04 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Cinquième jour

Marie figurée par la colombe de l'Arche

« La colombe revint à lui sur le soir, portant dans son bec un rameau d'olivier, dont les feuilles étaient toutes vertes » ( Genèse 8, 11).

 

La colombe de l'arche figure Marie

 

Saint Bonaventure constate en ces termes la ressemblance entre la colombe de l'arche et Marie : «  Marie, comme un autre colombe, porte le rameau verdoyant d'olivier, symbole de la Miséricorde ».

 

Réflexion

 

La colombe devrait être aussi le symbole de mon âme. Moi aussi, je devrais être simple : « Soyez simples comme des colombes » (Matthieu 10, 16), à dit Notre Seigneur ; moi aussi, je devrais me soulever de terre, prendre mon vol, le vol de l'esprit, pour m'occuper des méditations saintes : « Je méditerais comme la colombe » (Isaïe 38, 14). Mais trop souvent, au contraire, mon amour-propre corrompt mes œuvres en altérant la pureté de mes intentions, et occupe mon esprit de mes pensées basses et terrestres. Je recourrai donc à Marie, et la prierais de venir en aide pour me corriger.

 

Trais de ressemblance entre la colombe et Marie

 

La colombe, revenant avec le rameau vert d'olivier, donna à Noé et à sa famille la certitude de la diminution des eaux et de la prochaine apparition de la terre, ce qui procura une grande consolation à ceux qui étaient prisonniers dans l'arche ; de même, Marie donnant Jésus au monde, a consolé tous les cœurs, en annonçant la fin du règne du péché et le retour de la Justice dans la société humaine.

 

Réflexion

 

Plaise à Dieu que moi aussi, au lieu d'être une cause d'inquiétude et d'ennui pour mon prochain, je m'applique de tout mon pouvoir à pacifier et à consoler tous les cœurs ! Mais je n'y pourrais parvenir, si je ne conserve moi-même la paix dans mon propre cœur, en le tenant à l'abri de tout sentiment contraire à la Charité.

 

Application morale

 

Marie est à toute heure la consolatrice des affligés, car Elle a toujours avec Elle Jésus et Sa Grâce ; Elle les possède l'un et l'autre comme des biens Lui appartenant en propre et dont Elle peut disposer en notre faveur. Celui-là donc qui se tient uni à Marie et se montre son serviteur dévoué, est assuré de jouir des plus solides consolations.

 

Réflexion

 

Pour une âme chrétienne, la vraie consolation est dans la paix de la conscience. Tant que je sentirai le remords du péché et que ma conscience me reprochera de ne pas m'être réconcilié avec mon Dieu que j'ai offensé, rien au monde ne pourra me procurer une paix solide et véritable.

 

Colloque

 

O très douce Marie Enfant, plus blanche et plus pure que toutes les colombes, combien Votre Pureté Immaculée et Votre Innocence Vous rendent belle et aimable ! Vous êtes l'objet des complaisances de Dieu, et je tressaille de joie à la vue de cette auguste prérogative ! Mais Vous êtes aussi la douce messagère de toute consolation, et voilà pourquoi j'éprouve le besoin de recourir à Vous, afin d'obtenir par Vous de Jésus, source de toute vraie consolation, la grâce de ne jamais souiller mon âme par le péché, qui seul est la cause de toute tristesse véritable, parce que seul, il peut me priver du vrai Bien, c'est-à-dire l'amitié de Dieu. Ô très pure petite Enfant Marie, ô Colombe du Paradis, éclatante de blancheur, daignez apporter dans l'arche de mon cœur le vert rameau de la consolation véritable, et conservez-lui une fraîcheur immortelle. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Se préparer avec toute l'intégrité possible une confession qui mette l'âme en paix.

Aspiration : « Marie, au milieu des épines de cette vie, ne me laissez pas sans secours ».

 

Exemple

Une personne dévote à la Santissima Bambina obtient la guérison de ses enfants

 

La maladie vulgairement appelée « Danse de Saint Guy » est un des effets souvent produits par la peur. C'est précisément de cette maladie que fut affligé, il y a quelques années, à la suite d'une frayeur soudaine, un enfant de 9 ans, nommé M.O.

Le pauvre petit faisait compassion a voir avec ses mouvement étranges et continuels, qui redoublaient chaque jour de violence et donnaient lieu de craindre quelque mal plus grave encore. Peu de temps après, en effet, il perdit complètement l'usage de la parole. Au comble de la douleur, en le voyant dans un état si lamentable, sa mère se mit a adresser des supplications ardentes à Marie Enfant. Bientôt elle se sentit l'inspiration d'aller visiter la Santissima Bambina à Milan ; une douce confiance lui disait que, par ce moyen, elle réussirait à sauver son cher enfant. Elle y alla donc. Après avoir longuement prié dans la dévote chapelle, la pieuse femme demanda aux Sœurs du coton ayant touché à la Sainte Image. En outre, elle recommanda son petit malade aux prières de plusieurs personnes dévouées au culte de Marie Enfant.

De retour à sa demeure, elle trouva l'état de l'enfant plus alarmant encore. Aussitôt elle commença un Triduum de prières à la Santissima Bambina avec une confiance telle qu'elle se tenait déjà assurée d'être exaucée. De temps en temps, elle prenait le coton bénit et en touchait çà et là le corps de l'enfant, regardant à chaque instant si elle n'apercevrait pas quelques signe de guérison. Que ne peut obtenir une prière à Marie, quand elle est faite avec tant de foi et de persévérance ! Le fait est qu'à la fin de ce Triduum si fervent, le petit malade était déjà plein de fraîcheur et parfaitement guéri. A reconnaissance de cette bonne mère envers sa tendre bienfaitrice pour une grâce si insigne, fût égale à sa piété. Dès le lendemain, elle revint à Milan avec son fils, tout alerte et bien portant, et, prosternée devant la Vierge Enfant, elle lui rendit les plus affectueuses actions de grâces.

 

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03 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Quatrième jour

Marie figurée par l'Arche de Noé

« C'est par la Foi que Noé construisit l'arche pour sauver sa famille » (Hébreux 9, 7).

 

L'arche de Noé, figure de Marie

 

L'Arche qui sauva du déluge Noé et sa famille, est la figue de Marie, qui, par Jésus-Christ, a sauvé et sauve encore le genre humain de la damnation éternelle. Aussi, Saint Bernard l'appelle-t-il « l'arche dans laquelle nous échappons au naufrage ».

 

Réflexion

 

Il est indubitable qu'une des causes principales de la perte de tant d'âmes, est celle-là même qui attira autrefois le déluge sur la terre, à savoir la vie sensuelle et corrompue d'une grande partie de la société. Un déluge de péchés et de scandales submerge continuellement dans les flots du vice et entraîne dans l'abîme de la perdition des multitudes de malheureux. Ceux qui professent la vraie dévotion envers Marie, Vierge des vierges, Mère très pure, Mère très chaste, Mère sans tâche, ont l'heureuse fortune d'échapper au naufrage et de parvenir à la terre des vivants.

 

Raisons de cette ressemblance

 

Marie, choisie par le Fils de Dieu pour être Sa Mère par l'opération du Saint Esprit, fut par Lui rendue digne, et pour l'âme et pour le corps, d'être en effet la véritable Mère du Sauveur, et par là même la corédemptrice, en un mot, l'Arche du Salut.

 

Réflexion

 

Il ne doit pas suffire d'avoir mis mon Salut éternel en sécurité en m'abritant sous le Manteau de Marie, par une tendre dévotion envers Elle : il faut, de plus, que je m'applique à l'imiter, et que, par mes prières, par mes exemples, et tous les moyens qui sont en mon pouvoir, je cherche à gagner les autres, spécialement les membres de ma famille, au service de cette aimable Mère, et à leur faire embrasser cette sainte dévotion, afin de leur procurer par là le bonheur du Ciel. Qu'ai-je fait jusqu'ici ? Que veux-je faire à l'avenir ?

 

Conséquence pratique

 

Marie, en devenant la Mère du Rédempteur, est donc devenue pour nous l'Arche du Salut, et Elle continue envers nous par son intercession ce bienfaisant ministère, puisque, comme l'affirme Saint Bernard, toutes les grâces que nous recevons de Jésus, passent, pour ainsi dire, par les mains de Marie. C'est pourquoi la dévotion à la Très Sainte Vierge, qui est le lien par lequel nous Lui sommes unis, doit être considérée comme nécessaire dans l'ordre du Salut.

 

Réflexion

 

Marie sera véritablement pour nous une Arche de Salut, si indépendamment des pratiques de piété nous Lui offrirons le tribut avec assiduité et ferveur, nous tâchons de vivre tout près d'Elle, en nous éloignant le plus que nous le pourrons du monde, où tout est naufrage pour la vertu. Renfermés dans cette Arche Sainte, sachons aussi supporter avec patience et douceur la société de ceux mêmes qui nous sont à charge, tout comme dans l'arche de Noé, les animaux purs vivaient avec les animaux impurs. Marie aime tant les pécheurs ! Et moi qui le suis, et jusqu'à quel point, hélas ! Je ne saurais pas conserver la paix avec des personnes qui auraient quelque défaut ! Ce ne serait pas là le moyen de mériter la protection de Marie.

 

Colloque

 

Ce Dieu de bonté qui, au moyen de l'Arche de Noé, préserva le genre humain d'une destruction universelle, est ce même Dieu qui, par Votre médiation, ô Sainte Enfant, le préserve encore aujourd'hui de l'éternelle damnation. Si donc c'est de Vous, ô Marie, vraie Mère de Jésus, que j'ai reçu Celui qui seul pouvait me sauver en effet, j'en ai la confiance, en Vous aussi, que je dois mettre tout mon espoir pour obtenir la grâce de Jésus. Mais comment craindre un refus ? Vos mains enfantines, bien-aimée Petite, pourraient-elles ne pas s'ouvrir en ma faveur, pour peu que je leur fasse violence par mes supplications ? Oui, j'en ai l'assurance, Vous m'accorderez tout ce que je Vous demanderai. Telle est ma ferme espérance, et jamais celui qui a espéré en Vous n'a été confondu. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Baiser souvent et avec dévotion l'image de Marie Enfant.

Aspiration : « Mère de la Grâce Divine, Mère si Bonne, priez Jésus pour mon âme ».

 

Exemple

Grâce en faveur du Catholicisme, obtenue par l'intercession de Marie Enfant

 

Voici comment une Sœur de la Charité, revenue du Diocèse de Kishnagur, dans le Bangale Central (Inde), raconte le fait suivant, dont elle fut le témoin oculaire :

« En 1886, un mouvement extraordinaire vers la Religion Catholique se manifesta parmi la population indigène, et un millier de ces Bengalis accoururent vers les Missionnaires pour être instruits de nos Mystères et recevoir le Baptême. Survint alors un accident de nature à arrêter ce mouvement salutaire au moment de son plus bel élan. Par suite de pluies torrentielles, le Gange avait franchi ses rives et menaçait d'inonder les villages habités par les catéchumènes de la Mission. C'eût été la ruine du bien commencé : en effet, dans ces grands débordements, le fleuve portant partout la dévastation et causant des désastres incalculables, ces pauvres Indiens, encore si faibles dans la Foi, auraient pu aisément vendre leur âme aux Ministres Protestants, qui ont toujours beaucoup d'or à leur disposition pour cet infâme trafic. Dans une conjoncture si critique, les Sœurs recoururent à la protection de Marie Enfant, et commencèrent une Neuvaine de prière, en l'honneur de la Santissima Bambina, lui promettant un tableau en ex-voto, si Elle délivrait ces infortunés de l'inondation. La confiance des suppliantes était égale à la gravité du danger. La Neuvaine était à peine terminée, et déjà le tableau promis était prêt. O merveille ! Les eaux dévastatrices du Gange avaient envahi les villes voisines et les terres environnantes ; mais elles reculèrent devant les villages habités par les catéchumènes. La Sainte Enfant avait entendu les prières ardentes et si pleines de confiance de ses pieuses servantes. Sans tarder, le cœur débordant d'enthousiasme et de reconnaissance, les Indiennes Catholiques se disposèrent à honorer la Santissima Bambina par une procession solennelle. Tenant en main des cierges allumés, elles portèrent en triomphe la statue de Marie, ornée de guirlandes et de fleurs, et, l'ayant placée dans un lieu convenable, elles lui offrirent une gerbe d'épis de riz, gracieusement entourée d'un magnifique ruban rouge, sur lequel étaient brodés avec un art merveilleux quelques mots en langue du pays pour perpétuer le souvenir de la grâce obtenue. A partir de ce moment, leur confiance en la protection de leur céleste libératrice prit encore un nouvel accroissement dans leurs cœurs.

 

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02 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Troisième jour

Marie figurée par le Paradis terrestre

« Le Seigneur Dieu avait planté dès le commencement un jardin délicieux, dans lequel il mit l'homme qu'il avait formé » (Genèse 2, 8).

 

Le Paradis terrestre, figure de Marie

 

« Dieu, dit Saint Bernard, forma Marie comme un monde tout spécialement réservé pour Lui » Et Saint Grégoire de Néocesarée : « Marie est le paradis de Dieu ».

 

Réflexion

 

Le Paradis de Dieu, c'est Dieu Lui-même : mais comme, par sa grâce il demeure dans ses créatures raisonnables, il trouve en elles ses délices, tant qu'elles vivent en grâce avec Lui. Marie était donc destinée à devenir le Paradis terrestre de Dieu, car seule, entre les créatures humaines, Elle devait être, dès le premier instant de Sa conception, ornée de la grâce sanctifiante, seule Elle devait demeurer exempte de tout péché. Hélas ! Qui saurait dire combien de fois, au contraire, moi, à cause de mes péchés, j'ai pu être assimilé à une forêt inculte et sauvage ?

 

Ressemblance entre le Paradis terrestre et Marie

 

Suivant l'Abbé Rupert, Dieu, jardinier du premier paradis terrestre, le fut aussi d second tout céleste, qui est Marie. Dans le Paradis terrestre, il plaça l'homme qu'il avait créé : dans le sein de Marie, il forma l'humanité de Son Fils unique. Dans le premier jardin, il y avait toutes sortes de fruits et l'arbre de vie : dans le sein de Marie sont les fruits de toutes les plus belles vertus, et le Fruit de Vie, qui est Jésus.

 

Réflexion

 

Pour pouvoir être, mois aussi, comme un paradis pour mon Dieu, je dois cultiver en moi les vertus qui rendent l'âme agréable à ses yeux et chère à son cœur ; et ainsi, loin de me contenter de voir seulement en moi les fleurs des bons désirs, il me faut travailler à enraciner dans mon âme les habitudes des vertus, et à leur faire produire en abondance les fruits des bonnes œuvres.

 

Application morale

 

La véritable dévotion envers Marie nous procure en cette vie des biens non moins précieux et abondants que ceux du Paradis terrestre ; car, protégés par Marie, nous goûterons, même dans ce lieu d'exil, la paix et la joie intérieure. Aidés par Elle, nous deviendrons dignes du Paradis céleste, où Marie conduit sûrement tous ses vrais serviteurs : la dévotion à la Très Sainte Vierge n'est-elle pas, de l'aveu de tous, un signe de prédestination ?

 

Réflexion

 

Heureuse la vie d'une âme qui sait demeurer intérieurement unie à Marie, et d'habiter pour ainsi dire en Elle, comme dans un délicieux Paradis ! L'âme qui pense à Marie ne peut-elle pas penser à Jésus ? Le cœur qui brûle incessamment d'amour pour Marie, se porte irrésistiblement aussi vers Jésus. Mais la pensée et l'amour de Jésus unis à la pensée et à l'amour de Marie sont pour l'âme une source de jouissances ineffables : ce double objet suffit, en effet, à épuiser entièrement toute la puissance d'aimer dont le cœur de l'homme est capable.

 

Colloque

 

O Sainte Enfant, quel bonheur serait le mien, si mes premiers parents ne m'avaient fait perdre le beau paradis que Dieu Lui-même avait préparé pour m'y faire jouir de tous les délices ! Mais, par suite de cette première faute, me voici, au contraire, dans l'exil et dans cette vallée de larmes, et, pour comble d'infortune, je me vois dans un danger continuel de perdre encore le Paradis du Ciel. Cependant, aidé et protégé par Vous, ô Marie, je puis néanmoins vivre joyeux, vivre consolé, car si je Vous sers fidèlement, je Vous aime d'un amour sincère, Vous-même Vous me promettez le bonheur. Vous qui êtes le Paradis où Dieu trouve ses délices, n'êtes-Vous pas aussi la consolation des affligés et l'espérance des pauvres enfants d'Eve? Il n'est pas jusqu'aux amertumes de cette vie que Vous ne sachiez, par ce fruit de suavité qui est la grâce de Votre Fils, changer en douceurs et convertir en un moyen propre à me faire mériter les délices du Paradis. En ce moment donc, ô très Sainte Enfant, je Vous promets d'employer toutes mes forces à Vous servir avec une inviolable fidélité. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Avant de sortir de votre chambre ou de vous coucher, mettez-vous à genoux pour demander la bénédiction de Marie, en récitant un je Vous salue Marie et en faisant le Signe de la Croix.

Aspiration : « O Miroir de Justice, faites-moi, je Vous en conjure, pratiquer le bien véritable.

 

Exemple

Marie Enfant guérit un de ses serviteurs de la goutte

 

La relation de cette guérison a été écrite par le prêtre lui-même, N.N., de Parme, qui en a été l'objet :

« Le 29 mars 1889, dit-il, je fus pris d'une violente attaque de goutte, qui augmentant de jour en jour, avait envahi toutes les parties de mon corps, de telle sorte que je me trouvais dans l'impuissance de faire le moindre mouvement, de remuer même le doigt. Je me remis entre les mains d'un médecin en qui se réunissaient l'expérience et la science ; mais ni les soins assidus qu'il me donna, ni tous les remèdes qu'il employa ne me procurèrent aucun soulagement. Après quinze jours et plus de douleurs aiguës, quelques personnes de piété me conseillèrent de recourir aux moyens surnaturels. En conséquence, on me donna un peu de coton béni ayant touché à la Santissima Bambina vénérée à Milan, dans la Maison-Mère des Sœurs de la Charité, et quelques gouttes d'huile d'une des lampes qui brûlent devant la gracieuse et miraculeuse Image. C'est de ce coton et de cette huile que se composa le médicament auquel la confiance en Marie Enfant allait donner, pour ma guérison, une efficacité qui tient du prodige. En effet, une onction fut faite sur ma main droite, qui n'avait plus de mouvement, et le coton fut posé dessus et assujetti au moyen d'une bande ; à ce moment, les assistants, pleins de confiance, récitaient à genoux trois fois l'Ave Maria. Je sentis alors la vie circuler pour ainsi dire dans ma main, et, un instant après je pus faire le Signe de la Croix librement et sans douleur. De la main, me semblait-il, se communiquait ensuite doucement à tous les autres membres, et ainsi, au bout de fort peut de temps, je me trouvais parfaitement guéri. Je rends à Marie Enfant les plus affectueuses actions de grâce pour un tel bienfait ».

 

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01 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Deuxième jour

Marie prédite par les prophètes

« Voici qu'une vierge concevra et enfantera » (Isaïe 7, 14).

 

Prophétie d'Isaïe citée par Saint Matthieu (14, 23).

 

C'est pourquoi, ô maison de David, le Seigneur vous donnera Lui-même un signe. Voici qu'une Vierge concevra et enfanter un Fils qui sera appelé Emmanuel, Dieu avec nous

 

Réflexion

 

Le Fils de Dieu aime si passionnément la chasteté virginale que, voyant par Sa prescience infinie avec quelle perfection Marie la posséderait. Il fut ravi de ses charmes ; aussi, comme gage de sa venue en ce monde, voulut-Il montrer d'avance cette céleste vertu admirablement unie à la maternité dans celle dont Il devait naître. – Celui qui gardera la chasteté dans l'état conjugal, aura la bénédiction de Dieu : celui qui la gardera la chasteté dans l'état conjugal, aura la bénédiction de Dieu : celui qui la gardera dans l'état de la virginité jouira d'une maternité spirituelle, à cause du grand bien qu'il pourra ainsi faire aux âmes.

 

Cette prophétie est honorable pour Marie

 

L'esprit Saint, contemplant dans le lointain des âges Son épouse future en la personne de Marie, en parle aux hommes avec complaisance. Marie est prédite conjointement avec Son Fils, dont la grandeur se reflète sur Elle. Marie est annoncée comme Vierge et Mère tout ensemble, c'est à dire comme possédant et la plus ravissante beauté, celle de de la virginité, et la plus sublime dignité, celle de la maternité divine.

 

Réflexion

 

Toute vraie grandeur, tout bien véritable découlent pour nous de notre participation à la Sainteté de Dieu, et cette participation se fait au moyen de Sa Grâce, qui produit en nous et avec nous les actes de Sa vertu : en un mot Jésus est la Vigne qui nous communique, à nous qui sommes les branches, la sève mystique de la bonne volonté. Quelle ne doit pas être notre vigilance pour ne jamais nous laisser séparer de Jésus par le péché !

 

Cette prophétie est consolante pour nous

 

Combien il est consolant, en effet, de savoir qu'une enfant de notre race déchue, que notre sœur, que Marie a toujours été l'objet de l'amour de Dieu, qu'Elle a été prédestinée à Lui être unie de parenté au premier degré, et à le faire devenir Lui-même membre de notre famille !

 

Réflexion

 

De quel amour ne devrions-nous pas être animés pour Marie. Marie choisie avant tous les siècles, prédite dans le temps, et enfin réellement établie comme le lien de notre union avec Dieu ! Non, jamais nous ne pourront trop faire pour graver en nous le souvenir de la Très Sainte Vierge, pour l'honorer, la bénir et nous rendre favorable. Tous les hommages imaginés par la piété des serviteurs de Marie sont autant de précieux moyens pour nous attacher indissolublement à la Mère du Sauveur.

 

Colloque

 

Je me prosterne en esprit devant Vous, ô Marie, Enfant éblouissante de beauté : je me réjouis et Vous félicite de l'incomparable prérogative dont le Seigneur Dieu Vous a favorisée, en Vous révélant à Ses Prophètes comme la femme merveilleuse et admirable destinée à servir de trait d'union entre Dieu et l'homme, et à réunir en elle seule toutes les grandeurs départies entre les autres pures créatures. Aussi je reconnais toute la vérité de cette parole sublime qui est tombée sur Vos lèvres : « Le Tout-Puissant à fait en Moi de grandes choses ». Pour moi, ô Marie, tout ce que je puis dire, c'est que si l'on avait du faire quelque prédiction à mon sujet, on n'aurait pu prédire qu'imperfections et misères. Aidez-moi donc, je Vous en conjure, non pas à mériter les louanges et les éloges des hommes, mais à ne pas rester du moins aussi indigne de Vos renards très purs. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter le Chapelet avec une grande dévotion

Aspiration : « O Douce Reine des Prophètes, tournez Vos regards vers moi, ayez pitié de moi ».

 

Exemple

Grâce spirituelle obtenue par Marie Enfant à une femme de mauvaise vie

 

Une pauvre femme s'était mariée, il y avait vingt-sept ans, avec un athée de profession, qui avait posé comme condition à leur union l'abstention complète de tout acte religieux. Depuis son mariage, la malheureuse femme ne mettait donc plus le pied à l'église, ne priait plus, en un mot vivait à l'égal de son mari, comme si elle n'eût même pas été baptisée. Or, elle avait un fils qui, par un effet de son bon naturel et grâce aux soins d'une personnes zélée, se gardait de suivre les mauvais exemples de ses parents, et faisait espérer qu'il marcherait par une voie bien différente de la leur. Devenue veuve, sa mère continua à le scandaliser par son irréligion et le dérèglement de sa conduite. Mais plus tard, étant tombée malade, elle fut visitée par la Divine Miséricorde, en considération peut-être de son excellent fils. Sous l'étreinte du mal, elle se sentit pressée de se mettre en règle avec Dieu et, cédant aux exhortations d'une personne de piété, elle fit une Neuvaine à Marie Enfant. A la fin de cette Neuvaine, elle demanda un confesseur. Celui-ci l'aida avec beaucoup de Charité, et fit en même temps prier tout particulièrement pour elle à l'Exercice du Mois de Marie ; on était au 7 mai. Après l'avoir ainsi disposée, il lui fit faire une bonne confession de tous les désordres de sa vie. Enfin, le jour du Patronage de Saint Joseph, qui, cette année-là 1885, tombait le 26 mai, elle reçut la Sainte Communion, et résolue de réparer les scandales qu'elle avait donnés à son fils, elle renonça entièrement à ses liaisons criminelles pour embrasser une vie de pénitence et de piété. On ne saurait dire jusqu'à quel pont une conversion aussi extraordinaire excita la confiance en la protection de Marie Enfant pour ceux qui en furent témoins.

 

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31 août 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 3/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Troisième Dimanche

 

Considération

 

A l'aube du jour, vers la Fête de de l'Exaltation de la Sainte Croix, l'angélique François était en prière sur le penchant de la montagne. Tout à coup il vit descendre des hauteurs du Ciel un Séraphin aux six ailes de feu, éblouissantes de clarté. L'Ange vola d'un vol rapide tout près de lui et demeura suspendu dans les airs, et alors apparut entre ses ailes, l'image de Jésus Crucifié. A cette vue, l'âme de François fut saisie d'une stupeur indicible. La joie et la douleur le remplissaient tour à tour : la joie, parce qu'il avait en face de lui le Dieu de son amour, le Dieu d'amour sous la forme d'un Séraphin ; la douleur, parce que c'était Jésus souffrant, les mains et les pieds attachés à la croix et le Cœur percé de la lance. Il avait sous les yeux un mystère insondable et on étonnement était extrême, car, comment concilier les humiliations du Calvaire avec les gloires de la vision béatifique ? Enfin il découvrit à la lumière céleste, le sens caché de cette vision et il comprit que ce n'était point par le martyre du corps, mais bien par le feu de l'amour qu'il devait se transformer entièrement à la ressemblance de son Bien-aimé.

La vision disparut, mais elle laissa dans son cœur une ardeur merveilleuse et dans sa chair, la trace, non moins merveilleuse, de l'empreinte divine. Tout aussitôt en effet, apparurent les cinq plaies qu'il venait d'adorer dans la céleste vision. Ses mains et ses pieds étaient transpercés par de gros clous, dont la tête noire et ronde était très visible, et dont la pointe longue et comme rabattue dépassait le dessus des mains et de la plante des pieds. La blessure du côté, marge et béante, laissait voir une plaie de couleur Vermeille, d'où fréquemment le sang découlait sur les vêtements du Saint. Il portait donc les Sacrés Stigmates visiblement imprimés dans sa chair.

Quelle ne fut pas la surprise, la reconnaissance, l'humilité profonde de François en se voyant ainsi orné de ces douloureux Stigmates ! Qui pourrait nous décrire le combat qui se livra dans cette âme où l'humilité imposait le silence, tandis que la reconnaissance demandait impérieusement la publication du bienfait ? Dieu qui voulait donner à son Eglise une nouvelle preuve de la fécondité et de la diversité de ses opérations dans les Saints, se chargera lui-même de publier dans l'univers entier la merveille qu'il vient d'opérer dans le corps de François son très humble et très aimant serviteur. Un jour viendra on l'Eglise entière connaîtra et vénérera les Stigmates de Saint François.

 

Elévation

 

O mon Séraphique Père, c'est bien en effet ce que je viens faire aujourd'hui devant vous : vénérer vos Stigmates sacrés. Ne vous opposez point A la volonté de notre divin Maître, et laissez-moi en toute liberté vénérer vos mains bénies. Ces mains qui ont si largement distribué l'aumône aux pauvres qui venaient frapper a la porte de Pica votre mère ; ces mains qui ont rebâti trois églises pour obéir à la voix du Crucifix miraculeux, ces mains qui, après avoir dépensé l'argent avec prodigalité, présentèrent humblement l'écuelle, de porte en porte, dans la Cité Ombrienne qui avait admiré vos talents, ces mains, qui avec tant d'amour, ont soigné les pauvres lépreux et les ont guéris. Ah ! laissez-moi vénérer ces mains bienfaisantes ! Elles ont revêtu de bure les premiers compagnons de votre vie évangélique ; elle, ont coupé les cheveux à la Bienheureuse Claire et à sa sœur Agnès ; elles ont imposé le voile de la Virginité sur leur tête et ceint leur, reins de la corde symbolique. Ô merveilleuses mains, vous avez aussi distillé dans l'Eglise la myrrhe de la plus pure mortification. mon Père, permettez-moi de les baiser, maintenant surtout qu'elles sont ornées des Stigmates du Christ.

 

Pratique : ne refusons pas l'aumône au pauvre qui nous la demande ; la main qu'il tend vers nous, c'est le Christ Lui-même.

 

Prière

 

Antienne : Ô stupeur, ô joie ! Ô homme juge des esprits, vous le char et le conducteur de notre milice, vos frères vous ont vu transfiguré en leur présence et transporté sur un char de feu comme un Soleil. Sur vous s'est reposé le double esprit des prophètes éclairant le monde par des prodiges et l'étonnant par la prédiction des événements futurs.

 

Ô François, notre Père, assistez vos pauvres enfants, car les gémissements de vos ouailles augmentent de plus en plus.

 

V. Mes mains ont distillé la myrrhe

R. Et mes doigts sont remplis de cette myrrhe très pure.

 

Oraison

(De la fête, 4 octobre)

 

O Dieu qui par les mérites de notre Bienheureux Père Saint François avez enrichi votre Eglise d'une nouvelle famille religieuse, accordez-nous de mépriser comme lui les biens de la terre et de nous réjouir éternellement dans la participation des dons célestes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Courte notice sur l'origine et les progrès de la dévotion à la Vierge Enfant

 

Quelques religieuses appartenant à diverses Congrégations supprimées par Napoléon 1er, s'étaient réunies en communauté et établies à Milan. À Porta-Nuova, Vial dell'Annunciata, dans le monastère du même nom, sur l'emplacement duquel s'élève aujourd'hui le Palais d'Adda.

Ces religieuses possédaient une statue en cire de la Très Sainte Vierge Enfant. Mais comment était-elle venue en leur possession ? C'est ce qu'il n'a pas été possible d'éclaircir parfaitement. Quelques recherches ont été faites jusqu'ici à cet égard. On sait seulement par tradition qu'une de ces religieuses, personne de grande vertu, et malade depuis longtemps, la trouva un jour sur son lit, sans pouvoir se rendre compte, ni alors, ni depuis, par quelle main pieuse elle y avait été déposée : l'opinion commune est que la gracieuse statue es venue du Ciel.

Ce qu'il y a de certain, c'est que les religieuses de l'Annunciata avaient cette image de la Vierge Enfant en très grande vénération, comme l'ont attesté depuis plusieurs personnes dignes de foi, qui se rappelaient parfaitement l'avoir visitées elles-mêmes dans la petite chapelle du Couvent, où on la conservait avec un soin et un respect tout particuliers : elles ont affirmé également avoir souvent entendu de la bouche des religieuses le récit des grâces et des prodiges attribués à Marie Enfant.

Plus tard, la Communauté de Porta-Nuova étant sur le point de se dissoudre, faute de sujets, la précieuse image fut confiée à la garde du Curé de Saint Marc, D. Louis Bosisio, à condition toutefois de la remettre à quelque monastère de religieuses, chez laquelle le dépôt sacré pût être, comme autrefois l'objet du culte dont il était digne.

Mais le respectable ecclésiastique attachait trop de prix à la ravissante Madone pour s'en dessaisir de son vivant. Lorsqu'il se sentit proche de sa fin, il constitua héritières de son trésor les Sœurs de la Charité, fondées à Lovere par Sainte Bartolomée Capitanio, et chargées, à Milan, depuis quelques années, du soin des malades dans le nouvel Hôpital Ciceri.

Impossible de décrire la joie des bonnes sœurs en recevant ce saint dépôt, et le zèle dont elles furent alors animées pour l'entourer de pieux hommages. Elles le placèrent dans leur chapelle intérieure, et là, chaque année, au commencement de la Neuvaine faite en l'honneur de la Nativité de la Très Sainte Vierge, la chère statue était exposée avec plus de solennité et vénérée d'une manière particulière par la Communauté.

On raconte qu'une nuit, des malfaiteurs s'introduisirent, on ne sait comment, dans cette chapelle, pour faire main basse sur ce qu'ils rencontreraient. Attirés peut-être par l'éclat de certaines parures que portait la Sainte Enfant, ils la dépouillèrent des langes brodés d'or et de quelques autres objets de prix dont elle était ornée. Ce qui parut prodigieux, c'est que, malgré le manque absolu de respect et de précaution avec lequel ces malheureux la traitèrent, malgré l'empressement qu'ils durent mettre à perpétrer leur sacrilège larcin, la sainte image, quoique d'une matière si fragile, ne fut nullement endommagée.

Au mois d'avril 1876, ayant fondé à Milan un nouvel établissement érigé comme Maison-Mère de leur Institut, les Filles de la Charité y transportèrent la Vierge Enfant, qui, jusqu'à la fin de l'année 1878, continua à être exposée tous les ans dans leur église, à l'occasion du 8 septembre.

Mais vers ce temps là, on ne sait ni comment, ni pour quelle cause, le culte rendu à la Sainte Image étant devenu moins fervent, Marie Enfant voulu, par un signe extérieur, en manifester sa peine. Son visage, auparavant si beau, devint peu à peu tout décoloré et prit un teint jaunâtre ; dès lors, ayant perdu toute sa grâce, la chère statue ne fut plus exposée dans l'église pour la fête de la Nativité, mais simplement sur l'autel du Noviciat. Le reste de l'année, on la laissait enfermée dans sa petite caisse, où elle demeurait dans un complet oubli. Dieu le permettant ainsi pour lui faire rendre dans la suite un honneur plus éclatant.

Arriva enfin le mois de septembre de l'année 1884, époque mémorable où commença l'histoire des merveilles et des gloires de la Vierge Enfant. Ce fut, en effet, le 9 de ce moi qu'eut lieu la guérison miraculeuse d'une Novice du Couvent des Sœurs de la Charité.

Depuis lors, le culte de la Sainte Vierge Enfant s'accrut et prit des proportions extraordinaires dans l'intérieur de la Maison-Mère ; mais cette dévotion, pour ainsi dire privée et locale, était destinée à devenir publique et populaire. Deux guérisons miraculeuses, qui arrivèrent au commencement de l'année suivante, 1885, contribuèrent principalement à sa manifestation. Ces faits étant venus à la connaissance des fidèles, excitèrent parmi eux un renouvellement de ferveur et propagèrent rapidement la dévotion à Marie Enfant. La Vierge, de son côté, répondit et continue à répondre à leur confiance par une profusion de grâces, qui cause une admiration universelle.

A peine le culte de la Très Sainte Vierge Marie Enfant eut-il été remis en vigueur, que le visage de la précieuse statue recouvra, sans aucun recours humain, sa première beauté, et cette beauté toute céleste semble s'accroître chaque jour aux yeux de ceux qui la contemplent pieusement.

En 1890, la Santissima Bambina voulut se faire connaître et aimer en France, afin d'y déverser les trésors de sa tendre Bonté. Ce fut le Monastère des Carmélites Déchaussées de Laval qu'il plut à Marie de choisir pour répandre une si consolante dévotion, et la faire rayonner sur tous les points ru Royaume qui lui est consacré.

Aujourd'hui, le culte de la Vierge au berceau a pénétré en Angleterre, en Palestine, dans des pays plus lointains encore, et même en Chine.

La dévotion à Marie Enfant ne semble-t-elle pas toute providentielle à notre époque, où les ennemis de l'Eglise s'en prennent à l'enfance, et veulent à tout prix ravir à Dieu l'âme si candide de l'enfant ? Puisse cette salutaire dévotion porter en tous lieux les grâces les plus abondantes !

 

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Premier jour

Marie promise par Dieu

« Elle t'écrasera la tête » (Genèse, 3:15)

 

La promesse

 

A l'instigation du Démon, lui apparaissant sous la forme du serpent, Eve, séduite, mangea du fruit auquel Dieu avait défendu à nos premiers parents de toucher, et incita Adam à en manger aussi : la désobéissance du premier homme causa sa ruine éternelle et celle de toute sa postérité. Alors Dieu dit au démon : Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta race et la sienne. Elle t'écrasera la tête ». Cette femme, nous n'en pouvons douter, c'est Marie.

Réflexion : Ces paroles seront pour moi un motif puissant de pratiquer la dévotion envers Marie. En effet, si je me tiens près de Marie, si je la sers, si je l'aime, je me range par là même dans le camp opposé au démon, chef des réprouvés, et par conséquent, tant que je serai fidèle à honorer Marie et à la prier, j'aurai l'assurance de ne point succomber dans les assauts, même les plus terribles, que me livreront les puissances infernales.

 

Gloire qui résulte pour Marie d'une telle promesse

 

Marie ne devait donc exister que pour être la Mère du Sauveur, la Corédemptrice du genre humain, la dominatrice des puissances de l'Enfer, et le refuge des pécheurs, ces prérogatives la placent bien au-dessus de toutes les créatures.

Réflexion : Pour moi, si je veux avoir part à cette gloire suréminente de Marie, je dois m'accoutumer à recourir promptement à Elle, afin de résister aux tentations. Il me semble, en effet, absolument impossible que la Très Sainte Vierge refuse son assistance celui qui l'invoque ; or, l'assistance de Marie, c'est la victoire assurée.

 

Avantages que cette promesse nous a procurés à nous-mêmes

 

En promettant Marie, Dieu promettait l'exaltation suprême de notre nature ; il nous donnait l'assurance de notre réhabilitation au titre d'enfants de Dieu ; il nous rendait l'espérance certaine de notre Salut éternel.

Réflexion : Dieu promettait l'exaltation de l'homme en promettant Marie, précisément alors que l'homme, devenu pécheur, s'en montrait le plus indigne. Quand donc j'aurai eu le malheur de tomber dans quelque faute, je m'humilierai, mais, en même temps, je conserverai la confiance que Dieu, qui exalte les humbles, me retirera de l'état du péché et me donnera Sa grâce.

 

Colloque

 

O ravissante petite Marie, je me complais plus dans cette gloire ineffable dont Dieu Lui-même à voulu Vous entourer tant de siècles avant Votre apparition sur la terre, en Vous promettant au genre humain comme la Femme bénie qui devait enfanter le Sauveur. Dès ce moment, Vous avez commencé à combattre l'Ennemi infernal ; dès ce moment aussi Vous avez commencé à le vaincre. Oui, dès ces temps si reculés, Vous avez été la consolation des malheureux et l'espérance es pauvres pécheurs. Vous avez été, pendant de longs siècles, l'attente des nations, l'objet des soupirs des patriarches et de la pensée des prophètes. Oh ! Soyez bénie, et que toutes les générations s'unissent ensemble pour Vous louer et Vous célébrer à l'envi. Soyez pour moi, je Vous en prie, ce que Dieu nous a promis en Vous. Soyez mon espérance et ma consolation dans le temps, pour être ensuite ma joie et mon bonheur durant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Faire souvent des actes de confiance en la protection de Marie.

Aspiration : « O Marie, refuge des pécheurs, rendez-moi digne de vos faveurs.

 

Exemple

Guérison d'une jeune religieuse, obtenue par la dévotion à Marie Enfant

 

La jeune comtesse M.G.M., du Couvent des Ursulines de Parme, raconte ainsi comment elle fut guérie d'un mal étrange : « Dans le courant du mois d'avril 1886, je commençais à ressentir des douleurs par tout le corps. Cet état dura jusqu'au mois de juillet, époque où survinrent de fréquentes crises très violentes. Par ordre du médecin, on me transporta à la campagne, dans l'espoir que le grand air, plus frais et plus pur, me ferait du bien. Mais ce fut tout le contraire : les crises devinrent plus fortes et plus rapprochées. Alors on me ramena en ville, ou je me trouvais un peu mieux. Seulement bientôt après, aux crises vint se joindre un autre mal : je perdis presque complètement l'usage des jambes, et, par suite de l'ennui qui me gagnait de temps en temps, j'en vins même à perdre la parole. Dieu le permettant ainsi, ni les soins charitables et assidus de mes excellentes Sœurs, ni les remèdes de toutes sortes qu'on me donnait pour améliorer ma situation, ne purent m'apporter le moindre soulagement. Plusieurs Neuvaines, des triduums et d'autres prières que mes bonnes Supérieures faisaient faire à mon intention, n'eurent aucun résultat ; on comprit depuis pour quel motif, quand on toucha pour ainsi dire du doigt l'intervention de Marie Enfant dans ma guérison.

Voici le fait : Une année s'était écoulée dans les souffrances dont je viens de parler, lorsque je fus conduite à Milan pour y visiter l'images miraculeuse de Marie Enfant, vénérée dès longtemps avec une dévotion extraordinaire dans la chapelle de la Maison-Mère des Sœurs de la Charité. A mon arrivée à Milan, on me demanda si je voulais qu'on recourût à la Santissima Bambina, ou si je voulais qu'on fit pour moi quelque autre dévotion. Comme je ne pouvais m'exprimer de vive voix, je priais par signes de me donner une image de Marie Enfant ; la vue de cette image me remplit de consolation. C'était le dernier jour de juillet. On me conduisit à la sainte Chapelle, et, chose vraiment merveilleuse, entrer dans le sanctuaire et éprouver un mieux sensible, ce fut tout un. La Sainte Enfant me sembla sourire à la ferme confiance qui m'avait amenée à ses pieds ; je sentis la douce force de ce sourire, et je me tins pour assurée d'obtenir la grâce de la guérison. Je l'obtins en effet, car, depuis ce moment, le mieux s'accentua chaque jour d'avantage, si bien qu'au bout de peu de temps, je me trouvais complètement guérie. Depuis cinq ans déjà, je continue à en rendre grâces à ma très aimable bienfaitrice ». (Août 1891).

 

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24 août 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 2/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Deuxième Dimanche

 

Considération

 

Plusieurs fois déjà François avait fait de l'Alverne le théâtre de ses pénitences autant que de son repos spirituel. Orlando son ami y avait fait construire une cabane de branches et, dès la première fois que François y avait paru, les oiseaux en grand nombres y étaient venus le saluer par leurs chants joyeux, leurs gazouillements et leur familiarité.

Au mois d'août 1224, François, déjà exténué par ses macérations, ses jeûnes et ses veilles, se sentit inspiré d'aller faire sur l'Alverne le jeûne de Saint Michel. Prenant avec lui deux compagnons, les Frères Léon et Ruffin, il gravit de nouveau les petites escarpes de la montagne. Il faisait sans le savoir l'ascension de son calvaire. Il se fixa dans la grotte la plus solitaire et la plus sauvage qu'il put découvrir, résolu d'y passer les quarante jours de son jeûne, dans la plus entière séparation du monde, uniquement occupé du Dieu de son amour. C'est de là que connaissant par révélation divine la tentation de son cher Frère Léon, qu'il se plaisait à appeler la « Petite Brebis du Bon Dieu », il lui envoya, écrite de sa main, une bénédiction qui le délivra d'une obsession diabolique. C'est là qu'un ange descendant du Ciel, vint s'asseoir sur la pierre qui lui servait de table et converser familièrement avec ce nouveau Séraphin de la terre.

L'Ange, entre autres secrets divins, fit à François ces trois promesses : « L'ordre subsistera jusqu'à la fin des temps, dégagé des scories des scandaleux qui n'y pourront persévérer. Les persécuteurs de l'Ordre ne vivront pas longtemps. De ceux qui l'aimeront sincèrement aucun ne sera damné ».

Là encore, Léon vit son Père s'entretenant avec un Etre mystérieux, lui répétant de temps à autre : « Qui êtes-Vous, Seigneur, et qui suis-je ? » Puis, il le vit mettre la main dans son sein, à trois reprises différentes, et l'étendre à chaque fois vers une flamme mystique, offrant ainsi au Seigneur qui lui apparaissait, trois pièces d'or miraculeusement formées dans son sein, figure des trois Ordres religieux éclos dans son âme brûlante, et qu'il offrait de bon cœur à Celui qui en est le seul véritable Auteur et Maître. Cependant François, dans les méditations de sa solitude se sentait de plus en plus porté vers la souffrance et vers la Croix. Un Ange l'avertit de rechercher dans l'Evangile ce que Dieu voulait de lui ; il ouvrit par trois fois le Livre Saint et tomba chaque fois sur la Passion du Sauveur. Il comprit alors que la Croix devait être sa vie. Il s'écria aussitôt : « Mon cœur est prêt Seigneur, mon cœur est prêt ! »

Jésus avait mis la dernière main à la préparation immédiate de son serviteur. Il n'avait plus qu'a imprimer Ses Stigmates sacrés dans ce corps virginal, le cœur de François était prêt !

 

Evélation

 

Comme les pieds du Divin Pasteur, les vôtres, ô mon Séraphique Père, ont couru après la brebis perdue, ils se sont meurtris aux pierres aiguës du chemin, mais heureux d'avoir trouvé la pauvre égarée, vous l'avez porté sur vos épaules jusque dans le bercail. Pieds bénis qui avez tant de fois marchés sur les traces du Sauveur des hommes, le suivant pas à pas, dans les conseils évangéliques, vous posant exactement dans cette empreinte visible que garde toujours le Saint Evangile ! Pieds bénis de notre Père, qui nous avez frayé à tous le sentier du devoir, de la vertu, du bonheur et du Ciel, nous vous suivons, non seulement au parfum de vos aromates, mais encore à a chaude trace de votre sang. Vos pieds stigmatisés, ô Père bien-aimé, ont laissé derrière vous un sillon sanglant pour nous dire que si nous voulons marcher après vous, nous devons porter notre croix, souffrir et mourir pour sauver nos âmes, et vous suivre ainsi jusqu'au Calvaire. Ô mon Père, puisque le sang de vos Stigmates nous marque le chemin du Ciel, faites que nous le suivions toujours sans jamais dévier vers des sentiers qui nous perdraient.


Pratique : Ayons un grand désir du Salut des âmes : prions pour les missionnaires, aidons à l'œuvre des missions selon notre pouvoir.

 

Prière

 

Antienne : Ô martyr de désir, François, avec quel zèle, plein de compassion ne suiviez-vous pas celui que, en ouvrant les Saints Livres, vous trouviez toujours dans Sa Passion ! Contemplant dans les airs le Séraphin crucifié, dès lors vous portiez dans vos pieds, dans vos mains et dans votre coté les manques visibles des plaies du Christ. Ah ! Veillez sur votre troupeau, vous dont la chair tout à l'heure encore amaigrie et livide, s'est trouvée après votre bienheureux trépas revêtue de toutes les apparences dune chair déjà glorifiée.

 

V. L'humble et pauvre François entre au Ciel chargé de richesses.

R. Il est célébré par les hymnes célestes.

 

Oraison

(Extraite de l'Office de la Translation)

 

O Dieu qui avez orné le corps de notre Bienheureux Père Saint François dans Stigmates de la Passion de Votre Fils et qui avez admirablement élevé son âme dans le Ciel, accordez-nous, nous Vous en prions, qu'en célébrant sa mémoire, nous puissions crucifier notre chair et ses vices et parvenir à la Céleste Patrie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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17 août 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 1/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Premier Dimanche

 

Considération

 

Jésus-Christ à voulu rendre Saint François d'Assise son imitateur parfait. Abandonnant tous les biens de la terre, pour suivre de plus près Jésus-Christ, son Divin Maître, François avait marché rapidement dans les sentiers de la perfection évangélique. Dans l'Evangile il avait trouvé sa forme de vie ; dans les exemples du Sauveur il avait trouvé le plus parfait modèle à suivre, et marchant avec intrépidité dans les voies ouvertes devant lui, ce géant de la sainteté était parvenu bientôt aux plus sublimes sommets de la perfection. Profonde était son humilité, rigoureuse était sa pénitence stricte était sa pauvreté, aveugle son obéissance, intacte sa pureté, brûlant son amour de Dieu et des âmes.

Cette vie tout évangélique avait trouvé des imitateurs. Les foules accouraient à François, les hommes épris de la pauvreté demandaient à lui être associés ; les femmes demandaient à être enfermées avec Claire d'Assise, pour vivre comme elle dans la solitude et la prière ; ceux que les liens de la famille retenaient dans le monde demandaient à se mettre sous la Règle du Tiers Ordre que François avait composé pour eux. Le Pauvre d'Assise avait fondé trois Ordres et son œuvre, basée uniquement sur l'Evangile devait traverser les siècles et donner à l'Eglise de Dieu d'innombrables phalanges de Saints.

Dieu pourtant voulu montrer à la terre, en la personne du Bienheureux François, une merveille de son amour. Il voulait l'honorer des Sacrés Stigmate de sa Passion. L'Alverne allait devenir le Calvaire franciscain.

Entre Arezzo et Florence, dans les Apennins, s'élève une roche abrupte baignée à sa base par le Tibre et l'Arno. C'est la montagne de l'Alverne. Elle appartenait au comte Orlando, ami de Saint François, qui la donna au Séraphique Patriarche pour en faire son lieu de retraite. François l'aimait, car dans sa sauvage solitude, elle lui offrait un asile tranquille et sûr pour s'élever à Dieu dans la contemplation de cette nature qui le ravissait.

Il y fit plusieurs séjours et y reçu du Ciel des grâces signalées. Dieu plusieurs fois s'y manifesta a son serviteur et lui fit les plus magnifiques promesses, mais la plus grande de ces faveurs fut sans contredit la stigmatisation.

 

Élévation

 

« Qu'ils sont beaux, sur les montagnes, les pieds de celui qui annonce et qui prêche la paix, qui annonce et qui prêche le Salut, de celui qui dit à Sion : « Ton Dieu régnera » (Isaïe,52, 7).

O François, mon Séraphique Père, qu'ils sont beaux vos pieds d'apôtre, qu'ils sont beaux encore vos, pieds stigmatisés !

Eclairé du ciel, inspiré par Dieu même, un noble vieillard étendait sous vos pas, dans les rues d'Assise, le manteau qui couvrait ses épaules, il semblait prévoir déjà la gloire de ces pieds, qui alors foulaient pourtant les sentiers fleuris de la gloire mondaine ; il prévoyait qu'un jour, suivant le précepte évangélique le fils de Pierre Bernardone, rejetant toute chaussure, irait pieds nus à travers le monde prêchant comme son divin Sauveur la pénitence et l'amour. Je vous vois, ô mon Père, parcourant les villes et les bourgades de l'Ombrie, de l'Italie tout entière, je vous vois passer les Alpes, aller même jusqu'en Egypte, toujours pieds nus, pour porter aux barbares comme aux peuples fidèles la lumière de l'Evangile et de la foi ; à tous vous annoncez la paix et le salut. Oh ! Qu'ils sont beaux vos pieds !

Ah ! Laissez-moi me prosterner devant vous, permettez-moi de baiser avec amour ces pieds augustes qui ont porté aux Nations la Bonne Nouvelle de l'Evangile ! Et puisque Dieu les a honorés de ses Stigmates, permettez-moi, ô mon Père, d'honorer vos Stigmates de mes baisers et de mes larmes.

 

Pratique : Marchons résolument dans la voie de l'humilité et du renoncement ; le chemin royal de la Croix, c'est le chemin du Ciel.

 

Prière

 

Antienne : La voix de la Croix lui parle, lui disant par trois fois : « Prépare-toi : va, François, et répare ma maison qui tome en ruine ».

 

V. Priez pour nous, Bienheureux Père Saint François.

R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

(Extraite de la Liturgie Franciscaine)

 

Dieu qui avez de maintes façons fait éclater les admirables mystères de votre Croix en votre très dévot confesseur le Bienheureux François ; accordez à vos serviteurs de suivre toujours ses exemples et de se fortifier par la méditation assidue de la Croix. Par Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

 

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23 juillet 2013

Triduum de prières à Saint Michel Archange

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Triduum de prières à Saint Michel Archange

 

Premier jour

 

O glorieux Saint Michel Archange, Prince de la Milice Angélique, vous qui déployez un si grand zèle dans la défense des droits de Dieu contre Lucifer, son ennemi, je vous honore, je vous invoque, je vous salue ! A vous Puissant Archange, élevé si haut dans la gloire céleste, et à tous les esprits bienheureux dont vous êtes le chef, louange, honneur et bénédiction ! Jetez un regard sur nous et voyez : les droits de Dieu sont attaqués avec une fureur presque sans exemple ; Satan, l'ennemi du Très-Haut et des hommes, profère avec une nouvelle rage, par la bouche de ses nombreux suppôts, le cri de son orgueil révolté : « Non serviam, je ne servirai pas ! » Grand Archange, montrez-vous, et que votre voix éclatante, comme un tonnerre, affirme les droits de Dieu avec plus de force que Satan et tous les siens ne le nient : « Qui ut Deus ! Qui est comme Dieu ! » Qu'à ce cri puissant, les démons soient refoulés dans l'abîme, les complots des méchants arrêtés, l'orgueil et l'esprit de rébellion étouffés dans les âmes, les sentiments d'humilité et d'obéissance à jamais gravés dans le cœurs !

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Deuxième jour

 

O Glorieux Saint Michel, adorateur excellent du Verbe Incarné, vous qui, à la tête des Anges fidèles, fléchissez le genou devant le Seigneur Jésus, faites éclater, avec une nouvelle puissance, vos hommages et vos adorations, en échange des outrages et des blasphèmes dont ce Divin Sauveur est l'objet ; prenez en main sa cause, obtenez-nous la grâce de mieux le servir, et prosternez aux pieds de Sa Majesté trois fois Sainte tous ses ennemis contrits et humiliés.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Troisième jour

 

O Glorieux Saint Michel, protecteur du Peuple de Dieu, gardien et défenseur de l'Eglise de Jésus-Christ, je vous supplie de venir au secours de cette Eglise contre laquelle l'Enfer est déchaîné ; soutenez-la, vivifiez-la, défendez-la, par votre puissante intercession ! Michaël Archangele, veni in adjutorium populo Dei. Gardez aussi avec un soin tout particulier, son auguste chef, et faites bientôt luire pour lui et pour nous le jour du triomphe. Faites, par vos prières, que notre bien-aimée Patrie se montre toujours et partout fidèle à sa providentielle mission. Enfin, ô glorieux Saint Michel, vous qui êtes chargé de recevoir les âmes au sortir de ce monde et de les conduire au Ciel, veillez sur nous durant cette vie présente, défendez-nous contre les assauts du démon, assistez-nous spécialement à l'heure de notre mort ; daignez enfin, par vos prières, nous obtenir une sentence favorable au jour du jugement, et le bonheur de voir Dieu Face à face dans les siècles des siècles.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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Téléchargez le texte de ce Triduum (pdf) en cliquant ici

22 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Samedi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez le Cœur de Jésus mort et privé dans le tombeau de tous Ses Mouvements naturels par la séparation de sa chère âme. Ô Sacré Cœur de Jésus, si l'Amour Vous a mis dans cet état, et si Vous dormez pour un temps, Votre Divinité et Votre Sainte Âme veillent, et le même Amour qui Vous a fait naître et vivre, Vous feront bientôt ressusciter. Ô Cœur Sacré, qui avez voulu perdre la vie pour mes péchés, faites que le mien meure tout à fait au péché.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore cette mort toute de Charité qui Vous a mis dans le tombeau. Faites que j'entre dans la plaie de Votre Cœur, que le coup de lance a faite, et que j'y meure d'amour pour Vous. Ô Cœur de Marie Mère du Cœur de Jésus, j'ai recours à Vous afin que Vous me parliez a sa place. Le Cœur de Jésus et le Vôtre ne sont qu'un et ce que vous ferez sera approuvé de Lui. Dites à cette Sainte Mère ce que le cœur vous suggérera.

 

Vive le Cœur de Jésus, le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, soyez loué et béni à jamais de ce que Vous avez voulu mourir pour nous mériter la vie ; c'est Vous qui êtes cet admirable grain de froment qui devait être mis en terre et y mourir afin d’être le germe de la vie de tous les hommes. Conservez-moi cette précieuse vie de l’âme que Vous m'avez acquise et donnée, et ne permettez point que je la perde jamais.

 

V/. En paix et dans Lui-même

R/. je dormirai et je me reposerai.

 

Oraison à la Sainte Vierge

 

Je vous salue, Marie, Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous Ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie, par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et à l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle à Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez que c'est Jésus-Christ Lui-même qui a ainsi voulu faire mourir Son Cœur, car Il a dit qu'Il avait le pouvoir de quitter Son âme et de la reprendre. Ô Sacré Cœur de Jésus, si Vous n’étiez point véritablement mort, on n'aurait jamais pu connaître l’excès dont Votre Amour a été capable. Apprenez-moi la pratique des saintes leçons de la mort à moi-même, que Vous nous avez enseignées.

 

Adoration

 

Je Vous adore, Sacré Cœur de Jésus, enseveli dans le cœur de la terre pour ressusciter, mais vivant toujours dans Celui de Votre sainte Mère ; accordez-moi, par Son intercession, la pureté de l’âme et du corps. Vivez dans moi afin que ce ne soit plus moi, mais que ce soit Votre Cœur qui vive en moi.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, qu'heureux est celui qui ne met son espérance et sa confiance qu'en Vous qui le rassasiez. Vous êtes la véritable lumière de notre Patrie, dont les charmes surpassent tout ce que le sens humain peut éprouver. Oh, que je Vous ai connu et aime tard, ô Beauté ancienne ! Si je vous ai aime tard, faites que je vous aime parfaitement.

 

R/. Sa demeure s'est faite dans la paix

V/. Et Son habitation est dans la Sainte Sion.

 

Oraison à la Sainte Vierge

 

Je Vous salue, Marie Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa Charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie, par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et a l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle à Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez le Cœur de Jésus-Christ enseveli, comme le modèle de l'ensevelissement que vous devez faire du vôtre afin de vivre comme étant mort aux créatures pour ne vivre qu'à Lui. Son Apôtre saint Paul nous dit, que nous devons être ensevelis par une imitation de Sa mort, pour avoir part à Sa gloire. O Sacré Cœur de Jésus, que je meure donc avec Vous, et que j'aie place en Votre sépulture. Que je vive mort avec Vous et que je ne reste plus vivant avec moi-même ; l'un m'est bien plus désirable que l'autre. Tuez-moi d'un bon coup de Votre Charité, afin que je ne vive plus qu'a Vous et par Vous, et pour Vous. Ainsi soit-il.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, mort et enseveli dans le tombeau, je Vous adore uni toujours à Votre Divinité. Vous avez toujours été le Cœur d'un Dieu, quoique Vous ayez été le cœur mort d'un homme enseveli ; faites-moi la grâce d’être du nombre de ces Bienheureux morts dont la vie est cachée en Dieu avec la Vôtre ; que mon cœur de terre et d'homme misérable, devienne tout céleste par la vertu du Vôtre.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi-soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Cœur Sacré de Jésus, si Vous reposez, si Vous dormez dans le tombeau après avoir opéré l’œuvre de notre Rédemption, de même que Dieu se reposa après avoir fait l’œuvre de la Création, Votre Divinité est toujours veillante. Que Votre Cœur Divin soit toujours l'aimant sacré de mon cœur, afin que son penchant soit toujours vers Vous et qu'il tire le mien après soi, sans que mes infidélités y apportent jamais de résistance et d'obstacle.

 

R/. Vous êtes le Dieu de mon cœur

V/. Et mon partage pour toute l’Éternité.

 

Oraison à la Sainte Vierge Mère du Cœur de Jésus

 

Je Vous salue Marie, Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous Ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et à l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur, pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle a Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

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