27 février 2022

Le Mois de Saint Joseph

Le Mois de Saint Joseph

 

Saint Joseph (Beaulieu)

 

Veille du premier jour

 

Méditation préliminaire

 

Prélude : Représentons-nous le pieux empressement des fidèles qui, à cette heure, sur tous les points de l'univers catholique, se hâtent vers les autels de saint Joseph pour commencer les exercices de son mois béni. Unissons- nous à ce concert de louanges qui va, pendant trente et un jours, monter jusqu'au trône du glorieux patriarche. Ayons spécialement l'intention de nous joindre aux âmes qui feront le mois de saint Joseph avec le plus de ferveur.

 

Méditation

 

Je me représente volontiers, à pareil jour, sainte Thérèse réunissant autour d'elle ses chères filles, et les exhortant à une grande dévotion à saint Joseph. Méditons, nous aussi, les admirables paroles qu'elle leur adresse. Nous ne saurions mieux commencer ce mois de grâces.

« Je ne me souviens pas, disait la séraphique Réformatrice du Carmel, de lui avoir jusqu'ici rien demandé qu'il ne me l'ait accordé. C'est une merveille de raconter toutes les grâces innombrables que Dieu m'a faites et les dangers spirituels ou corporels auxquelles il m'a arrachée, par l'intercession de ce Saint. Aux autres saints. il semble que Dieu ait accordé de porter secours dans tel cas particulier ; l'expérience prouve que saint Joseph nous aide dans toutes les occurrences. Le Seigneur veut nous faire entendre que, de même que sur la terre il voulut lui rester soumis, dans le ciel il fait tout ce que le saint lui demande. C'est ce qu'ont appris par leur propre expérience d'autres personnes à qui je suggérai la pensée de se recommander à lui. J'ai si fort éprouvé la puissance de son intercession auprès de Dieu, que je voudrais persuader à tout le monde d'avoir une grande dévotion à saint Joseph. Je n'ai jamais connu personne qui l'honorât d'un culte spécial et qui ne fit de rapides progrès dans la vertu. Voilà plusieurs années que le jour de sa fête je lui demande une grâce spéciale et je l'ai toujours obtenue. Pour l'amour de Dieu, je supplie les personnes qui ne me croiraient pas de vouloir bien en faire l'expérience. Pour moi, je ne comprends pas comment on peut penser à la Reine des anges et aux fatigues qu'elle s'imposa pendant l'enfance de Jésus, sans rendre des actions de grâces à saint Joseph pour l'aide qu'il prêta pendant ce temps à la mère et à l'enfant ».

 

Résolution : Promettre à Jésus, le fils de Joseph, d'avoir dorénavant une dévotion plus filiale et plus affectueuse envers son père nourricier.

Bouquet spirituel : « Allez à Joseph ». (Genèse 44, 55)

 

Exemple

Joseph et Thérèse

 

L'histoire des Carmes déchaussés nous apprend que la vénérable sœur Anne de Saint-Augustin, thérésienne, au moment de sa mort, fut, au vu de quelques autres sœurs, assistée par saint Joseph et par sainte Thérèse. La sainte fille tressaillait de joie. Pendant ce temps, dans un autre monastère, une autre religieuse la vit monter au Ciel entre saint Joseph et sainte Thérèse. (Saint Alphonse de Liguori).

 

St Joseph, serviteur fidèle-001

 

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30 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Fruits mûrs 1

 

Trente-et-unième étrenne spirituelle

31 Janvier

 

Des fruits mûrs : le bon emploi du temps

 

Offrande

 

Le Roi-Prophète compare l'homme juste et craignant Dieu à un arbre planté sur le bord des eaux, qui produit son fruit au temps voulu. C'est là ce que je voudrais être, ô mon Dieu, et voilà pourquoi, à la fin de ce mois, le premier de l'année, je vous offre mes bons désirs par rapport à la nécessité de bien employer le temps, durant l'année qui commence et pendant tout le reste de ma vie.

 

Méditation

 

Saint Augustin a pu dire, dans son langage vif et hardi, que le temps avait la même valeur que Dieu lui-même ; car, pour nous mériter le temps dont nous devions être justement privés à cause de nos péchés, Notre Seigneur bien voulu accepter la mort. Jugeons dès lors quelle devra être la sévérité avec laquelle ce juge des vivants et des morts examinera l'usage que nous en avons fait, puisqu'il nous demandera compte non-seulement des années, des mois, des semaines et des jours, mais de tous les moments de notre vie.

 

Examinons donc avec soin quel emploi nous faisons du temps, et voyons si nous n'en perdons pas une grande partie. On le perd en différentes manières :

 

1° Lorsqu'on ne fait rien, et qu'on vit dans une oisiveté extérieure et intérieure, comme ceux qui ne pensent à quoi que ce soit, ou qui, ne s'occupant que de pensées inutiles, de vains projets et de desseins chimériques, demeurent en repos, sans se mettre en peine de rien faire.

2° On perd le temps lorsqu'on l’emploie à mal faire, comme font ceux qui passent leur temps dans les médisances, dans les vengeances, dans les injustices, dans mille autres actions défendues par la loi de Dieu et de l’Église.

3° On perd le temps en faisant des actions in différentes sans les rapporter à Dieu, comme sont nos repas, le sommeil, les conversations, les visites, les divertissements et autres choses semblables où l'on n'aurait que des vues humaines et purement naturelles.

4° On perd le temps, lors même que l'on fait de bonnes actions, mais que Dieu ne demande pas de nous.

5° On perd encore le temps, quoique l'on fasse les bonnes œuvres que Dieu demande de nous, si on ne les fait pas avec une intention sainte, comme serait de prier, de se mortifier, de donner l'aumône, de pratiquer d'autres bonnes œuvres pour des fins qui n'auraient aucun rapport avec le salut.

6° Enfin, selon le sentiment des saints et au jugement de Dieu même, c'est aussi perdre le temps que de faire avec une sainte intention le bien que Dieu demande de nous, si on manque à le faire dans le temps, dans le lieu et dans les autres circonstances qu'il désire.

 

Pratique : Je sais, ô mon Dieu, que le temps est bien court, que sa durée est incertaine, que sa perte est irréparable. Quel sujet de gémir pour le mauvais usage que j'en ai fait jusqu'à présent ! Je fais donc une ferme résolution, ô mon Dieu, de mieux employer les moments de vie qui me restent ; moments précieux, que vous m'avez achetés au prix de votre sang, et que votre miséricorde me donne pour faire pénitence, pour obtenir le pardon de mes péchés, pour attirer la grâce, pour mériter la gloire.

 

Fin du Mois des Étrennes Spirituelles

 

eugene-delacroix

 

Pour télécharger l’intégralité des méditation (pdf), cliquer ici

 

Prochain mois de dévotion :

Le Mois de Saint Joseph,

rendez-vous le 27 février

 

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29 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Rose

 

Trentième étrenne spirituelle

30 Janvier

 

Une rose : la dévotion à Marie

 

Offrande

 

C'est principalement à Marie que l’Église se plaît à attribuer le symbole de la rose, et, dans ses Litanies, elle l'appelle la Rose Mystique. Ô mystérieuse rose ! Mystère de grâce et de célestes charmes, vous êtes la parure de l’Église, soyez aussi la parure de mon cœur, et tandis que les impies se couronnent avec des roses qui se flétrissent, donnez-moi l'immortelle beauté qui seule sait plaire aux regards de Dieu.

 

Méditation

 

Tous les fidèles sont obligés d'être dévots à la très Sainte Vierge, et cela non-seulement dans leur propre intérêt, dans l'intérêt de la glorification de Marie, mais encore dans l'intérêt de la gloire de Dieu, qui se complaît dans les honneurs rendus à cette admirable créature.

En nous la donnant pour mère, Dieu nous a commandé de l'aimer. En la faisant Reine des anges et des hommes, il nous a obligés à la servir. En l'honorant lui-même par une infinité de grâces singulières, il a voulu que nous lui rendions des honneurs tout particuliers, supérieurs à ceux qu'on rend aux autres saints.

D'ailleurs, la Sainte Vierge, par la sublime qualité de mère de Dieu, par l'éminence de sa sainteté, par l'étendue de sa royauté et par mille autres titres encore, mérite tous les hommages qui peuvent être rendus une pure créature, c'est donc se rendre coupable d'une véritable injustice que de les lui refuser.

De plus, cette mère de miséricorde favorise de son amour, de sa protection, de son secours et de toutes sortes de grâces, ceux qui la servent fidèlement ; nous ne pourrions donc nous dispenser de la servir sans négliger notre salut.

Persuadons-nous donc bien que manquer d'estime pour la dévotion envers la très Sainte Vierge, c'est en manquer pour la volonté même de Dieu, laquelle se manifeste assez par le désir qu'il a de la voir établie dans tous les cœurs.

Mon Dieu, je me dévoue, selon vos desseins, au service de Celle que vous avez choisie pour épouse et que vous avez voulu rendre notre mère. Donnez-moi, je vous prie, un cœur d'enfant pour elle, afin que, rempli d'amour, de zèle et de respect à son égard, je puisse marcher sur les traces du disciple bien-aimé que l'on peut regarder comme le plus parfait de ses dévoués serviteurs, puisque vous l'avez jugé digne de tenir la place de Jésus auprès d'elle et de lui rendre tous les devoirs d'un véritable fils.

 

Pratique : la vraie dévotion à Marie consiste dans l'imitation de ses vertus.

 

eugene-delacroix

 

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28 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Eucharistie

 

Vingt-neuvième étrenne spirituelle

29 Janvier

 

Le froment et le vin : la dévotion à l'Eucharistie

 

Offrande

 

Quand le prophète Zacharie se demandait : « Qu'y a-t-il de bon dans le Seigneur et qu'y a-t-il de beau en lui ? » il réunissait dans sa réponse les deux symboles que je vous offre en ce jour : « Le froment des élus et le vin qui fait germer les vierges ! » C'est pourquoi, ô mon Die, je veux vivre et mourir dans l'amour de votre divine Eucharistie.

 

Méditation

 

Jésus-Christ habite dans nos églises, il réside sur nos autels, comme un roi dans son palais, élevé sur un trône pour être visité de ses sujets et pour en recevoir les hommages dus à sa majesté royale. C'est là que son amour les appelle tous, les plus petits comme les plus grands, pour leur faire ressentir les effets de sa magnificence et de ses divines libéralités, pour leur faire part des dons qu'il a puisés dans le sein de son Père, et pour leur faire éprouver combien il est avantageux d'aborder souvent un Maître si rempli de tendresse et de bonté pour ses serviteurs.

Qui ne gémirait, ô mon Jésus, de voir les souverains de la terre environnés d'une si grande foule, leurs palais si fréquentés, leur cour si nombreuse, pendant que vos églises sont désertes, vos autels abandonnés et votre personne sacrée bien souvent toute seule, sans aucun adorateur ! Quelle confusion pour des chrétiens qui vous reconnaissent pour leur Dieu ! Ah ! ne permettez pas, mon adorable Maître, que je sois du nombre de ceux qui vous abandonnent de la sorte, mais bien de ceux qui, à l'exemple du Prophète, ne soupirent qu'après vos tabernacles et n'ont de joie qu'au pied de vos autels.

Mais, notre divin Sauveur ne se cache point seulement dans son Sacrement adorable pour y recevoir nos adorations et nos visites, il y est surtout pour se donner à nous dans la sainte communion.

C'est dans la communion eucharistique que son amour infini se donne sans réserve : il nous y donne tout lui-même : son corps, son sang, son âme, ses grâces, ses mérites, sa divinité même. N'est-ce pas là un Dieu qui, dans les transports de son amour, se rend prodigue de lui-même ? Où est donc le cœur, tout ingrat et endurci qu'il puisse être, qui ne s'attendrisse aux approches de ce Dieu d'amour ?

Ô mon Dieu, mon Jésus, mon époux, mon amour, mon bien- aimé, mon unique, que je ne goûte que vous, que je ne me plaise qu'avec vous, que rien ne m'attire que vous ! Vous êtes tout à moi, que je sois à vous, et que mon cœur ne fasse qu'un seul et même cœur avec le vôtre ! Je veux m'approcher souvent de votre table sainte, avec une foi vive, une humilité profonde, un fervent amour, un total abandon de moi-même et un ardent désir d'être tout couronné en vous.

 

Pratique : prouver sa reconnaissance envers Jésus-Christ par l'assiduité à la Visite au Saint Sacrement et par la fréquentation de la sainte Table.

 

eugene-delacroix

 

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27 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Parole de Dieu

 

Vingt-huitième étrenne spirituelle

28 Janvier

 

De l'argent épuré : le respect et amour de la parole de Dieu

 

Offrande

 

« La parole du Seigneur, dit le Psalmiste, est comme l'argent éprouvé sept fois ». Je veux aimer, respecter, écouter, méditer votre parole, ô mon Dieu. Agréez donc mon offrande et, m'ayant révélé la vertu de cette divine parole, apprenez-moi les dispositions avec lesquelles il me faut l'écouter.

 

Méditation

 

Cette parole, dit Jésus-Christ, est une semence ; la terre où elle doit être jetée est notre cœur. Voyons donc dans quel état est notre cœur pour recevoir cette divine semence.

1° Il est peut-être comme un chemin battu, ouvert à tout le monde, et où la semence ne saurait germer, parce que les passants la foulent aux pieds ou que les oiseaux l'enlèvent. C'est-à-dire, notre cœur est peut-être endurci, et, dès lors, hors d'état d'être touché de la parole de Dieu, parce qu'il est ouvert à toutes les créatures, rempli de toutes sortes d'affections, imbu des maximes du monde et même sujet à quelque mauvaise habitude. Voilà pourquoi la divine semence, ainsi méprisée, est bientôt enlevée.

2° Peut-être encore notre cœur est-il comme cette terre pierreuse où la semence germe d'abord et pousse au-dehors ; mais elle ne peut y prendre de profondes racines, à cause des pierres qui s'y rencontrent, et elle ne tarde pas à être entièrement desséchée par l'ardeur du soleil. Hélas ! que ce malheur est fréquent ! On reçoit la parole de Dieu sans répugnance, souvent même avec joie, et cependant elle ne fait sur l'âme que de très légères impressions : à peine si elles arrivent à la superficie du cœur. Un levain d'amour-propre, une inclination secrète, une affection cachée, l'attache à sa propre volonté et à son propre jugement, sont comme autant de pierres qui empêchent cette divine semence de pénétrer bien avant dans l'âme. Voilà pourquoi cette semence, se desséchant bientôt, tant d'âmes chrétiennes quittent, aux premières difficultés et aux moindres tentations, le bien qu'elles avaient commencé sous l'impression de la parole de Dieu.

3° Peut-être aussi notre cœur est-il comme cette terre remplie de ronces et d'épines, où la semence jette des racines, et s'élève jusqu'à former l'épi ; mais, comme les épines croissent et montent en même temps, elles finissent par l'étouffer et l'empêchent de porter du fruit. Voilà comment les sollicitudes de cette vie, l'illusion des richesses, les désirs sans nombre de la convoitise étouffent, même dans les âmes qui semblaient plus ferventes, la parole de Dieu, et empêchent les fruits qu'elle leur avait fait produire de devenir des fruits de vie, et d'arriver par la persévérance à leur parfaite maturité.

4° Peut-être enfin notre cour est-il comme une bonne terre, qui produit d'excellents fruits avec abondance, et ainsi, il représente, selon saint Thomas, ces âmes fidèles qui, recevant de bonne heure la parole de Dieu avec de grands sentiments de dévotion, la gardent également dans l'adversité et dans la prospérité, et persévèrent dans ces sentiments jusqu'à la mort.

 

Pratique : Prendre la résolution de profiter mieux à l'avenir des instructions renfermées dans la parabole de l'Evangile que nous venons de méditer et pour cela avoir souvent devant les yeux ces paroles de saint Augustin : « Celui qui écoute avec négligence la parole de Dieu n'est pas moins coupable que celui qui, par sa négligence aussi, laisse tomber à terre le corps de Jésus-Christ ».

 

eugene-delacroix

 

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26 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Aigle

 

Vingt-septième étrenne spirituelle

27 Janvier

 

Un aigle : la fidélité à la méditation

 

Offrande

 

Ô Jean, vous vous étiez reposé au Cénacle dans le cœur de votre divin Maître. C'est le nid d'aigle que vous aviez choisi ; mais, sortant de votre repos, vous avez pu dire, comme David : « J'ai dormi, et puis je me suis levé ». L'aigle s'est élancé de son nid, et, déployant ses ailes, il est allé se perdre dans les secrets ineffables de la Divinité. De loin, mais à votre suite, je veux m'élever, comme l'aigle, dans les hauteurs de l'oraison : elles reposent des fatigues de la vie et détachent des liens de la terre.

 

Méditation

 

Une âme sérieusement chrétienne regarde la méditation comme un exercice honorable et comme une faveur insigne que Dieu lui fait de la souffrir en sa présence et de l'honorer de sa conversation.

Elle y a recours dans ses tentations, dans ses prières, dans ses faiblesses, comme à un remède souverain, à un asile sûr, à une source féconde de toute sorte de biens. Aussi, va-t-elle à la méditation avec joie et n'en souffre la privation qu'avec douleur.

Elle est bien aise de la prolonger dans certaines occasions solennelles, au pied du Saint-Sacrement exposé, par exemple, ou dans ses jours d'abattement et de souffrance.

Avec les saints, elle la regarde comme la nourriture de l'âme, et, quand elle ne peut pas la faire à l'heure accoutumée, elle s'ingénie à la faire dans un autre moment de la journée, ainsi que les saints docteurs nous le recommandent.

Outre le temps que son règlement marque pour la méditation, elle suit le conseil de l'apôtre, qui nous recommande de faire toutes nos actions en esprit d'oraison, c'est-à-dire avec l'élévation du cœur à Dieu, en sa sainte présence et dans le but de lui plaire.

Voulant nous montrer les grands fruits de la méditation et de l'oraison, pendant qu'il priait sur le Tabor, Jésus-Christ fut transfiguré.

Oh ! qu'ils sont grands en effet les avantages qu'une âme pieuse retire de l'oraison ! Là est tout le secret de sa transformation, du changement et des progrès qu'on s'étonne parfois de voir en elle ! C'est là qu'elle apprend à être plus recueillie et plus unie à Dieu, à agir avec plus de pureté dans ses intentions, à concevoir plus d'horreur pour le péché, à conserver plus de respect pour les choses saintes, à traiter le prochain avec plus de charité, à se renoncer davantage elle-même, à s'éloigner du monde avec plus d'aversion. En un mot, c'est là qu'elle apprend à fuir le vice et à pratiquer la vertu.

 

Pratique : prendre la résolution énergique et persévérante d'adopter la pratique de la méditation et de ne jamais l'abandonner durant tout le reste de sa vie.

 

eugene-delacroix

 

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25 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Lys et les épines

 

Vingt-sixième étrenne spirituelle

26 Janvier

 

Un lys entre les épines : la résistance aux tentations

 

Offrande

 

L'âme sainte est un lys, mais un lys entouré d'épines. Et en effet, dit saint Bernard, quelle est l'âme, unie à une chair mortelle, qui ne demeure au milieu des épines, qui n'ait à souffrir les tentations et l'épreuve ? Mais, ô mon Dieu, pourquoi me plaindrais-je des épines ? C'est parmi elles que fleurit le lys que je vous offre.

 

Méditation

 

Cette vie n'est qu'une tentation et une guerre continuelles. Aussi les âmes chrétiennes s'y attendent, et elles s'en consolent en songeant que c'est la conduite ordinaire dont Dieu se sert pour affermir les vertus et qu'il emploie vis-à-vis des âmes qui lui sont chères.

Elles ne se laissent donc point abattre par la violence ni par la longueur de la tentation, bien persuadées qu'elles ont Dieu pour témoin de leur combat, que son secours ne leur manquera pas et qu'il prendra lui-même soin de les récompenser.

Elles ne donnent pas à la tentation le temps de se fortifier, elles luttent dès le début, et elles ne cessent point de la combattre qu'elles n'aient remporté une victoire complète.

Elles s'humilient toujours dans les tentations, les regardant comme un effet de la corruption de la chair et comme un juste châtiment de leurs péchés.

Sachant que l'artifice ordinaire du démon, quand il veut faire tomber une âme dans de grands crimes, est de commencer par de légères attaques, elles se défient de toutes les attaques, toutes petites qu'elles soient, et les combattent avec autant de soin que si elles étaient plus considérables.

Enfin, elles ne négligent aucun des remèdes que les saints ont employés contre les tentations : défiance de soi-même, confiance en Dieu, union à Notre-Seigneur, recours à la Sainte Vierge, et surtout vigilance et prière.

 

Il est certaines tentations plus fréquentes et plus dangereuses, contre lesquelles il est à propos de se prémunir plus particulièrement, en employant les moyens suivants :

1° Dans les tentations contre la foi, il faut tout d'abord ôter à son esprit la liberté de raisonner et de discuter avec le démon, puis, faire des actes de foi contraires au doute qu'il nous inspire, se confier en Dieu qui est la vérité infaillible, et le prier d'affermir la foi en notre âme.

2° Dans les tentations contre l'espérance, il faut songer à la bonté infinie de Dieu, à son désir de nous sauver et à ses promesses de nous recevoir quand nous reviendrons sincèrement à lui.

3° Dans les tentations d'impureté, fuyez d'abord tout ce qui peut les causer, priez pour obtenir la grâce de Dieu, faites quelque mortification, occupez-vous de quelque sainte pensée et tout de la passion de Notre Seigneur.

4° Dans les tentations contre le prochain, excitons-nous à l'aimer et à lui faire du bien dans la pensée que tous les chrétiens sont frères, enfants de l’Église et membres de Jésus-Christ.

5° Dans les tentations d'orgueil et de vanité, ayons soin de pratiquer quelques actions humiliantes, considérant qu'à Dieu seul revient tout honneur et toute gloire, et que, pour nous, nous ne méritons que du mépris.

6° Dans les tentations contre l'obéissance, rappelons-nous la sécurité dans laquelle vivent les vrais obéissants et que rien n'est agréable à Dieu comme le sacrifice de la volonté propre.

7° Enfin, pour suivre l'exemple des saints, servons-nous des remèdes suivants : de la pauvreté contre l'amour des richesses, de la prière contre la tristesse, de l'abstinence et du jeûne contre la gourmandise, de la fidélité au règlement de vie contre la tiédeur, de la retraite et de la solitude contre le désir de paraître dans le monde.

 

Pratique : se rappeler souvent la grande recommandation de Notre Seigneur contre la tentation : « Veillez et priez ! »

 

eugene-delacroix

 

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24 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Pureté

 

Vingt-cinquième étrenne spirituelle

25 Janvier

 

Une parure de perles : la vertu de pureté

 

Offrande

 

Dans l'office d'une de ses vierges les plus illustres, l’Église chante cette belle antienne qu'elle emprunte aux paroles de la sainte : « Le Seigneur a entouré ma main et mon cou de pierres précieuses, et il a attaché à mes oreilles des perles inestimables ». Que sont ces perles, ô mon Dieu, sinon les trésors de pureté dont il vous a plu d'orner l'âme de vos vierges ? C'est cette parure que je veux vous offrir, puisqu'elle vous plaît si fort.

 

Méditation

 

Une âme chrétienne regarde la pureté comme une vertu toute divine, qui fait que l'âme qui la conserve est un ange et que celle qui la perd est un démon. L'Ecriture et les saints nous apprennent que la pureté ravit le cœur de Dieu qui regarde les âmes pures comme ses épouses, les comble de grâces et de faveurs, et leur réserve ses plus intimes communications.

Dès lors, elle les considère comme une glace de miroir bien polie, mais que le moindre souffle peut ternir. comme une belle fleur, mais si délicate, qu’un rien la flétrit comme un cristal précieux d'un éclat infini, mais qui est extrêmement fragile.

Elle a extrême horreur pour tout ce qui choque cette vertu, ne pouvant souffrir même l'ombre et l'apparence d'une impureté.

Elle en évite les occasions, même les plus éloignées, pour se bien garder d'un poison qui est très subtil.

Elle se tient toujours en garde, à cause de la fragilité de sa chair, même après une longue pratique de la vertu.

Elle veille sur ses sens, sur ses liaisons, sur son imagination, sur son cœur et sur toutes ses facultés.

 

Voici d'ailleurs les moyens indiqués par les saints pour conserver la pureté :

1° l'humilité, qu'ils appellent la gardienne de la chasteté, et qui éloigne l'impureté, laquelle est ordinairement la punition de l'orgueil ;

2° éviter tout excès dans le boire et le manger, et y observer les règles de la tempérance ;

3° aimer le travail et fuir l'oisiveté qui prédispose aux assauts de la chair ;

4° être fidèle à l'oraison qui attire la grâce et remplit l'âme de saintes pensées ;

5° aimer la solitude et fuir les spectacles et les sociétés mondaines, où la voix de Jésus ne se fait plus entendre.

6° embrasser avec courage les jeûnes et les mortifications indispensables à la garde de la pureté ;

7° avoir une dévotion spéciale à la Sainte Vierge, mère, modèle et gardienne de la pureté ;

8° fréquenter les Sacrements de Pénitence et d'Eucharistie où l'âme se retrempe et se nourrit.

 

Pratique : l’emprunter aux moyens qui viennent d'être suggérés et se proposer d'y être fidèles, coûte que coûte.

 

eugene-delacroix

 

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23 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Olivier 2

 

Vingt-quatrième étrenne spirituelle

24 Janvier

 

Un rameau d'olivier : la vigilance sur les paroles

 

Offrande

 

Lorsque, après le déluge, la colombe revint vers l'Arche, elle portait dans son bec une branche d'olivier, et le patriarche y vit un signe de l'apaisement de la colère de Dieu. Effectivement, suivant saint Ambroise, l'olivier est l'emblème de la miséricorde, parce que l'huile, qui provient de ses fruits, est un remède pour nos blessures ; et, suivant saint Augustin, il désigne également la paix, parce que l'huile est le symbole de l'onction de la charité, et qu'il n'y a pas de paix sans amour. Je vous offre donc, ô mon Dieu, ce même rameau d'olivier, désireux que je suis de conserver la paix dans mon intérieur par ma vigilance à ne point la perdre par le trop parler, et la paix, avec mon prochain par ma charité dans les conversations.

 

Méditation

 

La vigilance dans les paroles demande qu'on ne parle ni trop ni trop peu.

Elle ne permet pas qu’on interrompe ceux qui parlent, ni qu'on prévienne par une réponse précipitée ceux qui nous interrogent.

Elle veut qu'on règle si bien le ton de la voix, qu'il ne soit ni trop haut ni trop bas, aigre ni doucereux, rude ni efféminé, brusque ni languissant, grossier ni affecté.

Elle ne souffre pas non plus qu'on se serve d'un ton léger, ricaneur, persifleur, pédant, impérieux, méprisant, blessant, passionné.

Elle condamne les paroles de mensonge, de raillerie, de mépris, de bouffonnerie, de flatterie, de vanité, et toutes les autres qui peuvent blesser la bienséance ou faire justement de la peine à ceux avec qui l'on converse.

Elle regarde comme peu convenable à un chrétien, spécialement voué à la piété, de s'entretenir continuellement des nouvelles du monde, de ce qui se dit en ville, ou de s'amuser à discourir de modes, de robes, de toilette, d'équipage, etc.

Elle fait que, dans le désir d'écouter et d'apprendre, on ne s'empresse pas de dire son avis sur les sujets qui se présentent, comme si l'on était plus capable d'en juger que les autres ; et, lorsqu'on le dit, c'est toujours avec simplicité. Mais, si les choses sont douteuses, on n'en parle jamais d'une manière décisive ; ni sur un ton trop hardi et tranchant.

Elle évite toute espèce de contestations et de disputes, et elle aime mieux se laisser vaincre en cédant avec douceur que d'être victorieuse en disputant avec opiniâtreté. Enfin, comme elle sait qu'on s'observe dans toutes ses paroles elle empêche de dire jamais rien qui puisse choquer la bienséance ou dont le prochain ne soit édifié.

 

Pratique : se rappeler souvent cette parole de l'apôtre saint Jacques : « Celui qui ne pèche pas par la langue, celui-là est un homme parfait ».

 

eugene-delacroix

 

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22 janvier 2022

Le Mois des Étrennes Spirituelles

Le Mois des Étrennes Spirituelles

 

Désert

 

Vingt-troisième étrenne spirituelle

23 Janvier

 

Une fleur des déserts : la vertu de patience

 

Offrande

 

L'âme chrétienne aime le désert. C'est là que vous la conduisez, Seigneur, pour parler à son cœur. Or, la solitude du chrétien, c'est sa conscience. C'est là que je veux me réfugier, pour y jouir de la paix intérieure et vous en offrir les fleurs solitaires.

 

Méditation

 

Quand on est doué d'une véritable patience, on souffre en paix et sans trouble toutes les afflictions qui se présentent. Pour en arriver là, il faut modérer la tristesse et toutes les autres passions qui se soulèvent naturellement aux approches et aux premières atteintes du mal, afin que, quelque émotion qu'on ressente au dedans de soi-même, le cœur ne soit jamais troublé.

L'âme patiente règle tellement son extérieur qu'on ne voit rien, dans ses paroles, dans ses gestes, dans ses actions, qui marque de l'emportement, de la précipitation, de l'aigreur.

Elle se conserve dans cet état de paix, au milieu de ses plus grands maux, extérieurs ou intérieurs, du corps ou de l'esprit, elle se possède toujours également.

Elle ne se contente pas de souffrir sans murmure et sans ressentiment, ce qui est le premier degré de la patience qu'elle sait être d'obligation, mais elle tâche encore de souffrir avec amour et avec joie, ce qui met le comble à cette vertu.

Elle regarde tous les maux qui lui peuvent survenir avec une résolution constante de mourir plutôt que de rien faire pour les éviter et ce qui pourrait déplaire à Dieu.

S'il lui arrive quelquefois de pleurer, de gémir, de soupirer, c'est toujours avec modération, sans excès et dans une grande tranquillité de cœur. Elle ne se flatte d'ailleurs point aisément de la pensée qu'elle est patiente, parce qu'elle n'ignore pas que souvent on s'y trompe, et que très-souvent on attribue à la patience ce qui n'est que de l'insensibilité, ou l'effet d'une passion qui étouffe le sentiment de la douleur.

Elle a pour la patience tout l'amour et toute l'estime que demande une vertu que l'apôtre proclame être le premier effet de la charité et que saint Jacques nous recommande comme la consommation de toutes les vertus.

Mon Dieu, combien la patience nous deviendrait aimable, si nous pouvions croire avec les saints, qu'elle nous fait vos imitateurs et qu'elle nous rend semblables à votre divin Fils ! Ouvrez donc nos yeux sur ces grands avantages, et ne souffrez pas qu'ayant le bonheur d'être vos enfants, et d'être dévoués particulièrement à votre service, nous négligions la pratique d'une vertu que vous nous recommandez comme notre Maître et dont vous nous donnez l'exemple comme notre Père.

 

Pratique : baiser souvent la croix dans les tentations d'impatience et y contempler Notre-Seigneur s'y proposant comme modèle de patience.

 

eugene-delacroix

 

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