25 novembre 2010

Le Bienheureux Laurent-Marie de Saint François-Xavier Salvi

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Le Bienheureux Laurent-Marie de Saint François-Xavier Salvi

« Le Missionnaire de l'Enfant Jésus »

1782-1856

Fête le 12 juin

Le Bienheureux Laurent-Marie de Saint François de Saverino est né à Rome en 1782. Son père était l'administrateur d'une des plus grandes familles de Rome. Il grandit dans une famille très aimante. A la maison, on appelait Lorenzo (Laurent) « le petit saint ». Il fit ses études avec Saint Gaspard de Bufalo, et reçut les leçons d'un prêtre, Mauro Capellari, qui deviendra pape sous le nom de Grégoire XVI. A 18 ans, il demande à son père la permission de devenir Passioniste. Il avait connu les passionistes grâce à des prédications de feu de Saint Vincent-Marie Strambi, alors célèbre à Rome. Son noviciat se déroule au mont Argentario. En 1802 il fait sa profession religieuse et devient prêtre en 1805. En 1810, le décret de suppression des ordres religieux par Napoléon l'oblige à reprendre la vie commune. L'année suivante, apprenant qu'une communauté s'est reformée clandestinement à Pievetorina, il y accourt aussitôt. En 1814, le décret anti-religieux est annulé, et Lorenzo retourne alors à la vie régulière. Supérieur vigilant, il fut un prédicateur itinérant et populaire, à la manière de st Paul de la croix. Apôtre de l'enfance de Jésus, et propagateur de cette spiritualité, il mourut en 1856, comme un véritable enfant de Dieu. Sa spiritualité est marquée à la fois par la force et par la douceur. Sa parole interpelle intensément, parce qu'elle est fondée sur une expérience personnelle. De plus, beaucoup de phénomènes prodigieux viennent confirmer son autorité spirituelle. Il avait une dévotion spéciale pour Jésus-enfant. C'est sous cette forme que le Seigneur lui était apparu à Pievetorina, et l'avait guéri d'une grave maladie. Avec l'image de Jésus-enfant, il opère de nombreux miracles. C'est ainsi qu'il arrête en 1855 une épidémie de choléra à Viterbe. Il sera surnommé « le Missionnaire de Jésus Enfant ». Parmi ses écrits, son oeuvre principale s'intitule: « L'âme, amoureuse de Jésus-enfant ». En plein siècle des lumières, il y développe une spiritualité affective et transparente.

Prière pour la Canonisation du Bienheureux Laurent-Marie de St François-Xavier

Passioniste, la grâce de Vous servir avec amour à travers les pauvres, par l'exercice inlassable des missions itinérantes et par la direction spirituelle des âmes: accordez-nous les Dons de foi, de  charité, de confiance, ainsi que le même ardent amour pour votre Sainte Enfance, Votre Douloureuse Passion et Votre Mort, que vous avez mis dans le cœur du Bienheureux Père Lorenzo, enfin, si il Vous plait que le Bienheureux soit élevé au rang des Saints de l'Eglise, accordez-nous les grâce que nous Vous demandons par son intercession (...). Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Merci de signaler les grâces reçues à

Postulation Générale des Passionistes

13, Piazza San Giovanni e Paolo

I-00184 Roma (Italia)

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28 septembre 2010

Neuvaine en l'honneur de Saint Gabriel de l'Addolorata

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Saint Gabriel de l'Addolorata

Religieux Passioniste

1838 1862

Fête le 27 février


Saint Gabriel naquit le 1er mars 1838 à Assise, en Italie, de parents honorables et pieux. Il ne parut point dans sa jeunesse devoir atteindre un jour aux sommets de la perfection. Car s'étant attiré les faveurs du monde par ses riches qualités du cœur et de l'esprit, il en rechercha, pendant un certain temps, les dangereux plaisirs. Cependant la Très Sainte Vierge veillait sur lui. Non seulement, Elle ne permit pas que celui qui devait tant l'honorer et compatir si amoureusement à Ses Douleurs, perdit l'innocence baptismale, mais elle l'aida aussi à briser tous les liens qui le retenaient dans le siècle. Gabriel s'était déjà senti appelé à la vie religieuse, lorsqu'un jour, agenouillé devant une image de Marie, il entendit une voix intérieure lui dire: « Le monde n'est point pour vous ». Ce fut alors qu'il eut le courage de dire adieu a tout ce qu'il avait aimé jusque là. Il entra donc, en 1856, dans l'Ordre des Passionistes, qui était voué au culte de la Passion de Notre Seigneur et des Douleurs de Sa Sainte Mère. En moins de six ans, par le simple accomplissement de tous les devoirs de son état, il parvint à une si éminente sainteté qu'il mérita à l'égal de Saint Louis de Gonzague et de Saint Jean Berchmans, le titre de « Patron de la Jeunesse ». Il mourut le 27 février 1862 au Couvent d'Isola, à l'âge de 24 ans. Dieu glorifia son tombeau par d'innombrables miracles. Aussi moins de soixante ans après sa mort, le 13 mai 1920, il fut mis solennellement au nombre des Saints.

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Neuvaine en l'honneur de Saint Gabriel


Père éternel, source de toute grâce, prosterné en adoration devant Vous et pénétré de reconnaissance pour les faveurs nombreuses et extraordinaires que Vous avez accordées à Votre Serviteur Gabriel, je Vous en conjure, faites qu'imitant sa docilité à Vos inspiration et son courage héroïque à les mettre en pratique, je sois désormais plus attentif à écouter Votre Voix et plus fidèle à accomplir en tout Votre Sainte Volonté.


Gloire au Père


Fils éternel du Père, glorieuse Image de Sa Bonté, prosterné en adoration devant Vous et pénétré de reconnaissance pour les Lumières que vous avez données à Votre Serviteur Gabriel sur les grands Mystères de Votre Souffrance et de celles de Votre Sainte Mère, et pour les fruits que Vous luis avez fait retirer de la contemplation de ces abîmes d'Amour, je Vous en conjure, faites que, méditant souvent comme lui Vos Douleurs et celles de Marie, je trouve au pied de la Croix le soulagement dans nos épreuves et que, Vous recevant fréquemment et pieusement au Sacrement de Votre Amour et de Votre Passion, je console Votre Cœur et sauve mon âme.


Gloire au Père


Esprit Saint, Consolateur des âmes, prosterné en adoration devant Vous, et pénétré de reconnaissance pour l'amour dont Vous avez enflammé l'âme de Votre Serviteur Gabriel et pour les oeuvres héroïques de renoncement que Vous lui avez donné d'accomplir, je Vous en conjure, faites que mon cœur, comme le sien, se revête de Votre Force aimante et que plein de mépris pour les vanités du monde et saintement avide des biens célestes, il produise enfin les mêmes oeuvres du salut.


Gloire au Père


Prière à Saint Gabriel


Saint Gabriel, qui avez trouvé dans la dévotion aux Douleurs de Marie la voie la plus sûre et la plus facile à la perfection, je vous supplie de m'obtenir également un tendre amour pour la Très Sainte Vierge. Et puisque Dieu a manifesté votre puissance d'intercession par tant de miracles, obtenez-mois aussi se Sa Bonté Toute Puissante la grâce (…). Je vous la demande pour l'amour de notre Céleste Mère. Son amour a eu tant d'empire sur votre cœur que, jamais, pendant votre vie terrestre, vous n'avez refusé ce que l'on vous demandait en Son Nom. Aussi, maintenant qu'au Ciel, vous jouissez de sa présence bénie, j'espère fermement que vous accueillerez favorablement mes prières et m'obtiendrez les grâces nécessaires au Salut de mon âme. Ainsi soit-il.


Réciter ensuite 7 Je Vous Salue Marie en l'honneur des 7 Douleurs de Marie


Approbation Ecclésiastique

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19 juillet 2009

Neuvaine à Sainte Gemma Galgani

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Sainte Gemma Galgani

1878-1903

Fête le 11 avril

Sainte Gemma Galgani naquit le 12 mars 1878, à Camigliana, en Italie. Sa mère tuberculeuse pressentant sa fin s'efforçait de diriger ses enfants vers Dieu. A peine âgée de trois ans, la petite Gemma était demi-pensionnaire à l'école. Aussi, dès l'âge de cinq ans la fillette savait lire l'office de la Sainte Vierge et y mettait tout son cœur. Dieu marqua cette enfant de prédilection du sceau de Sa croix. Dès ses huit ans, elle perdit sa chère mère. A cet âge, son plus ardent désir était de communier, mais la coutume ne le permettait pas. Voyant qu'elle dépérissait à vue d'œil, son confesseur lui donna une autorisation spéciale et c'est avec joie qu'elle put s'approcher de la Sainte Table. A partir de ce moment, Gemma prit la résolution de se tenir toujours en présence de Dieu. La tuberculose dont moururent sa mère, son frère (séminariste) et son père avait déjà atteint Gemma dès l'âge de vingt ans. Orpheline, elle fut placée dans une famille amie où elle fut traitée comme une fille de la maison, et où elle pouvait mener dans le monde une vie cachée dans le Christ. de mars 1899, après plusieurs neuvaines à Saint Gabriel de l'Addolorata, ce Saint lui apparut et par l’intercession de Sainte Marguerite Marie Alacoque, la guérit miraculeusement. Délivrée de son mal, Gemma tient à réaliser le grand désir de sa vie : devenir religieuse passioniste. Hélas ! Ses démarches sont repoussées. Le 8 juin 1899, Gemma Galgani reçoit les stigmates de Notre Seigneur et son Ange Gardien lui apparait régulièrement. Ils s'entretenaient comme de vrais amis. La voie de sa sanctification se dessine de plus en plus clairement. « Regarde, ma fille, et apprends comment on aime. Vois-tu cette croix, ces épines et ces clous, ces chairs livides, ces meurtrissures, ces plaies ? Tout est l'œuvre de l'amour, et de l'amour infini. Voilà jusqu'à quel point Je t'ai aimée. Veux-tu M'aimer vraiment ? Apprends d'abord à souffrir: la souffrance apprend à aimer », lui dit Jésus la veille de la solennité du Sacré Cœur. Sainte Gemma raconte sa vision: « Ses plaies étaient ouvertes, mais il n'en sortait pas du sang, il en jaillissait des flammes ardentes. En un clin d'œil, ces flammes touchèrent mes mains, mes pieds et mon cœur. Je me sentis mourir... ». En même temps que les ravissements la faisaient vivre dans un état d'union extatique, la souffrance ne la quittait pas. Gemma participait aux douleurs du Christ. Elle connut Sa sueur de Sang, Son couronnement d'épines et Ses stigmates. Le démon la harcelait, la rouait de coups. Gemma souffrait tout en esprit de réparation. À peine âgée de 22 ans, Gemma avait déjà éprouvé des souffrances inimaginables. Au cours de la dernière maladie qui la terrassa, elle apprit d'une manière surnaturelle par Notre Seigneur, qu'avant de voir s'ouvrir le ciel, il lui faudrait passer encore par un déchirant calvaire en expiation des péchés commis dans le sacerdoce : « J'ai besoin d'une expiation immense, particulièrement pour les péchés et les sacrilèges dont Je Me vois outragé par les ministres du sanctuaire.  Si je n'avais égards aux anges qui entourent Mes autels, combien J'en foudroierais sur place ! ». Les tourments qu'elle endura pendant plusieurs mois furent indicibles, mais sa patience ne faiblit point. Elle s'offrait continuellement en victime d'holocauste. Son amour inconditionnel de Dieu lui permettait de dépasser le "scandale du mal" et de la souffrance. Gemma mourut sur les traces de son "Époux de sang" le 11 avril 1903, un samedi saint. Pie X signa le 2 octobre 1903 le décret de fondation du monastère Passionite de Lucques où repose maintenant le corps de la sainte. Pie XI, le 14 mai 1933, déclara bienheureuse Gemma Galgani. Elle fut canonisée par Pie XII le 2 mai 1940.

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Prières de Sainte Gemma Galgani


Je suis un fruit de Ta Passion, Ô Jésus, je suis un bourgeon de Tes Plaies. Ô Jésus, Tu cherches mon amour: je n'en ai plus; Tu as volé mon cœur. Tu m'as dit Jésus: "tu sais, Ma Fille, de quelle manière Je Me complais à envoyer les croix aux âmes qui Me sont chères ? Je désire posséder leurs âmes, mais en totalité, et pour cela, Je les entoure de croix, et Je les enferme dans les tribulations, pour qu'elles ne m'échappent pas des mains; et, pour cela, Je répands des épines sur elles, afin qu'elles ne s'attachent à personne mais qu'elles ne trouvent tout leur contentement qu'en Moi seul. C'est l'unique voie pour vaincre le démon et arriver au salut: Ma Fille, combien M'auraient abandonné si Je ne les avais pas crucifiées ! La croix est un don trop précieux et, grâce à elle, nous apprenons beaucoup de vertus !"


Me voici à Tes Pieds très Saints, mon doux Jésus, pour Te manifester à chaque instant ma reconnaissance et ma gratitude pour Tes continuelles Grâces si nombreuses que Tu m'as faites et que Tu Veux encore me faire. Combien de fois T'ai-je invoqué, Ô Jésus, et Tu m'as toujours contentée : j'ai souvent eu recours à Toi et Tu m'as toujours consolée. Comment m'exprimer envers Toi ? Je Te rends grâce. Mais je désire une autre grâce, Ô mon Dieu, si il Te plaît... (exprimer la grâce désirée). Si Tu n'étais pas Tout-Puissant, je ne Te ferais pas cette demande. Ô Jésus, aie Pitié de moi ! Que soit faite en tout Ta très Sainte Volonté. Amen.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père


Ô mon Dieu crucifié, me voici à Tes pieds. Daigne ne pas me rejeter maintenant que je me présente comme pécheresse. Je T'ai tant offensé par le passé, mon Jésus, mais il n'en sera plus ainsi. Devant Toi, mon Dieu, je présente toutes mes fautes... Je les ai déjà considérés et je vois qu'elles ne méritent pas de pardon mais, je T'en prie, jette un regard à Tes Afflictions et regarde combien vaut le Sang qui coule dans Tes veines. En cet instant, mon Dieu, ferme les yeux sur mes iniquités et ouvre-les sur Tes Mérites infinis, et depuis que Tu T'es complu à mourir pour mes péchés, pardonne-moi tout, afin que, plus jamais, je n'en ressente le poids, Ô Jésus, il m'oppresse trop. Aide-moi, mon Jésus, je veux à tout prix devenir bonne : élimine, détruis, anéantis tout ce qui se trouve en moi et qui n'est pas conforme à Ta Volonté. Toutefois, je Te prie, Jésus, de m'éclairer afin que je puisse marcher dans Ta Lumière. Amen.


Mon Dieu très cher, je m'abandonne entièrement dans Vos très Saintes mains, ainsi, Vous faites de moi et de ce qui m'appartient ce qu'il y a de mieux pour Vous faire plaisir. Dans ce doux abandon, je me repose sur Votre Cœur Divin comme la tendre enfant se repose sur le sein de sa maman. Vous pensez à tout et moi, je ne penserai qu'à Vous aimer et à accomplir Votre très Sainte Volonté.

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Prière de Sainte Gemma Galgani

pour la pureté et l'assistance contre les tentations


La mère de Gemma lui a enseigné, depuis son plus jeune âge, à s'agenouiller et à prier 3 « Je Vous salue Marie » chaque jour, en demandant à notre Mère bénie d'obtenir pour elle la Grâce de la pureté. À la fin de sa vie, à l'approche de sa mort, un compagnon est venu lui rendre visite et l'a trouvée agenouillée sur ses mains, disant les 3 « Je Vous salue Marie » pour la pureté. Même à la fin de sa vie, elle n'a pas abandonné cette sainte pratique. Aussi, nous pouvons l'invoquer avec confiance pour nous assister dans les tentations d'impureté. 


Ô scintillante fleur du Ciel, Sainte-Gemma, miroir de pureté et de pénitence, obtiens-nous la Grâce de la pureté et aide-nous contre les tentations de la chair. Nous te le demandons par le Christ notre Seigneur. Amen.

3 Je Vous salue Marie.

GemmaBlog

Neuvaine à Sainte Gemma Galgani


Premier jour


Ô Seigneur, Divin Très-Haut, nous nous prosternons humblement devant Votre Infinie Majesté, nous Vous adorons et nous dédions à Votre Gloire les prières ferventes que nous Vous présentons maintenant, comme un acte de dévotion à Votre Servante, Sainte-Gemma Galgani, dont nous implorons à présent l'intercession.


Ô vierge très compatissante, Sainte-Gemma, pendant ta courte vie sur terre, tu as donné un exemple magnifique d'amour séraphique et tu as été trouvée digne de porter dans ta chair les marques de la Passion de notre Seigneur. Aie pitié de nous qui sommes tellement en besoin de la Miséricorde de Dieu, et obtiens-nous, par tes mérites et ton intercession, la faveur spéciale que nous implorons maintenant avec ferveur
(préciser la requête).


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prie pour nous, Sainte-Gemma, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.


Prions


Ô Dieu, qui avez rendu Votre Servante Sainte-Gemma semblable à Votre Fils Crucifié, accordez-nous, par son intercession, la faveur que nous demandons humblement et, par la Passion, la Mort et la Résurrection de Votre Fils, puissions-nous être unis à Vous pour l' Éternité. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.


Deuxième jour


Ô Seigneur, Divin Très-Haut, nous nous prosternons humblement devant Votre Infinie Majesté, nous Vous adorons et nous dédions à Votre Gloire les prières ferventes que nous Vous présentons maintenant, comme un acte de dévotion à Votre Servante, Sainte-Gemma Galgani, dont nous implorons à présent l'intercession.


Ô digne épouse Épouse de l'Agneau de Dieu et vierge fidèle, Sainte-Gemma, toi qui as préservé l'innocence et la splendeur de ta virginité, en donnant au monde le brillant exemple de pureté de des vertus les plus exaltées, jette un regard de pitié, depuis ton haut lieu céleste, sur nous qui nous recommandons à toi, puisque nous t'implorons avec un désir si ardent la faveur (préciser la requête).


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prie pour nous, Sainte-Gemma, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.


Prions


Ô Dieu, qui avez rendu Votre Servante Sainte-Gemma semblable à Votre Fils Crucifié, accordez-nous, par son intercession, la faveur que nous demandons humblement et, par la Passion, la Mort et la Résurrection de Votre Fils, puissions-nous être unis à Vous pour l' Éternité. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.


Troisième jour


Ô Seigneur, Divin Très-Haut, nous nous prosternons humblement devant Votre Infinie Majesté, nous Vous adorons et nous dédions à Votre Gloire les prières ferventes que nous Vous présentons maintenant, comme un acte de dévotion à Votre Servante, Sainte-Gemma Galgani, dont nous implorons à présent l'intercession.


Ô très aimante vierge Sainte-Gemma, avec un amour intense pour Jésus, tu as infiniment souffert pour la conversion des pécheurs comme une victime pour le péché, et tu as immensément aimer les autres, par amour pour Dieu. Ne nous oublie pas, nous qui demeurons sur terre, et jette un regard de bonté sur nous qui t'implorons, avec le confiant espoir de recevoir cette faveur par ton aimante intercession
(préciser la requête).


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prie pour nous, Sainte-Gemma, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.


Prions


Ô Dieu, qui avez rendu Votre Servante Sainte-Gemma semblable à Votre Fils Crucifié, accordez-nous, par son intercession, la faveur que nous demandons humblement et, par la Passion, la Mort et la Résurrection de Votre Fils, puissions-nous être unis à Vous pour l' Éternité. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.


Quatrième jour


Ô Seigneur, Divin Très-Haut, nous nous prosternons humblement devant Votre Infinie Majesté, nous Vous adorons et dédions à Votre Gloire les prières ferventes que nous Vous présentons maintenant, comme un acte de dévotion à Votre Servante, Sainte-Gemma Galgani, dont nous implorons à présent l'intercession.


Sainte-Gemma bénie, toi qui, par la Volonté de Dieu, as souffert la perte de tes deux parents étant jeune, et qui as souffert d'innombrables douleurs corporelles et spirituelles, apprends-nous à nous sacrifier et à souffrir par amour pour Dieu afin que, nous aussi, nous puissions expier nos péchés ici, sur cette terre et, ainsi, devenir plus dignes de l'infini trésor d'être uni à Dieu au Ciel.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prie pour nous, Sainte-Gemma, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.


Prions


Ô Dieu, qui avez rendu Votre Servante Sainte-Gemma semblable à Votre Fils Crucifié, accordez-nous, par son intercession, la faveur que nous demandons humblement et, par la Passion, la Mort et la Résurrection de Votre Fils, puissions-nous être unis à Vous pour l' Éternité. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.


Cinquième jour


Ô Seigneur, Divin Très-Haut, nous nous prosternons humblement devant Votre Infinie Majesté, nous Vous adorons et dédions à Votre Gloire les prières ferventes que nous Vous présentons maintenant, comme un acte de dévotion à Votre Servante, Sainte-Gemma Galgani, dont nous implorons à présent l'intercession.


Ô glorieuse Sainte-Gemma, pendant des années, tu as ardemment désiré entrer dans la vie religieuse consacrée, mais Dieu en a désiré autrement, en te disant, après de nombreuses années, qu'il ne devait pas en être ainsi, ce qui t'a donc causé un si grand désappointement. Pourtant, tu as accepté ce grand sacrifice et tu t'es résignée à la Volonté de Dieu. Apprends-nous, chère Sainte-Gemma, à accepter les sacrifices que Dieu nous envoie, en particulier, les sacrifices qui vont le plus à l'encontre de nos propres volontés et désirs.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prie pour nous, Sainte-Gemma, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.

Prions


Ô Dieu, qui avez rendu Votre Servante Sainte-Gemma semblable à Votre Fils Crucifié, accordez-nous, par son intercession, la faveur que nous demandons humblement et, par la Passion, la Mort et la Résurrection de Votre Fils, puissions-nous être unis à Vous pour l' Éternité. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.


Sixième jour


Ô Seigneur, Divin Très-Haut, nous nous prosternons humblement devant Votre Infinie Majesté, nous Vous adorons et dédions à Votre Gloire les prières ferventes que nous Vous présentons maintenant, comme un acte de dévotion à Votre Servante, Sainte-Gemma Galgani, dont nous implorons à présent l'intercession.


Joyau bien-aimé du Christ, Sainte-Gemma, dont le cœur était tout enflammé pour l'Amour de Dieu, apprends-nous à aimer Dieu de tout notre cœur, de tout notre esprit, de toute notre âme, et de placer Dieu au-dessus de toutes choses avec ferveur, « car où est ton trésor, là sera aussi ton cœur » (Matthieu 6:21).


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Prie pour nous, Sainte-Gemma, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.


Prions


Ô Dieu, qui avez rendu Votre Servante Sainte-Gemma semblable à Votre Fils Crucifié, accordez-nous, par son intercession, la faveur que nous demandons humblement et, par la Passion, la Mort et la Résurrection de Votre Fils, puissions-nous être unis à Vous pour l' Éternité. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.


Septième jour


Ô Seigneur, Divin Très-Haut, nous nous prosternons humblement devant Votre Infinie Majesté, nous Vous adorons et dédions à Votre Gloire les prières ferventes que nous Vous présentons maintenant, comme un acte de dévotion à Votre Servante, Sainte-Gemma Galgani, dont nous implorons à présent l'intercession.


Ô bienheureuse sainte de la Passion de Jésus, Sainte-Gemma, comme âme victime, tu plaidais sans cesse pour le salut des pécheurs. Obtiens-nous, nous t'en prions, pas seulement la grâce que nous demandons, si telle est la Volonté de Dieu, mais l'impérieuse nécessité de la conversion et du salut de nos âmes, afin que nous soyons un jour unis à Jésus, Marie et toi pour l'Éternité.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Prie pour nous, Sainte-Gemma, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.


Prions


Ô Dieu, qui avez rendu Votre Servante Sainte-Gemma semblable à Votre Fils Crucifié, accordez-nous, par son intercession, la faveur que nous demandons humblement et, par la Passion, la Mort et la Résurrection de Votre Fils, puissions-nous être unis à Vous pour l' Éternité. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.


Huitième jour


Ô Seigneur, Divin Très-Haut, nous nous prosternons humblement devant Votre Infinie Majesté, nous Vous adorons et dédions à Votre Gloire les prières ferventes que nous Vous présentons maintenant, comme un acte de dévotion à Votre Servante, Sainte-Gemma Galgani, dont nous implorons à présent l'intercession.


Ô si fervente Sainte-Gemma, tu as versé tant de fois d'innombrables larmes sur nos péchés, et tu cherchais constamment à faire pénitence et réparation pour eux. Nous, qui sommes si enclins à nous choyer, recherchant toujours à satisfaire nos sens et à nous trouver des prétextes pour la moindre pénitence, aide-nous à reconnaître les infinies souffrances que Jésus a endurées pour nos péchés et toutes les douleurs que nous Lui avons causées et, avec la Passion de Jésus à l'esprit, obtiens-nous une grande contrition et le désir de ne plus commettre de tels péchés à nouveau.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prie pour nous, Sainte-Gemma, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.


Prions


Ô Dieu, qui avez rendu Votre Servante Sainte-Gemma semblable à Votre Fils Crucifié, accordez-nous, par son intercession, la faveur que nous demandons humblement et, par la Passion, la Mort et la Résurrection de Votre Fils, puissions-nous être unis à Vous pour l'Éternité. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.


Neuvième jour


Ô Seigneur, Divin Très-Haut, nous nous prosternons humblement devant Votre Infinie Majesté, nous Vous adorons et dédions à Votre Gloire les prières ferventes que nous Vous présentons maintenant, comme un acte de dévotion à Votre Servante, Sainte-Gemma Galgani, dont nous implorons à présent l'intercession.


Ô si adorable Sainte-Gemma, nous te prions d'être notre sainte patronne et notre amie particulière maintenant et pour toujours. Assiste-nous dans nos besoins spirituels et temporels quotidiens et apprends-nous à connaître, aimer et servir le Seigneur notre Dieu de tout notre cœur. Accompagne-nous, avec notre ange gardien, sur tous nos chemins, et guide-nous aimablement vers notre éternelle destination. Assiste-nous, avec Jésus, Marie et Joseph, à notre mort, et plaide notre cause devant Dieu et, croyant en Sa grande Miséricorde et en la Passion de Jésus, ton Épouse, obtiens-nous le salut de nos âmes.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prie pour nous, Sainte-Gemma, afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.


Prions


Ô Dieu, qui avez rendu Votre Servante Sainte-Gemma semblable à Votre Fils Crucifié, accordez-nous, par son intercession, la faveur que nous demandons humblement et, par la Passion, la Mort et la Résurrection de Votre Fils, puissions-nous être unis à Vous pour l' Éternité. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

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Prière à Sainte Gemma Galgani


Ô Sainte-Gemma, miroir de l'innocence et de la pénitence, pouvons nous, nous qui, humblement, invoquons l'intercession Céleste, obtenir de toi la grâce de la pureté dans toutes nos pensées, paroles et actions. Amen.

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06 mai 2009

Neuvaine en l'honneur de Saint Paul de la Croix

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Saint Paul de la Croix

1694-1775

Fête le 19 octobre

Paul Danéi, né le 3 janvier 1694, était le fils de Luc Danéi, commerçant à Ovada (diocèse d’Acqui), dans la République de Gênes,  et de sa deuxième épouse, Anne-Marie Massari, qui lui donna seize enfants dont plusieurs moururent en bas âge. En 1709, Luc Danéi retourna dans son pays natal, Castellazo, où il établit son commerce et sa famille. Paul fit quelques études à Crémolino sous la conduite d’un vénérable prêtre. Paul qui avait toujours été pieux et vertueux, après un an de vie militaire (1715), décida de se consacrer à Dieu, malgré les efforts de son oncle, le prêtre Christophe Danéi qui lui avait arrangé un beau mariage. Tout en aidant au commerce de son père, il commença d’enseigner le catéchisme ; le curé, après l’avoir traité durement, découvrit en lui une âme exceptionnelle et, se croyant incapable de la guider, le confia à un capucin de Castellazo, le R.P. Jérôme de Tortone qui se fit aider par un de ses confrères d’Ovada, le R.P. Colomban de Gênes. Quand les deux capucins quittèrent la région, Paul s’adressa à Don Polycarpe Cerutti, pénitencier d’Alexandrie, qui crut découvrir de l’orgueil dans ses habitudes d’oraison et lui interdit de méditer sur les fins dernières. « Je donnais entre le jour et la nuit, au moins sept heures à l’oraison et aux autres exercices ; Quant aux fêtes, je me levais le matin de très bonne heure et j’allais à une confrérie où j’étais inscrit, puis, terminée la confrérie, je me rendais à l’église principale où selon l’usage était exposé le Très Saint-Sacrement et j’y restais au moins cinq heures à genoux; j’allais ensuite prendre quelque chose et puis j’allais à vêpres. Après vêpres, en compagnie de quelques pieux jeunes gens avec qui avaient lieu de dévots entretiens, on allait prendre un peu l’air et je faisais une autre heure d’oraison mentale, puis je rentrais à la maison. » L’évêque d’Alexandrie, Mgr de Gattinara, qui avait remarqué l’extraordinaire piété de ce jeune homme, avait fait sa connaissance. Paul lui confia son désir de fonder une nouvelle famille religieuse qui porterait une tunique noire sur laquelle serait cousu un cœur surmonté d’une croix avec les mots : Jesu Christi Passio. L’évêque l’autorisa à porter ce costume religieux qu’il bénit et remit lui-même (22 juillet 1720). « Lorsque je me voyais porter la sainte tunique, je ne voyais pas de forme corporelle, comme une figure d’homme, cela non, mais en Dieu, c’est-à-dire que l’âme connaît que c’est Dieu, parce qu’il le lui fait comprendre par mouvements intérieurs du cœur et intelligence infuse dans l’esprit et si hautement que c’est bien difficile à expliquer... Cependant, pour être mieux compris, je dirai une certaine vision spirituelle, que Dieu dans son infinie miséricorde m’a plusieurs fois donnée, quand il a voulu m’envoyer quelque peine particulière. Tandis que j’étais en oraison, je voyais un fouet dans les mains de Dieu et ce fouet avait des cordes comme les disciplines et sur elles était écrit « Amor ». Au même instant, Dieu montrait à l’âme, dans une très haute contemplation, que Dieu voulait la fouetter, mais par amour, et l’âme courait vite embrasser le fouet en lui donnant des baisers en esprit... Or j’ai écrit cela pour expliquer et pour dire,  selon l’intelligence que Dieu me donne, que ce que je vois en esprit avec la lumière très haute de la sainte foi, je le tiens pour plus certain que si je le voyais de mes yeux corporels, vu que ceux-ci pourraient me tromper avec quelque fantôme, tandis que, pour le reste, il n’y a pas de danger, grâce à l’intelligence que Dieu m’accorde, étant donné que je me remets à l’avis de mes supérieurs, me soumettant à ce qu’avec la grâce de Dieu ils me diront. Quand donc j’ai dit que j’ai vu dans les mains de Dieu, je n’ai pas vu ; mais l’âme a une très haute intelligence qu’elle est dans l’immense, et ainsi m’est-il arrivé pour la sainte tunique. De plus sachez que depuis que mon Dieu m’a retiré des exercices de méditation, pour m’occuper à discourir sur les mystères en allant d’une chose à l’autre, je n’ai plus de formes imaginaires. » Le 23 novembre 1720, Paul se retirait, avec la permission de son évêque, dans une petite pièce située sous un escalier à côté de la sacristie de l’église paroissiale Saint-Charles de Castellazo. Il y fit une retraite de quarante jours, jusqu’au 1° janvier 1721, dans  des  conditions  matérielles  fort pénibles : pieds nus et mal vêtu dans ce réduit froid et humide, il se contenta d’un peu de paille jetée à même le sol en guise de lit, ne but que de l’eau et ne mangea que le pain reçu en aumône. A la fin de cette retraite, qui donna à sa vie sa direction définitive, il apporta à Mgr de Gattinara son journal, brèves notes destinées à rendre compte des grâces reçues et des épreuves endurées, et la première ébauche de sa Règle, écrite du 2 au 7 décembre. L’évêque approuva tout. Retiré à l’ermitage de la Sainte-Trinité puis à celui de Saint-Etienne, catéchiste et prédicateur apprécié, il fut rejoint par son frère, Jean-Baptiste, et par Paul Sardi qui ne put supporter les rigueurs de la règle. Paul partit à Rome pour obtenir l’approbation pontificale, mais n’ayant pas de protecteur, il quitta Rome sans avoir vu le Pape. Installé sur le Monte Argentario, Paul et Jean-Baptiste, prêchèrent à Orbetello puis furent appelés par l’évêque de Gaète, Charles Pignatelli (juin 1723), qui les fit prêcher dans son diocèse et leur confia la retraite des ordinands. Au mois d’août 1724, ils furent recrutés par l’évêque de Troja. En 1725, alors qu’ils étaient à Rome, priant dans la basilique Saint-Pierre, pour gagner le Jubilé, ils furent remarqués par Mgr Marcel Crescenzi qui les introduisit auprès de Benoît XIII. Les deux frères se retirèrent à Gaète où les quelques jeunes gens se joignirent à eux, ne persévérèrent pas sous une règle si austère. Malgré les succès de leur prédication, ils quittèrent Gaète (14 septembre 1726) et revinrent à Rome où ils furent admis comme infirmier à l’hôpital Saint-Gallican du Transtevere. Ils furent tonsurés (6 février), reçurent les ordres mineurs (23 février), le sous-diaconat (12 avril), le diaconat (1° mai) et Benoît XIII les ordonna prêtres (7 juin). Ils furent protégés par Clément XII qui leur donna le droit de prêcher des missions (23 février 1731) et le fit missionnaires apostoliques (14 septembre 1737). Adoucie, la règle de la Congrégation des Clercs déchaussés de la Sainte-Croix et de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ fut approuvée par Benoît XIV (15 mai 1741) et la première profession eut lieu le 11 juin 1741 : Paul Danei devint Paul de la Croix. Les recrues commencèrent à affluer et les fondations se multiplièrent, protégées par les papes successifs. Malade depuis plusieurs années, Paul de la Croix célébra la messe pour la dernière fois le 15 juin 1775 ; il reçut l’extrême-onction le 8 octobre et mourut après avoir communié le 18 octobre 1775. Il fut enterré dans la basilique romaine des Saints-Jean-et-Paul. Pie VI qui, comme Benoît XIV, était allé le visiter dans sa chambre, le déclara vénérable (septembre 1784) ; Pie VII proclama l’héroïcité de ses vertus (18 février 1821), Pie IX le béatifia (1° mai 1853) et le canonisa (29 juin 1869).

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Neuvaine en l'honneur de Saint Paul de la Croix

Fondateur de l'Institut de la Sainte Croix et Passion de Jésus-Christ


Par le R. P. Louis-Th. de Jésus Agonisant, Passioniste


Neuvaine publiée en 1873


Premier jour

Élection de Saint Paul de la Croix pour méditer et prêcher la Passion de Jésus-Christ


I Considérons que Dieu, ayant suscité saint Paul pour prêcher la Passion de son divin Fils, lui en imprima sitôt la dévotion dans le cœur, qu’il parut la posséder en naissant. Dès son jeune âge, en effet, Paul reçut le don d’une connaissance très vive des cruelles souffrances du Rédempteur : son âme en fut toute pénétrée, et le divin Crucifié devint dès lors l’unique objet de ses pensées, de ses affections et de ses actes. Que les souffrances du Rédempteur soient aussi l’aliment quotidien de notre âme, le premier objet de notre plus tendre dévotion; et, par ce moyen, elles demeureront profondément gravées dans nos cœurs. – Pater, Ave, Gloria.


II Considérons comment notre Saint, pressé dès son enfance, par son amour plein de compassion pour son Dieu souffrant, résolut de ne savoir, toute sa vie, que Jésus crucifié, de ne se glorifier que dans sa croix, et de vivre crucifié au monde, afin de pouvoir dire avec l’Apôtre: Jésus-Christ est ma vie ! O très doux Jésus, par les mérites de votre Serviteur, communiquez aussi à nos âmes un semblable amour pour votre Passion ; et nous ne vivrons plus que pour vous, qui êtes mort au milieu des plus cruels tourments, afin de nous rendre la vie. – Pater, Ave, Gloria.


III Considérons comment notre Saint, portant Jésus crucifié dans son esprit et dans son cœur, l’avait constamment aussi sur ses lèvres. Persuadé que la prédication de la mort du Sauveur est le moyen le plus efficace pour opérer la conversion et le salut des âmes, Paul en fit le principal sujet de ses discours, et s’en servit comme de l’arme la plus puissante pour combattre le vice et convertir les pécheurs, même les plus obstinés. O Rédempteur plein d’amour, embrasez-nous aussi de cette charité toujours active dont brûlait pour vous votre Serviteur fidèle, et, imprimant dans nos cœurs votre sainte Passion, rendez-nous conformes à vous ; car c’est là le caractère distinctif de vos Élus. – Pater, Ave, Gloria.


Prière


O Paul, saint glorieux et brûlant d’amour pour Jésus crucifié, vous qui, par la méditation assidue des souffrances du Rédempteur, et par votre zèle à en rappeler aux chrétiens le précieux souvenir, avez mérité que Jésus-Christ lui-même gravât dans votre cœur les instruments de sa Passion, obtenez-nous un tel amour pour Jésus crucifié que, le méditant sans cesse, nous puissions recevoir, par vos mérites, l’abondance des grâces dont vous a comblé la Bonté souveraine. Ainsi soit-il.


Prières à dire chaque jour


Capitule


Mes frères, j’ai reçu, moi qui suis le plus petit d’entre tous les saints, cette grâce d’annoncer aux gentils les richesses incompréhensibles du Christ, et d’éclairer tous les hommes en leur découvrant quelle est l’économie du mystère caché dès le commencement des siècles en Dieu qui a tout créé.


Hymne

Mes frères, j’ai reçu, moi qui suis le plus petit d’entre tous les saints, cette grâce d’annoncer aux gentils les richesses incompréhensibles du Christ, et d’éclairer tous les hommes en leur découvrant quelle est l’économie du mystère caché dès le commencement des siècles en Dieu qui a tout créé.

Quiconque gémit dans cette vallée de larmes sous le poids des afflictions, qu’il élève ses regards au Ciel et adresse à Paul ses humbles prières.


Ce que saint Paul peut faire avec le secours de la grâce dont il est rempli, les miracles opérés chez tous les peuples l’annoncent à chaque pas.


Au seul nom de Paul, les ruses de l’enfer s’évanouissent, le démon desserre ses griffes et lâche sa proie en fuyant.


Aussitôt que Paul est invoqué, la maladie quitte le corps; les pluies, les tempêtes et les fleuves sentent la puissance de ses ordres.


Souvent les anges lui aplanissent les difficultés du chemin, et, quand il doit parler, ils lui suggèrent les paroles les plus suaves.


O excessive charité d’un Père et d’un chef si tendre, répandez la lumière dans nos esprits, enflammez-nous d’ardeur pour les fortes entreprises.


Que sous vos auspices la candeur et la foi brillent d’un plus grand éclat ; que la hideuse erreur n’ose point pénétrer dans l’Italie.


Louange, pouvoir et gloire à vous, ô Trinité souveraine, qui avez introduit dans les joies éternelles votre très fidèle serviteur. Ainsi soit-il.


v/ Priez pour nous, saint Paul de la Croix,

r/ Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Seigneur Jésus-Christ, qui avez enrichi saint Paul d’une charité spéciale afin qu’il prêchât le mystère de la Croix, et qui avez voulu l’employer à faire fleurir dans l’Église une famille nouvelle, accordez-nous par son intercession qu’après avoir médité continuellement votre Passion, nous en méritions les fruits au séjour de la gloire. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Deuxième jour

Innocence de Saint Paul de la Croix


I Considérons comment, prévenu par la grâce divine, Saint Paul eut le bonheur de haïr et d’éviter toujours le péché, qu’il regardait, non seulement comme la funeste cause du crucifiement et de la mort du Rédempteur, mais encore comme le renouvellement de sa Passion. Cette pensée, vivement présente à son esprit, lui inspirait une telle horreur des moindres fautes, qu’il sut s’en préserver et garder dans son intégrité, jusqu’à la mort, l’innocence du baptême. O bienheureux Saint, qui avez été le gardien si jaloux de votre innocence, obtenez-nous, pauvres pécheurs que nous sommes, la grâce de pleurer amèrement la perte de la nôtre. – Pater; Ave, Gloria.


II Considérons comment notre Saint put conserver son innocence dans un siècle aussi dépravé que celui où il vécut. Il ne perdit jamais de vue le souverain mal que renferme le péché : pour l’homme dont il fait le malheur dans le temps et dans l’éternité, et pour Dieu dont il outrage et méprise la Majesté infinie. Un tel attentat le saisissait d’horreur et lui faisait fuir jusqu’à l’ombre d’une faute. O Jésus, aimable Rédempteur, faites-nous comprendre l’énormité du péché ; ne permettez pas que notre malice rende inutile le sang précieux que vous avez répandu pour notre salut ; et, en considération de l’admirable innocence de votre Serviteur, pénétrez nos âmes de cette crainte salutaire qui fait éviter tout péché. – Pater, Ave, Gloria.


III Considérons que notre Saint, pour protéger une si rare innocence, eut recours non seulement au souvenir habituel de la présence de Dieu, mais encore à l’amour le plus tendre pour le Rédempteur souffrant, qu’il ne pouvait un seul instant oublier. Avec cette armure impénétrable, il put se défendre contre tous les assauts des tentations et garder intacte l’innocence baptismale, au milieu de tant d’occasions et de périls. Hélas ! pauvres pécheurs, que nous ressemblons peu à saint Paul de la Croix ! Nous avons sitôt perdu l’innocence, en commettant le péché ! O bon et divin Rédempteur, nous vous en supplions, par les mérites de votre Serviteur fidèle, pénétrez-nous d’une telle horreur du péché, que nous soyons disposés à mourir mille fois plutôt que de le commettre encore. – Pater, Ave, Gloria.


Prière


O lis d’innocence, saint Paul de la Croix, vous qui avez connu, aux splendides clartés de la foi, que Dieu est le souverain Bien, et le péché le souverain mal; vous qui avez su conserver toute la candeur de votre âme, obtenez-nous une foi vive qui nous tienne sans cesse en la présence de Dieu et nous fasse éviter le péché ; obtenez-nous une dévotion tendre pour Jésus crucifié, en qui nous puiserons la force de repousser avec constance et vigueur le charme des sens et les séductions du monde, de manière que rien ne soit capable de nous séparer du divin Amour. Ainsi soit-il.


Troisième jour

Pénitence de Saint Paul de la Croix


I Considérons comment Dieu, qui veut voir ses Élus ressembler à son divin Fils, disposait saint Paul à l’imiter par des souffrances extraordinaires. A cette fin, il lui montra intérieurement quelles dures et cruelles épreuves il aurait à soutenir pour son amour. Cette vue enflamma le saint d’un si violent désir de la croix, que, pour se rendre semblable au divin Crucifié, il s’élança en esprit pour la saisir et l’embrasser, n’aspirant désormais qu’aux plus grandes souffrances, qu’aux plus rudes travaux. Paul cependant n’avait rien perdu de son innocence. Et nous, au contraire, chargés de tant de péchés, nous frémissons au nom seul de cette pénitence sans laquelle il n’y a point de salut. O divin Rédempteur que j’adore sur la croix, par les mérites de votre Serviteur, accordez-nous un désir efficace de la souffrance et un véritable esprit de pénitence, afin que nous puissions expier nos fautes, et devenir semblables à vous. – Pater, Ave, Gloria.


II Considérons que la soif ardente de souffrir porta notre Saint à traiter son corps avec tant de rigueur qu’il peut être regardé comme l’un des plus austères pénitents de ces derniers siècles. Passer de longues heures de la nuit en oraison, prendre un court sommeil sur la terre nue, déchirer sa chair par de rudes disciplines, exténuer son corps par des jeûnes rigoureux : telles furent les délices de Paul pendant sa jeunesse. Il est impossible de dire à quels excès de rigueur, durant tout le cours de sa sainte vie, le porta sa soif de souffrir pour s’identifier avec son Amour crucifié. A une si austère pénitence, que peut répondre notre délicatesse ? O Seigneur, faites que nous regardions notre corps comme le plus grand ennemi de notre âme ; et, par les mérites de votre Serviteur, accordez-nous la grâce de le tenir toujours soumis à l’esprit, afin qu’en imitant la pénitence de Paul, nous puissions expier nos fautes et opérer notre éternel salut. – Pater, Ave, Gloria.


III Considérons par quelles voies admirables notre Saint fut conduit à ce prodigieux amour de la pénitence. Voyant un Dieu qui, pour montrer la rigueur de sa Justice outragée par le péché de l’homme, frappe son propre Fils et le fait expirer dans un océan de douleurs, Paul se consumait d’amour, tant il était pénétré de compassion pour cette auguste Victime. Et comme l’amour, de sa nature, tend à unir et à transformer celui qui aime en l’objet aimé, notre Saint était si heureux de souffrir pour imiter son Bien-Aimé crucifié, que les souffrances lui faisaient éprouver les plus suaves délices. Oh ! qu’il est vrai qu’une âme embrasée d’amour ressent peu la souffrance : tant il est doux de souffrir pour l’objet qu’on aime ! O adorable Rédempteur, par les mérites de votre Serviteur toujours si brûlant d’amour pour vous, répandez aussi en nous cet esprit de mortification qui nous fasse, à son exemple, réprimer les penchants de la nature corrompue, sujet de trouble pour nos âmes, et graver en nous le caractère de vos Élus. – Pater, Ave, Gloria.


Prière


O Paul, glorieux modèle de pénitence, qui avez pratiqué, quoique innocent, une mortification admirable, austère et constante, obtenez-nous la grâce d’avoir toujours devant nos yeux le Rédempteur crucifié, de le contempler comme le modèle qui nous a été donné par le Père céleste, afin que, dépouillés du vêtement de l’iniquité, et revêtus de la grâce et de la sainteté, nous devenions semblables au Sauveur souffrant, Chef des prédestinés. Ainsi soit-il.


Quatrième jour

Humilité de Saint Paul de la Croix


I Considérons comment saint Paul, contemplant sans cesse son Rédempteur humilié pour l’amour des âmes jusqu’à la mort de la croix, conçut un vif désir d’être méprisé comme le dernier des hommes, et conjura le Sauveur avec larmes de lui communiquer l’humilité la plus profonde. Le divin Rédempteur exauça sa prière : non seulement il lui révéla tout le prix de cette vertu, mais il lui en fit le don à un si haut degré que, tout en étant honoré comme un saint puissant en œuvres et en paroles, Paul eut toujours les yeux fixés sur son néant, renvoyant à Dieu toute gloire. O miséricordieux Seigneur, qui avez fait de Paul un parfait modèle d’humilité, guérissez notre orgueil ; nous attendons ce bienfait de votre grâce ; et par les mérites de votre Serviteur, daignez nous apprendre, enfin, à être doux et humbles de cœur. – Pater, Ave, Gloria.


II Considérons combien fut extraordinaire l’humilité de notre Saint. Instruit par une lumière continuelle que rien ne plaît au Fils de Dieu, comme de nous humilier en esprit, il eut toujours le regard fixé sur sa bassesse, dont il avait une connaissance profonde et une intime conviction. Aussi ces bas sentiments de lui-même ne permirent-ils jamais à la moindre pensée de vanité, d’ambition et d’orgueil de se fixer à son esprit. O divin Roi des âmes humbles, que nous sommes loin de ressembler à votre Serviteur ! Lui, innocent, et nous, pécheurs ; lui, orné de vertus, et nous, chargés de vices ; lui, riche de tant de dons précieux, et nous, appauvris par tant de misères. Et cependant il est humble, et nous sommes superbes !... Ah ! ayez pitié de notre misère, et, par les mérites de votre Serviteur, accordez-nous la salutaire connaissance de notre néant, qui nous fera pratiquer l’humilité, vertu si chère à votre cœur et si puissante pour obtenir de votre Bonté tous les trésors de la grâce. – Pater, Ave, Gloria.


III Considérons que notre Saint posséda cette vraie humilité de cœur qui joint toujours les œuvres aux sentiments et aux paroles. Habitué, dès ses premières années, à méditer les souffrances et les opprobres du Verbe incarné, non seulement il fuyait jusqu’à l’ombre de la gloire, mais, cachant avec une sainte industrie, les nombreuses faveurs dont il était comblé, il recherchait avec ardeur les humiliations et le mépris. O divin Rédempteur, que deviendrons-nous au tribunal de votre Justice ? nous, si sensibles à la moindre injure, si vindicatifs pour le moindre outrage !... Ah ! par votre miséricorde, pardonnez-nous, et, par les mérites de saint Paul, donnez-nous un véritable esprit d’humilité, qui nous fasse échapper à l’opprobre éternel, juste châtiment de l’orgueil. – Pater, Ave, Gloria.


Prière


O Paul de la Croix, Saint couronné de tant de gloire, vous qui, à l’école de Jésus-Christ, avez appris la grande leçon de l’humilité, vous qui, comblé de grâces, estimé des hommes, vénéré même comme un Saint, à cause de vos vertus, aviez néanmoins de vous-même une opinion extrêmement basse, au point que tout le monde en était étonné et ravi, enseignez-nous cette belle vertu, sceau distinctif du chrétien ; faites qu’elle nous devienne si chère que, nous méprisant nous-mêmes pour l’amour d’un Dieu qui a embrassé tous les mépris pour notre amour, nous méritions d’être glorifiés un jour dans le ciel. Ainsi soit-il.


Cinquième jour

Patience de Saint Paul de la Croix


I Considérons comment saint Paul, à sa profonde humilité, joignit toujours une patience inaltérable. Dans ses infirmités, non moins fréquentes que longues et douloureuses, il fixait sa pensée sur les souffrances de son bien-aimé Rédempteur, et endurait avec joie toutes ses peines, connaissant le prix de la douleur supportée pour Celui qui a souffert pour nous avec une mansuétude infinie. Sa résignation fut toujours parfaite : ni les tribulations ni les angoisses ne purent jamais ébranler son invincible patience. Pour nous, – tant est grande notre misère ! – nous ne savons jamais nous faire la moindre violence ni pratiquer la résignation dans les adversités. O Jésus, divin modèle de patience, par les mérites de votre Serviteur, accordez-nous cette résignation parfaite que vous attendez du cœur de vos Élus. – Pater, Ave, Gloria.


II Considérons comment la Providence, pour rendre notre Saint un héros de patience, permit que les hommes s’unissent contre lui. Fondateur d’un nouvel Ordre religieux qui lui avait été montré plusieurs fois dans des visions célestes, l’enfer et le monde se coalisèrent pour le persécuter et renverser son œuvre. Il fut abreuvé de tant d’amers chagrins, en proie à de si douloureuses angoisses, qu’on l’entendit souvent s’écrier avec l’Apôtre : Je suis tourmenté sans repos ni trêve, au-dedans et au dehors ». Toutefois, puisant force et courage dans le souvenir des cruels traitements qu’eut à subir le divin Rédempteur, Paul savait contenir son ardente nature. Plus les coups qu’on lui portait, étaient douloureux, plus s’affermissait sa patience. O Seigneur, par la vertu de votre sainte Croix, soutenez notre faiblesse, et, par l’héroïque patience de votre Serviteur, accordez-nous la grâce de vaincre toutes nos passions, pour n’avoir pas à déplorer la ruine de  nos âmes. – Pater, Ave, Gloria.


III. Considérons avec quelle générosité notre Saint récompensa ses persécuteurs. Ayant appris de son Dieu crucifié à souffrir, à se taire, à rendre le bien pour le mal, il demeurait sourd aux injures, muet pour sa défense, calme au milieu des persécutions les plus violentes ; c’est ainsi qu’il pratiqua toujours cet enseignement que donne l’Apôtre : de ne pas se laisser vaincre par le mal, mais de vaincre le mal par le bien, pardonnant à ceux qui l’avaient offensé, aimant ceux qui le haïssaient, accueillant avec de sincères démonstrations d’estime et d’affection, ses ennemis les plus déclarés qu’il regardait comme ses premiers bienfaiteurs et auxquels il faisait tout le bien qui était en son pouvoir. O doux Rédempteur, Dieu de la charité, faites-nous bien comprendre que le chrétien, votre disciple, ne peut avoir d’ennemis, car il doit aimer tous les hommes comme ses frères ; et, par les mérites de votre Serviteur, accordez-nous cette charité patiente et généreuse qui supporte tout, pardonne tout, et, regardant tous les hommes en Dieu, fait du bien à tous. – Pater, Ave, Gloria.


Prière


O Paul de la Croix, ô Saint resplendissant de gloire, qui, fortifié par la grâce, avez combattu vos passions et triomphé de vos ennemis ! ô véritable imitateur du divin Crucifié, qui, ayant vaincu la malice de l’enfer, avez su récompenser par vos bienfaits les outrages du monde ! ô véritable héros de patience, qui avez embrassé avec une admirable résignation les peines les plus vives, les plus poignantes angoisses, obtenez-nous du divin Rédempteur la grâce de triompher de toutes nos passions. Faites que, supportant avec résignation les maux de la vie présente, nous pratiquions cette patience qui est indispensable pour mériter la couronne de gloire. Ainsi soit-il.


Sixième jour

Pureté de Saint Paul de la Croix


I. Considérons comment notre Saint, prévenu dès son enfance par une grâce spéciale à laquelle il eut le bonheur de correspondre, conçut une si haute opinion de la sainte pureté, qu’il la conserva dans une intégrité parfaite jusqu’au dernier soupir. Voulant le rendre encore plus jaloux de ce précieux trésor, la Sainte Vierge, de son côté, lui communiqua la plus grande estime pour cette angélique vertu, qui devait briller en lui d’un spécial éclat. Il sut, en effet, si bien garder la virginité de son cœur, qu’il n’éprouva jamais la moindre révolte contre la belle vertu. Jamais la flamme corruptrice n’effleura son cœur. O Jésus, candeur de l’éternelle lumière, et miroir sans tache, nous vous en conjurons, par les mérites de votre angélique Serviteur, faites-nous connaître le prix d’une si belle vertu, accordez-nous la grâce de vaincre toutes les tentations qui pourraient nous la ravir, afin que nous participions à cette éclatante gloire que vous réservez aux âmes demeurées toujours pures. – Pater, Ave, Gloria.


II Considérons comment Dieu manifesta par des prodiges l’admirable pureté de Paul. Il suffisait de l’invoquer, quoique absent, pour être aussitôt délivré de la tentation. Cette vertu qui le rendait cher aux hommes, le faisait surtout aimer des anges : ceux-ci l’accompagnaient, le défendaient, quelquefois même le transportaient d’un lieu à un autre. Mais, plus qu’aux esprits angéliques, il fut cher à Marie, la Mère de la pureté : plus d’une fois, elle se montra à lui, et, en témoignage d’amour, lui plaça sur la tête sa main virginale. O miséricordieux Rédempteur, nous nous humilions profondément à vos pieds, en nous voyant, hélas ! bien éloignés de cette pureté d’esprit et de corps que posséda votre Serviteur dans une beauté parfaite. Ah ! faites qu’il soit aussi pour nous un refuge contre les attraits séducteurs du monde, qui conspirent la ruine de cette angélique vertu, si chère à votre cœur. – Pater, Ave, Gloria.


III Considérons quels furent les moyens employés par notre Saint pour ne jamais perdre l’inestimable trésor de la pureté. Il châtiait son corps par de rudes pénitences, afin de le tenir soumis à l’esprit. Et, comme il savait que les yeux sont les portes funestes par où la mort entre dans l’âme pour en bannir la pureté, il les gardait toujours dans une inviolable modestie. Bien convaincu que, sans une grâce spéciale, il ne pouvait conserver intact l’éclat de cette virginale pureté, il ne cessait de faire monter vers Dieu les plus ardentes prières. Il fut toujours animé d’une tendre dévotion envers la Vierge Marie ; toujours et d’esprit et de cœur, il se réfugiait dans les plaies du Sauveur. C’est ainsi que Paul conserva le trésor de sa pureté. O Vierge des vierges, Immaculée Mère de Dieu, par les mérites de votre fervent Serviteur, demandez pour nous une grande pureté, et soyez-en vous-même la gardienne. O Vierge puissante, obtenez-nous l’esprit de prière et la grâce de mettre en pratique les moyens employés par votre Serviteur, afin que nous conservions toujours la pureté du cœur et la sainteté de l’âme. Pater, Ave, Gloria.


Prière


O Paul, Saint glorieux et parfait modèle de la pureté que vous avez puisée à sa source même, dans la Passion du Rédempteur, jetez sur nous un regard de bonté. Couvrez-nous de votre protection paternelle ; et, puisque l’esprit du mal exerce partout son tyrannique empire, préservez-nous de ses criminelles séductions qui font tant de victimes. Obtenez-nous la grâce de veiller sur nos sens, de mortifier nos passions, et surtout d’échapper au naufrage, afin que, en suivant vos exemples, nous puissions, nous aussi, arriver un jour à la vision béatifique de Dieu, réservée aux âmes qui auront su, comme vous, amasser sur la terre des trésors de pureté. Ainsi soit-il.


Septième jour

Charité de Saint Paul de la Croix envers le prochain


I Considérons que Saint Paul, reconnaissant dans le prochain la vive image de Dieu, l’aima toujours de la plus tendre affection. Instruit par l’Evangile que la charité sans les œuvres est une plante stérile, et, le regard fixé sur le Rédempteur s’immolant pour les hommes, il volait au secours du prochain, partout où de plus grandes misères réclamaient sa charité : il défendait l’opprimé, consolait l’affligé, revêtait l’indigent, nourrissait le pauvre, secourait les malades, assistait les mourants, pratiquait ainsi le divin précepte : « Partagez votre pain avec celui que la faim presse ; recueillez sous votre toit ceux qui n’ont point d’abri ; quand vous verrez quelqu’un sans vêtement, revêtez-le, et ne méprisez point votre chair. » O doux Rédempteur, vrai Dieu de la charité, par les mérites de votre Serviteur, accordez-nous des entrailles de miséricorde pour l’indigence et la misère ; faites que, vous voyant vous-même pauvre et souffrant dans nos frères, nous ayons toujours pour eux cette charité compatissante que vous nous commandez. – Pater, Ave, Gloria.


II Considérons comment le zèle pour le salut des âmes, fruit de la vraie charité, fut le caractère dominant de Paul. En effet, véritablement embrasé de la charité des Apôtres, il courait après ses frères égarés dans les voies funestes du péché, et, pour les ramener dans les droits sentiers de la vertu, il employait la prédication, les lettres et les exhortations les plus pressantes ; venaient-ils se jeter à ses pieds, il les accueillait avec une affabilité, une douceur admirable ; tardaient-ils, au contraire, à se rendre, il redoublait de zèle pour les ramener à la pénitence, multipliant les industries de sa charité selon qu’il les voyait plus enfoncés dans le vice et plus obstinés ; et, plus encore par ses larmes que par ses exhortations, il ne cessait point de les importuner qu’il n’eût triomphé de leur obstination et gagné leurs âmes. O Seigneur, dont la miséricorde est infinie, accordez-nous, par les mérites de votre vaillant apôtre, un cœur compatissant pour les pécheurs, afin que, travaillant à leur conversion par nos conseils et par nos prières, nous opérions en même temps notre salut éternel. Pater, Ave, Gloria.


III Considérons que, si la charité de notre Saint fut un feu qui embrasa son cœur, le zèle en fut l’heureuse flamme qui lui fit consumer toute sa vie à ramener des âmes à Jésus-Christ. Voyant un si grand nombre de ces infortunées, privées par leurs fautes des fruits de la Passion du Sauveur, se perdre éternellement, il s’écriait avec l’Apôtre : « Je suis submergé dans une mer de tristesse, et mon cœur est percé de douleur. » Mais, non content de gémir, de prier, de répandre des larmes devant Dieu, s’oubliant pour ainsi dire lui-même, il se livrait tout entier au ministère des âmes : assidu à prêcher la pénitence, courageux pour supporter les fatigues et les travaux, intrépide pour affronter les dangers, ingénieux, héroïque dans sa charité, il ne trouvait de repos qu’après avoir triomphé de leur obstination. – Comme ce zèle condamne notre froideur et notre lâcheté ! Hélas ! au lieu de travailler au salut du prochain, peut-être travaillons-nous, par nos mauvais exemples, à l’entraîner dans l’abîme ? O Dieu de miséricorde, pardonnez-nous, et ne permettez jamais qu’une seule de ces âmes qui vous ont coûté tant de travaux et d’angoisses, vienne à se perdre par notre faute. Pater, Ave, Gloria.


Prière


O Saint maintenant dans la gloire, Paul de la Croix, pendant tout le cours de votre vie, vous avez travaillé au salut des âmes avec un zèle infatigable et un courage invincible : et nous, nous n’avons qu’une froide indifférence pour les intérêts spirituels du prochain. Ah ! réveillez en nous l’ardeur et le dévouement qui animaient votre âme d’apôtre. Priez le Seigneur de nous communiquer votre esprit, afin que désormais notre conduite soit exemplaire, notre langage chrétien, et notre vie toujours sainte : nous travaillerons alors plus efficacement à la sanctification des autres et à notre propre salut.


Huitième jour

Amour de Saint Paul de la Croix envers Dieu


I Considérons que, prévenu des douceurs de la divine charité, notre Saint aima Dieu dès qu’il le connut : cet amour alla toujours croissant et embrasa son cœur jusqu’à former un vaste incendie. Ne perdant jamais de vue la présence de Dieu, Paul vivait dans un recueillement continuel, dans une oraison permanente. Sa méditation habituelle sur les souffrances du Sauveur lui ayant fait connaître combien le Seigneur est doux, il trouvait en lui son repos, son trésor et l’objet d’ineffables délices. – Ce feu de l’amour divin, qui brûlait en saint Paul de la Croix, excite en nous une sainte envie, mais nous ne cherchons pas la cause de notre indifférence et de notre froideur. O divin Rédempteur des âmes, par l’amour qu’eut pour vous votre Serviteur fidèle, embrasez notre cœur, afin que nous puissions vous aimer de toute notre âme et de toutes nos forces. – Pater, Ave, Gloria.


II Considérons comment, par un rare privilège, notre Saint, ayant franchi tous les degrés de la contemplation, était parvenu à l’union la plus intime de l’âme avec son Dieu : dans cet heureux état, il languissait d’amour. On le voyait pâlir et tomber en de suaves défaillances, ou bien son visage enflammé devenait éblouissant de lumière, au point qu’on ne pouvait le regarder. Tout transformé en Dieu comme le grand Apôtre, il gémissait de se voir emprisonné dans son corps mortel, et souhaitait ardemment d’en être délivré pour s’envoler au ciel et consommer son union avec le Bien-aimé ! – Infortunés que nous sommes ! Comme l’âme est bien plus dans l’objet aimé que dans le corps qu’elle anime, il s’ensuit qu’aimant toute autre chose que Dieu, nous sommes éloignés de ce souverain Bien, source de toute félicité, heureux terme de tous désirs. Ah ! Seigneur, par les mérites de votre Serviteur qui vous a tant aimé, faites que votre amour règne en nous ; car elle est trop malheureuse l’âme à qui vous ne suffisez pas. – Pater, Ave, Gloria.


III Considérons que le grand moyen dont se servit notre Saint pour allumer dans son cœur cette vive flamme d’amour fut la vue continuelle de Jésus en croix. Le divin Rédempteur était le centre de toutes ses pensées et de toutes ses affections, provoquait en lui une soif inextinguible de souffrances, et, l’attirant sur son cœur d’une manière ineffable, le faisait participer à sa douloureuse Passion. O divin Rédempteur, par les mérites de votre Serviteur, accordez-nous une connaissance approfondie de vos cruelles souffrances, afin qu’en les méditant sans cesse, nous nous enflammions de votre amour, et que nous méritions de goûter ces inénarrables délices, réservées aux âmes qui ont une dévotion spéciale à votre sainte Passion ; car c’est la meilleure part que nous puissions choisir en ce monde. – Pater, Ave, Gloria.


Prière


O Paul, Saint resplendissant de gloire, âme vraiment passionnée pour le souverain Bien, Séraphin d’amour, nous sommes dans l’admiration à la vue de l’ardente et divine charité qui consuma toujours votre cœur ; et cependant nous n’avons pour Dieu que froideur et indifférence. Ah ! par votre ardente charité, délivrez-nous de ce malheur ; et, par cet amour qui vous transforme en Jésus-Christ, et vous rend éternellement heureux, obtenez-nous la grâce de méditer assidûment la Passion du Rédempteur, afin d’allumer dans notre cœur ce feu divin qui, dépouillant l’âme d’elle-même et de toutes les choses crées, la rend digne de ces biens ineffables et invisibles que Dieu promet à ceux qui l’aiment. Ainsi soit-il.


Neuvième jour

Mort de Saint Paul de la Croix


I Considérons que notre Saint, ayant eu deux fois, dès ses premières années, une vision du ciel, connut d’une certaine manière comment l’âme bienheureuse voit Dieu, et comment, en l’aimant avec cette même ardeur de charité qu’il lui communique, elle se transforme en lui. Cette intelligence du grand mystère de la glorification des Elus inspirait à Paul tant de mépris pour la terre, que la vie présente était pour lui un tourment. Les consolations qu’il trouvait dans la souffrance ne pouvaient l’empêcher d’aspirer à la mort pour s’unir au souverain Bien, et se désaltérer à l’intarissable source de cette vraie félicité que tous désirent, que beaucoup recherchent, mais qu’en comparaison du grand nombre qui la perdent par leur faute, bien peu obtiennent. O miséricordieux Seigneur, par les mérites de votre Serviteur fidèle, répandez en nous vos célestes lumières, afin que, découvrant la vanité de ce monde, nous soupirions après le ciel, où nous serons éternellement heureux. – Pater, Ave, Gloria.


II Considérons que la mort de notre Saint, prédite par lui-même, fut le digne couronnement de sa vie. Dès que son bien-aimé Rédempteur lui eut donné un avant-goût de cette inénarrable félicité qui, dans la claire vision de Dieu, procède de l’amour béatifique, il souhaita plus que jamais d’être délivré de la prison du corps pour s’envoler au ciel et s’unir parfaitement au souverain Bien. Aussi ne saurait-on dire avec quel calme, quelle sérénité, quels élans d’amour il se prépara à son départ pour l’éternité. Le cœur en paix et tout consumé de charité, l’esprit serein et absorbé en Dieu, plein de jours, riche en mérites, notre Saint tout joyeux quitta ce monde qu’il avait toujours méprisé, pour monter au ciel, séjour du vrai bonheur et des célestes récompenses. O Jésus crucifié, qui avez fait de votre Serviteur un modèle de sainteté, accordez-nous la grâce de comprendre que notre mort ne sera semblable à la sienne qu’autant que notre vie sera conforme à sa vie. – Pater, Ave, Gloria.


III Considérons comment, aussitôt que la belle âme de notre Saint eut quitté son corps, tous ceux qui étaient présents sentirent leur tristesse se changer en une douce joie. Son visage se revêtit d’une beauté surnaturelle, ses membres conservèrent toute leur flexibilité, son âme apparut montant au ciel éclatante de lumière et triomphante de bonheur. C’est ainsi que l’innocence de Paul de la Croix, ses travaux apostoliques, ses tribulations, ses vertus, ses souffrances supportées avec une patience invincible, son zèle pour propager la dévotion à la Passion du Rédempteur, et pour procurer le salut des âmes, furent récompensés par une éternelle félicité. O divin Crucifié, il est bien vrai que les maux de la vie présente ne sont pas en proportion de cette incomparable gloire que vous donnez dans la vie future à ceux qui vous aiment ! Et puisque nous aspirons tous à la récompense qu’a obtenue votre Serviteur, accordez-nous, par ses mérites, la grâce de pratiquer ses vertus et de suivre ses exemples. – Pater, Ave, Gloria.


Prière


O Paul de la Croix, couronné d’une immortelle gloire, sachant que la mort est l’écho de la vie, nous ne pouvons nous défendre de frémir à la pensée de l’heure suprême qui doit décider de notre sort éternel. Saisis donc de frayeur, nous venons au pied de votre trône vous supplier de nous obtenir la grâce souveraine d’éviter le plus grand des malheurs : celui de mourir dans le péché. O généreux et puissant protecteur, obtenez-nous avec un renouvellement de vie le temps de faire une vraie pénitence, le bonheur d’imiter vos vertus, la persévérance dans les bonnes œuvres ; obtenez-nous enfin un amour ardent et une dévotion spéciale pour le divin Rédempteur et sa douloureuse Passion, par les mérites de laquelle nous espérons que, contrits et humiliés, nous aurons, nous aussi, la précieuse mort des justes. Ainsi soit-il.

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Prière à Saint Paul de la Croix


O saint Paul de la Croix, qui avez été sur la terre un miroir d’innocence et un modèle de pénitence ! ô héros de sainteté, prédestiné de Dieu pour méditer jour et nuit la Passion très douloureuse de son Fils unique, et pour en propager la dévotion par vos discours, par vos exemples et par le moyen de votre Institut ! ô Apôtre puissant en œuvres et en paroles, qui avez consumé votre vie à ramener aux pieds de Jésus crucifié les âmes égarées de tant de pauvres pécheurs ! ah ! daignez du ciel abaisser un regard propice sur mon âme et prêter l’oreille à mes prières ! Obtenez-moi un tel amour pour Jésus crucifié, qu’à force de méditer ses souffrances, elles me deviennent propres ; que je reconnaisse dans la profondeur des plaies de mon Sauveur la malice de mes péchés ; que je puise à ces sources de salut la grâce de les pleurer amèrement et une volonté efficace de vous imiter dans votre pénitence, si je ne vous ai pas suivi dans votre innocence. Obtenez-moi aussi, ô saint Paul, la grâce particulière que je vous demande instamment ici prosterné devant vous. – On exprime ici la grâce qu'on désire. – Obtenez de plus à la sainte Église notre Mère la victoire sur ses ennemis, aux pécheurs la conversion, aux hérétiques, et spécialement à l’Angleterre, pour laquelle vous avez tant prié, le retour à la foi catholique. Enfin implorez pour moi de la bonté de Dieu la grâce d’une sainte mort, afin que j’aie le bonheur de le posséder avec vous pendant toute l’éternité. Ainsi soit-il.

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Méditation pour la fête de Saint Paul de la Croix

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Méditation pour la fête de Saint Paul de la Croix

I. Considère, ô mon âme, comment saint Paul de la Croix fut choisi de Dieu pour raviver dans le monde le souvenir de la Passion et de la mort de Jésus-Christ. Encore enfant, il sentit un tel amour pour le divin Crucifié, qu’il consacrait plusieurs heures de la nuit à la méditation de ses cruelles souffrances ; et son cœur attendri éclatait en sanglots. Son amour pour Jésus souffrant croissait avec les années : aussi Paul, comme l’apôtre dont il portait le nom, résolut de ne savoir autre chose que Jésus crucifié. Ce fut là, toute sa vie, l’objet de ses pensées, la matière de ses discours, le sujet principal de ses prédications. S’il fonda un Ordre religieux, ce fut pour réunir des apôtres sur le Calvaire, et, par eux, y conduire tous les hommes, autant que possible, pour méditer et pleurer la mort douloureuse du Rédempteur. O mon âme, quelles pensées, quels sentiments suggèrent en toi ces considérations ? Quel est ton amour pour le divin Sauveur ?... Ah ! que tu es froide et insensible à la vue de ton Dieu crucifié ! Ni ces plaies, ni ce sang, ni cette mort ne peuvent toucher ton cœur et réveiller en toi des sentiments de componction !... Et cependant ces larges plaies, qui les lui a faites ? tes péchés… Ce sang, qu’est-il ? le prix de ta rédemption… Car cette mort, Jésus l’a soufferte pour te donner la vie !... Et ce n’est pas assez pour t’embraser d’amour pour ton Sauveur ?... Déplore du moins ton ingratitude, et promets de ne laisser passer aucun jour sans méditer ses souffrances, sans penser à Lui dans tes actions, sans parler souvent de sa Passion. Ton cœur alors s’enflammera d’amour pour Lui, et tu recueilleras des fruits de vie éternelle ; car, comme dit saint Augustin, rien n’est plus salutaire que de penser chaque jour à tout ce que l’Homme-Dieu a souffert pour nous : « Nil tam salutiferum quam quotidie cogitare quanta pro nobis pertulit Deus et Homo. »


II Considère, ô mon âme, qu’on ne peut méditer le divin Crucifié sans concevoir un sincère mépris du monde, une haine salutaire contre soi-même, une souveraine horreur du péché : tels furent les effets que produisit dans l’âme de saint Paul son amour pour Jésus crucifié. Il méprisa le monde et ses biens trompeurs : les richesses, les honneurs, les plaisirs. Il mortifia son corps au point de l’exténuer par les veilles et les jeûnes, de le meurtrir par de sanglantes disciplines, de le torturer par les cilices et les chaînes de fer. Il avait une telle horreur du péché, que, dans sa vieillesse, on l’entendit s’écrier : « Vous savez bien, Seigneur, que votre Paul ne se souvient pas de vous avoir offensé, même légèrement, de propos délibéré. » Il est donc vrai que le souvenir continuel de la très sainte Passion de Jésus-Christ sanctifie les âmes !... Comment, en effet, serait-il possible d’avoir devant ses yeux un Dieu crucifié, et de suivre le monde qu’il condamne ? de contempler ses plaies sanglantes, et de flatter la chair en se livrant au plaisir ? Comment serait-il possible d’aimer les richesses à la vue d’un Dieu expirant dans un dépouillement universel ? de rechercher les honneurs à la vue d’un Dieu qui meurt dans les ignominies du Calvaire ? de commettre enfin le péché à la vue d’un Dieu mourant pour l’expier ? Ah ! s’il y a tant de désordres dans le monde, quelle en est la cause ? n’est-ce pas l’oubli de la Passion de Jésus-Christ. Ne cesse donc jamais, ô mon âme, de penser aux souffrances et à la mort du Sauveur, selon la recommandation de l’Apôtre : « Recogitate eum » ; et il te sera facile de vaincre le monde, de mortifier tes sens, de fuir le péché et d’opérer ton salut.


III Considère enfin, ô mon âme, que l’amour ne peut demeurer oisif, mais qu’il s’occupe sans cesse à plaire à l’objet aimé. Saint Paul aimait son Rédempteur crucifié, et, en le contemplant mort pour sauver les âmes, il fut embrasé de zèle pour leur salut, et forma la résolution de se sacrifier tout entier pour les gagner à Jésus-Christ. Dans ce but, il surmonta les obstacles, méprisa les fatigues, exposa sa vie même ; pour en faire la conquête, il les chercha partout, en tous et de toutes manières, mais il en gagna surtout un nombre incalculable par le ministère apostolique qui remplit et consuma toute sa vie. On pouvait donc l’appeler comme un autre grand Saint, saint Gaétan de Tiene : « Venator animarum, chasseur des âmes », et dire de lui comme de saint François de Sales : « Que le zèle des âmes était sa passion dominante ». Combien l’Église serait heureuse, si une telle charité et un tel zèle régnaient parmi les chrétiens ! Ils y règneraient si tous avaient soin de méditer Jésus crucifié ; mais parce que la plupart l’oublient, on peut s’écrier avec saint Bernard : « Un animal tombe-t-il dans une fosse, il se trouve quelqu’un pour l’en retirer ; mais une âme court-elle à sa perte, nul ne pense à la sauver. » Et cependant, avec un peu de prudence et de charité, on pourrait ramener son frère ; une visite aux malades pourrait les disposer à bien mourir ; un sage conseil pourrait retirer un ami de la voie de la perdition ; un bon exemple pourrait faire rentrer en lui-même un pécheur. Quel grand bien ne pourrait-on pas accomplir aisément !... L’as-tu fait, ô mon âme ? hélas ! peut-être pas même envers tes serviteurs, tes proches et ceux dont tu es particulièrement chargée ; peut-être n’as-tu pas même pensé à ton propre salut. O déplorable indifférence ! veux-tu désormais concevoir une grande estime pour les âmes ? contemple-les dans les profondes blessures de Jésus-Christ : Tanti vales !... dit saint Augustin ; une âme vaut le sang du Fils de Dieu, prix infini !... Conjure en ce jour saint Paul de la Croix de t’obtenir un amour sincère et une tendre dévotion pour Jésus crucifié ; tu te sanctifieras toi-même, et tu deviendras un instrument de salut pour les autres.

Litanies de Saint Paul de la Croix

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Litanies de Saint Paul de la Croix

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de  nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère des douleurs, priez pour nous.

Sainte Marie, Mère de l’Ordre de la Passion, priez pour nous.

Saint Paul, fondateur de l’Ordre de la Passion, priez pour nous.

Saint Paul, parfaite image de Jésus crucifié, priez pour nous.

Saint Paul, lys de pureté, priez pour nous.

Saint Paul, miroir d’innocence, priez pour nous.

Saint Paul, modèle de pénitence, priez pour nous.

Saint Paul, modèle de perfection, priez pour nous.

Saint Paul, modèle de pauvreté, priez pour nous.

Saint Paul, modèle de chasteté, priez pour nous.

Saint Paul, modèle d’obéissance, priez pour nous.

Saint Paul, Séraphin du tabernacle, priez pour nous.

Saint Paul, qui avez imprimé avec un fer brûlant le nom de Jésus-Christ sur votre cœur, priez pour nous.

Saint Paul, qui avez porté les instruments de la Passion gravés dans votre cœur, priez pour nous.

Saint Paul, lampe ardente et luisante, priez pour nous.

Saint Paul, qui avez appris la sagesse dans les plaies de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Paul, qui avez puisé vos forces dans le sang de l’Agneau, priez pour nous.

Saint Paul, apôtre de la Croix et de la Passion, priez pour nous.

Saint Paul, apôtre des douleurs de Marie, priez pour nous.

Saint Paul, apôtre puissant en œuvres et en  paroles, priez pour nous.

Saint Paul, qui avez sauvé des milliers d’âmes par la Passion de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Paul, martyr de la charité, priez pour nous.

Saint Paul, lumière des aveugles, priez pour nous.

Saint Paul, médecin des malades, priez pour nous.

Saint Paul, vainqueur des démons, priez pour nous.

Saint Paul, patron des prêtres, priez pour nous.

Saint Paul, patron des Épouses de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Paul, nourricier des pauvres, priez pour nous.

Saint Paul, vaillant défenseur de la foi, priez pour nous.

Saint Paul, colonne de l’Église, priez pour nous.

Saint Paul, qui êtes mort en prêchant Jésus crucifié, priez pour nous.

Saint Paul, conduit au ciel par Jésus-Christ, la Sainte Vierge, les anges et les saints, priez pour nous.

Saint Paul, qui, ayant souffert avec Jésus-Christ, avec Jésus-Christ avez été glorifié, priez pour nous.

Saint Paul, protecteur de notre Congrégation, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.


v/ Priez pour nous, saint Paul,

r/ Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Seigneur Jésus-Christ, qui avez enrichi saint Paul d’une charité spéciale afin qu’il prêchât le mystère de la Croix, et qui avez voulu l’employer à faire fleurir dans l’Eglise une famille nouvelle, accordez-nous par son intercession qu’après avoir médité continuellement votre Passion, nous en méritions les fruits au séjour de la gloire. Vous qui vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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