20 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Vendredi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez ou plutôt admirez les sentiments du Sacré Cœur de Jésus-Christ faisant sa prière dans le Jardin des Oliviers. La tristesse le saisit d'une manière si forte, qu'il en sue le Sang et déclare qu'Il souffre une tristesse mortelle ; et elle se manifeste assez par Son état d'Agonie. Ô Sacré Cœur de Jésus, quelle est la cause de Votre tristesse et de l'Agonie que Vous souffrez ? C'est Votre propre Volonté, car Vous n’êtes offert que parce que Vous l'avez bien voulu. Il y a ici un mystère caché, mais qui nous fait voir au dehors ce que Votre Amour est capable de faire et de souffrir. Vous aviez des Légions d'Anges a Votre service pour Vous délivrer des mains des Juifs, mais Vous n'avez point voulu Vous en servir. C’était la vue de l'ingratitude des pécheurs, qui devaient s'attirer la juste vengeance de Votre Père Céleste en foulant aux pieds Votre Sang répandu pour eux, c’était cela qui pressait l'Amour de Votre Sacré Cœur et qui Vous faisait souffrir une espèce de mort anticipée. Quoi ! Mon cœur, seras-tu insensible à tes péchés et à tes infidélités, en voyant le Sacré Cœur de Jésus réduit à cet état par la seule prévoyance que tu les commettrais, et que tu te mettrais toi-même en état d’être privé du bénéfice de Sa Rédemption.

 

Adoration

 

Je Vous adore, Sacré Cœur de Jésus, dans l’état douloureux où Vous Vous êtes trouvé au Jardin des Oliviers. C'est moi qui mérite toutes les peines que Vous souffrez, car j'en suis la cause ; mais Votre Amour Vous ayant fait Vous charger de toutes nos iniquités, Vous en portez la peine. Ô Sacré Cœur de Jésus, c'est par Votre tristesse que mon âme est consolée, et par Votre Agonie que ma mort est adoucie ; Votre Oraison, accompagnée de tant de douleurs, me marque que Vous avez voulu me délivrer par Votre Oraison, avant que de me racheter par Votre Passion. Donnez-moi un cœur contrit et humilié qui ait part aux douleurs et aux afflictions que le Vôtre a souffertes. Enseignez-moi à bien faire 1'Oraison de souffrance et de patience.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez voulu nous faire voir l'ardent désir que Vous avez du Salut des hommes, et la douleur que Vous causaient les péchés de ceux qui perdraient le fruit de Votre Rédemption, puisque la tristesse que Vous en eûtes Vous mit dans l'agonie et Vous fit suer le Sang, soyez loué et béni à jamais. Faites par Votre Sainte Grâce que je verse au moins des larmes de cœur, pour la part que mes péchés ont eue a l'affliction que Vous avez soufferte dans Votre Oraison du Jardin.

 

V/. Veillez et priez pour quel vous n'entriez point en tentation

R/. Car l'esprit est prompt et la chair est infirme.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présenté aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la Face couverte d'un voile, d’être dépouillé de Vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance: je vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu ou Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Amen.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez quels étaient les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus parmi la variété des souffrances, des moqueries, des opprobres que les Juifs lui ont fait souffrir pendant tout le temps de Sa Passion. Ô Sacré Cœur de Jésus, quel spectacle offriez-Vous pour lors aux yeux du monde, des Anges et des hommes par Votre humilité, par Votre douceur à l’égard même de ces cruels bourreaux, par Votre obéissance, par Votre patience représentée par l'agneau qui se tait sous la main de celui qui le tond, par Votre pauvreté, par Votre amour du mépris et des souffrances et par Votre Divine Charité. Ô mon cœur, tu serais indigne d'appartenir au Cœur de Jésus, si tu n'estimais la pratique de ces vertus comme le plus grand bien que tu puisses avoir au monde, puisque ce sont celles du Cœur de Jésus et qu'Il t'a tant recommandées.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, si Votre Père Éternel, selon le témoignage de Saint Paul, Vous a fait adorer par tous les Anges dès Votre entrée en ce monde, que n'ont-ils pas fait en Vous voyant et en Vous admirant dans l'exercice de Votre Passion ! Je Vous adore avec eux, et je Vous prie de m'accorder la grâce de Vous adorer en Esprit et en Vérité, en participant à Vos souffrances, à Vos affections et à Vos désirs.

 

Vive le Cœur de Jésus, le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

Soyez loué et béni à jamais, ô Sacré Cœur de Jésus, qui nous avez enseigné, encore plus par œuvres que par paroles, l'excellence et les effets de la Céleste Charité dont Vous avez apporté le Feu Sur la terre. Faites-le brûler dans nos cœurs, et faites-nous la grâce de Vous aimer et de nous aimer les uns les autres comme Vous nous avez aimés

 

V/. La discipline de notre paix Lui a été imposée

R/. Et nous sommes guéris par Ses meurtrissures.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présents aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets, et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la face couverte d'un voile, d’être dépouillé de vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance : je Vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu où Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Amen.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus, étendu et mourant sur la Croix, à l’égard de Son Père éternel auquel Il se plaint et abandonne Son Esprit ; à l’égard de Sa Sainte Mère qu'Il recommande à son Disciple Bien-aimé ; à l’égard de Ses bourreaux pour lesquels Il prie. Ô Sacré Cœur de Jésus, Vous avez fait de grands miracles en ressuscitant les morts, en commandant aux éléments, en chassant les démons, en guérissant les malades. Ce sont des preuves que Vous êtes le Tout-Puissant. Mais si j'osais le dire, tous ces miracles ne sont rien en comparaison de ceux que Vous avez faits sur la Croix. Quelle merveille de voir le Créateur disposer des créatures comme Il Lui plaît : mais c'est la merveille des merveilles de voir le Créateur dire, faire et souffrir ce que Vous avez dit, fait et souffert sur la Croix pour l'Amour de tous les hommes, de ceux même qui Vous crucifiaient. Ô Sacré Cœur de Jésus, ôtez-moi ce cœur de pierre que je porte, et donnez-m'en un de chair qui ressente Votre Amour et Vos souffrances comme il doit les ressentir, et qui soit désireux de voir accompli dans moi ce qui y manque de la représentation de Vos Souffrances.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore tous les Mouvements que Vous avez faits et soufferts sur la Croix, comme autant de miracles et de sacrifices que Vous avez offerts à Dieu sur l'Autel de Votre Charité. Que devenait le Cœur de Votre Sainte Mère, en voyant et en connaissant ce que le Vôtre souffrait et disait. O Cœurs de Jésus et de Marie qui connaissez et qui sentez ce que Vous souffrez l'un et l'autre, cessez, cessez de Vous porter des coups de douleurs l'un à 1'autre. Ce sont nos péchés qui sont la cause de Vos douleurs et de Vos larmes ; puisque nous reconnaissons que c'est nous qui sommes coupables de tout le mal, faites au moins que nous ressentions notre part de Vos douleurs.

 

Louange et Prière

 

Soyez loué et béni a jamais, ô Sacré Cœur de Jésus, de tout ce que Votre Charité Vous a fait souffrir pour notre Rédemption. Vos souffrances extérieures ont été grandes ; mais Vos souffrances intérieures Vous ont été encore plus sensibles. Toute l'ingratitude des hommes Vous était connue. Vous en avez porté par avance toute l'affliction et l'angoisse dans Votre Oraison du Jardin. Un de Vos Prophètes s'en est plaint par avance en Votre Nom. « J'ai cherché quelqu'un, dit-il, qui voulut s'affliger avec Moi, et il n'y en a pas eu qui voulut Me consoler, et Je ne l'ai point trouvé ». Mais rien de cela ne Vous a rebuté ni empêché de consommer l’œuvre de la Rédemption de tous les hommes par Votre mort, et par une mort sur la Croix. Oh ! Le Dieu de mon cœur, ne souffrez point que mon cœur soit de ceux qui ne veulent ni s'affliger avec Vous ni Vous consoler par le regret et la douleur de leurs propres péchés

 

V/. Nous l'avons vu sans beauté, comme un lépreux et comme un homme frappé de la main de Dieu.

R/. Il a été chargé de nos maladies et il a porté nos iniquités.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présenté aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la Face couverte d'un voile, d’être dépouillé de Vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance : je Vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu où Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Amen.

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19 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Jeudi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez. combien le Sacré Cœur de Jésus avait le désir de vous donner Son propre Corps et Sa vie, afin de nous faire vivre par Sa vie et nous nourrir de ce qui est le principe et le soutien de notre vie éternelle. Il fallait, ô Sacré Cœur de Jésus, que les Mouvements de Votre Charité fussent bien ardents, quand Vous disiez : « J'ai désiré d'un désir ardent de manger cette Pâque avec vous ». C’était Vous-même qui deviez être la Victime de cette Pâque. O mon cœur, auriez-vous le courage de refuser de faire ou de souffrir quelque chose pour le Sacré Cœur de Jésus, ou de vouloir mettre quelques réserves à Son égard, puisque vous Lui devez tout et qu'Il s'est donné tout a vous, pour vous donner et vous conserver la vie éternelle.

 

Adoration

 

J'adore les Mouvements de Votre Charité admirable, ô Sacré Cœur de Jésus, qui Vous ont porté jusqu’à des excès que Moise et Élie admiraient le jour de Votre Transfiguration. C'est ici que Vous avez voulu comme renfermer tous les miracles de Votre Puissance, aussi bien que de toute Votre Charité. C'est donc ici comme le centre ou je dois rapporter et ramener tout ce que je puis avoir d'amour et de reconnaissance. C'est ici, ô Sacré Cœur de Jésus, où Vous dites à mon cœur : « Prends-Moi, et rachète-toi. Et c'est ici, ô mon Dieu, ô Feu de Charité consumante, où je dois Vous dire : « Prenez ce cœur de chair, pour en faire une victime de Votre Charité ».

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, soyez loué béni à jamais, de ce que l'ardeur et l'industrie de Votre Charité ont inventé un moyen miraculeux de jeter dans les cœurs les Saintes Flammes de Votre Amour, et de Vous mettre Vous-même comme un sceau sur ceux de vos fidèles dans le Sacrement de Votre Charité Imprimez si bien sur le mien ce Sceau Divin, que rien n'y entre ou n'en sorte qui ne soit conforme aux sentiments de Votre Sacré Cœur

 

V/. Faites sortir Votre Pain de la terre

R/. Et que Votre Vin réjouisse le cœur de l'homme.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui avez voulu nous laisser un Mémorial de Votre Passion et un gage de Votre Amour, dans un Sacrement admirable ; accordez-nous, je Vous prie, de rendre notre vénération au Mystère de Votre Corps et de Votre Sang, de telle manière que nous ressentions toujours les effets de Votre Rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez avec quelle ardeur le Sacré Cœur de Jésus désirait mourir pour vous, « Je dois être baptisé d'un Baptême, disait-Il à ses disciples (ce baptême était celui de Son Sang) et combien suis-Je dans l'empressement du désir de le voir consommer ». O Cœur Sacré, Vous n'avez vécu que pour mourir d'Amour pour nous, après avoir amassé sur nos têtes une infinité de charbons de Charité pour nous faire ressentir Votre Amour et pour nous enflammer à Vous aimer. O mon cœur, voudra-tu donc refuser quelque chose de ton amour à Celui qui t'a aimé, comme s'Il n'avait vécu et s'Il n’était mort que pour toi.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore les Mouvements adorables qui Vous ont fait être toute Votre Vie une Victime de Charité, et qui Vous en ont fait faire la consommation par une mort toute de Charité ; faites, par Votre Sainte grâce, que mon cœur devienne une Hostie vivante qui ne désire rien plus que d’être immolée et d'immoler toutes choses à Votre plus grande Gloire.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

Sacré Cœur de Jésus, soyez loué et béni à jamais, comme étant la Source de la vie de la grâce, la nourriture de l’âme et le soutien de l'esprit. C'est de Votre Plénitude que tout se répand sur nous ; faites-moi la grâce de remplir mon cœur des mêmes sentiments que Votre Adorable Cœur a ressentis.

 

V/. Vous leur avez donne un Pain du Ciel.

R/. Qui contient en soi tout ce qui peut donner de la délectation à l’âme.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui avez voulu nous laisser un mémorial de Votre Passion, et un gage de Votre Amour, dans un Sacrement admirable ; accordez-nous, je Vous prie, de rendre notre vénération au mystère de Votre Corps et de Votre Sang, de telle manière que nous ressentions toujours les effets de Votre Rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez ce qui peut avoir porté le Sacré Cœur de Jésus à Vous livrer Son Corps dans le mystère où Sa Charité se fait admirer autant que Sa Toute-Puissance. C'est afin de vous livrer Son Cœur, et pour que le votre devienne comme le dépositaire du Sien. Après cela, mon cœur, voudriez-vous bien déshonorer le Cœur de Jésus qui est devenu vôtre et le rebuter en y recevant des affections et des désirs opposés aux siens.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore les Mouvements de Votre Charité qui Vous ont porté à vouloir remplir mon cœur par le Vôtre, mon âme par la Vôtre, mon esprit par Votre Esprit et nourrir mon corps par Votre Chair Sacrée. J'adore Votre Divinité cachée à mes yeux sous les symboles de Votre Mystère de Charité, et je Vous prie de me faire la grâce de traiter mon âme, mon esprit, mon cœur et mon corps, comme un Temple consacré à Votre honneur. O Sacré Cœur, je Vous adore comme une Victime immolée par l'empire et l’autorité de Son pur Amour.

 

Vive le Cœur de Jésus, Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus qui êtes caché sous le voile mystique de la Sainte Hostie, soyez loué et béni à jamais ; faites que je puisse louer dignement l'ardeur de Votre Charité. Et comme Vous êtes tout en toutes choses aux Saints dans le Ciel, faites que Votre Cœur Sacré me devienne toute chose, en me faisant la grâce de Vous aimer et de Vous adorer en Esprit et en Vérité.

 

V/. Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde

R/. Il les aima jusqu’à la fin.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui avez voulu nous laisser un Mémorial de Votre Passion et un gage de Votre Amour, dans un Sacrement Admirable ; accordez-nous, je Vous prie, de rendre notre vénération au Mystère de Votre Corps et de Votre Sang, de telle manière que nous ressentions toujours les effets de Votre Rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Exercice pour le Jeudi de la quatrième semaine après l'Octave de Pentecôte

Actions de grâces

 

Allez entendre la Sainte Messe. Offrez l'adorable sacrifice et la sainte Communion, dans l'intention particulière de remercier Dieu, pour toutes les grâces qu'il vous a accordées pendant le mois du Saint Sacrement. Avant ou après la Messe, lisez attentivement les réflexions qui suivent. Enfin, terminez cet exercice par la récitation du Te Deum.

« J'ai demandé au Seigneur une seule chose, et je la rechercherai uniquement, c'est d'habiter dans la Maison de mon Dieu tous les jours de ma vie afin que je contemple les délices du Seigneur ».

Elle est bien triste cette vie qu'il faut employer entièrement à combattre. Heureuse l'âme qui connaît la Maison du Seigneur, et qui trouve ses plus chères délices dans le Sanctuaire où Jésus a fixé Sa demeure. J'ai compris cette vérité, et le Divin Sauveur m'a inondé de lumières pendant ces jours précieux consacrés à honorer la Divine Eucharistie ! Maintenant qu'il me soit permis de faire monter vers le trône de Votre Miséricorde, ô Jésus, qui êtes ma Lumière, ma Force et ma Vie, les sentiments de reconnaissance dont mon âme est pénétrée à la vue de vos bienfaits. Si le Roi-Prophète s'écriait autrefois dans l'ivresse de son amour : « Que Rendrai-je au Seigneur pour tous les biens dont Il m'a comblé », quels seront les transports de mon âme, à la pensée des jours pleins de délices que j'ai passés dans la méditation du grand et ineffable Mystère de nos Autels ? J'ai trouvé cette Montagne fertile, cette Montagne de Dieu où il a plu à mon Sauveur de fixer Sa Demeure. J'emprunterai à la colombe ses ailes pour m'élever, et je trouverai le lieu de mon repos, en fuyant loin du tumulte des hommes, jusqu'à la solitude du Sanctuaire.

Telle est ma résolution inébranlable. La reconnaissance me conduira devant le Dieu du Tabernacle. Aucun jour de ma vie ne s'écoulera, sans que je visite son Temple. Ma dévotion la plus chère aura pour objet la Divine Eucharistie. Je veux ce signe, ce caractère particulier des Élus et des amis de Dieu. Mon plus beau titre sera celui de serviteur dévoué du Très-Saint-Sacrement.

Ô Marie, Vierge immaculée, présentez Vous même à Votre Divin Fils ces résolutions que sa grâce m'a inspirées, ces sentiments qu'Il a gravés Lui-même dans mon cœur ; demandez-Lui qu'Il les bénisse. Bénissez-les Vous-même, et daignez m'obtenir, par Votre protection toute-puissante, la grâce de ne jamais les oublier. Amen ! Amen ! Amen !...

 

Te Deum

 

Te Deum laudámus,

Te Dóminum confitémur.

Te ætérnum Patrem,

Omnis terra venerátur.

 

Tibi omnes ángeli,

Tibi cæli et univérsæ potestátes:

Tibi chérubim et séraphim

Incessábili voce proclámant:

 

Sanctus, Sanctus, Sanctus,

Dóminus Deus Sábaoth.

Pleni sunt cæli et terra

Maiestátis glóriæ tuæ.

 

Te gloriósus apostolórum chorus,

Te prophetárum laudábilis númerus,

Te mártyrum candidátus

Laudat exércitus.

 

Te per orbem terrárum

Sancta confitétur Ecclésia,

Patrem imménsæ maiestátis;

Venerándum tuum verum et únicum Fílium;

Sanctum quoque Paráclitum Spíritum.

 

Tu rex glóriæ, Christe.

Tu Patris sempitérnus es Fílius.

Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem,

Non horruísti Vírginis úterum.

 

Tu, devícto mortis acúleo,

Aperuísti credéntibus regna cælórum.

Tu ad déxteram Dei sedes, in glória Patris.

 

Iudex créderis esse ventúrus.

Te ergo quæ´sumus, tuis fámulis súbveni,

Quos pretióso sánguine redemísti.

Ætérna fac cum sanctis tuis in glória numerári.

 

Salvum fac pópulum tuum, Dómine,

Et bénedic hereditáti tuæ.

Et rege eos,

Et extólle illos usque in ætérnum.

 

Per síngulos dies benedícimus te;

Et laudámus nomen tuum

In sæ´culum, et in sæ´culum sæ´ culi.

 

Dignáre, Dómine,

Die isto sine peccáto nos custodíre.

Miserére nostri, Dómine,

Miserére nostri.

 

Fiat misericórdia tua,

Dómine, super nos,

Quemádmodum sperávimus in te.

In te, Dómine, sperávi:

Non confúndar in ætérnum.

 

Nous Vous louons, ô Dieu !

Nous Vous bénissons, Seigneur.

Toute la terre Vous adore,

O Père Eternel !

 

Tous les Anges,

Les Cieux et toutes les Puissances.

Les Chérubins et les Séraphins

S’écrient sans cesse devant Vous :

 

Saint, Saint, Saint est le Seigneur,

Le Dieu des armées.

Les cieux et la terre,

Sont plein de la majesté de votre gloire.

 

L’illustre chœur des Apôtres,

La vénérable multitude des Prophètes,

L’éclatante armée des Martyrs,

Célèbrent Vos louanges.

 

L’Église sainte publie Vos grandeurs,

Dans toute l’étendue de l’univers,

Ô Père dont la majesté est infinie !

Elle adore également Votre Fils unique et véritable ;

Et le Saint-Esprit consolateur.

 

Ô Christ ! Vous êtes le Roi de Gloire.

Vous êtes le Fils éternel du Père.

Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,

Vous n’avez pas dédaigné le sein d’une Vierge.

 

Vous avez brisé l’aiguillon de la mort,

vous avez ouvert aux fidèles le royaume des cieux.

Vous êtes assis à la droite de Dieu

Dans la gloire du Père.

 

Nous croyons que Vous viendrez juger le monde.

Nous Vous supplions donc de secourir vos serviteurs,

Rachetés de Votre Sang précieux.

Mettez-nous au nombre de Vos Saints,

Pour jouir avec eux de la Gloire éternelle.

 

Sauvez Votre peuple, Seigneur,

Et versez Vos bénédictions sur votre héritage.

Conduisez Vos enfants

Et élevez-les jusque dans l’éternité bienheureuse.

 

Chaque jour nous Vous bénissons ;

Nous louons Votre Nom à jamais,

Et nous le louerons dans les siècles des siècles.

 

Daignez, Seigneur, en ce jour,

Nous préserver du péché.

Ayez pitié de nous, Seigneur, 

Ayez pitié de nous.

 

Que Votre Miséricorde, Seigneur, se répande sur nous,

Selon l’espérance que nous avons mise en Vous.

C’est en Vous, Seigneur, que j’ai espéré,

Je ne serai pas confondu à jamais.

 

Fin du Mois du Saint Sacrement

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Téléchargez l'intégralité des Méditations du Mois du Saint Sacrement (pdf) en cliquant ici

 

Prochain Mois de dévotion, le Mois de Marie Enfant, rendez-vous le 31 juillet

 

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18 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Mercredi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez quels étaient les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus sur vous, dans Sa retraite au désert ou Il formait le modèle de la vôtre ; Ses affections de Charité lorsqu'Il reçut le baptême de la Pénitence des mains de Saint Jean-Baptiste, pour accomplir toute justice c'est-a-dire, satisfaire pleinement a la Justice de Dieu en se mettant au rang des pécheurs, afin de satisfaire pour les pécheurs et leur donner l'exemple de la pénitence d'un cœur contrit et humilié. Voyez de quelle ardeur de Charité brûlait ce Cœur Sacré lorsqu'Il allait chercher les brebis perdues, en prêchant, en se fatiguant, en ne s’épargnant point, en souffrant et en travaillant de toutes les manières, pour se donner le plaisir de retirer ses brebis de leur perte et de les rapporter sur ses épaules à la bergerie, a l'exemple du Bon Pasteur. Quoi, mon cœur, n'auriez-vous point de honte d’être si lâche que de vouloir vous reposer et ne vous faire aucune violence pour votre propre Salut, pendant que le Sacré Cœur de Jésus a tant travaillé et veille sans cesse pour vous animer à faire votre Salut, et à ne point perdre ce qu'Il vous a acquis par Son propre travail. C'est Lui qui vous a rapporte à sa Bergerie, voudriez-vous bien encore vous égarer ?

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore tous les Mouvements qui Vous ont faire pourvoir à tous mes besoins spirituels par des exemples qui me montrent que, si Vous étiez puissant en paroles, Vous ne l’étiez pas moins en œuvres. Elles montrent que Vous êtes autant l'Ami des cœurs que Vous êtes leur Dieu et leur Maître. Mon cœur est au Vôtre, ô Dieu de mon cœur, faites-moi ressentir un effet de Votre Toute-puissance aussi bien que de Votre Charité, en me donnant un nouveau cœur, un cœur pur, et un esprit droit. Je Vous adore, ô Sacré Cœur. de Jésus, réduit, par Votre Amour, a faire les actes d'un pénitent public pour nos crimes et pour nos péchés.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Cœur Sacré de Jésus, Vous êtes la Lumière Céleste qui chassez les ténèbres de l’âme et qui la remplissez de douceur ; Vous êtes le Cœur des cœurs, digne d'un amour extrême. C'est Vous qui êtes la Source de ce Céleste Feu qui éclaire et qui brille ; enflammez mon cœur de Votre Ardeur Divine, afin qu'il brûle d'amour pour Vous pendant toute l’éternité.

 

V/. Sacré Cœur de Jésus, envoyez-nous Votre Esprit pour nous créer.

R/. Et Vous renouvellerez la face de la terre.

 

Oraison

 

Seigneur Jésus, Source vive et vivifiante de la Vie éternelle, Trésors infini de la Divinité, Fleur immortelle de l’Humanité, Vous êtes mon Souverain et unique Salut. Je prie Votre très-aimable Cœur de verser et conserver dans le centre de mon âme, Votre Divine Charité qui a si ardemment régné dans Votre Poitrine sacrée ; qu'elle pénètre toute ma substance et se répande dans tous mes mouvements, forces et sentiments de corps et d'esprit, pour Votre honneur et Gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec Votre Père en l’unité du Saint Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit il.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez quels étaient les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus en faisant du bien à des gens qui ne le payaient que d'ingratitude ; en guérissant les malades, en délivrant ceux que les démons possédaient. Ô Sacré Cœur, l'ingratitude, la dureté de ces hommes Vous causait des mouvements de douleur et de tristesse, mais elle nous fournissait les moyens de connaître, par Vos œuvres, que la bonté et la Charité de Votre Cœur n'ont put être retenues, ni par l'ingratitude, ni par la dureté des hommes. Ô mon Cœur, voudrais-tu être coupable de dureté, de rebellions ou d'ingratitude envers le Sacré cœur de Jésus qui a fait sur toi tant de miracles de grâce.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore tous les Mouvements de Votre Charité affligée, patiente, compatissante, supportante, condescendante, invitante et désirante d'un ardeur inconcevable la conversion des pécheurs, pour lesquels Vous Vous êtes mis Vous-même dans un exil d'Amour et dans un esclavage de Charité. Ô Cœur incomparablement débonnaire, rendez le mien flexible à tous les mouvements du Vôtre.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, qui de tout temps avez été enflammé d'Amour pour la Gloire de Votre Père céleste et pour notre Salut, soyez loué et béni à jamais. Allumez dans nos cœurs ce Feu Divin que Vous avez apporté sur la terre, et faites que par Votre Sainte grâce, il y brûle toujours, sans que nous y mettions obstacle de notre part.

 

R/. O vous tous qui avez soif, venez a Moi

V/. Et Je vous donnerai la véritable Eau Vive qui vous rassasiera.

 

Oraison

 

Seigneur Jésus, Source vive et vivifiante de la Vie éternelle, Trésor infini de la Divinité, Fleur immortelle de l’Humanité, Vous êtes mon Souverain et unique Salut. Je prie Votre très aimable Cœur de verser et conserver dans le centre de mon âme votre Divine Charité qui a si ardemment régné dans Votre Poitrine sacrée ; qu'elle pénètre toute ma substance et se répande dans tous mes mouvements, forces et sentiments, de corps et d'esprit, pour Votre honneur et gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez les Mouvements du Cœur de Jésus envers les âmes converties et pénitentes qui venaient a Lui. De quelle manière Il a reçu sainte Madeleine, Zachée, saint Matthieu, et généralement tous ceux qui avaient recours a Lui. Quel amour, quel respect, quelle confiance ne mérite pas ce Sacré Cœur qui pleure, qui gémit sur les misères des pécheurs, qui les embrasse, qui oublie toutes les injures commises contre Lui, et qui se fait une fête d'avoir ramené à Dieu une âme pécheresse. Après cela, mon cœur, oserais-tu paraître devant le Cœur Sacré de Jésus, si tu gardais des ressentiments ou des aversions volontaires contre ton prochain ? Le Cœur de Jésus ne mérite-t-il point que tu pardonnes tout au prochain, pour l'amour de Lui.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore de tout mon cœur Vos Mouvements de Bonté et de Miséricorde envers les pécheurs, car j'en ai éprouvé les effets d'une manière bien singulière. Votre Bonté est si désireuse de la Miséricorde, qu'elle menace de ne point faire Miséricorde a celui qui ne la fera point. Hé ! Quelle miséricorde puis-je exercer envers mon prochain, qui puisse approcher de celles que j'aie reçues, et que je reçois tous les jours de Vous. Ô Cœur de Jésus, source vive de Miséricorde, enseignez-moi à reconnaître dignement et à imiter Votre Miséricorde.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, soyez loué et béni à jamais, et permettez-moi de Vous offrir, comme je le fais, à Votre Père éternel comme l'unique supplément de toutes nos impuissances.

 

V/. Venez a moi vous tous qui travaillez et qui êtes charges

R/. Et je vous soulagerai.

 

Oraison

 

Seigneur Jésus, Source vive et vivifiante de la Vie éternelle, Trésor infini de la Divinité, Fleur immortelle de l’Humanité, Vous êtes mon Souverain et unique Salut. Je prie Votre très aimable Cœur de verser et conserver dans le centre de mon âme, votre Divine Charité qui a si ardemment régné dans Votre Poitrine sacrée ; qu'elle pénètre toute ma substance et se répande dans tous mes mouvements, forces et sentiments de corps et d'esprit, pour Votre honneur et Gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec votre Père en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Vingt-quatrième jour

Le Mercredi de la quatrième semaine après l'Octave de Pentecôte

 

Venez Esprit Saint,

O Lumière Bienheureuse,

Venez remplir jusqu'à l'intime

le cœur de tous Vos fidèles.

Je Vous salue Marie...

 

Nous lisons dans l'Ecriture Sainte ces paroles consolantes : « La Bénédiction de Dieu est comme un fleuve qui se déborde ». Il y a peu d'expressions qui soient plus souvent employées dans les Livres Saints que celles de Bénédiction, Bénir, Béni. Et dans l'Eglise rien aussi de plus usité que l'action de bénir. Voyez les Sacrements, que de bénédictions les accompagnent ! A la Messe, la bénédiction par le Signe de la Croix est répétée continuellement. L'Eglise bénit toutes choses. Enfin les fidèles sont bénis avec la Sainte Eucharistie. N'est-il pas très raisonnable de chercher la signification de ces mots : « Bénir, bénédiction ? » Il y a deux manières d'employer cette expression. Tantôt c'est l'homme qui bénit Dieu, tantôt Dieu qui bénit l'homme. Dans le premier sens dont nous n'avons pas à nous occuper ici, ce mot signifie que la créature loue Dieu, le remercie, et désire sa gloire, c'est-à-dire, que cette gloire soit connue et se propage dans le monde entier. Mais si c'est Dieu qui bénit l'homme, que faut-il entendre par les expressions déjà citées ? Ouvrons les livres saints ; l'Esprit de Dieu sera notre guide.

Dieu est arrivé au cinquième jour de la création et Il n'a encore rien béni de tout ce qu'Il a fait. Ce jour là, le cinquième, Il fait des êtres vivants, les animaux, Il les bénit. Le lendemain, le sixième jour, Il fait l'homme à son image et à sa ressemblance. Or, l'Ecriture dit : Il fit l'homme et la femme, et Il les bénit ». Voilà une première remarque bien importante et qui jette un grand jour sur cette question : Que fait Dieu quand Il bénit ? Or, si Dieu parle en bénissant, et surtout la première fois qu'il bénit, il est évident, qu'il doit dire ce que c'est que bénir. Eh bien! Dieu parle réellement. Voici les paroles de l'historien sacré : « Il les bénit et Il dit : « Croissez et multipliez-vous ». Donc, pour Dieu, bénir c'est donner un principe d'accroissement et de multiplication. La bénédiction est donc la communication de la vertu de fécondité. Quand Noé sort de l'arche, après le déluge, Dieu le bénit avec toute sa famille, et Il leur dit : « Croissez et Multipliez-vous ». C'est surtout dans l'histoire d'Abraham que nous découvrons toute la pensée de Dieu quand Il bénit. Si nous cherchons l'effet, le fruit de cette bénédiction que Dieu donne si souvent au Saint Patriarche, nous les trouverons dans cette magnifique promesse : « J'augmenterai et Je multiplierais ta race comme les étoiles du Ciel et comme le sable qui est sur le rivage de la mer ». La bénédiction d'Isaac, de Jacob, de Joseph, de tous les Patriarches, renferme toujours une promesse d'accroissement. Quand le Seigneur, après avoir mis à l'épreuve la fidélité de Job, voulut le récompenser, Il Le BéNit, et aussitôt ses enfants et ses troupeaux se multiplièrent.

Si de l'Ancien Testament nous passons au Nouveau, il nous sera facile de prouver que ces mots « Bénir, Bénédiction », quand c'est Dieu qui bénit Sa créature, ont toujours le même sens. Avant de le prouver, faisons une remarque. Dans l'ancien Testament, la terre était la figure du Ciel, les biens temporels la figure des biens spirituels. La bénédiction de Dieu promettait l'abondance des moissons, la multiplication des troupeaux. Depuis Jésus-Christ, il s'agit d'accroissement, de multiplication dans un ordre bien plus élevé, l'ordre surnaturel, les biens de la grâce, les richesses de l'âme. Voilà pourquoi Saint Paul ne parle pas comme Abraham, Isaac, Jacob, Moïse ; mais il dit la réalité dont les Saints Patriarches exprimaient la figure. Écoutons le grand Apôtre : « Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a comblés en Jésus-Christ de toutes sortes de bénédictions spirituelles pour le Ciel ».

Nous concluons de ces paroles de Saint Paul, que la Bénédiction, sous la Loi nouvelle, produit les mêmes effets que dans l'ancien Testament, mais dans un ordre de choses bien supérieur. Sainte Elisabeth dit à Marie : « Vous êtes bénie parmi toutes les femmes ». Cette bénédiction, tout le monde la comprend. C'est un accroissement, une abondance, une multiplication que l'Ange Gabriel avait déjà annoncée ; car après avoir dit : « Vous êtes bénie parmi toutes les femmes », il ajoute : « Vous avez trouvé grâce devant Dieu. Vous concevrez dans Votre Sein, et Vous enfanterez un Fils, a qui Vous donnerez le Nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé le Fils du Très-haut. Le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David son Père : Il Régnera éternellement sur la Maison de Jacob, et Son Règne n'aura pas point de fin ».

Voilà donc ce fils d'Abraham, le vrai Isaac par qui tous les peuples de la terre seront comblés de bénédictions. Il vient avec la bénédiction de Dieu Son Père ; quel Royaume ! Quel empire va devenir le sien !... Si Jésus-Christ multiplie les pains dans le désert, c'est en les bénissant. Au moment d'instituer la Divine Eucharistie, Il bénit le pain, et Saint Marc nous dit que ce fut en le bénissant qu'Il le distribua à Ses Disciples, et qu'Il prononça ces sublimes paroles : « Ceci est Mon Corps ». Avant de monter au Ciel, Jésus-Christ bénit solennellement ses Apôtres et tous ses Disciples. Nous connaissons les suites et les conséquences de cette bénédiction. Elle signifiait : « Croissez et multipliez-vous ». On sait aujourd'hui si le genre humain l'a reçue.

 

Premier point

Nous devons estimer la Bénédiction du Saint Sacrement

 

Il est certain que si nous avions vu Jésus-Christ de nos yeux, si nous l'avions entendu de nos oreilles et touché de nos mains, comme s'exprime le Disciple bien-aimé, nous aurions regardé comme un grand honneur de pouvoir nous prosterner aux pieds de cet Homme-Dieu, pour Lui demander Sa bénédiction. Tous les jours, nous demandons aux Prêtres et aux Religieux, mais surtout aux Évêques de nous bénir. Nous regardons comme un grand bonheur de voir le Souverain Pontife, et d'être béni par le vicaire de Jésus-Christ. Mais les Prêtres, les Évêques, le Pape lui-même, que font-ils lorsqu'ils nous bénissent ? Ils agissent comme ministres de Jésus-Christ, ils demandent à Dieu de nous bénir Lui-même. Voilà pourquoi ces formules consacrées par la Liturgie : « Que le Dieu Tout-puissant, le Père, le Fils et le Saint Esprit, vous Bénisse », ou bien : « Que la Bénédiction du Dieu Tout-puissant, le Père, le Fils et le Saint Esprit descende sur vous ». C'est un vœu formé en notre faveur, c'est une prière qui monte au Ciel et qui attire toujours sur nous quelque grâce spéciale.

Mais la Bénédiction du Très Saint Sacrement est quelque chose de bien plus grand et que nous devons estimer davantage. Ici c'est Jésus-Christ Lui-même qui nous bénit. C'est la raison pour laquelle le prêtre, suivant les prescriptions de l'Eglise, ne doit prononcer aucune parole, lorsqu'il bénit les fidèles avec le Corps de Jésus-Christ. Après le Saint sacrifice de la Messe et la Communion, peut-on concevoir quelque chose de plus grand, une cérémonie plus auguste, que la Bénédiction du Saint Sacrement ? Quand le prophète Isaïe a vu de loin une Bénédiction au milieu de la terre, ne pourrions-nous pas dire qu'il a annoncé ce grand acte par lequel le Sauveur, dans le monde entier, bénit tous ses enfants ? Quand le grand Prêtre Melchisedech, offrant le pain et le vin, bénit le Saint Patriarche Abraham, ne Figurait-il pas le Sauveur caché sous les espèces Eucharistiques, et bénissant les fidèles qui sont les vrais enfants d'Abraham ?

Mais n'allons pas chercher des figures. Ces enfants que le Sauveur caressait en les bénissant; ces malades qu'Il bénissait, en imposant Ses mains divines sur leur tête accablée de douleur; ces saintes femmes qui tombèrent à ses pieds après la Résurrection, et voulurent être bénies ; les Apôtres et tous les Disciples, sur lesquels il éleva ses mains pour les bénir, avant de quitter la terre, ont-ils été plus honorés que nous ? Et si nous le voulons, les faveurs qui leur furent accordées, ne les recevrons-nous pas nous-mêmes ? Ah ! Si la grâce est comme un Paradis de délices dans les bénédictions. Si saint Paul nous annonce une moisson abondante dans les bénédictions. S'il est écrit que le juste sera plein des bénédictions du Seigneur, qui pourra dire ce qui est donné à l'âme fidèle quand elle est bénie par la Sainte Eucharistie ? Comment concevoir l'effet de cette parole du Sauveur quand il nous bénit : « Croissez, c'est Moi qui le veux, croissez en mérites, en vertus, en richesses spirituelles. Montez, élevez-vous, vers les collines éternelles ; multipliez vos fruits, que votre moisson soit abondante ; c'est Moi qui vous le dis, en vous bénissant. Cet accroissement, cette multiplication de tous les biens, c'est Ma bénédiction qui les donne !...

O Ciel ! je n'ai jamais bien pensé à ce trésor inépuisable de grâces et de sainteté, la Bénédiction du Très Saint Sacrement ! Désormais je l'estimerai davantage, et ma conduite prouvera que je regarde comme un très grand honneur de recevoir souvent cette bénédiction.

 

Deuxième point

Nous devons désirer la Bénédiction du Saint Sacrement

 

Plus un bien est grand, plus il est estimable, plus aussi on doit le désirer. Ce désir se manifeste par les moyens que l'on emploie et les efforts que l'on fait pour arriver à une pleine possession. Un Chrétien qui estime et qui regarde comme un grand bonheur la Bénédiction du Saint Sacrement, ne néglige rien pour la recevoir souvent. Il saisit, avec un saint empressement, toutes les occasions qui se présentent d'être béni par Jésus-Christ. L'Eglise qui connaît notre profonde misère a voulu multiplier en notre faveur les Bénédictions du Saint Sacrement. Elle nous invite à ne pas négliger ce moyen de sanctification et de Salut. Elle veut que nous soyons bénis souvent par Jésus-Christ ; et comme le Divin Sauveur a laissé à son Épouse la libre disposition de Son Corps et de Son Sang, dans le Sacrement de l'Eucharistie ; cette mère tendre et toujours riche en amour à l'égard de ses enfants, les appelle fréquemment au pied des Saints Autels, pour prier son Céleste Époux de les bénir. Tantôt c'est un office solennel qui se termine par la Bénédiction du Très Saint Sacrement ; tantôt cette Bénédiction nous est donnée en récompense de notre zèle et de notre empressement à accompagner le Saint Viatique; d'autres fois ce sont des faveurs encore plus signalées. Il nous est permis d'élever des autels sur les places publiques, dans nos rues et contre les murs de notre propre maison ; Jésus-Christ vient, Il se repose un instant sur ces autels si bien nommés, « les reposoirs », et de là le Divin Maître bénit tout un peuple, Il bénit notre famille, nos enfants !.... O amour de Jésus !...

Mais tous les hommes correspondent-ils à cet amour ! Oh ! non. On en voit un grand nombre qui sont appelés et qui ne viennent pas. L'Eglise les invite et ils refusent de se rendre aux pieds de l'adorable Sauveur. Malheureux ! il est écrit : « Il n'a pas voulu la bénédiction, elle s'éloignera de lui ». La Bénédiction de Jésus aurait ouvert le sein de la Divine Miséricorde : elle a été refusée, la Miséricorde s'éloigne. Pour moi, Seigneur Jésus, il n'en sera plus ainsi. Partout où je serai appelé pour être béni par vous, on me verra accourir avec un saint empressement. Mille fois plus heureux de recevoir, ne fût-ce que sur votre passage, la Bénédiction que Vous donnez à Vos enfants, mille fois plus heureux que si le monde ouvrait devant moi ses trésors. Bénissez-moi, Divin Sauveur, afin que j'éprouve ce que dit le Prophète : « Vous l'avez prévenu de la douceur de Vos bénédictions ». Je prends en particulier la résolution de ne jamais passer devant une Eglise sans y entrer pour Vous demander de me bénir ; et quand je quitterai le Lieu Saint, ce sera encore après Vous avoir prié de me donner Votre bénédiction, que je recevrai en esprit, et avec un vif sentiment de reconnaissance. Seigneur, je ne Vous quitte point sans que Vous m'ayez béni !

 

Troisième point

Dispositions pour recevoir la Bénédiction du Saint Sacrement

 

Qui dira les sentiments de Foi, de dévotion, de confiance et d'amour dont l'âme de Marie était pénétrée lorsqu'elle demandait à son Divin Fils de la bénir, et que Jésus plein de Tendresse pour Sa Sainte Mère, plaçait ses mains divines sur le front de cette Auguste Vierge !... Qui dira le respect profond et tous les sentiments de piété tendre, affectueuse dont furent inondés les cœurs des pasteurs de Bethléem, des mages venus de l'Orient, lorsque prosternés devant le berceau de l'Enfant-Dieu, Marie plaça les mains de Jésus sur leur front ? Je sais que l'Évangile ne raconte pas ces choses, mais est-ce une illusion de ma piété de me les représenter ! Pourquoi donc recourir à des suppositions ? Madeleine est venue chez le Pharisien, où Jésus se trouvait ; elle est tombée aux pieds du Sauveur ; Jésus l'a bénie par ces paroles : « Vos Péchés vous sont remis, votre Foi vous a sauvée ; allez en paix ». Or, pénétrons, si la chose est possible, dans l'âme sublime de Madeleine, et imaginons la joie, la reconnaissance, la dévotion de cette illustre pénitente, demandant à l'Homme-Dieu de la bénir !...

Le juste et le pécheur doivent être avides des Bénédictions de Jésus-Christ ; l'un et l'autre doivent y apporter des dispositions relatives à l'état de leur âme. Il me semble voir Jacob béni par Isaac et recevant la promesse de tous les biens que le Seigneur avait montrés de loin à Abraham. Esaü apprend cette préférence donnée à son frère. Quel désespoir ! Quelle désolation ! Mais Isaac est toujours son père; il tombe à ses pieds : « Mon Père, n'avez-vous pas réservé pour moi une bénédiction ? » et son Père le bénit. Le pécheur viendra comme Esaü, il dira à Jésus-Christ : « Seigneur, toutes Vos grâces sont-elles pour les justes ? Je m'étais éloigné de Vous, c'est vrai, mais n'avez-Vous pas réservé pour moi une bénédiction ? » Le Cœur de Jésus sera touché, et le pécheur sera béni, et il entendra dans le fond de son âme, cette parole délicieuse : « Va, Mon fils, et ne pèche plus ». Le juste vient avec une Foi vive, il se prosterne, il demande au Sauveur d'étendre Sa main, et de le toucher, et Jésus lui répond : « Mon fils, sois béni !... »

O Jésus, je préparerai mon âme, j'irai à Vous avec une vraie dévotion ; Vous me bénirez. Vous direz sur moi : « Que la rosée du Ciel inonde ton âme ; que le froment préparé pour Mes élus, que le vin délicieux dont j'enivre les vierges, Mes épouses chéries, te soient donnés avec abondance ». Et votre bénédiction deviendra la source de toutes les grâces qui devront me conduire au Salut. Amen.

 

Lauda, Sion, Salvatorem,

Lauda ducem et pastorem,

In hymnis et canticis,

 

Loue, Sion, ton Sauveur,

Loue ton chef et ton Pasteur,

Par des hymnes et des cantiques.

 

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17 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Mardi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez que l'Amour du Sacré Coeur de Jésus, l'ayant porté jusqu’à l’anéantissement de Lui-même en prenant la forme d'un serviteur, Il en a exercé pratiquement les fonctions ; voyez de quelle manière, au sortir de sa tendre enfance, il a travaillé avec Saint Joseph ; considérez quels pouvaient être les mouvements de Son Adorable Cœur, en imitant le premier homme condamné a manger son pain à la sueur de son front. Pourquoi fait-Il cela ? C'est pour l'amour de vous. Ô cœur humain insensible, que ne dois-tu pas faire pour le Sacré Cœur de Jésus, puisqu'Il s'est mis dans les travaux dès Sa jeunesse pour l'amour de toi ! Veux-tu vivre dans l’oisiveté pendant que le Dieu de ton cœur, le Cœur de ton cœur, travaille ainsi sous tes yeux ?

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore tous les sacrifices d’anéantissement et les miracles d'amour que Vous avez fait paraître aux yeux des Anges, en servant ceux qui n’étaient au monde que pour Vous servir. Vous êtes le Maître de tout, et Vous avez voulu servir les autres. Comment donc moi qui ne suis rien, oserai-je vouloir être servi et honoré ? Je Vous adore, Sacré Cœur de Jésus, comme le Souverain Maître de toutes choses, et comme la Source de la vie éternelle où se puise la vie de la Grâce et de l'Amour. Et de là, admirez encore plus ses anéantissements.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

II n'y a de Salut pour nous que par le Nom du Sacré Cœur de Jésus, qui contient tous les trésors de la Sagesse et de la Science de Dieu. Ô Sacré Cœur, dont tous les mouvements ont été une suite continuelle de désirs, d'affections et de zèle pour la Gloire de Dieu et le Salut des âmes, enseignez-moi à m’anéantir selon Votre désir et selon Vos exemples. Apprenez-moi à devenir doux et humble de cœur.

 

V/. Venez à Moi, ô vous tous qui travaillez et êtes chargés

R/. Et Je vous soulagerai.

 

Oraison

 

Dieu Éternel et tout-puissant, regardez le Cœur de Votre Fils bien-aimé, et les louanges et les satisfactions qu'Il Vous rend au nom des pauvres pécheurs ; faites-leur Miséricorde, puisqu'ils Vous la demandent, au Nom de ce même Jésus-Christ Votre Fils qui vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez quels étaient les Mouvement du Cœur Aimable de Jésus-Christ Christ en obéissant à Sa Sainte Mère et à Saint Joseph dans tous les exercices de la famille ; voyez de quelle manière Il prévenait l'un et l'autre, et leur faisait de douces violences, pour faire ce qui se rencontrait de plus bas et de plus abject. Ô Cœurs de Marie et de Joseph, que deveniez-vous en voyant ce spectacle devant vos yeux. Quoi donc, mon cœur, oserez-vous bien après cela montrer votre orgueil en refusant ce qui peut vous rendre imitateur du Coeur de Jésus dans l'humiliation et dans l'abjection qu'il a embrassées et pratiquées avec tant d'amour ?

 

Adoration

 

J'adore tous Vos Mouvements, ô Cœur Sacré de Jésus, dans l’obéissance que Vous avez rendue, non-seulement à Votre Sainte Mère et à Saint Joseph, mais aussi aux Princes, aux Rois de la terre et même a Vos plus cruels ennemis. ô Sacré Cœur de Jésus obéissant jusqu’à la mort, sera-t-il dit que mon cœur sera rebelle au Vôtre, et refusera d’obéir a Vos Saintes Volontés, à Vos attraits, à Vos touches intérieures. Arrachez-moi plutôt ce cœur que de souffrir qu'il ne Vous soit point soumis. Quoi donc, mon cœur, ne serez-vous donc point soumis aux mouvements du Sacré Cœur de Jésus-Christ ? Ô Cœur de Jésus, la douceur et la consolation des cœurs, je Vous adore comme la lumière du monde, le Maître et le Docteur de la vérité.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Cœur Sacré de Jésus, Victime d'amour, Autel sacré où la consommation de tous les Sacrifices s'est accomplie, Vous êtes la gloire de la Sainte Trinité. Vous êtes la joie des Anges et de tous les Bienheureux et l’espérance infaillible des hommes. soyez l'unique Maître des désirs et des affections de mon cœur.

 

V/. Cœur de Jésus qui m'aimez avec tant de tendresse, faites-moi vous aimer ardemment en ce monde

R/. Afin que je puisse vous aimer éternellement dans le Ciel.

 

Oraison

 

Dieu Éternel et tout-puissant, regardez le Cœur de Votre Fils bien-aimé, et les louanges et les satisfactions qu'Il Vous rend au nom des pauvres pécheurs ; faites-leur Miséricorde, puisqu'ils Vous la demandent, au Nom de ce même Jésus-Christ Votre Fils qui vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez quels étaient les Mouvements du Sacré Cœur de l'Enfant Jésus, quand Il résolu de quitter Sa Sainte Mère pour rester au Temple. Je vois un combat dans Vous, ô Sacré Cœur, digne des yeux d'un Dieu et de l'admiration de toute la Cour Céleste. L'Amour et l'affliction de Votre Sainte Mère Vous touchaient fortement et Vous attendrissaient bien, mais le zèle de la Gloire de Votre Père Céleste l'emporta, et Vous fit faire un Sacrifice de Votre Tendresse. Ô mon cœur, que pouvez-vous quitter pour Dieu qui soit comparable à ce que le Cœur de Jésus quitta pour lors ; mais, ô Sacré Cœur de Jésus, après avoir quitté pour Vous, par l'attrait de Votre Sainte Grâce, ce qui pouvait plutôt me rendre captif que de me donner la liberté, serai-je assez malheureux de Vous dérober ce que je Vous ai donné et qui Vous appartient 0 tant de titres.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore les mouvements qui Vous ont fait renoncer à ce que vous aimiez le plus tendrement sur la terre, puisque Vous aviez été formé de Son Sang Virginal. Tout mon renoncement ne peut être qu'un rien en comparaison du Vôtre. Fortifiez mon pauvre cœur, éclairez-le, retenez-le, afin qu'il n'aime plus la vanité et qu'il ne cherche plus le mensonge ; faites-moi préférer Dieu aux créatures, et le Tout au rien. Je Vous adore comme le Trésor inépuisable de tous les biens, ouvert à tous Vos amis.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs et qu'Il règne éternellement sut tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Cœur formé par le Saint-Esprit dans les chastes entrailles de Marie, Vous participez à la Gloire du Père Éternel et Vous êtes le Temple sacré du Saint-Esprit, puisque la plénitude de la Divinité habite en Vous corporellement, ainsi que parle saint Paul. Ô Cœur Sacré, Maître et Souverain de tous les cœurs, soyez le Cœur de mon cœur, comme Vous êtes l’âme de mon âme, et l'Esprit de mon esprit.

 

V/. Cœur de Jésus qui brûlez d'amour pour moi

R/. Faites que mon cœur brûle aussi d'amour pour vous.

 

Oraison

 

Dieu Éternel et tout-puissant, regardez le Cœur de Votre Fils bien-aimé, et les louanges et les satisfactions qu'il Vous rend au nom des pauvres pécheurs ; faites-leur Miséricorde, puisqu'ils Vous la demandent, au Nom de ce même Jésus-Christ Votre Fils qui vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit il.

 

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Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Vingt-troisième jour

Le Mardi de la quatrième semaine après l'Octave de Pentecôte

 

Venez Esprit Saint,

Repoussez bien loin l'ennemi

Et donnez-nous vite la paix :

Qu'ainsi, sous Votre conduite,

Nous évitions tout mal.

Je Vous salue Marie.

 

Nous lisons au chapitre 7 de la 13e session du saint Concile de Trente : « Pour ce qui est de porter la Sainte Eucharistie aux malades, outre que c'est parfaitement conforme à la raison et à l'équité, on le trouve prescrit par plusieurs Conciles, et observé très anciennement dans l'Église Catholique. C'est pourquoi le Saint Concile a ordonne qu'il faut absolument retenir cette coutume si salutaire et si nécessaire. Si quelqu'un dit qu'il n'est pas permis de conserver la Sainte Eucharistie dans un lieu sacré, ou qu'il n'est pas permis de la porter avec honneur aux malades ; qu'il soit anathème ». La Divine Eucharistie portée aux malades qui sont en danger de mort prend le nom de Saint Viatique. Voilà pourquoi le prêtre qui donne la communion au malade prononce ces paroles : « Recevez le Viatique du Corps et du Sang de notre Seigneur Jésus-Christ ». Or, le mot « Viatique » signifie provision pour le voyage. Celui qui part et qui a l'intention de marcher longtemps serait regardé comme un insensé, s'il oubliait de faire des provisions pour son voyage. Un navire qui va traverser l'Océan ne quitte jamais le port sans être pourvu abondamment de tout ce qui est nécessaire pour la nourriture de l'équipage et des passagers. Un homme qui se propose de monter sur le sommet d'une haute montagne qui paraît presque inaccessible, s'il a tant soit peu de prévoyance, ne manque pas de prendre avec lui du pain et du vin pour soutenir ses forces. S'il agissait différemment, il s'exposerait à périr de lassitude et de faiblesse.

Nous avons tous un grand voyage à faire, c'est celui du temps à l'éternité. Tant que nous sommes dans notre corps, dit Saint Paul, nous voyageons loin de Dieu. Mais le moment arrive, l'heure va sonner, où cette âme doit briser les liens qui la retenaient captive ici-bas; il faut gravir la montagne, traverser un fleuve aux eaux écumantes et rapides, il faut s'élancer dans les profondeurs de l'éternité, paraître au pied du tribunal redoutable, devant la majesté de celui qui jugera avec équité les vivants et les morts. Certes, si jamais le courage et la force furent nécessaires, c'est bien dans ce moment suprême ! Le Prophète Elie après avoir marché pendant toute la journée, s'arrêta accablé de lassitude sous un térébinthe. Il demanda à Dieu de le faire mourir, tant il était triste, tant la vie lui paraissait amère ! Tout-à-coup il s'endormit. Pendant son sommeil, un Ange le loucha et lui dit : « Levez-vous, et mangez, car il a vous reste un grand chemin à faire ». Elie s'étant levé, vit auprès de lui un pain cuit sous la cendre et un vase d'eau; il mangea et but, et fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits, jusqu'au pied d'Horeb, la montagne de Dieu. L'âme chrétienne serait tentée de s'abandonner au découragement, lorsqu'elle considère la grandeur et la majesté infinie de celui qui va la juger. Le Démon redouble en ce moment ses efforts pour la perdre. La nature est faible, le danger est grand. Tout à coup, le Sauveur sort de Son Tabernacle ; il vient visiter Lui-même son enfant, il lui apporte avec Son Corps et Son Sang, le pain qui fortifie et qui devient son Viatique pour le dernier des combats, pour le voyage de la terre au Ciel. Gage de la bienheureuse immortalité, la Sainte Eucharistie donnée au chrétien mourant, est comme le sceau divin imprimé sur son front, le signe des Élus ; c'est l'armure la plus puissante contre les derniers traits de l'ennemi. Oh ! Qui dira la générosité de Jésus-Christ ? Qui dira le bonheur d'une âme qui reçoit avec foi et amour le Saint Viatique ?

 

Premier point

L'Amour de Jésus-Christ se donnant en Viatique

 

Quand le Disciple bien-aimé a écrit cette grande parole : « Il les aima jusqu'à la fin », ne dirait-on pas qu'il désignait ce grand acte d'amour par lequel Jésus-Christ consomme toute choses en faveur de ses amis, en venant à eux pour être lui-même leur Viatique, dans ce douloureux passage du temps à l'éternité ? Il savait, cet adorable Maître, toutes les angoisses de l'agonie, toutes les amertumes de la mort, toutes les horreurs du tombeau. Notre cœur lui était connu. Comment alors eût-il pu l'abandonner à sa faiblesse dans ce moment solennel de la mort? Non, il nous aimait trop pour cela.

Vous êtes malade, privé de la consolation d'aller avec vos frères, vous asseoir à la table sainte, attendez et ne craignez rien ; voici l'Époux, allez au devant de Lui par vos soupirs, et attirez-le chez vous par la vivacité de votre amour. Il vient. Pour vous procurer les consolations dont votre âme sera inondée, il s'expose à des outrages, à des mépris Sans nombre. Il sera insulté dans les rues qu'il lui faudra parcourir pour arriver chez vous. N'importe, il a dit à ses ministres : « Notre ami est malade, allons, nous, pour le visiter ». Encore si le Sauveur n'allait que chez ses fidèles amis ! Mais voici le sublime de l'amour. Cet impie, ce blasphémateur, cette femme scandaleuse, se trouvent au lit de la mort. La grâce a remué fortement une conscience chargée de crimes. Le prêtre a prié, il a consulté Dieu. « Oui, J'irai, dit Jésus-Christ, et Je guérirai cette âme. Déjà Ma grâce est descendue sur elle avec l'absolution. Il faut nourrir, fortifier ce pauvre cœur. O pécheur ! Tu mangeras la chair du Fils de l'Homme, tu boiras Son Sang, et tu auras la vie éternelle !... O amour incompréhensible ! ô Jésus, qui pense à cet amour ! Qui s'en occupe ! Moi, Seigneur ; oui, je Vous loue, je Vous bénis, je Vous rends grâces, je vous aime !...

 

Deuxième point

Bonheur de l'âme qui reçoit le Saint Viatique

 

Il est certains Mystères que l'on ne peut sonder, ce sont les opérations de la grâce dans quelques âmes d'élite qui ont depuis longtemps consacré à Jésus-Christ toute leur existence. Pour ces âmes, dire ce qu'elles éprouvent lorsque la voix de l'Eglise vient se faire entendre : « Partez, âme chrétienne, au Nom du Père qui vous a créée ; au Nom du Fils qui vous a rachetée ; au Nom du Saint Esprit qui vous a sanctifiée » ; c'est une chose qu'il ne faut pas tenter. Le prêtre, qui plusieurs fois dans sa vie a été chargé de porter le Saint Viatique à des âmes pures, aimantes, détachées de tout ce qui est périssable, unies à Jésus-Christ par la plus parfaite conformité de toutes les pensées et de tous les sentiments, pourrait à peine soulever un coin du voile qui cache des choses si ineffables !

Ô Jésus, ce que vous dites à cette âme lorsque Vous la visitez en ce monde pour la dernière fois ! Ce qu'elle éprouve en vous voyant entrer dans sa propre demeure où vous venez la chercher ! Qui me le fera comprendre ? C'est bien alors, que le juste s'écrie : « Vous avez consolé mon âme à proportion des tristesses de mon cœur ». Le voilà, mon Rédempteur. Un voile le cache, mais ce voile va tomber ! Venez, Jésus, encore quelques instants, et je Vous verrai face à face, et je serai rassasié de Votre Gloire. Je me représente Saint Thomas d'Aquin lorsqu'il aperçut de son lit de mort la Divine Eucharistie, et qu'il s'écria dans l'extase de son amour reconnaissant : « Jésus, que j'aperçois à travers le voile du Sacrement, accordez-moi ce que je désire avec une si grande ardeur ; faites que je Vous contemple face à face, et a que je sois éternellement heureux par la vue de votre gloire ».

On comprend alors cette parole dite par plusieurs Saints : « Je ne croyais pas qu'il fût si doux de mourir !... » Tel est donc l'effet du Saint Viatique du corps et du sang de Jésus-Christ. Il rend la mort douce, calme, heureuse ! Mon Dieu, aurai-je ce bonheur ? Peut-être non, parce qu'il peut m'arriver de mourir subitement. Eh bien ! Je vais m'occuper du Saint-Viatique. Tous les mois je consacrerai un jour pour me préparer à la mort. Ce jour là, je me représenterai ma dernière heure et Jésus-Christ venant à moi comme mon Viatique ! Je le recevrai avec les dispositions et les sentiments que je voudrais avoir au moment de mourir. Ô Jésus, mettez le comble à toutes Vos grâces, en m'accordant encore celle que je Vous demande aujourd'hui. Que je meure fortifié par cette divine nourriture qui me rendra capable de m'élever jusqu'à la montagne de Dieu !...

 

Troisième point

Accompagner le Saint Viatique

 

Quand le Sauveur était sur la terre, Il parcourait les villes et les bourgades de la Judée accompagné de Ses plus fidèles amis. On voyait, après les Apôtres, de saintes et pieuses femmes qui ne le quittaient jamais. Leur dévouement était pour le Cœur de Jésus une consolation bien douce, au milieu de l'indifférence des uns et de la malice des autres. L'Eglise veut que Jésus-Christ allant visiter ses enfants malades et les nourrir de son propre corps, reçoive les hommages et les adorations des fidèles. C'est la raison pour laquelle, le son des cloches donne le signal de cette auguste visite. La Sainte Eucharistie est portée sous un dais ; des cierges allumés, symbole de Foi et d'amour, doivent précéder le prêtre chargé de cette fonction divine. On récite des Psaumes et des Hymnes pour adorer le Dieu fait Homme caché sous le voile du Sacrement, et le son d'une clochette annonce à tous ceux qui passent, le grand Mystère de l'amour d'un Dieu.

Ici je dois examiner ma conduite passée, et voir en même temps ce que je dois promettre à mon adorable Sauveur pour l'avenir. Quel a été mon empressement et mon zèle pour accompagner Jésus-Christ porté aux malades ? Ai-je obéi à l'Eglise qui m'invitait à cet honneur par le son de la cloche ? Le respect humain, la paresse, l'indifférence ne m'ont-ils pas retenu souvent ? Hélas ! Le respect humain ! Grand Dieu, où est ma foi ? J'ai donc rougi de suivre Jésus-Christ ? Cet honneur ne l'ai-je pas abandonné à quelques pauvres enfants sans instruction et sans piété, dont la présence est devenue un objet de raillerie pour le mondain ?

Ô Jésus, qui sait s'il ne faut pas attribuer à ce respect humain, à cette indifférence, les morts subites qui privent un si grand nombre d'âmes du Saint Viatique ? Mais il en est temps encore. Je puis réparer mes négligences coupables, et par mon zèle ardent, contribuer à la gloire que l'Eglise désire Vous rendre, quand elle Vous porte chez les malades. Je Vous suivrai, Seigneur, partout où Vous irez. Le réduit obscur où se trouve le pauvre, la mansarde étroite et sale où Vous ne dédaignez pas d'entrer Vous-même, j'y entrerai avec Vous. Hélas ! Vous êtes bien souvent reçu dans ces pauvres demeures, avec une Foi plus vive, et un amour plus ardent, que celui que Vous rencontrez dans les appartements somptueux des riches du siècle !

 

Se nascens dedit socium,

convéscens in edulium,

Se móriens in prétium,

se regnans dat in præmium.

 

Enfant, Il se fait notre compagnon,

À la Cène, notre nourriture,

Au Calvaire, notre rançon,

Aux cieux, notre récompense.

 

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16 juin 2013

La Semaine du Sacré Coeur

 

La Semaine du Sacré Cœur

 

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Lundi

 

 

Pour le matin

 

 

 

Considération

 

 

 

Considérez que le premier mouvement de la vie naturelle du Sacré Cœur de Jésus a été un mouvement d'Amour pour vous, en s'offrant à Son Père Éternel pour être la Victime de Votre rédemption, et en s'engageant a mourir d'Amour pour vous. Oui, mourir d'Amour pour vous ; car ce n'a été que Son pur amour qui l'a porté à se livrer à la mort pour vous, et à devenir une offrande et une hostie d'agréable odeur à Dieu son Père. Si vous avez du cœur, quels sentiments de reconnaissance et d'amour ne devez-vous point au Sacré Cœur de Jésus. Dites-Lui donc sur cela ce que votre cœur vous suggérera.

 

 

 

Adoration

 

 

 

O Sacré Cœur de Jésus mon Seigneur le plus noble, le plus grand, le plus généreux de tous les cœurs ! J'adore les Divins Mouvements qui Vous ont porté a m'aimer dès le moment de Votre Conception, moi qui étais un rien, qui devais Vous déplaire en tant de manières, moi qui devais abuser tant de fois de Vos Grâces. Ô Saint Ami des cœurs, changez mon cœur et faites qu'il vous prenne pour unique Ami.

 

 

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

 

 

Louange et Prière

 

 

 

Les yeux de tous les mortels sont tournés vers Vous et ils espèrent tout de Vous, O Sacré Cœur de Jésus : car c'est Vous qui leur donnez la Vie de la Grâce, et qui les remplissez de joie et de bénédictions.

 

 

 

V/. Laissez les petits venir a Moi

 

R/. Car à eux appartient le Royaume des Cieux.

 

 

 

Oraison

 

 

 

Père éternel, qui remplissant d'un Amour Infini pour nous le Cœur très Saint de Jésus-Christ Votre Fils, notre Seigneur, l'avez rendu extrêmement aimable à ceux qui Vous sont fidèles. accordez nous la grâce de l'aimer et de le révérer de telle sorte que nous puissions mériter par Lui et avec Lui, de vous aimer et d'être aime de Vous et de Lui dans le Ciel, durant l'Eternite bienheureuse. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi-soit-il.

 

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Pour l'après-dîner

 

 

 

Considération

 

 

 

Considérez que les premiers Mouvements du Sacré Cœur de Jésus, au sortir du Sein de Sa Sainte Mère, ont été de vous donner des larmes de tendresse et de compassion, et qu'Il a voulu laver vos péchés par ses larmes avant que de les expier par Son Sang. Qu'est-ce que votre cœur ne doit point faire pour correspondre à un si tendre Amour du Sacré Cœur d'un Dieu fait Homme. Faites un retour de cœur vers Celui de Sa Sainte Mère, et voyez de quelle manière Son Cœur se fond sur l'attendrissement du Cœur de Son Fils. Ô Sainte Mère, jusqu'à quand aurai-je le cœur dur ?

 

 

 

Adoration

 

 

 

O Sacré Cœur de Jésus mon Sauveur, je Vous adore versant des larmes sur mes péchés. Que n'ai-je une fontaine de larmes de cœur pour pleurer dignement les afflictions que je vous ai causées ! Donnez-moi la grâce de faire de dignes fruits de pénitence. Je Vous adore, ô Roi des cœurs, qui êtes les délices du Ciel et de la terre.

 

 

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

 

 

Louange et Prière

 

 

 

O Adorable Cœur de Jésus notre Souverain Maître, remplissez de Votre Doctrine et de Vos Vertus le fond de nos cœurs. Ô Cœur de Jésus ? Fils unique de Marie, le plus doux de tous les cœurs, lavez-nous de nos iniquit2s, et rendez-nous semblables 0 Vous.

 

 

 

V/. Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur,

 

R/. Et vous trouverez le repos de vos âmes.

 

 

 

Oraison

 

 

 

Père Eternel, qui remplissant d'un Amour infini pour nous le Cœur très Saint de Jésus-Christ Votre Fils, notre Seigneur, l'avez rendu extrêmement aimable à ceux qui Vous sont fidèles, accordez-nous la grâce de l'aimer et de le révérer de telle sorte que nous puissions mériter par Lui et avec Lui, de Vous aimer et d’être aimés de Vous et de Lui dans le Ciel, durant l'Eternite bienheureuse. Par le même Jésus Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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Pour le soir

 

 

 

Considération

 

 

 

Considérez quels ont été les Mouvements du Cœur Sacré de Jésus en se voyant réduit à souffrir les indigences et les misères de tous les petits enfants, de se nourrir du lait d'une Mère Vierge, Lui qui nourrit toutes les créatures, d'avoir les mêmes nécessités que les autres enfants et d’être comme abandonné à la disposition de Ses créatures. C'est l'Amour de Son Cœur qui l'a fait ainsi se réduire à tout pour l'amour de vous. Ô mon cœur, méritez-vous d’être appelé cœur, si vous ne vous réduisez à tout pour l'amour du Sacré Cœur de Jésus qui vous a aimé et qui s'est ainsi abandonné pour vous.

 

 

 

Adoration

 

 

 

O Sacré Cœur de Jésus mon Dieu et mon Tout, j'adore tous les mouvements d'Amour qui Vous ont porté à souffrir toutes les incommodités et les nécessités de la vie. Je me reconnais indigne de la vie, si je ne m'étudie à conformer les mouvements et les désirs de mon cœur aux mouvements du Vôtre, qui Vous ont porté à embrasser la Sainte Pauvreté pour enrichir le monde des véritables richesses. Ô Sacré Cœur de Jésus, que je Vous possède et que Vous me possédiez à jamais, et cela me suffit. J'adore votre sainteté, ô le plus saint de tous les cœurs, qui êtes la sainteté même

 

 

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

 

 

Louange et Prière

 

 

 

O véritable Adorateur et l'unique parfait Amateur de Dieu, ayez pitié des faiblesses de mon cœur. Ô le plus Saint de tous les Saints, vous écoutez toujours les pécheurs qui se repentent de leurs fautes et Vous les exaucez ; exaucez-nous, je Vous prie, et recevez-nous dans les entrailles de Votre Miséricorde, afin que nous puissions vivre éternellement en Vous et par Vous.

 

 

 

V/. Vous tous qui avez soif, venez à Moi,

 

R/. Et Je vous donnerai le rassasiement de vos âmes.

 

 

 

Oraison

 

 

 

Père Eternel qui remplissant d'un Amour infini pour nous le Cœur très-Saint de Jésus-Christ Votre Fils, notre Seigneur, l'avez rendu extrêmement aimable à ceux qui Vous sont fidèles, accordez-nous la grâce de l'aimer et de le révérer de telle sorte que nous puissions mériter par Lui et avec Lui, de Vous aimer et d’être aimés de Vous et de Lui dans le Ciel, durant l'Eternite bienheureuse. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Vingt-deuxième jour

Le Lundi de la quatrième semaine après l'Octave de Pentecôte

 

Venez Esprit Saint,

O Lumière Bienheureuse,

Venez remplir jusqu'à l'intime

le cœur de tous Vos fidèles.

Je Vous salue Marie...

 

Moïse avait reçu de Dieu l'ordre de faire un candélabre destiné à être placé devant l'Arche d'Alliance. L'or le plus pur était la matière que le Seigneur avait désignée Lui-même. Le Chandelier d'or avait sept branches ; sur chacune de ces branches était une lampe qui devait brûler devant le Seigneur. Les Israélites furent invités à fournir l'huile nécessaire à l'entretien de ces lampes. Parmi les objets précieux destinés au culte que le Seigneur exigeait de son peuple, le Chandelier d'or était regardé comme un des plus beaux. Nous lisons dans l'Apocalypse : « Je fus ravi en esprit et j'entendis derrière moi une voix éclatante comme une trompette. Je me tournai pourvoir qui me parlait. Et en même temps je vis sept chandeliers d'or, et au milieu des sept chandeliers d'or quelqu'un qui ressemblait au Fils de l'Homme, vêtu d'une longue robe, et ceint d'une ceinture d'or... Ses yeux paraissaient comme une flamme de feu... Lorsque je le vis je tombai à ses pieds comme mort, et il mit sa main droite sur moi, disant : « Ne crains rien, je suis le premier et le dernier. Je suis celui qui vit. J'ai été mort, mais je suis vivant dans les siècles des siècles ».

Quelqu'un pourrait-il trouver étonnant l'usage de l'Eglise qui consiste à faire brûler constamment au moins une lampe devant le Saint Tabernacle ? Cet usage dont l'origine remonte aux temps les plus reculés, l'Eglise l'a converti en loi, et aujourd'hui il faut une impossibilité manifeste ou une dispense formelle pour laisser le Très Saint Sacrement dans une paroisse ou une chapelle, sans allumer une lampe qui doit brûler la nuit comme le jour. Lorsqu'on entre dans une Eglise, cette lampe est le signe de la présence réelle, et on croit lire à sa clarté cette parole consolante : « Le Maître est là ». On voit dans plusieurs pays, notamment en Italie, sept lampes qui brûlent toujours devant le Saint-Sacrement. Ce nombre est mystérieux. Il est facile d'y voir les sept dons du Saint-Esprit, les sept Sacrements, les sept demandes de l'Oraison Dominicale, etc... David dit dans un Psaume : « Sept fois par jour j'ai chanté vos louanges ». Mais cherchons l'esprit et la signification de cet usage qui consiste à allumer des lampes devant le Très Saint Sacrement.

Notre Seigneur Jésus-Christ, en parlant de Saint Jean-Baptiste, disait aux Juifs : « Il était une lampe ardente et luisante ». Nous lisons encore dans l'Apocalypse : « Mes deux témoins sont deux chandeliers debout devant le Seigneur de la terre ». Or, n'est-il pas évident, après ces témoignages divins, que les lampes représentent les âmes justes, et que les justes sont appelés à venir devant l'adorable Eucharistie, pour y brûler continuellement du feu du divin amour ? Jean-Baptiste était une lampe ardente et luisante ; ardente par le feu de la Charité qui brûlait son cœur, luisante par la lumière de la vérité qui l'éclairait. Telle est une âme dont le Saint Esprit s'est emparé. Il la rend, comme le Saint précurseur, une lampe luisante, en la pénétrant des plus vives lumières de la Foi. Il en fait une lampe ardente, parce qu'Il répand dans elle cette vive flamme de la Charité dont Il est le principe et la source. Placez cette âme devant les sacrés Tabernacles, voilà la vraie lampe que Jésus-Christ demande. Elle brillera du plus vif éclat. Sa modestie, son recueillement, sa ferveur la rendront propre à éclairer par sa lumière, et à échauffer par son feu tous ceux qui la verront. Ces Justes ne se contentent pas de porter une lumière dans leurs mains pour éclairer ceux qui sont dans la maison, ils deviennent des lampes vivantes qui brûlent et se consument pour l'amour de Jésus-Christ dans le Très Saint Sacrement.

Qui n'aspirerait pas à cet honneur ! Ah ! Venez, vierges sages, préparez vos lampes, ou plutôt préparez-vous à la faveur insigne que le Divin Époux veut bien vous accorder. Il vous choisit, âmes pures, âmes de Foi, pour faire de vous les lampes de Son Sanctuaire. Soyez des candélabres d'or, vous le pouvez par la pureté de vos mœurs et la sainteté de voire vie. Demandez au Saint Esprit de garnir souvent votre lampe de l'huile mystérieuse de sa grâce, et puis, venez, le Seigneur vous attend ; et quand vous brûlerez devant le Saint Tabernacle, les fidèles en entrant dans l'Eglise s'écrieront: « Jésus est là, voyez la lampe qui brûle !... »

 

Premier point

L'Adoration perpétuelle

 

Les Eglises les plus pauvres ont au moins une lampe qui est toujours allumée à côté de l'autel où se trouve le Saint Sacrement. C'est bien peu que cette lampe, et néanmoins elle suffit ; les lois qui règlent tout ce qui a rapport au culte divin n'en exigent pas davantage. Mais y a-t-il également dans toutes les Églises, à toute heure du jour et de la nuit, une âme qui veille devant le Saint des Saints ? Cette lampe vivante ne fait elle pas défaut ? Hélas ! Laissons, pendant les longues heures de la nuit, laissons aux Anges le soin de garder le Saint Tabernacle, puisque, dans l'état actuel de la société chrétienne, il est impossible de faire autrement ; mais pendant le jour, depuis que la porte de l'église s'ouvre, dès la première heure, jusqu'au soir où elle doit être fermée, pourquoi laissons-nous aux Anges le soin d'adorer Jésus-Christ ; est-ce donc pour les Anges que Jésus-Christ réside dans le Saint-Sacrement ? Oh ! Non, mille fois non, c'est pour les hommes. Quand le prêtre a prononcé les paroles de la Consécration, c'est pour nous que le Sauveur est descendu des Cieux ; « Pour nous les hommes et pour notre Salut, il descendit du Ciel ».

Quelle honte pour une paroisse où l'on ne peut parvenir à établir l'adoration perpétuelle ! Un saint prêtre s'écriait un jour : « Je désirerais être de la nature de l'huile, pour pouvoir toujours me consumer devant le Très Saint Sacrement. Je me souviens que lorsque j'arrivais tard à Paris, et que j'allais, selon ma coutume, saluer Notre Seigneur à Notre-Dame, trouvant les portes fermées, au moins je me consolais en regardant au-dedans, au travers des fentes des portes ; et voyant des lampes allumées, je disais : « Hélas ! Que vous êtes heureuses de vous consumer toutes à la gloire de Dieu et de brûler perpétuellement ». Quelle consolation d'être le représentant de tout un peuple aux pieds de Jésus-Christ ! Quel honneur insigne, et l'on n'y pense pas !...

Il faut que je mette sérieusement la main à l'œuvre. J'ai à examiner ce que le Sauveur peut exiger de moi dans l'état, dans la condition où sa Providence m'a placé. Que puis-je faire, que dois je faire pour procurer au Saint-Sacrement une lampe vivante qui brûle toujours devant la porte du Tabernacle ? Que puis-je faire pour l'adoration perpétuelle ? Suis-je membre de cette association ? Ai-je une heure désignée pour chaque semaine ou au moins pour chaque mois ? Suis-je fidèle à l'appel, et le moindre prétexte ne me fait-il pas négliger ce devoir sacré ? Cette heure d'adoration n'est-elle pas un fardeau insupportable dont je voudrais me décharger ?.... Où est mon zèle pour la propagation de cette œuvre ! N'ai-je rien à me reprocher ? Jésus-Christ n'a-t-Il aucune plainte à m'adresser ?...

O mon Sauveur, ayez pitié de moi ! Je le confesse pour ma propre confusion, j'ai préféré jusqu'ici toutes les dévotions à celle qui a pour objet la Divine Eucharistie. Pour celle-ci je n'ai eu que de l'indifférence et du dégoût. Ah ! comme je dois reconnaître que le Saint Esprit n'a pas été mon maître ; mais bien mon imagination, mon goût naturel, mes préjugés, et mille autres principes qui n'étaient pas Dieu !...

 

Deuxième point

La visite de chaque jour

 

C'est surtout vers le soir, à l'entrée de la nuit, que l'on aime à voir cette lumière qui brille dans le Sanctuaire et qui indique la présence du divin Maître. Quel moment favorable, après les travaux, et les fatigues de la journée, après les soins donnés aux affaires, après mille agitations inséparables de la vie que l'homme mène ici-bas, quel moment favorable pour venir passer au moins un quart d'heure devant l'auguste Sacrement de nos autels ! C'est un tableau bien touchant et qu'il est encore permis de contempler dans un certain nombre de paroisses où la Foi s'est conservée plus vive et l'amour plus ardent, que celui d'un grand nombre de fidèles qui dans toutes les saisons, une heure avant que l'on ferme l'église, viennent adorer Jésus-Christ dans le Sacrement de Son Amour ! De même qu'on allume les lampes dans une maison quand la nuit approche, on voit le Sanctuaire du Dieu vivant entouré de lampes ardentes qui brûlent en l'honneur de Jésus-Christ. Les unes jettent une lumière plus vive ; celles-ci répandent plus de chaleur, suivant que l'huile dé la charité leur a été communiquée avec plus d'abondance ; mais toutes sont allumées, et la divine solitude est devenue comme la salle du trône du roi Jésus où l'on voit une multitude de lumières qui brillent en son honneur.

Suis-je une de ces lampes qui brûlent devant le trône de l'Agneau sans tache. Vous les soirs, au moins pendant un quart d'heure ? Hélas ! Que de prétextes pour me dispenser de ce devoir sacré ! Les soins donnés aux choses temporelles ne permettent pas d'aller à l'Église. Cependant, pour le mondain, c'est l'heure des plaisirs. Les enfants du siècle se préparant pour le mal, et moi je n'ai pas un quart d'heure pour l'offrir à Jésus-Christ ! Mais, ô mon Dieu, combien de fois ai-je voulu contracter cette pieuse coutume, et je suis obligé d'y renoncer parce que l'ennui s'empare de moi ; un quart d'heure, c'est un siècle ! Je ne sais ce que je dois vous dire. Ne serait-ce pas parce que ma lampe manque d'huile ? Si je ne la garnis jamais, dois-je donc être étonné de la voir éteinte ? « La Lampe de l'impie s'éteindra, dit le Seigneur ». Et ailleurs : « La lampe du juste ne s'éteindra pas même dans la Nuit ». « Une lampe qui brille sur un chandelier d'or, telle est la beauté dans la jeunesse ».

Donnez-moi Seigneur, cette beauté, afin que je devienne un ornement de Votre Temple ; oui, je veux avoir en horreur les doctrines de l'impie, je veux marcher dans les sentiers de la Justice, afin que même au milieu des tentations qui répandent le trouble et l'obscurité dans mon âme, je sois toujours devant vous une lampe qui brille sur un chandelier d'or.

 

Troisième point

Adoration Solennelle

 

L'Eglise, dans les grandes solennités, multiplie le nombre des lumières qui brillent ordinairement dans nos temples. C'est principalement lorsque le Saint Sacrement est exposé avec une grande pompe à la vénération des fidèles. On peut dire qu'il n'y a rien de touchant, rien qui porte davantage à la dévotion et à la ferveur que ces grandes fêtes en l'honneur de la Divine Eucharistie. Quand on entre dans l'Église et qu'on aperçoit sur un trône resplendissant de lumière, Jésus-Christ dans l'auguste Mystère de l'Autel, environné de fleurs, caché dans les nuages d'encens que les lévites brûlent à ses pieds, on est saisi, presque malgré soi, d'un sentiment de crainte et de respect dont il est comme impossible de se défendre. Cette exposition solennelle est quelquefois pour un seul jour, d'autres fois elle a lieu pendant plusieurs jours consécutifs. Alors il n'y a rien que ne fasse l'Eglise pour inspirer un profond respect et une dévotion sincère à l'égard de la Divine Eucharistie ; la décoration du temple, le chant des Cantiques divins, la majesté des cérémonies, tout élève l'âme et l'oblige, en quelque sorte, à s'occuper de Dieu. Mais ne faut-il pas l'avouer ? Bien souvent, si l'on excepte certaines heures du jour, l'Église est à peu près déserte, et le pasteur d'une paroisse pourrait s'écrier comme le Prophète Jérémie : Les rues de Sion versent des larmes, parce qu'elles ne voient personne qui accourt à la solennité ».

Oui, même aux offices solennels, si l'exposition du Très Saint Sacrement a lieu tout autre jour qu'un dimanche, les ministres des Autels se trouvent presque seuls, et le chant sacré de nos hymnes est répété par l'écho des voûtes d'une Eglise déserte. Hélas ! Combien de fois, principalement aux jours des quarante heures qui précèdent le Carême, jours d'expiation et de larmes pour les véritables amis de Dieu, combien de fois n'a-t-on pas vu de vastes Églises entièrement abandonnées pendant de longues heures, sans que les paroissiens aient eu seulement la pensée d'aller rendre leurs hommages à Jésus-Christ dans le Sacrement de son amour ! Et dans ces mémos heures, que d'apprêts pour les repas, pour les divertissements, bien souvent pour le crime !

O mon Dieu, on se plaint des calamités qui affligent les peuples. Si quelque chose devrait étonner, ce serait bien plutôt votre patience ! L'ingratitude du plus grand nombre des Chrétiens est à son comble, et les jours de fêtes sont changés, suivant l'expression d'un Prophète, en des jours d'amertume et de deuil. Ne suis-je pas un de ces chrétiens coupables ? Quelle a été ma conduite lorsque le Saint Sacrement a été exposé solennellement dans les Eglises ? Ai-je voulu, par mon empressement et mon zèle, offrir au divin Sauveur un dédommagement pour tant d'outrages qui lui sont faits ? Et maintenant qu'est-ce que je promets Jésus-Christ, pour le Jeudi-Saint, les Quarante-Heures, l'Octave du Saint Sacrement ? Seigneur, je veux être aussi longtemps que mes devoirs le permettront , je veux être à vos pieds comme une lampe ardente et luisante !...

 

Bone pastor, Panis vere,

Jesu, nostri miserere,

Tu nos pasce, nos tuere,

Tu nos bona fac videre

in terra viventium.

 

Ô bon Pasteur, notre vrai Pain,

Jésus, ayez pitié de nous.

Nourris-nous, protège-nous,

faites-nous voir le bonheur

dans la terre des vivants.

 

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15 juin 2013

Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Vingt-et-unième jour

Le quatrième dimanche après Pentecôte

 

 

Venez Esprit Saint,

Venez, père des pauvres,

Venez, dispensateur des dons,

Venez, lumière de nos cœurs.

Je Vous salue Marie.

 

Jésus-Christ est notre modèle. Pendant les années qu'Il a passées sur la terre Il nous a donné l'exemple de toutes les vertus qu'Il demande de nous. Aussi avant de quitter le monde Il a dit à Ses Apôtres : « Je vous ai donné l'exemple afin que vous fassiez comme Moi J'ai fait ». Nous savons par le témoignage de Saint Paul que les Élus parmi nous sont ceux que Dieu a prévu de toute éternité devoir être semblables à l'image de Jésus-Christ, Son Fils. Tout ce que l'amour-propre et l'amour du monde peuvent inventer pour détruire ou du moins affaiblir ces principes éternels de la morale évangélique, ne saurait prévaloir contre une vérité aussi clairement révélée ; le Ciel n'est que pour ceux qui auront travaillé à devenir les images vivantes du Sauveur. Il n'y a dans le Ciel que des portraits de Jésus-Christ. La vie chrétienne consiste donc à imiter Jésus-Christ. Mais il ne faut pas croire que ce Divin Maître se soit borné à nous instruire pendant Sa vie mortelle; nous le savons, tout est lumière, tout est enseignement dans l'Homme-Dieu. Or, Jésus-Christ doit être considéré dans Sa Vie Eucharistique. Là Il continue à être notre modèle et à nous prêcher les vertus qu'Il exige de Ses enfants et de Ses Disciples. C'est un Mystère auquel la plupart des Chrétiens pensent bien peu. Le Mystère de la Vie Eucharistique de Jésus-Christ, la vie du Sauveur dans le Saint-Sacrement. Si Jésus-Christ, comme la Foi nous l'enseigne, est vivant dans le Saint-Sacrement, je dois m'occuper de cette Vie Divine. Elle doit être pour l'âme fidèle l'objet d'une étude sérieuse et d'une contemplation habituelle. Cette vie Eucharistique du Sauveur deviendra pour le juste une source abondante de lumière. Puisque c'est toujours la vie du Verbe fait chair qui habite parmi nous plein de grâce et de vérité ».

Ce n'est pas une méditation, mais un livre entier qu'il faudrait consacrer au développement de ces vérités importantes. Comment, en effet, parviendra-t-on à dire en peu de mots tout ce que la Vie Eucharistique de Jésus-Christ nous apprend, touchant les vertus sublimes qui font toute la perfection du véritable chrétien ! Le seul acte de la Consécration, en changeant le pain et le vin au Corps et au Sang de Jésus-Christ, en détruisant la substance du pain et du vin pour ne laisser subsister que les espèces ou apparences, ne nous dit-il pas éloquemment que la conversion est un vrai miracle de la grâce, qu'elle change l'homme en détruisant le vieil Adam, pour former dans nous l'homme nouveau créé dans la justice et dans la sainteté ! Que la Sainte Communion, en faisant passer dans nous toute la substance de Jésus-Christ, nous oblige, en quelque sorte, à nous transubstantier en Lui, afin de pouvoir dire avec Saint Paul : « Ce n'est pas moi qui vis, mais Jésus-Christ qui vit en moi ». La présence de Jésus-Christ qui renferme dans la Sainte Hostie non seulement Son Corps et Son Sang, mais encore Son Ame avec tous les trésors de Sainteté qu'Elle possède, Sa Divinité avec Ses infinies perfections ; la générosité avec laquelle le Sauveur donne, par le Saint-Sacrement, tous Ses biens à l'homme, sans aucune réserve ; ne nous dit elle pas éloquemment que Dieu nous veut entièrement à Lui ; que Celui dont nous tenons tout exige que tout lui soit offert et consacré ?

L'état glorieux du Corps de Jésus-Christ dans Sa Vie Eucharistique possédant les qualités inhérentes aux corps ressuscités ; la clarté, l'agilité, la spiritualité, l'impassibilité ; cet état qui fait que les espèces venant à se corrompre, le Corps du Sauveur n'est jamais atteint par la corruption, et que ceux qui reçoivent le Divin Sacrement, reçoivent Jésus-Christ revêtu de splendeur et de gloire ; cette condition de la vie Eucharistique ne nous apprend-elle pas que nous sommes enfants de lumière et que nous devons rejeter loin de nous les œuvres de ténèbres ? Que sans une grande pureté, un vrai désir de nous dégager toujours davantage des liens du péché et de nous avancer dans les voies du Divin Amour, nous ne devons pas approcher de la table des Saints ?

Ah ! Qu'on me laisse dire, en parlant de l'adorable Sacrement de l'Autel : « Approchez-vous, et vous serez éclairés ». Le voilà ce Soleil De Justice, comme l'appelle le prophète Malachie. Le Tabernacle, le Sanctuaire, l'Église, c'est La Cité du Soleil. Une âme qui voudra s'adonner à la contemplation du ce Mystère ineffable de l'Eucharistie trouvera toutes les vérités comme réunies sur un seul point, la Sainte Hostie ! Oui, là est un foyer de lumière d'où sont partis tous les rayons qui ont illuminé l'esprit des plus grands Saints. Ne disons plus qu'ici bas nous sommes plonges dans d'épaisses ténèbres ; ces ténèbres n'existent que pour les âmes qui ne cherchent pas la lumière. Allons au Sanctuaire, regardons l'Autel, le Tabernacle, l'Hostie, et nous serons inondés de clarté.

 

Premier point

Jésus-Christ modèle d'humilité dans Sa Vie Eucharistique

 

Jésus-Christ nous a prêché l'humilité comme une vertu essentielle au Christianisme, indispensable pour le Salut. Aussi toute Sa vie peut être présentée comme un exemple frappant de l'Humilité la plus profonde. Mais dans Sa Vie Eucharistique. le Sauveur continue à s'anéantir comme Il l'a fait dans Son Incarnation, suivant l'énergique expression de l'Apôtre. Si je cherche Jésus-Christ dans le Saint Sacrement, je le trouve renfermé dans un espace bien plus resserré que ne l'était le Sein de Marie, la Crèche, la maison de Nazareth. Je le vois plus petit que dans son berceau, puisqu'Il est renfermé sous la moindre partie de l'espèce consacrée. Jésus-Christ a mené une vie obscure et cachée dans la boutique d'un artisan ; c'est un prodige d'humilité qui ravit les âmes pieuses. Mais dans Sa Vie Eucharistique, Jésus-Christ n'est-Il pas dans l'obscurité, et trouvera-t-on un Mystère où Il se cache davantage et avec plus de soin, dérobant à nos yeux, non plus seulement Sa Divinité, comme pendant Sa Vie mortelle, mais encore Son Humanité sainte. Tout ce qu'il y a de plus grand, de plus parfait, de plus beau dans le Ciel se trouve renfermé dans la Sainte Eucharistie, et cependant nos yeux n'y découvrent rien que de très commun, un peu de pain !

Si Jésus-Christ nous a enseigné l'humilité en consentant à être délaissé, abandonné des créatures ; s'Il a permis que ses adorables perfections fussent cachées pour un grand nombre d'hommes ; dans Sa Vie Eucharistique, n'est-Il pas encore tous les jours au Saint Tabernacle, seul, inconnu du plus grand nombre des hommes, délaissé pendant des jours, des mois, et des années entières, comme cela arrive dans un grand nombre d'églises ? Pendant qu'il était sur la terre, Jésus-Christ a enduré, sans se plaindre et avec une patience inaltérable, tous les mépris, toutes les insultes, tous les outrages que ses ennemis Lui ont prodigués ; dans Sa Vie Eucharistique ne supporte-t-Il pas encore tous les jours les mêmes indignités ! Que fait-il pour s'en venger ? D'un mot Il pourrait terrasser ses ennemis ; ce mot Il ne le dit jamais ! Ô patience admirable ! Ô humilité incompréhensible ! Eh bien ! Voilà mon modèle. Mais comment se fait-il qu'après un si grand nombre de communions, après tant de visites au Saint-Sacrement, je conserve encore un si grand désir de paraître, d'être regardé comme quelque chose ! Comment se fait-il que je repousse avec tant de force la plus légère humiliation, et que la moindre apparence de mépris m'irrite !

Ô Jésus ! Anéanti sous les espèces du Divin Sacrement, je Vous adore avec un respect profond, et je dépose à Vos pieds toute ma fierté, tout mon orgueil ; hélas ! Il est si grand ! Jésus, doux et humble de cœur, ayez pitié de nous !

 

Deuxième point

Jésus-Christ modèle de pauvreté et d'obéissance dans Sa Vie Eucharistique

 

La pauvreté et l'obéissance sont les filles chéries de l'humilité. Elles naissent de l'humilité qui ne peut pas exister sans les enfanter. Aussi l'accompagnent-elles partout, et quand on les aperçoit, on juge de la présence de l'humilité, malgré tous les artifices que celle-ci emploie pour demeurer cachée. Jésus-Christ a été pauvre. Qui le fut jamais plus que Lui ! Pauvre dans Ses parents, pauvre dans le lieu de Sa Naissance, pauvre dans Ses occupations, pauvre pendant Sa Vie Apostolique, ne possédant rien, recevant l'aumône des saintes femmes, comme le dit saint Luc. Il a été obéissant. Saint Paul renferme tout dans ce mot sublime : « Il s'est rendu obéissant jusqu'à la mort de la Croix ». Ces exemples de pauvreté et d'obéissance, Jésus-Christ nous les donne encore dans Sa Vie Eucharistique. Là Il est pauvre. N'avoir rien à soi, ne vivre que des offrandes volontaires des hommes, dépendre de leur générosité pour le logement et tout ce qui est nécessaire a la vie ; n'avoir pas même une retraite assurée, et se voir exposé à être chassé à tous les instants du lieu que l'on habite ; n'est-ce pas le sublime de la pauvreté ?

Eh bien ! Voyez Jésus-Christ dans Sa Vie Eucharistique. Il est logé où nous voulons, et mille fois les demeures qu'on Lui avait offertes, on les Lui enlève pour le transporter ailleurs. Les vases sacrés où notre piété renferme Son Corps et Son Sang, Lui appartiennent si peu que tous les jours on en dispose, on les change pour les faire passer à un autre usage. Qui sait si cette pièce d'argent que je tiens dans ma main n'a pas été, il y a quelques années, une coupe de calice, un ciboire ! Encore si Jésus-Christ ne se livrait qu'à des hommes pleins de foi et brûlant d'amour pour Lui ! Mais hélas ! Que d'églises abandonnées, que d'autels vermoulus, sales et couverts de poussière, que de Tabernacles sans ornements ; que d'objets employés à la célébration des plus augustes Mystères, tellement pauvres, que personne ne consentirait à les placer sur sa table ! Ô mon Dieu ! Ce sont là des vérités certaines, des faits dont il est facile d'être témoin. Et Jésus consent à cette pauvreté pour ne pas me priver du bienfait de son adorable présence !...

Cependant j'aime le superflu, j'aime ce qui est beau, riche, élégant ! Mes meubles et mes vêtements, ma table surtout annoncent que j'ai horreur de la pauvreté ! Que dirai-je maintenant de l'obéissance de Jésus-Christ dans Sa Vie Eucharistique ? Il s'est livré à sa créature dont la volonté a sur lui un souverain empire. Oui, Jésus-Christ dans Sa Vie Eucharistique enchaîne Sa Volonté, Sa Liberté à la volonté du prêtre. Le prêtre parle et Jésus-Christ est dans la Sainte Hostie ; le prêtre parle et Jésus-Christ va d'un lieu à un autre ; le prêtre parle et Jésus-Christ habite cette Église ; il parle et Jésus-Christ va dans une autre ; le prêtre parle et Jésus-Christ se donne à cent personnes ; il parle et Jésus-Christ ne se donne pas. Ô prodige d'amour ! Ô Mystère incompréhensible ! Un Dieu renonce à sa liberté pour se mettre à la libre disposition d'un homme, et quelquefois cet homme est un grand coupable !

C'est assez, ô mon Sauveur, c'est assez. Laissez-moi m'anéantir devant vous. Vile poussière toujours révoltée contre Votre Majesté Souveraine, j'ose encore lever mes yeux vers l'adorable Eucharistie ! Ah ! Seigneur ! Je suis confondu ! Mais vous avez encore pour moi des Miséricordes. Non, Vous ne m'abandonnerez pas !...

 

Troisième point

Jésus-Christ modèle de pureté dans Sa Vie Eucharistique

 

C'est une remarque déjà faite depuis longtemps, Jésus-Christ a souffert qu'on le calomniât en attaquant Sa Doctrine, Son obéissance aux Lois, Son respect même pour Dieu ; mais Il n'a pas voulu permettre que la calomnie pût arriver jusqu'à Sa pureté infinie. Roi des Vierges et de toutes les âmes pures, Il a voulu naître d'une Vierge ; s'Il a eu de la préférence pour l'un de Ses Apôtres, cette préférence a eu pour objet celui qui était vierge. Aussi tous les Saints l'ont reconnu, pour plaire à Jésus-Christ il faut aimer la pureté. Dans Sa Vie Eucharistique, le Divin Sauveur nous inspire le plus grand mépris et la plus grande aversion pour nos sens. En effet, Il est dans le Saint Sacrement avec tous Ses sens, et néanmoins il refuse de s'en servir ; avec la faculté de voir, d'ouïr, de parler, de goûter, de se mouvoir, Il n'en fait aucun usage. Il impose à Ses sens la privation de toutes les opérations qui leur sont naturelles. C'est ce qui résulte de la manière d'être de Jésus-Christ dans le divin Sacrement.

Or, n'est-il pas évident que le Sauveur veut m'apprendre la mortification de mes sens, qu'il désire que je devienne comme insensible aux objets extérieurs, pour n'être pas séduit par leur attrait et corrompu par leurs charmes. Ô Vie angélique produite par la Sainte Eucharistie ! Elle rend le fidèle une image vivante du Corps de Jésus-Christ caché sous les espèces sacramentelles. L'âme qui parvient à cette pureté entre dans la vie spirituelle qui la rend digne de contracter cette alliance mystérieuse par laquelle Jésus-Christ devient véritablement son Époux. « Vous êtes Ma sœur, Mon épouse ». Cette alliance que Jésus-Christ a contractée avec Son Eglise, suivant les paroles de Saint Paul, Il la contracte en particulier, par la Sainte Eucharistie, avec toutes les âmes qui veulent vivre de Sa Vie Divine, et ne faire plus qu'une seule chose avec Lui. Ô Divine Eucharistie ! Mariage sacré ! Chaste union de l'homme avec Dieu ! Qui dira tes délices ! Un seul esprit, un seul cœur, ou plutôt deux esprits et deux cœurs, l'esprit de Jésus-Christ et l'esprit de l'homme, le cœur de Jésus-Christ et le cœur de l'homme ! Ô embrassement divin qui fait couler dans l'âme pure, l'âme, l'esprit, le cœur, la vie de Jésus !...

Mais pour mériter ces faveurs, pour être introduit dans ce Cellier Mystique où le Divin Époux enivre d'un vin délicieux l'âme dont Il fait Son épouse, il faut un grand éloignement de tout ce qui est impur ; il faut que les sens soient tenus captifs par la mortification ; il faut pouvoir s'écrier dans un saint transport : « De même que mon Bien-aimé est tout à moi, moi je suis tout à Lui ». Oh ! Comme je vais travailler à devenir pur, chaste, mortifié. Divine modestie, venez orner mon front, gardez mes yeux, ma langue, mes oreilles; gardez mon cœur !...

 

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