28 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingt-neuvième jour

Gémissements de la très Sainte Vierge à la descente de la Croix


Joseph d'Arimathie et Nicodème, disciples secrets de Jésus, munis de la permission de Pilate, s'empressèrent de remplir eux-mêmes le pieux et charitable devoir de descendre de la croix le corps mort du Sauveur, en face de Jérusalem et sous les yeux d'un peuple nombreux, ne comptant pour rien le grave déshonneur qu'il y avait pour eux à se montrer les disciples d'un homme crucifié. Ils arrivèrent au pied de la croix, avec les outils et les échelles, pour en détacher Jésus. Ils y trouvent sa mère désolée, et impatiente de recueillir le corps de son Fils dans ses bras. Elle les pria avec larmes d'agir promptement, pour soustraire ce corps adorable à de nouveaux outrages. Les pieux disciples, les larmes aux yeux, appuient les échelles à la croix, ils y montent, ils arrachent avec force, mais respectueusement, les clous: en ce moment Marie redouble ses soupirs en voyant les bras pendants du Sauveur, sa tête sacrée tombe sur la poitrine, et enfin le corps entier sur les épaules des disciples! Anges de paix, qui pleurez amèrement, suspendez vos larmes! Hâtez-vous de venir fortifier Marie maintenant qu'elle reçoit dans son sein les membres froids de son cher Fils! O mon Dieu! quel spectacle! quels tourments! quel palpitement! quelle immense douleur! Ah! c'est ici qu'on peut dire avec raison que Marie passe d'une croix à l'autre, ou plutôt qu'elle est une croix vivante d'angoisses et de déchirements. Dans le Cénacle, le Sauveur avait dit aux Apôtres qu'il était sorti du sein de son Père pour entrer dans le monde, et qu'il allait bientôt y retourner; mais il put dire, ajuste titre, quand il fut rendu à Marie sur le Calvaire: « Je suis sorti du sein de ma Mère pour venir sur la croix, et je quitte maintenant la croix pour retourner à ma Mère ». Mais quelle douleur inexprimable pour Marie que ce retour! Elle presse, il est vrai, ces divins membres contre son cœur, mais ils sont gelés et défigurés. Au lieu d'entendre l'aimable voix de Jésus, au lieu de voir le plus beaux des enfants des hommes, et de contempler ses grâces ravissantes, elle n'a sous les yeux que des plaies sanglantes et d'horribles blessures! A la vue de ses épines qui ont percé cette tête auguste, elle s'écrie: « O cruelles épines! êtes-vous rassasiées maintenant du sang d'un Dieu? Elle sonde la profondeur des blessures et surtout de celle du divin côté, et parcourant des yeux tous ces membres déchirés », elle dit, comme autrefois Jacob affligé à l'occasion du jeune Joseph: « Hélas! une bête féroce à dévoré mon Fils! O mon Dieu! vit on jamais plus de barbarie exercée sur l'innocence même? O Père Eternel! ce n'est plus qu'un squelette et la victime de la cruelle mort; je vous offre cette adorable humanité de votre Fils, telle qu'elle est à ce moment, toute déchirée et toute sanglante! Voyez, ô Père saint! si c'est la tunique de votre Fils bienaimé! Et vous , pécheurs, approchez et voyez les suites funestes de vos péchés! Qui a blessé cette tête auguste? qui a percé ces pieds et ces mains? qui a ouvert ce sein divin? Ah! voilà le fruit de vos crimes et de vos infamies! » Suivant Saint Augustin, Marie, l'âme sur les lèvres,couvrit de ses baisers et de ses larmes le visage divin, les mains augustes et les membres ensanglantés de son divin Fils; et si, comme Saint Germain l'assure, Marie, à force de pleurer, finit par répandre des larmes de sang, il s'en suit que la Mère arrosa de ses larmes vermeilles le corps de son Fils, et que réciproquement le Fils teignit du sang de ses plaies le visage éclatant de Marie. Parmi tant d'angoisses et tant de sang, cette Mère accablée aurait voulu mourir en embrassant son Fils mort, comme Féclie, mère du saint martyr Calliope, expira en embrassant son fils crucifié. Mais Marie ne l'obtint pas, parce que la mesure des tourments que la Providence lui réservait n'était pas épuisée.


Colloque


O Sainte Mère de Dieu! quel cruel moment pour vous! Le cœur me manque en vous voyant pleurer sans la moindre consolation sur la mort de votre divin Fils! Hélas! que mes péchés l'ont défiguré! Si la justice divine a puni avec tant de rigueur un Fils qui n'avait que l'ombre et l'apparence du péché, à quoi dois-je m'attendre? Ah! tendre Mère! Mère désolée, comment pourrais-je réparer un si grand mal? que voulez-vous que je fasse? que je déteste mes fautes? je les déteste. Que je fasse pénitence? j'y suis résolu. Que je compatisse à vos souffrances? Ah! amollissez mon cœur, afin que je remplisse dignement ce devoir de religion. Enfin, par votre compassion et votre douleur à la vue de Jésus mort, ne permettez pas que, par de nouvelles fautes, j'accumule de nouvelles cruautés sur le corps de votre Fils, et de nouvelles rigueurs sur votre cœur affligé.


Soupir à Marie


Cruelle mort, pourquoi ne me frappes-tu pas avec mon fils? Mais que dis-je? ne perds-je pas la vie avec lui!


Exemple


L'historien des exemples de miséricorde rapporte qu'un scélérat, après avoir tué son père et son frère, avait pris la fuite. Un jour de carême, il entendit un sermon sur la miséricorde; il en fut si touché qu'il alla sur-le-champ se jeter aux pieds d'un confesseur, et lui fit l'aveu de ses crimes avec une vive componction et beaucoup de larmes. Le ministre charitable lui donna l'absolution, et lui imposa d'aller devant l'autel de Notre Dame des Douleurs, qui tenait Jésus crucifié entre ses bras, et d'y continuer à pleurer et à implorer la miséricorde de Jésus souffrant et de Notre Dame des Douleurs. Le pénitent obéit aussitôt, et avec une si grande ferveur que son cœur succomba à la véhémence de sa contrition, et qu'il tomba mort au pied de l'autel. Le lendemain, le même prédicateur recommanda au peuple de prier pour l'âme de ce défunt, et tout-à-coup on vit dans l'église une colombe blanche, portant à son bec un billet qu'elle fit tomber aux pieds de l'orateur chrétien. Il le ramassa et lut sur le champ les paroles suivantes: « L'âme du mort, à peine séparée de son corps a été portée en Paradis par les Anges; et vous, continuez à prêcher l'infinie miséricorde de Dieu ». (Discip. in prompt. Exempl. 5 misericor.)


Pratique: Réciter le Chapelet des sept douleurs.

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27 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingt-huitième jour

Le coup de lance qui perça le côté de Jésus après sa mort, blesse au vif l'âme de Marie


Après la mort de Jésus, sa Sainte Mère demeura au pied de la croix. Pâle, désolée, accablée de douleur, elle attendait que quelque personne compatissante lui procurât la triste consolation de recevoir le corps de son Fils dans ses bras. Mais, ô mon Dieu! au lieu de trouver de la compassion, elle est témoin d'une nouvelle barbarie; elle voit le centurion qui, pour s'assurer de la mort de Jésus, et comme si sa cruauté n'était pas encore satisfaite, prend une lance affilée, s'approche audacieusement de là croix, vise au côté droit du Sauveur, et, sous les yeux de Marie, y porte un coup si violent qu'il perce le doux cœur de Jésus. O barbare Longin! ta cruauté sur le corps du Fils crucifié, blesse horriblement l'âme de sa Mère désolée. Oui, cette âme sainte, qui vivait seule dans ce corps mort, ressentit toute la douleur de ce nouveau déchirement, quoique l'insulte fut tout entière pour Jésus! De là, l'Eglise taxe de cruauté, non la croix, ni les épines, ni les clous, mais seulement la lance. Oui, cette lance fut cruelle, parce que dans le cœur de Jésus mort, résidait éminemment l'âme de Marie, qui, par l'amour, ne faisait qu'une seule âme avec lui. C'est sûrement ce que Syméon avait en vue, quand il dit à Marie: « Votre âme sera percée d'un glaive de douleur. O bienheureuse Marie! ajoute Saint Bernard, votre âme fut, en effet, percée du glaive quand la cruelle lance ouvrit le côté de Votre Fils mort; son âme n'y était pas mais la vôtre s'y trouvait certainement ». Toute la douleur fut donc ici pour Marie, elle versa alors d'abondantes larmes, que Saint Ambroise appelle, à juste titre, le sang du cœur. Ah! si selon Saint Jérôme, une piqûre d'aiguille, faite à Jésus, eût été un coup de lance pour Marie, quelle blessure ne dut pas faire à l'âme de Marie, le cruel coup de lance donné à son Fils? Hélas! elle appuya sa tête languissante sur la croix, et, renfermée dans son manteau, elle fut toute trempée du divin sang qui tombait sur elle, de la nouvelle plaie de son Fils! En ce moment, suivant Baronius, cette mère incomparable recueillit de son mieux le sang et l'eau qui tombèrent du côté du Sauveur; afin, dit Saint Anselme, de les employer au salut de nos âmes: Mariae commissa est Domini sanguinis dispensatio.


Colloque


Vierge Sainte! la triste prédiction de Syméon est accomplie en vous! Votre belle âme est profondément blessée d'une cruelle lance, dans le cœur du Sauveur mort! Oui, votre douleur en ce moment, fut plus perçante que toute épée à deux tranchants, et pénétra jusqu'à faire la dissection de l'âme et de l'esprit, comme dit Saint Paul. Que ferais-je pour guérir une si profonde blessure? Ah! l'unique. remède consiste dans l'abondance des larmes, et dans une compassion tendre et sincère. Je compatis à vos peines dit fond de mon cœur; je partage vivement votre douleur inexprimable. Je voudrais pouvoir vous arracher le fer meurtrier qui vous blesse, et en frapper mon cœur. perverti, afin qu'il conçoive une vive douleur de mes péchés, qui furent la cause de vos innombrables tourments. Heureux encore, dirai-je avec Saint Bernard, si je me sens blessé de la pointe de ce glaive! Si summâ quasi cuspide hujus gladii pungi interdùm me sensero!


Soupir à Marie


Cruelle lance, tu cherches à tuer la mère dans son Fils mort! Voilà mon cœur: je ne veux plus vivre après la mort de mon Dieu.


Exemple


En 1253, Philippe Benizi, âgé de vingt ans, résolut de quitter le monde. Le jeudi, dans l'Octave de Pâques, au pied de l'autel de l'Annonciation de Florence, il pria la très Sainte Vierge de lui faire connaître dans quel ordre il devait entrer. Il fut ravi en extase, et aperçut la Mère de Dieu qui était sur un char d'or; elle lui présentait un habit noir, et l'invitait à s'approcher de son char. La nuit suivante, la très-Sainte Vierge, dans une nouvelle apparition, lui commanda d'aller trouver ses serviteurs, qui-lui donneraient l'explication du char mystérieux; ce qui arriva en effet. Le vendredi suivant, il retourna au couvent de l'Annonciation, se prosterna aux pieds du Père Bonfils Monaldi, un des fondateurs, et alors supérieur de ce couvent, qui lui expliqua le mystère, et lui annonça, par une lumière prophétique, qu'il répandrait partout comme en triomphe l'Ordre et le culte de Notre Dame des Douleurs, et qu'elle voulait qu'il prît l'habit et la noire livrée de son veuvage. ( Pecoroni dell'abit. coron. 7 dol. page 19. )


Pratique: Réciter le Stabat Mater à l'aurore, à midi et le soir.

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26 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingt-septième jour

Martyre de la très Sainte Vierge à la mort du Sauveur


Enfin, le Sauveur avait passé trois heures dans l'agonie la plus douloureuse, il avait recommandé ses ennemis à son Père, sa Mère à son disciple, son esprit à Dieu son Père; on voyait ses yeux éteints; ses joues horriblement creuses; sa bouche ouverte et pleine de sang et de fiel amer; ses oreilles avaient été remplies de malédictions et de blasphèmes; ses traits étaient effacés; une pâleur mortelle régnait sur son corps qui avait perdu tout son sang; ses bras et la plante des pieds étaient raides et retirés; maudit au dehors, maudit au dedans par la justice divine, le terme de ses souffrances approchait; et à la neuvième heure, le Sauveur, mourant, prononça cet oracle mystérieux: « Tout est consommé! » il inclina modestement la tête sur sa poitrine, et rendit l'esprit. O mon Dieu! ici la force manque pour exprimer le martyre de Marie désolée à ce spectacle; quelle couleur pourrait d'ailleurs esquisser l'ombre la plus faible? Si le soleil déroba sa lumière en ce moment, si une nuit extraordinaire ensevelit l'Univers dans les ténèbres, si les vents se déchaînèrent, si l'éclat de la foudre vint ajouter à l'horreur des ténèbres, si les rochers se fendirent, si la terre fut ébranlée dans ses fondements, si les morts sortirent de leurs tombeaux, enfin, si la nature entière fut bouleversée et pleura la mort de son Auteur, qui pourrait exprimer l'abîme de douleur et de désolation où fut plongée Marie en ce moment funeste? Dans quelle défaillance ne sera-t-elle pas tombée à la vue de l'agonie et de la mort violente et ignominieuse de son Fils unique, de ce Fils très saint, infiniment aimable, et qu'elle chérissait de toute son âme, dans l'ordre de la nature, comme son fils, et dans l'ordre surnaturel, comme son Dieu? Marie disait alors, suivant Saint Bernard: « En ce moment, tout à la fois, je perds mon Père, je suis privée de mon Epoux, je n'ai plus de Fils, je perds tout! Elle dut dire avec plus de douleur et de tendresse encore que David: Qui me donnera de mourir pour vous, mon Fils! » Et, sans aucun doute, sa propre mort lui aurait été beaucoup moins douloureuse que celle de son Fils qu'elle aimait plus qu'elle-même. O supplice immense et inexprimable pour Marie, de voir expirer l'Homme-Dieu au milieu de mille supplices, d'en être spectatrice, et de ne pouvoir soutenir la tête mourante de Jésus, ni essuyer sa sueur mortelle! Ah! la douleur de Marie fut si excessive, qu'on peut affirmer qu'après avoir partagé elle-même pendant trois heures les angoisses et l'agonie de Jésus,elle mourut avec son Fils crucifié. Si Marie ne mourut pas naturellement sous le poids de la plus atroce douleur au pied de là Croix, c'est que le Ciel lui refusa encore cette consolation, et voulut, par un prodige de toute-puissance, lui prolonger la vie pour la réserver à de nouveaux martyres.


Colloque


Ô Vierge affligée! qui donnera à mes yeux deux sources de larmes continuelles, pour pleurer nuit et jour votre douloureux martyre? Saint Ildephonse avait bien raison de dire que vos peines surpassèrent tous les supplices des martyrs. Saint Bernardin de Sienne n'était pas moins fondé à assurer que votre douleur au Calvaire, partagée entre tous les hommes, suffirait pour les faire mourir! Ah! si ce fut par un prodige de la toute-puissance divine que vous ne mourûtes pas quand votre Fils expira sur la croix, il me semble, ô tendre Mère! que c'en est un d'ingratitude de ma part, de ne pas mourir de compassion pour vous. Daignez amollir mon cœur plus dur que les rochers qui se fendirent au spectacle de l'horrible déicide et de votre cruel martyre. Et, par la violence que vous vous fîtes alors, je vous conjure de m'assister à ma dernière heure avec cet amour tendre qui vous animait à la mort douloureuse de votre divin Fils. Obtenez-moi encore que je dise, en quittant cette vallée de larmes, ces dernières paroles: « O Mère de miséricorde! je remets mon esprit entre vos mains ».


Soupir à Marie


Helas! quel affreux martyre souffre Marie! le cœur navré et fondant en larmes, elle meurt dans son Fils avant d'expirer elle-même.


Exemple


Le Bienheureux Joachim de Sienne, l'une des lumières de l'Ordre des Servites, demanda ardemment à  Notre Dame des Douleurs de mourir le jour de la mort du Sauveur. Le Jeudi saint, la très-Sainte Vierge. lui apparut et l'assura qu'il mourrait le lendemain. En effet, au bout de trente trois ans de vie religieuse, autant qu'avait vécu Jésus-Christ, pendant qu'on chantait dans son église, à Sienne, la Passion de Saint Jean, au moment où l'on chantait ces paroles: La Mère de Jésus était debout auprès de la croix, le bienheureux tomba tout à coup en agonie; et après ces autres parole de la Passion, qui exprimaient la mort du Sauveur, et ayant baissé la tête, il rendit l'esprit: le bienheureux rendit aussi son âme à son Créateur. A l'instant, toute l'église fut remplie d'une lumière extraordinaire, et d'une suave odeur; ce qui porta le peuple à applaudir à une mort si sainte et si désirable, par des cantiques de joie et de bénédiction. ( P. Rossign. Piétà ossequiosa. )


Pratique: Faire le Chemin de la Croix.

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25 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingt-sixième jour

Douleur de Marie lorsqu'elle entendit Jésus mourant se plaindre de l'abandon de son Père Eternel


Le Sauveur n'avait pas encore épuisé le calice d'amertume que l'Archange lui avait présenté au Jardin des Olives. Par la même raison, Marie n'était pas au bout de ses souffrances. Debout, au pied de la croix, elle contemplait les douleurs de son amour crucifié; elle le voyait à la cime du mont funèbre, donné en spectacle sanglant au milieu de deux voleurs, dont l'un le blasphémait et l'insultait ; et cela, à la fête de Pâques, pour ajouter à son ignominie; et tournant le dos à Jérusalem, comme réputé indigne de la regarder. 0 mon Dieu! qui pourrait exprimer les idées sombres qui s'accumulaient dans l'esprit de Marie? Mais la plus vive de ses douleurs, ce fut d'entendre le Sauveur se plaindre profondément à son divin Père de l'avoir abandonné à toutes les angoisses et à l'agonie douloureuse de sa sainte humanité. Quoi donc! disait Marie, Jésus ne trouvera personne pour le consoler! Ah ! sans doute, je suis affligée que ses disciples aient pris la fuite, et que les Juifs, qui doivent à Jésus les aliments, la santé et la vie, le traitent maintenant avec tant de cruauté ; mais que son Père Eternel lui-même l'abandonne , ah ! voilà le comble de ma douleur! O mon Jésus! qui donc vous assistera, si votre infortunée Mère n'a pas la faculté de vous donner le moindre secours! le moindre soulagement?... Il me semble voir cette mère affligée inondée du torrent de ses douleurs. Oh! qu'elle aurait besoin elle-même d'encouragement et de consolation! mais, hélas! où en trouvera-telle? Si elle regarde autour d'elle, elle découvre, du même coup-d'œil, et le Sauveur mourant, qui recommande ses bourreaux à son Père, et les dérisions des prêtres juifs, et la joie féroce des ennemis de Jésus, et tout autour un peuple immense qui lui prodigue les insultes, les malédictions et les blasphèmes. O cœur de Marie! si cruellement déchiré sans la moindre lueur de consolation !


Colloque


O la plus affligée de toutes les mères! quelle fut votre douleur, lorsque vous entendîtes votre Fils expirant s'écrier: « Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m'avez-vous abandonné? et montrer par là l'excès de ses souffrances et la rigueur de la justice du Père céleste, qui, pour augmenter son supplice, l'abandonnait aux angoisses de son humanité. O Marie! je compatis à vos douleurs; et par les larmes amères oie vous versâtes alors, daignez consoler man âme, lorsqu'à ma dernière heure elle se verra abandonnée et du monde et des parents, et de son corps; et faites qu'elle, ne soit pas rejetée de Dieu ni de vous, qui êtes, après Dieu, toute mon espérance et mon unique consolation.


Soupir à Marie


Jésus souffre sur la croix; mais la plus vive peine de son cœur est de voir son Père aussi loin de lui que sa Mère en est près.


Exemple


Un jour, Saint Jean-de-Dieu faisait oraison devant un crucifix qui avait à sa droite Notre Dame des Douleurs et à sa gauche, Saint Jean l'Evangéliste. Pendant que le saint était absorbé dans la plus haute contemplation de la Passion de Jésus et des douleurs de Marie, et qu'il compatissait vivement à leurs souffrances, il vit descendre sur l'autel la très Sainte Vierge et Saint Jean, qui s'approchèrent de lui, et placèrent sur sa tête une couronne d'épines. Ensuite, la très Sainte Vierge lui dit: « Jean, mon Fils, veut que vous vous enrichissiez de beaucoup de mérites par le moyen des épines et des peines ». Alors le saint, transporté d'une extase d'amour par une si précieuse faveur, répondit: « Ah! Très Sainte Marie, les peines qui me viendront de vos mains bénies seront pour moi des fleurs délicieuses et des roses odorantes. L'événement le justifia, car sa belle âme recueillit les fruits immortels de la vie éternelle. (Thom. Auriemma. Chambre de l'âme, part. 3. c. 8.)


Pratique: Réciter le Chapelet des sept douleurs.

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24 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingt-cinquième jour

Douleur de Marie, en entendant les dispositions testamentaires de son Fils


Une mère tendre, comme Marie, au nom de femme que son Fils mourant lui donna à l'exclusion du titre de Mère, dut avoir le cœur navré de douleur. Il est bien vrai que le Sauveur l'appela ainsi, pour ne pas l'affliger davantage en lui donnant, pour la dernière fois, le nom de Mère, ou afin qu'elle ne reçut pas davantage d'insultes comme sa Mère. Cependant la très Sainte Vierge, à qui Jésus avait coûté tant de peines, et qui était si jalouse du titre de Mère de l'Homme Dieu, ne put s'empêcher d'avoir de la douleur de s'entendre donner le titre vulgaire de femme. O Mère infortunée! il vous manquait encore cette amertume pour augmenter le torrent de vos douleurs! Jésus, sur le point d'expirer, pensa, au sortir de ce monde, à sa chère Mère avant de s'occuper de lui-même; et, comme Joseph son époux était mort, il la recommanda à son bien-aimé disciple, et lui enjoignit de la regarder comme sa mère. Il convenait, en effet, de confier le modèle de toutes les vierges à celui qui s'était conservé toujours vierge et pur. Au même instant, le Sauveur s'adresse à sa Mère et lui donne Jean pour Fils: « Femme, voilà votre fils ». O cruel échange! s'écrie ici Saint Bernard, Marie reçoit Jean pour fils, en la place de Jésus; c'est-à-dire, le serviteur au lieu du chef souverain; le disciple au lieu du, maître; l'homme à la place de Dieu! O douleurs inexprimables de Marie ! Lorsqu'elle voit qu'elle perd tout en perdant Jésus! O tourment incompréhensible à toute intelligence créée! Cependant, malgré ce martyre inouï, dès que le Père céleste l'ordonne pour la rédemption des hommes, Marie accepte avec fermeté l'échange si douloureux, et se soumet au décret du Ciel. Elle fit plus encore : comme le Père Eternel livra son fils pour le salut du monde, Marie l'offrit pour la même fin. Mais en devenant la mère du disciple chéri, elle nous adopta tous pour ses enfants; et, suivant un interprète, elle nous engendra tous dans ce moment de douleur suprême où elle vit mourir son Fils adorable. O bonté sans mesure! ô amour inexprimable! ô combien nous coûtâmes à une si tendre Mère au pied de la croix! Hélas! que de larmes inconsolables elle versa en prévoyant que les hommes, en si grand nombre, rendraient inutiles à leur salut le sang de Jésus et le cruel martyre de sa Mère!


Colloque


Mère affligée, combien je vous dois d'actions de grâces pour l'héroïque charité dont vous usâtes envers moi au pied de la croix! Dans mon suprême malheur, vous consentîtes volontiers à perdre tout en perdant Jésus, afin de me délivrer de la mort éternelle. Ah! comment une mère si sainte peut-elle adopter un fils pécheur comme moi? Comment une mère si pure peut-elle s'attacher à une âme aussi souillée et aussi coupable que la mienne? Mais, ô Vierge miséricordieuse! je compatis de tout mon cœur à l'excès de votre affliction; obtenez-moi, je vous en conjure, la grâce de dignement correspondre à votre amour inexprimable, par ma tendre et filiale reconnaissance. Ah! souvenez-vous de tout ce que je vous ai coûté d'amertumes. Que tant de douleurs ne soient pas inutiles pour moi! Montrez que vous êtes ma Mère, dès maintenant, et surtout à l'heure terrible de ma mort; et faites, ô Mère très-aimable! que je me montre votre Fils en mourant avec vous d'amour et de douleur au pied de la croix de Jésus.


Soupir à Marie


Mère désolée, pardonnez au meurtrier de votre Fils, et daignez vous rappeler encore que Jésus me donna à vous pour l'un de vos enfants.


Exemple


Un frère convers de Guastalla, se trouvant à la campagne pour les affaires de son monastère, en 1635, il survint un orage accompagné de tonnerre et d'éclairs; la foudre tua un chien à ses pieds, elle estropia deux paysans qui étaient à ses côtés, elle mit en pièces le fer qu'il tenait à la main; enfin, elle brûla son habit sans toucher au saint scapulaire de Notre Dame des Douleurs, ni à la personne de ce bon frère qui avait invoqué la Reine du Ciel. (Pecoroni Abito et cor. de 7 dol. pag. 124.)


Pratique: Réciter sept Salve Regina en l'honneur de Notre Dame des Douleurs.

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23 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingt-quatrième jour

Douleur de Marie en voyant son Fils souffrir la soif sur la Croix


Le Sauveur crucifié, prêt à rendre sa grande âme, ne se plaint ni de la croix, ni de la couronne d'épines, ni des clous, mais seulement d'une ardente soif. « Sitio ». Jésus se contente d'exposer sa souffrance, Une demande pas, comme il l'avait fait à la Samaritaine, à soulager sa soif. Sa plainte n'était que trop fondée: son corps est épuise par les supplices; il a répandu presque tout son sang par les plaies dont il est couvert; sa bouche divine devait être entièrement desséchée par la soif la plus intolérable! Qui pourrait exprimer la compassion et la douleur de Marie lorsqu'elle entendit la plainte de Jésus? Mon Fils, lui fait répondre Saint Bernard, je n'ai d'eau que celle de mes larmes! Mais quel surcroît à son affliction, lorsqu'elle voit les Juifs inhumains, loin d'être touchés de la soif du Rédempteur, non-seulement lui refuser un faible soulagement, mais s'empresser, à cette occasion, de lui faire souffrir un nouveau tourment, d'insulter à sa douleur, et de présenter au bout d'une canne, à ses lèvres desséchées, une éponge imbibée d'un breuvage amer! O cruauté! ô barbarie dont on n'aurait pas usé envers un esclave! Il était même d'un pieux usage parmi les Juifs de présenter aux condamnés à la mort un vin délicat et généreux, qui pût en quelque sorte assoupir leur sens et détourner leur attention de l'horreur du supplice. Mais à l'égard du Sauveur mourant, on foule aux pieds toutes les lois divines et humaines. Marie en pleura amèrement, étant condamnée à en être témoin; il me semble l'entendre dire en soupirant: O Fils infortuné! puisque l'homme ne correspond à votre amour immense pour lui, que par une cruauté inouïe; puisque, par la plus noire ingratitude, il vous refuse quelques gouttes d'eau, désaltérez-vous; au moins avec mes larmes et le sang de. mes veines! Puis elle devait dire au Père; Eternel : « O Dieu tout-puissant! vous fîtes sortir l'eau des rochers du désert pour. désaltérer votre peuple; vous tirâtes une source d'eau vive du milieu d'une terre aride, pour soustraire à la mort Ismaël mourant de soif; à votre voix, la pierre dure produisit de l'eau limpide pour les enfants de Jacob; votre bras n'est pas raccourci, vous êtes toujours le même, et cependant Votre Fils unique nage dans un océan de souffrances, et endure une soif ardente! O mon Dieu! ces Juifs inhumains osent offrir à Jésus mourant un breuvage amer, et votre droite est inactive, et elle ne punit pas un si horrible attentat!.... Mais je comprends que votre justice irritée frappe votre Fils innocent et qu'il doit lui seul avaler jusqu'à la lie le calice amer de la malice et de l'ingratitude des hommes ». Si Marie s'attache au sens mystique de la soif du Sauveur, c'est-à-dire à son désir de souffrir davantage pour donner à l'homme une nouvelle preuve de l'excès de son amour, cette Mère affligée était bien fondée à s'écrier: « Ah! mon bien-aimé Fils! vous lavez répandu tout votre sang, vous êtes couvert de plaies, et prêt à rendre l'esprit par la violence des tourments, et vous avez soif de nouvelles souffrances! Si vous désirez tant l'amour de vos créatures, je vous offre moi-même mon cœur pour coupe et mes affections pour étancher votre soif d'amour! »


Colloque


Vierge sainte, plus l'heure fatale approche, plus je vois augmenter votre martyre. O mon Dieu! à quel étal vous a réduite le plainte du Sauveur mourant sur sa soif ardente! Hélas! vous n'aviez pas de quoi le désaltérer, et cependant, loin de l'abandonner comme Agar en usa envers Ismaël, vous eûtes la constance héroïque de l'assister jusqu'à la fin; comme l'infortunée Respha, dont les Gabaonites crucifièrent les deux fils, et qui demeura près d'eux sur un rude cilice, pour défendre jour et nuit leurs cadavres: à la différence qu'il ne vous fut pas permis, comme à elle, de défendre Jésus contre la cruauté des Juifs, qui alla jusqu'à l'abreuver sur la croix, même au milieu de mille tourments, d'un fiel très amer! O Marie! la plus malheureuse des mères, par la peine inexprimable que vous en ressentîtes, faites que je puisse soulager la soif de Jésus, par les larmes d'une sincère contrition.


Soupir à Marie


Je vous entends, ô Marie dire à Jésus: « O mon Fils! s'il faut une source de larmes pour vous désaltérer, que je ne cesse jamais d'en répandre ».


Exemple

 

Un jour, Sainte Gertrude considérant les douleurs de Marie, en conçut une si vive compassion, qu'elle fondit en larmes. Alors le Sauveur lui apparut, et pour lui montrer combien il agréait sa compassion pour sa sainte Mère, il recueillit dans ses mains les larmes qui coulaient de ses yeux et les renferma dans un vase d'or. La sainte fut extrêmement confuse de cette complaisance divine, et en fut admirablement encouragée dans sa dévotion à Notre Dame des Douleurs. (Petr. Del Pezzo, specol. 7 dol. Mar. Lect. 7. )


Pratique: Réciter le Chapelet de Notre Dame des Douleurs.

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22 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs

Vingt-troisième jour

Douleurs de Marie au pied de la croix


 

La douleur d'une mère qui Voit mourir son fils est si vive; que Dieu a voulu qu'on l'épargnât aux animaux mêmes, en ordonnant de ne jamais sacrifier l'agneau simultanément avec sa mère, afin que la brebis ne fût pas doublement victime, d'abord par l'amour de sou fruit, et ensuite en étant elle-même immolée. L'infortunée Agar, errant dans lei déserts de Bersabée, où il n'y avait pas une goutte d'eau voyant que son fils allait mourir de soif, le mit sur une pierre, et s'étant un peu éloignée, elle fondait en larmes et ne se sentait pas le courage du voir mourir sou fils. O mon Dieu! quelle force infiniment supérieure à la fragilité humaine n'a-t-il pas fallu à Marie au pied de la croix, pour voir son Fils adorable lâchement trahi, renié, abandonné de ses plus chers disciples, en butte à la haine et à l'exécration des Scribes et des Pharisiens, et condamné, par un juge inique, au supplice le plus infâme et le plus douloureux? Cependant, malgré sa timidité virginale, Marie assiste à l'exécution de cette infernale sentence, en présence de tant d'ennemis acharnés, qui, la reconnaissant pour la mère du crucifié, ne lui épargnent ni les insultes, ni les malédictions, ni les blasphèmes. O que de combats intérieurs elle éprouve en ce moment! elle pense qu'en manifestant sa douleur immense, elle augmenterait celle de son Fils mourant; que fera-t-elle? Semblable à une fournaise ardente dont les flammes s'élancent en haut avec violence, et ne trouvant point d'issue, se répercutent de la voûte sur elles-mêmes, et forment un brasier brûlant qui dissout et consume tout; le cœur de Marie s'efforce d'étouffer ses transports douloureux qui tendent à paraître au dehors, au risque de se consumer lui-même dans une fournaise d'amertumes. O tourment inexprimable! ô supplice inouï! Ah! tandis qu'elle demeure haletante et comme suffoquée auprès de la croix de son Fils, elle est elle-même crucifiée avec lui, disons mieux, le cœur de Marie renferme en même temps et la croix et Jésus crucifié; ou bien, suivant Saint Bonaventure, la croix tourmente à la fois deux victimes: Jésus-Christ dans son corps, et Marie dans son âme. « O Vierge sainte! disait-il, où étiez-vous? était-ce auprès de la croix? Ah! c'est plutôt dans la croix où vous souffrez avec votre divin Fils; car vous y êtes crucifiée avec lui: à la différence qu'il a l'est dans son humanité et vous dans votre cœur. O merveille! O prodige étonnant! vous êtes tout entière dans les plaies de Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié tout entier est dans le plus intime de votre cœur! » Saint Augustin donna à la mère des Macchabées le titre de sept fois martyre, parce qu'elle assista au martyre de ses sept fils; nous avons encore plus de raison de dire que Marie ne fut pas seulement martyre avec Jésus-Christ, ou plutôt co-martyre de Jésus-Christ, suivant l'expression de Saint Jérôme; mais nous dirons que le Sauveur ayant été plus que martyr et chef de tous les martyrs, par là même Marie fut plus que martyre, et qu'elle fut ajuste titre appelée la Reine de tous les martyrs.

Colloque

Vierge affligée, combien le glaive prophétique déchire votre cœur maternel! Si vous levez les yeux, vous voyez le fils le plus aimable et le plus saint, sur un bois infâme, le corps appuyé sur ses plaies. Si vous regardez devant vous, vous êtes témoin des dérisions des prêtres juifs autour de la croix, des blasphèmes des Pharisiens, et de la joie féroce des ennemis de Jésus, qui se font un jeu de tirer au sort ses vêtements sacrés. Si vous jetez les yeux autour de vous, de toutes parts, s'offre à vos regards affligés une multitude furieuse qui se moque de votre Fils, et qui l'accable de reproches, de malédictions et de blasphèmes. Ah! le péché est donc un mal horrible, puisque pour apaiser la justice divine, il n'a fallu rien moins que l'immolation de l'admirable humanité du Sauveur, et du cœur d'une vierge Mère. Ah! de grâce, O Mère de douleurs! faites qu'à l'avenir je ne retombe plus dans ce maudit péché, et que me dépouillant tout-à-fait des affections terrestres, je ne cesse jamais de compatir à vos douleurs.

Soupir à Marie

O Marie! si les Anges de paix pleurèrent en voyant mourir Jésus, quelle fut la douleur de votre cœur maternel?

Exemple

L'an 1702, un sculpteur de Galéate, dans la Romagne, se rendait à Césène chargé de ses outils. Tandis qu'il traversait le lit d'un fleuve, il fut surpris par une inondation et emporté par le courant il implora aussitôt le secours de Notre Dame des Douleurs, dont il avait heureusement le scapulaire sur lui. A l'instant il se sentit prendre par les cheveux et tirer hors de l'eau. Il leva les yeux et vit la très Sainte Vierge qui, après l'avoir transporté sur la rive opposée, disparut. ( Greg. Alasiae in Alphab. Hist. Deodat. de Laurent. )

Pratique: Réciter le tiers du Rosaire, en méditant les mystères douloureux et les peines de la très Sainte Vierge.

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21 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingt-deuxième jour

Crucifiement du cœur de Marie au crucifiement de son Fils


Le cœur du divin Rédempteur étant uni au cœur de sa sainte Mère par le sang et par l'amour, il s'ensuit nécessairement que les souffrances de l'un étaient communes à l'autre. Il y a plus, Marie aimant son divin Fils beaucoup plus qu'elle ne s'aimait elle-même, elle devait ressentir les douleurs de Jésus plus vivement que si elle les avait endurées dans son propre corps. Qui pourrait donc, je ne dis pas expliquer mais seulement imaginer ses angoisses mortelles, lorsqu'arrivée à la cime du Calvaire, elle vit les Juifs dans la jubilation et la lie du peuple, se livrant aux transports d'une joie satanique, parce que le Dieu de Nazareth allait être crucifié? O Ciel! quels furent les déchirements de son cœur, en voyant étendre la croix à terre, préparer les clous, approcher les marteaux, dépouiller de nouveau l'agneau divin avec tant de violence que les plaies de tout son corps en furent toutes rouvertes; le jeter d'un seul coup sur l'instrument du supplice; en voyant Jésus se collant à la croix avec un amour infini, et comme une victime volontaire, entendant les bras et offrant volontiers ses mains et ses pieds pour être cloués? Quel spectacle pour Marie! quel océan de douleurs pour elle, comme elle le révéla à Saint Anselme! Les bourreaux étendent cruellement la main droite du Sauveur, et, ouvrant la paume, ils y placent un clou. meurtrier que l'un d'entre eux enfonce d'un coup de marteau si violent, que le fer déchire les tendons, perce les os et le bois de part en part. O atroce barbarie! O tendre Mère! le coup retentit dans son cœur déchiré, elle tombe et demeure quelque temps hors de ses sens! Le crucifiement continue, et quand il est terminé on élève la croix sur la cime du Golgotha, et en ce moment les cris de la multitude furieuse rappellent Marie de son évanouissement: elle se lève tremblante sur ses pieds, elle lève les yeux, et voit son. amour crucifié, dont le corps pose sur ses plaies, la tête baissée, n'ayant que son sang pour tout vêtement; couvert de la pâleur de la mort, et presque expirant dans les convulsions et les angoisses du supplice. Marie l'aperçoit au milieu de deux voleurs crucifiés avec lui, exprès pour mettre le comble à son ignominie. Elle voit le sang qui coule à flots de ses mains et de ses pieds cloués, sa tête qui ne peut s'appuyer sur le bois meurtrier sans que la couronne d'épines ne s'enfonce davantage dans sa tête auguste; elle voit... ô mon Dieu! elle finit par baisser les yeux, car elle ne peut plus tenir à une vue si horrible. Cependant, elle force la nature à se taire, et s'élevant au-dessus d'elle-même, du fond de l'autel secret de son cœur, elle offre à la fois au Père Eternel, la victime de son Fils sacrifié, et celle du martyre de son propre cœur.


Colloque


O sainte Mère! je suis saisi d'horreur en pensant au martyre de votre cœur sur la cime du Calvaire, auprès de la Victime si chère à votre âme, qui s'immolait pour le salut des hommes. O mon Dieu! vous voyiez les marteaux lancés dans l'air, vous en entendiez les coups redoublés, vous considériez les clous meurtriers qui attachèrent Jésus au bois infâme, le sang divin qui coulait de nouveau de ses plaies rouvertes, les convulsions, le tremblement, les angoisses de l'Agneau de Dieu, vous pûtes voir tout cela, et vous n'en mourûtes pas! Mais je comprends que le prodige qui vous soutint dans cette épreuve sans pareille, ce fut votre volonté constante, invincible et héroïque qui vous fit souscrire d'une manière admirable au décret du Père céleste, et à la volonté de son Fils pour la rédemption désirée du genre humain. Le Père adorable voulut donner son Fils unique pour le salut du monde, et vous, la mère de ce Sauveur selon son humanité, vous offrîtes ce même Fils pour la même fin. Ainsi Jésus offrait son corps adorable en holocauste, et du fond de votre cœur vous immoliez votre esprit et vous ne vous appliquiez à ne vouloir que ce qui était écrit dans le Ciel, soit sur votre Fils, soit sur vous, pour que les hommes fussent rachetés. O bonté! ô amour inexprimable! Mais, ô tendre coopératrice de notre rédemption ! puisque vous avez tant souffert pour cette grande œuvre, faites au moins que je n'en perde jamais le souvenir!


Soupir à Marie


Pourquoi la douleur vous laisse-t-elle encore la vie? O mère affligée! pourrez-vous soutenir la vue de votre Fils crucifié et mourant?


Exemple

 

Thomas Ilanus, de la province du Tyrol, fut condamné au supplice de la roue pour plusieurs crimes. Il fut assisté du Père Etienne Marie Pichier, de l'Ordre des Servites, qui le revêtit d'abord du scapulaire de Notre Dame des Douleurs, et ensuite lui donna l'indulgence plénière qui est accordée aux associés à l'article de la mort. Lorsque le bourreau eut étendu le patient sur l'échafaud, il lui donna deux coups violent sur chaque bras et trois coups sur la poitrine, sur laquelle le scapulaire était étendu comme le religieux l'avait recommandé. Mais Thomas, sans se décourager, quoique sa poitrine s'enflât, et qu'il rendît le sang par la bouche, implorait le secours de Notre Dame des Douleurs. Le bourreau continua à le frapper sans pitié, surtout aux jointures, avec une roue ferrée; Thomas, fortifié du saint scapulaire, demeurait comme impassible. Enfin on le descendit de l'échafaud, et on retendit sur un pieu à terre. Là il invoquait Jésus et Marie à l'étonnement général. car on ne voyait en lui aucun symptôme de mort. On l'attribua à un miracle éclatant de Notre Dame des Douleurs. On détacha le patient, et on le transporta sur une chaise au couvent des Servîtes, trois chirurgiens, envoyés par le tribunal le visitèrent: ils trouvèrent ses os et autres membres sans aucune lésion. Thomas rendit grâces à la très-Sainte Vierge, et y laissa les instruments du supplice et le scapulaire qu'on voit intact, malgré les chocs redoubles d'une lourde roue. (Pecoroni. Ab. et corona 7 dol. Page 125)


Pratique: Compatir à Notre Dame des Douleurs par un exercice en l'honneur du cœur affligé de Marie.

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20 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingt et unième jour

Douleur de la sainte Mère de Jésus quand elle le rencontra portant sa croix, et en l'accompagnant au Calvaire


A peine le faible et inique gouverneur eut-il abandonné le divin agneau à la fureur du peuple déicide, que la croix fut préparée et que le funèbre cortège se mit en marche. Tendre Mère! qui aura l'attention de vous éloigner d'un pareil spectacle? O Madeleine! Salomé! Marie de Cléophas! et vous, disciple bien-aimé, empêchez à la très Sainte Vierge de voir son Fils chargé du bois infâme, hors d'haleine, déchiré, tout sanglant, à demi mort, et de chute en chute se rendant au Calvaire..., Hélas! cette vue ne lui sera pas épargnée; rien ne l'arrête, ni sa timidité virginale, ni la multitude des assistants, ni l'horreur du supplice. Marie, en proie elle-même à des angoisses mortelles, accourt pour faire le dernier adieu à Jésus, et le voir pour la dernière fois. Il va passer, le bruit des armes, le son de la trompette funèbre se font entendre et annoncent le prochain supplice du Sauveur du monde; déjà apparaît le drapeau noir, suivi d'un peuple en délire et transporté d'une joie infernale; on voit les ennemis de Jésus applaudissant dans les groupes à leur barbare triomphe; et, au milieu de cette troupe furieuse, Marie voit son doux Jésus, elle le distingue aux cordes et aux chaînes tient il est inhumainement garrotté, à la lourde croix dont il est chargé, et aux coups que ses bourreaux féroces ne cessent de lui porter. Marie voit Jésus, mais quelle vue déchirante! quelle rencontre mortelle! Elle le voit couvert de sang de la tête aux pieds, inondé de sueur, de boue et de crachats: les yeux du Fils et de la Mère se rencontrent; Marie, les yeux fixés sur Jésus, s'élance vers lui, et lui tend les bras; mais elle ne peut ni l'atteindre, ni lui parler. Les archers la repousse avec cruauté, et la foule, la rapidité de la marche n'ont pas permis l'échange d'un seul mot entre Jésus et Marie! mais quelle expression dans leur rapide regard! quel langage ineffable entre leurs cœurs! Marie reçoit dans le sien, comme dans un miroir fidèle, toutes les douleurs et les amertumes de Jésus, qui est accablé de ses peines et de celles de sa Mère; et du cœur de Marie viennent se refléter, dans le cœur de Jésus, les douleurs de sa Mère et les siennes propres. O mon Dieu! quel cruel moment pour Jésus et pour Marie! son cœur maternel succombe à une si dure épreuve; elle pâlit et tombe en défaillance. Ah! si les femmes juives furent touchées de compassion jusqu'à ne pouvoir retenir leurs larmes, si la pieuse Véronique, n'écoutant que son émotion, courut appliquer un Suaire à Jésus, pour lui essuyer le visage, que dut éprouver le cœur de la Mère du Sauveur? Revenue un peu de sa langueur mortelle, elle lance un regard de douleur sur le chemin du Calvaire, et voit qu'un nouvel achoppement précipite à terre le Sauveur mourant sous le fardeau de la croix, et que le sang divin coule des blessures qui sont rouvertes par le choc. A cette vue, ses pleurs redoublent; et cependant, sans s'arrêter, elle porte plus loin ses pas chancelants. Pâle, languissante, ne cessant de soupirer, à l'aide des saintes femmes et du disciple chéri, elle suit son Fils, portant elle-même, suivant l'expression d'un Père, une croix meurtrière dans son cœur; et lorsqu'elle apercevait la voie douloureuse toute arrosée du sang précieux du Sauveur, qui pourrait dire les impressions qu'elle en recevait? qui pourrait imaginer ses soupirs et ses larmes?


Colloque


O Marie! quel affreux supplice pour vos yeux très-purs, de voir votre divin. Fils sur le chemin du Calvaire, meurtri, déchiré et tombant sous le poids de la croix! Ah! jetez sur moi un regard de compassion, brisez la dureté de mon cœur, afin qu'il compatisse à vos douleurs et que je conçoive une vive contrition de mes péchés, qui furent la véritable cause des souffrances de Jésus et des vôtres. Ah! puissé-je, docile à la grâce, imiter votre patience sur le chemin du Calvaire, votre fidélité inviolable à suivre Jésus souffrant, et votre générosité à mépriser les insultes de ce peuple insolent et barbare! De grâce, obtenez-moi la force de suivre l'exemple de Jésus et le vôtre, en supportant mes peines avec patience, et d'alléger à mon Sauveur le fardeau de sa croix, en renonçant aux péchés qui la lui rendirent si pesante, et qui mirent le comble à votre douleur quand vous le rencontrâtes.


Soupir à Marie


O Marie! vous regardez Jésus allant au Calvaire, mais vous ne sauriez le reconnaître à ses traits, tant ses larmes, sa sueur et son sang le défigurent sous le fardeau de la croix.


Exemple


Le bienheureux François Patrizi, de Sienne, dont la naissance fut un bienfait de Marie, se revêtit, à l'âge de douze ans, du scapulaire de Notre Dame des Douleurs, et récita chaque jour, en son honneur, cinq cents Ave; Maria; il en méditait sans cesse les mystères avec une grande abondance de larmes. Il établit dans son pays le tiers ordre de Notre Dame des Douleurs, et ne cessa d'en propager la dévotion. La Reine des martyrs correspondit généreusement à l'amour particulier de ce cher fils. D'abord , un jour qu'il était tombé en défaillance, la très-Sainte Vierge le fit revenir à lui-même par l'odeur d'un bouquet de roses fraîches; ensuite, elle l'avertit du jour de sa mort. Et, enfin, pour le récompenser d'avoir récité tant d'Ave Maria pour la consoler dans ses douleurs, elle voulut faire sortir de sa bouche, quarante ans après sa mort, un lys très beau et admirable, dont les feuilles portaient, imprimé en lettres d'or, ces mots: « Ave Maria », et elle préserva son corps de la corruption du tombeau. (Philip. Ferraris. In Cathal. S.S. Itali.)


Pratique: réciter le petit Chapelet des sept douleur.

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19 septembre 2010

Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Vingtième jour

Douleur de Marie envoyant Jésus couronné d'épines et exposé sur la galerie de Pilate


La fureur des Juifs ne fut pas satisfaite par la cruelle flagellation de Jésus. Une compagnie de soldats du Prétoire voulut, par une barbarie inouïe , faire du Sauveur un roi de théâtre. Oh! qui pourrait exprimer la véhémente douleur de Marie quand elle vit placer une couronne d'épines meurtrières sur la tête de son divin Fils, quand elle vit une main armée de fer, enfoncer à coups redoublés cette couronne, et la faire pénétrer jusqu'aux fibres délicates du cerveau de Jésus, qui n'aurait jamais pu survivre à ce supplice, s'il n'eût été Homme-Dieu, On le revêt d'un haillon de pourpre, par dérision; on lui donne un roseau pour sceptre; on le salue; on l'injurie; on l'adore et on le frappe tout à la fois. Q moqueries sacrilèges! ô ignominie du Fils de Dieu! ô douleurs de Marie! A cette vue, elle fond en larmes, son cœur tombe en défaillance, elle est près de mourir de compassion! C'est dans cet état de douleur, d'avilissement, on pourrait dire d'agonie, que Jésus est conduit au tribunal de Pilate: ce gouverneur, comme en riant de voir donner le titre de roi à celui qui a perdu la ressemblance d'un homme, le présente aux Juifs, en disant: « Voilà l'Homme, voyez en quel état il est réduit ». A ces mots, la Mère désolée jette un regard de douleur et voit son Sauveur tellement déchiré, qu'il a perdu la forme humaine. « Voilà l'Homme »: il a la tête transpercée d'épines; sa barbe et ses cheveux sont collés et glacés; ses yeux sont mourants et couverts de sang; il a les joues livides et souillées de crachats, la poitrine déchirée par les fouets, les bras enflés, les épaules couvertes d'un vil haillon, un roseau à la main, par dérision; en un mot, dit Sainte Brigitte, il n'est plus qu'ignominie et douleur, et à cette vue, Marie pâlit; elle tremble et tombe en défaillance. Ensuite, quand elle est un peu revenue a elle-même, du fond du cœur elle dit aux Juifs perfides: « O peuple aveugle! regardez votre Père, votre Rédempteur, votre Dieu! il s'est réduit à cet état pour votre amour: oserez-vous encore demander son sang et provoquer sa mort? » Hélas! ces ingrats virent Jésus dans cette extrémité déplorable; et, oubliant les prodiges sans nombre qu'il avait opérés en leur faveur, ayant perdu tout sentiment d'humanité, ils crient avec plus de fureur que jamais: « Otez-le de devant nos yeux, crucifiez-le »; et cette émeute infernale ne fait entendre que des cris de sang et de mort. O aveuglement! ô mon pauvre Fils! reprend en secret l'auguste Mère du Rédempteur, ils veulent donc tous votre mort? ils oublient que vous avez guéri les aveugles, fait marcher les boiteux; ils oublient que vous les avez nourris miraculeusement lorsqu'ils vous accompagnaient; ils oublient que vous avez ressuscité les morts; ô monstrueuse ingratitude!


Colloque


Vierge affligée, comment pourrais-je retenir mes larmes et mes soupirs à te vue des vôtres? vous ne pouvez vous consoler en voyant votre Fils adorable couronné d'épines et tourné en dérision comme un roi de théâtre; une pâleur mortelle couvre votre visage délicat; l'éclat de vos yeux est obscurci; votre cœur est oppressé parla douleur, et vous êtes prête à rendre votre âme affligée. Hélas! en vous voyant à demi-morte à la vue du supplice que mes mauvaises pensées ont fait endurer aux augustes tempes du Sauveur, mon cœur restera-t-il insensible et ns sera-t-il point touché de vos peines? O Mère affligée! prenez plutôt une des épines meurtrières de ce sanglant diadème, et percez-en mon cœur coupable, afin que, par cette douleur, il apprenne à compatir dignement à votre immense affliction.


Soupir à Marie


Les tourments inexprimables qu'endure Jésus dans son corps, sont profondément empreints dans le cœur de sa Mère désolée.


Exemple

 

Deux pèlerins logés dans une auberge près de la ville de Grenade, partirent à l'aube du jour, et laissèrent dans une chambre écartée une caisse qu'ils avaient amenée avec eux. On remarquait chaque nuit une vive lumière dans cette chambre. Après avoir renouvelé plusieurs fois cette observation, on découvrit que la lumière la plus éclatante sortait des alentours du dessus de la caisse. L'Archevêque en fut averti: il examina le prodige, se transporta en cérémonie à l'auberge, s'approcha avec respect de la caisse miraculeuse, et d'une main, à la fois respectueuse et tremblante, il l'ouvrit en présence du peuple, et y trouva une magnifique statue de Notre Dame des Douleurs, On ne saurait exprimer l'étonnement, la joie et l'attendrissement de l'assistance. Le prélat ne voulut pas faire sur-le-champ la translation, pour attendre, pendant quelques jours, les deux pèlerins, qu'on suppose, avec raison, être deux Anges. Mais comme ils ne reparurent plus, le prélat procéda à une translation très solennelle, et dans cette cérémonie, Notre-Darne-des-Douleurs opéra plusieurs miracles insignes. (Ex relat. P. M. Epiph. Bedo.)


Pratique: Faire au plus tôt la sainte Communion en l'honneur de Notre Dame des Douleurs.

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