17 mars 2020

Neuvaine et prières à Saint Roch

 

Neuvaine et prières à Saint Roch

 

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Saint Roch de Montpellier

Tertiaire Franciscain

vers 1350-1378/79

Fête le 16 août

 

Invoqué contre toutes les épidémies et les maladies contagieuses

 

Saint Roch naquit à Montpellier, entre 1346 et 1350, en pleine guerre de Cent Ans,pendant la grande peste noire, qui dura deux ans, et décima un tiers de la population occidentale. C’est l’époque des grandes famines et des ravages perpétrés par les grandes compagnies (troupes de mercenaires).

Montpellier, rattachée à la couronne de France depuis 1349, était une république marchande, une grande ville du Midi, cosmopolite et tolérante, très réputée pour ses universités. C’est une ville étape importante de pèlerinage sur la via Tolosana, bénéficiant de plus de la proximité d’Avignon, siège de la papauté depuis plus de quarante ans.

Bien que Roch fût un prénom très courant en France et en Italie, il semble plutôt que notre saint était de la famille des Roch de La Croix, lignée devenue importante au XVIe siècle, sous le nom de Castries. Son père, Jean Roch de La Croix, dignitaire de la ville, en fut le premier consul, en 1363. Sa mère, Dame Libéria, était originaire de Lombardie. Fils désiré, et longtemps attendu, il passa une enfance dans un milieu profondément chrétien. Il fut baptisé au sanctuaire Notre Dame des Tables, qui était aussi le centre de la vie spirituelle, intellectuelle, administrative et sociale de Montpellier (on peut visiter de nos jours sa crypte sous l’actuelle place Jean-Jaurès).

Il fit probablement ses études chez les pères dominicains, avant d’étudier la médecine. Il connut les terribles épidémies de peste de 1358 et 1361. A Montpellier, cette dernière fit jusqu’à 500 morts par jour, pendant trois mois.

Orphelin à 17 ans, riche et instruit, il décida de partir pour Rome. Il distribua sa fortune aux pauvres, rejoignit le troisième ordre franciscain, revêtit l’habit de pèlerin, reçut la bénédiction de l’évêque de Maguelone et prit la route.

Il emprunta probablement la voie francigène en direction de Rome. Il arriva à Acquapendente, à quelques jours de marche de la ville éternelle, en juillet 1367. Il y resta trois mois, car la peste y sévissait. Il mit en pratique l’enseignement médical qu’il avait reçu, en l’associant à des signes de croix et une invocation sur les souffrants, et obtint de nombreuses guérisons.

Son charisme auprès des malades se révéla sans doute à ce moment-là. Ethymologiquement, le charisme est un don fait par Dieu à un homme pour qu’il manifeste l’amour divin parmi les hommes. Il reprit son chemin pour Rome, lorsqu’il apprit qu’à Cesena, à l’opposé de sa direction, l’épidémie faisait rage. Il s’y rendit, faisant ce que Dieu attendait de lui au fur et à mesure de son pèlerinage, et obtint là encore des guérisons miraculeuses. Il arriva enfin à Rome, au début de l’année 1368, et s’occupa sans doute des malades à l’hôpital du Saint Esprit, ordre fondé par son compatriote, Gui de Montpellier. Un prélat, peut-être un cardinal, guéri par ses soins, ou témoin de guérisons miraculeuses (il pourrait s’agir de Gaillard de Boisvert, régent Pro Tempore de la Sacra Penitenzieria, à cette période) lui fit rencontrer le pape Urbain V, qui s’écria, en le voyant : «Il me semble que tu viens du Paradis !», et lui donna l’indulgence plénière.

Roch avait sans doute vu, à Montpellier, ce pape d’Avignon, qui tenta de réinstaller la papauté à Rome de 1367 à 1370, lorsqu’il était venu consacrer l’autel majeur de l’église du monastère Saint Benoît, future cathédrale Saint-Pierre.

Roch quitta Rome, en 1370, pour s’en retourner vers sa patrie. Au mois de juillet 1371, Il était à Plaisance, à l’hôpital Notre Dame de Bethléem, près de l’église Sainte Anne, où il assista, guérit et réconforta les malades.

Atteint par la peste, Roch se rendit péniblement jusqu’à un bois, à l’orée du bourg fortifié de Sarmato, pour y mourir. A cet endroit, une source jaillit et un chien lui apporta chaque jour un pain. Le maître du chien pourrait être le noble Gothard Pallastrelli qui allait devenir son disciple. Il aurait été, également, le premier biographe du saint, et l’auteur de son unique et vrai portrait conservé à Plaisance, en l’église Sainte-Anne. On rapporte également qu’un ange secourut Roch. Il recouvra la santé et retourna à Plaisance, auprès des pestiférés, faisant preuve d’un courage et d’une humanité remarquable.

Il reprit sa route, mais les terres milanaises étaient le théâtre d’une guerre entre le Duc de Milan, Bernardo Visconti, son frère Galeazzo II, et la ligue constituée par Le pape Urbain V, conduite par Amedeo VI de Savoie. Ce conflit dura de 1371 à 1375. Pris pour un espion, Roch fut arrêté à Broni, et transféré à Voghera par Beccaria, intendant militaire des Visconti.

Sa renommée était déjà grande. De surcroît, il pouvait être identifié, grâce à sa marque de naissance en forme de croix sur la poitrine, par son oncle, gouverneur de la ville, ou l’un des plus proches collaborateurs de ce dernier. Mais, fidèle au voeu d’anonymat de tout pèlerin, Roch ne révéla pas son identité, et demanda à pouvoir reprendre son chemin, en tant qu’ «humble serviteur de Dieu». Sa requête fut rejetée, et il fut mis au cachot.

Son emprisonnement dura cinq ans. Selon la tradition, il ne dévoila son identité qu’à un prêtre, la veille de sa mort, survenue le 16 août d’une année comprise entre 1376 et 1379. On peut penser à présent qu’il s’agit du mardi 16 août 1379. Des témoins assurèrent que le cachot s’illumina et que le dernier souhait de Roch, à l’ange venu l’assister, fut d’intercéder pour les gens en souffrance.

Saint Roch fut enterré avec dévotion à Voghera qui, immédiatement après sa mort (avant 1391) lui consacra une fête. Sa dépouille, gardée dans l’église qui lui est toujours dédiée, fut volée, ou fit l’objet d’une transaction, en février 1485 (à l’exclusion de deux petits os du bras), et transportée à Venise. La majeure partie de son corps est toujours à Venise en l’église de la Scuola Grande di San Rocco. Au XIXe siècle, un tibia fut remis solennellement au Sanctuaire Saint-Roch de Montpellier, qui possède également un de ses bâtons de pèlerin. Un second se trouve à l’église Sainte Eulalie de Bordeaux, en la chapelle des Corps Saints, où l’on peut l’y voir et le vénérer. 

 

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Neuvaine à Saint Roch

 

Premier jour

 

Vous qui lirez ces lignes dans un esprit de foi, honorez les saintes actions de cet homme admirable.

Une atmosphère humide fournit un aliment au souffle contagieux de la peste ; un brouillard empoisonné porte au loin le virus que respirent les poumons suffoqués. Tout succombe : le vieillard et l'enfant ; le poison de l'air précipite le fort et le faible dans la nuit du tombeau. En voyant le nombre de morts, on dirait les flots amoncelés d'une mer en furie qui se brise sur le rivage.

Ah ! qui que vous soyez, dans un péril aussi imminent, vénérez saint Roch, appelez saint Roch à votre secours !

Oh ! miséricordieux saint, espoir des malheureux, refuge des affligés, écoutez-nous ! Roch exaucez-nous ! Le Très-Haut vous a donné une puissance assurée pour repousser la peste : les nations consternées placent leur unique espérance en vous. Ah ! puisse la terrible contagion, grâce à. votre intercession, s’éloigner de nos contrées ! Que l’ange exterminateur, cessant d’entasser ruines sur ruines, ne détruise pas entièrement notre race! Daigne le Dieu Tout-Puissant tourner ce fléau contre les infidèles et les méchants, et épargner ses ouailles soumises, en nous délivrant de l’horrible contagion !

Roch miséricordieux, nous vous demandons ces grâces avec une entière confiance ; obtenez du Seigneur notre prompte délivrance ; éloignez de vos serviteurs la peste de l’âme et du corps.

Miséricordieux saint Roch, qui avez secouru jadis tant de malheureux pestiférés et qui avez éprouvé dans vos membres le venin de cette horrible maladie, que par vos prières et celles de saint Sébastien, la peste soit à jamais éloignée du royaume de France ; que nos corps et nos âmes en soient à jamais préservés ! Nous ne serons pas ingrats ; et les torches qui brûleront devant vos autels témoigneront de notre reconnaissance. Amen.

 (Récitez les Litanies)

 

Deuxième jour

 

Antienne. — Salut, prudent médecin, vainqueur de la peste, secourez-nous contre toute atteinte des épidémies, et soyez, ô glorieux saint Roch ! notre avocat auprès du Roi de gloire.

Verset. Le Seigneur l’a aimé et l’a couronné, et il a revêtu ses épaules d'un manteau de gloire.

Collecte. Ô Dieu ! Sur qui rejaillit la gloire de vos saints et qui exaucez efficacement les prières de ceux qui les invoquent avec confiance, accordez à ceux qui recourent à l’intercession de saint Roch, votre confesseur, d’être délivrés des souffrances de la peste qu’il a lui-même endurées dans son corps pour l'amour de votre saint nom. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

(Récitez les Litanies)

 

Troisième jour

 

 Adorons le Seigneur qui a opéré des merveilles, quand il a donné au monde un nouveau dans sa personne de saint Roch.

Que l’univers retentisse des gloires de saint Roch ; que la voûte azurée tressaille d’allégresse, que le monde entier frémisse de bonheur. Chantons tous ses louanges d’une voix unanime.

Que le Ciel se réjouisse de l’avoir pour hôte ! Que la terre fleurisse sous sa puissante égide ; car elle possède maintenant dans Roch un merveilleux médecin, vainqueur de la peste hideuse.

Lui qui a distribué tous ses biens aux pauvres, s’est dépensé au service des malheureux. Rempli d’une puissance merveilleuse, il rend aux malades la santé : la croix sacrée, voilà son remède.

Ce don sacré était bien du à celui qui, dans la ferveur de son zèle et le feu de sa charité, a méprisé complètement les richesses et les délices, et tous les hochets des grandeurs, sans rien garder pour lui ; que chacun de nous dans la détresse recourt avec respect à son intercession. Que notre confiance soit parfaite et notre espérance sans borne, bientôt nous sentirons sa pieuse assistance.

Ô Trinité sainte ! exaucez nos prières. Par l’intercession de saint Roch, éloignez de nous tous les maux : donnez la paix à. vos serviteurs, donnez-nous la gloire dans les splendeurs de l’éternité bienheureuse. Amen.

(Récitez les Litanies)

 

Quatrième jour

 

Saint Roch, dans l'éclat de ses nombreuses vertus, ressemblait à un arbre magnifique planté sur le cours d’un fleuve.

Il a compris, et il a servi le Seigneur avec crainte et tremblement, en foulent à ses pieds tous les biens de la terre: il partit pour Rome, un bourdon à la main.

Dans sa prière, il disait à Dieu : « Vous êtes ma gloire, vous êtes mon diadème, vous êtes ma victoire ». Il quitte son pays, dirige ses pas vers la Cité sainte ; il trouve Césène et l’Italie en proie aux horreurs de la peste ; il assiste les malades et leur rend la santé par le signe de la croix.

Ô Notre Père ! ô médecin empressé des malades ! Guérissez les maux de nos âmes et de nos corps ; étendez votre protection sur vos serviteurs qui vous vénèrent et vous aiment.

(Récitez les Litanies)

 

Cinquième jour

 

Roch dédaigne les vanités d'un monde insensé et préfère se mettre au service de tous.

Dès l’aurore jusqu’à la nuit, Roch est en la présence de son Jésus, et son cœur s’élève au Ciel sur les ailes d’une perpétuelle prière. 

Votre nom, ô Roi admirable! a resplendi dans la personne de Roch, du moment où il a repoussé loin de ses lèvres la coupe traîtreusement enchanteresse du monde.

Enfin, après bien des périls, il touche au seuil sacré de la Ville Éternelle que la peste a couverte d’un immense linceul. Il imprime au front d’un prêtre le signe libérateur de la croix, et se retire pour aller à Plaisance, dont il sauva de la peste le reste des habitants. Bientôt lui-même est atteint des flammes dévorantes du fléau.

Ô vous, qui par le signe salutaire de la croix, rendez la santé aux malades, sauvez-nous du feu cruel dont nous sommes attaqués ; car nous n’avons pas de confiance dans la science de nos médecins.

(Récitez les Litanies)

 

Sixième jour

 

Jamais ses lèvres ne se sont souillées du mensonge et de la fausseté : aussi peuvent-elles dignement louer le Seigneur en présence duquel il marche toujours.

Jésus fait toute sa conversation, ses désirs et sa joie. Pour Roch, dévoré de la soif, jaillit une fontaine d‘eau vive; un chien fidèle lui apporta son pain ; la divine Providence ne fit pas défaut à celui qui avait distribué tous ses biens aux pauvres.

De retour en sa patrie, en l’arrête, on le jette dans un noir cachot. Sentant la fin de sa vie, il appelle un prêtre et de ses mains reçoit le Pain des Anges.

Ô vous, qui porté dans les Cieux au milieu de divines splendeurs, puisque (la sainte tablette en est le témoignage) vous le pouvez, sauvez-nous, glorieux saint Roch, du virus meurtrier de la peste.

(Récitez les Litanies)

 

Septième jour

 

Il brille le jour à jamais mémorable où saint Roch, enlevé aux sphères ténébreuses de la terre, est devenu citoyen de la céleste Patrie.

Constance l’invoque, et à son nom la peste disparaît miraculeusement ; Venise peut proclamer bien haut la puissance de son intercession et ses monuments en rediront l’efficacité à tous les âges de l’avenir. Toute la Picardie, Paris, la grande cité, attesteront leur fréquente délivrance de la peste par les mérites de Saint Roch.

Chantons en chœur.des hymnes joyeuses à la mémoire de saint Roch à qui tout l’univers doit tant de reconnaissance. Maintenant qu’il fait partie du cortège des saints, il est inondé d’une gloire éternelle.

Après une vie de souffrances, il entre, sur les pas de Jésus, en possession d’une couronne immortelle d’innombrables miracles prouvent avec quelle joie et quelle félicité il s’est assis aux noces de l’Agneau. Que tout le monde lui demande donc avec larmes la cessation des épidémies.

(Récitez les Litanies)

 

Huitième jour

 

Seigneur, apaisez votre colère et calmez votre courroux sur les péchés de votre peuple, comme vous l’avez juré par vous-même. Dieu saint, Dieu saint fort, Dieu saint immortel, ayez pitié de nous.

Dieu Tout-Puissant et miséricordieux, regardez d’un œil favorable votre peuple prosterné aux pieds de votre Majesté ; que votre fureur vengeresse ne nous atteigne pas, que la droite de votre miséricorde nous protège. Amen.

Dieu Tout-Puissant et miséricordieux qui, par les prières et les mérites de saint Roch,.votre confesseur, avez mis fin à une peste qui attaquait tout le monde, accordez à ceux qui viendront humblement et avec confiance devant vous vous demander la même grâce en pareille circonstance, qu’ils soient délivrés de ce fléau et de toute contagion par l’intercession de ce même glorieux confesseur. Amen.

(Récitez les Litanies)

 

Neuvième jour

 

Il est vraiment digne et juste, équitable et salutaire que toujours et partout nous vous rendions grâces, Seigneur saint, Père Tout-Puissant, Dieu éternel, qui, par votre seule miséricorde, avez suspendu l’arrêt de mort porté contre les Ninivites ; qui, en même temps que vous étiez leur propitiateur, avez exaucé la pénitence de leur prière : de grâce, a ce peuple prosterné en présence de votre gloire et vous suppliant, accordez la santé, faites lui sentir les effets de la délivrance qu’il implore, afin que ceux que vous aurez daigné racheter du sang précieux de votre Fils unique ne succombent pas aux atteintes de la mortalité : par Notre-Seigneur Jésus-Christ, par qui les Anges louent votre Majesté, les Dominations adorent, les Puissances tremblent, les Vertus du Ciel des Cieux, et les bienheureux Séraphins, dans un commun transport de joie célèbrent vos louanges, avec lesquels nous vous supplions humblement de nous permettre de mêler nos accents, en disant : « Saint, Saint, Saint le Seigneur Dieu des armées. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur : Hosanna au plus haut des Cieux ».

Que votre nom est magnifique, ô bienheureux saint Roch ! Vous qui, par vos prières, savez guérir la multitude des malades languissants et vous montrer propice à tous ceux qui invoquent votre nom glorieux ; venez et sauvez-nous de la maladie, de la peste et des épidémies, et rendez-nous la salubrité de l’air.

(Récitez les Litanies)

 

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Litanies de Saint Roch

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous. nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie Immaculée, priez pour nous.

Saint Roch, le salut des malades, priez pour nous.

Saint Joseph, patron de l’Église universelle, priez pour nous.

Saint François, priez pour nous.

  

Saint Roch, priez pour nous.

Saint Roch, marqué du signe de la croix, priez pour nous.

Saint Roch, ami de la pauvreté, priez pour nous.

Saint Roch, l‘exemple des bons riches, priez pour nous.

Saint Roch, modèle des pèlerins, priez pour nous.

Saint Roch, noble tertiaire de saint François, priez pour nous.

Saint Roch, patron des pestiférés, priez pour nous.

Saint Roch, espoir des malheureux, priez pour nous.

Saint Roch, libérateur des fléaux, priez pour nous.

Saint Roch, refuge des affligés, priez pour nous.

Saint Roch, miroir de patience, priez pour nous.

Saint Roch, guérisseur miraculeux, priez pour nous.

Saint Roch, conservateur de la santé publique, priez pour nous.

Saint Roch, perle de la souffrance, priez pour nous.

Saint Roch, lys de la chasteté, priez pour nous.

Saint Roch, rose de la charité, priez pour nous.

Saint Roch, miracle de patience, priez pour nous.

Saint Roch, prodige d’humilité, priez pour nous.

Saint Roch, merveille de résignation, priez pour nous.

Saint Roch, visité parles anges, priez pour nous.

Saint Roch, joyeux dans les fers, priez pour nous.

Saint Roch couronné dans la gloire, priez pour nous.

 

Des maladies contagieuses, préservez-nous, saint Roch.

De la perte des bestiaux, délivrez-nous, saint Roch.

Des fièvres malignes, délivrez-nous, saint Roch.

De la peste, délivrez-nous, saint Roch.

Du choléra, délivrez-nous, saint Roch.

Du typhus, délivrez-nous, saint Roch.

De la contagion du péché, délivrez-nous, saint Roch.

De la mort subite, délivrez-nous, saint Roch.

Des peines de l’enfer, délivre-nous, saint Roch.

Des flammes du Purgatoire, délivrez-nous, saint Roch.

 

Dans nos maux temporels, assistez-nous, saint Roch.

Dans nos afflictions, assistez nous, saint Roch.

Dans notre corps, assistez-nous, saint Roch.

Dans notre âme, assistez nous, saint Roch.

Dans notre vie, assistez-nous, saint Roch.

Dans notre agonie, assistez-nous, saint Roch.

Dans notre mort, assistez-nous Saint Roch.

Dans notre passage à l’éternité, assistez-nous, Saint Roch.

 

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.

 

Priez pour nous glorieux saint Roch,

 Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

  

Prions

 

Seigneur, qui par le ministère d’un ange, avez fait remettre au glorieux saint Roch la promesse, gravée sur une tablette, que quiconque invoquerait son nom, ne souffrirait point des atteintes de la peste ; de grâce, faites que nous, qui révérons sa mémoire, nous soyons, par ses mérites et son intercession, délivrés de toute contagion mortelle dans notre corps et dans notre âme par Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

 

Autre oraison

 

Ô Dieu ! Notre refuge dans les tribulations, laissez-vous attendrir par l’excès de nos maux ; suspendez les fléaux de votre justice : éloignez, par l’intercession de saint Roch, tout ce qui pourrait nuire à nos corps et à nos âmes ; faites, par votre grâce, que nous puissions imiter son zèle dans le soulagement des souffrances et sa patience dans la douleur. Ainsi soit-il.

 

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Antienne à Saint Roch

 

Salut, ô très saint Roch ! 

né d’une famille illustre,

marqué au côté gauche

du signe de la croix.

 

Saint Roch, dans vos lointains voyages,

vous avez merveilleusement guéri

par votre toucher salutaire

les malades atteints d’une peste mortelle.

 

Saint, angélique saint Roch qui,

par l‘entremise d‘un céleste messager,

avez obtenu de Dieu le privilège de préserver

de la peste tous ceux qui vous invoquent.

 

- Priez pour nous, saint Roch,

- Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Ave Roche sanctissime,

Nobili natus sanguine,

Crucis signaris schemate

Sinistro tuo latere.

 

Roche peregre profectus,

Pestiferæ mortis ictus

Curavisti miriflce,

Tangendo salutifere.

 

Vale Roche Angelice

Vocis citatus flamine

Obtinuisti Deiflce

A cunctis pestem pellere.

 

Ora pro nobis, beate Roche,

Ut digni efiiciamur promissionibus Christi.

 

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Prière contre toute maladie contagieuse

 

Origine

 

La ville de Coïmbre, en Portugal, était ravagée par le fléau terrible de la peste ; l’abbesse du couvent des Clarisses Urbanistes de cette ville, vivement préoccupée du salut de ses filles, s'occupait de transférer ailleurs sa communauté, pour éviter le fléau et la mort, lorsqu'un jour se présenta à la porte du monastère un mendiant. Celui-ci s’étant informé de la cause du mouvement occasionné dans la communauté par les préparatifs du départ, remit à l’abbesse un petit parchemin en lui disant : « Si chaque jour vous faites réciter avec soin l’antienne et l’oraison écrites sur cette feuille, jamais la peste n’entrera dans ce monastère ». Il dit et disparut. Les religieuses crurent que ce mendiant était l’apôtre saint Barthélemy. Quoi qu’il en soit, jamais, en temps de peste, alors même qu’elle sévissait dans la ville, ce monastère n’en fut jamais atteint.

 

Voici ces prières fort en usage à Rome, en Espagne et en Portugal :

 

Antienne : L’Étoile du Ciel, qui a allaité le Seigneur, a extirpé le fléau de la mort implantée par notre premier père. Que cette Étoile daigne elle-même aujourd’hui calmer l’atmosphère dont le trouble cause aux peuples des plaies mortelles. Ô très-miséricordieuse Étoile de la Mer ! Sauvez-nous de la peste. Reine, écoutez-nous ; car votre Fils, qui ne vous refuse rien, vous honore. Sauvez-nous, ô Jésus ! La Vierge, votre Mère vous implore pour nous.

 

Priez pour nous sainte Mère de Dieu, 

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus Christ.

 

Prions

 

Dieu de miséricorde, Dieu de pardon, Dieu d’indulgence, qui êtes touché de compassion sur l’affliction de votre peuple et qui avez dit à l'ange exterminateur de votre peuple : « Arrête tes coups », pour l’amour de cette glorieuse Étoile, dont vous avez sucé avec douceur les précieuses mamelles contre le poison de nos fautes, donnez nous le secours de votre grâce, afin que nous soyons délivrés de tout fléau et à l’abri de la mort subite et que nous soyons miséricordieuse ment préservés du danger de toute perdition. Par vous, Jésus-Christ, roi de gloire, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.

 

Antiphone : Stella cœli extirpavit, quæ lactavit Dominum, mortis pestem, quam plantavit primus parens hominum. Ipsa stella nunc dignetur sidera compescere, quorum bella plebem cœdunt diras mortis ulcere. O piissima stella maris, a peste succurre nobis. Audi nos Domina : nam Filius tuus nihil negans te honorat. Salva nos Jesu, pro quibus Virgo Mater te orat.

 

- Ora pro nobis sancta Dei Genitrix. 

- Ut digni efliciamur promissionibus Christi.

 

Oremus

 

Deus misericordiæ, Deus pietatis, Deus indulgentiæ, qui misertus es super afflictionem populi tui, et dixisti Angelo percutienti populum tuum : contime manum tuam : ob amorem illius Stellæ gloriosæ, cujus ubera pretiosa contra venenum nostrorum delictorum, quam dulciter suxisti ; præsta auxilium gratiae tuæ, ut ab omni peste, et improvisa morte secure liberemur, et a totius perditionis incursu misericorditer salvemur. Perte, Jesù Christe, Rex gloriæ, qui vivis et regnas in sæcula sæculorum. Amen.

 

(Prières extraites du livre « Vie populaire et édifiante du glorieux Saint Roch », du P. Irénée d'Orléans O.F.M., Bordeaux, 1875).

 

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Téléchargez le texte de ces prières (PDF) en cliquant ici

 


04 juin 2018

Neuvaine à saint Antoine de Padoue

Neuvaine à saint Antoine de Padoue

Du 5 au 13 juin

Fête de saint Antoine

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Introduction

 

Saint Antoine de Padoue est né à Lisbonne en 1195 et mort le 13 juin 1231. A partir du XVIIe siècle, saint Antoine de Padoue fut invoqué pour retrouver les objets perdus, puis pour recouvrer la santé, et enfin pour exaucer un vœu. L'idée d'invoquer saint Antoine pour retrouver les objets perdus vient du fait qu'un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre. De nombreux épisodes surnaturels lui sont attribués, comme d'avoir tenu une nuit l'Enfant Jésus dans ses bras. On le représente souvent prêchant aux foules ou aux poissons, en discussion avec saint François, guérissant des malades, remettant en place la jambe qu'un homme s'était coupée en signe de pénitence, faisant s'agenouiller une mule devant le Saint Sacrement pour convaincre un Juif qui doutait de la présence de Dieu dans l'hostie, ou encore assistant à l'apparition de la Vierge Marie et de l'Enfant Jésus, assis ou debout sur un livre. Saint Antoine est un très grand saint. C’est dommage de le cantonner à celui qui retrouve les objets perdus. Il fut un maître de doctrine spirituelle, prédicateur de renom et thaumaturge. Il fut déclaré Docteur de l'Eglise  en 1946. Liturgiquement, il est commémoré le 13 juin.

Prier pendant neuf jours nous le fera découvrir et apprécier à sa juste dimension

 

Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

Père Eternel, au Nom de Jésus-Christ et par l’intercession de Marie, la Vierge Immaculée, et de saint Antoine de Padoue, envoyez-moi votre Saint-Esprit !

Saint-Esprit, Dieu d’infinie charité, donnez-moi votre saint amour.

Saint-Esprit, Dieu des vertus, convertissez-moi.

Saint-Esprit, source de lumière céleste, dissipez mon ignorance.

Saint-Esprit, Dieu d’infinie pureté, sanctifiez mon âme.

Saint-Esprit, Dieu de toute félicité, communiquez-vous à mon cœur.

Saint-Esprit, vous habitez dans mon âme, transformez-la et rendez-la toute à vous.

Saint-Esprit, amour substantiel du Père et du Fils, demeurez toujours dans mon cœur.

 

Prières à saint Antoine de Padoue

 

« Bref de Saint Antoine »

 

« Voici la croix du Seigneur ! Fuyez, puissances ennemies !
Le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu ! Alléluia ! »

 

Saint Antoine, je vous en supplie, voyez la situation où je me trouve, réconfortez-moi dans ma détresse, intercédez pour moi et ma famille auprès de Notre Sauveur Jésus Christ. Que nous conservions toujours l'Amour de Dieu dans nos cœurs. Assistez-nous dans les nécessités de la vie. Écoutez mes prières, ayez pitié de moi, accordez-moi les faveurs que je vous demande (…) Je vous en prie, aidez-moi à surmonter toutes les difficultés que je viens déposer à vos pieds, je crois en vous, j'ai confiance en vous.


3 Notre Père, 3 Je vous salue Marie, 3 Gloire au Père

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Premier jour

Saint Antoine a ressuscité des morts

 

En 1220, les restes d'un groupe de Franciscains martyrs furent ramenés du Maroc. Cet événement conduisit saint Antoine à joindre l'ordre de François d'Assise, où il reçut le prénom Antoine. Il partit en mission, à sa demande, au Maroc mais dut être rapatrié en Europe dès 1221, pour des problèmes de santé. Son bateau fut dévié par les vents sur la côte de Sicile où il rencontra les frères de Messine et se rendit avec eux au Chapitre général en 1221, et passa ensuite près d'un an en retraite au couvent de Montepaolo, pratiquement isolé du reste de la communauté.

Grand saint Antoine, je vous félicite de toutes les prérogatives dont Dieu vous a favorisé entre tous les saints. La mort est désarmée par votre puissance, l'erreur est dissipée par vos lumières ; ceux que la malice s'efforce d'accabler, reçoivent par votre secours le soulagement tant désiré ; les lépreux, les malades et les estropiés obtiennent leur guérison par votre vertu ; les orages et les tempêtes de la mer sont apaisés sur votre commandement ; les chaînes des captifs sont rompues par votre autorité ; les choses perdues se retrouvent par vos soins ; tous ceux qui vous invoquent avec confiance sont affranchis des maux qu'ils endurent et des périls qui les menacent ; enfin, il n'est aucune nécessité sur laquelle votre pouvoir et votre bonté ne s'étendent.

Saint Antoine, dès votre plus tendre enfance, vous avez reçu de Dieu les grâces et les bénédictions les plus hautes et avez montré tous les signes de votre sainteté future, daignez poser votre regard plein de pitié sur nous qui, aujourd’hui, avons recours à votre puissante protection pour obtenir du Seigneur les grâces dont nous avons besoin. Amen.

O saint Antoine, puissant intercesseur, par toutes ces grâces que le ciel vous a faites, je vous supplie de prendre un soin éternel de mon âme, de mon corps, de mes affaires et de ma vie tout entière, assuré que rien au monde ne pourra me nuire, tant que je serai sous la conduite et la sauvegarde d'un tel Patron et Protecteur. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Deuxième jour

Saint Antoine s’est employé à combattre les hérésies

 

Fernando di Buglione naquit vers 1195 à Lisbonne, dans une famille noble et militaire. Il suivit des études brillantes chez les chanoines Réguliers de saint Augustin à Saint-Vincent da Fora puis au monastère de Sainte-Croix de Coïmbra, un important centre d'études et de vie religieuse, où il fut ordonné prêtre. Il était un éminent théologien.

Saint Antoine, vous êtes une des gloires les plus éclatantes et les plus populaires de l’ordre séraphique ! Saint Antoine, appelé par Dieu dans les rangs de l’ordre séraphique fondé par le «poverello» d’Assise, vous avez accepté de répondre avec générosité à la divine vocation. Non seulement vous avez combattu de grandes difficultés mais aussi vous avez pratiqué avec ardeur les plus héroïques vertus pour devenir très vite une grande lumière de sainteté: obtenez-nous de recevoir la grâce d’être toujours prêts à écouter la voix du Seigneur, de suivre docilement ses divines inspirations, d’être fidèlement en accord avec ses grâces et de nous conformer avec générosité à sa volonté dans tous les événements de notre vie. Amen.

Saint Antoine, recommandez mes besoins, et présentez mes misères au héros des miséricordes, au Dieu de toute consolation afin que par vos mérites, il daigne me fortifier dans son service, me consoler dans mes afflictions, me délivrer de mes maux, ou tout au moins me donner la force de les supporter pour ma plus grande sanctification. ô parfait imitateur de Jésus-Christ qui avez reçu le privilège spécial de réparer les pertes, je vous supplie de me faire retrouver la volonté de Dieu; ou au moins le repos de mon esprit et la paix de ma conscience, dont la privation m'afflige plus sensiblement que la perte de toutes les choses du monde. A ces faveurs, joignez-en une autre, qui est de me tenir ferme dans la possession des vrais biens intérieurs et cachés ; en sorte qu'aucune force ennemie ne me les fasse perdre et ne me sépare de mon Dieu, auquel soient honneur et actions de grâces, maintenant et toujours. Ainsi soit-il.

 

Prières quotidiennes

 

Troisième jour

Saint Antoine préserve des calamités qui punissent les pécheurs

 

En 1222, lors de l'ordination de plusieurs franciscains, il dut prendre la parole et montra un grand talent d'orateur et d'érudit. François d'Assise l'envoya alors prêcher en Italie et en France. Il prêcha et enseigna la théologie en Italie, notamment à Bologne, puis alla s'établir dans le sud de la France entre autre à Toulouse et Montpellier. Antoine connaissait très bien la théologie et ses prédications rencontrèrent un succès important, favorisant la conversion de nombreux hérétiques. Il fonda un monastère à Brive, où il fit de nombreuses conversions.

Saint Antoine, par humilité, vous vous êtes toujours efforcé de cacher aux yeux des hommes non seulement vos vertus mais aussi toutes les grâces et tous les dons naturels précieux reçus du Seigneur, nous vous prions d’obtenir pour nous la grâce d’être humble de cœur, de savoir combattre tout sentiment d’orgueil, d’amour-propre et de vanité, et d’être capables de vivre une vie cachée, avec Jésus-Christ en Dieu. Amen.

Saint Antoine, au cours de toute votre vie sacerdotale, vous avez été habité par le désir de voir régner Jésus-Christ dans tous les cœurs et vous vous êtes rendu en Afrique, prêt à verser votre sang pour le salut des âmes non encore éclairées par la lumière de la Foi. Suppliez Jésus pour nous afin qu’il détruise en nous tout ce qui s’oppose à son divin amour, afin qu’il règne en souverain dans nos cœurs pour que nous contribuions, par notre parole et notre exemple, au salut éternel de notre prochain. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième jour

Saint Antoine chasse les démons

 

En 1226, saint Antoine est custode de Limoges et en 1227, après la mort de François d'Assise, il est Provincial d'Italie du nord, tout en continuant ses prêches et ses controverses avec les Albigeois. En 1230, au chapitre, il renonce sa charge de ministre provincial. Il fut envoyé à Rome où il fut un conseiller de Grégoire IX dans le problème de la validité du Testament de François d'Assise.

Saint Antoine, en récompense de votre pureté angélique et de l’ardent amour que vous nourrissiez envers Jésus, vous avez mérité de voir apparaître le divin Enfant et de le recevoir dans vos bras, priez afin que nous aussi, en conservant notre esprit, notre cœur et notre corps scrupuleusement purs, puissions vivre toujours unis à Jésus, qui se plaît au milieu des lys, pour finalement le voir au ciel dans toute sa majesté et le suivre, où qu’il aille.

Saint Antoine, en souvenir du pouvoir que Dieu vous a concédé sur le démon et sur tout esprit malin, pouvoir grâce auquel vous êtes parvenu à extirper le mal du corps des possédés, par la simple invocation de votre nom, priez Dieu afin qu’Il ne permette jamais que nous soyons nous-mêmes esclaves du démon par le péché, mais qu’au contraire, grâce à son assistance divine, nous soyons toujours victorieux des tentations et des entreprises de l’ennemi infernal. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Cinquième jour

Saint Antoine fait retrouver les choses perdues

 

En 1231, il fut envoyé à Padoue où il poursuivit ses prêches durant le Carême mais il meurt d'épuisement le 13 juin suivant à Arcelle, près de Padoue.

Saint Antoine de Padoue, j'attends que vous me fassiez retrouver ce que j'ai égaré. Ce que j'ai perdu, considérez que je vous l'ai confié et laissé à votre garde; et c'est en toute simplicité que je viens vous réclamer ce qui est à moi. J'ai une confiance inébranlable en votre honnêteté; ce que j'ai perdu, certainement vous allez me le restituer; pour vous en témoigner ma reconnaissance, je vous promets de verser à votre intention une somme qui sera en rapport avec mes moyens et la valeur de ce que vous m'aurez fait retrouver. Saint Antoine, je compte sur vous ; ne permettez pas que je sois trompé dans mon espérance, afin que vos ennemis ne puissent pas dire que ceux qui vous font confiance sont trahis. Amen.

O saint Antoine, le plus gentil des saints, ton amour de Dieu et de ses créatures t’a valu, sur cette terre, des pouvoirs miraculeux. Je t’implore d’intercéder en ma faveur.  Murmure ma demande aux oreilles du doux Enfant Jésus, qui aimait se blottir dans tes bras… (exprimez votre demande) O saint Antoine, saint des miracles, dont le cœur était rempli de compassion humaine, je t’en prie, exauce ma prière et je te serai reconnaissant pour toujours. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Sixième jour

Saint Antoine, célèbre thaumaturge, guérit les malades

 

Antoine de Padoue, décédé à l'âge d'environ 36 ans, docteur de l'Eglise est surnommé aussi «le Thaumaturge». Il fut canonisé le 30 mai 1232 par le pape Grégoire IX, moins d’un an après sa mort. Le culte de saint Antoine de Padoue se répandit surtout aux XVe et XVIe siècles. Il devint le saint national du Portugal, dont les explorateurs le firent connaître du monde entier. Il est ainsi le patron des marins, des naufragés et des prisonniers. En souvenir des nombreux et fulgurants miracles que Dieu a accomplis par l’intermédiaire, de saint Antoine, il est invoqué, à juste titre, comme «thaumaturge». Depuis les temps apostoliques, il n'est guère surpassé que par Saint François qui semble lui avoir transmis en héritage, avec ses vertus, les merveilleux privilèges dont il était doué. Les annales de l'Ordre séraphique sont remplies de faits qui forment une démonstration opulente de la puissance surnaturelle qu'il exerça pendant sa vie et après sa mort. Sa prédication était accompagnée de phénomènes qui faisaient revivre les belles scènes de la Bible, quand autour de Jésus, les aveugles voyaient, les sourds entendaient, les paralytiques marchaient, et les morts sortaient de leur tombeau.

Saint Antoine, en récompense du grand apostolat pour le bien que vous avez mené par votre activité de prédicateur, vous avez mérité que, par privilège exceptionnel, votre langue soit conservée intacte.

Présentez au Trône du Seigneur nos humbles suppliques, plaidez la cause de notre salut éternel et obtenez-nous la grâce d’utiliser notre langue au service du bien, pour prier, pour louer, pour glorifier Dieu sur la terre et pour chanter sa gloire et sa miséricorde dans le ciel, éternellement.

Saint Antoine, puissant thaumaturge, j'ai recours à vous dans ma détresse; je viens implorer votre secours et votre protection, votre conseil et votre consolation. O consolateur plein de commisération, vous venez si puissamment au secours de ceux que l'épreuve fait gémir. Je viens donc à vous dans ma pauvreté et ma misère, avec une confiance toute filiale, afin d'obtenir du Dieu puissant et miséricordieux la grâce que je sollicite en toute humilité (Ici l'on désigne la grâce que l'on veut obtenir).

 

Prières quotidiennes

 

Septième jour

Saint Antoine convertit les pécheurs

 

Par ses écrits, celui que le souverain pontife appelait l’Arche du testament, à cause de sa vaste connaissance des saintes Ecritures, appartient surtout à l’histoire de l’exégèse. Ses connaissances en théologie et son don de la prédication convertirent de nombreux pécheurs. Grâce à la force de vos homélies évangéliques, vous avez obtenu des prodiges de conversion d’hérétiques et de pécheurs endurcis, obtenez pour nous l’entière et véritable conversion de notre cœur à Dieu, la délivrance du péché, une douleur salutaire pour les fautes commises et une confiance infinie dans la miséricorde de Dieu.

Saint Antoine, avec un courage apostolique ardent et invaincu, vous avez osé reprocher son injustice et son iniquité au tyran Ezzelino da Romano, demandez pour nous à Dieu qu’il nous concède un esprit assez fort pour combattre, en toutes circonstances, le mal, le vice et les erreurs, et pour défendre avec courage les droits de la vérité et de la justice.

Bon saint Antoine, il est vrai, je suis indigne de votre sollicitude, car trop souvent j'ai offensé votre Dieu et le mien. Cependant je mets ma confiance en vous, le bienfaiteur de tant d'hommes éprouvés par la douleur. J'ai le ferme espoir que vous ne refuserez pas votre aide paternelle à votre indigne enfant. Daignez donc intercéder pour moi auprès de Dieu jusqu'au jour où ma demande sera agréée. Ainsi soit-il.

 

Prières quotidiennes

 

Huitième jour

Saint Antoine libère les captifs et délivre du mal

 

Saint Antoine, parvenu au terme de votre vie, vous avez choisi de vous préparer à la mort dans le recueillement et la prière. Après avoir récité les Psaumes de la pénitence, vous vous êtes endormi dans le Seigneur en invoquant la Très Sainte Vierge Marie. Obtenez pour nous aussi, qu’à l’heure de notre mort, nous recevions les saints sacrements, que nous ressentions dans notre cœur un véritable sentiment de contrition et que nous invoquions les doux noms de Jésus et de Marie, dans un esprit de confiance filiale.

Saint Antoine, personne ne vous invoque jamais en vain. Une fois encore je me tourne vers vous, pour que vous m'obteniez du Seigneur Dieu, les grâces dont j'ai grand besoin, et particulièrement ce qui me tient tant à cœur (préciser votre intention personnelle). Vous avez toujours été mon bon et fidèle protecteur. Accueillez, s'il vous plaît, ma demande, pour que grâce à votre intercession, Dieu veuille bien m'exaucer, si elle est sa Volonté. Que le Seigneur augmente ma foi et me garde le cœur ouvert et miséricordieux Par Jésus, le Christ, notre Seigneur ! Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Neuvième jour

Saint Antoine sauvegarde la santé de l’âme et du corps

 

Saint Antoine, tout au long de votre vie, vous avez défendu constamment la vérité de la foi catholique contre tous les faux prêches des hérétiques, qui vous surnommaient le «marteau». Continuez à protéger, du ciel, l’Eglise de Jésus-Christ, à la défendre de ses ennemis et à prier afin que ceux qui vivent dans les ténèbres de l’erreur reçoivent la lumière pour embrasser la vérité et que ceux qui ont déjà reçu le don de la foi la protègent avec un soin jaloux. Saint Antoine, vous avez reçu de Dieu le don de soigner non seulement la santé des âmes en les libérant du péché mais également les corps en les guérissant miraculeusement de leurs infirmités, priez le Seigneur pour qu’Il éloigne de nous les calamités, les maladies, les souffrances ainsi que tous les maux physiques et pour qu’Il fasse toujours de nous les temples vivants de l’Esprit Saint.

Saint Antoine, depuis plus de dix siècles, le monde chrétien tout entier vous vénère. Riche dès la naissance, vous avez tout abandonné pour vivre pauvre et vous êtes entré chez les Franciscains après avoir étudié les sciences sacrées. Mais par humilité, vous avez caché vos grandes connaissances et vos frères religieux ne les ont connues que lorsque saint François vous a donné l'ordre de prêcher partout la Vérité de Dieu. Dès lors, votre parole a converti des multitudes. Vous aimiez tellement le Seigneur que vous désiriez le martyre et le Seigneur vous a accordé la maladie ! A 36 ans, brûlant d'amour pour Dieu, épuisé par votre ministère, vous êtes mort en chantant un dernier cantique à la Sainte Vierge. Moins d'un an après, l'Eglise vous a canonisé, tant étaient nombreux les prodiges qui ont marqué votre vie et qui se sont poursuivis après votre mort. Vous savez la grâce dont j’ai besoin (préciser votre intention personnelle). Je vous en fais la demande pour que vous intercédiez auprès du Bon Dieu pour moi. Mais je désire surtout la force d'accomplir, dans la sérénité de l'âme et du cœur, la volonté de Dieu.

Obtenez-moi ô saint Antoine, une foi, sûre et joyeuse qui illumine ma vie et aide les autres. Obtenez-moi de me détacher de ce qui peut nuire à ma marche vers le Père des Cieux, « Lumière de la vie » et « source de toute consolation ». Il y a plus malheureux que moi, aidez-moi, à votre exemple, à les soulager. Que mon âme, mon cœur, ma bourse ne se ferment jamais aux besoins des autres. Que ma maison soit ouverte, mon évangile vivant, et que je partage mon pain. Je le demande au Seigneur, par votre intermédiaire, ô grand saint Antoine, pour son amour et pour sa gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

 

Prières quotidiennes

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Litanies de saint Antoine de Padoue


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, du haut des cieux, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité-Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, conçue sans la tache originelle, priez pour nous.

Saint Antoine de Padoue, …

Saint Antoine, gloire de l'Ordre séraphique, …

Saint Antoine, arche du Testament, …

Saint Antoine, sanctuaire de la céleste Sagesse, …

Saint Antoine, foulant aux pieds les vanités du monde, …

Saint Antoine, vainqueur de la concupiscence, …

Saint Antoine, ami de la pénitence, …

Saint Antoine, miroir d'obéissance, …

Saint Antoine, perle de pauvreté, …

Saint Antoine, lis de céleste pureté, …

Saint Antoine, type d'humilité, …

Saint Antoine, amateur passionné de la croix, …

Saint Antoine, martyr de désir, …

Saint Antoine, fournaise de charité, ...

Saint Antoine, zélateur de la justice, ...

Saint Antoine, apôtre de l'Evangile, ...

Saint Antoine, marteau des hérétiques, ...

Saint Antoine, lumière éclairant les pécheurs, ...

Saint Antoine, effroi des infidèles, ...

Saint Antoine, modèle des parfaits, ...

Saint Antoine, consolateur des affligés, ...

Saint Antoine, vengeur du crime, ...

Saint Antoine, défenseur de l'innocence, ...

Saint Antoine, libérateur des captifs, ...

Saint Antoine, guide des voyageurs, ...

Saint Antoine, guérisseur des malades, ...

Saint Antoine, semeur de miracles, ...

Saint Antoine, qui rendez la parole aux muets, ...

Saint Antoine, qui donnez l'ouïe aux sourds, ...

Saint Antoine, qui rendez la vue aux aveugles, ...

Saint Antoine, qui redressez les boiteux, ...

Saint Antoine, qui chassez les démons, ...

Saint Antoine, qui faites retrouver les choses perdues, ...

Saint Antoine, qui domptez la fureur des tyrans. ...

Des embûches du démon, saint Antoine, délivrez-nous.

De la foudre et de l'orage, saint Antoine, délivrez-nous.

Par votre intercession, saint Antoine, protégez-nous.

Dans tout le cours de notre vie, saint Antoine, protégez-nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

V. Saint Antoine, priez pour nous.

R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Seigneur, faites, nous vous en supplions, que le bienheureux Antoine, votre illustre confesseur, secoure votre peuple par sa fervente et continuelle intercession, qu'il nous rende dignes maintenant de votre grâce, et nous donne les joies éternelles de la vie future. Par le Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Cette neuvaine est disponible en CD auprès de la Librairie d’Etoile Notre Dame

 

St Antoine de Padoue A4

 

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30 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Trente-et-unième jour

Triomphe

 

L’histoire des Saints ne finit pas à leur mort, elle s‘étend au delà, parce qu’elle plonge ses racines dans une autre vie d’où le Seigneur manifeste ici-bas leur gloire. Ainsi en est-il de celle de Claire la Sainte, de l'illustre vierge que nous avons suivie pas à pas, durant le cours de son pèlerinage terrestre. Maintenant, ou la découvrir sinon dans les régions de l'immortalité, à travers le sillon tout illuminé encore des feux de son passage ?…

Mais avant de parler de sa gloire et de sa puissance au ciel, racontons les obsèques triomphantes de la séraphique vierge.

A ce mot : « Claire est morte ! » toute la ville d’Assise se porte a son humble couvent. « La Sainte est morte ! Elle est au ciel ! Elle prie pour nous ! » Telles étaient les paroles qu'on entendait de toutes parts dans la cité et aux environs, tant la réputation de sa sainteté était fondée et universelle.

Avant même qu'elle fût ensevelie, on eut quelque raison de craindre que ses restes mortels ne fussent, par motif d’une ambition sainte, l’objet d’un pieux larcin. La municipalité d’Assise, revendiquant les droits de la cité, fit par prudence cerner le monastère pour garantir à la bonne ville de François la possession d’un aussi précieux trésor.

Prévenu avec sa cour du décès de Claire, le pape innocent IV prit aussitôt le chemin d’Assise, tenant à présider lui-même ses funérailles.

Elles furent, comme on pouvait s’y attendre, un éclatant triomphe. En présence de ses cardinaux et d'un nombreux clergé, le pape témoigna hautement de sa foi et de sa ferme conviction en la sainteté de la morte et, un an plus tard, comme nous allons le dire tout à l‘heure, Alexandre IV l’inscrivait au catalogue des Saints.

De nombreux miracles avaient témoigné en effet de la sainteté de Claire ; les chroniques en foisonnent ; il est parlé d’aveugles et de paralytiques guéris, d’aliénés furieux recouvrant leur raison, d’enfants, petits et grands, que la Sainte ramène des portes du tombeau.

Citons en particulier la guérison d’un pauvre enfant paralytique, due à son merveilleux crédit. Les parents, en sollicitant la guérison de leur fils, si tristement infirme, avaient promis d’en faire le Chevalier de la Sainte, expression de l'époque, si celle-ci rendait la vigueur à ses pauvres membres inertes. Claire guérit l’enfant et le petit Chevalier de la Sainte vole d'un bond à son tombeau pour l’en remercier avec ses parents.

Un autre enfant, emporté par un loup furieux, échappe à sa voracité au moment même où la mère désespérée du pauvre petit, déjà entre les dents du loup, appelle Claire à son secours.

Ces miracles et bien d'autres portaient au loin, dans l’Italie et ailleurs, la. réputation de sainteté de l’illustre Abbesse envolée, et le jour vint bientôt où le Siège-Apostolique se prononça en ce point et décerna à l’admirable Princesse des Pauvres, à l’incomparable Duchesse des Humbles les honneurs de la canonisation. Ce fut le jour anniversaire de son bienheureux trépas, 11 août 1254. Sa fête fut fixée au lendemain, douzième jour du mois d'août. Six ans plus tard, les restes mortels de la Sainte, merveilleusement conservés, étaient transférés à l'église récemment bâtie pour es recevoir, l’église de Sainte Claire à Assise.

Pendant six longs siècles, le corps de la Séraphique Vierge reposa invisible dans le massif tombeau qui le renfermait. Mais le jour vint, où brille à nouveau au regard des hommes cette « pure lumière destinée à illuminer le monde ». Le trente août 1850, après sept grandes journées de recherches et de travaux, Claire fut retrouvée dans son antique et glorieux cercueil. Aujourd’hui, les restes précieux de la sainte reposent dans sa crypte solitaire, et autour de sa châsse bénie, veille comme une légion d’anges l’heureuse tribu de ses enfants...


Laus Deo !


Réflexions et Avis

 

En terminant ce beau mois passé en la douce compagnie de sainte Claire, nourris de ses exemples et des sentiments de son cœur, prenons aujourd'hui à ses pieds la grande et sainte résolution de travailler à notre sanctification avec une nouvelle ardeur.

La générosité et de constants efforts sont indispensables en ce point. La sainteté, comme on l’a vu pour Claire, est l‘œuvre de notre travail, et chacun de nous l’avance et la perfectionne dans la mesure de l’attrait qui l'y attire et de l'ardeur qu’il y déploie.

Rappelez-vous, âme pieuse, que le Ciel ne s’obtient que par la vertu et la vertu ne s’acquiert que par le combat. Quiconque aspire à la sainteté doit s’armer de courage, combattre sans trêve ses inclinations perverses, s’élever au-dessus de soi-même et tendre à s'unir à Dieu de plus en plus. Telle fut la sublime et divine théorie des saints. Qu’elle soit aussi la nôtre ! Comme eux, tournons vers les trésors de la grâce toutes nos aspirations, la moindre parcelle de ceux-ci vaut mieux que tout l'or du monde, et l'âme qui s'attache à les acquérir n'y goûte-t-elle pas joie et consolation ? S’il en est autrement parfois et que la vertu ne nous présente qu’aspérités et rabats, ne vaut-il pas mieux, dit saint Jérôme, combattre un peu de temps, se retrancher, demeurer sous les armes, se fatiguer sous la cuirasse et goûter ensuite les fruits de la victoire, que de s'engager dans une peine éternelle pour s'affranchir de celle qui n’est que passagère et ne dure qu’un temps ?


Avis des Saints

 

« Si vous aimez la terre vous devenez terrestres, si vous aimez le ciel, vous devenez célestes ; si vous aimez Dieu, vous vous rapprochez-de Dieu » (Saint Augustin). « Réjouissez-Vous à la pensée que tant de millions d'anges et de saints aiment Dieu parfaitement » (Saint Alphonse de Liguori). « Ne vous attachez pas à cette terre qui fuit sans cesse sous vos pas, élevez plus haut vos affections et vos espérances. Sursum corda ! »(Saint Pierre Chanel).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Claire-Isabelle Fornari, vierge de son Ordre (1697-1744)

 

Encore une de ces âmes ardentes que consume l'amour de Dieu et la soif de souffrir pour lui. L’amour divin fut tel en la chère Bienheureuse qu'il se forma à l'endroit de son cœur une blessure profonde. De cette plaie mystérieuse sortaient quelquefois des flammes véritables, réelles, qui consumaient à cet endroit la robe et même le scapulaire de la sainte Clarisse. D’autres fois, il s'en échappait des rayons d'une lumière resplendissante et un parfum céleste qui remplissait tout le monastère. Le cœur même de la Bienheureuse était transpercé de trois clous et de nombreuses épines dont les pointes acérées s’apercevaient aisément à travers la blessure et lui causaient d'indicibles douleurs. Jésus, son adorable Epoux, l'associa d'une façon merveilleuse aux douleurs de sa Passion. Elle eut les stigmates de ses plaies aux pieds, aux mains et dans son côté. Notre-Seigneur lui départit en même temps que ses douleurs d’ineffables consolations qui ravirent son âme : Extases, visions, faveurs extraordinaires, Claire-Isabelle eut tout cela à l’égal des saints les plus favorisés.

 

Pratique : La persévérance. S'exciter aux sacrifices qu’elle exige par les récompenses du Ciel.


Prière


En terminant ce mois béni, ô Séraphique Mère, je me consacre à vous. Étendez sur moi votre ineffable protection et daignez en favoriser aussi tous ceux qui me sont chers. Préservez-nous du pêché, le plus grand de tous les maux. Obtenez-nous de servir fidèlement le Seigneur, de mourir dans son saint amour, afin de.l‘aimer et de le glorifier éternellement avec vous dans le Ciel. Ainsi soit-il !

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Fin du Mois de Sainte Claire

 

Prochain Mois de Dévotion : Mois de Jésus Naissant, rendez-vous le 30 novembre

 

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Appel

J'ai découvert l'existence de ce très beau mois de Sainte Claire, cette année, que j'ai entièrement scanné à la bibliothèque municipale de Bordeaux, alors que j'y effectuait des recherches sur le passé franciscain de la ville, ainsi que de la Gironde et de l'Aquitaine. Ce livre a été publié au Monastère de l'Avé Maria de Talence (dans lequel vécut et mourut la Bienheureuse Marie Céline de la Présentation (+ en 1897, béatifiée à Bordeaux en 2007).

Cet ouvrage n'a pas été réédité depuis près de 90 ans. Je lance donc un appel à un éditeur qui serait éventuellement intéressé pour le publier en version papier. Merci de me recontacter si cela vous intéresse à franck.monvoisin.33@gmail.com

F.Monvoisin Rédacteur du blog Images Saintes,

laïc consacré.

29 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

Transitus de Sainte Claire

Trentième jour

Sainte mort


L’heure était venue pour la chère Bienheureuse de déployer ses ailes et de prendre, ravie, son essor vers les Cieux. Que pouvait, bien être la mort pour une telle âme, sinon un joyeux, départ vers l’immortelle patrie ?

Toujours mue, cependant, par une humilité profonde, Claire ne cessait de s'anéantir et de se confondre devant les bontés du Seigneur. Elle se disait indigne, mille fois indigne, des grâces qu’elle en avait reçues, de celles qu’il lui réservait encore... Elle le suppliait de lui faire miséricorde, d’oublier son indignité… À l’entendre on eût cru qu’elle avait à la récompense moins de droit que tout autre, son humilité ne cessant de redire qu’elle n'avait rien fait qui pût mériter le ciel.

C'est dans ces sentiments qu’elle supplie humblement le pape Innocent IV, qui était venu la visiter, de vouloir bien lui accorder l’indulgence plénière. Le grand pontife, qui n’ignorait pas quelle était la sainteté de Claire, ne put s'empêcher de répondre : « Ah ! Ma très chère sœur, que nous serions heureux nous-même si notre âme n’avait pas un plus grand besoin de ce pardon ».

Après le départ du souverain Pontife, Claire ne se lassait pas de remercier le Seigneur. « Quelles grâces j’ai reçues aujourd‘hui, disait-elle à ses filles, Jésus-Christ lui-même est venu à moi et son Vicaire a daigné me visiter. Aidez-moi a remercier le ciel de cette faveur ».

Ayant appris à Florence la fin prochaine de sa sœur, Agnès, en toute hâte et sans qu’on l’attendit, arrive à Saint-Damien. La Sainte en témoigne sa joie par un, ineffable sourire. Mais la tendre Agnès, prés de ce lit de mort, ne pouvait comprimer ses sanglots… Son cœur se brisait de douleur en face de cette sœur chérie, sa Mère selon le cœur, que Dieu lui réclamait…

« Ô Mère, lui disait-elle, puisque vous nous quittez, obtenez-moi la joie de vous suivre »... « Vous l'aurez, sœur chérie, lui répondit la sainte, et même une autre auparavant que vous ne sauriez prévoir... mais que notre Dieu infiniment bon daigne vous réserver ». Elle parlait des miracles qui devaient s’accomplir sur son tombeau et de la grande consolation qu'aurait Agnès d’assister aux premiers honneurs rendus à sa mémoire. Or, tout arriva.comme l’avait prédit la sainte, et trois mois après, Agnès d’Assise allait rejoindre au ciel celle qui l’y avait précédée et dont les vertus séraphiques lui en avaient tracé si glorieusement la voie.

La Bulle de confirmation, tant désirée, arriva de Rome trois jours avant la mort de la sainte Abbesse. Ce fut pour la Fondatrice une indicible consolation.

Claire, sur son lit de mort, dicte son testament spirituel et bénit ses filles, rassemblées autour d’elle. Puis on l’entend parler du Roi de Gloire, de l'adorable Epoux, qui, à cette heure suprême, daignait se rendre visible à ses yeux. « Le voyez-vous aussi, ma fille, dit-elle à une de ses religieuses présentes, voyez-vous aussi le Roi de gloire comme je le vois ?... »

Alors, dans le sentiment d’une confiance sans borne, ses lèvres murmurent : « Partons, mon âme, allons, sache que tu as un bon viatique qui t'accompagne, un excellent guide pour te montrer la voie. Ne crains rien, sois tranquille, car celui qui est ton Créateur t'a sanctifiée et a toujours veillé sur toi avec le tendre amour d’une mère pour son enfant. Vous, ô Seigneur, soyez béni de ce que vous m’avez créée ! »

À ce moment pénètre dans la cellule de la mourante une longue procession de vierges vêtues de blanc et portant sur la tête une couronne d'or. L‘une d’elles, qui semblait en être la reine, les surpassait toutes en éclat et en beauté. Elle approche de la sainte mourante et s’inclinant vers elle la baise tendrement.

Claire avait reçu le baiser de la Reine des Anges, et l’auguste Marie lui avait annoncé le ciel pour le lendemain. La vision disparut aux yeux des religieuses, mais elle resta visible à ceux de la Sainte, qui en jouit illuminée et dans une extase d'amour jusqu’à sa dernière heure. Le lendemain matin, onzième jour d’août 1253, dans les bras et le baiser de Marie, la vierge d’Assise exhala son dernier soupir.

 

Réflexions et Avis


La mort des Saints est précieuse devant Dieu ! (Psaume 165) Qu’elle est belle celle de la vierge d’Assise protégée par la Reine des Anges et illuminée de célestes clartés ! La vie entière de l’admirable Sainte avait été un perpétuel holocauste, un acte d'amour incessant pour le Seigneur, sa mort ne pouvait être que le couronnement d’une telle vie et le commencement des joies sans fin qu’elle lui avait méritées. Douce et heureuse réalisation de cette parole de la Sainte à l'une de ses filles les plus chères, Agnès de Prague : « Oh ! L'heureux échange, ma douce fille, laisser l'ombre pour la lumière, les biens terrestres pour les biens éternels, mériter les choses célestes par le sacrifice des choses du monde, gagner cent pour un et mériter sans fin la vie bienheureuse ».

Pour tous, qui que nous soyons, la mort est l'écho de la vie ! On meurt comme on a vécu. Vivons donc comme les Saints, dans la grâce et l’amitié de Dieu, et nous mourrons comme eux dans le baiser du Seigneur, c’est-à-dire l’âme en paix, le cœur en joie, heureux de quitter la vallée des ombres pour nous élancer vers les régions de l’immortelle Splendeur. Douce et heureuse mort que celle qui n'éteint l’étoile assombrie de la vie que pour la rallumer ardente, brillante et inextinguible au feu de cette lumière divine qui brille éternellement.


Avis des Saints

 

« Travaillons pour la vie, qui ne finit pas » (Saint Augustin). « Souvenez-vous que le temps du travail et des souffrances est court et qu'au contraire éternel est le bonheur qui nous est préparé ».(Sainte Claire d’Assise). « Si nous voulons mourir en paix, que notre vie ne soit plus qu’une mort continuelle » (Sainte Véronique Giuliani). « La vie, songez-y bien, n’est qu’une rapide traversée sur la planche-du temps à l'éternité » (Saint Pierre Chanel).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Marie Madeleine Martinengo, vierge de son Ordre (1687-1737)

 

Plus admirable qu’imitable est la vie de cette grande Sainte. Dès les premières années de sa vie religieuse, étant tombée malade, elle demanda à Dieu la santé du corps, non. pour en goûter les précieux avantages mais pour se livrer en secret à des austérités effrayantes, dont la seule pensée fait frémir... Le monde ne comprendra jamais cet amour des souffrances et cette soif d’expiation... Mais la passion de Jésus explique tout !!! car les Saints ont hérité de son zèle pour réparer les outrages commis envers Dieu et de son amour pour le salut des âmes. D’insignes prodiges attestèrent la sainteté de cette vie pénitente et immaculée de la bienheureuse Martinengo, et la communauté entière vit un jour la sainte Hostie s‘échapper des mains du prêtre, lorsqu‘il s’avançait pour distribuer la sainte communion et s’envoler jusque sur les lèvres de la chère Bienheureuse, affamée de ce Pain de Vie.


Pratique : supplier la très sainte Vierge de nous assister à notre heure dernière.


Prière


Céleste Envolée d’ici-bas, Fleur immortelle et bénie, Claire, oh ! de grâce, obtenez-moi une sainte et heureuse mort. Je la demande au nom de celle de jésus et en souvenir des joies et des consolations dont votre âme fut inondée à l'heure de la vôtre. Ainsi soit-il.

 

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28 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Vingt-neuvième jour

Dernières années

 

La vie de notre glorieuse Mère fut une suite de longues souffrances. L’amour de la pénitence en avait fait une victime volontaire, la maladie en fit une martyre généreuse. Parmi les dons inestimables que lui avait départis son amour jésus, Notre-Seigneur, n’avait pas omis celui de sa croix. L’épouse du Christ l’estimait au-dessus de tous et l'appréciait plus que tout l’or et toutes les joies du monde. Aussi durant les vingt-huit années de cette vie languissante qu’elle eut à soutenir, Claire nous apparaît-elle sur son lit de souffrance comme une admirable crucifiée. La sainte Mère ne semblait vivre et se soutenir que par miracle tant ses douleurs étaient tenaces et continues. « La fièvre, qui ne la quittait jamais, l’avait desséchée jusqu’aux os, des mortifications perpétuelles avaient énervé toutes ses forces, le pesant fardeau du gouvernement de son monastère et les soucis continuels que lui donnait son Ordre, déjà si répandu, oppressaient son cœur, et néanmoins, c’était précisément quand ses forces semblaient devoir succomber que son esprit apparaissait avec une vigueur nouvelle, semblable au palmier dont la tête s’élève plus verdoyante vers le ciel à mesure que le terrain où s’enfoncent ses racines est battu davantage ». (Vie de Sainte Claire par J. de Madrid).

Il est impossible, ont dit ses historiens, de se faire une idée de la patience de notre sainte au milieu de tant de souffrances. Jamais front plus serein, intérieur plus calme, cœur plus résigné que le sien. Jamais, la plus légère plainte, nl le plus léger soupir ne s’échappait de ses lèvres, au contraire, c'était sans cesse l’hymne de l’abandon et de l’action de grâces qu’elle faisait monter vers le ciel répétant, du fond du cœur, le Fiat le plus entier aux vouloirs divins et se proclamant heureuse, et mille fois heureuse, d'avoir à porter la croix à la suite de son bien-aimé Sauveur.

L’an 1251, l’état de la vénérée malade s'était aggravé sensiblement et l’on crut même que ses derniers jours étaient arrivés.

Les religieuses fondaient en larmes et n'avaient plus aucun espoir, quand, tout à coup, un oracle du ciel, dont l’écho, leur parvint de Saint Ange du Panso, leur annonça, ô bonheur ! que leur bienheureuse Mère ne les quitterait pas encore et qu'elles auraient encore la joie de la posséder quelque temps de plus. Une religieuse bénédictine du monastère de Saint-Ange l’avait appris par une vision qu'elle raconta ainsi : « J’ai vu la sainte abbesse montante et autour d’elle ses filles éplorées... Tout à-coup apparu une dame, belle comme pas une et majestueuse comme une reine. Elle s’est mise à consoler les religieuses en leur disant de ne pas pleurer comme si elle était morte celle qui devait vivre encore quelque temps au milieu d’elles, et la belle dame avait ajouté : « Rassurez-vous donc, chères enfants, votre Mère ne vous quittera pas avant que le Seigneur lui ait apparu avec ses disciples ». En effet, la sainte agonisante revint des portes du tombeau et vécut deux années encore.

A la nouvelle de son état désespéré, le cardinal Raynald s’était empressé d'accourir à Saint Damien, et sur les instances de la Sainte, il lui avait administré les derniers sacrements. Claire, profitant de la présence de l'éminent cardinal auprès de son lit de mort, lui demanda la plus grande faveur qu’elle put désirer ici-bas : celle de voir la règle de son Ordre approuvée solennellement par le Saint-Siège. C'était réclamer le privilège authentique et définitif de la pauvreté absolue. Claire fondait en larmes en renouvelant sa requête, et le bon Cardinal, profondément ému, lui promit de s’en occuper...


Réflexions et Avis


Comme sainte Claire, étudions Jésus souffrant et nous apprendrons à souffrir. La vue de Jésus en croix soutient l’âme au sein de l'épreuve et lui donne la force de tout souffrir pour son amour. « Plantez dans votre coeur Jésus crucifié, dit un pieux auteur, et toutes les croix de ce monde vous sembleront des roses. Voudrions-nous n’avoir rien à mettre au pied de la croix ? Mettons-y du moins un cœur pénitent et résigné. L’aliment de la vertu, c’est la croix. Demandez à Dieu l'amour de la croix et des souffrances. Les souffrances sont le creuset dans lequel l’âme se purifie. Malheur à nous, si nous cherchons une autre nourriture que la croix, ce doit être notre aliment perpétuel. Goûtez avec douceur les amertumes de la croix, immolez-vous a la croix, comme une victime d’amour.

L'amour divin conduit au Calvaire. Heureuse l’âme qui s'y laisse conduire et immoler. Allez reprendre du courage au pied de la croix, là vous trouverez de la consolation, de la paix, du repos ; de l'amour, des forces, de l'espérance. On trouve tout au pied de la croix. Dans la croix est le salut et la vie ».

Si de tels sentiments sont les vôtres, âme pieuse,.vos peines seront consolées et vous trouverez la force de faire bon accueil à l'épreuve de quelque nature qu’elle soit lorsqu’elle s’appesantira sur vous.


Avis des Saints

 

« Pécheurs que nous sommes, nous devons marcher par la voie de la croix et de la passion pour aller au ciel » (Saint François d’Assise). « Si vous souffrez avec Jésus-Christ, vous serez aussi glorifiée avec lui ; si vous pleurez avec lui, vous vous réjouirez aussi avec lui ; si vous demeurez avec lui sur la croix, vous goûterez avec lui les douceurs célestes qu’il vous a promises » (Sainte Claire à Sainte Agnès de Prague). « Commencez par étudier le livre du crucifix. Là vous apprendrez toutes sortes de vertus » (Sainte Véronique Giuliani).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

Sainte Véronique Giuliani, vierge de son Ordre (1660-1727)


Son enfance et sa jeunesse furent marquées de grâces extraordinaires, préludes des faveurs sans mesure, qu’elle devait recevoir durant le cours de sa vie religieuse. La ferveur de Véronique fut telle, au commencement, qu‘elle pratiqua toutes les vertus religieuses à un degré héroïque. Le Sauveur l‘avait préparée par cette fidélité à recevoir des grâces plus insignes. Peu de Saints ont reçu des faveurs aussi extraordinaires que sainte Véronique Giuliani. Elle a réuni dans sa vie tous les prodiges qui ont illustré sainte Catherine de Sienne, sainte Marie-Madeleine de Pazzi, sainte Thérèse, sainte Catherine de Ricci, sainte Claire de Montefalco et d'autres âmes privilégiées, qui sont la gloire de l'Ordre. Elle eut comme notre séraphique Père saint François, l'empreinte des stigmates de Notre-Seigneur.


Pratique : dans nos peines et dans nos souffrances, chercher farce et courage au pied de la croix.

 

Prière

 

Ô douce sainte Claire, victime choisie et compagne inséparable de Jésus souffrant, rivez à jamais près de lui au pied de sa croix sanglante mon esprit, mon âme et mon cœur. J'aspire comme vous à gravir le calvaire et à y vivre dans la contemplation assidue de notre Amour crucifié. Ainsi soit-il.

 

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27 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Vingt-huitième jour

Sa dévotion l’Eucharistie


Il faudrait la plume d’un Séraphin pour en décrire la flamme, et rien ne peut, ce semble, en donner une plus juste idée que son ardente Foi. Une foi ardente, embrasée, incommensurable à nos yeux, tel fut le merveilleux secret de la dévotion tendre et affectueuse de sainte Claire pour le mystère de l’Eucharistie.

Savoir Jésus-Christ présent au saint Tabernacle, avoir l’ineffable joie de l'y trouver, contempler, posséder, quel bonheur pour l'âme ravie de notre Sainte !

« Mon Dieu est là ! » se disait-elle, et dans la “flamme de cet acte de foi, tout s’embrasait dans l’âme et dans le cœur de cette fervente adoratrice de Jésus-Hostie. Au pied du saint Autel, elle eût voulu dresser sa tente et fixer son séjour à jamais. Les heures s’y écoulaient, rapides et toute célestes.

L'Eucharistie avait pour elle de si puissants attraits qu‘elle eût voulu s’éterniser au pied du Tabernacle et ne plus quitter cette délicieuse oasis, son Paradis ici-bas. Plus elle y demeurait, plus elle s‘en arrachait avec peine, plus elle y revenait, empressée, altérée, avide…

Quant à la sainte Communion, elle en avait faim et soit l Aussi ardente que le Prophète-Roi dans son amour, la vierge séraphique aimait à soupirer avec lui ces paroles brillantes : « Sitivit in te anima mea... Mon âme a soif de vous », ô le Dieu de ma vie, et mon cœur et ma chair en combien de membres... » Les jours qu’elle avait le bonheur de recevoir son Dieu, étaient pour elle des jours du Ciel. Qui dira ce qu’était sa préparation ? le soin qu'elle y apportait, les désirs qui l‘embrasaient, l’amour qui la consumait ?

Aussi, de quelles faveurs. de quelles consolations la comblait Jésus ! Un matin, après avoir communié, une de ses filles, sœur Francisca, l’aperçut tenant dans ses bras l’Enfant-Jésus qui la caressait. Une autre fois, c’était de l'Hostie même que lui apparaissait le divin Enfant, la saluant de sa tête blonde, lui souriant de sa bouche et faisant couler dans son âme un torrent de joie.

Mais le plus merveilleux prodige que signale l’histoire est le suivant :

« En 1240, une armée de vingt mille Sarrasins lancée par Frédéric Il, dans la vallée de Spolète, y jetait l’épouvante et l’effroi. Ils arrivent à Assise... et voilà que, durant une nuit sombre et noire, la horde barbare se porte à Saint-Damien, qu’elle brûle d‘envahir... Déjà les soldats escaladent les murs du monastère, poussant d’affreux hurlements que répercutent tous les échos. Les filles de Claire sont terrorisées et se réfugient en tremblant auprès de leur mère.

Celle-ci, inspirée par sa foi, fait placer devant la porte intérieure du monastère le Très-Saint-Sacrement, et supplie Notre-Seigneur, dans cette extrémité, de protéger ses humbles servantes : « Ego vos semper custodiam ! » répond aussitôt du cœur de l’Hostie le divin Pasteur imploré : « A votre garde je veillerai toujours ! »

Forte d'une telle protection, Claire alors prend dans ses mains virginales la pyxide d’ivoire où était renfermée la divine Hostie et la présente aux Sarrasins sauvages. Ô prodige ! La panique aussitôt s’empare des assiégeants, une lumière éclatante-les éblouit, une main surnaturelle les repousse et tous s’enfuient épouvantés…


Réflexions et Avis


L’Eucharistie ! Quelle merveilleuse invention de l’amour divin ! quel don ! Quelle ineffable preuve de la charité de Dieu pour nous ! Notre bien-aimé Sauveur pouvait-il, au de-là, pousser l'excès de sa bonté et de son dévouement ? Tout Dieu qu’il est, eût-il pu imaginer rien de plus tendre, de plus grand, de plus fort, de plus délicieux qu’une telle merveille d’amour, l’ineffable merveille de la divine Eucharistie. Aussi, de quelle âme reconnaissante devons-nous l’envisager, l’admirer, l’adorer, en remercier Jésus !…

Par l‘Eucharistie, Notre-Seigneur vit au milieu de nous. Nous l'y possédons en permanence et sans crainte de le voir nous quitter jamais. N'a-t-il pas dit lui même, comme pour rassurer notre amour en ce point : « Ne craignez pas que je vous quitte. Voici que je suis avez vous jusqu’à la consommation des siècles ». (Mat 28, 20).

Après une telle assurance, avec foi parfaite, absolue qui nous y fait croire et dans le doux élan de tendresse qui nous transporte vers Jésus, comment ne pas trouver à ses pieds bonheur, repos, allégresse et toute chose ?…

Non ! l’âme ne peut rêver douceur plus tendre, joies plus pures et plus délicieuses que celles que fait rayonner sur elle la Sainte Eucharistie.

Voilà pourquoi, bien convaincus d'une telle vérité, heureux favorisés d'un tel bonheur, nous le proclamons hautement! Grâce à l‘Eucharistie, la terre n’est plus l’exil, mais un Ciel anticipé où nous avons Dieu, où chacun peut, joie indicible ! l’approcher, lui parler, demeurer près de lui dans le sentiment d’un amour qui chasse la crainte.

Que l'ineffable dévotion au Très Saint-Sacrement soit nos plus chères délices. Trouvons nos meilleures joies à venir au pied du Tabernacle, puisque le Dieu Sauveur y réside et que son Cœur nous y appelle : « Magister adest et vocat te : Le Maître est là et il vous appelle ». Âme pieuse, hâtez-vous, ne laissez pas le divin solitaire vous appeler en vain et faire encore à votre sujet la douloureuse expérience de cette navrante parole : « J'ai appelé et attendu un consolateur, et il ne s'en est point trouvé (Psaume 68)... et ma solitude est demeurée déserte...


Avis des Saints

 

« Aimons, oh ! aimons Jésus-Christ, attachons-nous à ses embrassements et tout ce qui est difficile nous paraîtra facile » (Saint Bonaventure). « Voulez-vous faire plaisir à Jésus-Christ, quand vous le visitez ? Répandez-vous en actes d'amour et surtout offrez-vous à lui sans partage » (Saint Alphonse de Liguori). « Vivez de telle sorte que vous méritiez de communier tous les jours » (Saint Augustin).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

Sainte Camilla Battista de Varano, vierge de son Ordre (1458-1527)


La dévotion à la Passion de Notre Seigneur fut le, principe des faveurs de Dieu sur son âme. Jeune encore, elle s'était engagée à verser tous les vendredis une lame sur la Passion. Pour l’attirer à lui, Notre-Seigneur lui montra son nom écrit en lettres d’or dans son divin Cœur. Entrée au monastère d’Urbino, Battista s’y livra tout entière à l’amour de son Dieu. Le sentiment des souffrances de Jésus crucifié était si vif et si permanent dans son cœur qu’elle ne pouvait plus voir sans frissonner tenailles, échelle, clou ou marteau... Altérée du calice de la Passion, elle avait soit de souffrances et ne cessait d‘en demander à Dieu. Les faveurs célestes se multipliaient en faveur de cette âme généreuse. Une fois, elle jouit durant quinze jours de la présence presque habituelle de sainte Claire.

 

Pratique : un grand amour envers l’Eucharistie.


Prière


Que j’hérite, ô glorieuse Mère, de votre ardent amour pour Jésus-Hostie et que ma vie, comme la vôtre, soit une adoration incessante, un acte perpétuel d’amour à ce grand mystère. Ô sainte Claire, obtenez-moi d’aller toujours au pied du Tabernacle avec la confiance et l'amour qui obtiennent des prodiges. Ainsi soit-il.

 

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26 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Vingt-septième jour

Sa dévotion à la Passion


Fille du séraphin d’Assise qui portait sur sa chair sanglante les stigmates de Jésus-Christ, Claire les avait au fond de son cœur. Pouvait-elle ne pas_ressentir d’une façon intime et permanente les douleurs de la Passion. elle qui vivait perpétuellement du souvenir de Jésus en Croix, de ses plaies et de ses souffrances ?...

« Tous les jours, elle consacrait plusieurs heures à méditer sur les douleurs de Jésus. Elle ne pouvait presque ni s’en occuper ou les rappeler à ses compagnes sans verser d'abondantes larmes. Elle avait, dit le bienheureux évêque de Porto, un attrait particulier pour l’office de Sexte et de None, parce que l'un rappelle le crucifiement, l’autre la mort du divin Agneau. Elle ne se bornait pas à la récitation de l’office ecclésiastique auquel les religieuses de Saint-Damien étaient déjà tenues ; elle disait encore fréquemment celui de la Croix que son glorieux Père avait composé, ainsi que la prière en l’honneur des cinq Plaies qu'elle entremêlait d'intarissables larmes... Elle cachait constamment sous sa pauvre tunique un cordon formé de treize nœuds, comme un mémorial secret des coups et des blessures de son bon Maître. Inconsolable toutes les fois qu’elle pensait au mépris que font les hommes de son sang précieux, elle aurait volontiers répandu le sien jusqu'à la dernière goutte pour le salut de ces ingrats et pour dédommager Notre-Seigneur de leur mépris et de leur indifférence... »

La Passion de Jésus-Christ était aussi le sujet touchant de ses pieux entretiens avec ses compagnes. C’était, comme dit l’abbé Demore. le livre choisi, l’unique, on peut dire, qu’elle présentait a ses filles spirituelles. Claire voulait qu’elles y étudiassent l'amour infini du Sauveur et les obligations de la reconnaissance envers lui. La Passion de Jésus, voilà donc le livre ouvert constamment au regard de Claire et de ses filles... La croix ! Voilà le miroir sans tache dont elle ne détournait jamais les yeux… Les souffrances d'un Dieu ! Voilà l’objet habituel de leurs pensées et de leurs affections... ses plaies entr'ouvertes leur plus doux asile... sa pauvreté leurs richesses, sa couronne d'épines, leur diadème de gloire.

« Je vous en conjure, mes très chères sœurs, disait souvent la sainte Abbesse a ses filles, ne perdez jamais de vue la Passion du Sauveur ; ayez-la constamment présente à la mémoire et faites en sorte d’en raviver le souvenir dans votre esprit par une méditation continuelle ».

La Sainte elle-même était si embrasée d’amour pour Jésus crucifié qu'elle passait les jour et les nuits à pleurer sur les souffrances du Sauveur. Satan, l'ennemi s’en montrant furieux, Dans sa rage, il mettait tout en œuvre peur l’empêcher de donner cours à ses tendres sentiments de douleur et de compassion. Une fois entre autres, il apparut devant elle la nuit sous une forme hideuse et s’ingénia par toute espèce de raisons fausses à la persuader qu'elle finirait par devenir aveugle et par perdre l’esprit si, elle continuait à pleurer. La Sainte, sans s’émouvoir lui répondit : « Celui qui doit jouir de la lumière éternelle ne saurait être aveugle ». A ces mots, Satan prit la fuite.

La dévotion de Claire a la Passion se manifestait aussi par le signe de la croix au moyen duquel elle faisait de fréquents miracles.


Réflexions et Avis


De l’avis des saints, aucun exercice ne saurait être plus agréable à Dieu et plus avantageux pour l’âme que la méditation des souffrances du Sauveur. Écoutons ce qu'en dit saint Alphonse de Liguori :

« La dévotion à la Passion de Jésus-Christ est la plus utile et la plus affectueuse de toutes les dévotions, c'est la plus agréable à Dieu, celle qui console davantage les pêcheurs et qui inspire plus d'amour. De quelle source recevons-nous tous les biens, sinon de la passion du Sauveur ? D’où nous vient l'espérance du pardon, la force contre les tentations, la confiance d'aller en Paradis, tant de lumières, d’invitations pleines d’amour, de désirs de conversion, sinon de la Passion du Sauveur ? Il avait donc bien raison l’apôtre, de dire anathème à qui n’aime pas Jésus-Christ !

Saint Bonaventure dit qu'il n’y a point de dévotion plus propre à sanctifier une âme que la méditation de la Passion de Jésus-Christ et il nous conseille de la méditer tous les jours, si nous voulons faire du progrès dans l'amour de Dieu. Saint Augustin assure qu'on mérite davantage en versant une seule larme au souvenir de la Passion qu‘en jeûnant continuellement au pain et à l'eau : c’est pour cela que les saints se sont toujours occupés de la Passion du Sauveur. Saint François d’Assise est devenu par là un séraphin ; il pleurait un jour a chaudes larmes ; quelqu'un lui en demanda la cause : « Je pleure, répondit le Saint, les souffrances et les ignominies de mon Sauveur et ce qui m'afflige le plus, c’est que les hommes pour qui il a tout souffert n'y pensent point ». A ces mots, ses larmes augmentèrent, de sorte que celui qui l’avait interrogé se mit aussi à pleurer lui-même. Un agneau qui bêlait, ou tout autre chose qui lui rappelait le souvenir de la Passion suffisait à ce Saint pour lui faire verser des pleurs. Un jour qu‘il était malade, on lui conseilla de se faire lire quelque livre de piété : « Mon livre, répondit-il, c’est Jésus crucifié ». Aussi exhortait-il sans cesse ses religieux à penser toujours à la Passion. Quiconque ne s'enflamme point de l'amour de Dieu en contemplant Jésus en croix ne l'aimera jamais ».

Que la pensée des souffrances de jésus vous soit habituelle. Heureuse l'âme qui en est là ! Dieu se complaît en elle, parce qu’elle-même vit d’un souvenir qui l’honore et le glorifie

 

Avis des Saints


« Ayez toujours devant les yeux la voie humble et pauvre de la Sainte Croix, par laquelle nous a conduit Jésus-Christ, notre Sauveur » (Saint François d’Assise). « Méditez continuellement le mystère de la Passion et les douleurs de la très sainte Vierge au pied de la Croix » (Sainte Claire d’Assise). « Aimez la Croix et marchez constamment dans le chemin du Calvaire ». (Sainte Catherine de Bologne).

 

Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique


La Bienheureuse Paule de Montaldi, vierge de son Ordre (1443-1514).


Toute jeune encore, le peuple l'appelait déjà la petite Sainte. Sa vertu alla croissant avec l’âge et, dès l’aurore de sa quinzième année, Paule, la blanche fleur de Montaldi, quittait le bourg natal, le toit paternel et venait dans tout l’épanouissement de son adolescence et dans toute la joie de son âme se consacrer au seigneur. C’est à Mantoue, au monastère de Sainte-Lucie, que la jeune fille avait choisi sa retraite. Une fois clarisse, Paule consacra toutes les forces et l‘énergie de son âme à l(acquisition des vertus propres a son état. Les veilles prolongées, les disciplines et les jeûne rigoureux, rien ne semblait devoir satisfaire sa soit d’austérité et de souffrance. Le démon lui livra de rudes attaques, mais l’humble fille de sainte Claire, confiante en la grâce de son céleste Epoux, lutta courageusement et remporta sur son ennemi d’innombrables victoires.


Pratique : La dévotion à la Passion.


Prière


Que ne puis-je, ô glorieuse Mère, avoir sans cesse à l‘esprit, comme vous, le souvenir de Jésus crucifié ! Daignez m'obtenir cette grâce, unie à celle d'un plus ardent amour et d’une plus grande générosité pour lui. Ainsi soit-il.

 

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25 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Vingt-sixième jour

Insigne mortifiée

 

L’attrait de sainte Claire pour la pénitence est décrit par tous ses biographes avec l’accent de l'admiration. Citons une page du récit authentique de ses austérités.

« Les Annales de l'Ordre ont gardé le souvenir de trois cilices qu’elle portait alternativement. L'un en poils de chameau tressé avec des nœuds,étonne la piété des fidèles marseillais par son admirable conservation, chaque année durant l’octave de la fête du 12 août, tandis que les Clarisses de Marseille l’exposent à leur vénération. L'autre, en cuir de sanglier, était armé de soies courtes et piquantes qui pénétraient dans les chairs. Le dernier en cuir de cheval entremêlé de nœuds fort durs, se conserve au monastère d’Assise ; c’est celui que la petite sœur Agnès de Spello déroba pieusement un jour et ne put supporter.

L'abstinence était à l'unisson de ces instruments de pénitence. La chair même la plus virginale réclame trop souvent ses prétendus droits, il faut la mater et, Comme disent les saints, la mortifier. Claire mortifia la sienne au point d'obliger François à modérer ses ardeurs pénitencielles. Quelques herbes suffisaient à sa pauvre nourriture. En Carême et durant le long Avent franciscain, elle vivait uniquement de pain et d’eau. Trois jours par semaine même ; durant ces saintes périodes, elle s’abstenait de tout aliment ; c'est cette dernière austérité que saint François et l’Evêque d'Assise durent lui interdire parce qu’elle tendait à ruiner ses forces.

Toujours nu-pieds, sans sandales même au cœur de l’hiver, elle était vêtue d'une simple tunique et d’un manteau dont la lourdeur à elle seule constituait déjà une grande pénitence. « J’ai vu, écrit Barthélemy de Pise, la tunique de saint François et celle de sainte Claire, je les ai comparées l‘une à l’autre, et j'ai pu me convaincre que celle de la pieuse vierge était plus lourde et plus grossière encore que l'habit si lourd et si grossier de son bienheureux Père.

Longtemps, elle couche sur la terre nue ou sur un fagot de sarments avec un billot d'arbre pour oreiller. Ses directeurs l’obligèrent à accepter une natte de cuir avec un peu de paille jusqu’à ce qu’enfin les infirmités la contraignirent à s’étendre sur la paillasse qu’elle se reprochait si fort, comme un excès de délicatesse imposé cependant par l’obéissance qu‘elle fit toujours passer avant le sacrifice.

Avec cela, toujours gaie, contente, le visage rayonnant, d’une aimable joie. « Jamais, dit son premier biographe, on n’aperçut en elle rien de sombre ni de triste. Parmi ces mortifications de tout genre, elle conservait un visage riant, un front serein, un air « de fête » et de joie qui révélait pour ainsi dire malgré elle les douceurs intérieures qu’elle y goûtait ». (Monseigneur Ricard).


Réflexions et Avis


La mortification est de tous les temps parce qu'il n'en est aucun où nous n’ayons besoin de faire pénitence et de crucifier la nature. « Ceux qui ont Jésus-Christ, dit l’Apôtre, out crucifié leur chair avec ses convoitises » (Galates 5, 24). Ce n’est bien qu’a pareille condition en effet que nous pouvons demeurer unis à Jésus-Christ. Sans mortification, pas de persévérance dans la grâce, moins encore de vie intérieure et d’union à Dieu. La pente au mal qui est en nous doit être constamment réprimée. L'âme sans cesse doit y résister : loi de lutte et de combat qui n’est autre que la mortification.

Effectivement, le premier degré de la mortification c'est de résister au mal. Le mal se présente ordinairement sous l’aspect du plaisir, ou nous le commettons pour échapper à quelque souffrance. Dans l’un et l'autre cas, nous ne pouvons y résister que par la modification. Renoncer à toute jouissance défendue, embrasser toute souffrance imposée, c'est là un double et impérieux devoir qui ne peut s’accomplir que par la mortification. En l’un et l'autre cas, se mortifier est une obligation rigoureuse. C’est une pénitence de laquelle nul ne peut s'affranchir, une mortification qu'il faut accomplir sous peine de péché.

Et voyez jusqu'où Notre-Seigneur veut que nous la portions. Écoutez : « Si votre œil vous est un sujet de scandale, arrachez-le... si c’est votre pied ou votre bras, coupez-le ; il vaut mieux entrer dans le royaume des Cieux avec un pied ou un bras de moins que d’être précipité dans l‘enfer avec tous ses membres ».

Mais la mortification volontaire que l'on embrasse uniquement pour plaire à Dieu, imiter Notre-Seigneur et lui ressembler davantage est d’un mérite bien plus grand et nous vaudra bien une autre gloire. Les saints l'ont embrassée avec joie, heureux de prouver ainsi leur amour pour Dieu. À leur exemple, la mortification pour vous. âme pieuse, sera de chaque instant. Que d’occasions s‘offrent à chaque minute de faire pénitence. N'en laissez s'échapper aucune. Généralement parlant. nous aurons toujours, il est vrai, l'occasion de nous mortifier, mais la grâce qui nous y convie une première fois, sera-t-elle aussi forte, aussi près de nous la seconde ?


Avis des Saints

 

« Sans la mortification, nous ne pouvons ni plaire à Dieu, ni servir utilement le prochain » (Saint François Xavier). « Nous pouvons juger de notre avancement dans la vie spirituelle par les progrès que nous taisons dans la vertu de mortification » (Saint Vincent de Paul). « Non, les saints n'en ont pas trop fait pour mortifier et faire mourir la nature et par ce moyen vivre en Dieu avec Jésus-Christ » (Saint Alphonse de Liguori).

 

Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

 La Bienheureuse Louise de Savoie, religieuse de son Ordre (1461-1503)


Cette illustre princesse eut pour père le Bienheureux Amédée IX, duc de Savoie. et pour mère Yolande, fille de Charles VII, roi de France, et sœur de Louis XI. Celui-ci, à la tutelle de qui fut confiée la jeune princesse après la mort de sa mère, lui désigne pour époux le Prince Hugues de Chalon, bien digne en tout d'avoir pour épouse une sainte. Leur union ne devait pas être de longue durée. A l’âge de vingt-sept ans, Louise eut la douleur de perdre le jeune prince son époux, et quelques années plus tard, elle profitait de sa liberté pour entrer au monastère d'Orbe, où elle se sanctifia dans la pratique des plus sublimes vertus.


Pratique : demander à sainte Claire quelque chose de l’esprit de mortification qui l’animait.


Prière

 

Quel esprit de mortification fut le vôtre, ô séraphique Mère, et de quelle honte, de quelle confusion ne doit-il pas me pénétrer, moi si lâche, hélas ! lorsqu’il s’agit de faire pénitence ! Obtenez-moi, je vous en conjure, les forces d'une sainte énergie qui me fasse aller à l'encontre de ma lâcheté en ce point. Ainsi soit-il.

 

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24 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Vingt-cinquième jour

Cœur généreux

 

Parler de la générosité de Claire, c’est revenir en quelque sorte sur les héroïques vertus que nous avons déjà admirées en elle : mais qui pourra s’en abstenir sachant qu'un tel sujet renferme encore tant de merveilles ?

Il faudrait avoir lu au fond de son cœur, comme y lisait François, pour se faire quelque idée des aspirations généreuses de notre aimable Sainte.

Prouver à Dieu son amour, au prix même des plus grands sacrifices fut chez elle une soif toujours inassouvie. L‘amour ne vit pas sans douleurs et Claire n’entendait pas autrement l’amour de son cœur pour Jésus. Aussi quelle admirable énergie lui voyons-nous en face de toute souffrance, de quelle joyeuse âme s‘élance-t-elle au devant de la croix, sous quelles flammes d‘amour se livre-t-elle a celles du sacrifice !

Le sacrifice ! N’est-ce pas à le vouloir et à l'aimer que s'était vouée notre chère héroïne dès le printemps de sa vie ? Quitter une famille chère, briser son cœur dans ce départ, renoncer aux plus légitimes jouissances pour se plonger dans une vie d'austérités et de perpétuel renoncement, qui ne verra dans une telle générosité l'amour du sacrifice poussé jusqu’aux dernières limites, amour du sacrifice jusqu'à la folie de la croix !

Ému d’une telle ferveur, le séraphique Patriarche en témoigne plus d’une fois et son bonheur et son admiration. Claire elle-même le rappelle dans son Testament avec une simplicité touchante comme une exhortation de grand poids pour les disciples de son Ordre.

« Le bienheureux François, dit-elle, considérant que quoique délicates et faibles de corps, nous ne reculions devant aucune privation, besoin, fatigue, tribulation ou mépris du monde et que même nous regardions tout cela comme de grandes délices à l'exemple du Saint et de ses frères, ainsi que lui-même et ses disciples avaient pu souvent s'en convaincre, le Bienheureux. Dis-je, s'en réjouit beaucoup devant le Seigneur ».

Oui, certes, François se réjouissait de la ferveur et de la générosité de Claire, mais il en profitait à merveille pour réclamer de son cœur de nouveaux sacrifices pour le Dieu qu’elle aimait.

La sainte Abbesse tressaillait de joie à son tour en voyant.la générosité de ses filles pour le Seigneur. À Saint-Damien, comme ailleurs, elle n'était autre que le fruit et le développement de la sienne, s’étendant comme le principe d'une sève généreuse et forte de la racine aux rameaux. L’heureuse influence qu'elle exerçait en ce point tant par ses paroles que par ses exemples est restée célèbre, car si chez elle, l’exemple s’ajoutait aux paroles, les exhortations de Claire portaient aussi d'admirables effets.


Réflexions et Avis


La générosité pour Dieu est le caractère des saints. Elle est la note vraie de leur amour pour lui et de leur mépris d’eux-mêmes. « L'homme doit aimer Dieu jusqu‘en mépris de soi ». C‘est bien ainsi que le comprennent les saints et dans ce sens qu‘ils cherchent à lui prouver leur amour. À la générosité d’une âme, à sa générosité manifeste, on peut juger de son esprit d’abnégation pour elle-même, de son amour et de son dévouement pour Dieu. Hors de là toute la vertu est illusoire et suspecte. Quel fond peut-on faire en effet sur un amour qui ne consiste qu’en purs sentiments et qui va rarement peut-être à se prouver par des actes positifs et généreux ?

La générosité est en nous comme un ressort spirituel qui met en mouvement toutes les vertus. Dans l’impétuosité de son ardeur, elle les entraîne, ayant le secret de rendre possibles et même faciles les actes même les plus héroïques, ceux qui paraissent de prime abord les plus rebutants à la pauvre nature timide et faible.

Mais, demanderez-vous peut-être, âme pieuse, où trouver le secret de cette générosité parfaite, dans quel mystérieux principe en puiser la Sève féconde ?

Sainte Claire nous l'explique admirablement dans une lettre à ta bienheureuse Agnès de Prague. cette fille chérie de son cœur. Nous résumons ces données en leur donnant le titre qu’elles méritent et sous lequel les présente ingénieusement la Sainte :

« Le Miroir Mystique de l'âme de celle qui veut imiter jésus-Christ et marcher généreusement à sa suite, c‘est la contemplation assidue des mystères et des vertus du Verbe fait homme. L’âme doit s'y regarder chaque jour afin de se parer au dehors et au dedans de toutes les vertus. Au sommet du Miroir la pauvreté du Christ dans le mystère de la sainte Humilité de sa vie cachée. Au bas, l’ineffable amour de son coeur divinement prouvé durant les trois dernières années de sa vie sur la terre et surtout 'par sa Passion et sa mort. Miroir céleste attaché à la Croix et dans lequel se lisent en caractères de feu l'amour et la générosité du Sauveur pour nous ! ».


Avis des Saints

 

« Regardez-vous chaque jour dans ce Miroir, afin de vous parer au dehors et au-dedans de toutes les vertus » (Sainte Claire). « Répondons à celui qui nous appelle de sa Croix, répondons-lui d‘une même voix et d’un même cœur : je vous aime ! » (Sainte Claire). « Si vous correspondez aux vues de Dieu, il fera de vous un saint » (Saint Paul de la Croix).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Eustochium de Calafato, vierge de son Ordre (1430-1484)


A son baptême, elle reçut le nom de Smaragde qui signifie émeraude, doux pronostic de l’éclat dont elle brillerait plus tard comme une perle précieuse dans l’Eglise de Dieu. Dans le cloître, l‘amour de la pauvreté, l’esprit de pénitence et la dévotion à la Passion du Sauveur furent les vertus dominantes de la chère Bienheureuse L’autorité que lui donnaient ces vertus s‘accrut par le don des miracles. Plusieurs fois dans un moment de détresse, elle multiplie le pain et les autres provisions. Nombre d’hommes et de malades furent guéris de son vivant au contact d'un linge sur lequel avaient perlé ses larmes, larmes d‘amour et de compassion qu‘elle versait au souvenir de la Passion du Sauveur. Un jour de la Portioncule, Notre-Seigneur lui montra une multitude d'âmes délivrées du Purgatoire par les indulgences du grand pardon. Un autre jour, elle reçut la Communion de la main d’un ange.


Pratique : Faire généreusement pour Dieu tout ce qu’il demande.


Prière

 

Ardente et séraphique sainte, ô Claire, obtenez-moi la générosité pour Dieu. Qu’elle anime, guide et embrase mon cœur en communiquant à tous mes sentiments et à toutes mes œuvres sa flamme divine. Ainsi soit-il !

 

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23 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

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Vingt-quatrième jour

Âme d’oraison

 

L’oraison, disent les maîtres de la vie spirituelle, est une élévation et une application de l’âme à Dieu pour lui rendre nos devoirs, lui exposer nos besoins et en devenir meilleur pour sa gloire.

Sainte Claire a été, dans toute l’acception du mot, une âme d’oraison, ce qui veut dire une âme tout appliquée à Dieu, constamment occupée de lui plaire. de l'honorer, de le servir. Vivre uniquement pour Dieu, toujours préoccupée des devoirs à lui rendre, des hommages qu’il mérite, des moyens de lui rester unie, tel fut le caractère propre de cette âme d’élite qu‘un don surnaturel avait si merveilleusement gratifiée de la part de Marie : « Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas ôtée » (Luc 10, 42).

Claire en effet ne trouvait son bonheur que dans l'union permanente à Celui qu’elle aimait. Pas un instant de la journée où l‘heureuse contemplative ne sût y maintenir son esprit et son cœur. Rien des distractions de la terre ou des occupations de sa charge n'était capable de la ravir à ce saint exercice ou d'en affaiblir dans son âme les merveilleux effets.

Encore dans le monde et toute jeune, quel ne fut pas l’irrésistible attrait de la chère Sainte pour cette douce occupation de l'âme : la prière et l'oraison. Une fois au cloître, la fervente élue s’y plonge avec l'ardeur d'un séraphin. Elle eût voulu n'interrompre jamais, pas même une seconde, le fil de son intime conversation avec le Seigneur. Les heures du jour ne suffisent pas à apaiser cette faim ardente, à la rassasier de cet aliment divin, Claire y consacre encore une partie de la nuit... Dans la chapelle du monastère ou sur les dalles glacées de sa petite cellule, la chère Sainte restait agenouillée de longues heures dans la muette contemplation de Celui qui la ravissait... Ses communications avec le ciel étaient incessantes et les prières ardentes qu'y envoyait sa foi attiraient chaque jour sur la sainte Abbesse et sur son monastère de nouvelles bénédictions.

A la splendeur céleste qui illuminait le visage de la sainte au sortir de son oraison, ses compagnes devinaient bien vite ce qui s'était passé dans son âme. La jeune sœur Benvenuta de Pérouse vit un jour, au-dessus de l'endroit où la Sainte convenait avec Dieu, une splendeur admirable et si grande qu’elle crut tout d'abord voir la flamme d’un incendie qui dévorait le monastère ; mais elle s’aperçut bientôt que ce feu descendait du Ciel et que Dieu voulait lui faire comprendre par là. de quelle nature était la flamme qui consumait le cœur de sa Mère, flamme allumée par l’Esprit divin. emblème en même temps de la ferveur de son oraison.


Réflexions et Avis

 

L’oraison mentale est nécessaire, dit saint Alphonse de Liguori, premièrement pour nous éclairer dans le voyage que nous faisons vers l’éternité. Les vérités éternelles sont des choses spirituelles qui ne se voient pas des yeux du corps, mais seulement des yeux de l’âme. Quand on ne pratique pas l’oraison. on ne les voit pas, la lumière manque et l'on marche difficilement dans la voie du salut. En outre, sans pratiquer l’oraison on ne connaît pas ses défauts et par conséquent, dit saint Bernard, on n‘en conçoit aucune horreur, on. n'aperçoit pas non plus les dangers que l’on court pour son salut et l'on ne songe nullement à les éviter. Mais celui qui pratique l’oraison découvre bientôt ses défauts ainsi que les dangers auxquels il est exposé et il prend ses précautions. Selon saint Bernard, la méditation règle nos affections, dirige nos actions et corrige nos défauts.

En second lieu, sans l'oraison on manque de lutte pour vaincre les tentations et pratiquer la vertu. Sainte Thérèse disait que celui qui néglige l’oraison n'a pas besoin d‘être porté en enfer par les démons, il s'y jette lui-même. La raison en est que sans l’oraison on ne pense pas à prier, et si l'on ne prie pas comment persévérer dans le bien ? Le Seigneur nous donnera-t-il la persévérance si nous ne la lui demandons pas et comment la lui demanderons-nous sans la prière ?

De plus, l‘oraison est l‘heureuse fournaise où les âmes s‘embrasent de l’amour divin. Sainte Catherine de Bologne l‘appelle un lien qui attache étroitement notre âme à Dieu. C’est ce doux Cellier où l’âme s’enivre tellement du divin amour qu‘elle perd en quelque sorte l‘usage des sens pour les choses du monde ; elle ne voit plus que se qui plaît a son Bien-Aimé ; elle ne parle que de son Bien-Aimé. tout autre discours l’ennui, l’afflige. Attachons-nous donc à l’oraison et ne nous en relâchons jamais. L’oraison est l’aliment de l’âme, comme le pain est celui du corps ». Sainte Claire l’expliquait à ses filles : « De même, leur disait-elle, que ce serait commettre un grande imprudence que de refuser au corps ce qui lui est nécessaire pour qu’il suisse remplir ses fonctions, ce ne serait pas une témérité moindre d'enlever à l‘âme ce qui la fait vivre. Or, c’est l’oraison qui présente la nourriture à l’esprit, et la Charité est le feu qui cuit les aliments. En effet, par; l’efficacité de l’oraison, la foi se ranime, l’espérance s'affermit, la charité s’enflamme, les bons propos se forment, les victoires se remportent. Sans cet aliment, l'esprit perd ses forces et la tentation fait facilement brèche pour y introduire le mal à la place du bien ».


Avis des Saints

 

« Mon premier avis, âme dévote, c‘est que vous soyez amie de la sainte oraison, c'est par cette porte qu‘on entre dans la connaissance de Dieu et de soi-même » (Sainte Camilla Battista de Varano). « Ayez à cœur l’oraison mentale, c’est le plus court chemin pour arriver à la perfection » (Saint Ignace de Loyola). « N’abandonnez pas l’oraison, dût l’épreuve, des aridités et des tentations se prolonger durant toute votre vie Un temps viendra où tout-vous sera largement payé » (Sainte Thérèse d’Avila).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique


La Bienheureuse Séraphine Sforza (Suève de Montefletro), religieuse de son Ordre (1434-1478)


Mariée au seigneur de Pesaro, Alexandre Sforza, Suève eut la douleur, après quelques années d'intime union, de voir changer complètement à son égard les sentiments de son époux. La vie de la vertueuse princesse fut dès lors un martyre de tous les murs. Mais plus les mauvais traitements augmentaient, plus elle redoublait ses prières, ses austérités, ses exercices spirituels, afin d'y puiser la force de tout souffrir. Dans son affliction, l’auguste Mère de Dieu lui apparut et lui montra la vie des filles de sainte Claire comme le port où il lui serait donné de trouver le calme et le repos après tant d’orages. Suève revêtit donc les livrées de sainte Claire nous le nom de Séraphine et passa le reste de ses jours à prier pour son époux dont elle finit par obtenir la conversion. Elle fut élue Abbesse en 1475. Après sa mort, un parfum délicieux s’exhala de son corps et remplit pendant trois jours la chapelle du monastère où il était exposé.


Pratique : Fidélité à l'oraison.


Prière


O glorieuse Mère, si bien nommée « Encensoir d'oraison », obtenez-moi le don de recueillement et de prière, afin que je puisse comme vous rendre à Dieu d'incessants, de brûlante hommages. Faites que j’apprécie l’oraison et l'esprit de prière si nécessaire à mon progrès. Ainsi soit-il.

 

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