26 décembre 2010

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

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Troisième jour

Jésus attire les neuf chœurs des Anges


« En même temps une troupe nombreuse de l'armée céleste se joignit à l'Ange, et ils se mirent à louer Dieu ». (Luc 2) Jésus-Christ est le chef de toute principauté et de toute puissance, Dieu a mis toute chose sous ses pieds. Quel fut donc l'étonnement des esprits célestes lorsqu'ils virent ce fils unique du Père abaissé jusqu'à la nature humaine, devenu un enfant d'un jour! mais en même temps avec quels transports de joie ils saluèrent le lever de ce soleil de justice, qui venait dissiper les ténèbres du monde et redonner aux hommes la vie de la grâce et de la gloire! Etonnés et ravis de voir un Dieu réduit à l'état d'enfant et couché dans la crèche, et cependant cet Enfant-Dieu plus glorieux, incomparablement plus ardent en amour que les Séraphins, plus éclairé que les Chérubins, plus puissant que les Dominations, plus pur, plus parfait et plus heureux que les plus sublimes intelligences, ils louent, ils bénissent Dieu. O mon âme! unis-toi aux transports de joie et d'admiration qu'excite en eux la vue de ce mystère qui s'est opéré; recueille les leçons que te donnent 1° leur joie, 2° leur charité, 3° leur zèle.


Leur joie


Comme les mauvais anges sont animés d'une horrible haine contre Dieu et d'une envie infernale de sa gloire, les bons anges sont heureux de tout ce qui peut la procurer ou l'accroître. Pendant quatre mille ans, ils avaient vu le vrai Dieu comme banni du milieu de ses créatures, et les vapeurs d'un encens profane s'élever des autels consacrés aux démons: efforts, inspirations, menaces, prières ils avaient tout mis en usage pour maintenir la sainteté de son culte au milieu d'Israël ou pour amener à sa connaissance les Gentils. Mais les temps de la grâce n'étaient point encore arrivés; et ils n'avaient pu dissiper la nuit de l'idolâtrie répandue sur la terre. Quelle joie pour eux de voir la lumière s'élever de la crèche de l'enfant Jésus, de reconnaître en lui le Médiateur promis aux hommes, qui doit abolir le règne du péché, former à son Père un peuple nouveau d'adorateurs en esprit et en vérité, et marquer les justes attirés vers lui de toutes les parties de l'univers d'un caractère de sainteté dont il sera le parfait modèle et d'une charité dont il est la source intarissable; à la vue de cet incomparable adorateur ils glorifient par lui le Père miséricordieux, qui l'a donné au monde, et célèbrent sa gloire, dont la majesté remplit la terre et les cieux. Chante avec eux, ô mon âme! Chante le cantique du Seigneur. Cette terre n'est plus tout à fait une terre étrangère, puisque Jésus l'a visitée. Il peut en éclairer les ténèbres et en adoucir toutes les amertumes. Jamais les concerts du ciel n'y avaient été entendus; mais vous apparaissez, ô enfant divin! et la louange que donnent à votre divin Père vos gémissements et vos pleurs, vos saints anges la répètent au plus haut des cieux, ils en descendent avec une allégresse inexprimable pour vous adorer, pour reconnaître votre infinie grandeur, votre puissance, votre sagesse cachée sous le voile d'une si prodigieuse humilité. Souffrez que, malgré mes ténèbres et ma misère, je m'unisse à leur céleste harmonie pour vous souhaiter tout honneur, toute gloire, toute louange et toute bénédiction dans le temps et dans l'éternité.


Leur charité


Ce n'est pas seulement au Père et à son Verbe incarné que s'adressent les félicitations et les joyeux cantiques des anges, c'est aussi à nous, enfants d'Eve, à nous dont le Saint des saints a adopté et réellement pris la nature. Ainsi quoiqu'il l'ait préférée à la leur, cette préférence ni n'excite leur envie , ni ne refroidit leur charité pour les hommes; et ils se réjouissent de la dignité sublime à laquelle le fils de Dieu nous a élevés en la prenant: ils regardent avec autant de respect que de consolation la gloire de l'union hypostatique communiquée à la nature humaine, et ils en bénissent l'auteur de tout don parfait avec autant de reconnaissance que s'il les avait élevés eux-mêmes à ce comble à honneur. Sont-ce là tes dispositions, ô mon âme! Les succès ou les avantages du prochain sont-ils pour toi un sujet de joie et d'actions de grâce, ou bien le poison mortel de l'envie ne t'a-t-il pas trop souvent pénétrée comme à ton insu? Sonde en présence des humiliations prodigieuses de ton Sauveur la plaie honteuse que jusqu'ici tu t'es dissimulée à toi-même; examine si cette froideur, cette antipathie, ce malaise que tu éprouves à l'approche de telle personne n'ont pas leur principe dans une supériorité d'esprit, de talent, de vertus, peut-être même, hélas! de quelque frivole avantage que tu n'oses pas l'avouer? O anges saints! obtenez-moi une charité vraie fondée sur l'humilité. O mon Dieu! je prends part au bonheur de tous ceux qui vous craignent, Je vous offre tous les talents que vous m'avez donnés et toutes les grâces que vous m'avez faites; je consens à en être dépouillé pour en revêtir un autre qui en use mieux que moi, si vous le jugez ainsi. Que si vous avez la bonté de me les conserver, je vous prie de gratifier, mes frères encore plus que moi, afin que plus de personnes vous glorifient, que votre nom soit mieux connu, et que ceux que vous honorerez de vos faveurs suppléent au mauvais usage que j'ai fait de celles dont vous m'avez prévenu.


Leur zèle


Comme la joie des anges est pure et sincère, leur charité est active et efficace, ils sont empressés de procurer à Dieu toute la gloire et aux hommes tout le bonheur qui peut dépendre de leur ministère; à peine ils ont entendu la bonne nouvelle que l'un d'eux avait été chargé de porter aux bergers, que tout à coup cette milice céleste fait éclater ses transports. C'est comme une seule voix qui s'élève du sein de cette innombrable multitude! parce que c'est le même feu qui l'échauffe, c'est un seul et même désir qui l'anime. Annoncer aux hommes la naissance de Jésus Christ, les attirer à sa grâce, porter la lumière dans les esprits, éveiller la piété dans les cœurs, réparer parles hommages de la plus vive reconnaissance l'ingratitude des hommes envers ce Dieu fait homme, leurs rebuts et leurs outrages par la promptitude de leur obéissance et la profondeur de leurs adorations, voilà les ministères que se partagent ces esprits bienheureux. Ils environnent, en les félicitant de leur bonheur, la divine Mère qu'il s'est choisie, le glorieux père qu'il a adopté; ils vont au fond de l'Orient appeler les prémices de la gentilité; ils descendent dans les limbes pour annoncer aux Justes de l'ancienne alliance que leur rédemption est proche, que le Désiré des nations, qu'ils ont salué de loin, dont leurs soupirs ont appelé l'avènement béni, a paru enfin, qu'ils l'ont vu et l'ont adoré plein de grâce et de vérité. Est-ce là le besoin de votre cœur, l'occupation habituelle de votre esprit,l'emploi de votre temps dans les moments dont vous pouvez disposer? Vous consumez tant et de si longues heures en conversations, en visites, en rapports plus ou moins inutiles que vous appelez des devoirs et des bienséances; quelle place y tiennent la gloire de Dieu, l'intérêt des âmes, les vues de la foi? Songez bien que les dispositions et les habitudes de ceux avec qui vous conversez ne sauraient vous servir d'excuse, parce que, comme les anges, vous devez brûler de zèle et profiter de toutes les occasions pour faire glorifier Dieu. Mais vous-même entretenez-vous un commerce habituel avec eux? implorez-vous leurs lumières, leurs conseils, leur puissant appui ? avez-vous soin d'invoquer ceux de vos amis, de vos proches, des pauvres pécheurs? êtes-vous docile à leurs inspirations? n'avez-vous pas quelquefois le malheur d'étouffer leur voix, leurs invitations aimables ou leurs reproches?


Vertu à obtenir: L'esprit de zèle.

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Résolutions et aspirations


Honorez aujourd'hui l'enfant Jésus adoré par les anges; remerciez-les de l'honneur qu'ils ont rendu à cet aimable Sauveur; priez-les de vous aider à bénir le Père céleste de vous avoir donné son fils, et de vous obtenir la grâce de recueillir le fruit de sa naissance; efforcez-vous d'imiter le zèle dont ils sont animés pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Ne vous contentez pas de connaître et aimer Jésus, désirez qu'il soit connu et aimé de tous les hommes: inspirez en toute occasion sa crainte et son amour, et que tout votre bonheur soit de le voir servi et honoré.


Prière


Je vous adore, ô très doux enfant de la bienheureuse vierge Marie! je vous adore, parce que la plénitude de la divinité habite en vous, parce que le trésor incompréhensible de la sagesse divine est caché en vous, parce que toute la douceur de l'amour du Saint-Esprit s'est écoulée en vous. O très doux Jésus! opérez et achevez dans mon âme ce que vous vous êtes propose de toute éternité. Que votre toute-puissance me régisse; que votre sagesse me remplisse de ses lumières; que votre douceur m'attire, et que votre bonté infinie m'attache à vous éternellement. Ainsi soit-il.

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25 décembre 2010

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

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Deuxième jour

Joie de la sainte Vierge à la naissance de Jésus


« Heureuses les entrailles qui ont porté le fils de Dieu! heureuses les mamelles qui l'ont allaité! » (Luc 2: 27) Le moment heureux annoncé pendant quatre mille ans par tant d'oracles, appelé par tant de vœux et de soupirs étant arrivé, Jésus sort du sein virginal de Marie comme le rayon du soleil sort d'une nuée éclatante; brûlante d'amour, saintement impatiente de contempler le désiré des nations, sa mère l'a enfanté sans douleur comme sans souillure: qui pourrait dire avec quels sentiments de respect et de tendresse elle l'adore comme son Dieu, l'embrasse comme son fils, l'enveloppe de langes, le pose dans la crèche, ne pouvant rassasier ni ses yeux ni son cœur de la vue de ce cher et adorable objet. O mon âme! demande à cette bienheureuse mère d'avoir part à la consolation, au respect et à la ferveur dont la remplit la naissance de son fils bien-aimé. 1° Elle le contemple, 2° elle l'adore, 3° elle le sert.


Marie contemple l'enfant Jésus


C'était sans doute un bonheur ineffable de posséder pour ainsi dire à elle seule le trésor du ciel et de la terre, le Verbe divin incarné dans ses chastes entrailles, de sentir à tout moment son cœur tout embrasé de ses ardeurs, de son incomparable charité, son esprit éclairé des lumières même de la sagesse incréée; le Dieu caché remplissant de l'abondance de sa grâce toute la capacité de son âme, et en échange de l'être naturel qu'elle lui avait donné, lui rendant avec usure la participation de son être surnaturel et divin. Mais enfin la gloire du Père, le salut des hommes, les bienheureux effets qui devaient résulter de l'incarnation du Verbe l'avaient fait soupirer plus vivement que les Patriarches après l'heure fortunée qui le montrerait à la terre. Elle le voit enfin, pensez avec quelle joie: rassasiée de bonheur parce quelle a vu sa gloire, elle le contemple, elle le présente aux adorations des anges et des hommes avec des transports qui ne pouvaient naître que dans le cœur de la mère d'un Dieu. O mon âme! sont-ce là tes désirs et tes sujets de joie? Tu ne devrais aspirer ici bas qu'à deux choses, à posséder habituellement Jésus-Christ par la grâce et fréquemment par l'eucharistie, et à le voir un jour dans sa gloire. La première est l'unique consolation et le vrai bonheur de la terre; la seconde toute la joie, toute la félicité du ciel. Que te revient-il de tous ces désirs qui t'agitent et font ton tourment? Qu'as-tu trouvé jusqu'à présent dans les créatures qui t'ait pleinement contentée; rentre enfin en toi-même, laisse aux hommes vains les choses vaines ; ferme sur toi la porte et appelle à toi Jésus, ton bien-aimé. O Dieu naissant! je ne veux plus demander, je ne désirerai plus qu'une seule chose, c'est d'habiter en vous, de vivre avec vous tous les jours de ma vie; montrez-moi votre visage, et que je ne cesse plus de le contempler.


Elle l'adore


Heureuse de contempler l'enfant Jésus et de l'embrasser avec un« tendresse toute maternelle, avec quels sentiments de respect, dans quel anéantissement profond de tout son être ne l'adore-t-elle pas! Elle voit le fils du Très-Haut abaissé jusqu'à devenir son fils, celui qui donne la vie à tout ce qui respire lui demandant du lait, le Roi de gloire relégué dans cette masure abandonnée, faisant entendre des gémissement plaintifs, celui dont le tonnerre n'est pas une digne vois, et dès le premier moment de son apparition sur la terre accomplissant par ses douleurs et ses humiliations prodigieuses son office de Sauveur et de Rédempteur; et comparant sa génération éternelle avec sa naissance temporelle, elle le voit dans la première nécessairement infini, tout puissant, indépendant, possédant toute sagesse et toute grandeur, et dans la seconde volontairement faible, indigent, soumis à ses créatures, sujet à toutes sortes de souffrances et même à la mort. Elle l'adore avec toutes ses dignités divines et humaines, comme le vrai Dieu et la vie éternelle et en même temps comme le Rédempteur, le prêtre et la victime du genre Humain, et elle s'offre, se consacre et s'immole avec lui, pour lui et en lui. Loin, loin de toi ô mon âme! les pensées des enfants du siècle. Plus ton Dieu s'est abaissé, plus il doit t'être cher; il ne pouvait appartenir qu'au Tout-Puissant de descendre par miséricorde à cet excès, et par cet excessif abaissement de te relever et de guérir l'orgueil de l'esprit et du cœur humain. Vous êtes vraiment le Dieu caché, Dieu Sauveur d'Israël. Mais votre charité vous révèle à ma foi; cette étable est à mes yeux un palais, c'est un temple, c'est la digne demeure d'un Dieu, qui n'a pas eu horreur du sein d'une Vierge. Je veux m'y cacher avec vous, y vivre et y mourir; cachez-moi, ô mon Sauveur! dans le secret de votre face, afin que je ne me laisse plus séduire par la vanité.


Elle le sert


Ce n'est pas une parole sans effet que Marie a proférée quand elle a dit à l'Ange: « Voici la servante du Seigneur », c'est un sentiment vrai et profond qu'elle exprimait; elle veut être réellement l'humble fidèle servante de son Dieu, non seulement quand il lui demande l'obéissance du haut du trône de sa gloire, mais plus encore, s'il est possible, lorsqu'ayant pris lui-même la forme d'esclave il lui demande ses services. Elle est heureuse de servir Jésus comme son fils et comme son Dieu: comme son fils elle lui prodigue tous les soins d'une bonne et tendre mère, comme son Dieu tous les respects, toutes les soumissions de la plus humble servante; elle lui consacre tous les moments de sa vie, tous les mouvements de son cœur sans partage et sans réserve; elle s'offre à lui avec une sainte ferveur pour lui rendre tous les devoirs de mère, de nourrice, d'esclave, pour accomplir toutes ses volontés, s'assujettir à tout son pouvoir. Avec quel inexprimable ravissement elle le garde, elle l'allaite, épiant ses mouvement les plus imperceptibles,  prévenant ses moindres désirs, écartant tout ce qui pourrait lui nuire ou lui déplaire! ah! le sommeil même n'interrompt pas cette bienheureuse occupation; c'est bien elle qui peut dire: « Je dors, mais mon cœur veille ». Est-ce ainsi que je vous sers, ô mon Dieu? Non non, quelques jours de soins, d'exactitude et de fidélité suffisent pour épuiser mes forces et pousser à bout ma constance. Comme si vous n'étiez pas le plus grand, le plus indulgent et le plus généreux des maîtres, je languis à votre service, je compte avec vous, qui m'avez donné sans mesurer, et qui me réservez une récompense infinie, qu'on est trop heureux de servir, puisque vous servir, Seigneur, c'est régner. Je veux commencer enfin par l'accomplissement de votre volonté à pouvoir dire avec vérité: « Je suis votre serviteur et le fils de votre servante ». O Marie! offrez ce désir à votre divin fils pour qu'il le rende efficace, et qu'à l'avenir je le serve fidèlement.


Vertu à obtenir: La joie spirituelle au service de Dieu.

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Résolutions et aspirations


Honorez aujourd'hui la bienheureuse Vierge. Réjouissez-vous avec moi, vous dit-elle, parce que toute petite que je suis j'ai été agréable au Très Haut, et que l'Homme-Dieu est sorti de mes entrailles; répondez-lui: Oui, vous êtes bienheureuse, ô vierge Marie! parce que vous avez porté dans votre sein le Seigneur et le créateur du monde; vous avez engendré celui qui vous a créée, et vous demeurez éternellement vierge. O Marie! vierge sacrée, vous êtes bienheureuse et digne de toute louange, parce que le soleil de justice, Jésus-Christ, notre Dieu, est sorti de vous.


Prière


O très sainte et très heureuse Mère de Dieu! souffrez que je prenne part à votre joie, puisque vous êtes ma souveraine et que je vous appartiens à tant de titres; permettez que j'adore votre divin fils avec vous, que je lui rende mes hommages, que je me donne à lui pour accomplir toutes ses volontés, que je m'humilie devant lui et que je m'engage irrévocablement à son service; offrez-lui vous-même tous mes vœux, offrez-lui tout ce que je suis, tout ce que je puis; priez-le qu'il soit mon Sauveur, et que je trouve accès auprès de lui pour jouir des fruits de sa naissance, le servir sur la terre, le contempler, l'adorer et l'aimer à jamais dans le ciel. Ainsi soit-il.

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24 décembre 2010

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

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Premier jour

Jour de Noël

Naissance de Jésus Christ


« Aujourd'hui il vous est né dans la ville de David un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur ». (Luc 2) A la pensée du Fils unique du Très Haut, de son Verbe éternel, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, conversant avec les hommes, revêtu de leur nature, se montrant sous la forme d'un enfant, ô mon âme! abîme-toi, livre-toi aux transports de l'admiration, de l'attendrissement et de la reconnaissance; adore, loue, bénis, chante avec les esprits célestes, et répète comme eux: « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté! » c 'est aujourd'hui qu'est né le Sauveur du monde, qui est le Christ, le Seigneur, et après l'avoir quelques moments contemplé en silence, élève-toi aux considérations que ce prodige d'amour te présente. 1° Quel est celui qui vient au monde? 2° Comment y vient-il? 3° Pourquoi y vient-il ?


Quel est ce petit enfant qui vient au monde?


Celui que vous voyez couché dans une crèche, qui pleure, qui tremble de froid, qui demande du lait, qui ne paraît en rien différent des autres enfants, est néanmoins le fils du Dieu vivant, l'héritier de toutes choses, l'admirable, le fort, le tout-puissant, le réparateur du monde et le sauveur de tous les hommes. Qui a donc pu opérer un tel prodige, et réduire la souveraine grandeur à cet incompréhensible abaissement? Ah! c'est l'amour que vous avez pour moi, ô mon Jésus! oui, c'est pour moi que vous êtes descendu du ciel, pour moi que vous vous êtes fait homme, pour moi que vous vous êtes fait enfant et que vous avez voulu naître dans une étable. Et moi, qu'ai-je fait, qu'ai-je souffert pour vous? quel mépris, quelle incommodité, quelle peine ai-je endurés pour vous et pour mon salut? Hélas! le luxe, la vanité, l'amour de mes aises, peut-être les délices et la sensualité, voilà l'objet constant de mes désirs, de mes recherches et de mes soins. Est-il donc vrai que je vous reconnaisse pour mon maître, ô enfant de douleur ! oserai-je me dire votre disciple?


Comment Jésus vient-il au monde?


Il y vient pauvre, il y vient petit, il y vient humble, il y vient comme un étranger qui n'est ni connu ni appuyé de personne; c'est volontairement qu'il choisit ce que le monde dédaigne, ce qui révolte la sensualité, ce que l'orgueil abhorre; il manque de tout, il souffre de tout, il est dans un dénuement et un abandon absolus, et pourtant il ne se plaint pas; il pleure, il est vrai, mais ce sont nos infidélités qui font couler ses larmes; c'est l'offense de Dieu qui cause sa douleur: le dénuement, l'oubli, l'abjection, il s'y est dévoué pour réparer le crime de l'orgueil et l'injustice des affections du cœur humain. Par cette raison, il s'y plaît, il les aime, il s'en réjouit, il en fait ses délices. Après cela pourrai-je encore rechercher la gloire, l'estime des hommes, leurs fausses louanges; serai je encore aussi délicat sur les préférences, l'oubli, l'abandon? Ah! si je n'ai pas le courage d'embrasser l'excessive pauvreté de votre naissance, ô divin enfant! donnez-moi du moins de supporter les privations, de me soumettre aux épreuves que m'a ménagées votre miséricordieuse providence; que je commence à sentir enfin la nécessité de la mortification et de la pénitence!


Pourquoi Jésus-Christ vient-il au monde?


Cette étable où il s'est réfugié pour naître, cette crèche dans laquelle il est étendu ne vous le disent-elles pas? comment en le voyant couché sur cette paille, couvert de ces pauvres langes, versant des pleurs, comment ne. pas reconnaître le nouvel Adam portant les caractères et subissant la peine du péché? c'est la victime qui vient et qui prélude à son grand sacrifice; elle s'étend sur cette crèche comme sur un autel, s'offre déjà en esprit d'immolation. Et que n'immole-t-il pas en effet dans cet état d'enfance? Grandeur, sagesse, prudence, tout est éclipsé, tout disparaît sous les dehors insignifiants du premier âge; car il fallait qu'il fut en tout semblable à ses frères. Il est engendré dans les splendeurs des saints avant l'aurore, et il naît dans un réduit obscur,- la lumière est comme son vêtement, et il est couvert de pauvres langes; il est le Verbe de Dieu, qui soutient tout, et il faut que sa mère le porte entre ses bras. O grandeur ainsi abaissée! que vous êtes aimable, ô éternel! devenu un enfant d'un jour, que vous êtes adorable! ô toute-puissante faiblesse, soyez ma force! ravissante obscurité, soyez ma lumière! pauvreté de Jésus, soyez mon trésor et toute ma richesse! Humblement prosterné au pied de votre crèche, je vous adore, ô divin enfant! j'adore ce cœur si tendre, qui s'efforce de me donner des marques de son amour infini; j'adore cet esprit en qui sont renfermés tous les trésors de la science et de la sagesse, et qui se couvre si miséricordieusement des voiles de l'enfance; j'adore ces larmes précieuses qui coulent de vos yeux pour purifier mon âme et apaiser la colère de votre Père céleste allumée par mes péchés; j'adore ces mains puissantes, captives aujourd'hui dans les langes, comme elles le seront un jour si douloureusement, lorsque les Juifs les auront chargées de chaînes et clouées à la croix. « Doux amour, ô mon adorable Jésus! vous dirai-je avec Saint Bernard, faites sentir à mon cœur combien vous m'avez aimé, combien vous m'aimez encore. Ah  je voudrais bien vous aimer, mais je ne le puis sans vous. Jésus, mon amour et ma vie,  faites-moi la grâce de mourir pour votre amour ».


Vertu à obtenir: L'amour de Jésus.

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Aspirations et résolutions


Honorez, bénissez le Père éternel, qui a tellement aimé le monde qu'il lui a donné son fils unique.  Nous vous louons, nous vous bénissons, nous vous adorons, nous vous rendons grâces à cause de votre grande gloire. Glorifiez le Fils, qui ne veut naître dans le temps que pour vous donner la naissance spirituelle. Gloire à vous, ô Jésus! qui êtes né d'une vierge, que tous les anges de Dieu vous adorent. Je me prosterne, je m'abîme devant vous avec Marie et Joseph, et vous adore comme Dieu au-dessus de tous les siècles des siècles. Proposez-vous de souffrir aujourd'hui quelque chose pour commencer à l'imiter; pratiquez quelque acte d'humilité dont Jésus seul, s'il est possible, soit le confident et le témoin, et dites-lui avec Saint Augustin: « Eloignez de moi l'esprit d'orgueil, ô mon Sauveur, et donnez-moi le trésor de votre humilité! »


Prière


O Dieu! qui dans votre naissance portez l'ignominie de notre origine criminelle, et qui, l'unique Fils de Dieu, cher et précieux à votre Père, souffrez les rebuts et les peines qui sont dus aux enfants de colère; qui, sans dire un seul mot, nous instruisez par la virginité de votre très sainte mère, de la régénération pure que vous nous méritez en naissant, de notre rédemption, par le bois de la crèche, image de celui de la croix, de la céleste nourriture que vous nous destinez par la crèche même où vous reposez, faites-nous comprendre les secrets de votre admirable silence, et rendez-nous de telle sorte enfants en vous que nous puissions avec vous être les héritiers du Père éternel avec lequel vous vivez et régnez aux siècles des siècles. Ainsi soit il.

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30 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Trente-et-unième jour

Le Couronnement


Puissance de Marie


Plus grande est la Gloire de Marie, plus grande doit être notre confiance. La Bonté de la Reine du Ciel est égale à Sa Puissance et Sa Puissance est sans limites. Que peut, en effet, refuser Jésus à Sa Mère, après Lui avoir soumis sur la terre où Il ne laissait aucune de Ses prières sans l'exaucer? Si l'invocation des Saints est si efficace, parce qu'ils sont les amis de Dieu, combien plus efficace encore sera l'invocation de la Reine des Anges et des Saints, la plus pure des créatures, la Mère de Dieu? Aussi l'histoire de l'Église n'est-elle que l'histoire des bienfaits de Marie. Elle s'est toujours montrée son Refuge et son plus puissant Secours, sous le glaive des persécutions, contre les assauts de l'hérésie, contre les invasions des infidèles. Terrible comme une armée rangée en bataille, la Mère de Dieu assiste encore l'Église contre les attaques de l'incrédulité et des sectes sataniques? Invoquons-là avec confiance et amour sous ce beau titre de Reine du Très Saint Rosaire, qui nous rappelle Sa Puissance, en nous faisant pieusement méditer Ses Joies, Ses Douleurs et Ses Gloires. A la voix du Souverain Pontife, allons tous à Marie par le Saint Rosaire.


Exemple


La journée de Lépante sera un monument éternel du pouvoir de la Mère de Dieu. Le Saint Pape Pie V, Philippe II, Rois d'Espagne et les Vénitiens s'étaient coalisés pour repousser l'invasion Turque. Pour remporter la victoire, les Chrétiens s'appuyaient plus sur la protection de la Sainte Vierge que sur leur nombre. Toute l'Europe était en prières. Les fidèles se rendaient en foules à Notre Dame de Lorette. Dom Juan d'Autriche fit vœu d'aller visiter ce Sanctuaire. Les Chrétiens obtinrent ce qu'ils demandaient; car les deux flottes en étant venues aux mains, les ennemis perdirent dans ce combat, qui dura depuis 6 heures du matin jusqu'au soir, 40 000 hommes, 116 pièces de gros canons, 180 galères, dont 70 furent coulées au fond. Fidèle à sa promesse, Dom Juan se rendit au Sanctuaire, bien qu'on fût  alors au plus fort de l'hiver.


Prière


O Reine des Anges et des Saints, je me réjouis de Votre Gloire et j'ai confiance en Votre Bonté et en Votre Puissance. Obtenez-moi une Foi vive en Jésus, voilé sous les Saintes Espèces, afin qu'un jour je puisse aller contempler Sa Beauté ineffable dans l'éternelle Communion du Ciel!

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Méditation du Mystère du Couronnement de Marie


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère du Couronnement, descendez dans mon âme ».


Fin du Mois du Rosaire


Prochain Mois de Dévotion: le Mois de l'Enfant Jésus, Rendez-vous le 31 décembre

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Téléchargez l'intégralité des méditations du Mois du Rosaire (pdf) en cliquant ici


Je voudrais vous remercier de Votre fidélité à Images Saintes, car vous êtes de plus en plus nombreux à vous abonner à la newsletter (400!!!!) En un mois, 100 personnes se sont abonnées et la fréquentation du blog à doublée... Merci... et continuez à faire connaître le blog Images Saintes autour de vous... 


Franck Monvoisin, rédacteur du blog.

29 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Trentième jour

Le Couronnement


La Reine du Ciel


« Il est, dit Jésus, des demeures variées dans la Maison de Mon Père ». Quelle sera donc au Ciel, la place réservée à Marie? Au témoignage des Saints Docteurs, la créature privilégiée que Dieu à choisie pour Sa Mère, ne connaît que Dieu au-dessus d'Elle et le Trône de Son Divin Fils. Avec quel amour la Sainte Trinité tout entière n'accueille-t-Elle pas Marie pour la couronner de gloire? Le Père, le Fils et l'Esprit-Saint ne doivent-ils pas combler de bonheur et de félicité Celle qu'Ils ont comblée de grâce et en qui Ils ont mis toutes leurs complaisances? Voulez-vous mesurer la gloire de la Vierge Immaculée? Mesurez la plénitude de la grâce qu'Elle a reçue, mesurez la profondeur de Son humilité, mesurez l'étendue de Son Amour et de Ses Douleurs! Saluons avec respect la Reine des Anges et des Saints; félicitons-la avec toute la Cour Céleste; soyons heureux du bonheur de notre Mère du Ciel et, avec Son Secours, augmentons nos mérites afin d'augmenter un jour notre gloire. Consolons-nous si parfois, ici-bas, nous sommes méconnus, méprisés; traités injustement: nous avons au Ciel un Père et un Juge, qui compte nos larmes et nos sueurs, et qui nous réserve, en échange, des joies éternelles.


Exemple


Il est rapporté, dans les annales de l'Ordre de Saint Dominique, qu'un jeune religieux était fort désolé de ne pouvoir offrir chaque jour à Marie un bouquet de fleurs comme il l'avait fait dans le monde. Le Prieur qui lui en avait fait la défense, lui dit: « Consolez-vous mon fils; en récitant le Saint Rosaire, vous offrez à la Sainte Vierge des fleurs plus belles que toutes celles que vous pourriez cueillir dans les jardins ». Profitant de ces paroles le novice s'appliqua dès lors à réciter le Rosaire avec une grande piété.


Prière


Nous Vous offrons, Seigneur Jésus, cette dizaine, en l'honneur du Couronnement de Votre Sainte Mère dans le Ciel; et nous Vous demandons, par ce Mystère et par l'intercession de Notre Dame du Saint Rosaire, la persévérance dans la grâce et la couronne dans la gloire.

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Méditation du Mystère du Couronnement de Marie


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère du Couronnement, descendez dans mon âme ».


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28 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-neuvième jour

L'Assomption


Le triomphe


Une tradition immémoriale, confirmée par la Fête que l'Église à instituée en l'honneur de ce Mystère, nous apprend que Marie a été transportée en Corps et Âme dans le Ciel. Le Corps virginal de la Mère de Dieu ne devait point connaître la corruption du tombeau. Si la participation au Corps et au Sang de Jésus-Christ est comme un germe et un gage de la résurrection future en chacun des fidèles, que sera-ce de l'étroite union qui a existé entre Notre Seigneur et Sa Très Sainte Mère? Le Corps de Jésus ayant été formé du Corps de Marie; le Corps de Marie ayant été le Temple de Jésus, Son Sanctuaire, Son Tabernacle, Il ne pouvait être condamné aux ignominies qui suivent la mort, et le Fils de Dieu se devait à Lui-même d'en empêcher la profanation en le ressuscitant aussitôt. Contemplons donc, des yeux de la Foi, la glorieuse Assomption de la Vierge Marie, que les Saints Anges transportent dans le Ciel en chantant les hymnes d'allégresse: « Quelle est Celle qui monte du désert appuyée sur le bras de Son Bien-aimé et comblée de délices? » Réjouissons-nous du Triomphe de notre Mère: il est la juste récompense de Sa dignité et de Ses éminentes Vertus.


Exemple


Saint Louis Marie Grignion de Montfort disait: « Je ne sais comment cela se fait, ni pourquoi; mais cela est pourtant vrai: je n'ai pas un meilleur secret pour connaître si une personne est de Dieu, que d'examiner si elle aime à dire l'Avé Maria et le Chapelet. Je dis: si elle aime à dire, car il peut arriver qu'une personne soit dans l'impuissance de le dire, mais elle l'aime toujours.... Je vous prie donc instamment par l'amour que je vous porte en Jésus et en Marie.... de réciter... le Chapelet et même, si vous en avez le temps, le Rosaire tous les jours; et vous bénirez, au moment de votre mort, le jour et l'heure ou vous m'aurez cru ».


Prière


O Marie, après avoir vécu d'Amour, Vous mourrez aussi ce ce même Amour; mais Votre chair virginale, cette nouvelle Arche d'Alliance, ce Tabernacle immaculé du Verbe Incarné, devait être transporté au Ciel par les Anges. Je veux, par Votre secours, que mon corps respecté pour la Sainte Communion, y trouve le gage de sa résurrection glorieuse.

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Méditation du Mystère de l'Assomption de Marie


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère de l'Assomption, descendez dans mon âme ».


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27 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-huitième jour

L'Assomption

La mort de la Très Sainte Vierge

En quittant cette terre, Jésus avait laissé ici-bas Sa Très Sainte Mère, comme un gage de Son Amour. Elle devait veiller sur le berceau de l'Église comme Elle avait veillé autrefois sur la Crèche où reposait Son Divin Enfant.  Ainsi Marie demeure pour la consolation des Apôtres, l'instruction des Évangélistes, l'édification des premiers fidèles. Confiée à la tendresse du Disciple bien-aimé, Elle lui parle de Son Jésus, Elle Le reçoit pieusement de ses mains dans l'extase de Ses Communions. Tandis que Son corps est sur la terre, Son Âme habite déjà dans le Ciel où Elle contemple la Gloire de Son Bien-aimé. Toutes Ses pensées, tous Ses désirs, toutes les aspirations de Son Âme, tous les battements de Son Cœur montent sans cesse vers Lui. Enfin la Vierge Sainte succombe à la vivacité de Ses désirs, les liens, qui retiennent Son Âme captive, se brisent par l'ardeur de Son Amour, et Elle prend son essor vers le Ciel où l'attend Celui qu'Elle aime. Marie ne redoutait pas la mort qui devait être si douce pour Elle; rien ne l'attachait à la terre; depuis que Son Trésor était au Ciel, là aussi était Son Cœur. Aimons et invoquons Marie et Elle nous assistera à l'heure de notre mort.

Exemple

Le fait suivant est bien propre à montrer combien la Salutation Angélique est agréable à Dieu et à Marie et à faire ressortir en même temps la vertu de cette prière. Nous lisons dans la vie de Sainte Mechtilde, qu'un jour elle demanda à la Sainte Vierge comment elle pourrait obtenir la grâce d'une bonne mort. La Sainte Vierge lui répondit: « Vous recevrez cette grande grâce, si, tous les soirs, avant de vous mettre au lit, vous récitez dévotement les trois Ave Maria, pour remercier la Sainte Trinité de toutes les grâces qu'Elle vous a faites, et Lui demander par Mon intercession celle de mourir saintement ».

Prière

Nous Vous offrons, Seigneur Jésus, cette dizaine, en l'honneur de Votre Résurrection et de l'Assomption de Votre Sainte Mère dans le Ciel; et, nous Vous demandons, par ce Mystère et par l'intercession de Notre Dame du Saint Rosaire, une tendre dévotion pour une Mère si bonne, et la grâce d'une bonne mort.

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Méditation du Mystère de l'Assomption de Marie

1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père

A la fin: « Grâces du Mystère de l'Assomption, descendez dans mon âme ».

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26 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-septième jour

La Pentecôte


La Descente du Saint Esprit


Lorsque furent accomplis les jours de la Pentecôte, étant tous ensembles dans le même lieu, soudain il se fit un bruit du Ciel, comme la venue d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis, et ils virent apparaître comme des langues de feu, qui, se partageant, s'arrêtèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler diverses langues, selon que l'Esprit Saint leur donnait de parler. Les prodiges qui s'accomplissaient au grand jour de la Pentecôte sont l'image de l'action du Saint Esprit dans l'Église et dans nos âmes. Ces langues de feu sont le symbole de la Science merveilleuse qui éclaire les Apôtres, et de la Charité qui anime leur cœur d'un courage intrépide pour aller prêcher partout, et sans crainte de la mort, la religion de Jésus ressuscité. C'est l'Esprit Saint qui dirige et soutien l'Église et ses Pasteurs, la protège et la défend contre les attaques de l'erreur et la rage de ses ennemis; il fait éclore au sein d'un monde aveugle et corrompu des phalanges de docteurs, de vierges et de martyrs. Ouvrons nos âmes à l'action suave et forte de ce Divin Esprit et prions la Vierge Marie de nous obtenir Ses Dons précieux.


Exemple


Le fait suivant arriva dans la ville de Lombay, au Royaume de Valence, un samedi, 5 mai 1607. Les religieux du Couvent de Sainte Croix, chargés de l'administration spirituelle de Lombay, étaient sortis pour porter le Saint Viatique à un infirme appelé François Ballester. Pendant ce temps, le feu prit à une cellule du Noviciat. Il consuma la bibliothèque, les livres, les images des Saints et autres objets, mais il respecta une image de la Reine du Rosaire qui demeura intacte ainsi que le Rosaire dont elle était entourée. On célébrait la Fête du Rosaire et Marie voulut en ce jour vérifier en son honneur ces paroles de l'Esprit Saint: « Au milieu des flammes, je n'ai pas été brûlée ». Ce prodige fut certifié par le Prieur, le Frère Lambert Novella.


Prière


O Marie, Épouse et Mère du Bel, Amour, rendez-moi moins indigne de cette union divine, qui abaisse Dieu jusqu'à l'homme et élève l'homme jusqu'à Dieu. O Vous, que l'Esprit Saint a comblée de Ses Dons, faites-moi participer à la lumière et à la force que par Vous Il a communiquée aux Apôtres.

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Méditation du Mystère de la Pentecôte


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère de la Pentecôte, descendez dans mon âme ».


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25 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-sixième jour

La Pentecôte


La Retraite


Alors, du Mont des Oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d'une journée de Shabbat, ils revinrent à Jérusalem. Et, étant rentrés dans le Cénacle, ils montèrent là où étaient rassemblés Pierre et Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélémy et Matthieu, Jacques, fils d'Alphée et Simon le Zélé, et Jude, fils de Jacques. Tous ceux ci, d'une seul âme, persévéraient dans la prière, avec les femmes et avec Marie, Mère de Jésus. Fidèles à la recommandation du Sauveur, les Apôtres demeurèrent à Jérusalem jusqu'à ce qu'ils fussent revêtus de la force d'en haut. Privés de la présence de Jésus, et convaincus de leur propre impuissance et de leur faiblesse pour marcher à la conquête du monde, ils reconnaissaient la nécessité du consolateur promis. Aussi passèrent-ils ces jours dans le recueillement et la prière, encouragés et soutenus par l'exemple de Marie. Défions-nous de nos lumières et de nos propres forces. Recherchons la solitude et la prière afin de nous mettre en communication avec la Force et la Lumière du Saint Esprit, qui nous sont si nécessaires pour résister à la chair, au monde et à Satan. Aimons à solliciter les grâces de Dieu par l'intercession de notre bonne Mère.


Exemple


En 1632, le Mont Vésuve vomissait des torrents de flammes qui avaient déjà brûlé plusieurs villages. Un vent violent couvrait de cendres la ville de Naples et la menaçait d'un embrasement général. Dans cette extrême affliction, les Napolitains invoquèrent la Mère de Celui qui commande au feu aussi bien qu'aux vents et à la mer. Ils firent une procession générale où ils portèrent l'image de Notre Dame du Rosaire. Le Clergé ne fut pas plutôt arrivé près des flammes que le feu s'arrêta et s'éteignit. En mémoire et en reconnaissance de cette miraculeuse délivrance, 150 personnes s'assemblèrent un jour de chaque semaine dans la Chapelle de la Sainte Vierge pour réciter le Rosaire à haute voix en deux chœurs.


Prière


Nous Vous offrons, Seigneur Jésus, cette dizaine en l'honneur du Mystère de la Pentecôte; et nous Vous demandons, par ce Mystère et par l'intercession de Notre Dame du Saint Rosaire, la descente du Saint Esprit en nos âmes.

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Méditation du Mystère de la Pentecôte


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


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24 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-cinquième jour

L'Ascension


Les Anges et les Apôtres


Ils le virent s'élever, et une nuée l'enveloppant le déroba à leurs yeux. Et comme ils le regardaient montant au Ciel, voilà près d'eux, debout, deux hommes vêtus de blanc, qui leur dirent: « Hommes de Galilée, pourquoi vous tenez-vous là regardant le ciel? Ce Jésus qui a été enlevé d'au milieu de vous au Ciel, en reviendra comme vous l'avez vu y monter ». Jésus est monté au Ciel, mais Il a voulu se survivre à Lui-même sur la terre, par l'Église qu'Il a fondée. Ses Apôtres, auxquels il à donné tous Ses pouvoirs, doivent continuer Son œuvre par les mêmes moyens qu'Il a employés. Il leur a promis de ne point les laisser orphelins et d'être avec eux jusqu'à la consommation des siècles. Du haut du Ciel, notre Bon Sauveur veille sur nous et sur l'Église qui lui est si chère; Il y est toujours vivant afin d'intercéder pour nous. Dans l'ardente Charité de Son Cœur, Il a voulu demeurer au milieu des siens par l'adorable Sacrement de nos Autels. L'Eucharistie, n'est-ce pas l'âme qui monte au Ciel ou le Ciel qui descend dans l'âme? Redoublons de confiance en ce Dieu si Bon, qui a tant fait pour nous donner le bonheur; Il veut notre Salut, sachons le vouloir nous mêmes.


Exemple


Une pieuse femme passait dans une rue écartée de son logis. « Pourquoi, lui dit-on, cette course singulière? » « Oh! Fit-elle, simplement il y a là un malade qui ne veut pas se réconcilier avec le Bon Dieu, et je vais tant que je puis, jeter devant sa porte des Avé Maria. Je me figure que les prières sont comme des gouttes d'eau de senteur, qui, jetées sur le sol, répandent jusqu'au haut de la chambre leur odeur; je crois que mes Avé Maria finiront par convertir cette pauvre âme. J'ai fait cela souvent, et ça m'a toujours réussi ». C'est une révélation que ces simples paroles: « Semer des prières autour des âmes, afin de les embaumer et de les empêcher de se perdre ».


Prière


O Reine du Ciel, obtenez-moi la grâce de recevoir avec Foi et confiance le Pain des Anges devenu le Pain de l'homme voyageur. Assistez-moi surtout, lorsqu'au dernier de mes jours Il se fera mon Viatique pour l'éternité.

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Méditation du Mystère de l'Ascension de Jésus


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère de l'Ascension de Jésus, descendez dans mon âme ».


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