04 avril 2018

Le Mois de la Passion

Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

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Cinquième jour

Sur l’excellence des vertus et l’esprit du Christianisme

 

I. Dieu dispense avec une sorte de prodigalité les biens terrestres et périssables, la santé, les plaisirs, les richesses et les honneurs. Sa providence en accorde la jouissance aux plus indignes ; et les hommes qui n’entrent pas dans la profondeur de ses jugements, regardent ces sortes de biens comme les faveurs d’une fortune aveugle. Ils sont trop vils, et la Sagesse Divine en fait trop peu d’estime pour les faire acheter bien cher.

Il n’en est pas ainsi des biens de la grâce, de ces secours surnaturels, de ces lumières célestes, de ces vertus qui rendent l’homme semblable à Dieu. Dieu a voulu que le Sang de Son Fils en fut le prix, et, quelles ne fussent communiquées qu’à ceux qui Lui sont unis comme les membres à leur chef. Quelle est donc la grandeur et la dignité des œuvres chrétiennes qui reçoivent leur mérite de Jésus-Christ et sont pour ainsi dire, divinisées en Lui.

II. Jésus-Christ est le tronc d’un grand arbre, les chrétiens en sont les branches. La branche ne peut d’elle-même porter le fruit, si elle n’est incorporée au tronc ; ainsi nous ne pouvons faire aucune œuvre salutaire, aucune action qui soit digne des récompenses du Ciel, si nous ne sommes unis à notre chef divin. Je suis la vigne, disait Jésus-Christ à ses disciples, et vous êtes les branches. Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure, produira beaucoup de fruits. Qui n’y demeure pas, est un sarment inutile et une branche infructueuse ; il sera jeté dehors comme une branche stérile ; il deviendra sec et aride : on le ramassera, on le livrera en proie à un feu dévorant. Nous ne pouvons donc avoir aucune vertu ni mérite qui ne découle du Coeur de Jésus-Christ avec Son Sang précieux. Pour être doux, patients, mortifiés, nous devons être revêtus de Lui et transformés en Lui ; et comme dans l’état de grâce nous ne vivons pas, c’est Lui qui vit en nous, les œuvres produite en cet état sont ses œuvres plus tôt que les nôtres.

III. Voilà ce qui fait dire à Saint Paul que nous sommes tous mort à l’égard des biens de ce monde, et que la vie que nous avons acquise est cachée en Dieu avec Jésus-Christ ; c’est à dire que la vie que nous tenons de Jésus-Christ, cette vie surnaturelle, cette vie de Charité, de patience et d’humilité, est tout intérieure et voilée aux yeux des hommes. Elle est cachée en Dieu, parce qu’elle nous détache des créatures pour nous unir et nous attacher à Dieu seul. Elle est cachée avec Jésus-Christ, parce que la vie nous vient de Lui, que nous n’avons de force et de vigueur que celle qui nous vient de la Croix, et nous est inspirée par notre Chef qui opère secrètement en nous pour nous faire opérer comme Lui.

IV. Cette précieuse vérité se montre encore mieux dans le Sacrement adorable que Jésus-Christ a institué pour unir les membres à leur Chef. Je suis, dit-il, le Pain qui donne la vie au monde ; quiconque mangera de ce pain recevra le germe de l’immortalité et le gage d’une vie éternellement heureuse. Ce pain est Ma Chair qui sera immolée pour le Salut du monde. Celui qui mange Ma Chair et boit Mon Sang demeure en Moi, et Je demeure en lui. Nous demeurons l’un dans l’autre pour une société intime de sentiments, par une Charité mutuelle et par une affection réciproque. Comme Mon Père, qui est le Dieu vivant, m’a envoyé, et que Je vis pour Lui, celui qui mange Me mange vivra aussi pour moi ; nous ne serons qu’un sur la terre, et nous commencerons à nous unir pour l’éternité.

Jésus-Christ, dans le Sacrement de Son Amour est donc à nos âmes ce que la nourriture matérielle est à nos corps : avec cette différence que cette nourriture se transforme en nous, et que Jésus-Christ nous transforme en Lui. Il est moins la nourriture que la vie de nos âmes ; Il est le principe de tout ce que nous faisons d’agréable à Dieu, et les actions produites dans une union si sainte sont moins nos actions que les siennes. Tout ce que nous faisons de bien est son ouvrage. Si nous sommes patients et charitables, si nous sommes chastes et patients, c’est Lui qui, comme notre Chef, est chaste, patient, humble et charitable en nous. Ô dignité du Christianisme, qui élève si haut de viles créatures, et donne un si grand prix à des œuvres que les sages du monde ne jugeraient pas dignes de leur estime !

V. Puisque toutes les actions des membres vivants de Jésus-Christ se rapportent à Lui comme à leur chef, et qu’elles tirent de Lui leur mérite, ne soyons pas étonnés que Dieu promette une récompense immortelle à celles qui sont en elles-mêmes les moins considérables. Qu’est-ce que donner un verre d’eau ? Si quelqu’un le donne comme membre vivant de Jésus-Christ, c’est Jésus-Christ Lui-même qui le donne ; c’est Lui qui souffre, qui est humble et obéissant dans ses membres, et ses mérites seront la règle et la mesure de leur récompense. Serait-il étonnant que les Anges de Dieu eussent les yeux ouverts sur toutes les démarches et tous les mouvements d’un chrétien, comme on rapporte qu’un ange comptait les pas d’un ermite qui par mortification allait puiser de l’eau ? Saint Paul n’a-t-il pas raison de nous recommander de rapporter à la gloire de Dieu nos moindres actions ? Soit que vous buviez ? Soit que vous mangiez, soit que vous fassiez quelque autre action que ce puisse être, faites-le en vue de Dieu et pour Sa gloire. C’est que Jésus-Christ ennoblit nos moindres actions, et qu’elles participent aux mérites du Sang Précieux qu’Il a répandu pour nous.

VI. Que la Croix de Jésus-Christ d’où découle tout le mérite de nos œuvres, règle donc le jugement que nous devons en porter. Les hommes estiment les richesses et les biens que la terre produit ; et ce n’est qu’un amas de pourriture qui rentre bientôt dans la poussière d’où il est sorti. Ils admirent les actions des héros du monde, les prodiges de la valeur, de la sagesse, de la grandeur humaine, et rien de tout cela n’a de suite au-delà de cette vie ; et toutes ces belles actions, mortes, aux yeux de Dieu s’ensevelissent dans le tombeau de ceux qui les ont produites. Au lieu que les moindres actions que Jésus-Christ aura cultivées et arrosées de son Sang, les vertus chrétiennes les plus obscures, seront immortelles ; elles triompheront du temps ; elles sortiront de la ruine des siècles, où on les croyait ensevelies, pour recevoir de Dieu une récompense éternelle. C’est alors que ces humbles chrétiens, qui se revêtissent de la mortification de leur Chef, ces chrétiens pauvres et sans aucune distinction aux yeux du monde, seront comblés de bonheur et de gloire, et entreront dans l’héritage des enfants de Dieu.

 

Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

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03 avril 2018

Le Mois de la Passion

Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

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Quatrième jour

Le Crucifix nous enseigne l’excellence et l’importance des vertus

 

I. Pour te détromper, mon âme, des faux jugements du monde sur la pratique des vertus chrétiennes ; pour connaître quelle est l’excellence de l’humilité, de la patience, les yeux sur Jésus-Christ attaché à la croix. C’est là qu’Il tient son école ; c’est là qu’il prêche à ses disciples avec une éloquence divine, la pratique de la perfection chrétienne.

Il y prêche la patience : un voleur crucifié à son côté est le premier qui en reçoit des leçons qui le convertissent et le sauvent. Il y prêche l’humilité, en se rassasiant Lui-même d’injures et d’opprobres ; et tandis qu’Il expire comme le plus vil et le plus méchant des hommes, le soleil en perdant sa lumière, et la terre en tremblant rendent un illustre témoignage à sa grandeur et à son innocence. Il y prêche la douceur et la Charité ; Il n’ouvre la bouche que pour prier en leur faveur, et ce spectacle attendrit et convertit ces barbares ; ils reconnaissent, ils confessent hautement et en se frappant la poitrine, qu’Il est véritablement le Fils de Dieu.

II. Vois, ô mon âme, avec quelle force Jésus-Christ te prêche sur la Croix la pauvreté, le dénuement et la mortification. Il est dépouillé de tout ; il n’a pas même de vêtements pour couvrir sa nudité. Il n’a sous les yeux que des objets d’affliction, une mère dont le coeur est percé d’un glaive de douleur ; un seul de ses disciples dont la présence Lui rappelle la trahison et la fuite de tous les autres ; des ennemis furieux qui le déchirent, qui se repaissent de ses tourments, qui ajoutent à la cruauté les insultes et les blasphèmes. Son Père paraît l’avoir abandonné. Il ne se montre sensible à la consolation que lorqu’Il voit enfin sa destinée remplie et son Sacrifice consommé.

III. Jésus-Christ ne nous a pas donné des leçons stériles. En pratiquant Lui-même ce qu’Il nous a enseigné, Il nous a obtenu la grâce de le pratiquer, d’être humbles, patients, charitables à son exemple. Pour nous rendre capables de produire des actes qui sont au-dessus de nos forces naturelles ; il a fallu que Son Sang passât de ses veines dans notre coeur ; il a fallu qu’Il nous communiquât son esprit et sa vie. Notre Sauveur et notre Maître est en même temps l’auteur de toute sainteté. Nos vertus relèvent de sa Croix, elles doivent à ses plaies un éternel hommage ; elles doivent retourner comme à leur source.

 

Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

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02 avril 2018

Le Mois de la Passion

Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

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Troisième jour

Le Crucifix nous donne une idée de la gloire et du bonheur du Ciel

 

I. Quel est le bonheur que Dieu prépare à ses élus dans le Ciel ? C’est un bonheur, dit Saint Paul, que l’oeil n’a point vu, que l’oreille n’a point entendu, que l’esprit de l’homme ne peut concevoir. Jugeons-en parce qu’il en a coûté au Sauveur du monde pour nous l’assurer. Il s’est anéanti, Il a souffert la mort, Il a répandu tout Son Sang pour nous arracher à l’enfer et nous assurer le bonheur du Ciel. Quel bonheur que celui qui n’a de proportion qu’avec des mérites infinis !

II. Jugeons du bonheur du Ciel par la prière fervente que Jésus-Christ, avant d’accomplir son sacrifice sanglant, fit à Son Père pour nous obtenir. Ô mon Père, disait-il, sauvez pour la gloire de Votre Nom, les hommes que Vous m’avez chargé de racheter. Je ne Vous prie pas seulement pour les disciples que J’ai rassemblés, je Vous prie pour tous ceux qui croiront en Moi par leur ministère. Sauvez-les de la corruption du monde ; et accordez-leur le Salut et la vie éternelle. Vous Me les aviez confiés ; Je Vous les rends en mourant ; placez-les dans le Ciel à côté de Votre Fils, et qu’ils aient part à Son bonheur. C’est pour cela que Je me soumets aux rigueurs de Votre Justice ; c’est pour cela que Je vais mourir sur la Croix et consommer Mon Sacrifice. Ô bonheur du Ciel, que Tu dois être grand, ayant été racheté à un si grand prix !

III. Si nous prenions pour juge notre faible raison, il nous paraîtrait incroyable que le bonheur du Ciel, qui est la jouissance de Dieu même, la participation de sa gloire et se son infinie félicité, soit préparé à de viles créatures, à des pécheurs même souillés de tous les crimes. Je jette les yeux sur le crucifix, et j’y vois un mystère plus incroyable encore, le Fils unique de Dieu livré pour le Salut des pécheurs aux opprobres de la mort.

La Miséricorde et la Bonté de Dieu pour moi éclatent bien plus sur la Croix que dans le Ciel même. Si l’on me dit que c’est trop prétendre pour une vile créature et un misérable pécheur d’espérer que je verrais Dieu face à face, que je Lui serai uni par un amour éternel, que j’entrerai en participation de son bonheur et de sa gloire : je dirai que Dieu a fait en ma faveur quelque chose de plus étonnant, lorsqu’il a voulu que Son Fils se chargeât de mes péchés et les lavât dans Son Sang.

Qu’y-a-t-il de plus étonnant que Jésus-Christ ait reçu avec bonté le baiser du traître Judas, ou qu’il veuille me donner dans le Ciel le baiser d’une paix éternelle ? Qu’Il soit mort pour moi entre deux voleurs, ou qu’Il veuille me faire vivre éternellement avec Lui dans la société de Ses membres ?

Croix de mon Sauveur, vous confirmez ma Foi, vous fortifiez mon espérance, vous embrasez mon amour, vous m’êtes un gage assuré du bonheur céleste qui m’est préparé.

IV. Depuis la Rédemption du genre humain par Jésus-Christ, la libéralité de Dieu semble ne pas connaître de bornes. Il accorde le bonheur du Ciel à ceux qui ont visité les prisonniers, qui ont soulagé les affligés, qui ont assisté les pauvres ; il l’accorde à ceux mêmes qui ont donné un verre d’eau en Son Nom. Une légère tribulation, dit Saint Paul, produit un poids infini de gloire. C’est que Jésus-Christ en s’immolant pour nous, a mérité le Ciel et la vie éternelle : nous sommes ses membres, et si grâce nous unit à Lui, Il donne à nos moindres œuvres un mérite divin. Le Ciel sans doute est trop pour moi, mais il n’est pas trop pour Lui. Tout ce qu’il aura de moi, de grandeur et de délices, n’approche pas de ses mérites, pourquoi n’aurais-je point de part au bonheur céleste qu’Il a mérité pour en faire part à tous ses membres ?

V. Je vais, disait Jésus-Christ à ses apôtres, vous préparer une place. Je vous placerai auprès de moi dans le Ciel ; vous participerez à Ma Gloire et à Mon Bonheur. Étant devenus par l’adoption divine enfants de Dieu et frères de Jésus-Christ, nous sommes, dit Saint Paul, les héritiers de Dieu et les cohéritiers de Son Fils. Si comme premier né, il a pris possession du Ciel, n’avons-nous pas droit d’y être reçus nous-mêmes comme ses membres et ses cohéritiers. Chrétiens, que notre destinée en grande ! qu’elle est glorieuse, si vous vous tenez inséparablement uni à votre Chef !

VI. Que les infidèles sont à plaindre ! Ils sont étrangers à l’égard de Jésus-Christ, ils n’ont aucune part à ses mérites, et l’espérance d’une meilleure vie ne les console pas comme nous, des misères de celle-ci. Que sont tous les maux du monde pour un chrétien fidèle, dans l’attente du bonheur du Ciel ? Au milieu des privations il jouit des richesses de la grâce ; au milieu des traverses et des tribulations il goûte une paix délicieuse et l’espérance d’entrer bientôt dans la joie de son Dieu lui donne le lieu même de son exil, un avant-goût du bonheur ineffable que Dieu lui prépare. Je souffre, dit-il avec Job, mais ce n’est pas sans consolation. Dans cette chair même, ou mon âme est assujettie à tant d’infirmités et de misères, je verrai mon Seigneur et mon Dieu.

VII. Chrétiens insensés, plus à plaindre encore que les infidèles, pour des amusements frivoles, pour des biens misérables, pour des plaisirs honteux, pour assouvir des passions qui vous tiennent dans l’esclavage et vous déchirent le coeur vous perdez l’héritage des enfants de Dieu ! Hélas ! Il vous est acquis ; Jésus-Christ l’a acheté au prix de Son Sang. Il s’agit moins pour vous de le mériter que de ne pas vous en rendre indignes, et vous souffrez qu’il vous soit enlevé et donné à d’autres !

 

Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

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01 avril 2018

Le Mois de la Passion

Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

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Deuxième jour

Le Crucifix nous apprend combien est terrible la vengeance que Dieu tire du péché

 

I. Nous étions les ennemis de Dieu, dit Saint Paul ; nous étions menacés des derniers châtiments ; il nous a réconciliés avec Lui par la mort de Son Fils. Que signifient ces paroles ? Que l’injure faite à Dieu par le péché étant infinie, elle ne pouvait être réparée que par les mérites d’un Homme-Dieu ; qu’il a fallu que le Fils de Dieu fût humilié pour rendre à Dieu la gloire que le péché lui avait ravie ; qu’il a fallu qu’Il mourût dans les plus affreux tourments, pour racheter l’homme pécheur de la mort éternelle.

II. Hélas ! Nous ne savons pas ce que nous faisons, quand nous offensons l’infinie Majesté de Dieu. Sa Bonté est si grande, qu’elle ne souffrirait pas qu’il nous arrivât le moindre mal, si Sa Justice ne le lui arrachait des mains. Que Sa Justice est terrible, puisque pour l’accorder avec Sa Bonté, Il a voulu que Son Fils fût déchiré de plaies, et mourût en Croix pour nous réconcilier avec Lui !

III. Dieu n’a pas épargné Son propre Fils ; pour nous sauver tous, Il l’a livré à la mort. Le bois vert a été consommé par le feu de la colère divine : que deviendra le bois sec et aride ? Quand Dieu punit le péché, comme il le mérite, il n’y a rien qui puisse arrêter ou calmer son courroux. Il le fait éclater son Son propre Fils, parce qu’Il a voulu se charger des péchés des hommes. Que deviendront donc les pécheurs mêmes qui, par leur impénitence, n’auront aucune part aux expiations du Sauveur : ne pouvant jamais assez souffrir pour leurs péchés, ils souffriront éternellement. Ô péché, que tu es effrayant, quand on te considère dans tes suites !

 

Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

 

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31 mars 2018

Le Mois de la Passion

Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

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Premier jour

Le Crucifix nous apprend combien est terrible la vengeance que Dieu tire du péché

 

I. Ce sont les péchés des hommes qui ont attaché Jésus-Christ à la Croix. Les Juifs n’ont été que les instruments de la Justice Divine. Il s’était chargé des péchés du monde ; et Dieu, oubliant, pour ainsi dire, qu’Il était Son Fils bien-aimé, a épuisé en Lui toutes les rigueurs de Sa Justice. Il l’a livré à la mort. Il a été frappé, dit le Prophète, de la main de Dieu, à cause de nos péchés. Il a fallu qu’il les portât et qu’il les expiât sur la Croix.

Si Jésus-Christ, pour expier des péchés qu’Il n’avait pas commis, n’a trouvé dans son propre Père aucune miséricorde, que deviendront les pécheurs mêmes, si une mort impénitente les fait tomber entre les mains de Dieu ? Si, Comme l’a dit le Sauveur Lui-même, la plus affreuse rigueur s’est exercée sur l’arbre fertile et sur le bois vert, que fera-t-on du bois sec et de l’arbre stérile et infructueux ?

II. Le moindre sentiment de douleur, la plus légère humiliation aurait été dans le Fils de Dieu un mérite infini : cependant il a fallu, pour expier nos péchés, qu’il passât par tous les genres de douleurs et d’opprobres : il a fallu qu’il épuisât jusqu’à la lie le calice de la colère divine. Où donc une vile créature, coupable devant Dieu, trouvera-t-elle des douleurs et des tourments infinis, et des forces pour les porter, afin de satisfaire à l’infinie la gravité de ses offenses ?

III. Les satisfaction d’une créature coupable envers Dieu étant bornées et sans proportion avec sa grandeur infinie, la Justice divine prendra l’infinité de ses vengeances sur l’éternité qui n’aura pas de fin. Il en sera de cette redoutable Justice comme de la Miséricorde Divine : celle-ci est infinie parce que nous l’éprouvons dans les mérites infinis du Fils de Dieu, notre Sauveur : celle-là sera infinie parce que les rigueurs n’auront jamais de fin. C’est donc une chose horrible et effroyable de tomber entre les mains d’un Dieu vivant.

IV. Le Calvaire est pour nous un théâtre où éclatent ces grandes vérités. Nous y voyons la Justice infinie de Dieu dans la terrible vengeance qu’Il tire de Son propre Fils. Nous y voyons Sa Miséricorde infinie dans l’acceptation qu’Il fait du Sacrifice de Sa Vie pour l’expiation de nos péchés. Si, faute de nous laver dans le Sang précieux de Notre Seigneur, nous ne devenons pas les objets de Sa Miséricorde, attendons-nous à l’être de Sa Justice dont les rigueurs seront infinies, du moins dans leur durée.

 

Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

 

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30 mars 2018

Le Mois de la Passion

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Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

 

Veille du premier jour

Combien il est juste de se soumettre à Dieu, à l’exemple de Jésus-Christ

 

I. Considère, ô mon âme, combien est grande la Majesté de Dieu, puisqu’il a fallu, pour lui rendre l’hommage qui lui est dû, qu’un Homme-Dieu, Son Fils unique, s’anéantit devant Lui, et se rendit obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la Croix.

Obéissance admirable, mais sanglante et terrible ! Dans la mort de Son Fils, Dieu a signalé son souverain pouvoir ; Il a fait éclater les droits de Son autorité, Il a été glorifié comme Il le mérite. Pour rendre un digne hommage à la souveraine grandeur de Dieu, il ne fallait rien moins que l’obéissance et l’anéantissement d’un Homme-Dieu.

II. Après un si grand exemple, qui osera résister à Dieu ? Des vers de terre, comme nous, oseront-ils secouer le joug de l’obéissance, sous lequel Jésus-Christ a plié et sous lequel il est mort ?

III. Considère, mon âme, ton Sauveur attaché à la Croix. Elle a été le terme de toute ses obéissances. Ce n’est qu’après avoir accompli dans le cours de sa vie toutes les Volontés de Son Père, qu’Il y est mort, et y a consommé Son Sacrifice. Pourrais-tu refuser à ton Dieu ta soumission et n’accomplir de ses Volontés que celles qui sont conformes à tes inclinations ?

IV. Considère surtout avec quel amour, avec quel zèle et quel respect Jésus-Christ s’est montré obéissant. « Je ne fais rien, dit-Il Lui-même, que ce qui plaît à Mon Père ; Ma nourriture est d’accomplir Sa Volonté : Mon Père, que Votre Volonté s’accomplisse et non la Mienne ». La seule consolation qu’il paraît avoir sur la Croix, c’est quand, avant d’expirer, se rappelant qu’Il avait accompli toutes les Volontés de Son Père, Il dit, en s’écriant avec une force toute divine : « Tout est consommé ».

V. Que signifient, ô mon âme, ces paroles de Saint Paul : « Jésus-Christ s’est rendu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la Croix » ? que signifient celles que prononça Jésus-Christ Lui-même dans un triste état de sanglante agonie : « O Mon Père, que Votre Volonté soit faite, et non la mienne » ?

Jésus-Christ comprenait la grandeur et la Majesté infinie de Dieu. Il savait que rien n’est plus juste et raisonnable que de se soumettre à Lui, et quoique, comme Son Fils unique Lui fut égal, Il a voulu ajuster à ses éminentes qualités celle de Son Serviteur, se faisant gloire et s’estimant heureux de mourir par Ses ordres.

Imitons ce glorieux exemple, nous qui, par notre nature, sommes les esclaves de Dieu, et ne sommes ses enfants que par Sa grâce. Nous Lui devons une soumission parfaite, parce qu’Il est notre Souverain Seigneur ; nous la Lui devons parce qu’Il est notre Père ; et en nous soumettant à Ses ordres, nous Lui faisons en même temps hommage de notre dépendance, et nous Lui témoignons notre amour.

 

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Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

 

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28 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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29 décembre

La sainte famille

 

« Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche ». (Luc 2,16).

La réalité dominante de ce que fut la vie de Jésus, Marie et Joseph dans leur petite ville de Nazareth où Joseph exerçait le métier de charpentier, c'est la simplicité. Bien que d'ascendance illustre par ses aïeux - puisqu'elle descendait du roi David - la Sainte Famille menait, au milieu d'une nombreuse parenté, la vie d'un foyer modeste, ni pauvre ni riche, gagnant à la sueur de son front le pain quotidien et respectant les lois administratives et sociales de son peuple. Rythmée par la prière commune à la synagogue, les rites et les nombreuses fêtes religieuses du judaïsme (dont entre autres, le rite de la circoncision, la fête des Tentes, le pèlerinage au temple de Jérusalem), la vie de prière de la Sainte Famille était extérieurement celle de tout bon Israélite pratiquant de l'époque. Pourtant, derrière la modestie de ce comportement respectueux des us et coutumes de sa culture, la Sainte Famille vivait une réalité tellement grandiose, que seuls silence et discrétion pouvaient assurer au Foyer de Nazareth la sérénité nécessaire au développement du plan de Dieu : donner naissance au Messie tant attendu depuis des siècles par le peuple hébreu, Jésus, le Christ-Sauveur du monde, et veiller sur son enfance et son adolescence jusqu'à ce qu'Il atteigne sa pleine maturité d'homme et puisse commencer sa vie publique et la prédication de son Evangile. C'est en effet dans l'humble demeure de Nazareth que commencèrent à se dérouler, entre les membres de la Sainte Famille, les premières pages de ce Nouveau Testament que le Ciel, en son Verbe fait chair, est venu donner aux hommes, par amour et pour le salut de tous. Le témoignage du Christ et de ses parents montre aussi l'immense rayonnement que peut atteindre une vie familiale commune vécue en Dieu, dans la simplicité et dans un grand amour partagé.

La Sainte Famille met en évidence les attitudes fondamentales pour toute famille : personne n'appartient à personne, et chacun agit selon sa propre vérité, qui réside dans sa relation à Dieu.

 

Méditation

 

O mon âme ! Où trouver cette foi admirable que la sainte Famille a manifestée à la face de la terre ? Foi humble et docile. Les membres de cette famille ne délibèrent pas sur la conduite qu'ils ont à tenir quand Dieu les appelle. Ils ne sont pas inquiets sur les moyens qui leur resteront pour pourvoir à leurs besoins, après qu'ils auront renoncé à leurs propres projets pour suivre les appels de Dieu. Ils obéissent sans répliquer à la voix de Dieu et s'attachent à lui pour ne jamais le quitter.


Prière

 

Seigneur Jésus ! Attachez mes pas aux vôtres, pour que je ne suive plus que vous. Aidez-moi à vous respecter comme mon maître, à vous aimer comme mon Sauveur, à vous adorer comme mon Dieu. Ayez pour moi toute la tendresse d'un père qui me fera partager ses inquiétudes, ses consolations, ses douleurs. Ouvrez-moi votre cœur et priez votre père afin que je sois fortifié dans mes faiblesses, soulagé dans mes souffrances, consolé dans mes afflictions, rassuré dans mes terreurs.


Résolution : Je ne me laisserai pas aller au découragement dans les tentations. J'invoquerai avec confiance le secours du ciel pour obtenir la grâce de n'être pas vaincu par le démon. Je ne manquerai jamais de témoigner à Dieu ma reconnaissance lorsqu'il m'aura fait éviter le danger.


Fin du Mois de Jésus Naissant

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Prochain mois de dévotion : le Mois de la Passion de Jésus

Rendez-vous le 30 mars

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27 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

Saints Innocents

28 décembre

Le massacre des saints innocents

 

« Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : « Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus ». (Matthieu 2, 13-18).

La violence au berceau ! Abomination ! La folie paranoïaque d'Hérode est incontestable. Ce genre de projet lui ressemble, lui qui fit assassiner son épouse et plusieurs de ses enfants. Le passage est inséré au cœur de l'épisode de Jésus en fuite avec ses parents en Egypte. Il rejoint ainsi l'événement fondateur du Peuple élu : le massacre orchestré par Pharaon (Exode 1-2). La clé du récit est là. L'enfant Jésus échappe à la mort, comme le fut l'enfant Moïse sauvé par Dieu en vue de sa mission. Jésus, dès ses premiers instants de vie, revit l'histoire du Salut du Peuple. Jésus est bien le Seigneur qui accompagne le Peuple, de la violence de l'Exode jusqu'à la violence de la Passion. Le massacre des innocents annonce ainsi le massacre de l'Innocent, dont le don sauvera définitivement le Peuple. Jésus, le nouveau Moïse, accomplit ainsi les Écritures. En citant Jérémie 31,15, Matthieu fait allusion à d'autres événements douloureux et violents vécus par le Peuple de Dieu. Rachel, « la mère » des tribus du nord d'Israël, pleure ses fils et ses filles déportés par les Assyriens. C'est de Rama (l'un des lieux probables, avec Bethléem, du site de la tombe de Rachel) que les tribus du Sud partirent pour Babylone lors de l'Exil (Jérémie 40,1).

 

Méditation

 

O mon âme ! Dès les premiers moments de l'histoire d'Israël jusqu'à la naissance du Messie, la violence frappe. Dieu est innocent de ces carnages, il se met toujours du côté des violentés, solidaires de ceux qui souffrent et leur offrant le Salut. Jésus annonce ce Dieu, bien plus, il est Dieu !


Prière

 

Seigneur, demeurez avec nous pour être notre force, notre refuge et notre libérateur dans les jours de désolation. Demeurez avec nous et nous nous efforcerons de réparer par la sincérité de nos adorations et de nos hommages les profanations auxquelles votre amour pour nous vous tiendra exposé.

 

Résolutions : Je m'éloignerai autant que je pourrai des divertissements du monde. J'aurai en horreur ses spectacles, ses assemblées nocturnes et je m'abstiendrai de temps en temps des plaisirs qui me paraîtront innocents et permis. Je considérerai souvent l'ineffable bonté du Fils de Dieu qui veut bien habiter parmi les hommes. Je m'estimerai infiniment heureux de pouvoir fréquenter la maison du Seigneur, et je n'y paraîtrai jamais qu'avec recueillement et dévotion.


Un Je vous salue Marie

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26 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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27 décembre

Pauvre parmi les pauvres

 

« Marie mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire. Dans les environs, se trouvaient des bergers. L'Ange du Seigneur s'approcha et leur dit : « Aujourd'hui vous est né un Sauveur dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». (Luc 2, 7-10).

« Rien de merveilleux, rien d'extraordinaire, rien d'éclatant n'est donné comme signe aux bergers, commentait récemment le pape Benoit XVI. Ils verront seulement un enfant entouré de langes qui, comme tous les enfants, a besoin de soins maternels ; un enfant qui est né dans une étable et qui, de ce fait, est couché non pas dans un berceau, mais dans une mangeoire. Le signe de Dieu est l'enfant, avec son besoin d'aide et sa pauvreté ».

Cette simplicité est frappante en effet : le fils de Dieu n'est pas venu avec puissance ni grandeur visible. Il ne s'est pas imposé. Ainsi, en l'absence de place dans la salle commune, Il s'est contenté d'une mangeoire, habituellement réservée aux animaux. Dans l'étonnant déroulement de cet événement inouï – le Fils de Dieu s'est fait homme ! -, les Pères de l'Eglise ont vu bien des signes : d'abord parce que l'enfant de Bethléem est né pauvre parmi les pauvres qu'étaient les bergers. Également parce qu'enfant, il est faible et sans défense. Jésus vient ainsi parmi les hommes en partageant en tout leur condition humaine, à l'exception du péché. Il dira d'ailleurs plus tard « J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! ».

Il ne parlait pas, alors, des circonstances de sa naissance. Mais il exprimait ce que nous constatons lors de sa naissance : Il s'identifie à chacun de nous. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ».

Par ailleurs, la venue des rois mages manifeste que le Fils de Dieu est venu pour les hommes de tous les pays et de tous les temps. Et en effet, à la fin de sa vie terrestre, Jésus enverra ses apôtres en mission en leur disant : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Evangile à toute la création ». La mangeoire, enfin, symbolise l'autel. Pour vivre, l'homme a besoin de nourriture. Mais, comme Jésus le dira souvent au cours de sa vie publique, l'homme n'a pas seulement besoin de pain, il a aussi besoin de nourriture pour son âme, d'un sens à donner à sa vie. C'est pourquoi les Pères de l'Eglise considèrent que la mangeoire est le symbole de l'autel, sur lequel est déposé le Pain, qui est le Christ lui-même : la vraie nourriture pour le cœur. De même, dans l'hostie consacrée au cours de la messe, il a l'humble apparence d'un morceau de pain. (Extrait de www.eglise.catholique.fr)

 

Méditation

 

O mon âme ! Viens mourir et renaître dans l'Eucharistie ! Et je meurs aussi dans chaque eucharistie, comme le dit saint Paul : « Je meurs chaque jour » (Rm 15). Si nous mourons dans l'eucharistie, nous savons que c'est pour avoir la vie nouvelle (du christ). La messe doit être précédée par une vie de prière intense à la maison. La célébration de l'eucharistie sera dense si chaque chrétien cultive une profonde intériorité et une intense vie de prière quotidienne. (Cardinal Robert Sarah).


Prière

 

Divin Enfant Jésus, ayez pitié des gens tout seuls, ayez pitié des âmes solitaires. Recueillez-les tous, prenez-les toutes avec Vous en ce soir de fête, en cette nuit d'Amour, en cette aurore de paix et d'espérance, afin que leur cœur endolori, leur âme en détresse trouvent un refuge près du plus aimant, du plus doux, du plus tendre, du seul tout-puissant et vrai Ami. Si je les sais, si je les sens blottis près de Vous, ô mon Roi ! Toutes mes souffrances seront fondues, oubliées dans l'amour. Saint Enfant de la crèche, qui apportez la bénédiction sur la terre, venez dans les âmes qui Vous attendent, Vous appellent, faites briller en elles votre Ciel, votre demeure aimée, votre maison de repos, votre crèche bénie…(Marthe Robin)


Résolutions : Pendant l'Eucharistie je laisserai mourir en moi le vieil homme et je la vivrai comme une nouvelle naissance en pensant à Jésus dans cette mangeoire.


Un Je vous salue Marie

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25 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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26 décembre

La grotte du lait

 

« Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode » (Mt 2,1).

 

A Bethléem, non loin de l'église de la Nativité, se trouve la « Grotte du Lait », ou « Grotte de Notre-Dame », appelée aussi « Grotte de la Vierge ». Depuis des siècles, toutes les femmes des environs, juives, chrétiennes et musulmanes, avaient une grande dévotion pour cette grotte, et il y en avait toujours quelques-unes qui venaient y faire leurs prières et recueillir les reliques dites autrefois « du saint lait ». Au milieu de cette grotte il y a un autel, où les religieux de Bethléem célébraient quelquefois la Messe. Plus loin un puits où, selon la tradition, la Sainte Vierge venait laver les langes de l'enfant Jésus, lorsqu'elle était cachée dans la Grotte de Lait. La Grotte du Lait comporte trois grottes : on pénètre dans la première, assez petite, par une étroite entrée, la seconde est sur sa droite, et par là on aboutit à une troisième, spacieuse, de voûte élevée, soutenue par des colonnes : là se trouve la grotte du lait proprement dite, l'autel sur lequel on célèbre l'eucharistie. A son extrémité, se trouvent des renfoncements qui ont servi de sépulcres, dont celui où la Vierge se serait cachée, lors du massacre des saints Innocents : et c'est là qu'elle aurait allaité l'enfant Jésus.

La Sainte Vierge se serait réfugiée quelque temps (dix ou quinze jours selon les Grecs) dans cette grotte juste avant la fuite en Egypte, et pendant le Massacre des Innocents. Certains ont dit que c'était aussi la grotte où eut lieu l'adoration des Mages. D'après une tradition arménienne, la Sainte Vierge serait venue souvent en ce lieu pour allaiter son divin enfant, qui lui donnait un asile plus sûr et plus retiré que la grotte de la Nativité, loin des soldats d'Hérode qui auraient empêché sa lactation, mais qu'elle aurait retrouvé dans la grotte. Quelques gouttes de son lait seraient tombées sur la pierre et en auraient ramolli la substance et blanchi toute la grotte.

Saint Éphrem : « Conçue sans la faute originelle, puisque tu l'avais choisie elle a allaité celui qui nourrit les nations, dans son sein. Comment puis-je donner le lait à toi, la fontaine du lait ; et comment puis-je donner la nourriture à toi qui nourris l'univers de ta table ? Je ne sais comment t'appeler, source et origine de la vie. Je tremble de te dire fils de Joseph mon époux, car tu n'es pas de sa semence. Quoique d'un Père unique, tu es fils de plusieurs: fils de Dieu, fils de l'homme, fils de Joseph, fils de David et fils de Marie. Parce que je t'ai conçu et enfanté, le monde me hait. Source de la vie, je reste avec toi afin de gagner la vie. Avec toi, le puits n'est point un puits, car tu élèves l'homme jusqu'au ciel. Avec toi, le tombeau n'est point un tombeau parce que tu es la résurrection ».

 

Méditation

 

O mon âme ! Viens donc te prosterner aux pieds de cette Mère admirable qui allaite son nouveau né. Viens contempler le mystère de celui qui a pour escabeau la terre et qui pourtant devient fils de l'homme pour mieux nous rejoindre et vivre toutes les réalités de l'humanité. Pénétrée de confiance en lui, prends la ferme résolution de faire tout ce qu'il te dira. Alors tu ressentiras les effets de sa miséricorde, et en te trouvant déchargée du poids sous lequel tu gémis maintenant, tu reconnaîtras avec les fidèles serviteurs de Dieu, que le joug du Seigneur est doux, et que son fardeau est léger.


Prière

 

Donnez-moi, ô mon Dieu ! Cette foi humble et soumise qui ne raisonne pas ; qui ne cherche pas à pénétrer les desseins de votre providence, et à scruter des mystères dont vous avez dérobé la connaissance à l'intelligence de l'homme. Donnez-moi cette foi vigilante et active qui ne se repose pas seulement dans la croyance des dogmes sacrés de la religion, mais qui me détermine à l'accomplissement de tous les devoirs qu'elle m'impose.

Résolutions : Je rendrai, le plus souvent que je pourrai, visite à Jésus dans son temple aux heures où il est le plus abandonné. Je pleurerai aux pieds des autels l'indifférence des chrétiens et les sacrilèges de l'impiété. Je tâcherai, par la ferveur de mes adorations, de dédommager mon Sauveur des outrages sanglants que ses ennemis lui font éprouver.


Un Je vous 
salue Marie

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