13 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Quatorzième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Mère de la Charité

 

Le père et l'enfant sont placés à un même foyer : le premier représentant la force, demeurera pour le second, qui est la personnification de la faiblesse, un éternel mystère, si un tiers ne vient pas les rapprocher. Aussi entre le père et l'enfant, Dieu a placé, comme nous le savons bien, une médiation, la mère. Portant en elle l'autorité du père, mais tempérée par la tendresse, elle semble dire à l'enfant : Comprenez-la sous mes baisers. Portant en elle la faiblesse de l'enfant, mais embellie par le sacrifice, elle semble dire au père : Comprenez-la par les séductions de mon dévouement. Elle incline la majesté du père jusqu’à l'enfant, elle élève la naïveté de l'enfant jusqu'à la sévérité paternelle. A l'une elle donne la condescendance, à l'autre la confiance nécessaire pour que la sympathie s'établisse ; et, de cette rencontre de la force et de la faiblesse au sein des étreintes maternelles, naissent les saints amours de nos foyers.

La même chose se retrouve dans la religion. Un jour, Dieu résolut d'abaisser la hauteur des cieux pour Se mettre à la portée des affections de Sa créature. Mais il y avait trop loin, de Sa grandeur qui trône dans les splendeurs éternelles, à notre petitesse tremblante et souillée. Alors, Il place entre les deux la médiation d’une femme. Quand les temps sont accomplis, cette créature semblable à la Sagesse antique dont elle est l'image, atteint d'un extrême à l'autre. D'une main elle semble faire descendre la divinité, de l'autre faire monter l'humanité jusqu'à elle ; et quand Dieu et l'homme se furent vus de près en ses chastes entrailles, unis dans la personnalité adorable de Jésus, alors la loi de crainte cessa pour la famille surnaturelle, et la loi d'amour avait commencé. Voilà, en effet, comment s'explique l'origine de cette réciprocité sublime que le monde ne connaissait pas avant le christianisme, l'amour de Dieu pour l'homme et l'amour de l'homme pour Dieu. Voilà comment Marie est devenue le trait d'union entre le ciel et la terre, et, pour les nations comme pour les individus, la médiatrice de la sainte Charité. N'en avons-nous pas une preuve manifeste dans l'apparition miraculeuse de l'incomparable Image de Notre-Dame du Bon Conseil et dans sa continuelle bienveillance pour tous ceux qui l’implorent ?

 

Exemple

 

Une religieuse, Soeur Agathe de Jésus, raconte ce qui suit : « En passant par une des rues de la ville, je trouve plusieurs personnes, tristes et désolées devant une maison qui m'était connue : « Ma soeur, me disent ces personnes, Louise D... est très malade. Montez, nous vous en supplions, votre visite lui fera du bien ». Je connaissais parfaitement cette jeune fille, ancienne élève d'une de mes compagnes. Je monte... Je trouve la malade très mal. Ses parents sont au désespoir. Louise ne prend rien depuis une semaine ; elle rejette les boissons les plus légères. Le médecin est découragé, il ne sait que faire, que prescrire... Alors, saisissant la main de la jeune fille, je lui dis tout haut : « Louise, je sais que vous aimez la Sainte Vierge ; eh bien ! puisque les médecins n'ont pas de remèdes pour vous guérir, nous commencerons, dès ce soir, une neuvaine à Notre-Dame du Bon Conseil ». L'enfant et la mère y consentent ; quant à moi je me retire. Le soir, il faut l'avouer, j'oubliai la neuvaine ; je ne la commençais que le lendemain matin à 6 heures. Vers 8 heures, on vint m'annoncer que la malade dont la nuit avait été mauvaise éprouvait un mieux très prononcé et avait pu avaler de la tisane et du lait. Dans l'après-midi, je me rendis chez Louise ; elle était assise sur son lit, rayonnante de joie. Parents et amis furent exhortés à redoubler de confiance et de ferveur. Bref, le second jour, la malade put supporter un oeuf à la coque, le quatrième une côtelette, le cinquième elle se levait. Avant la fin de la semaine, elle se trouvait complètement guérie et reprenait ses occupations habituelles ».

 

Prière

 

Ô Mère très aimable du Bon Conseil, appliquez le baume de vos bons conseils sur les plaies de notre coeur : triomphez de sa dureté, détruisez en lui l'orgueil, la vanité, l'amour pervers des créatures ; purifiez-le de toutes ses souillures et allumez en lui une étincelle de votre amour pour Jésus. Puissions-nous à votre imitation, chercher uniquement à Lui plaire, à Le servir en tous temps et en toutes choses, et à supporter toutes les adversités avec une parfaite résignation à Sa sainte volonté. Ô Mère du Bon Conseil, qui aimez tant votre Jésus et qui désirez Le voir aimé partout, exaucez nos prières et accordez-nous la grâce que nous implorons ardemment ici à vos pieds de vivre et de mourir dans votre amour et dans celui de Jésus votre fils. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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12 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Treizième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Mère de l’Espérance

 

Dans la famille surnaturelle, comme dans la famille naturelle, il y a une Mère qui a le ministère des saints relèvements et des pardons... Ah ! Dieu savait bien qu'il y a quelque chose de plus difficile à l'homme que de se respecter toujours, c'est de ne pas se trop mépriser quelquefois ; de plus difficile que de ne pas tomber dans les abîmes, c'est d'en sortir. Aussi, tandis que, comme Père, il serait obligé de faire justice, Il met à sa place une Mère, c'est-à-dire quelqu'un qui a tous les droits de grâce de l’amour. De cette sorte, la créature la plus immaculée qu'il y ait au ciel, éprouve de la pitié pour ce qu'il y a de plus coupable sur la terre. Jusqu'au fond de ces précipices, où personne ne vous plaint, où vous n'osez vous regarder vous-même, elle descend pour toucher vos lèpres et là, sans cesser d'être la Reine des anges, Elle devient la mère des misérables ! Marie est la Mère de l'espérance catholique. L'Eglise et Marie sont deux Vierges-mères dont les ressemblances sont si sensibles et les intérêts si communs, que dans les peintures primitives Marie était souvent représentée comme personnification de l'Eglise. Eh bien ! Que fait aujourd'hui la première en faveur de la seconde ? Ils foisonnent de toutes parts les prophètes de malheur, toujours prêts à nous annoncer la fin du monde, et partant des miséricordes divines ; mais la bonté de Dieu n'a pas fait son temps parmi nous.

Michel-Ange, dans sa fresque célèbre du jugement dernier, a représenté ce qui doit caractériser la dernière heure de l'univers avec un accent grandiose et touchant. Au premier plan, on voit Jésus qui, d’un geste foudroyant, précipite des milliers de damnés en enfer, et qui semble dire : « C'est maintenant le jugement du monde ». Au second plan, on voit une femme éperdue, qui se tient derrière Jésus aujourd'hui, parce qu'elle n'a plus le droit de se présenter devant ; une mère qui se désole parce que son pouvoir est fini ; la compatissante Marie en un mot, qui, consternée en voyant son Fils irrité pour la première fois, semble s'écrier : « Plus de satisfaction qui l’apaise, plus de prière qui le fléchisse ! »

L’aspect de cette scène finale donne le frisson ; car, ce qui exprime le mieux les angoisses du dernier jour, ce n'est pas de penser que le monde est en ruines et que Dieu est courroucé, c'est de se rappeler que la douce voix de Marie n'est plus écoutée. Sommes-nous à cette période suprême de Marie sur l'Église et sur les âmes ? Portons-nous les traits d'un peuple abandonné par la miséricorde de Marie ? Jetons les yeux sur la douce Image de la Mère du Bon Conseil qui se fait aimer de plus en plus parmi nous, et nous aurons la réponse.

 

Exemple

 

Notre-Dame du Bon Conseil se fait aimer partout : à Bangalore, dans l'Inde anglaise, c'est une jeune païenne qui avait un grand désir de se faire chrétienne. On lui avait donné une image de Notre-Dame du Bon Conseil ; elle l'avait placée dans un splendide cadre garni de diamants et de pierres précieuses et lui avait élevé un petit autel dans sa chambre. Elle tombe malade ; bientôt on perd tout espoir ; une nuit, on croit qu’elle touche à sa dernière heure. Dans cette extrémité, elle supplie les personnes qui l'entourent de la porter dans la chambre où se trouve l'Image de Notre-Dame du Bon Conseil. On se rend à sa prière. A peine couchée devant l'Image de Marie, la malade se met à l'invoquer avec ferveur et aussitôt un mieux sensible se déclare. Notre-Dame du Bon Conseil aura sans doute donné la santé du corps, comme présage de celle de l'âme...

Au Canada, Notre-Dame du Bon Conseil est tendrement aimée ; aussi Elle s'y montre généreusement débonnaire. C’est dans un hospice que s'est passé naguère le fait suivant raconté par la religieuse qui en a été témoin : « Un jeune homme que nous avions séparé des autres malades à cause d'une jambe qui tombait en pourriture et que le chirurgien ne pouvait couper à cause de sa faiblesse, a prié Notre-Dame du Bon Conseil et pris de ses images. L'amputation a pu se faire et notre cher malade a quitté l’hôpital heureux de n'y avoir laissé que cette jambe ; il attribue sa guérison aux neuf petites images qu'il a avalées».

 

Prière

 

Ô notre douce espérance, Marie Mère du Bon Conseil, vous êtes notre vie, notre joie, notre consolation. Dans cette mer du monde où la nacelle de notre âme est souvent ballottée par de furieuses tempêtes, nous nous écartons du droit chemin, et dans l’incertitude où nous sommes de la direction à suivre, il nous arrive de prendre la mauvaise, alors que nous sommes en présence de la bonne. Vous êtes notre unique étoile, le guide fidèle qui éclaire notre route et nous amène heureusement au port. O mère, tendre Mère, laissez-nous vous demander le soulagement de nos souffrances corporelles, afin d'avoir la force nécessaire pour des remèdes que vous nous indiquez pour nos plaies spirituelles. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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11 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Douzième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Mère de la Foi

 

Il existe dans l'Église, un empire surnaturel partagé en trois provinces dont Marie a la régence. Ces trois dominations forment le plus grand fief dont une souveraine puisse être investie, car il comprend les vastes domaines sur lesquels Marie règne comme Mère de la foi, de l'espérance et de la charité.

Marie règne comme Mère de la Foi ; elle en est, en effet, le premier témoin, le premier champion, et elle la prouve. Et d'abord Marie témoigne pour la vérité catholique. Parce qu'elle a mis au monde cette vérité en son Fils Notre-Seigneur, elle la certifie et la montre aux peuples qui depuis dix-huit siècles la lui demandent. Évangéliste des Évangélistes, elle révèle aux historiens de Jésus les circonstances de sa maternité et la visite de l'ange, événement capital entre tous, événement qui constitue la pierre angulaire du christianisme. De témoin, Marie ne tarde pas à devenir champion. Maintes fois par son titre de Mère de Dieu proclamé par les conciles, elle terrasse les hérésies sur la notion et la divinité du Verbe. Et de nos jours comment Pie IX répond-il aux négations superbes de notre siècle ? En décrétant que Marie est Immaculée dans sa conception ; ce qui est affirmer à la fois et l'existence du péché d'Adam et la divinité de Jésus-Christ.

Non seulement Marie certifie la Foi et la défend, mais encore elle l'enseigne et la prouve. Comment et par quel procédé Marie enseigne la Foi, nous le savons. Dans le ministère de la vérité, Marie insinue et ne démontre pas ; au lieu de former des convictions avec des preuves, elle les forme avec sa parole et son amour. Un simple regard de cette divine Mère est toute une révélation, l'incrédule ne voit pas autre chose, et pourtant il comprend tout et se relève converti à la Foi. La voilà la maîtresse des maîtresses, le voilà le docteur plus qu'angélique de notre univers ; c'est elle qui met à mort les hérésies ; c'est elle qui répand la vérité dans le peuple chrétien.

Marie est Mère de la Foi, parce qu'elle la prouve. Point de preuve plus certaine de la vérité que le miracle, et Marie est le principal instrument de cette démonstration incessante dans l'Eglise. Prenez en main la chronique des gestes de Marie dans tous ses Sanctuaires depuis dix-huit cents ans, comptez tous ces ex-voto, ramassez en faisceau toutes ces grâces accordées, dénombrez cette immense série de bienfaits attribués à son intervention ; et vous verrez si la raison n'est pas sommée de s'incliner devant un tel ensemble, comme devant une évidence historique que l'on n'élude pas avec des sourires. Serviteurs de Notre-Dame du Bon Conseil, admirons combien notre douce Mère a magnifiquement prouvé notre Foi depuis plus de quatre cents ans par ses innombrables miracles devant l'image bénie de Genazzano.

 

Exemple

 

Un prêtre écrit à la date du 4 janvier 1892 : « Mgr Pifferi, Sacriste de Sa Sainteté, me fit connaître, l'année dernière, la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil ; que Sa Grandeur ait droit à ma plus vive reconnaissance, vous allez en juger. Dès mon retour de Rome, j'exposai à la vénération de mes paroissiens, la belle image grand format, bénite par Sa Sainteté, qui m'avait honoré du plus paternel accueil ; quelque temps après, Notre-Dame du Bon Conseil opérait, ce que j'appelle (sous toutes réserves) un éclatant miracle. Un jeune poitrinaire de vingt ans, protestant et parisien, venait recevoir dans ma paroisse les soins de sa nourrice. Ayant appris la présence de ce malade, dont l'état était désespéré, et ignorant qu'il appartenait à la religion protestante et à une famille de protestants endurcis, j'allai le voir et l'engageai à se mettre entre les mains de la Sainte Vierge. Quand je sortis, on m'éclaira sur la religion de ce jeune homme et sur l'obstination de ses parents, et on m'assura que je perdais mon temps à m'occuper de son âme, puisque ni lui ni les siens ne consentiraient à une conversion. Je le recommandai à Notre-Dame du Bon Conseil et attendis, mais je n'attendis pas longtemps ; le lendemain, sur les instances du jeune homme, on venait me chercher. Dès qu'il m'aperçut, mon pauvre malade me demanda de recevoir son abjuration et de lui administrer tous les sacrements de l’Église ; je l’instruisis sommairement sur les principaux articles de notre foi : la tâche n'était pas difficile, la grâce aidant merveilleusement ; je lui administrai le baptême sous condition, et, le lendemain, il fit sa première communion, reçut l’Extrême-Onction, l'indulgence plénière, et mourut aussitôt comme un saint ».

 

Prière

 

Ô Vierge admirable ! Mère du Bon Conseil, qui par une multitude de prodiges avez voulu rendre célèbre en tout le monde l’apparition de votre Sainte Image, qui pourrait compter les miracles et les grâces que vous avez daigné accorder jusqu'à nos jours à ceux qui vous invoquent ? Le ciel et la terre, ô Mère très miséricordieuse, sont les témoins de vos continuels bienfaits et mille voix font retentir des cris de joie et de reconnaissance à la vue de votre bonté maternelle. Oh ! Que de larmes ont été essuyées, que de peines ont été dissipées, que de dangers ont été éloignés, que de coeurs ont été éclairés par votre sainte et merveilleuse Image ! Daignez nous faire éprouver les mêmes bienfaits ô notre Mère bien-aimée ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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10 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

 

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Onzième jour

 

Notre Dame du Bon Conseil, Lumière des Apôtres

 

 

 

Apprenons combien Marie se montre vraiment la Mère du Bon Conseil pour les Apôtres aux jours de la primitive Eglise. C'est là que nous la voyons dans l'exercice plénier de sa sublime prérogative. Sa parole souveraine éclaircit tous les doutes, son autorité maternelle ramène toutes les divergences à l'unité. C'est elle qui, avant la dispersion des Apôtres, ouvre sa bouche au milieu de l'assemblée des Saints, et envoie, comme la rosée, les paroles de sa sagesse pour éclairer les princes de l'Église.

 

Comment les apôtres et les disciples auraient-ils pu connaître, si la Sainte Vierge ne les en avait instruits, les mystères de la sainte enfance et de la vie cachée de Notre-Seigneur ? Quelle autre que la divine Mère pouvait leur raconter l'annonce du Précurseur, la visite de Gabriel et son entretien avec Marie, la visite à sainte Élisabeth, la sanctification de Jean-Baptiste et le cantique de Zacharie, la naissance du Sauveur, Sa circoncision, Sa présentation au Temple, le cantique et la prophétie de Siméon, l’arrivée des mages, la fuite en Égypte, le retour à Nazareth, l'enseignement de Jésus au temple, Sa soumission à Ses parents et une foule d'autres particularités ? Où étaient les témoins de ces mystères, accomplis la plupart dans le secret de la vie domestique ? Qui, sur cette terre, les connaissait aussi bien comme Marie ? Elle seule pouvait les apprendre aux apôtres. Ceux-ci, à leur tour, en ont instruit le genre humain, en consignant dans l’Évangile, le récit de l'auguste Mère. Saint Luc en particulier s'attache à décrire les premières circonstances de l'Incarnation du Verbe : « J'ai écrit, dit-il, d'après le récit de ceux qui ont vu de leurs yeux, dès le commencement, et qui ont été les ministres du Verbe ». Sans doute, il existait encore beaucoup de témoins qui avaient assisté au commencement de la prédication du Sauveur, qui avaient vu ce qu'Il faisait et entendu ce qu'Il disait ; mais jusqu'à sa trentième année, Marie seule le savait, seule elle pouvait le dire, puisqu'à l'époque où saint Luc écrivait, saint Joseph était mort depuis longtemps. De là vient que saint Luc, historien de la vie cachée, est appelé le secrétaire de la Sainte Vierge.

 

Ainsi, pour emprunter le langage de saint Hilaire, Marie seule apprit aux apôtres ce qui fut dès le commencement, ce qu'elle entendit, ce qu'elle vit de ses yeux. Ce qu'elle contempla, ce que ses mains touchèrent du Verbe de vie, ce qu'elle avait vu dans le secret, elle le manifesta publiquement, afin que les prédicateurs apostoliques le fissent connaître au monde entier. Vous donc, successeurs des Apôtres, vous ministres du Seigneur, prédicateurs de la sainte parole, ne cessez de demander les lumières de la Mère du Bon Conseil.

 

 

 

Exemple

 

 

 

En l'année 1891, le Souverain Pontife Léon XIII donna un nouveau témoignage de sa munificence à la ville où naquit son auguste et sainte mère. Il fit décorer à ses frais une chapelle de Notre Dame du Bon Conseil, dans l'église principale de Cori. C'est dans cette église que fut baptisée Anne Bazi, devenue plus tard Comtesse Pecci. L'évêque diocésain, le Cardinal Monaco La Valette, présida les fêtes de la consécration, fêtes touchantes et gracieuses entre toutes. L'Image de la Madone, trésor d'autant plus précieux qu'il reçut au dernier siècle les hommages du bienheureux Thomas, parcourut en triomphe plusieurs rues de la ville, portée par Son Éminence sous un dais splendide que soutenaient huit des notables de Cori. Jamais procession n'avait offert un si ravissant spectacle, jamais on n'avait vu une multitude si nombreuse, si recueillie, si fervente. L’enthousiasme était universel. L’éloge du Souverain Pontife, de sa générosité, de son amour pour la Très Sainte Vierge, de son culte pour Notre-Dame du Bon Conseil courait sur toutes les lèvres. Une foule considérable se pressait dans l'église, attendant l'arrivée de la Madone. Quand la procession fut rentrée, le Cardinal plaça la douce Image sur l'autel et fit les cérémonies de la consécration. Deux inscriptions rappelleront cet heureux événement et transmettront à la postérité avec le nom de l'illustre Léon XIII celui de sa pieuse mère.

 

 

 

Prière

 

 

 

Ô Vierge, mère du Bon Conseil, faites-moi bien comprendre, faites comprendre à tous les chrétiens que, hors de l’Eglise, il n'y a point de salut, que pour être de vrais disciples de Jésus-Christ, nous devons avoir et témoigner le plus profond respect pour cette Eglise sainte, pour le successeur de Pierre chargé par le divin Maître de la gouverner sous la direction constante de l'Esprit-Saint. Que mes pensées, mes paroles, mes actions soient toutes imprégnées d'amour, de respect, de soumission aveugle envers le Vicaire de Jésus et envers ceux qui partagent avec lui le gouvernement de la sainte Eglise. Alors, ô Vierge du Bon Conseil, vous m'aimerez aussi et votre coeur maternel s'inclinera vers moi pour m'exaucer et me bénir. Ainsi soit-il.

 

 

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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09 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

 

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Dixième jour

 

Notre Dame du Bon Conseil, Épouse de l'Esprit-Saint

 

 

 

Une doctrine très sûre apprend que l'union de l'âme avec le Saint-Esprit, par la grâce sanctifiante et l'amour, établit entre eux une sorte de mariage céleste. Mais quelle plus grande raison, et quels motifs plus particuliers n'a-t-on pas d'appeler Marie Épouse du Saint-Esprit, puisqu'Il l'a choisie, Elle la plus pure des vierges pour la rendre Mère du Verbe Incarné ? Parmi la multitude des âmes justes et saintes qui ont été ou qui sont encore dans le monde et qui peuvent toutes se dire les épouses de l'Esprit-Saint, seule Marie est cette colombe toute pure, qui jamais ne souilla ses ailes d'aucune tache, pas même de la tache originelle ; seule, elle est parfaite, puisque la perfection consiste dans l'exemption de tout défaut, et pas une autre qu'elle, n’a été dès le premier instant de sa conception, exempte de toute faute. Dès ce moment, nous pouvons bien le dire, le Saint-Esprit la choisit comme sa future épouse, par un amour de préférence.

 

Cette immense gloire d’Épouse du Saint-Esprit, Marie l'obtient par sa grande pureté et son exemption de la faute originelle. Alors l'Esprit divin la bénit entre toutes les femmes et lui donne les droits et les honneurs d'épouse, avec toutes les grâces et les dons nécessaires pour soutenir l'éclat d'une si haute élévation.

 

Voyons plutôt : on reconnaît à deux marques les bons sentiments d'un époux pour son épouse : à l'amour et aux faveurs. Or, quel époux a jamais été plus aimant et plus libéral envers Son épouse, que le Saint-Esprit envers Marie ? Quelle plus grande délicatesse d'amour peut-on imaginer que celle du Saint-Esprit qui voulut posséder Marie dès le premier instant de sa conception ? Il ne voulut même point attendre que la nature achevât de la former, mais au premier instant où son très pur coeur humain commença à battre, Il l'empreignit de Sa grâce et le marqua au coin de Son amour.

 

Mais, qui pourrait dire les faveurs singulières que l'Esprit de Dieu Se plût à répandre dans Marie ? Il lui accorda plus qu’à toutes les autres créatures. Il la combla de grâces, de manière à la rendre semblable à un vase de parfums qui déborde et les répand autour de soi. Elle en fut tellement remplie, dit Pierre de Celles, qu'elle parut plus divine qu'humaine. Et Celle qui fut ainsi favorisée, c'est Celle que nous appelons avec amour Notre Dame du Bon Conseil.

 

 

 

Exemple

 

 

 

J'étais à genoux devant le Saint-Sacrement, exposé dans notre chapelle, raconte une religieuse ; c'était le mardi 5 mars 1889, pendant les vêpres des Quarante-Heures. Je demandai à Dieu l’accomplissement de Sa sainte volonté sur une jeune enfant de 8 ans dangereusement malade dans notre maison. Je terminai ainsi ma prière : « Seigneur, s'il Vous est agréable de faire connaître plus spécialement quelque dévotion dans le diocèse par le moyen de cet enfant, je me mets à votre disposition ». Aucune idée ne me vint au moment, mais avant de quitter notre chapelle, la douce figure de Notre-Dame du Bon Conseil se montra à mes yeux et me fit aussitôt comprendre ma tâche. Je courus au lit de la petite mourante, j'attachai une image de Notre-Dame du Bon Conseil à ses rideaux et j'assistai ensuite aux cérémonies du Sacrement de l’Extrême-Onction. Le docteur, dans sa visite du soir, déclara la malade complètement perdue, en disant qu'elle ne pouvait pas vivre plus de deux heures. Elle ne respirait plus que par l'extrémité de l'un de ses poumons. Il était huit heures ; vers minuit l'enfant ouvrit les yeux, sourit, regarda son image et chanta le refrain d'un cantique au Saint-Esprit : « Vive le Seigneur !… » Depuis ce moment le danger a disparu ; la petite malade s'est complètement remise, et à partir de cette époque sa santé a été parfaite. Mille actions de grâces à la Madone du Bon Conseil !

 

 

 

Prière

 

 

 

Miroir de justice, Marie Mère du Bon Conseil, ô vous qui avez été toujours possédée par l'Esprit-Saint ! que vers vous s'élèvent comme le parfum de l'encens les prières dévotes que nous vous adressons pour nous-mêmes et pour tous les membres de la Pieuse Union. Demandez, ô chère Mère, à votre Époux divin, que nous imitions vos vertus et que nous suivions constamment vos conseils. Faites que nos oeuvres soient toujours conformes à la sainteté du nom chrétien, afin qu'avec la grâce de Dieu nous soyons séparés de tant d'infortunés plongés dans les ténèbres de l'erreur et les ombres de la mort. Ainsi soit-il.

 

 

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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08 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Neuvième jour

Beauté du titre de Notre Dame du Bon Conseil donné à Marie

 

Qu'il est beau ce titre qui brille comme une perle éclatante parmi les titres innombrables qui couronnent le front de la Mère de Dieu ! Il résume tout ce qu'on peut dire ou penser de sublime et de grand au sujet de Marie. Est-il un seul de ses fidèles serviteurs que cette dénomination excellente n'enflamme d'un amour passionné, un seul qui n'en connaisse l'importance, n'en exalte la gloire, n'en confesse la douceur, n'en exprime la joie, n'en célèbre l’incomparable honneur ?

Si la dévotion à Marie est une marque de prédestination, la garantie de son amour, c'est notre empressement à l'invoquer et à la saluer comme la Mère du Bon Conseil. Les écrivains sacrés, ces esprits d'élite, constamment absorbés par les sublimes vérités de la théologie, ont compris que Marie réclamait le titre de Notre-Dame du Bon Conseil.

Saint Augustin l'appelle l'oeuvre du conseil éternel. Saint Pierre Damien la proclame élue et prédestinée dans le conseil de la Sagesse éternelle avant que le monde fût. Saint Ildephonse la nomme Conseil du Verbe. Denys le Chartreux tantôt première Conseillère de Dieu, tantôt Conseillère de l'Esprit-Saint, saint Anselme, notre Conseillère en tous nos besoins. Albert-le-Grand résume en quelque sorte la pensée de tous les Docteurs, quand il décerne à Marie le titre de Conseillère universelle. Ces expressions servent à nous établir plus fortement encore dans l'idée que nous nous formons de notre tendre Mère, source bienfaisante d'où découlent sur l'Eglise tout entière les salutaires et très sages conseils.

Ce titre qui révèle la grandeur de la douce Vierge de Nazareth, devait-il faire la joie seulement des théologiens et des dévots serviteurs de Marie, joie accordée aux uns comme le fruit de leurs subtiles recherches, aux autres comme la récompense de leur amour, à l'exclusion du reste des fidèles qui l'auraient méconnu et ignoré ?

En vérité, personne ne saurait le croire. Si Dieu, en tout temps et de toute façon, S'est plu à exalter Marie, de telle sorte que la chrétienté entière honore ses dons et ses gloires, il a daigné l'exalter particulièrement sous le titre de Notre-Dame du Bon Conseil. Cette nouvelle et splendide auréole qui couronnait le front de Marie, devait enflammer toutes les âmes d'une sainte dilection et les porter à invoquer sans cesse la Mère du Bon Conseil.

 

Exemple

 

Une mère de famille chrétienne raconte ainsi le succès de son fils reçu à un examen avec une bonne note, par l'intercession de Notre-Dame du Bon Conseil : « Un jour, accablée de tristesse à la pensée d'un échec pour mon fils, je priais Dieu instamment de me venir en aide. Pendant cette prière, deux pensées s'emparèrent de mon esprit : donner ce cher enfant à Notre-Dame du Bon Conseil et la faire connaître dans une paroisse où elle ne le serait pas, ou le faire accompagner par un professeur qui pouvait le recommander. Il m'était impossible de songer aux deux dépenses, il me fallait faire un choix. La grâce de Dieu aidant, je pris Notre-Dame du Bon Conseil pour ma sauvegarde. Quelle ne fut pas ma surprise, la veille du départ de mon fils pour l’examen, lorsqu'il me dit : « Je ne vais pas seul, je ne puis comprendre comment cela se fait, le préfet des Études vient de me dire que le professeur auquel tu songeais, m'accompagnerait. Je ne sais pas ce que cela veut dire ». Pour moi, j'ai tout de suite vu ce que cela voulait dire : Notre-Dame du Bon Conseil me donnait gratuitement ce dont j'avais fait sacrifice pour elle, et faisait faire au préfet des Études ce qu'en définitive il ne m'aurait pas accordé ». Ainsi s'exprime la bienheureuse mère en rendant mille actions de grâces à Notre-Dame du Bon Conseil qui, dit-elle, ne fait pas les choses à moitié, puisque au lieu de la note passable que les candidats ont ordinairement et dont mère et fils eussent été satisfaits, elle donne la mention assez bien.

 

Prière

 

Ô Mère très aimable, à qui m'adresser, pour obtenir la grâce du bon conseil ! Qui, sinon vous, m'arrachera au danger de la mort éternelle, et, par la voie de la sainteté, me conduira au ciel ? Que votre nom est admirable ! Il me revêt de force, me pénètre de confiance, me remplit de courage. Ce nom délicieux entre tous est comme l'huile répandue. Il cicatrise et guérit les blessures, rend la vigueur et la santé, inonde l'âme d'une divine joie. Oui, tendre Mère du Bon Conseil, je veux à chaque instant, invoquer votre saint nom. Ce nom si agréable à Dieu, je veux le graver au milieu de mon coeur. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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07 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Huitième jour

Convenance du titre de Notre Dame du Bon Conseil donné à Marie

 

4° - Considérée dans ses rapports avec l'Église.

 

Lorsque Marie devint Mère de Dieu, Elle devint aussi Mère de l'Eglise. Oui, parce qu'elle était Mère de Dieu, Elle était Mère de tous les croyants. A tous les croyants que Marie, siège de la Sagesse, engendrait à Dieu par son humble Fiat, Elle communiqua la lumière de cet esprit de conseil dont Elle était si abondamment pourvue. N'est-ce pas Elle qui, en temps opportun, révéla aux Apôtres ce qu'Elle avait gardé soigneusement dans son coeur ? Qui donc, de la mort à la résurrection du Sauveur, raffermit la foi chancelante des Apôtres ? Marie. Qui enfin, jusqu'à l'Assomption, conseilla et guida leur ministère ? Marie.

Et maintenant, bien que l'Eglise vive d'une vie toute divine, éclairée, guidée, assistée par son divin Fondateur, elle est aussi confiée aux soins pieux et spéciaux de Marie, dont les saintes inspirations et les salutaires conseils la réconfortent et l'instruisent. C'est à la direction de cette Femme bénie, que l'Eglise doit les merveilleux triomphes de la Foi, la paix au sein des discordes civiles, la consolation aux jours les plus amers de son histoire. Grâce aux conseils de Marie, on voit tous les jours des résurrections spirituelles inespérées, des exemples inouïs de pureté dans de timides colombes que l'infernal serpent s'efforce de séduire, des foules de jeunes gens chercher dans la solitude du cloître la perfection chrétienne. Marie pense tendrement à tous, et trace à chacun le chemin qui doit le conduire plus directement au ciel. Aux parents, Elle conseille le bon exemple, aux enfants l’obéissance, aux époux la fidélité, aux jeunes gens le sérieux de la vie. Elle inspire la justice et la prudence aux gouvernants, la doctrine et le zèle aux pasteurs sacrés, la vigilance et la force au Chef suprême de l’Eglise. Pourquoi donc s'étonner que le Vicaire de Jésus-Christ consulte Marie et la prie dans les difficultés de son universel ministère, qu'il parle et assemble les conciles en son nom ? Cette confiance prouve que la mystique Épouse de Jésus est guidée par les très sages conseils de cette Mère, vers laquelle tous sentent le besoin de se réfugier, afin d'acquérir la vérité et la justice. Ainsi le titre de Notre-Dame du Bon Conseil convient parfaitement à Marie, si on la considère dans ses rapports avec l'Eglise. L'Eglise reconnaît Marie pour sa vraie Mère, elle se fait un honneur de la saluer Mère de la Sagesse et une gloire de l'invoquer comme la Mère du Bon Conseil.

 

Exemple

 

En 1891, la fête de l'apparition de la Madone fut célébrée à Genazzano avec la plus grande pompe. Les pèlerins affluaient ; il y en avait des contrées les plus lointaines, et avec quelle foi, quel enthousiasme ils priaient et chantaient ! c’était comme un écho du ciel. Des étrangers, venus à l'église en curieux ou en touristes, en sortaient ébranlés ou convertis. Les messes se succédaient sans interruption de 4 heures à midi. Plus de vingt prêtres entendirent les confessions ; c'est dire si les communions furent nombreuses. Le cardinal Vincent Vannutelli rehaussait de l'éclat de sa présence cette solennité. A signaler, au nombre des pèlerins, le comte Ludovic Pecci, neveu de Léon XIII, venu directement de Carpineto, pour fêter Notre-Dame du Bon Conseil, à laquelle il avait voué une dévotion toute spéciale. Il imitait en cela la dévotion du Pape son oncle.

En 1878, en effet, le mois de Marie fut célébré avec une pompe toute particulière. On le clôtura par un Salut solennel que donna Son Éminence le Cardinal Lodochowski. Après la cérémonie, le R. P. Sous-Sacriste offrit à Léon XIII, outre le règlement de la Pieuse Union et quelques histoires de Notre-Dame du Bon Conseil, plusieurs images destinées aux prélats et aux membres de la cour pontificale qui avaient suivi les exercices du mois. Le Souverain Pontife ne se contenta pas d'accepter cette modeste offrande, il donna son nom à inscrire sur les registres de la Pieuse Union, et enrichit de 100 jours d'indulgence la prière suivante :

 

Prière

 

Ô très glorieuse Vierge Marie, choisie par le Conseil Éternel pour être la Mère du Verbe incarné, la Trésorière des grâces divines et l'avocate des pécheurs, je recours à vous, afin que vous daigniez être mon guide et mon conseil dans cette vallée de larmes. Obtenez-moi, par le très précieux Sang de votre divin Fils, le pardon de mes péchés, le salut de mon âme et les moyens nécessaires pour l'acquérir... Obtenez à la Sainte Eglise le triomphe sur ses ennemis et la propagation du règne de Jésus-Christ sur la terre. Ainsi soit-il .

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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06 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Septième jour

Convenance du titre de Notre Dame du Bon Conseil donné à Marie

 

3° Considérée en Elle-même

 

Considérons Marie en Elle-même et nous la trouverons douée du plus profond esprit de conseil. Le conseil est un don par lequel on acquiert la capacité de diriger les actions de la vie vers la sanctification, fin suprême de la créature raisonnable. Donc celui qui, fidèle à la grâce, obtient l'unique nécessaire de l’Évangile, le salut de son âme, celui-là est vraiment homme de conseil. En Marie, la fin dernière était sa propre sanctification, mais aussi le développement de cette sanctification jusqu'au degré que pouvait atteindre une parfaite créature. Rachetée par anticipation, toujours à Dieu et toujours sainte, Marie fut exempte de faute. Elle devait pourtant, semblable au soleil qui s'avance vers son midi, croître toujours en sainteté. Elle paraît, et en Elle, pour la première fois, la terre admire l'héroïsme de cette vertu qui fait de l'homme un ange mortel, la sainte virginité. Elle paraît, et en Elle resplendit la perfection de l'humilité, qu'elle porte à un point que notre intelligence ne saurait apprécier.

C'est ainsi que par son humilité, Elle est trouvée digne de concevoir dans une chair humaine le Verbe éternel, de même que par sa virginité, Elle sait attirer les complaisances de Dieu. Tout cela, remarquons-le bien, avait son commencement magnifique en Marie avant la lumière radieuse de l’Évangile, avant la prédication et les exemples de Jésus-Christ. Jetons encore un regard sur Marie : le divin Sauveur vient de prescrire d’aimer ceux qui nous font du mal, détruisant et condamnant à jamais l'axiome des anciens : Tu haïras ton ennemi ; et voilà que Marie nous offre l'exemple le plus parfait de cet héroïsme de charité, quand, au pied de la Croix, elle demande, en union avec la divine Victime, pardon pour les bourreaux de son Enfant bien-aimé.

La vie de Marie fut donc remplie de vertus, de vertus de tout genre et toujours en progrès, dans un temps où la vertu était imparfaitement pratiquée et la perfection complètement ignorée. De sorte que, sans s'arrêter jamais dans la voie de la sainteté, Marie atteignit le but auquel Elle était prédestinée, c'est-à-dire, la plus haute sanctification dont une créature soit capable. Pour parler comme saint Ambroise, Elle fut un modèle de vertu, un prodige de sainteté, et par cela même, la véritable Mère du Céleste Conseil.

 

Exemple

 

Voici un effet vraiment merveilleux de la protection de la bonne Mère du Bon Conseil, raconté par la personne elle-même qui en a été l'heureux sujet : « Je souffrais, depuis 2 ans et demi, d'une maladie intérieure, et les médecins étaient unanimes à déclarer que ma guérison ne pouvait avoir lieu que par une opération. J'étais décidée à aller la subir à Paris ; tous mes préparatifs étaient faits, quand une personne de ma famille que je visitais, huit jours avant mon départ, me conseilla de faire une neuvaine à Notre-Dame du Bon Conseil, pour savoir d'abord si je devais aller me faire opérer. Cet avis me fit sourire, décidée que j'étais d’aller demander à la science une guérison que je croyais bien ne jamais obtenir autrement. Quoi qu’il en soit, je commence ma neuvaine, et, dès le deuxième jour, je vois ma résolution s'évanouir et remplacée par une résignation absolue à la volonté du ciel. Dès lors mon parti est pris, je me mets entièrement entre les mains de la bonne Mère du Bon Conseil, la priant de tout coeur en union avec la personne qui avait été près de moi son interprète. Ceci se passait au mois d'octobre. A partir de cette époque, ma maladie ne fit qu'empirer, mais sans que ma confiance en Marie en fût diminuée. Nous arrivons ainsi au mois de mars. Nos prières à Notre-Dame du Bon Conseil sont ferventes, en unissant toutefois saint Joseph puisque nous sommes dans son mois. Le 19, fête de ce glorieux saint, un mieux sensible se produit et trois jours après je suis complètement guérie. Mon médecin m'a délivré un certificat à la date du 9 juillet 1889. Reconnaissance éternelle à la bonne Mère du Bon Conseil ! »

 

Prière

 

En vous, ô Mère du Bon Conseil, nous mettons notre espérance, car vous connaissez tous nos besoins et votre amour maternel est toujours prêt à nous soulager. On n'a pas entendu dire, et on ne dira jamais qu'une personne ait placé en vain son espérance en vos bontés. Dans votre belle Image vous vous montrez à nous si pieuse, si aimable et si douce, que nos coeurs ne balancent pas un instant à mettre en vous toute leur confiance. Dieu seul connaît les larmes que vous essuyez tous les jours, les nécessités auxquelles vous pourvoyez, les douleurs que vous adoucissez, les dangers dont vous nous délivrez, les maladies que vous guérissez, les prières que vous exaucez ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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05 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Sixième jour

Convenance du titre de Notre-Dame du Bon Conseil donné à Marie

 

2° Par rapport à Dieu dans la Rédemption

 

Dans l’oeuvre de la Rédemption, Marie se révèle à nous comme l'objet du plus sublime dessein. N'est-elle pas appelée, en effet, à y remplir le plan mystérieux de la divine sagesse ? Dieu, par un seul acte de Sa volonté, eût pu relever l'humanité déchue et la réhabiliter, c'eût été un acte de Sa toute-puissance ; mais Dieu veut plutôt faire éclater Sa sagesse, et c'est pourquoi Sa miséricorde se sert des moyens par lesquels l’homme était tombé. Sans excuser Adam, nous pouvons dire que le péché d'Eve contribua et pour beaucoup à la ruine universelle. Oh ! le terrible malheur qu'attira sur nous le mauvais conseil de notre première mère ! Sans doute la sanctification des hommes devait découler et découla de Jésus, mais Dieu avait décidé qu'une femme coopérerait à cette sanctification et nous attirerait des biens sans nombre. Cette femme privilégiée fut Marie. Si Dieu a voulu substituer à l'Adam terrestre Jésus-Christ, l'Adam céleste, Il a voulu aussi à la première Eve, substituer Marie, la nouvelle Eve, vraie Mère de vie. Tandis que celle-là fut la femme inconsidérée, Celle-ci a brillé par son esprit de Conseil et a réparé la ruine originelle.

Comment l'a-t-elle réparée ? Le voici : Notre salut demandait, avec le sacrifice de Jésus-Christ, le consentement de Marie, puisque Marie, en acceptant la Maternité divine, devait offrir la matière apte à ce sacrifice, c'est-à-dire la chair et le sang de l'homme. L'amour maternel aurait dû s'opposer à la mort d'un Fils unique tendrement aimé, vraies délices du paradis. Marie, au contraire, immole son affection de mère et unit sa volonté à celle de Dieu, offrant elle-même pour les péchés du monde les tourments et la Passion de son Enfant chéri, comme parle saint Bernard. Elle veut le sacrifice de Jésus, sacrifice qui dépend de la volonté du Père Éternel et du consentement de la Mère. Puisqu'elle s'associe aux divins Conseils et veut ce que veut le Père, la Mère veut donc aussi la mort de son Fils. Avant que le Saint et le Juste soit devenu victime d'expiation sur le Calvaire, il est déjà une hostie immaculée dans le Cœur de Marie. Le Fiat prononcé dans l'humble maison de Nazareth, voilà la grande parole du Conseil qui fit de Marie la coopératrice de notre salut et la réparatrice des maux causés par l'imprudence d'Eve. Ses rapports avec Dieu dans l'oeuvre de la Rédemption comme dans l'oeuvre de la Création, lui méritent donc parfaitement le titre de Notre-Dame du Bon Conseil.

 

Exemple

 

Une mère de famille d'une petite ville de la Basse Normandie, prise des fièvres typhoïdes, était bientôt, à toute extrémité, elle n'entendait plus, elle ne voyait plus. Une de ses filles écrit à un prêtre de sa connaissance pour lui demander de dire une messe, sans parler en aucune manière de Notre-Dame du Bon Conseil. A sa réponse, le prêtre, membre de la Pieuse Union, joint une image de la Madone du Bon Conseil, recommandant de la placer en vue de la malade. Sa recommandation est exécutée et l'image attachée aux rideaux du lit. Aussitôt et en présence du médecin, la malade s'écrie : « Oh ! la belle Vierge que je vois !… » Le médecin qui n'a pas vu l'image déclare que c'est l'effet du délire. Mais la malade insiste : « Je vois, dit-elle, aussi bien que vous ! » Et, se levant sur son séant, elle veut saisir la belle image... Le médecin constate non seulement que la malade voit, mais qu’il y a en elle un mieux sensible. Le mieux s'accentue de jour en jour, et, une quinzaine après, l'heureuse privilégiée fait annoncer sa guérison, en l'attribuant entièrement à Notre-Dame du Bon Conseil qui lui était parfaitement inconnue jusque-là.

 

Prière

 

Priez pour nous, Vierge du Bon Conseil, Mère du Sauveur, qui avez mis au monde le Verbe sans commencement, le Fils dont le trône est celui même du Père, le Consubstantiel avec le Père et l'Esprit, l’Éternel comme le Père et l’Esprit, le Verbe qui a donné aux cieux leurs voûtes, à la terre sa base ! Salut, Vierge sainte, fournaise spirituelle qui a donné à l'humanité, pour sa nourriture, la flamme et le pain de vie ! Ô douce Mère ! Soyez mon secours et mon conseil. Plus grande est ma misère et plus grande aussi doit être votre compassion. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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04 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Cinquième jour

Convenance du titre de Notre-Dame du Bon Conseil donné à Marie

 

1° Par rapport à Dieu dans la Création

 

Parmi les titres si variés et si nombreux dont le Christianisme a honoré Marie, il faut compter celui de Mère du Bon Conseil, titre qui lui est justement dû comme nous allons le voir d'abord en la considérant par rapport à Dieu dans la création. Marie, en vertu de son éminente dignité de Mère du Verbe, n'est-elle pas le terme des Conseils éternels ? Or, parmi les œuvres de la Divinité que les Conseils éternels, c'est-à-dire, la volonté de Dieu, ont pour but, il convient de placer en premier lieu la création et la rédemption. La fin de la création est assurément la gloire du Seigneur, étant la fin de toutes choses comme il en est le commencement, mais, d'autre part, on ne peut nier que la fin secondaire de la création ne soit Marie. Dieu, dans Son plan éternel, avait décidé que toutes les choses créées devaient être rapportées à Marie, comme symboles de Ses vertus et lui être soumises comme des vassales toujours prêtes à obéir à Son commandement souverain. Nous pouvons donc dire, avec saint Bernard, que Dieu a créé le monde pour Marie et qu'Il le conserve pour Marie.

Voyez plutôt : l'univers ne célèbre-t-il pas dans un langage muet les gloires de cette Femme incomparable ? C’est pour sa pureté la neige du Liban ou le lys de la vallée ; pour sa douceur le rayon de miel ou le parfum du baume ; pour son humilité le nard, plante chétive, ou la violette des collines ; pour sa charité la pourpre de la rose. Toutes les créatures enfin, depuis le cèdre de la montagne jusqu’à l'hysope des champs, figurent Celle que les générations proclament bienheureuse. Le ciel et la terre exécutent les ordres de Marie. Elle commande : vents, foudres, pluies disparaissent aussitôt. Elle parle, les flots s'apaisent, les pestes cessent, les fléaux reculent et s'enfuient. Bref toutes les créatures écoutent leur gracieuse Maîtresse. Mais les hommes et les anges lui doivent une plus noble soumission, vu qu'Elle étend sur eux un plus auguste empire. Marie règne sur les hommes. Elle s'empare de leurs pensées, de leur volonté, de leur science, de leurs ardeurs. L'humanité, d'un bout à l'autre du monde, a recours à Elle dans ses nécessités spirituelles et corporelles, lui demandant la santé, la paix, la vie, la béatitude. N'est-ce pas là une reconnaissance incontestable de cette royauté ? Enfin, Marie règne sur les anges, qu’elle ravit par l'entière contemplation de sa majesté. Aussi les choeurs des anges la servent, la louent, la bénissent et la proclament le chef-d'oeuvre de la création. Quand il s'agit d'exécuter ses ordres, ils se mettent à l'oeuvre rapides comme le vent, plus ardents que le feu.

Ainsi Dieu a voulu que tout se rapportât à cette auguste Reine, terme de Ses conseils, fin secondaire de la création. C'est donc à juste titre que nous l'appelons N.-D. du Bon Conseil.

 

Exemple

 

Un prêtre de l'Ouest de la France expose ainsi au Directeur des Annales de Notre-Dame du Bon Conseil la manière extraordinaire dont la Madone s'est révélée à lui : « A la fin de novembre 1886, je reçois une lettre d'une religieuse de la Visitation du Mans ; à cette lettre étaient jointes une photographie de Notre-Dame du Bon Conseil et une notice concernant l'Image miraculeuse et la Pieuse Union. L'Image me semble singulièrement belle, mais le récit des prodiges de la Sainte Image de Genazzano me fait d'abord sourire : j’étais pris du défaut de saint Thomas !... Cependant la Sainte Vierge fait éclater la merveilleuse vertu de sa sainte Image. Je n'en puis détacher les yeux..., elle me gagne..., m'attire..., me séduit..., si bien qu'à une seconde lecture de la notice, l’incrédule devint un admirateur enthousiaste, et déjà surgit en son cœur un désir ardent, incompréhensible de devenir apôtre de cette aimable Madone. Jamais je n'oublierai l'ineffable impression que je ressentis alors ; mon cœur pas plus que mes yeux ne pouvait se détacher de l'Image miraculeuse, et avec cela, impossible d'éloigner de mon esprit la pensée de prêcher cette dévotion qui m’apparaît si belle. Il en fut ainsi durant un mois... ; je n'y pouvais plus tenir..., il fallait céder à la douce violence de la Divine Mère ! En dépit de mille obstacles, j'expose une copie de la Sainte Image de Notre-Dame du Bon Conseil dans mon église et j'établis la Pieuse Union ».

 

Prière

 

Ô Mère très aimable, de votre dévote Image tournez vos regards vers nous : embrasez nos cœurs de l'amour du ciel et détruisez en nous l'amour du monde. Dirigez vers la céleste patrie nos pensées et nos affections ; obtenez-nous cette pureté et cette douceur qui firent vos plus chères délices. Puissions-nous ainsi mériter de contempler un jour dans le Paradis votre ineffable beauté, et de former une joyeuse couronne autour de votre trône avec les Anges et les Saints. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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