30 avril 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Premier jour

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

 

Les Litanies de la Sainte vierge commencent par une prière suppliante et trois fois répétée, que nous adressons à la miséricordieuse bonté du Seigneur. C'est un cri de douleur qui s'échappe de notre âme et du fond de la nature humaine, pour appeler et faire descendre sur nous le pardon et la compassion du Ciel. En effet, si nous avons bien la connaissance de nous-mêmes, de ce que nous sommes, et de ce que nous pouvons devenir ; il nous est facile de reconnaître que la chose dont nous avons le plus besoin, et que nous devons réclamer avant tout par l'intercession de Marie, pendant ce mois qui lui est consacré, c'est le pardon de nos nombreux péchés, c'est la compassion du Seigneur sur les misères qui affligent notre corps et notre âme. « Lorsqu'on veut offrir quelque chose à quelqu'un, disait le saint curé d'Ars, on fait présenter cet objet par la personne qu'il préfère, afin que l'hommage lui soit plus agréable. Ainsi nos prières présentées par la sainte Vierge ont un tout autre mérite, parce que la sainte Vierge est la seule créature qui n'ait jamais offensé Dieu ».

Avant tout, nous supplions le Seigneur de nous faire miséricorde en nous pardonnant nos péchés. Malheureux que nous sommes, en commettant le péché, nous avons donné la mort à notre âme, nous nous sommes rendus odieux au Seigneur, nous avons mérite l'enfer.. Si Dieu nous traite selon sa justice, qu'allons-nous devenir ? Marie vient calmer nos frayeurs et ranimer notre confiance. En voyant nos maux et notre repentir, elle accourt pour désarmer le bras du Seigneur irrité, elle joint sa voix suppliante à la nôtre pour nous obtenir grâce et miséricorde.

Tous les maux qui désolent la terre sont la peine du péché. Enfants d'un père coupable, nous sommes tous condamnés à porter le châtiment de sa désobéissance. La douleur nous prend au berceau et ne nous quitte qu'à la tombe. Mais ce poids de douleur qui pèse sur tous les enfants d'Adam, n'est-il pas plus lourd encore pour les habitants des campagnes ? A eux de souffrir du froid et de la chaleur ! À eux les longs et pénibles travaux ! Combien de maladies cruelles, souvent précoces, font de leur vie un véritable martyre ! Combien de fois l'intempérie des saisons, la grêle ou la gelée ne viennent-elles pas leur enlever, en une heure, le finit de toute une année de travail !

Mais que sont les misères et les souffrances du corps en comparaison des misères et des souffrances de l'âme. Chagrins du cœur, soucis dévorants, revers de fortune, perle de nos parents et de nos amis ; mille épreuves viennent sans cesse traverser la vie et font couler nos larmes. Ah ! Seigneur ! Pitié pour nos souffrances ; écartez de nous les maladies du corps et les peines du cœur plus cuisantes encore. Pitié pour nos moissons ; préservez-les des orages et des intempéries qui les menacent. Vous connaissez les faiblesses et la fragilité de notre nature ; ne permettez pas que nous soyons éprouvés au-dessus de nos forces. Mais surtout, Seigneur, ne nous laissez pas succomber à la tentation. Écoutez, exaucez Marie notre mère ! et gardez nous du scandale, des paroles licencieuses, des emportements de la colère et des mille fautes où nous pouvons tomber à chaque instant Nous savons que le moyen le plus efficace pour obtenir votre miséricorde sur nos fautes passées, c'est de n'en plus commettre à l'avenir. Nous prenons cette généreuse résolution, que nous voulons renouveler chaque matin, pendant tous les jours de ce beau mois.

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Exemple

Origine de la Médaille miraculeuse

 

Comme nous aurons occasion de parler bien souvent des prodiges opérés par la médaille miraculeuse, nous croyons utile d'en faire connaître l'origine. On verra que Dieu se plaît ordinairement à employer les âmes les plus simples, parce qu'elles sont plus humbles et plus pures, pour révéler ses mystères et communiquer son pouvoir.

Dans le Courant de l'année 1830, une jeune sœur du Noviciat des Filles de la Charité, à Paris, avait vu, pendant l'oraison, un tableau qui représentait la Sainte Vierge couverte d'une robe blanche et d'un manteau de couleur bleue, avec un voile aurore, les bras entrouverts et étendus vers la terre. Ses mains étaient chargées de diamants d'où s'échappaient comme par faisceaux des rayons d'un éclat ravissant, qui se dirigeaient sur le globe, et avec plus d'abondance sur un point déterminé. Dans le même moment elle entendit une voix qui lui disait : « Ces rayons sont le symbole des grâces que Marie obtient aux personnes qui l'invoquent ; et le point sur lequel ils découlent plus abondamment, c'est là France ». Autour du tableau elle lut ces mots : « O Marie, conçue sans péché ! ayez pitié de nous qui avons recours à vous ». Quelques moments après, le tableau fut retourné, et sur le revers elle vit la lettre M surmontée d'une petite croix, et au-dessous, les saints Cœurs de Jésus et de Marie. La même voix ajouta : « Il faut faire frapper une médaille sur ce modèle ; et les personnes qui la porteront indulgenciée, et qui feront avec piété la courte prière que tu viens de lire, jouiront d'une protection spéciale de la Mère de Dieu ».

Cette fille fit part à son directeur de cette vision. Celui-ci n'en tint aucun compte. Six ou sept mois après, la vision fut réitérée de la même manière ; elle la communiqua à son directeur qui n'y attacha pas plus d'importance que la première fois. Quelques mois après, la jeune fille vit et entendit les mêmes choses. Le directeur alors en parla à Mgr l'archevêque de Paris, qui ne vit aucun inconvénient à ce qu'on fit frapper une médaille comme moyen de ranimer la piété. Le but du prélat fut atteint au-delà de toute espérance. Dans peu de temps la médaille se répandit en France, en Italie, en Allemagne, en Amérique, dans l'Inde, dans toute la chrétienté, et partout elle attira des grâces particulières, et même souvent miraculeuses, à ceux qui la portaient, et qui récitaient la prière : « O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

Pratiques : Offrez à Dieu par les mains de Marie, trois fois le jour, votre travail ou vos peines en esprit de pénitence. Ou bien, récitez plusieurs fois dans la journée, au souvenir de vos péchés, l'acte de contrition.

 

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Prière

 

Vierge Marie ! Exempte de tout péché originel et actuel, qui avez supporté les peines de la vie sans les avoir méritées et cependant sans jamais vous plaindre : obtenez-moi cette force d'âme et la soumission à la volonté de Dieu, que vous avez montrées au milieu des plus rudes épreuves. Couvrez-moi de vos mérites auprès du Seigneur, et que par votre miséricordieuse intercession, je sois épargné dans le temps présent et pendant l'éternité. Ainsi soit-il.

 

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29 avril 2016

Le Mois de Marie d'Ars

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Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

 

Par Monseigneur Martin, ancien vicaire de Troyes et d'Avignon, pro-notaire apostolique

 

Avertissement

 

Les Mois de Marie sont nombreux et variés, et répondent en général à tous les besoins de la piété. Nous ne pensions pas qu'il y eût lieu à en publier un nouveau. Plusieurs confrères nous signalent une lacune et nous pressent de la combler. Il n'existe jusqu'à présent aucun Mois de Marie spécial aux familles chrétiennes, et plus particulièrement à l'usage des fidèles de la campagne. C'est dans ce milieu que nous nous plaçons, pour développer les exercices du nouveau Mois de Marie. L'ordre le plus naturel et le plus logique sans contredit serait de suivre, comme la plupart de ceux qui nous ont précédé, la divine économie des mystères qui ont rempli et glorifie la vie de la Sainte Vierge. Nous nous en écarterons cependant, soit pour introduire de la variété dans un sujet qui a été toujours traité de la même manière, soit pour aborder ce sujet à un autre point de vue qui nous parait également pratique. Après la salutation angélique, il n'est pas de prière plus populaire et plus familière à la piété, que celle des Litanies de la Sainte Vierge. En faisant découler nos méditations de chacune des invocations qui les composent, nous en rendrons la récitation plus pieuse, parce que le sens en sera désormais mieux compris. D'ailleurs, les Litanies ne sont-elles pas le plus beau panégyrique composé à la louange de Marie ? Nous aspirons surtout à être simple et pratique. Dans ce but, nous nous sommes inspiré des pensées et du souvenir du saint Curé d'Ars, dont le nom est à lui seul une école de vertus et l'objet d'une vénération toujours croissante. Monsieur Vianney a passé sa vie à catéchiser les humbles. En faisant de notre travail un appendice de son ministère, nous nous sentons encouragé, parce que notre insuffisance ne peut plus être un obstacle au bien que nous avons en vue.

 

Ouverture du Mois de Marie

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Veille du premier jour du mois de Mai

 

L’Église a multiplié les fêtes en l'honneur de la Sainte Vierge. Il ne se passe presque pas un seul mois de l'année, sans qu'elle nous convoque au pied de ses autels, pour l'honorer et l'invoquer. Mais ce nombre de fêtes, déjà si considérable, ne suffisait pas encore à la piété des fidèles. Depuis un certain temps déjà, il s'en est établi une nouvelle, accueillie avec transport par tons les serviteurs de Marie, d'un bout à l'autre du monde catholique. Cette fête, dont la célébration commence aujourd'hui, dure, non seulement un jour, mais un mois tout entier, et le plus beau mois de l'année.

Le mois de mai est la saison où le printemps s'épanouit dans toute sa splendeur, où les prairies se parent de fleurs odoriférantes, où les arbres et les moissons sourient à l'espoir du cultivateur. Que fait la piété des enfants de Marie ? Elle prend toutes les fleurs écloses dans la campagne et en tresse une couronne pour la déposer sur le front de sa mère ; elle recueille toutes les voix de la nature et y joint ses propres accents pour en former un harmonieux cantique à sa louange ; en un mot, elle lui fait hommage du mois de mai, qui perd son nom pour s'appeler désormais le mois de Marie.

Mais si la fête du mois de Marie doit être chère à tous les cœurs, c'est surtout au milieu des champs et au sein des familles chrétiennes qu'elle doit porter l'allégresse et ranimer la. piété. Ne semble-t-il pas en effet, que la plus grande partie de la vie de la Sainte Vierge s'est déroulée dans la campagne et qu'elle y a fait sa demeure de prédilection. L’Évangile nous la représente parcourant les vallées et gravissant les montagnes pour aller visiter sa cousine Elizabeth. C'est dans une étable abandonnée, an milieu des prairies, qu'elle a donné la vie au Sauveur du monde. Elle reçoit la visite des bergers et converse familièrement avec eux. Pendant les longues années de sa fuite et de son exil en Égypte, c'est à l'ombre des arbres qu'elle prenait son repos, et elle n'a guère eu d'autre secours que ceux qu'elle recevait des gens de la campagne. Enfin, Nazareth, où vint habiter la Sainte Famille, n'était qu'un simple village, et l'on montre encore le ruisseau où lu Vierge venait laver les langes du divin Enfant.

Pendant sa vie, la Sainte Vierge a donc habité avec les gens de la campagne, elle se plaisait à leur compagnie et les édifiait par ses exemples. Aujourd'hui quelle règne dans le ciel, c'est sur eux encore, ou peut le croire, qu'elle abaisse ses regards de prédilection, qu'elle se plaît à répandre ses faveurs les plus abondantes. Oui, la vie simple et laborieuse qu'on mène au village, les vertus modestes qu'on y pratique, l'union qui règne dans les familles ; tout lui sourit et appelle sa protection, parce que tout lui retrace et lui représente sa vie de Nazareth, en compagnie de Jésus obéissant et de Joseph son Époux si chaste et si dévoué.

Nazareth ! Humble demeure de la Sainte Famille, vous êtes l'école de toutes les familles chrétiennes. Que de vertus abritées sous ce modeste toit ! Les anges eux-mêmes en sont ravis d'admiration ! C'est à les méditer et à les imiter que nous allons consacrer ce beau mois. Toutes ces vertus sont rappelées dans les Litanies de la Sainte Vierge. Chaque jour, nous en détacherons une invocation, dont nous ferons le sujet particulier de notre méditation. Montrons-nous empressés et fidèles à cette pieuse pratique ; et nous pouvons être assurés que Marie ne nous refusera aucune des faveurs que nous solliciterons par sa puissante intercession. Si la vie de Nazareth pouvait se reproduire au sein de toutes les familles, la perfection descendrait sur la terre, et avec la perfection un bonheur qui serait l'avant-goût du bonheur du ciel.

 

Exemple

Saint François d'Assise et les deux échelles

 

Saint François d'Assise était un de ces hommes à grand caractère, qui ne font rien à demi. Après avoir bien médité sur l'Évangile, après avoir surtout bien médité sur la Passion de Jésus-Christ, il avait compris que le ciel souffre violence, et que c'est par de grands sacrifices qu'on en fait la conquête. Aussi, quoiqu'il eût donné tout son bien aux pauvres, quoiqu'il eût bravé les railleries du monde, il se livrait encore à des austérités très rigoureuses, et il inspirait les mêmes dispositions à tous ceux qui venaient en foule pour être ses disciples. Mais, sur le nombre, il yen avait beaucoup qui se décourageaient.

Un jour, pendant sa méditation, il aperçut deux grandes échelles qui par un bout reposaient sur la terre, mais dont l'autre bout s'élevait jusqu'au ciel. La première était fort droite et couverte de sang. Ceux qui voulaient en user étaient obligés de faire de grands efforts et d'avoir un grand courage ; quelques uns même roulaient du haut en bas et entraînaient dans leur chute ceux qui venaient à leur suite. Tandis que le saint réfléchissait sur ce qui arrivait, et déplorait le malheur de ceux-ci, il aperçut Jésus-Christ revêtu d'un manteau de pourpre, ayant une couronne d'épines sur la tète, qui lui indiquait par signe de faire passer les faibles par la seconde échelle dont la pente était plus douce et du haut de laquelle Marie tendait la main à ceux qui voulaient monter. Le saint comprit alors le sens de cette vision ; il.redoubla de dévotion envers la Sainte Vierge et l'inspira à ses disciples, comme le moyen le plus facile et le plus sur pour arriver au ciel.

On n'entre pas dans une maison, disait le saint curé d'Ars, sans parler au portier. Eh bien ! La sainte Vierge est la portière du ciel.

 

Pratiques : 1° Arrêtez dans votre esprit, et même vous feriez bien, de les écrire, les faveurs particulières que vous désirez obtenir de Marie pendant ce mois qui lui est consacré. 2° Préparez, dans un, lieu recueilli de la maison, une petite chapelle où sera déposée la statue ou l'image de la Sainte Vierge. Vous l'ornerez de quelques fleurs cueillies dans le jardin ou dons la prairie; et chaque soir, vous viendrez faire, en famille, la prière et l'exercice du mois de Marie.

 

Prière

Qu'il sera bon de réciter chaque jour, et à laquelle sont attachées de grandes indulgences

 

Souvenez-vous, ô très douce Vierge Marie ! Que jamais on n'a ouï dire que personne ait eu recours à votre protection, imploré votre assistance, ou demandé votre intercession, et que vous l'avez abandonné. Animé d'une pareille confiance, je cours vers vous, ô Vierge des vierges et notre Mère ! Je me réfugie à vos pieds, et tout pécheur que je suis, j'ose paraître devant vous en gémissant. Ne méprisez pas ô Mère de mon Dieu ! mes humbles prières ; mais rendez-vous propice, exaucez-les, et intercédez pour moi auprès de votre cher Fils.. Ainsi soit-il.

 

Pour demander la pureté

 

Par votre très sainte Virginité, et votre immaculée Conception, ô Vierge très pure et Reine des anges ! obtenez que mon corps et mon âme soient.purifiés. Au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

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30 décembre 2008

Prière pour l'année jubilaire des 150 ans de la mort du Saint Curé d'Ars

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Prière pour l'année jubilaire des 150 ans de la mort du Saint Curé d'Ars

Saint Jean-Marie Vianney, vous qui avez indiqué le “chemin du Ciel” à tant de fidèles, montrez-nous le chemin de l’amitié et de la vie avec le Père. Aidez-nous à goûter le bonheur qu’il y a à connaître Jésus-Christ, à L’aimer et à Le faire aimer. Comme vous, que nous découvrions la joie de vivre dans la grâce de l’Esprit-Saint, afin de le suivre avec confiance dans la foi. Apprenez-nous à aimer et à vivre toujours plus des sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. C’est là que nous rencontrons le Seigneur en vérité pour grandir dans la vraie liberté et nous laisser sanctifier. Que Sa présence dans le Saint-Sacrement nous attire, nous comble et soit pour chacun source de consolation. Aidez-nous à découvrir que la Parole de Dieu est une lumière pour aujourd’hui et un guide pour aimer et servir nos frères avec joie, spécialement les plus pauvres et les plus petits. Vous êtes le “patron de tous les curés de l’univers” et un modèle plein de charité pour chaque prêtre. Nous venons vous les confier et prier pour eux ; gardez-les dans la paix et la fidélité à l’Église. Saint Curé d’Ars, aidez-nous à être toujours plus des témoins de la miséricorde ; faites grandir en nous le désir d’être des saints. Amen.

Site internet du Sanctuaire du Saint Curé d'Ars

www.arsnet.org

Litanies de Saint Jean Marie Vianney

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Litanies de Saint Jean Marie Vianney

Jean-Marie Vianney est né en 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de petits paysans, et n'apprit à lire qu'à l'âge de 17 ans, avec l'aide du Curé d'Ecully, qui lui apprit aussi l'horreur du péché et la nécessité de la pénitence. Ordonné Prêtre en 1815, il fut vicaire à Ecully et ensuite curé à Ars sur Formans en 1818. Cette paroisse n'était pas, à l'époque, un modèle de pratique religieuse. Rapidement, sa méthode pastorale s'avéra des plus simples et des plus fructueuses: mettre les gens en contact avec Jésus Christ vivant, vivant à l'église. Il montra l'exemple en se rendant très tôt à l'église pour prier, et les gens se disaient: « il faut croire qu'il y trouve du bonheur! » Ils furent ainsi persuadés de la présence de Jésus. Au stade suivant, il prêche la Communion fréquente et en même temps la purification spirituelle. C'est ainsi qu'il devint un confesser recherché: 30 000 personnes passaient chaque année à son confessionnal. Fidèle à son intuition pastorale, sa prière devint de plus en plus longue et contemplative, sa purification intérieure s'opéra à travers des périodes de sécheresses et aussi par l'opposition de ses confrères et même de ses Supérieurs. Il reçut de grandes grâces mystiques: entre autre ses célèbres luttes contre le Grappin, mais aussi des visites Célestes de la Vierge Marie et de Sainte Philomène, sa chère petite Sainte, à laquelle il est désormais lié pour l'éternité.

Saint François d'Assise joua un très grand rôle dans sa vie; il pensa même à entrer chez les Frères Mineurs Capucins de Lyon, mais le Père Léonard de Port Maurice lui conseilla de rester dans sa Paroisse et d'entrer dans le Tiers Ordre Franciscain, ce qu'il fit en 1847; l'année suivante une Fraternité fut établie à Ars et il recommandait aux Curés voisins d'en faire autant. Totalement purifié et uni à Jésus, il entre dans la Vie le 4 août 1859 et fut canonisé en 1925. Il a été proclamé Saint Patron de tous les curés de l'univers. Le 8 décembre 2008, s'est ouverte à Ars l'année jubilaire des 150 ans de sa mort.


D'après un texte provenant du Sanctoral Franciscain

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Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, prévenue de la grâce dès votre enfance, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, modèle de piété filiale, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, dévôt serviteur du Coeur Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, lis de pureté, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, vaillant imitateur des souffrances du Christ, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, abîme d'humilité, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, séraphin dans la prière, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, fidèle adorateur du Très Saint Sacrement, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, amant de la sainte pauvreté, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, tendre ami des pauvres, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, pénétré de la crainte des Jugements de Dieu, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, fortifié par les missions divines, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, tourmenté par l'enfer, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, modèle des vertus sacerdotales, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, pasteur ferme et prudent, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, dévoré de zèle, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, assidu au chevet des malades, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, catéchiste infatigable, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, prédicateur aux paroles de flamme, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, sage directeur des âmes, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, doué de l'esprit de conseil, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, éclairé de célestes lumières, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, redouté du démon, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, compatissant à toutes les misères, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, providence des orphelins, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, favorisé du don des miracles, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez réconcilié tant de pécheurs avec Dieu, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez affermi tant de justes dans le bien, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez goûté les délices de la mort, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui jouissez de la gloire du Ciel, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, secourable à tous ceux qui vous invoquent, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, patron du clergé de France et de tous les curés de l'univers, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, protecteur de nos soldats, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.


Priez pour nous, saint Jean-Baptiste-Marie Vianney.

Afin que nos soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.


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Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui avez rendu Saint Jean-Baptiste-Marie Vianney admirable par son zèle pastoral et par son constant amour de la prière et de la pénitence, faites-nous la grâce, nous vous en supplions, de gagner aux Christ, à son exemple et par son intercession les âmes de nos frères et de parvenir avec eux à la gloire éternelle. Par Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

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Téléchargez le texte des Litanies du Saint Curé d'Ars (pdf) en cliquant ici

Acte d'amour du Saint Curé d'Ars

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Acte d'amour du Saint Curé d'Ars

Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu'au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable et j'aimerais mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n'appréhende l'enfer que parce qu'on n'y aura jamais la douce consolation de vous aimer. O mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah, faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant et d'expirer un jour en vous aimant et en se sentant que je vous aime. Et plus j'approche de ma fin, plus je vous conjure d'accroître mon amour et de le perfectionner. Ainsi soit-il!

24 décembre 2008

Sermon de Saint Jean-Marie Vianney pour le jour de Noël

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A l'occasion de l'année Jubilaire des 150 ans de la Mort du Saint Curé d'Ars qui s'est ouverte le 8 décembre dernier, je vous invite à lire et à méditer ce beau sermon qu'il avait écrit pour le jour de Noël.

Sermon de Saint Jean-Marie Vianney pour le jour de Noël

Je viens vous apporter une heureuse nouvelle ; c'est qu'il vous est né aujourd'hui un Sauveur. (S. Luc, II, 10.)

Apprendre, M.F., à un moribond qui est extrêmement attaché à la vie, qu'un habile médecin va le retirer des portes de la mort, et lui rendre une santé parfaite, pourrait-on lui donner une plus heureuse nouvelle ? Mais infiniment plus heureuse, M.F., est celle que l'ange apporte aujourd'hui à tous les hommes, dans la personne des bergers ! Oui, M.F., le démon avait fait, par le péché, les blessures les plus cruelles et les plus mortelles à nos pauvres âmes. Il y avait planté les trois passions les plus funestes, d'où découlent toutes les autres, qui sont l'orgueil, l'avarice, la sensualité. Étant devenus les esclaves de ces honteuses passions, nous étions tous comme autant de malades désespérés et ne pouvions attendre que la mort éternelle, si Jésus-Christ notre véritable médecin n'était venu à notre secours. Mais non, touché de notre malheur, il quitta le sein de son Père, il vint au monde dans l'humiliation, dans la pauvreté et dans les souffrances, afin de détruire l'ouvrage du démon et d'appliquer des remèdes efficaces aux cruelles blessures que nous avait faites cet ancien serpent. Oui, M.F., il vient, ce tendre Sauveur, pour nous guérir de tous ces maux spirituels, pour nous mériter la grâce de mener une vie humble, pauvre et mortifiée ; et, afin de mieux nous y porter, il veut lui-même nous en donner l'exemple. C'est ce que nous voyons d'une manière admirable dans sa naissance. Nous voyons qu'il nous prépare, 1) par ses humiliations et son obéissance, un remède à notre orgueil ; 2) par son extrême pauvreté, un remède à notre amour pour les biens de ce monde, et 3) par son état de souffrance et de mortification, un remède à notre amour pour les plaisirs des sens. Par ce moyen, M.F., il nous rend la vie spirituelle que le péché d'Adam nous avait ravie ; et, si nous disons encore mieux, il vient nous ouvrir la porte du ciel que le péché nous avait fermée. D'après tout cela, M.F., je vous laisse à penser quelle doit être la joie et la reconnaissance d'un chrétien à la vue de tant de bienfaits ! En faut-il davantage, M.F., pour nous faire aimer ce tendre et doux Jésus, qui vient se charger de tous nos péchés, et qui va satisfaire à la justice de son Père pour nous tous !Ô mon Dieu ! un chrétien peut-il bien penser à tout cela sans mourir d'amour et de reconnaissance ?


I. – Je dis donc, M.F., que la première plaie que le péché a faite dans notre cœur est l'orgueil, cette passion si dangereuse, qui consiste dans un fond d'amour et d'estime de nous-mêmes, qui fait 1 que nous n'aimons à dépendre de personne, ni à obéir ; 2 que nous ne craignons rien tant que de nous voir humiliés aux yeux des hommes ; 3 que nous recherchons tout ce qui peut nous relever dans l'estime des hommes. Eh bien ! M.F., voilà ce que Jésus-Christ vient combattre dans sa naissance par l'humilité la plus profonde. Non seulement il veut dépendre de son Père céleste et lui obéir en tout, mais il veut encore obéir aux hommes et dépendre en quelque sorte de leur volonté. En effet, l'empereur Auguste, par vanité, par caprice ou par intérêt, ordonne qu'on fasse le dénombrement de tous ses sujets, et que chaque sujet se fasse enregistrer dans l'endroit où il est né. Nous voyons qu'à peine cette ordonnance publiée, la sainte Vierge et saint Joseph se mettent en chemin, et Jésus-Christ, quoique dans le sein de sa mère, obéit avec choix et connaissance à cet ordre. Dites-moi, M.F., pouvons-nous trouver un plus grand exemple d'humilité et plus capable de nous faire pratiquer cette vertu avec amour et empressement. Quoi ! M.F., un Dieu obéit à ses créatures et veut dépendre d'elles, et nous, misérables pécheurs, qui devrions, à la vue de nos misères spirituelles, nous cacher dans la poussière, nous pourrions rechercher mille prétextes pour nous dispenser d'obéir aux commandements de Dieu et de son église, à nos supérieurs, qui tiennent en cela la place de Dieu même ! Quelle honte pour nous, M.F., si nous comparons notre conduite à celle de Jésus-Christ ! Une autre leçon d'humilité que Jésus-Christ nous donne, c'est d'avoir voulu subir le rebut du monde. Après un voyage de plus de quarante lieues, Marie et Joseph arrivèrent à Bethléem ; avec quel honneur ne devait-on pas recevoir Celui que l'on attendait depuis quatre mille ans ! Mais comme il venait pour nous guérir de notre orgueil et nous apprendre, l'humilité, il permet que tout le monde le rebute et que personne ne veuille le loger. Voilà donc, M.F., le maître de l'univers, le roi du ciel et de la terre, méprisé, rejeté des hommes, pour qui il vient donner sa vie afin de les sauver ! Il faut donc que ce tendre Sauveur soit réduit à emprunter la demeure même des animaux. Ô mon Dieu ! quelle humilité et quel anéantissement pour un Dieu ! Sans doute, M.F., rien ne nous est plus sensible que les affronts, les mépris et les rebuts : mais si nous voulons considérer ceux où Jésus-Christ a été réduit, quelque grands que soient les nôtres, pourrions-nous oser jamais nous plaindre ? Quel bonheur pour nous, M.F., d'avoir devant nos yeux un si beau modèle que nous pouvons suivre sans crainte de nous tromper ! Je dis que Jésus-Christ, bien loin de chercher ce qui pouvait le relever dans l'estime des hommes, au contraire, veut naître dans l'obscurité et dans l'oubli ; il veut que de pauvres bergers soient instruits secrètement de sa naissance par un ange, afin que les premières adorations qu'il recevrait lui fussent faites par les plus petits d'entre les hommes. Il laisse dans leur repos et leur abondance les grands et les heureux du siècle, pour envoyer ses ambassadeurs vers les pauvres, afin qu'ils soient consolés dans leur état, en voyant dans une crèche, couché sur une poignée de paille, leur Dieu et leur Sauveur. Les riches ne sont appelés que longtemps après, pour nous faire comprendre qu'ordinairement les richesses, les aises nous éloignent bien du bon Dieu. Pouvons-nous, M.F., d'après un pareil exemple, avoir de l'ambition, conserver un cœur enflé d'orgueil et rempli de vanité ? Pouvons-nous encore rechercher l'estime et les louanges des hommes, en jetant les yeux dans cette crèche ? Ne nous semble-t-il pas entendre ce tendre et aimable Jésus nous dire à tous : « Apprenez de moi combien je suis doux et humble de cœur ? » D'après cela, M.F., aimons à vivre dans l'oubli et le mépris du monde ; ne craignons rien tant, nous dit saint Augustin, que les honneurs et les richesses de ce monde, puisque, s'il était permis de les aimer, Celui qui s'est fait homme pour l'amour de nous, les aurait aimés lui-même. S'il fuit et méprise tout cela, nous devons faire de même, aimer ce qu'il a aimé et mépriser ce qu'il a méprisé : voilà, M.F., la leçon que Jésus-Christ nous donne en venant au monde, et voilà en même temps le remède qu'il applique à notre première plaie, qui est l'orgueil. Mais nous en avons une deuxième qui n'est pas moins dangereuse : c'est l'avarice.


II. – Nous disons, M.F., que la deuxième plaie que le péché a faite dans le cœur de l'homme, est l'avarice, c'est-à-dire, un amour déréglé des richesses et des biens de ce monde ! Hélas ! M.F., que cette passion fait de ravages dans ce monde ! Saint Paul a donc bien raison de nous dire qu'elle est la source de tous les maux. N'est-ce pas, en effet, de ce maudit intérêt que viennent les injustices, les envies, les haines, les parjures, les procès, les querelles, les animosités et la dureté envers les pauvres ? D'après cela, M.F., pouvons-nous nous étonner que Jésus-Christ, qui ne vient sur la terre que pour guérir les passions des hommes, veuille naître dans la plus grande pauvreté et dans la privation de toutes les commodités, même de celles qui paraissent nécessaires à la vie des hommes ? Et nous voyons pour cela qu'il commence à choisir une Mère pauvre, et il veut passer pour le fils d'un pauvre artisan ; et, comme les prophètes avaient annoncé qu'il naîtrait de la famille royale de David, afin de concilier cette noble origine avec son grand amour pour la pauvreté, il permet que, dans le temps de sa naissance, cette illustre famille soit tombée dans l'indigence. Il va même plus loin. Marie et Joseph, quoique bien pauvres, avaient encore une petite maison à Nazareth ; c'était encore trop pour lui ; il ne veut pas naître dans un lieu qui lui appartienne ; et pour cela il oblige Marie, sa sainte Mère, à faire avec Joseph le voyage de Bethléem dans le temps précis où elle devait le mettre au monde. Mais du moins dans Bethléem, qui était la patrie de leur père David, ne trouvera-t-il pas des parents pour le recevoir chez eux ? Mais non, nous dit l'Évangile, personne ne veut le recevoir ; tout le monde le renvoie sous prétexte qu'il est pauvre. Dites-moi, M.F., où ira donc ce tendre Sauveur, si personne ne veut le recevoir pour le garantir des injures du mauvais temps ? Cependant il reste encore une ressource ; c'est d'entrer dans une auberge. Joseph et Marie se présentent en effet. Mais Jésus, qui avait tout prévu, permit que le concours fût si grand, qu'ils ne trouvèrent point de place. Oh ! M.F., où va donc aller notre aimable Sauveur ? Saint Joseph et la sainte Vierge cherchent de tous côtés ; ils aperçoivent une vieille masure où les bêtes se retiraient dans les mauvais temps. Ô ciel ! soyez dans l'étonnement ! un Dieu dans une étable ! Il pouvait choisir le palais le plus magnifique ; mais celui qui aime tant la pauvreté, ne le fera pas. Une étable sera son palais, une crèche son berceau, un peu de paille composera son lit, de misérables langes seront tous ses ornements, et de pauvres bergers formeront sa cour. Dites-moi, pouvait-il nous apprendre d'une manière plus efficace, le mépris que nous devrions faire des biens et des richesses de ce monde, et en même temps, l'estime que nous devons avoir pour la pauvreté et pour les pauvres ? Venez, misérables, nous dit saint Bernard, venez, vous tous qui attachez vos cœurs aux biens de ce monde, écoutez ce que vous diront cette étable, ce berceau et ces langes qui enveloppent votre Sauveur ! Ah ! malheur à vous qui aimez les biens de ce monde ! Ah ! qu'il est difficile que les riches se sauvent ! – Pourquoi, me direz vous ? – Pourquoi, M.F. ? le voici : 1 Parce que, ordinairement une personne qui est riche est remplie d'orgueil ; il faut que tout le monde plie devant elle ; il faut que toutes les volontés des autres soient soumises à la sienne ; 2 parce que les richesses attachent nos cœurs à la vie présente : ainsi nous voyons chaque jour qu'un riche craint grandement la mort ; 3 parce que les richesses ruinent l'amour de Dieu et qu'elles éteignent tous les sentiments de compassion pour les pauvres, ou, si nous disons mieux, les richesses sont un instrument qui fait marcher toutes les autres passions. Hélas ! M.F., si nous avions les yeux de l'âme ouverts, combien nous craindrions que notre cœur ne s'attachât aux choses de ce monde ! Ah ! si les pauvres pouvaient bien concevoir combien leur état les approche près du bon Dieu et leur ouvre le ciel, combien ils béniraient le bon Dieu de les avoir mis dans une position qui les rapproche si près de leur Sauveur ! Mais si vous me demandez, qui sont ces pauvres que Jésus-Christ chérit tant ? M.F., les voici : ce sont ceux qui souffrent leur pauvreté en esprit de pénitence, sans murmurer et sans se plaindre. Sans cela, leur pauvreté ne leur servirait qu'à les rendre encore plus coupables que les riches. – Mais les riches, me direz-vous, que doivent-ils donc faire pour imiter un Dieu si pauvre et si méprisé ? – Le voici : c'est de ne pas attacher leur cœur aux biens qu'ils possèdent, d'en faire des bonnes œuvres autant qu'ils peuvent ; de remercier le bon Dieu de leur avoir donné un moyen si facile pour racheter leurs péchés par leurs aumônes ; de ne jamais mépriser ceux qui sont pauvres ; au contraire, de bien les respecter en ce qu'ils ont une grande ressemblance avec Jésus-Christ. C'est donc, M.F., par cette grande pauvreté que Jésus-Christ nous apprend à combattre l'attachement que nous ayons pour les biens de ce monde ; c'est par là qu'il nous guérit de la deuxième plaie que le péché nous a faite. Mais ce tendre Sauveur veut encore en guérir une autre que le péché nous a faite, qui est la sensualité.


III. – Cette passion consiste dans l'amour déréglé des plaisirs que l'on goûte par les sens. Cette funeste passion prend naissance dans l'excès du boire et du manger, dans l'amour excessif du repos, des aises et des commodités de la vie, des spectacles, des assemblées profanes, en un mot, de tous les plaisirs que nous pouvons goûter par les sens. Que fait Jésus-Christ, M.F., pour nous guérir de cette dangereuse maladie ? Le voici : il naît dans les souffrances, les larmes et la mortification ; il naît, durant la nuit, dans la saison la plus rigoureuse de l'année. A peine est-il né, qu'il est couché sur une poignée de paille, dans une étable. Ô mon Dieu ! quel état pour un Dieu ! quand le Père Éternel créa Adam, il le plaça dans un jardin de délices ; quand son Fils naît, il le place sur une poignée de paille ! ô mon Dieu ! quel état, M.F. ! Celui qui embellit le ciel et la terre, Celui qui fait tout le bonheur des anges et des saints veut naître et vivre et mourir dans les souffrances. Peut-il nous montrer d'une manière plus forte le mépris que nous devons faire de notre corps, et combien nous devons le traiter durement, de crainte qu'il ne perde notre âme ? Ô mon Dieu ! quelle contradiction ! un Dieu souffre pour nous, un Dieu verse des larmes sur nos péchés, et nous ne voudrions rien souffrir, avoir toutes nos aises !... Mais aussi, M.F., que les larmes et les souffrances de ce divin Enfant nous font de terribles menaces ! « Malheur à vous, nous dit-il, qui passez votre vie à rire, parce qu'un jour viendra où vous verserez des larmes qui ne finiront jamais. » « Le royaume des cieux, nous dit-il, souffre violence, il n'est que pour ceux qui se la font continuellement. » Oui, M.F., si nous nous approchons avec confiance du berceau de Jésus-Christ, si nous mêlons nos larmes avec celles de notre tendre Sauveur, à l'heure de la mort, nous entendrons ces heureuses paroles : » Heureux ceux qui ont pleuré, parce qu'ils seront consolés ! » Voilà donc, M.F., cette troisième plaie que Jésus-Christ vient guérir en venant au monde, qui est la sensualité, c'est-à-dire ce maudit péché d'impureté. Avec quelle ardeur, M.F., ne devons-nous pas chérir, aimer et rechercher tout ce qui nous peut procurer ou conserver une vertu qui rend si agréable à Dieu ! Oui, M.F., avant la naissance de Jésus-Christ, il y avait trop de distance entre Dieu et nous, pour que nous pussions oser le prier. Mais le Fils de Dieu, en se faisant homme, veut nous rapprocher grandement de lui, et nous forcer à l'aimer jusqu'à la tendresse. Comment, M.F., en voyant un Dieu dans cet état d'enfant, pourrions-nous refuser de l'aimer de tout notre cœur ? II veut être lui-même notre Médiateur, c'est lui qui se charge de tout demander à son Père pour nous ; il nous appelle ses frères et ses enfants : pouvait-il prendre des noms qui nous inspirent une plus grande confiance ? Allons donc à lui avec une grande confiance toutes les fois que nous avons péché ; il demandera lui-même notre pardon, et nous obtiendra le bonheur de persévérer. Mais, M.F., pour mériter cette grande et précieuse grâce, il faut que nous marchions sur les traces de no­tre modèle ; qu'à son exemple nous aimions la pauvreté, le mépris et la pureté ; que notre vie réponde à la grandeur de notre qualité d'enfant et de frère d'un Dieu fait homme. Non, M.F., nous ne pouvons considérer la conduite des Juifs sans être saisis d'étonnement. Ce peuple même l'attendait depuis quatre mille ans, il avait tant prié par le désir qu'il avait de le recevoir ; et lorsqu'il vient, il ne se trouve personne pour lui prêter un petit logement : il lui faut, tout puissant et tout Dieu qu'il est, emprunter à des animaux une demeure. Cependant, M.F., je trouve dans la conduite des Juifs, toute criminelle qu'elle est, non un sujet d'excuse pour ce peuple, mais un motif de condamnation pour la plupart des chrétiens. Nous voyons que les Juifs s'étaient formé de leur libérateur une idée qui ne s'accordait pas avec l'état d'humiliation où il parut ; ils semblaient ne pas pouvoir se persuader qu'il fût celui qui devait être leur libérateur : puisque saint Paul nous dit très bien que « si les Juifs l'avaient connu pour Dieu, ils ne l'auraient jamais fait mourir. » Voilà une petite excuse pour les Juifs. Mais pour nous, M.F., quelle excuse pouvons-nous avoir dans notre froideur et notre mépris pour Jésus-Christ ? Oui, sans doute, M.F., nous croyons véritablement que Jésus-Christ a paru sur la terre, qu'il a donné les preuves les plus convaincantes de sa divinité : voilà ce qui fait l'objet de notre solennité. Ce même Dieu veut prendre, par l'effusion de sa grâce, une naissance spirituelle dans nos cœurs. Voilà les motifs de notre confiance. Nous nous glorifions, et nous avons bien raison de reconnaître Jésus-Christ pour notre Dieu, notre Sauveur et notre modèle. Voilà le fondement de notre foi. Mais, dites-moi, avec tout cela, quel hommage lui rendons-nous ? Que faisons-nous de plus pour lui que si nous ne croyions pas tout cela ? Dites-moi, M.F., notre conduite répond-elle à notre croyance ? Regardons cela un peu plus de près, et nous allons voir que nous sommes encore plus coupables que les Juifs dans leur aveuglement et leur endurcissement.


IV. – D'abord, M.F., nous ne parlerons pas de ceux qui, après avoir perdu la foi, ne la professent plus extérieurement ; mais parlons, M.F., de ceux qui croient tout ce que l'Église nous enseigne, et qui cependant ne font rien ou presque rien de ce que la Religion nous commande. Faisons là, M.F., quelques réflexions particulières, propres au temps où nous vivons. Nous reprochons aux Juifs d'avoir refusé un asile à Jésus-Christ, quoiqu'ils ne le connussent pas. Eh bien ! M.F., avons-nous bien réfléchi que nous lui faisions le même affront toutes les fois que nous négligions de le recevoir dans nos cœurs par la sainte communion ? Nous reprochons aux Juifs de l'avoir crucifié, quoiqu'il ne leur eût fait que du bien ; et dites-moi, M.F., quel mal nous a-t-il fait, ou plutôt quel bien ne nous a-t-il pas fait ? Et nous, M.F., ne lui faisons-nous pas le même outrage, toutes les fois que nous avons l'audace de nous livrer au péché ? Et nos péchés, ne sont-ils pas encore bien plus pénibles à ce bon cœur que ce que les Juifs lui firent souffrir ? Nous ne pouvons lire qu'avec horreur toutes les persécutions que les Juifs lui firent souffrir, quoiqu'ils crussent faire une chose agréable à Dieu. Mais ne faisons-nous pas nous-mêmes à la sainteté de l'Évangile une guerre mille fois plus cruelle par le dérèglement de nos mœurs ? Hélas ! M.F., nous ne tenons au christianisme que par une foi morte ; et nous ne semblons croire en Jésus-Christ que pour l'outrager davantage, et le déshonorer par une vie si misérable aux yeux de Dieu. Jugez d'après cela, M.F., ce que les Juifs doivent penser de nous, et avec eux, tous les ennemis de notre sainte religion. Lorsqu'ils examinent les mœurs de la plupart des chrétiens, ils en trouvent une foule qui vivent à peu près comme s'ils n'avaient jamais été chrétiens : je ne veux pas entrer dans le détail qui serait immense. Je me borne à deux points essentiels, qui sont le culte extérieur de notre sainte religion, et les devoirs de la charité chrétienne. Non, M.F., rien ne nous devrait être plus humiliant et plus amer que ces reproches dont les ennemis de notre foi nous chargent à cet égard ; parce que tout cela ne tend qu'à nous montrer combien notre conduite est en contradiction avec notre croyance. Vous vous glorifiez, nous disent-ils, de posséder en corps et en âme la personne de ce même Jésus-Christ, qui a vécu autrefois sur la terre, et que vous adorez comme votre Dieu et votre Sauveur ; vous croyez qu'il descend sur vos autels, qu'il repose dans vos tabernacles, et vous croyez que sa chair est vraiment votre nourriture et son sang votre breuvage : mais si votre foi est telle, c'est donc vous qui êtes des impies, car vous paraissez dans vos églises avec moins de respect, de retenue et de décence, que vous paraîtriez dans la maison d'un honnête homme à qui vous iriez rendre visite. Les païens n'auraient certainement pas permis que l'on commît dans leurs temples et en présence de leurs idoles, pendant qu'on offrait des sacrifices, les immodesties que vous commettez en présence de Jésus-Christ, dans le moment où vous nous dites qu'il descend sur vos autels. Si vraiment vous croyiez ce que vous nous dites que vous croyez, vous devriez être saisis d'un saint tremblement. Hélas ! M.F., ces reproches ne sont que trop mérités. Que peut-on penser en voyant la manière, dont la plupart des chrétiens se comportent dans nos églises ? Les uns ont l'esprit à leurs affaires temporelles, les autres, à leurs plaisirs ; celui-là dort, et l'autre, le temps lui dure ; l'on tourne la tête, l'on bâille, l'on se gratte, l'on feuillette son livre, l'on regarde si les saints offices seront bientôt finis. La présence de Jésus-Christ est un martyre, tandis que l'on passera de cinq à six heures dans les pièces, dans un cabaret, à la chasse, sans qu'on trouve ce temps trop long ; et nous voyons que pendant ce temps que l'on donne au monde et à ses plaisirs, l'on ne pense ni à dormir, ni à bâiller, ni à s'ennuyer. Est-il bien possible que la présence de Jésus-Christ soit si pénible pour des chrétiens qui devraient faire consister tout leur bonheur à venir tenir un moment compagnie à un si bon père ? Dites-moi ce que doit penser de nous Jésus-Christ lui-même, qui ne s'est rendu présent dans nos tabernacles que par amour pour nous, et qui voit que sa sainte présence, qui devrait faire tout notre bonheur ou plutôt notre paradis en ce monde, semble être un supplice et un martyre pour nous ? N'a-t-on pas bien raison de croire que ces chrétiens n'iront jamais au ciel, où il faudrait rester toute l'éternité en la présence de ce même Sauveur ? le temps aurait bien de quoi leur durer !... Ah ! M.F., vous ne connaissez pas votre bonheur, quand vous êtes si heureux que de venir vous présenter devant votre Père qui vous aime plus que lui-même, et qui vous appelle au pied de ses autels, comme autrefois il appela les bergers, pour vous combler de toutes sortes de bienfaits. Si nous étions bien pénétrés de cela, avec quel amour, avec quel empressement ne nous rendrions-nous pas ici comme les Rois Mages, pour lui faire présent de tout ce que nous possédons, c'est-à-dire de nos cœurs et de nos âmes ? Les pères et mères ne viendraient-ils pas avec plus d'empressement lui offrir toute leur famille, afin qu'il la bénît et lui donnât les grâces de sanctification ? Avec quel plaisir les riches ne viendraient-ils pas lui offrir une partie de leurs biens dans la personne des pauvres ? Mon Dieu, que notre peu de foi nous fait perdre de biens pour l'éternité ! Écoutez encore les ennemis de notre sainte religion : Nous ne disons rien, nous disent-ils, de vos sacrements à l'égard desquels votre conduite est aussi éloignée de votre croyance que le ciel l'est de la terre, en suivant les principes de votre foi. Vous devenez par votre baptême comme autant de dieux, ce qui vous élève à un degré d'honneur que l'on ne peut comprendre, puisque l'on suppose qu'il n'y a que Dieu seul qui vous surpasse. Mais que peut-on penser de vous, en voyant le plus grand nombre se livrer à des crimes qui vous mettent au-dessous des bêtes brutes dépourvues de raison. Vous devenez, par le sacrement de Confirmation, comme autant de soldats de Jésus-Christ, qui s'engagent hardiment sous l'étendard de la croix, qui ne doivent jamais rougir des humiliations et des opprobres de leur Maître, qui, dans toute occasion, doivent rendre témoignage à la vérité de l'Évangile ! Mais cependant, qui oserait le dire ? l'on trouve parmi vous je ne sais combien de chrétiens que le respect humain empêche de faire publiquement leurs œuvres de piété ; qui, peut-être, n'oseraient pas avoir un crucifix dans leur chambre et de l'eau bénite à côté de leur lit ; qui auraient honte de faire le signe de la croix avant et après leurs repas ; ou qui se cachent pour le faire. Voyez-vous combien vous êtes éloignés de vivre selon que votre religion vous le commande ? Vous nous dites, touchant la confession et la communion, des choses qui sont très belles, il est vrai, et très consolantes : mais de quelle manière vous en approchez-vous ? Comment les recevez-vous ? Dans les uns, ce n'est qu'une habitude, qu'une routine et un jeu ; dans les autres, c'est un supplice, il faut qu'on les y traîne, pour ainsi dire. Voyez-vous comment, il faut que vos ministres vous pressent et vous sollicitent, pour vous faire approcher de ce tribunal de la pénitence où, vous recevez, dites-vous, le pardon de vos péchés ; de cette table où vous croyez manger le pain des anges, qui est votre Sauveur ! Si vous croyez ce que vous nous dites, ne serait-on pas plutôt obligé de vous retenir, voyant combien est grand votre bonheur de recevoir votre Dieu, qui doit faire votre consolation dans ce monde et votre gloire dans l'autre ? Tout cela qui, selon votre foi, s'appelle une source de grâces et de sanctification, n'est, dans le fait, pour la plupart de vous, qu'une occasion d'irrévérences, de mé­pris, de profanations et de sacrilèges. Ou vous êtes des impies, ou votre religion est fausse, parce que si vous étiez bien persuadés que vôtre religion est sainte, vous ne vous conduiriez pas de cette manière dans tout ce qu'elle vous commande. Vous avez, outre le dimanche, des fêtes qui, dites-vous, sont établies, les unes pour honorer ce que vous appelez les mystères de votre reli­gion ; les autres pour célébrer la mémoire de vos apô­tres, les vertus de vos martyrs, à qui il en a tant coûté pour établir votre religion. Mais dites-nous, ces fêtes, ces dimanches, comment les célébrez-vous ? N'est-ce pas principalement tous ces jours que vous choisissez pour vous livrer à toutes sortes de désordres, de débauches et de libertinage ? Ne faites-vous pas plus de mal, dans, ces jours que vous dites être si saints, que dans tous les autres temps ? Vos offices, que vous nous dites être une réunion avec les saints qui sont dans le ciel, où vous commencez à goûter le même bonheur, voyez le cas que vous en faites : une partie n'y va presque jamais ; les autres y sont à peu près comme les criminels à la question ; que pourrait-on penser de vos mystères et de vos saints, si l'on voulait en juger par la manière dont vous célébrez leurs fêtes ? Mais laissons-là pour un moment ce culte extérieur, qui, par une bizarrerie singulière, et par une inconséquence pleine d'irréligion, confesse votre foi et en même temps la dément. Où trouve-t-on parmi vous cette charité fraternelle, qui, dans les principes de votre croyance, est fondée sur des motifs si sublimes et si divins ? Touchons cela un peu de près, et nous verrons si ces reproches ne sont pas bien fondés. Que votre religion est belle, nous disent les Juifs et même les païens, si vous faisiez ce qu'elle vous commande ! Non seulement vous êtes frères, mais, ce qu'il y a de plus beau, vous ne faites tous ensemble qu'un même corps avec Jésus-Christ, dont la chair et le sang vous servent chaque jour de nourriture ; vous êtes tous les membres les uns des autres. Il faut en convenir, cet article de votre foi est admirable, il a quelque chose de divin. Si vous agissiez selon votre croyance, vous seriez dans le cas d'attirer toutes les autres nations à votre religion, tant elle est belle, consolante, et tant elle vous promet de biens pour l'autre vie ! Mais ce qui fait croire à toutes les nations que votre religion n'est pas telle que vous le dites, c'est que votre conduite est tout à fait opposée à ce que votre religion vous commande. Si l'on interrogeait vos pasteurs, et qu'il leur fût permis de dévoiler ce qu'il y a de plus secret, ils nous montreraient les querelles, les inimitiés, la vengeance, les jalousies, les médisances, les faux rapports, les procès et tant d'autres vices qui font horreur à tous les peuples, même à ceux dont vous dites que la religion est si éloignée de la vôtre pour la sainteté. La corruption des mœurs qui règne parmi vous, retient ceux qui ne sont pas de votre religion de l'embrasser ; parce que, si vous étiez bien persuadés qu'elle est bonne et divine, vous vous comporteriez bien d'une autre manière. Hélas ! M.F., quelle honte pour nous, que les ennemis de notre sainte religion nous tiennent un tel langage ! Et n'ont-ils pas raison de le tenir ? En examinant nous-mêmes notre conduite, nous voyons positivement que nous ne faisons rien de ce qu'elle nous commande. Au contraire, nous ne semblons appartenir à une religion si sainte que pour la déshonorer et en détourner ceux qui auraient envie de l'embrasser : une religion qui nous défend le péché que nous prenons tant de plaisir à commettre et vers lequel nous nous portons avec une telle fureur, que nous ne semblons vivre que pour le multiplier ; une religion qui expose chaque jour Jésus-Christ à nos yeux, comme un bon père qui veut nous combler de bienfaits : or nous fuyons sa sainte présence, ou, si nous y venons, ce n'est que pour le mépriser et nous rendre bien plus coupables ; une religion qui nous offre le pardon de nos péchés par le ministère de ses prêtres : bien loin de vouloir profiter de ces ressources, ou nous les profanons, ou nous les fuyons ; une religion qui nous fait apercevoir tant de biens pour l'autre vie, et qui nous montre des moyens si clairs et si faciles pour les gagner : et nous ne semblons connaître tout cela que pour en faire une espèce de mépris et de raillerie ; une religion qui nous dépeint d'une manière si affreuse les tourments de l'autre vie, afin de nous les faire éviter, et nous semblons ne jamais avoir fait assez de mal pour nous les mériter ! mon Dieu, dans quel abîme d'aveuglement sommes-nous tombés ! une religion qui ne cesse jamais de nous avertir que nous devons continuellement travailler à nous corriger de nos défauts, à réprimer nos penchants pour le mal : et, bien loin de le faire, nous semblons chercher tout ce qui peut enflammer nos passions ; une religion qui nous avertit que nous ne devons agir que pour le bon Dieu et toujours en vue de lui plaire : et nous n'avons dans ce que nous faisons que des vues humaines ; nous voulons toujours que le monde en soit témoin, nous en loue, nous en félicite. Hélas ! mon Dieu, quel aveuglement et quelle pauvreté ! Et nous pourrions ramasser tant de biens pour le ciel, si nous voulions nous conduire selon les règles que nous en donne notre sainte religion ! Mais, écoutez encore les ennemis de notre sainte et divine religion, comment ils nous accablent de reproches : Vous nous dites que votre Jésus-Christ, que vous croyez être votre Sauveur, vous assure qu'il regarderait comme fait à lui-même tout ce que vous feriez à votre frère : voilà une de vos croyances, et assurément cela est très beau ; mais si cela est tel que vous nous dites, vous ne le croyez donc que pour insulter à Jésus-Christ lui-même ? Vous ne le croyez donc que pour le déchirer et l'outrager, et enfin, pour le maltraiter de la manière la plus cruelle dans la personne de votre prochain ? Les moindres fautes contre la charité doivent être regardées, selon vos principes, comme autant d'outrages faits à Jésus-Christ. Mais, dites, chrétiens, quel nom devons-nous donner à toutes ces médisances, à ces calomnies, à ces vengeances et à ces haines dont vous vous dévorez les uns les autres ? Vous êtes donc mille fois plus coupables envers la personne de Jésus-Christ, que les Juifs eux-mêmes à qui vous reprochez sa mort ! Non, M.F., les actions des peuples les plus barbares contre l'humanité, ne sont donc rien en comparaison de ce que nous faisons tous les jours contre les principes de la charité chrétienne. Voilà, M.F., une partie des reproches que nous font les ennemis de notre sainte religion. Je n'ai pas, M.F., la force d'aller plus loin, tant cela est triste et déshonorant pour notre sainte religion, qui est si belle, si consolante, si capable de nous rendre heureux, même dès ce monde, en nous préparant un si grand bonheur pour l'éternité. Vous conviendrez avec moi, M.. F., que si ces reproches ont déjà quelque chose de si humiliant pour un chrétien, quoiqu'ils ne soient faits que de la bouche des hommes, je vous laisse à penser ce qu'ils seront, quand nous aurons le malheur de les entendre de la bouche de Jésus-Christ lui-même, lorsque nous paraîtrons devant lui pour lui rendre compte des œuvres que notre foi aurait dû produire en nous. Misérable chrétien, nous dira Jésus-Christ, où sont les fruits de cette foi dont j'avais enrichi votre âme ? de cette foi dans laquelle vous avez vécu et dont vous récitez chaque jour le Symbole ? Vous m'avez pris pour votre Sauveur et votre modèle : voilà mes larmes et mes pénitences ; où sont les vôtres ? Quel fruit avez-vous retiré de mon sang adorable, que j'ai fait couler sur vous par mes sacrements ? De quoi vous a servi cette croix, devant laquelle vous vous êtes prosterné tant de fois ? Quelle ressemblance y a-t-il entre vous et moi ? Qu'y a-t-il de commun entre vos pénitences et les miennes ? entre votre vie et la mienne ? Ah ! misérable, rendez-moi compte de tout le bien que cette foi aurait produit en vous, si vous aviez eu le bonheur de la faire fructifier ! Venez, lâche et infidèle dépositaire, rendez-moi compte de cette foi précieuse et inestimable, qui pouvait et qui aurait dû vous faire produire des richesses éternelles. Vous l'avez indignement alliée avec une vie toute charnelle et toute païenne. Voyez, malheureux, quelle ressemblance entre vous et moi ! Voici mon Évangile, et voilà votre foi. Voici mon humilité et mon anéantissement, et voilà votre orgueil, votre ambition et votre vanité. Voilà votre avarice, avec mon détachement des choses de ce monde. Voilà votre dureté pour les­ pauvres et le mépris que vous en avez fait ; voici ma charité et mon amour pour eux. Voilà toutes vos intempérances, avec-mes jeûnes et mes mortifications. Voilà toutes vos froideurs et toutes vos irrévérences dans le temple de mon Père ; voilà toutes vos profanations, tous vos sacrilèges, et tous les scandales que vous avez donnés à mes enfants ; voilà toutes les âmes que vous avez perdues, avec toutes les souffrances et tous les tourments que j'ai endurés pour les sauver ! Si vous avez été cause que mes ennemis ont blasphémé mon saint Nom, je saurai bien les punir ; mais, pour vous, je veux vous faire éprouver tout ce que ma justice pourra avoir de plus rigoureux. Oui, nous dit Jésus-Christ, les habitants de Sodome et de Gomorrhe seront traités avec moins de sévérité que ce peuple malheureux, à qui j'ai tant fait de grâces, et à qui mes lumières, mes faveurs et tous mes bienfaits ont été inutiles, et qui ne m'a payé que par la plus noire ingratitude.Oui, M.F., les mauvais maudiront éternellement le jour où ils ont reçu le saint baptême, les pasteurs qui les ont instruits, les sacrements qui leur ont été administrés. Hélas ! que dis-je ! ce confessionnal, cette table sainte, ces fonts sacrés, cette chaire, cet autel, cette croix, cet Évangile, ou pour mieux vous le faire comprendre, tout ce qui a été l'objet de leur foi sera l'objet de leurs imprécations, de leurs malédictions, de leurs blasphèmes et de leur désespoir éternel. Ô mon Dieu ! quelle honte et quel malheur pour un chrétien, de n'avoir été chrétien que pour mieux se damner et pour mieux faire souffrir un Dieu qui ne voulait que son bonheur éternel, un Dieu qui n'a rien épargné pour cela, qui a quitté le sein de son Père, qui est venu sur la terre se revêtir de notre chair, qui a passé toute sa vie dans les souffrances et les larmes, et qui est mort sur une croix pour lui ! Il n'a cessé, dira-t-il, de me poursuivre par tant de bonnes pensées, tant d'instructions de la part de mes pasteurs, tant de remords de ma conscience. Après mon péché, il s'est donné lui-même pour me servir de modèle ; que pouvait-il faire de plus pour me procurer le ciel ? Rien, non, rien de plus ; si j'avais voulu, tout cela m'au­rait servi à gagner le ciel, que jamais je n'aurai. Reve­nons, M.F., de nos égarements, et tâchons de mieux faire que nous n'avons fait jusqu'à présent. Amen.

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Vous retrouverez tout au long de l'année, différents sermons du Saint Curé d'Ars accompagnant l'année liturgique. A bientôt!

29 mai 2008

Prier avec le Saint Curé d'Ars

Prier avec saint Jean-Marie Vianney

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Acte d'amour du Saint Curé

Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu'au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j'aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n'appréhende l'enfer que parce qu'on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d'expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j'approche de ma fin, plus je vous conjure d'accroître mon amour et de le perfectionner. Ainsi soit-il.

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Prier pour les prêtres

Seigneur Jésus, avec saint Jean-Marie Vianney, nous te confions : tous les prêtres que nous connaissons, ceux que nous avons rencontrés, ceux qui nous ont aidés, ceux que tu nous donnes aujourd'hui comme pères. Tu as appelé chacun par son nom ; pour chacun, nous te louons et nous te supplions : garde-les dans la fidélité à Ton nom ; Toi qui les as consacrés pour qu'en Ton nom, ils soient nos pasteurs, donne leur force, confiance et joie pour accomplir leur mission. Que l'Eucharistie qu'ils célèbrent les nourrisse et leur donne le courage de s’offrir avec Toi pour les brebis que nous sommes ; Qu'ils soient plongés dans Ton cœur de Miséricorde pour qu'ils soient toujours les témoins de ton pardon ; Qu'ils soient de vrais adorateurs du Père pour qu'ils nous enseignent le véritable chemin de la sainteté. Père, avec eux, nous nous offrons au Christ pour l’Église : qu'elle soit missionnaire dans le souffle de ton Esprit; apprends-nous simplement à les aimer, à les respecter et à les recevoir comme un don qui vient de Ta main, pour qu'ensemble nous accomplissions davantage Ton œuvre pour le salut de tous. Amen.

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Prière au saint Curé d'Ars

Saint Curé d'Ars, tu as fait de ta vie une offrande sans partage à Dieu pour le service des hommes ; que l'Esprit-Saint, par ton intercession, nous conduise aujourd'hui à répondre, sans défaillance, à notre vocation personnelle. Tu as été un adorateur assidu du Christ au tabernacle. Apprends-nous à nous approcher avec foi et respect de l'Eucharistie, à goûter la présence silencieuse dans le Saint-Sacrement. Tu as été l'ami des pécheurs. Tu leur disais : « Vos fautes sont comme un grain de sable en comparaison de la grande montagne de la miséricorde de Dieu ». Dénoue les liens de la peur qui nous retiennent parfois loin du pardon de Dieu ; augmente en nous le repentir de nos fautes. Découvre-nous le vrai visage du Père qui attend inlassablement le retour du fils prodigue. Tu as été le soutien des pauvres : « Mon secret est bien simple, c'est de tout donner et de ne rien garder ». Apprends-nous à partager avec ceux qui sont dans le besoin ; rends-nous libres vis-à-vis de l'argent et de toutes les fausses richesses. Tu as été un fils aimant de la Vierge Marie, « ta plus vieille affection ». Apprends-nous à nous tourner vers elle avec la simplicité et la confiance de l'enfant. Tu es devenu le témoin exemplaire des Curés de l'univers. Que ta charité pastorale conduise les pasteurs à rechercher la proximité avec tous sans acception des personnes ; donne-leur l'amour de l'Église, l'élan apostolique, la solidité dans les épreuves. Inspire aux jeunes la grandeur du ministère sacerdotal et la joie de répondre à l'appel du Bon Berger. Saint Curé d'Ars, sois notre intercesseur auprès de Dieu. Obtiens-nous ce que nous te demandons (préciser ici telle demande particulière), toi le pasteur humble et fidèle, infatigable dans le service de Dieu et des hommes. Amen.

Mgr Guy Bagnard,
Évêque de Belley-Ars.

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Prière pour les vocations avec le saint Curé d'Ars

Seigneur Jésus, Guide et Pasteur de ton peuple, tu as suscité en ton Église saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars. Sois bénis pour la sainteté de sa vie et l'admirable fécondité de son ministère. Avec une persévérance et une patience humble, il surmonta tous les obstacles sur les chemins du sacerdoce. Prêtre, il puisait, dans la célébration eucharistique et l'adoration silencieuse, l'ardeur de sa charité pastorale et le dynamisme de son zèle apostolique. Par son intercession, Touche le cœur des jeunes ; qu'ils trouvent dans l'exemple de sa vie l'élan de marcher à ta suite, avec le même courage, sans regarder en arrière. Renouvelle le cœur des prêtres ; qu'ils s'attachent à toi avec ferveur et profondeur. Qu'ils édifient l'unité des communautés sur l'Eucharistie et le pardon, dans l'amour mutuel. Affermis les familles chrétiennes ; qu'elles soutiennent ceux de leurs enfants que tu as appelés. Aujourd'hui encore, Seigneur, envoie des ouvriers à ta moisson pour que soit relevé le défi évangélique de notre temps. Que les jeunes soient nombreux à faire de leur vie un "Je t'aime" au service de leurs frères, comme saint Jean-Marie Vianney. Toi, le Berger pour l'éternité. Amen.

Mgr Guy Bagnard,
Évêque de Belley-Ars.

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Prière par l'intercession du saint Curé d'Ars et de sainte Philomène

Seigneur, tu ne crains pas de passer par tes saints pour accomplir tes merveilles. Tu sais combien le saint Curé d'Ars aimait confier ses intentions à sainte Philomène; Elle est le signe de la pureté, c'est une enfant au cœur simple. Elle est le signe de la force, c'est une martyr invincible par ta puissance. À notre tour, nous appuyant sur leur intercession, nous te demandons un cœur simple, pur et fort. Et puisque tu ne refuses jamais de répondre à une prière faite dans la foi, nous venons te remettre, te confier et t'abandonner cette intention... Dans la foi, nous savons que tu accueilles notre prière, et nous te laissons l'exaucer selon ta volonté. Amen.

Texte extrait du site www.arsnet.org

Rosaire avec le Saint Curé d'Ars

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Rosaire avec le Saint Curé d’Ars…

Mystères joyeux

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1er mystère joyeux : l’Annonciation

Fruit du mystère : l’humilité

Marie répondit à l’Ange : « Voici la servante du Seigneur » (Lc 1,38). « Nous ne sommes aux yeux de Dieu que ce que nous sommes : ni plus, ni moins. Nous ne devons nous occuper qu’à lui être agréables. Tout notre mérite est de coopérer à la grâce. » Seigneur, par Marie, éveille dans le cœur des jeunes le désir de te suivre avec confiance sur le chemin du sacerdoce, du mariage ou de la vie consacrée.

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2ème mystère joyeux : la Visitation


Fruit du mystère : l’amour du prochain

Élisabeth s’écria : « Bienheureuse celle qui a cru ! » (Lc 1,45). « Un bon chrétien qui aime Dieu et le prochain, voyez comme il est heureux ! Quelle paix dans son âme ! Que ceux qui aiment le bon Dieu sont heureux et aussi ceux qui sont autour d’eux. » Seigneur, par Marie, suscite au cœur du monde des personnes rayonnantes de charité.

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3ème mystère joyeux : la Nativité

Fruit du mystère : la pauvreté

L’Ange du Seigneur dit aux bergers : « Vous trouverez un nouveau-né couché dans une crèche » (Lc 2,12).
« Plus on se rend pauvre pour l’amour de Dieu, plus on est riche en réalité… Les pauvres et les amis des pauvres sont les amis de Dieu. » Seigneur, par Marie, apprends-nous à accueillir les pauvres et à les servir avec joie.

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4ème mystère joyeux : la Présentation de Jésus au Temple

Fruit du mystère : l’obéissance et la pureté

« Syméon reçut l’Enfant Jésus dans ses bras et bénit Dieu » (Lc 2,28). « Mes frères, ne sommes-nous pas bien plus heureux que Syméon ? Nous pouvons garder Jésus toujours, si nous voulons. Il ne vient pas seulement dans nos bras, mais dans notre cœur. » Seigneur, par Marie, ouvre les enfants à une obéissance filiale et pleine d’amour envers leurs parents.

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5ème mystère joyeux : le Recouvrement de Jésus au Temple

Fruit du mystère : la recherche de Dieu en toutes choses

Jésus répondit à ses parents : « Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père ? » (Lc 2,49). « Si nous voulons témoigner au bon Dieu que nous l’aimons, il faut accomplir sa sainte volonté. Le moyen le plus sûr de connaître la volonté de Dieu, c’est de prier notre bonne Mère. » Seigneur, par Marie, aide tous ceux qui ont à prendre des décisions importantes à mettre Dieu à la première place.

Mystères lumineux

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1er mystère lumineux : le Baptême au Jourdain

Fruit du mystère : raviver en nous la grâce de notre baptême

Une voix venue des cieux disait : « Voici mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour » (Mt 3,17).
« Un chrétien créé à l’image de Dieu, un chrétien racheté par le sang d’un Dieu. Un chrétien, l’enfant de Dieu, le frère d’un Dieu, l’héritier d’un Dieu. » Seigneur, par Marie, affermis la foi de tous les catéchumènes.

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2ème mystère lumineux : les Noces de Cana

Fruit du mystère : l’amour de l’Église

Marie dit aux servants : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2,5). « Tout ce que le Fils demande au Père lui est accordé. Tout ce que la Mère demande au Fils lui est pareillement accordé… Ce qui doit nous engager à nous adresser à elle avec une grande confiance, c’est qu’elle est toujours attentive. » Seigneur, par Marie, fais grandir en nos cœurs l’amour et la confiance en l’Église, notre Mère.

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3ème mystère lumineux : l’Annonce du Royaume

Fruit du mystère : la conversion

Jésus dit : « Le Royaume de Dieu est tout proche : convertissez vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1,15). « Notre-Seigneur qui est la vérité même, ne fait pas moins de cas de sa Parole que de son Corps… Il est tout à fait impossible d’aimer Dieu et de lui plaire sans être nourri de cette Parole divine. » Seigneur, par Marie, sanctifie les prêtres dans leur sacerdoce, afin qu’ils soient de véritables icônes de ton Fils.

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4ème mystère lumineux : la Transfiguration

Fruit du mystère : la grâce d’une vie intérieure

« Le visage de Jésus resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent éblouissants comme la lumière » (Mt 17,2). « Comme les disciples sur le Thabor ne virent plus que Jésus seul, les âmes intérieures, sur le Thabor de leur cœur, ne voient que Notre-Seigneur. Ce sont deux amis qui ne se lassent jamais l’un de l’autre. » Seigneur, par Marie, aide les chrétiens à tenir au cœur du monde par une vie de prière toujours plus profonde.

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5ème mystère lumineux : l’institution de l’Eucharistie

Fruit du mystère : la foi en la présence réelle

Jésus dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps » (Mt 26,26). « Toutes les bonnes œuvres réunies n’équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu’elles sont les œuvres des hommes et la sainte messe est l’œuvre de Dieu. » Seigneur, par Marie, fais que l’Eucharistie soit la source et le sommet de notre vie.

Mystères douloureux

agonie

1er mystère douloureux : l’Agonie de Jésus à Gethsémani

Fruit du mystère : la contrition de nos péchés

Jésus disait : « Père, que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne » (Lc 22,42). « Un chrétien doit être toujours prêt au combat. C’est dans le combat que nous prouvons à Dieu notre amour et dans l’acceptation des peines qu’il nous envoie. » Seigneur, par Marie, soutiens ceux qui ont à mener un combat pour la foi.

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2ème mystère douloureux : Jésus est flagellé

Fruit du mystère : la maîtrise des sens

« Les hommes qui gardaient Jésus le bafouaient et le battaient » (Lc 22,63). « Le bon Dieu ne demande pas de nous le martyre du corps, il nous demande seulement le martyre du cœur et de la volonté. » Seigneur, par Marie, aide-nous à garder un cœur pur au milieu de ce monde.

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3ème mystère douloureux : Jésus est couronné d’épines

Fruit du mystère : la guérison de notre orgueil

Jésus répondit à Pilate : « Mon Royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18,36). « Ceux qui nous humilient sont nos amis, et non ceux qui nous louent… » Seigneur, par Marie, fais régner dans nos cœurs l’humilité et la paix du Christ.

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4ème mystère douloureux : Jésus porte sa Croix

Fruit du mystère : la patience dans les épreuves

« Jésus sortit de la ville, portant lui-même sa Croix » (Jn 19,17). « Notre Seigneur est notre modèle :  prenons notre croix et suivons-le. Si vous craignez que le courage vous manque, portez vos regards sur la croix où Jésus-Christ est mort, et vous verrez que le courage ne vous manquera pas. » Seigneur, par Marie, aide les personnes éprouvées à s’unir à toi dans leurs souffrances.

crucifixion

5ème mystère douloureux : Jésus meurt sur la Croix

Fruit du mystère : la soif du salut des âmes

Jésus s’écria : « Père, en tes mains, je remets mon esprit » (Lc 23,46). « Ô amour immense d'un Dieu pour sa créature ! Il nous attend les bras ouverts, il nous ouvre la plaie de son divin Cœur. » Seigneur, par Marie, fais grandir dans le cœur des missionnaires le désir de te faire connaître partout dans le monde.

Mystères glorieux

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1er mystère glorieux : la Résurrection du Seigneur

Fruit du mystère : la foi

Jésus répondit à Marthe : « Moi, je suis la résurrection et la vie » (Jn 11,25). « La foi peut tout. Mon Dieu, donnez-nous la foi et nous vous aimerons de tout cœur. » Seigneur, par Marie, guide le Saint Père afin qu’il annonce sans relâche que tu es l’unique Sauveur qui nous conduit vers le Père.

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2ème mystère glorieux : l’Ascension du Seigneur

Fruit du mystère : le désir du ciel

« Comme Jésus bénissait ses disciples, il fut emporté au ciel » (Lc 24,51). « Voyez, mes enfants, il faut réfléchir que nous avons une âme à sauver et une éternité qui nous attend. » Seigneur, par Marie, répands ta grâce en nos cœurs afin que l’espérance de la vie éternelle nous habite chaque jour.

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3ème mystère glorieux : la Pentecôte

Fruit du mystère : la venue du Saint-Esprit en nos cœurs

Jésus dit aux disciples : « Recevez l’Esprit-Saint » (Jn 20,22). « Le Saint-Esprit est comme un jardinier qui travaille notre âme… Nous n’avons qu’à dire ”oui” et à nous laisser conduire. » Seigneur, par Marie, aide les chrétiens à accueillir pleinement l’Esprit-Saint pour œuvrer à l’unité de l’Église.

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4ème mystère glorieux : l’Assomption de la Vierge Marie

Fruit du mystère : la grâce d’une bonne mort

Jésus pria : « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient aussi avec moi » (Jn 17,24). « Au ciel, notre cœur sera tellement perdu, noyé dans le bonheur d’aimer Dieu, que nous ne nous occuperons ni de nous, ni des autres, mais de Dieu seul. » Seigneur, par Marie, ouvre les portes de ton Royaume à tous nos frères défunts.

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5ème mystère glorieux : le Couronnement de la Vierge Marie

Fruit du mystère : une plus grande dévotion à Marie

« Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête » (Ap 12,1). « Le cœur de cette bonne Mère n’est qu’amour et miséricorde ; elle ne désire que de nous voir heureux. Il suffit seulement de se tourner vers elle pour être exaucé… » Seigneur, par Marie, nous te présentons toutes nos intentions particulières. En ta bonté, daigne les exaucer.

Texte extrait du site www.arsnet.org

Téléchargez le texte de ce Rosaire (pdf), en cliquant ici

30 janvier 2008

Saint Jean-Marie Vianney

Saint Jean-Marie Vianney

Le Saint Curé d'Ars

1786-1859

Fête le 4 août

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Prière au Saint Curé d'Ars

Saint Curé d'Ars, tu as fait de ta vie une offrande sans partage à Dieu pour le service des hommes ; que l'Esprit-Saint, par ton intercession, nous conduise aujourd'hui à répondre, sans défaillance, à notre vocation personnelle. Tu as été un adorateur assidu du Christ au tabernacle. Apprends-nous à nous approcher avec foi et respect de l'Eucharistie, à goûter la présence silencieuse dans le Saint-Sacrement. Tu as été l'ami des pécheurs. Tu leur disais : « Vos fautes sont comme un grain de sable en comparaison de la grande montagne de la miséricorde de Dieu ». Dénoue les liens de la peur qui nous retiennent parfois loin du pardon de Dieu ; augmente en nous le repentir de nos fautes. Découvre-nous le vrai visage du Père qui attend inlassablement le retour du fils prodigue. Tu as été le soutien des pauvres : « Mon secret est bien simple, c'est de tout donner et de ne rien garder ». Apprends-nous à partager avec ceux qui sont dans le besoin ; rends-nous libres vis-à-vis de l'argent et de toutes les fausses richesses. Tu as été un fils aimant de la Vierge Marie, « ta plus vieille affection ». Apprends-nous à nous tourner vers elle avec la simplicité et la confiance de l'enfant. Tu es devenu le témoin exemplaire des Curés de l'univers. Que ta charité pastorale conduise les pasteurs à rechercher la proximité avec tous sans acception des personnes ; donne-leur l'amour de l'Église, l'élan apostolique, la solidité dans les épreuves. Inspire aux jeunes la grandeur du ministère sacerdotal et la joie de répondre à l'appel du Bon Berger. Saint Curé d'Ars, sois notre intercesseur auprès de Dieu. Obtiens-nous ce que nous te demandons (préciser ici telle demande particulière), toi le pasteur humble et fidèle, infatigable dans le service de Dieu et des hommes. Amen.

Mgr Guy Bagnard,Évêque de Belley-Ars

Notice biographique sur le Saint Curé d'Ars,

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