30 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 8/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

8

Huitième samedi

Troisième Mystère Douloureux

Jésus couronné d'épines

(Mt 27, Mc 15, Jn 19)


Considère, ô mon âme, comment les bourreaux, las de flageller le Sauveur, le détachèrent de la colonne tout baigné de sang. Contemple ton Jésus férocement lacéré dont tout le corps n'est qu'une plaie, obligé d'aller à la recherche de ses vêtements que les soldats, par fureur et par malice, avaient dispersés de-ci et de-là quand ils l'avaient dépouillé, et contraint de parcourir tout le prétoire sous les moqueries et les sarcasmes de ces gens indignes qui ajoutaient l'insulte à la cruauté. Il supporta leurs outrages comme il avait supporté leurs coups, avec une douceur, une modestie et une patience invincibles, et, ayant finalement retrouvé ses vêtements, il s'habilla. Et bien que ce spectacle eût dû remplir de compassion les cœurs les plus endurcis, ses bourreaux n'en furent pas plus émus que les loups sans pitié; ils inventèrent même, pour le faire souffrir de nouveau, un supplice jusqu'alors inconnu et qui jamais n'a été répété dans les martyrs les plus barbares. Voilà l'effet que produit le péché dans l'âme, et cette dernière commet le péché avec imprudence et plaisir. Un péché commis laisse toujours après lui le désir de commettre d'autres. Même si un homme est fatigué de pécher, il n'en est pas pour autant assouvi, et bien qu'il ait perdu le pouvoir, il conserve la volonté du pécher. Une des plus grandes illusions du pécheur est de croire qu'il se libère de la tentation en la satisfaisant. Le fait de commettre le péché ne fait qu'augmenter en nous l'inclination qui nous porte à le faire, parce que selon l'observation de Saint-Grégoire (XXV Mora. 12), le péché qui n'est pas détruit par la pénitence, se laisse aller de tout son poids à un autre péché. L'âme qui, en péchant perd la grâce de Dieu, perd encore plus la force de résister aux occasions qui se présentent pour pécher; et le corps est encore moins capable d'être freiné dans ses appétits, vu qu'il a goûté le plaisir de les satisfaire. Ces gredins sont donc arrivé »s jusqu'à perdre tout sentiment de l'humanité. Les Juifs avaient accusé Jésus Christ d'avoir voulu se faire et même dire être roi de Judée. Maintenant battu, et recouvert d'infamies, ils l'exposent comme un roi dérisoire aux sarcasmes du peuple. O mon âme, entre donc dans cette cour du prétoire: unis-toi à Marie, fidèle compagne des douleurs et des ignominies de Jésus, qui se trouve là, au milieu de cette foule démoniaque et entend les cris et les blasphèmes. Demande-lui la grâce de comprendre ce profond mystère pour en profiter et adoucis-lui sa douleur. Ils enlèvent de nouveau à Jésus ses habits déjà attachés aux récentes plaies dues à la flagellation; son sang commence de nouveau à s'écouler de toutes parts. Ils le couvrent d'un manteau de pourpre, tressent une couronne de longues épines armées de pointes dures et acérées et la lui mettent sur la tête: et afin qu'elle ne tombe pas, ils la lui enfoncent, avec fureur, à coups de bâtons. Les épines pénètrent de toutes parts, dans le front, dans les tempes, et le sang se répand sur le visage, sur le cou, surtout son corps et lui occasionnent des douleurs si vives qu'elles lui auraient donné la mort si la vertu divine ne l'avait soutenu jusqu'à sa mort sur la croix. Donc, ces douleurs dureront jusqu'à ce qu'il meurt. Quelle souffrance! Et si seulement une seule épine s'enfonçait dans la tête de quelqu'un d'autre, comment aurait-il réagi? Et certainement, comme l'affirme saint Anselme, le vénérable tête du Christ, la plus belle et la plus délicate de tous les hommes, fut blessée par mille pointes. Lui, vraiment il nous aima, « or ce sont nos souffrances qu'il portait et nous douleurs dont il était chargé » (Is 53,4).


Pour peu que tu aies souffert de violents de maux de tête, tu peux imaginer combien fut terrible la souffrance de ton Sauveur parmi toutes les autres qu'il endurait déjà. Cette seule pensée fait frémir. Et ce qui aurait pu émouvoir, ce qui n'aurait jamais du être vu sans horreur même chez les animaux les plus vils, ne servit à rien d'autre qu'à exciter les rires insolents et les insultes cruelles de ces cœurs barbares. E Jésus se laisse conduire, dépouiller, couronner, comme ils le voulaient, sans dire une parole, sans faire la moindre résistance, faisant preuve d'une patience surhumaines. Tous en fermant les yeux à cause de la violente douleur; il offre son martyre au Père éternel. C'est ici également que s'accomplissent les paroles du prophète Isaïe: «J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats » (Is 50, 6). Jésus n'avait pas les yeux bandés, comme dans la maison de Caïphe: il voyait les salutations insultantes qu'on lui rendait, il voyait les coups qu'on lui préparait. Il souffrait dans un profond silence, avec une patience inébranlable. « L'ayant dévêtu, ils lui remirent une chlamyde écarlate, puis ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite; et, s'agenouillant devant lui, ils se moquaient de lui en disant: « Salut, roi des Juifs! » et crachant sur lui, ils prenaient le roseau et frappaient sa tête » (Mt 27, 28-30). Et parce que le Christ supportait tout cela avec une très grande patience, il étaient pris d'une grande fureur. O mon âme pécheresse, orgueilleuse et vile, rends-toi compte de la monstruosité de tes péchés qui, pour être expiés, ont eu besoin d'une si sévère correction et d'un tel châtiment de la part du Père éternel! Jésus mêlait ses larmes avec son sang, qu'il répandait pour toi. Il expiait ainsi les raffinités de ton corps, les plaisirs de ta chair coupable, le luxe de tes habits, la vanité que tu en tires et l'orgueil qu'il t'en inspirent. Il expiait ainsi ce désir de dominer qui se trouve dans tous les cœurs. Il expiait ainsi tous les péchés qui naissent et qui restent dans nos têtes, dans notre mémoire, dans notre imagination, dans notre esprit. C'est ainsi que ton bien-aimé Sauveur expiait les soins idolâtre que tant de gens prennent pour orner leur tête orgueilleuse et pécheresse afin de l'exposer aux regards de tous dans le but de s'attirer des adorateurs, alors que tout ceci n'est que poussière sale et putréfiée. Il méritait la grâce de la patience et de la mortification, la grâce du mépris du monde, de ses vanités et de toute sa gloire. Il méritait la grâce de l'humilité, de la douceur et de la patience. O mon âme, que ce soit dans les tentations, dans les projets de fortune, d'ambition, de vengeance, dans les pensées impures ou dans les imaginations impures, pense à Jésus couronné d'épines. Et quand tu souffres de maux de tête, pense aux péchés qu'elle ta fais commettre; et pour les expier, unis le peu que tu souffres aux grandes souffrances que Jésus a dû endurer pour toi. O mon Sauveur, quelle part n'ai-je pas prise moi-même à cette souffrance que vous avez endurée dans le Prétoire! C'est moi qui, par mes péchés, vous ai couronné d'épines, qui vous ai salué avec dérision, qui vous ai craché au visage, qui ai frappé votre tête, qui ai fait couler votre sang et qui vous ai causé de si cruelles douleurs. Et quelle gratitude pourrai-je avoir envers vous? « Jésus sortit donc dehors, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit: Voici l'homme! Lorsqu'ils le virent, les grands prêtres et les gardes vociféraient: crucifie-le! Crucifie-le! » (Jn 19, 5-6). O mon Jésus Divin, je ne veux plus vous crucifier. Je vous adore comme mon vrai roi, je vous reconnais comme pour mon Seigneur, même couvert de plaies et d'opprobres, car vous avez voulu en être couvert pour me revêtir de gloire. Le sang qui s'écoulait de tout votre corps tout ne suffisait-il pas, ô mon Sauveur, sans avoir besoin de répandre aussi celui de votre tête? La tête est la partie qui distingue les hommes, où se réunissent tous les sens et les organes de la vie, où se révèlent la beauté et la laideur, où apparaissent la joie et mélancolie, la santé et la maladie et en un mot, tous les sentiments de l'âme. C'est précisément cette partie, ô Seigneur, que vous avez laissé perforer par les épines et baigner par le sang. Avec de telles preuves, je vous reconnaîtrai, ô doux Epoux de mon âme, « le plus beau des enfants des hommes » (Psaume 44, 3). Est-ce le visage pour lequel les anges soupirent, et qui était la joie de Joseph et de Marie, votre Mère, devenue maintenant la plus affligée des Mères? Je vous adore, ô Dieu de mon cœur, j'adore l'amour infini qui vous a rendu dans cet état et que des grâces infinies vous récompense de tant de miséricordes! Misérable que je suis! Cela ne me suffit-il pas encore pour aimer la Croix, les injures, les opprobres, et tout ce qui me rendrait semblable à vous, ô Dieu de mon âme? Quand il m'arrive des souffrances, je suis atterré; quand elles durent, j'en reste abattu, quand je m'en vois délivré, j'éprouve une grande joie. Ne détruirez-vous jamais, ô mon Dieu, la faiblesse de ma chair avec la force de votre amour? Toutes mes pensées vont toujours dans le sens de la commodité de mon corps, de la douceur de cette vie, de l'illusion que j'ai de moi-même, du plaisir que je prends aux éloges des hommes et j'oublie alors combien je suis misérable et méprisable à vos yeux. Quand donc apprendrai-je à me mépriser comme je le mérite? Vous êtes couronné d'épines et moi je fuis tout ce qui me fait souffrir! O Très Sainte Mère de Dieu, parfaite imitatrice du Sauveur, comme vous êtes submergée par le chagrin! Si votre Fils innocent est couronné d'épines, qu'adviendra-t-il de moi qui ne suis qu'orgueil et sensualité? Assistez-moi, ô refuge des pécheurs, pour que j'imite son exemple, donnez-moi la volonté et la force de supporter toutes les souffrances qu'il plaira à Dieu de m'envoyer, parce que je sais que je ne peux me mettre à sa place sans croix et sans épines. O mon Ange gardien, et vous Anges vous de la paix, qui avez vu mon Sauveur défiguré et sanguinolent, et qui avez vu nettement les épines de mon Seigneur, ayez pitié d'une âme pécheresse et misérable qui, avant d'être couronnée avec vous de gloire au Ciel doit nécessairement être couronnée d'épines sur la terre. Ainsi soit-il.


Vertu: La patience.


Pratique: Supportez avec douceur le caractère souvent difficile des personnes de votre entourage car ces tempéraments sont nécessaires pour l'exercice de la vertu. Souffrez les aridités et les ennuis de l'esprit, aussi bien que les tristesses et les tentations et aussi les infirmités sans vous lamenter et sans aller les raconter partout ou chercher de l'apitoiement. Supportez également les calomnies et les autres formes de mépris sans vous plaindre et ainsi vous aurez trouvé la paix.


Oraison jaculatoire: O Marie, ma vie et mon espérance, que deviendrai-je si vous m'abandonnez?


Prières avant la Communion du Huitième Samedi


Quand tu verras, ô mon âme, la sainte hostie entre les mains du Prêtre, et qu'il te diras: «Voici l'Agneau de Dieu, celui qui efface les péchés du monde, ravive ta la foi et pense, sous les formes sacramentelles, tu vois ton Jésus couvert de plaies, couronné d'épines, revêtu d'un manteau de pourpre et présenté au peuple juif par Pilate: Voici l'homme (Ecce homo). Entends ces paroles que te répéter en ce moment, le Père éternel: mon enfant, voici l'homme qui est mon Fils, qui est semblable à moi, et maintenant il a été fait et il est semblable à toi, et il t'aime d'un amour infini. C'est mon Fils bien-aimé; je te le donne dans l'état dans lequel tu le contemples. Que puis-je faire pour toi? Reçois-le, écoute-le, aime-le, et essaye de l'imiter. En lui je te donne les biens que je possède, en lui tu trouveras un remède à tous tes maux, un soulagement à toutes tes peines, une consolation dans tes tristesses, le médiateur pour toutes tes demandes. Que vous rendrai-je, ô Père éternel, pour cette Charité infinie? Je sais qu'en échange de tous ces biens, vous ne demandez que moi. Qui donc suis-je, Seigneur, pour mériter vos regards après tant d'ingratitudes? C'est pour cela que je vous offre votre Fils, cet Homme de douleur: Voici l'Homme, je vous l'offre avec tout son Sang, avec tous ses tourments, avec tous ses mérites, et je me consacre pour toujours à vous avec Lui et en Lui. Et vous, ô mon Jésus, ainsi réduit, que dites-vous à mon âme misérable qui est maintenant affligée de vous avoir outragé? Je sens que vous me répondez par cette Hostie: âme pécheresse, voici l'Homme. Voilà je suis cet homme que tu, le médiateur entre Dieu et toi, ton Sauveur, l'amant éternel de ton âme: où vas-tu quand tu me fuis? Qui cherches-tu quand tu ne me recherche pas? Qui aimes-tu quand tu n'aimes pas? Quel père, frère comme moi trouveras tu? Voici l'homme: admire-moi et demande-moi ce que tu désires. Donne même à tes désirs toute l'extension que tu voudras parce que c'est pour toi que je suis couvert de plaies et baigné de larmes. Tous ces tourments c'est pour toi que je les endure: mon Sang, mon Corps, ma Vie, mes mérites, tout est à toi. « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11, 28). Entrez dans mon Cœur par ces plaies, gardez les biens que vous y trouverez; venez à moi, et je vous réconforterai, vous aimerai, et vous calmerai avec tous les délices de mon amour. Et moi, ô Seigneur, que puis-je vous répondre? Je ne puis que me jeter à vos pieds, vous adorer, vous remercier, vous louer, vous confesser toutes mes misères et répéter cent fois: Voici l'Homme. Voici cette âme malheureuse qui se trouve devant vous, et qui vous a tant de fois frappé et craché au visage. Mes mains, ô Seigneur, en pratiquant l'iniquité, vous ont enfoncé ces épines. Mais toutes ces misères ne peuvent m'ôter la confiance que j'ai en votre miséricorde. Comment pourrai-je me défier de votre Charité? Puis-je manquer d'espérance en vous, ô mon Dieu, en voyant ce que vous avez enduré pour moi? Voici l'homme pour lequel vous vous êtes fait homme. Je vous en prie, ô Dieu de mon cœur, au nom de cet amour, de me pardonner mes fautes passées, de me changer, de me transformer entièrement en vous. Si vous cherchez de l'humiliation en moi, vous en trouverez en quantité; si vous voulez sauver les pécheurs, venez dans cette âme et sauvez-là. Je viens à vous, Mère de miséricorde, pour que vous me présentiez à votre Fils, que de vos mains je veux recevoir ce matin, afin que son Cœur déçu soit consolé par votre amour et par ma douleur. Saint Joseph, mon Père, assistez-moi. Anges du Seigneur, priez pour moi.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


Je vous adore dans mon cœur, beauté céleste, ô vrai Dieu du ciel et la terre. Je vous aime et vous embrasse. Je ne dirai pas comme Jacob: Je ne vous laisserai point aller sans que vous m'ayez béni; Mais je répéterai plutôt: je serre dans mes bras mon Epoux et je ne l'abandonnerai plus jamais. Quand donc verrai-je votre visage, lumière de mes yeux, mon amour, ma joie? Que de misères ne trouvez-vous pas à détruire en moi, ô miséricorde infinies! O mon Dieu et mon Roi, vous vous êtes exposé à la vue de vos amis et de vos ennemis les mains liées, couvert d'ignominies et de plaies et couronné d'épines et ceci dans le but d'allumer votre amour dans les âmes. Exécutez donc sur moi vos desseins, ô mon Espérance et ma Vie, prenez mon âme. Plus elle est misérable et attachée aux biens de ce monde et plus vous ferez ressortir en elle la force de votre amour. Au grand jour du jugement, ô Seigneur, votre couronne sera changée en une couronne de majesté et de gloire. De quelle frayeur ne seront pas saisis vos ennemis! Que diront-ils alors? Que diront ceux qui vous ont outragé quotidiennement? Comme ils seront terrifiés! Serai-je du nombre des réprouvés?... Aurai-je à craindre votre présence et mon sort sera-t-il de vous blasphémer éternellement? ... Oh! non, mon Sauveur et mon Dieu: c'est maintenant que vous devez me juger et non à ce moment là, maintenant que je vous tiens bien serré contre mon cœur, vous; mon unique bien, mon amour, ma vie. Jugez-moi à présente que je vous adore couronné d'épines. Brûlez-moi maintenant, éprouvez-moi maintenant, ne me pardonnez pas maintenant, afin que vous me pardonniez dans l'éternité, dirai-je comme Saint Augustin. O Jésus affligé, méprisé, martyrisé, je me jette à vos pieds et je veux être à vous. Ouvrez sur moi les yeux de votre miséricorde; achevez votre oeuvre, ô Cœur de Jésus couronné d'épines; transpercez mon cœur de vos épines sanglantes et ardentes d'amour, perforez-le avec ces pointes pour l'allumer de leur feu: piquez son amour propre et faites fuir de lui toute sensualité. Je vous offre mon âme, mon corps, mes forces, mon honneur, ma vie et tout ce que j'ai reçu de vous! Je vous offre aussi mes péchés, ma misère et mes nécessités. Faites sur moi ce que vous font les plaies dont vous êtes couvert, parce que je suis si misérable et si aveugle que j'ignore même ce qui me convient et ce que je dois vous demander. Dites-le donc vous-même, à mon âme, doux Jésus, combien vous m'aimez, ce que vous avez fait et ce que vous avez dû subir pour moi. La seule chose que je puisse faire est de m'offrir à vous, de m'abandonner en toi, ô mon Dieu, mon Sauveur, ô ma vie! O Marie, la plus bénie entre toutes les femmes, vous êtes maintenant la plus désolé de toutes les mères, car vous avez vu de vos propres yeux votre Fils unique lacéré de plaies, couronné d'épines, défiguré par le sang. Qui peut mesurer l'intensité d'une telle douleur? Comment pouvez-vous retrouver sur ce visage la beauté de votre Jésus qui faisait votre consolation dans les épreuves de votre vie? Ce Jésus, fruit de vos chastes entrailles, que vous avez nourri de votre lait virginal et sur les lèvres duquel, quand vous l'embrassiez, vous trouviez les douceurs du Paradis; lui que vous aviez soustrait aux embûches du cruel Hérode et qui, devenu adulte, avait partagé vios fatigues et vos peines; et qui maintenant n'es plus l'aspect d'un homme, mais qui n'est plus qu'une plaie de la tête aux pieds et comme un lépreux, il est devenu l'opprobre du peuple. O ma Mère affligée par mes péchés, je veux participer à votre grande douleur ce matin, partager votre peine; je vous prie de la graver dans mon cœur en m'unissant par un plus fort amour à votre Fils bien-aimé que j'ai reçu dans cette communion. Offrez-lui en même temps que votre cœur mon cœur attristé et dites-lui ces paroles ineffable d'amour que moi je ne suis pas capable de prononcer. Faites de moi de devenir un autre homme et mettez-moi au nombre de vos véritables enfants et de vos dévots. Mon ange gardien, glorieux Saint Joseph, mes Saints Patrons, Saint Michel, éminent prince du Paradis, ô Saints Elus Esprit Célestes, vous qui adorez continuellement Jésus dans le Sacrement de l'autel, et vous toutes, Bienheureuses Ames du Ciel qui devez au sang et aux Epines de Jésus la gloire dont vous bénéficiez là haut, ayez pitié de moi. Priez pour mon âme misérable qui est exilée de la Patrie et dépouillée de tout bien: obtenez-lui le véritable amour de Dieu, la patience dans toutes les peines et la persévérance finale. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi


À Naples, dans la maison des Sœurs du Bon Pasteur, à Posillipo


Nous sommes le 10 avril 1890, et un mal cruel me prend aux jambes, si bien que deux jours après, je perds l'usage de mes jambes, en ce sens que je ne peux plus marcher. Quand on me soulève, je reste toute courbée et je ne sens plus la plante de mes pieds. Je ne peux ni rester debout, ni rester au lit. Deux personnes me prennent par les aisselles et je m'abandonne sans force à leur soutien. Le médecin craignait la paralysie, et après de nombreuses cures, internes et externes, il n'arrivent à rien. Le mal augmente très vite et je me sens mourir. Il n'y a plus de remède! Une sclérose de la moelle épinière me porte inévitablement à la tombe. De nombreuses prières ont été faites et à plusieurs saints. Nous nous adressons à Saint Joseph, à notre Mère Supérieure, la vénérable Pelletier, à Rosa Maria Carafa, et enfin au Très Saint Cœur de Jésus. C'est alors que Mère vicaire mère, Sœur Marie de Sainte-Germaine, me suggère de m'adresser à la Vierge du Rosaire de Pompéi. Avec une douce espérance, je me recommande à la Madone, et commence la dévotion des Quinze samedis du Très Saint Rosaire. Et je renouvelle les trois neuvaines à la Vierge de Pompéi. Lorsque arrive le Huitième Samedi, au cours duquel on commémore le huitième Mystère qui es le troisième Douloureux, nous étions le 24 Juillet. Je souffrais encore plus que les autres jours. Ce soir-là, pour me faire respirer un peu d'air pur, on me transporta sur la terrasse et je faisait vraiment peine à voir. La Bonne Mère Vicaire, prise de compassion, me dit: J'ai confiance en la Madone de Pompéi: la Madone de Pompéi, nous accordera certainement grâce, et nous faisons la promesse d'écrire et de publier cette grâce. Cette nuit je dormis. De temps en temps, je m'éveillais et alors je priais la Madone de Pompéi. Puissance de Marie! A peine réveillée le lendemain matin, je sens en moi une nouvelle force qui me donne envie de me jeter hors du lit. C'est l'heure de la prière, les nonnes vont au Choeur. Je me sens fortement poussée. Je descends toute seule du lit et commence à m'habiller. J'étais instantanément et miraculeusement guérie!... Prise d'une force surnaturelle qui me meut, qui me pousse, qui m'agite, je sors de la cellule, et folle de joie de me voir complètement remise, je me mets à courir dans le couloir tout en me mettant à crier: La Madone de Pompéi m'a accordé la grâce!... Je suis guérie grâce à un miracle, je peux marcher et courir!... Jusqu'à ce moment-là, une de mes consoeurs, Sœur Gertrude sortit et en me voyant ainsi, effrayée, elle poussa un cri. En entendant ce cri, la Supérieure et toutes les nonnes, près de 23 personnes, quittèrent le chœur en courant suivies par les 60 filles qui se trouvaient dans l'autre choeur. Au milieu des pleurs et de l'allégresse, je sautais, battis les pieds à terre et pour montrer que j'étais vraiment guérie, je montais deux paliers d'escalier. Enfin, de retour à l'église, toute la communauté en larmes entonna le Te Deum dans une commotion générale. Après le Te Deum, tout le monde cria, en choeur: Vive Marie! Vive Marie! La Supérieur fit prendre un portrait de la Vierge de Pompéi, et le fit exposer sur l'autel à l'église; et toute la journée il y eut a un va et vient continuel de visites à cette image dont Dieu s'était servi pour visiter et égayer, par sa grâce, l'humble maison des Sœurs du Bon Pasteur à Villanova di Posillipo. Je vous ai consacré mon cœur, ô Madone de Pompéi, vous m'avez secourue dans cette vie, ayez pitié de moi! Naples Institut du Bon Pasteur de Villanova di Posillipo, le 16 août 1890. La grâciée: Soeur Madeleine de Saint Jean de la Croix Grossi. Vu pour la vérité des faits: Soeur Marie de Sainte Germaine, Vicaire de l'Institut du Bon Pasteur. Son témoins des faits quatre-vingts trois personnes.


Attestation médicale


Je soussigné Guillaume Romanelli, Docteur en Médecine, certifie que Madeleine de Saint Jean Grossi, atteinte de sclérose de la moelle épinière, rebelle aux cures pharmaceutiques rebelles, a été guérie miraculeusement, après cinq mois de maladie, d'une manière instantanée, grâce à la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi. Naples, le 17 août 1890, Docteur Guillaume Romanelli. Cette grâce a été publié dans le Périodique «  Le Rosaire et la nouvelle Pompéi », en août 1891.

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27 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 7/15

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Les Quinze samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

7

Septième samedi

Deuxième Mystère Douloureux

La Flagellation de Notre Seigneur

(Mt 22, Mc 15, Luc 22)


Jésus dans les tribunaux. Parcours, ô mon âme, la voie douloureuse que suivit ton Père Jésus, durant les longues et cruelles heures de ses souffrances. Souffleté dans la maison d'Anne, il passa dans celle de Caïphe où il fut bafoué, déclaré blasphémateur et condamné à mort. Puis enfermé dans une prison, il fut abandonné jusqu'à l'aube aux coups, aux railleries et aux insultes d'une soldatesque insolente. Quand il fait jour, on le traine dans les rues et on le fait comparaître devant les deux tribunaux païens de Pilate et Hérode. Par ce dernier, il est considéré comme fou, et comme tel, on le revêt de la robe blanche de la folie et on l'expose ainsi à la risée d'une populace séduite. Admire, ô mon âme, ton Jésus, toujours humble, toujours patient. Il se laisse conduire comme un agneau paisible là où la des hommes et la fureur de Satan le tourmenteront. En présence des cris, des calomnies et des mépris, il garde le plus profond silence. Et Jésus se taisait pour te montrer que quand tu es accusée ou calomniée, tu dois, ô mon âme, t'abandonner à Dieu, et ne chercher que pour son amour d'autre justification que le silence. « Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir comme devant les tondeurs une brebis muette, il n'ouvrait pas la bouche » (Is 53,7). C'est ainsi qu'en suivant ce divin exemple, tu acquerras la paix du cœur. Que de saints, de solitaires et que d'hommes aux cœurs pacifiques ce silence de Jésus n'a-t-il pas engendrés! Miséricorde, Seigneur, miséricorde! Je suis rempli de péchés et vous, vous êtes l'innocence même. Vous aimez vos persécuteurs jusqu'à mourir pour eux et moi, je nourris de la vengeance et de la haine pour ceux qui m'ont fait même les plus légères injures. Vous permettez à tous de vous juger et moi, je ne consens à être jugé par personne. O Bonté infinie, quand donc mon mon cœur sera-t-il changé? O Dieu, mon sauveur, mon Maître, je vous confesse mon ingratitude, mon orgueil, ma présomption et je désire, avec votre grâce, imiter votre résignation et souffrir en silence dans toutes les peines et injustices qui me seront faites. Je pardonne de tout mon cœur à tous ceux qui m'ont offensé et qui m'offenseront dans l'avenir. Par votre amour, je les dispense de me rendre l'honneur qu'il m'auront enlevé par leur calomnies car je ne veux d'autre honneur que celui de vous servir et de vous aimer. Détruisez en moi tout sentiment d'aigreur et de vengeance, dilatez mon cœur par votre charité, afin que je vous aime sans réserve, et qu'en tous ceux qui me persécutent, afin que « je devienne tout joyeux d'avoir été digne de subir des outrages pour le Nom de Jésus ». (Ac 5, 41).


Jésus dans la prison. Retiré de prison, Jésus est trainé avec ignominie à travers les rues de Jérusalem afin de le rendre odieuse et méprisable aux yeux du peuple. Celui-ci en effet, qui ne juge que sur les apparences, le traite de maudit, de séducteur, d'insensé. Il est remis entre les mains de ses bourreaux qui le conduisent devant Pilate. Dans les rues on lui fait subir mille outrages et mille violences. Il n'entend autour de lui que blasphèmes. On le tire par des cordes, on le pousse avec le fer des lances, on le force d'avancer sans lui laisser le temps de se reposer, lui qui est exténué de fatigue et accablé par les souffrances d'une nuit entière. Quand il tombe, on le recouvre de coups et d'injures comme le plus méprisable des hommes. C'est ainsi que le vit le Prophète Royal: « Et moi, ver et non pas un homme, risée des gens, mépris du peuple » (Ps. 22, 7). C'est ainsi que du jardin de Gethsémani au Calvaire, en moins de douze heures, on lui fit accomplir six voyages durant lesquels il ne cessa de montrer la plus inaltérable patience inaltérable, la plus profonde humilité, la plus infinie charité, la plus incroyable pénitence. Réveille-toi, ô mon âme, sors de l'assoupissement et de la léthargie dans laquelle tu es plongée et considère les femmes qui, avec Marie, parcourent les rues de Jérusalem en les baignant de leurs larmes et en remplissant l'air de leurs gémissements. Reconnais que parmi elles la plus belle des créatures, la plus sainte des femmes, la plus désolée des mères, reconnais Marie, mère de Jésus, ta mère, qui va à la recherche du bien-aimé de son âme, et qui demande partout si quelqu'un l'a vu. O très douce Marie, après avoir passé de longues heures en oraison, vous avez appris que votre fils était entre les de ses ennemis. Mais quand il fut pris et mis en prison à la merci des injures et des humiliations des soldats, et que Jean vint vous faire le récit de ses tourments et vous annonça sa condamnation à mort par le Sanhédrin, qui peut exprimer la douleur de votre cœur? Mais toujours soumise à la volonté de Dieu, vous ne vous êtes pas laissée aller à des transports de désespoir auxquels se donnent habituellement les femmes affligées Et bien que crucifiée par une douleur incroyable, vous n'avez montré qu'une parfaite soumission. Et vous avez répété: « Voici la Servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre Parole ». Le soleil n'est pas encore levé et vous quittez votre demeure pour retrouver Jésus et l'accompagner jusqu'au pied de la croix. Mais voici qu'au détour de la rue qui conduit au palais de Pilate, un peuple agité surgit comme une marée. C'est une foule immense qui traîne, au milieu des cris moqueurs et de hurlements de blasphèmes, un homme chargé de chaînes, les mains liées derrière le dos, le visage défais, les cheveux en désordre, les traits défigurés par les crachats et le sang qui le rendent méconnaissable. Aux battements de votre cœur, ô Marie, vous avez reconnu au milieu de cette foule féroce, votre Fils innocent. Sous les malédictions de la populace et le triomphe de ses ennemis, revêtu d'une robe d'ignominie, le Fils de Dieu, doux sous les outrages, tranquille sous les coups, ne proféra ni le moindre murmure, ni la moindre lamentation. Ce Divin Agneau, se trouvant au milieu des loups, désirait revoir sa sainte Mère, parce que ceux qui aiment, quand ils sont dans le malheur, ressentent plus vivement l'absence de leurs amis et ils en désirent ardemment la présence même si cela doit être pour eux une plus grande douleur. Mais vous, Vierge bénie, vous n'avez pas pu voir votre fils, et Lui n'a pu avoir cette satisfaction. Permettez que je vous accompagne jusqu'à ce vous puissiez le revoir et vous consoler en lui.


La flagellation. Considère, ô mon âme, que Pilate, bien qu'ayant reconnu l'innocence de Jésus, le condamna à être flagellé en public pour satisfaire la cruauté du peuple juif, espérant par là le soustraire à la mort. Quelle justice, grand Dieu! Condamner un innocent juste à la seule fin de donner raison à la haine de ses accusateurs! On fait entrer Jésus dans le prétoire et on le dépouille de ses vêtements, sans qu'il oppose la moindre résistance et sans qu'il profère le moindre murmure. Il offre à son Père Éternel, avec un cœur plein d'amour, sa chair innocente qui va être lacérée et son sang précieux qu'il désirait depuis si longtemps répandre pour nous. Il est donc lié à une colonne et sans égard pour la loi des juifs qui défendait de donner plus de quarante coups, les soldats, pour contenter leur instincts sanguinaires, appliquent à Jésus la loi des romaine qui permettait la flagellation illimitée. Une entière cohorte de soldats entoure la place, formant un cercle de fer et deux bourreaux musclés arrivent, suivis par d'autres encore plus robuste et plus fiers, se saisissent d'une masse de verges et de fouets en cuir et de cordes pleine de nœuds. Vois, ô mon âme, ton Jésus, tranquille, comme s'il était convaincu de tous les délits qu'on lui imputait, débout, lié à une colonne. Qui pourrait dire combien il a souffert de désolation et de douleur? Dès les premiers coups, sa chair virginale est battue, brisée, labourée et toute recouverte de sillons sanglants. Les fouets lui enlèvent des lambeaux entiers de chair et les coups retombent sur les plaies vivre créant de nouvelles blessures sur les anciennes. Quel spectacle atroce et sanguinaire! Qui peut se le représenter sans en frémir! Ils le battent sans interruption et Lui n'émet aucune plainte: ils le lacèrent si cruellement que son corps n'est plus qu'une plaie. O divin Jésus, est-ce le tourment si cruel et si honteux que vous vouliez souffrir pour nous, et auquel vous avez voulu être soumis pour expier nos péchés? Et comment puis-je encore vous offenser? O mon Dieu, a quel titre, je mérite que vous souffriez autant pour moi? Vous aviez prédit tout ceci à travers les prophètes. « Sur mon dos ont labourés les laboureurs, allongeant leurs sillons... » (Ps. 129, 3) « Oui, Dieu m'a livré à des injustes... Il ouvre en moi une brèche » (Jb 16,11.14). « De la plante des pieds à la tête, il ne reste rien de sain. Ce n'est que blessures, contusions, plaies ouvertes, qui ne sont pas pansées, ni bandes, ni soignées avec de l'huile » (Is 1,6). « Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes » (Is 53, 5). O mon Dieu, tout ceci pour nos péchés! Comment? Pour des criminels comme moi, vous avez subi un tel supplice? Pour moi, coupable de tant de péchés, vous avez enduré des douleurs aussi excessives? Que ne ferai-je pas, ô mon Sauveur, pour vous et pour expier mes fautes! Voici, mon âme, le modèle de la pénitence, d'après lequel tous les Saints ont appris à traiter leur propre corps pour le soumettre à l'esprit. Car pendant notre vie mortelle, notre âme n'a pas de plus grand ennemi que notre chair qui, toujours rebelle, n'accepte ni frein, ni joug, suis sans retenue ses inclinations terrestres favorisée par les sens, va au-devant de ses désirs avec une telle violence que l'esprit en est souvent opprimé et cette chair lui donne, à elle seule, plus de difficultés que tous ses autres ennemis réunis. Voilà donc pourquoi les chrétiens, après la venue de Jésus-Christ, ont commencé à pratiquer de grandes austérités, autrefois inconnues, telles que l'usage des cilices, des chaînes de fer, les disciplines, et la volonté continuelle de la mortification des sens; et tout ceci par peur de voir, d'entendre, de dire ou d'apprécier quelque chose qui pourrait contaminer la pureté de leurs cœurs. Car il faut, par la mortification du corps, prévenir la tentation et la chute. L'apôtre Saint Paul disait: « Je meurtris mon corps au contraire et le traine en esclavage » (1 Cor 9, 27). En effet, si toute la sainteté de David et la sagesse de Salomon n'ont pu les empêcher de tomber, quel sera le sort de ceux qui, durant toute leur vie, le cherchent qu'à contenter leur propre corps? C'est donc pour expier et mettre des barrières à ce dérèglement si commun chez les hommes, que le Sauveur a voulu que sa chair innocente soit si cruellement lacérée.


Prière à Jésus flagellé


O mon Dieu, ô mon amour, ô vie de mon âme, me voici devant vous, touché et pénétré de douleur et d'émerveillement, à tel point que je ne puis trouver aucune parole pour l'exprimer; mais je me prosterne à vos pieds sacrés, je baise cette terre baignée de votre sang sacré et je pleure mes péchés, cause de vos si grands tourments et ici, je confesse mes fautes, et ici, j'attends votre miséricorde. Je ne m'en irai pas de ce lieu: je veux rester ici immobile pour contempler ce spectacle. O sang très précieux et très saint de mon Seigneur flagellé, je vous adore. Je ne m'éloignerai jamais de vous, ô mon Dieu, et je resterai enlacé à vos pieds, jusqu'à ce que vous m'avez lavé et purifié avec ce précieux baume, qui seul peut guérir mes plaies. Ainsi soit-il.


Vertu: La pénitence.


Pratique: Mortifiez vos sens, instrument de péché et cause des douleurs de Jésus, en vous privant d'un mets qui vous plaît, en vous levant plus tôt que d'habitude, ou en passant une heure dans le silence. Privez-vous aussi de quelque plaisirs permis. Pratiquez surtout la modestie et tenez les yeux baissés. Ne satisfaites point la curiosité que vous avez en vous de vous intéresser aux affaires d'autrui. Récitez le Rosaire à genoux.


Oraison jaculatoire: O Marie, refuge des pécheurs, je place en vous toute mon espérance.


Prières avant la communion du Septième Samedi


Et voici le moment, ô mon Jésus, où votre chair si pure et si innocente a été lacérée pour moi. Vos veines ont été ouvertes et déchirées et votre sang est apparu pour me sauver. C'est le moment où votre très saint Corps a été labouré par des coups cruels. Comment puis-je, sans frémir, vous contempler ainsi lacéré et battu? O mon Jésus, par votre flagellation, vous avez voulu que votre corps soit plein de plaies et d'ouvertures afin que vos fils puissent y entrer, y établir leur demeure et y trouver leur douce nourriture. Soyez toujours loué, ô mon Seigneur! Que les anges, le ciel, la terre ainsi que tous les hommes vous bénissent éternellement! Je n'ai pas, ô mon Dieu, le courage nécessaire d'imiter la pénitence de vos serviteurs, mais de cet Autel vous me procurez un remède plus doux: celui du Sacrement de votre Corps et de votre Sang qui me donnera la force de vaincre les tentations de péché de la chair et de me préserver des rechutes. Par la Sainte Communion et la méditation de vos Mystères vous me donnez la haine du péché et vous me conduisez à avoir une grande confiance en vous, vous qui avez voulu si fièrement être persécuté pour moi. Vous m'inspirez une haute idée de la sainteté Dieu et de la la sévérité de ses jugements car il fit tomber sur votre tête innocente la rigueur de sa justice, uniquement parce que vous aviez pris l'apparence du pécheur. Vous ravivez mon espérance en vous recevant, c'est pour moi le meilleur moyen de payer toutes mes fautes et de ne pas tomber dans le désespoir. Ô Marie, Mère très affligée, vous avez entendu le coups de la cruelle flagellation: Vous étiez dans le prétoire quand la tempête des péchés de les hommes s'est déchaînée sur le le dos innocent de Jésus. Vous avez vu surgir ce sang que vous lui aviez donné: ayez pitié de moi, qui, par les plaisirs coupables de mon corps, ai été la cause de la Flagellation de Jésus Obtenez-moi la grâce d'éprouver les mêmes douleurs que votre Fils, de haïr mes péchés et d'être en ce moment lavés par le sang très de « l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29). J'ai lacéré votre Cœur et je voudrais le guérir en m'unissant à celui de votre fils dans une union d'amour inséparable. O Jérusalem céleste, continuellement baignée par les sources du Sauveur, et qui retire de ses plaies toute sa beauté, faites tomber sur cette terre stérile quelques gouttes de ces eaux bienfaisantes dont vous possédez la source. Aimez, bénissez pour moi ce Dieu de Miséricorde. Remplacez-le ô bienheureuses âmes, avec votre amour et la lumière dont vous êtes remplies; dissipez les ténèbres qui embrument mon intelligence; faites fonde par une étincelle de votre flamme sacrée la glace de mon mon cœur, afin que je brûle avec vous du même feu qui vous a consumées. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


Le Prophète David a dit: « Le passereau même a trouvé une maison, et l'hirondelle un nid pour elle, où elle pose ses petits » (Ps 84, 4). Et Vous, Seigneur Jésus, vous avez ajouté que « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids » (Lc 9: 58). La maison que vous avez préparé pour mon âme, ô mon doux Sauveur, est dans vos plaies. Et c'est dans elles que mon âme trouvera l'aliment pour se nourrir, le refuge contre la fureur de la justice divine, l'abri contre la violence des tentations, des tristesses de la vie. O Cœur de mon cœur, ô vie de mon âme! Pilate vous a reconnu innocent, mais parce qu'il était cruel et injuste, il vous a fait flageller pour satisfaire vos ennemis, mais il vous a également satisfait vous qui, durant toute votre vie, avez désiré vous voir couvert de sang et comblé d'opprobres. Ce feu sacré qui brûle dans votre cœur est insatiable: il veut tout consommer, et vous, vous vous êtes consumé en entier au nom de l'amour que vous me portez. Aujourd'hui le sacrifice est complet. Pendant trente-trois ans, vous vous êtes épuisé en privations, en prières pour moi, en jeûne et même en tentation; maintenant vous avez fait le sacrifice de votre honneur, de votre doctrine, de votre Sainteté, de vos amis, et non content de me donner tout votre sang, vous avez voulu aussi vous dépouiller de votre chair dont les lambeaux parsèment le Prétoire! Que puis-je faire? Il est juste que je me sacrifie pour vous, ô mon trésor, ô mon amour, ô vie de mon âme. Me voici: je m'offre tout à vous, ô mon Jésus. Permettez que je sois attaché à cette colonne à votre place et que je partage les coups que vous recevez. Uni à vous par la Sainte Communion durant le sacrifice de la Messe, je vous offre mon amour avec toutes ses puissances et mon corps avec tous ses sens. Je ne me plaindrai plus, à l'avenir, de tous les malheurs qui m'arriveront, mais je les accepterai parce qu'ils viennent de votre main. Faites de moi ce qu'il vous plaira. Battez, corrigez et purifiez ma misérable pécheresse: mais serrez-moi toujours contre votre Cœur paternel, contre vos plaies dignes d'amour. Faites que je n'aime et n'apprécie que la croix. Et si ma chair se rebelle, redoublez, afin qu'elle soit entièrement soumise à votre esprit. Par votre Apôtre Saint Paul, vous m'avez dit que « le sans du Christ purifiera-t-il notre conscience des oeuvres mortes pour que nous rendions un culte au Dieu vivant » (He 9, 14). O Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, jetez un regard sur ce lépreux rempli d'ulcères, blessé des pieds à la tête et plein de péchés et d'imperfections. Lavez-moi avec ce le sang qui s'écoule de tout votre Corps. Vous qui avez dit à Saint-Pierre: « Si je ne te lave pas, tu n'as pas de part avec moi » (Jn 13, 8). O Seigneur, voici ma tête, mes mains, mes désirs, ma volonté, mon intelligence, mes oeuvres, mes pensées, mes affections, tous mes sens: lavez-moi complètement car tout est contaminé; guérissez tout, car tout est malade. Changez-moi par la vertu de votre sang précieux, afin que je puisse m'unir à vous, ô pureté infinie, et que je puisse entièrement vous servir, ô Agneau si pur! Car vous êtes en même temps mon berger, mon guide, ma nourriture. Enflammez mon cœur de votre amour divin, but de votre flagellation, le condensé et la perfection de la loi, le centre de tout le paradis et le terme de mes soupirs, de mes pleurs, de mes préoccupations de la vie et de la mort. Amen.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâces de la Très Sainte Vierge de Pompéi


A Lecce, une retentissante conversion


Le premier jour de l'an 1890, jour au cours duquel la Vierge de Pompéi devait recevoir du Pape du Rosaire, Sa Sainteté Léon XIII, la plus grande exaltation, puisqu'il rendait son culte universel dans le monde, dans la belle et pieuse ville de Lecce survenait un acte de miséricorde dont on ne lit de semblable que dans les premières pages de l'histoire du christianisme. Ce fait fut publié dans le Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », Cahier VI, 1890. Dans la vaste église du Rosaire de Lecce, en présence d'une foule de seigneurs, d'avocats, d'étudiants et d'artistes, dont est composée la population de cette ville très cultivée, se présente à l'Autel, pour le Sacrifice Divin, un prêtre qui, après trente années d'un ignoble son divorce de sa Vierge épouse, l'Église de Jésus-Christ, venait, entre les larmes de repentir sincère et une confession publique de ses fautes, offrir à Dieu, pour la première fois après un si long intervalle, la victime de l'expiation et du pardon. La foule mêla ses larmes à celles du repenti, lequel, nouveau Saül, de persécuteur du Christ était devenu, par un grand miracle de la Vierge de Pompéi, un vase d'élection. Le nom de ce prêtre, qui donnait au monde un nouveau témoignage de la puissance de la Mère de Dieu, invoquée sous le titre du Rosaire de Pompéi, était connu pour son désaveu public et de la confession publique. Il s'agissait du Révérend Pasquale Bortone. Ce fait extraordinaire est relaté par le vénérable Père de ce diocèse, Son Excellence Monseigneur Luigi Zola, Evêque de Lecce lequel à cause d'un sentiment de tendre affection qu'il portait à notre reine de la vallée du Vésuve, se déclare fortuné de pouvoir témoigner au monde un si important prodige octroyé par la Vierge à sa ville si aimée de Lecce dans laquelle revenait au bercail une brebis perdue. C'était en 1860 que Don Pasquale Bortone, prêtre de la ville de Lecce, pris par la nouveauté des temps, et par des passions de jeunes, voulut ébranler le doux joug du Seigneur. Oubliant l'excellente dignité où l'avait porter Dieu et n'attachant aucune considération aux liens indissolubles qui le liaient à Dieu et à l'Église, il voulut d'une manière misérable, apostasier. Le voilà, ce nouveau fils prodigue, qui va, errant de-ci de-là, loin de la maison paternelle, et portant toujours vifs dans l'âme, le remords cruel qui, jour et nuit, le torture à la pensée de la trahison faite à son Dieu. Il disait dans sa confession publique: en vain je cherchais à me par des distraire par des passe temps et des divertissements; en vain je cherchais la paix, même si ma nouvelle situation était flatteuse et distrayante. Les remords étaient toujours à à me déchirer l'âme et à m'empêcher de fermer les yeux pour dormir. Il est Inutile de dire qu'une fois le premier pas fait, il s'enfonça de plus en plus dans l'abîme. Et pourtant Bortone, une fois brisée la foi en Dieu jurée a cours de l'ordination, ajouta dépravation sur dépravation. Il passa trente années dans cette vie de péché. Une chose lui resta de sa jeunesse: tout au long de la vie misérable qu'il menait, il n'oublia jamais Marie. Que ceux qui liront cette relation notent bien la miséricorde de cette éminente Dame! Je priais toujours la Madone, bien que sans confiance, écrivait-il lui-même. En 1888 Bortone retourna dans sa ville natale, Lecce, mais en si mauvaise santé qu'il faisait pitié. Dans le certificat médical qui fut publié dans le dit Périodique, on constate que le malheureux, par des erreurs de diététiques, souffrait de problèmes graves du système nerveux, de paralysie incomplète des sens et du des nerfs moteurs de presque tout son corps qui lui occasionnaient des tremblements continuels aux membres inférieurs et supérieurs avec un affaiblissement considérable de ses forces. Il avait aussi des problèmes mentaux; en effet, il croyait que tout le monde lui en voulait et pour cela il se méfiait presque toujours aussi bien des personnes que des choses. Sans la santé et sans la grâce de Dieu qui insuffle la patience et la résignation dans la maladie, Don Pasquale Bortone se laissa aller au désespoir et par deux fois il tenta de se suicider. C'est dans cet état qu'il fut trouvé par le Docteur Luigi Sellitto de Lecce, lequel, appelé pour le soigner et constatant la gravité de l'état du malheureux, déclara franchement qu'il n'avait aucun espoir en sa guérison. Je le soignais pendant près de quatre mois, sans obtenir aucun bon résultat, écrivait le médecin dans son attestation. Qui plus est, la paralysie qui avait atteint les bras et les mains le réduisit à un point tel qu'il ne pouvait plus apposer sa signature sur son brevet de pension qu'il devait percevoir chaque mois. L'infortuné eût la chance d'être accueillie dans la famille de son neveu, Maître Nicolas Bortone, avocat au Barreau de Lecce. Celui-ci, qui avait une profonde piété, ajoutée à un zèle apostolique pour le Sanctuaire de Pompéi et à une tendre dévotion pour la Très Sainte Vierge invoquée sous ce titre prodigieux, s'était depuis peu, adressé à ce Sanctuaire pour obtenir des prières de la part de toute la Confrérie et surtout des Orphelins de la Madone de Pompéi. La fête solennelle du Rosaire de 1889 arriva et ils se mirent à prier la Vierge du Rosaire de Pompéi, avec la Neuvaine, pour obtenir les grâces dans les cas les plus désespérés. Et pour avoir plus de force sur le cœur de notre Reine clémente, Nicolas Bortone unit les prières qui étaient dites chez lui à celles récitées par les orphelins dans le sanctuaire. Tant de foi et tant de prières firent que la Vierge n'abandonna jamais cette âme, même si elle était dépravée. Pasquale Bortone, torturé par le remords, essaya même quelques fois de se réconcilier avec Dieu, mais quand on lui intimait de faire un désaveu public en réparation des scandales publics, il se montrait réticent et se mettait même en colère ou entrait dans une fureur noire. Il était inscrit à la Franc-Maçonnerie. Les choses durèrent ainsi jusqu'en fin Novembre 1889. C'était le 29 de ce mois-là au cours duquel tous les fidèles adressent leur âme affectueuse à la Vierge Immaculée, en commençant la Neuvaine préparatoire à la fête du 8 Décembre. La famille de l'avocat Bortone eût le courage de proposer au malade de commencer avec eux, tous ensemble, une neuvaine à la prodigieuse Vierge de Pompéi pour obtenir au moins un soulagement à tant de souffrances corporelles en accordant le bénéfice du sommeil. Le malade consentit et ils commencèrent tous ensemble la Neuvaine à la Vierge de Pompéi, selon la méthode du livre en usage dans ce sanctuaire. Le premier triduum était accompli. C'était durant la nuit du dimanche 1er décembre, quand Bortone vit en rêve, mais distinctement, la bienheureuse Vierge, exactement celle qu'on vénérait à Pompéi, qui lui dit: « confesse-toi et réconcilie-toi avec Dieu, il est encore temps de le faire ». Cela lui procura une grande émotion qui lui donna tout d'abord à penser; puis il finit par ne plus attacher d'importance à la Vision, qui ne pouvait plus être que la conséquence d'un rêve, et il n'en parla donc à personne. La nuit suivante, la Bienheureuse Vierge lui apparut de nouveau et, avec des paroles plus pressantes, le poussa à la plus totale réconciliation avec Dieu, et lui assura qu'il triomphera. « Fais vite, lui répéta la Madone, appelle le Prêtre et confesse-toi et tu auras le triomphe. Le jour de ma fête, tu devras communiquer ». A ces paroles, Bortone devint un autre homme. Et la Reine bénie, qui est généreuse non seulement en grâces spirituelles mais aussi prodigieuse en bénéfices temporels jusqu'à rappeler au Cœur de son Fils, les âmes perdues, lui redonna, avec la santé de l'âme celle aussi du corps. La paralysie de cette personne exténuée et fatigué disparut soudain. Ce malade, qui ne pouvait même plus se supporter à tel point qu'il était prêt à se suicider, se leva du lit, guéri. Il lui tardait d'être au lendemain. Le jour à peine levé, il fit appeler le curé de Sainte Marie del la Porte, le Révérend Don Giuseppe Caprioli. En pleurant, il lui raconta ce que la Vierge avait fait pour lui et lui demanda une feuille de papier et ce même Bortone qui, comme le certifie l'acte notarié, ne pouvait signer ni même apposer sa propre signature, écrivit d'une main ferme son désaveu et le remit à son évêque. Voici sa déclaration textuelle: «Je soussigné, Don Pasquale Bortone, Prêtre, par la grâce de Dieu et sous la protection de la Très Sainte Marie de Pompéi, désavoue tout ce que j'ai pu dire ou faire contre Dieu, l'Eglise et les obligations dues à ma charge. Je prie Dieu et la Très Sainte Marie de toujours m'aider si tant est qu'avec une vie de bonté je puisse réparer le scandale donné et mourir dans sein de l'Eglise catholique. Lecce, le 3 Décembre 1889. Bortone Pasquale, Prêtre. » Cette nuit là, il dormit paisiblement. C'était la première fois, après trente années de remords, qu'il goûtait la douceur du repos d'une conscience réhabilitée dans la grâce divine. Peu de jours après, de sa propre main, il écrivit une relation sur la grâce miraculeuse qu'il reçut de la Vierge. La conversion fut complète, et lui qui, d'abord par un sentiment respect humain, non seulement ne voulait pas faire une rétractation publique, mais qui, de plus, recommandait au Curé de Caprioli de ne pas se faire remarquer lorsqu'il venait lui rendre visite, une fois publiée la rétractation, acheta plusieurs copies du périodique de Lecce « le Vexille de la vérité » qui la publiait, pour l'envoyer aux divers endroits ou il avait fait scandale, en vivant comme séculier alors qu'il était prêtre. Accomplissant finalement tout ce prescrit l'Eglise en de semblables circonstances, l'Evêque de Lecce, Monseigneur Zola, put le réhabiliter au ministère sacerdotal. Il lui fit faire d'abord une retraites de quelques jours pour un cours d'exercices spirituels. Puis il l'admis à la célébration du Divin Sacrifice. Pour cela, il fut décidé que ce jour solennel serait le 1er de l'An 1890. L'église choisie pour cette belle fonction fut la grande église du Très Saint Rosaire de Lecce. L'annonce de ce fait et de l'évènement tout nouveau qui devait s'accomplir, attira à l'église une foule immense, composée non seulement d'artistes et d'ouvriers qui formaient la population de Lecce, mais également de l'aristocratie et de la jeunesse studieuse ainsi que des célébrités les plus nobles du Barreau. Et en ce jour solennel, le Père Don Pasquale Bortone, réconcilié avec Dieu et l'Eglise, célébra le Saint Sacrifice, après presque trente années d'interruption. En ce matin du mardi 3 Décembre, sous l'empire de la ferveur de sa récente conversion, il avait manifesté sa détermination de vouloir se confesser sur la place publique afin de réparer le scandale notoire. Le prudent Evêque approuva le désir ce cette volonté mue par une main très puissante, mais au lieu de la place, il préféra assigner l'église. Et le révérend Bortone, une fois accompli le Saint Mystère, voulut raconter lui-même, de sa propre bouche, au très nombreux auditoire les prodiges de Marie du Rosaire de Pompéi, qui l'avait converti et guérit et il demanda à tous pardon des scandales qu'il avait commis. Tous ceux qui étaient dans l'église ne surent pas retenir leurs ses larmes, tant était leur commotion car tous reconnaissaient en cet homme un prodige digne de la Miséricorde de Marie. Et c'est ainsi qu'ils sortirent de l'église tout en louant et bénissant la puissance de cette Dame qui, en ce jour, a ouvert, de son Trône de Pompéi, une nouvelle source de grâces en faveur des pécheurs. Le converti se retira du monde, s'enferma dans le Sanctuaire de Lecce, et voulut réparer les scandales commis en menant une vie vraiment pénitente. Aujourd'hui, par ce fait merveilleux et extraordinaire, s'ouvre à l'esprit des hommes un pan de l'énigmatique rideau qui recouvre le Mystère Divin enveloppant le Sanctuaire de Pompéi. Aujourd'hui, les desseins de Dieu sur cette nouvelle Arche du Salut commencent à se manifester aux hommes de bonne volonté avec une clarté lumineuse qui n'est presque plus la foi. Pour quelle raison donc Dieu a-t-il privilégié d'un aussi particulier amour les séculiers et les pécheurs à Pompéi? A présent, mes frères, après avoir lu le nouveau triomphe de la Reine des Victoires, vous répondrez vous-mêmes: Que Dieu choisissait, dans son Temple de Pompéi, des séculiers et des pécheurs pour les convertir et les sauver par l'entremise de sa Mère, et après ceux-ci, une longue liste de pécheurs serait convertie en de nouveaux esclaves fidèles à la Reine du Ciel, et en de nouveaux propagateurs de ses miséricordes inouïes. Voici donc écarté un peu du mystère: le Temple de Pompéi, fait par des pécheurs, est destiné par Dieu, à la confession des pécheurs.


Palerme, Soeur Silvia Manzella est prodigieusement libérée de la phtisie grâce à la dévotion des Quinze Samedis


« Le 3 Janvier 1906, je fus prise de fièvre accompagnée de sueurs, de toux et de douleurs au dos et à la poitrine qui me donnèrent à présager quelque chose de grave, surtout pour une constitution aussi fragile que la mienne. J'ai voulu faire analyser mes crachats et de l'analyse il résultat qu'il étaient plein de bacilles de Koch. Entre temps, la maladie poursuivait son cours, et les sœurs du Couvent m'exhortaient à prier la Vierge de Pompéi pour obtenir la guérison. Je commençais alors les Quinze samedis: mes élèves priaient elles aussi avec une une foi très vive et une grande ferveur. C'était là demander une grâce extraordinaire, un vrai prodige: mais la puissance miséricordieuse de Marie a des limites? A ce moment-là, la fièvre commença à cesser, la toux a diminué petit à petit, l'expectoration disparut complètement. A la fin des Quinze Samedis, on envoya de nouveau au laboratoire l'expectoration et le résultat fut meilleur vu qu'on y trouva très peu de bacilles. On recommença les Quinze samedis et à son terme la bonne Mère Supérieure voulut que fût analysé, pour la troisième fois, mon crachat. Et consolante stupeur! Le, cette fois fut complètement négatif. Pour plus de sûreté, il fut également demandé au laboratoire de l'hôpital d'en faire l'esamen d'où l'on obtint la même réponse: complément négatif. Le premier dimanche d'octobre, Fête du Très Saint Rosaire, complètement rétablie, je pus me joindre aux autres sœurs et aux élèves, pour remercier, dans la chapelle, la Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi. Et maintenant je ne souffre plus rien, j'ai passé un hiver très rigoureux en pleine forme et je suis si bien remise que tous ceux qui me voient en restent surpris. Il faut en remercier infiniment la glorieuse Mère de Miséricorde et Reine des victoires! Palerme, le 23 Janvier 1909. Soeur Silvia Manzella, Soeur des Pauvres » (Du Périodique Le Rosaire et la nouvelle Pompéi », XXVII année).


À Sienne, Soeur Marie Catherine Prunetti, bénédictine, obtient la guérison grâce à la dévotion des Quinze Samedis et à la récitation du Rosaire


« Pour la plus grande gloire de Dieu, j'envoie la narration de la prodigieuse guérison obtenue, y incluant le certificat médical où on relèvera la grave maladie dont j'étais atteinte. Ayant perdu tout espoir de guérison, abandonnée par les médecins et résignée à la volonté divine, j'avais, à l'âge de vingt-huit ans, déjà fait le sacrifice de ma vie. Il n'en demeurait pas moins que je commençai les Quinze samedis à la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi. Le 6 août, je me senti poussée, avec une plus grande foi à m'adresser à la puissante reine puissante: « Chère maman, je dis-je, Saint Stanislas, à l'occasion de votre glorieuse Ascension au Ciel, vous supplia de venir au Paradis pour célébrer cette fête, et il fut, par vous, exaucé. Je n'ose point, à cause de mon indignité, vous demander autant, mais si c'est conforme à votre sainte volonté et à celle de Jésus, je vous demande la grâce de la santé pour pouvoir servir la Communauté Religieuse dont je fais partie. Au même moment, je ne saurais décrire ce qui se passa en moi. Une voix céleste parla à mon pauvre cœur et je me sentis dire: « Je veux te guérir! Et tu es digne de la grâce ». Le miracle s'était déjà réalisé! Mes yeux versèrent des larmes de joie... Le même jour, je pus assister aux Heures Canoniales et prendre part au repas en commun; quelques jours après, je repris les exercices habituels, abandonés pendant cinq années. En un mot, grâce à la Bienfaitrice céleste, je suis complètement guérie. Toutes les autres soeurs ne cessent d'applaudir à ce miracle. Quand à moi, il ne me reste qu'à être digne de la grâce reçue. Sienne, Monastère de la Madonne près le Reguge, le 4 Décembre 1904, Soeur Marie Catherine Prunetti, Bénédictine. »


A Laureana, grâce obtenue par l'Avocat Francesco Carlizzi, au cours du dernier des Quinze samedis précédant la Fête du 8 Mai


«  C'est avec l'âme pleine de joie et une profonde émotion que je fais connaître une importante grâce que la Très Sainte Vierge de Pompéi a accordé à ma fille Marie en Mai de cette même année 1903. Ma fille Marie, âgée de six ans, était depuis longtemps pâle et maigrissait de jour en jour. Nous, ses parents, tout comme le médecin, nous ne pouvions nous expliquer son dépérissement. Un mal latent la rongeait... mais lequel? Nous ne réussissions pas à le savoir. Jusqu'à ce qu'un jour, ma fille ressentit une douleur au genou gauche, qui l'empêchait de marcher. Tout de suite, elle fut examinée par le médecin et la nouvelle que celui-ci nous annonça fut une très douloureuse et poignante surprise: il s'agissait d'une tumeur froide et maligne!... Nous avons commencé aussitôt à faire à notre fille toutes sortes de cures, mais en vain. La grosseur, à notre grande frayeur, augmentait et notre fille, ne pouvait plus bouger!... Alors nous nous sommes adressés à notre Très Sainte Mère de Pompéi... C'était le soir du vendredi qui précédait le dernier des Quinze samedis, en préparation à la fête de la Vierge de Pompéi du 8 Mai. Ayant perdu toute espérance dans la science, je ne voyais briller en mon âme que le nom très saint de la Sainte Vierge de Pompéi, et dans un élan de foi, après avoir fait la dernière méditation de la journée à la petite, je mis sur le genou, de la malade un petit billet ou j'avais écrit: « V.R. Pompéi o. p. ». Puis je refis le pansement du genou, et, me recommander à puissante la reine pour obtenir la grâce désirée le jour suivant qui était le dernier de ses Samedis, je m'écriai avec une foi vive: « Vous seul, ô Mère, pouvez guérir ma créature, ma petite, ma malheureuse créature! » Exalté par ma foi et par un pressentiment intérieur de la grâce, le matin du samedi, j'attendis avec impatience le moment de donner les soins à ma fille. O prodige! En lui enlevant les pansements, je m'aperçus tout de suite que l'enflure n'existait plus. Je commençai à crier: Miracle! Miracle! Toute ma famille accourit et peu après le médecin traitant arriva et ce dernier constata qu'il n'y avait plus ni grosseur, ni durcissement, ni aucu,e trace du mal dont souffrait ma fille. Du fait, celle qui, pendant près de deux mois, gisait dans le lit sans pouvoir poser son pied a terre, se leva et put marcher, courir et sauter avec ses sœurs, sans la moindre souffrance. Laureana, le 14 août 1904. L'avocat Francesco Carlizi » (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », XXIIIe Année).

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23 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 6/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

6

Sixième Samedi

Premier Mystère Douloureux

La prière de Jésus au jardin des Oliviers

(Mt 26, Mc 14; Lc 22, Jean, 18)

Oraison préparatoire

O mon âme, avant de plonger dans l'océan douloureux de la Passion de ton salut, demande-lui sa grâce et son amour afin qu'il fasse tomber sur toi son sang divin. O Cœur très saint de mon Sauveur, par l'excès de votre amour qui vous a porté à endurer pour nous une si grande désolation, donnez-moi le recueillement intérieur et la componction du cœur, afin que je puisse comprendre l'étendue de vos angoisses lorsque, privé de tous secours humains, vous vous êtes contraint à souffrir, ce qui faisait horreur à la nature elle-même! Ouvrez mes oreilles pour qu'elles entendent votre voix; illuminez mes yeux pour qu'ils voient vos divins propres exemples, amollissez mon cœur afin qu'il devienne sensibles à vos douleurs et craigne désormais tout ce qui pourrait les renouveler. Et vous, ô très sainte Mère de Dieu qui, dans la solitude de votre demeure avez senti pendant les longues heures de cette nuit cruelle, les tortures préparées pour faire souffrir cruellement votre Fils bien-aimé, faites-moi participer aux tourments de votre cœur maternel afin que je déteste en moi-même les causes de ses douleur. Ainsi soit-il.

Considère, ô mon âme, comment le Divin Sauveur, après avoir lavé les pieds de ses disciples, institué en leur présence le Sacrement de son Corps et son Sang, et après avoir pris congé d'eaux en des termes émus et sublime, s'est rendu suivant son habitude dans le jardin de Gethsémani, afin d'être découvert par ses ennemis plus aisément. Et leur à dit: « Restez ici, tandis que je m'en irai prier là-bas.... Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation » (Mt 26, 36 et 41). Il s'était offert spontanément aux ordres de Dieu son Père, parce que lui l'avait voulu, mais il suivit cet ordre de manière à ce que sa douloureuse Passion puisse satisfaire sa justice et dans le même temps nous amener à l'aimer; car le but final de ses souffrances était l'amour. Et Jésus « commença à ressentir tristesse et angoissse » (Mt 26, 37). Son Père aimant voulait qu'il sacrifiât non seulement son corps mais aussi son âme avec toutes ses puissances; et ce fût de la partie la plus noble de son Humanité qu'il voulu commencer le sacrifice de la rédemption. Aussi, avant l'arrivée de ses ennemis, il priva sa sainte humanité du soutien qu'elle recevait de la Divinité, et, découvrant, dans le même temps, toutes les souffrances qu'il aurait à endurer, cette nouvelle l'emmena à une agonie mortelle. Son âme vit se dérouler devant elle toutes les souffrances, tous les tourments dont pâtirait son corps; la flagellation, les épines, les clous, la croix, le fiel, le vinaigre, les souffrances de son âme: la trahison de Judas, la fuite honteuse de ses disciples, le reniement de Saint Pierre, les calomnies des prêtres, les injustices des juges, les affronts des soldats, les ignominies faites à sa personne divine, le mépris fait à sa doctrine et à ses miracles, le triomphe de ses ennemis, les blasphèmes de la populace, l'abandon dans lequel le laisserait son Père quand il serait sur la croix et la douleur vue de sa mère désespérée. C'est alors que la peur et l'ennui, le dégoût et l'amertume, l'abattement et la tristesse s'emparèrent de son âme au point de l'en faire mourir. C'est pourquoi il a dit à ses disciples: « Mon âme est triste à en mourir » (Mt 26,38). O Cœur affamé de mon aimable Rédempteur, comment êtes-vous arrivé à tant de désolation? Qui donc vous a poussé à endurer les angoisses et les horreurs de la mort? Ce tourment, qui fut le premier de votre passion, fut aussi, sans aucun doute le plus violent, puisqu'il réussit à vous arracher cette prière à votre Père: « Etant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière: Mon Père, s'il est possible que cette coupe passe loin de moi! A laquelle vous avez aussitôt ajouté: Cependant, non pas comme je veux, mais comme vous voulez » (Mt 26:39). Vois, ô mon âme, ton Jésus, ton Père aimant qui s'adresse aux disciples pour chercher une consolation et qui les trouve abattus par sa propre faiblesse. S'adressant de nouveau à son Père, il le trouva ferme et inflexible. « Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir. Et il dit à Pierre: Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi! Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation: l'esprit est ardent, mais la chair est faible. A nouveau, pour la deuxième fois, il s'en alla prier: Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que votre volonté soit faite! (Mt 26, 40-42). Cette prière, il la refit une troisième fois et sa tristesse s'était tellement accrue qu'elle semblait plus dans l'agonie d'un moribond que la douleur normale d'un homme qui souffre. « Entré en agonie, il priait de façon plus instante » (Luc 22, 44). La lutte qui s'ensuivit alors entre la partie inférieure de l'âme pleine de répugnance et la partie supérieure pleine de soumission fut la cause d'un bain de sueur de sang si abondant qu'après avoir mouillé ses vêtements, il baigna également la terre où il priait. C'est ainsi que s'abandonna Celui qui était le défenseur de tous les hommes. Et c'est ainsi que s'avérèrent les paroles du Prophète Royal: « J'espérai la compassion, mais en vain, des consolateurs, et je n'en ai pas trouvé » (Ps. 68, 21). O très affligé Jésus, c'est donc ainsi que vous voulez gagner mon amour? En assumant la même infirmité et la même misère compagnon des affligés ? O que de merveilleux enseignements vous me donnez par ce Mystère!

O Mon âme, les raisons de cette tristesse mortelle de ton Jésus, comme Il le révéla à la Bienheureuse Battista Varani, furent au nombre de quatre: La première: la damnation d'une quantité innombrables d'âmes, malgré sa très cruelle mort. « Considère, ô ma chère, disait Jésus à la Bienheureuse, quels furent mon martyre et ma douleur de voir que pour tant de membres qui avaient séparés de moi, tant d'âmes seraient damnés! Et chaque membre se séparait autant de fois qu'une âme péchait mortellement ». La grandeur et la multitude infinie des péchés du monde étaient donc distinctement présent à son esprit avec une claire vision de la Majesté Divine offensée par tant de délits rendus plus grave par le mépris de son amour. En outre, bien peu d'hommes auraient pu profiter de son amour pour tous. Par conséquent, il ne trouverait d'autre consolation que dans la parfaite soumission aux décrets de son père qui voulait qu'il souffrît pour ceux-la mêmes qui ne profiteraient point de sa Passion. La deuxième: Les péchés et les peines de tous les élus. « Tous les membres des élus, qui étaient sur le point de pécher mortellement, disait le bon Jésus, m'affligèrent et me crucifièrent lorsqu'ils s'éloignèrent de moi. Puis, je sentis et j'éprouvais alors toutes leurs amertumes, les martyres, les pénitence, les tentations, les infamies de leur vie et aussi les peines de leur purgatoire, comme tant de membres de mon corps ». La troisième: la Sainte Vierge, sa Mère, qu'il aimait d'un amour infini, ses chèrs et bien-aimés disciples et apôtres pour lesquels son amour avait été plus grand que celui d'un père pour ses fils; et Marie-Madeleine, en même temps disciple et pénitente qui, bien que le connaissant peu, souffrit plus que tout, de sa Passion et de sa Mort. La quatrième: L'ingratitude du peuple juif, que Dieu avait fait son peuple élu et qu'il avait comblé de bienfaits et de prodiges, tout comme celle de son aimé Judas le traitre. Jésus, agenouillé devant ce traître, lui avait lavé ses pieds, l'avait embrassé avec la plus grande tendresse, et lui avait parlé en toute sincérité de son amour infini, l'ingratitude de toutes les créatures, qui, pire que Judas, l'auraient trahi pour de vils plaisirs ou pour de vils intérêts. O Seigneur, quelle part aurais-je pris à votre tristesse! Quelles impressions devraient faire votre cœur très pur et innocent mes péchés, mes rechutes, mes infidélités, mes lâchetés? Que suis-je malheureux! Ne serai-je donc jamais pour vous un sujet de joie et de consolation? Oh combien est différend l'objet de mes peines et celui qui occasionna votre tristesse mortelle! O cœur chagriné de mon Dieu, vous vouliez par cette tristesse et cette sueur de sang expier la folle attitude des impies et la tranquillité insensée avec laquelle les pécheurs sont endormis sur leur péché sans avoir peur d'être surpris par la mort temporelle et éternelle. Vous vouliez expier pour ces joies, ces goûts, ces plaisirs, ces désirs de la vie, ces espérances pour lesquelles j'abandonne mon coeur même si votre Loi ne le permets pas. Vous vouliez réparer pour ces fausses contradictions de mon cœur et pour mes conversions sans douleur intérieure. Vous vouliez sanctifier en moi et en tous les hommes ces mêmes passions de la tristesse, de la peur, de l'ennui, du dégoût et de la peine que j'éprouve sur la voie de la vie spirituelle, et vous vouliez me consoler quand j'en souffre et ne mériter la grâce de les supporter avec patience, avec résignation, avec joie. Vous vouliez me fortifier comme vous aviez fortifié tant de martyrs à défier joyeusement la mort et à me préparer à la pénitence comme vous aviez inspiré tant d'autres fidèles à s'exercer dans les plus dures pénitences. O comme votre amour est doux, bon et plein de pitié! O Cœur très doux de Jésus, combien je vous remercie d'avoir tant souffert! Le sauveur voulut souffrir cette agonie pour te faire comprendre, ô mon âme, la valeur de la pénitence des sens, de l'humiliation et de la contradiction de l'amour propre. Pour t'enseigner que personne ne sera jamais jugé pour la faiblesse de sa chair, mais pour l'obéissance à la volonté de Dieu, il éprouva une tristesses mortelle, proportionnée à sa vertu; et il le fit aussi pour te convaincre que Dieu, qui distribue comme il lui plaît, les misères de la vie, ne permettra jamais que celles-ci soient supérieurs à tes forces. Il voulut te faire connaître qu'il y avait deux volontés en lui: celle de la faiblesse humaine, qui se refuse de souffrir et cherche le plaisir, et celle de la conformité à la volonté de Dieu. Le chrétien ne doit pas se croire ennemi de Dieu, parce que sa chair se révolte contre l'esprit et aime ses plaisirs; mais il doit tenter de soumettre sa chair et il doit se persuader que celle-ci ne peut nuire à l'esprit tant que celui-ci se soumet pleinement à la volonté et aux lois de Dieu. Un Ange descendit du ciel pour consoler Jésus non pas parce qu'il lui manquait du courage nécessaire pour combattre la faiblesse humaine, mais pour montrer à tous ceux qui souffrent que leurs consolations et leur forces doivent venir du ciel; car Dieu n'oublie personne dans l'adversité. Là ou est la souffrance, Dieu est toujours présent. Finalement, Jésus prie son Père. Il savait bien qu'il ne pouvait se soustraire à la Passion, mais il voulait te démontrer, ô mon âme, cette vérité si nécessaire: que le secours divin ne consiste pas toujours à te délivrer des peines que Dieu t'a envoyées, mais à te les faire supporter avec une humble soumission et en pleine et entière conformité, en restant toujours unie à Lui, dans son amour.

Acte de Réparation au Cœur Agonisant de Jésus

O Cœur paisible et agonisant de mon Sauveur, acceptez, je vous en prie, en échange des trois heures d'agonie durant lesquelles vous avez été plongé dans les ondes profondes d'une mer de désolation, cette heure de prière et cette journée que je consacre à la mémoire de votre cœur attristé. Acceptez cette sainte Messe à laquelle je vais assister et à la Communion que je faire réparation de toute la douleur que vous a causé la vue de mes péchés. Acceptez aussi toutes mes douleurs, mes peines, mes contrariétés, non seulement jour, mais de toute ma vie. O Cœur aimant de mon Père, de mon Frère, de mon Epoux, Cœur plein de douceur et de patience, à quel excès de souffrances vous a poussé votre amour! Et que devez-vous faire de mon amour? Ah Seigneur! dans l'amertume de mon âme, je vous dirai: J'éprouve de la douleur de vous avoir déçu et je veux à l'avenir vous aimer plus que je ne l'ai fait jusqu'à présent! » Quand donc vous connaîtrai-je, ô mon Dieu? Quand donc vous rechercherai-je sans entraves? Quand donc vous obéirai-je sans inconstance? Quand vous dirai-je avec un cœur sincère: « Que votre Volonté soit faite »? Prenez mon cœur, ô Jésus, et mettez-le dans le vôtre afin que je vous comprennent et vous aime. O Cœur enflammé de la très grande charité, enflammez mon cœur par votre amour afin que je puisse vous recevoir dignement, que je sois tout à vous aujourd'hui, toute ma vie et pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

Prière au Saint Cœur de Marie pour obtenir la conformité à la Volonté de Dieu

O Bienheureuse Mère de Dieu, ô Vierge Immaculée, que vous fut cruelle la croix de votre ton cœur, en cette douloureuse nuit où Jésus, abandonné de ses disciples, fut plongé dans une mortelle agonie! Vos yeux ne purent se fermer au sommeil et vous avez passé ces longues heures de l'agonie dans les larmes et les soupirs, unie en esprit à votre très doux Jésus.  O très douce Mère, vous l'aviez-vu, ce divin Fils, avant qu'il aille à sa Passion, pâle mais généreux, venir vous faire ses derniers adieux et vous demander votre bénédiction; vous aviez vu son âme blessée et dans ses yeux mouillés, vous aviez vu la Volonté du Père éternel qui le condamnait à mort, lui son propre Fils, votre Fils, pour racheter mon âme au prix de tout son Sang et vous aviez été condamné en même temps à avoir votre Cœur très pur crucifié au pied de la Croix sur le Calvaire. Un océan d'angoisse submergea alors votre doux Cœur déjà blessé par l'acuité du couteau de Siméon. Douloureuse nuit s'il en fut jamais pour le cœur d'une Mère comme vous, ô Marie! Quelle âme humaine pourra comprendre les prières que vous avez adressées à Dieu ce matin-là et les paroles dictées par votre Cœur enflammé ? « O Jésus, mon Fils, disiez-vous, ô mon Fils, mon très doux Jésus, qui vous a enlevé à moi? Qui vous a séparé de votre tendre Mère? Pourquoi ne vous vois-je plus, ô lumière de mes yeux? Qui me permettra, ô Jésus, mon Fils, de souffrir et mourir pour vous ? » Pourquoi pas mon âme ne se fond-elle pas à la vue de votre douleur? O pieuse Mère et la plus affligée entre toutes les mères, vous pliez la tête sous les ordres divins, vous buvez le calice jusqu'à la lie avec une parfaite soumission à la volonté de Dieu; et je veux vous suivre, et je compatis à vos douleurs. O Marie, vous le reverrez votre fils, mais sur le Golgotha, sur les monts de la douleur, crucifié, moribond, sans réconfort. Obtenez-moi, par les angoisses que vous avez endurées, par votre parfaite conformité à la volonté de Dieu, que mon cœur devienne semblable au vôtre et sois toujours soumis à la sainte Volonté de Dieu. Ainsi soit-il.

Vertu: La conformité à la Volonté de Dieu

Pratique: Dès le lever du soleil, préparez-vous à unir votre volonté à celle de Dieu en toutes choses, qu'elles soient favorables ou défavorables. Répétez souvent dans la journée cette prière de l'Imitation de Jésus-Christ: « Faites de moi, ô Seigneur, ce qu'il vous plaira, car votre serviteur est prêt à vous obéir ». La pratique de cette oraison jaculatoire est un moyen très efficace pour arriver à la plus haute la perfection.

Oraison jaculatoire: O Marie, miroir de patience, soyez mon secours dans les tentations.

Prières avant la Communion du Sixième Samedi

Mon très aimé Sauveur, vous n'avez point eu horreur de poser vos lèvres saintes et pleines de vérité sur le visage livide et menteur du traître Judas. Vous l'avez même appelé du doux nom d'ami: « Ami, fais ta besogne » (Mt 26 50) et vous voulu encore, par un baiser, gagner le cœur de ce malheureux. Hélas mon âme est encore plus traitresse que celle de Judas est mon âme: car souvent je vous ai reçu,ô mon Dieu et ensuite j'ai blessé cruellement votre cœur si humble et bon! Mais votre patience augmente ma confiance en vous. Vous attendiez de Judas une parole de repentir qui l'aurait sauvé. Cette parole je veux, moi, vous la dire et vous la répéter cent fois: ô Jésus plein de clémence, mon âme est pleine de remords de vous avoir offensé. Pardonnez-moi mon Dieu, pardonnez-moi! Je sens maintenant dans mon âme ces paroles que vous avez adressées à Judas: « Ami, fais ta besogne » (Mt 26 50). Seigneur, je suis venu pour rendre à votre Cœur Divin la consolation que le lui ai enlevée par mes péchés. Comme je désirerai que la terre m'engloutisse quand je vous vois pleurer des larmes de sang pour les péchés que j'ai commis et expier dans une douleur amère tous les instants de plaisir dans lesquels je me suis abandonné! Pourquoi donc suis-je né si je dois être pour vous un sujet de tant d'afflictions! Ayez pitié de moi, ô miséricorde infinie: je vous en supplie, par la tristesse mortelle que vous avez ressentie lors de votre agonie, par le sang versé, par l'amour que vous me portez, faites qu'après vous avoir offensé je sois digne de souffrir pour vous. O Ange qui avez réconforté Jésus, aidez-moi maintenant à aimer Jésus dans le Sacrement de l'Autel; et vous, mon Ange Gardien, et vous, Esprits Saints bienheureux qui entourez le trône de Dieu, Michel, Gabriel, Raphaël, assistez-moi en cet acte de sacrifice et d'amour. Et vous, Mère pleine de douleurs pour mes péchés, faites-moi participer à votre amour et à votre douleur. O Cœur déchiré de douleur de Jésus, je vous offre le Cœur très aimant et très affligé de votre très Sainte Mère, afin d'obtenir la grâce de bien vous recevoir ce matin, en réparation de mes péchés et de ceux de tous les hommes. Donnez-moi une étincelle de l'amour que vous me portez, ô Cœur aimant de Jésus, afin que je puisse bien me connaître, me haïr et me rendre moins indigne de vous recevoir. Levez-vous et allons, avez-vous dit à vos disciples dans le jardin de Gethsémani. Lève-toi et va, ô mon âme, voici ton Jésus qui vient au-devant de toi; jette-toi dans ses bras et tu y trouveras la paix.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prières après la Communion

Que votre amour pour nous est immense, ô mon Jésus, mon ami, mon frère et l'époux de mon âme! Plus perfide que Judas, je vous ai trahi mille fois et pourtant vous m'avez non donné maintenant le baiser de paix, mais vous avez voulu encore vous donner à moi comme nourriture, vous unir à moi et me transformer en vous, moi qui ne suis qu'une vile et indigne créature et vous qui êtes un Dieu infiniment grand et infiniment bon! Qui suis-je, ô amour divin, pour mériter tant de bienfaits? Vous avez voulu commencer ma rédemption avec l'agonie très douloureuse de votre âme bénie et moi, en réparation des outrages de tous les hommes et des miens en particuliers, je vous consacre mon âme. Faites de moi, ô Seigneur, tout ce qu'il vous plaira: je m'abandonne à vous sans réserve. Je vous consacre ma volonté: rendrez-la conforme à la vôtre. Je vous consacre mon imagination: guidez-là, préservez-la des ténèbres impures dont le démon voudrait l'entourer. Je vous consacre ma mémoire afin qu'elle ne s'attache qu'à vous; mon intelligence afin qu'elle ne pense qu'à vous. Mais vous le savez, ô mon Dieu, je ne suis qu'une pauvre et faible créature; c'est à vous qu'il appartient de me changer. O cœur très Doux de mon Jésus, je ne puis vous aimer comme je le dois si vous n'enflammez pas mon amour, ni venir à vous si vous ne m'attirez pas à vous, ni même m'appuyer sur vous si vous ne me soutenez pas. Et comme tout doit être vôtre, prenez-moi donc, ô Seigneur, possédez-moi, afin qu'étant entre vos mains, je ne sois plus à moi. Je m'abandonne à votre amour: guidez-moi, transformez-moi, liez-moi, purifiez-moi, faites de moi tout ce qu'il vous plaira, mais ne permettez pas que je me sépare de vous. Les pertes, les tentations, les adversités qui m'arriveront désormais deviendront par vos mains divines la source de grâces que vous me destinez pour me conduire à la vie éternelle. O Cœur Divin et prévoyant de mon Jésus, ô vrai Père de mon âme, ne prêtez pas attention à cette volonté rebelle, faible, inconstante et ennemie de mon propre bien. O ma Mère, unissez mon cœur à celui de votre Jésus: changez mon cœur avec le vôtre, si humble, si patient, si doux, si pur et conforme à la volonté de Dieu. O Anges du Paradis, et vous Cour céleste fondée sur le sang et les souffrances du Divin Sauveur, obtenez-moi l'amour et les grâces qui viennent du sang de cet Agneau de Dieu afin qu'avec vous je jouisse des plaisirs de ce très doux Amant. Ainsi soit-il.

Invocations à Jésus après la Communion

Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prière à Saint Joseph

O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.

Prière à Jésus Crucifié

Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).

Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.

(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).

Prière

Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.

Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort

O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.

Memorare à la Vierge de Pompéi

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.

Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.

Grâces de la Très Sainte Vierge de Pompéi

À Capri, grâce obtenue par la dévotion des Quinze Samedis

Le récit suivant, convalidé par l'attestation du médecin, fut publiée dans « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », cahier de Septembre 1887, page 556. Madame Cherubina Licorio, de Capri, après de nombreuses souffrances, sut, en Juillet 1886, qu'elle avait un cancer à l'abdomen. Les médecins, Messieurs Masotina, Rispoli et Fischetti, déclarèrent nécessaire une opération chirurgicale assez difficile et osée, pour lui éviter une mort fatale. Quand elle apprit la nouvelle, la pauvre femme tomba dans un état de dépression terrible et avec sa soeur, qu'elle aimait tendrement, elle ne fit que pleurer et prier du matin au soir. Entre temps Madame Annunziata Fischetti, ayant appris le cas malheureux de son amie Licorio, s'empressa de lui apporter le livre des Quinze samedis du Rosaire, publié à Valle de Pompéi et expédiés par le dit Sanctuaire. Madame Licorio, réanimée et réconfortée dans la foi à la lecture du livre, se dédia tout de suite à commencer le pieux exercice qui devait se terminer en Novembre. Elle Priait avec foi et espérance, mais s'estimant indigne de recevoir un miracle, elle ne voulut point renoncer à tous les moyens humains et a l'efficacité de Dieu, auteur de la Science, a donné à la science humaine. Aussi, ayant entendu dire qu'à Florence, il y avait un médecin spécialiste en une telle maladies, elle partit pour se faire opérer par celui-ci. Mais elle voulut que cette opération se fasse un samedi, afin que la Vierge de Pompéi pût l'aider dans la difficile opération et obtenir pour elle une heureuse réussite. Mais la clémente reine de Pompéi, qui ne laisse jamais dépasser en générosité par ses fils, et récompense largement les personnes qui l'honorent avec le saint exercice des Quinze samedis de son Rosaire, voulut marquer cette journée par un prodige stupéfiant. Le matin du 22 Novembre 1886, Madame Cherubina accomplissait le dernier des Quinze samedis, à Florence, et au cours de ce même matin, elle se présenta chez le docteur pour être opérée. O grâce prodigieuse!... La tumeur avait complètement disparu!... Madame Licorio voulut que cette grâce fut publiée pour la plus grande gloire et le plus grand honneur de la Sainte Vierge de Pompéi. Le docteur Fischetti accepta d'écrire une attestation dans laquelle il décrivait la nature du mal dont souffrait sa patiente et la guérison survenue sans l'opération projetée.

À Pérouse, Madame Esther Boccioli

Madame Esther Boccioli, de Pérouse, à la suite d'une chute douloureuse, se trouva avec le bras disloqué et comme les médecins ne le remirent pas tout de suite en place, l'os resta en dehors de son articulation et son mal fut déclaré inguérissable. Après six mois de souffrances qui l'empêchèrent de faire un quelconque travail, elle s'adressa à la Vierge de Pompéi par la dévotion des Quinze samedis. Elle commença cette pieuse pratique le 24 août 1889, et quatre jours après, sans savoir comment, elle trouva son bras remis en place et complètement libre dans ses mouvements. Mesdames Aldina Brugnali, Teresa Boccioli, Anne Bagnolini, Luigia Bagnolini sont les témoins de ce miracle. (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi, 5e année).

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21 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 5/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

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Cinquième samedi

Cinquième Mystère Joyeux

Jésus retrouvé au Temple

(Luc 2, 22 - 51)


Jésus vient d'atteindre sa douzième année.... mais que de souffrances n'a-t-il pas endurées jusqu'à ce jour! A peine accomplie la Purification, l'ange du Seigneur apparaît en rêve à Joseph et lui ordonne de fuir en Egypte avec l'Enfant et sa mère pour les sauver de fureur homicide d'Hérode. C'est la seconde preuve de son obéissance. Durant la nuit la plus sainte, la plus obéissante, la plus pauvre, la plus humble famille la plus humble du monde prend la fuite. Là, en Égypte, pays submergé par la superstition, l'idolâtrie et le péché, ils vivent dans la pauvreté et incognito. Hérode tue les innocents, tout en n'épargnant pas son propre son fils, et enfin meurt, rongé par les vers, dans une pestilence insupportable. Les prophéties sur la naissance du Messie se sont accomplies. L'exil prend fin et l'Ange ordonne à Joseph de retourner en Israël. Joseph est toujours le chef de famille. Jésus et Marie se taisent, et se laissent guider, observant les lois de la plus grande obédience. Combien de difficultés ne rencontrent-ils pas au cours de ce voyage de retour! Combien de souffrances et de privations! O saint patriarche Joseph, vrai modèle des âmes intérieures, faites participer mon âme à votre silence profond, à votre paix due à l'obéissance parfaite aux commandements de Dieu, et à la pureté du cœur et d'esprit, afin que je puisse suivre d'une manière parfaite ses divin desseins, ses saintes inspirations, et ses voix qui viennent à travers mes supérieurs et les devoirs de ma condition.


« Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. » (Lc 2, 42 -43). Ce n'était pas de leur faute, mais c'était par dessein formel de la Divine Connaissance. Jésus resta à Jérusalem dans le but non seulement de se montrer aux docteurs des Juifs, mais aussi pour raffermir Marie et Joseph dans la croyance de sa divinité, et aussi pour les désigner comme le modèle, le refuge, la consolation des âmes désolées. Les âmes amantes de Jésus qui, privées de sa douce sa douce présence et de la dévotion se voient plongées dans les ténèbres des sens et des passions, dans l'aridité dans les tentations et l'abandon, peuvent, seules, comprendre la douleur immense qu'éprouvèrent Marie et Joseph quand ils perdirent l'Enfant-Jésus! Ils le cherchèrent, mais et personne ne l'avait vu. O Marie, ô Joseph, quelle ne fut pas alors votre tourment! Quelle ne fut pas votre douleur! Comment avez-vous passées ces nuits cruelles? Que de peurs! Que de pensées! Combien de reproches ne vous êtes-vous pas fait? Les fureurs d'Hérode et les périls encourus en Egypte ne vous avaient fait ressentir rien de semblable: car alors, vous aviez Jésus avec vous, et maintenant vous ne l'avez plus. O Mon Dieu, que de fois vous ai-je perdu sans jamais en avoir ressentir de la peine! O mon Dieu, combien de fois ai-je vécu sans vous, sans en éprouver de l'inquiétude! Qu'en aurai-t-il été de moi, si par votre bonté, vous ne m'aviez pas vous-même recherché?


« C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi: il les écoutait et leur posait des questions. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements. » (Lc 2, 46, 51). C'est l'unique fait que saint Luc, révèle sur ce que fit Jésus jusqu'à l'âge de trente ans. Et les autres évangélistes n'ont rien dit de plus, parce qu'il a voulut que de ces trente années de vie cachée nous ne sachions qu'une seule chose: c'est qu'il étais soumis à ceux que le Père Céleste lui avait donné pour supérieurs. C'est dans la soumission que se résume toute sa vie, toute sa doctrine, et, selon Saint Paul, toute sa gloire. « …. Il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une croix! Aussi Dieu l'a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom » (Phil. 2, 8-9). Lorsque Marie et Joseph le trouvèrent dans le Temple, selon l'Evangile, ses premières paroles furent: « Pourquoi donc me cherchiez vous? Ne savez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père? » (Lc 2, 49). Et dans la vie privée, aux yeux des hommes, Jésus ne semblait être qu'un fils respectueux et soumis à ses parents. O mon âme, considère avec quelle perfection, avec quelle humilité et avec quelle peine Marie et Joseph se voyaient dans la nécessité de commander, mais aussi de recevoir les service d'un Fils qu'ils savaient être leur Créateur. Joseph, comme chef de famille, était respecté aussi bien par la Mère que par le Fils de Dieu, et cette supériorité l'humiliait grandement: voir un Dieu soumis et obéissant à un simple charpentier! Marie savait qu'en donnant des ordres à son Fils, elle accomplissait la volonté de Dieu son Père. C'était là l'obéissance la plus parfaite qui ait été pratiquée sur la terre. O doux Modèle de la vie cachée! La Sainte Famille observait les lois de Dieu et vivait humblement de son travail manuel et le travail fini, elle se retirait pour s'adonner à la prière: quelles oraison! Quels dons célestes! Ce n'est point seulement dans sa vie cachée que Jésus fut obéissant à la volonté de son Père. Voici sa doctrine: il était descendu du ciel pour faire la volonté de son Père, et la volonté de son Père était sa nourriture, sa doctrine n'était pas la sienne mais celle de son père, le calice qu'il devait boire pour nous, était celui que son père lui avait destiné. Toute l'observance de la loi était renfermée dans la charité, mais tout l'exercice de la charité était réduit à la pratique de l'obéissance. « Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements » (Jn 14, 115). « Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles ». (Jn 14, 24). C'est donc par la charité et l'obéissance que notre âme se réconcilie avec Dieu, s'unit à lui et mérite le paradis. Et c'est ainsi que Jésus obéit avec une parfaite soumission aux juges injustes, à un roi idolâtre, à des cruels ministres, tout comme aux supérieurs que son Père lui a donné durant sa vie. Donc pour bien obéir, nous ne devons regarder ni l'âge, ni la capacité, ni le mérite, ni l'intelligence, ni la bonté, et encore moins la vertu et la sainteté de ceux qui nous gouvernent, mais nous ne devons voir en eux que Celui dont ils tiennent la place. Jésus Christ a élevé la vertu de l'obéissance au plus haut degré de perfection. Le Fils de Dieu servait dans une pauvre maison, jusqu'à ne plus sentir ses membres tant il était fatigué, et sans espérance de récompense: plutôt, il savait parfaitement que pour obéir à son père, il aurait à la fin perd le repos, l'honneur, le sang, la vie avec une mort ignominieuse, entre deux voleurs. Ainsi, ses deux dernières paroles fussent conformes à son principe de vie, avant d'expirer sur la croix, il dit: « C'est achevé. Père en Tes mains, je remets mon esprit » (Jn 19, 30, Lc 23, 46). La sagesse du chrétien, réside dans l'obéissance, c'est pourquoi David ne cessait de dire à Dieu: « Enseigne-moi comment faire ta volonté, car c'est toi mon Dieu » (Ps 14: 10) « Une chose que je demande au Seigneur et la seule que je cherche: habiter dans la maison de Dieu tous les jours de ma vie ». (Ps 27: 4). O grande Sagesse incarnée, devant laquelle les anges et les hommes, les corps terrestres et les globes célestes ne sont que néant, je vous adore. Pour confondre mon orgueil, vous cachez votre grandeur et vous vous assujetissez même aux créatures les plus injustes et cruelles. Et quel besoin aviez-vous d'être guidé par Marie et Joseph durant trente années, les obligeant à vous commander pour leur prêter obéissance, vous qui êtes la vraie Lumière et la Sagesse infinie, vous qui gouvernez ceux qui vous obéissent? Hélas, je suis en révolte perpétuelle avec vos commandements, poussé à la désobéissance par ma présomption et par mon amour-propre. C'est le motif pour lequel je suis continuellement inquiet, irascible, en proie à mille contradictions. Daignez Maître Divin, assujettir mon esprit et mes sens à votre volonté; accordez-moi la vertu de l'obéissance qui vous est si chère, et purifiez-moi de toutes mes fautes et de tous mes défauts. O très pure Mère de Dieu, et vous, glorieux saint patriarche Joseph, si humbles et si soumis aux ordres de Dieu, ayez pitié de mes chutes causées par mon amour-propre et mon orgueil: obtenez-moi, de votre très obéissant Jésus, que j'accomplisse toujours par sa sainte volonté. Ainsi soit-il.


Vertu: Exercez-vous dans la pratique de la sainte obéissance.


Pratique: Efforcez-vous aujourd'hui de suivre docilement la volonté d'autrui sans aucune contradiction. Réprimez votre inclination de croire que vous avez raison en toutes choses et de ne suivre que vos propres conseils. Persuadez-vous que Dieu préfère ceux qui obéissent à une autre personne même si cette dernière n'est pas une des meilleure, plutôt que ceux qui ne veulent agir que d'après leur propre jugement. L'obéissance, dit le Sage, est préférable aux sacrifices.


Oraison jaculatoire: O Marie, Étoile de la mer, sauvez-moi des angoisses dans lesquelles je me trouve.


Prières avant la Communion du Cinquième Samedi


O Marie, ô Joseph, que de larmes amères n'avez-vous pas versées pendant ces trois longs jours où, sans que cela soit de votre faute, vous aviez perdu votre Enfant-Jésus! Et moi qui l'ai perdu tant de fois et durant des années entières, je n'en ai ressenti aucune douleur! Qui brisera mon coeur plus dur que la pierre pour que mes yeux versent enfin des pleurs amers? Les pleurs provoqués par l'amour sont l'apanage des parents de Jésus. Le Saint des Saints Lui-même n'en est pas exclu puisqu'il pleure sur le peuple de Jérusalem si rebelle et si endurci. Et moi, après tant de de chutes, tant de fautes, tant d'ingratitudes envers mon Dieu, qui est toujours prêt à me dispenser ses bienfaits, je ne pleure pas. Mon unique espoir repose dans votre amour et dans votre compassion. O Marie, ô Joseph, par vos mains, j'offre au Père éternel, en expiation de toutes mes fautes et je vous supplie de m'accorder vos larmes, vos soupirs afin que je le reçoive dignement en cette sainte Communion. Vous l'avez perdu dans le temple et c'est dans ce temple, sur cet autel, que je vais le retrouver. Du jour où vous l'avez retrouvé à Jérusalem, il ne vous abandonna plus; de mon côté je vous promets que maintenant que je l'ai retrouvé je ne le quitterai plus jamais. Et si je devais de nouveau l'offenser, faites-moi plutôt mourir aujourd'hui même, après ma communion, afin que je puisse le posséder pendant l'éternité. O doux ami de mon âme, venez dans mon cœur, et enseignez-moi les sublime leçons de votre pur amour; vous qui obéissez à toutes les créatures, donnez-moi cette vertu de l'obéissance afin que vous m'acceptiez. O Agneau Divin, toujours plein de mansuétude, humble et très obéissant, obéissez maintenant au cri de mon cœur qui vous désire si ardemment après vous avoir donné tant d'amertume. Quand on a demandé vos mains pour les enchainer, vous les avez données; quand on vous a demandé de vous dépouiller, vous l'avez fait; quand on vous a présenté le fiel et le vinaigre, vous les avez bus; quand on vous a demandé de vous étendre sur la Croix, vous avez obéi et vous vous êtes soumis à la volonté de vos bourreaux comme si votre Père vous en avait donné l'ordre à travers eux. Obéissez maintenant à la voix de votre ministre qui vous offre à votre Père comme un vrai Agneau d'expiation pour tous les péchés du monde. Obéissez à votre amour infini et venez vous unir à votre créature par les liens indissolubles de votre charité. Et vous, Anges du Paradis, qui régnez dans une parfaite obéissance à Dieu, obtenez-moi, par cette sainte Communion, d'être délivré de tous les liens qui me retiennent aux choses de ce monde, afin que parfaitement libéré de mon amour propre, je n'aie point d'autre volonté que celle de Dieu que vous aimez et adorez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


O Seigneur du ciel et la terre, que vos vertus vous louent, que les anges et les saints vous glorifient et que toutes les puissances de mon âme vous bénissent! Enfin je vous ai reçu, ô Dieu de mon cœur; finalement j'ai trouvé Celui qui aime mon âme! O, comme je vous désirais, source de la vie éternelle, Sagesse céleste! Comme je languissais d'avoir été si loin de vous pendant si longtemps! Mon âme est aride comme un terrain sans eau parce qu'elle s'est abreuvée dans la fontaine empoisonnée des plaisirs: elle est comme le foin sec qui a besoin de l'eau salutaire pour le faire reverdir. Vous êtes la source de la vie éternelle, ô sagesse céleste! Maintenant, vous êtes toute à moi; je vous embrasse, je vous serre sur mon cœur, et comme Madeleine repentante, je ne m'éloignerai plus de vos genoux. Vous donnerez à mon esprit des lumières célestes, à mon cœur la grâce de ne plus vous perdre. Maintenant, je vous aime, ô mon Jésus, vie de mon âme, et j'unis mon contentement et mon amour à la joie qu'éprouvèrent Marie et Joseph, votre mère et votre père putatif, quand ils vous retrouvèrent dans le temple. O Marie, ô Joseph, par l'angoisse que vous avez ressentie pendant les trois jours passés sans Jésus, et par l'inoubliable allégresse qui vous as transporté lorsque vous l'avez retrouvé dans le Temple, obtenez-moi de ne plus le perdre par le péché, maintenant que je le tiens pressé sur mon cœur. Obtenez-moi la grâce de ne plus commettre de péchés jusqu'à ma mort et la grâce de la persévérance finale; et si je ne puis jouir de sa présence visible pendant ma vie, montrez-le moi visiblement à l'heure de ma mort et assistez-moi en cette suprême agonie. Et vous, sagesse et amour infini, écoutez-moi. Ce que vous me demandez par-dessus tout, est de vous obéir; et la première chose que vous me demandez est de vous aimer. Et moi, misérable pécheur, en échange de l'amour avec lequel vous vous êtes donné entièrement à moi, je vous jure devant le ciel et la terre d'obéir toujours à votre amour. Recevez ô Dieu de l'amour, tout mon corps, tous mes sens, ma volonté, ma mémoire et mon intelligence, mes désirs, mes soupirs, toutes les intentions et tous les mouvements de mon âme. Recevez, ô mon Dieu toutes les heures, tous les jours, tous les évènements de ma vie, tout mon être. Que votre amour gouverne toutes les actions, règle tous mes travaux et veille à mon repos, me fasse aller ou demeurer là ou il vous plaira; que votre amour dévore mon coeur, qu'il l'afflige ou le console, qu'il l'humilie ou qu'il l'exalte, qu'il consume dans sa fournaise toutes mes imperfections et me tienne continuellement dans la dépendance et l'obéissance la plus parfaite. Je renonce pour toujours à ma propre volonté. Guidez-moi là ou vous voulez et faites-moi commander par qui vous voulez. Mais c'est vous qui serez mon Maître et je reconnaîtrai votre voix dans tous mes supérieurs et dans toutes choses, ô mon Dieu, qui êtes mon guide, mon Maître et mon Père. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

À Naples, les Quinze samedis de 1884


Un autre exemple de la constance dans la prière et la patience à attendre les grâces de la Vierge Marie nous viens du fait suivant, relaté dans le périodique « Le Rosaire est la Nouvelle Pompéi », 4e Cahiers du mois de Mars 1885. Le bénéficiaire de cette grâce Monsieurs Ignace Ioime de Naples, frère du Révérend Père Gennaro Loime, lequel authentifie le fait, prenant en témoin toute sa famille et le médecin traitant le Dr Gerardo Molfese. Et ici, nous ne ferons que reporter littéralement la relation écrite par Monseigneur Ignace Ioime, publié avec les signatures des témoins dans le susdit périodique. « Vers la fin du mois de Mai de 1883, alors que je jouissais d'une santé florissante, je fus pris d'un malaise général inattendu, qui me procura des troubles nerveux généraux. Ceux-ci empirèrent d'une manière si rapide et démesurée que je n'en pouvais plus. J'étais continuellement perturbé par des douleurs aux intestins, à la poitrine, au dos, et surtout la tête comme s'il était prise dans un étau. Une paralysie de la vessie et une torpeur intestinale s'y ajoutèrent si bien que je n'arrivais plus à digérer ni même un morceau de pain ou un peu de viande et que j'avais la nausée devant n'importe quel mets. Après quatorze mois d'un pareil tourment, je tombais dans une telle prostration que j'en étais devenu un squelette. Tous mes amis étaient persuadés de ma mort prochaine par consomption. Mon médecin traitant, le docteur Gérard Molfese, après avoir mis en pratique tous les remèdes de la science, me fit consulter par d'éminents professeurs, comme le Professeur Cantani, le Professeur Cardarelli et bien d'autres encore. Mais bien que suivant scrupuleusement leur prescription, je me rendais compte qu'il n'y avait pas d'amélioration; de sorte que ma famille fût avisée par ces mêmes spécialistes qu'ils avaient avait très peu d'espérance, pour ne pas dire aucune, en ma guérison. Il ne restait donc rien d'autre a faire que de tenter un changement d'air, ce que je fis en me rendant à Saint Georges à Cremano, mais sans en obtenir aucun profit. Et arriva le mois de Janvier 1884. Racontant les grands malheurs au bon Père, Joseph Cigliano, celui-ci me dit: « Si tu veux te sentir mieux, tu dois t'adresser à la Madone de Pompéi ». Je ne me le fis pas répéter deux fois: je priai mon frère Gennaro Ioime, de m'accompagner dès le lendemain à Pompéi. C'est donc avec beaucoup d'effort que je me rendis, le lendemain matin, à Pompéi, avec mon frère. Pendant qu'il y célébrait la Messe, je me mis à genoux au pied cette miraculeuse image de la Vierge du Saint Rosaire et je lui adressai mille suppliques, lui demandant la grâce si ardemment désirée de ma guérison, promettant de retourner à Pompéi pour la remercier et, par gratitude, de lui faire une offrande de 200 livres pour son temple. Le 13 avril de la même année qui tombait sur le jour de Pâques, jour de la Résurrection du Christ, je me rendis de nouveau à Pompéi accompagné de ma famille et de mon frère prêtre, dans l'espoir de pouvoir obtenir la grâce implorée au cours de cette Fête solennelle du Premier mystère glorieux du Rosaire. En vain! Je pensais alors de faire intercéder les prières des autres auprès de la Vierge. C'est ainsi que je me rendis souvent chez Madame la comtesse de Fusco et l'Avocat Bartolo Longo, pour leur demander la faveur de faire des prières pour moi à Pompéi. Ils m'écoutèrent avec une grande patience car je crains d'avoir été importun en me lamentant sans cesse de mon état et en répétant toujours les mêmes demandes. Cependant, leurs paroles réconfortantes me donnèrent de plus en plus confiance en la Madone de Pompéi. Le 8 mai approchait. J'aspirai à la venue de ce jour durant lequel la Madone concède des grâces spéciales pour me rendre de nouveau au sanctuaire de Pompéi. J'y allai donc; je me recommandai fortement à la Sainte Vierge, récitai avec les autres fidèles la Supplique à midi et sortis du Temple, réconforté. En sortant, je rencontrais monsieur Bartolo Longo et je lui recommandai vivement de continuer à faire dire des prières pour moi. « Vous voulez la grâce, me dit-il, alors faites les Quinze Samedis. Nous commencerons cette pratique dans l'église de Saint Jean à Constantinople, le dernier samedi de juin prochain. Nous vous verrons la ». Je suivis exactement son conseil et commençai avec les autres fidèles la belle dévotion des Quinze Samedis, sans aucune interruption. Nous étions déjà arrivés au Troisième Samedi quand arriva Madame Fortunatina Agrelli, qui, après la fonction, entra dans la sacristie, et raconta le miracle qu'elle avait reçu de la Madone de Pompéi le 8 Mai. Et entre autres choses, elle disait que la Madone avait elle-même comment elle voulait être priée par ceux qui avaient le plus grand besoin de son secours, c'est à dire en faisant trois neuvaines pour implorer les grâces et en récitant les 15 Mystères du Rosaire en entier; et enfin trois autres Neuvaines avec en plus le Rosaire en entier après avoir reçu la grâce. Encouragé par ces belles promesses, je commençai tout de suite les trois Neuvaines à la Vierge de Pompéi, puis la récitation du Rosaire en entier. O Puissance de Marie! Voilà qu'après avoir commencé la troisième Neuvaine invoquant la Vierge prodigieuse qui a érigé son Trône de Reine et de Mère à Pompéi, j'obtins ma guérison complète; de telle sorte que début août, quand on célébra le huitième Samedi, le Troisième Mystère Douloureux du Rosaire, tous mes maux s'étaient évanouis sans en laisser aucune trace. Moi que les médecins, les amis, les parents considéraient être un squelette au bord de la tombe, je me remis complètement au grand émerveillement et à la plus grande stupeur de ma famille, de tous ceux qui m'avaient vu malade, et du médecin lui-même qui, à ce point, n'hésita plus à me remettre son certificat. Rempli de joie, je me présentai en pleine forme à Madame la Comtesse et à Monsieur Longo, que j'avais si souvent ennuyés par mes lamentations, et ils éprouvèrent une vive joie, bénissant la miséricorde et la puissance de la Très Sainte Vierge de Pompéi. Comme preuve de ma complète guérison, je peux affirmer que durant l'épidémie de choléra, qui occasionna une véritable hécatombe en ce mois d'août 1884 à Naples, j'ai mangé de tout, sans m'abstenir de certaine nourriture qui, à l'époque, était considérée comme nocive pour les personne saines et cela parce que j'avais recouvré une santé plus florissante que celle que j'avais avant de tomber malade. Pour finir j'ajoute que, en reconnaissance pour toute ma vie de ce remarquable prodige obtenu de la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi, j'accomplis immédiatement, en signe de remerciement, la récitation des trois Neuvaines et du Rosaire en entier, conformément à ce qui m'avait été indiqué de faire. (Ignace Ioime) ».

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14 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 4/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

4

Quatrième Samedi

Quatrième Mystère Joyeux

La Présentation de Jésus au Temple

(Luc 2, 22-35)


L'amour du sacrifice est le signe distinctif qui marque la vie du Rédempteur ainsi que toute celle de sa Sainte Mère. Quarante jours à peine sont passés depuis la naissance de Jésus que déjà le Fils et sa Mère ont accompli deux grands sacrifices. Jésus, huit jours après sa naissance, offre à son Père les prémices de son sang dans la Circoncision, et Marie, après les quarante jours voulus par la loi, offre à Dieu donne son Fils. Le jour de la circoncision, on donna à l'Enfant, ne nom de Jésus, qui veut dire Sauveur: nom sublime déjà révélé par l'Archange Gabriel, avant encore que le Verbe ne descende pour devenir le fils de Marie. La circoncision était une cérémonie humiliante! Jésus, le Saint des Saints, est assimilé aux pécheurs et reçoit sur lui le signe de la foi que lui-même avait donné à Abraham comme preuve de sa vraie humanité et comme exemple d'obéissance, d'humilité, en opposition à notre orgueil. O mon âme, Jésus t'a ainsi obligée à la mortification spirituelle, par conséquent à la coupure des mauvaises pensées délibérées et volontaires de ton coeur, de cette envie de toujours parler de toi-même et de critiquer ton prochain. O Jésus, vous avez versé votre Sang pour me sauver et moi, je ne veux pas souffrir pour mon salut éternel! Vous vous êtes si empressé à le verser, et moi je tarde encore à vous donner mon cœur! O Joseph! O Marie! Vous êtes seul sur la terre, connaissez le prix de ce sang divin. Quelle blessure dans vos cœurs quand vous l'avez vu s'écouler! O Jésus, nom plein de force et de puissance, par lequel les hommes peuvent être sauvés et par lequel Dieu nous accorde toutes les grâces à son invocation; nom, qui a ouvert les portes du Ciel et fermé celles de l'enfer, enchaîné le démon, renversé les idoles et banni le paganisme, nom pur et saint, venu au moyen d'un ange du ciel, et imposé à Marie et à Joseph, époux vierges, ô Nom aimable et doux, adoucissez mes peines, fortifiez-moi dans les malheurs, et consolez-moi à l'heure de ma mort par l'espérance du paradis. De grâce, que soit toujours dans mon cœur et sur mes lèvres, le Nom très doux de Jésus


«  Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. » (Lc 2, 22 - 23). Observe, ô mon âme, l'obéissance de Marie. Elle, Mère de Dieu, est toujours vierge, et elle n'est point sujette à cette loi humiliante, parce qu'elle n'est pas semblable aux autres mères. Mais elle, accomplit généreusement dans ce Mystère trois grands sacrifices. Premièrement, le sacrifice de son honneur. Elle sacrifie aux yeux des hommes sa virginité, don elle était si fière devant Dieu et les Anges, prêt plutôt à renoncer à l'honneur d'être Mère de Dieu que de cesser d'être vierge. Elle est sainte et toute pure aux yeux de Dieu: et cela lui suffit; elle ne s'inquiète pas des jugements des hommes. Oh! que nous sommes différents! Haïssables aux yeux de Dieu, nous voulons paraître saints et purs aux yeux des hommes; dignes de l'enfer, nous désirons tous les honneurs et les distinctions. Gare à ceux qui nous injurient... Nous voulons aussitôt nous venger. Le second sacrifice de Marie est de se montrer volontairement pauvre. D'après la Loi de Moïse, les mères devaient offrir un agneau et une colombe; les femmes pauvres offraient seulement deux tourterelles ou deux colombes. Marie, la Reine du Ciel et de la terre, la Mère du Créateur du monde, ne craint pas de paraître pauvre devant les hommes et dans la maison du Seigneur. Elle savait que les pauvres sont méprisés et que tous les hommes et femmes s'habillent de façon à paraître riches, alors qu'en réalité ils ne le sont pas! Et même dans la maison de Dieu, les riches veulent avoir la meilleure place! Hélas, c'est souvent dans ce lieu saint, qu'on étale le plus son de luxe et sa vanité! Pour certains, c'est une telle honte de paraître pauvre en public qu'ils préfèrent ne point assister au divin sacrifice de la Messe et aux autres cérémonies religieuses seulement parce qu'ils n'ont pas de vêtement qui flatteraient leur vanité. Quel compte aurons-nous à rendre à Dieu pour ce luxe immodéré que nous recherchons dans nos vêtements lesquels sont, parfois une insulte à la misère du pauvre affamé? Vois donc, ô mon âme, le poids de ce sacrifice qu'accomplit Marie, contre l'autre idole du monde qui est la richesse. Le troisième sacrifice de Marie est le plus grand et le plus parfait de tous: c'est l'offrande même de son Fils qu'elle a fait à Dieu pour l'expiation de nos péchés. Et qui peut bien comprendre la d'un si grand sacrifice? Marie et Joseph portent dans leurs bras cet enfant pour satisfaire leur amour et partager leur félicité. Et Marie, s'adressant à Dieu le Père, dut lui dire ces paroles: « O Père éternel, voici votre fils qui est aussi le mien; je l'offre en action de grâce parce que vous me l'avez donné et que vous l'avez donné aussi aux hommes. Je vous l'offre pour applique votre justice et vous rendre propice à tout le genre humain... » O combien de grâces nous mérita cette Divine Mère par cette suprême oblation! Quel spectacle pour le ciel que cette sainte offrande d'un Dieu à un Dieu. Le Tout-Puissant reçut en son Temple une victime digne de lui et semblable à Lui. Regarde: au prix de menue monnaie d'argent le Divin Jésus est racheté, lui qui devait nous racheter de l'enfer aux prix du sang qui devait s'écouler des cinq plaies de son corps innocent !... O Mon âme, en union avec Marie, présente-toi devant le Père céleste et offre, avec elle et avec Jésus, toutes les pensées de ton esprit et toutes les affections de ton cœur à ton plus haut Créateur.


Le Bienheureux Siméon admire ce spectacle céleste et a foi en la révélation du Saint Esprit. En Voyant l'enfant, il le reconnaît pour son vrai Dieu et il l'adore dans le plus profond de son coeur. Puis il le prend dans ses bras, le presse contre son cœur, et manifeste sa grande joie, et sa reconnaissance en glorifiant Dieu. Pourquoi n'ai-je pas moi aussi cette foi profonde, moi qui, ce matin, aurai le bonheur d'embrasser ce même Jésus plus intimement et de le posséder d'une manière plus absolue dans la Sainte Communion? Considère, ô mon âme, comment Syméon, en bénissant Marie, lui Siméon prophétise ses douleur et la mort de Jésus: « … et toi-même une épée te transpercera l'âme! » (Lc 2, 35). Marie devait voir le cœur de son Fils transpercé d'une lance, et le sien devait être aussi transpercé mais par la douleur. O grand Dieu! S'il ne suffit pas que Marie fut destinée à ce cruel tourment sans en être prévenue trente-trois ans auparavant? O Vierge Sainte, malgré tout, vous élevez avec soin votre cher Fils bien-aimé et vos angoisses grandiront en même temps que lui; votre martyre durera aussi longtemps que durera sa vie et il grandira chaque jour un peu plus à mesure que votre tendre agneau s'approchera de l'heure prévue pour son sacrifice. Il servira à la chute et à la résurrection de beaucoup et il servira comme signe de contradiction. Ah! si ma vie pouvait se passer en votre compagnie dans une retraite, dans la douleur et dans les larmes, en souvenir des souffrances de mon Sauveur! Vous méritez le noble titre de Reine des Martyrs, parce que vous avez été la première dans ce sacrifice. Les autres ont offert leur vie mais vous, vous avez offert votre Fils unique que vous aimiez et estimiez beaucoup plus que votre propre vie. Pour eux, ce fut le sacrifice d'un moment; pour vous, il dura toute votre vie, parce que vous l'avez offert au Père éternel en à chaque instant aux futures souffrances de votre Fils. La Vierge révéla à Sainte Brigitte que cette douleur prédite par par Siméon n'abandonna jamais son coeur jusqu'au jour de mort. Du jour de cette prédiction, dit saint Bernard, elle vécut en commençant à mourir car elle portait au plus profond de son cœur, une douleur plus cruelle que la mort. Néanmoins, elle accepta cette douloureuse nouvelle avec une force héroïque et une résignation complète à la volonté de Dieu. De ce jour là, dit saint Augustin, la Réparatrice du genre humain, et selon Saint Ambroise (Saint Epiphane), la Rédemptrice de tous les esclaves, puisque sa volonté, ne faisait qu'une avec celle de son Divin Fils: nous sauver. O Reine des martyrs, océan de douleur, ne m'abandonnez pas quand, sous le poids de mes malheurs, je sens la force me manquer et la vertu défaillir. Obtenez-moi de Dieu la force et la vertu d'endurer les douleurs et les peines qu'il me destine avec cette paix, cette résignation et cet amour qu'il mérite. Faites que les plaies et le sang de votre Fils bien-aimé ne soient pas inutiles à mon âme. O très pure Mère, sauvez-moi et obtenez-moi le paradis. Donnez-moi la force de commencer, dès aujourd'hui, à donner à Dieu le sacrifice et l'offrande de toutes mes paroles, de toutes mes pensées, de mes désirs, de ma volonté, de mes actions et de mes passions; et que l'exemple de votre immense sacrifice me fasse surmonter et vaincre mon penchant dominant. O Saint Joseph, grand saint, père putatif de Jésus, qui êtes mon Père, vous aussi, vous avez eu votre coeur percé le jour de la Présentation: soyez mon guide particulier dans les voies de Dieu, mon protecteur durant ma vie et mon soutien au moment de ma mort . Amen.


Vertu: l'esprit de sacrifice.


Pratique: Faites à Dieu le sacrifice de ce qui vous mortifie, c'est à dire celui de votre passion dominante. Donc, par amour de ce sacrifice héroïque de Marie chacun de nous doit se repentir de la chose qui le fait toujours retomber dans le péché, ou encore il doit s'efforcer de se priver de tout ce qui peut flatter son amour-propre ou satisfaire ses désirs spirituels et corporels.


Oraison Jaculatoire: O Marie, source de douceur, assistez-moi durant les souffrances de mon agonie.


Prière avant la Communion du Quatrième Samedi


O Mère du Salut et de la lumière divine, par l'amour avec lequel vous avez offert votre Fils au Père éternel pour sauver tous les hommes, daignez me présenter, moi aussi, à ce Dieu d'amour renfermé dans le Saint Sacrement de l'autel, afin que durant mon exil sur la terre, je suive sans cesse sa sainte volonté, et que je sois fidèle à son amour; ainsi que vous avez remis l'Enfant Jésus dans les bras de Siméon, de même confiez-le-moi ce matin et déposez-le sur mon coeur. Daignez, Mère Divine, faire luire à mes yeux l'éclat de votre puissance et enflammez dans mon coeur votre amour et l'esprit de sacrifice. Confiez-moi ce matin votre cher Jésus comme vous l'avez fait à Siméon. Ne dédaignez pas qu'il vienne dans les bras de ce misérable pécheur que je suis, car sa présence dissipera mes ténèbres, détruira mes affections déréglées et sanctifiera mon âme. Mère très pure, purifiez-moi. Otez de mon coeur tout ce qui vous déplaît afin que mon esprit, détaché de son amour-propre et docile à la vertu, devienne un holocauste agréable à votre Fils. O Seigneur que j'ai tant offensé, acceptez cette offrande que je vous fais par ce saint sacrifice, comme vous avez accepté les prémices du Sang de Jésus et recevez-là pour l'expiation de mes péchés. Hélas, une seule goutte de ce Sang précieux ne suffirait pas pour me sanctifier; je l'ai reçu tout entier dans la Sainte Communion entière et je ne suis pas encore consumé par votre amour! Venez ô mon Jésus, et ne tardez pas car tous les biens que je désire m'arriveront avec vous. Venez, ô doux Jésus, dans cette âme pécheresse, qui est la mienne, brisez les chaînes de son esclavage, rendez-lui la liberté comme vous le faites pour vos fils, en lui insufflant l'esprit de force et de détachement des choses terrestres, afin qu'elle puisse être toute vôtre, et vous suive, et vous embrasse, et vous possède, et puisse chanter, avec saint Siméon et avec la prophétesse Anne, le cantique de la joie et de l'ardent désir de reposer éternellement en vous. Et vous, Esprits bienheureux qui, accueillis par myriades autour de cet autel, voyez clairement celui qui désire mon âme, et qui le possédez sans crainte de le perdre à jamais, adorez-le pour moi, bénissez-le pour moi, remerciez-le pour moi, afin qu'à l'heure de ma mort, mon esprit puisse, librement et en votre compagnie, louer le Seigneur et jouir de sa vision dans toute l'éternité.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


O Père de la Miséricorde, Dieu de toutes les consolations, je vous offre votre fils unique, maintenant renfermé dans mon cœur et fait chair dans ma chair, et Sang dans mon sang, comme vous l'ont offert dans le temple les deux cœurs les plus saints du Ciel et terre, Marie et Joseph. Détournez vos regards de mes iniquités et considérez seulement le Cœur divin de cet Enfant, de ce doux et humble Agneau qui s'offre à vous vous par amour pour moi afin que vous me pardonniez et que vous m'accordiez, part son intercession, votre grâce. Vous qui parlez à mon cœur, et qui appliquez la Loi, vu le sacrifice de ces trois cœurs vierges et chaste, de Jésus, de Marie et de Joseph, accordez-moi le pardon de mes péchés. Je veux, mois aussi, ce matin, accomplir le sacrifice de moi-même: avec ces trois cœurs très purs et très saints, je vous offre mon être entier et tout ce que je possède: ma pauvreté, ma misère, mes désirs, ma vie avec ce qu'elle a de pitoyable et d'agréable, mon corps avec tous ses sens, mon âme avec toutes ses puissances et tout ce qu'il y a de bon ou de mauvais mauvais en moi: le bon afin que vous l'augmentiez par votre grâce et le mauvais afin que vous l'effaciez par votre miséricorde. Avec ces cœurs sacrifiés et affligés, aujourd'hui, je vous offre également le sacrifice de mon orgueil, de ma colère, des faiblesses de ma chair, de ma passion prédominante. Et vous, divin Jésus, qui vous êtes offert à votre Père Eternel comme l'unique victime capable de purifier, acceptez désormais 1'offre que je vous fais à présent de moi-même avec l'abandon complet qu'il convient à une victime. Sacrifiez-moi vous-même, à votre gloire avec toutes les mortification de vous plaira de m'imposer. Brûlez du feu de votre charité les imperfections de mon âme. Brûlez du feu de votre amour, cette chair rebelle. Qu'elle grille avec le feu du péché et créez en moi un esprit honnête, afin que je mérite un jour d'être présenté à Marie et à Joseph, avec une âme purifiée dans le temple de votre gloire. O saint vieillard Siméon, donnez-moi votre foi et votre sérénité, afin que je loue et bénisse dignement Jésus, que vous avez eu un jour dans vos bras et qui est maintenant enfermé dans mon cœur. O sainte veuve, Anne prophétesse, donnez-moi cette passion pour prêcher et bénir ce Jésus que vous aviez reconnu comme Dieu-Enfant dans les bras de Marie et de Joseph; ce Jésus qui, aujourd'hui, sous les espèces Eucharistiques, est uni à cette misérable créature qu'est la mienne. A présent, je m'exclamerai, moi aussi, comme Siméon: « Maintenant, Maître Souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller, en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu le salut que tu as préparé à la face de tous les peuples. » (Lc 29-30). Et vous, Vierge Pure, Mère Divine de la pureté, vous qui n'avez jamais eu besoin de purification, obtenez-moi de Dieu ce feu sacré qui purifie tout ce qui peut lui déplaire dans mon âme et faites que je sois au nombre de ceux qui doivent être sauvés grâce au Sang de Jésus-Christ. Et vous, très chaste Epoux de la plus pure des vierges, soyez le gardien de ma pureté et donnez-lui la force de résister aux dangers, aux tentations et à toutes les épreuves auxquelles Dieu, dans sa providence a décidé de soumettre mon âme. Amen.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

Marta Petruni, dans la pieuse Maison des Sourds-muets de Lecce


En ce quatrième samedi dédié au Rosaire, nous vous raconterons une des attestations parmi tant d'autres de l'immense piété que la Reine du Rosaire de Pompéi démontra aux créatures les plus infortunées qu'on puisse imaginer et qui sont les sourds-muets. C'est un nouveau rayons de la foi là ou les ténèbres sont les plus denses et ou la lumière a encore plus de difficultés à pénétrer. Le fait eut lieu le 24 Mars 1889, veille de la fête de l'Annonciation, qui est la fête du premier mystère du Rosaire. Lecce fut le lieu qu'elle choisi pour cette nouvelle démonstration de sa miséricorde et l'effet en fut étonnant car les âmes les plus tièdes en furent émues, et presque toute la population fut enthousiasmée par la dévotion au sanctuaire de Pompéi. La ville de Lecce aimable et cultivée, s'est vue créer, parmi toutes les institutions de bienfaisance qu'elle réunit en son sein, un Institut de Charité, confiée aux émérites Petites Sœurs Salésiennes, portant le nom de Pieuse Maison des sourds-muets. Les Petites Soeurs Salésiennes, dispersées dans toute l'Italie, et même à l'étranger, ont une pieuse dévotion à la Vierge du Rosaire de Pompéi; et qui plus est, les religieuses de Lecce ont consacré la Chapelle des Sourds-muets à la Vierge de Pompéi, et y ont mis en vénération une très belle image de cette Vierge. En 1885, une petite fille native de Molfetta arriva parmi les autres malheureuses hospitalisées dans cette Pieuse Maison de Lecce. Elle s'appelait Marta Petruni et avait à peine huit ans. A l'âge de deux ans, Marta était tombée et à cause du coup reçu lors de sa chute, son à genou droit resta contusionné et douloureux. De plus, sa santé précaire et soufferteuse influençait néfastement la lésion qu'elle s'était faite au point de la rendre fatale. En effet, peu après son entrée à la Pieuse Maison de Lecce, son pied droit se mit à gonfler au point de l'empêcher de marcher. Un jour, après l'avoir consultée, les médecins diagnostiquèrent qu'une des plus terribles manifestations de scrofule, sorte de mal appelé tumeur blanche ou strume, s'était déclarée dans le genou droit de la malheureuse enfant. Elle fut opérée, mais le résultat de l'opération fut déplorable, parce que non seulement la pauvre muette perdit totalement l'usage de l'articulation, mais celle-ci devint encore plus grosse et plus douloureuse. Entre temps, l'état général de la malade ne faisait qu'empirer: elle continuait à maigrir, et une fièvre lente, effet de l'assimilation, consumait cette malheureuse existence. La phtisie était inévitable. Elle passa toute l'année 1888, quand alors les docteurs Fiocca et De Pandis conseillèrent l'amputation comme ultime recours pour essayer de sauver la vie de la petite malade, craignant toutefois que cette opération risquait d'être fatale, vu l'état de faiblesse dans lequel se trouvait la patiente. Et durant tout ce temps, la pauvre muette ne faisait que pleurer. Et c'est alors qu'une des sœurs, elle aussi sourde-muette, dont la modestie voudrait qu'on ne dise pas son nom, mais nous, nous le publions, afin de rendre plus clair le témoignage de ce prodige: Sœur Catherine de Très Saint Rosaire, femme de grande foi et de grande simplicité, la persuada de s'adresser de tout son cœur à la prodigieuse Vierge de Pompéi. Le 22 Mars 1889, la petite fille, brisée et très affaiblie par les souffrances, voyant ses compagnes sortir pour aller se promener, et elle, rester toute seule, toujours immobile, en compagnie seulement de ses douleurs, se mit à pleurer à chaudes larmes. Alors la Sœur, son amie, prise d'un sentiment de vive, lui dit au moyen de signes: « Recommande-toi à la Vierge de Pompéi. » Et avec la candeur d'une sourde-muette, répondit par le même langage mimique: « Je prie depuis très longtemps, la Madonne de Pompéi; mais que cette Madonne à la tête dure, car elle ne veut pas me donner la grâce que je lui demande et à présent je n'ai plus la force de souffrir. Je ne serai donc pas seulement sourde-muette, mais on devra aussi m'amputer la jambe !... Le 24 Mars 1889 arriva, veille de cette grande journée au cours de laquelle commence rédemption de l'humanité, tout cela grâce à une humble parole de la Vierge Marie. C'était la veille des préparatifs à la grande solennité du Premier Mystère Joyeux, qui inonde l'âme de la bienheureuse entre toutes les femmes. Il était près de deux heures de l'après-midi. La pauvre enfant était assise, selon l'habitude, avec la jambe étendue, ankylosée, tenant près d'elle ses béquilles, unique soutien de sa frêle personne. Et dans cette position, elle regardait tristement ses compagnes qui s'amusaient. De se voir ainsi si malheureuse au milieu de tant d'entrain, la fit tomber dans un profond désespoir. A côté d'elle se tenait la Soeur, ange de réconfort, qui, comme nous l'avons dit, porte aussi le nom du rosaire. Sœur Catherine regarda d'un oeil compatissant la petite fille attristée, et prise d'une foi surnaturelle qui lui venait de la Vierge, elle prit les béquilles et les lança en l'air. Puis, dans leur langage de sourdes-muettes, elle lui dit: « Marche, la Vierge de Pompéi te fera marcher! ». La petit infirme, à l'évocation de ce nom que Dieu a rendu omnipotent, sent une nouvelle force lui venir dans les membres: elle décroise les jambes, se meut, s'agite et commence à marcher. Marta est tout d'un coup guérie! Prise d'un accent de joie, la petite fille se met à monter avec célérité un long escalier, puis à le redescendre avec la même rapidité. L'énorme enflure de l'articulation a disparu! Disparue également la douleur! Disparue la raideur! visage cadavérique devient florissant et riant: elle se sens renaître. Ses compagnes sont stupéfaites et la regardent avec des yeux terrorisés: puis elle s'approchent, la touchent; elles n'en peuvent croire leurs yeux; elles lui font fête et commencent un hymne de gloire et de bénédiction à la Vierge de Pompéi. Ce fait, publié dans le Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », cahier d'Octobre, 6e année, 1889, est accompagnée d'un certificat médical du Dr Oronzio Fiocca de Lecce, déclarant le miracle; de l'attestation du directeur de la Pieuse Maison des Sourds-Muets de Lecce, le Révérend Père Don Filippo Smaldone, et de la signature des témoins, dont celle la Supérieure et des autres religieuses de la dite Pieuse Maison, de la Supérieure des Filles d'Ivrea et des autres Sœurs de l'Asile Infantile voisin de l'Institut des Sourds-Muets et des personnalités de Lecce, visiteurs de la Pieuse Maison. Qui va visiter l'Institut des Sourds-Muets à Lecce, et demande Marta Petruni, ne peut se retenir de pleurer en voyant le prodige vivant de la Vierge de Pompéi.

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08 novembre 2009

Les Quinze samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 3/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

3

Troisième samedi

Troisième Mystère Joyeux

La Nativité de Notre Seigneur

(Luc 2, 1 14)

 Enfin arriva l'heure où le Verbe Incarné, issu d'une vierge, devait naître et apparaître au monde, et sa joie est telle le Prophète la compare à un géant qui prend le départ pour quelque grande actions: Il bondit, dit-il, et tout comme un géant s'achemine. Saint Luc l'Evangéliste en fait le récit suivant: «Or il advint, en ces jours-là, que parut un édit César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité. Ce recensement, le premier, eût lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, alla à la ville de David qui s'appelle Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la lignée de David, afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte » (Luc 2, 1-5). Marie et Joseph, obéissent donc aux puissances terrestres. La route était longue et pénible à cause des rigueurs de l'hiver. Marie et Joseph arrivèrent enfin à Bethléem, fatigués par leur voyage. De combien de patience et de résignation durent-ils faire preuve en ne recevant que des refus dans cette ville de David: Pas une seule maison, pas un seul hôtel ou passer la nuit. Ils poursuivent leur marche dans la ville, en parcourent tous les quartiers: tout est déjà plein d'étrangers. Ils retournent leur pas, prient, sollicitent, mais en vain. Parents, amis, connaissances, tous restent sourds à leur voix: ils ne reçoivent que des refus de toutes parts. O sainte pauvreté! Etes-vous une vertu si rare pour ne trouver personne pour vous accueillir dans misérable monde? La pauvreté est en effet une chose bien méprisable et honteuse aux yeux des hommes, mais combien elle est précieuse aux yeux de Dieu. « Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter » (Lc 2, 6). Elle est avertie de ce moment, non par les douleurs comme il se passe pour les autres femmes, mais par l'accroissement de son amour et de son ardent désir d'admirer de ses yeux et de serrer dans ses bras le Fils unique de Dieu son fils à elle. Cependant, dans quelle pénible situation ne se trouve-t-elle pas pour recevoir le Fils de Dieu! Et dans quelles angoisses Joseph se trouve-t-il! Le froid, la nuit, l'obscurité, la présence d'une foule d'étrangers, le tumulte, tout cela ne fait qu'accentuer leur peine, leur embarras et leur fatigue. Et pourtant pas une parole de plainte ne leur échappe! Mieux instruits que les autres hommes sur les desseins secrets de Dieu, ils savent seulement que ceux que Dieu destine à la réalisation de ses plus grandes entreprises doivent être soumis aux épreuves les plus dures.

Admire, ô mon âme, leur pauvreté. Exclus de toutes les foyers d'accueil en raison du nombre de leurs occupants, c'est à travers les rues sombres et les âpres sentiers qu'ils parviennent à la campagne. L'unique refuge qui s'offre au plus grand personnage de la terre est une étable! Dieu guide à cet endroit être les plus saints les plus chers qu'il n'ait jamais créés, Marie et Joseph. Ils reconnaissent la main qui les dirige et l'adorent avec amour et résignation. Et pour récompenser leur fidélité, le Seigneur les comble de faveurs les plus remarquables et comme consolation il leur donne l'assurance qu'ils seront les premiers à voir le Verbe de Dieu fait chair. C'est dans un coin de ce refuge, assez confortable la naissance d'un enfant destiné à mourir un jour sur une croix, que le 25 décembre, Marie entre dans une profonde contemplation profonde. Toujours égale à elle-même, à savoir Vierge et immaculée, elle devient véritablement Mère lorsqu'elle met au monde son fils, héritier et premier né, et Chef de la Maison de David. Le Verbe incarné, par sa propre vertu divine, pareil à un rayon de soleil qui pénètre par la fenêtre sans en briser le cristal, entre dans le monde, à travers la Vierge Marie, dans un tout petit corps, mais infiniment beau. Et qui saurait décrire, avec des les mots, les sentiments qu'éprouvent dans leur cœur Marie et Joseph en cet instant? Les Anges reconnaissent et adorent l'Enfant nouveau né comme leur Seigneur et ayant appelés les bergers, ils chantent: "Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu'il aime» (Lc 2, 14). Contemple, ô mon âme, la Reine du Ciel et la terre. Elle enveloppe le Créateur du Ciel et de la terre dans de pauvres linges et elle le couche dans une crèche qui lui sert de berceau. Et voilà qu'elle appelle son chaste époux et, ensemble, ils rendent à l'Enfant les premières adorations que la terre ne lui a jamais rendues! Soyons heureux en compagnie de cette Mère divine et de Saint Joseph: unissons nos louanges aux leurs! Essayons surtout d'imiter leur pauvreté, leur résignation, leur patience, leur soumission et leur fidélité envers les desseins de la divine Providence. O Sainte Divine Providence, que vos desseins sont admirables, même si, aux yeux de ce monde troublé, elles peuvent sembler n'être que l'effet du hasard! Par son édit, l'Empereur accomplit les desseins de sa politique et sa vanité. Et c'est la raison pour laquelle Marie se rend à Bethléem où Jésus naîtra pour accomplir la prophétie qui indique cette ville comme son lieu de naissance. Par avance, Jésus est inscrit dans les registres de l'Empire afin que toutes les nations de la terre sachent quels furent le lieu et la période de sa naissance et qu'il est le Fils d'Abraham et l'héritier de David. Jésus né dans une étable et il a été mis dans une crèche mangeoire pour devenir le fondateur d'un empire éternel qui doit soumettre le monde aux lois de l'humilité et du détachement des richesses. Sur le plan charnel, tout semble n'être que l'effet du hasard, parce que l'homme animal humain ne peut s'élever du visible à l'invisible, et il ignore donc la raison essentielles de toutes choses, et il sait voire Dieu comme le Maître Providentiel du monde. Ah, Seigneur, je reconnais et adore votre Divine Providence! Les hommes sont aveugles dans leurs jugements. Mais moi, quelque soit l'état de privation, de contradiction et d'humilité dans lequel je puisse me trouver, je saurai toujours chaque fois reconnaître que ces états me viennent de vous et qu'ils sont les signes-mêmes d'une ineffable Providence qui remet tout en ordre pour mon bien et pour votre gloire.

Mais après tout, qui est donc ce Jésus né dans une crèche ? C'est notre Dieu, mais un Dieu vraiment caché, comme Isaïe le définit égal à son Père pour ce qui est de la divinité et à moi-même pour l'humanité excepté le péché. O charmant Enfant, la Foi révèle à mon cœur que vous êtes mon Sauveur et mon modèle! Très tôt, vous me préparez à l'obéissance, à l'humilité, à la mortification, au détachement, à la sainte pauvreté, au réel mépris de tout ce que le monde estime comme à la véritable estime de tout ce que le monde méprise. Quelle éloquence dans les voix qui viennent de cette étable et de cette crèche! O grand Dieu! L'Eternel est devenu un petit enfant qui a seulement un jour! Le Verbe créateur est une créature sans parole ! Le Tout-Puissant est un faible enfant ! Regarde, ô mon âme, ce petit cœur tendre, comme il est humilié par cette crèche si dure de la crèche! Ses membres délicats ressentent déjà les rigueurs du froid; ses yeux doux sont remplis de larmes, mais ce ne sont pas des larmes pour pleurer sur ses maux, mais pour laver vos péchés! Et il, apprécies-tu à ce point les conforts de la vie terrestre pour les rechercher avec autant d'anxiété? Jésus Christ a traité avec son corps pur et innocent avec beaucoup de dureté, se soumettant entièrement à la volonté Divine, et toi, tu te complais dans la mollesse de ton corps plein de péchés qui les l'obstacle principal à ton bonheur! Il a exigé que son corps, bien que saint et et délicat, soit mis à terre sur un peu de paille, parce qu'il savait l'amour que nous portons à notre chair, et la fausse paix que nous croyons avoir par nos envies pernicieuses et nuisibles qui mettent en danger notre salut. Et ceci nous fait perdre de vue toute l'importance du fruit des souffrances que le Sauveur a dû endurer; ainsi que des mérites qu'il a acquis pour nous. Hélas, gémissait Saint Bernard, nous ne serons jamais délivré totalement de notre amour-propre ci ce n'est qu'une fois parvenus au Ciel. Si l'amour-propre, sans la faiblesse du corps, a déjà précipité une grand nombres d'anges en enfer, qu'en sera-t-il donc de nous, créatures souillées qui s'abandonnent à leurs désirs charnels? Je vous adore, ô Verbe incarné! Je vous adore, ô Fils du Dieu vivant! Je vous adore, ô vrai Dieu, revêtu de ma chair et assujetti volontairement à mes misères. Entrez dans mon âme avec votre grâce et soyez mon réel Sauveur. Comme suis-je ému par ces premières larmes que vous versez à la vue de tous les péchés du monde! J'ai déjà sacrifié à mon corps et à la terre une grande partie de ma vie: ce qu'il m'en reste n'est pas de trop pour gagner le ciel. Je veux commencez dès maintenant, à vous servir, ô mon Dieu ! Je suis pénétré de douleur pour les péchés commis et je désire pleurer mes fautes avec vous. Mais c'est à vous, ô puissantes larmes, qui ouvrez les portes du ciel, c'est vous qui devez m'ouvrir les yeux pour guérir la cécité de mon âme. Lavez-moi, douces larmes, de toutes les taches que j'ai sur le cœur. O larmes qui pénétrez dans le cœur du Père éternel, pénétrez également dans le mien et embrasez-moi de l'amour de Dieu, et de la haine de l'amour profane. Marie, Joseph, je ne mérite pas d'être écouté: mais par votre intercession, j'espère pouvoir accomplir mes résolutions.

Vertu: la Pauvreté

Pratique: Aimez la pauvreté, la frugalité dans vos repas vous contenant d'aliments communs, et aussi la simplicité dans vos vêtements, laissant de côté le luxe et la vanité. Souffrez patiemment s'il vous manque le nécessaire et habituez-vous à ne pas aspirer aux richesses et à ne pas en souffrir leur perte.

Oraison jaculatoire: O Marie, véritable Mère de Dieu, souvenez-vous que vous êtes également ma Mère.

Prières avant la Communion du Troisième Samedi

Venez en moi, ô mon Seigneur, daignez naître dans mon cœur; j'attends de vous la grâce de devenir humble de cœur et d'esprit, détaché des choses matérielles, mortifié et obéissant comme vous dans la bergerie. Vous vous êtes fait enfant, ô Divin Jésus, afin que je puisse devenir un homme parfait. Vous avez souffert d'être enveloppé dans des langes pour me délivrer de tous les pièges du péché. Vous avez voulu être couché dans une étable afin de m'admettre, pendant cette vie, à votre Autel et dans l'éternité à votre gloire. Vous êtes descendu sur terre afin de m'élever jusqu'au ciel; et les refus dont vous avez souffert quand on vous refusait une place dans les hôtels, m'assure une place dans votre paradis. Je vois bien, ô Seigneur: l'amour est ce qui vous attire, et l'amour est ce que vous demandez en retour. En ce moment même vous venez à nous illuminer de ce feu divin afin que nous ne soyons pas brûlés par un autre feu. Vous le propagez à tous ceux qui sont perdus, et s'ils sont perdus c'est parce qu'ils ferment leur cœur à ces flammes que votre Cœur porte en lui. Moi j'ouvre mon cœur, ô Seigneur, je l'abandonne entièrement à votre amour et mon seul désir est qu'il brûle d'amour pour vous. Pourquoi est-ce que je ne possède pas un amour infini pour pouvoir vous aimer à l'infini ? Mais vous, Enfant céleste pouvez me le donner, et c'est à ce titre que j'aspire à votre visite ce matin. Venez donc, ô mon Salut: venez à ma gloire, venez, vous qui représentez le désir des éternelles collines éternelles et le bonheur de votre créature, venez en ce cœur aride comme terre une déserte, dépourvu de tous biens, et rempli de tous les maux. O Marie, vous qui n'avez point trouvé d'abri pour votre fils: le voici, je vous offre celui de mon amour. Il est froid et inconfortable, c'est vrai, mais n'êtes-vous pas la Mère de Dieu tout-puissante par la grâce ? Celle qui dispense tous les dons ? Transformez mon cœur et rendez-le semblable au vôtre. C'est pas vos mains et par celles de Joseph que je désire recevoir aujourd'hui votre Fils, tout comme le reçurent par vos mains les Bergers dévoués et les saints rois mages. O Saintes Bergers, vous qui êtes allés à la Grotte sur l'invitation d' un ange, quels nobles exemples, vous me donnez là ! Vous vous empressez de vous rendre, tous ensemble à l'étable! Sans même attendre le lever du jour, vous partez partez de nuit, vous courez avec confiants, laissant votre troupeau à la garde de Celui qui vous a appelés ... Oh, comme je suis loin de posséder votre ferveur! O mon âme, marche toi aussi avec empressement, et sans t'arrêter jamais, sur le chemin indiqué par l'ange du Seigneur, qui est notre Prêtre sur terre. Si tu veux atteindre la perfection pour laquelle Dieu t'appelle, tu dois le faire avec ferveur et sans hésitation. O sainte Mages, prêtez-moi votre foi. Et vous, milices célestes, qui avez célébré le Messie, né en cette nuit extraordinaire, aidez-moi en ce moment solennel et priez pour moi. Et vous, Marie, ayez pitié de ma misère! Et avec toutes les grâces que vous avez reçues durant les neuf mois où vous avez porté Jésus en votre sein, obtenez-moi un cœur ardent pour le désirer, un cœur constant pour le plus jamais le perdre.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prières après la Communion

Vous voici, ô mon enfant céleste, renfermé dans ma poitrine, demeure hélas plus misérable et encore plus souillée que l'étable où vous êtes sont né! Ah, qui donc a bien pu vous pousser à cet acte de si tendre amour et de si profonde humiliation? Je me prosterne à vos pieds et je vous adore avec la même dévotion que Marie et Joseph ont eu au moment de votre naissance. Je crois en vous et je confesse que vous êtes mon unique Dieu, même si vous avez le corps d'un Enfant enveloppé de linges déchirés. Je vous en prie, augmenter ma foi en vous. Par le cœur et l'esprit, je m'unis à ces pieux bergers et à ces Anges du Ciel pour vous adorer, vous glorifier, vous louer et vous remercier. Comment pourrais-je m'acquitter de ma dette envers vous, vous qui vous êtes donné entièrement à moi? Je voudrais, moi aussi, comme l'ont fait les Rois Mages, vous offrir des présents. Mais que puis-je vous offrir, moi qui suis si pauvre, si malade, si impur à vos yeux, et qui plus est, souillé par un grand nombre de fautes et d'ingratitudes? Ah, Seigneur, que je suis pauvre! Mais n'êtes-vous pas assez riche et puissant pour me rendre, en un instant, riche par votre grâce? Je vous offre donc tout ce que je possède. Je vous donne mon cœur: rendez-le pur et pauvre comme le vôtre. Je vous donne ma volonté et toutes les facultés de mon âme. Je vous fais don de tout mon corps et de tous mes sens afin que je ne vive plus que pour vous et que je n'aime personne d'autre que vous. Oubliez mes péchés et tenez seulement compte des désirs que vous m'inspirez. J'ai tant envie de vous prier, de vous aimer et de sécher les larmes que vous versez pour moi, mais il y a en moi quelque chose qui vous fait pleurer et que mon aveuglement m'empêche de connaître. O Seigneur, vous qui voyez le fond de mon âme, donnez-moi un remède pour me guérir des maux qui vous affligent et accordez-moi les biens que vous estimez nécessaire pour mon salut. O mon Jésus, mon Père, mon seul bien, mon Epoux, désormais je comprends à quel point il est préférable de fréquenter une maison ou l'on pleure plutôt que de sen rendre dans une maison pleine de joie, parce que les souffrances de cette vie produiront le bonheur dans l'autre. Je préfère donc mille fois plus entrer dans l'étable où vous pleurez plutôt que d'entrer dans ces grandes demeures pleines des jouissances des puissants de ce monde. La joie la plus pure qu'on puisse éprouver sur cette terre est de pleurer avec vous. Embrassez-moi donc afin que nous puissions pleurer ensemble, vous par moi, moi par vous. Combien de douceurs et de grâces ne communiquez-vous pas à ceux qui pleurent avec vous ! Tenez-moi à écart des plaisirs de cette terre et de mon corps afin que mon esprit, libéré du poids de la chair, puisse vous posséder l'esprit toujours et toujours. O Joseph, mon père très cher, ô Marie, ma tendre Mère, j'offre ces saintes résolutions à l'Enfant-Jésus et faites en sorte qu'il les accepté, et en échange, donnez-moi votre amour ainsi que celui de Jésus Amen.

Invocations à Jésus après la Communion

Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prière à Saint Joseph

O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.

Prière à Jésus Crucifié

Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).

Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.

(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).

Prière

Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.

Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort

O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.

Memorare à la Vierge de Pompéi

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.

Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.

Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

À Presicce, une prodigieuse guérison en initiant les Quinze Samedis

Le Révérend Andrea Sponsiello Cera, de Presicce en Terre d'Otrante, écrivait l'avocat Bartolo Longo, directeur du « Rosaire et de la nouvelle Pompéi », le fait suivant, qui fut publié dans ce périodique dans le Cahier du mois de Mai 1888. "Le plus jeune des prêtres de cette commune, Don Cesario Chizzato, après cinq mois d'une constante hémoptysie, fut pris à l'improviste d'une pleurite et en Juin 1886, il était sur le point de mourir. Tous les moyens humains furent mis en oeuvre pour le sauver: mais, hélas, en vain! On pensa alors à avoir recours aux saints, mais également ceux-ci se montrèrent infructueux. Le jeune prêtre devait mourir immanquablement de phtisie. Le 19 de ce mois-là, je me trouvais à Rome pour régler mes affaires personnelles, quand je reçus d'un de mes confrères prêtres une lettre qui finissait ainsi: Notre pauvre don Cesario est désolé que vous ne puissiez assister à ses funérailles!... Très affecté par la douleur, je pensais que je n'avais pas d'autre choix que celui de recourir en personnes à la Vierge thaumaturge du Rosaire, dans son cher sanctuaire de Pompéi et d'aller baigner de larmes temple son autel pour lui extirper la grâce à force de prières. Le soir suivant, je partis de Rome pour me rendre à Naples, et le matin du 21 je me rendis à valle de Pompéi. Je célébré la Sainte Messe à l'autel de la Madone et la priai de tout mon cœur de bien vouloir montrer sa puissance en faveur de mon très cher confrère mourant. Entre temps, huit médecins furent appelés en consultation ce même (Juin 21) et tous, en partant, avaient déclaré qu'il avait très peu d'heures à vivre, raison pour laquelle le pauvre malade, muni des Sacrements, attendait la mort d'un moment à l'autre. Mais son agonie dura longtemps; si bien qu'à mon retour, le 23, je le trouvait toujours moribond. Son éprouvante agonie dura encore le 24 et le 25 Juin; et tous, non seulement à Presicce, mais aussi dans les paroisses voisines comme Acquarica del Capo, Barbarono et autres, nous nous sommes mis à prier le Seigneur pour qu'il redonne vie au malade ou du moins qu'il le fasse mourir tout de suite pour lui épargner trop de souffrances. Le soir du 25 Juin, c'était un vendredi, en prenant congé de l'agonisant (je pensais le faire pour la dernière fois), je lui dis: Don Cesario, la fonction des Quinze Samedis du Rosaire commencera demain, et s'il plaît à Dieu, elles se dérouleront comme ces six dernières années. De nombreuses âmes pieuses prieront pour votre vie temporelle et si cela va, gloire à Dieu. Sinon pour la gloire de votre âme, si c'est ainsi qu'il le veut elle! Le malade, qui ne parlait plus depuis longtemps, me fit un signe de la tête pour nous remercier de notre charité. Le matin du jour suivant (samedi, 26 Juin), je me rendis chez l'agonisant que je croyais déjà mort et oh, merveille ! Je le trouvait rétabli et endormi depuis une demi-heure. Je n'en croyais pas mes yeux. Je sortis pour me rendre à l'église afin de remercier la Reine du Rosaire, quand je tombai sur médecin traitant. Le visage en larmes, je lui annonçai que Don Cesario était sauvé. Mais le docteur me rit au visage et dit d'un air grave: Don Cesario est mort ! Quelque peu perturbé et déconcerté par son affirmation, je retourne immédiatement chez le malade; et que vois-je ! le cher jeune prêtre, non seulement était vivant, mais il était quasi guéri !... Dès lors, son état ne cessa de s'améliorer de jour le jour, si bien qu'il pût assister tranquillement à toutes les saintes fonctions données en l'occasion de la Fête du Rosaire qui avait lieu le premier dimanche d'octobre. Aujourd'hui, Don Cesario est complètement remis et tout le monde en est émerveillé y compris les médecins. Rendons gloire à la Madonne de Pompéi de nous l'avoir guéri ! Tout ce que je viens de rapporter ici, je puis le confirmer et je l'atteste, tout comme peuvent en témoigner tous ceux qui considèrent comme miraculeuse la guérison de notre bien-aimé D. Cesario Chiazzato. Père Andrea Sponsiello Cera."

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02 novembre 2009

Les Quinze samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 2/15

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Les Quinze samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

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Deuxième samedi

Deuxième Mystère Joyeux

La Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie à sa cousine Élisabeth

(Luc 1,39-56)


La grâce de l'Esprit Saint n'admet pas de longs retards: elle veut une fidèle concordance et exige une résolution immédiate. Et Marie, docile à l'inspiration de l'Esprit Divin, se conforme aussitôt à la Volonté de Dieu. Dès qu'elle a conçu en son sein le Rédempteur des hommes, elle est prête à satisfaire son désir de bénir le genre humain de détruire le péché. Dieu voulait sanctifier le Précurseur Jean, lié au péché originel, manifester la gloire et la puissance de son fils dès les premiers moments de son Incarnation et combler remplir les deux mères d'une nouvelle allégresse et de nouvelles grâces. Marie, pleine de l'amour de Dieu et de charité envers son prochain, malgré le chemin malaisé, les voies difficiles, sa jeunesse, sa fragilité de femme, son état présent de Mère du Fils de Dieu, quitte rapidement son humble chambre de Nazareth en Galilée, et à entreprendre le voyage long et éprouvant voyage, qui la conduira à Hébron, sur les monts de Judée. O mon âme, combien de bonnes inspirations tu as du refouler en toi, mon âme, qui répondaient certainement à des desseins précis de Dieu en vue de sa propre gloire, et de ton propre ton salut et de celui de ton prochain. Regarde: Élisabeth, qui a déjà atteint un certain âge, attend un enfant et elle a besoin d'une confidente et la console. Et la Vierge aimante, qui dépasse les Séraphins en amour et en beauté, décide de venir aussitôt la trouver; elle ne perd pas son temps durant le voyage, au contraire, elle brûle les étapes, car nul stimulant n'est plus fort que la charité envers son prochain. L'amour de Dieu, quand il règne dans un cœur, n'est jamais oisif, il encourage toujours l'âme a faire le bien autour d'elle, sans égard à ses propres préoccupations; car l'amour de Dieu et de son prochain est un seul et même amour qui s'adresse tantôt à la cause, tantôt à l'effet, tantôt au Créateur tantôt à la créature. C'est cette vertu qui, seule, guide Marie et non pas l'envie de distractions et de plaisirs, non pas le désir de voir ou d'être vue, ce genre de curiosité et d'ostentation qui sont généralement les motifs principaux de nos visites. Reflète-toi ô mon âme, dans la fervente et vraie charité de Marie: confonds-toi et reconnais que tu ne possède pas le véritable amour de Dieu. O Mère Divine, Mère d'amour, montrez-moi votre immense charité; ayez pitié de moi, malheureuse créature, qui trop souvent s'est montrée récalcitrante envers Dieu. Illuminez-moi de votre saint amour, et liez-moi fortement par des chaînes pour que j'aime Dieu par-dessus tout et mon prochain comme moi-même.


Que de vertus Marie ne révèle-t-telle pas au cours de ce voyage! Vu sa profonde humilité, elle ne prend en considération ni la grandeur de sa dignité ni l'énorme différence qui existe entre le Fils qu'elle porte et celui que porte Élisabeth! La Servante du Seigneur ignore ce que veut dire le différentes classes de ma société et leur étiquette, ces lois bizarres qui régissent le monde et qui n'ont été inventées que pour satisfaire notre orgueil et notre vanité. Observe de quelle manière Marie salue Élisabeth. La vraie charité prévient les désirs d'autrui, sans aucun intérêt temporel. Si la Charité divine ne nous satisfaisait pas par avance, si elle ne venait pas au-devant de nos désirs chaque jour, aurions-nous connu Dieu? Penserions-nous à Lui? A cette salutation de Marie, à cette voix devenue partie intégrante du Verbe de Dieu, s'ensuit le plus grand de tous les miracles: Jésus, du sein de sa mère, sanctifie l'âme de Jean ce qui le fait exulter dans le sein de sa mère, puis Jésus remplit Élisabeth de l'Esprit Saint. Et ceci parce que Jésus, tout d'abord, manifeste sa vertu divine envers les autres créatures par l'intermédiaire de sa mère avant de la manifester par lui-même. Et c'est ainsi que la présence de Jésus-Christ dans le Très Saint Sacrement de l'autel produit les plus admirables effets sur les vrais fidèles. Apprends, ô mon âme, que ce que tu attends du Ciel ne peut venir que par l'intermédiaire de Marie. La première grâce communiquée aux hommes par le Verbe incarné, il l'a faite depuis le sein de Marie et par l'intermédiaire de sa voix. O Mère de toutes les grâces, combien votre voix est puissante! Faites-la résonner dans mon cœur, et tout au moins, faites-la entendre à votre Fils en ma faveur! O Vierge Sainte comment puis-je vous louer et vous célébrer dignement? Je l'apprendrai d'Élisabeth et durant toute ma vie, je m'exclamerai avec elle, à haute voix: « « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et béni est le fruit de votre sein! » (Luc 1, 42). Comment l'hérésie peut-elle blâmer les hommages que nous rendons à la Mère de Dieu, honneurs inspirés par l'Esprit Saint et inséparables de ceux que nous rendons à son Fils?


Élisabeth poursuit: « Et comment m'est-il donné que vienne a moi la Mère de mon Seigneur? » (Lc 1,43). Élisabeth, qui connaît bien la grandeur du Fils de Marie, l'appelle Seigneur... Avons-nous les mêmes sentiments envers Jésus-Christ, lorsque Celui-ci nous rend visite dans la Communion? Sa divine présence aussi bien que sa grâce dans le merveilleux Sacrement de son Corps et son Sang nous font-elles éprouver les mêmes sentiments de joie, de foi et d'humilité? Élisabeth, sous l'effet d'une lumière divine, reconnaît en Marie, la Mère de Dieu, et elle ajoute: « Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur! » (Lc 1,45). Chaque chose viendra en son temps. C'est alors que Marie, pleine de lumière et de grâce, de reconnaissance et d'amour, l'âme réellement humble, confiante dans les bienfaits de Dieu, pénétrée de ses miséricordes, se met à chanter ce Cantique divin, en signe reconnaissance et d'amour, de prophétie et de louange pour les dons de Dieu. Elle nous instruit sur le présent et nous prédit ce qui adviendra au cours des générations futures: « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit trésaille de joie en Dieu mon Sauveur parce qu'Il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc 1, 46-48). Elle évoque tous les bienfaits de Dieu dans le passé: « Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes aux cœurs superbes » (Luc 1, 51). Elle prédit l'avenir et la foi que le peuple a dans les promesses de Dieu pour les siècles à venir jusqu'à la fin du monde: « Sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.... selon ce qu'il avait annoncé à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais! » (Lc 1, 50 et 55). O mon âme, quand tu te laisse éblouir par de fausses splendeurs ou par des illusions de grandeur toutes humaine, reconnais que seul est grand et tout doit se rapporter seulement Dieu à sa gloire. Quand la soif des plaisir t'attire pense que seulement en Dieu il y a la vraie certitude, les plaisirs purs et durables. Quand le venin de l'orgueil ou de l'amour propre t'entraîne, considère ton néant et rappelle à ton cœur le souvenir humiliant de tes propres péchés, ce qui était impossible ce qu'il pour Marie car elle était immaculée. O Marie, dès ce moment, vous vous êtes montrée la vraie Mère de toutes les grâces et j'espère à présent que par la vertu de ce mystère de votre Rosaire, vous me donnerez la grâce d'aimer grandement Jésus et de sauver mon âme, car vous êtes la dispensatrice universelle des grâces et aussi l'Espérance de tous et mon Espérance. Je remercie Dieu qui m'a fait comprendre que je dois mon Salut aux mérites de Jésus-Christ et à votre intercession. Ô Marie, priez pour moi, et recommandez-moi à votre Fils. Vos prières ne peuvent pas être refusées car ce sont les prières d'une mère à un fils qui l'aime. Mieux que moi vous connaissez mes misères et mes nécessités car je ne sais plus quelles sont les grâces dont j'ai besoin. Je m'abandonne donc à vous, je vous fais confiance en vous devez me sauver. Ainsi soit-il.


Vertu: La Charité


Pratique: Exercez votre charité envers votre prochain en visitant les hôpitaux et tous les endroits ou se trouvent des malheureux, des malades ou des prisonniers, ou en secourant les pauvres.. Parlez de Dieu durant vos moments de détente et durant vos visites de courtoisie. Secourez aussi les âmes du Purgatoire par des Rosaires, des communion, des Messe, des indulgences, des aumônes et des mortifications. Dans le Sanctuaire de Pompéi, pour chaque Messe célébrée à n'importe quel Autel, une âme est libérée du Purgatoire. Une oeuvre très profitable à votre salut et au soulagement de ces pauvres âmes est l'acte dit « héroïque par lequel nous nous désistons en leur faveur du mérite de toutes nos bonnes œuvres.


Oraison jaculatoire: O Marie, vous qui êtes bénie entre toutes les femmes, visitez mon âme et sauvez-la.


Prières avant la Communion du deuxième samedi


J'adore, ô Jésus, la grandeur de vos desseins, de votre sagesse et de votre dessins de votre miséricorde. A peine descendu sur la terre, vous avez voulu accomplir votre premier prodige, par l'intermédiaire de votre Mère, Marie, pour la faire connaître au monde comme notre Avocate et la dispensatrice de vos grâces: que vous soyez soit béni! Une seule visite apporta de l'allégresse chez Élisabeth, sanctifia Jean encore dans son sein, consola Zacharie qui se mit à louer Dieu. Que de bienfaits ne dois-je donc pas espérer ce matin, moi qui recevrai la visite du Fils de Dieu, l'Auteur de toutes les grâces? Mais je sais très bien que vous ne les accordez que par l'entremise de votre Mère, qui est la Mère de tous les hommes, l'Avocate des pécheurs. Eh bien, ô Vierge sainte, accomplissez ce matin votre devoir de coordinatrice. Venez vite visiter la pauvre demeure de mon âme, et portez-y Jésus; qu'il vienne y résider et en prendre possession. Votre visite et la sienne, j'en suis certain, ne seront pas infructueuses. La Mère de la grâce, bénie entre les femmes, ne peut pas manquer de pitié à la vue de tant de misère et de désolation. Mon âme est atteinte de nombreux maux, d'affection déréglées, de mauvaises habitudes et souffre des péchés commis. Ces maux virulents me portent peu à peu vers une mort éternelle. Mais vous, ô Trésorière de Dieu, vous pouvez me l'enrichir, vous pouvez me la guérir ce matin par les Chairs Immaculées et le sang précieux de votre Fils. Ici, je confesse mon indignité: je ne suis pas digne de votre visite, mais dites une seule parole à votre ton Fils béni et je serai purifié. O Marie, vous êtes Bienheureuse car vous avez cru: prêtez-moi donc votre Foi, votre pureté, votre humilité, votre Charité.


O Élisabeth, vous qui avez été pleine de l'Esprit Saint, faites-moi participer à votre allégresse et à votre humilité.


O Jean-Baptiste, sanctifié par le son de la voix de Marie, couvrez-moi de votre sainteté, afin que je reçoive plus dignement la visite de Jésus et de Marie dans mon cœur.


O Saint Joseph, époux de Marie, avec vos affections si pures, accompagnez-moi maintenant que je vais recevoir Jésus des propres mains de sa très pure Mère.


Et vous, anges du Seigneur, qui avez accompagné votre reine des Monts d'Hébron, et qui avez été témoins du premier prodige de Jésus, accompagnez-moi et soutenez-moi en cet instant où Dieu, dans sa bonté infinie s'abaisse à visiter sa créature pour l'élever jusqu'à lui!...


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prières après la Communion


Qui me donnera les paroles de gratitude et de reconnaissance, ô mon bon Jésus, pour vous remercier de l'immense faveur que vous me faites aujourd'hui? comment avez-vous pu vous abaisser autant pour visiter cette âme misérable qui est la mienne? Oh, comme j'aimerai avoir l'affection, la reconnaissance, la foi, la piété, et l'humilité d'Élisabeth et de Zacharie, pour vous louer dignement ô mon Dieu! Mais puisque vous êtes en moi ô mon adorable Sauveur, je voudrai avec eux vous louer et vous remercier: D'où me vient ce bonheur que mon Seigneur et mon Dieu vienne à moi?... Béni soit le Seigneur, Dieu d'Israël qui a visité son peuple et a tout fait pour sa rédemption. Oui, mon Jésus, je vous vénère, je vous adore, je vous remercie et je vous aime. Je joins vous remercie mes bénédictions à celle des Anges et les Saints qui sont au ciel, à celle des âmes des justes qui sont sur la terre, à toutes les bénédictions que vous donneraient les futures créatures si elles étaient sauvées et sanctifiées. Je vous aime de toute mon âme. J'entends vous aimer à chaque instant de ma vie. Je voudrais vous remercier en vous donnant toutes mes bénédictions et tout mon amour, en réparant les fautes commises par ceux qui blasphèment, outragent et vous renient, ô mon Dieu, mon Créateur, mon Sauveur et mon Rédempteur. Enfin, Je veux vous aimer avec votre propre Cœur, avec l'amour que vous portez à la Sainte Trinité, à votre Mère la Vierge Marie, avec l'amour que vous avez pour moi, car vous vous êtes fait homme, pour moi vous êtes mort sur la croix et pour moi vous restez dans ce Sacrement. Et vous, Mère de toutes les grâces, ma très chère Mère, daignez me visiter. Je ne vous demande pas de me faire cette grâce visiblement comme vous l'avez fait à tant de vos serviteurs et dévots, mais par votre grâce, par votre amour, par votre protection, avec votre Jésus, afin qu'il ne me soit plus jamais enlevé et que je ne l'offense plus jamais. Faites entendre à mon cœur votre douce voix de Mère et Reine de toutes les grâces afin qu'enivré par tant de douceur, il soit dégoûté de tous les plaisirs des sens et de la terre, et que son seul plaisir soit de vous aimer et de vous servir. Visitez-moi surtout quand je serai sur le point de mourir. Défendez-moi alors de mes ennemis, et conduisez-moi vous-même à Jésus, afin qu'avec Lui, je vous loue, je vous aime et je vous bénisse éternellement. En attendant, je ne me laisserai jamais de répéter aujourd'hui le cantique de vos prophéties: Mon âme exalte la grandeur du Seigneur.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.

Grâce de la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi

Flavia Cilea, Soeur de la Charité, malade depuis 12 ans, après avoir accompli les Quinze Samedis, est guérit en pénétrant dans le Sanctuaire de Pompéi.


Une sœur de la Charité, dénommée Flavia Cilea, vivait, en 1887, à San Nicola la Strada, un petit bourg près de Caserte, dans un orphelinat dirigé par les émérites Sœurs de la Charité. De faibe constitution et exténuée par de trop gros efforts, Soeur Flavia fut prise de violentes douleurs à l'épine dorsale au mois de septembre de la même année. Le Docteur Luigi Menditto, médecin traitant de cette pieuse institution, après l'avoir examinée, révéla à la Supérieure Provinciale, le triste avenir de la malade. La pauvre sœur Flavia était atteinte de tabès, une terrible maladie de la colonne vertébrale qui non seulement amène la paralysie des jambes mais porte aussi à la tombe. Les Supérieures, à la fois effrayées et effondrées par ce diagnostique pessimiste, mirent en oeuvre tout ce que la charité pouvait leur suggérer. Mais tous leurs soins soins affectueux se révélèrent vains et tous les remèdes inutiles si bien que l'état de Soeur empira de jour en jour, de mois en mois, d'année en année et qu'elle se réduisit à un état pitoyable. Elle fut visitée par le célèbre Professeur Salvatore Tommasi, qui affirma qu'elle était affectée d'une myélite avec sclérose en plaques, maladie de très mauvaise nature, et de plus, incurable et qui l'aurait fait souffrir d'une manière indicible. Et en effet, peu de temps après, la pauvre malade commença à avoir des souffrances inouïes. Elle avait des névralgies aigües à la tête, des douleurs atroces à la poitrine et aux épaules, et de continuelles attaques au cœur, devenu faible par suite de sa maladie de la colonne vertébrale. Brisée par des souffrances qui ne lui laissaient aucun répit, affaiblie par une totale absence de nourriture due à un manque d'appétit et surtout à une digestion difficile, elle se trouvait dans un tel état d'abattement qu'elle n'avait plus la force, je ne dis pas de parler, mais de formuler une pensée. A cela il faut ajouter le fait que ses jambes s'étaient paralysé au point qu'elle ne pouvait plus marcher ni même tenir debout. Dans cette région, on n'avait pas encore entendu parler de la récente fondation du sanctuaire dédié à la Très Vierge du Rosaire, à Valle de Pompéi. On ignorait les prodigieuses guérison effectuéesn par notre très puissante Mère. Et on n'avait donc pas la moindre dévotion au prodigieux titre de Notre-Dame de Pompéi. Jusqu'à ce qu'un jour, Soeur Vincenza Maria Palmieri, une soeur bonne et simple, raconte à ses consoeurs qu'elle avait rêvé que la Très Sainte Vierge du Rosaire, était entrée dans la chambre de Sœur Flavia, s'approchant du lit, elle s'était adressée à la malade en ces termes: « Prie et aies foi en moi et tu guériras ». A ce récit, Soeur Flavia, qui sentait déjà venir la mort, répondit à Sœur Palmieri et aux autres Soeurs présentes: « Vous vous trompez: la Vierge veut me prendre avec elle.... parce que je vais bientôt mourir. » Peu de temps après, certainement par un fait de la Providence, arriva un fascicule du périodique « Le Rosaire et la nouvelle Pompéi ». il fut a immédiatement donné à la patiente, qui se mit à le lire avec beaucoup d'intérêt. Ce fascicule relatait le merveilleux miracle obtenu par Fortunatina Agrelli de Naples, le 8 Mai 1884, après une apparition de la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi qui avait enseigné à la jeune mourante napolitaine comment obtenir d'elle les grâces. Un grand étonnement fut la première expression de Soeur Flavia. Puis, poussée par un certain espoir, elle se mit aussi à prier avec toute l'ardeur qu'elle pouvait. Et elle a commencé la première neuvaine, puis la seconde, et puis aussi la troisième, et tous les jours, elle récitait le Rosaire en entier, avec ses quinze dizaines, conformément aux indications données par la Vierge Marie à Fortunanita Agrelli. Le vénérable confesseur de la Communauté, l'illustre Don Raffaele Michitto, l'encouragea à continuer ses prières à la Madonne de Pompéi, et lui conseilla de se confesser. Mais le Seigneur, pour ses raisons seulement connues de lui, ne voulut pas l'exaucer: au contraire, son état empira à tel point, qu'en avril 1887, elle fut prise d'une méningite mortelle, de douleurs fulgurantes aux jambes accompagnées de fortes contractions, et de paralysie laissant présager sa mort prochaine. Les Saints Sacrements et l'Extrême Onction lui furent administrés. Mais dans l'âme de sœur Flavia continuait à briller une foi indicible en la Madonne, car elle seule pouvait la guérir. En effet, après l'extrême Onction, elle eût un regain de force, et entreprit, du mieux qu'elle le put, et avec un fervent courage, la dévotion si agréable à la Madonne de Pompéi, les Quinze samedis du Rosaire, et sans interruption, elle récita les neuvaines pour implorer grâces dans les plus désespérées. Les faits justifièrent les espoir! En effet, à peine terminés les Quinze samedis, la malade se sentit mieux. Mais Madonne ne voulut pas accorder pleinement la grâce au terme de ce pieux exercice, car elle voulait récompenser la foi et la confiance de ces bonnes soeurs ici-même, dans le lieu de sa prédilections, dans le sanctuaire de ses miséricordes. Soeur Flavia, se sentant déjà mieux, voulut sortir lit, mais comme elle ne pouvait encore marcher, elle demanda à la Vénérable Supérieure de la faire porter à Pompéi car elle voulait rendre visite à la Sainte Vierge dans son Temple de Pompéi. Mais, craignant que ce long voyage soit trop pénible pour elle, ni la Supérieure, ni le médecin ne consentirent à la laisser partir. En revanche, ils jugèrent opportun de l'envoyer à Portici, station où se rendaient les pensionnaires pour les cures balnéaires. Durant leur séjour, un beau matin, la Supérieure dit soudainement: « Soeur Flavia vous pouvez aller à Pompéi ». Deux Soeurs l'ajustèrent donc sur une chaise puis la portèrent dans un carrosse fermé et la conduisirent au Sanctuaire si désiré. Lorsqu'elles y arrivèrent, Soeur Flavia, aidée par les deux Soeurs qui l'accompagnaient, descendit du carrosse et entra dans l'église. Et oh, merveille! Elle entra dans cette arche Sainte, que Dieu a rendu probatique. Parcouru toute l'église dans le sens de la longueur, sans en ressentir ni douleur, ni fatigue. Elle se prosterna et vénéra toute en pleurant notre Sainte Mère, puis communia. Et c'est à cet instant-là que prit fin cette longue et obstinée maladie qui l'avait horriblement fait souffrir durant douze années; et elle commença dès ce moment-là, à rendre les plus vives actions de grâces envers cette auguste Reine du Rosaire de Pompéi. Avec grâce et avec ferveur, elle confessa publiquement la faveur que lui fit notre Reine du Rosaire de Pompéi. Ce fait extraordinaire fut publié dans « Le Rosaire et la Nouvelle-Pompéi », cahier de septembre 1889, accompagné des attestations dûment signées de la supérieure des Sœurs de la Charité, Soeur Angelica Cerri, du Confesseur de l'Institut, le Révérend Chanoine Raffaele Michitto, ainsi que de l'attestation du Très illustre Evêque de Caserte, Monseigneur Errico dei Marchesi De Rossi, et de l'attestation du médecin traitant, le Docteur Luigi Menditto.

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31 octobre 2009

Les Quinze samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 1/15

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Les Quinze samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Texte du Bienheureux Bartolo Longo

Norme pour effectuer correctement les 15 samedis

Indulgences annexes


La pratique des Quinze Samedis consiste dans l'engagement de revivre, pendant quinze samedis consécutifs les quinze mystères du Rosaire, qui représentent, en résumé, l'histoire de notre salut, l'évangile que l'on prie avec la Mère de Dieu. Ce qui est important, surtout dans cette pieuse pratique, est la participation à l'Eucharistie, mémoire du Dieu incarné, mort et ressuscité; et donc la méditation d'un Mystère pour chaque samedi, et la récitation du Rosaire en entier, ou, au moins, de sa troisième partie. Il va de soi que, si on en ressent le besoin, on fera la confession sacramentelle avant de participer à l'Eucharistie. Cette pratique veut être une aide pour vivre une atmosphère spirituelle particulière tout en augmentant notre amour pour Dieu et pour la Mère Divine. Dans ce climat, l'âme est facilement amenée à faire de grands pas et découvre de nouveaux horizons dans le champ de l'esprit. Quand des situations difficiles ou des exigences particulières touchent notre sensibilité, et si on ressent donc d'une manière plus urgente le besoin de recourir à l'aide divine, les Quinze samedis sont un moyen que la spiritualité ce que la spiritualité a découvert pour obtenir des réponses du Ciel. L'histoire de la nouvelle Pompéi n'est qu'un entrelacement de ces appels et de ces réponses d'où la médiation de la Mère Divine émerge admirablement. Le Bienheureux Bartolo Longo, Apôtre du Rosaire, est l'apôtre des Quinze samedis, qu'il diffusa en son temps, dans le monde entier, et d'où émane dans les pages qu'il écrivait une spiritualité fascinante. Maintenant nous voudrions nous demander: Cette dévotion est-elle actuelle ? Peut-être qu'aujourd'hui, après la réforme liturgique et les nouvelles expériences du contact personnel avec la Parole, on reconnaît que la pratique des Quinze samedis apporte moins de force spirituelle. Mais pour y répondre, il suffit de faire en sorte que la Parole devienne notre prière avec Marie. D'ailleurs, si l'histoire ne peut pas être démentie, ce que nous as raconté l'apôtre des Quinze Samedis avec sa vivacité de style et une documentation précise est la réponse la plus simple mais aussi la plus convaincante: celle du prodige qui est la garantie de Dieu. Nous en donneront témoignage à la fin des méditations de chaque samedi, en reportant les narrations authentiques du Bienheureux.


Quelle période de l'année on pratique la dévotion des 15 samedis


Cette dévotion peut être pratiquée tout le temps, à n'importe quel moment, et chaque fois que l'on désire une grâce particulière; et on peut la répéter aussi souvent que l'on veut, car cet exercice d'adoration est destiné principalement à honorer la Très Sainte Vierge d'une façon particulière en méditant sur les Quinze Mystères de son Rosaire, comme Elle l'a Elle-même enseigné à Saint Dominique. Mais les moments les plus souhaitables sont ceux qui précèdent les deux grandes fêtes de la Vierge de Pompéi qui tombent le 8 mai et le premier dimanche du mois d'octobre, quand, à 12 heures, à Pompéi et simultanément dans beaucoup d'églises du monde, on récite la supplique à la Bienheureuse Vierge du Rosaire, car ce sont les moments les plus agréables à Marie et les plus valables pour recevoir d'ultérieures grâces le jour de sa Fête solennelle. Pour le 8 mai, le début est fixé au dernier samedi de janvier, excepté l'année ou le 8 mai tombe un samedi. En ce cas, le premier des Quinze Samedis sera l'avant dernier de janvier. Pour le premier dimanche d'octobre, le début des Quinze samedi correspond au dernier samedi de Juin. Qui, en raison de son état ou des conditions dans lesquelles il se trouve, ou pour des motifs d'affaires, ne peut dédier ses Samedis, peut le substituer par les Quinze Dimanches. On peut aussi célébrer la Quinzaine, c'est à dire quinze jours consécutifs pour ceux qui communient tous les jours, qu'ils soient Prêtres ou laïcs, avant ou après la festivité, ou durant une tout autre période, pour une des sus-dites raisons.


Utilité des 15 Samedis


Le Souverain Pontife Léon XIII, dans sa fameuse encyclique sur le Rosaire du 1er Septembre 1883, intitulée « Supremi Apostolatus officio » écrivait: «Le besoin de l'aide divine n'est certainement pas moindre aujourd'hui de ce qu'il était quand le glorieux Saint Dominique, pour soigner les plaies de la société, introduisit l'usage du Rosaire. Éclairé par une lumière suprême, il reconnut qu'il n'y avait pas de remède pour guérir les maux de l'époque que de reconduire les hommes au Christ, qui est la Voie, la Vérité et la Vie, par la Rédemption et d'interposer comme Médiatrice auprès de Dieu cette Vierge qui a le pouvoir d'éteindre toutes les hérésies. Il composa donc la formule du Saint Rosaire de telle manière que les Mystères de notre salut soient considérés dans l'ordre et que cette méditation s'entrelace, comme une chaîne mystique, avec la Salutation Angélique en y interposant les oraisons à Dieu, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ. Par conséquent, en recherchant le même remède à un mal semblable, nous ne devons avoir aucun doute que cette prière instituée par ce saint Patriarche, et qui produit des effets si salutaires pour le monde catholique, ne produise également les mêmes effets très efficaces pour conjurer les calamités et les mots de notre époque. Il affirmait: « Je désire que tout le peuple chrétien reprenne l'habitude de réciter chaque jour le Rosaire à la Très Sainte Vierge. Les Souverains Pontifes prédécesseurs abondèrent dans le même sens. Le Pontife de l'Immaculée Conception, le Bienheureux Pie IX, a dit dans son Bref du 3 décembre 1869: « Comme saint Dominique se servit du Saint Rosaire comme d'une épée invincible pour abattre l'hérésie des Albigeois.... De la même manière, les fidèles, de cette espèce d'arme qu'est la récitation quotidienne du Rosaire de la Bienheureuse Vierge, pourront plus efficacement combattre les erreurs qui, comment autant de monstres redoutables, bouleversent l'univers et les réduire à l'impuissance et ceci avec l'aide puissante de l'Immaculée Mère de Dieu et du Concile œcuménique que nous avons convoqué au Vatican. » Urbain VI, affirma que grâce au Rosaire, une pluie abondante de bénédiction tombe chaque jour sur le peuple chrétien. Léon X témoigna: "Le Rosaire fut institué comme le remède opportun contre les maux qui menacent le monde». En 1812, les Cortes d'Espagne déclarèrent solennellement que Dominique de Guzman n'opposa d'autre arme aux hérétiques que celle de l'oraison, de la patience et de l'instruction. Maintenant, aussi bien Léon XIII, que tous les autres Souverains Pontifes recommandent le Saint Rosaire tel qu'il fut institué par Saint Dominique, c'est à dire composé de quinze dizaines jointes à la méditation des Saints Mystères. La Sacrée Congrégation des indulgences, par décret du 6 août 1726, confirmé par Benoît XIII, le 13 du même mois et de la même année, déclara que « la méditation des mystères était nécessaire dans la récitation du Rosaire pour obtenir les indulgences, exception faite pour ceux qui ne jouissent pas de toute leur facultés. » L'excellence de cette dévotion, la plus douce et la plus noble entre toutes consiste en l'union de la vie active et de la vie contemplative, c'est à dire en la récitation de vive voix et d'une manière recueillie des plus belles prières de l'Église, et en la méditation de la vie mortelle de Jésus-Christ et de la Vierge Marie, à savoir leur amour pour nous, leurs souffrances et leur victoires. Saint Pie V affirmait: « Dès que cette dévotion commença à se propager, les chrétiens, éclairés par la méditation des mystères, enflammés par toutes ces prières, commencèrent à changer spontanément de vie, les ténèbres de l'hérésie se dissipèrent et c'est alors que la lumière de la Foi Catholique se mit à briller partout. » Un autre Saint Prêtre Napolitain écrivait:" Si je ne vois dans l'âme de mes pénitents un vrai changement en bien dans leur vie, je dirai bien franchement que c'est parce qu'ils ne font pas la méditation des mystères. » Il nous est facile de déduire de tout cela qu'il n'est point de dévotion plus propice que la pratique des Quinze samedis, pour obtenir le triomphe de la religion, la conversion des pécheurs et la paix dans les familles. Il nous faut également considérer qu'avec cet exercice, on ne fait rien d'autre que de promettre à Dieu de faire la Sainte Communion et de réciter le Rosaire en entier chaque samedi ou, au moins la troisième partie, en méditant sur les plus hauts mystères de notre Rédemption.


Avantage spirituels des Quinze Samedis


L'esprit du Rosaire est d'exprimer le culte parfait, intérieur et extérieur, la vraie prière suivie de ses œuvres. Bienheureuse est l'âme qui fait de cette prière son pain quotidien! Avec l'exercice des Quinze Samedis, l'âme acquiert alors une telle dévotion pour le Saint Rosaire et une telle faciliter pur les quinze étapes, qu'elle arrive à le réciter en entier tous les jours. Comme, en effet, nous pouvons le lire dans l'Histoire du Rosaire, beaucoup de ceux qui ont ressenti les effets des Quinze samedis, n'ont plus jamais cessé de réciter le Rosaire en entier chaque jour, et qu'ils reçurent, par son moyen, une grâce spéciale tous les jours et ceci jusqu'à leur mort. Une des raisons pour lesquelles, parmi tant d'âmes dévotes, peu son parfaites, réside dans le fait qu'elles prennent tout autre objet de méditation excepté la Passion de Notre Seigneur, alors que nous savons bien que tous les Saints n'ont d'autre modèle auquel se confirmer que celui de Jésus-Christ. C'est une des doctrines de Saint Thomas qui nous assure que mes Mystères de la Vie, de la Passion, de la Mort et la Résurrection de Jésus-Christ, ainsi que toutes les choses relatives à son humanité, nous emmènent, comme conduits par la main, vers l'acquisition de la plus nous plus noble et de la plus sûre perfection et à l'exercice parfait des vertus. Le Rédempteur Lui-même nous a dit qu'Il est la porte, la Vérité et la Voie, et que quiconque marchera sur cette route trouvera l'abondance des lumière et des faveurs célestes. Maintenant, en méditant chaque Samedi ou Dimanche sur un des Mystères, c'est à dire sur un des points principaux de la vie de Jésus et de Marie, on réussira à se souvenir à jamais de l'Un et de l'Autre, à savoir l'Evangile en abrégé. Et en se rappelant souvent, durant la journée, de tout ce qu'ils ont fait ou subi pour nous, on arrivera à acquérir la sainte habitude de méditer sur la Passion de Jésus-Christ et la Compassion de la Très Sainte Vierge, et notre amour pour eux deviendra, à chaque heure, plus lumineux. Et voilà comment le Rosaire conduit graduellement à l'amour de Dieu, but de toute perfection. Il s'ensuit que le vrai dévot du Rosaire est le véritable amant du cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie. Il bénit bien 150 fois Marie et bien 150 fois le nom de Jésus-Christ en réparation des blasphèmes contre le Saint Nom de Dieu. Le dévot, en méditant sur un passage de la vie de Jésus et Marie, se trouve stimulé pour se conformer à la pratique des vertus étudiées; et en mortifiant ses propres passions, ils s'améliorent lui-même. Et cela est la réparation la plus complète et la plus agréable à Dieu, lequel veut notre perfection. En effet, comme deux amis, étroitement unis par les liens de l'amitié, arrivent à s'imiter l'un et l'autre dans toutes leurs actions, ainsi, en conversant familièrement avec Jésus-Christ et avec la Vierge Marie, par la méditation des Saint Mystères du Rosaire, et vivant en union parfaite avec eux dans la Sainte Communion, nous pourrons nous rendre semblables à Eux, autant qu'il est possible à une nature faible et misérable comme la nôtre et suivre leur divins exemples en menant une vie humble, pauvre, cachée, patiente et parfaite. En introduisant donc la pratique des Quinze Samedis, on obtiendra tous les effets prodigieux du Psautier de Mariel, que nous expliqua ainsi le Bienheureux Alain: «La réforme des coutumes dans les familles et dans les peuples, la pénitence, la contrition des péchés, le détachement et le mépris des biens terrestres, le respect et la vénération de l'Eglise, fera atteindre plus facilement la plus haute perfection. "


Valeur de la pratique des Quinze Samedis


Si jamais quelqu'un indiquait un endroit où un trésor se trouve caché, tous les hommes, s'empresseraient d'accourir pour s'en emparer et s'en enrichir. Or, un trésor de richesse bien autrement précieuses et indéfectibles et des mérites céleste nous sont offerts dans la dévotion des Quinze Samedis du Rosaire. La richesse de ce trésor Céleste nous permet d'évaluer combien est efficace la récitation du Rosaire en entier, car c'est la prière la plus chère à Marie, celle qui est la préférée des Saints, celle privilégiée des Souverains Pontifes, la prière la plus courante chez les peuples, la plus favorisée de Dieu par de splendides miracles et confirmée par les plus grandes promesses que n'ait jamais faites la Bienheureuse Vierge. Ajoutons à tous ces mérites les grâces infinies que l'âme acquiert par la méditation sur la Vie et la Passion de Jésus-Christ. Mais l'excellente pratique des Quinze Samedis ne contient pas uniquement ce qu'il y a de plus efficace dans le Rosaire, voire le souvenir des actions et des souffrances de Jésus; mais cette pratique exige aussi la fréquentation des Saints Sacrements, la Communion faite en mémoire de ce que fit pour nous le Sauveur, la persévérance dans la prière et fait appel à l'intercession de la Très Sainte Vierge. Et enfin, à toutes ces choses elle ajoute une particulière application dans nos actions pour plaire à Dieu et pour nous sanctifier durant ces quinze semaines.


Principaux exercices pour tirer de cette Dévotion les biens dont elle et féconde


Si le chrétien désire que ses demandes soient plus facilement exaucées par la Vierge Marie, il est nécessaire, avant tout, qu'il se remette en grâce et en paix avec Jésus au moyen de la confession faite avec des sentiments plein d'humilités et avec le désir de se corriger de ses propres péchés, de ses vices et de ses; et par dessus tout, il restera à l'abri du péché mortel, en veillant particulièrement à toutes ses actions, et il vivra dans un grand recueillement en évitant toutes les occasions de chutes. Les personnes pieuses et vertueuses doivent s'efforcer d'être précises même dans les choses les plus insignifiantes, pour l'amour de Jésus et de Marie. On a écrit que pour avoir toutes les qualités d'un véritable dévot de la Très Sainte Vierge, il serait bon de consacrer à la prière au moins une heure par jour. Et ce serait une heure bien consacrée, celle dédiée chaque jour réciter, en une ou plusieurs fois, le Rosaire dans son intégralité. Par conséquent, ce serait bien de demander à la Très Sainte Vierge, par la pratique des Quinze Samedis, la grâce de réciter le rosaire en entier chaque jour, de méditer les Saints Mystères et, avec une persévérance finale, d'en pratiquer les vertus à pratiquer les vertus de pour le reste de la vie. Il est également recommandé de se dédier, dans le courant de la journée, à quelques œuvres de charité, suivant les moyens dont on dispose par exemple. faire l'aumône, la visite aux malades, vêtir quelques pauvres, faire célébrer une messe ou distribuer quelques couronnes, ou bien encore enseigner aux autres à dire le Rosaire, ou bien encore enseigner le catéchisme aux enfants, aux ouvriers, aux paysans, aider par la prière et par des offrandes les missions catholiques, etc... dire de bonnes paroles à des dévoyés pour qu'ils se repentent, promouvoir l'association pour le maintien du Sanctuaire de Pompéi et des Œuvres de Bienfaisances, ce que la Sainte Vierge a démontré de beaucoup par les miracles qu'elle a octroyés; faire lire aux autres les prodiges et les grâces que distribue généreusement la Vierge du Rosaire, par amour de son Temple de Pompéi, grâces qui sont reportées fidèlement dans le journal « Le Rosaire et la Nouvelle-Pompéi ». Et qui peut le faire, unira à la Communion une pénitence qu'il s'imposera, comme par exemple la mortification des yeux, le jeûne, une heure de prière, une heure de silence, une heure de lecture sur le Rosaire etc... Mais surtout on honorera chaque Mystère par la pratique d'une vertu à l'image de Notre Seigneur Jésus-Christ et de la Sainte Vierge, le jour de la Communion et d'un Samedi à l'autre. Les personnes qui communiquent une fois par semaine, peuvent, durant sept jours, prolonger les fruits du Mystère célébré en le revivant dans les prières, les pénitences et les aumônes qu'ils feront durant la semaine en l'honneur du Mystère qu'ils célèbrent; répéter chaque jour l'oraison jaculatoire, s'exercer en la vertu qui a été méditée le samedi précédent; et ainsi, ils célèbreront les principaux Mystères de notre Religion en quinze semaines; ou encore en quinze jours: ce que fait l'Église en un an. Enfin, il est infiniment utile et souhaitable, pour gagner ainsi le plus d'indulgences possibles, que la dévotion des Quinze Samedis soit pratiquée dans une église ou dans une chapelle publique, là où est est exposée l'effigie de la Vierge de Pompéi.

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Premier samedi

Premier Mystère Joyeux

L'Annonciation à la Très Sainte Vierge (Luc 1, 26-55)


Enfin les cieux s'entr'ouvrent et celui que les prophètes appellent le Juste, le désiré des patriarches, l'Attendu des nations, l'Envoyé de Dieu, descend des demeures éternelles sur la terre. Le nombre des semaines de Daniel est accompli; les prophéties de Jacob sont confirmées, car le sceptre de Juda est déjà passé dans les mains d'Hérode, roi étranger. Une jeune fille, restée vierge, doit mettre au monde un homme qui est le Fils de Dieu. Mon âme, comprends-tu ces paroles: le Verbe s'est fait chair? .. O bonté et miséricorde du Seigneur! Il t'a tant aimé qu'il a voulu que Son Fils s'anéantît Lui-même, prenant condition d'esclave (Phil. 2:7), afin de pouvoir souffrir et mourir sur une Croix pour te délivrer de l'enfer et t'ouvrir les portes du paradis, et de se sacrifier chaque jour sur l'autel chaque jour pour demeurer toujours avec toi, se donnant même en nourriture dans la Sainte Communion. Très Sainte Trinité, je vous adore humblement, et vous remercie d'un tel amour. Le Père donne au monde son Fils: le Verbe consent à se faire Homme, et le Saint Esprit accomplit ce grand Mystère. Quelle pourrait être ma reconnaissance pour un si grand bienfait ? Considère, ô mon âme, d'une part, la haute dignité et les sublimes faveurs de la Sainte Vierge, et d'autre part, sa profonde humilité. C'est un Dieu qui créée Immaculée celle qu'il a choisie pour mère, et, dès le premier instant de sa conception, elle est élevée au plus haut degré de la sainteté. Voici les paroles du Seigneur dans le Cantique des Cantiques: « Il y a des jeunes filles sans nombre. Unique est ma colombe et qui soit parfaite... » (Ct 6, 8-9). Et celle-là fut la Mère de Dieu parce qu'une très grande humilité resplendissait en elle. Dans le Cantique, Marie est comparée au nard odoriférant parce que, comme le dit saint Antoine, la plante du dard, petite et très parfumée, représente l'humilité de Marie, dont le parfum monta jusqu'au Ciel, et attira en son sein virginal le Verbe Divin. Le Saint Archevêque Dominicain ajoute que ce fut cette vertu principale qui lui valut la dignité de Mère de Dieu. Saint Bernard conclut que si Marie plût à Dieu pour sa virginité, ce fut encore plus pour son humilité qu'elle a été choisie pour concevoir le Fils de Dieu: La Vierge elle-même, apparaissant un jour à Sainte Brigitte, lui dit: « Pourquoi aurais-je mérité une telle grâce de devenir Mère de Dieu, si ce n'est parce que je connaissais mon néant et que je m'humiliais? » Et Elle le disais dans son très humble Cantique: « Parce que Dieu a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante.... le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses » (Luc 1, 48-49). Elle regardait toujours avec admiration la grandeur de Dieu avec des yeux simple et humble colombe sans jamais perdre de vue sa propre faiblesse. Et cela fit tant d'effet à Dieu qu'il Lui adressât ces paroles: « Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes » (Ct 6, 1). Pour mériter encore plus cette Mère, Dieu ne veut point devenir son fils sans en avoir obtenu d'abord son consentement. Il lui envoie un messager céleste, l'archange Gabriel, la force de Dieu, pour lui révéler le grand événement de l'Incarnation du Verbe dans son sein. O grande et sainte humilité de Marie qui la faisait paraître petite mais qui la rendait grande devant Dieu! indigne à ses propres yeux, mais digne, aux yeux du Seigneur. Et comme saint Bernard je dirai: « comment, ô Marie, avez-vous pu unir dans votre cœur une idée de vous-même aussi humble, à tant de pureté, à tant d'innocence et à un ensemble si parfait de toutes les vertus? O reine très humble, soyez mille fois bénie, car c'est par vous que Dieu a accompli notre rédemption; donnez-moi, je vous en conjure, le don de l'humilité et celui de vous aimer et d'aimer votre Fils Jésus.


O mon âme, rends-toi compte: l'ange n'est pas envoyé dans de grandes villes, dans des palais des princes, chez filles de roi couronnées d'or, mais à Nazareth, une toute petite ville, à une vierge, épouse d'un artisan, Joseph. Ce n'est donc pas la naissance, ni les dons de la nature qui attirent les regards de Dieu: le vrai mérite à ses yeux est l'humilité, la modestie, l'innocence et l'amour de la pureté. Ainsi qu'il a été révélé a Sainte Élisabeth, religieuse Bénédictine, Marie vivait retirée dans son humble demeure et priait Dieu avec grande ferveur avec grande ferveur pour qu'il n'attende plus pour faire venir au monde le Rédempteur promis, quand l'archange Gabriel lui apparut. Il lui donna trois titres incroyablement élevés. Le premier la salue personnellement: « Je vous salue, ô pleine de grâce ». Vous êtes la plus sainte de toutes les créatures, Vous êtes le trésor des grâces et des faveurs de Dieu. Le second de ces titres se rapporte à Dieu Lui-même: « le Seigneur est avec vous ». Donc vous êtes protégée, accompagnée, gouvernée par Lui. Le troisième à trait à l'humanité: « Vous êtes bénie entre toutes les femmes », c'est à dire que vous êtes privilégié, et au-dessus de toutes les autres femmes... Avec quel respect devons-nous adresser ces mêmes paroles à Marie quand nous récitons le Rosaire? En écoutant les paroles de l'Ange qui lui parlent de Dieu, Marie se trouble. Les louanges la perturbent, l'épouvantent. Elle ne s'attribue rien à Elle-même, mais tout à Dieu. Elle se trouble, comme Elle le dit à Sainte Brigitte car remplie d'humilité, elle détestait les louanges et voulait que Dieu seul, son Créateur et bienfaiteur soit loué et glorifié. Quelle différence entre Marie et Lucifer! Celui-ci, se voyant beau, aspira, comme le dit Isaïe, à placer son trône au-dessus des étoiles et à se rendre semblable à Dieu. Et qu'aurait-il donc prétendu s'il s'était vu orné des mérites de la Très Sainte Vierge? Marie, au contraire, n'agit point ainsi. Plus Elle se voit exaltée et plus Elle s'humilie, et ce fut cette h humilité parfaite qui charma le Roi des rois. « Et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. » (Lc 1,29). Et toi, ô mon âme, comment imites-tu Marie lorsque tu reçoit les louanges des hommes? Pleine d'orgueil, tu crois vraiment les avoir méritées; tu t'y complais et tu fais semblant de les décliner, mais ce n'est que pour t'en attirer de plus grandes. Que de honteuses chutes n'as-tu pas faites causées par ta vanité et ton orgueil!... O Marie, ô divine réparatrice de tous nos maux, ô digne Mère de Dieu, combien suis-je confondu par votre humilité! Et c'est pour cette raison que « toutes les générations vous dirons bienheureuse » (Lc 1,48). Que de regrets n'ai-je pas d'avoir offensé Dieu par mon orgueil et d'avoir ainsi contristé votre cœur, si doux et si humble. Mais si vous daigner jeter sur moi un regard compatissant, alors je serai réconcilié avec Lui. si j'apprends à vous aimer, je cesserai d'être malheureux, car de vos mains découlent toutes les grâces: Vous pouvez sauver qui vous voulez, Ô vous qui êtes pleine de grâce, sauvez mon âme!


Finalement rassurée qu'elle ne perdra pas sa virginité, Marie donne son consentement: « Je suis la Servante du Seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole » (Lc 1,28). O paroles bénies qui ont consommé le mystère de l'Incarnation, accompli les prophéties, réparé la faute de nos premiers parents et les conséquences douloureuses du triste colloque entre Eve et l'Ange des Ténèbres. Paroles admirables où brillent la foi la plus vive, l'humilité la plus profonde, l'obéissance la plus entière, l'amour le plus tendre et l'abandon le plus parfait à la volonté de Dieu. Paroles que l'Église, par reconnaissance à Marie, répète trois fois par jour dans la prière de l'Angélus. Répète-les aussi sans cesse, ô mon âme, avec les mêmes sentiments de Marie. Apprendre à être humble et résignée sur ce qui est Dieu décidera pour toi. Humilie-toi car tu es loin de ressembler à Marie; et ce qui est pire, tu ne sais ni pleurer, ni prier. Commence dès à présent, à sortir de ton état déplorable, à détester ta vie désordonnée et commence à t'adonner à la prière. Et si tu as le cœur brisé, adresse-toi à Marie et demande-lui que par amour de son Annonciation, Elle veuille bien changer ton cœur avec le sien si humble et si pur. O puissante Mère de Dieu, Océan de bonté et de miséricorde, si je pouvais vivre sous votre protection, combien je serai heureux. A partir d'aujourd'hui et jusqu'à ma mort, je ne cesserai jamais de vous saluer, de vous aimer, de vous invoquer par la prière que vous préférez, et que vous-même m'avez enseignée, je veux parler de votre très grande humilité, votre pureté, votre plénitude de grâces, votre divine maternité divine, et le mystère de ma rédemption. Reine du Rosaire qui avez fait surgir une source de grâces à Pompéi encore recouverte de ruines païennes pour nous faire comprendre que c'est vous qui rendez la vie aux pécheurs qui vous invoquent et que c'est grâce à vous que nous retrouvons Jésus que nous avions perdu par nos péchés, faites, ô Mère de Miséricorde que Jésus règne dans mon cœur, qu'il soit le maître absolu de toutes les puissances de mon être, afin que je ne vive plus que par Lui et en Lui, afin que je mérite d'être réuni à Lui pendant toute l'éternité. Que Notre Dame de Pompéi, notre soutien, notre consolation et notre gloire, soit aimée et bénie par tous les peuples. Ainsi soit-il.


Vertu: l'humilité, comme celle de la Très Sainte Vierge.


Pratique: humiliez-vous intérieurement à la vue de votre grande misère. Humiliez-vous également extérieurement en occupant le dernier rang et en laissant passer devant vous vos égaux et inférieurs. Acceptez dès maintenant, et sans vous justifier, les reproches justes ou injustes qui vous sont faites. Faites taire votre orgueil en parlant modestement et jamais de vous, ni en bien, ni en mal.


Oraison jaculatoire: O Marie, Vierge et Immaculée, rendez mon cœur pur et humble comme le vôtre.


Prière avant la communion du Premier samedi


O Jésus, Verbe éternel, je vous adore caché dans le Sacrement de l'autel, comme je vous adore caché dans le sein virginal de Marie. Je vous rends grâce de vous être fait homme, et de ce que vous avez choisi pour Mère une créature semblable à nous. O Cœur très humble de mon Jésus, qui me donnera l'humilité de votre Mère Immaculée pour vous attirer dans mon cœur? Hélas, il est bien indigne d'un tel bonheur! Comment oserais-je m'approcher de vous et m'unir à vous, source de toute pureté et de toute sainteté, moi qui succombe sous le poids de toutes les imperfections? Ayez pitié de moi et par votre divine Incarnation, accordez-moi les vertus qui me manquent pour vous recevoir dignement.


O Marie, digne Mère de Dieu, par la joie indicible que vous avez éprouvée quand, après l'Incarnation, vous avez senti en votre Sein le Fils de Dieu fait Homme, Votre Créateur, devenu votre enfant, accordez-moi un peu de votre amour et de votre Foi humble et forte, afin que je reçoive dignement votre Jésus. J'unis mes désirs, mes affections, mes adorations et mes remerciements à tous ceux que vous avez adressés au Fils de Dieu pendant les neuf mois que vous l'avez porté dans vos charitables entrailles.


Saint Gabriel, vous qui avez été l'ambassadeur et le ministre du Mystère de la Rédemption, et vous, Anges du Paradis qui avez été les spectateurs émerveillés de cette grande œuvre de l'Eternel, qui s'est fait petit enfant dans le sein d'une de ses créatures, adorez-Le pour moi et bénissez-Le pour cette faveur qu'il va me faire en se donna à moi.


Saint-Joseph, très chaste époux de Marie, choisi par la Sagesse Divine pour devenir le Père putatif du Fils de Dieu, enflammez mon cœur des sentiments d'amour, d'humilité et de vénération dont vous avez été pénétré quand vous avez su par l'Ange, puis par la Vierge Elle-même, le Mystère de l'Incarnation du Verbe, afin que j'apprenne à connaître mon néant.


Et vous, mon très doux Ange gardien, accompagnez-moi à la Sainte Table et remplissez mon âme des sentiments les plus humbles et les plus saints. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je vais m'approcher de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


O Jésus, Roi de gloire, comment avez-vous pu daigner visiter un ver de terre aussi vil et, ce qui est encore plus digne d'admiration, une âme pécheresse comme la mienne? O si l'humilité vous plaît à ce point pour qu'elle ait pu vous tirer du ciel pour vous mettre dans le sein de Marie, je m'humilie devant vous et je me sens indigne de vous posséder. Je vous confesse qu'ayant si souvent péché, j'ai blessé votre cœur et que je ne mérite aucune grâce. Mais maintenant je veux réparer mes fautes. Je me jette en toute confiance dans les bras de votre miséricorde, et je vous le répète: « Je veux vous aimer, mon Dieu, mon Rédempteur, mon Jésus, mon ami, mon Bien-aimé, je veux vous aimer. J'unis mon amour à celui de la Très Sainte Vierge pendant les neufs mois qu'elle vous porta en son sein et à l'amour de votre très fidèle et très chaste Père nourricier saint Joseph. Pour chaque battement de mon cœur, je veux vous offrir de continuels, à partir d'aujourd'hui et durant toute; je veux vous les offrir en union avec tous les battements du Cœur si humble et si Immaculé de Marie, en union avec tous les instants de sa vie consacrée entièrement à votre amour. Merci, ô Père éternel, ô l'Esprit de l'amour, de ce que vous avez fait en nous donnant votre Divin Fils et j'unis mes remerciements à ceux des nombreux saints qui furent d'abord des pécheurs comme moi, et qui furent ensuite sauvés par votre Sang Divin, et à ceux de toutes les âmes qui sont dans le ciel. Par dessus tout, je veux vous remercier, O mon Jésus, avec les mêmes sentiments d'humilité et de reconnaissance de la Vierge Marie, votre mère, lorsqu'elle appris par l'archange Gabriel sa maternité divine; avec les mêmes sentiments d'humilité et de reconnaissance de Saint-Joseph, lorsqu'il apprit, par le même Archange, son rôle de Père putatif et d'époux de la Mère de Dieu. Et vous mon ange gardien, témoin de mes actes d'orgueil, aidez-moi à changer ma vie et mes habitudes, aidez-moi à devenir plus dévot à Marie. Conduisez-moi à Elle et implorez-la de me donner l'humilité, l'amour de Dieu et la persévérance finale. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

A Manduria, la veille du premier samedi


Un fait surnaturel survint le soir du vendredi 29 juin 1888, dans la ville de Manduria dans la province de Lecce. Le 30 Juin, dans le Sanctuaire de Pompéi aussi bien que dans de nombreuses villes italiennes et étrangères, commençait la pieuse pratique des Quinze Samedis du Saint Rosaire, préparatoire à la grande fête solennelle du mois d'octobre. Ce fut donc la veille du premier samedi du Saint Rosaire que la Reine Céleste voulut donner à la population de Manduria une attestation de sa satisfaction pour le saint exercice que lui dédient ses fils bien-aimés, pendant trois mois consécutifs, dans le le Sanctuaire de Pompéi et dans mille autres lieux du monde. Angela Massafra, jeune fille de vingt-quatre ans, était alitée depuis déjà trois ans était dans son lit, souffrant d'une paralysie interne. Toute contorsionnée et couverte de plaies, elle en était arrivée aux derniers degrés de la consomption avait atteint le niveau de consommation. Les Médecins l'avaient condamnée et au cours de la deuxième quinzaine de juin, on lui administra le Saint Viatique et l'Extrême Onction. Bien que déjà préparée à mourir, elle n'avait toutefois point perdu sa confiance en Notre Dame de Pompéi à laquelle elle se recommandait sans cesse. Elle se trouvait donc ainsi réduite quand un soir, elle vit entrer dans sa chambre une dame inconnue qui s'approcha de son lit comme pour lui faire une visite puis s'éloigna sans rien dire. Elle en parla à ses parents qui ne virent dans ce récit qu'un effet d'hallucination produit par la fièvre. Mais le 29 juin, en état de veille, elle revit cette même dame, lumineuse et vêtue de blanc, qui entre de nouveau dans sa chambre avec un air bon et compatissant. La jeune fille effrayée ne savait que penser d'une aussi mystérieuse apparition. Puis la dame inconnue se leva, et posant sur le lit de la malade un vase d'albâtre rempli de fleurs semblables à des lys, en répandit silencieusement une partie. Les lys épars étaient au nombre de quinze, et sur chacun d'eux Angela lut ces deux mots: « Quinze Samedi ». La dame lui adressa alors la parole. Que lui dit-elle? Nous ne le savons pas car son confesseur a jugé opportun de ne pas le révéler. Nous savons seulement qu'elle se fit reconnaître comme la Vierge de Pompéi et qu'elle lui assura que la dévotion des Quinze Samedis lui était particulièrement agréable et qu'elle accordait de grandes grâces à tous ceux qui la pratiquent. Puis, pour lui donner une preuve matérielle de sa Charité, la Madone, levant le voile dont elle avait la tête recouverte essuya, avec ce voile, la sueur du visage de la pauvre malade; enfin, rassemblant les lys épars sur le lit, elle quitta la chambre à pas lents, laissant derrière elle une trainée lumineuse. Angela en demeura abasourdie et comme hors d'elle-même; elle avait l'intuition d'être guérie et attendait impatiemment que je jour soit revenu pour se lever. Et en effet, le matin du 30 Juin, premier des Quinze Samedis, la jeune fille se leva, s'habilla et marcha: elle était véritablement guérie. Le médecin lui-même, M. Tommaso Massari, cria au miracle; car, après l'avoir examinée, il constat que toute trace de maladie avait disparu. Angela se rendit aussitôt à l'église pour remercier Dieu et sa Très Sainte Mère. Sa démarche était assurée et elle avait tout l'aspect d'une personne en bonne santé. Le miracle fut aussitôt connu; la population de Manduria tout entière en fut le témoin et la confiance en Notre Dame de Pompéi devint dés lors illimitée. Le Docteur Tommaso Massari, qui avait soigné la malade, et Monsieur l'Abbé Leonardo Tarentini, son confesseur, qui lui avait administré les derniers sacrements, nous envoyèrent le procès-verbal de la guérison. Angela vint aussitôt à Valle de Pompéi, et nous avons entendu de sa bouche les détails relatifs à la mystérieuse apparition. Ces deux importantes attestations peuvent être lues, littéralement rapportées, dans le périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », cahier de Septembre, année 1889.

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01 octobre 2009

Le Rosaire avec la Servante de Dieu Lorena d'Alessandro

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La Servante de Dieu Lorena d'Alessandro

1964-1981

Lorena D'Alessandro est né à Rome, a Borgo La Rustica, le 20 Novembre 1964. A l'âge de dix ans se manifeste une tumeur du tibia de la jambe gauche et elle subit une intervention chirurgicale à la clinique Gemelli: et greffe de la moelle osseuse. Après plusieurs mois, elle reprend l'école et suis ses cours avec attention. Elle se sent poussée a faire des études littéraires, et elle écrit également des poésies. En Juin 1976, l'infection se reproduit à nouveau. L'on décide alors une solution radicale: l'amputation de sa jambe gauche. « Il n'y a pas d'autre d'alternatives : la jambe ou la vie, et mes parents ont choisi la vie pour moi! », écrit-elle dans son journal. Durant cette tragédie Lorraine montre un courage et sérénité supérieurs a son âge. Et c'est elle qui réconforte ses proches: « Maman, ne t'inquiète pas, j'aurai une jambe de bois et je pourrai marcher ». Et après une quinzaine de jours, au plus grand étonnement des médecins, elle pouvait marcher normalement avec le membre orthopédique. Entre-temps, elle a rejoint un groupe de garçons post confirmation de sa paroisse de Notre-Dame de Czestochowa, dirigé par des moines bénédictins de Silvestrini. Elle mûrit rapidement dans une spiritualité solide et manifeste un désir vif de se donner aux autres: « Je comprends que mon bonheur est et sera toujours de servir pour le bonheur des autres, en mettant au service des autres... » (de son journal). Au début d'août 1980, elle participe à un pèlerinage à Lourdes: «Je suis vraiment heureuse! Je sens plus que jamais le Christ à côté de moi ... Demain, je vais aller aux piscines. Il en sera selon ce que Dieu voudra. » Sortie des piscines, Lorena revient devant la Grotte de Massabielle se met à genou et entre dans une prière si profondément que ses amis peinent à l'en sortir quand est est l'heure de rejoindre le groupe. Le 8 Septembre, elle écrit son merveilleux testament. À la mi-Janvier 1981, la maladie se réveille, et elle est encore plus terrible, car cette fois, c'est le poumon gauche qui est atteint. Les médecins lui donnent trois mois de vie. Lorena en est pleinement consciente. A quelqu'un qui essaie de la réconforter en lui faisant constater quelques signes d'une amélioration, elle répondit brusquement: « Les médecins ne comprennent rien, je vais mourir ». Ainsi, avec ces certitudes, Lorena monte du Calvaire vers son Epoux qui l'accueille en on Royaume le 3 avril 1981 à 22 h 10. Elle était âgée de 16 ans et 4 mois.

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Prier le Rosaire avec Lorena pour les malades

Mystères joyeux

(samedi et lundi)

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Premier Mystère

L'Annonciation de Marie

Lc, 1, 26-38

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; et le nom de la vierge était Marie. II entra et lui dit: «Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi.» A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. Et l'ange lui dit: «Sois sans crainte, Marie: car tu trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu lui donneras du nom de Jésus. II sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu donnera le trône de David, son père: il règnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin.» Mais Marie dit à l'ange «Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais d'homme?» L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.» Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à sixième mois, elle qu'on appelait la stérile: car rien n'est impossible à Dieu.» Marie dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole!» Et l'ange la quitta.

Extrait du Journal: « Je comprends que mon bonheur est et sera toujours de servir pour le bonheur des autres, en mettant au service des autres... Je ne suis rien, mais je peux être quelque chose, une personne servant à la joie des autres. »

Fruit du Mystère: une profonde humilité

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Deuxième Mystère

La Visite à Sainte Élisabeth

Lc, 1, 39-56

En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaute son sein et qu'Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit: «Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein! Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? Car, vois-tu. Dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Oui, heureuse celle qui a cru en l'accomplissement qui lui a été dit de la part du Seigneur!» Marie dit alors: «Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son Nom! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles Il comble de bien les affamés; renvoie les riches mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.» Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

Extrait du Journal: «Je me sens comme une fille tout à fait normale, j'ai la joie vivre dans le cœur!. »

Fruit du Mystère: la charité envers notre prochain

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Troisième Mystère

La naissance de Jésus à Bethléem

Lc, 2, 1-20

Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de Galilée; de la ville de Nazareth, en Judée, dans la ville de David, qui s'appelait Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la lignée David afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle. Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit. L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte. Mais l'ange leur dit: «Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera pour tout le peuple: aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David. Et ceci sera pour vous un signe: vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche.» Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur terre aux hommes qu'il aime.» Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux: «Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître.» Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant, et tous ceux qui les entendirent furent émerveillés de ce que leur disaient les bergers. Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur. Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.

Extrait du Journal: « La vie c'est la joie de savoir que Dieu est avec nous! »

Fruit du Mystère: le détachement des biens du monde, le mépris des richesses, et l'amour de la pauvreté

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Quatrième Mystère

La Présentation au Temple

Lc, 2, 22-38

Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon qu'il est écrit dans la Loi du Seigneur: Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. Et voici qu'il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux; il attendait la consolation d'Israël et l'Esprit Saint reposait sur lui. Et il avait divinement averti par l'Esprit Saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc au Temple, poussé par l'Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir les prescriptions de la Loi à son égard, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit: «Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut, que tu préparais à la face de tous les peuples: lumière qui se révèle aux nations, et donne gloire à ton peuple Israël». Son père sa mère étaient dans l'émerveillement de ce qui se disait de lui. Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère: «Vois! cet enfant amènera la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il sera un signe en butte à la contradiction, -et toi-même un glaive te transpercera l'âme!- afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs.» Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d'Aser. Elle était fort avancée en âge. Après avoir, depuis sa virginité, vécu sept ans avec son mari, elle était restée veuve; parvenue à l'âge de 84 ans, elle ne quittait pas le Temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle louait Dieu et parlait de l'enfant là tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Des Cassettes: « J'ai compris que la chose la plus importante était vivre d'amour, vivre pour amour vivre avec amour. C'est seulement ainsi, que l'on peut changer le monde. »

Fruit du Mystère: une grande pureté de corps et d'esprit

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Cinquième Mystère

trouvé Jésus dans le temple parmi les docteurs

Lc, 2, 41-51

Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête. Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents. Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances. Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem. Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant; et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. À sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit: «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois! ton père et moi, nous te cherchons, dans la douleur.» Et il leur dit: «Pourquoi donc me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père?» Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il leur avait dite. Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.

Des Cassettes: « J'essaie de ne pas fermer les frontières de mon cœur à la paroisse, et d'être comme Jésus veut que je sois, c'est a dire être aussi pour les rues du monde."

Fruit du Mystère: la véritable sagesse

Mystères Lumineux

(le jeudi)

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Premier Mystère

Jean baptise Jésus dans le Jourdain

Mt, 3, 13-17


Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui. Celui-ci l'en détournait, en disant: «C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi! Mais Jésus lui répondit: «Laisse faire pour l'instant: car c'est ainsi qu'il nous convient d'accomplir toute justice.» Alors il le laisse faire. Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l'eau; et voici que les cieux s'ouvrirent: il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu'une voix venue des Cieux disait: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui toute ma faveur.»

Des Cassettes: « Jusqu'à il y a trois ans, ma vie était une existence que le monde définit comme normale! Puis quelque chose s'est passé, quelque chose qui m'a fait comprendre qu'il y a un quelqu'un plus important que tout et tous: il y a mon Dieu! »

Fruit du Mystère: la fidélité aux promesses de notre baptême

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Deuxième Mystère

Jésus change l'eau en vin

Jn, 2, 1-11


Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Et ils n'avaient pas de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont pas de vin.» Jésus lui dit: «Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore arrivée.» Sa mère dit aux servants: «Tout ce qu'il vous dira, faites-le.» Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit «Remplissez d'eau ces jarres. Ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit: «Puisez maintenant et portez-en au maître du repas. Ils lui en portèrent. Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau devenue vin -et il ne savait pas d'où elle venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau- le maître du repas appelle le marié et lui dit: «Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon, toi tu as gardé le bon vin jusqu'à présent!» Cela, Jésus en fit le commencement des signes, à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

Extrait du Journal: « J'essaie de vivre comme la moitié du Seigneur, mais mon être, mon être me conduit parfois a m'égarer. Mais la main le Ciel me tend la main et me dit: «Ne craint pas: Je suis avec toi jusqu'à la fin du monde. »

Fruit du Mystère: une foi toujours plus profonde

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Troisième Mystère

Jésus annonce le Royaume

Mc 4, 26-29


Et il disait: «Il en est du Royaume de Dieu comme d'un homme qui aurait jeté du grain en terre: qu'il dorme et qu'il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, puis plein de blé dans l'épi. Et quand le fruit s'y prête, aussitôt il y met la faucille, parce que la moisson est à point.»

Des Cassettes: « Dans mon activité de catéchiste pour la ma paroisse, j'ai un groupe d'élèves de sixième. Ce sont des garçons doux, je leur également dois toute la joie de vivre que j'ai dans l'âme. »

Fruit du Mystère: la fidélité à l'Evangile

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Quatrième Mystère

La Transfiguration sur le Mont Thabor

Mt 17, 1- 9


Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques, et Jean son frère, et les emmène, à l'écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux: son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui. Pierre alors, prenant la parole, dit à Jésus: «Seigneur, il est heureux que nous soyons ici; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie.» Comme il parlait encore, voici qu'une nuée lumineuse les prit sous son ombre, et voici qu'une voix disait de la nuée: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le.» A cette voix, les disciples tombèrent sur leurs faces, tout effrayés. Mais Jésus, s'approchant, les toucha et leur dit: «Relevez-vous, et n'ayez pas peur.» Et eux, levant les yeux, ne virent plus personne que lui, Jésus, seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez à personne de cette vision, avant que le Fils de l'homme ne ressuscite d'entre les morts.»

Des Cassettes: « Beaucoup de lumière entre dans mon cœur et me laisse pleine de joie: Seigneur, sois ma Lumière! »

Fruit du Mystère: la grâce de contempler Jésus en Gloire dans l'éternité

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Cinquième Mystère

Jésus nous donne l'Eucharistie

Mt 26:26-29


Or, tandis qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant: «Prenez, mangez, ceci est mon corps.» Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant: «Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père.»

Extrait du journal: Du Journal: Tu as souffert par amour pour nous, comme récompense, comme le fit Pierre, nous Te renions, puis nous regrettons de l'avoir fait et toi, de la croix tu nous accueilles à nouveau.... »

Fruit du Mystère: de communier souvent et avec ferveur

Mystères Douloureux

(mardi et vendredi)

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Premier Mystère

L'agonie de Jésus à Gethsémani

Lc 22, 39-46


Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent. Parvenu en ce lieu, il leur dit: «Priez, pour ne pas entrer en tentation.» Puis il s'éloigna d'eux environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant: «Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse!» Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, il priait de façon plus ins tante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre. Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit: «Qu'avez-vous à dormir? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation.»

Extrait du Journal: « Il y a cinq ans, un matin du septembre, parce que j'avais sur la jambe gauche une bosse et des radiographies préoccupantes, mes parents décidèrent de me porter à la Clinique Gemelli. C'est ainsi que commença mon Calvaire. »

Fruit du Mystère: la contrition de tous nos péchés

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Deuxième Mystère

Jésus est flagellé

Mt 27, 26


Alors il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, après l'avoir fait flageller, il le livra pour être crucifié.


Mc 15, 15


Pilate alors, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour être crucifié.


Jn 19,1


Pilate prit alors Jésus et le fit flageller.


Is 52, 14


(...) il n'avait plus figure humaine, et son apparence n'était plus celle d'un homme


Is 53, 5b-8


Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison. Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à tous. Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche, comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir, comme devant les tondeurs une bre bis muette, il n'ouvrait pas la bouche. Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s'est inquiété qu'il ait été retranché de la terre des vivants, qu'il ait été frappé pour le crime de son peuple?

Extrait du Journal: « Le 9 Juillet de 76, pendant une matinée étouffante la jambe gauche m'était amputée, il n'y avait pas d'autre alternatives: la jambe ou la vie, mes parents, ont choisis la vie pour moi! »

Fruit du Mystère: la mortification de nos sens

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Troisième Mystère

Jésus est couronné d'épines

Mt 27, 27-31


Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le Prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte. L'ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate, puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite. Et, s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant: «Salut, roi des Juifs!» et, crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête. Puis, quand ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent la chlamyde, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.

Extrait du Journal: « Je veux partir missionnaire. Aller vers ceux qui peuvent avoir besoin de moi. Mon regard est là où les enfants meurent attendant aussi mon aide! »

Fruit du Mystère: le mépris du monde

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Quatrième Mystère

Le portement de Croix

Jn 19, 16-18


Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne -ce qui se dit en hébreu Golgotha- où ils le crucifièrent et avec lui deux autres: un de chaque côté et, au milieu, Jésus.

Des Cassettes: « J'ai compris que la chose la plus importante était vivre d'amour, vivre pour amour vivre avec amour. C'est seulement ainsi, que l'on peut changer le monde. »

Fruit du Mystère: la patience dans toutes nos croix

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Cinquième Mystère

Jésus meurt sur la Croix

Jn 19, 17-34


Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne -ce qui se dit en hébreu Golgotha- où ils le crucifièrent et avec lui deux autres: un de chaque côté et, au milieu, Jésus. Pilate rédigea aussi un écriteau et le fit placer sur la croix. Il y était écrit: «Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs». Cet écriteau, beaucoup de Juifs le lurent, car le lieu où Jésus fut mis en croix était proche de la ville, et c'était écrit en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate: «N'écris pas: ‘Le roi des Juifs', mais: ‘Cet homme a dit: Je suis le roi des Juifs.' » Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit.» Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d'une pièce à partir du haut; ils se dirent donc entre eux: «Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura»; afin que l'Écriture fût accomplie: Ils se sont partagé mes habits, et mon vêtement, ils l'ont tiré au sort. Voilà ce que firent les soldats. Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: «Femme, voici ton fils.» Puis il dit au disciple: «Voici ta mère.» Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui. Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l'Écriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit: «J'ai soif.» Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d'une branche d'hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l'approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit: «C'est achevé» et, inclinant la tête, il remit l'esprit. Comme c'était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat -car ce sabbat était un grand jour-, demandèrent à Pilate qu'on leur brisât les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l'eau.

De ses écrits: « Mon Père je m'abandonne à Toi, fait de moi ce qu'il te plaira: quoi que tu fasse de moi, je te remercie. Je suis prête a tout, j'accepte tout, pourvu que ta volonté se fasse en moi. »

Fruit du Mystère: la conversion des pécheurs, la persévérance des justes, et le soulagement des âmes du Purgatoire

Mystères Glorieux

(dimanche et mercredi)

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Premier Mystère

Jésus est ressuscité

 

Mt 28, 1-10

Après le jour du sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent visiter le sépulcre. Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre: l'Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre, sur laquelle il s'assit. Il avait l'aspect de l'éclair, et sa robe était blanche comme neige. A sa vue, les gardes tressaillirent d'effroi et devinrent comme morts. Mais l'ange prit la parole et dit aux femmes: «Ne craignez point, vous: je sais bien que vous cherchez Jésus, le Crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'avait dit. Venez voir le lieu où il gisait, et vite allez dire à ses disciples: Il est ressuscité d'entre les morts, et voilà qu'il vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez. Voilà, je vous l'ai dit.» Quittant vite le tombeau, tout émues et pleines de joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre: «Je vous salue», dit-il. Et elles de s'approcher et d'étreindre ses pieds en se prosternant devant lui. Alors Jésus leur dit: «Ne craignez point ; allez annoncer à mes frères qu'ils doivent partir pour la Galilée, et là ils me verront.»

Extrait de son Journal: "Alléluia, Alléluia! Le Christ est ressuscité, nos péchés ont été lavés dans Son Sang ... Nous nous élèverons avec Lui à une vie nouvelle!

Fruit du Mystère: l'amour de Dieu et la ferveur dans son service

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Deuxième Mystère

Jésus monte au ciel

Mc 16, 15-19


Et il dit [au Onze]: «Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles, ils saisiront des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris.» Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et il s'assit à la droite de Dieu.

De son Testament: « Je ne veux pas de fleurs à mon enterrement, si l'argent ne devra pas être dépensé en vain, qu'il soit envoyé pour les missions des Pères Bénédictins de Silvestrini. »

Fruit du Mystère: un désir ardent du Ciel

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Troisième Mystère

La Descente de l'Esprit Saint

Ac 1, 13-14 , 2, 1-21


Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous d'un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères.(...) Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue: chacun les entendait parler en son propre idiome. Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient: «Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu!» Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre: «Que peut bien être cela?» D'autres encore disaient en se moquant: «Ils sont pleins de vin doux!» Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots: «Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles. Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez ; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour. Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète: ‘Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes. Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit. Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre. Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour. Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.'»

Extrait de son Journal: « J'ai assisté à deux réunions de prière du Renouveau dans l'Esprit Saint. Ce fut une sensation merveilleuse que de sentir mon corps peu a peu être saisi par la joie de la prière. »

Fruit du Mystère: la venue de l'Esprit Saint dans nos âmes

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Quatrième Mystère

L'Assomption de Marie

Ps 44 (45), 11-18

Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille; oublie ton peuple et la maison de ton père: le roi sera séduit par ta beauté. Il est ton Seigneur: prosterne-toi devant lui. Alors les plus riches du peuple, chargés de présents, quêteront ton sourire. Fille de roi, elle est là, dans sa gloire, vêtue d'étoffes d'or; on la conduit, toute parée, vers le roi. Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège; on les conduit parmi les chants de fête: elles entrent au palais du roi. Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges: que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais!

De son Testament: «Je désire que mon enterrement soit animé par mes frères catéchistes, que l'on Chante des hymnes de joie parce que la mort est une libération, elle est un passage vers la joie éternelle. »

Fruit du Mystère: une tendre dévotion pour Marie

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Cinquième Mystère

Le Couronnement de Marie

Ap 12, 1-6, 17


Un signe grandiose apparut au ciel: une Femme! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement. Puis un second signe apparut au ciel: un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s'enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. (...) Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus.

De son Testament: « Si le Christ me veut avec Lui, je prierai pour que cette joie puisse être partout a travers le monde! »

Fruit du Mystère: la persévérance dans la grâce et la couronne de la gloire

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Prière pour demander la Glorification de la Servante de Dieu Lorena d'Alessandro

O Jésus, qui avec le Don de Votre Esprit, avez modelé le cœur et l'esprit de Lorena d'Alessandro, pour qu'il puisse Vous avec joie et générosité dans sa brève existence terrestre sur la voie de la croix dans le sacrifice total de sa jeunesse, nous Vous prions pour qu'a sur son exemple les jeunes aiment le Don de la vie et qu'ils sachent construire le troisième millénaire à la lumière de l'évangile. Nous Vous demandons de glorifier sur la terre Votre Servante Lorena, pour Votre plus grande gloire et le bien de l'humanité que Vous avez rachetée, en nous accordant les grâces que nous Vous demandons par son intercession. Amen.

Association "Les Amis de Lorena"

c / o Pars. N.S. de Czestochowa

Largo A. Corelli, 9

00155 - Rome

www.amicidilorena.it

Téléchargez le texte du Rosaire avec Lorena d'Alessandro (pdf) en cliquant ici

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01 août 2009

Saint Rosaire médité et récité

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Saint Rosaire médité et récité

en l'honneur du Précieux-Sang, du Sacré-Cœur et de la Sainte Face de Notre-Seigneur


« Le Rosaire est la prière la plus efficace pour accroître dans le cœur des fidèles la dévotion à, Marie... C'est un abrégé de l'Evangile ». (Bienheureux Pie IX).


« Le Rosaire est particulièrement agréable à la Sainte Vierge, propre a la défense de l'Eglise et à attirer toutes sortes de bienfaits publics et particuliers ». (Léon XIII)


Petite notice sur le Rosaire


La dévotion du Rosaire consiste à réciter quinze dizaines d'Ave Maria, chacune précédée d'un Pater et suivie d'un Gloria Patri, en joignant à cette récitation la méditation des quinze principaux mystères de la vie de Jésus et de Marie. Les quinze dizaines du Rosaire entier peuvent se diviser en trois chapelets, composés chacun de cinq dizaines, auxquelles correspondent cinq des principaux mystères de notre foi. Voici le tableau de ces mystères :


Mystères Joyeux


Annonciation de la Sainte Vierge, la Visitation, la nativité de Notre Seigneur, la Présentation de Jésus au Temple et la Purification Marie de Jésus au Temple, Jésus retrouvé au Temple.


Mystères Douloureux


Agonie de Jésus au jardin des oliviers, sa flagellation ; son couronnement d'épines ; le portement de croix ; son crucifiement.

Mystères Glorieux


Résurrection de Jésus; son Ascension; la descente du Saint-Esprit; l'Assomption de la Sainte Vierge; son couronnement.


On ne peut pas substituer à la méditation de ces 15 mystères des considérations sur d'autres sujets pieux (Décision de la S. C. des Ind.)


Quelques unes des principales indulgences du Saint Rosaire


Cent ans et cent quarantaines par jour, si étant contrit, on porte avec soi le Rosaire en l'honneur de la Ste-Vierge. Cinquante ans, si on récite la 3e partie du Rosaire devant l'autel du Rosaire. Cinq ans et cinq quarantaines, quand on prononce le Nom de Jésus qui se trouve dans l'Ave Maria. Trois indulgences plénières le 1er dimanche de chaque mois: 1e Indulgence plénière, si contrit et confessé, on communie dans l'église de la confrérie et on prie dans les intentions du Souverain Pontife. 2e Indulgence plénière, si contrit, confessé et ayant communié, on assiste à la procession qui se fait en l'honneur de la Ste Vierge et on prie dans les intentions du Saint- Père. 3e Indulgence plénière, si contrit, confessé et ayant communié, on visite l'autel du Rosaire. Pour gagner ces indulgences, il faut appartenir à la Confrérie du St-Rosaire. On s'y agrège en se faisant inscrire dans le registre de la confrérie. Il faut ensuite avoir un chapelet Rosarié, c'est-à-dire béni par un Père Dominicain ou un prêtre qui en ait reçu le pouvoir, suivant la formule et les cérémonies prescrites. On doit (non toutefois sous peine de péché) réciter un Rosaire par semaine. On conseille aux personnes qui ne peuvent dire le chapelet chaque jour, de réciter les trois premières dizaines le dimanche, et deux dizaines chacun des autres jours de la semaine, en suivant l'ordre des mystères. Le Rosaire se trouve ainsi complet à la fin de la semaine.

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Premier Mystère Joyeux

L'Annonciation


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine, en l'honneur de votre Miséricordieuse Incarnation, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, une profonde humilité.


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Précieux, offrez la 1ere Dizaine en disant :

« O Jésus, prenant dans le sein immaculé de Marie les premières gouttes du Sang qui a sauvé le monde, je vous rends grâces pour ce don an-dessus de tous les dons. »


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, adorez dans ce 1er mystère


le Cœur de Jésus, Sauveur des hommes.


Cœur sacré de Jésus, dont le premier battement dans le sein de la plus pure des Vierges a été un battement d'amour pour les hommes, je vous adore et je vous remercie. A vous, notre Sauveur, amour, gloire, honneur et bénédiction dans tous les siècles.


Si vous récitez le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face, adorez dans ce 1er mystère


La Sainte Face de Jésus, type de l'humanité régénérée


Je vous remercie, ô Jésus, qui étant Dieu, êtes devenu homme pour nous refaire tous à votre image. Imprimez dans nos âmes le sceau de la divine ressemblance.


Priez pour les pauvres païens, éloignés de l'Evangile.

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Deuxième Mystère Joyeux

La Visitation


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette deuxième dizaine eu l'honneur de la Visitation de Marie A Ste Elisabeth, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, l'amour du prochain.


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 1e Dizaine en disant:

« O Jésus, faisant à l'âme de votre Précurseur Jean-Baptiste l'application de votre Sang libérateur , daignez nous délivrer nos âmes captives du démon et du péché. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré cœur, adorez dans le 2e Mystère


Le Cœur de Jésus, libérateur des captifs


Cœur adorable de Jésus, qui vous donnez à nous par Marie pour nous arracher de l'esclavage du démon, visitez et délivrez tant de pauvres captifs qui subissent la tyrannie de Satan. A vous, notre Libérateur, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez dans le 2e Mystère


La Sainte Face de Jésus, soleil de justice


O Jésus, votre divine Face, dissipant les ténèbres du péché originel, vient illuminer, avant sa naissance, votre Précurseur. Elle a lui sur nous aussi au jour de notre baptême : hélas ! N'avons-nous pas obscurci ses divins rayons ?


Priez pour les hérétiques qui fuient la vraie lumière.

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Troisième Mystère Joyeux

La Naissance de Jésus


Nous vous offrons, Seigneur, cette troisième dizaine en l'honneur de votre sainte naissance, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, l'esprit de pauvreté.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 3e dizaine en disant :

« Jésus, petit Enfant, à peine venez-vous de naître et déjà vous appelez avec une ardeur toute divine l'heure de la Circoncision, afin de verser votre Sang pour nous. Soyez mille fois béni pour cette marque de votre amour. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, considérez dans ce 3e mystère

Le Cœur de Jésus richesse de notre pauvreté


Cœur adorable de Jésus, infiniment digne d'être aimé dans vos abaissements, soyez béni de ce que, touché de notre misère vous nous avez communiqué les trésors de votre divinité. A vous le Tout de nos âmes, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face , considérez

La Sainte Face de Jésus, ravissement de ses premiers adorateurs


Petit enfant, couché dans une crèche, votre visage si plein de grâces inspire les chants angéliques, ravit les bergers et les mages beauté! ô bonté de Jésus ! enlevez tous les cœurs !


Priez pour les indifférents et les égoïstes.

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Quatrième Mystère joyeux

La Présentation de Notre Seigneur au Temple


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de la Purification de Marie et de votre Présentation au Temple, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, une grande pureté de corps et d'esprit.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette dizaine en disant:

« Je vous adore, Jésus, offrant à votre Père votre Sang précieux pour le substituer à celui des victimes figuratives immolées dans le Temple. — Sang de l'Agneau sans tache, purifiez nos unies ! »




Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur , adorez dans le 4e mystère :


Le Cœur de Jésus, parfait adorateur


Cœur adorable de Jésus, qui vous présentez dans le temple pour offrir à votre Père la seule Victime digne de Lui, renouvelez perpétuellement sur l'autel de nos cœurs ce sacrifice de louange et de parfaite adoration. A vous, la Victime pure et sans tache, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face, considérez dans le 4e mystère :


La Sainte Face de Jésus, hostie de propitiation


Dieu éternel! dans ce temple où ont été immolées tant de victimes figuratives, se présente, enfin devant Vous, la seule Victime digne de votre Majesté. Regardez, ô Père très clé-ment, la très douce Face de Jésus, votre Fils, et pardonnez au monde coupable."


Priez pour le clergé.

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Cinquième Mystère Joyeux

Le recouvrement de Notre Seigneur au Temple


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette cinquième dizaine en l'honneur de votre recouvrement au Temple et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, de vous retrouver par la grâce et de ne plus jamais nous séparer de vous par le péché.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 5e dizaine en disant :

« Faire la volonté de votre Père, telle est, ô Jésus, au milieu des Docteurs comme à Nazareth, votre unique ambition ; verser la dernière goutte de votre Sang pour accomplir cette volonté sainte, c'est la soif incessante de votre Cœur! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, considérez dans ce 5e mystère :


Le Cœur de Jésus, asile des âmes intérieures


Cœur adorable de Jésus, qui continuez dans le Sacrement de votre amour les merveilles de votre vie cachée à Nazareth, daignez nous faire goûter les douceurs de cette vie cachée et nous inspirer l'horreur des plaisirs et des convoitises du monde. A vous, notre parfait Modèle, gloire, honneur et bénédictions! »


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez dans le 5e mystère :


La Sainte Face de Jésus, éclat de la sagesse éternelle


O Jésus, j'adore cette infinie sagesse qui ravit les docteurs d'Israël et que vous proportionnez à l'intelligence des plus humbles. "Je rechercherai votre Face, Seigneur, car vous êtes le seul Maître qui ne puisse tromper".


Priez pour les enfants qui se préparent à leur première communion.

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Premier Mystère Douloureux

L'Agonie de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine en l'honneur de votre Agonie mortelle au Jardin des Oliviers, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la contrition de nos péchés.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 6e dizaine, en disant :

« Mon Seigneur Jésus, j'adore votre Sang précieux coulant, à Gethsémani, de toutes les parties de votre corps sous la pression de votre amour. Sueur de Sang de Jésus, fortifiez mon âme à l'heure de mon agonie ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, considérez dans le 6e mystère :


Le Cœur de Jésus, notre caution


Cœur adorable de Jésus, qui acceptez de boire jusqu'à la lie le Calice de la Passion, soyez béni de ce qu'en prenant sur vous les péchés du monde, vous nous arrachez à la mort éternelle. A vous notre miséricordieux Rédempteur, amour, gloire, honneur et bénédiction dans tous les siècles des siècles.


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez dans ce 6e mystère :


La Sainte Face de Jésus inondée de la sueur de sang


Père éternel, je vous offre la Face de votre Fils, inondée des sueurs de l'agonie, couverte des ombres de la mort. Qu'à cette vue, votre justice s'apaise, qu'elle traite avec miséricorde les pécheurs, malgré tant de crimes dont ils ne savent plus rougir.

Priez pour les persécuteurs de l'Eglise.

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Deuxième Mystère Douloureux

La Flagellation de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus cette seconde dizaine en l'honneur de votre sanglante flagellation et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de Votre très Sainte Mère l'esprit de pénitence et de mortification.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 7e dizaine en disant :

« Mon Sauveur Jésus, j'adore votre Sang Précieux coulant à grands flots sous les fouets des bourreaux. Piscine sacrée de nos âmes, purifiez mon cœur de toutes ses iniquités ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, contemplez dans le 7e mystère :


Le Cœur de Jésus broyé pour nos péchés


Cœur adorable de Jésus, en acceptant, avec la douceur de l'agneau, la terrible flagellation, vous m'apprenez quelle injure fait à la Majesté divine le péché qui exige une telle expiation. Non, non, désormais, plus de péché ! A vous, notre Victime, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, contemplez dans ce 7e mystère :


La Sainte Face de Jésus couverte de confusion


Je vous salue, sainte Face de mon Sauveur, réparant par votre inénarrable confusion les excès abominables auxquels l'homme déchu se livre en obéissant à ses sens révoltés. Face adorable de Jésus, guérissez-nous !


Priez pour les esclaves de leurs passions.

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Troisième Mystère Douloureux

Notre Seigneur couronné d'épines


Nous vous offrons Seigneur Jésus cette troisième dizaine en l'honneur de votre Couronnement d'épines, et nous vous demandons par ce Mystère et par l'intercession de Votre Très Sainte Mère de nous délivrer de l'orgueil et de l'amour propre.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 8e Dizaine en disant:

« O Jésus, j'adore le Sang de votre tête auguste, Sang divin que fait couler chaque épine de votre couronne. O mon Maître et mon roi, par cette couronne sanglante, faites que je porte un jour la couronne des Saints. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 8e Mystère :


Le Cœur de Jésus, affamé d'opprobres.


Cœur adorable de Jésus, vous vous plongez avec délices dans toutes les humiliations pour guérir les profondes blessures faites à nos âmes par l'infernal orgueil. Ah ! que désormais ma gloire soit d'être méprisé à cause de vous. A vous, ô bon et divin Jésus couronné d'épines, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez en ce 8e Mystère :


La Sainte Face de Jésus, indignement outragée


Je vous salue, sainte Face de mon Sauveur, ignominieusement voilée, couverte de crachats, couronnée d'épines, meurtrie par les soufflets. Effacez au milieu de nous l'orgueil satanique qui brave la colère de Dieu.


Priez pour la conversion des membres des sociétés secrètes.

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Quatrième Mystère Douloureux

Notre Seigneur porte la Croix


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de votre portement de la Croix et de la rencontre de votre très sainte Mère, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de Marie la patience.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 9e Dizaine en disant:

« Mon Sauveur Jésus, j'adore et je baise avec amour les traces de votre Sang, nous montrant la voie royale du Calvaire. Je suivrai fidèlement ces traces bénies, car leur terme est la gloire éternelle. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur adorez en ce 9e mystère :


Le Cœur de Jésus, passionné pour la Croix


Cœur adorable de Jésus, qui depuis le premier instant de votre existence avez désiré d'un grand désir nous racheter par la Croix, apprenez-nous à aimer ce que vous avez chéri, à porter courageusement nos croix de chaque jour. A vous, Consolateur des âmes affligées, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 9e mystère :


La Sainte Face de Jésus testament de son amour


Je vous adore, sainte Face de mon Sauveur, miraculeusement imprimée sur le voile de Véronique, et conservée au milieu de nous pour être notre consolation et notre force. Puisse mon âme porter vos traits humiliés pour revêtir un jour votre gloire !


Priez pour le Saint-Père.

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Cinquième Mystère Douloureux

Notre Seigneur est crucifié


Nous vous offrons Seigneur Jésus cette cinquième Dizaine en l'honneur de votre mort du la Croix, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre Très Sainte Mère la mort à nous-mêmes et la douceur envers nos ennemis.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang offrez la 10e dizaine, en disant :

« Mon Sauveur Jésus, souffrez qu'avec Marie-Madeleine, le« lèvres collées à vos pieds transpercés, je reçoive sur ma tête coupable le prix infini de ma rédemption. Sang de Jésus crucifié, purifiez mon âme, embrasez-la de votre amour ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez dans ce 10e mystère :


Le Cœur de Jésus, ouvert par la lance


Cœur adorable de Jésus, retraite des élus, ouvrez et dilatez les bornes infinies de votre charité, afin de nous recevoir tous : pécheurs, nous n'avons de salut qu'en Vous ; justes, nous ne pouvons persévérer qu'en Vous. Cœur de Jésus, Victime d'amour, à Vous gloire, bonheur et bénédiction par toutes les créatures et à jamais !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 10e mystère ;


La Sainte Face de Jésus force du chrétien mourant


O traits de Jésus, traits de l'amour crucifié, votre ineffable expression a ravi tous les Saints; imprimez-vous de plus en plus au fond de mon cœur ! " Père éternel, regardez la face de votre Christ et faites-nous miséricorde!


Priez pour les pécheurs endurcis.

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Premier Mystère Glorieux

La Résurrection de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine en l'honneur de votre glorieuse Résurrection et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la grâce d'une véritable conversion et la persévérance.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 11e dizaine en disant :

« O Jésus, j'adore votre Sang précieux rentré fidèlement dans vos veines après une effusion généreuse. Sang divin, vie de Jésus, soyez la vie de nos âmes, bannissez-en toute langueur, toute infidélité. »


Pour le rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, adorez en ce 11e mystère :


Le Cœur de Jésus, vie de nos âmes

Cœur adorable de Jésus ressuscité, pénétrez nos âmes d'une vie nouvelle, cachée en Dieu avec Vous; détruisez en nous les germes de mort déposés par le péché et faites que, ressuscités spirituellement, nous ne mourrions plus. A Vous, notre Vie, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 11e mystère :


La Sainte Face de Jésus, terrible à ses ennemis


Gloire à Vous, ô Jésus ressuscité, dont la Face, plus radieuse que le soleil, frappe de terreur vos ennemis. Faites luire sur moi votre visage, mais que ce soit afin de rendre à mon âme sa première beauté."


Priez pour les ennemis de l'Église.

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Deuxième Mystère Glorieux

L'Ascension de Notre Seigneur


Nous vous offrons, .Seigneur Jésus, cette seconde dizaine en l'honneur de votre triomphante Ascension, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, un désir ardent du ciel, notre chère patrie.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 12e dizaine, en disant:

« Jésus, divin Triomphateur, j'adore votre Sang précieux, notre caution auprès du Père céleste. Ah ! ne cessez de faire entendre cette voix plus puissante que les clameurs horribles de nos iniquités ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur adorez en ce 12'' mystère :


Le Cœur de Jésus, notre espérance


Cœur adorable de Jésus, glorifié à la droite du Père, inclinez-vous miséricordieusement vers les pauvres exilés, plaidez notre cause auprès de la justice divine, et au dernier jour soyez pour nous un Père et non un Juge sévère. A Vous, notre Médiateur, amour, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 12e mystère :


La Sainte Face de Jésus, Juge des vivants et des morts


Gloire à vous, Jésus montant au ciel, le front ceint de l'auréole du triomphe. Aujourd'hui notre Médiateur, vous serez demain notre Juge, et "qui pourra se tenir debout devant votre Face indignée ? " Seigneur, sauvez-nous de la colère à venir !


Priez pour ceux qui négligent leur salut.

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Troisième Mystère Glorieux

La descente du Saint Esprit


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette troisième dizaine en l'honneur de la descente du Saint-Esprit, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la descente du St-Esprit dans nos âmes.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 13e dizaine en disant :

« Mon Jésus, j'adore votre Sang précieux coulant comme un fleuve de paix, avec les dons du Saint-Esprit, dans les veines de votre Corps mystique, la Sainte Eglise. Sang de Jésus, remplissez cette Epouse chérie d'une force nouvelle au milieu des épreuves présentes ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 13e mystère:


Le Cœur de Jésus, sanctuaire du St-Esprit


Cœur adorable de Jésus, très fidèle à vos promesses, vous embrasez le cœur de vos Apôtres des flammes du Paraclet. Daignez aussi soumettre entièrement nos cœurs à Faction de ce divin Esprit. Ayez pitié des malheureux qui lui résistent et le combattent. A vous, l'Auteur de notre sanctification, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 13e mystère:


La Sainte Face de Jésus, notre Médiateur


Gloire à vous, Seigneur Jésus, qui paraissez sans cesse devant la Face de Dieu votre Père pour plaider notre cause.

Obtenez à votre Eglise une nouvelle effusion du St-Esprit et un sincère retour dans son sein à ceux qui l'ont abandonnée.

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Quatrième Mystère Glorieux

L'Assomption de Marie


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de l'Assomption de la très sainte Vierge au Ciel, nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la grâce d'une bonne mort.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 14e dizaine en disant :

« O Jésus, je vous bénis de ce que vous élevez à la gloire la chair virginale qui vous a porté, le sang très pur de Marie, qui a été la source du vôtre. Que ce Sang précieux garde mon âme pour la vie éternelle! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré cœur, adorez en ce 14e mystère :


Le Cœur de Jésus, soutien de Marie.


Cœur adorable de Jésus, consolation de votre Mère exilée, quelle douceur ne répandez-vous pas en son cœur au moment de sa bienheureuse mort! Ah ! soyez aussi avec Elle auprès de nous à notre dernière heure. A vous, Espérance des mourants, gloire honneur et bénédiction!"


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face adorez en ce 14e mystère :


La Sainte Face de Jésus, consolation de Marie


Gloire à vous, ô Jésus apparaissant à Marie le visage radieux, afin d'introduire triomphalement cette Arche Sainte dans la Jérusalem céleste. A notre dernière heure, montrez-nous une face pleine de miséricorde et nous serons sauvés.


Priez pour les agonisants.

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Cinquième Mystère Glorieux

Le couronnement de Marie au Ciel


Nous vous offrons. Seigneur Jésus, cette cinquième dizaine en l'honneur du couronnement de la Ste Vierge, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la conversion des pécheurs, la persévérance des justes et la délivrance des âmes du purgatoire.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang:


O Jésus, votre Sang a changé les souffrances de Marie en couronnes. Elle est assise sur un trône pour l'exalter. Ses prières dispensent les grâces que vous nous avez méritées. Sa Sainteté est un monument et un trophée à la gloire de votre Sang victorieux.


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 15e Mystère :


Le Cœur de Jésus, délices de la Cité des saints


Cœur adorable de Jésus, vous remplissez de joie la Cité bienheureuse, et votre possession assurée fera le bonheur de vos élus pendant les siècles sans fin. Donnez aux enfants du Rosaire une place près de Vous et de Marie pour louer vos infinies miséricordes. A l'Agneau qui nous a rachetés, gloire, honneur, bénédiction, à jamais !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 15 mystère :


La Sainte Face de Jésus, délices des Saints


Gloire à vous, Seigneur Jésus, couronnant la Reine votre Mère et la faisant asseoir à vos côtés. Faites que, durant l'éternité, nous puissions contempler avec Marie votre Face adorable.


Priez pour les âmes du Purgatoire.


Imprimatur

Eduardus Car., Ep. Mariaiiopolitaïuis.



Publié par J. Palatin, Prêtre S.S., Directeur de la Confrérie du Saint Rosaire à l'Église Saint Jacques, Montréal, 1884

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