11 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Douzième jour

 

Sainte Philomène guérit dans les maladies et les infirmités désespérées

 

Quand les hommes sont insuffisants à nous aider, à nous guérir dans nos maladies, n’est-il pas naturel que nous nous adressions alors aux Saints ! Pourquoi ? Sans doute parce que nous sommes persuadés qu’ils peuvent, par la puissance dont l’Eternel les a investis, nous guérir surnaturellement, sans le concours même des remèdes. C’est ce qui s’appelle miracle, c’est-à-dire intervention directe de la puissance divine. Or c’est ainsi que sainte Philomène a guéri plusieurs causes désespérées. Il serait trop long d’énumérer ici ces guérisons. Nous nous contenterons de rapporter celle surprenante et instantanée qui eut lieu à Rome, en décembre 1833, au couvent des religieuses franciscaines, quartier Trastevere.

Jesual de Garelli, romaine, que des infirmités très graves retenaient au lit depuis le mois d’août précédent, avait reçu les derniers sacrements. Elle était sans parole, elle avait les yeux fermés. Depuis trente-trois heures, elle n’avait pris que quelques gouttes de bouillon. Elle se trouvait donc à la dernière extrémité. Alors le confesseur lui appliqua sur la figure l’image de sainte Philomène, devant laquelle la communauté avait fait des prières pendant trois jours pour la malade.

Tout à coup, cette religieuse demanda du bouillon.

Ses compagnes, surprises de l’entendre parler, le furent bien plus en voyant celle qui,0 un instant auparavant, ne pouvait se mouvoir qu’à l’aide de deux ou trois personnes, s’asseoir d’elle-même sur son lit, et répéter sa demande en ajoutant : « Je suis guérie ».

On lui apporta du bouillon, sa guérison ne fut plus douteuse.

Ses sœurs s’empressèrent d’aller chanter le Te Deum à l’église. La religieuse, auparavant mourante, y alla aussi le lendemain pour rendre grâces à Dieu et à sainte Philomène de son rétablissement.

Ce fait a été constaté à Rome par l’ordre du vicaire de Sa Sainteté, et le cardinal Galeffi l’a affirmé par le témoignage même de la religieuse.

Nous concevons, diront quelques-uns, que sainte Philomène ait guéri une religieuse. La Sainte a pu avoir des égards pour une Vierge qui servait le Seigneur dans toute la piété de son âme ; mais, nous qui vivons dans le monde où nous sommes engagés, voudrait-elle nous aider, nous guérir ainsi ?

Et pourquoi pas, pourvu que ce soit le bon plaisir de Dieu. Tant de faits rapportés dans cet opuscule et dans la Vie complète de la Sainte, sont la preuve la plus convaincante que sainte Philomène soulage et guérit tous ceux qui ont confiance en elle, pourvu qu'ils veuillent se corriger, s’ils sont pécheurs.

 

Pratique : Dans les infirmités corporelles, recourir à sainte Philomène et se résigner. Elle finira par nous accorder ce que nous lui demandons, si notre prière est constante et surtout sincère. « Frappez, frappez, dit l’Evangile, et la porte vous sera ouverte ».

 

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10 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Onzième jour

 

Sainte Philomène assiste le pauvre

 

Les Saints sont d’autant plus vivement touchés de la misère du pauvre et d’autant plus empressés à le secourir qu’ils sont grands devant l’Eternel. Le proverbe malheureusement trop vrai et trop commun : « Les honneurs changent les mœurs », ne s’applique pas à ces amis de Dieu. Et si certains pauvres parvenus tout à coup au faite des honneurs et des richesses dédaignent et méprisent, persécutent peut-être le pauvre ; les Saints au contraire, parce qu’ils ne voient que Dieu de grand, aident, favorisent, assistent le pauvre de toutes les manières. Mille preuves sont là sous nos yeux ; citons seulement l’exemple de sainte Philomène.

À Vieste, ville située au pied du monte Gargano, vivait une famille très honnête, mais misérable. L’extrême besoin où elle se trouvait à la campagne l’avait forcée de venir à la ville, pour voir s’il y aurait moyen de gagner quelques sous. Le mari s’appelait Jean Troya, et sa jeune femme, Marie-Thérèse Bovini.

Une chaumière délabrée, autour de laquelle était un modique jardin, formait tout leur avoir et toute leur espérance.

Dans cette situation affligeante, l’avenir leur offrait peu de consolation ; Marie-Thérèse surtout, qui se voyait sur le point d’accoucher, ne pouvait songer à la petite créature quelle allait mettre au jour sans en avoir le cœur inondé d’amertume. Où mettre son enfant? Comment se pourvoir des langes nécessaires ? Mais enfin, dit-elle. Dieu peut tout, et sainte Philomène, si elle veut bien m’aider, peut pour moi aussi faire un miracle.

C’est ainsi qu’elle s’animait à supporter son chagrin, et souvent elle priait la Thaumaturge de ne pas l’abandonner dans sa détresse.

Enfin le moment redouté arriva, mais le secours tant demandé ne paraissait pas encore. L’embarras, soit de la mère, soit de la sage-femme qui l’avait assistée, était on ne peut pas plus grand. Marie-Thérèse se plaignait à notre Sainte ; la sage-femme cherchait de tous côtés un peu de linge, pour en couvrir l’enfant ; mais le dénuement de cette pauvre famille était tel, que pas seulement un misérable haillon ne s’offrait à la vue. Touchée d’un vif sentiment de pitié, celle-ci prend alors un mouchoir qu’elle avait sur les épaules; elle en enveloppe la petite fille, et la mère désolée voyant qu’il manquait une bande pour ajuster le maillot, dit en avoir une, quoique usée et à moitié déchirée.

La sage-femme court ; elle ouvre la boîte où elle était renfermée ; Dieu ! quel est son étonnement, en voyant un petit trousseau, où rien ne manquait, ni pour la propreté, ni pour l’arrangement, ni même pour l’élégance ! Il en sortait une odeur si suave, que l’air en fut embaumé.

Elle prend ce trésor, elle le baise. La mère, au comble de la joie, en fait autant, et ne sait comment témoigner sa gratitude à sa céleste bienfaitrice. L’enfant, ainsi richement emmaillotée, est portée aux fonts baptismaux. La nouvelle du miracle se répand, et l’on vient de tous côtés voir, baiser les langes merveilleux, et respirer le céleste parfum qu’ils exhalent.

La Sainte ne s’en tint pas là. La nuit d’après, Marie-Thérèse est réveillée par les vagissements de la petite créature. À la lueur de la lampe, qui éclairait l’appartement, elle cherche des yeux l’enfant, qui ne se trouve plus à l’endroit où elle l’avait mise. Incertaine, timide, elle se retourne d’un autre côté, et elle voit, ô prodige ! une jeune personne, vêtue de blanc et d’une beauté toute céleste. Ses bras soutenaient la petite fille ; et de ses mains, elle la caressait amoureusement.

Quelle consolation pour la pauvre mère ! Saisie de respect, de joie, de confusion, et de reconnaissance, elle ne peut que s’écrier : « Ah ! sainte Philomène ! » Et sainte Philomène se levant alors de dessus la chaise où elle était assise, donne un baiser à l’enfant, la remet à sa place, et disparaît. Marie-Thérèse, pendant plusieurs jours, en fut dans une espèce d’extase, et nous, qui lisons ceci, pourrions-nous contenir les transports de notre admiration ?

 

Pratique : Recourir à sainte Philomène dans les souffrances et les nécessités de la vie, et quel que soit notre besoin, quelle que soit notre pauvreté, ne jamais désespérer de la puissante protection de sainte Philomène.

 

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09 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Dixième jour

 

Sainte Philomène vient en aide aux ouvriers

 

L’ouvrier est l’enfant de Dieu tout comme le grand seigneur. Souvent il suit mieux sa voie que le premier, parce qu’il travaille pour gagner son pain et celui de sa famille à la sueur de son corps, et que le travail est le lot de l’homme. Dieu a dit : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ». Le riche, le grand seigneur, comprend-il ce précepte ? Pas toujours. Aussi combien souvent il s’enrichit aux dépens de l’ouvrier, soit en ne lui payant pas son salaire, soit en ne le lui payant pas aussi fortement qu’il doit et qu’il le peut faire.

Les Saints ne pensent pas comme les hommes. Ils aiment et honorent l’homme qui sait remplir sa destinée de chrétien ici-bas, quelque esclave qu’il puisse être. Que dis-je, les vrais esclaves sont-ils autres que les riches qui n’en ont jamais assez ? Voyons, par la protection que Philomène a accordée à certains ouvriers, ce que peuvent attendre d’elle ceux d’entre eux qui ont recours à ses bontés.

Un bûcheron de Sirignano, appelé Carluccio Napoletano, favorisé pour sa dévotion envers la Sainte, de plusieurs grâces particulières, avait en elle une vive confiance. Ce brave homme portait toujours sur lui une de ses images, et c’était devant elle qu’il ouvrait son cœur, dans ses divers besoins.

Un jour, se trouvant en voyage, et surpris par la nuit, il entre dans une auberge. Le discours y tomba sur sainte Philomène ; et lui, de tirer son image, pour la montrer à ceux qui étaient là présents. Elle plaît à l’un d’eux ; il lui offre en échange deux pièces de monnaie ; un autre lui en propose trois, puis quatre, cinq, et même jusqu’à douze. Mais Carluccio répond qu’il ne la céderait pas pour un écu romain ; qu’elle lui faisait trop bonne compagnie; et là-dessus, il la remet, dans son portefeuille.

Le lendemain, de très bonne heure, il se lève, dirige ses pas vers un village, dit le Sorbo, où il avait à travailler. En traversant une épaisse forêt, il s’égare ; et bientôt, ne sachant plus ni où il est, ni où il va, son cœur se replie sur la bonne Sainte, à laquelle il se met à parler ainsi : « Comment donc, ma chère Sainte ? hier, je n’ai pas voulu vous céder, même pour une bonne somme d’argent ; j’ai préféré à tout votre compagnie ; et aujourd’hui, vous me voyez égaré dans ce bois, et vous ne venez pas à mon aide ! » Il n’avait pas fini ces mots, que voici venir une jeune personne d’environ treize ans, vêtue d’une robe d’azur, et belle autant que modeste. Elle le regarde et lui dit : « Brave homme, qu’avez-vous ? Que vous est-il arrivé de triste ? » Carluccio s’ouvre à elle de son embarras. « Ceci n’est rien, lui répond-elle ; suivez-moi ; je vous remettrai sur le chemin ; et sans autre discours, elle va en avant, comme pour lui indiquer la route. Chemin faisant, notre bûcheron, un peu étonné de l’aventure, se disait à lui-même : « Voyez donc ; qu’elle est grande, la bonté de sainte Philomène ! À peine invoquée, elle accourt pour m’aider ; car enfin, puis-je douter que ce ne soit elle qui m’ait envoyé cette aimable petite fille ? »

Il allait s’entretenant de ces pensées pieuses, quand la jeune personne s’arrête, se tourne vers lui, et lui dit : « Suivez maintenant cette route, pendant à peu près un mille ; vous rencontrerez ensuite une femme qui aura une corbeille sur la tête ; elle va au lieu que vous cherchez. Vous vous mettrez en sa compagnie, et peu après vous arriverez ». Garluccio la remercie affectueusement, et ils se séparent.

Voulant se retourner ensuite, pour voir de quel côté se dirigeait la demoiselle charitable, il ne l’aperçoit plus ; et sans autre réflexion, il continue sa route. Bientôt le voilà une seconde fois dans l’embarras. Le sentier par lequel il allait vient aboutir à plusieurs autres. Lequel choisira-t-il ? il n’en sait rien. Tout à coup, en levant les yeux, il voit, s’avancer de son côté la femme dont on lui avait parlé ; il la reconnaît à sa corbeille. « Savez-vous, lui crié-t-il aussitôt, lequel de ces sentiers conduit au village de Sorbo ? » - « Le Sorbo ? répond la villagoise ; si j’en connais le chemin ? c’est mon pays ; venez ; je vais vous y conduire ». Ils y arrivèrent en effet, peu de temps après.

Ce fut alors que les yeux de Carluccio s’ouvrirent. Comment cette jeune personne si bien élevée, si modeste, si proprement vêtue, se serait-elle trouvée sur son chemin ? Comment aurait-elle deviné son embarras, et répondu à sa pensée ? Comment prévoir ce qui allait lui arriver, lui dépeindre, avec tant de détails, cette femme, la charge qu’elle portait et le but, où, ainsi que lui, elle dirigeait sa marche ? « Non, non, se disait-il, ce n’est point là un jeu de hasard, c’est sainte Philomène en personne que j’ai vue et qui m’a tiré de ma peine » ; et pendant plusieurs jours, ce brave homme fut comme hors de lui, son cœur s’enflammait d’un amour, d’une dévotion tout extraordinaire pour sa céleste compagne.

Voilà comment le ciel aide le pauvre ouvrier. Mais pour mériter eu quelque sorte ces assistances des Saints, il faut que l’ouvrier vive en bon chrétien, qu’il aime le travail, l’ordre, l’économie, qu’il évite les défauts si funestes de la paresse, de l’ivrognerie, de l’indocilité et du cynisme, qui ruinent à la fois l’âme et le corps et déshonorent celui qui s’y livre.

 

Pratique : Recommandez toutes vos entreprises, vos voyages à sainte Philomène. Confiez-lui vos desseins et considérez-la comme le plus sur Mentor qui guidera vos pas vers le but que vous vous proposez.

 

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08 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Neuvième jour

 

Sainte Philomène étend sa protection sur les familles chrétiennes

 

Personne n’est exclu, s’il le veut bien, de la protection de sainte Philomène. Elle s’empresse de secourir, nous l’avons vu par mille faits, tous ceux qui ont recours à ses bontés. Il semble cependant qu’elle a un soin particulier à combler de ses plus douces faveurs les familles qui lui sont dévouées, qui l’honorent sincèrement dans le but de plaire au Seigneur.

Un jour que Don François entrait dans l’église de Mugnano, pour y célébrer la sainte messe, il vit accourir vers lui sa mère qui lui dit d’un air tout effaré : « Donnez-moi un instant, j’ai quelque chose à vous raconter, je me sens forte­ ment poussée à vous le dire ». - « Parlez donc », lui répondit celui-ci.

Alors elle se met à lui faire le récit d’une vision ou d’un songe qu’elle avait eu la nuit précédente. Je voyais la Sainte comme se préparant à un voyage, et, craignant qu’elle ne voulût nous quitter, je pleurais avec quelques habitants de Mugnano et la suppliais de rester avec nous. Alors, avec l’accent de la bonté la plus touchante, elle nous rassura, nous dit qu’elle serait de retour le lendemain ; mais que la famille Terres, à qui elle avait des obligations, devant se trouver exposée à un grand péril, la reconnaissance exigeait qu’elle y allât pour l’en défendre.

Don François regarda ce songe comme l’effet de l’imagination; il ne put s’empêcher néanmoins, après y avoir un peu réfléchi, d’en écrire à la même famille Terres.

Celle-ci reçoit la lettre, l’ouvre et s’étonne d’y voir décrit un événement qui avait failli la faire périr la nuit précédente.

Des voleurs déguisés en soldats étrangers, dont ils empruntaient le langage, s’étaient présentés pour avoir, disaient-ils, le logement. Comme la porte leur fut refusée, ils se mirent en devoir de l’enfoncer ; ils menaçaient ouvertement de mettre tout à feu et à sang, et déjà le massacre allait commencer, lorsqu’un incident, ménagé par le ciel, vint déjouer leurs projets.

Les Terres ne s’étaient pas plutôt vus en péril, que toute la famille implora le secours de sainte Philomène. Non, non, disaient-ils, la Sainte ne nous abandonnera pas, ayons confiance en elle, nous serons délivrés de ce danger.

Leur espérance ne fut pas vaine. À l’instant où les assassins, après avoir enfoncé les portes, se précipitent vers l’escalier, on entend plusieurs voix bien connues crier en dehors de la maison : « De la lumière ! de la lumière ! vite, vite, portez-nous de la lumière ! » Ces cris plusieurs fois répétés, parvenant aux oreilles des brigands, comme à celles des gens de la maison, rassurèrent les uns et épouvantèrent les autres, en sorte que le danger cessa en un clin d’œil.

Les voleurs ayant pris le fuite, la famille Terres voit entrer chez elle plusieurs de ses amis. On s’étonne, on se réjouit, on rapproche les circonstances diverses de l’événement ; elles paraissent toutes plus singulières les unes que les autres.

Enfin, le lendemain matin, lorsque la lettre de Don François arriva, le mystère se trouva expliqué. La famille Terres et ses voisins, qui, sans trop savoir pourquoi, étaient venus lui rendre visite, reconnurent dans ce qui s’était passé le doigt de la Sainte, et la remercièrent dans toute l’effusion de leur cœur.

 

Pratique : Avoir dans sa maison une statuette ou une image de sainte Philomène et lui rendre ses hommages devant cette image. Rien ne doit coûter pour honorer la mémoire des saints. Renouvelez vos offrandes comme vos prières. Sainte Philomène ne se lasse jamais de venir à votre aide.

 

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07 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Huitième jour

 

Sainte Philomène secourt les époux

 

Nous voudrions bien qu’il nous fût permis ici de traiter longuement des devoirs des époux chrétiens, tant par rapport à eux-mêmes que par rapport à l’éducation de leurs enfants.

Ce serait peut-être le sujet le plus important de cet opuscule. Il suffit de dire que le bonheur mutuel des époux comme le bien-être et la prospérité même temporelle d’une nation reposent tout entiers sur la bonne conduite de ces époux et la bonne éducation qu’ils peuvent donner à leurs enfants. Tout est là ; tout dans ce monde doit converger vers cette fin : l’éducation chrétienne des enfants.

Un des plus affreux désordres, celui qui trouble le plus la paix et l’union sainte des époux, qui scandalise le plus le jeune âge et qui met un obstacle incroyable à son éducation, c’est l’inconduite des époux ou seulement de l’un deux. Or, c’est à sainte Philomène qu’il faut recourir pour obtenir de la divine bonté, un prompt remède à un si grand mal.

Nicolas de Lanze, Italien, s’efforçait de propager le culte de sainte Philomène, au moyen de petites feuilles contenant des prières imprimées qu’il distribuait gratis. Le ciel, par ce moyen, opérait des merveilles.

L’an 1832, une religieuse, sœur de la Conception, fit demander une de ces feuilles. Elle l’envoya de suite à une femme que les désordres de son mari plongeaient dans la plus amère affliction.

Ce malheureux, au mépris des engagements sacrés qu’il avait contractés à la face des autels, et sans égards, ni pour son épouse, ni pour sa famille, que sa conduite infâme déshonorait et appauvrissait en même temps, entretenait de coupables liaisons avec une autre personne du dehors. Rien jusque-là n’avait pu le réduire, et quoique la misère fût entrée dans sa propre maison, il aimait mieux porter ailleurs le fruit de son travail.

Le don de la zélée religieuse parvint à l’épouse de cet homme, à l’instant où celui-ci allait sortir de chez lui pour se rendre au lieu accoutumé. Sans perdre de temps, la femme, pleine de foi, et secondée assurément par la Sainte, dont elle implore le secours, fait glisser la feuille miraculeuse dans la doublure du surtout de son mari, et pendant que celui-ci commence à s’éloigner, elle redouble ses prières à la puissante Thaumaturge.

Ô prodige ! le misérable avait à peine fait quelques pas hors de la maison, qu’il s’arrête. Une foule de pensées viennent se présenter à son esprit ; et, pour la première fois, son âme endurcie devient accessible aux remords. Il rougit ; il s’indigne contre lui-même ; il blâme sa conduite ; il renonce à son dessein ! « Eh quoi, se dit-il en gémissant, serai-je donc toujours le jouet d’une passion insensée et criminelle ? Vivrai-je toujours comme un homme sans conscience ? Je suis en vérité atteint d’une folie bien honteuse » ; et là-dessus, il rebrousse chemin et rentre chez lui.

Dès ce moment, la concorde et la-joie reparurent au milieu de cette famille. Il ne manqua rien au bonheur des deux époux, au triomphe de sainte Philomène.

 

Pratique : Promettez aujourd’hui à sainte Philomène de propager le plus que vous le pourrez son culte dans les familles. Distribuez à l’occasion son image, sa médaille et les prières composées en son honneur : vous aurez la plus large part dans sa protection.

 

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06 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Septième jour

 

Sainte Philomène protège et secourt les vierges

 

La prédilection de Philomène pour les vierges est dans la vocation qu’elle inspire au cœur pur et candide des jeunes chrétiennes dé se vouer au Seigneur sous son nom et sa protection.

En même temps qu’il plaisait au Seigneur de glorifier sa servante par de nombreux prodiges, il inspira aussi à de jeunes personnes le désir de retracer en elles ses vertus ; et celle qui les charma le plus fut la virginité dont elles voyaient le symbole fleuri dans les mains de la Thaumaturge.

Ce désir fut pesé, pour ainsi dire, dans la balance du sanctuaire ; et il reçut son approbation de qui de droit.

On dressa une règle ; on détermina un vêtement ; on établit certaines pratiques ; et en un clin-d’œil, les villes et les villages, qui se trouvaient dans la circonférence de Mugnano, se peuplèrent de vierges, consacrées à Dieu par le vœu de chasteté. On les appela dès lors, et on les connaît aujourd’hui en Italie, sous le nom de Monacelle di santa Filomena, c’est-à-dire, jeunes Religieuses de sainte Philomène.

Elles ne vivent pourtant ni en communauté, ni dans l’enceinte d’un monastère. C’est au sein même de leurs familles, au milieu du monde, auquel assurément elles n’appartiennent pas, et confondues avec le reste des fidèles, que ces vierges du Seigneur pratiquent leur règle, et gardent, avec l’édification commune, le vœu qu’elles ont fait.

Léon XII, d’heureuse mémoire, à qui fut présentée la seconde édition de la Relation historique (8 décembre 1827), en entendant le célèbre missionnaire Don Salvatore Pascali, parler de ces jeunes personnes, désira connaître avec quelque détail ce qui les concernait ; et à mesure qu’on les lui donnait, la joie qu’il en éprouvait se peignait sur ses traits d’une manière sensible ; mais, en apprenant, ce qu’il ne pensait point d’abord, qu’elles vivaient au sein de leurs familles, et que leur présence dans le monde était un grand sujet d’édification, il ne put contenir la satisfaction qu’il en ressentit, et il s’écria : « C’est là sans contredit le plus grand des miracles de cette grande Sainte. Quoi ! dans un siècle où la corruption est universelle, dans un royaume où naguère la religion a eu tant à souffrir, il se trouve des âmes pures et généreuses qui osent publiquement fouler aux pieds et la chair et le monde ! Je les bénis d’ici toutes ».

Et le représentant de Jésus-Christ élevant alors ses mains, riches des trésors de la grâce, les bénit en disant : « Qu'elles soient toutes bénies ! »

C’était là donner une approbation bien éclatante à cette salutaire institution, et proclamer hautement les desseins de Dieu dans l’apparition de la nouvelle Sainte.

Ô Vierges ! consacrez-vous intérieurement à sainte Philomène. Il n’est pas besoin que vous fassiez un vœu exprès. Il suffit que vous disiez à la Sainte : « Je vous consacre ma virginité pour Dieu, et je lui promets, avec sa sainte grâce et votre protection jointe à celle de la Vierge Marie, de garder mon esprit, mon cœur et mon corps chastes, de mourir plutôt que de les souiller par la moindre tache du péché ». Puis estimez-vous non-seulement honorées, mais encore heureuses de votre profession : c’est ce qu’a fait Philomène.

Sainte Philomène honorait singulièrement Marie très sainte et les Anges ; imitons-la. Si nous confions notre pureté à ces puissants protecteurs, elle sera sauvegardée, pourvu que nous fassions de notre côté ce qu’il convient.

Enfin, la défiance de soi-même, la fréquentation des sacrements, sont encore deux moyens sûrs de triompher du péché, de l’enfer. Plaise à sainte Philomène, nous obtenir la grâce de Jésus-Christ Notre Seigneur.

 

Pratique : Veiller exactement sur ses sens et s’abstenir de tout ce qui a l’apparence du mal, en l’honneur de sainte Philomène. La modestie, la réserve dans nos vêtements surtout, sont comme autant de voiles qui couvrent nos défauts et ne donnent aucune prise à l’ennemi.

 

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05 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Sixième jour

 

Sainte Philomène est la patronne et la protectrice de la jeunesse

 

Pour les jeunes gens, le culte et la dévotion à sainte Philomène sont le culte et la dévotion de leur âge. Nous voudrions que les pieuses personnes des deux sexes nous comprennent ; assurément, elles s’en trouveraient bien! car elles puiseraient dans le culte si attrayant de cette innocente Vierge, avec les plus douces consolations, les grands secours qui leur sont nécessaires pour triompher des trois redoutables ennemis qui, en mille manières et avec le plus perfide déguisement, tendent de toutes parts des pièges à leur vertu.

Après donc la protection de la Vierge immaculée Marie, on ne saurait en offrir de plus efficace aux jeunes gens que celle de Philomène. Elle s’est toujours montrée très-attentive à les assister dans une infinité de rencontres. Mille faits à l’appui se pressent sous notre plume : relatons-en trois.

C’est une demoiselle pieuse et affectionnée à la Sainte qui rencontrait des difficultés insurmontables à suivre la vocation à laquelle Dieu l’appelait. Ces difficultés venaient du côté de ses parents ; la jeune fille en était vivement affligée ! Dans sa peine, elle courut se prosterner devant une image de Philomène et lui fit part de ses épreuves. Après une prière courte, mais pleine de ferveur et de confiance, elle entendit comme une voix intérieure qui lui disait au cœur : « Va trouver ton père et ta mère, car, maintenant, ils consentent volontiers à ce que tu te voues à Jésus Christ ». Et c’est ce qui eut lieu.

Sainte Philomène, ah ! combien elle est bonne ! et avec quel empressement elle guérit les jeunes gens malades ou infirmes qui l’invoquent avec foi !

Un jeune homme avait mal aux jambes et ne marchait qu’avec peine. Il se rendit à Ars, afin de demander à M. le curé ce qu’il devrait faire pour obtenir sa guérison. Le saint prêtre lui conseilla de recourir à Marie et de faire une neuvaine à sainte Philomène. Il se soumit avec docilité. Sa piété, sa docilité et sa confiance envers la Thaumaturge lui ont valu une entière guérison. Et par un sentiment de reconnaissance, il se fixa à Ars même, où tous les jours il servait plusieurs messes avec une ferveur tout extraordinaire.

Un autre fait de guérison sur une jeune fille âgée de douze ans. Depuis cinq mois elle avait perdu l’usage de ses jambes, par suite d’une grave maladie. S’étant fait conduire à Ars pour obtenir la délivrance de son infirmité, elle se mit tout de suite sous la protection de la Vierge Immaculée, et fit une neuvaine à sainte Philomène. L’innocence et la candeur de ses prières hâtèrent l’accomplissement de ses désirs. La neuvaine terminée, la jeune fille reçut, assise sur une chaise, la sainte Communion avec toute la piété possible. Et, après son action de grâces, elle se leva seule et marcha sans avoir besoin d’appui.

Sainte Philomène ! elle préside en quelque sorte au sort des jeunes gens.

Un gentilhomme italien ne trouvant pas son certificat d’exemption du service militaire, était forcé de partir le lendemain pour le régiment, ou, en cas de refus, devait être mis en prison. Alors sa pensée se reporte vers sainte Philomène, et il implore son secours en ces termes : « Grande sainte ! vous seule pouvez me délivrer de ces angoisses… » Il lui semble voir la Sainte et l’entendre lui dire : « Cesse de t’affliger, ton certificat sera retrouvé. Va-t’en à la chapelle Saint Pierre (distante d’un mille d’Arienzo), tu ouvriras la petite caisse qui est proche du bénitier, et tu trouveras le papier que tu cherches ». Le jeune homme obéit ; il y trouva son certificat et s’écria plein de reconnaissance : « Ô bénie soit ma sainte Protectrice ! » Et, le papier à la main, il racontait à tous la protection signalée de sainte Philomène sur lui.

Parents qui vous affligez au départ d’un fils bien aimé sous les drapeaux, ah ! voyez, sainte Philomène se présente à vous. Recommandez-le donc à cette grande Protectrice ; elle veillera sur lui et le protégera en mille rencontres. Vous, jeunes gens, qui êtes sur le point de tirer au sort, invoquez aussi sainte Philomène, elle vous obtiendra un numéro favorable, ou la résignation, en cas contraire !

 

Pratique : Ne passer aucun jour sans adresser une courte prière à sainte Philomène, ne fût-ce que celle-ci : O bénie soit ma sainte Protectrice !

 

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04 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Cinquième jour

 

Sainte Philomène fait la correction à une petite fille de son nom

 

Les faits relatés précédemment prouvent la prédilection toute particulière de sainte Philomène pour les enfants bien sages. C’est à eux qu’elle semble dire : « Venez à moi, mes enfants, et je vous comblerai de mes faveurs ». Que les parents aient donc soin d’inculquer à leurs enfants le culte et la dévotion à sainte Philomène.

Telle est la protection de sainte Philomène sur ces petites créatures, que plusieurs fois elle a su faire la correction à quelques-unes qui s’écartaient de leurs devoirs ; on remarque que cette attention de la Sainte s’est surtout portée sur les petites filles qui ont le bonheur d’avoir reçu un nom si doux au saint baptême.

La petite Philomène de la famille des Magnotti, âgée d’environ cinq ans, était à prendre son repos.

C’était au mois d’août, et la chaleur l’incommodait beaucoup, de sorte qu’elle oublia les règles de la modestie chrétienne. Vers les dix heures du soir, ses parents, qui la croyaient bien endormie, l’entendirent sangloter et crier. Ils furent surpris…

Laissant là leurs occupations, ils s’approchent du lit de l’enfant et la questionnent. Philomène répond en pleurant : « Eh ! la sainte est venue auprès de mon lit, m’a éveillée, et me regardant d’un air fâché, elle m’a dit : « Philomène, est-ce ainsi qu’on se tient au lit ? Oh ! quelle faute vous y avez commise, n’y retombez plus jamais, si vous voulez que je vous aime et vous protège ».

Puis, l’enfant montrant la porte, ajouta que la Sainte venait de sortir par là au moment où eux, ses parents, venaient d’entrer. La pauvre enfant retint si bien la leçon de sainte Philomène, qu’elle fut toujours très modeste, et il suffisait, quand elle était un peu rétive, qu’on la menaçât de lui ôter quelque vêtement.

Que les enfants, ceux surtout consacrés à sainte Philomène, profitent de cet avertissement salutaire ! Incontestablement, les deux vertus les plus chères à leur auguste et sainte Patronne sont la pureté et la modestie ; ils doivent donc s’efforcer de les reproduire dans leur conduite, et pour cela, éviter avec un grand soin tout ce qui pourrait y porter atteinte.

 

Pratique : Prier tout particulièrement sainte Philomène pour que les enfants qui ont son nom l’honorent par la sagesse de leur conduite.

 

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03 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Quatrième jour

 

Sainte Philomène protège particulièrement les petites filles qui portent son nom

 

Si sainte Philomène comble de ses plus douces faveurs les enfants qui l’honorent, c’est principalement sur ceux qui portent avec piété son nom, si glorieux et si vénérable, qu’elle montre jusqu’où vont ses bons soins.

Dominique Moccia, de Castelvetere, est le premier qui donna le nom de Philomène à une petite fille que le ciel lui envoya. Cette attention fut si agréable à la Sainte, qu’elle montra, par les signes les plus sensibles, combien elle aimait à veiller sur cette enfant et à la protéger d’une façon toute particulière.

Comme il y a dans le pays un grand nombre d’insectes ailés qui tourmentent les habitants par des piqûres continuelles, la mère de Philomène avait soin de l’en défendre chaque nuit par un voile dont elle l’enveloppait. Le matin, quand on venait faire la petite toilette d’usage, on ne trouvait jamais le voile autour du corps de l’enfant, mais à l’extrémité du berceau, et plié avec le plus grand soin. Une seconde remarque étonnait encore bien davantage : c’était de voir intactes et la figure et les mains de la petite Philomène, exposée durant la nuit à la persécution des moucherons.

Quelle pouvait donc être l’amie bienfaisante qui, à l’insu de tous, environnait de sa vigilance et de ses soins une créature innocente, qui ne pouvait, ne savait pas même lui en témoigner sa gratitude !

Ses parents le faisaient pour elle ; et ils remerciaient au fond de leur cœur la bonne sainte Philomène. Il paraît même, qu’à cette occasion, ils firent vœu d’aller visiter son tombeau, dès que l’âge de l’enfant lui permettrait de les accompagner. La petite fille avait trois ans lors de l’exécution de la promesse. On arrive ; on s’achemine vers le sanctuaire, mais la châsse est à peine découverte, que l’on voit Philomène, comme saisie d’une subite frayeur. Peu après, elle se met à sangloter et à se débattre. Tous ses efforts tendaient à se soustraire à ceux qui la retenaient, pour s’enfuir hors de l’église.

Don François, les parents de l’enfant et toutes les personnes présentes ne savaient que comprendre à tout cela. Jamais on n’avait vu dans un enfant chose pareille. Au contraire, c’était dans ces âmes pures une joie, des transports, qui édifiaient tous les assistants.

Un voile de tristesse vint couvrir le visage des témoins d’une si grande scène; et bien loin de se dissiper, il ne fit que s’obscurcir davantage, quand on la vit se répéter, la journée d’après, toutes les fois qu’on essaya d’amener Philomène en présence de sa sainte Patronne. Force donc fut de partir, avec cette poignante épine dans le cœur.

Mais bientôt il plut à Dieu de l’en tirer, en ouvrant la bouche delà petite Créature, qui jusqu’alors avait gardé un silence obstiné. Son père lui demanda encore, chemin faisant, pourquoi donc elle n’avait pas voulu rester devant sa Sainte ? « Eh ! papa, lui répondit l’enfant, parce qu’elle voulait me prendre par les mains, et me disait : « Reste avec moi, Philomène ; viens ici ; ne t’en va pas ; et elle voulait m’enlever à maman Justine ; et moi, je ne voulais pas laisser mon papa et ma maman »...

Amabilité touchante ! Bonté, condescendance vraiment propre aux élus ! Où sont les grands du siècle qui daigneraient s’abaisser à caresser de la sorte l’enfant d’un pauvre artisan ?

Voici encore un trait où respire la plus aimable bienveillance. Le fait se passa, en 1830, à Naples, et fut raconté à Don François par un savant ecclésiastique, oncle de la petite Philomène, dont nous allons parler.

La mère de cette enfant avait coutume de placer tous les soirs, avant de se mettre au lit, les vêtements de la petite fille avec les siens sur la même chaise. Il y avait, à une certaine hauteur, au dessus de la chaise, une lampe, qui brûlait continuellement devant l’image de la Sainte Martyre. Jusque-là il ne s’était produit aucun accident ; lorsqu’une nuit il se détache de la mèche, par l’effet sans doute d’un pétillement plus vif, une étincelle, qui tombe sur les habillements de la mère et de la fille.

Ceux de Philomène se trouvaient au dessus. Le feu prend à ces matières si, combustibles par elles-mêmes ; personne ne s’en aperçoit. Le matin seulement, quand les yeux et les mains se portèrent sur la chaise, pour en retirer les vêtements, on vit celle-ci à demi brûlée ; tout ce qui appartenait à la mère était entièrement consumé ; la petite robe de Philomène avait été seule épargnée, quoique, par sa position, elle eût dû, la première, subir l’action du feu, et que la toile de coton, dont elle était faite, la rendît plus susceptible encore de s’enflammer que celle de sa mère. On voyait seulement sur une des manches, la trace d’une brûlure, de la largeur au plus d’un ongle ; signe de ce qui serait arrivé, si la vigilante Protectrice des enfants honorés de son Nom n’avait eu soin d’éteindre elle-même la flamme menaçante.

 

Pratique : Faire porter le nom de sainte Philomène aux enfants, au saint baptême, ou à la confirmation, afin de les placer sous la protection de cette grande Sainte.

 

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02 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Troisième jour

 

Sainte Philomène agrée la prière d’une mère qui lui consacre ses enfants

 

Cette pieuse mère, au dire de M. l’abbé Garnier, venait d’atteindre sa soixante-neuvième année, quand elle raconta le fait suivant qui doit intéresser toutes les mères chrétiennes qui le liront.

Elle avait eu quatre enfants ; les premiers étaient morts à la fleur de l'âge, et le seul qui lui restait avait été marié jeune encore. Il perdit son épouse au bout de dix ans de mariage, et demeura veuf avec plusieurs enfants, dont deux garçons et deux filles. Il mourut quelque temps après, à la suite d’une fièvre muqueuse. La bonne mère fut donc chargée de la petite famille, qu’elle éleva aussi chrétiennement que possible.

Comme cette respectable mère sentait sa fin approcher, elle se tourmentait à la pensée qu’elle allait laisser ici-bas ses enfants chéris sans guide, sans protecteur, sans soutien. Elle eut l’heureuse idée d’aller les recommander à sainte Philomène, et fit à cette fin le pèlerinage d’Ars, où comme il a été dit déjà, il y a une chapelle célèbre sous le vocable de la grande Sainte. Voici son récit :

« Je partis de Dijon à midi, et le chemin de fer me descendit à Villefranche, vers cinq heures et demie. Je voulus, par respect, faire à pied le trajet de cette station à Ars. Il y a environ de huit à neuf kilomètres...

J’arrivai auprès de l’église..., je m’avançai jusqu’au milieu de la nef, et je cherchai avec des yeux impatients le tombeau du saint Curé. Quand j’eus fini ma prière, je me dirigeai du côté de la chapelle Sainte Philomène. Quand j’entrai, elle était pleine de monde. Le recueillement de ces pieux pèlerins, prosternés devant l’autel de la grande Sainte, me saisit. Je m’avançai, et à la lueur des bougies (car il était tard) que la piété des fidèles entretient depuis le matin jusqu’au soir, je pus distinguer une multitude d’ex-voto, qui forment comme la garde d’honneur de sainte Philomène. Ce qui me frappa le plus, ce fut le grand nombre de béquilles qui y ont été déposées, en signe de reconnaissance, pour des guérisons obtenues. Il y en a des deux côtés de l’autel. Il y en a même un monceau sur le confessionnal, et on m’a assuré que beaucoup avaient été déjà enlevées parce qu’elles embarrassaient, selon le terme dont on s’est servi.

Oh ! que la vue de ces béquilles dit de choses touchantes au cœur ! Quelle confiance elles inspirent en la grande Sainte, aux prières de laquelle tant d’infirmes ont dû leur guérison. Je fis ma prière le plus dévotement qu’il m’a été possible. Comme sur la tombe du vénérable prêtre, je demandai à sainte Philomène, les larmes aux yeux, de me procurer à moi une bonne, une sainte mort et de prendre tous mes bien-aimés enfants sous sa puissante protection.

Je dis donc à sainte Philomène : « Vous voyez à vos pieds une mère qui est venue de très loin pour vous recommander les objets de sa tendre sollicitude ; ils sont orphelins ; la dernière est de l’âge où vous étiez vous-même, ô grande Sainte, quand vous avez enduré votre glorieux martyre. Vous n’ignorez pas. combien le cœur, à cette saison de la vie surtout, est faible et impressionnable. Prenez ces chers enfants, je vous les confie. Préservez-les surtout du péché mortel, le plus grand des malheurs qui puissent leur arriver. Vous me promettez, n’est-ce pas, bonne sainte Philomène, de les regarder comme les vôtres ? En ce cas, je mourrai contente et heureuse ».

Mon cœur était encore occupé de ces pensées, quand il me sembla entendre la voix de sainte Philomène, qui me disait : « Bonne mère, je suis sensible à votre confiance et à votre charité si tendre. J’ai compris vos inquiétudes, entendu la prière que vous m’avez adressée et recueilli précieusement vos larmes. Je me charge de vos enfants ; retournez tranquille et heureuse ».

Et voilà qu’aussitôt mes alarmes cessèrent ; la paix me fut rendue. J’eus bien volontiers chanté, comme le saint vieil­lard Siméon, le Nunc dimittis servum tuum, Domine. C’est-à-dire : Maintenant, Seigneur, vous laisserez mourir en paix votre servante.

Je pleurais de joie. Merci, aimable Sainte, disais-je en la quittant, merci mille fois ! On m’avait déjà raconté des merveilles sur vos bontés. Mais, hélas ! comme c'était peu, comparativement à ce que je vois, à ce que j’éprouve moi-même. Ma bonne Sainte, je vous aimais beaucoup avant de venir à votre sanctuaire, maintenant, je vous aime mille fois davantage.

C'est à ses petits enfants que la vieille maman racontait ces choses. Son rapport les avait vivement impressionnés. Marie, qui était la plus jeune, prit la parole à son tour, elle lui dit : « Bonne mère, oh ! que nous vous remercions de l’heureuse pensée que vous avez eue d’aller nous placer sous la protection de la grande sainte Philomène ! Oui, nous en avons la douce confiance, elle prendra désormais soin de nous, et ne permettra pas que nous nous écartions jamais de la bonne voie. Et nous, de notre côté, nous voulons l’aimer fidèlement ».

La protection de sainte Philomène, en effet, se montra toujours visible sur ces enfants.

 

Pratique : Prendre bien garde, en considération de sainte Philomène, de ne pas scandaliser les petits enfants.

 

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