10 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Onzième jour

Supplique puissante à la Mère de Dieu pour obtenir la délivrance des âmes du Purgatoire au jour de Sa Glorieuse Assomption

 

Saint Pierre Damien rapporte qu'une dame parut après sa mort à l'une de ses compagnes, et lui dit que, le jour de l'Assomption, Marie l'avait délivrée du Purgatoire avec d'autres dames dont le nombre dépassait celui du peuple Romain. D'autres graves auteurs assurent aussi que Marie, sur le point d'aller au Paradis, demanda à Son Fils la grâce d'emmener avec Elle toutes les âmes qui se trouvaient avec alors au Purgatoire.

Eh bien ! Marie, demandez encore la même faveur dans la solennité qui approche. Dites à Votre Fils qu'Il délivre toutes les âmes qui se trouvent toutes les âmes qui seront dans les flammes ce jour-là, tellement que l'horrible prison demeure entièrement vide au jour de Votre Assomption. Il suffit, je n'en doute pas, que Vous disiez une parole pour être exaucée à l'instant même. L’Amour que Vous porte le Divin Cœur de Jésus est si grand, qu'Il ne peut Vous refuser aucune demande. Dites-Lui également un mot pour moi ; car je me trouve aussi dans une prison, moins cruelle, il est vrai, que celle où gémissent ces âmes, mais mille fois plus terrible et plus effrayante, puisqu'elle est remplie de serpents venimeux et de monstres horribles qui cherchent sans relâche à m'attaquer, pour engloutir mon âme et la précipiter avec eux dans l'éternel cachot de l'enfer. O Marie, Vous connaissez mon ardent désir d'aller promptement avec Vous en Paradis, pour y aimer éternellement mon Dieu sans pouvoir jamais plus l'offenser.

Ne consentirez-Vous pas à prendre pitié de moi ? A dire une parole à Votre Fils pour qu'Il me tire bientôt de cette affreuse prison et me place dans un lieu de paix et de tranquillité sans fin ? Je confesse que je ne suis pas digne de paraître en Votre présence, parce que je suis dépourvu de mérites ; mais ne pouvez-Vous pas, Vous qui avez en main tous les trésors des grâces, m'enrichir en un instant, de telle sorte que je n'aie pas besoin de rester plus longtemps ici bas pour amasser ? Oh ! Oui, vous le pouvez, Marie ; et bien ! Je compte sur Votre générosité.

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

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Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

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09 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Dixième jour

Privilège singulier promis par Jésus à Marie en faveur de ceux qui honorent son trépas

 

La Très Sainte Vierge adressa un jour ces paroles à la Vénérable sœur Marie de Jésus : « Ma fille, Je veux te faire connaître un insigne privilège que Mon Divin Fils m'a accordé au moment où Je quittai la terre. Tu sais comment Sa Divine Majesté Me laissa libre d'accepter la mort ou de passer directement de la vie terrestre à la vision béatifique et éternelle ; tellement que, si J'avais refusé de mourir, le Très-Haut eût ratifié Mon choix, parce que, le péché n'ayant eu aucune prise sur moi, Je ne devais nullement en subir la peine, qui est la mort. Mais Je la choisis volontairement pour suivre et imiter Mon Divin Fils qui voulut satisfaire à la Justice de Dieu pour les péchés des hommes par Sa Passion et Sa Mort.

Aussi fut-Il satisfait de Mon choix, qu'Il le récompensa tout de suite en accordant sur Ma demande, une faveur insigne à tous les enfants de l’Église : c'est que Je prendrai sous Ma protection spéciale à l'heure de la mort tous Mes serviteurs qui M'invoqueront alors et qui Me choisiront pour leur Avocate auprès de Dieu, en mémoire de Mon heureux trépas, de cette mort que J'ai demandée pour imiter Mon Divin Fils ; je les défendrai contre le Démon, Je les assisterai et les protégerai, enfin, Je les présenterai au Tribunal de la Souveraine Miséricorde et J'intercéderai pour eux.

C'est pourquoi le Seigneur M'accorda une nouvelle faveur, et Il M'assura qu'Il donnerait à Mes serviteurs de grands secours, soit pour mourir saintement, soit pour vivre avec plus de pureté, si, avant d'arriver au terme de leur carrière, ils M'invoquaient pour honorer le Mystère de Ma précieuse Mort. Je veux donc, ma fille, que désormais tu en fasses continuellement mémoire avec une affectueuse et confiante dévotion et que tu ne cesses de bénir, de glorifier et de louer le Tout-Puissant qui a voulu opérer avec Moi tant de merveilles en faveur de tous les hommes ».

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

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Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

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08 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Neuvième jour

Affectueuse prière de Saint Joseph Caffasso pour obtenir l'assistance de la Sainte Vierge au moment de la mort

 

O Doux Cœur de Marie, je réclame de Vous une grâce que je désire ardemment ; c'est de ne point partir de ce monde sans avoir été muni des Sacrements, fortifié par la bénédiction du Souverain Pontife sur laquelle je fonde une de mes plus grandes espérances et soutenu par tous les secours que notre Sainte Religion tient en réserve pour ces derniers moments. En outre, ô Mère bien-aimée, quand j'approcherai de ma fin, dans ces heures, pour moi si redoutables, dans ces moments d'angoisse, venez avec Jésus Votre Fils, me consoler, m'assister et me secourir. O Marie, que je serais heureux si, pendant mon agonie, je Vous voyais paraître auprès de ma couche ! Cette faveur est grande, je le sais ; grande aussi mon indignité ; mais Votre Miséricorde est plus grande encore. O Mère chérie, ne frustrez pas mon attente ; elle fait et elle fera toute ma consolation à ma dernière heure. Pour Vous exciter davantage à m'accorder cette faveur, je veux que toutes mes larmes, je veux que tous mes soupirs, tous les gémissements appellent du Ciel à mon secours.

O Marie, je Vous demande cette grâce par Votre Jésus que Vous avez tant aimé, par toutes ces Douleurs que Vous avez endurées pour moi au pied de la Croix ; mais je Vous la demande surtout au nom de cette recommandation suprême par laquelle Jésus m'a confié à Vous quelques instants avant de mourir. Souvenez-Vous, ô Marie, de cet heureux moment, où Votre Fils m'assigna près de Vous la place qu'Il avait occupée, et me donna pour Mère Celle qu'Il avait appelée de ce nom. O Mère, Mère bien-aimée, n'écoutez plus ma voix ; entendez la voix, je dirais presque la prière de Votre cher Jésus. Ces regards d'amour qu'Il Vous jetait en mourant sur la Croix, c'étaient autant de paroles pour intéresser à moi Votre Cœur, et Il Vous pressait de me prendre pour fils : « Mulier, ecce filius tuus ». O Marie, si grâce à Votre assistance, j'arrive au Paradis comme je l'espère, je veux m'élancer dans Vos bras, me prosterner à Vos pieds, puis Vous louer, Vous bénir et chanter éternellement Vos Miséricordes et les Miséricordes de Votre Jésus : « Misericordias Domini, misericordias Mariae aeternum cantabo ». Amen.

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

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Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

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07 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

MARIA

Huitième jour

Comment Marie assiste, protège et console ses serviteurs au moment de la mort

 

Oh ! Quel contentement et quelle joie je ressentirai à l'article de la mort, si je puis me rendre le témoignage que j'ai, pendant ma vie, aimé l'auguste Mère de Dieu, et que j'ai professé une tendre dévotion à Son Cœur saint et Immaculé. Saint Alphonse dit que cette Bonne Mère ne saurait manquer de parole à ses enfants qui ont été exacts à la servir et à l'honorer par des visites, des Rosaires et des jeûnes ; qui l'ont souvent exaltée et remerciée, et qui se sont recommandés habituellement à Sa puissante intercession.

Il est vrai qu'à l'article de la mort l'Enfer s'armera de toutes ses ruses pour gagner mon âme, sachant qu'il ne lui reste que peu de temps et que s'il la perd alors, il l a perd à tout jamais ; néanmoins, si dans ce moment j'ai Marie de mon côté, que pourrais-je craindre de tous les ennemis venus de l'Enfer ? Voici les paroles mêmes que la Très Sainte Vierge adressa un jour à Sainte Brigitte de Suède : « Je suis une Mère fidèle, Je veux être présente à la mort de tous ceux qui m'ont servie, Je veux les assister, les protéger, les consoler ».

Je dois donc, bien que pécheur, ranimer en moi l'assurance que Marie viendra en personne m'assister à la mort et me fortifier de Sa présence, si je la sers avec amour pendant le temps que je dois encore passer sur la terre. O Dieu ! Quelle consolation pour moi, au terme de ma vie, lorsque mes intérêts éternels seront en jeu, de voir près de moi la Reine du Ciel me consoler et m'assurer Sa protection ! Les livres rapportent tant d'exemples de cette assistance de Marie près de ses serviteurs mourants, dit Saint Alphonse, qu'on se lasserait à les compter.

Saint Jean de Dieu était à l'article de la mort et il attendait la visite de Marie pour laquelle il professait la plus tendre dévotion ; mais il ne la voyait pas venir et s'en affligeait ; peut être même s'en plaignait-il déjà. Voilà que tout à coup la Mère de Dieu lui apparaît et lui reproche son peu de confiance en lui adressant ces tendres reproches : « Jean, mon fils, pouvais-tu croire que Je t'abandonnerais ? Ne sais-tu pas que Je ne puis délaisser mes serviteurs à l'heure de la mort ? Je ne suis pas venue plus tôt, parce que le moment n'était pas arrivé ; maintenant que ta fin approche, Me voici ; Je viens te prendre et t'emmener au Paradis ».

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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06 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Septième jour

Prières à réciter chaque jour de la Neuvaine, pour remercier la Très Sainte Trinité des privilèges accordés à la Sainte Vierge au jour de son Assomption

 

Je me rendrai fort agréable au Cœur de Marie si, chaque jour de cette Neuvaine, je récite avec dévotion les prières suivantes pour remercier la Très Sainte Trinité des privilèges qu'Elle a daigné lui accordé au jour de Son Assomption.

 

Prières

 

Je Vous adore, Père éternel, avec toute la Cour Céleste, comme mon Seigneur et mon Dieu, et je Vous remercie infiniment de toutes les grâces, de toutes les faveurs que Vous avez accordées à la Très Sainte Vierge, Votre Fille bien-aimée. Je Vous remercie tout spécialement de cette puissance dont Vous l'avez comblée dans Son Assomption au Ciel.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Je Vous adore, Fils éternel, avec toute la Cour Céleste comme mon Dieu, mon Seigneur et mon Rédempteur, et je Vous remercie infiniment de toutes les grâces, de toutes les faveurs que Vous avez accordées à la Très Sainte Vierge Votre Mère chérie. Je Vous remercie spécialement de cette haute Sagesse dont Vous l'avez ornée dans Son Assomption.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Je Vous adore, Esprit Saint, Esprit Paraclet, comme mon Dieu et mon Seigneur ; je Vous remercie infiniment de toutes les grâces et de toutes les faveurs que Vous avez accordées à la Vierge Votre très aimante Épouse. Je Vous remercie surtout de cette parfaite et Divine Charité par laquelle Vous avez enflammé Son Cœur très Saint et très Pur dans l'acte de Sa glorieuse Assomption au Ciel. Je Vous supplie humblement, au Nom de Votre Épouse sans tâche, de m'accorder la rémission de tous les péchés que j'ai pu commettre le premier instant ou j'ai commencé à Vous offenser jusqu'à présent. Je m'en repens de tout mon cœur et j'ai la ferme résolution de souffrir plutôt la mort que d'offenser de nouveau Votre Divine Majesté. Par les très grands mérites de Votre Épouse chérie, veuillez, je Vous en con,jure, m'accorder le don très précieux de Votre Grâce et de Votre Divin Amour. Accordez-moi aussi, je Vous en supplie, ces lumières et ces secours particuliers, par le moyen desquels Votre éternelle Providence a déterminé de vouloir me sauver et me conduire à elle.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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05 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Sixième jour

Neuvaine préparatoire à l'Assomption, pour les dévots serviteurs de Marie

 

Les Chrétiens dévoués à Marie, dit Saint Alphonse, mettent leur soin et leur ferveur à célébrer les Neuvaines de Ses Fêtes, et pendant ce temps la Sainte Vierge est tout amour pour leur distribuer sans mesure Ses Grâces les plus spéciales. Jésus Christ Lui-même promit un jour à Sainte Gertrude de recevoir avec une affection particulière tout ceux qui se prépareraient à célébrer dévotement la Fête de l'Assomption. La même Sainte vite une autre fois, sous le manteau de la Sainte Vierge, une foule d'âme que Notre Dame regardait avec affection ; elle comprit que c'étaient elles qui, dans les jours précédents, s'étaient disposées par de pieux exercices à solenniser d'Assomption.

De toutes les Fêtes établies en l'honneur de Marie, la plus pompeuse est celle de l'Assomption, que l'on peut appeler le résumé et le couronnement de toutes les autres, et qui renferme quatre grands mystères : la Mort de la Très Sainte Vierge, Sa Résurrection, Son Assomption en corps et en âme et Son Couronnement dans le Ciel. Aussi dispense-t-elle en ce jour Ses grâces et Ses faveurs avec plus de profusion que jamais. Je dois donc m'y préparer par une fervente Neuvaine, pendant laquelle je ferai les exercices suivants :

1) Tous les jours ; si je le puis, j'assisterai avec dévotion à la Sainte Messe pour remercier l'Adorable Trinité des Grâces qu'Elle a prodiguées à Marie, surtout au jour de Sa Glorieuse Assomption et dans ce but, je réciterai les prières indiquées au jour suivant. Cette offrande de la Messe en reconnaissance des grâces, dont Marie a été l'objet, Lui est souverainement agréable, comme Elle-même l'a révélé, au rapport de Saint Alphonse : en effet, ne pouvant reconnaître suffisamment toutes les faveurs que le Seigneur lui a dispensées, la Sainte Vierge voit avec satisfaction que ses enfants l'aident à payer sa dette.

2) Je tâcherai de faire chaque jour une visite à Marie dans une église qui lui soit consacrée, où du moins devant une de ses images, et je réciterai dévotement 12 je Vous salue Marie, en l'honneur des 12 principales vertus qu'Elle a pratiquées pendant Sa vie et pour lesquelles Elle a reçu, au jour de Son Assomption, une couronne de douze étoiles. Plusieurs fois, dit le Père Rossignoli, Elle a fait connaître que cette pratique lui était fort agréable.

3) Dans le cours de cette Neuvaine, je m'approcherai de la Sainte Communion le plus souvent que mon directeur me le permettra, pour honorer Marie ma Mère, en Lui offrant le Cœur même de Jésus pendant que je le posséderai en moi-même. Le Père Segneri assure qu'on ne peut mieux honorer Marie qu'avec Jésus.

4) Je pratiquerai, pendant ces jours, différents actes de vertu et de mortification intérieure et extérieure que j'offrirai à la Très Sainte Vierge au jour de Sa Fête. Marie, si bonne et si aimante, ne manquera pas de récompenser largement ces offrandes qu'Elle accueille si favorablement.

5) Je passerai ces jours dans un grand recueillement, et, s'il se peut, dans une sorte de retraite. Surtout je m'abstiendrai avec un soin tout spécial, de tout ce qui pourrait causer la poindre peine au Divin cœur de mon Jésus et au Cœur Immaculé de Marie ma bonne Mère.

Enfin, au jour de la Solennité, après la Communion, je me dédierai particulièrement au service de Marie comme je l'ai fait autrefois ; je la choisirai de nouveau pour ma Souveraine, mon Avocate et ma Mère, et je renouvellerai la résolution de l'honorer, de l'aimer et de mieux la servir à l'avenir. Dans les neuvaine préparatoires aux autres Fêtes de Marie, je fera autant que possible, les mêmes exercices.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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04 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Cinquième jour

La prière, moyen principal et absolument nécessaire pour vaincre les tentations contre la sainte vertu de pureté

 

Il est de foi que je ne pourrai jamais, par mes seules forces et sans l'assistance divine, acquérir ni conserver le beau trésor de la pureté. Elle est un don gratuit et libéral de la bonté de Dieu ; je dois donc la lui demander continuellement de toutes les puissances de mon âme. « Sitôt que je m'aperçus, dit le Sage, que je ne pouvais être chaste si Dieu ne me l'accordait, je n'hésitait pas un instant, je ne balançai pas, mais je recourus au Seigneur et je lui demandai la pureté, du fond de mon cœur ».

Aussi Saint Alphonse disait que la prière est le moyen principal, le moyen absolument nécessaire, indispensable, pour vaincre les tentations contre la pureté. Si vous me demandez, ajoutait-il, quels sont les moyens pour vaincre les tentations, surtout celle de l'impureté, je vous répondrai : le premier moyen c'est la prière, le second, c'est la prière, et le troisième, c'est la prière : vous me questionnerez mille fois je vous ferais la même réponse. Plaise à Dieu, s'écriait-il, que tous les hommes recourent à Lui quand ils sont tentés de l'offenser ; nul, bien certainement, ne succombera !

Dès que je serai assailli par quelque tentation contre la sainte vertu de pureté, je m'empresserai de recourir à Dieu en lui disant avec ferveur : « Créez en moi, Seigneur, un cœur pur... Aidez-moi, Seigneur, ne permettez pas que je vous offense... Mon Jésus, miséricorde ! Doux Cœur de Marie, soyez mon salut !... O Cœur très pur de Saint Joseph, obtenez-moi du Divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, une très grande pureté de corps et d'esprit !... » Il me sera fort utile dans ces tentations de reporter ma pensée sur la Passion de mon Jésus et de me réfugier dans ses plaies sacrées. Je n'ai trouvé nulle part, dit Saint Augustin, un remède plus efficace que dans les plaies de Jésus Christ ; j'y dors et j'y retrouve la vie.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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03 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Quatrième jour

Moyens pour conserver la Sainte Vertu de pureté

 

Le premier moyen que je dois mettre en œuvre pour conserver ce précieux trésor, c'est la fuite des occasions. Les Saints affirment que c'est le point le plus essentiel en cette matière ; tellement que, si on le néglige, les autres ne serviront de rien. L'occasion, dit Saint Alphonse, est un bandeau qui se place devant les yeux et qui ne permet plus de rien voir, ni Dieu, ni enfer, ni résolutions. Il est ,plus impossible, dit l'Esprit Saint, de marcher sur un brasier sans se brûler ; il ne l'est pas moins de se jeter volontairement dans l'occasion et de na pas tomber, eût-on pris mille résolutions et fait mille promesses à Dieu. C'est la maxime infaillible du Saint Esprit, que celui qui aime le danger périra dans le danger. Non, Dieu ne secourt pas celui qui s'expose, de gaîté de cœur et sans nécessité, à l'occasion de pécher. Je dois donc, avant tout, détourner les yeux de tout objet dangereux en cette matière. « Combien, hélas, sont misérablement tombés, s'écrie un grand Saint, pour n'avoir pas veillé sur leurs regard ! » Je dois, en second lieu, m'abstenir de toute familiarité avec des personnes de sexe différent. Saint Augustin assure avoir connu des hommes, qu'il estimait à l'égal d'un Saint Jérôme et d'un Saint Ambroise, et qui sont tombés d'une manière lamentable pour ne pas avoir évité les occasions. En troisième lieu, je dois fuir l'oisiveté, qui fut, selon le Prophète Ézéchiel, cause des crimes et de la ruine totale des habitants de Sodome. Ce fut également, suivant la remarque de Saint Bernard, la cause de la chute de Salomon.

Le deuxième moyen que je dois employer pour demeurer pur et chaste, c'est la mortification de ma chair. Comme le lys, dit Saint Alphonse, se conserve parmi les épines, ainsi la chasteté se garde par les mortifications. C'est folie, remarque une grand serviteur de Dieu, que de vouloir traiter mollement sa chair, de ne lui refuser aucune satisfaction et d'espérer qu'elle ne se révoltera pas. Aussi tous les saints, pour conserver la chasteté, macéraient leur corps par les mortifications et le réduisaient en servitude. Ce moyen est tellement efficace, dit le Père Rodriguez, qu'il suffit parfois pour dissiper ou chasser la tentation d'impureté, de la moindre fatigue, du moindre travail, de la moindre douleur, comme serait d'étendre les bras en croix, de fléchir le genou, de se frapper la poitrine, de se donner la discipline, etc. Mais les Saints recommandent surtout la mortification des sens pour le boire et le manger. Saint Thomas, le Docteur Angélique, assure que quand le Démon a tenté vainement quelqu'un du côté de la gourmandise, il le laisse en repos du côté de l'impureté.

Le troisième moyen auquel je dois recourir pour conserver la chasteté, c'est la pratique de l'humilité. Un grand Saint affirme formellement que l'âme qui n'est pas humble ne saurait être chaste. Dieu aime tant l'humilité et déteste tellement l'orgueil et la présomption, qu'il permet souvent, par un équitable et mystérieux jugement, qu'une âme commette des péchés mortels pour qu'elle s'humilie ; et qu'elle commette, non pas toutes les espèces de péchés, mais ceux de la chair, qui sont les plus grossiers et les plus honteux, afin qu'elle s'humilie d'avantage. Ainsi arriva-t-il à ces superbes philosophes, dont parle Saint Paul, que Dieu laissa tomber dans les plus affreux désordres en punition de leur orgueil, afin qu'ils demeurassent confondus et humiliés. Oh ! Qu'il m'importe d'être humble, de ne pas me confier en moi, de ne pas présumer de mes forces, de peur que Dieu ne me punisse de la sorte ! A h ! quel redoutable châtiment ! Il est si grand qu'il n'y ne peut pas y en avoir de plus terrible. Mon bon Jésus, par les mérites de Votre Divin Cœur et du Cœur Immaculé de Votre Mère, faites-moi plutôt mourir mille fois que de me laisser m'exposer, par l'orgueil, à ce malheur.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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02 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Troisième jour

Excellence et nécessité de la pureté pour arriver à la sainteté et au parfait amour de Jésus et de Marie

 

Les Saints et les maîtres de la vie spirituelle nous enseignent que la pureté est, de toutes les vertus morales, celle qui sanctifie le plus une âme, la rend la plus semblable aux Anges et la plus chère au Divin Jésus et au Cœur Immaculé de Marie. L'apôtre Saint Paul va jusqu'à dire qu'une âme est principalement sainte, quand elle s'abstient de toute impureté, de toute pensée, de tout désir qui pourrait le souiller. Ailleurs, il dit qu'une personne qui se maintient pure et chaste sera nécessairement sainte de corps et d'esprit. Dans plusieurs autres endroits il donne le beau nom de sanctifications à l'angélique vertu de pureté. En somme, dit Saint Jean Chrysostome, il n'y a pas de sujet sur lequel Saint Paul déploie plus de force et d'énergie. Il en parle dans toutes ses Lettres soit à de simples particuliers, comme son Épître à Timothée, soit à des Églises, comme ses Épîtres aux Hébreux, aux Romains, aux fidèles de Thessalonique et de Corinthe. Quoi d'étonnant, dit un auteur, quand on sait que, plus la chasteté éloigne l'homme de toute souillure, plus elle lave, éclaire, orne et sanctifie son âme.

Il n'y a pas de vertu, dit Saint Cyprien, qui rende semblable aux Anges comme la chasteté, parce qu'avec elle il vit dans sa chair comme s'il n'en avait point et qu'il fût un pur esprit. Saint Jean Chrysostome va plus loin encore : une âme pure et chaste, dit-il est en quelque sorte supérieure aux Anges mêmes, qui sont des esprits parce que pour demeurer chaste, il faut qu'elle dompte les inclinations du corps. Jésus aime tellement cette vertu, qu'en s'incarnant il n'accepta pour mère qu'une vierge consacrée par le vœu de chasteté. Il voulut trouver la virginité dans celui qui fut son nourricier et son gardien, il la voulut trouver dans son précurseur. Il permit à ses ennemis de censurer ses actions, et de le calomnier de toutes les manières, mais il ne permit jamais qu'on attaquât sa pureté ; de plus il ne consentit pas que le Démon l'osât tenter de ce côté dans le désert. Marie aima tellement aussi cette belle Vertu que, pour la conserver, elle eût renoncé même à son éminente dignité de Mère de Dieu. « O Sainte, ô admirable vertu ! Que tu es belle, que tu es précieuse, que tu es sublime ! Que prix n'est pas au-dessous d'une âme continente et chaste ! » dit le Saint Esprit. Angélique vertu, désormais tu feras les délices de mon cœur, comme tu es l'objet des complaisances et des tendresses du Divin Cœur de mon Jésus et du Cœur Immaculé de Marie ma tendre Mère.

O Jésus et Marie, les bien-aimés de mon cœur, prosterné à Vos pieds, je me propose fermement, avec Votre secours de ne commettre jamais la moindre faute contre cette angélique Vertu, et de réparer par la pénitence celles que j'aurais eu le malheur de commettre ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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01 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Deuxième jour

Condition requises pour gagner l'Indulgence du « Grand Pardon d'Assise »

 

C'est une véritable consolation, dit un pieux auteur, de voir chaque année, le 2 août, les fidèles des deux sexes, de tout âge, de toute condition, se porter avec empressement aux églises des Frères Mineurs pour y gagner l'Indulgence précieuse que l’Église accorde en ce jour à ses enfants. Mais il y a beaucoup trop de chrétiens qui en demeurent privés, parce que, ignorant le moyen de se procurer un si grand bien, il négligent ce qui est le plus nécessaire. Or, les Souverains-Pontifes ont imposé trois œuvres comme condition indispensables pour gagner l'Indulgence : la Confession Sacramentelle, la Communion et la visite de l'église privilégiée, dans laquelle ont doit prier selon l'intention des Pontifes qui ont accordé et confirmé la faveur. Il n'est pas nécessaire que les deux premières conditions soient remplies dans cette église ; il suffit qu'on y fasse la visite.

L’Indulgence a cours depuis les Premières Vêpres du 1er août jusqu'au coucher du soleil du jour suivant. On peut réciter les prières que l'on veut, pourvu qu'elles soient faites selon l'intention du Souverain-Pontife. Lorsqu'on s'est réservé à soi-même la première Indulgence, il faut appliquer les autres aux Âmes du Purgatoire. Pour en gagner plusieurs, il est nécessaire de renouveler les visites, c'est à dire de sortir de l'église et d'y rentrer pour y prier de nouveau suivant les intentions du Souverain-Pontife. Je dois tenir beaucoup à gagner cette rare Indulgence du Pardon ; car, outre les avantages que j'en puis retirer je fais une chose souverainement agréable au Cœur Divin de mon Sauveur : je contente également le Cœur Immaculé de Marie ma bonne Mère : car plus d'une fois, dit un auteur, elle apparut aux fidèles dans ce temple béni de la Portioncule, portant Son Fils dans Ses bras, et leur donnant Sa bénédiction Maternelle comme pour applaudir à ce saint exercice.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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