01 juillet 2022

Le Mois de Sainte Marie Madeleine

Le Mois de Sainte Marie Madeleine

 

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Deuxième jour

2 Juillet

 

La première rencontre

 

Prélude : Jésus prêche. Dans la foule de ses auditeurs, son Cœur a distingué Marie-Madeleine. C'est sur cette pécheresse qu'il veut convertir que ses regards s'arrêtent, et la pécheresse écoute ravie, déjà changée dans son âme.

 

Méditation

 

Qui dira ce que dut être la première rencontre de Jésus pour Madeleine ? L’Évangile raconte la scène qui se passa chez Simon. Mais il est évident que la pécheresse dut voir et entendre Notre-Seigneur, avant de l'aborder en cette maison, où se passèrent de si merveilleuses choses.

La pécheresse vivait dans le château de Magdala, à peu de distance de la ville de Naïm. Or, Jésus a prêché dans cette ville, il y a ressuscité le mort que sa mère accompagnait au tombeau. Je m'imagine volontiers que ce miracle et la parole du Sauveur devaient impressionner vivement Marie-Madeleine.

Quand elle le vit s'arrêter devant ce cercueil et commander à la mort, elle comprit que celui- là était puissant comme Dieu, à qui la mort obéissait. Quand elle le vit s'émouvoir devant les larmes d'une mère, elle comprit qu'il était bon comme Dieu même. Quand elle l'entendit parler, elle se dit : « Nul ici-bas ne parle comme lui ». Son âme était morte ; mais, Jésus pouvait renouveler le miracle des portes de Naïm. Son âme était coupable ; mais, Jésus était miséricordieux.

Aussi, comme elle l'écoute avidement, celui qui dit : « Je suis le bon pasteur, et je donne ma vie pour mes brebis!... Je ne suis pas venu dans ce monde, pour que les pécheurs périssent, mais bien pour qu'ils se sauvent... Le Fils de l'homme est venu chercher ce qui avait péri... Ce ne sont pas ceux qui se portent bien, ce sont les malades, qui ont besoin de médecin... Vous tous qui êtes affligés et qui êtes chargés, venez à moi, et je vous soulagerai, et vous trouverez le repos de vos âmes.... Prenez sur vous mon joug, car il est doux, et mon a fardeau est léger... Oh ! si vous a connaissiez le don de Dieu ! »

Cette éloquence, que le cœur seul comprend, Madeleine l'entendit et elle emporta, dans sa demeure, les paroles qu'elle avait entendues, pour les méditer en son âme. Ah ! la victoire ne peut manquer de rester à celui qui a ainsi trouvé le chemin du cœur ! Mais, ce ne sera point sans luttes !

Madeleine entrait alors dans sa vingt-deuxième année : elle était dans tout l'éclat de sa beauté ; dans toute l'ardeur de sa jeunesse, dans tout l'enivrement de ses triomphes. Que de liens il va falloir rompre ! que de sacrifices ! que de renoncements !

Si elle abandonne le monde dont elle est la reine et la joie, quel accueil lui fera-t-on, là où elle veut aller ? Lazare et Marthe, scandalisés de ses désordres, rougissent de leur sœur, Les Pharisiens la méprisent comme une vile criminelle. Les mondains l'accableront de leurs sarcasmes, quand elle les aura quittés. Si elle brise avec son passé, c'est une vie toute nouvelle, de renoncement, de mortification, de combats incessants, qui commencera, et toujours, le bruit des fêtes qu'elle aura quittées arrivera à ses oreilles, pour lui rappeler les plaisirs faciles et les joies enivrantes que le monde lui offre encore. Si elle immole ses affections présentes, c'est un holocauste douloureux que son cœur s'impose, et son cœur a besoin d'amour ! Si elle se met à la suite de Jésus, c'est une vie pauvre qu'elle embrasse, et elle est accoutumée aux aises de la vie la plus somptueuse et la plus sensuelle !

Pourtant, la parole du Maître a pénétré bien avant dans cette âme. Elle y a remué les profondeurs. C'est un glaive qui sépare, et rien ne résiste à ce glaive divin. C'est une flèche qui pénètre, et nul obstacle ne saurait l'empêcher d'aller jusqu'au fond.

Les sacrifices, Marie-Madeleine les accepte, les embrasse volontiers, comme un moyen de prouver à celui qu'elle aime déjà, rien que pour l’avoir vu et entendu, combien cet amour sacré est supérieur aux affections de la terre, et quelle abnégation elle veut dès lors apporter au service de Jésus.

 

Résolution : S'appliquer la parole de Dieu, quand on l'entend ou quand on la lit, comme si elle n'avait été dite que pour nous.

Bouquet spirituel : « Un grand Prophète s'est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple ». (Lc. , 16).

 

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30 juin 2022

Le Mois de Sainte Marie Madeleine

Le Mois de Sainte Marie Madeleine

 

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Premier jour

1er Juillet

 

Madeleine pécheresse

 

Prélude : Pénétrons avec un saint respect dans le Cœur sacré de Jésus, au lendemain du mois qui lui a été tout spécialement consacré, et supplions-le de nous manifester les sublimes mystères de sa tendre miséricorde envers les pécheurs.

 

Méditation

 

Au seul nom de Madeleine, l'âme tressaille ! Ce nom remet devant les yeux, comme en un tableau raccourci mais complet, d'une part les merveilleuses tendresses de la miséricorde divine envers les âmes, et de l'autre l'immense besoin que les âmes ont de la grâce de Dieu, pour vaincre leurs ennemis et surmonter leur faiblesse native.

Marie de Béthanie, autrement Marie-Madeleine, était issue de race noble ; sa famille, considérable en Judée, lui assurait un rang distingué dans le monde, où son esprit naturel, sa brillante éducation et son incomparable beauté la firent rechercher de bonne heure par une foule de courtisans, empressés à rendre hommage aux rares qualités de cette âme imprudente.

Ah ! quel don fatal que la richesse, la beauté, la jeunesse, la tendresse du cœur, l'imagination, l'esprit, la science, en un mot tout ce que le monde estime, honore et courtise ! Marie-Madeleine était merveilleusement douée sous tous ces rapports. Elle y trouva la ruine de sa vertu et la perte de ce que nous avons de plus précieux : l'honneur de l'âme.

Elle aurait pu utiliser ces dons et s'en servir pour édifier le monde, pour répandre autour d'elle le règne de Dieu et pour forcer les âmes à confesser que Dieu seul est grand et que tout doit être employé à son service. Elle aurait dû se considérer comme dépositaire des dons de Dieu, se souvenant qu'un jour il lui serait demandé compte de leur administration et que, les détourner de leur légitime emploi est un crime d'infidélité et un vol fait à l'auteur de tout don. Elle aurait pu trouver dans les biens dont elle fut comblée un moyen admirable de sanctification personnelle, en vivant dans la pratique austère du renoncement et en usant de ses biens sans y attacher son cœur.

Mais, ce jeune cœur oublia tous ses devoirs. Emportée par la fougue ardente de ses passions, enivrée par l'encens qui brûlait sans cesse autour d'elle, Marie-Madeleine se livra à tous ses désirs. Son cœur insatiable voulait être aimé, son esprit cherchait à briller sur un vaste théâtre, sa beauté l'entraînait à cette vaniteuse recherche des applaudissements auxquels la ces femme ne sait pas être insensible, sa richesse lui fournissait tous les moyens de satisfaire jusqu'à ses moindres caprices, sa grande naissance et la position de sa famille lui ouvraient toutes les portes, et lui assuraient un accueil distingué partout.

Combien elle alla loin dans la voie que lui ouvrirent tous moyens de perdition, c'est ce que l'Évangéliste nous apprend en deux expressions, dont le laconisme laisse entrevoir toute la triste vérité ! « Cette femme, nous dit saint Luc, était pécheresse dans la cité ! » Et ailleurs, après l'avoir nommée, le même Évangéliste ajoute : « C'est celle de qui sept démons étaient sortis ! » Pécheresse dans la cité et possédée de sept démons ! Voilà donc où aboutirent toutes les vaines recherches de Madeleine à la poursuite du plaisir et au service du monde.

La voyant passer, couverte des parures de sa vanité, entourée d'adulations, éclatante d'orgueil et de beauté criminelle, les sages hochaient la tête et les mères disaient à leurs enfants : « Voilà la pécheresse ! » tant les scandales de sa vie coupable étaient connus et publics. Et, au ciel, les anges se voilaient la face et l'Esprit-Saint se contristait, en considérant son âme que sept démons possédaient, cette âme qui eût pu être si belle et que les vices, venus l'un après l'autre, avaient envahie pour entretenir la beauté et la rendre misérablement esclave de ses honteuses passions.

Ô mon Jésus, ce n’est point sans dessein que vous avez nous conserver ces tristes souvenirs de la vie de votre admirable servante, et c'est à vos comme elle, que je veux...

 

Résolution : … Méditer sérieusement sur l'emploi des dons de la nature et de la grâce.

Bouquet spirituel : « Sept démons sortirent d'elle ». (Lc. 8, 2).

 

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30 mai 2022

Le Mois de Marie, reine de France

 

Le Mois de Marie, reine de France

 

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Trente-et-unième jour

Les vertus de Marie

 

Sa charité pour le prochain a été la plus efficace et la plus tendre. Faisant du bien à tous, elle ne fit jamais ni peine ni mal à personne, et ne se plaignit jamais de qui que ce soit, quelque tort et quelque affront qu'on lui fit : aimant sincèrement tout le monde, et tous ses ennemis, dans le Cœur de Jésus.

Sa pureté fut si admirable, qu'elle rougit et fut troublée à la vue d'un Ange qui lui apparut sous la forme d'un jeune homme, et qu'elle eût mieux aimé n'être pas Mère de Dieu, que de cesser d'être Vierge. Si elle fut la plus belle de toutes les femmes, elle fut aussi la plus modeste de toutes les Vierges : modestie si grande, que les Anges même la révéraient, et qu'aucun mortel n'a jamais osé la regarder en face, sans être pénétré d'un respect qui allait jusqu'à la vénération, tant la Majesté de l'esprit de Dieu, qui brillait sur elle, était auguste et divine.

Sa prudence fut incomparable : ne faisant, n'omettant et ne disant jamais que ce qui était à propos. Avant que de parler, elle examinait ce qui pouvait en revenir de gloire à Dieu et d'édification au prochain. Avec de telles précautions, elle disait en peu de mots ce qu'elle avait à dire, et évitait avec discrétion les compagnies du monde.

Son détachement était si entier et ses vues si épurées, qu'elle faisait toutes ses actions, même les plus petites, dans les sentiments les plus nobles et les plus saints. Jamais dans le boire, dans le manger, dans ses conversations, ni même dans ses actes de vertu, elle ne chercha sa propre satisfaction. Dieu seul était la fin, comme il était le principe, de toute sa conduite ; l'intention de lui plaire déterminait et réglait tous les moments de sa vie.

Son sommeil même était un hommage rendu à son Créateur, par le soin qu'elle avait de le lui consacrer ; et pendant son repos qui était court, elle n'eut jamais d'autres idées que des idées de sainteté ; car son esprit veillait toujours à Dieu. En un mot, il n'y eut jamais dans l'âme de la sainte Vierge, dans son imagination et dans sa mémoire, aucune illusion ni aucune pensée vaine ; dans ses paroles, jamais rien d'inutile et de peu réglé ; et jamais, dans toute sa conduite, aucune action, ni dans son cœur, aucun mouvement qui ne fût saint et selon l'esprit de Dieu.

La Très Sainte Trinité l'environnait toujours pour la protéger et la sanctifier de plus en plus. Le Père la regardait comme sa Fille ; le Fils l'aimait comme sa Mère ; le Saint Esprit la chérissait comme son Épouse, et les Anges la révéraient comme leur Reine. Telle est l'idée que nous pouvons avoir de l'intérieur et de la vie de la sainte Vierge.

Elle est, après Jésus-Christ, notre plus parfait modèle ; imitons donc ses vertus. Son nom, après celui de Jésus, est le plus saint de tous les noms ; invoquons-le avec respect. Après Jésus son Fils, elle est notre médiatrice, notre consolation, notre espérance et notre vie, recourons donc à elle avec confiance. On ne peut, dit saint Bernard, arriver au Père céleste que par le Fils, et l'on ne peut arriver au Fils que par la Mère : Allons donc à Marie, et disons-lui souvent avec l’Église : Ô Marie, notre Avocate ! jetez sur nous vos regards de miséricorde ! Ô douce ! Ô tendre ! Ô pieuse Mère ! faites-nous voir un jour votre adorable Fils. Eia ergo, Advocata nostra ! Illos tuos misericordes oculos ad nos converte : Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende. Ô clemens ! Ô pia ! Ô dulcis Virgo Maria ! (Anonyme).

 

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Lettre de Louis XIV au sujet de l'Immaculée Conception

 

Le roi Louis XIV fut plus heureux que son pieux et digne père. En 1657, il adressa une semblable supplique au pape Alexandre VII , qui répondit favorablement. C'est à l'occasion du Bref du 15 juin 1657 qui, selon le vœu du roi, déclarait de précepte la fête de l'Immaculée Conception, que Louis XIV adressa à l'évêque de la Rochelle la lettre suivante que nous transcrivons en lui donnant l'orthographe en usage de nos jours :

"Mgr l'évêque de Mailleraye. - En héritant de la couronne qui a été portée depuis plusieurs siècles par les rois mes prédécesseurs, du sang desquels je suis descendu, j'ai aussi été héritier de leur piété et de leur dévotion ; en sorte que s'ils n'avaient déjà mérité le titre de Rois très chrétiens et de défenseurs de notre Mère la sainte Eglise, j'oserais me promettre de l'acquérir.

Plusieurs d'entre eux, nommément le feu roi très chrétien mon très honoré seigneur et père, d'immortelle mémoire, ayant eu une dévotion très particulière à la très sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, et moi à leur exemple lui ayant recommandé nos affaires, j'en ai souvent senti la protection, et combien ses prières étaient efficaces à l'endroit de son fils ; ce qu'ayant résolu de reconnaître en lui faisant rendre dans mon empire un honneur qui marquât ma reconnaissance, et étant d'ailleurs informé que la fête que l'Église célèbre de son Immaculée Conception n'était point de précepte, et qu'en plusieurs évêchés elle n'était pas chômée, j'ai eu recours à notre Saint Père le Pape Alexandre septième, à présent remplissant la chaire de saint Pierre, pour obtenir qu'il fit un décret portant ordre à tous les évêques et archevêques dont les diocèses sont situés dans l'étendue de mes royaumes, pays, terres, seigneuries de mon obéissance, de faire publier en tous les lieux où la juridiction spirituelle s'étend, que désormais la fête de l'Immaculée Conception serait célébrée, chômée et fêtée.

Et Sa Sainteté ayant eu agréable d'accorder ma demande, ainsi que vous verrez par la copie du Bref qu'il m'a écrit que je vous envoie, je joins ma prière à la liberté qu'il vous laisse à ce que ce qui y est contenu soit religieusement observé, me remettant de plus sur vos soins de faire que mon intelligence soit suivie, à laquelle je me promets, de votre zèle et de votre dévotion envers la sainte Vierge, que vous vous conformerez et que vous n'oublierez pas de faire entendre à ceux que vous commettrez pour annoncer la parole de Dieu le jour de la fête, qu'il faut de mander à la divine Majesté qu'elle m'éclaire des choses qui sont à faire pour sa gloire et pour son service, et me donne la force, comme a déjà fait la volonté, de les exécuter et de les accomplir.

 

Je prie Celui de qui tout bien procède de vous avoir en sa sainte garde.

Écrit le 27 octobre 1657".

Louis.

 

En conséquence du même Bref, les vicaires généraux de Toulouse, en l'absence de Mgr de Marca, publièrent l'ordonnance suivante, qui témoigne de l'antique dévotion de la France en l'Immaculée Conception :

"À tous, abbés, prévosts, doyens, chapitres, archiprestres, curés et autres prestres ayant charge d'âmes dans ce présent diocèse, salut.

La piété de nos roys, depuis qu'ils ont embrassé la foy chrestienne, a esté si grande envers la sainte Vierge, qu'ils ont eu toujours une particulière confiance en ses intercessions, jusque-là qu'ils ont mis leur couronne et tout leur royaume soubs la protection d'une si grande Reine, qui a engendré le Roy de tous les monarques. C'est la raison pour laquelle ils luy ont rendu tous les honneurs qu'ils ont pu rai sonnablementluy attribuer, croyant même parvenir plus facilement à mériter mieux le titre de Roys très chrétiens, en glorifiant Notre Seigneur Jésus-Christ d'un honneur particulier qu'ils ont voulu faire à sa Mére.

Pour cet effect, la feste de la Conception avoit accoustumé d'estre chommée dans ce royaume depuis longtemps jusqu'à la Constitution qu'Urbain VIII fit touchant l'observation des festes de précepte, dans le nombre desquelles il ne mit pas celle-là.

Mais le roy, qui ne veut pas deschoir de la piété de ses prédécesseurs, et qui désire imiter particulièrement celle du feu roy son père, d'immortelle mémoire, envers la sainte Mère de Dieu, ayant ressenti d'ailleurs de puissants effects de sa protection et esprouvé combien ses prières sont efficaces envers son fils, a obtenu un décret de N. S.-P. le Pape Alexandre VII , à présent remplissant la chaire de saint Pierre, par lequel Sa Sainteté, approuvant la dévotion de Sa Majesté envers la sainte Vierge et voulant satisfaire à ses désirs, a osté l'empeschement qu'apportait la constitution du Pape Urbain à l'observation accoustumée de la feste de la Conception de Nostre Dame, et, ce faisant, a laissé l'Église de France en liberté de continuer la possession en laquelle elle estoit de la garder comme feste de précepte.

C'est pourquoi, en vertu dudit décret, suivant l'ordre que nous en avons receu de Mgr l'Archevesque, et voulant seconder les pieuses intentions de Sa Majesté et continuer la coustume qu'avoit ce diocèse de l'observer avant la susdite constitution, nous vous ordonnons par ces présentes de faire chommer, célébrer et fester d'ores en-avant, chaque année, la dite feste de la Conception de la Vierge Mère de Dieu, commençant le huitième du mois de décembre suivant, auquel jour elle tombe, et continuant en semblables jours des an nées suivantes, etc".

 

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Fin du Mois de Marie Reine de France

 

Téléchargez l’intégralité des méditations du Mois de Marie Reine de France (PDF) en cliquant ici

 

Prochain Mois de dévotion : le Mois de Sainte Marie Madeleine

Rendez-vous le 30 juin

 

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29 mai 2022

Le Mois de Marie, reine de France

 

Le Mois de Marie, reine de France

 

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Trentième jour

Les vertus de Marie

 

Quoique Marie fût toujours au dedans unie à Dieu par une continuelle contemplation, qui l'élevait au-dessus d'elle-même, elle n'en était pas moins occupée au dehors à régler, par des actions judicieuses et saintes, toute sa conduite et à remplir tous ses devoirs. Mais elle les remplissait avec une humilité si profonde, avec une dévotion si tendre, avec une foi si vive, avec une confiance si parfaite, avec un amour si ardent et avec des intentions si pures et si saintes, que ses plus petites actions avaient plus de prix devant Dieu que celles de tous les Saints.

Par son humilité elle mérita d'être élevée à la dignité de Mère de Dieu. Humilité si sincère que, au moment où l'Ange lui annonça qu'elle était pleine de grâce et qu'elle serait Mère de Jésus, elle se reconnut si indigne de cette élévation, qu'elle se croyait à peine digne d'être la plus petite des servantes de Dieu. Humilité si grande, qu'elle ne recevait qu'en tremblant les grâces de Dieu, et que jamais elle n'osa demander aucune lumière, ni connaissance, ni faveur, que selon les desseins et l'ordre de Dieu.

Sa foi fut si vive et si soumise, que quoi qu'elle eût l'intelligence des mystères, elle n'osa jamais en raisonner, ni les pénétrer plus avant que Dieu ne l'ordonnait. Elle avait pour tout ce qui était consacré à Dieu et pour tout ce qui regardait son culte, un souverain respect. Elle n'entrait jamais dans le Temple qu'avec un saint tremblement, pour s'y anéantir devant la Majesté du Très-Haut. Dans ses prières, elle s'offrait à Dieu avec toutes ses puissances, en lui consacrant tout ce qui dépendait d'elle. Elle demandait à Dieu, par Jésus-Christ son Fils, ses faveurs et sa miséricorde pour les autres : mais pour elle, se reconnaissant indigne d'aucune grâce, elle demandait seulement à Dieu, qu'il daignât accomplir sur elle ses desseins toujours adorables.

Lorsqu'elle entendait la divine parole (fût-ce dans les termes les plus simples) c'était toujours dans un esprit de foi, imprimant de plus en plus dans son cœur ce qu'elle entendait, avec un désir infini d'en accomplir jusqu'aux moindres points.

Animée de cette foi, la plus parfaite qui ait jamais été, elle ne regardait que Dieu dans toutes les créatures, surtout dans ceux qui étaient revêtus du sacré caractère. Dans tous les différents événements de la vie, heureux ou fâcheux, elle rapportait tout à Dieu, adorant dans tout ce qui arrivait, la sagesse et l'équité de ses divins conseils.

Sa confiance en Dieu fut si ferme que, dans les plus rudes épreuves où elle a passé et dans les plus fâcheuses contradictions, son courage fut toujours inébranlable et son cœur toujours uni et soumis à Dieu, attendant tout de Lui seul.

Son amour pour Dieu a été si ardent, qu'elle seule la plus aimé que tous les Saints ensemble. Elle a éprouvé pendant la vie des peines incroyables ; mais la plus sensible était de voir que Dieu n'était pas aimé, qu'il était inconnu et offensé ; de sorte que sa vie (malgré la paix dont jouissait son âme sainte) a été une vie de larmes et de gémissements, et qu'elle aurait souffert mille fois la mort pour empêcher un seul péché véniel.

On ne peut comprendre jusqu'où elle a porté l'esprit de pénitence. Lorsqu'elle considérait les humiliations et les souffrances auxquelles Jésus-Christ son fils s'était livré pour expier les péchés du monde, elle aurait voulu se placer au dessous du néant, se livrant au mépris d'elle-même, aux pleurs et à la douleur la plus amère. Et loin de demander la fin de ses travaux et de ses peines, elle s'y offrait de tout son cœur ; s'unissant, comme une victime d'expiation, à Jésus-Christ souffrant.

Sa patience a été la plus courageuse : comme elle a été la plus conforme à Jésus-Christ, elle a aussi eu le plus de part à sa croix ! Car après Jésus, personne n'a jamais été plus affligé ni plus persécuté que Marie. Le souvenir de la patience admirable avec laquelle son Fils, cette innocente Victime, avait enduré, sans se plaindre, les tourments de sa Passion, faisait dans Marie une impression si vive, qu'elle embrassait avec ardeur toutes les occasions de souffrir, et qu'elle désirait d'endurer tous les maux imaginables. (Anonyme).

 

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Louis XIII et l'Immaculée Conception

 

Lettre de Louis XIII au Pape Urbain VIII

 

Très Sainct-Père, bien que nous sachions que vostre Saincteté n'est que portée de soy à ce qui est de la piété et de la vénération des saincts et surtout de la glorieuse Vierge, nous avons cru estre de nostre debvoir de luy tesmoigner ce qui est nostre dévotion envers la Mère de Dieu, sinon en procurant une dernière décision de son Immaculée Conception, remettant cela à sa prudence et à ce que le Sainct-Esprit luy dictera debvoir estre cru en son Église ; du moins en suppliant Vostre Saincteté de toute l'étendue de nostre affecțion, d'ordonner que par toute la chrestienté sa feste, soubz le titre de l'Immaculée Conception, soit solemnisée ; elle est déjà célébrée par tout nostre royaume.

 

Signé : Louis.

 

À la suite de cette lettre, la Semaine catholique de Toulouse publie la note suivante : Cette lettre fut remise au Pape Urbain VIII par l'ambassadeur de France à Rome. Elle est datée du 24 novembre 1624. C'était l'année d'après la promotion de ce Pape au souverain pontificat. Un écrivain de Toulouse très estimé, qui veut bien nous honorer de sa bienveillance, a découvert ce document aux Vieilles archives de la guerre (tome XII, pièce 83), et a daigne nous la communiquer. Le bon roi Louis XIII ne fut pas exaucé. Le pape Urbain VIII, en fixant le calendrier ecclésiastique, ne jugea pas à propos de mettre au rang des fêtes chômées celle de l'Immaculée Conception.

 

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28 mai 2022

Le Mois de Marie, reine de France

 

Le Mois de Marie, reine de France

 

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Vingt-neuvième jour

L'intérieur de Marie

 

Emprunté à un auteur inconnu

 

Comme Jésus-Christ a été le parfait et le digne adorateur de Dieu son Père ; aussi Marie a été la plus parfaite adoratrice et la plus digne imitatrice de son Fils. Elle est donc celle de toutes les pures créatures qui a honoré Dieu le plus parfaitement.

Tant qu'elle a vécu sur la terre, elle n'eut jamais la plus légère attache à aucune créature. Son cœur se porta toujours à Dieu avec toute l'ardeur dont elle était capable, sans que rien au monde pût jamais affaiblir la tendresse de son amour : aimant toutes les créatures ; mais ne les aimant qu'en Dieu et pour Dieu.

Son âme sainte, unie au Cœur de Jésus, était comme un temple sacré, où résidait son Dieu, et où elle le contemplait et l'adorait sans cesse. Reconnaissant sa bassesse et son néant, elle se croyait incapable de glorifier dignement cette suprême Majesté ; et dans cet humble aveu de son incapacité, elle le conjurait de daigner lui même s'y louer et s'y glorifier par Jésus-Christ son Fils.

Jamais elle ne détourna son esprit et son cœur de la présence et du sentiment de son Dieu. Quand elle portait son esprit vers cet Être éternel, son âme y demeurait attachée par une contemplation et un amour, qui passent tous les efforts et les expressions de l'esprit humain.

N'étant point assujettie aux impressions des sens, elle recevait la céleste parole et les inspirations divines avec une si abondante plénitude que son âme, dépouillée des sentiments humains, se perdait, pour ainsi dire, dans le sein de la Divinité, et n'était plus qu'un même esprit avec Dieu.

Tout l'intérieur de son âme était donc comme divinisé ; et qui aurait pu voir cette âme pure, y aurait vu la Divinité y habiter comme sur un trône de sainteté. Oh ! qui pourrait dire combien de secrets divins et de mystères profonds lui furent révélés dans ces extases si sublimes, et quels délices elle y éprouva ? Quand on pourrait réunir tout ce qu'il peut y avoir de lumières, de plaisirs et de charmes dans le monde ; tout cela en comparaison de ce que Marie éprouvait, ne serait que ténèbres et qu'amertume.

Exempte du péché originel dès le premier instant de sa conception, elle n'éprouva jamais, comme nous, la rébellion d'aucune passion. Ce privilège était dû à sa dignité et réservé à elle seule. Il n'était pas juste que celle qui devait être la Mère de Dieu, fut un seul instant l'esclave du démon ; ni que le temple que la Sainteté et la Sagesse éternelle s'était choisi, fût jamais souillé de la plus légère tache ; ni enfin que celle qui devait écraser la tête du serpent et détruire le règne de Satan, fût un seul moment infectée de son venin, et soumise à son empire. (Anonyme).

 

La Flèche

 

Notre Dame à la Flèche

 

Dans une partie de l'Anjou qui, aujourd'hui, fait partie du diocèse du Mans, à l'entrée d'un pont jeté sur le Loir, s'élevait jadis une modeste chapelle nommée Notre Dame du Chef du Pont. De nombreux miracles attirèrent en ce lieu d'abord des pèlerins, puis des habitants. Telle est l'origine de la ville de la Flèche. Le vieux sanctuaire de Marie est aujourd'hui une chapelle latérale de l'ancienne église des Carmes.

Au commencement du XVIIe siècle, Henri IV établit à la Flèche un collège de Jésuites et il leur fit don d'une statuette, haute d'environ dix pouces, qui représentait la Vierge portant le divin Enfant sur le bras gauche et un sceptre dans la main droite. Quatre congrégations de la sainte Vierge furent établies dans le collège et embrassèrent toutes les classes de la société : l’une, de la Conception, pour les externes ; l'autre, de l'Assomption, pour les internes ; la troisième, de la Purification, pour les notables ; la quatrième, de la Nativité, pour les ouvriers et les marchands. Puis, les Pères ajoutèrent à l'oratoire de Saint Barthélemy un nouveau sanctuaire où ils placèrent une statue de la sainte Vierge, sous le nom de Notre Dame des Vertus. Ce pèlerinage est encore florissant.

 

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27 mai 2022

Le Mois de Marie, reine de France

Le Mois de Marie, reine de France

 

Arche d'Alliance Temple

 

Vingt-huitième jour

L'Arche dans le Temple

 

Au Temple, la place de l'arche était dans le saint des saints où le grand prêtre seul pouvait pénétrer.

Au Ciel, la place de Marie est à la droite du Saint des saints, auprès de son Fils, le prêtre éternel : car au jour du sacrifice, elle se tint debout auprès de la croix.

Enfin, comme l'arche d'alliance, l'Église a sa place marquée dans le saint des saints ; au ciel, dont le Temple fut l'image, elle environnera Jésus, son divin chef et le véritable Saint des saints.

Et vous, âme fidèle, montez, montez encore, élevez-vous de vertus en vertus ; votre place est au ciel, près de Jésus, le Saint des saints, près de Marie, la reine des saints : car il sera donné au vainqueur de s'asseoir dans le trône même du Roi de gloire : Qui vicerit, dabo ei sedere mecum in throno meo (Ap. 3, 21).

 

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Notre Dame de Béhuard

 

Le canton de Saint Georges possède Notre Dame de Béhuard bâtie par Louis XI sur la pointe d'un rocher, dans une petite île au milieu de la Loire, à deux lieues d'Angers. Dès les premiers siècles, il y eut là un ermitage avec une chapelle de la Vierge. C'était le rendez-vous des pèlerins de la contrée. Louis XI, encore dauphin, traversait un jour la Charente, près de Ruffec, avec le roi son père, son oncle Charles, comte du Maine, et Louis de Valory. Le bateau chavira et les quatre passagers tombèrent dans la rivière dont le courant à cet endroit est très fort. Louis invoqua Notre Dame de Béhuard, et tous les quatre furent jetés sur la rive. Louis XI partagea les témoignages de sa reconnaissance entre Béhuart en Anjou et Cléry dans l'Orléanais : il fit construire une belle église à Béhuard et releva celle de Cléry.

 

Notre Dame de Pontron

 

À Pontron, dans la paroisse de Louroux, il y avait autrefois un sanctuaire dédié à Marie et célèbre dans la contrée. Les seigneurs angevins qui se rendirent à la croisade prêchée par saint Bernard, vinrent se mettre sous la protection de Notre Dame de Pontron et ils la prièrent de bénir leurs drapeaux et leurs armes.

 

Notre Dame du Marillais

 

À un kilomètre de l'église de Saint Florent s'élève Notre Dame du Marillais, une des plus grandes et des plus belles chapelles de France. On dit qu'en ce lieu Charlemagne remporta une grande victoire et qu'il l'attribua au secours de Marie, disant : « Marie est là ». De l'inscription latine : Maria illic est, le peuple aurait fait par altération : Marillais. On donne aussi d'autres étymologies. Jadis ce pèlerinage était très célèbre ; on y venait de l'Allemagne même et d'Angleterre. Le 8 septembre, l'affluence était si considérable qu'il fallait plus de cent bœufs pour nourrir la multitude.

 

ND de France-001

 

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26 mai 2022

Le Mois de Marie, reine de France

 

Le Mois de Marie, reine de France

 

Mary+Ark+of+the+Covenant+Monstrance

 

Vingt-septième jour

L'Arche et les bénédictions

 

2 Rois 6, 10-12

 

Dans la demeure du vertueux Obédédom, l'arche devient une source de bénédictions.

Présente dans un cœur, dans une maison, dans une famille, dans une cité, par les honneurs qu'on lui rend, par les prières qu'on lui adresse, Marie ne cesse d'y répandre le bonheur.

Heureuses les nations, heureuses les familles qui, respectueuses et dociles, reçoivent avec reconnaissance l'enseignement et la direction de l'Église infaillible et immaculée. Dieu les bénira, comme il bénit le vertueux enfant d'Israël qui reçut l'arche dans sa maison.

Heureuses les cités, heureuses les familles qui possèdent dans leur sein un chrétien fidèle et fervent ! S'il y est traité avec le respect que mérite sa vertu, il est pour la famille et pour la cité tout entière une bénédiction continue.

 

Loches 2a

 

La Ceinture de la sainte Vierge à Loches (1)

 

L'antique collégiale de Notre Dame du château de Loches, construite par le Comte d'Anjou, Geoffroy Grisegonelle, et reconstruite presque en entier en 1160 par Thomas Pactius, prieur du Chapitre, est devenue l'église paroissiale de Saint Ours depuis 1802.

L'on y conserve une Ceinture de la sainte Vierge, donnée par le comte Geoffroy, à son église du Château. La tradition et les archives de l'ancien Chapitre de Notre Dame s'accordent à dire que cette insigne relique avait été envoyée de Constantinople à l'Empereur Charles le Chauve, mort en 877 (d'autres disent à Charlemagne), et que depuis sa translation en France jusqu'à l'année 978 (996, selon d'autres), elle fut gardée avec honneur dans la chapelle royale.

Or, Geoffroy Grisegonelle ayant accepté de combattre seul à seul contre un prince allemand qui disputait au roi de France ses droits à la couronne la reine envoya au Comte d'Anjou, comme sauvegarde, la Ceinture de la sainte Vierge, conservée dans la chapelle de son palais. Elle lui recommanda de la porter sur lui pendant le combat, l'assurant que la Vierge Marie, à qui avait appartenu cette Ceinture, lui ferait remporter la victoire. C'est ce qui arriva.

Le roi et la reine, après la victoire de Geoffroy qui leur assurait la tranquille possession du trône, lui firent don de la précieuse relique, qu'il se hâta de déposer dans son église du Château de Loches. Depuis ce moment, la sainte relique y fut l'objet de la vénération universelle. L'histoire de la Collégiale nous a conservé les noms des rois et des princes de sang royal qui vinrent la vénérer. Philippe-Auguste, saint Louis, Philippe le Bel, Jean II, Charles VII, Louis XI, Louis XII et la reine Anne de Bretagne, François Ier et Charles-Quint, Henri II et Catherine de Médicis, Charles IX, Henri III, le petit fils de Louis XIV, Philippe V, se rendant en Espagne pour y prendre possession du trône, vinrent à l'église collégiale, et usèrent du droit que leur donnait leur naissance pour faire exposer à leur vénération la Ceinture de la Mère de Dieu. Chaque année on l'exposait à la vénération publique le 3 mai et le 15 août ; ces jours là le peuple chrétien affluait à l'Église collégiale, et l'on voyait souvent dans ses rangs des personnes illustres par leur naissance ou leur sainteté, telle que la Bienheureuse Jeanne de Maillé. Le reste de l'année, la Ceinture était soigneusement enfermée dans une armoire à double porte, garnie de fer et munie de cinq serrures.

La Ceinture de la sainte Vierge est d'un tissu très fin, de couleur noisette, dont la matière est vraisemblablement du lin. Elle a 2 mètres 10 c. de long, et à peu près 3 centimètres de large. On la conservait avant la Révolution dans un riche reliquaire de vermeil, fait sur le modèle de l'église du Saint Sépulcre de Jérusalem. Elle reposait sur une agathe d'une rare beauté, enrichie de pierres précieuses et d'or.

Quand les révolutionnaires vinrent piller l'église collégiale, le riche reliquaire qui renfermait la Ceinture tenta leur cupidité ; ils le volèrent donc ; mais la sainte relique fut sauvée de leurs mains sacrilèges par M. l'abbé Pierre-René Leduc.

En 1803, elle fut rapportée à l'église du Château et reconnue solennellement, le 7 août, par les anciens chanoines et chapelains de la Collégiale. En 1834, Mgr de Montblanc, archevêque de Tours, permit de l'exposer, comme par le passé à la vénération des fidèles. Elle est maintenant déposée sur un coussin de drap d'or, auquel elle a été solidement fixée par des attaches portant le sceau archiépiscopal, et renfermée dans une chasse de bronze doré, représentant une église gothique.

Le culte de cette Ceinture s'est conservé à Loches, et y attire une nombreuse affluence aux jours consacrés à ses fêtes. Il a donné lieu à un usage qui remonte à une grande antiquité : celui de faire bénir et toucher à la relique des rubans qu'on porte avec confiance dans la protection de la sainte Vierge. Les jeunes filles aiment à porter ces rubans le jour de leur première communion et de leur mariage. Il existe dans plusieurs anciennes familles lochoises de ces rubans qui ont plus de deux cents ans d'existence.

 

(1) Les dimensions de la Ceinture de Loches. (3 centimètres seulement de largeur) permettent de penser que le Comte d'Anjou aura réservé la partie principale pour l'Anjou et qu'il n'aura détaché qu'une bande assez étroite de la précieuse relique pour l'église de son château de Loches.

 

ND de France-001

 

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25 mai 2022

Le Mois de Marie, reine de France

Le Mois de Marie, reine de France

 

Immaculée Franciscaine-001

 

Vingt-sixième jour

L'Arche, les Béthsamites et Oza

 

Les Béthsamites jettent sur l'arche un regard indiscret, ils sont frappés de mort (1 R. 6, 19) ; Oza porte sur elle une main téméraire , il est frappé de mort. (2 R. 6, 7).

Ne cherchez pas à scruter les mystères accomplis en Marie. Défendez sa gloire assurément : elle est votre Mère, elle est votre reine ; mais ne cherchez pas à l'expliquer : elle est le chef-d'œuvre de la sagesse et de la puissance de Dieu. Or, il est écrit : « Celui qui scrute la majesté, sera écrasé par la gloire de cette majesté suprême ». Qui scrutator est majestatis, opprimetur a gloria.

Malheur aux Béthsamites ! Malheur à Oza ! Ne regardez pas, ne touchez pas.

Ne regardez pas : dispensez-vous de surveiller et d'examiner l'enseignement de l'Église ou son gouvernement. Vous n'en avez pas le droit.

Ne touchez pas : je ne dis pas pour frapper, je dis même pour protéger. Sages et puissants du siècle, lisez l'histoire. Elle vous dira quel fut le sort des rois, des magistrats, des ministres, des conseils et des assemblées qui osèrent soumettre à leur examen, à leur placet, les actes de l'Église, les bulles et les décrets de ses Pontifes, ou porter la main soit sur les personnes, soit même sur les choses qui lui appartiennent. Protégez, c'est votre devoir, mais sans toucher.

 

Le Puy Notre Dame 2a

 

Le Puy Notre Dame

 

En 996 le roi Robert, fils de Hugues Capet, vit sa couronne menacée par un seigneur puissant, nommé Berthold. C'était un géant très redouté en raison de sa for ce extraordinaire. La reine Constance invita Geoffroy Grisegonelle, comte d'Anjou, à combattre ce guerrier, et, pour exciter sa confiance, elle lui remit une ceinture de la sainte Vierge qui avait été jadis envoyée de Constantinople à Charlemagne. Muni de cette ceinture, Geoffroy s'avança contre Berthold comme autrefois David contre Goliath, il tua le géant et mit son armée en déroute. Pour toute récompense, il demande la précieuse ceinture qu'on lui avait prêtée pour le combat. Cette ceinture est tissue de laine couleur gris de lin, avec de petits filets de soie.

Vers le onzième siècle Guillaume VI, duc d'Aquitaine, bâtit au Puy Notre Dame, dans le canton de Montreuil, une église en l'honneur de la sainte Vierge avec un monastère où il établit des religieux de saint Benoît pour y conserver la ceinture de la Mère de Dieu. L'éclat des miracles opérés en ce sanctuaire lui donna une grande célébrité.

En 1240 saint Louis y vint avec ses frères et toute sa cour. Louis XI fit souvent ce pèlerinage. On y vit aussi Charles VIII et Louis XIII.

Lors de sa première grossesse, Anne d'Autriche fit chanter neuf messes au Puy Notre Dame, et la ceinture lui fut apportée par deux chanoines. La reine redemanda la sainte relique le 7 août 1638, elle en était revêtue lorsque le 5 septembre elle mit au monde un fils que, par reconnaissance elle appela Dieudonné, et que la France nomma plus tard Louis le Grand. Deux ans après, au mois de septembre 1640, elle réclama encore la ceinture, et s'en étant revêtue elle donna le jour à un second fils qui fut Philippe, duc d'Orléans. En 1542 elle se rendit elle-même au Puy Notre Dame avec le Dauphin et le présentant au chanoine qui, la première fois, lui avait apporté la relique, elle lui dit : « Messire Christophe, voici un des fruits de votre ceinture ».

À l'époque de la Révolution l'église fut dévastée. Un homme du pays, nommé Guillon, se mêla aux pillards comme pour prendre part au butin et il déroba la sainte relique pour la sauver. La tourmente passée, il la remit au curé.

 

ND de France-001

 

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24 mai 2022

Le Mois de Marie, reine de France

 

Le Mois de Marie, reine de France

 

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Vingt-cinquième jour

L'Arche chez les Philistins

 

1 Rois 4, 5, 6

 

Portée par des mains indignes, l'arche, un jour, fut prise par les Philistins ; mais à son approche les idoles tombèrent, et les infidèles furent frappés d'une affreuse maladie. Ainsi, reine toujours invincible, Marie domine au milieu de ses ennemis : Dominare in medio inimicorum tuorum.

Invoquez Marie, elle renversera dans votre intelligence l'idole du préjugé, dans votre cœur l'idole de la passion.

Malheur au prêtre indigne ! Par lui l'Église est livrée aux puissances impies. Mais il partagera le sort des fils coupables du grand prêtre Élie.

Malheur aux Philistins, malheur aux impies, surtout à l'instant où, croyant triompher, ils semblent tenir l'Église sous leur empire. L'Église est née pour dominer. Libre et souveraine, partout, fût-elle captive et enchaînée, il faut qu'elle règne et qu'elle triomphe. Sa présence seule renverse et brise les idoles que le monde adore. Ni l'or, ni le fer, ni l'opulence, ni la force ne peuvent tenir devant elle. Car elle aussi, elle est la force, mais la force spirituelle, et cette force l'emporte autant sur la force du monde que l'esprit l'emporte sur la matière.

Soyez ferme, chrétien, et ne tremblez pas. Fussiez-vous environné par les impies et par les libertins : devant vous tomberont brisées les idoles qu'ils adorent.

 

Cunault 2

 

Notre Dame de Cunault

 

Le canton de Gennes offre à l'admiration des pèlerins l'église de Notre Dame de Cunault. Ce nom vient du mot latin cunæ, berceau, parce que dans ce sanctuaire on honore Enfant Jésus au berceau et allaité par sa Mère. La tradition attribue la fondation de cette église au roi Dagobert (630). On y conservait l'anneau que saint Joseph mit au doigt de la sainte Vierge lors de la cérémonie de son mariage. Cet anneau était d'un or très pur et enrichi d'une pierre précieuse qu'on croyait être une améthyste bleue très fine.

Cunault possédait aussi une fiole de cristal de roche enchâssée dans de l'argent, où l'on conservait du lait de la sainte Vierge.

Geoffroy, comte d'Anjou, exempta l'église de Cunault de toute juridiction séculière en l'année où, par l'aide de Dieu et de sa sainte Mère, il acquit la partie de la Normandie qui est en de ça de la Seine. Actum est Andegavis in anno quo, annuente Deo et sancta Matre ejus, partem Normanndæ quæ est citra Sequanam acquisivimus. (1143).

 

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23 mai 2022

Le Mois de Marie, reine de France

 

Le Mois de Marie, reine de France

 

ArkCovenant-Axum

 

Vingt-quatrième jour

L'Arche au jour du combat

 

Josué 3 et 4

 

Au jour du combat, l'arche portée dans les rangs d'Israël, lui assurait ordinairement la victoire. Le Jourdain débordé ferme l'entrée de la terre promise. L'arche avance portée sur les épaules des prêtres, aussitôt le fleuve suspend son cours et Israël passe. Jéricho oppose ses remparts ; l'arche est portée par les prêtres autour de la fière cité, et au septième jour, au septième tour, ses murailles s'écroulent.

Au jour de la tentation ou de l'épreuve, invoquez Marie, et devant vous le flot de la passion s'arrêtera, la puissance du monde s'écroulera. Au jour du combat, soit contre l'erreur et le sophisme, soit contre la passion et le vice, l’Église est avec nous, l'Église nous précède et nous dirige ; suivons-la par la foi et par l'obéissance, et nous verrons le fleuve de l'erreur et de la passion s'arrêter pour nous livrer passage ; nous verrons les remparts de Jéricho, les portes de l'enfer, les hautes et grandes puissances de ce monde s'écrouler pour nous laisser l'empire, l'empire sur le péché, l'empire sur le respect humain, l'empire sur la chair, l'empire sur nous-même, l'empire sur les âmes.

À votre tour, vous serez la force du faible et la terreur du méchant. Devant vous, comme devant l'arche, on verra les flots s'arrêter et les remparts s'écrouler ; on verra les passions reculer et les obstacles tomber.

 

ND des Ardilliers de Saumur-001

 

Notre Dame de Fontevraud

 

Sur les confins de l'Anjou et du Poitou il y avait jadis une vaste forêt. Un brigand, fameux sous le nom d'Evrault, y avait établi son repaire près d'une fontaine qui de son nom fut appelée Fontevraud (Fons Evraldi).

Vers l'an 1095 Robert d'Arbrissel fonda en ce lieu solitaire un ordre religieux des deux sexes dans lequel les hommes, pour imiter la soumission de Jésus, puis de saint Jean à la très sainte Vierge faisaient vœu d'obéissance à l'abbesse qui était supérieure de l'ordre entier.

La magnifique église de ce monastère fut consacrée à la sainte Vierge par le Pape Calixte II en 1119. Henri II et Richard Cœur de Lion voulurent y être enterrés. Après avoir servi de prison jusqu’en 1985, cette abbaye est aujourd’hui un musée.

 

Notre Dame des Ardilliers

 

Ce sanctuaire, un des plus célèbres de France par les grands miracles qui s'y sont opérés, doit son origine à une image, en pierre, de la Mère de Dieu que vénérait, dans la grotte où il se tenait caché, un fervent religieux de Saint Florent, nommé Absalon, qui avait été chassé de son monastère par les Normands.

Cette statue fut exposée plus tard à la dévotion des peuples sous un arceau de pierre. Elle représentait la Vierge assise, tenant entre ses bras son Fils mort et descendu de la croix. On l'appela Notre Dame des Ardilliers, parce que le terrain en cet endroit est argileux et que le patois du pays donne à l'argile le nom d'ardille.

Un homme ayant un jour essayé d'enlever la statue fut frappé d'immobilité jusqu'à ce qu'il eût demandé pardon à la Mère de Dieu. Trois autres ayant conçu le même projet réussirent à la charger sur leurs chevaux, mais ne pouvant les faire avancer d'un pas, ils furent obligés de remettre l'image sous l'arceau. Enfin on éleva un sanctuaire convenable.

Parmi les pèlerins de Notre Dame des Ardilliers on cite M. Olier qui y revint plusieurs fois, et Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, fondateur des Prêtres du Saint Esprit et des Sœurs de la Sagesse. Un grand nombre de protestants ont abjuré l'hérésie aux pieds de cette image.

 

ND de France-001

 

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