12 mars 2016

Le Carême avec le Pape François 6/7

Le Carême avec le Pape François

Découvrir la Miséricorde

du 10 février au 27 mars 2016

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Cinquième Dimanche de Carême

13 mars 2016

 

« Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion » (Philippiens 3, 10).

 

Méditation du Pape François

 

« Heureux ceux qui sont capables d'aider les autres dans leurs erreurs, dans leurs méprises. Qui sont de vrais amis et n'abandonnent personne. Ceux-là sont les purs de cœur, ceux qui réussissent à voir plus loin que le mensonge et qui surmontent les difficultés. Heureux ceux qui voient spécialement ce qui est bon chez les autres ».

 

Dans ma vie

 

C'est plus facile de voir les défauts des autres que leurs qualités... Méfions-nous : les autres risquent d'avoir la même réaction à notre égard ! Et à toujours voir le négatif, on décourage, on blesse, on irrite, alors que le bien... fait tellement de bien !

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de voir uniquement le bien chez les personnes qui m'entourent ?

Je prie pour tous ceux qui ne voient que le mauvais côté des personnes et des choses, afin qu'ils apprennent à d'abord voir le bien et le bon.

 

Cinquième Semaine de Carême

 

Lundi 14 mars 2016

 

« Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père » (Saint Jean 8, 19).

 

Méditation du Pape François

 

« L’Évangile, tout le Christianisme (dans cette parole) : la joie de Dieu c'est de pardonner. (…) La justice humaine ne peut pas sauver le monde, seule la justice de Dieu le peut. Elle s'est révélée sur la Croix : la Croix est le jugement de Dieu sur (les hommes) et sur ce monde. Mais comment Dieu juge ? En donnant sa vie ! Voici l'acte suprême de Justice qui a vaincu une fois pour toutes le Prince de ce monde ; et cet acte suprême de justice est justement l'acte suprême de Miséricorde. La Miséricorde est la vraie force qui peut sauver l'homme et le monde du « cancer » qu'est le péché, le mal moral, le mal spirituel ».

 

Dans ma vie

 

Si on nous permettait de distribuer les condamnations nous serions extrêmement sévères ! Dieu n'agit pas ainsi devant nos nombreuses fautes, sinon nous serions tous pulvérisés depuis longtemps. Alors pourquoi ne pas essayer un peu de Miséricorde lorsque nous prétendons « rendre la justice » ?

 

Effet de conversion : Et si... lors de disputes, j'essayais de combattre le mal par la joie, le bien, la bonne humeur ?

Je prie pour les personnes blessées dans leur famille par une dispute de couple, entre parents en enfants... afin que Dieu les amène à la réconciliation.

 

Mardi 15 mars 2016

 

« Ne me cache pas ton visage le jour où je suis en détresse ! Le jour où j'appelle, écoute-moi : viens vite, réponds-moi ! » (Psaume 101 (102), 3).

 

Méditation du Pape François

 

« Nous avons tous des limites, et personne ne peut reproduire Jésus-Christ dans sa totalité, et bien que chaque vocation se configure principalement avec certains traits de la vie et de l’œuvre de Jésus, il y en a quelques uns qui sont communs et inaliénables. Celui qui est appelé par Dieu ne se vante pas, ne va pas à la recherche de reconnaissance ni d'applaudissements éphémères, ne croit pas avoir monté en grade et ne traite pas les autres comme s'il était sur un piédestal ».

 

Dans ma vie

 

Se disputer, se mettre en colère, « monter sur ses grands chevaux » c'est toujours plus facile... on se lâche ! Mais ensuite, quels dégâts ! On n'imagine pas le mal qui peut rester, durer, ressurgir des années plus tard comme un venin. Prenons-y garde.

 

Effet de conversion : Et si j'essayais de corriger un seul défaut que j'ai durant ce Carême, pas à pas, sans rechercher à faire un effort insurmontable ?

Je prie pour les personnes handicapées physiques ou mentales, car Dieu les aime autant que toutes les autres, afin qu'elles puissent avoir une vie épanouie.

 

Mercredi 16 mars 2016

 

« Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance » (Saint Luc 8, 15).

 

Méditation du Pape François

 

« Ressentir la Miséricorde, ce mot change tout. C'est ce que nous pouvons ressentir de mieux : cela change le monde. Un peu de Miséricorde rend le monde moins froid et plus juste. Nous avons besoin de bien comprendre cette Miséricorde de Dieu, ce Père Miséricordieux qui a une telle patience ».

 

Dans ma vie

 

Notre Foi n'est pas un simple sentiment, une émotion qui nous fait frémir, mais ce n'est pas non plus une pensée froide, uniquement intellectuelle. Nous devons penser et ressentir les choses, car Dieu nous a donné certes une intelligence, mais aussi un corps pour ressentir les choses.

 

Effet de conversion : Et si... Je me tournais vers ce Dieu Miséricordieux dans le Sacrement de Réconciliation ?

Je prie pour qu'en cette année de la Miséricorde, les cœurs s'ouvrent dans le monde et que chacun se préoccupe plus de son voisin que de ses affaires.

 

Jeudi 17 mars 2016

 

« Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : « Il est notre Dieu ». » (Saint Jean 8, 54).

 

Méditation du Pape François

 

« Se reposer dans le Seigneur. Le repos, c'est bien nécessaire à la santé de nos esprits et de nos corps, et pourtant souvent il est difficile d'y parvenir, à cause des nombreuses exigences qui pèsent sur nous. Le repos est aussi essentiel pour notre santé spirituelle ; ainsi nous pouvons écouter la voix de Dieu et comprendre ce qu'Il nous demande. Joseph a été choisi par Dieu pour être le père adoptif de Jésus et l'époux de Marie. En tant que chrétiens, nous sommes nous aussi appelés, comme Joseph, à offrir une maison à Jésus ».

 

Dans ma vie

 

Faire une halte de temps en temps, c'est vital. Pour soi dans le silence, mais aussi en couple, en famille... Ces petits temps où l'on pense à son conjoint, à ses enfants sans se soucier du reste sont des respirations vitales.

 

Effet de conversion : Et si... je prenais du temps dans les jours à venir pour méditer en silence dans une église ?

Je prie pour ceux et celles qui se sont éteints ces dernières semaines, afin que Dieu les accueille pour leur repos éternel.

 

Vendredi 18 mars 2016

 

« Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie. Tu as les paroles de la vie éternelle ». (Saint Jean, 6, 63, 68).

 

Méditation du Pape François

 

« Tout passe, seul Dieu reste. En effet, ont passé des royaumes, des peuples, des cultures, des nations, des idéologies, des puissances, mais l’Église, fondée sur le Christ, malgré beaucoup de tempêtes et de nombreux péchés, reste fidèle au dépôt de la Foi dans le service, parce que l’Église n'est pas l’Église des Papes, des évêques, des prêtres et non plus des fidèles, mais est seule et seulement du Christ ».

 

Dans ma vie

 

Il est normal que nous soyons attachés à la vie que nous menons, à notre histoire, à ceux qui nous entourent, mais tout cela n'aurait aucun sens sans l'éternité de Dieu. À quoi bon tout cela si c'est pour disparaître dans le néant ?

 

Effet de conversion : Et si je m'occupais un peu plus de mes proches en leur consacrant du temps ?

Je prie pour les chrétiens dans le monde, afin qu'ils soient toujours d'authentiques témoins de Jésus-Christ.

 

Samedi 19 mars 2016

 

« Rejetez tous les crimes que vous avez commis, faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau ». (Ézéchiel 18, 31).

 

Méditation du Pape François

 

« Le Seigneur nous appelle à un style de vie évangélique caractérisé par la sobriété, à ne pas céder à la culture de la consommation. Il faut rechercher ce qui est essentiel, apprendre à se dépouiller des mille choses superflues et inutiles qui nous étouffent. Détachons-nous du désir de posséder ; ne faisons pas de l'argent une idole, pour ensuite gaspiller. Mettons Jésus à la première place. Lui peut nous libérer de l'idolâtrie que nous rend esclave ».

 

Dans ma vie

 

L'argent conduit le monde, cela se voit chaque jour et nous-mêmes nous sommes sous son influence. Il nous est difficile de nous en détacher vraiment. Pourtant, si Dieu a permis que nous en ayons, c'est aussi pour aider les autres.

 

Effet de conversion : Et si... je choisissais une œuvre à soutenir financièrement avant la fin de ce Carême ?

Je prie pour toutes les personnes qui ont du pouvoir, afin qu'elles puissent le mettre au service de ceux qui en ont le moins.

 

Texte extrait du Hors série N°5 de « Ma prière »

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05 mars 2016

Le Carême avec le Pape François 5/7

Le Carême avec le Pape François

Découvrir la Miséricorde

du 10 février au 27 mars 2016

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Quatrième Dimanche de Carême

6 mars 2016

 

« Je me lèverais, j'irais vers mon père, et je Lui dirais : « Mon Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi » (Saint Luc 15,21).

 

Méditation du Pape François

 

« Il y a un autre chemin, contraire au chemin du Christ : la mondanité. La mondanité nous offre le chemin de la vanité,de l'orgueil, du succès... le malin l'a proposé aussi à Jésus, durant les quarante jours dans le désert. Mais Jésus l'a repoussé sans hésitations. Et avec Lui, nous aussi nous pouvons vaincre cette tentation, non seulement dans les grandes occasions, mais dans les circonstances ordinaires de la vie. Ce qui nous aide et nous réconforte, c'est l'exemple de beaucoup d'hommes et de femmes qui, dans le silence et de façon cachée, chaque jour renoncent à eux-mêmes pour servir les autres ».

 

Dans ma vie

 

Qui n'aime pas les flatteries qu'on pense du bien de lui, qu'on l'apprécie ? Vivre caché ? Mais dans ce cas qui pensera à nous ? C'est Dieu le plus important et souvent nous le faisons passer en dernier dans nos préoccupations.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais d'être moins sensible à ce que les autres pensent et disent de moi ?

Je prie pour tous ceux qui sont blessés par la médisance, par des jugements hâtifs ; que Dieu guérisse leur cœur.

 

Quatrième Semaine de Carême

 

Lundi 7 mars 2016

 

« Quand j'ai crié vers toi, Seigneur, Seigneur, tu m'as fait remonter de l'abîme et revivre quand je descendais à la fosse » (Psaume 29 (30) 2, 3).

 

Méditation du Pape François

 

« Jésus (…) lave les pieds de Simon-Pierre et des disciples. Pas de geste prophétique, il exprime le sens de sa vie et de sa Passion, service à Dieu et aux frères : « En effet, le Fils de l'Homme n'est pas venu pour se faire servir, mais pour servir ». La même chose s'est passée pour notre baptême, quand la grâce de Dieu nous a sauvés du péché et que nous avons été revêtus du Christ. (…) Dans l'Eucharistie, nous faisons communion avec le Christ, serviteurs pour obéir à son commandement, celui de nous aimer comme Il nous a aimés ».

 

Dans ma vie

 

Servir les autres, s'effacer, laisser la première place dans la discrétion, c'est suivre notre Maître le Christ. Au premier abord, cela semble difficile, mais il y a une joie profonde, intérieure, à faire comme Jésus a agi.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de laisser la première place aux autres, sans le faire remarquer ?

Je prie pour tous ceux qui sont prêts à tout pour réussir, y compris écraser les autres, pour que Dieu leur montre la vanité de tout cela.

 

Mardi 8 mars 2016

 

« Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, rends-moi la joie d'être sauvé » (Psaume 50 12, 14).

 

Méditation du Pape François

 

« Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l'amour, sur la proximité et sur la tendresse envers les frères. C'est cela qui permettra ou non notre entrée dans le règne de Dieu. Jésus, par sa victoire, nous a ouvert le règne, mais c'est à chacun d'entre nous d'y entrer, dès cette vie, en étant proches de notre frère qui demande de manger, d'être vêtu, accueilli, aidé. Et si vraiment nous pouvons aimer ce frère ou cette sœur, nous serons poussés à partager avec lui ou avec elle ce que nous avons de plus précieux, Jésus Lui-même et son Évangile ! »

 

Dans ma vie

 

Il y a plus de misère autour de nous que nous ne l'imaginons. Nous croyons toujours que la misère c'est loin de nous, dans des quartiers délabrés ou des pays exotiques, mais cela peut exister chez nos proches, nos voisin, les gens que nous croisons chaque jour.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de m'intéresser un peu plus aux gens qui m'entourent, ceux que je croise chaque jour et auxquels je ne parle pas ou peu ?

Je prie pour ces inconnus que je croise chaque jour sur mon chemin, afin qu'ils connaissent les joies simples de la vie et entrevoient la lumière de la Foi.

 

Mercredi 9 mars 2016

 

« Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! » (Isaïe 49, 13).

 

Méditation du Pape François

 

« Parfois il nous semble que Dieu ne répond pas au mal, qu'il demeure silencieux. En réalité Dieu a parlé, a répondu, et sa réponse est la Croix du Christ : une parole qui est amour, miséricorde, pardon. Elle est aussi jugement : Dieu nous juge en nous aimant. Rappelons-nous cela : Dieu nous juge en nous aimant. Si je le refuse je suis condamné, non par Lui, mais par moi-même, parce que Dieu ne condamne pas, Lui ne fait qu'aimer ».

 

Dans ma vie

 

Si Dieu éliminait le mal il n'y aurait plus besoin de Miséricorde ! Alors que fait-Il ? Nous savons bien que le mal est un mystère, mais il est aussi lié à cette liberté que Dieu nous a laissée de l'aimer ou de nous tourner vers le mal et le causer ainsi aux autres.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais d'être, à mon modeste niveau, un artisan de paix, en apaisant les conflits autour de moi, en m'interposant pour les tensions s'apaisent ?

Je prie pour les peuples qui vivent de la guerre, afin que Dieu les mène sur le chemin de la paix.

 

Jeudi 10 mars 2016

 

« Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? » (Saint Jean 5, 44).

 

Méditation du Pape François

 

« Il y a toujours quelqu'un proche de nous qui a des besoins matériels, psychologiques, spirituels. Le plus grand don que nous puissions lui faire est notre amitié, notre préoccupation, notre tendresse, notre amour pour Jésus. Le recevoir signifie tout avoir ; le donner signifie offrir le don le plus grand de tous ».

 

Dans ma vie

 

L'amitié, quel beau cadeau nous pouvons faire par là. Mais ce n'est pas un copinage, une simple camaraderie à laquelle le Christ nous appelle envers les autres. C'est à une relation fidèle, qui traverse les épreuves, qui ne se rompt pas lorsque l'autre a besoin de nous.

 

Effet de conversion : Et si... J'offrais mon amitié à une personne que j'apprécie peu ?

Je prie pour les personnes qui ont peu ou pas d'amis, pour que des liens puissent se nouer avec leur entourage.

 

Vendredi 11 mars 2016

 

« Le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire » (Psaume 33 (34), 17).

 

Méditation du Pape François

 

« La sagesse du cœur, c'est d'être solidaire avec le frère sans le juger. La Charité a besoin du temps. Du temps pour soigner les malades et du temps pour les visiter. (…) La véritable Charité est un partage qui ne se juge pas, qui ne prétend pas convertir l'autre ; elle est libérée de cette fausse humilité qui, au fond, recherche l'approbation et se comptait dans le bien accompli ».

 

Dans ma vie

 

On a si vite fait de juger. Une parole anodine et notre avis fuse aussitôt... Mais ce que nous disons sur les autres est-il toujours vraiment utile ? Juste ? Nos paroles ne sont-elles pas un peu trop hâtives ou légères ?

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais durant quelques jours de ne pas porter de jugement dans mes paroles à l'égard des autres ?

Je prie pour tous ceux qui jugent sans savoir, qui ont déjà un avis sur tout, afin qu'ils prennent le temps de connaître ceux qui les entourent.

 

Samedi 12 mars 2016

 

« Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres » (Jérémie 11, 18).

 

Méditation du Pape François

 

« L’Église est la mère au cœur ouvert qui sait accueillir, recevoir, spécialement celui qui a besoin de plus de soin, celui qui est le plus en grande difficulté. L’Église est la maison de l'hospitalité. Que de bien pouvons-nous faire si nous acceptons d'apprendre le langage de l'hospitalité, de l'accueil ? Que de blessures, que de désespoirs peuvent se soigner dans une maison où l'on peut se sentir accueilli ! »

 

Dans ma vie

 

L’Église c'est aussi notre maison, mais c'est donc aussi à travers nous que les autres s'y sentiront accueillis ou rejetés. Notre rôle et notre attitude sont donc très importants. Qu'on le veuille ou non, beaucoup de choses dépendent de nous.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de rendre un service dans ma paroisse à l'occasion de ce Carême ?

Je prie pour le Pape François, et pour l’Évêque de mon diocèse, pour la lourde charge qui est la leur.

 

Texte extrait du Hors série N°5 de « Ma prière »

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27 février 2016

Le Carême avec le Pape François 4/7

Le Carême avec le Pape François

Découvrir la Miséricorde

du 10 février au 27 mars 2016

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Troisième Dimanche de Carême

28 février 2016

 

« Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits ! » (Psaume 103 (103) 2).

 

Méditation du Pape François

 

« Le témoignage le plus efficace et le plus authentique est celui de ne pas contredire, par son comportement et par sa vie, tout ce que l'on prêche par la parole et tout ce que l'on enseigne aux autres ! Enseignez la prière en priant ; annoncez la Foi en croyant ; portez témoignage en vivant ! »

 

Dans ma vie

 

Éternel problème ! Comment concilier l'idéal chrétien et notre pauvre existence pas toujours très reluisante. Le Christ est venu pour les pécheurs, ça tombe bien. Nous ne sommes pas un club de parfaits mais nous voulons imiter chaque jour le Christ de notre mieux.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais d'imiter le Christ dans une de ses attitudes dans les Évangiles ?

Je prie pour que je puisse chaque jour ressembler davantage au Christ et agir comme Il agirait Lui-même.

 

Troisième Semaine de Carême

 

Lundi 29 février 2016

 

« J'espère le Seigneur, et j'attends Sa Parole ; près du Seigneur est l'amour, l'abondance du rachat ». (Psaume 129, 5-7).

 

Méditation du Pape François

 

« Lorsque Jésus entre dans la vie de quelqu'un, celui-ci ne reste pas emprisonné dans son passé, mais il commence à regarder le présent d'une autre manière, avec une autre espérance. Il commence à se regarder lui-même d'un autre œil, ainsi que sa propre réalité. Il ne reste pas ancré dans ce qui est arrivé, mais il est en mesure de pleurer et d'y trouver la force de recommencer ».

 

Dans ma vie

 

Il est tellement facile d'envoyer à la figure des autres leur passé quand on a un différend. Faire preuve de miséricorde c'est croire que toute personne peut se relever même des plus grandes fautes, c'est l'Espérance chrétienne.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de poser sur les gens un regard neuf, sans les juger sur leur passé ?

Je prie pour tous ceux qui ont commis des fautes et cherchent à mener une vie droite : que leur passé ne soit pas un poids.

 

Mardi 1er mars 2016

 

« Seigneur, enseigne-moi Tes voies, fais-moi connaître Ta route » (Psaume 24 (25), 4).

 

Méditation du Pape François

 

La sagesse du cœur, c'est la sortie de soi vers le frère. Notre monde oublie parfois la valeur spéciale du temps passé auprès du lit d'un malade, parce qu'on est harcelé par la hâte, par la frénésie de l'action, de la production et on oublie la dimension de la gratuité, de l'acte de prendre soin, de se charger de l'autre. En réalité, derrière cette attitude se dissimule souvent une foi tiède, oublieuse de cette parole du Seigneur qui déclare : « C'est à Moi que vous l'avez fait ». ».

 

Dans ma vie

 

Notre monde nous laisse en apparence peu de temps, nous harcèle à longueur de journée, ne nous laisse pas en paix un instant. Nous avons l'impression que nous n'avons aucun moment pour Dieu... Pourtant, n'est-Il l'unique nécessaire ?

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de prendre du temps pour mon âme, même si j'ai des choses apparemment urgentes à faire ?

Je prie pour ceux qui arrivent dans les derniers instants de leur vie : qu'ils aient le temps de bien préparer leur âme à voir Dieu.

 

Mercredi 2 mars 2016

 

« Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise » (Saint Matthieu 5, 18).

 

Méditation du Pape François

 

« « Seigneur, aide-moi ! » La requête de la femme cananéenne est le cri de toute personne à la recherche d'amour, d'accueil et d'amitié avec le Christ. C'est le cri de tant de personnes dans nos villes anonymes, le cri de tant de jeunes de votre âge et le cri de tous ces martyrs qui aujourd'hui souffrent la persécution et la mort pour le Nom de Jésus. Et c'est souvent un cri qui sort de nos propres cœur (…). répondons, non pas à la manière de ceux qui repoussent les personnes qui nous sollicitent, comme si servir les nécessiteux entravait notre proximité avec le Seigneur ».

 

Dans ma vie

 

Nous n'aimons pas être sollicités, cela nous gène dans notre confort, cela nous dérange parce que nous nous apercevons que nous ne faisons peut-être pas ce qui est juste pour les autres. Ayons un cœur simple, acceptons ces sollicitations : elles viennent du Seigneur.

 

Effet de conversion : Et si... j'allais au devant des gens pour leur proposer mes services, une aide ponctuelle ?

Je prie pour avoir un cœur simple et généreux, ouvert aux autres.

 

Jeudi 3 mars 2016

 

« Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, Il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu'Il conduit » (Psaume 94 (95), 6-7ab).

 

Méditation du Pape François

 

« Avoir un cœur miséricordieux ne veut pas dire avoir un cœur faible. Celui qui veut être miséricordieux a besoin d'un cœur fort, solide, fermé au tentateur, mais ouvert à Dieu. Un cœur qui se laisse pénétrer par l'Esprit et porter sur les voies de l'amour qui conduisent à nos frères et à nos sœurs. Au fond, un cœur pauvre, qui connaisse en fait ses propres pauvretés et qui se dépense pour l'autre ».

 

Dans ma vie

 

On confond souvent la Miséricorde avec la pitié, avoir du cœur avec être faible... Bien au contraire, il faut de la force pour aimer dans les difficultés, dans la sécheresse, quand les ennuis s'accumulent. Soyons forts !

 

Effet de conversion : Et si... j'aidais par mon expérience les plus jeunes ou ceux qui ne savent pas faire les choses ?

Je prie pour que Dieu donne la force à ceux qui sont faibles et rende généreux ceux qui sont forts.

 

Vendredi 4 mars 2016

 

« Je les guérirai de leur infidélité, Je les aimerai d'un Amour gratuit, car Ma colère s'est détournée d'Israël » (Osée 14, 5).

 

Méditation du Pape François

 

« Une saine attention à la sauvegarde de la Création est nécessaire, pour la pureté de l'air, de l'eau et de la nourriture. Combien devons-nous garder la pureté de ce que nous avons de plus précieux : nos cœurs et nos relations. Cette écologie « humaine » nous aidera à respirer l'air pur qui vient des belles choses, ; de l'amour vrai, de la sainteté ».

 

Dans ma vie

 

Nous voulons du pur, du bio, du sain dans notre alimentation... et nous tolérons du malsain, du tordu, du mensonge dans nos relations avec les autre ? Tout cela n'est pas très cohérent. Soyons les écologistes de l'humain !

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de ne pas mentir, en aucune circonstance, même pour de petites choses ?

Je prie pour que tous nous ayons conscience que la Création est un don de Dieu et qu'il fait la préserver.

 

Samedi 5 mars 2016

 

« Aujourd'hui, ne fermez pas votre cœur, mais, écoutez la Voix du Seigneur » (Psaume 94, 8a, 7d).

 

Méditation du Pape François

 

« Le contenu du témoignage chrétien n'est pas une théorie, ni une idéologie ou un système complexe de règles et d'interdictions ou un moralisme, mais c'est un message de Salut, un événement concret, ou plutôt une personne : C'est le Christ ressuscité, vivant et unique Sauveur de tous. Il peut être témoigné par tous ceux qui ont fait une expérience personnelle avec Lui dans la prière et dans l’Église, à travers un chemin qui a son fondement dans le Baptême, sa nourriture dans l'Eucharistie, son sceau dans la Confirmation, sa conversion continuelle dans la pénitence ».

 

Dans ma vie

 

Il est plus facile de vivre sa Foi en suivant juste une liste de choses à faire ou à ne pas faire... Mais ce n'est en rien la Foi chrétienne. Si nous ne vivons pas de Son Amour, alors tout le reste est vain et desséché.

 

Effet de conversion : Et si... je prenais conscience que Jésus est auprès de moi chaque jour, pour m'aider et me soutenir, avec bienveillance et Miséricorde ?

Je prie pour que je vive ma Foi de manière plus rayonnante et moins automatique.

 

Texte extrait du Hors série N°5 de « Ma prière »

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20 février 2016

Le Carême avec le Pape François 3/7

Le Carême avec le Pape François

Découvrir la Miséricorde

du 10 février au 27 mars 2016

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Deuxième Dimanche de Carême

21 février 2016

 

« Mais nous, nous avons note citoyenneté dans les Cieux, d'où nous attendons comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ » (Philippiens 3, 20).

 

Méditation du Pape François

 

« Quand nous aidons les pauvres, nous ne faisons pas chrétiennement œuvre de bienfaisance. C'est bon, humain, mais ce n'est pas la pauvreté chrétienne. Il s'agit de donner un peu de soi au pauvre – pas de superflu, mais aussi du nécessaire – car il nous enrichit, Jésus Lui-même ayant dit être dans la pauvreté. Jésus-Christ de la richesse de Dieu, s'est fait pauvre, Il s'est abaissé pour nous. Être pauvre, c'est se laisser enrichir par la pauvreté du Christ et ne pas vouloir être riche avec d'autres richesses que ne soient pas celles du Christ ».

 

Dans ma vie

 

S'enrichir en s'appauvrissant, voilà un beau programme ! À nous de savoir découvrir les richesses que le Christ nous présente et de comprendre qu'elles valent plus que les richesses de ce monde.

 

Effet de conversion : Et si... je donnais aux premières personnes dans la nécessité qui me sollicitent, sans chercher à me demander qui elles sont et ce qu'elles en feront ?

Je prie pour que Dieu m'aide à me détacher des biens superflus et à m'attacher aux richesses du Ciel.

 

Deuxième Semaine de Carême

 

Lundi 22 février 2016

 

« Soyez miséricordieux comme votre Père est Miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés » (Saint Luc 6, 36).

 

Méditation du Pape François

 

« La béatitude des pauvres de cœur (cf Mathieu 5, 3) oriente notre rapport avec les biens matériels et les pauvres. Face à l'exemple et aux paroles de Jésus, nous sentons combien notre conversion est nécessaire, afin que la logique de l'être plus l'emporte sur celle de l'avoir plus ! Les Saints peuvent vraiment nous aider à comprendre le sens profond des Béatitudes ».

 

Dans ma vie

 

« … Car le Royaume des Cieux sera à eux » ! Quelle formidable nouvelle... Si notre Seigneur le dit, nous devons rechercher à tout prix à être ces pauvres de cœur, non pas ayant le cœur vide, mais pauvre de biens matériels et riches de Dieu.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de partager les soucis des autres pour ainsi les aider à porter leurs difficultés ?

Je prie pour tous ceux qui ont le cœur dut et sec, qui ne sont jamais émus par rien ni personne.

 

Mardi 23 février 2016

 

« Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal » (Isaïe 1, 10).

 

Méditation du Pape François

 

« Nous ne pouvons pas penser à un chrétien qui s'arrête : un chrétien qui reste immobile et malade, dans son identité chrétienne, il y a une maladie dans cette identité. Le chrétien est un disciple qui chemine qui va de l'avant. Mais le Seigneur nous le dit aussi, et nous l'avons entendu dans le psaume : « Allez dans le monde entier et proclamez l’Évangile Allez-y, marchez ». Voilà : la première attitude des chrétiens est de marcher, d'aller de l'avant, même s'il y a des difficultés, d'outrepasser les difficultés ».

 

Dans ma vie

 

Dans les épreuves, le découragement vient vite, surtout si on est seul, pas soutenu et qu'on a l'impression de faire tout de travers. Un chrétien seul est un chrétien en danger. Soutenons les autres. Faisons-nous soutenir.

 

Effet de conversion : Et si... j'encourageais les gens autour de moi et les soutenais positivement dans leurs efforts ?

Je prie pour tous ceux qui n'ont plus le courage d'avancer, qui sont accablés et perdent l'espérance.

 

Mercredi 24 février 2016

 

« Moi, je suis sûr de Toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans Ta main délivre-moi des mains hostiles qui s'acharnent ». (Psaume 30 (31) 15-16).

 

Méditation du Pape François

 

« Nous sommes tous appelés à rallumer dans nos cœurs une impulsion d'espérance, qui doit se traduire en œuvres concrètes de paix. Tu ne t'entends pas avec cette personne ? Fais la paix ! Chez toi ? Fais la paix ! Dans ta communauté ? Fais la paix ! Dans ton travail ? Fais la paix ! Œuvres de paix, de réconciliation et de fraternité (…) ces petits gestes ont tant de valeur : ils peuvent être des graines qui donnent espérance, ils peuvent ouvrir des routes et des perspectives de paix ».

 

Dans ma vie

 

Une petite dispute, un différend et ensuite on oublie tout sans se réconcilier. Nous le faisons tous, mais cela laisse des traces... et cela rend nos appels à un monde meilleur plus vains... Allons ! Faisons le ménage dans nos discordes.

 

Effet de conversion : Et si... je demandais pardon à des gens que j'ai blessés ?

Je prie pour que les personnes qui ont fait l'objet d'offenses arrivent à pardonner à ceux qui leur ont fait du mal.

 

Jeudi 25 février 2016

 

« Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux » (Saint Luc 8, 15).

 

Méditation du Pape François

 

« Le Carême est pour l’Église, et pour chaque fidèle, un temps de renouveau pour les communautés. Mais c'est surtout un « temps de grâce » (cf 2 co 6, 2). Dieu ne nous demande rien qu'Il ne nous ait donné auparavant : « Nous aimons parce que Dieu Lui-même nous a aimés le premier » (cf 1 Jean 4, 19). Il n'est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans Son Cœur, Il nous connaît par notre nom, Il prend soin de nous et Il nous cherche quand nous l'abandonnons. Chacun de nous l'intéresse ; Son Amour l'empêche d'être indifférent à ce qui nous arrive ».

 

Dans ma vie

 

Le Carême ne doit pas être un temps de tristesse, durant lequel nous devrions avoir des têtes d'enterrement sous prétexte que nous faisons peut-être un petit effort inhabituel. C'est un temps de préparation à la merveilleuse Fête de Pâques, donc de joie.

 

Effet de conversion : Et si... je souriais un peu plus, en toutes circonstances, aux gens qui m'entourent ?

Je prie pour les personnes qui n'arrivent plus à retrouver la joie dans leur cœur et qui semblent ne plus pouvoir en éprouver.

 

Vendredi 26 février 2016

 

« Cherchez le Seigneur et sa puissance, souvenez-vous des merveilles qu'Il a faites, vous la race d'Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu'Il a choisis » (Psaume 104 (105) 4a, 5a, 6a).

 

Méditation du Pape François

 

« L’Évangile est parole de vie ; il n'opprime pas des personnes, au contraire libère ceux qui sont esclaves de beaucoup d'esprits mauvais de ce monde : l'esprit de vanité, l'attachement à l'argent, l'orgueil, la sensualité... L’Évangile change le cœur, il change la vie, il transforme les inclinations au mal en bons propos. L’Évangile est capable de changer les personnes ! C'est donc le devoir des chrétiens d'en diffuser partout la force rédemptrice, en donnant des missionnaires et des hérauts de la Parole de Dieu ».

 

Dans ma vie

 

Si nous ne croyons pas que l’Évangile peut nous changer radicalement, alors à quoi bon être chrétiens ? C'est Dieu Lui-même, qui nous conseille et nous aime, qui nous parle et nous donne la Foi... Cela ne peut que nous transformer.

 

Effet de conversion : Et si... je me mettais un peu plus à l'écoute de ce que Dieu attend de moi, et me tenais prêt à changer ce qui ne va pas ?

Je prie pour que je puisse changer mon cœur avant de demander aux autres de changer eux-mêmes.

 

Samedi 28 février 2016

 

« Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! » (Saint Luc 7, 47).

 

Méditation du Pape François

 

« L’Église est d'abord appelée à être témoin véridique de la Miséricorde, en la professant et en la vivant comme le centre de la révélation de Jésus-Christ. Du cœur de la Trinité, du plus profond du mystère de Dieu, jaillit et coule sans cesse le grand fleuve de la Miséricorde. Cette source ne sera jamais épuisée pour tous ceux qui s'en approcheront. Chaque fois qu'on en aura besoin, on pourra y accéder, parce que la Miséricorde de Dieu est sans fin. Autant la profondeur du mystère renfermé est insondable, autant la richesse qui en découle est inépuisable ».

 

Dans ma vie

 

Quand on voit tout ce que l’Église a toujours fait pour ceux qui étaient dans la détresse, on ne peut qu'être émerveillé de tant d'amour donné et de générosité et souhaiter à notre tour en faire preuve.

 

Effet de conversion : Et si... je faisais preuve non pas de pitié, mais de miséricorde en agissant par amour pour les autres ?

Je prie pour les membres des associations caritatives qui apportent le réconfort aux plus démunis.

 

Texte extrait du Hors série N°5 de « Ma prière »

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Téléchargez les méditations de cette Semaine (pdf) en cliquant ici

 

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13 février 2016

Le Carême avec le Pape François 2/7

Le Carême avec le Pape François

Découvrir la Miséricorde

du 10 février au 27 mars 2016

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Premier Dimanche de Carême

14 février 2016

 

« Il est écrit : « C'est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à Lui seul tu rendras un culte » (Saint Luc 4, 8).

 

Méditation du Pape François

 

« Nous avons besoin de Chrétiens qui rendent visibles aux hommes d'aujourd'hui la Miséricorde de Dieu, Sa tendresse pour toute créature. Nous savons tous que la crise de l'humanité contemporaine n'est pas superficielle, mais profonde. C'est pourquoi la nouvelle évangélisation, qui est appelée à avoir le courage d'aller à contre-courant, à se convertir des idoles vers l'unique vrai Dieu, ne peut qu'utiliser le langage de la Miséricorde, fait de gestes et d'attitudes avant même que des paroles ».

 

Dans ma vie

 

Aller à contre-courant, ça nous coûte. On se fait tout de suite remarquer ! C'est tellement plus facile de parler et d'agir comme les autres. Pas de vague. Mais en agissant ainsi, ne finissons-nous pas par vivre et par penser loin du Christ ?

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de mettre mes actes en accord avec mes convictions et ma fidélité à Dieu.

Je prie pour tous ceux qui sont des témoins du Christ et qui n'hésitent pas à être à contre-courant.

 

Première Semaine de Carême

 

Lundi 15 février 2016

 

« Amen, Je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait » (Saint Matthieu 25, 45).

 

Méditation du Pape François

 

« Dieu est riche de Miséricorde, ne l'oublier jamais ! La croix du Christ est la preuve suprême de la Miséricorde et de l'amour de Dieu pour nous : Jésus nous seulement aimés « jusqu'à la fin », non au dernier moment de sa vie terrestre, mais à l'extrême limite de l'amour ».

 

Dans ma vie

 

L'amour véritable, l'amour authentique, c'est bien celui qui est prêt à tout pour ceux qu'il chérit. Sinon que vaudrait l'amour ? S'il n'est pas fort dans l'épreuve et la difficulté, il n'est rien qu'un vague sentiment rassurant et sans intérêt réel.

 

Effet de Conversion : Et si... je témoignais aux gens que j'aime de mon amour qui est vrai par de réels efforts qui me coûtent ?

Je prie pour tous ceux qui sont incapables de témoigner de leur amour, qui n'osent pas ou trop peu.

 

Mardi 16 février 2016

 

« Vous donc, priez ainsi : « Notre Père, qui es aux Cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton règne vienne, que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel » (Saint Matthieu 6, 9).

 

Méditation du Pape François

 

« Avant de rencontrer le Christ sur le chemin de Damas, l'apôtre Paul consacrait sa vie à observer de manière irréprochable la justice et la loi (Cf Philippiens 3, 6). La conversion au Christ l'amena à changer complètement de regard (…) Paul situe désormais en premier la Foi, non plus la loi. Ce n'est pas par l'observance de la loi qui sauve, mais la Foi en Jésus-Christ, qui, par Sa mort et Sa résurrection, nous a donné la Miséricorde qui justifie ».

 

Dans ma vie

 

Nous accomplissons souvent les choses par devoir, « parce qu'il le fait, parce que c'est bien », mais où est le cœur dans tout cela ? Si nous n'agissons que par devoir, nous nous lasserons vite d'agir, car cela desséchera notre cœur et notre esprit.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de mettre un peu plus d'âme dans mes actions et à être moins sévère ou sec dans mes rapports avec les autres pour qu'ils vivent mieux et plus facilement les décisions que je peux leur imposer ?

Je prie pour tous les hommes de loi, afin qu'ils puissent rendre la justice avec fermeté, mais aussi avec leur cœur.

 

Mercredi 17 février 2016

 

« Maintenant, dit le Seigneur, revenez à Moi de tout votre cœur, car Je suis Tendre et Miséricordieux » (Joël 2, 12b. 13c).

 

Méditation du Pape François

 

Nous ne pouvons pas échapper aux paroles du Seigneur et c'est sur elles que nous serons jugés : aurons-nous donné à manger à qui a faim et à boire à boire a qui a soif ? Aurons-nous accueilli l'étranger et vêtu celui qui était nu ? Aurons-nous pris le temps de demeurer auprès de celui qui est malade et prisonnier ? (…) C'est dans chacun de ces « plus petits » que le Christ est présent. Sa chair devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré... pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin ».

 

Dans ma vie

 

Nous choisissons souvent nos bonnes œuvres sans voir toutes celles que Dieu nous présente au cours de nos journées. Faisons-nous suffisamment attention aux détresses qui nous entourent ?

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de voir les détresses qui m'entourent et de ne pas soulager uniquement « celles qui me plaisent » ?

Je prie pour tous les personnels soignant qui sont au chevet des malades et qui se dévouent inlassablement.

 

Jeudi 18 février 2016

 

« Demandez, on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira » (Saint Matthieu 7, 7).

 

Méditation du Pape François

 

« Qu'il serait beau que tous puissent admirer comment nous prenons soin des autres. Comment mutuellement nous nous encourageons et comment nous nous accompagnons. Le don de soi est celui qui établit la relation interpersonnelle qui ne se génère pas en donnant « des choses », mais en se donnant soi-même. Dans tout don s'offre la personne même. « se donner » signifie laisser agir en soi-même toute la puissance de l'amour qui est l'Esprit de Dieu et ainsi faire place à sa force créatrice ».

 

Dans ma vie

 

On préfère parfois faire un don matériel que de donner de son temps. Pourtant, ce dont souffrent les personnes, c'est souvent de détresse morale plus que d'inconfort matériel. Alors essayons d'y être attentifs.

 

Effet de conversion : Et si... je donnais de mon temps à des personnes seules qui ont seulement besoin de parler ?

Je prie pour toutes les personnes qui s'impliquent dans les milieux associatifs pour donner généreusement de leur temps aux autres.

 

Vendredi 19 février 2016

 

« Des profondeurs je crie vers Toi, Seigneur, Seigneur ! Écoute mon appel ! Que Ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! » (Psaume 129 (130) 1-2).

 

Méditation du Pape François

 

« C'est la Bonne Nouvelle qui nous transforme, seulement si nous nous laissons transformer par elle. N'oubliez pas ! Lisez tous les jours un passage de l’Évangile ! Il est la force qui nous change, qui nous transforme : il change la vie, il change le cœur ».

 

Dans ma vie

 

On oublie souvent de revenir à l'essentiel. Un chrétien qui ne lirait jamais l’Évangile oublierait tout simplement de se nourrir. On ne peut pas être disciple du Christ sans écouter ce qu'Il a à nous dire ».

 

Effet de conversion : Et si... je lisais durant ce Carême un extrait de l’Évangile chaque jour ou de temps en temps afin de m'en imprégner.

Je prie pour les Prêtres, qui sont les premiers témoins de Jésus-Christ, qui ont donné toute leur vie pour le suivre.

 

Samedi 20 février 2016

 

« Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est aux Cieux » (Saint Matthieu 5, 44).

 

Méditation du Pape François

 

« Je voudrai rappeler à nouveau « la priorité absolue de « la sortie de soi vers le frère » comme un des deux commandements principaux qui fondent toute norme morale et comme le signe le plus clair pour faire le discernement sir un chemin de croissance spirituelle en réponse au don absolument gratuit de Dieu » ( Evangelii Gaudium, n° 179). De la nature missionnaire même de l’Église jaillissent « la Charité effective pour le prochain, la compassion qui comprend, assise et encourage » (idem) ».

 

Dans ma vie

 

On a souvent tendance à croire que dans l’Église il y a ceux qui témoignent, sont missionnaires, et les autres qui peuvent juste vivre leur Foi chez eux bien tranquillement. Le Pape nous rappelle que nous sommes tous appelés à témoigner.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais, même de manière modeste, de montrer autour de moi que je suis Chrétien ?

Je prie pour tous les missionnaires qui, dans le monde, sont d'authentiques témoins de Jésus-Christ, parfois au péril de leur vie.

 

Texte extrait du Hors série N°5 de « Ma prière »

Bon-Pasteur

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09 février 2016

Le Carême avec le Pape François 1/7

Le Carême avec le Pape François

Découvrir la Miséricorde

du 10 février au 27 mars 2016

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Mercredi des Cendres

10 février 2016

 

« Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l'accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer ». (Saint Matthieu 6, 1).

 

Méditation du Pape François

 

« Voici le moment pour changer de vie ! Voici le temps de se laisser toucher au cœur. Face au mal commis, et même aux crimes graves, voici le moment d'écouter pleurer les innocents dépouillés de leurs biens, de leur dignité, de leur affection, de leur vie même. Rester sur le chemin du mal n'est que source d'illusion et de tristesse. La vraie vie est bien autre chose. Dieu ne se lasse pas de tendre la main ».

 

Dans ma vie

 

Le Carême commence, c'est le moment d'ouvrir son cœur et son esprit au monde qui nous entoure, à ceux qu'on ne remarque jamais, auxquels on ne faut pas attention, qui pourtant sont tous certainement d'une grande richesse.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de regarder ceux qui m'entourent avec un regard nouveau, amical, fraternel et désintéressé ?

Je prie pour tous ceux dont personne ne se soucie et à qui personne ne parle jamais.

 

Jeudi après les Cendres

11 février 2016

 

« Je suis venu pour que vois ayez la vie et que vous l'ayez en abondance » (Saint Jean 10, 10).

 

Méditation du Pape François

 

« Qui imagine qu'un sans-abri soit quelqu'un de qui on puisse apprendre ? Qui imagine qu'il puisse être un saint ? Et pourtant la pauvreté est le grand enseignement que nous a donné Jésus quand Il est descendu dans les eaux du Jourdain pour être baptisé par Jean-Baptiste (…). Il l'a fait pour se mettre parmi les gens, les personnes qui avaient besoin du pardon, parmi nous, pécheurs, et pour se charger du poids de nos péchés. C'est cette voie qu'Il a choisie pour nous consoler, nous sauver, nous libérer de notre misère ».

 

Dans ma vie

 

La vraie pauvreté nous semble si difficile ! Quand nous somme attachés à notre confort et à nos biens matériels, nous avons tendance à ne vouloir offrir aux autres que ce dont nous n'avons pas besoin et pas réellement à nous appauvrir pour eux.

 

Effet de conversion : Et si... je décidais de m'appauvrir de quelque chose qui ne m'est pas superflu ?

Je prie pour tous ceux qui ont à peine de quoi vivre et qui doivent à tout moment faire attention pour subsister.

 

Vendredi après les Cendres

12 février 2016

 

« Pitié pour moi, mon Dieu, dans Ton Amour, selon Ta grande Miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense » (Psaume 50 (51) 3-4).

 

Méditation du Pape François

 

Jésus est Dieu qui se dépouille de sa gloire. Nous voyons ici le choix de la pauvreté de Dieu : de riche qu'Il était, Il s'est fait pauvre pour nous enrichir par Sa pauvreté (cf. 2 Col 8, 9). C'est le mystère que nous contemplons dans la Crèche, en voyant le Fils de Dieu dans une mangeoire ; puis sur la Croix, où le dépouillement arrive à son comble ».

 

Dans ma vie

 

Savons-nous rejoindre Jésus dans sa vie cachée, abandonnant les honneurs, la mise en avant et nous faire oublier ? Pourtant c'est certainement dans le silence et l'humilité qu'on rencontre Dieu.

 

Effet de conversion : Et si... je refusais poliment certains honneurs qui me sont faits ou une certaine visibilité par rapport aux autres ?

Je prie pour tous ceux qui sont guettés par l'orgueil de par leur position, leurs qualités, leur succès, pour que leur cœur reste pur.

 

Samedi après les Cendres

13 février 2016

 

« Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades » (Saint Luc 5, 32).

 

Méditation du Pape François

 

« L’Évangile nous dit ce que le Règne de Jésus demande de nous : il nous rappelle que la proximité et la tendresse doivent aussi être notre règle de vie, et que c'est sur cela que nos serons jugés, sur ce protocole de vie (…) Le Salut ne commence pas par la confession de la Royauté du Christ, mais par l'imitation des œuvres de miséricorde par lesquelles Il a réalisé Son Royaume. Celui qui les accomplit montre qu'il a accueilli la Royauté de Jésus, car il a fait place dans son cœur à la Charité de Dieu ».

 

Dans ma vie

 

Si nous aimons le Christ, le révérons comme Dieu, alors c'est dans nos petits efforts quotidiens plus que par nos belles paroles que nous pourrons véritablement lui montrer notre amour.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de mieux accomplir mes petits devoirs quotidiens en pensant au Christ ?

Je prie pour ceux qui se paient de mots et de paroles et ne voient pas qu'ainsi ils n'accomplissent pas la Volonté du Seigneur.

 

Texte extrait du Hors série N°5 de « Ma prière »

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02 février 2016

Neuvaine à Notre Dame de Lourdes

Neuvaine à Notre Dame de Lourdes

Du 2 au 11 février

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Premier jour

 

Notre-Dame de Lourdes, dans votre tendresse maternelle, Vous as révélé à Sainte Bernadette votre nom : « Je suis l'Immaculée-Conception ». Ce doux nom, pour nous inviter à la confiance et nous apporter le réconfort. Marie, ma douce Mère, j'ai entière confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Soyez mon secours, O Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Deuxième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, Vous nous avez communiqué, par la voix de Sainte Bernadette, de prier pour « la conversion des pécheurs ». Vous connaissez ma faiblesse, ma lâcheté. O Marie venez m'aider à résister à toutes les tentations, moi qui suis pécheur. En ce jour, je Vous prie spécialement pour tous ceux qui souffrent dans leur esprit, leur cœur et leur corps. O Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous l'Immaculée-Conception, obtiens-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Troisième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, Vous nous dites : « Pénitence... pénitence... pénitence ». Marie, ô Mère, Vous nous assurez ainsi de l'importance, de l'efficacité de la prière, du sacrifice. Vous nous confirmez la possibilité de contribuer à l'œuvre du Salut des âmes, Marie donnez-moi une soif ardente de la prière, du sacrifice, par amour pour les âmes. Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Quatrième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, O Mère, Vous nous indiquez le moyen de purification : « Allez boire à la source et vous y laver ». O Mère, prenez-moi par la main, conduisez-moi à cette source pour y découvrir, y entendre, y comprendre, sans déformation, en toute pureté, vérité, clarté, « la Parole du Royaume de Dieu », telle que Jésus l'a révélée. Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Cinquième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, « qui guérissez les malades », priez pour eux, priez pour moi. O Mère Vous le savez, je trébuche et je tombe si souvent. Je Vous appelle. Venez m'aider à me relever de mes chutes et à poursuivre ma route, confiant en Votre maternelle sollicitude. Je Vous confie spécialement les malades, les désespérés. Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Sixième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, Soutien de la Sainte Eglise, apprenez-moi à vivre à tout moment en présence du Seigneur, à élever mes pensées, mon cœur, mon âme vers le Père, le Fils et l'Esprit d'amour. Je Vous prie spécialement d'intercéder de toute Votre puissance et de tout Votre Amour maternel, pour la Sainte Eglise, le Saint Père le Pape et tous les pasteurs. « Que tous soient UN ». Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Septième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, secours des chrétiens, je Vous appelle, priez pour moi Votre Fils Miséricordieux, implorez pour moi son Pardon, le pardon de mes fautes, le pardon de toutes les fautes de l'humanité. Vierge Sainte, Vierge Marie, voici le moment d'implorer par Vous, avec Vous, l'infinie Miséricorde de Dieu. Là est la source de tout Bien. O Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Huitième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des Bienheureux, O Mère qui voyez mes peines, mes douleurs. Soyez celle qui reste auprès de moi et quand mes yeux se fermeront à cette terre, soyez encore là pour me présenter à Votre Divin Fils. Sainte Marie, ma Mère, gardez-moi toujours à Vous et serrez-moi sur Votre Cœur, puisqu'à l'ombre de la croix de Votre Fils, je suis devenu « votre enfant ». Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Neuvième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, qui avez fait couler sur la terre la source qui guérit tous les maux, laissez parler mon cœur et Vous dire combien je Vous aime. Voyez, c'est ma façon de Vous exprimer mon amour, de Vous dire merci. Vierge Marie, cet amour est bien peu de chose, bien insuffisant. Pour cela, faites grandir en moi mon amour pour Vous et pour Votre Fils. Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

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26 décembre 2015

L'Avent avec Saint François d'Assise

L'Avent avec Saint François

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Dimanche dans l'Octave de Noël

 

François renonce à sa charge

 

Très atteint dans sa santé, de retour de son voyage en Orient, François annonce à ses Frères, lors du chapitre de septembre 1220 tenu à la Portioncule, qu'il renonce a sa charge de ministre général de son ordre. Il sait que sa famille religieuse a pris une dimension importante et qu'il n'a plus la force d'être présent auprès de tous ses frères. Mais il va les servir autrement, donnant à tous, jusqu'à sa mort, un exemple insigne d'obéissance et d'humilité. S'il n'intervient plus dans le gouvernement, il veut maintenir une famille dans l'unité et l'observance de l'intuition spirituelle originelle.

 

À l'école de Saint François

« Le Bienheureux François dit, les mains jointes et les yeux levés au Ciel : « Seigneur, je te recommande la famille que Tu m'as confiée jusqu'ici. Maintenant, n'étant plus capable d'en prendre soin en raison des maladies que Tu sais, très doux Seigneur, je la recommande aux ministres. Qu'ils soient tenus de rendre compte devant Toi, Seigneur, au jour du Jugement, si un frère périt par leur négligence, leur exemple ou même leur rude correction » (Thomas de Celano Mémorial 143).

Parole de Dieu : « Fils d'homme, Je t'ai fait guetteur pour la maison d'Israël » (Ezéchiel 3, 17).

 

Dans ma vie

Même dans la faiblesse de cet enfant, c'est l'oeuvre de notre salut qui se réalise. Pour participer au Salut du monde, nous n'avons qu'une seule chose à faire : offrir notre personne, quels que soient nos talents naturels, nos capacités physiques et intellectuelles, notre santé, nos connaissances, notre âge, les conditions de notre existence... François n'a pas moins servi sa famille religieuse et l'Eglise quand bien même il eût démissionné. C'est notre degré d'identification au Christ qui donne à notre vie ne plus ou moins grande fécondité.

 

Résolution : Il m'en sans doute arrivé de me voir retirer une responsabilité, une fonction, une mission. Comment ai-je réagi intérieurement ? Ai-je manifesté du dépit, de la colère, de la rancune ? Je demande une grâce spéciale d'humilité, vertu décisive pour m'obtenir le Ciel.

 

Méditation du Pape François

« Dans le cœur et dans la pensée de Dieu notre monde est la « maison de l’harmonie et de la paix », et est le lieu où tous peuvent trouver leur place et se sentir « chez soi », parce que cela est « bon ». Tout le créé forme un ensemble harmonieux, bon, mais surtout les humains, faits à l’image et à la ressemblance de Dieu, sont une unique famille, dans laquelle les relations sont marquées par une fraternité réelle non seulement proclamée en paroles : l’un et l’autre sont le frère et la sœur à aimer, et la relation avec Dieu qui est amour, fidélité, bonté se reflète sur toutes les relations entre les êtres humains et apporte l’harmonie à la création tout entière. Le monde de Dieu est un monde dans lequel chacun se sent responsable de l’autre, du bien de l’autre. Ce soir, dans la réflexion, dans le jeûne, dans la prière, chacun de nous, tous nous pensons au fond de nous-mêmes : ne serait-ce pas peut-être ce monde que nous désirons ? Ne serait-ce pas peut-être ce monde que tous portent dans le cœur ? Le monde que nous voulons, n’est-il pas peut-être un monde d’harmonie et de paix, en nous-mêmes, dans les rapports avec les autres, dans les familles, dans les villes, dans et entre les nations ? Et la vraie liberté dans le choix des chemins à parcourir en ce monde, n’est-elle pas peut-être celle qui est orientée vers le bien de tous et qui est guidée par l’amour ? » (7 septembre 2013).

 

Lundi

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Exercer l'autorité à la manière du Christ

 

L'obéissance est un élément essentiel de la vie religieuse, et François apparaît dans tous ses textes comme un homme d'autorité. Sa prédication, sa parole familière, son exemple ne cessent de montrer à ses frères comment répondre aux exigences de l'Evangile. La règle qu'il a rédigée manifeste comment ses Frères doivent vivre du Saint Evangile et il y rappelle la manière dont l'autorité doit s'exercer dans sa famille religieuse. Le vocabulaire est lui-même caractéristique : le supérieur général est appelé ministre ou serviteur, les responsables provinciaux ou locaux sont des custodes ou des gardiens de leurs frères.

 

À l'école de Saint François

(Interrogé sur le portrait du ministre général idéal, François répond:) « Ce doit être un homme d'une vie très austère, d'un grand discernement, d'une réputation louable... Après la prière, qu'il décide (…) de répondre à tous, de pourvoie à tous avec douceur. Ce doit être un homme qui ne créé pas un recoin sordide au favoritisme, après de qui le soin des plus petits et des simples n'ait pas moins de force que celui des sages et des grands... Un homme qui exècre l'argent, corruption principale de notre profession et perfection ».

Parole de Dieu : « Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver à tout prix quelques-uns » (1 Corinthiens 9, 22).

 

Dans ma vie

L'autorité dans l'Eglise est une grâce qui est faite aux Chrétiens pour qu'ils grandissent dans la vie de la grâce. C'est une autorité de service à la suite du Christ qui s'est fait l'un de nous pour prendre notre tête et qui a lavé les pieds de ses disciples, anticipant ainsi le don de sa propre vie qu'il fit au Calvaire. L'Incarnation, c'est le mystère de Dieu qui s'est fait notre serviteur pour nous sauver.

Résolution : J'examine dans quel esprit j'exerce l'autorité dans mes responsabilités séculières ou ecclésiales. Je médite le lavement des pieds et je demande la grâce d'être toujours un bon serviteur des desseins du Père.

 

Mardi

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« De la Crèche au Crucifiement, Dieu nous livre un profond mystère »

 

L'Incarnation est centrale dans la contemplation et la spiritualité de Saint François. Il est particulièrement représentatif du renouveau de la piété à son époque : un attachement très personnel à la personne du Sauveur, la méditation des grands mystères de son passage sur terre, avec une prédilection pour celui de la Nativité et du Calvaire qui nous révèlent l'Amour infini que le Sauveur porte à sa créature humaine. Dès lors la piété de François est très incarnée, il vit plus qu'il ne médite les mystères de la vie du Sauveur.

 

À l'école de Saint François

« Quand il priait et méditait dans les forêts et les déserts, il remplissait les bois de gémissement, il aspergeait les lieux de ses larmes, il frappait se poitrine de la main et là, ayant trouvé une sorte de sanctuaire plus caché, il conversait souvent avec son Seigneur. Là il répondait à un juge, là il suppliait un père, là il s'entretenait avec un ami, là il badinait avec un époux » (Thomas de Celano, Mémorial 95).

Parole de Dieu : « Le Christ m'a aimé et s'est livré pour moi » (Galates 2, 20).

 

Dans ma vie

La liturgie de cette Fête de Noël nous révèle aussi ce que sera le destin de cet Enfant. Déjà les souffrances et les contradictions ne lui sont pas épargnées : il n'est pas accueilli dans l'auberge de Bethléem, Hérode cherche à me faire mourir, sa famille doit prendre le chemin de l'exil... Tous ces épisodes sont comme l'illustration de ce que dit le Prologue de Saint Jean : « Il est venu parmi les siens et les siens ne l'ont pas accueilli » (Jean 1, 11). Les Saints sont dans la joie et la paix, et pourtant ils participent au mystère de la Croix : en Jésus, Dieu aime l'homme à en mourir.

Résolution : Je fais mémoire des mes principaux refus d'accueil du Christ dans ma vie et je lui demande bien humblement de me pardonner et de me faire goûter la joie et la consolation de Sa Miséricorde. Je pourrai alors reconnaître vraiment en Jésus mon Sauveur, qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi.

 

Mercredi

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Sainte Claire, la parfaite disciple

 

Claire di Offreduccio est sans doute celle qui a le mieux compris l'intuition spirituelle de Saint François. Issue d'une noble famille d'Assise, elle entend à 17 ou 18 ans la prédication de François. Le 28 mars 1212 elle abandonne le domicile familial avec une compagne pour rejoindre François à la Portioncule. Après un séjour dans un monastère de bénédictines, elle se consacre totalement à Dieu dans une vie de pénitence joyeuse et de pauvreté radicale. Encore une fois les vocations abondent. François écrit pour les « Pauvres Dames » un règlement de vie qui sera approuvé par Innocent IV la veille de la mort de la sainte, en 1253. Selon leur grâce propre les Clarisses réaliseront au cours des âges l'idéal Franciscain.

 

À l'école de Saint François

« Puisque, par inspiration divine, vous vous êtes faites filles et servantes du très haut et souverain Roi, le Père céleste, et que vous avez épousé l’Esprit Saint en choisissant de vivre selon la perfection du saint Évangile, je veux, et je promets, d'avoir toujours, par moi-même et par mes frères, un soin affectueux et une sollicitude spéciale pour vous comme pour eux. » (Claire d'Assise, Règle, 6, 2-4).

Parole de Dieu : « Marie gardait tous ces événements et les méditait dans son cœur » (Luc 2, 18).

 

Dans ma vie

L'existence d'un ordre féminin, à côté des Frères Mineurs, manifeste l'universalité du message de Saint François. L'orientation plus strictement contemplative de la vie des Clarisses montre aussi la complémentarité des charismes et des mission dans le peuple de Dieu. Mais nous pouvons élargir cette remarque aux dimensions de l'Eglise universelle : le Christ vient sur la terre pour réconcilier les Juifs et les païens, les esclaves et les hommes libres, l'homme et la femme. Il harmonise les différences légitimes et Il les unifie par Son Sacrifice puisque c'est pour tous qu'Il a versé Son Sang.

Résolution : En ces jours où s'ouvre une nouvelle année, j'essaie de voir comment être un authentique disciple du Christ, à l'école des Saints, spécialement de Saint François et de Sainte Claire. Par leur intercession, je consacre à Dieu toute cette année en Lui demandant sa bénédiction.

 

Jeudi

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François en tout conformé au Christ

 

Les années 1224-1225 sont difficiles pour François. Il redoute que l'expansion massive de la Fraternité, les exigences d'une formation intellectuelle poussent les Frères à oublier l'esprit de simplicité évangélique. Le 14 septembre 1224, alors que François fait une longe retraite à l'Alverne, il reçoit les stigmates du Christ Sauveur. C'est ainsi que les difficultés qu'il rencontre et l'angoisse qui le tenaille à propose de l'avenir de sa propre famille reçoivent une nouvelle signification. Il peit encore servir son ordre et l'Eglise, non plus par l'action et la fondation, mais en se laissant parfaitement configurer au Christ qui nous sauve par sa passion bienheureuse.

 

À l'école de Saint François

« En ce temps commencèrent à apparaître dans ses mains et ses pieds les marques de clous, comme il avait vu peu auparavant l'Homme crucifié en-dessus de lui. Ses mains et ses pieds semblaient transpercés au beau milieu... Comme de telles perles rejaillissaient donc en lui, l'homme de Dieu s'efforça avec le plus grand soin de garder caché aux yeux de tous les vivants ce très précieux trésor ».

Parole de Dieu : « Je porte dans mon corps les marques de Jésus » (Galates 6, 17).

 

Dans ma vie

Les Saints nous apprennent à vivre les échecs, les contrariétés, les déceptions. Alors que nous sommes toujours tentés de nous décourager, surtout lorsque nous avons engagé toutes nos forces dans un but précis, leur exemple nous rappelle que Dieu ne juge pas selon nos pauvres critères humains. Peu lui importe le succès de nos entreprises, Il veut que nous nous abandonnions à Lui et donc que nous soyons libres y compris par rapport aux résultats des œuvres que nous réalisons pour Lui. Seul Lui peut donner fécondité et rayonnement à nos actions. Il est le maître.

Résolution : Je suis invité à découvrir que l'essentiel de la vie de Foi et de la morale Chrétienne est d'être fidèle à mon identité de fils de Dieu que rien, pas même le péché, ne peut effacer. Je serai alors parfaitement libre et déterminé pour entreprendre les plus grandes œuvres comme les plus humbles tâches.

 

Vendredi

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L'Eucharistie comme pain de la route

 

Nous avons vu que Saint François a toujours manifesté un grand respect aux Prêtres, parce qu'il leur revient de célébrer la Messe et de distribuer aux fidèles la Sainte Eucharistie. Il entourait d'une particulière attention tout ce qui concerne le Sacrement de l'Autel. Il encourage ses Frères, lors de leur voyage, à entrer et à nettoyer les églises parfois à l'abandon. À la suite du Concile de Latran IV, il demande que les vases sacrés soient bien entretenus et que la Sainte Réserve soit conservée dans un lieu décent. Il a transmis aux Chrétiens une authentique piété à l'égard des signes que Dieu a institués pour manifester sa présence aux hommes et qui continuent la grande œuvre de l'incarnation.

 

À l'école de Saint François

«  Je vous en prie, plus que s'il s'agissait de moi-même, de supplier humblement les clercs... que le très Saint Corps et le Très Saint Sang de notre Seigneur Jésus-Christ... ils doivent par dessus tout les vénérer... et si en quelque lieu le très saint Corps du Seigneur était placé très pauvrement, qu'ils le déposent et le consignent, suivant le commandement de l’Église, en un lieu très précieux ; et qu'ils le portent avec une grande vénération et l’administrent aux autres avec discernement ». (Lettre aux Custodes 2-5).

Parole de Dieu : « Ceci est Mon corps, donné pour vous » (Luc 22, 19).

 

Dans ma vie

Le Christ demeure auprès de nous, à toutes les étapes de notre pèlerinage sur la terre par le moyen des espèces eucharistiques. Chaque fois que la Messe est célébrée, Il rend présent le Sacrifice qu'Il a offert pour glorifier le Père et nous sauver de tous nos péchés. Chaque fois que nous communions, nous le recevons et Il nous fait déjà participer à son éternité. Il est la Force, la Vie, le Soutien de tous les Saints.

Résolution : L'Eucharistie et la prière, avec le Sacrement de pardon, voilà les moyens que Dieu met à ma disposition pour parvenir à la sainteté véritable. Comment mettre à profit des dons aussi magnifiques ?

 

Samedi

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Avec Marie pour Mère

 

Marie est pour François le modèle de la pauvreté évangélique, la parfaite personnification de « Dame Pauvreté », Elle qui s'est entièrement donnée à la personne et à l'oeuvre de son Fils, sans rien retenir pour Elle. Elle a accepté de tout perdre parce qu'Elle est la parfaite disciple de Celui qui s'est dépouillé pour nous enrichir. Il n'y a pas beaucoup de textes explicites de François concernant la Vierge Marie mais il n'est qu'à lire les textes de la tradition Franciscaine pour constater combien ils sont imprégnés d'un esprit profondément marial.

 

À l'école de Saint François

 

« Il embrassait la Mère de Jésus d'un amour indicible, pour la raison que du Seigneur de majesté, Elle nous a fait un Frère. Envers Elle, il s'acquittait de louanges particulières, répandait des prières, offrait ses affections en un si grand nombre et de telle manière que la langue humaine ne pourrait l'exprimer... Il l'a établie l'avocate de l'Ordre et l'a placé sous ses ailes les fils qu'il allait laisser pour qu'elle les favorise et les protège jusqu'à la fin ».

Parole de Dieu : « Voici ta Mère » (Jean 19, 27).

 

Dans ma vie

Le Temps de l'Avent et le Temps de la Nativité son les grands temps liturgiques de la Vierge Marie. Si elle a donné le jour au Fils de Fieu à un moment très précis de l'histoire des hommes, Elle ne cesse d'être Sa Mère très Sainte, et ceci pour l'éternité. Sa mission auprès de ses enfants, les frères de son Fils, ne cesse de répandre aujourd'hui ses bienfaits. Témoin privilégiée du mystère de l'incarnation, Elle représente la participation créée la plus haute au Salut du genre humain. Voilà pourquoi nous confions à son intercession notre conversion et celle du monde.

Résolution : Je remercie la Vierge Marie pour sa présence, sa bienveillance et son soutien et je lui confie toutes les années qui me restent à vivre sur cette terre : « priez pour nous... maintenant et à l'heure de la mort ».

 

Épiphanie du Seigneur

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François, un maître et un ami

 

Avec l'Epiphanie, nous terminons donc notre pèlerinage avec Saint François comme compagnon et comme guide. Ses écrits, le témoignage de ses biographes, les multitude d'anecdotes témoignent tout à la fois de la singularité et de l'exceptionnelle originalité de ce Saint fondateur, et de l'exemplarité de sa physionomie spirituelle : l'amour sans partage pour le Christ, l'attachement à la pauvreté évangélique, le service de la fraternité, l'anticipation de la réconciliation universelle de toute la création, l'identification au Sauveur dans Sa Passion bienheureuse font de Saint François, le petit Pauvre, un maître et un ami. Rendons grâce à Dieu d'avoir suscité en son Eglise une telle personnalité !

 

À l'école de Saint François

« Ecris que je bénis tous mes frères, ceux qui sont actuellement dans notre Ordre et ceux qui, jusqu'à la fin du monde, y viendront jusqu'à la fin du monde... Puisque à cause de la maladie, je ne suis pas en mesure de parler, je fais connaître brièvement ma volonté à mes Frères en ces trois paroles : qu'en signe et mémoire de ma bénédiction et du mystère, ils s'aiment les uns les autres ; Qu'ils aiment toujours notre Dame sainte Pauvreté ; et qu'ils se montrent fidèles et soumis aux prélats et à tous les clercs de la sainte Mère Eglise » (Testament de Sienne).

Parole de Dieu : « Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie, sa Mère » (Matthieu 2, 11).

 

Dans ma vie

En ce jour où les puissants, les savants et les riches viennent humblement rendre hommage au Roi des rois dans l'humilité de sa naissance en notre chair, nous voulons rendre grâce à Dieu d'avoir ainsi rendu présent son mystère de sainteté en la personne et la vie de Saint François. À son école, apprenons à offrir l'encens de notre prière, l'or de notre amour, la myrrhe de nos mortifications et pénitences à l'Enfant nouveau-né. En lui, c'est toute la création qui prend un nouveau départ et qui est profondément renouvelée. Que toute notre année rayonne de la nouveauté de l'Evangile !

Résolution : Je rends grâce à Dieu pour ce temps d'Avent et de Noël passé en compagnie de Saint François d'Assise.

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Méditation

Cette fois ce sont les grands, les puissants, les savants qui rendent hommage à Celui qui, dans l'humilité de la chair et aux yeux de la Foi, se révèle comme le Roi des nations, Celui à qui tout pouvoir a été remis au Ciel et sur la terre, Celui par qui tout a été fait. Les mages ont l'humilité de reconnaître Sa puissance et Son autorité. Eux qui viennent du paganisme sont pour nous les patriarches dans l'ordre de la Foi. Quel contraste avec la haine et l'orgueil d'Hérode qui cherchera à faire périr l'Enfant en provoquant un crime abominable. Ceux qui ont fait un long et inconfortable voyage offrent au Roi l'or, à Dieu, l'encens, à l'Homme, la myrrhe. Nous-mêmes, à leur suite, offrons l'or de notre amour, la myrrhe de nos mortifications, l'encens de notre prière. Poursuivant le cours de l'année liturgique, nous allons maintenant accompagner le Christ dans Sa Mission, nous allons écouter Sa Prédication, nous allons obéir à Ses Commandement. Nous allons contempler Son Amour qui se donne, Lui qui livre Sa Vie pour nous purifier de tous nos péchés. Nous allons recueillir le don de Sa propre vie puisqu'Il nous communique l'Esprit-Saint qui nous renouvelle et nous pousse à annoncer aux hommes les merveilles du Salut. Que Saint François nous donne de vivre vraiment des mystères du Salut avec un cœur pauvre et joyeux !

 

Extrait du Hors série de Parole et prière « Mon Avent avec Saint François » sorti en 2013

 

Fin de l'Avent avec Saint François d'Assise

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Téléchargez les méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

Téléchargez l'intégralité des méditations de l'Avent avec Saint François (pdf) en cliquant ici

19 décembre 2015

L'Avent avec Saint François d'Assise

L'Avent avec Saint François

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Quatrième Dimanche de l'Avent

 

La nature réconciliée

Encore une fois l'image d'Epinal est riche d'enseignements : François prêche aux poissons et aux oiseaux, il domestique un loup sauvage, il rachète deux agneaux promis à la boucherie et il les rend à son propriétaire à condition qu'il les laisse vivre... Il manifeste à la fois que dans son cœur les temps messianiques de la réconciliation universelle sont advenus et que le disciple du Christ se doit d'aimer toute créature parce qu'elle est sortie de la main de Dieu. Il s'agit là encore d'une attitude contemplative tout imprégnée par la pauvreté évangélique ; les frères auront à cœur de ne pas accaparer à leur profit ce qui est à la disposition de tous.

 

À l'école de Saint François

« Frère Loup, tu fais beaucoup de dommages dans ces contrées et tu as perpétré d'horribles méfaits en massacrant sans miséricorde des créatures de Dieu... je veux faire la paix entre toi et eux, en sorte qu'eux ne soient plus jamais lésés par toi et que, te remettant toute offense passée, ni les chiens, ni les hommes ne te poursuivent plus... je sais que tout ce tu fais de mal, tu le fais à cause de ta faim enragée » (Actes du Bienheureux François 23, 11-16).

Parole de Dieu : « Le loup habitera avec l'agneau » (Isaïe 11, 6).

 

Dans ma vie

La pauvreté de la Crèche nous rappelle que Dieu a choisi les moyens les plus humbles pour nous sauver et nous racheter. Les Chrétiens ont à s'interroger sur leur rapport aux biens matériels et à la création dans son ensemble. Ils ont reçu celle-ci en gérance et devront rendre des comptes sur la manière dont ils utilisent ce que Dieu a mis à leur disposition pour accomplir leur vocation. La question écologique devenue centrale depuis quelque temps nous rappelle que l'homme est appelé à maîtriser sa soif de domination et de profit en se rappelant qu'il est lui-même soumis à son Créateur.

Résolution : Je renonce au gaspillage en apprenant par exemple à me contenter de ce que j'ai et à ne pas me laisser envahir par ce désir de consommation effrénée suscitée par la dictature de la publicité et du paraître. J'en parle aussi à mes proches.

 

Méditation

La tradition spirituelle occidentale fait du mois d'octobre et du mois de mai des temps privilégiés de la dévotion mariale. Mais nous pouvons dire que l'Avent est le grand temps liturgique de la Vierge Marie. Lorsque nous célébrons une naissance, notre attention se porte tout à la fois sur la mère et sur l'enfant qui vient de naître. Marie tient la première place dans la venue dans la Chair du Fils de Dieu. Elle représente tout le genre humain qui est invité à accueillir dans la Foi l'avènement du Sauveur. Elle nous montre que tous sommes appelés à coopérer à notre propre Salut et à celui des autres. Son humilité lui donne de découvrir et de proclamer les merveilles que le Puissant réalise dans sa propre humanité et son intercession nous obtient la grâce de savoir à notre tour consacrer notre vie à la personne et à l'oeuvre du Rédempteur. Elle est vraiment notre Mère et notre éducatrice parce qu'Elle nous apprend à ne vivre que pour Dieu. Alors que la désobéissance d'Eve nous a détourné de la vraie vie et de la joie, la parfaite soumission de Marie nous obtient le don le plus précieux qui soit, la présence même de notre Créateur dans notre cœur. La liberté nous est rendue et nous pouvons enfin aimer et parvenir à la vie éternelle.

 

Quatrième semaine de l'Avent

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Lundi

 

Servir le Corps du Christ

Personnalité charismatique, François n'a de cesse que de faire confirmer ses intuitions spirituelles, d'abord par l'évêque d'Assise, puis aussi par le Pape de Rome. Il sollicite aussi le cardinal Hugolin de Conti comme prélat protecteur de cette nouvelle fondation religieuse. C'est ce même cardinal Hugolin qui deviendra Pape sous le nom de Grégoire IX (1227-1241). La reconnaissance des Frères Mineurs par le Siège Apostolique fera d'eux une famille religieuse au service de la Mission universelle. François voit en elle une image de la réalisation du mystère de l'Eglise où tous ont un même cœur et une même âme, réunis dans une même Charité, au service d'une même mission.

 

À l'école de Saint François

« La règle et la vie des frères Mineurs est celle-ci : observer le saint Évangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en vivant dans l'obéissance, sans rien en propre et en chasteté. Frère François promet obéissance et révérence au seigneur pape... et à ses successeurs élus canoniquement en fonction et à l'Église romaine. Et que les autres frères soient tenus d'obéir à frère François et à ses successeurs ». (Regla Bullata 1, 1-3).

Parole de Dieu : Sois le pasteur de mes brebis » (Saint Jean 21, 16).

 

Dans ma vie

Il revient à l'Eglise hiérarchique d'authentifier et de discerner les charismes spirituels dont un baptisé peut faire l'objet. En effet, c'est l'ensemble du peuple Chrétien qui doit bénéficier ainsi de la grâce faite à l'un de ses membres. Dans la lumière de Noël, nous pouvons contempler les innombrables reflets de l'unique mystère de l'incarnation rédemptrice qui viennent éclairer l'Eglise et l'embellir à toutes les étapes de son développement et de sa croissance. C'est toujours l'unique mystère du Christ qui est ainsi reçu, illustré et communiqué, selon la grâce de chaque famille religieuse, de chaque mouvement, de chaque communauté.

 

Résolution : Le mystère de Noël me fait réfléchir à ma place dans l'Eglise, à ma mission, à ma vocation. L'enfant de la Crèche vient réunir dans l'unité de son corps mystique le genre humain appelé au Salut. Je renouvelle ma ferme volonté de servir le Christ dans l'Eglise.

 

Mardi

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L'amour et la vénération de François pour les prêtres

François intervient à une époque de pleine réforme dans l'Eglise. Or cette réforme porte d'abord sur la sanctification du clergé. En effet les groupes contestataires sont écoutés avec bienveillance par le peuple lorsque celui-ci prend conscience qu'il est guidé par des pasteurs indignes qui négligent leur charge, vivent en concubinage ou cherchent à s'enrichir. Si François a bien conscience de ce nécessaire renouveau, il ne remet jamais en cause la hiérarchie ecclésiastique en son principe. Malgré les oppositions, voire les persécutions, il manifestera toujours un grand respect pour les prêtres en raison de la grandeur de ce qu'ils communiquent, la grâce du Salut.

 

À l'école de Saint François

« Ensuite, le Seigneur me donna et me donne une si grande foi dans les prêtres qui vivent selon la forme de la sainte église romaine, à cause de leur ordre, que, même s'ils me persécutaient, que je veux recourir à eux.. Et je fais cela, car dans ce siècle je ne vois rien corporellement du Très-Haut Fils de Dieu, sinon Son Très Saint Corps et Son très Saint Sang qu'eux même reçoivent et qu'eux seuls administrent aux autres ». (Testament 6 et 10).

Parole de Dieu : « Qui vous écoute, m'écoute » (Saint Luc 10, 16).

 

Dans ma vie

C'est par l'Eglise que Jésus perpétue son œuvre et manifeste Sa présence en ce monde. Pour cela Il a voulu un certain nombres d'institutions, dont le Sacerdoce ministériel. À cause du péché, il y a toujours pour l'homme la tentation de soumettre à son avantage la grâce que Dieu lui a faite pour le service de toute la communauté. C'est ce que nous appelons le cléricalisme. Mais les saints réformateurs comme François rappellent de façon convaincante le caractère instrumental de toute l'institution dans l'Eglise : le ministère et l'exercice de l'autorité sont au service de la sainteté de tout le peuple de Dieu.

Résolution : Aujourd'hui je prie pour l'Enfant Dieu de bénir tous ses Prêtres pour qu'ils soient fidèles à leur vocation et qu'ils l'accomplissent dans la pauvreté du cœur et dans l'humilité.

 

Mercredi

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La simplicité véritable

 

Modèle de simplicité et d'humilité, François n'est guère facile à imiter. Les témoignages nombreux nous permettent de constater que le Petit Pauvre d'Assise aspire à la dernière place parce qu'il est sûr d'y retrouver son Dieu et Sauveur. S'il acceptait les gestes de Charité que lui prodiguaient les Frères spécialement au temps de sa maladie, il ne se laissait jamais vaincre en générosité, donnant tout ce qui lui avait été procuré. Lui-même demande aux Frères de se réjouir d'avoir a mendier leur pain : « C'est ainsi que je veux que mon frère aille à l'aumône et en revienne : dans l'allégresse et joyeux ! » (Compilation d'Assise, 98).

 

À l'école de Saint François

« C'est avec un soin plus attentif que le Saint arborait en lui-même et chérissait dans les autres la Sainte simplicité, fille de la grâce, sœur de la Sagesse, mère de la Justice. En effet, il n'approuvait pas toute sorte de simplicité, mais celle-là seulement qui se contente de son Dieu et tient tout le reste qui se contente de son Dieu et tient tout le reste pour négligeable. C'est celle qui se glorifie dans la crainte de Dieu, qui ne sait faire ni dire le mal » (Thomas de Celano, Memorial 189).

Parole de Dieu : « Seigneur, je n'ai pas le cœur fier, ni le regard ambitieux » (Psaume 131, 1).

 

Dans ma vie

L'homme est insatisfait parce qu'il ne sait pas éduquer et évangéliser son désir. Jésus vient lui apprendre à ne vivre que pour Dieu seul, la source véritable de toute richesse authentique. Ne cherchant que Dieu, notre cœur est libéré de tout attachement désordonné. C'est là le chemin de l'authentique liberté, c'est l'école du don désintéressé de soi-même qui conduit à la perfection de l'amour et de la joie, celle qui nous fait aimer Dieu et notre prochain d'un cœur simple et non partagé.

Résolution : Le but de la vie spirituelle est d'unifier notre vie. L'Enfant qui vient veut m'apprendre à vivre comme Lui en présence de Dieu, dans l'accomplissement le plus exact possible de sa volonté. J'examine ce qui me disperse et je valorise ce qui contribue à unifier mon existence.

 

Jeudi

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Vivre le mystère de Noël

 

François ne cessait de méditer l'Evangile et il avait à cœur de faire entrer ses auditeurs dans cette méditation. C'est ainsi que beaucoup découvrirent le grand motif de l'Incarnation : Dieu qui se rend accessible et « imitable » en Jésus-Christ, par le don de Sa Grâce. Le 25 décembre 1223, alors qu'il visite le village de Greccio dans le Latium, il a l'idée de faire reconstituer la scène de la Nativité, autour d'une mangeoire, avec un âne et un boeuf ! C'est la première Crèche de la Chrétienté occidentale. Bien plus qu'une simple reconstitution théâtrale, il s'agit bien pour le peuple Chrétien de faire mémoire du grand mystère de l'Incarnation, Dieu se fait homme pour nous sauver.

 

À l'école de Saint François

« On convoqua les frères sont convoqués, les habitants arrivent, la forêt résonne de voix et cette nuit vénérable par ses lumières abondantes et claires, ses louanges sonores et harmonieuses, devient splendide et solennelle. L’homme de Dieu, se tenait devant la crèche, rempli de piété, inondé de larmes et débordant par la joie... Il prêche ensuite au peuple présent sur la nativité du pauvre Roi quand il voulait le nommer « l’Enfant de Bethléem », en raison de sa tendresse et de son amour ». (Saint Bonaventure, Légende Majeure 10, 7).

Parole de Dieu : « Et le Verbe s'est fait chair et Il a demeuré parmi nous » (Saint Jean 1, 14).

 

Dans ma vie

Le temps de l'Avent s'achève et nous sommes à nouveau invités à accueillir dans la joie notre Sauveur. Il est l'Emmanuel, « Dieu avec nous ». Voilà pourquoi nous partageons la joie de François et de tous les pauvres du Seigneur. La Crèche autour de laquelle se réunissent toute la maison et toute la communauté paroissiale nous fait expérimenter ce que nous avons de plus précieux et qui nous est communiqué dans ce mystère de pauvreté. L'étable est assez vaste pour contenir le monde entier, chacun y prend sa place avec son lot de misère et de péchés. L'essentiel est d'avoir les yeux fixés sur le frêle Enfant sur qui le Salut du genre humain repose.

Résolution : Durant ma journée je prends un temps pour m'isoler et préparer mon cœur à la célébration de la nuit. Même si je n'ai pas toujours été fidèle à mes bonnes résolutions, je fais un acte de Foi en Celui qui s'est fait Homme par amour pour moi.

 

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Vendredi

Saint jour de Noël

 

La joie est donnée au monde

La joie de Noël – l'accueil du Salut – a irradié toute l'existence de Saint François au point que tous les contemporains témoignent de la joie et de l'allégresse qui l'habitaient et qu'il communiquait à tous ceux qui le rencontraient ou qui partageaient sa vie. L'exultation le faisait chanter en français, la langue à la mode de l'époque, celle des chansons courtoises, et avec des bouts de bois il mimait une vielle imaginaire, dansant et criant son bonheur d'être tout à Dieu à la suite de son Maître et Seigneur dont nous fêtons aujourd'hui la joyeuse naissance.

 

À l'école de Saint François

« Ce Saint tenait fermement que l'allégresse spirituelle est le remède le plus sûr contre les mille embûches ou fourberies de l'Ennemi. Il disait en effet : « Ce qui fait que le diable exulte de préférence, c'est quand il peut dérober au service de Dieu la joie de l'esprit... Mais quand l'allégresse spirituelle remplit les cœurs, c'est en vain que le serpent répand son venin mortel. Les démons ne peuvent blesser le serviteur du Christ quand ils l'ont vu rempli d'une sainte bonne humeur »... Aussi le Saint s'efforçait-il de se tenir toujours dans la jubilation du cœur, de conserver l'onction de l'Esprit et l'huile de l'allégresse » (Thomas de Celano, Mémorial 125).

Parole de Dieu : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur » (Philippiens 4, 4).

 

Dans ma vie

La naissance de Jésus est annoncée aux bergers comme une joyeuse nouvelle et c'est effectivement la joie qui est la note dominante de la liturgie de la nativité et des jours qui suivent. À chaque Chrétien, depuis le joue de son baptême, il est accordé le grand bonheur de vivre dans l'intimité de son Sauveur. C'est là le motif de l'Incarnation : apprendre à chaque homme à vivre en présence de Dieu qui lui pardonne et lui communique sa propre vie.

Résolution : En ce jour de joie, je prends quelques instant pour une grande action de grâce à Celui qui vient nous sauver. Je renouvelle dans le secret de mon cœur ma consécration baptismale et l'engagement à être fidèle aux promesses de mon Baptême.

 

Méditation

À l'occasion de cette fête de la Nativité, demandons à Saint François les sentiments de son cœur pour contempler l'Enfant de la Crèche. Les yeux de notre chair ne voie qu'un fragile bébé, né dans le dénuement le plus extrême, une jeune femme toute heureuse et un humble artisan qui veille avec sollicitude et fierté sur la mère et l'enfant. L'âne et le bœuf offrent à leur manière une aide et une protection. Quelques bergers sont là. Ils ont répondu à un mystérieux appel. Leur présence nous fait entrer dans le mystère de la Foi : cet enfant qui ne parle pas est le Verbe fait chair, la Parole même de Dieu qui va retentir dans le monde entier. Pour la première fois l'attente du genre humain, le fol espoir de l'humanité tout entière ne vont pas être déçus. Le Salut va être communiqué à tous ceux qui accueillent l'Evangile, le pardon divin est promesse de vie éternelle et de résurrection bienheureuse, l'espérance est à portée de tous de main. La plus grande preuve d'amour est donnée puisque le Père livre son Fils entre nos mains. Il nous communique sa propre manière d'aimer, puisque nous recevons de Lui la grâce. Voilà le grand cadeau, le cadeau suprême que Dieu nous fait en cette nuit très sainte.

 

Octave de Noël

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Samedi

 

De la pauvreté à la fraternité

Une famille religieuse manifeste aussi un charisme ou grâce de fondation à travers ses institutions et la manière dont elle s'organise. Parce qu'ils mettent tout en commun, les Frères Mineurs, sous l'impulsion de François, vivent de façon très radicale les exigences d'une vie fraternelle. Comme cela avait été révélé à François, de nombreux disciples de joignent à lui et il doit donc organiser la Fraternité, mais il ne le fait pas seul. Jusqu'en 1222, il réunit chaque année à la Pentecôte tous les Frères Mineurs pour un chapitre général où l'on décide ensemble des adaptations et orientations pour toute la famille Franciscaine.

 

À l'école de Saint François

« Puisque, à cause de la maladie, je ne suis pas en mesure de parler, je fais connaître à brièvement ma volonté à mes Frères en ces trois paroles : qu'en signe de mémoire de ma bénédiction et du mystère, ils s'aiment les uns les autres ; qu'ils aiment et observent toujours notre dame sainte Pauvreté ; et qu'ils se montrent toujours fidèles et soumis aux prélats et à tous les clercs de la sainte mère Eglise » (Testament de Sienne 2-5).

Parole de Dieu : « Alors les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette question «  Actes 15, 6).

 

Dans ma vie

Le Christ est venu pour rétablir entre Dieu et les hommes une fraternité. C'est l'amour de Charité qui unit intérieurement tous les Chrétiens et qui les établit dans la vérité puisque cet amour est le Saint Esprit Lui-même communiqué en plénitude à l'Eglise au matin de la Pentecôte. C'est aussi cet amour qui gagne le cœur de ceux qui n'ont pas encore la Foi. Toute communauté Chrétienne – famille, paroisse, maison religieuse, – doit s'organiser pour manifester au mieux cet amour qui vient de Dieu.

Résolution : Dans ma propre vie et dans la vie de ma communauté, que dois-je changer pour mieux vivre et exprimer cet amour de Dieu qui m'est donné et révélé en ces jours saints de la Nativité ? En cette veille du dimanche de la Sainte Famille, je demande une grâce de renouvellement pour ma famille.

 

Extrait du Hors série de Parole et prière « Mon Avent avec Saint François » sorti en 2013

 

Téléchargez les méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

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15 décembre 2015

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

Saint Alphonse de Liguori

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Premier jour

16 Décembre

Dieu nous a donné Son Fils unique pour Sauveur

 

« Je t'ai envoyé pour être la lumière et le salut de toutes les nations de la terre ».

 

Écoutons le Père éternel adressant ces paroles à Jésus Enfant, au moment même de Son Incarnation dans le sein de Marie : « Mon Fils, Je Vous ai donné au monde pour être la Lumière et la Vie des nations, pour leur procurer le Salut, que Je désire autant que s'il s'agissait de Mon propre Salut. Il faut donc que Vous vous consacriez sans réserve à cette œuvre que j'ai tant à Cœur. Je Vous ai donné tout entier à l'homme ; Vous devez donc Vous dépenser sans réserve pour son bien ». Il est nécessaire que dès Votre naissance Vous enduriez la plus extrême pauvreté, afin que l'homme devienne riche. Il faut que Vous soyez vendu comme un esclave, pour rendre à l'homme sa liberté ; que Vous soyez flagellé et même crucifié comme un esclave, afin de satisfaire à Ma Justice pour les peines qu'il a méritées par ses péchés. Il faut que Vous versiez Votre Sang et donniez Votre Vie pour délivrer les pécheurs de la mort éternelle. Ainsi l'homme sera contraint de M'aimer et de se donner à Moi, en voyant que Je vous donne tout à lui, Vous, Mon Fils unique, et qu'il ne Me reste plus rien à lui donner ». Voilà jusqu'où est allé l'amour de Dieu pour les hommes. Ce Dieu, infini en toutes perfections, a aimé le monde, dit saint Jean, jusqu'à lui donner son fils unique.

Et le Fils de Dieu, le Verbe incarné, loin de s'attrister de la proposition que lui fait son Père, l'accepte avec transport, heureux de pouvoir, lui aussi, nous prouver son amour et procurer notre salut. « Comme un géant, Il s'est élancé dans la carrière qui lui était ouverte ». Dès le premier instant de son incarnation, Il se donne, Il se sacrifie, Il embrasse avec joie toutes les douleurs et toutes les humiliations qu'Il doit souffrir ici-bas pour l'amour des hommes. Remarquons-le bien : en envoyant Son Fils pour nous racheter, Dieu le Père s'est en quelque sorte obligé à nous pardonner et à nous aimer. De Son Côté, le Verbe Divin, ayant accepté la mission de nous racheter et de procurer notre Salut, a pris les mêmes engagements pour se conformer aux bienveillantes et miséricordieuses intentions de Son Père a notre égard.

 

Affections et prières

 

Mon cher Jésus, s'il est vrai qu'aux termes de la Loi, le domaine s'acquiert par la donation, Vous m'appartenez, puisque Votre Père Vous a réellement donné à moi. C'est pour moi que Vous êtes né, c'est à moi que Vous avez été donné. Puisque Vous êtes à moi, à moi aussi sont tous vos biens : l'Apôtre me le dit : « Comment avec Son Fils Dieu ne nous aurait-Il pas tout donné ? » A moi donc Votre Sang précieux, à moi Vos mérites, à moi Votre Grâce, à moi Votre Paradis. Eh ! Qui pourrait me ravir mon trésor, Non, personne ne saurait me ravir mon Dieu. Cependant, je suis si faible ! Je puis donc encore Vous perdre par le péché ; je puis me séparer de Vous ! Mon Jésus, ne le permettez pas. Je me repens de Vous avoir autrefois abandonné ; je suis résolu de tout sacrifier, même la vie, plutôt que de Vous perdre encore, vous le bien infini, Vous l'unique amour de mon âme.

Je Vous remercie, ô Père éternel, de m'avoir donné Votre Fils ; puisque Vous me l'avez donné sans réserve, c'est aussi sans réserve que je me donne à Vous. Pour l'amour de cet Adorable Fils. acceptez-moi, et, par les douces chaînes de l'Amour, attachez-moi à mon Rédempteur ; attachez-moi si étroitement que je ne puisse plus jamais me séparer de Lui. Et Vous, mon Sauveur, puisque Vous êtes tout à moi, je veux être aussi tout à Vous. Disposez de moi et de ce qui m'appartient selon Votre bon plaisir. Comment pourrais-je rien refuser à un Dieu qui n'a pas hésité à me donner Son Sang et Sa Vie !

Marie, ma Mère, gardez-moi sous le manteau de Votre protection. Je ne veux plus être à moi, mais à mon Divin Maître. À Vous de me rendre fidèle, je me confie en Vous.

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Deuxième jour

17 Décembre

Affliction du Cœur de Jésus dans le sein de Marie

 

« Vous avez rejeté les offrandes et les sacrifices, et vous m'avez formé un corps ».

 

Considérons quelle amère douleur ressentit le Cœur de Jésus dès le premier instant de Son existence dans le sein de Marie, alors que son Père lui mit devant les yeux cette longue série d'opprobres, de souffrances et d'angoisses qu'il devait endurer durant Sa Vie pour délivrer les hommes des maux qu'ils s'étaient attirés par le péché. Voici comment le prophète Isaïe fait parler Jésus : « Dès le matin, la voix du Seigneur a frappé Mon oreille. Dès le premier instant de Mon Incarnation, Mon Père M'a fait connaître Sa Volonté de Me voir embrasser une vie de souffrances afin de la terminer par la mort de la Croix. Et Moi, Je n'ai point résisté ; J'ai livré Mon Corps à ceux qui devaient le frapper. Pour votre Salut, âmes bien chères, J'ai tout accepté : les fouets, les clous et la mort ».

Ce que Jésus-Christ devait souffrir durant Sa Vie et dans le cours de Sa Passion, lui fut mis sous les yeux dès le sein de sa mère, et Il accepta tout avec Amour ; mais pour se résigner à ce Sacrifice et pour vaincre la répugnance de la nature, ô Dieu, quelles angoisses et quels déchirements n'éprouva pas le Cœur innocent de Jésus ! Il sut dès son premier instant ce qu'Il devait d'abord souffrir en restant enfermé durant neuf mois dans cette obscure prison du sein de Marie ; Il sut à quelles humiliations et à quelles souffrances Il devait s'attendre en naissant dans une froide caverne qui servait de refuge aux animaux ; Il connut les humiliations et les travaux pénibles qui devaient remplir Sa Vie durant les trente années qu'Il passa dans l'atelier d'un pauvre artisan. Il sut que les hommes le regarderaient et le traiteraient comme un ignorant, un homme de la plèbe, voire même comme un séditieux et un criminel, méritant de subir le supplice infamant et cruel des insignes scélérats.

A chaque instant de Sa Vie, notre très aimant Rédempteur vit et accepta toutes ces peines qui l'attendaient ; ainsi à chaque minute Il endura simultanément tous les tourments et tous les opprobres de Sa longue et douloureuse Passion, tout ce qu'Il devait souffrir de son incarnation à sa mort. Pourquoi ? Pour sauver ces misérables et ingrats pécheurs que nous sommes.

 

Affections et prières

 

Mon bien-aimé Rédempteur, qu'il Vous en a coûté, dès Votre entrée en ce monde, pour me tirer de l'abîme où mes péchés m'avaient plongé ! Afin de me délivrer de l'esclavage du démon, que volontairement j'avais choisi pour maître en me livrant au péché, Vous avez consenti à être traité comme le plus indigne des esclaves. Je savais cela. Néanmoins, que de fois, cédant aux perfides sollicitations de cet ennemi de mon âme, j'ai blessé Votre Cœur infiniment aimable, ce Cœur, qui m'a tant aimé. Mais puisque Vous, mon Dieu, l'innocence même, avez embrassé une vie si pénible, subi une mort si cruelle, par Amour pour moi, à mon tour, ô Jésus, par amour pour Vous, j'accepte toutes les croix qui me viendront de Votre main. Je les accepte et je les embrasse parce quelles me viennent de ces mains percées sur la Croix pour me délivrer de l'enfer que j'ai tant de fois mérité. L'amour que Vous m'avez témoigné, ô mon Rédempteur, en Vous offrant à souffrir ainsi pour moi, m'impose l'obligation de me résigner, par amour pour Vous, à toutes souffrances et à tout mépris.

De grâce, au nom de Vos mérites, ô mon Jésus, donnez-moi Votre Amour ; il me rendra douces et aimables toutes les souffrances et toutes les humiliations. Je Vous aime souverainement, je Vous aime de tout mon cœur, je Vous aime plus que moi-môme. Durant toute Votre Vie, Vous m'avez donné mille preuves de Votre Amour ; et moi, ingrat, durant les nombreuses années déjà passées en ce monde, quelle preuve d'amour Vous ai-je donnée ? Faites donc qu'avant de mourir je Vous en donne quelqu'une. Aidez-moi, ô mon Jésus, par les mérites de Vos Souffrances et du Sang que Vous avez répandu pour moi, aidez-moi à Vous aimer et à faire en tout point Votre Sainte Volonté.

Très sainte Vierge, Marie, recommandez-moi à Votre Divin Fils ; je Vous en conjure par l'Amour que vous Lui portez.

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Troisième jour

18 Décembre

Jésus s'est fait enfant pour gagner notre confiance et notre amour

 

« Un petit enfant nous est né, un Fils nous a été donné ».

 

De longs siècles se sont écoulés depuis la promesse d'un Rédempteur faite par Dieu à Adam pécheur. Pendant tout ce temps, les patriarches les prophètes, toutes les âmes justes ont soupiré après la venue du Messie, l'ont appelé par leurs ferventes prières. Enfin, Il est venu, ce Messie l'attente des nations, le désir des collines éternelles, Il est venu et Il est né pour nous.

Le Fils de Dieu s'est fait petit pour nous rendre grands ; Il s'est donné à nous afin que nous nous donnions à Lui ; Il est venu nous témoigner son amour afin que nous y correspondions par le notre. « Les petits enfants, dit Saint Bernard, donnent facilement ce qu'on leur demande » ; Jésus est venu sous la forme d'un petit enfant pour nous faire comprendre combien Il désire nous enrichir de Ses trésors. Or, tous les trésors sont en Lui, dit Saint Paul. Son Père a tout remis entre Ses mains, dit Saint Jean. Voulons-nous des lumières ? Il est venu nous éclairer. La force de résister à nos ennemis ? Il est venu nous fortifier. Désirons-nous le pardon et le salut ? Il est venu pour nous pardonner et nous sauver. Enfin, désirons-nous le trésor de l'Amour Divin ? c'est pour enflammer nos cœurs qu'il est venu, qu'Il s'est fait petit enfant. Oui, s'il a bien voulu se montrer à nous si pauvre et si humble, c'est pour nous paraître plus aimable, c'est pour nous ôter toute crainte et gagner plus sûrement notre amour.

Jésus-Christ a voulu se montrer à nous comme un tout petit et aimable enfant, pour que nous l'aimions non seulement par-dessus toutes choses, mais encore de toute la tendresse de notre cœur. Les petits enfants ravissent l'affection de ceux qui les approchent ; qui donc n'aimerait pas de tout l'amour dont il est capable, un Dieu qu'il voit sous la forme d'un petit enfant, nourri d'un peu de lait, tremblant de froid, pauvre, délaissé, pleurant et gémissant dans une crèche sur la paille ? Ah ! Je comprends Saint François s'écriant, plein d'amour : « Aimons l'Enfant de Bethléem ! Aimons l'Enfant de Bethléem ! » Nous aussi, aimons donc et de tout notre cœur ce Dieu fait enfant pour se donner tout à nous.

 

Affections et prières

 

Aimable Jésus, Vous êtes descendu du Ciel pour nous empêcher de tomber dans l'enfer, pour Vous donner entièrement à nous. Comment donc avons-nous pu tant de fois Vous mépriser et Vous trahir ? Les hommes ne sont généralement pas ingrats envers les créatures. Qu'une personne vienne de loin nous faire visite, nous faire quelque présent, nous donner quelque marque d'affection, nous en gardons le souvenir, nous sentons l'obligation d'en témoigner notre reconnaissance. Comment se fait-il donc, ô mon Dieu, que ces mêmes hommes ne soient ingrats qu'envers Vous, envers Vous qui les avez aimés jusqu'à donner pour eux Votre Sang et Votre Vie ? Hélas ! Je me suis montré plus ingrat que tous les autres : plus Vous avez été généreux envers moi, plus je me suis montré peu reconnaissant envers Vous ! Si Vous eussiez prévenu un hérétique, un idolâtre, des grâces dont Vous m'avez comblé, il serait devenu un saint, et moi, je n'ai fait que Vous offenser !

Seigneur, pardonnez-moi toutes ces offenses. Vous avez promis d'oublier toutes les iniquités du pécheur qui se repent. Si donc par le passé je ne Vous ai pas aimé, si je Vous ai offensé, Vous daignerez me pardonner, car je me repens et je Vous aime. Vous vous êtes donné tout à moi, il est juste que je me consacre tout à Vous, pour Vous aimer et pour accomplir toujours Votre Sainte Volonté. Je Vous aime, ô mon Jésus, oui, je Vous aime de tout mon cœur ; ce cri du cœur, puissé-je le répéter tant que je vivrai, et mourir en disant encore : « Mon Dieu, je Vous aime ! Je Vous aime ! » ; puissé-je ainsi à mon dernier moment commencer de Vous aimer sans mesure et sans fin d'un amour éternel. Aidez-moi par Votre grâce à remplir ma résolution.

Ma Clémente Reine, Marie, je me reconnais redevable à Votre intercession de toutes les grâces que j'ai déjà reçues ; ne cessez pas d'intercéder pour moi. Mère de la persévérance, obtenez-moi la sainte persévérance.

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Quatrième jour

19 Décembre

La Passion de Jésus dura toute sa vie

 

« Ma douleur m'est toujours présenté ».

 

Considérons que dès l'instant où l'âme de Jésus-Christ fut créée et unie à Son Corps dans le sein de Marie, le Père éternel obligea Son Fils de sacrifier Sa Vie pour sauver le monde perdu par le péché. En même temps lui fut mis devant les yeux le spectacle effrayant de toutes les peines qu'Il devait endurer jusqu'à Sa mort pour le salut des hommes : humiliations et pauvreté de Sa Vie cachée à Bethléem, en Egypte, à Nazareth ; les douleurs et les ignominies de Sa Passion : fouets, épines, clous, croix, instruments de ses souffrances ; toutes les peines intérieures, dégoûts, agonies et même le cruel abandon dans lequel Il devait unir Sa Vie sur le Calvaire.

Abraham menant son fils à la mort, ne voulut point l'affliger en lui révélant son dessein, même dans le court trajet qui les séparait de la montagne. Le Père éternel, au contraire, voulut que Son Fils incarné, victime d'expiation destinée à payer nos dettes envers la Souveraine Justice, souffrît d'avance toutes les peines auxquelles Il devait être assujetti durant Sa Vie et à Sa Mort. C'est ainsi que Jésus endura, même dès le sein de sa Mère, la tristesse mortelle du jardin des Oliviers. Dès lors aussi, et à chaque instant, Il sentit peser sur ses épaules cette lourde croix qu'Il devait porter au Calvaire.

En un mot, toute la Vie de notre Divin Rédempteur, sans en excepter un seul jour, fut un martyre continuel, selon la prophétie de David : « Ma vie s'est consumée dans la douleur, et mes années dans les gémissements ». Son Cœur adorable ne fut pas un instant exempt de souffrance et d'amertume ; le sommeil pas plus que la veille, le travail pas plus que le repos, ne mettaient un terme à ses cruelles souffrances ; qu'Il fût en prière ou en conversation avec Marie et Joseph, toujours Il eut présente à la pensée Sa cruelle Passion, qui le torturait en son âme plus que tous les martyrs n'ont souffert dans leur corps. Sans trêve ni consolation, toute sa vie, pour l'amour de nous, Il endura toute Sa Passion.

 

Affections et prière

 

Cœur si aimable et si aimant de mon Jésus, Vous avez donc été rempli d'angoisses et d'amertume dès le sein môme de Marie; dès lors vous avez souffert sans soulagement ni consolation ; Vous avez souffert cette continuelle agonie pour m'exempter de l'agonie et de la mort éternelles qui m'attendaient dans l'enfer en punition de mes péchés. Vous avez souffert un cruel abandon afin de me sauver, moi qui eus l'insolente audace d'abandonner mon Dieu pour obéir aux plus vils penchants. Je Vous remercie, ô Cœur si aimant et si affligé de mon Sauveur, et je compatis à Vos Douleurs. Combien je suis navré de voir l'insensibilité des hommes en face de tout ce que Vous souffrez pour leur amour. Ô amour de Jésus ! Ô ingratitude des hommes ! Ah ! mon Rédempteur, qu'il en est peu qui pensent à Vos douleurs et à Votre Amour ; hélas ! Qu'il en est peu qui Vous aiment !

Misérable que je suis, j'eus moi-même le malheur de vivre longtemps sans penser à Vous. Vous avez tant souffert pour être aimé de moi, et je ne Vous ai pas aimé ! Pardonnez-moi, mon Jésus, pardonnez-moi ! Je veux me corriger, je veux désormais Vous aimer de tout mon cœur. Quel malheur pour moi, Seigneur, si je résistais encore à Votre grâce, car ce serait courir à ma damnation ! Toutes les miséricordes dont Vous m'avez prévenu, et particulièrement cette douce invitation par laquelle Vous m'engagez en ce moment à Vous aimer seraient, dans l'enfer, mon plus cruel supplice. Mon bien-aimé Jésus, ayez pitié de moi ; ne permettez pas que je réponde encore à Votre Amour par l'ingratitude; éclairez-moi, et donnez-moi la force de surmonter tout obstacle qui pourrait m'empêcher d'accomplir Votre Sainte Volonté.

Marie, ma Mère bien-aimée, aidez-moi. C'est Vous qui m'avez obtenu toutes les grâces que j'ai déjà reçues de Dieu ; je Vous en remercie, et je Vous prie de me continuer Votre puissante protection.

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Cinquième jour

20 Décembre

Jésus s'est offert dès le commencement pour notre Salut

 

« Il a été offert, parce que Lui-même l'a voulu ».

 

A peine le Verbe divin était-Il incarné dans le sein de Marie, qu'Il se voua Lui-même sans réserve aux souffrances et à la mort pour le Salut du monde. Il savait que les innombrables sacrifices de boucs et de taureaux offerts à Dieu dans le passé, n'avaient pu satisfaire pour les péchés des hommes ; qu'une personne divine était seule à même de payer le prix de leur rédemption. De là, ce qu'il dit à son entrée dans le monde, ainsi que nous l'apprend Saint Paul : « Ni les victimes, ni les oblations ne Vous agréent, aussi n'avez-Vous formé un corps ; et j'ai dit : me voici, ô mon Père ! ». Mon Père, toutes les victimes qu'on Vous a offertes ont été et ne pouvaient qu'être insuffisantes pour désarmer Votre colère ; c'est pourquoi Vous m'avez donné ce corps passible, afin que l'effusion de mon sang apaisât votre justice irritée contre les pécheurs et les sauvât; me voici, je suis prêt à faire en tout Votre Sainte Volonté.

Sans doute, dans la partie inférieure de son âme, Jésus éprouvait une grande répugnance ; il Lui en coûtait de vivre et de mourir au milieu de tant de souffrances et d'opprobres ; mais Sa Volonté, soumise tout entière à la Volonté de Son Père, surmonta cette répugnance de la nature, et Il consentit à épuiser le calice de Sa Passion. Dès lors, en conséquence, Il commença à souffrir toutes les angoisses et les douleurs qu'Il devait endurer à chaque minute de Sa Vie.

Et nous, qu'avons-nous fait, qu'avons-nous souffert pour Jésus, depuis que, parvenus à l'âge de raison, nous avons commencé à connaître, par les lumières de la Foi, le mystère de la Rédemption ? Quelles ont été nos pensées, nos actions ? Quels biens avons-nous aimés ? Les plaisirs des sens, les faux biens de ce monde, l'orgueil, la vengeance : voilà ce qui a trop souvent emporté nos préférences et captivé notre cœur. Mais, puisque nous avons la Foi, ne nous déciderons-nous pas à changer de conduite, à donner aux affections de notre cœur un plus digne objet. Aimons donc un Dieu qui a tant souffert pour nous. Rappelons-nous tout ce que le Cœur de Jésus a souffert pour nous dès son enfance, et nous nous sentirons doucement contraints d'aimer uniquement ce Dieu qui nous a tant aimés.

 

Affections et prières

 

O mon Jésus, faut-il Vous avouer comment jusqu'ici je me suis comporté à Votre égard ? Hélas ! J'avais à peine l'usage de la raison, que déjà je commençais à mépriser Votre grâce et Votre Amour. Vous m'avez dès lors supporté parce que Vous vouliez me sauver. Je Vous fuyais, et Votre bonté ne cessait de me poursuivre. Le même Amour qui Vous fit descendre du Ciel pour venir à la recherche des brebis perdues, supportait mes infidélités et Vous empêchait de m'abandonner. Maintenant, mon bon Maître, Vous daignez encore m'appeler, et moi, je reviens à Vous ; je sens que Votre grâce m'assiste ; je le sens, à la profonde douleur que j'ai de mes péchés, car, je les déteste maintenant plus que tout autre mal ; je sens l'effet de Votre grâce, car j'éprouve un grand désir de Vous aimer et de faire en tout Votre bon plaisir. Oui, Seigneur, je veux Vous aimer et Vous plaire en tout. Ma fragilité originelle et la faiblesse que j'ai contractée par mes péchés me font craindre de nouvelles infidélités ; mais mes craintes cèdent à la confiance qui me provient de Votre grâce.

Oui, mon Jésus, la confiance que je puise dans Vos mérites me remplit de courage, et me fait dire avec l'Apôtre : « Je puis tout en Celui qui me fortifie ». Je suis faible, mais Vous me communiquerez la force de lutter contre mes ennemis ; malade, j'espère trouver dans Votre Sang le remède à mes maux ; pécheur, j'espère que Vous me rendrez saint. Dans ce but, ô mon Jésus, je veux être tout à Vous ; je Vous aime et ne veux plus aimer que Vous. Père éternel, pour l'amour de Jésus-Christ, permettez-moi de Vous aimer. Si je Vous ai irrité, laissez-Vous désarmer par les larmes de Jésus Enfant, qui Vous prie pour moi. Je suis indigne de Vos grâces, mais Votre Fils innocent les mérite pour moi : il Vous offre toute une vie de souffrances afin que Vous me fassiez grâce.

Ô Marie, Mère de miséricorde, ne cessez pas d'intercéder pour moi.

Maria de la Buena Esperanza recortada

Sixième jour

21 Décembre

Jésus prisonnier dans le sein de Marie

 

« Je suis devenu comme un homme privé de tout secours, libre entre les morts ».

 

Considérons combien le Verbe incarné dut souffrir de se voir enfermé durant neuf mois dans le sein de Marie comme dans une étroite et obscure prison. Si les autres enfants naissent dans les mêmes conditions, ils n'en sentent point les incommodités, puisqu'ils n'en ont pas conscience, Jésus en avait une pleine connaissance, puisque « dès le premier moment de Son Incarnation, Il eut le parfait usage de Sa raison, Il avait des sens, et Il ne pouvait s'en servir ; Il avait des yeux et ne pouvait voir, une langue, et Il ne pouvait parler, des mains, et Il ne pouvait les mouvoir, des pieds, et Il ne pouvait marcher. C'est ainsi que le Psalmiste appelle sépulcre le sein de Marie, où durant neuf mois le Sauveur dut séjourner. Comme un homme libre au milieu des morts. Il était libre, car c'est volontairement, qu'Il s'était rendu captif dans cette prison ; Son Amour seul l'y tenait étroitement enchaîné. Il était libre, et cependant Il n'avait pas plus de mouvement qu'un mort.

Le sein de Marie fut pour notre Divin Rédempteur une prison volontaire, car il n'y fut retenu que par Son Amour. Mais ce fut en même temps une prison de justice : bien qu'innocent, Jésus s'était offert à expier nos fautes et à payer nos dettes : c'est donc avec raison que la Divine Justice le retint ainsi emprisonné, commençant à exiger par ce premier châtiment la satisfaction qui Lui était due.

Voilà donc à quoi se réduit le Fils de Dieu, pour l'amour des hommes : Il se prive de Sa liberté, Il se met dans les chaînes, pour nous délivrer des chaînes de l'enfer. Jésus, uniquement par amour pour nous, sans y être autrement contraint, s'est fait notre caution et notre libérateur ; Il s'est offert à payer nos dettes, et Il les a réellement payées de Sa Vie Divine ; Il s'est chargé des peines dues à nos crimes. Et nous pourrions vivre sans Lui en témoigner notre reconnaissance, sans Lui rendre Amour pour amour ! Gardez-vous, nous dit l'Esprit-Saint, d'oublier la générosité de Celui qui s'est fait votre caution ; car c'est pour vous qu'Il a donné Sa Vie.

 

Affections et prières

 

Mon Jésus, Vous m'avertissez de ne point oublier la grâce inappréciable que Vous m'avez faite : je Vous en remercie. J'étais débiteur, j'étais coupable ; et Vous, qui étiez innocent, Vous mon Dieu, par Vos souffrances et Votre mort, Vous avez bien voulu payer mes dettes. Après cela, n'ai-je pas oublié Vos bienfaits et Votre amour, n'ai-je pas eu l'audace de Vous tourner le dos, comme si Vous n'étiez pas mon Souverain Maître, comme si Vous ne m'aviez point aimé ! Mon cher Rédempteur, je l'avoue, j'ai été bien ingrat envers Vous, mais je suis résolu de ne plus me rendre coupable d'un tel crime. Vos souffrances et Votre mort seront l'objet habituel de mes pensées, elles me rappelleront sans cesse l'Amour que Vous m'avez porté.

Je maudis ces jours où, perdant le souvenir de ce que Vous avez souffert pour moi, j'ai fait un si mauvais usage de ma liberté. Vous me l'avez donnée pour Vous aimer, et je m'en suis servi pour Vous outrager ! Mais aujourd'hui, cette Liberté que j'ai reçue de Vous, je Vous la consacre tout entière. Daignez attacher ma pauvre âme à Vos pieds sacrés, par les chaînes de Votre Amour, afin qu'elle ne s'éloigne jamais plus de Vous.

Père éternel, par le mérite de la captivité de Jésus dans le sein de Marie, délivrez-moi des chaînes du péché et de l'enfer. Et Vous, ô Mère de Dieu, secourez-moi. Jésus, en se faisant Votre prisonnier, Vous a donné tout pouvoir sur Lui ; il exécutera donc tout ce que Vous lui demanderez. Ah ! Dites-Lui qu'Il me pardonne, dites-Lui qu'il me rende saint. Par la grâce et l'honneur qu'Il Vous fit d'habiter dans Votre sein virginal, je Vous en conjure, aidez-moi, ô ma Mère.

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Septième jour

22 Décembre

Peine causée à Jésus par l'ingratitude des hommes

 

« Il est venu chez les siens, et ceux-ci ne l'ont point reçu ».

 

Un jour, pendant les fêtes de Noël, Saint François d'Assise, inconsolable, allait pleurant et soupirant par les chemins et les bois. Quelqu'un lui ayant demandé la cause de sa douleur : « Ah ! répondit-il, comment ne pleurerais-je pas, quand je vois que l'amour n'est point aimé ! Je vois un Dieu aimer l'homme jusqu'à la folie, et l'homme ne témoigner à ce Dieu que de l'ingratitude ». Si cette conduite des hommes affligeait tant le cœur de Saint François, combien plus ne dut-elle pas affliger le Cœur de Jésus !

A peine conçu dans le sein de Marie, Il vit la cruelle ingratitude dont devaient être payés Son Amour et ses bienfaits. Il était venu du Ciel pour allumer sur la terre le Feu de l'Amour Divin ; pour réaliser ce désir, Son Cœur s'était librement plongé dans un abîme de douleurs et d'opprobres. Mais voilà qu'au lieu des fruits délicieux de la Divine Charité, Il voit la plupart des hommes produire des œuvres de péché. Cette vue, dit Saint Bernardin de Sienne, causa à Jésus Enfant une douleur infinie.

Nous-mêmes, n'éprouvons-nous pas une cruelle peine à voir nos bienfaits payés d'ingratitude ? N'est-il pas vrai que le manque de reconnaissance afflige plus notre âme que la souffrance n'afflige notre corps ? Quelle ne dut pas être la douleur de Jésus-Christ, notre Dieu si aimant, de voir que nous répondrions par des offenses et des mépris à son amour et à ses bienfaits. Lui-même s'en plaint par la bouche de David : « Ils m'ont rendu le mal pour le bien, la haine pour l'amour ». Hélas ! Aujourd'hui beaucoup de chrétiens font-ils cas de l'amour de Jésus-Christ ? Notre Rédempteur apparut un jour au bienheureux Henri Suso sous la forme d'un pèlerin : Il allait de porte en porte mendier un gîte, mais tous le repoussaient avec force injures. N'avons-nous pas été jadis du nombre de ces ingrats, qui répondent aux bienfaits par des mépris et des outrages ? Et maintenant persévérons-nous dans la révolte contre notre Souverain Bienfaiteur ? Oh non ! Qu'il n'en soit plus ainsi ; et, pour cela, n'oublions jamais que le tout aimable Sauveur est venu du Ciel souffrir et mourir pour nous afin de gagner notre amour.

 

Affections et prières

 

Il est donc vrai, ô mon Jésus, que Vous êtes descendu du Ciel pour Vous faire aimer de moi ; il est vrai que Vous avez embrassé une vie pleine de souffrances et que Vous êtes mort sur la Croix pour mon amour, afin de Vous ouvrir l'entrée de mon cœur ? Et moi, qu'ai-je fait ? J'ai osé si souvent Vous chasser de mon cœur, pour y laisser entrer le démon ! Ah ! si Vous n'étiez un Dieu d'une bonté infinie, si Vous n'aviez donné Votre Vie pour me pardonner, je n'oserais jamais implorer mon pardon ; mais je Vous entends me l'offrir, quand Vous me dites par Votre prophète : « Reviens à moi, et je me tournerai vers toi ». Vous voulez être aussi mon intercesseur auprès de Votre Père ! Mon Jésus, je ne veux pas Vous faire une nouvelle injure en me défiant de Votre Miséricorde. Je me repens de tout mon cœur de Vous avoir méprisé, ô Bien suprême. Daignez me recevoir dans Votre grâce ; je Vous en conjure par le Sang que Vous avez répandu pour moi.

Non, mon Rédempteur et mon Père, je ne suis plus digne d'être appelé Votre fils, après avoir tant de fois renoncé à Votre Amour ; mais Vos mérites m'en font digne. Je Vous remercie, ô mon Père, je Vous remercie et je Vous aime. Ah ! Le seul souvenir de la patience avec laquelle Vous m'avez supporté durant tant d'années, et des grâces que Vous m'avez prodiguées malgré les outrages dont je me suis rendu coupable, devrait me faire brûler d'un continuel amour pour Vous. Venez donc, mon Jésus, venez habiter mon pauvre cœur ; je ne veux plus Vous chasser, je veux Vous aimer toujours. Embrasez-moi de plus en plus du Feu de la Divine Charité, et pour cela, rappelez-moi sans cesse l'Amour que Vous m'avez porté.

Ô ma Souveraine et ma Mère, Marie, aidez-moi, priez Jésus pour moi. Faites que désormais et sans retour je me montre reconnaissant envers ce Dieu qui, malgré toutes mes offenses, m'a si tendrement aimé.

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Huitième jour

23 Décembre

Amour de Dieu manifesté aux homme par la Naissance de Jésus

 

« La grâce de Dieu notre Sauveur s'est manifestée à tous les hommes ».

 

Cette grâce dont parle ici l'Apôtre, c'est l'ardent Amour de Jésus-Christ pour les hommes, Amour que nous n'avons point mérité, et qui, pour cette raison, est appelé gratuit. En Dieu, cet Amour fut toujours le même, bien qu'il n'ait brillé que par degrés aux yeux des hommes. On le connaissait par un grand nombre de prophéties et de figures ; mais pour en voir l'éclatante manifestation, il fallait attendre la naissance du Rédempteur. Le Verbe éternel se montre aux hommes sous la forme d'un petit enfant couché sur la paille, pleurant et tremblant de froid. Déjà Il porte la peine de nos crimes ; ce sont les prémices de cet Amour qui lui fera plus tard endurer pour l'humanité le supplice de la Croix. Nous avons connu la Charité de Dieu, dit Saint Jean, en ce qu'Il a donné sa vie pour nous. Au jour de Noël, l'Amour de Dieu s'est manifesté à tous les hommes. Mais, d'où vient que tous ne l'ont pas connu, et qu'aujourd'hui encore un si grand nombre ne le connaissent pas ? Voici ce que répond Saint Jean : « La lumière est venue dans ce monde ; mais1es hommes lui ont préféré les ténèbres », aimant mieux la nuit du péché que le grand jour de la grâce.

Pour nous, n'augmentons pas le nombre de ces malheureux. Si, par le passé, nous avons fermé les yeux à la lumière, et trop peu songé à aimer Jésus-Christ, consacrons le reste de nos jours à réparer ce triste passé. Ne perdons jamais de vue les souffrances et la mort de notre Sauveur ; ainsi aimerons-nous comme il convient Celui qui nous a tant aimés. Méritons, par cet amour généreux, le beau Ciel que Jésus nous a conquis par Son Sang, cette béatitude dont parle Saint Paul, dans laquelle nous entrerons lors du glorieux avènement de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Dans Son premier avènement, Jésus est venu sous la forme d'un enfant pauvre et méprisé ; mais dans le second, Il paraîtra comme juge, sur un trône de gloire, dans toute Sa Majesté Divine, ainsi que Lui-même l'a prophétisé. Heureux alors ceux qui l'auront aimé ! Mais malheur à ceux qui ne l'auront pas aimé !

 

Affections et prière

 

O Saint Enfant, je Vous vois aujourd'hui sur la paille, pauvre, affligé, abandonné ; mais je sais qu'un jour, environné des anges et dans tout l'éclat de Votre Majesté, Vous viendrez pour me juger. Ah ! Pardonnez-moi avant qu'arrive ce jour redoutable ! Alors Vous devrez me juger avec juste rigueur ; mais aujourd'hui Vous êtes mon Rédempteur, un Père plein de Miséricorde. Ingrat que je suis, je Vous ai volontairement méconnu ; et au lieu de penser à Vous aimer, en considérant l'Amour que Vous m'avez porté, j'ai songé à mes indignes satisfactions ; pour elles, j'ai méprisé Votre grâce et Votre amour. Je remets maintenant ma pauvre âme entre Vos mains ; daignez la sauver : « Vous m'avez racheté, Seigneur Dieu de vérité »

Sachant que, pour me racheter de l'enfer, Vous avez donné Votre Sang et Votre Vie, je reprends confiance, et je mets en Vous tout mon espoir, sachant que, pour me racheter de l'enfer Vous avez donné votre Sang et votre vie, vous ne m'avez pas fait mourir lorsque j'étais en état de péché. Avec patience Vous m'avez attendu afin que, rentrant en moi-même, pénétré d'un sincère repentir, je me décide à Vous aimer, et qu'alors Vous puissiez me pardonner et me sauver. Oh ! Oui, mon Jésus, je veux correspondre à cet immense désir que Vous avez de mon Salut ; je me repens souverainement de tous les déplaisirs que je Vous ai causés, je Vous aime par-dessus toutes choses. Sauvez-moi, par Votre Miséricorde, et que mon Salut consiste à Vous aimer toujours, en cette vie et dans l'éternité.

Ma bien-aimée Mère, Marie, recommandez-moi à Votre Divin Fils. Dites-Lui que je suis Votre serviteur et que j'ai mis en Vous mon espérance.

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Neuvième jour

24 Décembre

Saint Joseph se rend à Bethléem avec sa Sainte Épouse

 

« Joseph partit... pour se faire inscrire sur les registres de l'empire, avec Marie son épouse, qui était enceinte ».

 

Dieu avait décrété que le Verbe incarné naîtrait, non dans la maison de Joseph, mais dans une étable abandonnée, au sein de privations et de souffrances telles que n'en connut jamais le plus pauvre des enfants. Aussi par disposition de la Providence, César publia un édit de recensement qui obligeait tout sujet de l'empire romain d'aller se faire inscrire à son lieu d'origine. Lorsque Joseph reçut cet ordre, il en fut très inquiet : car il se demandait s'il laisserait à Nazareth Marie, sa sainte épouse, dont le terme approchait, ou s'il l'emmènerait avec lui jusqu'à Bethléem. « Je serais peiné, lui dit-il, ô Marie, de Vous laisser seule pendant mon absence, qui sera peut-être longue ; d'autre part, je prévois que si Vous venez avec moi, Vous aurez beaucoup à souffrir d'un si long voyage, dans la saison rigoureuse, alors que ma pauvreté ne me permettra pas de Vous procurer les soins que réclame Votre état ». « Ne craignez rien, répond aussitôt l'auguste Vierge à son chaste époux, je vous accompagnerai, et le Seigneur nous aidera ». Marie, en effet, savait par la prophétie de Michée, que Son Divin Enfant devait naître à Bethléem. Elle prit donc les pauvres langes qu'elle avait déjà préparés, et se mit en route avec Joseph.

Suivons ces deux Saints Voyageurs ; prêtons l'oreille aux discours de Marie et de Joseph durant ce voyage. Ils parlent de la Miséricorde, de la Bonté et de l'Amour du Verbe Divin qui va bientôt paraître parmi les hommes ; dès lors ils multiplient les actes d'adoration, de remerciements et d'amour envers ce Dieu Sauveur. Sans doute elle souffrait beaucoup, cette jeune et délicate Vierge, en faisant un trajet si long, par des chemins difficiles, en plein hiver ; mais Elle souffrait en paix et avec amour, unissant ses douleurs à celles de Jésus qu'elle portait dans Son chaste sein. Unissons-nous à Marie et à Joseph, accompagnons le Roi du ciel qui va naître comme le plus pauvre et le plus délaissé des enfants des hommes. Prions Jésus, Marie et Joseph, par le mérite des souffrances qu'ils endurent en ce voyage, de nous accompagner dans le voyage que nous faisons vers l'éternité. Quel bonheur pour nous, si pendant notre vie et à l'heure de notre mort, nous sommes assistés de Jésus, de Marie et de Joseph !

 

Affections et prières

 

Mon cher Rédempteur, en ce pénible voyage de Nazareth à Bethléem, une multitude d'anges vous accompagnent ; mais, de tous les hommes, à part Marie qui Vous porte dans Son sein, et Joseph, son fidèle gardien, je ne vois personne qui Vous tienne compagnie. Mon Jésus, permettez-moi de m'unir à Marie et à Joseph. Sans doute, mes ingratitudes envers Vous m'en ont rendu bien indigne ; mais, grâce à Votre Divine Lumière, je vois maintenant combien je me suis rendu coupable. Quand je pense, ô mon Divin Maître, que, pour suivre mes maudits penchants, je me suis tant de fois séparé de Vous en renonçant à Votre amitié, je voudrais mourir de regret. Mais Vous êtes venu pour me pardonner ; pardonnez-moi donc, à présent que je me repens de tout mon cœur de Vous avoir si souvent méprisé. Pour l'avenir, je Vous promets de ne plus jamais me séparer de Vous, mon unique Amour.

Mon âme s'est éprise de Vous, ô tout aimable Enfant ! Oui, je Vous aime, mon doux Sauveur ; et, puisque Vous êtes venu en ce monde pour me sauver et m'enrichir de Vos grâces, je Vous demande une grâce, une seule : Faites que jamais plus je ne me sépare de Vous ; captivez-moi, liez-moi étroitement à Vous par les douces chaînes de Votre Amour. Mon Rédempteur et mon Dieu, ne permettez pas que je m'éloigne encore de Vous, que je sois un seul instant privé de Votre grâce !

Très Sainte Vierge, Marie, je viens Vous tenir compagnie dans Votre voyage à Bethléem ; et Vous, ô ma Mère, ne cessez pas de veiller sur moi et de m'assister durant mon voyage vers l'éternité. Ma Souveraine, sauvez-moi, par Votre intercession, délivrez-moi de l'enfer et conduisez-moi au ciel. Vous êtes mon espérance, et j'attends tout de Vous.

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Saint Jour de Noël

25 Décembre

 

Naissance de Jésus

 

La naissance de Jésus-Christ fut un sujet de joie pour tout l'univers. Il était le Messie promis à Adam, l'objet de tant de prières et de soupirs qu'Il était appelé le Désiré des Nations, le Désir des collines éternelles. Ce Sauveur est enfin venu ; Il est né dans une étable. L'Ange du Seigneur nous répète ce qu'Il dit alors aux bergers de Bethléem : « Je vous annonce un grand sujet de joie pour tous les hommes : c'est qu'aujourd'hui même il vous est né un Sauveur ». Quelle allégresse, dans un royaume à la naissance du royal enfant qui sera l'héritier du trône ! Mais combien ne devons-nous pas nous réjouir davantage en apprenant que le Fils de Dieu vient du Ciel pour régner sur nos cœurs par Son Amour, ainsi que l'annonça le prophète : « Pressé par les entrailles de Sa Miséricorde, Il a bien voulu descendre jusqu'à nous visiter. Nous étions perdus, et Il vient nous sauver ». Le Pasteur vient à la recherche de ses brebis perdues, prêt à donner Sa Vie pour elles. Voici l'Agneau de Dieu : Il vient s'immoler pour nous faire renaître à la vie de la grâce ; Il veut être notre Libérateur, notre Lumière, notre Vie ; et même notre nourriture dans le Saint-Sacrement.

Si Jésus naissant voulut qu'on le mît dans une crèche où les animaux prennent leur nourriture, c'est, dit Saint Maxime, pour nous faire comprendre qu'Il s'est fait homme non seulement afin de nous sauver par ses souffrances, mais encore pour nous donner en nourriture Sa Chair sacrée, aliment d'éternelle vie. Bien plus, Il veut chaque jour, au Saint Sacrifice de la Messe, naître entre les mains du prêtre, au moment de la consécration. L'autel est la Crèche où le Prêtre se rassasie de la Chair de Jésus-Christ, la Crèche où Il prend cette Divine Nourriture pour la donner aux fidèles. Il y a des Chrétiens qui souhaiteraient tenir Jésus entre leurs bras, comme le Saint vieillard Siméon ; mais la Foi nous enseigne que, lorsque nous communions, nous avons non pas dans nos bras, mais dans notre poitrine, ce même Jésus que la Foi nous montre aujourd'hui couché dans la crèche à Bethléem. Il y est né pour se donner entièrement à nous. « Un petit Enfant nous est né : un Fils nous a été donné ».

 

Affections et prière

 

« J'ai erré comme une brebis loin du bercail, dit le Psalmiste ; cherchez votre serviteur ». Seigneur, je suis cette pauvre brebis qui, pour suivre ses fantaisies et ses caprices, s'est malheureusement perdue ; mais Vous êtes mon Pasteur ; Vous êtes aussi l'Agneau Divin venu du Ciel me sauver en Vous immolant sur la Croix pour expier mes péchés. Si donc je veux me corriger, qu'ai-je à craindre ? Ne dois-je pas au contraire me confier en Vous, qui êtes descendu en ce monde tout exprès pour me sauver ? Quelle plus grande preuve de Miséricorde pouviez-Vous me donner, mon doux Rédempteur, pour m'engager à me confier en Vous, que de Vous donner à moi ? Cher Enfant, combien je regrette de Vous avoir causé tant de douleur ! Je Vous ai fait pleurer dans l'étable de Bethléem ; mais sachant que Vous y êtes venu pour me chercher, je me jette à Vos pieds plein de confiance. Je Vous vois tout affligé et humilié dans la Crèche, sur la paille ; cependant je Vous reconnais pour mon Roi et mon Souverain Seigneur. J'entends Vos tendres vagissements : ils m'invitent à Vous aimer et réclament mon cœur. Le voici, ô Jésus ; je me jette aujourd'hui à Vos pieds pour Vous l'offrir ; changez-le, embrasez-le tout entier du Feu de Votre Amour. Je Vous entends me dire : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ». Mais si je ne Vous aime pas, ô Jésus, Vous mon Seigneur et mon Dieu, qui donc aimerai-je ? Vous me dites que Vous êtes tout à moi : de fait, c'est pour cela que Vous vous êtes fait homme et petit enfant ; et moi je refuserais d'être tout à Vous ! Oh ! Non, mon bien-aimé Seigneur : je me donne tout à Vous, et je Vous aime de tout mon cœur ; ne permettez pas que je cesse jamais de Vous aimer.

O ma Souveraine, ô Marie, je Vous en conjure, par la joie qui remplit Votre Cœur lorsque pour la première fois Vos yeux bénis purent contempler Votre Divin Fils, suppliez-Le de m'attacher inséparablement à Lui par les liens du plus pur amour.

 

Enfant Jésus du Carmel de Bordeaux

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