18 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dix-neuvième jour

Jésus est tout à nous

 

Voici des réflexions bien consolantes que nous lisons dans le délicieux ouvrage du Père Ventura, intitulé « Marie, Mère de Dieu et Mère des hommes ». Du moment que Dieu le Père a été généreux au point de nous donner Son Fils, et que le Fils a été prodigue de Lui-même, Jésus-Christ est devenu tout entier notre bien, notre propriété. Par nous-mêmes, nous n'y avons aucun droit ni aucun mérite ; la donation de l'un et l'offrande de l'autre ont donc été parfaitement libres ; mais comme l'une et l'autre sont véritables et réelles, elles deviennent nécessaires et irrévocables dans leurs effets et constituent à notre profit un droit réel et véritable sur la Personne du Sauveur, tellement que nous pouvons Le regarder, rigoureusement parlant, comme étant complètement à nous.

 

En effet, Isaïe prédisait sa venue par ces tendres paroles : « Un petit enfant nous a été donné, un fils nous est né ». Et quand les Anges annoncèrent Sa naissance aux bergers, ils employèrent la même expression : « Réjouissez-vous, parce que le Sauveur vous est né aujourd'hui ». Saint Paul nous apprend également que Dieu le Père ne s'est pas contenté de nous donner Jésus-Christ, mais qu'en Lui et avec Lui Il nous a donné tout ce qui lui appartient : « Cum ipso omnia nobis donavit ».

 

Ainsi tout ce que Jésus est, tout ce qu'Il a, tout ce composé substantiel et Divin, comme s'exprime Saint Léon, que la virginité de Marie a conçu et que la rage infernale des pécheurs a cloué sur la Croix, tout cela c'est notre bien. Tous les moments précieux de Sa Vie, toutes Ses actions, toutes Ses pensées, toutes Ses affections nous sont dus ; Il ne peut disposer de rien en dehors de nous et sans nous. Nous devons nécessairement entrer en participation de tous ses desseins et de toutes Ses œuvres. C'est pour cela que nous Lui avons toujours été présents ; que Sa Vie entière, sans en excepter un seul instant, fut un sacrifice continuel, un sacrifice absolu, entier, total et parfait comme une seule pensée, une action unique, dirigée, sans interruption vers le Salut du monde. On se saurait trop lire et méditer ces pieuses réflexions.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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17 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dix-huitième jour

Biens et richesses immenses que nous possédons en Jésus-Christ

 

Ils sont si nombreux et si grands, les biens que nous a procurés l'Incarnation de Jésus, que la Sainte Eglise s'écrie dans un élan d'amour : « Heureuse la faute d'Adam, puisqu'elle nous a mérité un tel Sauveur ! » Grande avait été la perte occasionnée par le péché ; mais plus grand infiniment est le bienfait apporté par la Rédemption. « Oh ! Si nous connaissions, s'écrie le Père Rodriguez, ce don de la Rédemption ! Si nous comprenions les grands biens que nous avons en Jésus-Christ ! Si le Seigneur ouvrait devant nous cette veine féconde et nous montrait cette mine et ce trésor infinis, que nous serions riches et que nous serions heureux ! » « Nous avons de la peine, dit le Père Louis Lallemant, à certaine grâces extraordinaires qu'on trouve dans la vie des Saints ; mais celui qui croit à la faveur que Dieu a procurée aux hommes en s'incarnant Lui-même, ne voit plus rien de surprenant et d'incroyable. Toutes les communications que Dieu peut faire ne sont rien au prix de celle-là ; car du moment que Dieu s'est ainsi donné aux hommes, Il ne peut rien leur refuser. C'est pour leur procurer tout le reste qu'Il s'est donné Lui-même tout entier dans l'Incarnation ». Le Père d'Avila disait également à ceux qu'il voyait émerveillés de quelques grâces qu'ils avaient reçues du Seigneur : « Ne vous étonnez pas de cela ; mais étonnez-vous que Dieu vous ait aimés au point de sa faire Homme pour vous ».

 

Tous les biens que je possède, tous les dons que j'ai reçus, me sont venus par le moyen de Jésus et grâce à Ses mérites infinis. Si Dieu me conserve, s'Il me défend, s'Il coopère avec moi, c'est par amour pour Jésus ; c'est donc à Lui que je suis redevable de la faveur et de l'amitié du Père Eternel, de la qualité d'enfants de Dieu et d'héritier du Ciel. C'est par Jésus-Christ que je reçois toutes les lumières, les inspirations, les bonnes pensées, les pieux mouvements, la correspondance à la Grâce, la protection dans les dangers, la force dans les tentations, la résignation dans les souffrances, la patience dans les maux et la persévérance dans le bien. De telle sorte que les grâces et les faveurs, émanant de Lui comme de mon chef, retombent en abondance sur moi, et que je n'en ai pas une, si ce n'est de Lui et par Lui. Enfin je trouve en Jésus-Christ tout ce que je puis désirer. Il est mon Sauveur, puisqu'Il m'a délivré du péché et de la mort éternelle. Il est mon Père, puisqu'Il m'a conçu et engendré sur la Croix dans l'excès de Sa Douleur et au milieu des ardeurs de Sa Charité. Il est mon Frère, puisqu'Il a pris une nature semblable à la mienne. Il est l'Epoux de mon âme, mais un époux de sang, puisque Ses fiançailles Lui ont coûté tout Son Sang Précieux. Il est mon Pasteur, puisque non seulement Il me conduit et me défend, mais encore me nourrit de Sa propre Chair après avoir sacrifié Sa Vie pour moi. Il est mon Médecin, car Il est descendu du Ciel pour guérir tous mes maux. Enfin, Il est mon fidèle et constant Ami, comme Lui-même l'assure en disant : « Je ne vous appellerai plus Mes serviteurs, mais Mes amis ». Voilà comment je possède tout en Jésus ; par Jésus, je dois tout acquérir et je dois attribuer à Jésus tout ce que je possède.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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16 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dix-septième jour

Actes de vertus auxquels se livrait, aux approches de Noël, une âme dévouée à Jésus et à Marie

 

Voici, entre autres, quelques actes de vertus que pratiquait un pieux serviteur de Jésus et de Marie dans les jours qui précèdent la naissance du Sauveur : « Dans ces jours, disait-il, je me présenterai continuellement à Jésus et à Marie comme la créature la plus pauvre, la plus faible et la plus misérable qui ait été, qui soit ou qui puisse être sur la terre. La pensée que j'ai affaire à un si bon Père et à une si tendre Mère, doit réveiller en moi la plus entière confiance. Je suis tout souillé par le péché ; je suis la lie du monde ; je suis pire que les démons de l'enfer ; mais c'est précisément pour cela que j'ai plus de droit aux bonté et aux sollicitudes d'un tel Père et d'une telle Mère. Le sujet de mes réflexions sera celui-ci : je suis l'enfant prodigue ; mon Père est Jésus, ma Mère est Marie. Qu'ai-je à craindre ? Je me lèverai, j'irai vers mon Père et vers ma Mère. Je me jetterai à leurs pieds ; je leur dirai que je ne suis pas digne d'être appelé leur enfant, que j'ai été un ingrat, un rebelle, mais que je ne le serai plus désormais, que je les aimerai de tout mon cœur et que je ne les abandonnerai plus. Jésus mon Père et Marie, ma Mère, me voyant à leurs pieds tout abîmé dans les larmes et le repentir, et comprenant quel besoin j'éprouve de leur protection, de leur Miséricorde et de leur secours, ne sauraient me rejeter et m'abandonner ; Ils m'accueilleront au contraire avec le plus grand amour, et m'accorderont les faveurs les plus extraordinaires ».

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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15 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Seizième jour

Neuvaine et exercice préparatoire à la solennité de Noël

 

Aujourd'hui commence la grande Neuvaine de Noël ; je tâcherai de la passer avec la plus grande ferveur car c'est sur mes dispositions que le Cœur du Divin Enfant Jésus et Celui de Marie régleront en ce jour l'abondance de leurs grâces. Jésus-Christ Lui-même fit connaître un jour à Sainte Gertrude, combien Il agréait cette préparation à la grande solennité de Sa Naissance ; Il lui fit voir les actes de vertus pratiqués pendant ces jours, comme autant de pierres précieuses dont Il voulait composer une couronne de Gloire pour ceux qui honoreraient ainsi Sa Nativité. En faisant avec piété cette Neuvaine, et en m'efforçant de la sanctifier par des prières et des actes de vertus, je puis gagner chaque jour 300 jours d'Indulgence, et l'Indulgence Plénière le jour de Noël ou un jour de l'Octave, en m'approchant des Sacrements de Pénitence et de l'Eucharistie, et en priant selon l'intention du Souverain Pontife. Pie VIII a permis même de faire cette Confession et cette Communion un jour de la Neuvaine préparatoire. Voici les pratiques et les actes de vertus auxquels je pourrai m'exercer.

 

1° Chaque jour, je réciterai neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Mariez, et j'y ajouterai les belles paroles de l'Eglise à la Sainte Vierge : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

2° Tous les matins, j'unirai mon pauvre cœur aux Cœurs aimant de Marie et de Joseph, et je les conjurerai de suppléer à l'insuffisance de mon amour envers l'adorable Jésus.

3° En outre, je proposerai chaque matin de renouveler tous les actes de dévotion accomplis et tous les ardents soupirs poussés vers le Ciel, pendant des milliers d'années, par tant de Patriarches et de Prophètes impatients de voir le Messie.

4° Chaque jour, je conjurerai Jésus, mon bien-aimé, de naître spirituellement dans mon cœur et de le combler de Ses Grâces.

5° Je pratiquerai chaque jour quelque acte de mortification intérieure et extérieure, pour me rendre plus agréable au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.

6° Pendant cette Neuvaine, je tâcherai de vivre dans un grand recueillement, et, s'il se peut, dans une sorte de retraite, mais sans nuire à l'accomplissement de mes devoirs.

7° Par dessus tout, j'éviterai soigneusement toute faute de propos délibéré et toute infidélité volontaire à la Grâce.

 

Si je suis fidèle à ces pratiques et à ces actes de vertus, cette Neuvaine sera pour moi un temps de grâce et de Salut ; et le jour de Noël, j'aurai part aux bénédictions abondantes que Jésus et Marie répandent en cette solennité sur les âmes saintement disposées. Ainsi je l'espère. Ainsi soit-il.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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14 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Quinzième jour

Il faut espérer fermement obtenir de Jésus toutes les grâces qu'on peut désirer

 

Une âme tendrement attachée au Sauveur lui disait parfois : « Quand je pense, ô mon Jésus, que Vous m'avez aimée jusqu'à répandre pour moi tout Votre Sang, et à mourir sur un infâme gibet au milieu des plus atroces souffrances ; que Vous êtes allé jusqu'à cet excès d'Amour, de me donner Votre Corps en nourriture et Votre Sang en breuvage ; quand je pense à tout cela, je l'avoue, il me vient un désir invincible de Vous demander toutes les grâces que Vous pouvez communiquer à une créature ; car je me dis : Qui a fait d'avantage, ne voudra-t-il pas faire moins ? Toutes les faveurs que je puis demander, si grande, si extraordinaires et si nombreuses qu'on les supposes, ne sont rien en comparaison du bienfait immense de l'Incarnation, de la Rédemption et de l'Eucharistie. Combien n'a-t-il pas dû vous en coûter, ô mon Jésus ! Maisq toutes les autres grâces, tous les autres dons, tous les autres privilèges que Vous pourriez m'accorder, tout cela n'est rien, absolument rien pour vous ».

 

D'autres fois, elle disait : « Il me vient souvent à l'esprit, mon Jésus, d'accumuler toutes les grâces accordées aux Anges et aux Saints et à toutes les créatures passées, présentes, à venir et possibles, et de me les approprier toutes. Que vous en semble, mon Jésus ? N'y ai-je pas le droit ? Votre Apôtre ne me répète-t-il pas cent fois dans ses Epîtres que toutes choses, sur la terre et au Ciel, m'appartiennent à titre de donation ? Il vous a tout donné... Tout est à vous... » Cette parole, « Tout », renferme toutes choses. Si une chose, une seule, pouvait ne pas être à moi, l'Apôtre Saint Paul n'aurait pas dit la vérité. Voyez, mon Jésus, si je n'ai pas le droit de m'approprier toutes les grâces et les faveurs, tous les privilèges qui ont été, ou qui pourront être accordés à toutes les créatures ! Toute choses sont à moi et pour que je puisse les posséder définitivement, je n'ai qu'à les demander en Votre Nom, ô mon Jésus ; si je sais m'en servir, je puis m'enrichir autant que je veux.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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13 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Quatorzième jour

Merveilles que Jésus opère dans les âmes embrasées de Son Amour

 

Voici ce qu'on lit dans la vie de Sainte Catherine de Sienne (Livre 1er chapitre 20). Elle avait demandé au Seigneur un cœur autre que celui qu'elle avait : or, le Sauveur lui apparut un jour tenant à la main un cœur tout resplendissant ; Il lui ouvrit le côté gauche et y plaça ce cœur nouveau en lui disant que c'était Son propre Cœur, tellement que désormais la Sainte vécut avec le Cœur même de Jésus. Oh ! Quelle grâce ! Quelle inappréciable faveur ! « O mon Père, si vous pouviez connaître et ressentir ce que j'éprouve dans ce Cœur nouveau ! Tout ce que je puis dire n'est rien en comparaison de ce que je ressens au dedans de moi-même. C'est une si vive ardeur, c'est un feu tellement impétueux dans le Cœur de mon Jésus, que le feu matériel n'est que glace en comparaison de celui-là ».

 

Au rapport du P.H. Bourdon, un grand serviteur de Dieu, nommé Jean Chrysostome, du Tiers Ordre de Saint François, fut pénétré d'un tel amour pour le Sauveur, qu'il mérita pendant sa vie de devenir une seule et même chose avec Lui. Il avait promis à l'un de ses amis, qu'après sa mort, il lui apparaîtrait ; mais ce fut le Sauveur qui tint sa promesse. Il vint trouver cet ami et lui dit : « Jean, Mon serviteur, M'a tellement aimé pendant sa vie, qu'il a mérité de devenir un autre Moi-même. Sache donc qu'il t'apparaît dans Ma Personne Sacrée pour accomplir sa promesse ». En effet, ce personnage n'aperçut que le Divin Rédempteur. « Eh bien ! S'écrie l'auteur qui raconte ce fait, n'y a-t-il pas avantage à aimer Jésus ? Peut-on imaginer une bonté plus excessive ? N'est-on pas largement payé pour avoir servi un tel maître ? Quelle récompense, ô mon Dieu, quelle récompense Vous donnez à ceux qui Vous sont fidèles ! Etre une même chose, une même chose avec Vous ! C'est à ce terme heureux que conduit Votre pur et Divin Amour ! Ici les paroles manquent et l'on sent défaillir. O mon Dieu, mon Sauveur, si les hommes Vous connaissaient ; s'ils pouvaient comprendre l'immensité de Vos Miséricordes sur ceux qui Vous appartiennent en vérité !... »

 

Une sainte âme souhaitait ardemment d'être à jamais une seule chose avec Jésus, et chaque jour elle réclamait cette faveur avec les plus vives instances. Quelques fois, elle se tournait vers Dieu le Père, et Lui disait : « Père Eternel, je Vous prie de m'unir tellement à Jésus que je ne fasse plus qu'une chose avec Lui ; si bien que Jésus soit tout en moi et moi toute en Lui. Ainsi unie, ainsi confondue, pour ainsi dire, avec Jésus, je Vous aimerai en Jésus, avec Jésus et par Jésus, je Vous aimerai infiniment, puisque Lui-même Vous porte un Amour infini, l'Amour d'un Dieu égal en tout à Vous-même. Je Vous demande instamment cette faveur, au Nom de Jésus, à qui Vous ne pouvez rien refuser, puisqu'Il est la splendeur de Votre Gloire et l'objet de Vos complaisances. Je désire donc que tout mon être soit entièrement absorbé en Celui de Jésus, de telle sorte qu'il ne puisse plus jamais en être séparé, et que celui qui me cherchera au Paradis ne puisse me voir que dans Jésus et toute transformée en Jésus. Ainsi soit-il ».

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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12 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Treizième jour

Il faut imiter, autant que le permet la faiblesse humaine, les Vertus de Marie

 

Il est impossible que le véritable et dévot serviteur de Marie ne se sente pas intérieurement pressé d'imiter Ses Vertus pour Lui ressembler autant qu'il peut. Celui qui aime, dit le proverbe, ressemble ou cherche à ressembler à l'objet qu'il aime. « Depuis que la Sainte Vierge, dit Saint Alphonse, a soustrait une âme aux griffes de Lucifer pour l'unir à Dieu, Elle veut que cette âme travaille à l'imiter ; autrement si elle la voyait en opposition avec ses vertus, Elle ne pourrait la combler de Ses faveurs ». Quelle joie pour la Reine du Ciel, pour notre Avocate, de voir une âme s'attacher à ses pas et poursuivre les Vertus qu'Elle a pratiquées ici-bas et qui l'ont rendues si chère et si agréable au Très-haut ! « Non, dit un auteur célèbre, on ne saurait exprimer le contentement que cette imitation procure à Son Cœur aimant ; aussi, quelle récompense Elle lui ménage, et avec quelle abondance Elle verse ses faveurs sur ceux qui travaillent en vue de ce but !... Tout acte, si petit qu'il soit, d'humilité, de confiance, de prudence Chrétienne, de Charité, d'obéissance, de patience ou de toute vertu, est accueilli par Marie avec un gracieux sourire, gardé avec un soin jaloux et amplement récompensé ».

 

Plusieurs fois la Sainte Vierge Elle-même a daigné montrer à Ses serviteurs et à Ses amis combien la pureté, l'humilité, la Charité, l'obéissance, la patience, la modestie et les autres vertus Lui sont agréables, et combien Elle aime à secourir et à fortifier ceux qui travaillent à l'imiter parfaitement de ce côté. Sainte Jeanne de Valois, fondatrice de l'Annonciade, apprit à ne point passer un seul jour sans réciter dix Ave en souvenir des dix principales vertus qu'Elle a pratiquées à un si haut degré, et pour demander à Dieu la grâce de l'imiter. Ces dix vertus sont l'humilité, la pureté, l'obéissance, la Foi, l'espérance, la Charité envers Dieu et envers le prochain, la prudence, la pauvreté, la patience et la fermeté dans les souffrances. Sainte Hedwige, Duchesse de Pologne, portait un anneau sur lequel était représentée la Sainte Vierge, afin que la vue de cette image, qu'elle baisait avec amour, réveillait en elle le souvenir de son culte et le saint désir de l'imiter. Dieu manifesta combien cette dévotion lui était agréable : l'anneau qui portait l'image de Marie adhérait tellement au doigt de la princesse, qu'on ne put l'arracher après sa mort et qu'il fallut l'ensevelir avec le précieux joyau. Et vingt-cinq ans plus tard, quand, pour sa béatification, l'on releva ses ossements, on trouva tout le reste du corps réduit en poussière, mais le doigt auquel était passé l'anneau avec l'image vénérée de Marie fut retrouvé intact et sans aucune trace de décomposition. Puisque l'imitation des vertus de Marie réjouit le Cœur de cette Bonne Mère, je m'efforcerai de Lui procurer ce contentement. Oh ! Comme Elle accueillera mes efforts, et comme Elle les bénira du haut du ciel !

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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11 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Douzième jour

Il faut propager autant qu'on le peut la dévotion et l'amour de Marie

 

« Le fidèle et dévot serviteur de Marie, dit Saint Alphonse de Liguori, voudrait la louer sans cesse et la voir aimée de tout le monde ; aussi cherche-t-il toujours, en public comme en particulier, le moyen d'allumer dans les cœurs les douces flammes dont il sent le sien embrasé pour sa bonne et tendre Mère. Tous les Saints l'ont aimée de la sorte ; tous, pour la faire connaître et aimer de toutes les créatures, auraient volontiers versé leur sang et fait le sacrifice de leur vie ». Cette pieuse propagande plaît tellement à Marie qu'Elle-même la conseillait à Sainte Brigitte de Suède : « Faites en sorte, ô Brigitte, que tous vos enfants soient aussi les miens ». Dans les révélations de la même Sainte, nous lisons que le Bienheureux Evêque Emingo recommandait la dévotion à Marie dans toutes ses prédications, et que la Mère de Dieu, apparaissant un jour à Sainte Brigitte : « Annoncez à ce Prélat, lui dit-Elle, que Je veux être sa Mère et présenter Moi-même, après sa mort, son âme à Mon Fils ». Un jour que Saint Alphonse de Liguori prêchait sur les grandeurs de Marie et exhortait les fidèles à l'honorer avec confiance, un rayon lumineux, dit-on, partit du visage de la Madone et se dirigea sur celui du Saint, qui en fut tout illuminé. Ce trait dont tout l'auditoire fut témoin, se renouvela plusieurs fois. Les Saints nous disent, et l'expérience prouve que la dévotion à Marie est le moyen le plus efficace pour gagner beaucoup d'âmes au Seigneur et pour les conduire au Salut. Aussi Saint Alphonse a-t-il écrit ces mémorables paroles : « S'il est vrai, comme je le crois fermement, que toutes les grâces nous viennent par le canal de Marie, et que personnes ne se sauve si ce n'est par Elle, on peut dire sans crainte de se tromper que le Salut du monde dépend de la prédication des grandeurs de la Sainte Vierge et de la confiance en son intercession ». Telle est, au sentiment des Saints, l'importance et l'efficacité de la dévotion à la Mère de Dieu.

 

Tout ce qui peut développer dans les autres la connaissance et l'amour de Marie, tout ce qui peut contribuer à Sa Gloire, deviendra donc l'objet particulier de mes soins et de mon attention. Je parlerai d'Elle le plus que je pourrai, j'exalterai Sa Bonté, Ses Miséricordes, je propagerai Son culte en concourant dans la mesure du possible à la pompe de Ses Fêtes et à la diffusion de Ses images et des livres qui peuvent susciter et alimenter dans les âmes la confiance en Elle. J'exciterai les autres par mon exemple, en visitant avec dévotion Ses autels et Ses Sanctuaires, en assistant avec recueillement à Ses processions, en me préparant a bien célébrer Ses Fêtes par une bonne et sainte Communion. Oh ! Combien de mérites je pourrais acquérir en propageant ainsi la dévotion et le culte de l'Auguste Marie ! En multipliant par mon zèle et mon activité le nombre de ses serviteurs et de ses enfants, je paierai au Seigneur un tribut doublement agréable : d'une part, il désire ardemment voir honorer et glorifier Celle qu'Il a Lui-même comblée d'honneurs et élevée au dessus de toutes les créatures ; d'autre parts, il se complaît à voir les pécheurs ramenés dans la bonne voie par Sa Sainte Mère. Quel mérite ne sera pas le mien si je travaille à contenter Dieu de la sorte ! N'aurai-je pas droit aux plus abondantes bénédictions ici-bas et à la gloire éternelle en l'autre vie ?. S'il en est ainsi, Vierge Sainte, oh ! Faites que je Vous connaisse et Vous fasse connaître, que je Vous honore et Vous fasse honorer, que je Vous aime et Vous fasse aimer toujours d'avantage en cette vie, pour mériter de Vous connaître, de Vous honorer, de Vous aimer pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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10 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Onzième jour

Il faut célébrer les fêtes de la Sainte Vierge avec des sentiments particuliers de dévotion

 

Marie, ma Bonne Mère, tient singulièrement à ce que Ses Fêtes soient dignement célébrées. Tantôt Elle révèle les jours précis dans lesquels on doit les célébrer ; tantôt Elle recommande de les établir dans les pays où elles ne sont point en usage ; tantôt Elle en règle le cérémonial ; tantôt Elle remercie ceux qui ont ajouté de la pompe à Ses solennités, comme Elle fit pour le Saint Evêque Bernon, à l'occasion de la Fête de Sa Nativité. Eh bien ! Si Marie a tant à cœur que Ses Fêtes soient célébrées, combien je dois tenir à les solenniser dévotement, puisque tout à l'honneur que nous Lui rendons tourne à notre propre avantage ! La Sainte Eglise est-elle en butte à des grandes épreuves ; a-t-elle un besoin particulier de l'assistance de Marie : Elle ne voit pas de moyens plus convenable ni efficace de l'obtenir, que d'augmenter son culte par la célébration de nouvelles Fêtes.

 

Ce que je puis faire de mieux pour honorer la Sainte Vierge dans Ses solennités, c'est de m'approcher des Sacrements. Pour mieux me disposer à la Communion, ces jours de Fête, je pratiquerai spécialement ce qu'Elle-même daigne recommander à sa pieuse servante Sainte Gezrtrude : « 1° Vous prierez le Seigneur, lui dit-elle, de vous purifier de toute souillure par cette pureté sans tâche avec laquelle Je préparai dans Mon sein une digne habitation au Fils de Dieu ; 2° Vous le prierez de suppléer à toutes vos négligences par la profonde humilité qui m'a élevé au dessus de tous les choeurs des Anges et des Saints dans le Ciel. 3° Vous le conjurerez d'orner votre âme d'une riche couronne de vertus, par c et inestimable amour qui m'a pour toujours unie à Mon Divin Fils ».

 

Voici un des mille moyens employés par Saint Pierre Claver pour honorer Marie et pour solenniser Ses Fêtes. Il invitait à dîner les pauvres de la ville, leur faisait apporter des mets abondants et délicats, puis il les servait en personne. A la fin du repas, pour ranimer leur confiance en Marie, il leur faisait une courte exhortation sur Ses Fêtes, et récitait avec eux le Chapelet. Oh ! La belle pensée ! Qu'Elle est digne d'un tel apôtre ! A toutes les Fêtes de la Sainte Vierge, le docte et pieux Suarez employait deux heures à méditer sur les grandeurs, les gloires et les vertus de cette Divine Mère. Il n'y a point d'exercice plus propre à développer sa dévotion et son amour, que la méditation de ses grandeurs et de ses incomparables prérogatives. Saint Alphonse conseillait de choisir, chaque année, une Fête de la Sainte Vierge, celle pour laquelle on se sent le plus d'attrait, et de s'y préparer d'une manière spéciale pour se consacrer plus spécialement à Son service, en lui demandant pardon des négligences de l'année passée et en lui promettant plus de fidélité pour celle que l'on va commencer. C'était la pratique de Sainte Gertrude, qui, tous les ans, dans un jour déterminé, la choisissait solennellement pour Sa Protectrice et Sa Mère.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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09 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dixième jour

Honorer Marie spécialement le samedi

 

La Sainte Eglise a choisi le samedi pour rendre un culte plus spécial à Marie, parce qu'en ce jour, comme le dit Saint Bernard, Elle est demeurée constante et ferme dans la Foi, après la mort de son Divin Fils. Aussi ses fidèles serviteurs ont-ils l'habitude de lui rendre ce jour-là, quelques hommages particuliers. Saint Charles Borromée, Saint Nicolas de Tolentino, Saint Diego, Saint Elisabeth du Portugal, le Cardinal Tolédo, bien d'autre encore, jeûnaient le samedi au pain et à l'eau. Le même jour, Saint Alphonse de Liguori, pour honorer la Sainte Vierge, s'abstenait de toute boisson, non seulement entre ses repas, mais encore en prenant sa nourriture ; et cette pratique, il l'observa jusqu'à l'âge de quatre-vingt-huit ans.

 

On rapporte plusieurs grâces extraordinaires accordées par l'Auguste Mère de Dieu à ceux qui avaient jeûné le samedi en son honneur. Saint Grégoire raconte dans ses Dialogues qu'un cordonnier, Saint Adéodat, distribuait aux pauvres chaque samedi, pour honorer Marie, dans l'église de Saint Pierre de Rome, l'argent qu'il avait péniblement gagné pendant la semaine. Son apprenti reconnut combien cette aumône plaisait à Jésus et à Marie. Ravie au Ciel en esprit, il vit des architectes occupés à construire un splendide palais d'or, et il apprit que c'était l'habitation destinée à son maître, et que, chaque samedis, il s'y ajoutait des pierres qu'il avait fait d'aumônes en l'honneur de Marie. De même, Dominique du Paradis, qui fut plus tard une sainte Dominicaine, étant encore une pauvre paysanne, se privait d'une partie de la nourriture qu'on lui donnait et la distribuait le samedi aux pauvres en l'honneur de Marie ; elle mérita par cette générosité que Jésus et Sa Mère vinssent un jour, en habits de mendiants, lui demander l'aumône. La Vénérable Hyacinthe Marescotti, Franciscaine, allait tous les samedis, pieds nus, visiter les sept chapelles dédiées à Marie dans le jardin du monastère. La Reine Sainte Radegonde faisait venir à Cour, tous les samedis, un pauvre lépreux, et de sa propre main, elle lavait ses plaies hideuses et le servait à table. Le même jour également, Saint Louis, Roi de France, lavait les pieds à plusieurs mendiants et voulait les servir lui-même. Sébastien, Roi du Portugal, servait une Messe le samedi, vêtu très modestement et assistait ensuite à une autre.

 

Voilà comment les dévots serviteurs de Marie ont toujours eu plaisir à honorer le samedi par des hommages plus particuliers. Je dois agir de même, si je veux plaire à Ma Bonne Mère et mériter les faveurs spéciales qu'Elle distribue ce jour-là. Il y avait à Constantinople, rapporte le Père Spinelli,une célèbre image de la Vierge, toujours couverte d'un voile, qu'une main invisible tirait, pour le remettre à la fin des Vêpres. La Mère de Dieu voulait montrer par là que, ce jour là plus que les autres, Elle ouvre les yeux de Sa Miséricorde pour voir nos misères et nous secourir.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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