26 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Vingt-septième jour

Marie figurée par Judith

« Et Judith dit :... Louez le Seigneur notre Dieu : Il n'a point abandonné ceux qui ont espéré en Lui, et, par moi sa servante, Il a fait éclater Sa Miséricorde » (Judith 13, 17-18).

 

Judith, figure de Marie

 

« Marie, dit Saint Bonaventure, a été bien représentée par Judith, cette femme dont le nom est si célèbre ».

 

Réflexion

 

Le nom de Judith signifie « qui loue Dieu », et, pour ce motif, Judith peut être déjà considérée comme une parfaite figure de Marie. Nous sommes, en effet, autorisés à le croire, Marie, depuis Sa Conception Immaculée, a toujours loué le Seigneur ; mais Sa louange revêtit un caractère plus sublime encore depuis le moment où Elle devint la Mère de Jésus. Son Cantique Magnificat devait être pour Elle comme une mélodie continuelle par laquelle Elle charmait le Cœur du Verbe Incarné. Et moi, jusqu'à présent ai-je imité Marie comme j'y étais obligé ? Tout devrait m'exciter à louer le Seigneur ; mais, au milieu de cet univers, immense concert de voix qui s'unissent pour bénir le Très-Haut, ne resté-je point muet et indifférent peut être pendant un temps considérable, ou, si quelque fois je loue Dieu, mon cœur de ne demeure-t-il point étranger à ce qu'expriment mes lèvres ? Combien j'ai mieux à faire à l'avenir !

 

Comment Judith a été la figure de Marie

 

Judith a été la figure de Marie d'abord par sa chasteté, louée en ces termes par le grand-prêtre et par le peuple : « Vous avez déployé un courage viril et vous avez eu un cœur ferme, parce que vous avez aimé la chasteté » (Judith 15, 11). Or, Marie fut un vrai prodige de chasteté. Par suite, Elle fut un prodige de force et de courage, et de même que Judith, en coupant la tête d'Holopherne, délivra Béthulie des Assyriens qui l'assiégeaient, de même Marie, en écrasant la tête du Serpent infernal, fut la Libératrice du monde entier.

 

Réflexion

 

Pour imiter Marie, il ne doit point suffire de ne pas obéir à mes passions, mais je dois, en outre, m'efforcer de leur couper la tête, c'est à dire travailler de tout mon pouvoir à mortifier celle qui domine toutes les autres ; le plus souvent cette passion est l'orgueil.

 

Application pratique

 

Le Démon est l'ennemi né de Marie, qui est destiné par Dieu à le combattre et à le vaincre, non seulement par son avantage personnel, mais encore pour le nôtre. Donc, un moyen assuré pour triompher des tentations, c'est le recours à Marie.

 

Réflexion

 

Pour résister aux tentations, il ne devra pas me suffire d'invoquer le Nom de Marie, si terrible à l'Enfer ; je ferai plus encore : afin de prévenir les assauts de l'Ennemi, je renouvellerai dons souvent cette salutaire invocation, et par là je me rendrai en même temps plus facile la pratique de la vertu.

 

Colloque

 

Quand je me rappelle, ô Très Sainte Petite Marie, l'action éclatante de Judith tranchant la tête d'Holopherne et délivrant ainsi ses concitoyens de la servitude et d'une ruine entière, je me sens pressée de louer le Dieu Tout-Puissant, qui, par la main d'une faible femme, a fait une œuvre si merveilleuse. Mais j'exalte bien plus encore cette puissance infinie de Dieu lorsque je pense qu'Il a voulu se servir de Vous, ô Marie, pour arracher à l'esclavage du tyran infernal l'humanité tout entière asservie à son empire. Ah ! Qu'il est vrai de dire : « Le Puissant fit pour moi des merveilles... Il a déployé la force de son bras ! » Louange donc et bénédiction au Seigneur ! Mais Vous, ô Bien-Aimée Petite, je Vous prie et Vous conjure de me retenir sur la pente du péché, qui aboutit à l'esclavage du démon. Il Vous suffit pour cela de me tenir à l'abri sous le bouclier de Votre Protection. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Dès qu'on est tenté, implorer aussitôt le secours de Marie.

Aspiration : « O Vous, la Vierge des vierges, rendez mes affections chaque jour plus pures ».

 

Exemple

Guérison d'un horrible mal obtenue par l'intercession de Marie Enfant

 

Depuis longtemps déjà une excellente femme ressentait aux narines de vives douleurs. Ce quelle redoutait devint bientôt une réalité : ce mal n'était autre qu'un affreux cancer se développant progressivement. Malgré toute la patience et la résignation de la malade, la nature de son mal et la vivacité de la douleur, qui ne lui laissait pas un instant de repos, la mettaient dans un état à faire pitié à tous. Parmi les personnes qui, de temps en temps, venaient la visiter pour la consoler, se trouvait une amie dont le cœur était rempli de Charité et de solide piété. Cette dame, apprenant de la maladie l'inutilité des remèdes non moins douloureux que variés employés pour la guérir : « Eh bien ! Lui dit-elle, puisqu'il en est ainsi, c'est un signe qu'il fait faire usage des remèdes surnaturels, et recourir à la prière, plus puissante que tous les remèdes naturels ». « Et qui devrais-je prier ? », répondit la pauvre malade. « Mon cœur me dit, repartit son amie, que si nous confions votre guérison à Marie Enfant, nos vœux seront exaucés ». La malade eut à peine entendu prononcer le nom de Marie Enfant qu'elle sentit naître en son âme une douce espérance d'être guérie. Les deux amies commencèrent immédiatement une neuvaine à la Santissima Bambina, et en même temps elle se procurèrent un peu de coton bénit par le contact de la sainte image, afin de l'appliquer sur le mal. Quand la malade eut reçu un flocon de ce précieux coton, elle ressentit qu'il était le remède souverain destiné à la guérir. Se recueillant alors un instant, elle prononça du fond de son cœur ces paroles : « O Marie Enfant, guérissez-moi, s'il Vous plaît ». Puis, avec une grande Foi, elle posa et pressa le coton son son mal, en répétant toute émue la même prière. Un moment après, avec l'impression d'une personne qui se sent guérie, elle enleva le coton. Non-seulement le cancer s'était arrêté subitement, mais il avait entièrement disparu, sans même laisser l'ombre d'une cicatrice qui rappelât l'horrible mal. Au pieux lecteur de juger de la joie et de la reconnaissance excitées par une si merveilleuse guérison, dans le cœur de celle qui en était l'objet.

 

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25 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Vingt-sixième jour

Marie figurée par Ruth

« Ruth recueillait les épis que les moissonneurs laissaient derrière eux » (Ruth 2, 3).

 

Ruth, figure de Marie

 

Ruth représente la Vierge Marie, comme le déclare Saint Bonaventure.

 

Réflexion

 

Le nom de Ruth signifie d'abord « rassasiée ». Or Marie, dans l'ordre des biens spirituels et surnaturel, mérite bien ce nom de « rassasiée », selon la parole de Son Divin Fils : « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu'ils seront rassasiés ». La Très Sainte Vierge n'eut jamais d'autre désir que de plaire à Dieu, et toute son occupation fut d'accomplir de tout son pouvoir la Volonté Divine. Aussi s'éleva-t-Elle par là à un tel degré de Justice et de sainteté que nulle autre perfection, hormis celle de Dieu, ne surpasse la sienne. Quel stimulant pour moi, encore si peu avancé dans la voie de la vertu !

 

Traits de ressemblance entre Ruth et Marie

 

« Ruth, dit Saint Bonaventure, signifie aussi « qui voit et s'empresse ». Ainsi, Marie voit toutes nos misères et se montre tout empressée à nous témoigner Sa Maternelle Miséricorde. Ruth pouvait relever les épis que les moissonneurs laissaient derrière eux : Marie sauve les âmes des pécheurs que d'autres n'ont pu convertir : « Oh ! S'écrie notre Saint Docteur, véritablement grande est la grâce de Marie, qui recueille pour la Miséricorde une multitude d'âmes, abandonnées comme incorrigibles par les docteurs et les pasteurs ».

 

Réflexion

 

Je dois l'avouer : à mes nombreuses imperfections, qui me rendent si peu semblable à Marie, se joignent encore deux défauts : d'abord une sorte d'aveuglement qui m'empêche de voir mes maux et d'opérer le bien, puis une lâcheté et une négligence que je porte partout et dont je suis l'esclave. J'en suis effrayé ; aussi je m'empresserai de recourir à Marie pour obtenir de me corriger.

 

Conséquence pratique

 

Quand nous sommes tentés de désespérer de notre conversion ou de celle du prochain, recourons à Marie. Elle est la Ruth mystique qui nous fera recueillir les fruits les plus merveilleux et les plus au-dessus de notre portée. Saint Anselme va jusqu'à dire que nous sommes quelques fois plus vite exaucés par l'invocation du Nom de Marie que par celle du Nom Adorable de Jésus : nous devons l'entendre en ce sens que Jésus le veut ainsi pour glorifier Sa Très Sainte Mère.

 

Réflexion

 

La plus dangereuse des tentations, il m'est important de le retenir, est celle qui me ferait oublier ma Mère du Ciel et m'empêcherait de recourir à Elle. Malheur à moi si j'y succombe ! Ah ! Si dans le passé j'y ai parfois cédé, quel regret ne dois-je pas en avoir !

 

Colloque

 

Sans vous, ô très Sainte Enfant, qu'en serait-il de moi ? Ma perte serait certaine. Malgré les soins si assidus dont Dieu et ceux qui me tiennent sa place m'ont environné, ma malice me fait encore rester attaché à la terre par toutes les fibres de mon cœur : par là je suis toujours en danger d'échapper aux mains de ce Dieu Miséricordieux, qui veut pourtant mon Salut et ma sanctification, et je m'expose à tomber entre celles d'un Dieu Juste et sévère, qui me jettera comme une herbe inutile dans les flammes dévorantes de l'Enfer pour y brûler éternellement. Mais heureusement Vous êtes là, ô Enfant bénie, et Vous y êtes pour les pécheurs, par conséquent pour moi. Oui, Vous me recueillerez à temps, Vous me relèverez sans retard, et, grâce à Vous, je pourrai devenir un froment choisi et me voir au nombre des élus. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Veiller soigneusement à ne jamais parler avantageusement de soi.

Aspiration : « Siège mystique de la Sagesse, nous Vous en conjurons, conservez-nous une Foi ardente ».

 

Exemple

Un enfant guéri d'une très dangereuse maladie par l'intercession de Marie Enfant

 

Chéri comme la prunelle de l'oeil, le jeune Vincent P., de Venise, grandissait sous le regarde de son père et de sa mère, dont il faisait l'unique bonheur. Seulement, la faible complexion de ce petit être faisait toujours redouter à ses parents qu'en grandissant il ne fût atteint de quelques unes de ces maladies auxquelles est exposé cet âge si frêle et si délicat. En effet, toute une complication de maux vint bientôt s'abattre sur lui, et avec une telle violence qu'en peu de temps sa vie fut mise en danger. Il n'avait rien de moins qu'une pleuropneumonie double. Les pauvres parents en étaient dans une extrême consternation. Par bonheur pour eux et pour lui, ils avaient, dès sa naissance, consacré ce cher petit à la Vierge Enfant. Ce fut pour toute la famille un motif d'espérance ; en recourant à Marie Enfant, se disait-on, on le sauverait. Marie devant le considérer comme son bien et sa propriété. Les pieux parents convinrent donc de demander sa guérison à la bien-aimée Madonnina, et firent vœu, s'ils obtenaient cette grâce, de faire porter à l'enfant les couleurs de la Vierge, c'est à dire le bleu et le blanc, pendant un an, à partir du jour de son complet rétablissement. On était déjà au dernier jour du triduum de prières fait en famille à cette intention, et, ce jour là, une Messe pour le petit malade était célébrée à Milan à l'autel de la Santissima Bambina. Or, à l'heure même où la Divine Victime était offerte pour lui dans cette sainte Chapelle, le petit Vincent encore étendu sur son lit de souffrance, à Venise, donnait soudain de signes évidents d'un mieux sensible. La fièvre, auparavant si ardente, commençait à se calmer pour disparaître bientôt entièrement, et, au bout de quelques jours à peine, l'enfant qu'on avait désespéré de sauver par les moyens naturels, était délivré de tout mal et jouissait de la plus parfaite santé. Le père et la mère ne pouvaient se lasser d'en remercier Marie Enfant. Pendant une année entière, ce fut un plaisir et une consolation tout ensemble de voir le petit Vincent, plein de vie, se montrer à tous avec une certaine fierté angélique, paré des couleurs de Marie, comme un monument vivant et animé de la bonté et de la puissance de la Vierge Enfant.

 

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24 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Vingt-cinquième jour

Marie figurée par Déborah

« Or, il y avait une prophétesse nommée Déborah... Déborah et Barac chantèrent ce cantique ». (Juges 4, 4 ; 5, 1).

 

Déborah, figure de Marie

 

Le nom de Déborah signifie « abeille » et les Saints Pères comparent, en effet Marie à l'abeille. D'autre part, Cornelius a Lapide affirme que Déborah a été véritablement une figure de la Très Sainte Vierge.

 

Réflexion

 

Le nom d'abeille convient admirablement à Marie. En effet, au sens spirituel, elle a véritablement produit le miel céleste qui est Jésus, dont le Nom est doux comme le miel, dont la Miséricorde adoucit tous les cœurs, dont la grâce répand la suavité sur toutes les amertumes de l'esprit. En outre, Marie Elle-même, par Son Nom, par Sa Tendresse Maternelle, par Sa protection tout d'Amour, distille incessamment le miel dans l'âme de ses enfants et de ses serviteurs. Suis-je en droit de dire que je ressemble à ma Céleste Mère ? Mes procédés envers le prochain, au lieu d'être doux comm le miel, ne sont-ils point, au contraire, amers comme l'absinthe ?

 

Ressemblance entre Déborah et Marie

 

Barac ne consentit point à marcher contre l'ennemi, sans être accompagné par Déborah : de même Jésus, et après lui, les Apôtres et tous les Saints, ont pris et prendront toujours pour compagne, dans leurs entreprises, Marie, Mère de Jésus et Reine de tous les Saints. De plus Déborah, après la mort de Sisara, tué par Jahel, entonna un cantique sublime : de même Marie, devenue Mère du Vainqueur de l'Enfer a chanté Son Divin Cantique.

 

Réflexion

 

Si cette vie est un combat, et si je veux m'assurer le triomphe final, celui duquel dépend le cantique de la victoire, je devrai me couvrir du manteau de Marie, comme d'un bouclier impénétrable, et m'attacher à ma Céleste Reine par une dévotion constante. Je ne cesserai donc pas un instant de réclamer Son assistance, je ferai tout ce qu'Elle m'inspirera, et ainsi je bannirai toute crainte. Combattre avec Marie, c'est être certain de la victoire et du Salut.

 

Pensée pratique

 

Pour assurer le succès de toute entreprise, il suffit de mettre sa confiance en Marie, notre douce protectrice, qui peut et veut nous assister dans tous nos besoins.

 

Réflexion

 

Marie peut nous secourir en toute occasion : c'est une vérité aussi certaine que Sa qualité de Mère de Dieu. Elle est disposée à le faire en effet : c'est encore une vérité tout aussi indubitable, car c'est Elle notre Mère. L'essentiel est donc de la prier avec une Foi vive, parce qu'Elle est la Mère de Dieu, et de recourir à Elle avec la ferme confiance d'être exaucé, parce qu'Elle est notre Mère.

 

Colloque

 

O très gracieuse petite Marie, vos dévots serviteurs Vous comparent à l'abeille, non seulement parce que Vous en avez la pureté et l'activité infatigable, mais encore parce que, comme l'abeille a tout à la fois le miel et l'aiguillon, ainsi, pour ceux qui Vous honorent, Vous avez, malgré leurs fautes, la douceur du miel, et, pour les ennemis des âmes, Vous êtes terrible comme une armée rangée en bataille. Eh bien ! Aimable Petite, soyez pour moi toute douceur et toute clémence, j'en ai besoin, car je suis un grand pécheur ; mais, je Vous en conjure, combattez aussi avec moi et pour moi les ennemis de mon Salut, auxquels j'ai cédé tant de fois. De grâce, ô Marie, aidez-moi à leur résister, à les vaincre, à les désarmer, afin que je puisse chanter éternellement avec Vous l'hymne de la victoire. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Porter sur soi quelque objet de piété en l'honneur de la Très Sainte Vierge.

Aspiration : « O Vous qui êtes la Reine de tous les Saints, nous Vous demandons avec larmes grâce et miséricorde ».

 

Exemple

Marie Enfant guérit instantanément la fille d'une de ses fidèles servantes

 

Les grâces corporelles ont pour but le bien du corps ; cependant, quand Dieu les accorde, Il a toujours en vue le bien de l'âme, et c'est dans le même but que Marie Enfant intervient pour nous les obtenir. Le bienfait reçu soulage le corps, c'est vrai, mais, pour le recevoir, toujours il a fallu prier, quelquefois même longtemps et avec une ferme confiance. Une fois obtenu, ce bienfait produit nécessairement en celui qui en a été l'objet, un accroissement d'amour et de reconnaissance envers la céleste Bienfaitrice ; il opère en même temps un renouvellement de dévotion dans tous ceux qui en ont connaissance, en leur faisant comprendre toujours mieux la bonté et le pouvoir de Marie Enfant. Voici maintenant le récit de la guérison que nous avons annoncée :

La pieuse comtesse N.N., avait une petite fille de onze ans. Depuis trois semaines, cette enfant ne pouvait plus garder aucun aliment, si peu qu'elle prit. Tout les soins étaient inutiles, tous les remèdes impuissants. Cependant, elle dépérissait à vue d'oeil, et sa mère, qui l'aimait tendrement, était dans des angoisses mortelles. « Allons, dit un jour la comtesse à sa fille, recourons à Marie Enfant et Elle nous consolera ». L'enfant y consentit avec joie. Alors la mère et la fille commencèrent ensemble à implorer avec beaucoup de ferveur et de confiance l'intercession de la Santissima Bambina, et firent des prières spéciales à cette intention. Une grâce si ardemment sollicitée ne se fit pas longtemps attendre. Un soir, la petite fille, qu'un jeûne si prolongé avait exténuée et anéantie, se tourne tout à coup vers la comtesse : « Maman, dit-elle, tu ne sais pas, un ange, oui un ange vient de me dire que je suis guérie ». Et la mère hors d'elle-même : « Dieu le veuille, ma chérie, mais en attendant tu ne peux pas encore prendre de nourriture... » A quoi l'enfant répond : « Je me sens faim. C'est si vrai que j'ai envie de manger de la viande salée ; donne-m'en, et tu verras ». La mère n'était pas encore convaincue. Cependant elle fit apporter à sa fille ce qu'elle désirait. Il était onze heures du soir. L'enfant mangea sans difficulté, assurant que ce repas lui restaurait l'estomac et qu'elle ne s'était jamais sentie si bien depuis qu'elle était au monde. En effet, elle s'endormit ensuite, et passa toute la nuit dans un sommeil tranquille ; le lendemain son estomac était en parfait état : la guérison était manifeste. La comtesse s'empressa de la conduire au Sanctuaire de la Vierge Enfant, où toute deux rendirent à Marie les plus affectueuses actions de grâces.

 

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23 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Vingt-quatrième jour

Marie figurée par Rahab de Jéricho

« Je me souviendrai de Rahab » (Psaume 86).

 

Rahab de Jéricho, figure de Marie

 

Dans le Psaume 86, que nous venons de mentionner, la cité de Dieu, c'est-à-dire Jérusalem, représente allégoriquement la Sainte Eglise ; il en est de même de Rahab. Et puisque l'Eglise applique d'une manière mystique à Marie, en qui elle est comme résumée tout entière, les figures sous lesquelles les Livres Sacrés la symbolisent elle-même, nous pouvons, selon le sentiment du Cardinal Huges, voir aussi en la célèbre Rahab une figure de Marie.

 

Réflexion

 

Rahab signifie « Dilatée ». Or, par son nom, par sa puissance, par sa protection, la Mère de Dieu est vraiment dilatée, et ne peut l'être davantage. Partout ou se trouve un Chrétien Marie est invoquée ; le Créateur ayant voulu Lui être soumis sur la terre, toutes les créatures Lui obéissent comme à leur reine. Et moi ai-je su en pratique reconnaître Marie pour ma Souveraine ? Ou plutôt n'abusè-je pas trop souvent de ma liberté pour secouer l'aimable joug de Son gouvernement ?

 

Rapports entre Rahab et Marie

 

Rahab crut au Dieu des Hébreux et pourvut à la sécurité des deux explorateurs envoyés par Josué ; par là elle se préserva de la mort avec toute sa famille, en faisant reconnaître sa demeure aux assaillants au moyen d'un cordon rouge suspendu à la fenêtre. De même, Marie, appelée Bienheureuse à cause de sa Foi, donna l'hospitalité dans son sein à Celui qui devait détruire le règne de Satan, et dont la Passion, suivant Saint Ambroise était figurée par le cordon rouge de Rahab.

 

Réflexion

 

S'il est un sujet dont la Très Sainte Vierge désire voir ses serviteurs occuper constamment leur esprit, c'est la Passion de Son Divin Fils. Le souvenir des souffrances endurées pour nous par Jésus-Christ, est, en effet, le moyen le plus propre à nous inspirer la crainte du péché, une sainte ardeur pour expier par la pénitence nos fautes passées, et un amour véritable pour Jésus, c'est-à-dire un amour qui vit de sacrifices.

 

Application pratique

 

Le Fils de Dieu ne dédaigna point de compter parmi ses ancêtres Rahab la pécheresse, comme l'affirme Saint Matthieu : « Salmon engendra Booz, de Rahab » (Matthieu 1, 5) ; de même Il a voulu que cette femme fut la figure de Sa Mère. Par conséquent, l'âme de notre dévotion envers Marie doit être une grande confiance en Elle, considérée comme les Refuge des pauvres pécheurs.

 

Réflexion

 

La Très Sainte Vierge, voulant sauver les pécheurs, emploie pour y parvenir le moyen indiqué par Jésus, lorsqu'Il compara ses apôtres à des pécheurs attirant les poissons dans leur filet par l'appât d'autres poissons semblables à eux. Ainsi, la vue de mes défauts et de mes péchés ne dois pas m'empêcher de travailler à attirer mon prochain dans les filets de Notre Seigneur. Marie saura faire de moi son instrument pour gagner à Dieu des pécheurs qui me ressemblent.

 

Colloque

 

O Sainte Marie Enfant, Vous sachant si grande devant Dieu, je n'oserai m'approcher de Vous, car je reconnais combien je m'en suis rendu indigne par mes grands péchés. Mais Votre âge si tendre et Votre amabilité enfantine m'attirent et m'encouragent à Vous parler sans crainte et avec simplicité. Laissez-moi donc, ô Céleste Enfant, Vous demander une grâce, et daignez, je Vous en conjure, l'implorer de Dieu en ma faveur avec une ardeur qui égale ma confiance en Votre médiation. Cette grâce, la seule que je réclame de Vous, est celle d'être admis au nombre de vos protégés. Je ne désire rien de plus, et cela me suffit pour être assuré de mon Salut. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Visiter quelques malades pour l'amour de Marie.

Aspiration : « O Marie, Vous avez guéri par milliers des âmes malades : mon cœur Vous découvre ses plaies ».

 

Exemple

Secours donné par Marie Enfant à un petit garçon

 

La Santissima Bambina n'est sourde aux prières de personne ; mais, on l'a remarqué, elle témoigne une prédilection particulière pour les petits enfants. On dirait que, vénérée et invoquée Elle-même comme enfant, telle qu'Elle est représentée dans la gracieuse Image des Sœurs de Milan, Elle a plus de sympathie pour l'âge de la pureté et de l'innocence. Si fréquentes sont, en effet, les grâces accordées par cette Vierge bénie à ces petites créatures, qu'on peut à peine en dire le nombre. Parmi ces heureux enfants, nous devons citer un petit garçon, nommé G.F., âgé de dix ans, favorisé dernièrement par la Santissima Bambina d'une assistance tout à fait miraculeuse.

Cet enfant s'amusait un jour à je ne sais quel jeu du genre de ceux qui ont tant d'attrait pour cet âge si vif et si volage. Tout à coup un cri perçant se fait entendre au milieu des ébats de la troupe bruyante. C'était le petit G., portant la main à une de ses oreilles, il pleurait à chaudes larmes, répétant qu'il souffrait à en défaillir. Sa mère épouvantée accourt et lui demande la cause de son mal. L'enfant répond qu'il à un noyau de cerise dans l'oreille et que la douleur est insupportable.

La mère essaya tous les moyens pour extraire le noyau, mais inutilement ; plus on employait d'expédient, plus l'enfant criait et se lamentait à navrer le cœur de la pauvre mère. A son tour, le chirurgien aux soins duquel il fut confié, usa de tous les instruments de son art, les plus propres à obtenir un résultat, mais sans plus de succès ; tous ses efforts augmentèrent plutôt les souffrances du petit patient : « Puisqu'il en est ainsi, dit alors la mère, je sais ce que je ferai. Voilà plusieurs mois écoulés déjà, et les moyens de la médecine empirent l'état de mon fils. Marie, Santé des Infirmes, se chargera de le guérir. Oh ! Oui ! Marie Enfant m'accordera cette grâce ». Aussitôt elle commença, en l'honneur de la Santissima Bambina, une neuvaine de prières, à laquelle s'unirent avec toute la ferveur possible son petit malade et toutes les personnes de sa maison. On pria, en effet, de manière à faire à la Vierge Enfant une douce et irrésistible violence ; avant la fin de la Neuvaine, les pieux suppliants étaient déjà exaucés. Voici comment : un matin l'enfant, toujours aussi souffrant et tellement agité qu'il passait les nuits sans sommeil, se tenait la tête inclinée sur un petit bassin pour se laver, quand tout à coup il sentit dans l'oreille un élancement si violent qu'il faillit en perdre connaissance. En même temps tomba de son oreille dans le petit bassin un petit corps dur comme un caillou. Il le prend, le regarde... c'était le fatal noyau, que la main charitable de Marie Enfant venait d'extraire elle-même. Une plaque commémorative placée contre un des murs du sanctuaire de la Santissima Bambina rappelle aux visiteurs de la petite chapelle cette grâce due à l'intercession de la Vierge au berceau. Vive Marie Enfant !

 

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22 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Vingt-troisième jour

La Très Sainte Vierge figurée par Marie, sœur de Moïse et d'Aaron

« Marie, la prophétesse, sœur d'Aaron, prit donc un tambourin et toutes les femmes marchèrent à sa suite, ayant aussi des tambourins et formant des choeurs de musique. Et Marie chantait la première, disant : « Chantons des hymnes au Seigneur, car Il a fait éclater Sa Gloire, et Il a précipité dans la mer le cheval et le cavalier » (Exode 15, 20-21).

 

Myriam, sœur de Moïse et d'Aaron, figure de la Très Sainte Vierge

 

Dans le texte du Livre de l'Exode que nous venons de citer, la sœur de Moïse et d'Aaron est pour la première fois appelée Marie (on ne lui donne pas ce nom aux versets 4 et 7 du chapitre 2) ; c'est seulement, en effet, après le passage de la Mer Rouge qu'elle commença à être la figure de la Très Sainte Vierge. Tel est le sentiment de Cornelius a Lapide sur ce texte.

 

Réflexion

 

Le nom de Marie signifie d'abord « élevée », et, à cause de cette signification, Marie, sœur de Moïse et d'Aaron, qui fut élevée au-dessus de toutes les femmes d'Israël pour être leur conductrice, figure bien la Vierge Marie, dont l'élévation à quelque chose de vraiment divin. Or, qu'ai-je fait, moi, pour exalter et glorifier ma céleste Reine ? Ai-je célébré Ses fêtes avec la dévotion convenable ? Me suis-je acquitté avec ferveur et assiduité des pratiques de piété qui vont à Son honneur ? Si j'ai à me réformer sur ce point, je promettrai sincèrement à Marie de le faire.

 

Raisons de cette ressemblance

 

Marie, sœur de Moïse, chante l'hymne de la délivrance de la servitude d'Egypte, et Marie, Mère de Jésus, chante son divin « Magnificat ». Celle-là, par Son exemple, invite les autres femmes d'Israël à se livrer à la joie, et Marie est pour les autres femmes le parfait modèle de toutes les vertus. Toutes les deux sont vierges : l'une est prophétesse, l'autre la Reine des Prophètes. « Dans l'Ancien Testament, dit Saint Ambroise, la vierge israélite guidait le peuple dans le passage de la mer : dans le Nouveau, la Vierge Marie, devenue Mère du Roi des Cieux, est choisie pour procurer le Salut des hommes ».

 

Réflexion

 

Pour ma part, je ne dois rien souhaiter plus vivement que d'avoir Marie pour guide et d'être aidé par Elle à effectuer heureusement, par une sainte mort, le passage de cette vie à l'éternité. Alors, là-haut, dans la Terre Promise du Paradis, je pourrais chanter éternellement un hymne de reconnaissance. Je suivrais donc toujours la route tracée par les exemples de ma Céleste Mère.

 

Application morale

 

Le caractère de la vraie dévotion à Marie, c'est la fidélité et l'application à marcher sur les traces de cette Vierge Sainte et à l'imiter dans la pratique de la vertu. Voilà la partie essentielle de cette dévotion ; tout le reste doit être considéré comme accessoire.

 

Réflexion

 

En ce qui la concerne, Marie est fidèle à me servir de guide sur la mer de ce monde, par les saints exemples qu'Elle m'a données de toutes les vertus. Le malheur est que je La perds facilement de vue et, au lieu de La suivre, je m'abandonne à l'impulsion de mes passions. Et qui sait combien peu il s'en faut encore peut être pour que mon sort soit fixé, et que je sois destiné à être bienheureux au Ciel avec Marie, ou damné dans l'Enfer avec les démons ? Au quoi je veux me résoudre ?

 

Colloque

 

O Marie, si le monde vous avait connu des Votre Enfance, il aurait pur comprendre le sens de Vos vagissements, et il les eût écoutés avec plus de joie qu'aucun hymne de triomphe ; car, en entendant cette voix enfantine, il eût appris qu'Elle venait enfin de paraître sur la terre Celle qui devait l'affranchir de l'esclavage du démon. Pour moi, ô Marie, je Vous reconnais avec bonheur comme notre Libératrice, et je remercie Dieu de vouloir bien par Vous, si je suis fidèle à Vous suivre dans les voies de la Sainteté, me faire traverser sain et sauf la mer orageuse de cette vie et arriver au port de la Bienheureuse éternité. Ô très aimable Marie Enfant, aidé de Votre secours, j'ai l'espérance d'être enfin délivré de mes ennemis et de pouvoir chanter avec Vous : « Il a renversé les grands de leur trône et exalté les humbles ».

 

Pratique : Prendre un temps pour méditer sur l'un des mystères de la Vie de la Très Sainte Vierge.

Aspiration : « Reine des Confesseurs, faites que ma vie rende gloire à notre Sainte Foi ».

 

Exemple

Guérison d'une religieuse converse, dévote à Marie Enfant

 

Nul ne peut douter : Marie, Mère de la Grâce, obtient de Dieu des faveurs de tous genre à ceux qui ont recours à Elle ; cependant se sont surtout celles de l'ordre temporel que mentionne l'histoire. Assurément les grâce accordées dans l'ordre spirituel sont en très grand nombre ; mais, étant surtout intérieures, elles demeurent plus facilement le secret de ceux qui les reçoivent. Par ailleurs, le commun des lecteurs trouve plus d'attrait au récit des faits sensibles. Tels sont les motifs pour lesquels, dans le catalogue des prodiges dus à l'intercession de Marie Enfant, on conserve surtout la relation des grâces temporelles. Voici une autre guérison opérée, au moyen de la dévotion à la Santissima Bambina, en faveur d'une Sœur converse du Couvent des Dames Anglaises établi à Darjeeling, dans l'Himalaya :

Depuis longtemps déjà, cette religieuse était atteinte de la spinite. Les douleurs très aiguës qu'elle éprouvait dans l'épine dorsale et aux genoux, l'empêchaient de marcher et de se tenir debout sans appui pour aller d'un lieu à un autre, elle était réduite à se traîner en rampant. Une personne dévote à Marie Enfant lui remit un jour une médaille de la Santissima Bambina. A cette vue, la malade se sentit l'âme inondée d'une joie inconnue, jointe à une confiance d'être bientôt guérie par l'intercession de cette douce Vierge et rendue ainsi plus utile à sa Communauté.

Sans tarder, elle commença avec beaucoup de ferveur une Neuvaine de prières à Marie Enfant. Les premiers jours, la Sainte Vierge voulut mettre sa Foi à l'épreuve ; le mal s'aggrava même à ce point que, dans l'excès de la souffrance, la pauvre Sœur ne pouvait plus prononcer une parole. Bien loin de perdre courage, elle prit alors la médaille bénie et la posa sur sa poitrine ; à l'instant même, elle recouvra la voix. Elle se la plaça ensuite sur l'estomac, puis sur les genoux. A ce contact sacré, elle se sentit inspirée de se lever ; aussitôt elle se dressa seule et se tint debout sans l'aide de personne. Soutenue par deux religieuses, elle voulut essayer de faire quelques pas, et, peu d'instants après, laissant tout appui, elle se mit à marcher seule et librement, à la stupéfaction et à la grande joie de celles qui furent témoins d'un fait si merveilleux. Par suite de cette guérison miraculeuse et inattendue, la dévotion à Marie Enfant commença, on le comprend, à jeter de profondes racines sur ces hautes montagnes de l'Asie, ce qui fait espérer pour ces Chrétientés lointaines une moisson abondante en fruit de Salut.

 

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21 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Vingt-deuxième jour

Marie figurée par Rachel

« Rachel était belle, d'un visage agréable » (Genèse 29, 17). « Rachel, sentant que la violence du mal la faisait mourir, et étant près d'expirer, nomma son fils Bénoni, c'est-à-dire « le fils de m douleur » (Genèse 35, 18).

 

Rachel, figure de Marie

 

Les interprètes des Livres Saints ont vu, pour certaines raisons d'analogie, une figure de Marie en Rachel, la célèbre épouse de Jacob, comme dans les autres femmes illustres de l'Ancien Testament. Les traits de ressemblance entre l'une et l'autre sont, en effet, très frappants.

 

Réflexion

 

Rachel signifie « Brebis », et ce nom seul rappelle déjà Marie, choisie de Dieu pour être la Mère de Jésus, l'Agneau qui efface les péchés du monde, Agneau sans tache et plein de mansuétude. Moi aussi, j'appelle Marie ma Mère ; mais quelle différence entre Jésus et moi ! Jésus efface le péché, et moi je le commets et le fais commettre aux autres ; Jésus est la douceur même, et moi je suis d'un difficile caractère et vindicatif. Je l'espère, cependant, Marie agira envers moi comme une mère, et m'aidera à me corriger.

 

Traits de ressemblance entre Rachel et Marie

 

La beauté incomparable de Marie a été figurée par celle de Rachel. Le Patriarche Jacob aima Rachel d'un amour sans mesure, et Dieu aima Marie non seulement plus que toutes les autres femmes, mais plus que toutes les créatures. Enfin Rachel prit soin de Joseph, figure de Jésus, et Marie prit soin de Jésus : Rachel mourut en donnant le jour à Benjamin, et Marie souffrit les plus déchirantes angoisses en enfantant les hommes, que Jésus s'était substitués et en nous donnant par Jésus la vie de la Grâce.

 

Réflexion

 

Je dois en toute vérité être appelé par Marie « l'enfant de sa douleur », en raison de mes péchés sans nombre, et de l'affliction si profonde qu'ils ont causés à Son Cœur en procurant la douloureuse mort de Jésus, Son Fils Bien-Aimé. Si, au moins aujourd'hui, j'avais cessé de mériter ce triste nom ! Ah ! Je le promets à ma Mère désolée, ce nom ne sera plus le mien.

 

Pensée pratique

 

Nous considérant comme les enfants du Cœur transpercé de Marie, comprenons qu'il ne nous suffit pas de Lui rendre un amour quelconque ; nous Lui devons un amour vraiment filial, l'amour le plus tendre dont notre cœur soit capable.

 

Réflexion

 

Si je veux me montrer un véritable enfant de Marie, toutes les fois que je penserais à mes péchés, je me rappellerai en même temps Ses Douleurs, et ce souvenir contribuera puissamment, je l'espère, à faire naître en moi l'esprit de componction et à me maintenir dans la fidélité à mes devoirs.

 

Colloque

 

Le Saint Esprit me recommande de ne jamais oublier les gémissements de la mère qui me donna cette misérable et passagère existence. Combien plus dès lors ne suis-je pas obligé de garder le souvenir constant des douleurs de Celle qui souffrit bien plus encore pour m'enfanter à la vie surnaturelle de la grâce ! C'est Vous, ô belle et gracieuse petite Marie, c'est Vous qui fûtes destinée à devenir pour moi cette seconde mère. Je Vous reconnais dès maintenant pour telle, et jamais, je n'oublierai les cruelles angoisses que Vous avez endurées pour moi, pauvre pécheur. Afin de Vous témoigner ma reconnaissance, je prends la résolution d'être prêt à faire pour l'amour de Vous tous les sacrifices, comme une preuve que je Vous reconnais, ô Marie, pour ma véritable Mère. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter sept je Vous salue Marie en l'honneur de Notre Dame des Sept Douleurs.

Aspiration : « Par Vos Douleurs, ô Mère très Douce, obtenez Miséricorde aux pécheurs ».

 

Exemple

Une grâce, qui n'en semble pas une, est obtenue de Marie Enfant

 

Une dame de Milan raconte ainsi le fait suivant, dans lequel elle eut la part principale :

« Au mois de juillet dernier, un télégramme m'appela inopinément à la campagne, hors de l'archidiocèse, pour assister un de mes petits neveux, âgé d'un peu plus de six ans, nommé Auguste, pris soudainement de la terrible maladie de la diphthérite. J'y volais en toute hâte, mais à dire vrai, le cœur brisé de douleur, persuadée que j'allais être témoin d'une scène des plus déchirantes. Je savais devoir trouver les parents du petit malade les yeux tout humide encore des larmes versées à la mort d'un autre de leurs enfants, nommé Gaston, ravi à leur amour depuis trois mois seulement, à l'âge de quatre ans.

Je me les représentait en proie à la douleur de perdre encore Auguste, qui allait être le neuvième de leurs enfants morts à cet âge si tendre. J'allais voir cet enfant que j'aimais tant, lutter en vain contre la violence de la fatale maladie, se débattre dans les étreinte d'une lente et cruelle agonie, et rendre enfin le dernier soupir. Ô mon Dieu, de quelle amertume ces tristes images ne remplissaient-elles pas mon cœur durant le voyage ! Mais une autre pensée venait de temps en temps rasséréner mon âme : je m'étais munie d'un remède qui, j'en avais la confiance, guérirait mon neveu en danger. Ce remède n'était autre que du coton béni par le contact de la Sainte Image de Marie Enfant. Cette pensée semblait me faire sortir d'un abîme de douleur.

A mon arrivée, je trouvai hélas ! Toutes choses telles que mon imagination ne me les avait que trop fidèlement dépeintes. Mon petit neveu était presque à l'extrémité ; tous les assistants versaient des larmes. Moi-même je laissai couler les miennes ; mais l'espoir de sauver l'enfant me donna du courage. « Allons, dis-je, prions Marie Enfant ». Nous priâmes quelques temps, mêlant nos pleurs à nos prières. Je mis ensuite un peu de coton bénit dans un verre d'eau et j'en donnai à boire au cher malade ; le pauvre petit, sachant que c'était une eau bénite par la Santissima Bambina, s'efforça – et avec quel élan de confiance ! – d'en avaler au moins quelques gouttes, car sa gorge si enflammée ne laissait plus rien passer et à peine pouvait-il respirer. J'appliquai ensuite le saint coton à la gorge de l'enfant, espérant toujours une crise heureuse et sa guérison. Monsieur le Curé vint peu après, pour la seconde fois, lui donner sa bénédiction. Qui pourrait dire avec quelle marques de dévotion le petit malade écoutait les paroles du Prêtre ; il priait avec lui et demandait pardon de ses péchés. Pour moi, je tremblais à l'idée de me résigner à la perte de ce petit ange. Chaque fois que je lui parlais de Marie Enfant, il me répondait par un sourire vraiment céleste.

Tout à coup il se tourna vers sa mère, qui se tenait près de lui, et, de son mieux, il la pria de le couvrir comme s'il eut voulu dormir. Sa mère le fit ; l'enfant resta alors dans cette position et ne fit plus aucun mouvement. Son âme innocente, sans secousse, sans agonie, s'était envolée dans les bras de la Sainte Vierge.

O vertueuse mère d'Auguste, je prends part à ta douleur : voilà, en effet, la neuvième victime que la mort te demande en si peu d'années ; mais aussi je te porte une sainte envie, attendu que c'est le neuvième enfant que tu donnes au Ciel. La Reine des Anges, éprise de tes enfants, te chérit tendrement, car tu es mère de petits anges ».

 

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20 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Vingt-et-unième jour

Marie figurée par Rebecca, mère de Jacob

« Rebecca revêtit Jacob de très beaux vêtements d'Esaü..., elle lui mit autour des mains la peau des chevreaux et lui en couvrit les parties nues du cou » (Genèse 27, 15, 16).

 

Rebecca, figure de Marie

 

Comme mère de Jacob, qui fut tout ensemble l'ancêtre et la figure de Jésus-Christ, Rebecca est la figure de Marie, selon le sentiment de plusieurs commentateurs de nos Livres Saints.

 

Réflexion

 

Le nom de Rebecca signifie en latin « saginata », c'est-à-dire « nourrie ». Par là encore, cette femme Juive peut être considérée comme la figure de Marie dans l'ordre spirituel, attendu que la Très Sainte Vierge a été nourrie spirituellement par Dieu de l'aliment de la grâce plus parfaitement qu'aucune autre créature, au point d'être appelée « Mère de la Grâce. Si donc je veux recevoir une grâce proportionnée à mes besoins, je m'obtiendrai par une fidèle dévotion envers Marie, de qui je dois l'attendre.

 

Traits de ressemblance entre Rebecca et Marie

 

Rebecca connut, par une révélation d'en haut, les destinées de son fils Jacob : Marie apprit par l'Ange Gabriel et par le Saint Vieillard Siméon celles de Jésus. Rebecca revêtit Jacob, figure des Justes, des vêtements d'Esaü : Marie revêtit Jésus, le Juste par excellence, des dépouilles de l nature humaine pécheresse.

 

Réflexion

 

Quel motif d'humilité et de douleur je dois puiser dans la pensée que, par la coopération de Marie, Jésus s'est revêtu de la nature humaine déshonorée par les péchés des hommes, et souillée encore davantage par tous ceux dont j'ai eu le malheur de me rendre coupable jusqu'à présent ! Mais, j'en ai la confiance, grâce à la protection de Marie, Jésus, en s'en chargeant, les a déjà effacés par les mérites de Sa Passion et de Sa Mort.

 

Pensée morale

 

Marie, figurée par la mère de Jacob, est appelée par Saint Bonaventure « Mère Universelle de tous les fidèles ». Ainsi, pour éprouver plus parfaitement la douce efficacité de cette Maternité de Marie, attachons-nous à Jésus son Fils, avec une Foi de jour en jour plus vive, une Foi pratique, une Foi qui se manifeste par les œuvres.

 

Réflexion

 

Jamais je ne remercierai assez mon Dieu de m'avoir accordé le don de la Foi : mais aussi je dois ne pas cesser un seul instant de veiller sur moi-même, de peur que, ne vivant pas d'une manière conforme à ma croyance, je ne devienne semblable à ce serviteur paresseux de l'Evangile qui enfouit follement le talent qu'on lui avait confié à faire valoir. Toujours je me souviendrais que « le Juste vit de la Foi » (Hébreux 10, 38).

 

Colloque

 

O Sainte Marie Enfant, j'éprouve une joie ineffable en pensant que les plus illustres femmes de l'Ancienne Alliance ont été, dans l'idée de Dieu, prédestinées à Vous figurer, Vous la bénie entre toutes les femmes. Mais je me réjouis particulièrement de Vous voir figurée par Rebecca. Cette mère, en effet, favorisa Jacob son plus jeune fils, de préférence à l'aîné. Et Vous, ô Marie, n'aurez-Vous pas une spéciale affection pour nous autres Chrétiens, qui, venus après la Synagogue, avons été substitués à ses fils dans la fondation de l'Eglise ? Je Vous prie donc, ô très aimable Petite, de pousser vers Dieu Vos tendres vagissements, les Lui offrant, comme autant de prières pour m'obtenir la fidélité aux promesses de mon Baptême, et la grâce de vivre en vrai fils de l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine, dont Vous êtes, ô Marie, la Mère très aimante. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Se tenir avec beaucoup de respect et de modestie dans la Maison de Dieu

Aspiration : « O Marie, Vierge très Prudente, servez-moi de guide au milieu des ténèbres ».

 

Exemple

Opération chirurgicale très dangereuse, parfaitement réussie grâce à l'intercession de Marie Enfant

 

Une dame de Milan obtenait, il y a peu de temps, une guérison par l'intercession de Marie Enfant. Voici comment elle raconte le fait :

« Depuis plusieurs mois déjà, dite-elle, je sentais au côté droit une dureté qui me causait de la douleur. D'après les médecins, elle avait tous les caractères d'une tumeur ; aussi, de leur avis unanime, une opération était le seul moyen de guérison à essayer. Je demandais alors à Marie Enfant de m'inspirer s'il était mieux ou non pour moi de recourir à ce moyen douloureux et difficile, et j'allai la prier dans sa magnifique Chapelle, chez les Sœurs de la Charité. Après l'avoir longuement implorée, je me sentis le courage de me soumettre à l'opération, et en même temps j'eus comme une assurance de son plein succès. Ainsi fortifiée, je m'abandonnai sans la moindre peine aux mains des chirurgiens, étonnés de mon intrépidité. L'intervention terminée, on constata en effet l'évidente intervention de Marie ; en effet, étant données toutes les circonstances, l'art seul et les forces de la natures eussent été insuffisantes à amener une guérison si difficile et néanmoins si parfaitement obtenue. La tumeur était relativement énorme, et, pour l'extraire, je dus subir un véritable et sanglant martyre, d'autant plus pénible que j'étais devenue d'une maigreur effrayante et réduite à un état de prostration extraordinaire. Malgré cela, je n'eus, à la suite de cette opération, qu'une demi-heure de fièvre, et les profondes incision faites dans les chairs mirent relativement peu de temps à se cicatriser entièrement. Aussi ceux qui auparavant avaient craint une issue funeste, ne revenaient pas de leur étonnement en me voyant si promptement rétablie et ne pouvaient s'expliquer une telle merveille. Pour moi je n'avais pas de peine à la comprendre, sachant, à n'en pouvoir douter, que je devais attribuer cette guérison éclatante à la toute-puissante protection de la Santissima Bambina, dont la bénédiction avait rendu efficaces les efforts de l'art, comme je Lui avais demandé avec une si grande confiance ».

 

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19 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Vingtième jour

Marie figurée par Sara, Mère d'Isaac

« Et Sara dit : ''Dieu m'a donné un sujet de joie'' » (Genèse 21, 6).

 

Sara figure de Marie

 

Marie a été représentée par Sara, mère d'Isaac, dont le nom signifie « rire » ; en effet, Jésus, Son Divin Fils, a été véritablement la joie du monde entier, comme le déclare l'Abbé Rupert.

 

Réflexion

 

La Sainte mère d'Isaac est encore une figure de Marie. Sara attribua à Dieu la naissance de son fils ; ainsi Marie, après avoir dit à l'Ange : « Qu'il Me soit fait selon Ta Parole », attendit l'accomplissement du Mystère de Dieu qui Lui était annoncé. Dieu seul étant la cause principale de toutes choses, et dans l'ordre de la nature et dans l'ordre de la grâce, c'est à Lui que nous devons toujours rapporter tout bien, à Lui que nous devons en témoigner notre reconnaissance. Sans doute me trouverais bien infidèle sur ce point : désormais je m'efforcerai de me corriger.

 

Raisons de cette ressemblance

 

Sara, déjà avancée en âge, devint, par une faveur particulière de la Providence, mère d'Isaac, en qui toutes les générations devaient être bénies : de même Marie, sans intervention humaine, devait devenir Mère du Sauveur du monde. Sara en se disant sœur d'Abraham, le préserva de la violence des barbares : ainsi, nous adressant à Marie, pouvons-nous lui dire avec Saint Bonaventure : « O Sara, dites aussi que vous êtes notre sœur ; et, à cause de vous, Dieu nous accordera ses biens et nous préservera des assauts des Egyptiens de l'Enfer ».

 

Réflexion

 

Ce qui rendit célèbre l'épouse d'Abraham, c'est qu'Isaac, son fils, était la figure de Jésus-Christ ; et voilà principalement en quoi Sara représente Marie, dont toutes les grandeurs ont leur source dans Sa qualité de Mère de Dieu. À cette gloire, nous pouvons, nous devons même aspirer, nous aussi, en amenant, par l'apostolat Chrétien, à la connaissance, à l'amour, et à l'imitation de Jésus, tant d'infortunés en qui Dieu ne règne pas encore par Sa Grâce et Sa Charité.

 

Application pratique

 

La pensée qu'en recourant à Marie, nous recourons à un membre de l'humanité, appartenant à notre race et à notre famille, mais en même temps réellement et très étroitement uni de parenté avec Dieu, doit être pour nous le plus puissant encouragement à nous montrer ses serviteurs et à espérer tout bien de sa protection.

 

Réflexion

 

Les Saints disent vrai : Marie mérite tellement nos louanges et nos hommages, que tout ce que nous pourrons dire et faire restera toujours bien au-dessous de ce que nous Lui devons. Aussi est-il juste de conclure avec eux que, sauf ce qui appartient exclusivement à Dieu, nous pouvons attribuer à Marie toutes les excellences inimaginables ; or, n'y-a-t-il pas pour nous à le faire une sorte d'enthousiasme et d'ineffable complaisance, puisque, nous le savons, Marie étant de notre famille, toute cette splendeur de la Mère de Dieu rejaillit sur nous ?

 

Colloque

 

Elle fut bien favorisée la mère d'Isaac, en recevant de Dieu, d'une manière si éloignée de toute prévision, la grâce de mettre au monde ce grand Patriarche, qui fut la souche dont voulut naître le Sauveur. Mais, ô Sainte Enfant, Vous êtes sans comparaison plus heureuse et plus privilégiée, Vous qui, dès l'éternité, avez été appelée et prédestinée à devenir la Mère Elle-même de ce Divin Libérateur si longtemps attendu ! Oui, c'est bien à vous qu'il convenait de prononcer ces paroles : « Mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur ! » O Céleste Petite, soyez aussi pour moi une cause de joie offerte par le monde, mais de cette joie véritable jaillissant du Cœur de Jésus et que Vous savez obtenir à Vos serviteurs, joie sainte qui les soutient et les fortifie dans le service de l'amour de Dieu. Cette joie-là, je Vous la demande et je l'attends de Vous. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Prendre la résolution de s'abstenir, pour l'amour de Marie, de boire et de manger hors l'heure des repas.

Aspiration : « Vous êtes la Cause de notre joie, ô Marie, donnez-moi la joie du cœur ».

 

Exemple

Guérison instantanée d'un aveugle obtenue par l'intercession de Marie Enfant

 

Il est facile de le constater, à notre époque où l'on cherche à entraîner le peuple dans l'indifférence religieuse et l'incrédulité, la Providence veille au salut des simples et soutient merveilleusement leur Foi, quelque fois même à l'aide des miracles. Au nombre de ces faits miraculeux, on doit placer la guérison dont nous allons faire le récit :

Le jeune G.G., fils unique d'une veuve indigente, fut pris d'une terrible fièvre typhoïde qui le conduisit aux portes du tombeau. S'il ne perdit pas la vie, il le dut assurément aux supplications ardentes par lesquelles sa mère inconsolable fit violence au Cœur de Marie Enfant. La maladie dont on redoutait l'issue fatale céda enfin à l'énergie des remèdes, rendus efficaces par la bénédiction de Marie. Le bonheur de la mère fut toute fois de peu de durée ; son fils était guéri, il est vrai, de la fièvre typhoïde, mais l'ardeur du mal et la force des remèdes l'avaient rendu totalement aveugle. Pauvre mère ! Elle avait demandé la guérison de son fils. L'unique soutien de son existences, ses prières, l'arrachent à la mort, cependant il va vivre hélas ! Pour lui être une charge et non un secours. Comment n'être pas ému de compassion à un tel spectacle ? Et Marie Enfant, en qui bat un Cœur digne d'être Celui de la Mère future de la Miséricorde même, de Jésus, qui un jour, s'incarnera dans son sein virginal, se montrera-t-Elle sans entrailles pour cette mère affligée ? La pauvre veuve comprit que sa prière ne pouvait être rejetée, et, sans rien perdre de sa confiance, elle commença avec son fils une neuvaine à Marie Enfant. La neuvaine finie, le petit aveugle voyait déjà assez pour se conduire tout seul. Bientôt, il pouvait distinguer les objets ; puis insensiblement, et toujours de mieux en mieux, il recouvra complètement la vue. L'heureux jeune homme en garde aujourd'hui une si vive reconnaissance à sa Céleste Libératrice, qu'il ne peut pas se lasser d'exalter Sa Puissance auprès de Dieu et de la remercier de la Bonté dont Son Cœur est rempli pour tous les malheureux.

 

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18 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Dix-neuvième jour

Marie figurée par Eve

« Adam donna à sa femme le nom d'Eve, parce qu'elle était la mère de tous les vivants » (Genèse 3, 20).

 

Eve, figure de Marie

 

Il semblerait plus juste, dit l'Abbé Rupert, d'appeler Eve la mère des morts que la mère des vivants » ; il n'en est rien cependant, « car, ajoute Saint Epiphane, Eve pouvait porter ce nom en sa qualité de figure de celle qui devait être la véritable mère de tous les vivants, c'est à dire de Marie ».

 

Réflexion

 

Eve tomba dans le péché malgré sa sainteté et les dons de Dieu dont elle était enrichie. C'est une leçon pour moi : si je m'expose à l'occasion du péché, se serait une présomption de croire que je ne succomberai pas à mon tour. J'examinerai donc si de temps en temps, je ne me jette pas volontairement dans le danger d'offenser Dieu, et, si ma conscience me fait quelque reproche à cet égard, tout aussitôt et sans chercher de prétexte, j'y mettrai ordre et je fuirai généreusement l'occasion.

 

Traits de ressemblance entre Eve et Marie

 

Eve a été créée par Dieu dans un état d'innocence, et, avant sa chute, elle était ornée de la justice originelle, exempte de la concupiscence, et toute sainte : enfin, dans l'ordre naturel, elle était véritablement la mère de tout le genre humain. De même, Marie a été conçue sans la tache du péché, préservée de la concupiscence, établie dans une parfaite sainteté, et, en sa qualité de Mère de Dieu, Elle est devenue la Mère de l'Eglise Universelle.

 

Réflexion

 

Combien grande est la Miséricorde de Dieu envers l'homme ! Au lieu d'abandonner à la rigueur de Sa Justice Adam et Eve devenus pécheurs, et de laisser à la postérité l'héritage de Sa malédiction, ce Dieu de Bonté avait déjà décrété l'oeuvre de la Rédemption, et nous réserverait la seconde Eve pour en faire la réparatrice des maux que la première nous avait causés. Marie, la nouvelle Eve, est l'expression la plus belle de la Divine Miséricorde : Marie doit donc être tout mon amour.

 

Pensée pratique

 

Si dans les difficultés sans nombre qui se rencontrent au service de Dieu, nous avons soin de recourir à la protection de Marie en lui rappelant nos misères, comme étant l'héritage laissé à ses enfants par la première Eve, Marie, soyons-en certains, nous accordera Sa Miséricordieuse assistance.

 

Réflexion

 

Dans l'ordre de la Divine Providence, Marie est sans aucun doute destinée à être le Refuge des pécheurs ; Elle sert de contre-poids à la première mère universelle, dont la faute contribua à faire de nous des pécheurs. Oui, l'idéal de Marie est tout ce qu'il y a de plus cher et de plus consolant pour notre cœur. En Marie, les innocents ont un Refuge qui les met à l'abri de toute chute : en Marie, les pécheurs ont une protectrice efficace qui les aide efficacement à se relever ; en un mot, Marie est toute notre espérance.

 

Colloque

 

Quelle est merveilleuse, quelle est admirable cette prérogative par laquelle Dieu Vous a donné un rang à part entre toutes les femmes, ou plutôt entre toutes les créatures, ô très Sainte Petite Marie ! Vous aussi, selon la nature, Vous êtes fille d'Eve, oui, de la coupable et malheureuse Eve ; mais, prédestinée à la Maternité Divine, Vous lui avez obtenu la grâce qui l'a sanctifiée, et la vie éternelle qui l'a rendue bienheureuse. Vous méritez donc à bon droit, ô Marie, le titre de Mère de tous les vivants, des vivants de la vie surnaturelle et de la vie éternelle. Ah ! Je Vous en conjure, très gracieuse Petite, jetez un regard de Miséricorde sur moi, fils malheureux de la première Eve, sur moi l'héritier de son péché et de ses infortunes ! Que ce regard me dise tout de l'Amour que Vous me portez, et fortifie dans mon cœur l'espérance certaine que Vous m'aiderez à mériter ici-bas la mort des Justes, et ensuite la vie éternelle avec Vous dans le Ciel. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Lire quelque ouvrage traitant de la Très Sainte Vierge.

Aspiration : « O Marie, Vous êtes la Mère du Créateur, c'est Sa Volonté que Vous soyez aussi la mienne ».

 

Exemple

Guérison miraculeuse d'un enfant opérée par la Santissima Bambina

 

Il y a quelques années, la Vierge Enfant remplissait d'une indicible consolation les cœurs de ses pieux serviteurs, en opérant une de ces guérisons qui font jaillir spontanément sur les lèvres des témoins le mot : « miracle ! » Le fait eut lieu à Milan dans la Chapelle des Soeurs de la Charité, voici comment :

Un jeune garçon âgé de moins de quinze ans, du nom de C.D., atteint de la spinite ou inflammation de la moelle épinière, était si étrangement courbé qu'il ne pouvait se tenir sur ses pieds et inspirait la pitié à tous ceux qui le voyaient. Son père et sa mère surtout en ressentaient une extrême affliction. Comme ils étaient profondément chrétiens, il n'y avait pas en Lombardie, leur Patrie, de sanctuaire de la Sainte Vierge où ils ne conduisissent leur pauvre enfant, dans l'espoir que Celle qui est la Santé des infirmes, la Consolatrice des affligés, les consolerait en le guérissant. Mais ce n'était dans aucun de ces sanctuaires que Marie voulu faire éclater la puissance de son intercession et la Tendresse de Son Cœur Miséricordieux. Le lieu choisi par cette Céleste Mère était la petite Chapelle des Soeurs de la Charité à Milan, devenue Sanctuaire de Marie par les grâces nombreuses qu'y ont reçues les pieuses personnes de toutes conditions qui la fréquentent depuis de plusieurs années, et dans laquelle on vénère avec une grande dévotion la gracieuse statue de la Vierge au berceau. Les parents du jeune infirme apprirent l'existence de ce Sanctuaire, et entendirent raconter les guérisons miraculeuses obtenues par ceux qui avaient recours à la Madonnina. Il y volèrent, eux aussi, pour recommander leur pauvre enfant à Marie, avec l'assurance d'être enfin exaucés. Ce qui se passa alors eut alors quelque chose de vraiment merveilleux et contribua puissamment à la gloire de la Santissima Bambina, en même temps qu'il excita dans les cœurs une dévotion qui alla jusqu'à l'enthousiasme. Le petit rachitique arriva tout courbé et difforme à la Sainte Chapelle, plutôt porté par ses parents que marchant. Dans le cher Sanctuaire régnait un pieux silence, interrompu seulement par les soupirs des parents et de l'enfant. Mais bientôt, dans cette atmosphère de dévotion et sous le gracieux regard de Marie, le petit malade parut se ranimer et revenir à la vie. Quelques moments s'écroulèrent encore dans la prière, et la transformation était complète : toute trace de difformité avait disparu, la spinite était guérie, et l'enfant, devenu agile, se tenait droit, comme si jamais il n'avait eu aucun mal.

 

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17 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Dix-huitième jour

Marie figurée par le lys

« Israël germera comme le lys » (Osée 14, 6).

 

Le lys, figure de Marie

 

« Comme un lys entre les épines, telle est ma bien-aimée parmi les filles d'Israël » (Cantique 2, 2). Cette bien-aimée que l'Epoux Divin chérit à cause de son exemption de toute souillure, c'est Marie. (Saint Bernard).

 

Réflexion

 

Autant le lys est beau quand il est intact et dans toute sa blancheur, autant il est désagréable à voir quand il commence à se faner et à jaunir. Ainsi de l'âme ; autant elle doit être belle aux yeux de Dieu lorsqu'elle conserve son innocence, autant elle doit lui inspirer d'horreur et de dégoût dès qu'elle est souillée par le péché. Si donc j'avais eu le malheur de perdre la blanche robe de l'innocence baptismale, quel déplorable changement se serait opéré en moi pour l'oeil de Dieu ! Je devrais en être inconsolable.

 

Traits de ressemblance entre le lys et Marie

 

Par l'élévation de sa tige, la blancheur de sa corolle et la suavité de son parfum, le lys est considéré comme la reine des fleurs : de même, Marie s'élève au milieu de tous les Saints par Sa Dignité en quelque sorte Divine, par Sa miraculeuse Virginité, l'éminente sainteté de Sa Vie et l'éclat de Ses Vertus.

 

Réflexion

 

Si j'avais perdu la blancheur de l'innocence, je pourrais encore la recouvrer par la pénitence. En effet, par la Vertu du Sang de l'Agneau Divin, la pénitence donne à l'âme souillée une blancheur supérieure à celle du lys et de la neige. Et si j'ai été semblable à un lys brisé et flétri, aujourd'hui réparé par la Grâce, je puis contribuer, par mes bons exemples et mon zèle, à ce que d'autres lys se conservent toujours intacts et purs de toutes souillures.

 

Application morale

 

A l'exemple de Marie, élevons notre cœur et notre esprit au-dessus des choses terrestres, en nous éloignant des occasions de porter atteinte à la chasteté, et en nous efforçant, par notre exemple, d'attirer les autres à la pratique des vertus.

 

Réflexion

 

Le lys est l'emblème de la sainte pureté, et puisque, par cette Vertu, Marie est devenue la Reine des Vierges, je dois m'efforcer aussi d'être comme un lys blanc au milieu de tant de souillures dont le monde actuel est inondé. Il me fait pour cela une grande circonspection, afin d'éviter les occasions de scandale et de séduction qui se rencontrent partout. Dans ce but, à l'exemple de Marie, je me tiendrai éloigné du monde, et je m'adonnerai à une vie pénitente et mortifiée.

 

Colloque

 

Si Jésus est le Bien-Aimé qui se nourrit parmi les lys, Vous, ô Marie Enfant, Vous devez être, entre tous les lys, celui qui Lui est le plus agréable. Il Vous a choisie pour Mère, précisément parce que, entre toutes les femmes, Vous lui avez paru la plus Sainte, la plus parfaite, la plus Immaculée. Auprès de Vous toutes les autres femmes, même saintes, tous les hommes, même parfaits, n'ont été, aux yeux de Jésus, que de grossières épines. Vous seule n'avez jamais été souillée d'aucune tache du péché, et si grand a été votre amour pour la pureté virginale que le Cœur très pur du Fils de Dieu en a été épris. Par là je comprends, ô Céleste Petite, ce que je dois faire pour plaire à Jésus et pour Vous plaire. Je dois être si exempt de toute faute, si pur, si immaculé que, de plante desséchée et d'épine très dure, comme je l'ai été par le passé, je devienne à l'avenir, en menant une tout autre vie, semblable à un lys par la vertu. Je Vous en conjure, ô très aimable Enfant, aidez-moi à réaliser mon désir. Ainsi soit-il.

 

Pratique : S'appliquer avec soin à la garde des yeux, qui sont les fenêtres de l'âme.

Aspiration : « Vous qui avez été conçue sans la tâche du péché originel, sauvez la race malheureuse qui en a été infectée ».

 

Exemple

Marie Enfant guérit de la surdité une de ses fidèles servantes

 

Dans le monde, on tient pour un grand avantage d'avoir l'amitié des personnes influentes, leur faveur étant considérée comme un moyen d'obtenir un secours efficace dans les nécessités de la vie. Mais trop souvent ces espérances sont déçues, tant il est rare de trouver des amis dans le malheur. Heureux, doit-on dire au contraire, celui qui a pour amis ceux qui dont les crédit est puissant auprès de Dieu, car, en sollicitant leur intercession, il obtient toutes sortes de bienfaits, ceux-là même qui sont au-dessus de l'ordre naturel.

C'est de ce trésor d'une amitié sainte que jouissait une vertueuse dame, affligée d'une surdité presque totale. Une de ses amies, personne très pieuse et très dévote à Marie Enfant, la voyant, lui suggéra de recourir aux moyens que nous offre la Foi, et que nous fournit la dévotion pratique. Un jour donc, c'était en l'année 1885, après avoir visité la Santissima Bambina et l'avoir priée avec ferveur pour son amie, cette pieuse personne se fait donner du coton béni mis en contact avec la Sainte Image. Du même pas, elle va trouver l'infirme et lui présente ce coton comme un excellent remède à sa surdité, l'engageant à le mettre dans ses oreilles avec une grande confiance en la protection de Marie. Celle-ci y consent bien volontiers, et sur les champ toutes les deux commencent une dévote Neuvaine à la Vierge Enfant.

Le lendemain matin, à peine éveillée, la sourde d'hier entendait, à son grand étonnement, sonner les heures, chose absolument nouvelle pour elle. C'en fut assez pour inonder son cœur de joie et lui donner l'assurance que la Santissima Bambina avait déjà commencé à exaucer ses prières. Elle poursuivit donc sa Neuvaine avec plus de dévotion encore, et, quand elle l'eut terminée, elle continua de se recommander à Marie, constatant chaque jour une amélioration sensible dans son état, et déclarant à tous qu'assurée maintenant de sa guérison, elle irait bientôt remercier Marie Enfant de l'avoir entièrement délivrée de sa surdité. Elle fut bientôt guérie, en effet, et accomplit sa promesse.

 

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