03 mars 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

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Quatrième jour

Recours à Saint Joseph

 

J’ai montré ce que valait à nous le titre de Patron de l’Église donné à Saint Joseph, et comme nous avons en ce Saint un modèle accompli, un protecteur généreux. C'est là, n’en doutons pas, une grande gloire que le Christ réservait à son Père putatif en ces derniers temps. Après la glorification de Marie dans le plus beau, le plus grand, le plus cher de ses privilèges, son Immaculée conception, il convenait que Saint Joseph reçut l'apogée de sa glorification terrestre, en étant choisi et constitué par la sainte Église pour son Patron et Protecteur universel. Joseph est cet habile charpentier qui entretient l’Arche, dans les flancs de laquelle est le salut de tous; mais s’il prépare un abri tutélaire à l'humble. pénitence, ne doutons pas aussi qu’il n'apprête un cercueil pour les ennemis endurcis de Dieu et de son Église, qui, en ce moment de meurtre, de sang et de carnage, trament de noirs complots contre son Auguste chef,ou qui essaient de corrompre l’intégrité de la foi et la pureté de la morale de l’Évangile, en faisant donner à l’enfance une instruction et une éducation païennes ; en propageant divers éléments d’impiété, livres obscènes, feuilles anti-religieuses, bals et théâtres immoraux. Toutes ces choses appellent bien-haut la malédiction divine sur nos têtes, comme le déclare en plusieurs lieux de ses savants et onctueux écrits le saint Docteur Gerson. Et en ces jours de désolation, de douleurs et de deuil, nous n’éprouvons que trop bien comment le ciel sait se venger, ou plutôt, venger les droits de Dieu, méconnus, méprisés, foulés aux pieds par les enfants des hommes prévaricateurs.

Pour nous, Chrétiens, qui considérons Saint Joseph aussi bien que Marie très Sainte comme un trône de grâce et de miséricorde dont nous devons nous approcher avec confiance, ainsi que saint Paul le dit de Jésus-Christ ; pour nous qui envisageons saint Joseph aussi bien que Marie, son Épouse comme la Main de Dieu, au moyen de laquelle l’Éternel nous secourt, selon qu’il est dit dans un Psaume précédent : « Il étendra sa main en rétribuant » et ailleurs : « Vous me protégez de votre main ». Et encore : « Vous ouvrez votre main et tout animal est rempli de vos bienfaits » ; pour nous, dis-je, qui sommes persuadés du grand crédit de Saint Joseph dans le Ciel, recueillons avec respect, avec-amour, avec reconnaissance cette parole que nous adresse l’Église, que nous adresse Jésus-Christ lui-même : « Dans toutes vos nécessités, allez à Joseph » : « Ite ad Joseph ! »

« Ite ad Joseph ! » fut-il crié à l’antique Egypte, et les peuples entiers, avides des biens de la terre, affamés d’un pain matériel, accoururent à ce Joseph qui devint pour eux l’image brillante de la Providence. « Ite ad Joseph ! » répéterons-nous, nous-mêmes, et à nous et aux autres, au milieu d’un monde privé par sa propre faute des biens spirituels, c’est-à-dire de la vérité, de la Foi, de la grâce, et de la paix, de ces biens qu'il cherche vainement loin de Dieu. « Ite ad Joseph ! » Le Patriarche du Nouveau Testament ne fera pas moins que le premier. Docile aux impulsions de son Cœur si compatissant et à nos prières ardentes, il nous secourra, obtiendra des lumières au Souverain-Pontife et aux prélats qui gouvernent l’Église, tous les dons et les faveurs nécessaires aux divers membres de ce corps mystique du Christ, afin que chacun remplisse dignement la fin que l’Eternel lui a tracée dans sa vocation sur la terre.

Écoutons donc la voix de Jésus-Christ, la voix de Marie, la voix de l’Église et celle de tant de saints et de Docteurs qui crient : « Allez, allez à saint Joseph ! Adressez-vous à lui avec la plus entière confiance dans tous vos besoins temporels et éternels, sûrement sa protection ne vous fera jamais défaut, si vous savez vous la concilier ».

Je disais dans un ouvrage sur Saint Joseph, composé et imprimé il y a dix ans, qui compte plusieurs réimpressions : Elle est bien belle cette gracieuse image qui fait partie de la collection des Grandes images catholiques, où Marie, la divine Mère de Jésus, est représentée assise sur un trône ; les misérables de toute sorte, et qui est-ce qui ne l'est point ? lui présentent chacun leurs requêtes ; les uns lui demandent une guérison, d’autres le pain de chaque jour ; ceux-ci quelque chose de mieux, la santé de l’âme, la victoire sur les passions, la pureté ; et ceux-là l'amour de Dieu et la persévérance. Mais, cette bonne Vierge, leur montrant de la main Saint Joseph, les envoie tous à ce grand et puissant Avocat ; des anges présentent les suppliques au Saint qui les signe en vertu des pouvoirs que Jésus-Christ lui a accordés. Touchant tableau, m’écriai-je ? Ah ! si les hommes comprenaient, ou du moins voulaient comprendre cette voix assez forte qui crie à tous pour être entendue de tous : « Ite ad Joseph ! » « Allez à saint Joseph ! » Allez à lui dans toutes vos nécessités ; dans quelque position pénible que vous puissiez être, et quelque soit votre profession, vous trouverez en Joseph un excellent modèle à imiter, un puissant et fidèle protecteur à supplier, et le reste ».

Ce que je disais alors, je le répète avec bonheur aujourd’hui. J’ai tant d’obligations à Saint Joseph, comme aussi j'éprouve un si grand besoin de sa protection, que je veux m'unir à la piété de mes Lecteurs. Qu’ils ne dédaignent pas la lecture de ces quelques faibles pages composées en l’honneur de ce Bienheureux Saint, dans ces jours de pénible épreuve où la capitale est investie par le plus barbare des ennemis de la religion et de la paix, afin que ces bien-aimés Lecteurs remercient et prient Saint Joseph pour moi, qui n’ai eu en vue que de les édifier plutôt que de les instruire.

Nous tous donc, ménageons-nous la protection de Saint Joseph, comme nous y engage la Sainte Église, notre mère. Avec elle implorons sans cesse les prières de saint Joseph, et ne doutons point, comme le dit l’Abbé de Saci, que celui qui a porté durant sa vie la qualité de père de Jésus-Christ ne soit très-puissant auprès de lui après sa mort, pour attirer sur nous les grâces qui nous sont nécessaires, et que nous lui demanderons par l’intercession et par les mérites d'un si grand Saint ». Soyons bien persuadés que cette confiance honorera beaucoup Notre Seigneur et Marie, épouse de Saint Joseph, qui ne savent rien refuser de tout ce qu’on leur demande de juste, d'honnête, d’utile par l’intercession de Joseph, comme la séraphique sainte Thérèse l'affirme.

 

Exemple

 

Une dame veuve se trouvait dans une situation d'affaires bien pénible ; elle avait surtout à écrire une lettre très difficile et très délicate relativement à ces mêmes affaires. Dans son extrême embarras, elle place sur son bureau une petite statue de saint Joseph, et, s’adressant au saint protecteur de sa jeunesse qu’elle avait toujours vénéré et invoqué, elle lui demande avec simplicité de lui dicter cette lettre qu'elle ne sait seulement pas commencer ; rassurée par cette prière, elle prend la plume et écrit... La lettre terminée assez rapidement, elle la relit et s’aperçoit avec émotion que c’est absolument ce qu'il y avait de plus convenable à dire dans la circonstance actuelle. Elle remercie le bon saint Joseph avec effusion de cœur et reste convaincue que c’est bien lui qui lui est venu en aide, d’autant plus que depuis sa lettre expédiée, elle ne se ressouvient plus de ce qu’elle a écrit.

 

Prière du Bienheureux Jean Gerson à Saint Joseph, pour demander son secours

 

Illustre Patriarche, Saint Joseph, noble rejeton de David, ami particulier de la justice, l’égal des plus illustres Prophètes, resplendissant aussi de l’éclat de la virginité, le gardien de Marie, le témoin, le pourvoyeur et le fidèle ministre de Jésus-Christ, le confident du mystère qu’ont ignoré les siècles passés, vous qui avez porté dans vos mains le Verbe fait chair et avez commandé à Celui qui commande à l’univers, vous l’époux et le seigneur de la Mère du Seigneur des seigneurs ; vous qui avez accompli si excellemment votre pèlerinage de la terre et régnez maintenant dans la céleste patrie, exempt de toute crainte, de tout labeur, de toute angoisse, daignez, nous vous en supplions, abaisser sur nous des regards bienveillants et venir à notre secours dans les mille dangers que nous courons. Soyez des pauvres pèlerins que vous voyez à vos pieds le protecteur, le guide. la ressource ; soutenez-les dans leurs fatigues, ôtez les obstacles qui leur obstruent le chemin. Dirigez les aveugles, relevez, ceux qui tombent, et obtenez-nous à tous la grâce pour guide, l’espérance pour bâton, la paix dans la foi, les douceurs de l’oraison. Faites aussi, par votre protection, que nous surmontions les suggestions du démon, du monde et de la chair, et ne rejetez point des pécheurs à l'occasion desquels le Seigneur a tant fait pour vous et votre sainte Épouse, la divine Mère de Dieu. C’est par là que vous mettrez le comble aux obligations que nous vous avons et à la reconnaissance que nous vous devons. Ainsi soit-il.

SAN JOSE SAO JOSE ITAPIRANGA ST JOSEPH CHASTE HEART CORAZON

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07 octobre 2008

Neuvaine à Sainte Martine

Neuvaine à Sainte Martine

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Sainte Martine

vierge et martyre

+ en 236

Fête le 30 janvier


« Ses trésors furent pour les pauvres, sa beauté pour Dieu et son coeur pour tous ceux qui vivaient dans les larmes. » (Mgr Philippe Gerbet. Rome chrétienne, T. Ier.) Une troisième Vierge romaine, le front ceint de la couronne du martyre, vient partager les honneurs d'Agnès et d'Emérentienne, et offrir sa palme à l'Agneau. C'est Martine, dont le nom rappelle le dieu païen qui présidait aux combats, et dont le corps glorieux repose au pied du mont Capitolin, dans un ancien temple de Mars, devenu aujourd'hui la somptueuse Eglise de Sainte-Martine. Le désir de se rendre digne de l'Epoux divin que son cœur avait choisi, l'a rendue forte contre les tourments et la mort, et sa blanche robe a été aussi lavée dans son sang. " L'Emmanuel est le Dieu fort, puissant dans les combats " (Psalm. XXIII, 8.) ; mais comme le faux dieu Mars, il n'a pas besoin de fer pour vaincre. La douceur, la patience, l'innocence d'une vierge lui suffisent pour terrasser ses ennemis ; et Martine a vaincu d'une victoire plus durable que les plus grands capitaines de Rome. Martine, Vierge romaine, de naissance illustre, était fille d'un père consulaire. Dès ses plus tendres années, elle perdit ses parents, et embrasée du feu de la piété chrétienne, elle distribua aux pauvres, avec une admirable libéralité, les richesses abondantes dont elle jouissait. Sous l'empire d'Alexandre Sévère, on lui ordonna d'adorer les faux dieux ; mais elle repoussa ce crime horrible avec une noble liberté. C'est pourquoi on la frappa de verges à plusieurs reprises, on la déchira avec des crocs, des ongles de fer, des têts de pots cassés, on lui lacéra tous les membres avec des couteaux aigus ; puis elle fut enduite de graisse bouillante, enfin condamnée aux bêtes de l'amphithéâtre. Mais avant été miraculeusement protégée contre elles, on la jeta sur un bûcher ardent, d'où elle sortit saine et sauve par un nouveau prodige. Quelques-uns de ses bourreaux, frappés de la nouveauté de ce miracle, et touchés de la grâce de Dieu, embrassèrent la foi de Jésus-Christ ; et, après plusieurs tourments, ils eurent la tête tranchée, et méritèrent ainsi la palme glorieuse du martyre. Aux prières de la Sainte, il y eut des tremblements de terre ; des feux tombèrent du ciel au milieu des tonnerres, renversèrent les temples des faux dieux, et consumèrent leurs statues. Tantôt l'on voyait couler de ses blessures du lait avec du sang, et de son corps s'échappait une très brillante splendeur et une odeur très suave ; tantôt elle semblait élevée sur un trône royal, chantant les louanges de Dieu avec les Saints. Ces merveilles, et surtout la fermeté de la Vierge, exaspérèrent le juge, qui ordonna de lui trancher la tête. Aussitôt après, l'on entendit une voix d'en haut qui appelait au ciel la Vierge ; toute la ville trembla, et plusieurs adorateurs des idoles se convertirent à la foi de Jésus-Christ. Martine souffrit sous le Pontificat de saint Urbain Ier ; et sous celui d'Urbain VIII, on trouva son corps dans une antique église, avec ceux des saints martyrs Concordius, Epiphane et leurs compagnons, près de la prison Mamertine, sur le penchant du mont Capitolin. On disposa cette église dans une forme plus digne, on la décora convenablement, et on y déposa le corps de la Sainte, avec une pompe solennelle, en présence d'un grand concours de peuple, et aux cris de joie de la ville entière.

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Premier jour

Par la pensée, ô sainte Martine, je descends en cette catacombe où vos restes sacrés sont demeurés ensevelis pendant des siècles. Je vénère ces reliques d'une Vierge martyre des premiers temps de l'Église: la paix soit avec toi, Fille de Lumière. Sainte Martine, votre nom se lie à celui de St Martin, le Bien-aimé. Oui, en vérité, vos précoces vertus, votre pureté virginale, votre courage dans le sacrifice vous ont valu d'être ici-bas, avant même de l'être au Ciel, une de ces âmes que Jésus aima particulièrement. Et à présent, après votre immolation sanglante, vous reposez dans la paix, dans l'éternelle paix ! O sainte Martine, obtenez-moi de fuir le péché, de rester dans la grâce de Dieu et de posséder ainsi toujours la paix de la bonne conscience, afin que moi-même j'aie une place privilégiée dans le Coeur de mon Dieu.

Partie commune pour chaque jour

Daignez prier pour moi pendant cette neuvaine faite en votre honneur. Vous savez ce que j'espère de votre intercession, (préciser ici, dans les termes que l'on voudra, la faveur que l'on désire). Sainte Martine, en qui de nombreux chrétiens fidèles ont mis toute leur confiance, moi aussi j'ai confiance en vous !

Sainte Martine, vierge et martyre, priez pour nous.

Pater, Ave, Gloria

Deuxième jour

O sainte Martine, ce n'est qu'à l'aurore du 3ème millénaire que je viens à vous, comme pour vous sortir de l'oubli. Jusque-là on avait ignoré jusqu'à votre existence. Comment s'est passée votre existence sur la terre ? Nous l'ignorons pour tant de détails savoureux et remplis de la Gloire de Dieu. Nous savons seulement qu'elle s'acheva en peu d années, et qu'elle fut humble comme votre tombeau. Oh ! La vie cachée, la vie modeste et obscure, comme vous la relevez aux yeux du chrétien ! C est la vie de Jésus à Nazareth et ce fut la vôtre, douce vierge martyre. Apprenez-moi à l apprécier et à l'aimer. Faites-moi mépriser et fuir, comme elles le méritent, les vanités d un monde coupable. Qu'à votre exemple, je m'attache à mes devoirs d'état, si humbles, si laborieux soient-ils, afin qu'en les remplissant j'accomplisse, moi aussi, la divine Volonté.

Troisième jour

O sainte Martine, l’Eglise vous a décerné le titre de Vierge. Vous avez été immolée au printemps de votre vie, et vous êtes restée pure au milieu d'un monde païen corrompu et corrupteur. Vous êtes comme un beau lys ensanglanté dont le parfum, traversant les âges, est parvenu jusqu'à nous. N’est-ce pas même votre amour de la virginité qui vous fit accepter si généreusement le martyre ? Les temps où nous vivons, ô véritable sainte, sont-ils moins mauvais que ceux où vous avez vécu ? A combien de dangers ne sont pas exposées les âmes croyantes ! Gardez-moi au milieu de ce monde. Donnez-moi en même temps l'amour de la prière qui écarte les périls et qui, comme le disait le Curé d Ars, "rend une âme pure toute-puissante sur le Coeur si bon de Notre Seigneur".

Quatrième jour

O sainte Martine, avec le titre de vierge, l’Eglise vous a décerné le titre de martyre. Cette palme, peinte sur votre tombe, prouve en effet que vous avez bien donné à Jésus-Christ le témoignage suprême de l’amour. Vous avez quitté la terre, alors que la vie vous souriait, pleine de promesses; mais pour éviter la mort il eût fallu renier Dieu, et vous ne l'avez pas voulu. Sainte martyre, vous nous apprenez le prix de notre âme et combien précieux est le trésor de notre foi. Vous nous apprenez encore que nous devons tout endurer, tout souffrir plutôt que d'abandonner nos pratiques religieuses et l’obéissance aux lois de l’Eglise. Obtenez-moi la force dans les épreuves, dans les peines, dans les maladies, avec le courage de faire, pour l’amour de Dieu, tous les sacrifices nécessaires.

Cinquième jour

O sainte Martine, c'est dans les sanctuaires où l'on vient vous vénérer que vous manifestez votre bienveillant pouvoir. A peine vos restes précieux furent-ils honorés que les miracles dus à votre intercession se multiplient. C est au pied de votre reliquaire que fut guérie des mourants. Ces guérisons poussent l'Eglise à approuver votre culte déjà si répandu d'une grande sainte. Oui, ô bien-aimée du Christ, nous le croyons, vous êtes vraiment une grande Sainte. Votre puissance n'a point diminué. Je voudrais vous appeler une petite Thérèse des premiers temps de l'Église" : comme votre angélique soeur, ne passez-vous pas votre Ciel à faire du bien sur la terre ?

Sixième jour

O sainte Martine, pendant tant d'années, les fidèles ont choisi votre patronyme, et vénéré vos présences et vos intercessions, d'autres n'ont cessé de vous invoquer et de vous faire invoquer. Vous êtes aujourd'hui ma chère petite Sainte, mon consul, ma chargée d’affaires près de Dieu. C'est par vous que tant d'autres avant moi ont obtenu de Dieu des grâces et des miracles sans nombre. A leur demande vous guérissiez les corps, vous convertissiez les âmes. En vérité vous paraissiez leur obéir comme un enfant à ses pères. Une prière fervente, ô douce Vierge Martyre, trouve toujours le chemin de votre coeur. C’est pourquoi, m'inspirant de leur exemple, je fais instance auprès de vous. Vous mettiez parfois leur patience à l'épreuve. Si vous voulez éprouver ma Foi, donnez-moi, avec la

persévérance dans la prière, la confiance assurée que Dieu, prié par vous, m’accordera la grâce la meilleure.

Septième jour

O sainte Martine, vous avez voulu en réconforter tant et tant de votre présence, leur apparaissant visiblement ou mieux encore invisiblement pour les réconforter au milieu des luttes qu'ils avaient à soutenir contre l'enfer. Vous "descendiez vers eux du Ciel, belle et lumineuse", leur apportant un reflet des divines splendeurs. Ne pouvons nous pas dire, en notre langage simple: "Avec la sainte Vierge et sainte Martine, nous nous connaissons bien" ? Vaillante martyre, moi aussi je désire vous bien connaître, vous et la Vierge bénie qui écrase la tête du serpent infernal. Satan multiplie les assauts contre les âmes baptisées ; il en veut spécialement aux âmes des plus petits. O petite et grand sainte, rendez sa rage impuissante. Donnez-moi une horreur toujours plus grande du péché, afin qu'il n'ait sur moi aucun empire. Fortifiez-moi au milieu des tentations et donnez-moi la victoire.

Huitième jour

O sainte Martine, du monde disparaîtraient peu à peu les Vérités de l'Évangile si, de temps en temps, il ne nous les montrait vivantes dans une âme pleine de Foi. Au sortir des épreuves de l'histoire et des grandes révolutions qui accumulèrent tant de ruines, vous avez persévéré à demeurer comme une messagère de Dieu et un apôtre du surnaturel. En beaucoup d'âmes vos prodiges ont rallumé ou ranimé la Foi. Votre mission, ô vierge du Christ, n est pas achevée encore. Le désir des jouissances, les passions mauvaises, les doctrines perverses, la presse impie et immorale ont exercé leurs ravages en trop d âmes de notre temps et de notre pays. Des criminels se sont acharnés à chasser la religion consolatrice du cœur des humbles et des petits. Combattez, je vous en prie, leur action perverse ; faites que moi-même j'exerce autour de moi une chrétienne et salutaire influence.

Neuvième jour

O sainte Martine, après les épreuves de la terre, après les tourments du martyre, là-haut vous reposez dans la paix. Vous jouissez de la vision sans fin de Dieu que vous avez tant aimé. De toutes vos peines, de toutes vos souffrances il ne vous reste plus que la joie de les avoir acceptées généreusement et une éternelle gloire. Que vous êtes heureuse ! Pour moi, c est encore l'exil loin de la maison de notre Père. Voyez les regards de mon coeur dirigés vers vous. Écoutez ma prière fervente. Cette neuvaine ne s'achèvera pas sans que je vous supplie, ô douce et puissante Martine, de me continuer votre aide et votre protection. Par vous, j'implore la grâce finale, le bonheur de contempler, avec vous et les autres saints et martyrs que j'aime tant, Celui qui fait au Ciel les éternelles délices des élus.

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Ste Martine (pdf) en cliquant ici

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