20 février 2010

Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus 6/15

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Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus

Don Tomaselli, Salésien de Don Bosco

Sixième vendredi

Réparation pour les péchés contre la pureté

 

Lecture

 

Dieu créateur nous a formé d'âme et de corps: l'âme est la part la plus noble; nous devons la sauver par tous les moyens. Bien que le corps soit inférieur à l'âme, il a droit au maximum de respect, et devant Dieu, il est sacré. Si le calice de la Messe est sacré, puisqu'il contient pour quelques instants le précieux Sang de Jésus-Christ, plus encore est sacré le corps humain qui se nourrit du Corps et du Sang de Jésus dans la Sainte Communion; ayant été sanctifié par le Baptême et la Confirmation, il devient le temple de l'Esprit Saint. Celui qui profane un vase sacré commet un péché, de même pèche gravement celui qui profane son propre corps ou celui des autres. Dieu, pour nous faire comprendre l'importance de ce devoir, nous a donné deux Commandements: le sixième: luxurieux, point tu ne seras... et le neuvième: l'œuvre de chair tu ne désireras qu'en mariage seulement... Le Sacré Cœur aime beaucoup la pureté, puisqu'elle symbolise l'agneau qui paît parmi les lys. Il a dit: « Bienheureux les cœurs purs, car il verront Dieu ». La pureté que Dieu exige est de deux façons, selon notre propre état: il y a celle que doivent observer les vierges, n'étant pas liées par le Sacrement du mariage, et la pureté des époux. Quel soin a-t-on dans le monde d'une vertu si noble? Tout semble se liguer contre. Tous cherchent la jouissance, en piétinant les commandements et en oubliant les terribles jugements de Dieu. Combien d'offenses reçoit le Divin Cœur par la non-observance de ses Commandements. N'oublions pas que le Bon Dieu a le contrôle de nos pensées. Même les plus secrètes. S'il nous était donné de voir réunie la masse des péchés d'impudeur, nous en serions effrayés et le Cœur de Jésus en est profondément blessé. A plus d'une âme, il a manifesté sa grande douleur en disant: « Le monde court à sa perdition, les péchés d'impuretés sont trop nombreux, je cherche réparation pour retenir ma punition ». Promettons, en ce sixième Vendredi, d'offrir au Divin Cœur réparation pour toutes les misères morales, et faisons, pour nous-mêmes, un minutieux examen sur notre conduite; même dans l'état de mariage, qui peut, en toute franchise dire: « J'ai la conscience tranquille? » De même, les fiancés, en ce temps de relâchement des mœurs, n'ont-ils rien à regretter de leur comportement? Comment surveillons-nous nos regards? Comment réprimons-nous nos sens? N'avons-nous pas des amitiés dangereuses? Si notre conscience nous reproche une de ces fautes, avant de faire réparation au Cœur de Jésus pour les péchés des autres, faisons notre possible pour nous corriger des nôtres et ne plus y retomber. Jésus pardonne, oublie, mais Il désire constater notre bonne volonté à fuir les occasions mauvaises; au prix même d'un grand sacrifice: briser une liaison coupable, mettre un frein à nos passions. Jésus exige cela de nous, comme Il l'a demandé à Sainte Maria Goretti, martyre de la pureté. Inutile d'espérer recevoir des grâces du Sacré Cœur, si l'âme est impure.

 

Bouquet spirituel: observer une grande pureté dans les actions, regards et pensées.

 

Prière: Chaque jour de la semaine, réciter 5 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père en réparation des intentions du Vendredi.

 

Prière avant la Sainte Communion

 

Père Éternel, je Vous offre l'Agonie de Jésus à Gethsémani, en réparation des affections coupables. Gloire au Père...

 

Père Éternel, je Vous offre les douleurs de Jésus pendant la cruelle Flagellation, en réparation de ceux qui profanent le Sacrement de Mariage. Gloire au Père...

 

Père Éternel, je Vous offre les spasmes de Jésus couronné d'épines, en réparation des mauvaises pensées. Gloire au Père...

 

Père Éternel, je Vous offre l'humiliation que Jésus a ressentie quand on L'a dépouillé de ses vêtements au Calvaire, en réparation des indécences. Gloire au Père...

 

Père Éternel, je Vous offre les souffrances de Jésus pendant le Crucifiement, pour les péchés de la jeunesse. Gloire au Père...

 

Père Éternel, je Vous offre l'Amour de Jésus pour la pureté, afin que nous soyons vigilants à la garder dans les âmes innocentes. Gloire au Père...

 

Père Éternel, je Vous offre la grande pureté de la Très Sainte Vierge Marie, pour susciter dans le monde beaucoup d'âmes vierges. Gloire au Père...

 

Père Éternel, je Vous offre le Sang de l'Agneau Immaculé, en réparation pour mes propres péchés.

 

Sacré Cœur de Jésus, j'ai confiance en vous. (3 fois)

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18 février 2010

Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus 5/15

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Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus

Don Tomaselli, Salésien de Don Bosco

Cinquième vendredi

Réparation pour les péchés de haine

 

Lecture

 

Après l'Amour de Dieu, le premier commandement est d'aimer son prochain. Saint Jean nous apprend: « Qui prétend aimer Dieu et déteste son semblable est menteur; il se trompe lui-même, sa religion est inutile ». Jésus nous convie de toutes les façons à aimer nos frères; même ceux qui nous font du mal: « Aimez vos ennemis et rendez-leur le bien pour le mal: priez pour ceux qui vous persécutent; soyez parfaits comme est parfait notre Père qui est au Ciel, par lequel il fait resplendir le soleil, sur le bon comme sur le méchant; envoie la pluie et les cataclysmes pareillement sur les mauvais et sur les bons. Si vous ne pardonnez de tout cœur à votre prochain, de même votre Père Céleste ne pardonnera pas vos péchés; soyez miséricordieux, vous trouverez Miséricorde; c'est avec la même mesure que vous serez servis pour les autres, qu'à votre tout vous serez payés. Si tu vas faire une offrande à Dieu et que tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse l'offrande au pied de l'autel et vas te réconcilier avec ton frère, puis reviens faire ton offrande; car, dans le cas contraire, elle ne serait pas agréable à Dieu ». Observe à la lettre la divine prière du Notre Père. Jésus nous apprend donc, non seulement à ne pas haïr, mais à aimer ceux qui nous font du mal. Du haut de la Croix, Il a donné l'exemple le plus lumineux de la Charité en priant pour ceux qui L'ont crucifié: « Père, pardonnez-leur car ils ne savent ce qu'ils font ». Jésus nous commande le pardon et l'amour; les hommes au contraire, se haïssent. Combien de rancœurs, de vengeances, de luttes dans les familles et la société! Le Cœur de Jésus est blessé par toutes ces iniquités et demande réparation. Ce cinquième vendredi a pour mission de réparer la haine et d'obtenir à beaucoup d'âmes la force de pardonner les offenses reçues; mais, avant de réparer pour les autres, il convient que nous soyons nous-mêmes en paix avec tous. Il est si facile, étant donné la faiblesse humaine, de nourrir des rancœurs et des aversions; les occasions ne manquent pas, ni en famille ni a l'extérieur. Il convient de pardonner et d'oublier les offenses, c'est un devoir d'aider au Salut de ceux qui nous font du mal; faisons-leur, dans tarder, quelques visites pacifiques. Quelle joie, pour Jésus, de contempler une âme généreuse qui pardonne n'importe quelle offense! Donnons donc à Jésus la preuve de l'amour et lui nous donnera, en échange, une surabondance de paix. La rancœur apporte à  l'âme le trouble et l'amertume; au contraire, le pardon nous donne le calme et la joie pure: comme récompense du pardon, suit toujours une augmentation de grâces. Après que Jean Gualberto eut pardonné à celui qui avait tué son frère, il eut obtenu la grâce de devenir un saint. Que ceux qui attendent une grâce du Sacré Cœur pardonnent tout de suite et pour tout le passé.

 

Bouquet spirituel: Pardonner les offenses pour l'amour de Jésus et se réconcilier avec ceux qui vous ont offensés.

 

Prière: Chaque jour de la semaine, réciter 5 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père en réparation des intentions du Vendredi.

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17 février 2010

Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus 4/15

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Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus

Don Tomaselli, Salésien de Don Bosco

Quatrième vendredi

Pour la conversion des pécheurs

Lecture

Tout le monde commet des péchés: qui plus, qui moins; les uns, de petites fautes; les autres, des péchés très graves; les uns se remettent en grâce de Dieu et détestent leur faiblesse; mais tant d'autres s'accommodent facilement de ce état en continuant avec insouciance à offenser Dieu, sans penser à son jugement et au danger de perdre leur âme. C'est pour ces pauvres âmes tout spécialement qu'il faut prier et offrir réparation. La Conversion d'un pécheur, comme nous enseigne Saint Augustin, est un miracle bien plus grand que de ressusciter un mort; pourtant, le Sacré Cœur de Jésus désire ardemment la conversion du pécheur. N'a-t-Il pas dit: « Je suis venu sur la terre pour les pécheurs, ce sont les malades qui ont besoin du médecin et non les bien portants. Je suis venu chercher la brebis égarée; la fête est plus plus grande au Ciel pour un pécheur converti que pour quatre-vingt-dix-neuf âmes n'ayant pas besoin de pénitence ». C'est donc un devoir pour nous de donner satisfaction à Jésus qui a une soif ardente des âmes pécheresses. Si nous-mêmes, nous nous trouvons en état de péché, approchons-nous de Jésus sans crainte, son grand Cœur plein d'Amour pardonne et oublie; promettons-Lui de nous remettre vite en état de grâce; d'une âme pécheresse, Il peut en faire une âme sainte, comme Il a agi pour la Samaritaine, Marie-Madeleine, Marguerite de Cortone et mille autres. Si nous sommes en état de grâce, nous devons travailler à la conversion des pécheurs égarés; le premier moyen est la prière (les 5 Notre Père,je Vous salue Marie et Gloire au Père sont très efficaces). Jésus disait un jour à une âme victime: « Priez, priez beaucoup pour les pécheurs, quand une âme prie pour un pécheur avec l'ardent désir de sa conversion, très souvent elle obtient gain de cause, sinon de suite, du moins à ses derniers moments; car les offenses qui M'ont été faites ont reçu réparation. La prière n'est jamais inutile, elle sert à consoler Mon Cœur blessé par le péché, et si elle n'obtient pas la grâce déterminée, elle peut servir à d'autres âmes mieux disposées )à en accueillir le fruit ». Ne perdons pas courage si, priant pour une âme, nous n'obtenons pas de suite la conversion; avec la prière, l'offrande des sacrifices est très méritoire; même les plus petits, en union des mérites de Jésus-Christ, acquièrent une plus grande valeur par une augmentation de grâces pour les pécheurs; parfois, un sacrifice peut sauver une âme. On relate que la Sainte Vierge dit à un jour à Josepha Menendez: « Toi Ma fille, ce matin, avant la Sainte Messe, tu as accompli une petite bonne œuvre avec sacrifice et amour; à cet instant, il s'est trouvé une âme en danger de tomber en Enfer; Mon Fils Jésus a utilisé ton petit sacrifice pour sauver cette âme. Tu vois, ma fille, combien d'âmes on peut sauver avec de petites bonnes actions ». Une souffrance, une croix, un malaise, n'en perdons pas le fruit par une impatience. Offrons-les de tout cœur à Jésus pour sauver un pécheur; les âmes que nous aurons sauvées nous les connaîtrons dans l'autre monde, elle formeront notre plus belle couronne pour l'éternité.

Bouquet spirituel: A chaque contrariété et souffrance, dire: « Seigneur, que Votre Volonté soit faite. J'accepte cette crois pour la conversion des pécheurs ».

Prière: Chaque jour de la semaine, réciter 5 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père en réparation des intentions du Vendredi.

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Prière aux Cinq Plaies

avant la Communion

Pénétrés d'amour et de reconnaissance, avec un cœur douloureux, nous adorons, baisons humblement et respectueusement Vos Plaies Sacrées. Nous Vous invoquons, ô Jésus, avec grande confiance. O Divin Sauveur, nous Vous supplions par les Plaies adorables si cruellement imprimées dans Votre Saint Corps, de convertir les pécheurs et de nous guérir de toutes les hideuses plaies que le péché a causées à notre âme. Imprimez profondément en notre cœur Vos Divines Plaies, en mémoire de Votre Douloureuse Passion. Jésus, ayez pitié de nous!

Première Plaie

Nous Vous supplions par la Plaie de Votre main droite: Notre Père...

 

Nous adorons la Plaie de Votre main droite, désirant et demandant qu'elle bénisse tous les pécheurs ainsi que nos intentions, nos paroles, nos actions, qu'elle nous aide à faire le bien et à éviter le mal. Je dépose, ô mon Dieu, dans Vos mains, avec confiance, mon corps, mon âme, ma vie, ma mort, mon sort temporel et éternel; nos projets et entreprises. Je remets dans Votre main droite tous les pécheurs, parents, amis, bienfaiteurs, les âmes consacrées; les religieux, les religieuses, les missionnaires, afin que ni le démon, ni le monde, ni la chair ne puissent les ravir. Seigneur, ayez pitié de nous!

Deuxième Plaie

Nous Vous supplions, ô Jésus, par la Plaie de Votre main gauche: Notre Père...

Nous adorons la Plaie de Votre main gauche et la supplions de nous bénir. Nous lui recommandons les pécheurs, nos ennemis que nous aimons de tout notre cœur comme Vous avez aimé, ô Jésus, ceux qui Vous ont crucifié. Nous Vous recommandons aussi les impies, les libertins et Vous conjurons d'étendre Votre puissante et pieuse main sur tous les ennemis de l'Église, pour réprimer leurs désordres et mauvaises intentions. Par Votre grâce puissante et triomphatrice, changez leur haine en une ardente Charité et leur malice en bonté; leur malédiction, en bénédiction; leur désir de guerre, en parfaite paix; arrachez tous ces pécheurs des mains de l'infernal ennemi et faites qu'ils retournent à Vous par les moyens d'une sincère conversion. Seigneur, ayez pitié de nous!

 

Troisième Plaie

Nous Vous supplions par la Plaie de Votre pied droit: Notre Père...

Nous adorons la Plaie de Votre pied droit. Nous Vous supplions, par cette Plaie Sacrée, de diriger nos pas dans le chemin du Salut. Nous Vous supplions, par les douleurs endurées par Vous à cause de cette Douloureuse Plaie, de convertir les pécheurs, de soulager les âmes qui souffrent, les pauvres infirmes, les agonisants, les esclaves, les prisonniers et les âmes du Purgatoire. Seigneur, ayez pitié de nous!

Quatrième Plaie

Nous Vous supplions par la Plaie de Votre pied gauche: Notre Père...

Nous adorons la Plaie de Votre pied gauche et Vous supplions, par l'intermédiaire de cette Plaie de rectifier le cœur des pécheurs, de réparer nos désordres, de corriger nos défauts, de nous rappeler dans nos égarements; nous conjurons, par les souffrances endurées à cause de Votre pie gauche, d'avoir compassion des hérétiques, des schismatiques, des infidèles et des traîtres. Seigneur, ayez pitié de nous!

Cinquième Plaie

Nous Vous supplions par la Plaie de Votre Côté sacré: Notre Père...

Nous adorons la Plaie de Votre Côté Sacré et Vous supplions de daignez, par les mérites de l'ouverture de cette Plaie adorable, de répandre sur les égarés et sur nous la surabondance de Votre Miséricorde infinie; de guérir nos cœurs par les mérites de la Plaie de Votre Sacré Cœur, de laver les taches et les laideurs de nos âmes avec le Sang et l'Eau sortis de Votre Côté Sacré. Puisque Votre Épouse, la Sainte Église, a été formée en vertu de ces très Saints et Précieux Sang et Eau, comme Ève de la côte d'Adam, ainsi nous Vous supplions, par la grande amertume que Votre Douloureux Cœur a ressentie au moment où le coup de lance l'a transpercé, d'avoir pitié de Votre Église que vous avez acquise par Votre Précieux Sang; purifiez-là, gouvernez-la, conservez-la pure et sans tache, exaltez-la, faites-la triompher de tous ses ennemis et des erreurs qui peuvent l'attaquer. Faites régner la paix, l'union, la Charité, enfin toutes les vertus Chrétiennes. Ainsi soit-il!

Réciter six fois: Sacré Cœur de Jésus, ayez pitié de nous!

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16 février 2010

Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus 3/15

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Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus

Don Tomaselli, Salésien de Don Bosco


Troisième Vendredi

Réparation pour les blasphèmes


Lecture


Dieu nous a donné la langue afin qu'elle nous serve pour le bien, surtout pour Le louer, Lui, notre Créateur et Rédempteur. Beaucoup d'hommes et de femmes se servent de la langue pour blasphémer et vomir des insultes vers la Divine Majesté. Dieu est jaloux de Son Saint Nom, Il nous a donné un commandement: de ne pas nommer le Nom de Dieu en vain. Jésus nous a appris le Pater, courte prière par laquelle nous demandons à Dieu les choses les plus nécessaires; mais avant tout, Il nous a appris à demander au Père la sanctification de Son Saint Nom: Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié... Pourtant, sur la terre, il n'y a pas un nom qui reçoive plus d'insultes que le Nom de Dieu. Combien de blasphèmes contre Jésus-Christ dans les laboratoires, dans les casernes, dans les magasins, dans les familles, dans la rue, que d'insultes on entend contre le Fils de Dieu! Chaque blasphème est comme un soufflet que le fils donne à son propre père. Blasphémer contre Jésus, le Rédempteur du genre humain! Dans une journée, combien de milliers et de millions de blasphèmes on prononce! Le devoir des bons chrétiens est de donner réparation au Cœur de Jésus pour les insultes qu'Il reçoit, Lui offrir toutes les bonnes oeuvres de la journée, de la semaine, en réparation des blasphèmes. Que ce troisième Vendredi serve de réconfort à Jésus pour les insultes qu'Il reçoit. Chaque réparation est comme une goutte de baume sur ce Divin Cœur outragé. Tâchons, nous, de respecter toujours le Nom de Dieu et de ne jamais le nommer sans un motif valable. Ne donnons jamais à d'autres l'occasion de blasphémer, en observant la Charité et la patience avec nos familiers, et si nous entendons un blasphème, faisons un acte de réparation en disant: Dieu soit loué! Quand nous comprenons qu'une observation peut-être utile à un blasphémateur, faisons la librement, sans respect humain; si, au contraire, l'observation peut nuire en excitant la personne qui blasphème, il est prudent d'attendre qu'elle se soit calmée. Il est bon de rappeler l'épisode advenu à Fatima avant les apparitions de la Vierge: un Ange majestueux s'était présenté aux enfants, il tenait dans ses mains un grand calice surmonté d'une Hostie, il dit aux voyants: « Mettez-vous à genoux, baisez la terre et dites avec moi: Seigneur, je Vous bénis pour ceux qui Vous maudissent ». Puisque l'Ange a conseillé aux trois enfants de réciter cette brève prière, c'est signe qu'elle plaît à Dieu et répare les blasphèmes. Il convient donc de la réciter souvent le long de la journée et avec dévotion.


Bouquet spirituel: Lorsque vous entendez un blasphème, dire: « Dieu soit loué. Seigneur, je Vous bénis pour ceux qui Vous maudissent ».


Prière: Chaque jour de la semaine, réciter 5 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père en réparation des intentions du Vendredi.

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15 février 2010

Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus 2/15

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Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus

Don Tomaselli, Salésien de Don Bosco


Deuxième vendredi

Réparation pour l'abus de la Confession


Lecture


Le Cœur de Jésus a institué les Sacrements pour communiquer aux âmes sa grâce. Le Sacrement de la Confession est un des plus grands véhiculants de la grâce; il est appelé le Sacrement de la Miséricorde. Jésus a dit à ses Apôtres, à ses successeurs: « Tous les pouvoirs M'ont été donné au Ciel comme sur la terre, et comme Mon Père M'a envoyé, Je vous envoie; recevez l'Esprit Saint, ceux à qui vous aurez pardonné, les péchés seront pardonnés et ceux à qui vous les aurez retenus, Je les retiendrai ». En vertu de ce pouvoir divin, les Ministres de Dieu accordent le pardon aux âmes repentantes: chaque faute est effacée par l'absolution sacramentelle puisque le Sang de Jésus descend pour purifier les cœurs tachés par la faute. Quelle joie éprouve Jésus quand un pécheur pleure ses misères et reçoit l'absolution. La joie éprouvée par le père de l'enfant prodigue en le serrant dans ses bras, alors qu'il le croyait mort, est une pâle figure de la joie qu'éprouve Jésus à l'absolution du pécheur. Ceux qui font une bonne confession ressentent dans leur cœur une joie profonde et la paix. Bienheureux ceux qui savent s'en servir comme un énergique médicament pour leur salut. Mais tous ceux qui vont se confesser, reçoivent-ils le pardon de leur péché? Tous procurent-ils à Jésus la joie d'un retour sincère? Comme il existe des sacrilèges eucharistiques, de même il en est de la Confession. Combien doit souffrir le Cœur de Jésus en voyant profaner le Sacrement de Sa Miséricorde! Ceux qui cachent au confesseur quelque faute grave, de même ceux qui sont décidés à ne pas fuir les occasions du péché, se disant: « Après, je me confesserai »; ceux qui se confessent par respect humain ou pour être agréables à leur entourage ou par convenance sociale, tous ceux-ci accomplissent le sacrilège de la Confession; pour chacun d'eux, le Cœur de Jésus saigne. Il voudrait, le cher Jésus, que Son Sang coule pour purifier et au contraire, pour beaucoup d'âmes, c'est une malédiction. Que ce deuxième Vendredi soit consacré à cette Réparation: pour la profanation du Sacrement de la Confession. Avant tout, approchons-nous toujours de ce Sacrement, avec les dispositions voulues: bien examiner sa conscience, un vrai repentir en accusant nos fautes avec humilité et sincérité, accomplissant bien la pénitence que le confesseur nous impose. S'il nous arrivait de faire une mauvaise Confession, au plus tôt réparons cela par une confession spéciale pour nous redonner la sérénité de l'âme; nos comptes avec le Bon Dieu, nous pouvons les régler à toute heure; il suffit d'un peu de bonne volonté. Ne renvoyons jamais d'un jour à l'autre, ou de mois en mois, le règlement de notre conscience; car ce règlement ne peut attendre, la mort pourrait nous surprendre d'un moment à l'autre et malheur à qui n'est pas prêt! Le Cœur de Jésus attend anxieusement les âmes des pécheurs au Tribunal de la Pénitence. Il est prêt à pardonner et à oublier les plus grandes iniquités. Sa Miséricorde est infiniment supérieure aux misères humaines. C'est le démon qui retient les âmes pour les empêcher d'aller à Jésus. Déjouons ses insinuations infernales.


Cinq Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père


Bouquet spirituel: S'examiner minutieusement sur les confessions, dans le doute, faire une Confession comme si c'était la dernière de sa vie.


Prière: Chaque jour de la semaine, réciter 5 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père en réparation des intentions du Vendredi.

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Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus 1/15

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Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus

Don Tomaselli, Salésien de Don Bosco


Préface


La Sainte Vierge est honorée par la pratique des cinq premiers Samedis du mois et par celle des Quinze Samedis consécutifs. Combien de grâces la Reine des Cieux n'accorde-t-Elle pas à ceux qui l'honorent de cette façon! On peut se demander pourquoi le Sacré Cœur de Jésus n'est pas honoré par les Quinze Vendredis? Jésus ne mérite-t-Il pas les mêmes louanges que sa Sainte Mère? Bien plus, certes, puisqu'Il est la source de toutes les grâces où la Sainte Vierge puise largement. On peut se dire également: les neuf premier Vendredis du mois ne suffisent-ils pas? Pourquoi les Quinze Vendredis consécutifs? Si les premiers vendredis du mois consolent le Cœur de Jésus en ces temps troubles où le monde glisse toujours plus vers le péché, il faut multiplier les Communions réparatrices; aux âmes victimes volontaires, Jésus demande cette nouvelle preuve d'amour aux intentons précisées et promet de grandes grâces. Unissons-nous et formons dans le monde entier une nouvelle armée selon le désir de Son Cœur adorable.


Aux Prêtres


J'adresse la parole à mes frères du Clergé: Nous sommes, ô frères, les Ministres du Dieu Tout-Puissant sur la terre; les âmes que la Divine Providence nous a confiées, adressons-les au Sacré Cœur et dirigeons-les vers la Réparation. Ordinairement, les fidèles nous suivent dans les initiatives saintes; le tout est d'être zélé dans l'exercice de notre saint ministère. Le présent opuscule peut servir de guide à la pratique des Quinze Vendredis. Il serait bien de le lire « infra Missan », l'intention appropriée à chaque vendredi, afin que les fidèles soient pénétrés du motif et qu'ils en fassent leur profit. Jésus ne manquera pas d'accorder des grâces spéciales aux prêtres qui se feront les promoteurs de tant de bien.


Aux âmes pieuses


Jésus à dit à Sainte Marguerite-Marie: « Le nom de ceux qui propageront cette dévotion sera gravé dans Mon Cœur et il ne s'effacera jamais ». Il en sera de même pour la dévotion des Quinze Vendredis; l'apostolat de telle dévotion vous rendra chères au Cœur de Jésus et ses Divines Tendresses se déverseront sur votre cœur.


But


Le but principal des Quinze Vendredis est de rendre honneur au Cœur de Jésus. Le moyen très efficace pour obtenir des faveurs est de promettre de les commencer avec Foi et amour. On peut demander toutes les grâces, spirituelles et temporelles; c'est-à-dire, ce que l'on demande, soumis au vouloir de Dieu, utile à notre âme. Si l'on tarde à être exaucé, il est bon de répéter une autre série de Quinze Vendredis; cela est conforme aux paroles même de Jésus: « Frappez et il vous sera ouvert; demandez, il vous sera donné ». Si la grâce désirée n'est pas utile pour le moment à l'âme, Dieu vous récompensera par une autre grâce inattendue. Que les âmes qui adhèreront à cette pratique réparatrice vivent en grâce de Dieu, et si par malheur elles tombaient en péché grave, qu'elles se redressent de suite, car, si l'âme n'est pas en amitié avec Dieu, elle ne peut prétendre à recevoir les faveurs divines. On peut demander toutes les grâces: guérison, embarras matériels, préoccupation familiale, besoins spirituels et surtout la conversion des pécheurs.


Pratique normale


Le premier tour commence vers le milieu de mars pour se terminer le dernier vendredi de juin. Le deuxième tour, vers le milieu de septembre, pour finir le dernier vendredi de décembre. Que l'on fasse ces deux tours avec solennité: dans les paroisses, communautés, instituts religieux, etc. En privé, les Quinze Vendredis peuvent se faire à n'importe quel moment de l'année, mais il est conseillé, pour obtenir de grandes grâces urgentes, de se grouper; si par empêchement, oubli, on ne peut communier le vendredi, cette communion peut se remettre à n'importe quel jour de la semaine avant le vendredi suivant. Dans les cas urgents, la Sainte Communion peut se faire en 15 jours de suite. Donc, tous les vendredis pendant quinze semaines, que l'on reçoive la Sainte Communion en réparation des offenses que Jésus reçoit. Il n'est pas nécessaire de se confesser chaque fois, pourvu que l'on soit en paix avec Dieu; que la confession ait été sincère, ne pas avoir caché, par honte, quelque grave péché; promettre de fuir les occasions futures de péché; si une de ces conditions avait manqué à la confession, elle serait sacrilège, ainsi que la Sainte Communion.

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Premier vendredi

Réparation pour les sacrilèges eucharistiques


Lecture


Le Cœur de Jésus est fontaine d'un immense Amour; Il l'a manifesté au monde par le Mystère de l'Incarnation et de Sa Mort sur la Croix. L'excès d'un tel Amour a permis Sa réelle et vivante présence sur la terre, sous la forme Eucharistique. Le Prêtre, au moment de la Consécration pendant la Messe, prononce sur le Pain et le Vin les paroles prononcées par Jésus lors de la dernière Cène. Il descend, à cet instant, sur l'autel pour se donner en nourriture aux âmes. La Communion, quel mystère! Le Créateur devient nourriture de la créature! Jésus a dit: « Je suis le Pain descendu du Ciel; qui mange Mon Corps et boit Mon Sang, aura la Vie éternelle, Je le ressusciterai au dernier jour ». Jésus entre dans nos coeurs pour se reposer, pour nous consoler, pour nous fortifier et nous enrichir de Ses Dons; dans l'acte de la Sainte Communion, Jésus a plus de bonheur que l'âme qui le reçoit; comme un père serre sur son cœur son fils avec plus d'amour que le fils lui-même. Mais tous ceux qui se présentent à la Sainte Table, communient-ils saintement? Malheureusement, des âmes approchent du Banquet Eucharistique avec des péchés graves dans l'âme. Saint Paul a dit: « la première condition pour bien communier, est d'avoir l'âme sans faite grave ». La Confession étant le remède pour effacer le péché, tous ceux qui vont recevoir Jésus en état de péché mortel commettent donc un sacrilège. Qui pourrait énumérer les sacrilèges perpétrés dans le temps pascal et en d'autres fêtes solennelles de l'année? Comme Jésus doit souffrir, quand Il rentre dans un cœur où règne le démon! Dieu et Satan doivent rester ensemble: la vie et la mort. Jésus Lui-même a manifesté une grande douleur de ces sacrilèges à une âme victime, Josepha Menendez, lui disant: « Je veux te faire connaître la tristesse qui inondait Mon Cœur à la dernière Cène quand j'instituai le Sacrement Eucharistique.... J'ai vu, à ce moment, les sacrilèges, les outrages, les abomination horribles qui se commettraient contre Moi! Et en combien de cœurs tachés de péchés je devrais entrer: Ma Chair et Mon Sang profanés n'auront servi qu'à la condamnation éternelle pour beaucoup d'âmes ». Ce sont des sacrilèges, ces autres profanations Eucharistiques: Jésus étant porté en procession, beaucoup éprouvent de la honte à se mettre à genoux et à se découvrir; d'autres fois, des hommes impies se permettent, par la soif de l'argent, de fracturer les Tabernacles et voler les Vases sacrés où sont conservées les Saintes Espèces; bien des fois, après le vol dans les églises, on a trouvé les Saintes Hosties dans la rue, piétinées ou jetées dans des lieux indécents! Nous avons le devoir de réparer tous ces sacrilèges! Que ce Premier Vendredi soit dédié à consoler le Cœur de Jésus pour toutes les offenses qu'Il reçoit dans le Saint Sacrement. A cette intention, que l'on offre, si possible, la Sainte Messe, les prières et bonnes oeuvres de la journée. Pendant la Messe, dire souvent: qu'Il soit loué, remercié à chaque instant, le Saint Sacrement.


Réciter chaque jour cinq Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père


Bouquet spirituel: Pendant la semaine, dire souvent et si possible lorsque sonnent toutes les heures: « Loué et remercié soit à tout instant le Très Saint et Très Divin Sacrement ».


Prière: Chaque jour de la semaine, réciter 5 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père en réparation des intentions du Vendredi.

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04 février 2010

Petit Mois du Sacré Cœur

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Petit Mois du Sacré Cœur


Pieuses pensées pour le mois de juin extraites du Livre de Piété de la Jeune Fille

Par l'auteur des « Paillettes d'or »


Québec

Imprimerie Léger Brousseau

9, rue Buade

1884


Reimprimatur.

 

G. S. Legaré, V. G.

 

Quebeci, die 8a oct. A. D. 1883.


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Un sage Orient a dit que les mots étaient comme des cassolettes s'entr'ouvrant sous le regard ou la parole pour laisser échapper ce qu'elles contiennent. Un seul mot, s'il est rempli de parfum, suffit, ajoute-t-il, pour embaumer une âme. Ces pages ne forment pas précisément un livre, elles offrent simplement une réunion de mots portant tous pour titre: Le Cœur de Jésus. Entr'ouverts devant le Saint-Sacrement, ces mots laisseront, nous sommes sûrs, échapper de pieuses et fortifiantes pensées, parce que, en les formant, nous avons demandé au Cœur de Jésus de les remplir de sa grâce. Cœur de Jésus, puissent-ils vous faire aimer en rappelant votre tendresse ! Cœur de Jésus, puissent-ils exciter un peu de zèle en montrant vos désirs! Cœur de Jésus, puissent-ils faire éviter une faute en indiquant les épines qui vous blessent ! Cœur de Jésus, puissent-ils augmenter le nombre de vos consolateurs en faisant connaître ceux qui vous consolent !


Petit Mois du Sacré Cœur

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1 Les tendresses du Cœur de Jésus


Premier Jour


Prions, afin que pendant ce mois il ne se commette pas de péché mortel dans notre famille


Jésus et les petits enfants


Jésus est assis entouré de ses disciples... ; là-bas, parmi la foule, son regard paternel a aperçu des petits enfants qui se tenaient craintifs auprès de leur mère, et il leur a tendu les bras. Ces enfants ont compris cet appel du cœur, et ils accourent à Jésus qui les embrasse, les bénit, les garde près de lui, leur parle du ciel. Les apôtres, craignant que ces enfants ne fatiguent leur maître, veulent les éloigner... « Non, dit Jésus, laissez-les près de moi. » Quelle scène touchante! O Jésus, moi aussi je suis enfant; moi aussi je viens à vous, caressez-moi, bénissez moi, parlez- moi du ciel. Si je reste toujours simple, innocent, doux, vous me voudrez toujours, n'est-il pas vrai ?... Oh! éloignez vous donc, pensées, désirs, affections, qui ôteriez de mon cœur ce qui plaît a Jésus.


Pratique: Je me préparerai avec piété à ma prochaine communion»

 


Deuxième Jour


Prions pour les âmes qui sont coupables de péché mortel et ne songent pas à se confesser


Jésus et Lazare


Jésus est debout près de la tombe de son ami et il pleure... O Jésus, vous les aimez donc bien, vos amis! Que vos larmes me touchent, et qu'elles me montrent bien la tendresse de votre cœur ! Elles éveillent en moi un souvenir à la fois pénible et émouvant, celui de ces jours où, mon âme morte à la grâce, vous veniez à elle et vous pleuriez sur son sort. Mon ange gardien, témoin  de vos larmes, disait en rappelant la parole des Juifs: Comme Jésus aime cette enfant! Merci de votre bonté, ô mon Dieu! Lazare s'attache à vous... moi aussi je veux que toutes les facultés de mon âme, que mon être tout entier soient employés à votre service, et pour commencer aujourd'hui je serai fidèle à remplir tous mes devoirs en vue de plaire à Dieu.


Troisième Jour


Prions pour les personnes à qui Dieu réserve aujourd'hui quelque épreuve pénible


Jésus et la pauvre veuve de Naïm qui pleure son enfant


Il vous semble, à votre âge, que vous n'aurez jamais de grandes douleurs.. Hélas! elles viendront pour vous aussi, ces peines qui torturent le cœur en lui arrachant tout ce qu'il aime. Souvenez-vous alors qu'il y a sur la terre un Jésus qui voit toutes les douleurs, et qui vous consolera si vous allez à lui. — C'est dans la communion surtout que Jésus nous dit: « Ne pleurez pas... je vous conduirai où sont ceux que vous aimez: venez, ne me quittez plus ». Donnez-moi, mon Dieu, l'amour de l'Eucharistie... là est la consolation, là est la paix... là il m'est si doux d'entendre ces paroles: « Ne pleurez point. »


Pratique: J'irai avec empressement faire ma visite au saint sacrement.


Quatrième Jour


Prions en union avec les personnes qui, aujourd'hui, ont reçu la Communion


Jésus et la Samaritaine


Je vous vois. Seigneur, assis, accablé de fatigue, sur le bord du puits de Jacob, attendant tous ceux qui passent, à tous disant: « Donnez-moi à boire, j'ai soif de votre cœur, donnez-le moi; j'ai soif de votre innocence, conservez-là-moi... »Que de fois, Jésus, je vous ai refusé cette aumône, pour donner à l'étourderie, à la passion, à la vanité !.. et vous ne vous rebutez point, et vous la demandez toujours... Jésus, oui je veux vous donner ce soulagement que vous voulez et dont vous semblez avoir besoin.. Aujourd'hui que voulez-vous ?... Fidélité à mes devoirs, amour dans mes prières ?... Me voici Seigneur... demandez.


Pratique: aujourd'hui je prierai avec plus d'attention.


Cinquième Jour


Prions pour les âmes faibles qui sont sur le point de se laisser entraîner au mal


Jésus et le père affligé qui le prie de guérir son enfant


Le Cœur de Jésus ne peut résister aux larmes, à celles surtout qui sont versées pour les autres... « Va, dit-il à ce père aimant, va, ton fils est guéri. » Ah! qui donc n'a autour de soi des âmes dont l'état est bien autrement dangereux que celui de ce jeune enfant ?... Pour les guérir, allez à Jésus; priez, pleurez et attendez... Mon Dieu, faites-moi bientôt, pour ceux que j'aime et que je veux saints, faites-moi bientôt entendre cette parole: « Console-toi, ils vivent tous pour le Ciel ».


Pratique: Aujourd'hui je me mortifierai en ne disant aucune paroles blessantes.


Sixième Jour


Prions en union avec les religieuses qui gardent perpétuellement le silence

 


Jésus et le paralytique de la piscine


Il y a 38 ans que ce malheureux est là, attendant sa guérison et ne pensant pas à la demander à celui-là seul qui peut la lui donner: au bon Dieu... Jésus passe... le malade ne songe pas non plus à Jésus, c'est ce bon maître qui lui dit: « Veux- tu être guéri ? »... « Je n'ai personne pour me venir en aide », répond le malade... Ah! tu ne connais donc pas Jésus, pauvre malheureux !... Demande-lui donc qu'il te guérisse. Il ne le demande pas même et cependant Jésus le guérit... Que vous êtes bon, ô Jésus! vous faites du bien même quand on ne sait pas vous le demander... et moi qui vous prie, me laisserez-vous? Non, non.. j'en suis sûr!


Pratique: Je ferai aujourd'hui un acte de bonté pour plaire à Dieu.


Septième Jour


Prions, afin de bien profiter des instructions qui nous sont faites


Jésus et le lépreux


Entendez ce cri parti du Cœur, ce cri plein de confiance et plein d'amour: « Seigneur, si vous voulez, vous pouvez me guérir ! » et en même temps, ajoute l'Evangile, le lépreux se jetait à genoux et suppliait les mains jointes... Jésus s'arrête, il tend la main, il touche les plaies du malade. "Je le veux, dit-il, sois guéri !... » — Oh! pourquoi donc ne suis-je pas guéri de mon orgueil, de ma sensualité, de ma nonchalance, moi que vous touchez si souvent dans la sainte communion ? Est-ce que la confiance me manquerai?... Mon Jésus, je crois, j'espère... Oh ! guérissez-moi !...


Pratique: Je prierai à l'église, comme si réellement je voyais Jésus-Christ,


Huitième Jour


Prions, afin que le bon Dieu nous accorde la grâce de repousser les tentations que nous éprouverons aujourd'hui


Jésus et les affligés


Quelle impression devaient foire sur les coeurs ces paroles de Jésus: « Vous tous, qui êtes dans la peine et dans la souffrance, venez à moi et je vous soulagerai. » Personne encore n'avait parlé ainsi  personne, surtout, n'avait accueilli comme Jésus... Aussi, voyez, ce sont les pauvres, les malades, les délaissés qui raccompagnent. Qui les Voulait auparavant? Qui ne les chassait de la société? O Jésus! apprenez-moi à avoir un bon cœur, à aimer ceux que tout le monde repousse,. Donnez-moi de pouvoir consoler beaucoup dans ma vie.


Pratique: J'essaierai, aujourd'hui d'être utile à mon prochain.


Neuvième jour


Prions pour ceux que nous aimons le plus


Jésus prend la défense de Madeleine


Elle avait été coupable, Madeleine, mais elle était repentante, et elle pleurait aux pieds de Jésus.  Il n'en faut pas autant pour toucher le Cœur du bon Maître; non seulement il pardonne, mais entendez comme il prend sa défense contre ceux qui, au fond de leur cœur, disaient : « Elle est pécheresse! »  « Elle est plus aimante que vous, répond Jésus, je suis venu chez vous, vous ne m'avez point donné d'eau pour mes pieds, et elle les a arrosés de ses larmes; vous ne m'avez pas donné le baiser de paix, et elle n'a cessé de baiser mes pieds... Aussi, je lui dis: « Tout est pardonné, allez en paix! » Leçon de miséricorde que je n'oublierai pas, ô mon Dieu! Peut-être ceux que je méprise au fond du Cœur, et ceux que j'accuse, sont plus chéris de Dieu, parce qu'ils l'aiment davantage.


Pratique: Je veillerai sur mes jugements afin de ne juger personne; et je me priverai de quelque chose de mon repas si je me laisse aller à un jugement téméraire.


Dixième Jour


Prions pour ceux qui en ont le plus besoin


Jésus et le peuple manquant de pain dans le désert


Il y a là des paroles bien émouvantes: Jésus voit la foule qui le suivait, oubliant, dans sa ferveur, les choses nécessaires à la vie, et il dit: « J'ai pitié de ce peuple: depuis trois jours qu'il me suit il n'a presque rien pris... Je ne veux pas le renvoyer à jeun, de peur que les forces ne lui manquent... » Vous pensez donc à tout, à tout, bon Maître ; et je m'inquièterais!... Oh! si je vous suis, si je vous sers, ne pensant pas même à ma vie matérielle, je puis donc être assurée que vous y pourvoirez vous-même, par un miracle s'il le faut! mon Dieu! que je la comprends bien cette autre parole:  « Cherchez d'abord le royaume du ciel, et tout le reste vous sera donné par surcroît » !... Le monde ne comprend pas, le monde se moque... Je crois, je crois, mon Dieu!


Pratique: Je dirai une dizaine de chapelet pour demander à la sainte Vierge beaucoup d'abandon à la Providence.


Onzième jour


Prions pour obtenir une grande horreur de tout péché


Jésus et les apôtres qui demandent la punition des Samaritains


Les habitants de Samarie n'ont pas voulu recevoir Jésus, ils l'ont chassé de leurs murs... et les apôtres indignés lui disent: « Seigneur, voulez-vous que nous commandions au feu du Ciel de descendre sur ces habitants ingrats et de les consumer ? » « Méchants, leur dit Jésus, le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes, mais pour les sauver... » Oh ! que vous êtes bon, Jésus! je m'explique pourquoi, après tant de péchés, la mort n'est pas venue me surprendre. Le démon l'envoyait, vous l'avez arrêtée, vous Jésus, faites que je sois reconnaissant!


Pratique: Aujourd'hui je vais essayer de parler un peu du bon Dieu.


Douzième Jour


Prions pour tous les membres de notre famille


Saint Jean reposant sur la poitrine du Sauveur


Quelle aimable familiarité! Elle me paraît à peine concevable, et cependant, mon Dieu, ce bonheur de saint Jean,ne l'ai-je pas chaque fois que je fais la sainte communion ? Si j'étais pur comme il était pur, si j'aimais Jésus comme il l'aimait, oh! les doux moments que je passerais aux pieds de l'autel, gardant Jésus avec moi et dans moi ! Je comprends ce mot d'une enfant: Le ciel est une première communion continuelle. Ne suis-je pas au ciel après la communion ? L'Evangile ne dit pas que Saint Jean parla beaucoup à Jésus, mais il dit que ce fut le seul apôtre qui se trouva sur le calvaire... Oh ! moi aussi, vous m'y trouverez, Jésus! Rien, rien ne me séparera de vous.


Pratique: Je ferai aujourd'hui un acte d'amende honorable à Jésus au saint sacrement


Treizième Jour


Prions, afin d'obtenir beaucoup de dévotion pour la sainte Vierge


Jésus et saint Pierre qui l'a renié


Pauvre Apôtre, quel remords dans son âme coupable et quelle frayeur à la pensée de revoir Jésus ! Peut-être honteux et tremblant, cherchait-il à voir, sans être aperçu, ce bon Maître qu'il a renié... Son Maître aussi le cherchait... Qu'y eut-il donc, ô Jésus, dans votre regard ? Oh! ce n'était pas la colère, ce n'était pas la plainte, ce n'était pas le reproche, colère, plainte, reproche auraient tué l'Apôtre... Il ne devait y avoir là que l'amour... Que vous êtes bon, ô Jésus ! Aussi, quelles que soient mes fautes, je ne vous fuirai jamais !


Pratique: Je ferai aujourd'hui un acte d'espérance du fond du cœur,


Quatorzième Jour


Prions pour les pauvres pécheurs endurcis


Jésus et le bon larron


Toute la vie mortelle de Jésus peut se résumer en un seul mot, miséricorde. N'est-ce pas aussi ce qui résume sa vie eucharistique ? II n'a jamais repoussé personne. Il a été toujours au-devant des malheureux et des coupables. Il a toujours intercédé pour ceux mêmes qui le repoussaient ; et dès qu'il voyait dans une âme la plus petite volonté de revenir au bien, il avait pour elle des prévenances qui, dit un saint, donnent presque envie d'être coupable. Le voleur attaché en croix reconnaît sa faute, et lui, qui n'a plus que quelques instants à vivre, il entend ces consolantes paroles: « Vous serez avec moi dans le paradis. » Oh! dites-les-moi ces paroles, ô Jésus!


Pratique: Je me confesserai avec plus de soin.

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2 Les désirs du Cœur de Jésus


Quinzième Jour


Prions pour le retour des âmes qui ont abandonné le bon Dieu


Le premier désir du Cœur de Jésus est la gloire de son Père


Nous aimons nos parents, nous autres, nous voudrions que tout le monde dit, comme nous, qu'il n'en est pas de plus nobles, de plus vertueux, de plus grands, de meilleurs ; une injure faite à notre père nous révolte. Oh! ces sentiments, comme ils étaient ardents, justes, surtout dans le Cœur de Jésus! II ne veut que la gloire de son Père, le zèle de son bonheur le dévore, il a faim et soif de le faire aimer... Oh! aidons Jésus, parlons du bon Dieu, agissons pour le bon Dieu, faisons quelquefois prononcer aux petits enfants des actes d'amour de Dieu.


Pratique: Aujourd'hui, je ferai toutes mes prières pour que le bon Dieu soit connu et aimé.


Seizième Jour


Prions, afin que la sainte Vierge soit plus connue et plus aimée


Le deuxième désir du Cœur de Jésus est l'honneur de la sainte Vierge


 

Ah! comme il est doux à Jésus de voir honorer et aimer sa Mère; sa Mère, à qui il a si longtemps obéi, sa mère si vertueuse, si sainte, si bonne; sa Mère, qu'il a vu tant souffrir !... Aussi voyez comme il inspire une foule de pratiques de dévotion en son honneur, comme il bénit ceux qui l'invoquent, comme il donne la paix et la joie à ceux qui l'aiment... Jésus, Jésus, nous voulons bien. l'aimer, votre Mère... Nous aurons toujours pour Marie la dévotion la plus tendre.


Pratique: Je réciterai aujourd'hui un acte d'abandon à la Sainte Vierge.


Dix-septième Jour


Prions pour les prêtres, afin de les aider à sauver les âmes


Le troisième désir du Cœur de Jésus est le salut des âmes


S'il nous était permis comme à saint Jean de poser notre tête sur la poitrine de Jésus, et qu'il nous fût donné de comprendre les battements de son Cœur, nous entendrions ces mots: « Les âmes ! les âmes! je veux sauver les âmes. » Si nous étions moins agités par les choses extérieures, nous entendrions la voix suppliante de Jésus nous dire: « Aide-moi à sauver les âmes! » Une âme qui se damne est un triomphe pour le démon ; c'est un blasphémateur qui, pendant toute l'éternité, maudira Jésus !... Sauvons les âmes, nous le pouvons par le bon exemple, par la parole, par la prière surtout. Si nous sauvons une âme, nous aurons sauvé la nôtre.


Pratique: J'entendrai la messe pour la conversion des pécheurs.


Dix-huitième Jour


Prions pour les âmes du Purgatoire les plus aimées de la sainte Vierge.


Le quatrième désir du Cœur Jésus est la délivrance des âmes du purgatoire


Ames chères à Jésus, âmes bien-aimées, qu'il voit souffrir, et que, par respect pour sa justice, il ne peut délivrer ! Ces âmes l'appellent, le désirent, lui disent à toute heure : »Quand vous verrons-nous. Seigneur?... » Et elles pleurent moins de leur douleur que de leur séparation d'avec Jésus II me semble, dit une sainte, voir Jésus me tendre la main et me dire: « Ces pauvres âmes me doivent des prières, des messes mal entendues, des mortifications, des aumônes qu'elles auraient dû faire... Paye-moi pour elles. » Oui Jésus, et je vais commencer aujourd'hui.


Pratique: Je ferai de temps en temps une aumône à l'intention des âmes du purgatoire.


Dix-neuvième Jour


Prions pour le Pape


Le cinquième désir du Cœur de Jésus est le triomphe de l'Eglise


L'Eglise ne périra pas, les portes de l'Enfer auront beau vomir contre elle des légions infernales, la mauvaise presse aura beau répandre des calomnies, l'Eglise résistera jusqu'à la fin des temps. C'est un article de foi, et la crainte serait ici une faute. Mais si l'Eglise ne doit pas périr, elle peut souffrir et elle souffre... Elle souffre dans son Chef, le Pape, dont l'autorité est méconnue, elle souffre dans ses membres, les fidèles persécutés; dans ses commandements méprisés... Oh! que Jésus serait heureux de vous voir quelquefois, à genoux devant le saint sacrement, le supplier de rendre la paix à l'Eglise, et vous imposer quelques légères privations!

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3 Les épines du Cœur de Jésus


Vingtième Jour


Prions pour les âmes qui résistent à la grâce


La première épine du Cœur de Jésus, ce sont les âmes qui restent volontairement en état de péché mortel


L'âme innocente est la demeure de Dieu, elle devient, par la sainte Communion, la demeure toute particulière de Jésus-Christ. Jésus est « chez lui », c'est là qu'il trouve ses délices et qu'il demande à rester... Or, commettre un pèche m or tel, le conserver volontairement, c'est admettre le démon dans son âme, le constituer le maître, à la place de Jésus, qui sort alors, chassé honteusement.. Pauvre Jésus, qui se tient à la porte de l'âme coupable, qui frappe, qui demande à entrer, et qui entend ce cri épouvantable des Juifs: « Non, non! ce n'est pas vous que je veux, mais mon péché ». Oh! si vous craignez d'être en péché mortel, mon enfant, allez vite, vite vous confesser.


Pratique: Aujourd'hui, je prierai pour les pécheurs.


Vingt-et-unième Jour


Prions pour les âmes que Dieu appelle à la vocation religieuse


La deuxième épine du Cœur de Jésus, ce sont les âmes indifférentes


Il est des âmes qui entendent parler de l'amour de Jésus et ne voient là qu'une pieuse exagération,  qui se mettent fort peu en peine de commettre ou de ne pas commettre des péchés pourvu qu'elles y trouvent plaisir ou profit, qui rient du soin que mettent les âmes pieuses à éviter les fautes vénielles,  qui assistent aux prières parce qu'on les y conduit, mais qui trouvent ce temps au moins inutilement employé. Oh! que Jésus doit souffrir de cette indifférence!... Mon Dieu ne permettez pas que j'en vienne jamais là ! Je suis bien léger, bien oublieux, mais non, je ne veux pas être indifférent pour ce qui regarde votre gloire!


Pratique: Je ferai aujourd'hui, avec plus de piété, ma. Visite au Saint au Sacrement, et je prierai pour les malheureux qui résistant à Jésus-Christ.

 


Vingt-deuxième Jour


Prions pour ceux de nos parents qui sont éloignés de leurs devoirs religieux


La troisième épine du Cœur de Jésus ce sont les âmes lâches et tièdes


Elles ne sont pas indifférentes, celles-là, mais peut-être voudraient-elles le devenir... L'amour de Jésus-Christ les ennuie et leur pèse; elles en ont senti cependant toute la douceur... vous qui, par l'effet d'une passion cachée, d'un amour-propre et d'un orgueil sans mesure, vous éloignez de Jésus, écoutez ses plaintes: « Si au moins c'était un ennemi qui me traitât ainsi, je le supporterais ; mais un enfant que j'aime, que j'ai admis à ma table!... » Revenez à Jésus... Demain peut-être ? Il sera trop tard... S'il ne vous voulait plus !...


Pratique: Je réciterai mon chapelet pour demander à Marie qu'elle me donne ma ferveur d'autrefois.


Vingt-troisième jour


Prions pour propager la dévotion au Cœur de Jésus


La quatrième épine du Cœur de Jésus, ce sont les âmes qui profanent les sacrements


On appelle ces âmes des « sacrilèges »; or savez-vous ce que font les sacrilèges ? Ils s'unissent au démon pour lui venir en aide dans le plus horrible des crimes: la profanation du corps et du sang de Jésus-Christ. Ils font de leur âme un cloaque rempli de vices honteux; et puis, sachant bien ce qu'ils font, ils y jettent le corps de Jésus-Christ, et attendent le remerciement du démon, heureux de ce crime qu'il ne pouvait commettre lui-même. Mon Dieu! mon Dieu! laissez-moi vous demander pardon.


Pratique: Je ferai aujourd'hui un acte d'amende honorable au Sacré Cœur de Jésus,


Vingt-Quatrième Jour


Prions pour tous nos parents et tous nos amis, afin que Dieu les récompense de leur dévouement pour nous


La cinquième épine du Cœur de Jésus ce sont les corrupteurs de l'enfance


C'est là une autre espèce de sacrilège, non moins douloureux au Cœur de Jésus, plus douloureux peut-être que la profanation de son corps. Chères âmes d'enfants, que Jésus aime tant, âmes innocentes et pures, est-il possible qu'il y ait des être assez pervers pour vous apprendre le mal! Ah! quel trésor de colère s'amasse contre eux dans le ciel! Sans doute tout péché peut obtenir son pardon, mais pour obtenir le pardon d'avoir appris le mal à une âme innocente, surtout si cette pauvre enfant est morte, morte avec son péché, que de pénitences, que d'expiations, que de tourments seront nécessaires!...


Pratique: Aujourd'hui je prierai pour les âmes innocentes.


Vingt-cinquième Jour


Prions, afin que le Cœur de Jésus nous inspire le goût de la communion fréquente


La sixième épine du Cœur de Jésus ce sont les âmes qui s'éloignent de la sainte communion


S'éloigner volontairement de la sainte communion quand elle nous est permise, c'est dire à Jésus-Christ: « Je ne veux pas de vous... » Ne pas se mettre à même de communier fréquemment, au moins tous les huit jours, c'est dire à Jésus-Christ: « Je ne veux pas me gêner ».C'est, en effet, parce qu'on ne veut passe gêner qu'on ne communie pas tous les huit jours; ce n'est pas à vous, sans doute, à régler vos communions, mais c'est à vous de vous y préparer: retranchez les sentiments de vanité, les amitiés trop affectueuses les médisances, les pertes de temps... vous verrez comme vous aimerez la sainte communion et comme on vous la permettra volontiers.


Pratique: Je vais dès aujourd'hui, me préparer à la communion pour le dimanche qui suivra.

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4 Les consolateurs du Cœur de Jésus


Vingt-sixième Jour


Prions pour et celui à qui Dieu a confié le soin de notre âme


Parmi les consolateurs du Cœur de Jésus il y a abord les prêtres zélés et les saints religieux

et religieuses


C'est l'armée visible de Jésus, ce sont ses anges de la terre. Leur but est la gloire de Dieu, l'honneur de Marie, le salut des âmes, le triomphe de l'Eglise, en un mot tous les intérêts de Jésus-Christ. Chaque matin, à l'oraison, ils reçoivent le mot d'ordre de leur maître et chaque soir, ils rendent compte de leur journée. Oh! demandez à Jésus que cette armée s'augmente de plus en plus ; offrez-vous quelquefois pour être enrôlé, vous, au service d'un si bon maître; Oh! si vous saviez comme on y est bien!comme on y vit heureux! comme on y meurt plein de confiance.


Pratique: Priez aujourd'hui, pour les prêtres et les religieux et lisez le catéchisme de l'Eglise Catholique ce qui a rapport à la vocation.


Vingt-septième Jour


Prions pour les malades abandonnés


Les seconds consolateurs du Cœur de Jésus sont les âmes qui souffrent en patience


Oh! comme une âme patiente dans ses souffrances physiques ou morales console le cœur de Jésus ! Elle souffre, mais elle sait que sa souffrance vient de Dieu..., et elle se soumet avec amour, elle se résigne avec la plus grande confiance. Elle souffre, et elle comprend plus vivement les douleurs de Jésus, et elle console son maître avec plus de sincérité. « Elle souffre » elle compatira donc avec plus de pitié aux souffrances de son prochain: on n'est jamais aussi bon que lorsqu'on a souffert avec patience. Que de vertus dans ces âmes!


Pratique: Aujourd'hui, je ne me plaindrai pas des petites souffrances que le bon Dieu m'enverra.


Vingt-huitième jour


Prions pour les personnes que le monde méprise, afin qu'elles supportent patiemment leurs ennuis


Les troisièmes consolateurs du Cœur de Jésus ce sont les âmes humbles, inconnues et heureuses

d'être oubliées


Ce sont celles qui imitent le plus parfaitement la vie de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, et sa vie cachée à Nazareth, sous le regard de Marie; âmes que personne ne connaît, à qui personne ne pense, et qui amassent tous les jours des trésors de patience, d'abnégation, de résignation, de charité, en supportant les défauts des autres, souvent leurs dédains, en se dévouant à tous... et qui, chaque soir, sans vanité, sans même avoir conscience de leur mérite, offrent à Dieu un cœur immolé et pur, qui console le Cœur de Jésus.


Pratique: Je m'appliquerai aujourd'hui à peu parler, et à faire quelques bonnes actions loin de tous les regards.


Vingt-neuvième Jour


Prions pour les âmes innocentes, afin qu'elles se gardent bien pures


Les quatrièmes consolateurs du Cœur de Jésus ce sont les enfants pieux et innocents


les enfants sont l'objet spécial de l'amour de Jésus: comme autrefois quand il vivait sur la terre, il se plaît à les voir près de lui, et pourquoi donc? L'enfant sait peu parler, il s'ennuie vite de répéter les mêmes paroles, et quand il a dit son Notre Père et son Je vous salue, il s'arrête. Ah ! il y a chez l'enfant quelque chose qui prie pour lui, qui  aime pour lui, qui attire toujours le regard bienveillant de Jésus, c'est son innocence. L'enfant devant Jésus est un vase de fleurs qui n'a pas conscience de son parfum, mais qui l'exhale, embaumant tout à l'entour... Oh ! qu'il est aimé de Dieu le cœur qui sait rester enfant!


Pratique: Aujourd'hui, je me garderai bien innocent, pour plaire à Jésus et j'aimerai mon prochain.


Trentième Jour


Prions, afin de toujours être reconnaissants pour les grâces que Dieu nous a accordées


Les consolateurs du Cœur de Jésus, c'est nous qui sommes venus pendant ce mois méditer ses

tendresses et étudier ses désirs


Jésus a été consolé, chaque matin, en nous voyant penser à lui, il veut encore quelque chose de nous. Le mois consacré à son Cœur finit aujourd'hui, que d'âmes pieuses mettront de côté leurs pratiques, leurs prières accoutumées, et oublieront ce qu'elles ont éprouvé de consolation ! Jésus demande que nous n'oublions pas son Cœur sacré, et veut que ce matin nous le lui promettions. Oui, Jésus, je vous promets de réciter tous les jour une prière à votre Cœur sacré; je vous promets de vénérer les pieuses images qui le présenteront à ma piété; je vous promets de faire connaître cette dévotion et de la propager,.. Soyez ma force, soyez ma joie, soyez mon bonheur!

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Consécration au Cœur de Jésus


Je donne et consacre au Cœur adorable de Jésus ma personne, ma vie, mes pensées, mes peines et mes souffrances. Je ne veux plus me servir d'aucune partie de mon être que pour l'aimer, l'honorer, le glorifier. Je vous prend donc, ô Cœur Divin, pour l'objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède de mes inconstances, le réparateur de mes défauts, et mon asile assuré à l'heure de la mort. Soyez, ô Cœur plein de bonté, ma justification envers Dieu, et détournez de moi sa juste colère. Je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma faiblesse, comme j'espère tout de vos bontés. Anéantissez en moi tout ce qui peut vous déplaire et vous résister; imprimez-vous comme un cachet sacré sur mon cœur, afin que jamais je ne puisse vous oublier ni être séparée de vous. Je vous conjure, par toutes vos bontés: que mon nom soit écrit en vous qui êtes le livre de vie, et que vous fassiez de moi une victime toute consacrée à votre gloire; que je sois dès ce moment embrasée, et un jour tout à fait consumée des flammes de votre amour; là est tout mon bonheur, n'ayant plus d'autre ambition que celle de vivre et de mourir en vous et pour vous. Ainsi soit-il.

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24 janvier 2010

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 15/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

15

Quinzième Samedi

Cinquième Mystère glorieux

Le couronnement de Marie


Il n'a été donné à aucune langue, ni angélique, ni humaine, nous dit saint Epiphane, de décrire l'honneur et le triomphe que reçut la Vierge Marie a son entrée dans le ciel, au cours de sa glorieuse Assomption. On peut seulement dire, qu'il n'y en eut jamais et qu'il n'y en aura jamais de plus grand, après celui, glorieux de son Fils. Car on ne peut se représenter, ajoute Saint Bernard, avec quelle  gloire sachant la Sainte Vierge est entrée le Ciel, avec quelle dévotion elle a été honorée par le  chœur des Anges, avec quel plaisir et avec quelle satisfaction elle a été accueillie et embrassée par  son Fils. Considère, ô mon âme, que le plus grand désir des Anges, une fois accomplie la Rédemption, était d'avoir, au Ciel , l'âme et le corps de Dieu-Homme et de sa Mère et ils l'exprimaient avec des paroles de David: « Levez-vous, Seigneur, venez dans votre Royaume, vous et l'Arche de votre Sanctification, c'est à dire, vous et votre Mère qui fut l'Arche que vous avez sanctifiée en habitant en son sein ». Et le désir de ces habitants célestes fut finalement accompli. Mais si le Seigneur voulut que l'Arche du Testament fût conduite dans la cité de David en grande pompe, c'est avec une pompe plus noble et plus glorieuse qu'il voulut que sa Mère entrât triomphante dans le Ciel. Et lui-même, ce Roi du Ciel, nous dit saint Bernard, vint à son   encontre avec toute sa Cour céleste. Et ainsi elle dépassa en gloire de sa propre Assomption. Considère, ô mon âme, comme elle fut illuminée de joie et de splendeur, quand il l'invita en lui disant: « Viens du Liban, ô ma fiancée, fais ton entrée » (Cantique 4:8). Et Marie, la plus gracieuse de toutes les femmes, s'éleva de la terre, passa l'atmosphère et arriva au Trône de la Très Sainte Trinité. Et les Anges, la voyant si belle et si glorieuse, se demandèrent:  Qui est donc cette créature qui vient de la terre, de ce désert rempli d'épines et de souffrances, si pure et si riche de vertus, appuyée sur son bien-aimé Seigneur? Qui est-elle? Et les Anges qui l'accompagnaient répondirent: C'est la Mère de notre roi, c'est notre Reine, celle qui est bénie entre toutes les femmes, pleine de grâces, la Sainte des Saintes, la bien-aimée de Dieu, l'Immaculée, la colombe, la plus belle de toutes les créatures. Ecoute le cantique de tous les bienheureux Esprits qui la louent: « Vous êtes la gloire de Jérusalem, vous êtes l'orgueil suprême d'Israël, vous êtes le grand l'honneur de notre race » (Jdt 15.9). Tous comme il n'y eut sur terre ni lieu ni temple plus digne de Dieu que ce sein immaculée de Marie, de même, dit Saint Bernard, qui, il n'y eut au Ciel un trône plus sublime que le trône Royal sur lequel elle fut placée par son Fils; surtout après qu'il l'eût placée sur sa droite et au dessus de tous les Chœurs des Anges, comme formant un chœur à part, avec son humanité divine, l'associant à lui en tant que Mère, Epouse, Médiatrice et Coordinatrirce à la Rédemption du monde, et qualité de  Reine de l'Univers. O Vierge glorieuse et bénie, je me réjouis et je me félicite pour la grande gloire dont vous jouissez au Paradis, assise à la droite de votre Fils et faite Reine du Ciel et la terre. O chère Vierge, que tout l'univers qui croie en votre divin Fils et à la vraie Église vous reconnaisse comme sa propre mère et sa Reine et se réjouisse et exulte que Dieu ait pris une Mère aussi aimante et une reine si grande, si aimable et si puissante.


Considère maintenant, ô mon âme, comment la Très Sainte Trinité honora Marie d'une couronne très précieuse. Le Père Eternel lui posa sur la tête la couronne de la Puissance, lui accordant, après  Jésus Christ, la domination sur toutes les créatures du ciel, de la terre et de l'enfer, si bien que les Esprits des ténèbres tremblent à son Nom. Et c'est ainsi que l'on peut appliquer à la Très Sainte Vierge les paroles du Psalmiste: « Vous l'avez couronnée, Seigneur, d'honneur et de gloire; de vos mains, vous l'avez élevées au-dessus de toutes les œuvres » ( Ps 8.6-7). Dieu, le Fils, lui ceignit les tempes de la Couronne de la sagesse, comme Reine du ciel, des Anges et des hommes, rachetés par Son sang, et il lui en remit le profit entre les mains, et en tant que Reine de la Clémence, il lui remit les clés de la Miséricorde. Le Saint Esprit la para de la couronne de la Charité, comme Mère du Bel Amour qui inspire non seulement l'amour pour Dieu, mais aussi un amour brûlant pour nos semblables, qui nous fait déployer un zèle ardent pour bien et pour leur salut. Et la voilà donc devenue l'étonnement et  l'admiration des hiérarchies des Anges. En outre, la Vierge fut couronnée par les auréoles de la virginité, du Martyre et de docteur de la Religion, parce qu'elle fut la Vierge des vierges, martyre dans la passion de son Fils divin et Maîtresse de la Foi aux maîtres de la religion eux-mêmes. Enfin, cette Souveraine fut couronnée de couronne des douze étoiles, comme il est écrit dans l'Apocalypse: « Une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles » (Apoc. 12:1). Etant donné qu'elle réunissait en sa personne les grandeurs et les vertus de tous les ordres des saints qui sont au Ciel, elle fut donc couronnée de tous leurs mérites représentés par douze étoiles. En elle, resplendissaient totalement la Foi et l'espérance Brillait des Patriarches, la lumière et la contemplation des prophètes, la Charité et le zèle des Apôtres, la force et la magnanimité des Martyrs, la patience et la pénitence des confesseurs, la sagesse et la prudence des Docteurs, la Sainteté et la pureté des Prêtres, la solitude et la prière des Ermites, la pauvreté et l'obéissance des Moines, la Charité et la pureté des Vierges, l'humilité et la patience des Veuves et enfin avec la fidélité et l'union de tous les Saints. Et en conséquence, tous la reconnurent comme leur Reine. O mon âme, personne ne pourra jamais imaginer ce qu'ont été les concerts d'Anges, les mélodies et les cantiques des Bienheureux en l'honneur de Dieu et de la Reine de miséricorde! Et la grande Vierge, assise à la droite du Fils de Dieu dit à toutes les générations: « Le Seigneur a pris en considération l'humilité de sa servante et il a daigné faire d'elle la source des richesses de sa grâce. Venez donc à moi, vous tous qui êtes angoissés et tourmentés dans cette vallée de larmes et de douleurs, et je vous soulagerai car Dieu m'a fait source de votre joie ». Mère adorée, me voici, je viens à votre invitation: je suis accablé sous le poids de mes péchés, mais j'ai une telle confiance en vous que je suis persuadé que vous m'en libérerez. O Reine très puissante qui régnez dans le Ciel et sur la terre, je crois en vous, je vous révère et je vous adore dans toute votre bienheureuse gloire. O Marie, donnez-moi la lumière pour dissiper les ténèbres de mon esprit embrumé et perdu dans l'obscurité d'une nuit noire. Faites pénétrer en moi les rayons ardent de votre saint amour et remplissez mon coeur de vertus, de zèle et de ferveurs. Ne permettez pas, ô Mère Divine que mon âme  meurt dans les ténèbres. Je sais que mes fautes mériteraient les plus terribles châtiments, mais j'ai confiance en votre bonté et grâce à votre intercession auprès de Jésus Christ, j'espère ne pas être puni et obtenir le pardon de mes péchés.


Regarde, ô mon âme, tous les Saints du Paradis qui viennent saluer leur Reine, à commencer par les  Patriarches Noé, Abraham et Jacob, par les Prophètes et par les Vierges saintes. « Les jeunes femmes l'ont vue et glorifiée, reines et concubines l'ont célébrée » (Cantique 6:9). Il arrivèrent tous: les Martyrs et les confesseurs, Élisabeth, Zacharie, et Jean Baptiste; et ses parents bien-aimés, Joachim et Anne; et aussi son chaste époux Joseph. Qui pourra dépeindre leur joie et reproduire leurs paroles de louange? Quelle consolation pour eux de la revoir. Unis-toi à eux, ô mon âme, et unis ta voix à celles des Chœurs bienheureux pour dire: «  Je vous salue, Reine du Ciel, je vous salue Reine des Anges, je vous salue, tige sacrée; je vous salue, Porte sacrée, d'où est sortie la lumière du monde. Réjouissez-vous, Vierge glorieuse, belle et riche par-dessus tout et priez Jésus pour nous! » Si l'esprit humain ne peut arriver à comprendre la gloire immense que Dieu a préparée au Ciel à ceux qui l'ont aimé, personne n'arrivera à comprendre, remarque Saint Bernard, le haut degré de  gloire dans lequel il a placé sa très aimée Mère qui, sur la terre, l'a aimé que tous les hommes et les anges mis ensembles. Enfin, la Sainte Vierge désir que l'on médite, dans son dernier Mystère, non seulement sa gloire, mais aussi celle de tous Anges et de tous les Saints dont le prestige a rejailli sur elle. Elle désire également que cette contemplation nous incite à imiter les Saints pour obtenir, nous aussi, la vie éternelle. Marie t'invite donc, ô mon âme, à méditer la grande gloire dont elle jouit avec tous qui sont au Ciel, gloire dont tu pourrais jouir toi aussi en ayant le courage d'entreprendre et de persévérer dans la voie de la vertu et ainsi la Vierge Marie t'accueillera avec elle, pour toujours, dans son Bienheureux  Royaume. Contemple donc le Paradis et tous les Saints, qui furent faible comme toi, qui furent pécheurs, comme toi et qui, par la grâce de Seigneur et par l'intercession de la Très Sainte Vierge, ont surmonté tous les obstacles et son arrivés est venu à cette béatitude éternelle. Que leur exemple te serve d'aiguillon pour t'exciter à la vertu, pour combattre vaillamment tes ennemis et à tout faire  pour gagner ce bien infini qui est de vivre et de régner avec Jésus et de Marie durant toute l'éternité. Et si une vertu te manque, demande-là à la Vierge Marie, en ce jour de son glorieux triomphe: et demande-lui tout particulièrement la persévérance dans son amour qui est le plus sûr moyen d'arriver à la gloire. Rappelle-toi de ce qu'à dit Saint Alphonse: « Qui à de la persévérance dans la dévotion de son  Rosaire atteindra la majorité persévérance finale ». Parce que, comme nous l'enseigne Saint Augustin: « La persévérance n'est pas une vertu que l'on acquiert, mais un don qui nous est donné en récompense de notre assiduité et de notre constance dans les prières ». Mais les prières que la Vierge adresse pour nous à son Fils sont certainement les plus efficaces. Ô grande et glorieuse Reine, mon âme, prosternée au pied de votre trône, vous vénère dans cette vallée de larmes. Maintenant que vous siégez comme Reine du ciel et la terre, n'oubliez pas votre pauvre serviteur! Vous êtes maintenant plus proche de Dieu et donc vous pouvez nous accordez davantage de grâces. Du haut du Ciel, vous voyez mieux que moi ce dont j'ai besoin. Faites que sur la terre je sois votre serviteur fidèle, afin que je mérite un jour de vous louer et de vous bénir au Paradis. En ce jour où vous avez été faite Reine de l'univers, je désire me consacrer encore plus à vous.  Que votre joie me console et acceptez-moi comme votre fils. Vous êtes ma mère et à ce titre vous vous devez de me sauver. En ce dernier Samedi qui vous est consacré, accordez-moi votre amour et une dévotion toujours plus parfaite et entière à votre Saint Rosaire, ainsi que la grâce de la persévérance finale. Je me réjouis avec vous aussi, Esprits bienheureux et Saints du Paradis, de la béatitude et de la gloire dont vous jouissez grâce à Dieu et avec Dieu. Moi aussi je suis destiné, du moins je l'espère, à cette même gloire bienheureuse, mais je ne pourrai y parvenir qu'en possédant vos vertus. C'est pourquoi, Anges, Patriarches, Prophètes, Apôtres, Martyrs, Confesseurs, Vierges, Anachorètes et vous tous Saints, priez pour moi la Reine du Ciel afin que par son intercession je me rende digne d'être admis un jour, avec vous et avec elle, à contempler Dieu, à le glorifier et à le bénir pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.


Vertu: La persévérance dans leur dévotion à Marie.


Pratique: Prosternez-vous aujourd'hui devant une image de Marie et promettez-lui de demeurer toute votre vie son fidèle et dévoué serviteur: offrez-lui vos pensées, vos affections, vos actions, toute votre personne; faites-lui aussi la promesse de réciter chaque jour au moins cinq dizaines de son Chapelet; et enfin, demandez-lui son amour et la persévérance dans sa dévotion jusqu'au jour de votre mort. Bienheureux seront ceux qui arriveront à réciter chaque jour les quinze dizaines du Chapelet parce que la persévérance finale a été promise par Marie à ceux qui seront fidèles à cette dévotion quotidienne. Invitez les âmes à pratiquer la dévotion à la Vierge Marie, distribuez les médailles et conseillez la pratique des Quinze Samedis. Si, vous désirez que votre Très Sainte Mère vous assiste à l'heure de votre mort, prenez le Scapulaire où elle est représentée décorant de ses mains le Troisième Ordre Dominicain et soyez assuré que vous obtiendrez de sa bonté toutes les grâces dont vous avez besoin.


Oraison jaculatoire: O Marie, Reine des anges et des saints, vous êtes la Reine de mon cœur.


Prières avant la Communion du Quinzième Samedi


O Seigneur Jésus, combien je suis ingrat! Que de fois ne vous ai-je abandonné et ai-je fui loin de vous! Et malgré tout vous me retenez par les douces de votre amour allant jusqu'à vous revêtir de mes misères et vous réduire en pain pour me nourrir afin de me faire participer à votre gloire et à celle de votre très Sainte Mère. O Bonté infinie! Quand je commets des péchés, vous êtes toujours prêt à les absoudre, et mon  ingratitude ne vous ôte pas la volonté de me pardonner. Je me prosterne donc à vos pieds, avec tous les saints qui furent, sur la terre, pécheurs comme moi, et je vous demande pardon, et je vous répète que je veux vous aimer, et que je vous aime, et que je prends, dès aujourd'hui, la ferme résolution de changer de vie et d'habitudes. « Dieu, vous êtes mon Dieu, je vous cherche, mon âme a soif de vous » (Psaume 63,2). Et comme ma chair a soif de vous! Dans une terre pays déserte et aride comme celle où je suis à présent, je me présente à vous car vous êtes ma miséricorde et j'invoque votre Nom si Saint! Ayez pitié de moi, ô mon Dieu. A l'ombre de vos ailes, je serai transporté de joie et mon âme ne désire ardemment que de marcher derrière vous. Tout comme un cerf assoiffé désire une source d'eau vive, mon âme vous désire, ô mon Dieu. Montrez aujourd'hui votre puissance, ô Seigneur et venez me sauver! Mon cœur est prêt à vous  recevoir. Venez donc et ne tardez point! Nous courons à l'odeur de vos parfums, ô bénie entre toutes les femmes, car grâce à vous nous avons participé au fruit de la vie, et c'est pourquoi j'accours vers vous vous pour que vous me donniez vous-même, en nourriture, ce Coeur très Saint qui palpite pour moi d'amour infini et qui se trouve dans l'Hostie Sacrée de paix et de charité que je vais prendre. O puissante Reine, tous les peuples ne cessent de vous louer et d'exprimer leur joie. Vous avez tout  pouvoir sur l'humanité et sur l'enfer et votre main déverse de nombreuses miséricordes sur les pauvres fils d'Eve. Voici, mon âme, soumise comme une esclave au pied de votre trône; elle ne trouvera la paix que lorsqu'elle sera pleine de votre amour et de celui de votre divin Fils. Donnez-moi votre amour dès à présente, afin que je puisse accueillir plus dignement Jésus. Et vous, armée céleste qui jouissez de la présence de notre Souveraine Vierge, et vous Anges de toutes les hiérarchies, et vous en particulier, Saint Michel, Prince des Anges, aide du le peuple de Dieu, et vous, Saint Gabriel, Citadelle de Dieu, et vous saint Raphaël, Remède de Dieu, et vous Saints Anges de l'oraison, de la louange, de la confession de Dieu, Anges qui nous apportez la bénédiction de Dieu; et vous Esprits élu toujours présents devant le trône de Dieu et qui honorez également le triomphe et le couronnement de Marie, assistez-moi en cette heure du triomphe de  l'amour, où un Dieu très puissant daigne s'abaisser jusqu'à ma si misérable créature. O mon Ange gardien, ô Saint Joseph, ô Saint dont je porte le nom et vous mes Saints Avocats, venez me soutenir et m'assister durant cette Communion de ce dernier Samedi où j'espère obtenir toutes les grâces que j'attends de Jésus et de Marie. Obtenez-moi d'eux qu'en ce Samedi, je meure, que vous m'aidiez tous dans ma dernière lutte contre le démon et que vous me portiez vous-même au pied du trône de notre très glorieuse Reine pour que je puisse la bénir, ensemble avec vous, et pour toujours. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prières après la Communion


Que je suis riche de vous posséder, ô mon Dieu! O Ciel! O terre! O vous créatures qui, avec moi, adorez Dieu, soyez émerveillées par cet immense acte d'amour, car l'Infini, l'immense, le Tout-Puissant, a accepté de se trouver enfermé dans cette pauvre auberge qu'est mon coeur. O Anges du Paradis, je n'ai pas à envier à votre sort parce que j'ai en moi ce que vous, vous n'avez pas; j'ai en moi un Dieu qui s'est fait Homme et vous, vous n'avez pas un Dieu qui s'est fait Ange. Adorez donc pour moi celui qui est l'ami, le compagnon de tous les hommes, le soulagement de leurs misères et qui est aussi celui par lequel tous les bienfaits arrivent. O Divin Amour, possédez-moi entièrement et faites ensuite de moi ce que vous voulez; noyez-moi dans la mer des souffrances, flagellez-moi par des tourments parce que, avec vous et en vous, je ne peut mourir. Ecoutez ma pauvre voix, ô l'Amour Divin et étant donné que vous désirez que je vous demande ce que mon âme désire, alors: transformez-moi complètement en vous afin que je ne puisse plus me reconnaître et que je ne sois nulle part ailleurs qu'en vous. Ô divine Jérusalem, chantez à Marie un nouveau cantique; ô Humanité, chantez vous aussi pour votre Souveraine. O Cieux, chantez pour Marie et bénissez son nom, qui est glorieux: annoncez au genre humain que c'est à elle que nous devons notre salut. Annoncez sa gloire au monde et ses merveilles à tous les peuples! Car la gloire et la splendeur sont autour d'elle, la sainteté et les magnificences sont sur son trône. Vous, de toutes les Nations, présentez-vous devant Marie et offrez-lui vos cœur, votre amour et votre vie. Que le Ciel se réjouisse et que la terre exulte de joie; que la mer se déchaîne avec tout ce dont elle est remplie; que la nature soit en liesse et que tous les arbres des forêts s'épanouissent, parce que Marie, la Vierge de Nazareth, la fille d'Adam, « admise dans un palais céleste où le Roi des rois est assis sur un trône orné d'étoiles » (Liturgie de l'Assomption de la Vierge Marie), a été transportée dans le Royaume des Cieux où elle a été élevée au-dessus des Choeurs des Anges. Et vous, Anges du Seigneur, bénissez pour moi notre reine. Et vous Cieux, bénissez Celle qui est votre porte. Vous soleil, lune et étoiles, bénissez celle qui est plus éclatante que le soleil, plus belle que la lune, et qui est l'Étoile de la mer l'Etoile du matin. Monts et collines, bénissez votre Souveraine qui « après avoir vécu à Sion, puis à Jérusalem, s'est élevée vers le Ciel; tel le cèdre du  Liban et tel le cyprès sur le Mont Hermon » (Si. 24,14-17). Pluies et la rosées, feux et chaleurs, glaces et  neiges, lumières et ténèbres, mers et fleuves, bénissez la Souveraine du monde, qui étend  sa protection comme les branches du platane sur les places, qui étend sa puissance comme les  branches du palmier de Cades. Et vous, plantes de la terre et arbres fruitiers, et vous tous, ô cèdres, ô fleurs, bénissez la beauté et la douceur de votre reine, qui est la Rose mystique de Jéricho, le bel olivier des champs qui  exhale un parfum comme le baume aromatique et la myrrhe. Et vous, âmes des Justes, des prêtres et rois de la terre, jeunes et vierges, bénissez le nom de Marie, parce qu'il est  puissant et que sa gloire s'étend du ciel également sur la terre. « O Saints, réjouissez-vous dans votre gloire et soyez heureux sur vos trônes » (Ps 149, 5). O saints de Dieu, daigne intercéder en notre faveur pour notre salut à tous. Honorez Marie pour moi avec les  cymbales et les lyres, en une joyeuse harmonie, et liez mon âme, comme une esclave, à son trône et ajoutez à ses gloires le fait que mon âme, qui était digne de l'enfer, a été arrachée des mains de Satan. O Marie, de cette vallée où mon âme exilée gémit, je lève les yeux vers vous qui êtes aux Cieux. « Comme les yeux de la servante vers la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux sont tournés vers vous, ô Reine, ô Dame et ma Mère, jusqu'à ce que vous ayez pitié de moi » ( Ps.123, 2). Mère très douce, Mère très compréhensive, aujourd'hui est le dernier Samedi dédié à la pratique des  Quinze Samedis de votre Rosaire: que de gens à votre Autel pour vous demander la guérison de leurs maux, pour vous demander de pourvoir à leurs besoins, pour les aider à avoir une bonne récolte ou pour gagner une querelle. Mais moi, je vous demande les grâces que vous préférez, en union à d'autres dévots. O douce Mère, faites que je sois humble, détaché de la terre, résigné à la volonté de Dieu; Accordez-moi le saint amour de Dieu, une bonne mort, le paradis et enfin, changez-moi de pécheur en saint. Faites, je vous en prie, ce miracle qui vous apportera le plus d'honneur que si vous redonniez la vue  à mille aveugles où si vous redonniez la vie à mille morts. Vous êtes si Puissante auprès de Dieu: il vous suffit de dire que vous êtes sa mère, sa préférée; et il vous remplira de ses grâces. Que peut-il vous refuser? O très belle Reine, je ne prétends pas vous voir sur la terre, mais je voudrais venir vous voir au Paradis: obtenez-moi cette grâce. Me voici prostré devant vous. Je vous reconnais pour ma Souveraine et pour ma Mère et je veux vous offrir mon âme, mon corps, mes affections, les palpitations de mon cœur, mes désirs, mes peines, mes angoisses et tous les tourments qui me restent. Vous avez finalement triomphé de mon  âme qui est maintenant toute à vous, comme une servante fidèle: protégez-là, défendez-là contre les assauts de ses ennemis, tenez-là sous votre manteau, donnez-lui une mort heureuse et rendez-là bienheureuse dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

Jean Rominger, Protestant Suisse, se convertit à la Vierge de Pompéi et meurt le soir du dernier des Quinze Samedis


Le Révérend Père Nicolas Gori, Vicaire adjoint de la cathédrale de Volterra, écrivit la relation suivante qui fut alors publiée dans le périodique Le Rosaire et La Nouvelle Pompéi. « Monsieur Jean Rominger, de Silvapiana, en Suisse, vivait depuis de nombreuses années à Volterra où il avait pris pour épouse Madame Ferdinande Redaelli. Il n'était pas farouchement hostile au catholicisme, comme le sont la plupart des Protestants, si bien que, pour suivre l'exemple de son épouse, il portait une certaine dévotion à la Vierge Immaculée et aux saintes âmes du purgatoire, mais non au point d'abandonner sa religion, d'une part parce qu'il était peu instruit sur la religion Catholique et d'autre part, et surtout, parce qu'il la voyait peu observée par les catholiques eux-mêmes et parfois même dédaignée ou tournée en dérision. Le matin du 4 Octobre 1888, trois jours avant la grande solennité du Rosaire. Madame Redaelli, qui s'affairait autour du lit de son mari malade, lui rappela, avec affection, les propositions qu'elle lui avait déjà faites de devenir Catholique. Mais il répondit: « Je n'ai pas de préférence ni pour le Catholicisme ni pour le Protestantisme. Pour obtenir son Salut, les deux religions sont bonnes ». Malgré cette réponse, sa cette femme ne perdit pas courage, au contraire; et préoccupée à sauver cette âme qu'elle l'aimait tant, elle fit célébrer une Messe pour lui. Et pleine de confiance dans l'aide de la Vierge Thaumaturge de Pompéi, elle prit une petite image qui venait de ce Sanctuaire et la  montra à son mari: « Regarde, dit-elle, c'est l'image de cette puissante Reine du Rosaire qui, par ses prodiges, attire beaucoup de monde pour lui édifier un temple à Valle de Pompéi. Puis elle se mit à lire la partie de la Neuvaine ayant rapport à cette Image. Ceci fait, elle glissa l'Image sous la tête de son mari, puis elle se retira dans une autre chambre et là, le cœur déchiré par la douleur et les yeux levés au Ciel, elle s'écria: « Très Sainte Marie, vous,  qui de Pompéi, distribuez tant de faveurs, accordez-moi cette grâce: convertissez mon mari! Je ne vous la demande pas pour mes mérites parce que je suis pleine de péchés, mais je vous la demande au nom des  mérites de votre Fils qui vint sur la terre pour nous sauver tous. Accordez-moi cette consolation: sauvez mon mari! Une fois faite cette prière, elle s'agenouilla et commença à réciter le saint Rosaire. Et, envahie pas une immense espérance, elle retourna dans la chambre du malade et lui demanda: « Jean, voudrais-tu te faire Catholique? - Oui, répondit subitement le mourant, appelle l'évêque, je veux le Baptême Catholique. Ferdinande, folle de joie, lui expliqua que pour se baptiser l'Evêque n'était pas nécessaire. Il suffisait d'appeler le Curé. Et c'est ainsi qu'ils vinrent me chercher. Je me rendis aussitôt chez Monsieur Rominger et brièvement je lui parlais de la contrevérité et des principales erreurs des Protestants. Je me rendis vite compte qu'il en était déjà convaincu, mais qu'il désirait toutefois recevoir une instruction plus approfondie et je lui promis de la lui la donner dès qu'il serait rétabli. Puis, en présence de deux témoins, je lui fis faire l'abjuration de ses erreurs et la profession de Foi catholique, suivant les prescriptions du Rituel Romain et je le baptisai. La joie qu'éprouva le malade fut telle, qu'il s'exclama avec une réelle émotion: « Oh comme je suis  heureux! » Puis il réclama la petite Image de la Madone de Pompéi que Ferdinande avait posée sous  sa tête: il l'embrassa à plusieurs reprises, puis la posa sur son cœur et souvent il la reprenait pour l'honorer. Le jour suivant, vendredi 5 octobre, on lui conféra les Sacrements de la Pénitence et de ma Confirmation. Le Samedi, veille de la grande solennité de la Vierge du Rosaire, dernier des Quinze Samedis que les fidèles consacrent en son honneur, Jean Rominger s'unit à Jésus Christ par la Sainte Communion et il reçut les Sacrements de l'Extrême Onction qui efface tous les péchés. Ce samedi, si cher aux dévots de Marie était sur le point de finir, quand, trois heures avant minuit, heure solennelle qui donne le départ à la grande journée dédiée à Marie, l'âme de Jean Rominger fut célébrée, dans le Sanctuaire de Pompéi, selon les rites de l'Eglise, avec les hymnes et les cantiques de la Reine du  Rosaire; et son âme, rendue immaculée, s'envola au Ciel pour chanter éternellement les miséricordes de Dieu et les gloires de sa Très Sainte Mère qui lui avaient accordé la grâce de la conversion et de la félicité éternelle. Père Nicolas Gori, Vice-Curé de la cathédrale de Volterra.

Toutes personne ayant reçu des grâces en récitant les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire est priée d'en donner le témoignage a

franck.monvoisin@laposte.net


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19 janvier 2010

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 14/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

14

Quatorzième Samedi

Quatrième Mystère Glorieux

L'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie


Considère, ô mon âme, que l'heure est arrivée également pour Marie, de quitter cette vallée des ténèbres. Finalement, après tant de tourments, elle peut répéter les paroles de son Fils bien-aimé: C'est achevé: les prophéties, l'établissement de l'Eglise de Jésus, l'héroïsme de toutes les vertus. Après l'Ascension de son divin Fils, elle demeura à Jérusalem avec saint Jean l'Evangéliste, avec lequel elle se se retira ensuite à Ephèse. Puis elle s'en retourna à Jérusalem et y demeura jusqu'à sa mort. Sa vie fut ici, comme partout et comme toujours, une vie d'amour pour Dieu, une vie faite de prières, ou mieux encore, ou mieux encore, d'extase continuelles et l'accomplissement de toutes les vertus, spécialement d'une Charité inépuisable envers le prochain. Elle visitait souvent les lieux consacrés par les Mystères et par la présence de son divin Fils et elle était la Consolatrice, la Directrice et la Mère de l'Eglise naissante. Enfin le moment qu'elle désirait ardemment de se réunir pour toujours avec son Souverain Bien était arrivé. Son esprit exaltait son amour et son désir de revoir le Seigneur. Et toi, ô mon âme, liée aux misères de cette terre, pourquoi n'aspires-tu pas à ta patrie céleste? Que t'apporte ce monde? Qu'est-ce qui t'enchante dans cette vallée de larmes? Prie Marie qu'elle t'obtienne le détachement de la terre et le désir des biens éternels et qu'elle te prépare, par son exemple, ton heureux passage dans l'autre vie. Dès que Saint Jean apprit de la bienheureuse Vierge qu'elle était sur le point de quitter cette vie terrestre, un grand nombre de parents, de Disciples et de connaissances accourut sur le Mont Sion où se trouvait alors la Mère de Dieu, pour pouvoir la contempler encore une fois, pour lui témoigner leur affection, pour entendre ses derniers souvenirs récents et pour se recommander à ses prières. Et comme le dit Saint Denis l'Aréopagite, même les Saints Apôtres qui se trouvaient, depuis un certain temps, dispersés dans le monde pour prêcher la Foi de Jésus Christ, se précipitèrent et en peu d'heures, ils se retrouvèrent tous réunis autour d'elle, par un effet de la bonté de Dieu. Ils pleuraient tous la perte de cette bienveillante Mère, de cette si puissante Avocat, de cette grande Maîtresse, comme l'écrit saint Jean Damascène, et la Bienheureuse les consolait tous avec des paroles d'amour très douces, leur promettant à tous son aide et son intercession. O mon âme, accompagne-là, toi aussi, avec ses bienheureux disciples; va près de cette Vierge si bienfaisante et demande-lui qu'elle t'obtienne toutes les grâces que tu désires. Aie confiance en elle; n'aie aucun doute que ta chère Mère t'exaucera. Elle te recommandera l'amour pour ton prochain et le salut des âmes, en les aidant, autant que tu peux, par le bon exemple, par des conseils opportuns, par la patience, par la Charité et enfin en priant Dieu pour tous. Si tu va saluer Marie avec ces bonnes résolutions, soit certain qu'elle te sera alors toujours favorable. O ma tendre Mère, si j'avais eu, moi aussi, la chance de me trouver sur votre passage, j'aurais pu baiser vos pieds si saints et me recommander à votre protection. Mais étant donné que je n'ai pas eu ce bonheur car puisque je n'étais pas encore de ce monde, je me prosterne devant votre trône et je me recommande aujourd'hui, à vous, glorieuse et immortelle Reine. Daignez, par pitié, être présente le jour de ma mort pour m'assister en cette heure terrible dont dépend mon éternité, au nom de ce moment merveilleux où vous êtes entrée au Paradis dans toute votre gloire.


Considère, ô mon âme, que lorsque l'heure de la mort de Marie est arrivée, son Divin Fils est descendu du Ciel au milieu d'une immense troupe de séraphins. Pense au paroles du Cantique des Cantiques: « Lève-toi, ma bien aimée, ma belle, viens. Car voilà l'hiver passé, c'en est fini des pluies... » (Cantique 2:10-11). « Quittez cette vallée de larmes où vous avez tant souffert pour mon amour. La voix de la tourterelle, c'est-à-dire, la voix de votre cœur aspire languissant s'est fait entendre dans notre royaume » ( Cantique 2.12). Marie, devant cette apparition, exulte de joie et son esprit s'épanouit en Jésus, son Divin Fils. Elle reçoit la sainte Eucharistie des mains de Jésus lui-même, comme nous le dit Saint Jean Damascène, et pleine de joie, elle s'écrie: « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole.  Entre vos mains, ô mon Fils, je remets mon esprit » ( Luc 1:38; Lc 23,46).  Recevez-le, vous qui l'avez créé à votre image et qui l'avez préservé du péché. Regarde, ô mon âme, Marie, qui déjà part pour le Ciel. Tournée vers tous ceux qui l'ont assistée, elle leur donne sa chère bénédiction maternelle. Agenouille-toi également à ses pieds et demande-lui sa bénédiction. Je me réjouis, ô ma Mère, de votre félicité, de votre gloire et de votre grandeur. Vous avez bien mérité d'être aussi aimée et glorifiée par Dieu, car durant toute votre vie, vous n'avez pensé à rien d'autre qu'à aimer et glorifier Dieu. Mais je ne quitterai pas ce lieu, si vous ne me bénissez pas. C'est là le dernier souvenir gardé de cette Mère qui va laisser ses fils orphelins et inconsolables. Recommandez-moi à Jésus Christ et ayez pitié de mes misères. Un regard amoureux, une  recommandation bienveillante, une parole, votre voix suffit pour me faire obtenir tout ce que je désire. Ayez pitié de ma vie mortelle et à l'heure de ma mort, ne m'oubliez pas; venez à mon aide et secourez-moi dans ma dure agonie. O mon âme quand viendra ton heure de mourir, si tu veux mettre à l'épreuve l'amour Marie, tu dois être fidèle à son amour durant ta vie. Et si tu désires que ta mort soit accompagnée de l'assistance  de Jésus, fais en sorte de ne pas laisser Jésus hors de tes pensées et de ton coeur. Oh comme je serai heureux si, durant ma vie, j'ai aimé Jésus et Marie! de pouvoir mourir dans les bras de Jésus et Marie! Je vous promets, ô mon Dieu, de n'aimer personne d'autre que vous, de ne penser qu'à vous. Et je me recommande à vous, ô Marie, au moment redoutable de mon passage d temps à l'éternité. Un son harmonieux s'élève dans l'air. C'est un chant céleste qui dit: « Marie est montée au Ciel. Les  Anges, remplis de joie, bénissent le Seigneur d'avoir glorifié leur Reine. Ouvrez-vous, ô portes éternelles, le Seigneur, Roi de gloire, entre dans les Cieux conduisant sa Bien-aimée, notre Reine ». Et d'autres Esprits célestes disent: « Qui est celle qui s'élève du Liban comme l'aurore, belle comme la lune et éclatante comme le Soleil? Elle est comme un parfum qui exhale de chaque vertus; elle est comme une précieuse olive pleine de gloire et de grâce et la beauté ». Comprends-don, ô mon âme, que la Très Sainte Vierge, exempte du péché originel et de toute ombre de péché actuel, ne vieillira jamais et ne perdra jamais sa beauté, et le Seigneur veut qu'elle  monte au Ciel, non par ses propres vertus, comme Jésus, mais par la vertu de Dieu. La glorification anticipée de son corps fut comme le sceau des privilèges donnés de la Mère de Dieu et à sa Conception Immaculée. Elle avait été conçue dans le sang d'Adam, mais sans l'ombre de son péché à lui, toute pure, belle et immaculée. Elle devint Mère en conservant sa virginité, privilège unique puisqu'il n'a pas accordé à une autre créature. Il était donc juste glorification de ce corps immaculé, temple vivant de l'Esprit Saint, avec toutes les dons de ce corps glorieux, c'est-à-dire l'agilité, la subtilité, impassibilité et la clarté.


La lumière ne pouvait pas être séparée du soleil. La lumière était l'âme de Marie, riche de grâces dès le premier moment de sa création; le soleil était son corps immaculé dont le Saint Esprit avait formé l'humanité représenté par le Verbe. Aussi l'Eglise appelle la Sainte Vierge, éclatante comme le Soleil, parce qu'elle a été la plus privilégiée de toutes les créatures. De même qu'à son coucher, le soleil laisse derrière lui une grande lumière d'or, Marie également, nous a laissé la lumière de ses  exemples dans toutes les vertus théologales et cardinales et, spécialement dans la quadruple couronne de sa virginité: premièrement, sa pureté dans le corps, par laquelle elle mérita de devenir  la Mère de Dieu; deuxièmement, sa pureté de cœur qui fit les délices de l'Esprit Saint dans toutes les affections et actions de son âme chaste; troisièmement, sa pureté dans la foi, qu'elle conserva intacte et vive en son Dieu, par laquelle elle fut l'éducatrice des Apôtres, le réconfort des nouveaux chrétiens; sa pureté d'intentions, par laquelle elle dirigeait toutes ses actions à Dieu, et recevait tout de ses mains, comme une servante fidèle: les joies et les douleurs, les humiliations et les triomphes. C'est pourquoi elle a été comparée au cèdre du Liban, au cyprès du Mont Sion dont le tronc s'élève droit au Ciel et au palmier à Cadès. La pureté ne concerne pas seulement le corps, car cette pureté s'appelle la chasteté, mais c'est l'ensemble de toutes les vertus, qui exclue n'importe quel défaut. Par conséquent, il s'agit plus de la pureté de l'âme, comme le dit le Psalmiste: « Yahvé, qui logera sous votre tente, habitera sur votre sainte montagne? Celui qui marche en parfait, celui qui pratique la justice et dit la vérité de son coeur, sans laisser courir sa langue » (Psaume 15:1-2). Ainsi la bénédiction de Dieu est promise à ceux qui ont la conscience pure: « Qui montera sur la montagne de Yahvé? Et qui se tiendra dans son lieu saint? L'homme aux mains innocentes, au cœur pur: son âme ne se porte pas vers des riens, il ne jure pas pour tromper. Il obtiendra la bénédiction de Yahvé et la Justice du Dieu de son salut » (Ps 24,3-5). Donc, toute la gloire de Marie provient du fait qu'elle est Immaculée et qu'elle est, dès le premier moment de sa vie, supérieure aux Anges eux-mêmes. Et dès ce moment-là, Dieu prévoyait qu'à notre époque, le dogme de l'Immaculée Conception aurait conformé cette croyance de son Assomption au ciel. O sainte immaculée virginité de Marie, m'écriai-je donc avec l'Eglise, comment puis-je dignement vous louer? O  très douce dame, vous avez quitté cette terre et vous avez rejoint votre Royaume où vous régnez sur tous les chœurs des Anges. Je me réjouis avec vous du haut privilège de votre Assomption au ciel. Mais rappelez-vous que si vous avez été élevé à une si haute dignité et à une si grande gloire, c'est à cause de nous, pauvres pécheurs. Votre compassion pour les enfants infortunés d'Adam n'a pas diminué dans le ciel; loin de là, elle al augmenté. Du trône où vous siégez glorieusement jetez aussi sur moi vos regards miséricordieux et secourez-moi. Voyez dans quelle tempête je me trouve, à quels périls je suis exposé et à combien de maux je serai encore en but d'ici à ma mort. Par les mérites de votre sainte mort, obtenez-moi donc l'amour de la perfection, avec la pureté de la foi, la pureté de la conscience, la pureté du cœur et la pureté des intentions pour pouvoir mourir finalement dans la grâce de Dieu; et au jour du Jugement Dernier, faites que mon corps puisse ressusciter glorieusement et qu'il puisse venir baiser vos pieds au Paradis, s'unissant avec les Esprit bienheureux, pour vous louer et chanter vos gloires comme vous le méritez. Ainsi soit-il.


Vertu: la pureté


Pratique: Le meilleur moyen d'honorer sur la terre la Très Sainte Vierge Marie est d'imiter ses vertus, principalement sa pureté de conscience, c'est à dire en évitant d'offenser faite à Dieu. Pour y parvenir, prenez soin d'éviter le péché véniel auquel vous êtes le plus enclin et faites tout votre possible. Efforcez-vous de vaincre vos passions et à acquérir la perfection en pensant que vous gagnerez ainsi l'amour et la protection particulière de Marie. Ce sera le plus sûr moyen de monter directement au ciel sans passer par le Purgatoire. Demandez-lui donc, chaque jour, qu'elle vous obtienne la grâce de sa quadruple pureté: la pureté du corps, la pureté du cœur, la pureté intention et la pureté de la foi.


Oraison jaculatoire: O Marie, Mère de l'amour divin, faites-moi mourir au monde afin que je ne vive plus que pour vous.


Prières avant la Communion du Quatorzième Samedi


Quand posséderai-je, ô Jésus, cette pureté de la foi et du cœur par laquelle Marie mérita de vous accueillir en son sein et qui lui valut, après sa mort, que vous descendiez vous-même du ciel pour la glorifier? O pureté Infinie que l'Église loue, vous qui n'avez pas craint d'habiter dans le sein d'une Vierge très pure, comment pourrez-vous demeurer, ce matin, en moi, dans mon cœur, centre des  passions les plus réfrénées, des vices les plus blâmables et où Satan règne en souverain? Je dirai avec le centurion: « Je ne suis pas digne, ô Seigneur, de vous recevoir, mais dites seulement une parole et mon âme sera guérie ». Je voudrais avoir les larmes amères des Saints Pénitents pour laver mon âme de toutes les souillures qui la rendent si laide à vos yeux. O saints Apôtres; vous qui avez pleuré le départ de votre Mère si douce, prêtez-moi vos larmes et pleurez avec moi sur mes  ingratitudes qui m'ont si longtemps éloigné de Dieu, mon souverain Bienfaiteur. O Mère du bel amour, que ce Feu divin ne vous brûle pas toute seule: faites que je brûle avec vous. Je vous aime, ô mon Jésus, et mon plus grand désir est de être consumés par votre amour. Vous le voulez, et vous le pouvez, Seigneur: faites ce que vous pouvez et donnez-moi ce que vous voulez. O Marie, Mère du Rédempteur, vous qui êtes la voie pour arriver au Ciel, vous qui êtes la Porte du Paradis et l'Etoile de la mer, secourez mon âme tombée dans le péché. Vous qui avez mis au monde votre Saint Géniteur, Vierge avant la parole de l'Ange, ayez pitié de mon âme pécheresse! Vous êtes toute pure et vous n'êtes pas tachée par le péché originel. Vous avez atteint sur la terre pour les plus hautes  perfections, qui ont dépassé les mérites et les dons de tous les anges et des plus grands Séraphins. Prêtez-moi, ce matin, votre pureté, afin que je me présente à l'Autel, avec une foi sincère, une conscience irréprochable, un coeur pur et une intention purifiée par votre amour, pour recevoir le Pain des Anges, qui est ce même Verbe de Dieu qui s'est fait chair de votre chair et sang de votre sang. Et quand le prêtre viendra me donner la Communion, faites, ô ma Mère, que je reçoive Jésus de vos mains et ainsi je le recevrai avec la plus grande pureté et la plus grande humilité qui soit  possible. Et vous, Anges et les saints du ciel, qui vivez dans cette céleste demeure et qui avez fêté notre Reine Céleste le jour de sa glorieuse Assomption en venant à son encontre, venez tous  accompagner mon âme, en ce moment heureux où elle va rencontrer son Epoux, son divin Rédempteur, son Dieu. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prières après la Communion


Mon âme prosternée dans la poussière, vous adore, ô mon Jésus, avec tous les Anges et les Saints qui sont dans le Ciel. O Jésus-Christ, vous êtes le seul Saint, Vous le seul Seigneur, le seul Très-Haut! J'adore votre âme très sainte et votre Corps cachés sous les voiles Eucharistiques; par votre présence, vous sanctifiez mon âme. Intelligence de Jésus, purifiez mes intentions. Volonté de Jésus,  purifiez mes désirs. Mémoire de Jésus, purifiez ma mémoire des images impures et du souvenir de mes péchés. Corps très Saint de Jésus, purifiez, par vos chairs immaculées, ma chair pécheresse. Sens très purs de Jésus, purifiez mon sens. Yeux très chastes de Jésus, purifiez mes yeux de toute vision impure. Langue très pure de Jésus, purifiez ma langue de ses discours impurs, vains et contraires à la Charité. Oreilles de Jésus, purifiez mon ouïe toujours à la recherche des nouvelles scandaleuses du monde. Mains de Jésus, donnez-moi votre innocence. Sang très Précieux de Jésus,  lavez-moi de tous mes péchés, enivrez mon cœur de votre joie divine et enflammez-le de votre  amour si saint. Eau très pure sortie du côté de Jésus, lavez-moi. O Passion très Sainte de Jésus, encouragez-moi. O Cœur enflammé de Jésus, brûlez-moi. Imprimez dans mon cœur l'obéissance à vos désirs, l'horreur du péché, la haine de moi-même et la grâce de vous plaire jusqu'à la mort, mon  Bien Suprême et le Centre de mon repos. O mon Jésus, en ce jour qui me rappelle la glorieuse Assomption au ciel de votre mère, ravivez ma Foi afin que je me détache de toutes les affections terrestres et donnez-moi l'espoir de vous revoir un jour au Paradis. Comme mon état est déplorable et comme ma misère est pitoyable! O Médecin Céleste, je vous découvre mes plaies et mes infirmités. La loi du péché vit en moi et résiste à votre volonté. Je crois,  par la foi, en tous vos enseignements et en même temps, je me laisse subordonner par les plaisirs de la chair. Je reconnais que dans le monde tout est vanité, orgueil et tromperie et pourtant je continue à professer ses maximes. Mes inclinations déréglées me harcèlent et je m'y laisse entraîner. Vos lois m'engagent à suivre un certain chemin et mes habitudes vicieuses me font violence. Ce que vous exigez de moi et tout ce que j'ai jusqu'à présent aimé me déchirent le cœur. Quelle contradiction entre ma croyance et ma conduite! O Prince de la paix, ô Divin Libérateur, mettez fin à cette guerre intérieure: libérez-moi de ce tourment, « défaites mes liens et je vous offrirai le sacrifice d'action de grâces » ( Ps 116,16-17). O Marie, vous êtes maintenant au Ciel, assise à la droite de votre divin Fils, pour ne plus jamais le quitter. Moi aussi, je le possède en ce moment, mais est-ce que je le possèderai dans l'éternité? Vous êtes le modèle de toutes les vertus, et moi hélas, je suis le réceptacle de tous les vices. Vous avez observé tous les conseils que votre Fils nous donnés dans l'Évangile, et moi, je n'en observe aucun. « Heureux les pauvres en esprit, a-t-il dit, parce qu'ils est le royaume des cieux »; or moi, je n'aime que les commodités et les richesses de la terre! « Heureux les doux, car ils hériteront de la terre »; or, moi, je suis si orgueilleux, si irascible, si dur que je me rends même odieux à mes semblables! « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés »; or hélas, mon seul but est de rechercher avec une soif insatiable des plaisirs terrestres! « Heureux les cœurs purs car ils verront Dieu ». C'est donc parce que vous avez été la fidèle observatrice de tous ces préceptes que vous avez mérité, après votre mort, de revoir votre fils et que votre corps soit glorieusement transporté au Ciel! O Marie, vous avez été si pure, si douce de cœur et également si immaculée. Mais est-ce que mon corps ressuscitera aussi glorieux? O Reine de la Miséricorde, vous n'avez pas été seulement l'Etoile de la mer, la Mère de Dieu et la Vierge des vierges, mais vous êtes aussi la Porte du Ciel et l'Avocate des pécheurs, ô Marie! O Marie, Vierge très prudente, Vierge toute puissante, votre nom est mon salut! Si vous le voulez, vous pouvez me sauver. Montrez donc que vous êtes ma Mère: rompez les chaines qui me lient au péché. Soyez la lumière de mes yeux, délivrez-moi de tout mal et accordez-moi tous les biens! O Vierge incomparable, la plus douce, priez votre divin Fils pour que je sois absous de mes fautes et qu'il me rende doux et chaste. Faites-moi mener une vie pure avec une foi, toujours sincère, avec des intentions toujours nettes, une conscience sans tache, un cœur toujours doux. Ecartez de mon chemin tout danger, afin qu'arrivé à ma dernière heure, j'aie le bonheur de recevoir Jésus de vos mains si pures, comme vous l'avez reçu à l'heure de votre mort. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

A Malte, conversion de la Protestante Anna Charles par la pratique des Quinze samedis à Vierge de Pompéi


Anne Charles, de religion Protestante, était à Malte depuis plus de vingt ans, quand elle épousa Maître Joseph Misued, catholique, duquel elle eût un fils. Le bon Joseph et sa sœur, elle aussi fervente catholique, avaient tout mis en œuvre pour persuader   Anne d'abandonner sa religion et embrasser le Catholicisme; mais celle-ci ne voulait pas en entendre parler et de plus, dépréciait leur croyance par des paroles exécrables et, d'une manière particulière, les Sacrements de la Confession et de la Communion. Il demandèrent à des prêtres très doctes d'essayer de la convertir et, en particulier, au Père Alphonse  Micalles, O.F.C., lequel, pendant des années, fit de nombreux efforts en vue de sa conversion, mais toujours en vain. En 1887, Anna tomba gravement malade. Vu son mauvais état de santé, les soins affectueux et la sollicitude dont elle était entourée et les prières continuelles faites à Dieu pour sa conversion, on espérait pouvoir l'amener à suivre les sages conseils. Rien n'y fit. Comme son état ne s'améliorait pas, les médecins décidèrent d'avoir recours à une opération assez douloureuse. Et Anne dut subir une terrible amputation à l'Hôpital Central de Malte, qui l'affaiblit à tel point qu'on crût sa dernière heure venue. La blessure s'étant enfin cicatrisée, elle sortit de l'hôpital et passa quelques mois de convalescence chez elle, toujours fidèlement tenace envers sa fausse religion. Jusqu'à ce qu'arriva la fin du moi d'août, où elle retomba de nouveau malade. Alors la famille de Joseph pria le Père André Debono, de Misida, grand dévot de la Vierge Pompéi, de venir visiter la malheureuse infirme pour lui parler de religion. Celui-ci alla donc voir la malade et eût avec elle de nombreuses conversations, essayant de la convaincre par le raisonnement. Il se rendit bien vite compte qu'Anne s'obstinait dans l'hérésie qui allait en s'affirmant et que toute conversion serait impossible. Elle montrait une haine implacable pour son mari et sa famille, aussi bien que pour les Maltais et leur religion, une haine pleine de mépris pour les sacrements de la Confession et de la Communion. Et son aversion satanique avait atteint un tel degré qu'à peine commençait-on à parler de religion qu'elle repoussait immédiatement tout argument. Malgré cela, le vieux Prêtre ne perdait pas à l'espoir de sauver cette âme, comptant sur la puissance de la Vierge du Rosaire, honorée dans son bien-aimé Sanctuaire de Pompéi: et il demandait à tous donc ses pénitents, de dire des Neuvaines à la Vierge de Pompéi et de communier pour Anne le plus souvent possible. Une belle sœur d'Anne, Maria Misued, femme de piété solide, pria le révérend Debono de célébrer une messe pour demander la conversion désirée; et il fut établi que la Messe serait célébrée le samedi suivant, 15 septembre, en même temps que la fonction des Quinze Samedis qui se pratiquait là. Dans le même temps, on écrivit à l'Avocat Bartolo Longo, à Valle di Pompei, pour lui demander de bien vouloir faire prier les Orphelines du Rosaire, dans le Sanctuaire de Pompéi sanctuaire pour obtenir la conversion si convoitée. Les jours de la Neuvaine récitée par les orphelins passèrent et arriva le 29 septembre, Quatorzième des Quinze samedis, au cours duquel on commémorait la Bienheureuse mort de la Vierge Marie, ou mieux, son heureux passage réussi à la vie éternelle. C'était le jour choisi désigné par la Clémente Reine de Pompéi pour sauver cette âme des griffes de Satan, cette âme pour laquelle beaucoup de ses fils dévots priaient sans cesse. Durant toute la nuit de ce samedi-là, Anne ne put pas fermer l'oeil pour s'endormir. Le regard de Marie s'était posé sur elle, la grâce travaillait son coeur malheureux. Arriva l'aube du Dimanche,  jour du Seigneur, et la Protestante, amenée à franchir la dernière étape, n'était plus la même. Au grand émerveillement de tous, elle s'écria tout à coup d'une manière contrite: « Où est ce prêtre? Appelez-le rapidement. Je voudrais le voir le plus vite possible! » C'était comme si ses yeux  s'ouvraient sur un nouveau monde: son visage était devenu serein, reflétant la bienveillance de son âme: « Je veux être baptisée, s'écria-t-elle, je veux mourir un catholique! » A ces paroles inattendues mais espérées, tous versèrent des larmes de consolation parce qu'ils ne pouvaient en croire leur yeux ni leurs oreilles. On appela aussitôt le Père Debono, mais celui-ci était sur le point de monter en chaire Misidis, mais il leur assura toutefois qu'à peine il aurait fini son sermon, il viendrait au chevet d'Anne. Mais Anne, stimulée par la grâce de Marie, ne voulut pas attendre et le fit appeler de nouveau. Entre-temps, Monsieur le Révérend Preposito, du collège de Birchircara, fut aussi appelé. Et celui-ci, au milieu d'une émotion incroyable, reçut l'abjuration de la Protestante convertie et la baptisa aussitôt au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. « Amen », répondirent tous les présents en pleurant de tendresse et de commotion. C'est à ce moment-là qu'entra le Révérend Debono. Dès le premier regard, elle lui apparut non plus comme une créature mortelle mais plutôt comme un ange. Anne l'accueillit avec une joie extraordinaire, lui demandant pardon de n'avoir pas pu l'attendre. Et on organisa tout de façon à ce qu'elle puisse recevoir, sans perdre de temps, la confirmation. Et son Excellence, Monseigneur, le Frère Antoine-Marie Buhagiar, ce Père si pleind'amour, vint, de nuit, au chevet de la mourante et sur la nouvelle baptisée, imposa les mains ointes comme celles du Seigneur: sur cette âme rendue pure par les eaux du baptême, il fit descendre l'Esprit Sanctificateur. Pour rendre éternellement heureuse l'âme d'Anna Charles, il ne restait que le dernier Sacrement:    l'extrême-onction; et on les lui administra avec les Sainte Indulgences et avec tous les autres réconforts de la Religion catholique. Après quinze heures de la plus douce des agonies, parfaitement résignée à la très sainte volonté de Dieu, avec la couronne du Saint Rosaire dans les mains, tenant sur sa poitrine le crucifix, Anna, tranquillement, rendit l'âme au Créateur. La grande reine du ciel et la terre ne refuse à personne sa grâce quand elle est honorée par la pratique très efficace des Quinze samedis et en même temps invoquée sous le titre très apprécié par son Coeur maternel de Reine de la Rosaire de Valle de Pompéi. (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi »)

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14 janvier 2010

Prières à la très Sainte Vierge pour chaque jour de la semaine

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Prières à la très Sainte Vierge pour chaque jour de la semaine

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Le dimanche

Pour obtenir le pardon de ses péchés


Voici, Ô Mère de Dieu, un misérable pécheur esclave de l'enfer, à Vos pieds, qui recourt à Vous, qui met en Vous sa confiance. Je ne suis pas digne que Vous jetiez même un seul regard sur moi ; mais je sais qu'en vue de Votre Fils mort pour sauver les pécheurs, Vous avez un ardent désir de les aider. Ô Mère de Miséricorde, jetez les yeux sur mes misères, et prenez pitié de moi. Je Vous entends appeler partout le Refuge des pécheurs désespérés, le Secours des abandonnés. Soyez donc mon Refuge, mon Espérance et mon Secours. Vous me sauverez par Votre intercession. Secourez-moi pour l'Amour de Jésus-Christ. Tendez Votre main secourable à un misérable tombé qui recourt à Vous. Je sais que Vous Vous faites un plaisir d'aider un pécheur quand Vous le pouvez. Ah ! Aidez-moi donc maintenant que Vous le pouvez. J'ai perdu par mon péché la Grâce Divine et mon âme. En ce moment je me remets entre Vos mains, inspirez-moi ce que je dois faire pour rentrer dans la Grâce de mon Dieu. Je suis prêt à tout faire pour cela. Il m'envoie à Vous pour que Vous me secouriez ; Il Veut que je recoure à Votre Miséricorde, afin que non seulement les mérites de Votre Divin Fils, mais encore Vos prières m'aident à me sauver. Je recours donc à Vous ; Vous priez pour tant d'autres, daignez prier aussi Jésus pour moi ; priez-Le de me pardonner, et Il me pardonnera. Dites-Lui que Vous désirez mon salut, et Il me sauvera. Faites connaître le bien que Vous savez faire à qui se confie en Vous. Ainsi, je l'espère. Ainsi soit-il. 

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Le lundi

Pour obtenir la persévérance


Ô Reine du Ciel, après m'être trop longtemps rendu le malheureux esclave du démon, je me consacre aujourd'hui à Vous pour serviteur perpétuel, et me présente pour Vous honorer et Vous servir pendant toute ma vie. Daignez m'agréer et ne me rejetez pas comme je le mériterais. Ô ma Divine Mère, j'ai mis en Vous toutes mes espérances ; c'est de Vous que j'attends toutes mes ressources. Je bénis et remercie le Seigneur, qui par Sa Miséricorde m'a donné cette confiance en Vous, que je regarde comme un gage de mon salut. Ah ! Si j'ai fait autrefois de tristes chutes, ce n'est que pour n'avoir pas recouru à Vous. Mais maintenant j'espère, par les mérites de Jésus-Christ et par Vos prières, en avoir obtenu le pardon. Cependant je puis de nouveau perdre encore la Grâce Divine. Le danger n'a pas cessé, mes ennemis ne dorment pas : combien de novelles tentations ne me reste-t-il pas à vaincre ! Ah ! Ma Divine Souveraine, pleine de Bonté, protégez-moi, et ne permettez pas que je redevienne jamais leur esclave ; assistez-moi toujours. Je sais que Vous m'aiderez, et que je remporterai la victoire avec Votre Secours si je ne cesse de me recommander à Vous : mais c'est sur cela même que je crains que dans les occasions de chute je ne manque de Vous invoquer, et que par là je ne vienne à me perdre. C'est donc cette Grâce que je Vous demande : obtenez-moi que, dans les assauts de l'enfer, je recoure toujours à Vous en Vous disant : Ô Marie, secourez-moi ; Ô Bonne Mère, ne permettez pas que je perde Dieu.

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Le mardi

Pour demander une bonne mort


Ô Marie, quelle sera ma mort ? Quand je considère mes péchés, et que je pense à ce moment décisif de mon salut et de ma damnation éternelle, lorsque j'expierai et comparaîtrai au Jugement de Dieu, je suis saisi de crainte et de tremblement. Ô Mère pleine de Bonté, c'est le Sang de Jésus-Christ, c'est Votre intercession qui font toutes mes espérances. Ô Consolatrice des affligés, ne m'abandonnez point alors, ne refusez pas de me consoler dans cette grande affliction. Si dès aujourd'hui je suis tourmenté par le remords de mes péchés, par l'incertitude du pardon, par le danger d'y retomber, par la rigueur de la Justice Divine, que deviendrai-je alors ? Si Vous ne venez pas à mon secours, je serai perdu. Ah ! Ma Divine Souveraine, avant le moment de ma mort, obtenez-moi une vive douleur de mes péchés, un véritable amendement et une entière fidélité à Dieu pour tout ce qu'il me reste de temps à vivre. Ô Marie, mon Espérance, aidez-moi dans ces grandes angoisses où je dois me trouver. Encouragez-moi pour ne pas me désespérer à la vue de mes fautes, que le démon me remettra sous les yeux. Obtenez-moi la Grâce de Vous invoquer alors plus souvent, afin que j'expire en prononçant Votre Doux Nom et celui de Votre Divin Fils. Je Vous demanderai plus encore, Ô Divine Reine, pardonnez ma hardiesse : daignez venir me consoler Vous-même par Votre Présence. Vous avez accordé cette Grâce à tant de serviteurs ! J'ose Vous la demander et l'espérer aussi pour moi. Je suis pécheur, il est vrai, et je ne la mérite pas ; mais je vous suis dévoué et consacré ; je Vous aime, et j'ai en Vous une grande confiance, Ô Marie : j'attends donc Votre Présence et Votre Assistance. Vous ne me laisserez pas sans consolation ; du moins, si je suis trop indigne d'une si grande faveur, assistez-moi du haut du Ciel, pour que je sorte de cette vie en aimant Dieu et Vous, ma Sainte Mère, pour continuer à Vous aimer éternellement dans le paradis.

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Le mercredi

Pour obtenir d'être préservé de l'enfer


Ô Mère pleine de Bonté pour moi, je Vous rends grâces de ce que Vous m'avez préservé de l'enfer autant de fois que j'ai mérité d'y tomber par mes péchés. Malheureux que je suis ! J'étais condamné à cette éternelle prison, et la sentence se serait peut-être exécutée dès mon premier péché, si par Votre Bonté Vous n'étiez venue à mon secours. Sans que je Vous en eusse même priée, uniquement par Votre Tendre Charité, Vous avez arrêté les coups de la Divine Justice : ensuite, surmontant la dureté de mon cœur, Vous me fîtes prendre confiance en Vous. Eh ! Dans combien d'autres fautes ne serais-je pas tombé par la suite, parmi tant de dangers que j'ai rencontrés, si Vous, Ô Mère pleine de Bonté, ne m'en aviez préservé par les Grâces que Vous m'avez obtenues ! Ô ma Divine Reine, continuez à me préserver de l'enfer. Eh ! Que me servira Votre Miséricorde, que me serviront tant de bienfaits dont Vous m'avez comblé, si je me damne ? S'il y eu un temps où je ne Vous ai pas aimée, maintenant, après Dieu, je Vous aime par-dessus toutes choses. Ah ! Ne permettez pas que je sois assez malheureux pour m'éloigner de Vous et de mon Dieu, qui par Votre intercession m'a fait tant de Miséricordes. Ô mon Aimable Souveraine, ne souffrez pas que je sois jamais réduit au malheur de Vous haïr et de Vous maudire pour jamais dans l'enfer : souffrirez-Vous de voir condamner un de Vos serviteurs qui Vous aime ? Ô Marie, que me dites-Vous ? Me damnerai-je ? Ah ! Si je Vous laisse, je me damnerai. Mais comment pourrai-je me résoudre à Vous abandonner jamais ? Comment pourrai-je oublier jamais l'Amour que Vous m'avez porté ? Ô ma Mère, puisque Vous avez déjà tant fait pour mon salut, achevez Votre ouvrage, continuez à m'assister. Le voulez-Vous faire ? Mais que dis-je ? Si Vous m'avez tant favorisé lors même que je Vous oubliais, que ne dois-je pas espérer maintenant que je Vous invoque ! Non, on ne peut périr, quand on se recommande à Vous ; ce n'est qu'en manquant de Vous invoquer qu'on se perd. Ô ma Divine Reine, ne me laissez point à moi-même, je me perdrais ; mais faites que je recoure constamment à Vous. Vous êtes toute mon Espérance, sauvez-moi de l'enfer, et d'abord du péché, qui peut seul m'y conduire.

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Le jeudi

Pour obtenir le paradis


Ô Reine du paradis qui êtes élevée au-dessus de tous les chœurs des Anges, la plus près de Dieu, du fond de cette vallée de misères, misérable pécheur que je suis, je Vous rends mes hommages, et je Vous conjure de tourner vers moi ces yeux charitables qui répandent la Grâce partout où ils portent leurs regards. Voyez, Ô Divine Marie, en combien de périls je me trouve maintenant et dois me trouver tant que je vivrai, de perdre mon âme, le paradis et Dieu. C'est en Vous que j'ai placé toutes mes espérances. Je Vous aime et soupire après le bonheur de Vous voir et de chanter Vos louanges dans le paradis. Ah ! Marie, quand viendra le jour où je me verrai enfin bienheureusement sauvé, en possession du Ciel, à Vos pieds, et que je considérerai la Mère de mon Dieu et la mienne en même temps, qui s'est tant employée à me sauver ? Quand est-ce que je baiserai cette main si bienfaisante, qui m'a tant de fois préservé de l'enfer, et qui m'a fait recevoir tant de Grâces, dans le temps même que mes péchés me rendaient digne d'être haï et abandonné de tout l'univers ? J'ai été pendant ma vie, hélas ! bien ingrat envers Vous ; mais si je parviens au terme du salut dans le Ciel, non, je ne tomberai plus dans l'ingratitude : là je Vous aimerai de toute l'étendue de mon pouvoir durant toute l'éternité ; là je réparerai, Ô Marie, mon ingratitude en Vous rendant d'éternelles actions de grâces. Je remercie de tout mon cœur le Seigneur, qui me donne cette confiance dans le Sang Précieux de Jésus ; et cette persuasion que Vous me sauverez, que Vous me préserverez du péché, que Vous m'obtiendrez les lumières et la force nécessaires pour exécuter Ses Divines Volontés, et enfin que Vous me conduirez à l'heureux port du paradis. Un si grand nombre de Vos serviteurs ont eu cette Espérance, et aucun n'a été trompé. Je ne le serai donc pas non plus, Ô Marie ; cela sera ainsi, Vous me sauverez. Priez Votre Fils Jésus, je Le prie moi-même aussi, par les mérites de Sa Passion ; priez-le de conserver et d'augmenter toujours en moi cette confiance, et je serai sauvé.

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Le vendredi

Pour obtenir le saint amour envers Marie et envers Jésus


Ô Marie, je reconnais que Vous êtes la créature la plus noble, la plus élevée, la plus pure, la plus belle, la plus douce, la plus sainte, la plus aimable enfin de toutes les créatures. Oh ! Si tous Vous connaissaient, Vierge Sainte, et Vous aimaient comme Vous le méritez ! Mais je me réjouis de ce que tant d'âmes saintes dans le Ciel et sur la terre sont tout embrasées d'amour pour Votre Bonté et Votre Beauté. Je me réjouis plus particulièrement encore de ce que Dieu même Vous aime Vous seule plus que tous les hommes et tous les Anges ensemble. Ô Reine très Aimable, tout misérable pécheur que je suis, je Vous aime aussi, mais je Vous aime trop peu, je désire un amour plus tendre envers Vous : et cet amour, c'est à Vous que je m'adresse pour l'obtenir ; obtenez-le moi donc, Ô mon Aimable Mère, puisque Votre Amour est une grande marque de prédestination et une Grâce que Dieu n'accorde qu'à ceux qu'Il Veut sauver. Je reconnais encore, Ô Divine Mère, que mes obligations sont infinies envers Votre Adorable Fils, et qu'Il mérite un amour infini ; Vous, de Votre côté, Vous ne désirez que de Le voir aimé. C'est donc la Grâce que je Vous conjure d'obtenir par-dessus toutes les autres : oui, obtenez-moi un ardent amour pour Jésus-Christ. Vous obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez : ah ! obtenez-moi la Grâce d'être toujours tellement uni à Sa Divine Volonté, que je ne m'en sépare jamais ! Je ne Vous demande point les biens de la terre, ni honneurs ni richesses ; je Vous demande ce que Votre Cœur désire le plus : je Vous demande d'aimer mon Dieu. Serait-il possible que Vous ne voulussiez pas m'aider dans un désir qui Vous est si agréable ! Non, déjà Vous m'aidez, déjà Vous priez pour moi. Priez, priez, Ô Vierge Sainte, et ne cessez pas de prier que Vous ne me voyiez dans le Ciel, hors de tout danger de perdre mon Dieu, et assuré de L'aimer durant toute l'éternité avec Vous, ma Bonne et Charitable Mère. Ainsi soit-il.

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Le samedi

Pour obtenir la protection de la Sainte-Vierge


Ô ma très Sainte Mère, je vois les Grâces que Vous m'avez obtenues, et je vois en même temps l'ingratitude dont je Vous ai payée. Un ingrat ne mérite plus de bienfaits ; mais je ne désespérerai cependant pas pour cela de Votre Miséricorde, qui l'emporte de beaucoup sur mon ingratitude. Ô ma Charitable Avocate, ayez pitié de moi : Vous êtes la dispensatrice de toutes les Grâces que le Seigneur nous accorde, à nous misérables pécheurs ; et c'est pour cela qu'Il Vous a rendue si Puissante, si Riche, si Tendre, afin que Vous nous secouriez dans nos misères. Ô Mère de Miséricorde, ne me laissez pas dans la pauvreté. Vous êtes l'Avocate des pécheurs les plus misérables, les plus abandonnés, qui recourent à Vous : prenez donc aussi ma défense, puisque c'est à Vous que je recours. Ne me dites point que ma cause est très difficile à gagner, puisque les causes les plus désespérées réussissent toutes dès que Vous entreprenez de les défendre. Je remets donc mon salut éternel entre Vos mains, je Vous confie mon âme ; elle était perdue, Vous la sauverez par Votre intercession. Je veux être du nombre de Vos serviteurs les plus fidèles, Vous ne me rebuterez pas. Vous cherchez les plus misérables pour les soulager : n'abandonnez pas un pauvre pécheur qui recourt à Vous. Priez pour moi ; Votre Divin Fils fait tout ce que Vous Lui demandez. Prenez-moi donc sous Votre protection, et cela suffit. Oui, si Vous me protégez, je ne craindrai rien, ni du côté de mes péchés, parce que Vous m'obtiendrez le remède aux maux qu'ils m'ont causés ; ni du côté des démons, parce que Vous êtes plus Puissante que tout l'enfer ; ni du côté de mon Juge, parce qu'une seule de Vos prières suffit pour L'apaiser. Je crains seulement d'omettre, par ma négligence, à Vous invoquer et à Vous réclamer, parce que cela ferait ma perte. Ô ma Tendre Mère, obtenez-moi le pardon de tous mes péchés, l'amour de Jésus, la sainte persévérance, la bonne mort, enfin le paradis ; et spécialement obtenez-moi la Grâce de Vous prier et de Vous invoquer toujours. Il est vrai que ces Grâces sont trop grandes pour un pécheur comme moi, et que j'en suis bien indigne ; mais elles ne sont pas trop grandes pour Vous, qui êtes la Bien-Aimée du Seigneur, à laquelle Il accorde tout ce que Vous Lui demandez. Il suffit que Vous ouvriez la bouche pour Le prier, Il ne sait rien Vous refuser. Priez donc Jésus pour moi ; dites-Lui que Vous me protégez, et dès lors Il ne manquera pas d'avoir pitié de moi. Ô ma Tendre Mère, je me confie en Vous, et c'est dans cette confiance que je repose, et que je veux vivre et mourir ! Ainsi soit-il.


Source : « Visites au Saint Sacrement et à la Sainte Vierge », "Prières à la très Sainte Vierge pour chaque jour de la semaine", par S. Liguori, pages 183 à 193 ; Alfred MAME et fils, éditeurs, Tours, 1896.
 

Paix

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