur la terre». (§ 14)


Pour construire une telle communion, (…) cela leur sera plus facile si les parents exercent sans faiblesse leur autorité comme un véritable «ministère», ou plutôt comme un service ordonné au bien humain et chrétien des enfants et plus particulièrement destiné à leur faire acquérir une liberté vraiment responsable (...) aucune famille n'ignore combien l'égoïsme, les dissensions, les tensions, les conflits font violence à la communion familiale et peuvent même parfois l'anéantir: c'est là que trouvent leur origine les multiples et diverses formes de division dans la vie familiale. Mais, en même temps, chaque famille est toujours invitée par le Dieu de paix à faire l'expérience joyeuse et rénovatrice de la «réconciliation», c'est-à-dire de la communion restaurée, de l'unité retrouvée.  (§ 21)


Là surtout où les conditions sociales et culturelles poussent facilement le père à se désintéresser d'une certaine façon de sa famille, ou du moins à être moins présent au travail d'éducation, il faut faire en sorte que l'on retrouve dans la société la conviction que la place et le rôle du père dans et pour la famille sont d'une importance unique et irremplaçable. Comme le montre l'expérience, l'absence du père provoque des déséquilibres psychologiques et moraux ainsi que des difficultés notables dans les relations familiales. (§ 25)


« Le Secret de Marie », de Saint Louis Marie Grignion de Montfort


Se consacrer ainsi à Jésus par Marie, c'est mettre entre les mains de Marie nos bonnes actions qui, quoiqu'elles paraissent bonnes, sont très souvent souillées et indignes des regards et de l'acceptation de Dieu devant qui les étoiles ne sont pas pures. (Cf Job 15: 15) Ah! prions cette bonne Mère et Maîtresse que, ayant reçu notre pauvre présent, elle le purifie, elle le sanctifie, elle l'élève et l'embellisse de telle sorte qu'elle le rende digne de Dieu. Tous les revenus de notre âme sont moindres devant Dieu, le Père de famille, pour gagner son amitié et sa grâce, que ne serait devant le roi la pomme véreuse d'un pauvre paysan, fermier de sa Majesté, pour payer sa ferme. Que ferait le pauvre homme, s'il avait de l'esprit et s'il était bien venu auprès de la reine? Amie du pauvre paysan et respectueuse envers le roi, n'ôterait-elle pas de cette pomme ce qu'il y a de véreux et de gâté et ne la mettrait-elle pas dans un bassin d'or entouré de fleurs; et le roi pourrait-il s'empêcher de la recevoir, même avec joie, des mains de la reine qui aime ce paysan... Si vous voulez offrir quelque chose à Dieu, dit saint Bernard, mettez-le dans les mains de Marie. (§ 37).


Maintenant, ma fille, ne crains point, Je ferai pour toi tout ce que tu diras; car tout le peuple à la porte de ma ville sait que tu es une femme vertueuse.

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L'exemple de la Famille Martin


Pour la retraite de Marie à la Visitation, tu sais comme il aime peu à se séparer de vous et il avait d'abord formellement dit qu'elle n'irait pas. Je le voyais si bien décidé que je n'avais pas essayé d plaider la cause. J'ai au contraire approuvé, bien résolue dans le fond à revenir à la charge. Hier soit, Marie se lamentait à ce propos; je lui ai dit: « Laisse-moi faire, j'arrive toujours à ce que je veux et sans combat; il y a encore un mois d'ici-là. C'est assez pour décider ton père dix fois ». Je ne me trompais pas, car à peine une heure après, lorsqu'il est entré, il s'est mis à parler très amicalement à ta soeur qui travaillait alors avec activité: « Bon, me dis-je, voilà le moment! » Et j'ai insinué l'affaire. « Tu désires donc beaucoup faire cette retraite? » dit son père à Marie. « Oui papa ». « Eh bien, vas-y! » Et lui qui n'aime ni les absences ni les dépenses, m'affirmait encore hier: « Je ne veux pas qu'elle y aille; et certainement elle n'ira pas: on n'en finit plus avec tous les voyages du Mans et de Lisieux ». Je disais tout comme lui, mais avec une arrière pensée. Il y a longtemps que je connais la ruse du métier! Aussi quand je dis à quelqu'un: « Mon mari ne veut pas », c'est que je n'ai pas plus envie que lui de la chose. Car lorsque les raisons sont justes de mon côté, je sais bien l'y décider et je trouve que j'avais une bonne occasion de vouloir que Marie aille à la retraite. Il est vrai que c'est une dépense, mais l'argent n'est rien quand il s'agit de la sanctification et de la perfection d'une âme; et l'année dernière, Marie m'est revenue toute transformée: les fruits durent encore. Cependant, il est temps aussi qu'elle renouvelle sa provision. Au fond d'ailleurs, c'est bien aussi la pensée de ton père, et c'est pour cela qu'il a cédé si gentiment ». (Zélie Martin, Lettre N° 201, Correspondance Familiale, Ed. du Cerf).


Maintenant, ma fille, ne crains point, Je ferai pour toi tout ce que tu diras; car tout le peuple à la porte de ma ville sait que tu es une femme vertueuse.

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Prière consécratoire


O Marie, Médiatrice de toute paternité, je dépose en Vous, dans Votre Cœur Immaculé, tout ce qui en moi refuse de donner et d'autoriser mon époux à exercer sa vocation de père. Je renonce à tout amour captatif envers mes enfants, amour d'où l'autorité paternelle serait amoindrie, exclue et même disqualifiée. Je Vous consacre ma vocation de médiatrice, prenant la décision de ne jamais contester une décision de mon époux et je Vous demande la justesse, la sagesse et l'humilité pour qu'ensembles, dans la prière, nous prenions toutes les décisions concernant notre famille. Ainsi notre amour parental sera le signe visible de l'Amour de Dieu d'où vient toute paternité. Donnez-moi, Marie, d'instaurer réellement mon  époux dans sa vocation de père, sans jugement, mais dans la confiance, afin que nos enfants puissent grandit dans un climat de sécurité.


Maintenant, ma fille, ne crains point, Je ferai pour toi tout ce que tu diras; car tout le peuple à la porte de ma ville sait que tu es une femme vertueuse.

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Exercice


Demandons à l'Esprit Saint de nous remettre en mémoire une scène, une situation de conflit où le comportement de l'un et de l'autre n'a pu s'ajuster, voire s'est opposé, laissant chacun dans une frustration, une amertume et dans la désunion. Nous nous remémorons les circonstances, les personnages de la scène, les arguments de chacun, tout en essayant de revivre les sentiments qui nous animent en ces instants. Maintenant, moi, épouse, je prends la place de Marie, Epouse de Joseph, mois époux, je prends la place de Joseph, époux de Marie, et nous revivons cette scène à leur place. Quelle est l'attitude de Joseph? Celle de Marie? Leur mots, leurs interventions ou leur silence, leurs sentiments, leur objectif en cette situation? Comment auraient-ils réagis? Un petit exemple: un couple accueille dans son foyer un homme troublé dans son affectivité. Lors d'un partage, l'épouse est choquée par l'attitude de proximité de son mari avec cet homme, tout en se rendant compte que son mari en est inconscient. Elle ne peut cependant s'empêcher de réagir assez ouvertement. Après cette scène, le couple se retrouve pour faire le point. Il faut se réajuster l'un à l'autre sans se justifier inutilement. Donc le couple demande à Marie et Joseph de les instruire sur l'attitude qu'ils auraient eu dans cette situation. Immédiatement, l'époux peut imaginer l'attitude du Juste Joseph. Dans ce cas, il est un peu plus distant, il est fort et accueillant en même temps. Il rassure et réajuste l'autre par ce qui émane de lui. L'épouse peut voir l'attitude de Marie qui reste toute écoute et paisible, participant à l'harmonie générale, dans aucune réaction violente. Le couple peut alors se réconcilier, chacun reconnaissant ses torts. Ainsi, lorsque plus tard la situation se reproduit, chacun peut réajuster son attitude, fort de cette expérience. Il est important de renouveler cet exercice à chaque nouveau conflit dans le couple et la famille, ajustant toujours plus ses attitudes dans l'imitation de Marie, Joseph et l'Enfant Jésus (pour les enfants).

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08 novembre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 14/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Cinquième jour

Consécration de l'union charnelle


L'Eglise nous enseigne que l'homme est un tout et que l'on ne peut séparer la réalité physique, psychologique et spirituelle. L'union des corps doit correspondre à l'union spirituelle et affective entre les époux. Elle doit être une célébration de la vie dans la joie et le plaisir, elle est une jubilation dans le don et le respect de soi et le respect de l'autre. Le corps traduit donc une réalité psychologique et spirituelle. Nous vivons malheureusement à une époque où le corps est dissocié de ces deux réalités. En ce jour de consécration nous nous attacherons à reconnaître la réalité charnelle pour en découvrir toute la beauté et la grandeur dans sa merveilleuse complexité. Ce serait le Paradis si nous n'avions pas certaines blessures qui prennent racine dans le manque d'amour. C'est ainsi que l'érotisme où se manifeste un désir égoïste ou l'autre devient objet de satisfaction s'origine dans le retard que le tout-petit enfant rencontre dans le besoin de satisfaction de ses désirs. Cette tension douloureuse qui aboutit à la satisfaction engendre le besoin de reproduire ce schéma retard-douleur-satisfaction lié à cette douleur. La théologie appelle cette pulsion d'un bien vilain nom: la concupiscence. Ecoutons ce qu'en dit le Pape Jean Paul II: « Donc, la concupiscence empêche de s'identifier soi-même avec son corps, non seulement de manière individuelle, mais aussi de manière relationnelle, et surtout de manière relationnelle, et c'est pourquoi on le cache devant l'autre de manière relationnelle, et c'est pourquoi on le cache devant l'autre. (…) Et ceci montre que la béatifique union originelle, qui était plénière dans l'union sponsale de l'origine, est déformée dans le cœur des personnes, par la concupiscence. Cette opposition confère à la réalisation de cette union une autre dimension et qui sera le propre de l'homme de concupiscence: l'homme et la femme sont, en effet, menacés par l'insatiabilité de cette union et de cette unité, car ils restent des personnes appelées de toute éternité à exister en communion plénière des personnes ». (18 juin 1980). Pour le Pape, la honte vient de la concupiscence puisque le don du corps n'est plus le don de la personne et la nudité devient obscène, c'est à dire détournée de sa vocation. La honte, à son tour, engendre la domination de la femme par l'homme et « cette domination » entraîne chez la femme un désir d'union différentes. L'insatisfaction sur le plan sexuel peut traduite un manque du don de soi, un refus de la chair sur le plan psychologique, mais aussi un désordre dans la finalité de l'acte sexuel. Jésus nous dit qu'un homme qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis l'adultère avec elle. En ce jour, nous demanderons pardon à Dieu pour les infidélités de notre cœur et nous Lui demanderons la grâce de nous revirginiser.


Antienne


Que ton amour a de charmes, ma soeur, ma fiancée, que ton amour est délicieux, plus que le vin! (Cantique 4: 10).

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La Parole de Dieu


1 Corinthiens 7: 3-7


Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari; et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme. Ne vous privez point l'un de l'autre, si ce n'est d'un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. Je dis cela par condescendance, je n'en fais pas un ordre. Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l'un d'une manière, l'autre d'une autre.


Ephésiens 5: 22-33


Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l'Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.


Que ton amour a de charmes, ma soeur, ma fiancée, que ton amour est délicieux, plus que le vin!

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L'enseignement de l'Eglise


Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2360-2362


La sexualité est ordonnée à l’amour conjugal de l’homme et de la femme. Dans le mariage l’intimité corporelle des époux devient un signe et un gage de communion spirituelle. Entre les baptisés, les liens du mariage sont sanctifiés par le sacrement. « La sexualité, par laquelle l’homme et la femme se donnent l’un à l’autre par les actes propres et exclusifs des époux, n’est pas quelque chose de purement biologique, mais concerne la personne humaine dans ce qu’elle a de plus intime. Elle ne se réalise de façon véritablement humaine que si elle est partie intégrante de l’amour dans lequel l’homme et la femme s’engagent entièrement l’un vis-à-vis de l’autre jusqu’à la mort » (…) « Les actes qui réalisent l’union intime et chaste des époux sont des actes honnêtes et dignes. Vécue d’une manière vraiment humaine, ils signifient et favorisent le don réciproque par lequel les époux s’enrichissent tous les deux dans la joie et la reconnaissance ». La sexualité est source de joie et de plaisir. Le Créateur lui-même (...) a établi que dans cette fonction [de génération] les époux éprouvent un plaisir et une satisfaction du corps et de l’esprit. Donc, les époux ne font rien de mal en recherchant ce plaisir et en en jouissant. Ils acceptent ce que le Créateur leur a destiné. Néanmoins, les époux doivent savoir se maintenir dans les limites d’une juste modération (Pie XII, discours 29 octobre 1951).


Que ton amour a de charmes, ma soeur, ma fiancée, que ton amour est délicieux, plus que le vin!

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L'exemple de la Famille Martin


Après dix mois de vie commune, l'opportune intervention d'un confesseur amena Monsieur et Madame Martin à modifier leurs vues et à réaliser d'une autre manière les desseins du Ciel à leur égard. Leur conception du mariage s'élargit. Il comprirent que, selon le mot du Père Sertillanges, « la chair mise à sa place n'offusque pas l'esprit, elle le sert ». Les répugnances primitives firent place à la pleine compréhension de l'oeuvre de vie, dans laquelle la théologie Catholique voit non seulement le moyen divinement ordonné à perpétuer la race et à peupler le Ciel d'élus, mais aussi le symbole concret de l'unité conjugale, l'expression achevée de l'amour sans réserve qui lie les conjoints l'un à l'autre, en un mot, le signe sensible du don total qu'ils se font de tout leur être pour « s'entreporter à Dieu », comme dit joliment Saint François de Sales. Ce qui par-dessus tout décida les époux à interrompre leur sainte expérience, ce fut l'ambition de donner des fils et des filles au Seigneur. La vision du Couvent et de l'Autel qui avait enchanté leur jeunesse, ne pourraient-ils la revivre dans une postérité façonnée de leurs mains pour le service de Dieu? Quelle allègre revanche qu'un tel destin: les enfants, gages et fruits de leur amour, incarnation vivante et synthèse de leurs traits, objet enfin de leur commun dévouement, prenant leur place pour se consacrer au Très-Haut et offrir à leur mariage un prolongement sacerdotal et religieux! L'exaltante perspective, et qui avait de quoi faire vibrer ces coeurs de chrétiens! Elle les réconcilia, oserons-nous dire, avec les mille contraintes matérielles de la vie conjugale. (Père Piat, Histoire d'une Famille », aux Ed. Téqui).


Que ton amour a de charmes, ma soeur, ma fiancée, que ton amour est délicieux, plus que le vin!

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Prière consécratoire


O Marie, toute pure, je Vous consacre l'union charnelle entre mon époux et moi-même. Je dépose dans Votre Cœur Immaculé toute peur et crainte par rapport à mon corps et à celui de mon époux. Que je Vous abandonne tout retour sur moi-même, tout sentiment d domination ou au contraire de soumission servile, tout sentiment de culpabilité et de honte. Que l'union de nos corps soit une hymne à notre union charnelle et affective, dans le don total de nous-mêmes et dans un grand respect. Je Vous consacre l'union de nos corps pour que toute crainte soit bannie et que nous nous donnions l'un à l'autre dans la joie, que ce soit une célébration dans le don désintéressé. Que nous respections, Marie, ce mystère de l'union des corps et des coeurs dans sa grandeur et sa finalité. Obtenez-nous la pureté de Votre regard sur toute créature et rendez l'innocence à nos coeurs infidèles.


Que ton amour a de charmes, ma soeur, ma fiancée, que ton amour est délicieux, plus que le vin!

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Exercice


Merveille que je suis! C'est ce que chacun d'entre nous devrait dire. Si nous examinons d'un oeil de mouche au microscope nous ne pouvons que nous émerveiller devant un tel chef d'oeuvre de miniaturisation et d'architecture. A plus forte raison devons-nous nous émerveiller devant la beauté du moindre atome, de la moindre cellule de notre corps. Pour retrouver la vocation du corps il nous faut d'abord l'accepter et nous réjouir d'avoir ainsi été créés. Si nos en avons honte c'est qu'au fond de nous, inconsciemment, nous croyons avoir transgressé une loi. Il nous faut découvrir laquelle. Avons-nous mesuré, abusé de notre corps? En avons-nous faut un instrument de domination? Avons-nous été conditionnés par des lois qui ne sont pas les nôtres? La réponse est certainement différente pour chacun. La source de la honte réside dans le sentiment de ne pas correspondre à une loi réelle ou supposée. Elle apporte donc un trouble dans la relation sociale. J'ai honte de mes parents parce qu'ils ne correspondent pas à l'image que je me fais de parents normaux, honorables aux yeux de mes amis par exemple/ La honte a conduit Adam et Eve à se cacher des yeux de Dieu, à se voiler avec des feuilles de vignes. Il y a là un désir de disparaître, de dit-on pas que dans telle situation de honte: « J'aurais voulu me cacher sous terre »? Les causes de honte sont multiples et vont de la grossesse en dehors du mariage, au fruit de l'adultère. Là encore, la vie n'est pas accueillie comme un don de Dieu, mais comme une effraction.


Pour guérir de la honte, il faut nous affranchir des lois humaines ou les faire passer au second plan en mettant au premier plan la Loi Divine, qui n'est qu'amour, élection, respect. Il nous fait prendre conscience de notre dignité de fils et de notre élection à l'instar de Saint Paul qui, bien qu'ayant un passé de persécuteur du Christ, peut déclarer: « Mais quand Celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par Sa Grâce, daigna révéler en moi Son Fils... » (Galates 1: 15). Prendre conscience de cette dignité, de cette correspondance au dessein de Dieu sur nous, nous affranchit de la crainte et de la honte: « C'est Toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je Te loue pour la merveille que je suis. Tes oeuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant Toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, Tes yeux me voyaient; et sur Ton Livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun d'eux existât » (Psaume 139: 13-16. Quelle est ma honte? 1° Il est bon d'identifier la situation où on a ressenti de la honte et se demander quelle loi on a transgressé. Cette loi est-celle valable? Est-elle celle de Dieu ou celle des hommes? 2° Entrer bien en contact avec le ressenti de cette expérience de transgression. 3° Se placer alors sous le regard de Dieu. Ancrer l'expérience du pardon total par un geste que vous maintiendrez pendant le reste du temps. 4° Revenir à l'expérience initiale en transférant tout ce que vous avez ressenti sous le regard de Celui qui ne nous fait jamais honte. Comparez les deux expériences et comment la seconde a transformé la première. 5° Décidez qu'à l'avenir, en essayant de ne pas transgresser Ses Lois, vous demeurerez sous le regard de Dieu, que Sa seule Loi est Son Amour Miséricordieux, qu'en Lui vous ne pouvez être confondu.

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