28 juillet 2012

Reportage: "La Femme qui a tout compris: Marie-Madeleine en Provence"

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La Femme qui a tout compris: Marie Madeleine en Provence

 

Très chers amis visiteurs, fidèles abonnés du blog Images Saintes qui connaissez l'intéret porté à Sainte Marie-Madeleine sur les pages du blog depuis plusieurs années, voici un très beau reportage que je vous invite à regarder et sur lequel je vous invite à méditer et à beaucoup réfléchir. L'on ne reste pas de marbre en écoutant parler les différents intervenants. Un reportage très bien fait, qui fait beaucoup de bien et qui rétablit bien des vérités quelques peu baffouées et détournées depuis quelques années.

 

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03 octobre 2010

La Basilique Sainte Marie Madeleine de Vézelay

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29 septembre 2010

La Sainte Baume

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15 avril 2009

Sermon de Saint Bernard sur la Résurrection

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« Marie Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé achetèrent des parfums pour venir embaumer Jésus. » (Marc 16: 1). 

Nous avons appris de l'Apôtre que c'est par la foi que le Christ habite dans nos cœurs (Ephes. III, 17) : d'où je crois qu'il est permis de conclure que le Christ vit en nous aussi longtemps que la foi y demeure, et que, dès que notre foi est morte, on peut dire en quelque sorte que le Christ y est mort aussi. Or, ce qui prouve une foi vivante, ce sont les oeuvres, selon ces paroles: « Les œuvres que mon Père m'a donné de faire rendent témoignage de moi (Joan. V, 36), » qui ne me semblent pas s'éloigner beaucoup de la pensée qu'un autre apôtre exprimait en disant (pie la foi sans les oeuvres est une foi morte (Jacob. II, 20). De même que nous connaissons que le corps est en vie à ses mouvements, ainsi est-ce à ses œuvres que nous voyons que la foi est vivante. Mais la vie même de la foi c'est la charité, attendu que c'est par elle qu'elle opère, suivant ces paroles de l'Apôtre : «La foi qui opère par la charité, (Galat. V, 6), » aussi voyons-nous la foi mourir quand la charité se refroidit, de même que le corps périt quand l'âme s'en éloigne. Si donc vous voyez un homme, appliqué à des bonnes oeuvres, mener gaiement une vie pleine de ferveur, soyez sûr que la foi vit en lui, car vous en avez la preuve tout à fait irrécusable. Mais il y en a qui commencent d'une manière spirituelle et qui finissent par la chair; or, nous savons que dans ceux-là l'esprit de vie ne demeure plus selon ce mot de l'Ecriture : « Mon esprit ne demeurera point pour toujours dans l'homme, parce qu'il est charnel (Gen. VI, 3). » Or, si l'esprit de Dieu ne reste plus dans un homme, il est clair que la charité ne s'y trouve plus non plus, puisqu'elle n'est répandue dans nos coeurs que par le Saint-Esprit qui nous a été donné (Rom. V, 5).

Or, comme je l'ai déjà dit c'est donner à la foi la vie de la charité que de lui faire produire des œuvres par cette même charité (Gal. V, 6), d'où je conclus que, dès que l'Esprit Saint s'éloigne d'une âme, c'est la mort de la foi en cette âme, car, selon l'Evangéliste, il n'y a que l'esprit qui vivifie (Joan, VI, 6); d'ailleurs, s'il est vrai que la sagesse de la chair est une véritable mort (Rom. VIII, 13), nous ne saurions douter que ceux que nous nous réjouissions de voir vivants, parce qu'ils mortifiaient la chair par l'esprit, sont morts et dignes de nos larmes maintenant qu'ils vivent selon la chair. Aussi lisons-nous encore dans le même apôtre : « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez : Si, au contraire, vous faites mourir par l'esprit les actions de la chair, vous vivrez (Rom. VIII, 13). Malheur donc à vous, qui que vous soyez, qui revenez à vos péchés comme un chien retourne à ce qu'il a vomi, ou comme le pourceau revient à sa bauge dans la fange. Je ne parle pas seulement de ceux qui retournent de corps en Egypte, mais de ceux qui y rentrent de coeur, de ceux qui aiment encore les plaisirs du monde, et en qui, par conséquent, la foi est morte, puisqu'ils n'ont plus la charité, car quiconque aime le monde n'a pas la charité du Père en lui (I Joan. II, 16). Qui peut être réputé mort à plus juste titre que celui qui nourrit un incendie dans son sein, le péché dans sa conscience, et ne le sent même pas, n'en est pas effrayé ne cherche point à s'en débarrasser?

Ainsi donc le Christ au tombeau c'est la foi morte dans une âme. Comment en agirons-nous avec lui? Que firent les saintes femme qui avaient seules conservé pour le Seigneur un amour plus ardent que tous ses autres disciples? « Elles ont acheté des aromates, pour venir embaumer Jésus ? » Etait-ce pour le ressusciter? Non, mes frères, nous savons bien qu'il ne nous est pas donné de le ressusciter; tout ce que nous pouvons faire c'est de l'embaumer. Pourquoi cela, mes frères? Pour que celui qui est mort comme lui, ne répande point une mauvaise odeur, une odeur de mort pour les autres qu'elle ne s'exhale de tous côtés et qu'il ne tombe lui même en pourriture. Que nos trois saintes femmes, l'esprit, la langue et les mains, achètent donc des parfums, car je crois que c'est à cause de ces trois femmes que Pierre reçut trois fois l'ordre de paître le troupeau du Seigneur (Joan. XXI, 16). Comme s'il lui avait été dit : Faites-le paître de l'esprit, de la bouche et des oeuvres; c'est-à-dire paissez-le par la prière qui vient de l’esprit, par l’exhortation qui tombe des lèvres, et par l'exemple qui vient des oeuvres.

L'esprit ira donc chercher es aromates, c'est-à-dire, au premier rang, le sentiment de la compassion, puis le zèle de la droiture, sans omettre, dans le nombre, l'esprit de discrétion. En effet, toutes les fois que vous voyez un de vos frères pécher, votre premier sentiment doit être un sentiment de compassion, comme étant d'ailleurs le plus naturel à l'homme, puisque nous en trouvons le motif au fond de nous-mêmes. L'Apôtre ne nous dit-il point : « Pour vous qui êtes spirituels, ayez soin de relever ce frère dans un esprit de douceur, en faisant réflexion sur vous-mêmes et en craignant d'être tentés aussi bien que lui (Gal. VI, 1). » Et le Seigneur, lorsqu'il sortait de Jérusalem, en portant sa croix, et qu'il rencontra, non pas encore toutes les nations du monde, mais quelques flemmes seulement qui pleuraient sur lui, il se tourna vers elles et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez point sur moi; mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants (Luc. XXIII, 18.) » Remarquez, mes frères, la gradation : « sur vous » d'abord, dit-il, puis « sur vos enfants. » C'est donc sur vous, mon frère, que vous devez d'abord arrêter votre attention si vous voulez apprendre à compatir aux maux des autres, et le reprendre ensuite en esprit de douceur. Faites réflexion sur vous-mêmes, dit-il, et craignez d'être tentés à votre tour. Mais comme les exemples nous touchent toujours bien plus que les paroles et se gravent plus profondément dans nos cœurs, laissez-moi vous renvoyer à ce saint vieillard qui, en apprenant qu'un. de ses frères était tombé dans une faute, se mit à pleurer amèrement et à s'écrier : Lui aujourd'hui, et moi demain. Pensez-vous, nies frères, que celui qui pleurait ainsi sur lui-même ne sût point compatir au malheur de son frère? D'ailleurs ce sentiment de compassion sert à beaucoup à la fois, attendu qu'un esprit généreux se reprocherait de contrister quelqu'un qu'il voit inquiet pour lui.

Mais que faisons-nous, car il y en a plusieurs qui ont la tête dure et le cou habitué au joug, au point que, plus nous compatissons à leurs maux, plus ils abusent de notre patience et de notre compassion. Ne devons-nous point compatir. aux souffrances de la justice, comme nous compatissions au malheur de notre frère, surtout quand nous la voyons si impudemment rejetée, et provoquée avec tant d'imprudence? Je sais que si nous avons l'ombre de charité, nous ne pourrons supporter avec une âme impassible ce mépris de Dieu. C'est dans cette impatience que consiste le zèle de la justice, dont nous nous sentons transportés contre les prévaricateurs, comme si nous étions touchés d'un sentiment de pitié envers cette justice de Dieu que nous voyons foulée aux pieds.. Toutefois, il faut que la compassion ait le pas sur le zèle de la justice, autrement, dans un mouvement d'indignation, nous briserions les vaisseaux de Tharsis, nous achèverions le roseau à demi rompu, et nous éteindrions tout à fait la mèche qui fume encore.

Mais quand nous aurons réuni ces deux aromates, le sentiment de la compassion et le zèle de la justice, il faudra nous procurer l'esprit de discernement, de peur que lorsqu'il y a lieu à faire preuve de compassion, ce soit le zèle de la justice qui se montre, et que, faute de discernement, nous ne confondions toutes choses, au lieu de tenir prudemment compte des temps, et de montrer du zèle quand il le faut, et de savoir aussi pardonner dans l'occasion. Il n'y a que le Samaritain, pour savoir à propos tantôt verser l'huile sur les plaies, et tantôt y verser du vin. D'ailleurs, pour que vous ne pensiez pas que cette pensée est de moi seulement, écoutez le Psalmiste; il ne demande que ce que je vous demande, et dans le même ordre, quand il dit : « Enseignez-moi, Seigneur, la bonté, la discipline et la science (Psal. CXVIII, 66). »

Mais où pourrons-nous nous procurer ces aromates? Car la terre de notre coeur ne saurait produire de pareilles vertus, elle nous donnerait plutôt des ronces et des épines. Il nous faut donc les acheter quelque part. Mais qui nous les vendra? Ce sera celui qui a dit : « Venez, achetez sans argent et sans aucun échange, du lait et du vin. (Is. LV, 1). » Or, vous savez ce que désigne la douceur du lait, et ce que rappelle l'âpreté du vin. Mais que faut-il entendre par ces mots, acheter sans argent et sans aucun échange ? Car ce n'est pas ainsi qu'on fait dans le monde; il ne peut y avoir une autre manière d'acheter que chez l'auteur même du monde; aussi le Prophète dit-il au Seigneur : « Vous êtes mon Dieu, car vous n'avez pas besoin de nos biens (Psal. XV, 2). » Qu'est-ce donc que l'homme lui donnera en échange de la grâce, puisque, étant le maître de tout, il n'a besoin de rien? Sa grâce, il la donne gratuitement, et lors même qu'il la vend, celui qui l'achète ne la paie point, attendu que le prix que nous la payons nous reste entre les mains.

C'est donc avec notre volonté propre que nous devons acheter les trois aromates de l'esprit, car remarquons qu'en payant avec cette monnaie, non-seulement nous ne nous appauvrissons point, mais même nous faisons un profit considérable, puisque nous l'échangeons pour quelque chose de mieux, et que nous donnons Une volonté propre, pour en avoir une commune. Or la volonté commune, c'est la charité. Voilà donc comment nous achetons sans rien échanger, puisque nous acquérons ce que nous n'avions point, et que ce que nous avions nous le conservons en mieux. Mais comment compatir au sort de notre frère, qui ne sait compatir lui-même qu'à ses propres malheurs, dans sa volonté propre? Et comment celui qui n'aime que soi aimera-t-il la justice, et haïra-t-il l'iniquité? Il peut, il est vrai, feindre aux yeux des hommes, et même se séduire lui-même, au point de se figurer, quand il n'est conduit que par l'égoïsme et par la haine, qu'il ne cède qu'au sentiment de la compassion, et au zèle pour la justice; mais il est bien facile de voir combien sont éloignées de la volonté propre, les choses qui sont propres à la vraie charité que la volonté propre attaque de front. En effet, la charité est bienveillante et ne se réjouit pour du mal (Cor. XIII, 4). Quant à l'esprit de discernement, nous savons qu'il n'y a rien qui l'éloigne comme la volonté propre, car elle met la confusion dans le coeur de l'homme, et place un voile épais devant les yeux de la raison. Par conséquent, c'est avec la monnaie de notre volonté propre, comme je vous le disais tout à l'heure, que nous devons acheter les trois sortes d'aromates de l'esprit, c'est-à-dire les sentiments de compassion, le zèle de la justice, et l'esprit de discernement.

Il y a aussi trois sortes d'aromates, que la langue apporte, ce sont la modération dans la réprimande, l'abondance dans l'exhortation et l'efficacité dans la persuasion. Voulez-vous vous procurer ces aromates? Achetez-les dans le Seigneur lui-même, oui, achetez-les là, vous dis-je, et procurez-les-vous de la même manière que les premières, c'est-à-dire sans aucun échange, il ne faut pas que vous dépensiez quoi que ce soit pour vous les procurer. Achetez donc au Seigneur la modération dans la réprimande, c'est un bien, un don aussi grand que rare, car il y en a bien peu qui le possèdent : « Il y en a si peu, dit saint Jacques, qui sachent dompter leur langue (Jac. III, 8) ! » On voit bien des gens, en effet, dont l'intention est droite, et la pensée bienveillante, qui disent légèrement ce qu'on ne saurait écouter trop sérieusement. Leur parole part comme un trait qui ne saurait revenir sur ses pas, et ce mot qui aurait dû guérir, parce qu'il semble un peu trop acerbe, exaspère et envenime le mal davantage. Si l'impudence s'ajoute à la négligence, alors elle met le comble à l'impatience, en sorte que celui qui est déjà tombé dans le bourbier, s'y enfonce davantage ; il n'ouvre plus la bouche que pour apporter des excuses, mais de mauvaises excuses à ses torts, et, semblable à un fou furieux, non-seulement il repousse, mais même il va jusqu'à vouloir mordre la main du médecin qui le panse. Il y en a beaucoup aussi qui ne savent trouver presque rien à dire, à court de paroles, il leur semble que leur langue est attachée à leur palais, ce qui, quelquefois, ne nuit pas peu, même à ceux qui les écoutent. Il y en a d'autres, au contraire, qui ne manquent pas de quoi dire, mais, ce qu'ils disent est peu goûté, et n'entre guère dans les âmes, et, comme leurs paroles manquent de grâce, tout ce qu'ils disent est presque sans résultat. Vous voyez donc combien il est nécessaire encore que vous alliez acheter ces aromates chez celui où on trouve toute sorte de bonnes choses, et toute la science nécessaire pour reprendre avec mesure, exhorter avec abondance et persuader avec efficacité.

Achetez donc encore ces aromates, mais avec la monnaie de la confession, c'est-à-dire en commençant par reconnaître et avouer vos propres fautes, avant de songer à reprendre les autres des leurs. Ce n'est pas un petit sacrement, c'en est au contraire un admirable, que celui de la résurrection d'une âme, n'y touchez donc point si vous n'êtes pur, et s'il se trouve que vous ne pouvez, ou plutôt puisque vous ne pouvez vous en approcher l'âme innocente, commencez par vous laver les mains parmi les hommes innocents, avant de vous approcher du sépulcre du Seigneur. Or, c'est dans la confession que toutes nos fautes sont lavées. Une fois purifié dans ses eaux, vous serez réputé innocent, et vous pourrez vous compter parmi les hommes innocents. On ne monte point à l'autel avec un vêtement ordinaire, on a soin de se revêtir d'une robe blanche avant de s'en approcher; ainsi doit-il en être de vous, lorsque vous vous approchez du sépulcre du Seigneur; il faut vous purifier, vous blanchir et prendre ensuite des vêtements de gloire, en sorte qu'on puisse vous dire : « vous vous êtes revêtu de confession et de gloire (Psal. CIII, 1). » Car là où il y a confession, il y a gloire et beauté aux yeux du Seigneur. Tels sont les aromates de la langue, dont j'avais à vous parler, la mesure dans la réprimande, l'abondance dans l'exhortation, l'efficacité dans la persuasion, tous aromates qu'il faut acheter au prix de la confession.

Toutefois, nous lisons (dans le Pastoral de Grégoire le Grand.) et nous apprenons par une expérience quotidienne que celui dont la vie n'est pas honorable ne peut guère s'attendre qu'à voir ses discours accueillis avec mépris. Il faut donc que la main se procure aussi ses aromates et que nous ne ressemblions point au paresseux pour qui le sage dit avec mépris, que c'est une fatigue trop grande de porter sa main même à la bouche (Prov. XIX, 24), si nous ne voulons point que celui que nous reprenons puisse nous dire : Mais vous qui instruisez si bien les autres, vous ne vous instruisez point vous-même (Rom. II, 21), vous liez, en effet, des fardeaux pesants et qu'on ne saurait porter, et vous les mettez sur les épaules des autres, tandis que vous ne voulez pas vous-même les remuer du bout du doigt (Matt. XXIII, 14). Or, je vous dis, que le discours le plus vif et le plus efficace, c'est l'exemple; il persuade facilement aux autres ce dont nous voulons les convaincre, en leur montrant que ce que nous leur demandons est praticable. Voilà pourquoi je vous dis qu'il faut que la main ait aussi ses aromates, je veux dire la continence de la chair; la miséricorde pour nos frères, la patience dans la piété. C'est ce qui a fait dire à l'Apôtre : « Vivons dans le siècle présent avec tempérance, avec justice et avec piété (Tit. II, 12). » Ce sont, en effet, les trois choses les plus nécessaires dans le genre de vie que nous avons embrassé; car nous devons la première de ces choses à nous, la seconde au prochain et la troisième à Dieu. Celui qui se livre à la fornication pèche contre son propre corps, qu'il dépouille d'une grande gloire et qu'il condamne à une honte redoutable et terrible, car il prend les membres de Jésus-Christ pour en faire ceux d'une prostituée. Mais pour moi, c'est peu de vous dire que nous devons nous abstenir de toute volupté charnelle en ce qu'il y a de honteux, j'ajoute que nous devons nous sevrer en général de toute espèce de plaisirs de la chair. Cherchez donc avant tout, mon frère, cette continence parfaite que vous vous devez à vous-même, car nous n'avons personne qui nous touche de plus près que nous-mêmes : Puis ajoutez à la continence, la miséricorde pour vos frères, attendu que vous devez vous sauver avec eux, et enfin, ayez avec les deux premiers aromates, la patience que Dieu qui doit vous sauver réclame de vous, car selon l'Apôtre : « Tous ceux qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ seront persécutés (II Tim. III, 12), et ce n'est qu'en passant par une foule de tribulations que nous pourrons entrer dans le royaume de Dieu (Act. XIV, 21). » Prenez donc garde de ne pas périr faute de patience, supportez tout, au contraire, pour celui qui le premier a tant souffert pour vous et auprès de qui nulle patience ne demeurera sans sa récompense, selon ce mot du Prophète « . La patience du pauvre ne sera point frustrée pour toujours (Psal. IX, 19).»

Or, c'est avec l'argent de la soumission qu'on doit acheter ces trois sortes d'aromates de la main, c'est elle en effet, qui dirige nos pas, et nous procure la grâce d'une sainte vie. Car, si la loi contraire, qui lutte dans nos membres est née de la désobéissance, qui ne sait que c'est par l'obéissance que la continence nous est donnée? C'est encore la soumission qui nous apprend à régler la miséricorde, elle aussi qui nous enseigne et nous donne la patience. Quand vous aurez tous ces aromates, approchez-vous alors de celui en qui la foi est morte. Mais si nous considérons quelle oeuvre c'est pour nous de réveiller de son sommeil de mort celui qui en est là, combien même il est difficile de s'approcher seulement de son coeur qu'une obstination aussi dure que la pierre, et que l'impudence nous ont fermé, je crois que nous serons amenés à nous écrier aussi avec les saintes femmes : « Qui est-ce qui nous enlèvera la pierre qui ferme le sépulcre (Marc. XVI, 3) ? » Mais, pendant que dans nos préoccupations craintives nous n'osons nous approcher, nous hésitons à marcher vers unetelle merveille, il arrive bien souvent que l'oreille du Seigneur a entendu les dispositions pieuses de notre coeur et que, à un mot de sa bouche, on voit se lever, plein de vie de son sépulcre celui qui y était étendu mort. Et alors c'est l'ange même (le Dieu qui nous apparaît, la joie et le bonheur sur le visage, comme à la porte même du sépulcre, un certain éclat lumineux indique qu'il est ressuscité, on voit à sa figure le changement qui s'est opéré, l'accès nous est ouvert à son coeur; que dis-je, il nous appelle lui-même, lui-même il écarte de ses mains la pierre de son obstination, et, s'asseyant dessus, il nous montre les bandelettes dont sa foi s'était trouvée chargée, car elle est maintenant ressuscitée. Et en même temps qu'il découvre tout ce qui s'est passé dans son coeur auparavant, et confesse comment il s'était lui-même enseveli dans ce tombeau de l'âme, en dénonçant sa tiédeur et sa négligence, il dit comme l'Ange : « Venez voir le lieu où le Seigneur avait été mis (Matt. XXVIII, 6). »

Saint Bernard, Docteur de L'Église, deuxième sermon pour les Fêtes de Pâques

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La Résurrection du Seigneur

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Comment Marie-Madeleine et les deux autres Marie vinrent au tombeau, et comment Pierre et Jean y allèrent à leur tour


Marie-Madeleine et les deux autres Marie s'en allaient, comme je l'ai dit, au tombeau avec des parfums. Étant sorties de la ville, elles rappelaient à leur mémoire les afflictions et les peines de leur Maître, et elles s'arrêtaient un peu aux lieux divers où il avait, souffert ou fait quelque chose de considérable. Elles s'agenouillaient, baisaient la terre, poussaient des soupirs et des gémissements et disaient : « C'est ici que nous l'avons rencontré chargé de sa Croix, quand sa Mère demeura demi-morte ; ici, il s'est tourné vers les femmes de Jérusalem; ici, succombant à la fatigue, il a dépose sa Croix et s'est appuyé un peu sur cette pierre ; ici on l'a poussé cruellement et avec violence, afin qu'il marchât plus vite, et on l'a forcé presque de courir ; ici on le dépouilla de ses vêtements et on le mit tout nu ; ici on l'attacha au gibet de la Croix. » Et alors, poussant un grand cri, versant un torrent de larmes, elles se prosternèrent la face contre terre, adorèrent la Croix encore tonte rouge du sang précieux du Seigneur, et. la couvrirent de leurs baisers. Ensuite, se levant et s'avançant vers le Sépulcre, elles se disaient : « Qui nous enlèvera la pierre qui ferme l'entrée du tombeau ? » Et, élevant les yeux, elles virent la pierre renversée et l'Ange du Seigneur assis dessus, qui leur dit : «Ne craignez point, » et le reste ainsi qu'il est rapporté dans l'Évangile. Mais, trompées dans leurs espérances, car elles pensaient trouver le corps du Seigneur, elles ne firent pas attention aux paroles de l'Ange et s'en revinrent épouvantées vers les Apôtres, en disant que le corps du Seigneur avait été enlevé. Aussitôt Pierre et Jean coururent au tombeau. Considérez-les bien ils courent : Madeleine et ses compagnes courent à la suite; tous s'empressent de chercher leur Seigneur, leur coeur et leur âme. Ils courent avec fidélité, ferveur et anxiété. Lorsqu'ils furent arrivés au tombeau, ils regardèrent dedans et ne trouvèrent pas le corps; mais, ne voyant que lus linceuls et le suaire, ils se retirèrent. Compatissez-leur, car ils sont dans une grande affliction. Ils cherchent leur Seigneur et ne le trouvent point, et ne savent plus où le chercher ailleurs. Ils se retirèrent donc pleins de tristesse et en versant des larmes.


Saint Bonaventure, Docteur de L'Église, Méditations sur la Vie de Jésus-Christ, chapitre 87

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Litanies de Sainte Marie-Madeleine

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Sainte Marie Madeleine

Pénitente

+ Ier siècle

Fête le 22 juillet


Marie Madeleine, soeur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie avait reçu en héritage le château de Magdala, en Galilée, d'où lui vint le surnom de Madeleine, et elle y vivait dans le luxe et les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu'au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan. Dieu avait fait naître en ce coeur coupable le désir de voir Jésus; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence. C'est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole: "Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé." Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile; elle contemple Jésus et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa soeur Marthe s'occupe seule du service de la maison: "Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part." Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité: "Marie!" S'écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d'amour: "O mon Maître!" Peu après, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes. Quant à Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d'amour.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950

 

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Litanies de Sainte Marie-Madeleine


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, modèle de pénitence, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, qui avez sacrifié à Jésus de riches parfums, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, à qui beaucoup de péchés ont été remis, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, diamant rendu à la fange de la Lumière, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, transformée en vase de gloire, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, perle étincelante, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, lumière du monde, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, enflammée des ardeurs de la Charité, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, très chère à Jésus, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, qui avez choisi la meilleur part, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, qui avez obtenu la résurrection de Lazare, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, qui avez assisté fidèlement à le Christ suspendu à la Croix, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, qui, au moment où les disciples s'éloignaient tu tombeau de Jésus, ne vous en êtes point éloignée, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, qui, la première d'entre les disciples, avez mérité de voir le Christ ressuscité, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, apôtre des apôtres, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, qui avez passé de longs jours dans une solitude affreuse, vivant miraculeusement, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, protectrice de la France, priez pour nous

Sainte Marie-Madeleine, douce avocate des pénitents, épouse du Roi de Gloire, priez pour nous

Afin que nous méritions, ô grande Sainte, de jouir avec vous de la Présence de Dieu, priez pour nous


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, ô Sainte Marie-Madeleine,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.


Prions


Nous Vous en supplions, Père très Miséricordieux, répandez largement sur nous Vos Dons, pour que par l’intercession de la bienheureuse Marie-Madeleine, qui en aimant notre Seigneur Jésus-Christ par dessus tout a obtenu le pardon de ses péchés, nous obtenions nous aussi de Votre Miséricorde l’éternelle béatitude. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Téléchargez le texte des Litanies de Sainte Marie Madeleine (pdf) en cliquant ici

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28 octobre 2008

Prière à Sainte Marie-Madeleine

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Prière à Sainte Marie-Madeleine

Sainte Marie-Madeleine, toi qui as connu le monde, toi que le monde a touché, Tu as touché Notre Seigneur Jésus-Christ avec tes larmes, avec tes cheveux. Avec tes larmes tu as lavé ta vie des poussières du chemin ; Au nouveau matin de ta vie, c'est toi qui as contemplé le voile du Temple. Ô Marie Madeleine, première fleur du jardin de la Résurrection, Tu es venue parfumer le chemin ! Te voilà vierge de nouveau, toi la pécheresse. Te voilà dépositaire de la lumière du matin pascal. Te voilà dépositaire du parfum de la Miséricorde. Permets-nous, sainte Marie-Madeleine, de pouvoir avec toi pleurer et toucher ; Avec toi porter les parfums ; Avec toi courir au matin du jardin de notre résurrection. Sainte Marie-Madeleine, prie pour nous ! Amen. 

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03 août 2008

Le Rosaire médité avec Sainte Marie Madeleine

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Sainte Marie Madeleine

Apôtre des Apôtres

+ au Ier siècle

Fête le 22 juillet

Marie Madeleine, soeur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie avait reçu en héritage le château de Magdala, en Galilée, d'où lui vint le surnom de Madeleine, et elle y vivait dans le luxe et les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu'au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan. Dieu avait fait naître en ce coeur coupable le désir de voir Jésus; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence. C'est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole: "Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé." Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile; elle contemple Jésus et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa soeur Marthe s'occupe seule du service de la maison: "Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part." Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité: "Marie!" S'écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d'amour: "O mon Maître!" Peu après, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes. Quant à Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d'amour.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Rosaire avec Sainte Marie Madeleine

Sainte Marie Madeleine, « l’apôtre des apôtres », est célébrée par la Province dominicaine de Toulouse comme sa patronne, inspiratrice dans la prédication de la miséricorde et protectrice par sa prière estimée puissante par l’Eglise universelle et notamment à Saint Maximin (Var) où les frères prêcheurs ont vécu depuis le XIIIè siècle. Dans cette méditation des mystères nous avons retenu l’hypothèse de nombreux exégètes qui identifient Marie Madeleine aux trois femmes de l’Évangile : la pécheresse anonyme (Luc 7, 36s) Marie sœur de Marthe et de Lazare et Marie de Magdala. Par ailleurs, nous vous proposons de prier les mystères douloureux en commençant par la Cène située au début du récit de la Passion dans l’Évangile. Le troisième mystère douloureux nous l’avons intitulé « le procès de Jésus » pour bien mettre en valeur le procès juif — fondé sur des arguments religieux comme le blasphème — et le procès romain — qui repose sur la peur d’une révolte politique — qui ont conduit Jésus à la mort. Dans les mystères glorieux, le cinquième mystère est consacré au Jugement dernier et au retour de Jésus en gloire, alors que le quatrième mystère réunit la glorification de la Vierge Marie : Assomption et Couronnement comme Reine de la création.

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Mystères Joyeux

L'Annonciation

À Nazareth, Marie vivait à l’écoute de l’Esprit-Saint. Après avoir été délivrée de sept démons (de la plénitude du mal), Marie-Madeleine a vécu en disciple de Jésus, suivant son Maître sur les routes de la Galilée (voir Luc 8. 2). À la suite de Marie et de Marie-Madeleine, vivons à l’écoute de la Parole de Dieu.


La Visitation

Celui qui aime n’est jamais inactif. La Vierge Marie est allée chez sa cousine Élisabeth pour se mettre à son service. Marie-Madeleine suivait Jésus et elle l’assistait matériellement de ses biens (voir Luc 8, 3). L’amour de Dieu se manifeste dans les œuvres. Que faisons-nous ?


La Nativité de Jésus

Saint Augustin nous exhorte à devenir « les Mères de Dieu » comme la Vierge Marie. « Si vous témoignez de Dieu par votre parole et votre exemple, le Christ naîtra dans le cœur des hommes et vous deviendrez "les Mères de Dieu". Marie-Madeleine a annoncé la Résurrection du Christ. Et nous, à qui annonçons-nous la lumière de la Résurrection ?

La Présentation de Jésus au Temple

Au Temple de Jérusalem, le vieillard Syméon s’exclame : « Seigneur, mes yeux ont vu ton salut ». Marie-Madeleine a expérimenté dans sa vie la libération du mal, œuvre de Jésus-Christ. Seigneur, délivre-nous du mal.

Jésus parmi les Docteurs

« Ne saviez-vous pas que je me dois aux affaires de mon Père » (Luc 2, 49), déclare Jésus à ses parents. Quant à Marie, la sœur de Marthe et de Lazare, elle écoute la Parole de Jésus, assise aux pieds de son Maître. La Parole de Dieu est-elle vraiment le centre et la source de notre vie ?

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Mystères Douloureux

La Cène

Après le lavement des pieds, Jésus s’adressa à ses disciples : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que fait son maître ; je vous appelle amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jean 5, 15). Marie, Marthe et Lazare étaient les amis de Jésus. Chez eux, à Béthanie, Jésus avait trouvé l’hospitalité et l’amitié.

Gethsémani

Jésus a ressenti la tristesse et l’angoisse. À l’approche de sa mort, il a prié : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite. » (Matthieu 26, 42). Celui qui avait ressuscité Lazare a voulu habiter la mort pour nous sauver de la mort.

Le procès de Jésus

Toute la vie de Jésus a été un procès. Saint Jean, l’évangéliste, nous dit que même la résurrection de Lazare était devenue cause de persécution "« Les grands prêtres résolurent de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs les quittaient à cause de lui et croyaient en Jésus. » (Jean 12, 10-11)

Le portement de croix

« Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour. » (Luc 24, 7). Marie-Madeleine a compris cela au matin de Pâques.

La mort du Christ

À Béthanie, Marie avait oint les pieds de Jésus d’un parfum pur, de grand prix. (Jean 12, 3). Sur le Calvaire, les pieds et les mains sont transpercés de clous. Jésus meurt. Marie-Madeleine est là, « près de la croix » (Jean 19, 25).

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Mystères glorieux

La Résurrection

Jésus Ressuscité est apparu d’abord à Marie de Magdala. Il l’a appelé par son nom : « Marie » (Jean 20, 16). Elle l’a reconnu à sa voix car « les brebis connaissent la voix de leur berger. » (Jean 10, 4)

L’Ascension

Lors de l’Ascension, les apôtres étaient dans la joie (Luc 24, 52-53). La joie de Pâques a inondé aussi le cœur de Marie-Madeleine (Matthieu 28, 8)

La Pentecôte

Marie de Magdala a été envoyée porter la bonne nouvelle de la Résurrection aux disciples : « Va trouver les frères et dis-leur : je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » (Jean 20, 17). Aussi est-elle appelée « l’apôtre des apôtres ». Chaque chrétien est envoyé annoncer la Résurrection pour que les hommes croient et qu’ils reçoivent ainsi l’Esprit-Saint.

L’Assomption et le Couronnement de la Vierge Marie comme Reine de la création

La Vierge Marie est ce miroir où l’Eglise contemple son avenir de gloire. Marie de Magdala a communié aux souffrances du Christ. Elle participe aussi à la gloire de la Résurrection.

Le Jugement dernier

Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour. Souvenons-nous de l’éloge fait par Jésus à l’égard d’une pécheresse publique qui avait montré beaucoup d’amour. Jésus dit à Simon le Parisien : « Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds ; elle, au contraire, m’a arrosé les pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas donné de baiser ; elle, au contraire, depuis que je suis entré, n’a cessé de me couvrir les pieds de baisers. » (Luc 7, 44-45)

Texte extrait du site www.rosaire.org

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Neuvaine à la Miséricorde Divine par l'intercession de Sainte Marie Madeleine

Cette prière a été révélée à une âme privilégiée contemporaine. Jésus a demandé que cette prière soit diffusée, montrant son opportunité et les fruit que l'on doit en attendre pour le bien de l'Eglise et du monde, dans la phase critique qu'ils traversent aujourd'hui.

Inséparables Jésus et Marie, par qui le visage de l'Amour sauveur nous est manifesté, nous crions vers Vous! Notre prière est un appel à la Miséricorde Divine; c'est pourquoi aussi l'aide spirituelle de Sainte Marie-Madeleine nous paraît spécialement opportune. Dans la solidarité d'Amour qui l'unit à tous les Saints du Ciel, qu'elle vienne plus spécialement Vous présenter notre prière, celle qui jadis pécheresse, fut relevée de sa déchéance, purifiée par l'Amour Divin. Nous mêmes, aujourd'hui, nous reconnaissant pécheurs, nous mettons toute notre confiance en cet Amour Divin, et nous venons implorer la Miséricorde Divine. Jésus, Marie, pitié Miséricorde, en l'honneur de Sainte Marie-Madeleine, « l'Apôtre des Apôtres », au matin de Pâques!

Nous Vous prions pour l'Unité de l'Eglise, l'Epouse déchirée, défigurée, disloquée, par la séparation de ses membre: troublant portrait de l'Epoux Crucifié.... A l'appel de l'Amour et par la force de l'Eucharistie, frères désunis, rassembles-vous dans la Lumière! Fils devenus Un dans le Fils Unique. Soyez putufiés, consacrés dans l'Unité de l'Esprit, à l'appel du Pape, représentant du Christ.Nous Vous prions pour le Peuple d'Israël, héritier selon la chait. Que l'appel de l'Amour de Miséricorde réveille au coeur des « Fils de la Promesse » l'Esprit qui sommeille! Peuple prédestiné, debout! Il se fait tard, il est temps de rentrer à la Maison. Nous Vous prions pour tous les peuples, pour les hommes de toutes langues, de toutes races. La porte de la Miséricorde est grande ouverte. Venez, petits enfants, vous tous qui cherchez la Lumière: entrez, nombreux dans la Maison du Père! Nous Vous prions pour les Ames souffrantes dy Purgatoire; qu'elles obtiennent réconfort et délivrance par la vertu du Sang de l'Agneau Divin, par l'offrande du Sacrifice Rédempteur et Co-Rédempteur. Ames que consule l'Amour purifiant, obtenez en retout, pour l'Eglise qui milite sur terre, l'Amour ardent de Dieu et le Zèle de Sa Gloire. Nous recourons avec confiance au ministère des Saints Anges, nos Frères Célestes. Que nous soit accordé, en proportion de la gravité des dangers, le bienfait de leur assistance, leur secours spirituel contre l'emprise du mal et des démons. Que soit ainsi manifestée l'Unité de Votre Royaume, qui rassemble l'Invisible et le Visible, les Anges et les Hommes.

Acte universel d'offrande

Par la médiation de Sainte Marie Madeleine, en communion avec tous les membres de Votre Eglise, mais aussi au nom des hommes de tous les temps, appelés à composer la totalité de Votre Corps Mystique, nous Vous offrons nos joies et nos peines, nos travaux, nos épreuves, nos vies humaines. Que ce don de vos pauvres enfants, accueilli par Votre Amour Eucharistique, devienne une offrande spirituelle rendue digne de Vous: Baume Sacerdotal, Onction Royale, par lesquels nous pourrons, à notre tour, Vous glorifier comme Roi et Reine de l'Amour Miséricordieux. Au temps ultime, quand la Coupe de l'offrande aura atteint sa plénitude, qu'elle soit élevée en hommage vers Vous, en notre nom et au nom de tous les hommes, par les mains sacerdotales de votre Elu, dernier représentant dans la lignée de Pierre, Pasteur de l'Eglise Universelle. Inséparables Jésus et Marie, recevez avec bonté notre prière, confiée à Sainte Marie-Madeleine qui fut « l'Apôtre des Apôtres » au matin de Pâques et qui maintenant se fait notre avocate. Veuillez aussi nous accorder, par don gratuit, et selon Votre Sagesse qui sait ce qui nous est le meilleur, les grâces particulières que nous sollicitons (mentionner ici les grâces dont il s'agit). Qu'elles contribuent à notre sanctification et à Votre Gloire. Amen.

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Téléchargez le texte du Rosaire médité avec Marie Madeleine (pdf) en cliquant ici

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31 décembre 2007

Sainte Marie Madeleine

Sainte Marie Madeleine

L'Apôtre des Apôtres au matin de Pâques

Fête le 22 juillet

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Prière à la Miséricorde Divine

Cette prière a été révélée à une âme privilégiée contemporaine. Jésus a demandé que cette prière soit diffusée, montrant spn opportunité et les fruit que l'on doit en attendre pour le bien de l'Eglise et du monde, dans la phase critique qu'ils travarsent aujourd'hui.

Inséparables Jésus et Marie, par qui le visage de l'Amour sauveur nous est manifesté, nous crions vers Vous! Notre prière est un appel à la Miséricorde Divine; c'est pourquoi aussi l'aide spirituelle de Sainte Marie-Madeleine nous paraît spécialement opportune. Dans la solidarité d'Amour qui l'unit à tous les Saints du Ciel, qu'elle vienne plus spécialement Vous présenter notre prière, celle qui jadis pécheresse, fut relevée de sa déchéance, purifiée par l'Amour Divin. Nous mêmes, aujourd'hui, nous reconnaissant pécheurs, nous mettons toute notre confiance en cet Amour Divin, et nous venons implorer la Miséricorde Divine. Jésus, Marie, pitié Miséricorde, en l'honneur de Sainte Marie-Madeleine, « l'Apôtre des Apôtres », au matin de Pâques!

Nous Vous prions pour l'Unité de l'Eglise, l'Epouse déchirée, défigurée, disloquée, par la séparation de ses membre: troublant portrait de l'Epoux Crucifié.... A l'appel de l'Amour et par la force de l'Eucharistie, frères désunis, rassembles-vous dans la Lumière! Fils devenus Un dans le Fils Unique. Soyez putufiés, consacrés dans l'Unité de l'Esprit, à l'appel du Pape, représentant du Christ.Nous Vous prions pour le Peuple d'Israël, héritier selon la chait. Que l'appel de l'Amour de Miséricorde réveille au coeur des « Fils de la Promesse » l'Esprit qui sommeille! Peuple prédestiné, debout! Il se fait tard, il est temps de rentrer à la Maison. Nous Vous prions pour tous les peuples, pour les hommes de toutes langues, de toutes races. La porte de la Miséricorde est grande ouverte. Venez, petits enfants, vous tous qui cherchez la Lumière: entrez, nombreux dans la Maison du Père! Nous Vous prions pour les Ames souffrantes dy Purgatoire; qu'elles obtiennent réconfort et délivrance par la vertu du Sang de l'Agneau Divin, par l'offrande du Sacrifice Rédempteur et Co-Rédempteur. Ames que consule l'Amour purifiant, obtenez en retout, pour l'Eglise qui milite sur terre, l'Amour ardent de Dieu et le Zèle de Sa Gloire. Nous recourons avec confiance au ministère des Saints Anges, nos Frères Célestes. Que nous soit accordé, en proportion de la gravité des dangers, le bienfait de leur assistance, leur secours spirituel contre l'emprise du mal et des démons. Que soit ainsi manifestée l'Unité de Votre Royaume, qui rassemble l'Invisible et le Visible, les Anges et les Hommes.

Acte universel d'offrande

Par la médiation de Sainte Marie Madeleine, en communion avec tous les membres de Votre Eglise, mais aussi au nom des hommes de tous les temps, appelés à composer la totalité de Votre Corps Mystique, nous Vous offrons nos joies et nos peines, nos travaux, nos épreuves, nos vies humaines. Que ce don de vos pauvres enfants, accueilli par Votre Amour Eucharistique, devienne une offrande spirituelle rendue digne de Vous: Baume Sacerdotal, Onction Royale, par lesquels nous pourrons, à notre tour, Vous glorifier comme Roi et Reine de l'Amour Miséricordieux. Au temps ultime, quand la Coupe de l'offrande aura atteint sa plénitude, qu'elle soit élevée en hommage vers Vous, en notre nom et au nom de tous les hommes, par les mains sacerdotales de votre Elu, dernier représentant dans la lignée de Pierre, Pasteur de l'Eglise Universelle. Inséparables Jésus et Marie, recevez avec bonté notre prière, confiée à Sainte Marie-Madeleine qui fut « l'Apôtre des Apôtres » au matin de Pâques et qui maintenant se fait notre avocate. Veuillez aussi nous accorder, par don gratuit, et selon Votre Sagesse qui sait ce qui nous est le meilleur, les grâces particulières que nous sollicitons (mentionner ici les grâces dont il s'agit). Qu'elles contribuent à notre sanctification et à Votre Gloire. Amen.

Notice sur Sainte Marie Madeleine,

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