06 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Septième jour

 

Sainte Philomène protège et secourt les vierges

 

La prédilection de Philomène pour les vierges est dans la vocation qu’elle inspire au cœur pur et candide des jeunes chrétiennes dé se vouer au Seigneur sous son nom et sa protection.

En même temps qu’il plaisait au Seigneur de glorifier sa servante par de nombreux prodiges, il inspira aussi à de jeunes personnes le désir de retracer en elles ses vertus ; et celle qui les charma le plus fut la virginité dont elles voyaient le symbole fleuri dans les mains de la Thaumaturge.

Ce désir fut pesé, pour ainsi dire, dans la balance du sanctuaire ; et il reçut son approbation de qui de droit.

On dressa une règle ; on détermina un vêtement ; on établit certaines pratiques ; et en un clin-d’œil, les villes et les villages, qui se trouvaient dans la circonférence de Mugnano, se peuplèrent de vierges, consacrées à Dieu par le vœu de chasteté. On les appela dès lors, et on les connaît aujourd’hui en Italie, sous le nom de Monacelle di santa Filomena, c’est-à-dire, jeunes Religieuses de sainte Philomène.

Elles ne vivent pourtant ni en communauté, ni dans l’enceinte d’un monastère. C’est au sein même de leurs familles, au milieu du monde, auquel assurément elles n’appartiennent pas, et confondues avec le reste des fidèles, que ces vierges du Seigneur pratiquent leur règle, et gardent, avec l’édification commune, le vœu qu’elles ont fait.

Léon XII, d’heureuse mémoire, à qui fut présentée la seconde édition de la Relation historique (8 décembre 1827), en entendant le célèbre missionnaire Don Salvatore Pascali, parler de ces jeunes personnes, désira connaître avec quelque détail ce qui les concernait ; et à mesure qu’on les lui donnait, la joie qu’il en éprouvait se peignait sur ses traits d’une manière sensible ; mais, en apprenant, ce qu’il ne pensait point d’abord, qu’elles vivaient au sein de leurs familles, et que leur présence dans le monde était un grand sujet d’édification, il ne put contenir la satisfaction qu’il en ressentit, et il s’écria : « C’est là sans contredit le plus grand des miracles de cette grande Sainte. Quoi ! dans un siècle où la corruption est universelle, dans un royaume où naguère la religion a eu tant à souffrir, il se trouve des âmes pures et généreuses qui osent publiquement fouler aux pieds et la chair et le monde ! Je les bénis d’ici toutes ».

Et le représentant de Jésus-Christ élevant alors ses mains, riches des trésors de la grâce, les bénit en disant : « Qu'elles soient toutes bénies ! »

C’était là donner une approbation bien éclatante à cette salutaire institution, et proclamer hautement les desseins de Dieu dans l’apparition de la nouvelle Sainte.

Ô Vierges ! consacrez-vous intérieurement à sainte Philomène. Il n’est pas besoin que vous fassiez un vœu exprès. Il suffit que vous disiez à la Sainte : « Je vous consacre ma virginité pour Dieu, et je lui promets, avec sa sainte grâce et votre protection jointe à celle de la Vierge Marie, de garder mon esprit, mon cœur et mon corps chastes, de mourir plutôt que de les souiller par la moindre tache du péché ». Puis estimez-vous non-seulement honorées, mais encore heureuses de votre profession : c’est ce qu’a fait Philomène.

Sainte Philomène honorait singulièrement Marie très sainte et les Anges ; imitons-la. Si nous confions notre pureté à ces puissants protecteurs, elle sera sauvegardée, pourvu que nous fassions de notre côté ce qu’il convient.

Enfin, la défiance de soi-même, la fréquentation des sacrements, sont encore deux moyens sûrs de triompher du péché, de l’enfer. Plaise à sainte Philomène, nous obtenir la grâce de Jésus-Christ Notre Seigneur.

 

Pratique : Veiller exactement sur ses sens et s’abstenir de tout ce qui a l’apparence du mal, en l’honneur de sainte Philomène. La modestie, la réserve dans nos vêtements surtout, sont comme autant de voiles qui couvrent nos défauts et ne donnent aucune prise à l’ennemi.

 

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05 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Sixième jour

 

Sainte Philomène est la patronne et la protectrice de la jeunesse

 

Pour les jeunes gens, le culte et la dévotion à sainte Philomène sont le culte et la dévotion de leur âge. Nous voudrions que les pieuses personnes des deux sexes nous comprennent ; assurément, elles s’en trouveraient bien! car elles puiseraient dans le culte si attrayant de cette innocente Vierge, avec les plus douces consolations, les grands secours qui leur sont nécessaires pour triompher des trois redoutables ennemis qui, en mille manières et avec le plus perfide déguisement, tendent de toutes parts des pièges à leur vertu.

Après donc la protection de la Vierge immaculée Marie, on ne saurait en offrir de plus efficace aux jeunes gens que celle de Philomène. Elle s’est toujours montrée très-attentive à les assister dans une infinité de rencontres. Mille faits à l’appui se pressent sous notre plume : relatons-en trois.

C’est une demoiselle pieuse et affectionnée à la Sainte qui rencontrait des difficultés insurmontables à suivre la vocation à laquelle Dieu l’appelait. Ces difficultés venaient du côté de ses parents ; la jeune fille en était vivement affligée ! Dans sa peine, elle courut se prosterner devant une image de Philomène et lui fit part de ses épreuves. Après une prière courte, mais pleine de ferveur et de confiance, elle entendit comme une voix intérieure qui lui disait au cœur : « Va trouver ton père et ta mère, car, maintenant, ils consentent volontiers à ce que tu te voues à Jésus Christ ». Et c’est ce qui eut lieu.

Sainte Philomène, ah ! combien elle est bonne ! et avec quel empressement elle guérit les jeunes gens malades ou infirmes qui l’invoquent avec foi !

Un jeune homme avait mal aux jambes et ne marchait qu’avec peine. Il se rendit à Ars, afin de demander à M. le curé ce qu’il devrait faire pour obtenir sa guérison. Le saint prêtre lui conseilla de recourir à Marie et de faire une neuvaine à sainte Philomène. Il se soumit avec docilité. Sa piété, sa docilité et sa confiance envers la Thaumaturge lui ont valu une entière guérison. Et par un sentiment de reconnaissance, il se fixa à Ars même, où tous les jours il servait plusieurs messes avec une ferveur tout extraordinaire.

Un autre fait de guérison sur une jeune fille âgée de douze ans. Depuis cinq mois elle avait perdu l’usage de ses jambes, par suite d’une grave maladie. S’étant fait conduire à Ars pour obtenir la délivrance de son infirmité, elle se mit tout de suite sous la protection de la Vierge Immaculée, et fit une neuvaine à sainte Philomène. L’innocence et la candeur de ses prières hâtèrent l’accomplissement de ses désirs. La neuvaine terminée, la jeune fille reçut, assise sur une chaise, la sainte Communion avec toute la piété possible. Et, après son action de grâces, elle se leva seule et marcha sans avoir besoin d’appui.

Sainte Philomène ! elle préside en quelque sorte au sort des jeunes gens.

Un gentilhomme italien ne trouvant pas son certificat d’exemption du service militaire, était forcé de partir le lendemain pour le régiment, ou, en cas de refus, devait être mis en prison. Alors sa pensée se reporte vers sainte Philomène, et il implore son secours en ces termes : « Grande sainte ! vous seule pouvez me délivrer de ces angoisses… » Il lui semble voir la Sainte et l’entendre lui dire : « Cesse de t’affliger, ton certificat sera retrouvé. Va-t’en à la chapelle Saint Pierre (distante d’un mille d’Arienzo), tu ouvriras la petite caisse qui est proche du bénitier, et tu trouveras le papier que tu cherches ». Le jeune homme obéit ; il y trouva son certificat et s’écria plein de reconnaissance : « Ô bénie soit ma sainte Protectrice ! » Et, le papier à la main, il racontait à tous la protection signalée de sainte Philomène sur lui.

Parents qui vous affligez au départ d’un fils bien aimé sous les drapeaux, ah ! voyez, sainte Philomène se présente à vous. Recommandez-le donc à cette grande Protectrice ; elle veillera sur lui et le protégera en mille rencontres. Vous, jeunes gens, qui êtes sur le point de tirer au sort, invoquez aussi sainte Philomène, elle vous obtiendra un numéro favorable, ou la résignation, en cas contraire !

 

Pratique : Ne passer aucun jour sans adresser une courte prière à sainte Philomène, ne fût-ce que celle-ci : O bénie soit ma sainte Protectrice !

 

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04 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Cinquième jour

 

Sainte Philomène fait la correction à une petite fille de son nom

 

Les faits relatés précédemment prouvent la prédilection toute particulière de sainte Philomène pour les enfants bien sages. C’est à eux qu’elle semble dire : « Venez à moi, mes enfants, et je vous comblerai de mes faveurs ». Que les parents aient donc soin d’inculquer à leurs enfants le culte et la dévotion à sainte Philomène.

Telle est la protection de sainte Philomène sur ces petites créatures, que plusieurs fois elle a su faire la correction à quelques-unes qui s’écartaient de leurs devoirs ; on remarque que cette attention de la Sainte s’est surtout portée sur les petites filles qui ont le bonheur d’avoir reçu un nom si doux au saint baptême.

La petite Philomène de la famille des Magnotti, âgée d’environ cinq ans, était à prendre son repos.

C’était au mois d’août, et la chaleur l’incommodait beaucoup, de sorte qu’elle oublia les règles de la modestie chrétienne. Vers les dix heures du soir, ses parents, qui la croyaient bien endormie, l’entendirent sangloter et crier. Ils furent surpris…

Laissant là leurs occupations, ils s’approchent du lit de l’enfant et la questionnent. Philomène répond en pleurant : « Eh ! la sainte est venue auprès de mon lit, m’a éveillée, et me regardant d’un air fâché, elle m’a dit : « Philomène, est-ce ainsi qu’on se tient au lit ? Oh ! quelle faute vous y avez commise, n’y retombez plus jamais, si vous voulez que je vous aime et vous protège ».

Puis, l’enfant montrant la porte, ajouta que la Sainte venait de sortir par là au moment où eux, ses parents, venaient d’entrer. La pauvre enfant retint si bien la leçon de sainte Philomène, qu’elle fut toujours très modeste, et il suffisait, quand elle était un peu rétive, qu’on la menaçât de lui ôter quelque vêtement.

Que les enfants, ceux surtout consacrés à sainte Philomène, profitent de cet avertissement salutaire ! Incontestablement, les deux vertus les plus chères à leur auguste et sainte Patronne sont la pureté et la modestie ; ils doivent donc s’efforcer de les reproduire dans leur conduite, et pour cela, éviter avec un grand soin tout ce qui pourrait y porter atteinte.

 

Pratique : Prier tout particulièrement sainte Philomène pour que les enfants qui ont son nom l’honorent par la sagesse de leur conduite.

 

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03 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Quatrième jour

 

Sainte Philomène protège particulièrement les petites filles qui portent son nom

 

Si sainte Philomène comble de ses plus douces faveurs les enfants qui l’honorent, c’est principalement sur ceux qui portent avec piété son nom, si glorieux et si vénérable, qu’elle montre jusqu’où vont ses bons soins.

Dominique Moccia, de Castelvetere, est le premier qui donna le nom de Philomène à une petite fille que le ciel lui envoya. Cette attention fut si agréable à la Sainte, qu’elle montra, par les signes les plus sensibles, combien elle aimait à veiller sur cette enfant et à la protéger d’une façon toute particulière.

Comme il y a dans le pays un grand nombre d’insectes ailés qui tourmentent les habitants par des piqûres continuelles, la mère de Philomène avait soin de l’en défendre chaque nuit par un voile dont elle l’enveloppait. Le matin, quand on venait faire la petite toilette d’usage, on ne trouvait jamais le voile autour du corps de l’enfant, mais à l’extrémité du berceau, et plié avec le plus grand soin. Une seconde remarque étonnait encore bien davantage : c’était de voir intactes et la figure et les mains de la petite Philomène, exposée durant la nuit à la persécution des moucherons.

Quelle pouvait donc être l’amie bienfaisante qui, à l’insu de tous, environnait de sa vigilance et de ses soins une créature innocente, qui ne pouvait, ne savait pas même lui en témoigner sa gratitude !

Ses parents le faisaient pour elle ; et ils remerciaient au fond de leur cœur la bonne sainte Philomène. Il paraît même, qu’à cette occasion, ils firent vœu d’aller visiter son tombeau, dès que l’âge de l’enfant lui permettrait de les accompagner. La petite fille avait trois ans lors de l’exécution de la promesse. On arrive ; on s’achemine vers le sanctuaire, mais la châsse est à peine découverte, que l’on voit Philomène, comme saisie d’une subite frayeur. Peu après, elle se met à sangloter et à se débattre. Tous ses efforts tendaient à se soustraire à ceux qui la retenaient, pour s’enfuir hors de l’église.

Don François, les parents de l’enfant et toutes les personnes présentes ne savaient que comprendre à tout cela. Jamais on n’avait vu dans un enfant chose pareille. Au contraire, c’était dans ces âmes pures une joie, des transports, qui édifiaient tous les assistants.

Un voile de tristesse vint couvrir le visage des témoins d’une si grande scène; et bien loin de se dissiper, il ne fit que s’obscurcir davantage, quand on la vit se répéter, la journée d’après, toutes les fois qu’on essaya d’amener Philomène en présence de sa sainte Patronne. Force donc fut de partir, avec cette poignante épine dans le cœur.

Mais bientôt il plut à Dieu de l’en tirer, en ouvrant la bouche delà petite Créature, qui jusqu’alors avait gardé un silence obstiné. Son père lui demanda encore, chemin faisant, pourquoi donc elle n’avait pas voulu rester devant sa Sainte ? « Eh ! papa, lui répondit l’enfant, parce qu’elle voulait me prendre par les mains, et me disait : « Reste avec moi, Philomène ; viens ici ; ne t’en va pas ; et elle voulait m’enlever à maman Justine ; et moi, je ne voulais pas laisser mon papa et ma maman »...

Amabilité touchante ! Bonté, condescendance vraiment propre aux élus ! Où sont les grands du siècle qui daigneraient s’abaisser à caresser de la sorte l’enfant d’un pauvre artisan ?

Voici encore un trait où respire la plus aimable bienveillance. Le fait se passa, en 1830, à Naples, et fut raconté à Don François par un savant ecclésiastique, oncle de la petite Philomène, dont nous allons parler.

La mère de cette enfant avait coutume de placer tous les soirs, avant de se mettre au lit, les vêtements de la petite fille avec les siens sur la même chaise. Il y avait, à une certaine hauteur, au dessus de la chaise, une lampe, qui brûlait continuellement devant l’image de la Sainte Martyre. Jusque-là il ne s’était produit aucun accident ; lorsqu’une nuit il se détache de la mèche, par l’effet sans doute d’un pétillement plus vif, une étincelle, qui tombe sur les habillements de la mère et de la fille.

Ceux de Philomène se trouvaient au dessus. Le feu prend à ces matières si, combustibles par elles-mêmes ; personne ne s’en aperçoit. Le matin seulement, quand les yeux et les mains se portèrent sur la chaise, pour en retirer les vêtements, on vit celle-ci à demi brûlée ; tout ce qui appartenait à la mère était entièrement consumé ; la petite robe de Philomène avait été seule épargnée, quoique, par sa position, elle eût dû, la première, subir l’action du feu, et que la toile de coton, dont elle était faite, la rendît plus susceptible encore de s’enflammer que celle de sa mère. On voyait seulement sur une des manches, la trace d’une brûlure, de la largeur au plus d’un ongle ; signe de ce qui serait arrivé, si la vigilante Protectrice des enfants honorés de son Nom n’avait eu soin d’éteindre elle-même la flamme menaçante.

 

Pratique : Faire porter le nom de sainte Philomène aux enfants, au saint baptême, ou à la confirmation, afin de les placer sous la protection de cette grande Sainte.

 

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02 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Troisième jour

 

Sainte Philomène agrée la prière d’une mère qui lui consacre ses enfants

 

Cette pieuse mère, au dire de M. l’abbé Garnier, venait d’atteindre sa soixante-neuvième année, quand elle raconta le fait suivant qui doit intéresser toutes les mères chrétiennes qui le liront.

Elle avait eu quatre enfants ; les premiers étaient morts à la fleur de l'âge, et le seul qui lui restait avait été marié jeune encore. Il perdit son épouse au bout de dix ans de mariage, et demeura veuf avec plusieurs enfants, dont deux garçons et deux filles. Il mourut quelque temps après, à la suite d’une fièvre muqueuse. La bonne mère fut donc chargée de la petite famille, qu’elle éleva aussi chrétiennement que possible.

Comme cette respectable mère sentait sa fin approcher, elle se tourmentait à la pensée qu’elle allait laisser ici-bas ses enfants chéris sans guide, sans protecteur, sans soutien. Elle eut l’heureuse idée d’aller les recommander à sainte Philomène, et fit à cette fin le pèlerinage d’Ars, où comme il a été dit déjà, il y a une chapelle célèbre sous le vocable de la grande Sainte. Voici son récit :

« Je partis de Dijon à midi, et le chemin de fer me descendit à Villefranche, vers cinq heures et demie. Je voulus, par respect, faire à pied le trajet de cette station à Ars. Il y a environ de huit à neuf kilomètres...

J’arrivai auprès de l’église..., je m’avançai jusqu’au milieu de la nef, et je cherchai avec des yeux impatients le tombeau du saint Curé. Quand j’eus fini ma prière, je me dirigeai du côté de la chapelle Sainte Philomène. Quand j’entrai, elle était pleine de monde. Le recueillement de ces pieux pèlerins, prosternés devant l’autel de la grande Sainte, me saisit. Je m’avançai, et à la lueur des bougies (car il était tard) que la piété des fidèles entretient depuis le matin jusqu’au soir, je pus distinguer une multitude d’ex-voto, qui forment comme la garde d’honneur de sainte Philomène. Ce qui me frappa le plus, ce fut le grand nombre de béquilles qui y ont été déposées, en signe de reconnaissance, pour des guérisons obtenues. Il y en a des deux côtés de l’autel. Il y en a même un monceau sur le confessionnal, et on m’a assuré que beaucoup avaient été déjà enlevées parce qu’elles embarrassaient, selon le terme dont on s’est servi.

Oh ! que la vue de ces béquilles dit de choses touchantes au cœur ! Quelle confiance elles inspirent en la grande Sainte, aux prières de laquelle tant d’infirmes ont dû leur guérison. Je fis ma prière le plus dévotement qu’il m’a été possible. Comme sur la tombe du vénérable prêtre, je demandai à sainte Philomène, les larmes aux yeux, de me procurer à moi une bonne, une sainte mort et de prendre tous mes bien-aimés enfants sous sa puissante protection.

Je dis donc à sainte Philomène : « Vous voyez à vos pieds une mère qui est venue de très loin pour vous recommander les objets de sa tendre sollicitude ; ils sont orphelins ; la dernière est de l’âge où vous étiez vous-même, ô grande Sainte, quand vous avez enduré votre glorieux martyre. Vous n’ignorez pas. combien le cœur, à cette saison de la vie surtout, est faible et impressionnable. Prenez ces chers enfants, je vous les confie. Préservez-les surtout du péché mortel, le plus grand des malheurs qui puissent leur arriver. Vous me promettez, n’est-ce pas, bonne sainte Philomène, de les regarder comme les vôtres ? En ce cas, je mourrai contente et heureuse ».

Mon cœur était encore occupé de ces pensées, quand il me sembla entendre la voix de sainte Philomène, qui me disait : « Bonne mère, je suis sensible à votre confiance et à votre charité si tendre. J’ai compris vos inquiétudes, entendu la prière que vous m’avez adressée et recueilli précieusement vos larmes. Je me charge de vos enfants ; retournez tranquille et heureuse ».

Et voilà qu’aussitôt mes alarmes cessèrent ; la paix me fut rendue. J’eus bien volontiers chanté, comme le saint vieil­lard Siméon, le Nunc dimittis servum tuum, Domine. C’est-à-dire : Maintenant, Seigneur, vous laisserez mourir en paix votre servante.

Je pleurais de joie. Merci, aimable Sainte, disais-je en la quittant, merci mille fois ! On m’avait déjà raconté des merveilles sur vos bontés. Mais, hélas ! comme c'était peu, comparativement à ce que je vois, à ce que j’éprouve moi-même. Ma bonne Sainte, je vous aimais beaucoup avant de venir à votre sanctuaire, maintenant, je vous aime mille fois davantage.

C'est à ses petits enfants que la vieille maman racontait ces choses. Son rapport les avait vivement impressionnés. Marie, qui était la plus jeune, prit la parole à son tour, elle lui dit : « Bonne mère, oh ! que nous vous remercions de l’heureuse pensée que vous avez eue d’aller nous placer sous la protection de la grande sainte Philomène ! Oui, nous en avons la douce confiance, elle prendra désormais soin de nous, et ne permettra pas que nous nous écartions jamais de la bonne voie. Et nous, de notre côté, nous voulons l’aimer fidèlement ».

La protection de sainte Philomène, en effet, se montra toujours visible sur ces enfants.

 

Pratique : Prendre bien garde, en considération de sainte Philomène, de ne pas scandaliser les petits enfants.

 

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01 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Deuxième jour

 

Sainte Philomène protège les petits enfants

 

Bienheureux les petits enfants qui, consacrés à Philomène dès leurs premiers ans, s’efforcent, quand leur raison commence à se développer, à mériter par leur vénération pour elle, les plus douces faveurs de sa tendresse. Philomène semble avoir pour les enfants innocents une prédilection bien grande, comme le prouveront les faits relatés ci-après. Dès qu’un enfant est placé sous son auguste patronage, elle l’adopte et devient sa protectrice, se montrant à son égard comme une mère bienfaisante et pleine de la plus vive sollicitude.

Chers enfants, je vous le prédis, le bonheur vous sourira, si, dès aujourd’hui, vous vous consacrez sans réserve à Dieu sous le regard protecteur de sainte Philomène. Mais, afin de vous persuader que la Sainte viendra à votre secours dans bien des circonstances souvent imprévues, si vous la priez, écoutez :

On célébrait, en 1830, à Castelvetere, la fête de sainte Philomène, la pompe était magnifique, le concours extraordinaire. Toutes les cloches étaient en branle ; et l’on sait que dans les petits endroits, c’est un plaisir pour la jeunesse de monter au clocher, afin de mettre l’airain sonore en mouvement. La prudence ne les y suit pas toujours, ce qui fut causé de la chute d’un de ces enfants. Il tomba sur le pavé, de plusieurs mètres de hauteur. Ses compagnons le crurent perdu. En voyant leur ami rouler dans l’espace, ils se mirent à pousser des cris qui attirèrent sur le lieu du sinistre la foule éperdue. Tandis que tous s’imaginaient le trouver sans vie, ils le voient, plein de vigueur, se relever, et fier de sa chute, comme d’un triomphe, regagner à toutes jambes le clocher d’où il venait de tomber. Il avait dû son salut au nom de sainte Philomène, qu’au moment de sa chute il s’était empressé d’invoquer.

La veille, il s’était opéré, non loin de la même ville, un miracle semblable. Une petite fille de neuf ans, qui se trouvait sur un roc élevé, tomba, sous les yeux même de ses parents, dans un vallon profond que ce roc dominait ; et quand ceux-ci, volant à son secours, arrivèrent près d’elle, ils la trouvèrent sans connaissance et sans vie. Pénétrés de la plus vive douleur, ils se précipitent à genoux, et appelant à grands cris leur sainte protectrice : « Sainte Philomène, s’écrient-ils, bonne sainte Philomène, ne nous faites pas reporter notre enfant morte au lieu d’où nous l’avons emmenée pleine de vie ! Oh ! de grâce, venez à notre secours ! épargnez-nous ce malheur ! »

Et dans leur affliction, pour toucher le cœur de la Sainte par une mortification d’usage en ce pays, ils se mettent à traîner leur langue sur ces rocs aigus, protestant qu’ils ne cesseront de prier et de souffrir jusqu’à ce que leur demande soit exaucée. L’enfant ne revenait pourtant pas à elle-même, les symptômes devenaient toujours plus alarmants ; en la voyant, en la touchant, on aurait dit un cadavre.

Ces pauvres gens ne perdent pas confiance ; ils poussent de nouveaux cris vers le ciel, ils s'imposent de nouvelles douleurs ; enfin, ils peuvent s’applaudir de leur foi et de leur persévérance. La petite fille se réveille comme d’un sommeil profond, appelle ses parents ; et tandis que ceux-ci accourent, elle se lève, et vient à leur rencontre. En vain chercherait-on sur son corps des indices de sa chute ; elle ne sent rien, elle n’a rien. La bonne Sainte a tout réparé en un clin d’œil. Et la famille à pied va la remercier du bienfait qu’elle doit à son intercession.

Citons une autre marque de la protection de sainte Philomène sur un enfant de sept ans qui lui était fort dévoué. Il venait d’obtenir un morceau de l’enveloppe de papier, dont avait été couverte une statue de sainte Philomène. Sa foi le lui faisait considérer comme une précieuse relique. Il le mit entre sa chemise et sa chair, tout auprès du cœur. Un moment après, le voilà en campagne ; et il ne s’agit de rien moins (le pauvre enfant n’y pensait pas sans doute) que d’aller avec ses compagnons faire sur le territoire d’autrui une excursion dévastatrice.

Le maître de la vigne accourt, et nos petits larrons, épouvantés, piquent des deux pour se dérober à sa vengeance. L’effroi et la précipitation empêchèrent celui dont nous parlons (il s’appelait Dominique Masullo) devoir un fossé profond, dont une herbe haute et fourrée masquait les bords ; il y tombe la tête la première.

La chute fut de plusieurs mètres, et le fossé aboutissait à un bourbier profond. Là se trouvait le danger, et peut-être aussi la mort, si Dominique, en tombant, n’eût imploré sainte Philomène, et si la sainte n’avait également tenu compte de la foi de l’enfant, et du prix qu’il mettait à s’enrichir de ses reliques.

Toute la caravane, témoin de l’accident, se mit à pousser les hauts cris. Bientôt l’éveil fut donné au voisinage. On s’approche. On appelle Dominique. Dominique répond : et vite, vite, on se hâte de lui filer une corde, pour le tirer du fossé. On recommande à l’enfant, mais sans penser ni à sa position ni à son âge, de se lier fortement avec elle, pour ne pas s’exposer, en retombant, à de nouveaux dangers. Et, quand il eut donné le signal de le hisser, on se met vigoureusement à l’œuvre, on le retire. Dominique était crotté de la tête aux pieds, mais plein de santé et de vie.

La corde, qu’on lui avait jetée, et dont il était entouré, fut le premier objet, quand on l’eût vu bien portant, qui attira les regards et provoqua la curiosité de la troupe. Elle leur paraissait si habilement disposée, qu’ils ne pouvaient se persuader que ce fût là l’ouvrage d’un enfant, dont la situation était si embarrassée, si effrayante. On le questionne. Il sourit. Puis il raconte avec la naïveté de son âge sa petite histoire.

Il avait invoqué, en tombant, la bonne Sainte, et celle-ci était venue à son secours. Elle avait une robe blanche, le visage frais et coloré, des cheveux blonds comme l’or, sa taille était à peu près celle de sa grande sœur âgée de quatorze ans.

La Sainte, après l’avoir tiré du bourbier où il se trouvait enfoncé, le tenait de ses mains. Il resta ainsi au-dessus pendant à peu près une heure, en sa compagnie, jusqu’à ce qu’on lui eût jeté la corde. Il ajouta : « C’est la Sainte qui me l’a mise, ainsi que vous la voyez ».

Cette corde le prenait en dessous des cuisses, s’élevait de là en plusieurs contours, qui ceignaient son corps sans le presser, et passant sous les bras de l’enfant, venait se fixer elle-même, par un double nœud, derrière le col, mais de manière à ne pas le blesser.

On fit encore une remarque non moins intéressante. Le morceau de papier que Dominique avait sur lui fut le seul objet respecté, pour ainsi dire, par les eaux fangeuses. Car le pauvre enfant, qui, du reste, n’avait sur le corps qu’une mauvaise chemise, et un pantalon plus misérable encore, en avait été pénétré jusqu’aux os. La relique seulement se trouva parfaitement sèche, et sans la moindre altération. Ce fait a eu lieu à Monteforte, dans le mois de juillet de l’année 1823.

 

Pratique : Recommander à sainte Philomène tous les petits enfants et la supplier de leur obtenir la conservation de leur innocence.

 

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31 juillet 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Premier jour

 

Sainte Philomène est une consolatrice, un guide, une protectrice universelle

 

La vie humaine est un assemblage de tous les maux, un océan de douleurs, une course fatigante vers l’éternité. Quel est le mortel qui pourrait dire : « Je suis parfaitement heureux ; rien ne manque à ma félicité ». Cherchez-le, à coup sûr, vous ne le trouverez pas. Il est donc vrai que depuis l’enfant nouveau-né, jusqu’au vieillard qui se courbe vers la tombe, nul homme n’a parcouru le sentier de la vie sans pleurer au moins quelquefois, sans laisser échapper au moins quelques gémissements. L’Église, dont nous sommes les membres, est toujours comme l’a prédit le divin Maître, dans le douloureux travail et dans la lutte. À notre époque plus que jamais peut-être, elle lève le regard de l’espérance vers le Dieu très-haut qui l’a fondée, et qui la dirige par son Esprit-Saint. Et voilà que Philomène lui apparaît radieuse de gloire, comme l’un des plus puissants avocats, après saint Joseph, après la Vierge immaculée. Et dans cette glorieuse apparition tout est promesse, tout est consolation, tout est gage de victoire non-seulement pour l’Église en général, mais aussi pour son auguste Chef, le saint Pontife Pie IX, et pour chacun de ses enfants pris individuellement.

Qu’est-ce que le monde ? Un aveugle, un ignorant. Il marche comme à tâtons dans les ténèbres de l’erreur, parce qu’il ferme les yeux à la lumière divine, Jésus-Christ Notre Seigneur, qui est venu l’éclairer par sa doctrine et lui montrer le chemin de la vie par ses exemples. La lumière a lui dans les ténèbres, et ces ténèbres n’ont point reconnu la lumière. - Aveugle ! Le monde marche sur l’abîme et ne redoute aucun danger, jusqu’à ce qu’enfin il tombe dans la perdition, si une main bienfaisante ne vient le retirer de la voie de l’erreur, et lever le noir bandeau qui lui dérobait la douce et bienfaisante lumière du vrai soleil de justice, qui doit illuminer ses pas et les diriger dans la voie de la paix. Tel est l’office qu’à son égard exerce sainte Philomène. Le monde est aveugle, est ignorant, parce qu’il est orgueilleux, sensuel, avare et indifférent, et Philomène lui donne l’exemple de la plus profonde humilité, de la plus parfaite mortification, du plus entier détachement, du plus grand zèle pour la gloire de Dieu. Lisez et méditez sa Vie si belle et si touchante, et vous verrez !

Qu’est-ce que l’homme ? L’être le plus indigent, le plus misérable peut-être qui soit au monde. Un retour sur nous-même, et nous avouerons sans peine notre profonde misère, notre extrême dénuement, nos pressants besoins. David a chanté ! « Le pauvre vous est abandonné, Seigneur ». Et avec raison, car c’est la Providence divine qui pourvoit libéralement et universellement à toutes nos nécessités, si grandes, si puissantes qu’elles puissent être. La Providence est pour chacun de nous une mère, la plus tendre des mères, et qu’a-t-elle fait et que fait-elle encore tous les jours par le moyen de sainte Philomène ? Écoutez jusqu’où elle a, porté les soins délicats de son amour.

Admirez d’abord les théâtres de sa magnificence. La chaumière du pauvre, les sillons arrosés des sueurs d’un laboureur indigent, l’obscurité des hameaux, la couche douloureuse où gémit le malade abandonné, le berceau même de l’enfance, la terre, les mers ; voilà où cette aimable protectrice a signalé sa tendre compassion.

Oh ! qui redira combien de cœurs affligés Philomène a consolés, et comment de sa douce main elle a tari tant de larmes que la misère fait verser ?

Interrogeons ceux qui l’honorent et qui se confient en elle : l’un dit avoir vu la Sainte, qui l’a guéri d’une longue douleur ou délivré des portes de la mort. Une mère infortunée présente avec orgueil le fruit qu’elle a mis au jour ; il était mort, et soudain, par l’entremise de Philomène, le voilà rendu à la vie. Cette pauvre veuve a vu, grâce à sa prière à sainte Philomène, son huile se multiplier ; reconnaissante elle s’est servi de cette huile pour faire brûler sa petite lampe devant l’image vénérée de la Sainte. Dans une maison hospitalière, le vin a été sur le point de manquer et soudain, à l’imprévu, les vases sont remplis.

Pauvre femme, qu’emportes-tu là de la maison d’autrui ? - Eh ! un vase d’airain que m’avait pris ma voisine ! - Qui t’a dit que c’était le tien ? - Qui ? sainte Philomène. Elle m’a indiqué le lieu où il était caché. Sans cela, ma pauvre famille aurait été contrainte à jeûner le jour de la fête de la Sainte.

Cette enfant de trois ans à peine, souffrait horriblement d’une colique. Sa mère pieuse lui appliqua une image de sainte Philomène, et soudain la petite s’endormit. Peu après, elle s’éveille : « Maman, j’ai vu la Sainte, elle m’a dit : « Dors, ma chère enfant, et la douleur s’évanouira ».

C’est la petite Angèle qui a perdu sa poule, elle pleure et court s’en plaindre à la Sainte. Console-toi, répond Philomène, la poule perdue se retrouvera. Deux heures après la fin du jour, Angèle entend la poule becqueter à sa porte.

 

Pratique : Dans tous vos besoins de l’âme et du corps, recourez avec confiance et assiduité à sainte Philomène.

 

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30 juillet 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Veille du Premier jour

 

Pourquoi sainte Philomène est donnée au monde

 

Amour ineffable de notre Dieu envers les enfants des hommes ! Ce n’est pas sans un dessein de miséricorde qu’il leur donne un saint pour consolateur, pour maître et pour avocat. Il veut les consoler dans leurs douleurs, les instruire, les ramener de leurs égarements, les secourir dans toutes les nécessités du corps et de l’âme. Les saints exercent ces augustes fonctions durant leur vie temporelle et même après leur mort. Tel fut le saint curé d’Ars, Jean-Marie Vianney. Sainte Philomène n’a point exercé ce glorieux apostolat de son vivant : elle est morte à la fleur de l’âge, par un généreux martyre; elle comptait à peine quatorze ans. Son nom semblait s’être enseveli avec elle dans la tombe. Depuis le troisième siècle, époque de son heureuse naissance, il est resté assez inconnu, et à peine vénéré à Rome même. Mais l’Eternel, qui se plaît à glorifier ses amis, a multiplié d’autant plus ses dons sur les fidèles par l’entremise de sa servante, que l’heure était venue, où cette épouse chérie du Christ devait exercer sa grande et sublime mission. Il l’a comme investie de toute sa puissance, pour qu’elle devînt à notre égard l’instrument de sa miséricorde et de son amour infini.

Il me semble voir ce Roi Eternel, à qui son Père adorable donna un souverain pouvoir, distinguer Philomène, au milieu de l’assemblée des Saints, par un regard de singulière complaisance. Il l’appelle auprès de son trône, et lui dit : « Va, je t’ai choisie, je veux te placer dans le champ de mon Eglise, comme une semence nouvelle, destinée à le féconder. Va, et rapporte-moi les fruits que ma main te prépare ».

La Vierge entend, son apostolat commence. Il est comme la lumière soudainement tirée de dessous le boisseau, la terre entière a vu briller sa gloire. Et tous les peuples se sont écriés dans le senti­ ment dè l’admiration : C’est là l’œuvre de l’Eternel, c’est là le signe de ses miséricordes sur les fils des hommes, et nos yeux le considèrent avec étonnement!

Ah! que pour nous ce saint ravissement ne soit point stérile, mais qu’il nous convie à la considération de la sainte ët haute mission de Philomène. Venez donc tous, et écoutez raconter les biens dont le Seigneur-Dieu nous a gratifiés, par son épouse et servante bien-aimée.

Dans la Vie très complète de sainte Philomène, on peut voir comment et à quelle époque l’Eternel a donné à cette Sainte la grande et sainte mission de secourir tous les malheureux dans leurs nécessités. Mais il est des lieux qui lui sont spécialement consacrés, et où elle exerce plus particulièrement sa tendre compassion : Ces lieux sont ceux où elle est le mieux honorée. Il est aussi des chrétiens qui obtiennent plus facilement ses faveurs, et ce sont ceux qui s’efforcent de fuir le péché et de pratiquer la vertu, ceux par exemple qui lui sont le plus affectionnés par un culte sincère.

Sainte Philomène obtenait tant de guérisons aux prières du vénéré curé d’Ars, que devant des témoins, il se vit contraint de lui dire un jour : « Ma bonne Sainte, allez faire des miracles ailleurs ! » Puissions-nous par la sainteté de notre conduite, mériter aussi la protection de sainte Philomène !

 

Consécration à Sainte Philomène

 

Grande Sainte, attiré par le sentiment d’une tendre confiance en vous, je m’offre à l'Eternel, mon Dieu, par vos mains si pures et par celles de Marie immaculée, votre auguste et sainte Patronne et ma Mère. Je vous consacre donc, ô Philomène, et ma personne, et mes biens, et ma famille, et mes amis et même mes ennemis. Je veux par votre entremise redoubler de soins et d’empressement au service de Jésus et de Marie, et par l’imitation de vos belles vertus et les hommages que je vais vous rendre tous les jours de ma vie, attirer sur moi et sur toutes les âmes qui me sont chères vos plus douces faveurs. Ô très aimable Sainte de Jésus, exaucez mes désirs, veillez sur moi, et dirigez par l’entremise du gardien céleste auquel la Providence m’a confié, toutes mes pensées, mes paroles et mes actions, afin qu’il n’y en ait aucune qui ne tende à la grande gloire de Dieu et au salut de mon âme.

Défendez-moi aussi par votre protection des ennemis redoutables, le démon, le monde et la chair, qui ont juré ma perte éternelle, pour que je marche avec fidélité dans la voie du Seigneur, et que j'arrive un jour au ciel où avec vous je glorifierai ce Dieu, bon à l’excès envers tous ceux qui l’invoquent en vérité. Enfin, ma sainte Protectrice, puisque vous avez tant fait déjà pour la cause du saint Curé d’Ars, continuez, je vous prie, à le faire connaître de plus en plus, et hâtez le moment de son triomphe et du culte qui devra lui être rendu, quand la voix suprême de l’Église aura parlé. Ainsi soit-il.

 

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