18 mars 2017

Le Carême avec Saint François et Sainte Claire d'Assise

Le Carême avec Saint François et Sainte Claire d'Assise

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Troisième Dimanche du Carême

 

Méditation

 D'un François à l'autre...

 

« Si nous nous approchons de la nature et de l’environnement sans cette ouverture à l’étonnement et à l’émerveillement, si nous ne parlons plus le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation avec le monde, nos attitudes seront celles du dominateur, du consommateur ou du pur exploiteur de ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats. En revanche, si nous nous sentons intimement unis à tout ce qui existe, la sobriété et le souci de protection jailliront spontanément. La pauvreté et l’austérité de saint François n’étaient pas un ascétisme purement extérieur, mais quelque chose de plus radical : un renoncement à transformer la réalité en pur objet d'usage et de domination. D’autre part, saint François, fidèle à l’Écriture, nous propose de reconnaître la nature comme un splendide livre dans lequel Dieu nous parle et nous révèle quelque chose de sa beauté et de sa bonté : « La grandeur et la beauté des créatures font contempler, par analogie, leur Auteur «  (Sg 13, 5), et « ce que Dieu a d’invisible depuis la création du monde, se laisse voir à l’intelligence à travers ses œuvres, son éternelle puissance et sa divinité » (Rm 1, 20). (Pape François, Encyclique Laudato Si, 11-12).

 

Troisième semaine du Carême

Giotto

Lundi

François et les animaux

 

Frère François est admiratif de la bonté et de la création de Dieu. Il n'a de cesse de louer le Seigneur pour toutes les merveilles, petites et grandes, qu'il rencontre. Il a une réelle proximité avec les animaux : les hirondelles gazouillant à ne plus s'entendre pendant ses homélies se taisent sur son ordre ; les moutons lui font la fête quand il passe près d'eux et les salue ; une biche, offerte un jour, entre dans l'église quand chantent les Frères, fléchissant les genoux ou se prosternant lors de l'élévation pendant la sainte messe... sans oublier le célèbre loup de Gubbio que François convertit !

 

À l'école de Saint François

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, dans toutes tes créatures, spécialement messire le frère Soleil, qui fait le jour et par qui tu nous illumines ; il est beau, rayonnant d'une grande splendeur ; de Toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole. (…) Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, et les fleurs diaprées et les herbes ». (François d'Assise, Cantique de Frère Soleil ou « des Créatures »).

Parole de Dieu : « Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres ! Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom. Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange ». (Psaume 62 4-6).

 

Dans ma vie

 

Dans ma vie tourbillonnante d'activités, qu'elles soient professionnelles, familiales, ludiques ou autres, je me demande souvent quelle place donner à a la prière. Je peux, et même je devrais, lui accorder une vraie place dans mon emploi du temps. Je peux aussi faire de chaque respiration, de chaque battement de cils une prière de louange et d'action de grâce envers Dieu mon créateur. Ainsi peuvent jaillir de mon cœur et de ma bouche de très courtes prières à tout moment. C'est cela l'oraison jaculatoire.

Effet de conversion : Je relis le Cantique des Trois Enfants (Daniel 3, 52-90) et me l'approprie en apprenant par cœur le verset qui me touche le plus. Je le ruminerai le plus souvent dans la journée.

 

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Mardi

La vie austère de François

 

« Ceux qui appartiennent au Christ on crucifié leur chair avec ses vices et ses concupiscences ». La parole de Saint Paul aux Galates marque profondément François. Il s'impose alors une vie austère dans le seul but de garder corps et âme purs. Ainsi privait-il ses aliments de goût, couchait-il à même le sol avec sa tunique pour couverture, considérait-il l'oisiveté comme un réservoir de mauvaises pensées... Sur la légèreté de son habit lors des hivers rigoureux, il répondait simplement : « Si nous brûlions de ce feu intérieur qu'est la patrie céleste, nous supporterions allègrement le froid extérieur ! »

 

À l'école de Saint François

 

« Il y en a beaucoup qui sont férus de prières et d'offices, et qui infligent à leur corps de fréquentes mortifications et abstinences. Mais pour un mot qui leur semble un affront ou une injustice envers leur cher « moi », ou bien pour tel ou tel objet qu'on leur enlève, les voilà aussitôt qui se scandalisent et perdent la paix de l'âme. Ceux-là n'ont pas le véritable esprit de pauvreté : car celui qui a le véritable esprit de pauvreté se hait lui-même, et chérit ceux qui le frappent sur la joue ». (François d'Assise, Admonitions, 14).

Parole de Dieu : « Nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée, affairés sans rien faire. À ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné ». (2 Th. 3, 11-12).

 

Dans ma vie

 

« Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous », disait Aristote avant d'être repris par une grande entreprise française ! C'est peut-être bien ce qui manque au progrès depuis que l'homme est devenu un « chercheur de mieux être » : être partagé par tous. Cela explique peut-être pourquoi des hommes et des femmes refusent la moindre parcelle de luxe et se retirent dans une vie austère. Le progrès détourne de Dieu, car l'homme en veut toujours plus et se prend pour Dieu, puisqu'il sait améliorer les choses par lui-même. Mais ce progrès ne profite qu'à peu de gens. Est-il alors vraiment progrès ?

Effet de conversion : J'essaie de me priver d'un « luxe » : marcher plutôt que prendre la voiture, dormir sans oreiller, prendre un repas sans dessert... : « Je vis ces privations dans la joie et l'offrande à l'amour de Dieu ».

 

Saint-Clare

Mercredi

Claire affronte sa famille

 

La « fugue » de Claire exacerbe les passions familiales. Aussi sa famille se déplace-t-elle, tentant de raisonner et de ramener à la maison la jeune fugueuse. Claire les reçoit dans la chapelle, agrippée à l'autel. Plus saintement entêtée que jamais, elle leur fait momentanément entendre sa raison. François déplace ses protégées à l'Abbaye bénédictine de Saint-Ange. Agnès, 15 ans, sœur de Claire, la rejoint, déclenchant l'ire de sa parenté, notamment un oncle qui réunit une douzaine de cavaliers en vue de ramener la jeune cadette chez les siens. Agnès ne doit son salut de rester auprès de Claire que par intervention divine.

 

À l'école de Sainte Claire

 

« Louange et Gloire, à toi, pour la Très Sainte Plaie de Ton pied droit, Seigneur Jésus-Christ, doux comme le miel. Par cette Plaie Sacrée, accorde-moi de faire digne pénitence pour mes péchés. Et par Ta Mort très pieuse, je T'en supplie : garde-moi jour et nuit, moi ta servante, dans Ta Volonté, arrache-moi à toute adversité de l'âme et du corps, reçois mon âme au jour redoutable dans Ta Foi et Ta Miséricorde et conduis-moi aux joies éternelles. Amen. » (Claie d'Assise, Prière aux Cinq Plaies).

Parole de Dieu : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi ». (Mt 10, 37-38).

 

Dans ma vie

 

Aller contre la volonté de ses parents, de sa famille, ce n'est pas facile. Surtout quand on a 15 ans ! Obéir est une belle et grande vertu qui donne beaucoup de fruit. Cependant, lorsque je suis sûr de la Volonté de Dieu, et toujours après un véritable et saint discernement, je peux m'engouffrer corps et âme sur ce chemin. Et quand bien même je dois malgré tout obéir à mes parents (ou aux contraintes imposées par ma vie actuelle, par mes engagements), en déposant tout dans les mains du Seigneur, j'aurai la conviction de réponde à son appel, et je serai l'âme.

Effet de conversion : Toute décision en faveur de Dieu et à l'encontre de l'obéissance parentale doit se prendre en respectant son père et sa mère. Je regarde mon passé et, le cas échéant, je demande pardon à mes parents.

 

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Jeudi

Claire : Installation à Saint Damien

 

Riche année que celle de 1212 ! François établit ses protégées à Saint Damien, dans l'église qu'il à relevée suite à la demande entendue du Seigneur. Éclairé par l'Esprit-Saint, il avait prophétisé : « Venez et aidez-moi dans l'oeuvre de Saint Damien, car ici viendront beaucoup de saintes femmes qui glorifieront grandement le Père Céleste par la perfection de leur vie ». En effet : Claire se sent bien dans ce lieu qu'elle estime propice à la prière, à l'épanouissement de sa vocation. Les monastère des Pauvres Dames, les premières Clarisses, est né. Claire y passera le reste de ses années terrestres.

 

À l'école de Sainte Claire

 

« Nous avons donc bien sujet de considérer là l’immense bonté de Dieu à notre égard : dans sa bonté et son amour surabondants il a fait proclamer par son saint le choix qu’il porterait sur nous et l’appel qu’il nous adresserait. Et ce n’était pas seulement de nous que notre bienheureux Père prophétisait ainsi, mais encore de toutes celles qui nous suivront dans cette vocation sainte à laquelle le Seigneur nous a appelées ». (Claire d'Assise, Testament, 5).

Parole de Dieu : « Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour ». (Rm 8, 28).

 

Dans ma vie

 

L'appel que le Seigneur nous adresse est incessant. De tout temps et en tout lieu, Dieu appelle les hommes à répondre à leur vocation. Il est donc important de prier pour les vocations, non pas tant pour que le Seigneur appelle des hommes et des femmes à le servir et à servir leurs frères. Cette prière pour les vocations doit être bien orientée : « Seigneur, ouvre les oreilles à tes appelés et ouvre les cœurs afin qu'ils te répondent librement oui, sans restriction ! » Marie, elle qui s'est donnée en acceptant tout lors de l'Annonciation, peut intercéder avec succès pour nos prières.

Effet de conversion : Je prends un temps de prière pour les vocations sacerdotales, religieuses, consacrées, familles chrétiennes vivant de leur foi... J'ouvre mon cœur pour accepter la, mienne et celle de mes proches.

 

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Vendredi

François et les miracles

 

De son vivant, François est un thaumaturge. Il se fait l'instrument de Dieu en multipliant la nourriture, en guérissant des malades, en transformant l'eau en vin, en apparaissant à des endroits ou il ne peut logiquement pas de trouver : (« bilocation »). Il est véritablement « à l'image du Christ ». Par exemple, une nuit, accompagné d'un Frère ils se retrouvèrent entre Pô et marais, bloqués par l'obscurité et risquant la noyade. François se met en prière et Dieu l'exauce : une lumière miraculeuse illumine route et environs, leur permettant d'atteindre leur destination sans encombre.

 

À l'école de Saint François

 

« Où règnent charité et sagesse, il n'y a ni crainte ni ignorance. Où règnent patience et humilité, il n'y a ni colère ni trouble.(...) Où règnent paix intérieure et méditation, il n'y a ni désir de changement ni dissipation. Où règne crainte du Seigneur pour garder la maison, l'ennemi ne peut pratiquer nulle brèche pour y pénétrer. Où règnent miséricorde et discernement, il n'y a ni luxe superflu ni dureté du cœur ». (François d'Assise, Admonitions, 27).

Parole de Dieu : « Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères ». (Rm 8, 29).

 

Dans ma vie

 

Les miracles de Jésus servent, en principe, à renforcer ma Foi, ils donnent des éléments à ma raison de croire Dieu fait homme. En Jésus, tout a été révélé : il n'y a plus rien a ajouter. Alors à quoi servent les miracles des Saints ? « (…) les miracles du Christ et des saints, les prophéties, la propagation et la sainteté de l’Église, sa fécondité et sa stabilité « sont des signes certains de la Révélation, adaptés à l’intelligence de tous », des « motifs de crédibilité » qui montrent que l’assentiment de la foi n’est « nullement un mouvement aveugle de l’esprit ». » (Catéchisme de l’Église Catholique, n° 156).

Effet de conversion : Raison et foi... Je cherche le bon équilibre. Aujourd'hui, je médite le Credo et le prie à plusieurs moments de la journée.

 

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Samedi

L'aura de Claire

 

De toutes parts, proches et lointaines contrées, la renommée de Claire se répand. De nombreuses femmes la rejoignent, souhaitant suivre l'exemple de ses vertus. Sa manière d'être, plus que ses actions, attire. Viennent à elle des jeunes filles désirant garder leur virginité, des veuves, et riches et nobles dames, des épouses se séparant par consentement mutuel (l'époux se mettant à la suite de François). Si des femmes ne peuvent rejoindre Claire, leurs vies sont bouleversées par elle, passant du vice à la vertu, ou bien érigeant des monastères ou chapelles... Claire et ses disciples deviennent de véritables exemples de sainteté.

 

À l'école de Sainte Claire

 

« Mais le chemin qui mène à la vie est étroit, et la porte qui nous y donne accès est étroite elle aussi ; c’est pourquoi il y en a peu qui empruntent ce chemin. Et parmi ceux qui, durant un certain temps, y ont cheminé, il y en a encore bien moins qui y persévèrent. Mais, bienheureux ceux auxquels il a été donné d’y marcher et d’y persévérer jusqu’à la fin ! » (Claire d'Assise, Testament, 21).

Parole de Dieu : « Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » .Mc 10, 21)

 

Dans ma vie

 

Dans la vie on a souvent besoin d'un modèle, d'un mentor, d'une personnes que l'on admire et à qui l'on veut ressembler. Claire à trouvé François, qui a trouvé Jésus. François mène Claire à Jésus... Je dois rester vigilant, ne pas me tromper de modèle. Si je décide de suivre un intermédiaire du Christ, il ne doit pas me mener à lui-même et à ses propres intérêts : j'aurai alors affaire à un gourou. Prêtre, supérieur, fondateur de communauté... s'effacent devant Jésus. Comme Marie : elle n'est pas une déesse, sorte de « quatrième personne de la Trinité » ! Elle nous mène à Son Fils qui seul est le chemin, la vérité, la vie.

Effet de conversion : Je réfléchis à la (ou les) personne(s) que j'ai pris pour modèle. En ai-je fait une idole ? Je me recentre sur Jésus et en chaque acte ou parole je me demande : « Qu'aurait fait Jésus à ma place ? »

 

Texte extrait du hors série de Parole et Prière « Mon Carême avec Saint François et Sainte Claire d'Assise », publié en 2016

François et Claire

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14 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Quinzième jour

Miroir de justice, priez pour nous

 

L'Eglise, ayant comme épuisé tous les titres qui pouvaient lui servir à honorer dans Marie la Vierge et la Mère, passe à un autre ordre d'idées afin de lui offrir de nouvelles louanges. Elle l'invoque sous le nom radieux de Miroir de justice. Ce titre vous paraît peut être singulier et au dessous de la dignité de la sainte Vierge. Vous comprendrez bientôt qu'il renferme une grande gloire pour elle, et une grande leçon pour vous.

Posez un miroir en face du soleil, il en reçoit les rayons et les renvoie avec un éclat presque égal à ceux du soleil lui-même. Tel est le cœur de Marie ! C'est un miroir véridique qui réfléchit tous les rayons du soleil de justice, qui rend et reproduit toutes les vertus du fils de Dieu dont elle a été le divin tabernacle. Le fils de Dieu est descendu sur la terre pour nous enseigner et pratiquer toute justice ; il nous a donné dans sa personne le modèle de la plus haute perfection ; il s'est posé en notre présence et nous dit à tous : « Je vous ai donné l'exemple, afin que Tous agissiez en toutes choses comme j'ai agi moi-même ».

Or, qui a étudié de plus près et plus longtemps ? qui a le mieux copié et reproduit ce divin modèle ? Son miroir le plus fidèle, c'est Marie. On retrouve effectivement en elle, autant qu'une simple créature est capable de reproduire les perfections de l'Homme-Dieu, même humilité, même douceur, même patience, même dévouement, même abnégation, même héroïsme dans l'amour et la pratique du sacrifice. Si l'Evangile qui contient la vie et les enseignements de Jésus-Christ pouvait être anéanti, nous trouverions, en quelque sorte, dans les exemples de la Sainte Vierge, toutes les vertus et toute la doctrine du Fils de Dieu. Elle a rempli la loi et toute la loi, sans faire défaut à aucun point ; et l'on peut dire que sa vie tout entière est l'Evangile mis en pratique.

Marie miroir de justice, Marie reproduisant les vertus de son divin fils, nous rappelle l'obligation que nous avons d'imiter Jésus-Christ, nous montre qu'il est possible de marcher sur ses traces. Ne descend-elle pas d'Adam et d'Eve comme nous ? N'est-elle pas du même sang et de la même nature que nous ? Ce qu'elle a été comme enfant, comme vierge, comme épouse, comme mère, comme veuve, nous pouvons l'être aussi avec le secours de la grâce. Faisons donc, pour plaire à Dieu, ce que font les personnes vaniteuses qui veulent plaire au monde. Elles ont sans cesse le miroir devant les yeux pour composer leur parure et découvrir les taches qui souillent et enlaidissent leur visage. Notre miroir à nous, c'est la vie de Marie comparée à la nôtre. Dans nos prières, dans nos actions, dans nos conversations, tout ce qui ne ressemble pas à la manière de faire de la Sainte Vierge, indique une laideur, une difformité dans notre âme. Il y a cette différence entre le miroir de la vanité et le nôtre, que le premier montre les taches sans les faire disparaître ; que Marie au contraire, en nous faisant connaître nos défauts, nous aide à nous en corriger. S'il est une faveur que nous soyons plus particulière ment autorisés à demander à notre divine mère, c'est de marcher sur ses traces et de devenir des enfants qui lui ressemblent.

Oui, tenons toujours nos cœurs et nos regards tournés vers Jésus et vers Marie, c'est là tout notre espoir, c'est a quoi nous exhorte notre saint curé. « Le cœur, dit-il, se porte vers ce qu'il aime le plus. L'homme était créé pour le ciel, le démon a brisé l'échelle qui y conduisait. Notre-Seigneur, par sa passion, nous en a forme une autre, il a ouvert la porte La très Sainte Vierge est au haut de l'échelle, qui la tient à deux mains, et qui nous crie : Venez, venez ! Ô la belle invitation ! Que l'homme a une belle destinée : voir Dieu, l'aimer, le bénir, le contempler pendant l'éternité ! »

 

Exemple

L'imitation de la Sainte Vierge

 

Une jeune personne du nom de Léonie avait eu, comme tous les enfants prédestinés, une grande dévotion à la Sainte Vierge dès l'âge le plus tendre. Encore toute jeune, comme sa mère lui racontait un jour comment la Sainte Vierge s'était consacrée à Dieu dans le temple, à l'âge de trois ans : « Et moi aussi, s'écria-t elle avec vivacité, je veux me donner à Dieu comme la Sainte Vierge ». - «Mais, reprit la mère, la Sainte Vierge pratiquait dans le temple la patience, la douceur, l'humilité ; elle ne raisonnait pas quand on lui commandait, mais elle obéissait promptement et sans murmurer ; et souvent tu te fâches, tu prends de l'humeur, tu murmures, tu raisonnes. Dans le temple, disait encore la mère, la Sainte Vierge offrait à Dieu toutes ses pensées et toutes ses actions, et toutes ses prières étaient pleines de ferveur et de recueillement ». « Ah ! Donnez-moi aussi une prière que je puisse adresser à Dieu et à la Sainte Vierge, demanda l'enfant, et je la dirai tous les jours ». La prière fut bientôt trouvée, et Léonie ne manquait pas un seul jour de la réciter avec une tendre dévotion. Plus cet enfant de bénédiction croissait et avançait en âge, plus elle cherchait à imiter les vertus de celle qu'elle s'était choisie pour modèle. Ses oraisons jaculatoires à Marie étaient presque continuelles ; elle s'adressait à elle en tonte rencontre avec une confiance toute filiale. Parmi les tableaux et les statues, qui ornaient sa chambre, ceux de la Mère de Dieu occupaient le premier rang. Les sacrifices qu'elle pouvait lui offrir devenaient pour sa piété de véritables jouissances. Elle ornait sa chapelle, elle faisait tout pour lui plaire ; et non seulement Léonie consacra son enfance à Marie, elle lui consacra encore sa jeunesse ; elle passa sa vie tout entière dans son amour et celui de son divin Fils. Pressentant sa fin prochaine, elle alla passer quelques jours dans une pieuse solitude consacrée à Marie. Elle en sortit avec une paix profonde et une résignation entière à la volonté de Dieu, et quoiqu'elle n'eût encore que vingt-sept ans, elle vit approcher la mort sans crainte et sans regret, et s'endormit tranquillement entre les bras de Marie comme un entant sur le sein de sa mère. Oh ! Que la mort est douce, quand on a eu le bonheur d'aimer, de servir et d'imiter la Sainte Vierge pendant sa vie ! (Abbé Michaud, Mois de Marie de la Jeunesse Chrétienne).

Pratiques : Avant d'agir ou de parler, adressez-vous intérieurement à vous-même cette question : « Que ferait ou que dirait la Sainte Vierge, si elle était à ma place ? »

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Prière

 

Ô Marie, le miroir de vos vertus me couvre de confusion. Je ne me reconnais ni dans votre modestie, ni dans votre pureté, ni dans votre obéissance, ni dans votre patience, ni dans votre charité, ni dans votre mortification. Daignez par votre douceur corriger mes vivacités et mes impatiences ; par votre humilité mes vaines prétentions et mon orgueil; par votre pureté ma passion pour les plaisirs et les fêtes du monde. Daignez surtout par votre protection, m'établir et me maintenir dans l'état de grâce, et m'aider à devenir de plus en plus conforme à votre divin fils, en vous imitant, ô vous qui en êtes l'image vivante. Ainsi soit-il.

 

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13 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Quatorzième jour

Vierge clémente, priez pour nous.

Vierge fidèle, priez pour nous.

 

La clémence est le pardon qui descend d'en haut, c'est la bonté des grands envers les petits. Les souverains s'honorent par leur clémence plus que par leurs victoires. Mais sur quel front vit on jamais briller la clémence, comme sur le front de Marie ? Bien qu'elle soit notre Reine, nous sommes ses frères : comme nous elle descend d'Adam. Bien plus, c'est à nous en quelque sorte qu'elle doit sa grandeur et son élévation. Car, d'après une opinion bien autorisée, elle ne serait jamais devenue la mère du Rédempteur s'il n'y avait eu des pécheurs à racheter. Elle ne peut donc abaisser ses regards sur la terre, sans se dire à elle même, c'est à la misère des hommes, que je dois la gloire d'être devenu la mère de Dieu. Et voilà pourquoi son cœur est plein de clémence pour nous ; voilà pourquoi elle plaide sans cesse la cause des pécheurs auprès de son fils. Patience, lui dit elle, ne le frappez pas encore, il rentrera en lui même et réparera les désordres de sa vie passée. « On compare souvent la Sainte Vierge à une mère, disait notre saint curé, mais elle est encore bien meilleure que la meilleure des mères ; car la meilleure des mères punit quelquefois son enfant qui lui fait du chagrin, même elle le bat; elle croit bien faire. Mais la Sainte Vierge ne fait pas comme ça : elle est si bonne qu'elle nous traite avec amour et ne nous punit jamais ».

Pères et mères, maîtres et maîtresses, imitez cette clémence de Marie. Montrez-vous fermes et énergiques pour repousser de votre maison tous les abus, toute espèce de désordres ; mais ensuite soyez indulgents envers vos enfants et vos serviteurs quand ils se repentent sincèrement et vous demandent pardon du mal qu'ils ont fait. Faites la part de la légèreté naturelle à leur âge, et n'aigrissez pas leur caractère par des récriminations auxquelles ils finissent par devenir insensibles, quand elles sont sans cesse renouvelées. Une trop grande sévérité désespère souvent le coupable, la bonté le touche et le ramène. Traitez-le comme vous voulez que Dieu vous traite vous-même.

Au titre de Vierge clémente, nous avons joint celui de Vierge fidèle. Vierge Fidèle ! Comprenons nous la grandeur de cet éloge ? II fait ressortir la générosité avec laquelle Marie a toujours correspondu à la grâce et aux desseins de Dieu sur elle. Prédestinée à devenir la mère du Rédempteur, Marie correspond à cette grâce en se retirant dans le temple. Avertie par l'ange que le mystère de l'Incarnation va s'accomplir en elle, Marie réserve sa virginité et répond humblement qu'elle est a servante du Seigneur. En se rendant à Bethléem, elle prévoit les conséquences de ledit qui l'oblige à se déplacer; mais elle n'hésite point : dans l'ordre du souverain temporel elle voit la volonté de Dieu qui commande. Même fidélité quand l'ange vient l'avertir de fuir en Egypte. Toujours et jusqu'à la fin, Marie est fidèle à Dieu, fidèle à son époux, fidèle à tous ses devoirs.

La première leçon que nous donne la fidélité de Marie, c'est de correspondre avant tout à la grâce de notre vocation. Il ne nous est pas libre d'embrasser, au gré de notre caprice, tel ou tel état Dieu appelle les uns à l'état du mariage, les autres à l'état religieux, et notre salut dépend en grande partie du choix que nous aurons fait. Domestiques, apprenez de Marie à servir vos maîtres avec dévouement et fidélité, et à tenir leurs intérêts comme vos intérêts personnels. La perte de votre temps est un vol que vous leur faites, et vous êtes obligés à restituer le temps perdu comme un argent que vous auriez volé Qui que vous soyez, rappelez-vous que le salut se fait surtout en détail, par le fidèle accomplissement des devoirs communs et journaliers. « Courage, bon et fidèle serviteur, dira le Seigneur à ses élus ; vous m'avez été fidèles dans les petites choses, entrez dans la joie de votre Dieu ».

 

Exemple

Une commission pour la sainte Vierge

 

Un jeune homme, depuis longtemps oublieux de Dieu, partant pour Paris, alla par politesse demander à une dame, amie de sa famille, ses commissions. « J'en aurais bien une, dit la dame, une petite, mais peut-être vous gênerait-elle ? » « Dites, madame, je suis à vos ordres ». « Eh bien, ayez la bonté, à votre arrivée a la capitale, d'aller dire pour moi un Ave Maria à Notre Dame des Victoires ». (C'est l'église où a été établie l'archiconfrérie du saint cœur de Marie). Par convenance, le jeune homme s'inclina ; mais la commission n'était guère de son goût ; il ne se piquait pas de dévotion. Après un séjour d'un mois employé à visiter les merveilles de Paris, le jeune voyageur, prêt à repartir, se rappela l'Ave Maria promis.... « Tant pis, se dit-il, je n'irai pas... pourtant, si, j'y vais... j'ai promis... » II court à Notre Dame des Victoires, s'agenouille à demi sur un prie-Dieu, et, de l'air dont on fait une corvée, il cherche dans un coin de sa mémoire la prière à Marie, presque oubliée ; enfin il la retrouve et la récite... Et soudain, comme le charbon brûlant embrase le bois desséché, cette douce invocation pénètre tout d'un coup jusqu'aux entrailles ce jeune pécheur ; il verse des larmes qu'il ne se connaissait plus. Le vénérable curé de Notre Dame des Victoires, habitué à ces conversions subites, s'approche de ce prodigue dont il devine le trouble. Le jeune homme se confesse, retarde son départ, communie, et, de retour dans son pays, sa première visite fut pour la dame à l'Ave Maria, que ce changement n'étonna pas trop, car elle s'y attendait presque. (Mois de Marie des Enfants).

Pratiques : Appliquez-vous aujourd'hui à remplir tous les devoirs de votre état, et en particulier les plus communs et les plus ordinaires. Obéissez au premier commandement, et n'excitez pas, par votre indolence, l'impatience de vos parents et de vos maîtres.

 

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Prière

 

Vierge clémente, Vierge fidèle, avec quel ravissement mes regards se portent vers le trône de miséricorde où vous êtes assise ! Je vois que tous les trésors du ciel passent par vos mains. Une foule de malheureux vous implorent, et vous avez pour chacun un regard de bonté et de protection. Comptez-moi parmi ceux qui tendent vers vous des mains suppliantes. Ce que je vous demande aujourd'hui, c'est d'être fidèle comme vous à toutes les inspirations de la grâce et à tous les devoirs de ma condition ; devoirs de respect et de soumission envers mes parents et mes maîtres ; devoirs de déférence et d'indulgence envers mes inférieurs ; devoirs de charité envers tous. Ainsi soit il.

 

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09 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Dixième jour

Mère aimable, priez pour nous

 

Deux qualités principales rendent aimable, la beauté et la bonté. Que pourrait-on imaginer de plus aimable que Marie! Elle est le chef d'œuvre des mains de Dieu. Le Père l'appelle sa fille, le Saint-Esprit son épouse, et le Fils sa mère. Nulle créature n'a été comblée de plus de grâces que Marie, et toutes les grâces sont des rayons de la gloire divine qui s'attachent à une âme. C est par ses charmes qu'elle a attiré le fils de Dieu dans son sein, et l'on peut dire que sa beauté dont les anges du ciel sont ravis, se confond avec celle de son divin fils.

Mais c'est par la bonté du cœur surtout qu'on est aimable. Le secret d'être aimé consiste à aimer beaucoup ceux dont nous voulons nous concilier l'amour. Ainsi, rien n'est plus aimable qu'une mère, et son enfant la préfère, ne fût-elle couverte que de haillons, à une reine éblouissante de diamants, parce qu'il connaît la tendresse de son cœur. Et c'est ce dernier trait, qui caractérise plus particulièrement l'amabilité de Marie. Si sa beauté éclipse celle des anges, sa bonté ne peut être surpassée que par celle du divin Rédempteur dont elle est la mère.

« Le cœur de Marie est si tendre pour nous, disait notre saint curé, que ceux de toutes les mères réunies ne sont qu'un morceau de glace auprès du sien ». En effet, quelque grand que fût l'amour qu'elle portait à son divin fils, l'amour qu elle a eu pour nous semblerait plus grand encore. Sachant que nous ne pouvions être sauvés que par le sacrifice de ce fils si cher à son cœur, elle a par amour pour nous consenti à sa mort sur la croix. Voilà pourquoi la dévotion à la sainte Vierge fait nos plus chères délices ! Voilà pourquoi dans toutes les circonstances heureuses ou malheureuses de la vie, nous sommes attirés vers ses autels pour lui confier nos joies ou nos peines. Nous savons que son cœur répondra toujours aux épanchements de notre cœur. Oh ! Qu'ils sont à plaindre ceux qui ne connaissent pas les amabilités de Marie. Leurs douleurs restent sans consolation, parce qu'ils ne savent pas les partager avec leur divine mère.

Apprenons tous de Marie à aimer pour être aimés. Aimons les pauvres qui sont les membres souffrants de Jésus-Christ, et les témoignages de compassion que nous leur donnerons, doubleront à leurs veux le mérite de notre aumône. Enfants et serviteurs, aimez vos parents et vos maîtres, servez-les avec dévouement, et l'obéissance vous deviendra douce et facile. Parents et maîtres, aimez vos enfants et vos serviteurs, et vous n'aurez pas besoin de recourir à la rigueur du commandement, parce qu'ils vous obéiront par amour plus que par crainte. Oui, qu'il est beau ! qu'il est ravissant le spectacle d'une famille où l'amour chrétien enchaîne tous les cœurs. Point de parole aigre et dure, point d'humeur acariâtre, point de plainte par derrière. C'est là le triomphe d'une mère qui règne par l'amour dans l'intérieur de sa maison; sa puissance est dans la bonté de son cœur. La piété qui ne rend pas aimable déplaît à Dieu autant qu'elle déplaît aux hommes. Les saints ont tous été des hommes aimables, parce qu'ils ont tous beaucoup aimé Dieu et les hommes.

 

Exemple

L'orpheline se consacrant à Marie

 

Une jeune espagnole, dont la sainteté devait rendre le nom célèbre, sainte Thérèse, se fil remarquer dès son enfance par sa naïve confiance envers la sainte Vierge. Elle avait douze ans, quand un coup affreux l'atteignit : elle perdit sa mère, qui mourut, laissant une famille de douze orphelins en bas âge. « J'entrevis, dit la sainte, la grandeur de la perte que je venais de faire. Dans ma douleur, je m'en allai au sanctuaire de Notre Dame, et, me jetant aux pieds de son image, je la conjurai, avec beaucoup de larmes, de me servir désormais de mère. Ce cri d'un cœur simple fut entendu ; j'avais une mère dans la Reine du ciel. Depuis ce moment, jamais je ne me suis recommandée à cette Vierge souveraine sans éprouver d'une manière visible, son tout puissant secours ». On conserve encore dans la ville d'Avila cette image dite Notre Dame de la Charité - elle est toujours l'objet de la vénération des fidèles ; ils aiment à venir s'agenouiller et à prier, en quelque sorte, à côté de la candide orpheline, devant cette même Vierge qui, touchée de ses larmes, l'adopta pour sa fille et l'abrita pour toujours sous son manteau maternel. Consacrez-vous ainsi à Marie, et vous, pauvre enfant, qui, comme Thérèse, seriez, sans mère en ce monde, confiez votre jeunesse à la tendre Mère de Jésus ! Oh ! Qu'elle sera bien gardée !

Pratiques : Appliquez-vous, pendant la journée, à plaire par votre politesse et vos bonnes manières à tous ceux avec qui vous vivez. Supportez, sans murmurer, les défauts du prochain.

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Prière

 

Mère aimable, mon cœur est blessé par votre amour. Je sens en moi le désir d'être aimé, et votre exemple m'apprend que le secret de gagner les cœurs, consiste tout entier à aimer beaucoup le prochain et surtout les pauvres et les malheureux. L'amour de Dieu et du prochain, c'est l'Évangile dans deux mots. Si vous avez été la plus aimable des mères, c'est que personne n'a mieux compris et mieux pratique que vous ce double commandement auquel se rapporte toute la loi. Faites donc passer dans mon cœur l'amour divin dont le vôtre a été embrasé ; et comme vous je serai aimé de Dieu et des hommes. Ainsi soit-il.

 

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03 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

10

Quatrième jour

Sainte Marie, priez pour nous.

 

Le premier titre d'honneur que nous donnons à la très sainte Vierge, en l'invoquant, c'est son nom même de Marie, nom qui, après celui de Jésus, fait la gloire de l'Eglise et les délices de toutes les âmes pieuses. Elle le reçut de ses parents, quelques jours après sa naissance, et l'on croit pieusement qu'il fut apporté du ciel par un ange. « Ce sont les trois personnes de la sainte Trinité qui vous ont donné ce beau nom de Marie, ô Vierge sainte ! s'écrie un pieux auteur, afin qu'à ce nom vénérable tout fléchisse le genou dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ». En effet, le nom de Marie veut dire reine ou souveraine, il veut dire encore étoile de la mer, astre bienfaisant ; et la sainte Vierge a parfaitement rempli toute l'étendue de ce nom mystérieux. Elle est notre reine, elle est la reine du ciel et de la terre, la reine des anges et des hommes. Elle est aussi notre étoile, elle est, selon saint Bernard, cette étoile brillante qui nous éclaire et nous guide à travers les mille dangers dont nous sommes environnés de toutes parts sur la mer orageuse de ce monde. Elle est cet astre bienfaisant qui nous conduit au port du salut.

Voilà pourquoi il n'est presque pas de famille chrétienne, où quelqu'un des membres qui la composent ne réponde au doux et glorieux nom de Marie. La piété d'une mère tient à ce que l'une de ses enfants soit appelée Marie, afin que ce nom béni soit une protection sur sa fille, en même temps que sur elle et sur toute sa maison. Ô vous, heureuse enfant qui portez le beau nom de Marie, possédez aussi sa modestie, sa pureté, sa sainteté. Si vous portez le nom, sans aspirer aux vertus qu'il rappelle, vous le profanez, vous faites injure à Marie.

Il est deux noms de femme qui se rencontrent dans l'histoire du genre humain, et auxquels se rattachent nos destinées. Notre première mère s'appelait Eve, la seconde s'appelle Marie. La première nous a perdus, en mangeant du fruit défendu ; la seconde nous a sauvés, en nous donnant Jésus, le fruit béni de ses entrailles. Nous tenons de la première concupiscence et tous les penchants désordonnés qui nous portent au mal ; nous avons reçu de la seconde Jésus-Christ, l'auteur de la grâce avec le secours de laquelle nous pouvons toujours résister à la tentation, éviter le mal et faire le bien. Voyez maintenant de qui vous êtes enfant ! Si vous ne recherchez que les convoitises de la chair, les plaisirs, les modes, la sensualité, vous êtes enfant d'Eve ! Si au contraire, vous repoussez la vanité, si vous aimez l'intérieur de votre maison et la pratique des devoirs de votre état, si vous allez puiser aux sources de la grâce dans la fréquentation des Sacrements, vous êtes un enfant de Marie ! Choisissez : Eve vous mène à la mort, marie vous conduit à la vie. « Le cœur de Marie est si tendre pour nous, disait notre Saint Curé, que ceux de toutes les mères réunies ne sont qu'un morceau de glace auprès du sien, voyez comme la Sainte Vierge est bonne ! Son grand serviteur Saint Bernard lui disait souvent : « Je vous salue Marie.... » Un jour cette bonne Mère lui répondit : « Je te salue, mon fils Bernard... »

Exemple

Dévotion du Bienheureux Herman, pour le Nom de Marie

 

Le saint nom de Marie était autrefois en si grande vénération dans certains pays, qu'il était défendu de le porter. On aurait craint de profaner le nom de la Mère de Dieu, si on l'avait donné à d'autres personnes. Cet usage ne subsiste plus ; au contraire, c'est par dévotion pour l'auguste Vierge, et pour se mettre sous sa protection d'une manière spéciale, que tant de personnes prennent aujourd'hui le nom de Marie. Heureuses si, non contentes de porter le nom de la Reine du ciel, elfes s'efforcent d'en imiter les vertus. Le bienheureux Herman, au rapport de Surins, prononçait très fréquemment le saint nom de Marie, et en ressentait des effets prodigieux. Quand il était seul, il se prosternait contre le pavé de sa cellule, et répétait sans cesse : « Marie !... Marie !... » Un de ses amis qui était aussi fort dévot à la très sainte Vierge, l'avant rencontré dans un de ces moments qu'il consacrait à honorer le nom de son aimable Mère, lui demanda, tout surpris ce qu'il y trouvait de charmes. « Je cueille, répondit Herman, mais avec une consolation incroyable, les fruits délicieux du nom de Marie. Je le prononce, et il me semble que toutes les fleurs, que tous les parfums les plus exquis se réunissent autour de moi pour embaumer les airs, tandis qu'une certaine vertu que j'ignore remplit.mon cœur d'une joie toute céleste. Je me délasse de tous mes travaux ; j'oublie toutes les amertumes de la vie ; je voudrais ne sortir jamais de cette position, ne cesser jamais de prononcer le saint nom de Marie ».

 

Pratique : Faites une petite inclination de tête, quand vous prononcez ou entendez prononcer le saint nom de Marie.

 

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Prière

 

Ô Marie ! Votre nom seul est une prière, et la plus excellente prière que je puisse faire monter vers le trône de Dieu. Marie ! Si je sais prononcer votre nom avec amour, respect et confiance, je puis tout obtenir du ciel. Marie ! Votre nom est la terreur du démon et Fait accourir les anges à mes côtés. Marie ! Votre nom fait germer la vertu dans mon cœur, comme un rayon de soleil fait épanouir les fleurs et mûrir les moissons. Marie ! Si je meurs en prononçant votre nom hem, je serai sauvé. Je veux le prononcer souvent pendant ma vie, pour être plus assuré de ne pas l'oublier à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

 

Vianney (21)

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25 janvier 2015

Sainte Jeanne de Valois

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Sainte Jeanne de Valois

Reine de France et Fondatrice de l'Ordre de la Vierge Marie, dit de de "l'Annonciade"

Protectrice des foyers chrétiens

1464-1505

Fête le 4 février

 

Jeanne de France (ou de Valois) naquit le 24 avril 1464, de la race de Saint Louis. Son père, Louis XI avait providentiellement préparé les voies à la future fondatrice de l'Annonciade, en instituant en l'honneur de la Vierge de l'Annonciation, Pacificatrice souveraine, les sonneries de l'Angélus.

Délaissée par son père, séparée de sa mère, elle apprit de bonne heure à comprendre toutes les souffrance et à la rendre surnaturellement fécondes. Après l'annulation par le Saint Siège de son mariage avec Louis XII, à qui elle n'avait cessé de prodiguer les témoignages touchants de son fidèle dévouement, elle consacra sa charité à la prospérité matérielle et spirituelle, dans l'administration de son Duché de Berry et par la fondation de l'Ordre de la Vierge Marie.

La Règle de cet Ordre, rédigée avec l'aide du Bienheureux Gabriel-Maria, Franciscain, établit chacun de ses dix chapitres sur un passage de l'Evangile relatif à la Mère du Sauveur et offre à l'imitation des religieuses dix Vertus de la Vierge Marie qui résument toutes ses perfections : la Pureté, la Prudence, l'Humilité, la Foi, la Piété, l'Obéissance, la Pauvreté, la Patience, la Charité, la Compassion.

L'Ordre, très florissant jusqu'à la Révolution Française a vu renaître plusieurs de ses monastères, dont deux en France, l'un à Villeneuve sur Lot et l'autre à Thiais. À l'Ordre de l'Annonciade se rattache l'Ordre de la Paix, réorganisé par Léon X et destiné aux personnes du monde.

Le tombeau de Jeanne devint bien vite le but d'un pèlerinage fréquenté, en Benoît XIV, faisant droit à la dévotion populaire, confirma et approuva le culte public rendu à la Bienheureuse. La célébration de sa fête fut fut autorisée pour toute la France par Pie VI, qui proclama l'héroïcité de ses vertus. Mais la Révolution Française interrompit le procès de Canonisation, qui fut repris conformément aux désirs de beaucoup de prélats et de fidèles, avec la bienveillance de Rome.

Il est à noter que Sainte Jeanne fut un jour favorisée d'une vision au cours de laquelle le Divin Maître lui fit don de Son propre Cœur. La France a besoin plus que jamais de l'aide céleste. Sainte Jeanne de France, servante privilégiée de l'Immaculée, restauratrice de l'Ordre de la Paix doit être comptée avec Jeanne d'Arc, parmi les protecteurs nationaux les plus clairement providentiels que l'Eglise puisse proposer à notre confiance. Elle a été canonisée en 1950.

 

Oraison

 

Faites, nous Vous en prions, Seigneur, que nous imitions ce que nous honorons, de sorte que nous apprenions à aimer les Vertus de Jésus et de Marie, en célébrant la mémoire de Sainte Jeanne de France, mère des vierges Annonciades, exemple parfait pour nous des vertus de ces très saints modèles. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

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Prière pour demander des grâces par l'intercession de Sainte Jeanne de France

 

O Dieu, qui avez dans le cœur de la très humble Sainte Jeanne de France un très ardent amour pour la Vierge Immaculée et avez institué par elle un Ordre de vierges qui, consacrées au Seigneur sous le vocable de l'Annonciation, ont assumé la tâche spéciale d'honorer et d'imiter les Vertus de la Mère de Dieu, et d'attirer ainsi doucement, par leur exemple, beaucoup d'âmes, à Jésus par Marie : accordez-nous par Votre Bonté par des signes merveilleux, afin que soit manifestée toute la puissance dont elle jouit après de vous, afin que le peuple Chrétien de France désormais, par le céleste patronage de la fille des rois, reprenne plus fidèlement dans Votre Eglise, rehaussée elle-même par ce lumineux exemple de Sainteté, la place qui lui revient, et puisse, en retrouvant le zèle de ses ancêtres, refaire vraiment de la France le royaume de Marie. Ainsi soit-il.

 

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24 juillet 2014

Les Sept Paroles de Jésus en Croix

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Les Sept Paroles de Jésus en Croix

Un texte de Saint Bonaventure, docteur de l'Eglise

 

Première Parole

« Mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent que ce qu'ils font ! »

 

Jésus, Hostie, Sacrifice, Bienfait et Grâce de Salut ; Jésus, confiance assurée, refuge inébranlable : pour racheter le genre humain de sa captivité, pour anéantir les crimes dont nous étions coupables, pour nous unir à Dieu et nous combler de ses dons, Vous n'avez point refusé de souffrir les chaînes, les fouets, les meurtrissures. Vous avez accepté la Croix et ses ignominies, ses tourments et ses plaies. Et alors qu'elle vous recevait, alors que vos ennemis frémissaient contre Vous, que le marteau frappait et que les clous déchiraient Votre Chair, que la douleur se faisait sentir plus atroce, que Votre Sang adorable coulait en abondance, que la souffrance Vous oppressait et que Votre angoisse s'aggravait, Vous avez supplié Votre Père de pardonner à Vos ennemis, à ceux qui Vous attachaient ; Vous l'avez conjuré en faveur de leur ignorance, et Vous lui avez dit : « Mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ».

 


Prière

 

O douce patience ! Ô mansuétude ineffable, clémence infinie, bénignité sans limites ! Comme une brebis pleine de douceur, Vous ne laissez échapper aucune plainte ; comme une mère pleine de tendresse, Vous excusez l'injure dont on Vous couvre ; comme l'âme dont la bonté est inépuisable, Vous gardez toute Votre bienveillance ; comme celui dont la Volonté est d'une tendresse sans bornes, Vous ne mettez en avant que la Miséricorde. L'espérance de nos cœurs se tourne vers Vous ; vers Vous montent nos soupirs, vers Vous coulent nos larmes, vers Vous s'élèvent nos désirs, et nous crions avec confiance : « Seigneur, daignez nous pardonner ».


Seconde Parole

« Je vous le promets, vous serez avec moi dans la gloire ! »

 

Jésus, auteur de tout pardon, consolation de ceux qui pleurent ; Jésus, gloire de notre repentir, espoir des pénitents : alors que, suspendu sur la Croix, Vous étiez associé au supplice de deux scélérats, l'un d'eux s'élevait contre Vous, Vous blasphémait injurieusement, et Vous disait : « Si Tu es le Fils de Dieu, sauve-Toi et sauve-nous en même temps ; exerce à Ton égard la puissance que Tu montras en sauvant les autres ». L'autre le reprenait, lui montrait sa folie, se déclarait coupable et Vous suppliait en disant : « Souvenez-Vous de moi lorsque Vous serez parvenu en votre Royaume, en ce Royaume plein de douceur, lorsque Vous vous montrerez Roi ». Et Vous, Seigneur, qui aimez le repentir et y attirez les cœurs par Votre Grâce, Vous ne vous êtes point contenté de lui promettre un souvenir, mais Vous l'avez assuré de Votre Gloire, et Vous lui avez dit : « Oui, Je vous le promets, vous serez avec moi dans la gloire ».


Prière

 

O Charité empressée de mon Dieu ! Miséricorde diligente, libéralité sans retard, munificence vraiment prompte, c'est vers Vous que s'élance notre ferveur, vers Vous que se tourne notre pensée, devant Vous que nous confessons nos fautes et que nous ouvrons le fond de nos cœurs. Nous Vous supplions avec confiance, Vous qui, seul, êtes sans péché et pur de tout crime, et nous Vous disons : « Souvenez-Vous de nous, Seigneur, dans Votre patience ».


Troisième Parole

« Femme, voilà votre Fils ! »

« Fils, voilà votre Mère ! »

 

Jésus, Lumière éclatante, Roi de gloire, Fils de Dieu et Fils de l'homme ; Jésus, Fleur de la pureté virginale, Fils de la Vierge Marie ; cette Vierge Très Sainte, cette Vierge accablée d'amertumes, cette Mère pleine d'Amour et brisée par tant de douleurs, Votre Mère bien-aimée, qui entoura Votre enfance de soins si diligents, se tenait inondée de ses larmes et anéantie par ses sanglots au pied de Votre Croix, Vous y voyait suspendu, contemplait Vos tourments, et, dans l'excès de son affliction, Elle semblait prête à défaillir. Mais Vous, Seigneur, Vous avez abaissé un regard sur cette Mère dans les pleurs, en proie à l'amertume, Votre Mère vénérable, digne de la suprême béatitude ; Vous avez considéré Votre Disciple bien-aimé, ce Disciple si digne de Votre Amour, Jean, le serviteur fidèle de Dieu, l'homme dont la vie est demeurée sans tache, et votre parole s'est adressée, pleine de douceur et avec un accent prophétique, à Marie et à Jean ; Vous avez recommandé tendrement Votre Mère au Disciple, et Vous avez dit : « Femme voilà votre Fils » ; et ensuite au Disciple : « Voilà votre Mère ».


Prière

 

Oh ! Quel changement ! Quel partage inégal ! Quelle désolation ! Quelle tristesse profonde pour une mère, alors que pour soutien c'est le Disciple qui lui est donné à la place du Maître, alors qu'au lieu de Dieu c'est un homme qui devient son appui ; qu'au lieu du Roi, c'est un simple serviteur qui demeure à Marie ! Et moi aussi, ô Jésus ! Je me recommande humblement à Votre Grâce, et je m'abandonne pour toujours à Votre Providence, afin qu'aidé des prières que la Vierge Vous adressera pour moi avec amour, je puisse être en tout temps à l'abri des orages du péché.


Quatrième Parole

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi M'avez-Vous abandonné ? »

 

Jésus, vertu, sagesse du Père incréé ; Jésus, force et soutien de toute créature : par Votre puissance admirable Vous aviez multiplié les pains ; avec une force non moins grande, faible enfant, Vous aviez conduit l'étoile qui guidait les Mages ; vous aviez rappelé les morts à la vie, Vous aviez opéré des merveilles sans nombre, Vous aviez guéri les malades, Vous aviez tiré le monde du néant, Vous aviez chassé les démons par la terreur de Votre Parole, Vous aviez, au Jardin des Oliviers, renversé Vos ennemis par la force de cette même Parole ; et voilà que Vous êtes attaché à la Croix pour obéir à Votre Père ; voilà que Vous êtes, par Sa Volonté, en proie aux angoisses ; voilà que, pour accomplir Ses ordres, Vous êtes enchaîné et Vous souffrez comme un Criminel, et qu'il ne Vous permet point de faire usage de Votre puissance pour Vous soustraire aux tourments. Alors, Vous inclinant sous le poids des douleurs qui Vous oppressent, Vous faites entendre un cri, et Vous dites, en pleurant, d'une voix lamentable : « Eli, Eli, lamina sabachtani », c'est-à-dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? »


Prière

 

O cri miraculeux, qui opère le salut du monde ! O Cœur innocent et humble ! Vous pleurez les peines méritées par nos crimes ; la compassion m'entraîne vers Vous ; je sens que vous souffrez pour moi ; je me prosterne devant Vous, je mêle mes pleurs aux Vôtres ; et ces pleurs me sont avantageux : ils me consolent, car ils seront pour moi une source de récompense et de joie éternelle.

 

Cinquième Parole

« J'ai soif ! »

 

Jésus, dont le souvenir est si doux et dont l'amour pénètre d'ardeur ; Jésus, ma tendre confiance, Vous qui êtes la nourriture qui réjouit mon âme/ alors qu'étendu sur l'Autel de la Croix, Vous accomplissiez, en Vous immolant, la rédemption des hommes, le monde Vous contemplait nu et dépouillé comme un objet de spectacle ; la terre faisait entendre contre Vous un cri de mort ; vos ennemis Vous lançaient leurs injures ; vos proches Vous fuyaient ; les clous perçaient Vos membres ; vos nerfs se contractaient sous l'excès de la douleur ; Vos Plaies se gonflaient ; Votre Sang coulait à grands flots ; Votre Chair devenait palpitante ; vos forces s'épuisaient. Alors, Seigneur, Vous avez été embrasé d'une soif dévorante, d'une soif qui languissait d'amour, d'une soif désireuse des vertus et avide de notre salut. Vous avez dit avec tendresse : « J'ai soif : Je désire la Foi chez tous les hommes, Je soupire après leur Salut, et Je m'offre encore à de nouveaux tourments, afin de l'obtenir ».


Prière

 

O soif vraiment salutaire qui ne demandez que notre amour ! Ô soif intime du Cœur qui brisez nos ardeurs perverses ! Faites, ô mon Dieu, que j'aie soif de Vous, que je brûle de cette soif, que je fuie la soif du mal, jusqu'à ce que j'arrive à la Fontaine de Vie, que je m'y désaltère, que j'y sois heureux toujours, et, qu'entré dans la Sainte Patrie, j'y contemple mon Dieu à jamais.


Sixième Parole

« Tout est consommé ! »

 

Jésus, notre Rédempteur, sauveur de tous les hommes ; Jésus, notre Amour, Salut de ceux qui croient : alors que Vous accomplissiez avec un zèle ardent par le mystère de la Croix l'oeuvre de notre rachat, afin d'être ainsi notre libérateur ; alors que Vous vous soumettiez au supplice pour nous en arracher, consommant le sacrifice de Votre Chair et de Votre Sang, en même temps que le combat terrible qui devait mettre le sceau à notre paix ; terminant la course passagère de cette vie fugitive et achevant le grand acte de notre Rédemption, au moment où l'heure de la mort approchait, où la vie Vous abandonnait, où Vous touchiez au terme de Vos souffrances, et où tout allait se trouver conduit à sa fin, pour exprimer toutes choses en un mot, Vous vous écriâtes : « Tout est consommé ! » En effet, Jésus est crucifié, l'Agneau est immolé, Son Sang est répandu, le prix du Salut est payé, le démon est vaincu, la guerre est terminée, la sentence de condamnation est détruite et l'homme est racheté.


Oraison

 

O bon Jésus ! Bonté suprême qui êtes notre justice ; ô vrai Jésus ! Vérité souveraine qui êtes notre Science ; ô nous Jésus ! Charité ineffable et notre rédemption ; ô Saint Jésus ! Sainteté sans tache et notre sanctification ; consommez en nous la grâce, consommez la justice, consommez notre conscience, consommez notre joie.


Septième Parole

« Mon Père, je remets mon âme entre vos mains ! »

 

Jésus, Voie de toute droiture et Porte du Salut ; Jésus, Refuge inébranlable et protecteur de tous les hommes ; Jésus, Vérité Salutaire et Lumière brillante des âmes ; Jésus, Félicité de la vie et Douceur enivrante des cœurs : alors que Vous livriez les derniers combats, afin de détacher Votre âme de Votre Corps Sacré, et que Vous abandonniez cette terre pour descendre aux enfers, voulant nous montrer la voie que nous devions parcourir, instruire les hommes formés d'une vile poussière, et nous faire reconnaître le défenseur en qui doivent se confier ceux que la mort environne, Vous avez recommandé Votre âme vénérable à Votre Père Très Saint et Vous Lui avez dit en gémissant dans un langage d'Amour : « Mon Père, je remets mon âme entre vos mains ». Et ensuite, inclinant la tête, toujours attaché au gibet de la Croix, couvert de plaies cruelles, honteuses et injustes, Vous avez rendu l'esprit. Mais en même temps Vous imprimâtes à l'univers un tel frémissement que tous ceux qui furent témoins de Vos tourments versèrent des larmes abondantes ; que les éléments se troublèrent, les rochers se fendirent, les sépulcres laissèrent aller leurs morts, la terre trembla, le voile du temple se déchira, le soleil se couvrit de ténèbres, le monde gémit, et la nature désolée s'écria : « Hélas ! Voici mon dernier jour, ou bien le Dieu qui m'a créée est à cette heure en proie aux souffrances ».


Prière

 

O mort digne de larmes, que toute créature a pleurée ! O mort lamentable, sur laquelle les êtres insensibles se sont désolés ! O mort admirable, où les morts ont puisé la vie ; O mort toute aimable, qui as exalté le courage des forts ; O mort sacrée, O mort glorieuse, qui as été la ruine des crimes ; O mort pieuse, O mort profitable, en qui nous avons trouvé des récompenses, fais que ton souvenir ne nous abandonne jamais ; qu'il excite notre âme et transperce en tout temps notre cœur ; qu'il verse la lumière en nos pensées et nous dirige en toutes nos démarches ; qu'il nous délivre de nos fautes et nous accorde le bienfait de la vie céleste. Ainsi soit-il.

 

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15 février 2014

Le Bienheureux Gabriele Maria Allegra

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Le Bienheureux Gabriele Maria Allegra

Frère Mineur missionnaire en Chine

1907-1976

Fête le 26 janvier

 

Le Père Gabriele Maria Allegra est né à San Giovanni La Punta, Catane, le 26 décembre 1907, et mort à Hong Kong le 26 janvier 1976. En 1923, il entre dans l'Ordre des Frères Mineurs en 1931 et fut envoyé en mission en Chine, où y il prodigua les trésors de son esprit et de son cœur. Son œuvre la plus monumentale fut la traduction de la Bible en chinois. Il fonda une Ecole biblique et sociologique. Il organisa des réunions avec les Frères Séparés, expositions et conférences bibliques, etc... Il compila enfin un dictionnaire Biblique. Il n'était pas seulement un savant et un intellectuel, mais il était avant tout un missionnaire de Dieu, infatigable dans la prédication et la confession, aidant les pauvres et les malades, en particulier les lépreux. Tous ceux qui le connurent unanimes à reconnaître que : « Le Père Gabriele Allegra est un saint ». Il a été béatifié, selon les norme voulues par le Pape Benoît XVI, à Catane, le 29 septembre 2012.

 

Prières pour demander des grâces par l'intercession du Bienheureux Gabriel Maria Allegra


O Dieu, Tout-Puissant et Miséricordieux, qui êtes notre repos quand nous sommes fatigués, notre soutien quand nous sommes faibles, notre consolation quand face à la douleur, écoutez la prière que nous Vous adressons avec confiance. Elevez au rang des Saints de Votre Eglise, le Bienheureux Père Gabriele Maria Allegra, et accorde-moi, par son intercession, les faveurs dont j'ai grand besoin... Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.


Réciter trois Gloire au Père, en l'honneur de la Sainte Trinité et un « Salve Regina » en l'honneur de la Vierge Marie.


Pour plus d'informations et communications de grâces reçues, contacter la


Postulation Générale

Via Santa Maria Mediatrice 25

00165 - Rome (Italie)

 

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04 février 2014

Le Serviteur de Dieu Simon Valadier de Bussières

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Le Serviteur de Dieu Simon Valadier de Bussières

Fondateur des Franciscaines de Notre Dame de la Mission

1842-1881

 

Le Père Simon naquit à Bussières, au Diocèse de Clermont (France), le 13 janvier 1842. Ce fut à Moulins qu'il entra au Grand Séminaire et fut ordonné Prêtre en 1865. Vicaire à Arfeuilles, ensuite, aumônier à Vichy, il rentra dans l'Ordre Franciscain en 1872. Missionnaire ardent et parfait, le Père Simon fonda une congrégation Franciscaine pour seconder les efforts des missionnaires. Il mourut en cours de Mission à Messeix, (Puy de Dôme, France) le 9 décembre 1881 et fut inhumé à Bussières où reposent ses précieux restes entourés de la vénération de ses Filles de Notre Dame de la Mission. (En 1973, la Congrégation des Filles de N.D. de la Mission s'est unie avec 6 autres, pour créer la Congrégation des Soeurs de Saint François d'Assise de Montpellier)

 

Prière

 

O Dieu qui avez inspiré au Père Simon Valadier un grand zèle pour réveiller la Foi dans les âmes et un profond respect pour le Sacrement de nos Autels ; qui dans ce but, l'avez soutenu dans ses écrits, dans sa prédication et dans la fondation d'un institut religieux, daignez toujours bénir ses œuvres d'apostolat et de religion. S'il entre dans votre plan divin de le faire glorifier par l'Eglise, nous Vous supplions de faire éclater son crédit auprès de Vous en nous accordant les grâces que nous sollicitons. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Imprimatur

J.-J. Bouchéras,

Vic. Gén.

 

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09 janvier 2014

Kantik Sant Erwann Treger

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 Kantik Sant Erwann Treger

 

Diskan :

Nann, n’eus ket e Breizh, nann, n’eus ket unan,

Nann, n’eus ket ur sant, evel sant Erwan,

Nann, n’eus ket ur sant, evel sant Erwan.

 

1. N’eus ket en Argoad, n’eus ket en Arvor,

Koulz ha sant Erwan ’vit an dud a vor (X2)

 

2. Nann, n’eus ket er vro, ’vel ma lavarer,

Hag a ve ken mat ’vit al labourer.

 

3. N’eus ket kaeroc’h skouer d’an dud a lezenn

Evit sant Erwan, skouer ar veleien.

 

4. Evel hon Tadoù, int, tud a gredenn,

Lavaromp d’ar Sant, ’n ur gaer a bedenn :

 

5. Aotrou Sant Erwan, Patron Breizh-Izel,

Bezañ treitour deoc’h, nann, kentoc’h mervel.

 

Cantique à Saint Yves de Tréguier

 

Refrain :

Non, il n’y a pas en Bretagne, non, il n’y a pas un,

Non, il n’y a pas un saint, comme saint Yves,

Non, il n’y a pas un saint, comme saint Yves.

 

1. Il n’y a pas en Argoat ni en Arvor,

Aussi bon que saint Yves pour les gens de la mer.

 

2. Non, il n’y a pas dans le pays, partout on le dit,

Qui serait si bon pour le paysan.

 

3. Il n’y a pas plus bel exemple pour les gens de loi

Avec saint Yves, prêtre exemplaire.

 

4. Comme nos ancêtres l’étaient, croyants,

Parlons au saint, celui-là est un bon prieur.

 

5. Saint Yves, patron de la Basse-Bretagne,

Être traître envers vous, non, plutôt mourir.