29 octobre 2008

Le petit Chapelet de l'Amour

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Le petit Chapelet de l'Amour


Pour ces derniers temps, en plus de la dévotion envers Ma Mère (le Rosaire), Je désire que vous m’exprimiez votre amour par la récitation d’un petit chapelet, comme je vais vous montrer.


Forme différente de la manière habituelle de réciter le chapelet, suivre l’ordre ci-dessous:

Signe de croix : Au Nom du Père, du Films et du Saint Esprit!

Dieu, venez à notre aide !

Seigneur venez à notre secours!

Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit.

Sur les grains du Notre Père : Jésus, mon amour, j’ai confiance en Vous !

Sur les grains des je vous salue Marie :

1ére dizaine : Jésus, je Vous aime, pardonnez-nous !

2éme dizaine :Jésus, je Vous aime, sauvez-nous !

3éme dizaine : Jésus, je Vous aime, guérissez-nous !

4éme dizaine : Jésus, je Vous aime, délivrez-nous !

5éme dizaine : Jésus, je Vous aime, sanctifiez-nous !

Sur les grains qui mènent à la Croix :

Réciter le credo, Notre Père, Jésus, j’aime Votre Église, Sauvez-la ! (trois fois)

Pour le triomphe du Cœur Immaculé de Marie : Je vous salue Marie...


Pour que vienne rapidement Jésus dans sa Gloire : Notre Père... Gloire au Père... Amen !

Téléchargez le texte du Petit Chapelet de l'Amour (pdf) en cliquant ici


24 octobre 2008

Chemin de Croix avec Marie

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« Nous vous adorons, ô Christ dans toutes les églises du monde entier, et nous vous bénissons parce que vous avez racheté le monde par votre sainte croix! ». (Saint François d'Assise, Legenda Major 4: 3)

Chemin de Croix avec Marie

Introduction

Marie, célébrée par la liturgie comme Notre Dame des douleurs, a accompagné son fils Jésus sur le chemin du Calvaire. Dans la chapelle du Rosaire de Vence (Alpes-Maritimes), l’artiste Matisse présente dans son Chemin de croix Marie qui marche devant son fils. Marie n’a pas ressenti uniquement la souffrance de son enfant comme toute mère peut l’éprouver dans ses entrailles maternelles. À la suite de Jésus, Marie priait méditant dans son cœur les paroles et les événements de la vie de son fils. Fille d’Israël, pleinement juive, Marie faisait aussi mémoire des paroles des prophètes qui avaient annoncé la venue du Messie Serviteur souffrant (Isaïe 52, 13 ; 53, 12). Dans les rues de Jérusalem, le vendredi saint, Marie communie à la Passion de Jésus tout en demeurant ancrée dans le mystère du Père que son propre fils lui a fait comprendre à travers ses prédications et la prière du Notre Père. La spiritualité mariale ne consiste pas à dire « Marie, Marie » mais à croire en Jésus. Marie ne nous demande pas de la regarder mais elle oriente notre cœur vers son fils : « Faites tout ce qu’il dira » (Jean 2, 5). La mort de Jésus élevé sur la croix conduit l’humanité au zénith de son histoire par son amour plus puissant que les puissances de mort. Avec Marie, guide et modèle des chrétiens, mettons nos pas dans les pas de Jésus qui avance librement vers la mort pour nous réconcilier avec son Père et notre Père, son Dieu et notre Dieu.

01
Première station : Jésus est condamné à mort

De l’évangile selon saint Jean : « Pilate prend Jésus et le fait flageller. Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posent sur la tête, et ils le revêtent d’un manteau de pourpre ; et ils s’avancent vers lui et disent : "Salut, roi des Juifs ! " Et lui donnent des coups. De nouveau, Pilate sort dehors et leur dit : "Voyez, je vous l’amène dehors, pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation." Jésus sort donc dehors, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre ; et Pilate leur dit : "Voici l’homme !" Lorsqu’ils le voient, les grands prêtres et les gardes vocifèrent, disant : "Crucifie-le ! Crucifie-le !" Pilate leur dit : "Prenez-le, vous, et crucifiez-le ; car moi, je ne trouve pas en lui de motif de condamnation." Les Juifs lui répliquent : "Nous avons une loi et d’après cette loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu" » (Jean 19, 1-7). D’après les autorités juives Jésus est condamné à mort pour blasphème. De son côté, Pilate craint la réaction de la foule manipulée par les grands prêtres et la mauvaise image de marque auprès de César qui découlerait d’une éventuelle agitation politique à Jérusalem. Sa carrière pourrait être compromise. Il s’agit d’un procès truqué où les responsables juifs et romains se renvoient mutuellement la balle. Pilate publiquement se lave les mains : « Je ne suis pas responsable de ce sang ; à vous de voir » (Matthieu 27, 24). « Voici l’homme ! », voici l’homme parfait sans idée du mal, conduit à la mort comme un agneau à l’abattoir. Seigneur Jésus, par les souffrances de ta Passion, nous te prions de nous délivrer de l’aveuglement, de l’orgueil et de la jalousie. Accorde-nous le discernement, la droiture et la force nécessaire pour vaincre le mal par le bien même dans la persécution.

02
Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix

Du prophète Isaïe : « Objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu’un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n’en faisions aucun cas. Or ce sont nos souffrances qu’il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison » (Isaïe 53, 3-5).Il y a le poids de la croix en bois, il y a le poids du péché de chaque homme. Jésus souffre dans son corps et dans son âme. Souffrance infinie à la mesure de son amour infini pour l’humanité. Seigneur Jésus, fils de David, aie pitié de nous, pécheurs.

03
Troisième station : Jésus tombe pour la première fois

De l’évangile selon saint Jean : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd » (Jean 12, 24-25). Jésus qui a dit « sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15, 5) tombe maintenant par terre sans forces. Lui, de condition divine, s’est dépouillé de la gloire qui était la sienne dès avant la fondation du monde. Devenu semblable aux hommes, il s’est abaissé jusqu’à porter une croix. Donnez-moi quelqu’un qui aime et il comprendra ce que Jésus fait ! Seigneur Jésus, apprends-nous à aimer comme toi. Délivre-nous de la volonté de puissance et de domination ! Fais-nous passer de l’amour qui prend à l’amour qui donne.

04
Quatrième station : Jésus rencontre sa mère

De l’évangile selon saint Luc : à Jérusalem, lors de la présentation de Jésus au temple, Syméon avait dit à Marie : « Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction, – et toi-même, une épée te transpercera l’âme ! – afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs » (Luc 2, 34-35). Sur le chemin du Calvaire, les hurlements de la foule et la souffrance de Jésus transpercent le cœur de Marie, sa mère. Il ne s’agit pas de se lamenter devant l’injustice. Il faut choisir et agir. Les uns injurient Jésus, Judas l’a trahi, Pierre l’a renié, d’autres l’ont oublié. Il y a débat en Israël : qui est cet homme, Jésus ? Les réponses apportées sont contradictoires. Dans les ténèbres du vendredi saint, la foi de Marie comme une petite flamme résiste aux vents contraires. Le cœur aimant et lumineux de Marie attire notre regard. Jésus pose son regard sur sa mère fidèle. En elle il peut contempler l’humanité telle que Dieu son Père l’a voulue. Aujourd’hui encore nous contemplons en Marie comme dans un miroir très pur l’humanité réussie, épanouie, en état de grâce, comblée de l’amour de Dieu à la mesure de sa foi. Seigneur Jésus, nous te prions pour les condamnés sans foi ni espoir ; nous te prions aussi pour leurs mères, remuées dans leurs entrailles, lors de leur emprisonnement ou de leur mort. Nous te confions ceux qui sont seuls dans la détresse. Fais de nous des artisans d’amitié. Accorde à chacun le regard aimant des proches dont il a besoin pour continuer à vivre et à espérer.

05
Cinquième station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

De l’évangile selon saint Luc : « Les soldats mettent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revient des champs, et le chargent de la croix pour la porter derrière Jésus » (Luc 23, 26). Simon de Cyrène n’a pas demandé à porter la croix. Il rentrait fatigué d’une journée de travail aux champs. Il méritait le repos à la maison. Nous pouvons imaginer les murmures de Simon qui se voit imposer une corvée : aider un condamné sur le chemin de la mort. Mais nous pouvons aussi imaginer Simon en train de découvrir  le mystère de Jésus aidé par la proximité physique et le partage du poids de la croix. Il a pu alors changer d’avis transformé par l’amour si proche du Fils de Dieu fait homme et considérer ce vendredi saint comme le jour le plus important de son existence. Seigneur Jésus, apprends-nous à être généreux, à servir Dieu et les autres, à donner sans compter, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser pour les autres, sans attendre  d’autre récompense que d’accomplir ta Volonté. (Saint Ignace de Loyola)

06
Sixième station : Véronique essuie la face de Jésus

De l’épître aux Colossiens : « Jésus Christ est l’image du Dieu invisible, premier-né de toute créature » (Colossiens 1, 15). Nul n’a jamais vu Dieu. Jésus est l’image du Dieu invisible. Qui voit Jésus voit le Père. Celui qui entend la parole de Jésus entrevoit le mystère caché du Père. La Parole de Jésus fait voir Dieu. D’après une pieuse tradition, une femme nommée Véronique aurait essuyé le visage ensanglanté de Jésus dont les traits seraient restés gravés sur le linge en signe de la reconnaissance divine envers ce geste de compassion. L’étymologie de Véronique, « véritable image », fait bien penser au sens de cet événement : le visage de Jésus – Dieu fait homme – nous révèle le visage invisible du Père. Pour les chrétiens Dieu est Esprit et nulle image ne saurait le représenter correctement. En revanche, à la lumière du mystère de l’Incarnation, les artistes ont peint le visage humain, image de Dieu, qui rappelle le visage de Jésus. La connaissance de Dieu passe par des médiations terrestres dont la plus belle est celle du visage de l’homme, sommet et but de toute la création.Véronique nous rappelle que le moindre geste d’amour accompli envers quelqu’un concerne Jésus lui-même qui s’identifie à tout homme sans distinction de race ni de religion : « Ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les hommes c’est à moi que vous l’avez fait », dit Jésus (Matthieu 25,45). Pardon, Seigneur Jésus, de n’avoir pas voulu te reconnaître en chaque homme.

07
Septième station : Jésus tombe pour la deuxième fois

Du psaume 90 : « Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger approcher de ta demeure : Dieu donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. Les anges te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres ; tu marcheras sur la vipère et le scorpion, tu écraseras le lion et le dragon. » À la synagogue Jésus a chanté ce psaume. Et pourtant Jésus tombe pour la deuxième fois. Où est Dieu ? Que fait-il ? Pourquoi le saint subit-il des outrages alors que le méchant prospère ? Dans sa chair d’homme, semblable à la nôtre, Jésus fait l’expérience de la faiblesse et du découragement. Il continue de faire confiance à son Père. Parole donnée à son Père jamais reprise : « Voici, je suis venu pour faire ta volonté » (Hébreux 10, 9). Seigneur Jésus, délivre-nous du découragement qui est la tentation préférée du diable.

08
Huitième station : Jésus parle aux femmes qui le suivent

De l’évangile selon saint Luc : « Le peuple, en grande foule, suit Jésus, ainsi que des femmes qui se frappent la poitrine et se lamentent sur lui. Se retournant vers elles, Jésus dit : "Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !" » (Luc 23, 26-28). Jésus ne cherche pas à nous apitoyer sur son sort mais à éveiller notre conscience. Ce n’est pas celui qui pleure ou qui s’exclame « Seigneur, Seigneur » qui entrera dans le Royaume des cieux mais celui qui se reconnaît pécheur et qui change de mentalité et de conduite. Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où il y a la haine que je mette l’amour. Là où il y a l’offense que je mette le pardon. Là où il y a la discorde que je mette l’union. Là où il y a l’erreur que je mette la vérité. Là où il y a le désespoir que je mette l’espérance. Là où il y a les ténèbres que je mette la lumière. Là où il y a la tristesse que je mette la joie. Fais que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer. (Saint François d’Assise)

09
Neuvième station : Jésus tombe pour la troisième fois

Du psaume 34 : « Des gens se rient de ma chute, ils s’attroupent contre moi, ils m’éprouvent, moquerie sur moquerie, grinçant des dents contre moi. » Par trois fois Jésus tombe, par trois fois il pardonne dans son cœur. C’est par ignorance qu’ils torturent Jésus. Ils ne l’auraient jamais fait s’ils avaient reconnu en lui le Saint d’Israël, le Seigneur de gloire (Actes des Apôtres 3, 17). Seigneur Jésus, accorde-nous la grâce de ne faire à  personne ce que nous redoutons pour nous.

10
Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements

De l’évangile selon saint Jean : « Les soldats prennent les vêtements de Jésus dont ils font quatre parts, une pour chaque soldat, et la tunique. Cette tunique était sans couture, tissée d’une pièce de haut en bas, ils se disent entre eux : "Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l’aura" » (Jean 19, 23-24). Jésus n’a pas révélé le mystère de son Père en déployant la puissance des armées ou la séduction de l’argent. Il a fait resplendir l’amour de Dieu par la folie de la croix. Jésus parle avec autorité car il fait ce qu’il dit. Doux et humble de cœur, il prêche par la parole et par l’exemple. En lui point d’égocentrisme ou de narcissisme. Né à Bethléem dans la pauvreté, Jésus va mourir sur le Calvaire dépouillé de sa réputation, de ses vêtements, de sa gloire divine tenue cachée sous le voile de sa chair. En danger de mort, il ne retire pas ses billes : « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même » (sainte Thérèse de l’Enfant Jésus). Les paroles de l’Eucharistie s’accomplissent au cours de la Passion : « Voici mon corps livré pour vous ; voici mon sang versé pour vous ». Jésus donne sa vie pour le salut du monde dans un acte d’amour absolu et parfait : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15, 13). Sa tunique sans couture symbolise la vocation de l’Église appelée à vivre l’unité par la charité : « Que tous soient un, Père, comme tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jean 17, 21). L’apôtre Paul exhorte les chrétiens à offrir leur existence en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, à la suite du Christ qui offre sa vie et sa mort au Père. Seigneur Jésus, accorde-nous la grâce de t’offrir toute notre vie par amour sans partage.

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Onzième station : Jésus est crucifié

De l’évangile selon saint Matthieu : « Au Golgotha, les soldats donnent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel. L’ayant goûté, il ne voulut pas boire […] Les passants l’insultaient hochant la tête et disant : "Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix !" » (Matthieu 27, 40). « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter cela ? » disent certains au moment de la maladie, de l’échec ou du deuil. Nous avons à passer d’une image de Dieu qui peut tout et qui n’agirait pas par mollesse ou distraction au véritable visage de Dieu manifesté par Jésus. Autrement nous resterions déistes mais pas chrétiens. Par la grâce de la foi, le disciple de Jésus croit que Dieu est venu habiter la souffrance et la mort de manière à les vaincre par l’énergie de sa résurrection. Ceux qui aiment entrevoient le sens de la Passion de Jésus. Il faut aller au-delà des apparences pour rejoindre le cœur – le Sacré Cœur – de Jésus. Seigneur Jésus, quand les gens se moquent de notre foi chrétienne, donne-nous la grâce de l’humilité et de la parole juste.

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Douzième station : Jésus meurt sur la croix

Accueillons dans notre âme les sept paroles du Christ en croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27, 46) « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 34) « J’ai soif » (Jean 19, 28) « À sa mère lui montrant son disciple bien-aimé Jean : "Femme, voici ton fils", au disciple : "Voici ta mère" » (Jean 19, 26-27) Au bon larron qui lui demandait « Souviens-toi de moi quand tu seras dans ton royaume »,  Jésus répondit : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23, 43) « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23, 46) « Tout est accompli » (Jean 19,30) Pitié, Seigneur, car nous avons péché !

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Treizième station : Jésus est descendu de la croix et mis au tombeau

« Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc et enlevèrent son corps. Nicodème – celui qui précédemment était venu, de nuit, trouver Jésus – vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de bandelettes, avec des aromates, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs » (Jean 19, 38-40). Jésus est mort pour le salut de tous les hommes : Juifs et païens. Nicodème, notable juif de la secte des Pharisiens, est là sur le Calvaire. Le centurion romain, symbole des païens, s’est exclamé en voyant Jésus mourir : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu » (Marc 15, 39). Seigneur Jésus, nous te prions pour tous les hommes afin qu’ils parviennent à la connaissance de ta Vérité et au salut par la foi.

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Quatorzième station : Le tombeau vide...

Au matin de Pâques, les apôtres et Marie-Madeleine trouvent le tombeau de Jésus vide. Dans la nuit, le tombeau est devenu le berceau du premier-né d’entre les morts (Colossiens 1, 18). Là où le péché avait abondé la grâce a surabondé (Romains 5, 20). Là où la mort avait abondé la Vie et la Résurrection ont surabondé. Comme la chrysalide se transforme en papillon, Jésus abaissé et enseveli a été relevé par l’énergie du Saint-Esprit. À l’image du grain de blé semé en terre qui devient épi, Jésus répand la grâce de la résurrection à la multitude de sœurs et de frères qui croient en lui. « Je te dis que si tu crois tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11, 40).

15

... Le Christ est ressucité !

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Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux

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Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux

Offrande de moi-même comme victime d'Holocauste à l'Amour Miséricordieux du Bon Dieu.


Ô mon Dieu! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté, arriver au degré de gloire que vous m'avez préparé dans votre royaume, en un mot je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande ô mon Dieu ! d'être vous-même ma Sainteté. Puisque vous m'avez aimée, jusqu'à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d'Amour.


Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d'Amour et ceux des Saints Anges; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité! L'Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c'est à elle que j'abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. Son Divin Fils, mon époux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle nous a dit: "Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom il vous le donnera! "Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs; je le sais ô mon Dieu! plus vous voulez donner, plus vous faites désirer. Je sens en mon cœur des désirs immenses et c'est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah! je ne puis recevoir la sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n'êtes-vous pas Tout-puissant?... Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie... Je voudrais vous consoler de l'ingratitude des méchants et je vous supplie de m'ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse, je tombe quelquefois, qu'aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même... Je vous remercie ô mon Dieu! de toutes les grâces que vous m'avez accordées, en particulier de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C'est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j'espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion...


Après l'exil de la terre, j'espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement. Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice, et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d'autre Trône et d'autre Couronne que Vous, ô mon Bien Aimé!... À vos yeux le temps n'est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous... Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme victime d'holocauste à votre Amour Miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'ainsi je devienne Martyre de votre Amour, ô mon Dieu!... Que ce Martyre après m'avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s'élance sans retard dans l'éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour... Je veux, ô mon Bien Aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois jusqu'à ce que les ombres s'étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel!...


Marie, Françoise, Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face rel. carm. ind.
Fête de la Sainte Trinité. Le 9 Juin de l'an de grâce 1895

Téléchargez le texte de l'Acte d'Offrande à l'Amour Miséricordieux (pdf) en cliquant ici

Neuvaine de protection et de libération

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Par ce signe, tu vaincras!

Neuvaine de protection et de libération

Pour neutraliser définitivement les cérémonies occultes et les rituels maléfiques pratiqués contre vous.

Avec cette Neuvaine les chrétiens sincères et persécutés par les mauvais sorts, que leurs ennemis leur jettent avec acharnement, seront protégés définitivement contre d’autres mauvais sorts, ainsi que leur familles et tous les autres chrétiens sincères qu'ils incluront dans leur prière. Plus personne ne pourra leur nuire. Il est recommandé de commencer cette neuvaine soit le jour d’une fête de l’Eglise qui proclame la victoire du Christ sur les forces du Mal et de la mort (mercredi des Cendres, dimanche de Pâques, Noël, Fête Dieu, Ascension, Christ Roi...), soit le jour d’une fête de l’Eglise qui célèbre la Vierge Marie (Annonciation, Visitation, Assomption, Présentation, Immaculée Conception, Notre Dame de Lourdes...), soit le jour de la fête d’un grand saint docteur de l’Eglise ou ayant eu un combat particulier contre les forces du mal (Saint Joseph, Thérèse de Lisieux, Saint Jean-Marie Vianney Curé, d’Ars, Saint-Benoît, Saint Pio, etc. Votre Neuvaine sera placée sous la protection du jour où vous l’aurez commencée. Il est conseillé de faire cette Neuvaine après avoir reçu une prière de délivrance ou un exorcisme, afin que le démon ne revienne jamais dans votre vie par l’ésotérisme pratiqué contre vous. Sauf grâces spéciales, cette Neuvaine ne remplace pas une prière de délivrance ou un exorcisme, mais elle empêche de nouvelles persécutions à venir. Selon les cas, elle peut cependant apporter des délivrances, notamment en l’absence d’un prêtre exorciste disponible pour vous ou dans votre région.

Cette Neuvaine peut se prier seul(e) et pour soi-même. Elle ne nécessite pas la présence d’autres personnes. Elle peut aussi se prier à plusieurs, les uns pour les autres, dans la puissance de l’Amour Vainqueur, même si on n’est pas ensemble sur le même lieu, ni ensemble au téléphone. «Ayez confiance, persévérez, vous verrez la puissance du Cœur de Jésus ». «Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu » Au cours de cette Neuvaine Exceptionnelle, ne vous découragez pas si vous avez l’impression d’être en butte à de nouvelles attaques que vous n’attendez pas. Ce ne sont pas des attaques, mais des grâces de vérité qui vont arriver dans votre vie. Pendant la Neuvaine Exceptionnelle vos ennemis, si vous en avez, vont se révéler à vous ; ils vont vous téléphoner, essayer de vous tenter, d’obtenir des informations sur vous, vouloir vous faire des attaques différentes, vous offrir des objets infestés, etc. S’ils font cela, c’est parce que leurs méthodes précédentes ne fonctionnent plus. Ils ne savent plus quoi faire, ils sont désespérés et poussés à bout (chacun son tour).

Faire cette Neuvaine permet de débusquer tous vos ennemis, qui vont se démasquer eux-mêmes. Il ne faut surtout pas arrêter la Neuvaine en cours de route, ni rater un jour, sinon les embêtements empirent car vos ennemis, empêchés de nuire par votre prière, en profiteraient pour contre-attaquer plus violemment si vous relâchez vos efforts de libération en Jésus-Christ. Pendant la Neuvaine Exceptionnelle, il est recommandé de faire la Communion réparatrice au Sacré-Cœur de Jésus du 1er vendredi du mois aux intentions de votre Neuvaine, pour que le Seigneur vous rende tout ce que l’on vous a pris ou empêché de faire. La Communion réparatrice recommandée par notre Seigneur Jésus-Christ à Sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial, consiste à offrir tout votre amour à Jésus pour consoler Son Cœur, tout en Lui demandant de réparer les conséquences de certains péchés. Ici, il s’agit à la fois de vos péchés et des péchés d’ésotérisme commis contre vous (magie noire, mauvais sorts, etc.). Il est conseillé de se confesser au cours de la Neuvaine, car le démon déteste l’humilité, et réciter le Chapelet de Réparation (à défaut de ce dernier, voir le Rosaire, Chemin de Vie de Jean Pliya) Les points à examiner particulièrement pour se confesser sont la difficulté de pardonner, la malveillance et l’acharnement de vos ennemis, le découragement, le manque d’espérance, le fait de vous être révolté(e) contre Dieu et de vous être centré(e) sur vous-même au cours de l’épreuve subie, particulièrement si vous avez beaucoup ou tout perdu (travail, argent, couple, santé, paix intérieure, etc.) à cause de la sorcellerie pratiquée contre vous.

Vous pouvez aussi communier tous les jours aux intentions de votre Neuvaine (facultative pour les personnes qui en raison de leur planning de travail ou de leurs obligations familiales ne peuvent pas aller à la Messe tous les jours). Au cours de ces Messes, pendant la Neuvaine, la communion pour la

conversion de vos ennemis est recommandée en offrant vos souffrances pour eux. Il faut aussi communier pour tout remettre au Seigneur et Lui faire confiance afin qu'Il s'en occupe.

Prière de la Neuvaine

Seigneur Jésus-Christ, en ton Nom et par ton Précieux Sang, je te confie toutes les personnes qui vont à l’avenir faire une ou des cérémonies occultes à Satan, pour nuire à moi-même Ton serviteur (dire votre nom), .et / ou à Ta servante (dire votre nom), et à mes enfants (dire leurs noms, et s’il y a d’autres personnes concernées, famille, amis, relations de travail etc., dire «ainsi qu’à» et dire leurs fonctions et leurs noms), et à tout ce qui nous concerne tous, afin de nous donner la mort, le malheur et la ruine financière, les maladies ; les divisions et toutes les calamités du monde, pour obtenir en échange les dons de Satan sur la richesse et la réussite matérielle.. Je Te demande, Ô Père, au Nom de Ton Fils Jésus-Christ, d’annuler tous leurs pouvoirs, d’annuler tous les effets de cette ou de ces cérémonies occultes et sataniques destinées à persécuter un ou des Chrétiens pour avoir le pouvoir.

Je Te demande de stopper immédiatement et pour toujours cet odieux blasphème qui consiste à me (nous) crucifier à la gloire de Satan, moi qui suis (nous qui sommes tous) Ton (Tes) enfant(s) (dire les noms) et nos familles (dire les noms), nos vies et toutes nos missions dans l’Eglise. Merci mon Père d’accorder Ta protection à Ton (Tes) enfant(s) et à tout ce qui me (nous) concerne. Que ces sorciers aient honte d’invoquer le nom de Satan pour faire le mal à leur prochain. Qu’ils soient pour toujours empêchés et liés dans leur volonté de nuire, au Nom de Jésus-Christ. Et maintenant nous mettons tout notre cœur à te suivre, à te craindre, et à rechercher ta Face. Ne nous laisse pas dans la honte, mais agis avec nous selon ta mansuétude, et selon la grandeur de ta grâce.

Délivre-nous selon tes œuvres merveilleuses, fais qu’à ton Nom, Seigneur, gloire soit rendue. Qu’ils

soient confondus, tous ceux qui font du mal à tes serviteurs, qu’ils soient couverts de honte, privés de toute leur puissance, et que leur force soit brisée. Qu’ils sachent que tu es seul Dieu et Seigneur

en gloire sur toute la terre. (Dn.3,41-45) Si cependant, Tu acceptes que Ton (Tes) enfant(s) souffrent, je T'offre mes (nos) souffrances pour la conversion de mes (nos) ennemis au Nom de Jésus Christ. Si tu veux me (nous) libérer maintenant et pour toujours, je Te remercie de le faire. Père, Tu es mon Père, je m’abandonne à Toi.

Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Je te demande aussi de me (nous) restaurer dans ma (notre) dignité d’enfants de Dieu en réparant par les mérites de Ton Sacré-Cœur tout le mal que l’on m’a (nous a) fait par sorcellerie, envoûtement, magie noire, magie blanche, vaudou ou rituel satanique. Merci Seigneur Jésus-Christ pour Ton Amour et Ta Miséricorde. Amen !

Conclure par un Notre Père, un Je vous salue Marie, et un Gloire au Père. Ajouter les Litanies de la Vierge Marie ou, à défaut, une dizaine de chapelet.

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09 octobre 2008

Neuvaine à Dieu le Père

Wasef_Matias_Coptic_Art_001 Abba, Père bien-aimé

Neuvaine à Dieu le Père

Avant-propos

Au cours des siècles, de nombreuses neuvaines ont vu le jour: neuvaines au Sacré-Coeur, à la Sainte Vierge, à saint Joseph ou à d’autres saints. Pourquoi ne serait-il pas permis de s’adresser pendant neuf jours à notre Père du ciel en suivant les intentions de la prière du Seigneur? Ceci d’autant plus qu’il ne s’agit pas ici d’une dévotion quelconque: la dévotion au Père était la dévotion de Jésus. Toute la personne de Jésus était comme polarisée par le Père. Sa mission était de nous révéler Dieu comme Père, de nous faire connaître son amour infini et de nous conduire à lui. Ce Père, il l’appelait «Abba », « Papa », comme un enfant, ce qui était révolutionnaire. « Abba, Père bien-aimé! » s’exclamaient, dans l’enthousiasme de l’Esprit Saint, les premiers chrétiens, expression de leur nouvelle vie d’enfants de Dieu. Et aujourd’hui, sommes-nous vraiment avec Jésus en route vers le Père? L’humanité est entrée dans le troisième millénaire. La solution de ses problèmes réclamera une solidarité toujours plus grande. L’heure n’est-elle pas venue de faire découvrir le fondement ultime de la fraternité humaine, à savoir la paternité universelle de Dieu? Tâche immense dans laquelle les chrétiens ont un rôle primordial à jouer. A nous de commencer à vivre mieux notre véritable identité chrétienne et humaine: celle d’être enfants d’un même Père par le Christ dans l’Esprit. Puissent ces prières nous aider à entrer dans le courant d’amour filial du Christ et ainsi servir le dessein grandiose du Père: réunir tous les humains en une seule famille dans le Christ, «à la louange de sa gloire ». (Eph 1, 12)

Premier jour

Tu n’es qu’Amour

« Voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés... » (1 Jn 3, 1)

Père, que c’est merveilleux ! Avec Toi, tout est si simple. Je peux venir à Toi comme un enfant. Je peux tout Te demander, et tu me donnes tout ce dont j’ai besoin. Je peux Te dire mes joies et mes peines. Tu m’écoutes, Tu me prends au sérieux, Tu me comprends. Jamais Tu ne Te lasses de moi. Jamais Tu ne Te détournes de moi. A tout moment, Tu es entièrement disponible. Tu ne regardes ni mes avoirs, ni mon savoir, ni mes capacités. Tu m’acceptes tel que je suis. Tu ne regardes pas mes fautes et Tu ne me condamnes pas. Tu me pardonnes tout et Tu ne me gardes pas rancune. Tu me prends tel que je suis maintenant, et non pas tel que j’ai été. Tu me donnes toujours la chance de repartir à zéro. Je n’ai rien à craindre de Ta part. Tu es le Père de tous. Chacun peut venir à Toi, personne n’est exclu. Tu aimes chacun d’un même Amour, quel qu’il soit. Tu l’aimes comme Tu aimes Ton propre Fils! Père, c’est inouï, c’est incroyable ! Pourtant, c’est la Vérité. Jésus en est Témoin: Tu n’es qu’Amour, Amour infini.

Notre Père qui es aux cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton Règne vienne, que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. Car c’est à Toi qu’appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire, pour les siècles des siècles. Amen.

Deuxième jour

Le don le plus grand

« Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent... » (Lc 11, 13)

Père, Tu es le Donateur de tous les dons. Plus un don est grand et précieux, plus Tu es empressé de nous le donner. C’est pourquoi, Père très bon, je viens aujourd’hui Te demander le don le meilleur. Je viens Te demander l’Amour, je viens Te demander l’Esprit Saint. Père, j’ai tellement besoin de l’Esprit Saint! Je voudrais avoir la joie de vivre et ne pas être angoissé par la mort. Je voudrais rester jeune d’esprit, toujours apprendre, découvrir de nouveaux horizons. Je veux devenir généreux, compatissant, serviable. Je désire être libéré de tout ce qui me pèse, m’entrave, m’enchaîne. J’aimerais vaincre ma tiédeur, ma paresse, mon anxiété, mon découragement et ma tristesse. J’ai besoin de force pour souffrir, pour pardonner, pour prendre un nouveau départ. Je voudrais devenir un homme nouveau et contribuer tant soit peu à ce que le monde devienne un peu plus humain. C’est Toi qui as mis ces désirs dans notre coeur. Ta joie, c’est de les exaucer en nous donnant l’Esprit Saint. Envoie Ton Esprit qui fait de nous tes enfants, qui sanctifie Ton Nom en criant en nous : Abba, Père bien-aimé! Fais que je ne cesse d’appeler l’Esprit Saint en redisant souvent: Veni, Sancte Spiritus, « Viens, Esprit Saint ! »

Notre Père…

Troisième jour

Ton dessein grandiose

« Il nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par

Jésus-Christ. » (Eph 1, 5)

Père bien-aimé, depuis toute éternité, Tu as pensé à nous. Ton Coeur paternel chérissait un plan grandiose: Tu voulais Te susciter des enfants pour les aimer en Ton Fils et comme Ton Fils. Avec un saint enthousiasme, Tu as créé l’univers dans ce but. Tu voulais constituer une seule et grande famille dans laquelle tous seraient fraternellement unis par l’amour du Christ. Cette communauté d’amour, c’est Ton Eglise: tout en elle est fondé sur l’amour. C’est pourquoi tout en elle doit se faire par amour, avec amour et pour l’Amour. Quel rêve ! Une communauté qui ne connaisse que l’amour et qui accueille tous sans discrimination. Père, ce rêve doit devenir réalité! Je veux commencer là où je me trouve: fais que j’accueille le prochain comme celui que Jésus veut aimer par moi. Rends-moi patient, compréhensif, généreux. Donne-moi assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à moi-même et m’ abstenir de critiquer sans amour. Que mon esprit ne retienne que les pensées servant l’amour et l’unité et que je sois partout artisan de paix. Père, fais que l’Eglise devienne de plus en plus une communauté d’amour à l’image de la Très Sainte Trinité.

Notre Père…

Quatrième jour

Seul l’amour compte

« S’il me manque l ‘amour je ne suis rien. » (1Co 13,2)

Père, Ta Volonté est amour, car tu es l’Amour, Amour sans conditions et sans limites; Tu n’es qu’Amour. Père, Tu es l’origine de tout amour. Remplis mon coeur d’amour, de bonté, de miséricorde et fais-les rejaillir sur chacun de mes semblables. C’est dans le prochain que Tu veux être aimé. Je ne suis pas plus proche de Toi que je ne le suis de mon voisin, voire de mon plus grand ennemi. Aide-moi à aimer comme je veux être aimé moi-même. Accorde-moi la force de rendre le mal par le bien. Donne-moi de m’aimer aussi moi-même, avec tous mes défauts, faiblesses et limites — comme Toi-même Tu m’aimes. Fais-moi considérer toute chose comme une occasion d’aimer et fais-moi répondre à tout par l’amour: à ce qui est sombre et incompréhensible, par la foi et la confiance, à la maladie et à la détresse, par une aide efficace et la compassion, à la haine et à la méchanceté, par la bonté et le pardon, à l’injustice et à l’oppression, par un engagement courageux pour la justice et la liberté. Seul l’amour compte. L’amour est le sens de ma vie. L’amour est ma vocation. C’est pourquoi je ne Te demande qu’une chose: l’amour, toujours plus d’amour.

Notre Père…

Cinquième jour

Tu prends soin de nous

« Votre Père sait de quoi vous avez besoin. » (Mt 6, 8)

Père, je ne sais pas ce que l’avenir me réservera. Trouverai-je toujours du travail? Comment sera ma

santé? Quelle sera l’Eglise demain? Où va la société ? Le monde? Tu ne veux pas que nous nous fassions du souci, car Tu prends soin de nous. En effet, n’es-Tu pas notre Père ? Et ne sommes-nous pas Tes enfants? Un enfant ne peut subvenir à ses besoins. Il ne peut gagner sa vie. Il a besoin que quelqu’un l’aide. Père, que serais-je sans Toi? Qu’ai-je que je n’aie pas reçu? C’est à Toi, Père très bon, que je dois tout. Toi seul connais l’avenir. Tu sais tout, Tu peux tout, et Tu m’aimes. C’est pourquoi, près de Toi, je suis en totale sécurité. Père, je confie tout à Ta Divine Providence. Tu ordonnes tout pour mon mieux. Je crois en Ton Amour. Je crois que Tu assistes toujours Ton Eglise par Ton Esprit et que, par ses pasteurs, Tu nous guides sur de bons pâturages. Tu aimes notre terre, c’est pourquoi je suis sûr que Tu garantis toujours un avenir à l’humanité. Père, je Te fais entièrement confiance. Je ne désire qu’une chose: répondre à Ton Amour par un amour plein de reconnaissance et te réjouir par ma confiance. Tout pour Ta plus grande joie!

Notre Père…

Sixième jour

Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. (Lc 23, 24)

Pardonne-moi Père, j’ai manqué à l’amour. J’ai manqué de respect pour les autres, de générosité, de reconnaissance... Je sais que pour Toi nos fautes ne sont pas des fautes de « lèse-majesté ». Ce qui Te blesse, c’est le fait que par nos manquements à l’amour nous agissons contre notre propre bien. Pour Toi, ce qui compte, ce n’est pas Ton honneur, mais uniquement le bonheur de Tes enfants. Père, combien je regrette de ne pas avoir écouté l’appel de Ton Amour! Cependant, je ne peux demander Ton Pardon si moi-même je ne suis pas prêt à pardonner. Mais mes sentiments négatifs sont toujours là... Père, je sais que Tu ne regardes pas nos sentiments, mais notre volonté. Si j’ai la volonté sincère de pardonner, j’ai pardonné. Père, je veux pardonner à tous ceux qui m’ont fait du mal et prier pour eux. Pardonne-moi aussi. Ta joie, c’est de pardonner. Père, préserve-moi de juger les autres, de leur faire des reproches, d’être implacable, rancunier. Que je n’oublie jamais que Jésus a excusé même ceux qui l’ont crucifié. Père, je Te remercie de Ton Amour et je loue Ta Miséricorde infinie.

Notre Père…

Septième jour

Malgré la souffrance, croire à ton amour

« Car nos épreuves du moment présent sont légères par rapport au poids extraordinaire de gloire éternelle qu’elles nous préparent. » (2 Co 4, 17)

Père, quand il fait sombre dans mon âme, ne me laisse pas croire que Tu n’es plus avec moi. Quand je suis frappé d’une maladie ou soumis à une épreuve, ne me laisse pas croire que Tu veux me punir. Quand je suis tombé dans le péché ou que j’ai commis une faute grave, ne me laisse pas croire que Tu m’en veux et que tu ne m’aimes plus. N’est-ce pas justement à ces moments-là que Tu m’es particulièrement proche? Quand je me sens inutile et incapable, ne me laisse pas croire que je ne compte plus pour Toi. En effet, qu’est-ce qui est plus grand: travailler, réaliser des exploits ou accepter sa faiblesse, sa maladie, son incapacité? Le plus grand exploit, c’est d’assumer sa souffrance, le plus grand acte, c’est d’aimer. Qu’est-ce que Jésus, cloué sur la Croix, a pu faire encore? Rien qu’aimer et souffrir. Ce n’est pas Toi qui as voulu cette atrocité, car Tu es l’Amour. Mais Tu en as tiré le plus grand bien: Vie et salut pour le monde entier ! Victoire sur le péché et la mort! Gloire éternelle pour tous ceux qui ouvrent leur coeur à l’amour! Père, je crois que Tu es Toute-Puissance et Amour. Tu as tout créé pour le plus grand bien de Tes enfants. Tout est occasion d’aimer. Tu peux tirer le bien du mal. C’est entre Tes mains que je remets tout. Que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la Tienne!

Notre Père…

Huitième jour

Plus près de toi...

« Si je passe au ravin de la mort, je ne crains aucun mal; car tu es avec moi.... » (Ps 22/23, 4)

Père, le temps passe, je prends de l’âge, mes forces diminuent, je vais vers la mort... Dois-je m’en attrister? — Non! Tout instant qui passe me rapproche de Toi... Même si l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur, Tu le renouvelles de jour en jour par Ton Amour. Cet Amour ne vieillit pas et ne diminue pas; il est jeunesse éternelle, beauté, force et fraîcheur. C’est pourquoi je peux continuer ma route d’un coeur joyeux et confiant. Je n’ai rien à craindre, car Ton Amour m’est assuré. De Toi non plus, je n’ai rien à craindre. Ta Justice ne s’oppose pas à Ta Bonté. Elle n’est pas une justice vindicative comme l’est souvent la nôtre, mais une justice qui rend juste. Elle ne condamne pas, mais redresse. Elle ne paie pas en retour, mais elle conduit sur le chemin du retour vers Toi. Ta Justice est Ta Sainteté. Et la Sainteté consiste en l’amour. Père, aide-moi à ne m’accrocher à rien, sinon à Toi et à n’accorder de l’importance à rien, sinon à l’amour. Fais que je sois toujours plus simple, plus généreux, plus reconnaissant, plus serein jusqu’à cette heure suprême de ma vie où je pourrai T’offrir tout sans réserve et retourner à Toi !...

Notre Père…

Neuvième jour

Joie du ciel

« Rendez grâce à Dieu le Père. Il vous a rendus capables d’avoir part, dans la lumière, à l’héritage du peuple saint. » (Col 1, 12)

Notre Père qui es aux Cieux, qu’ils sont peu nombreux ceux qui se réjouissent d’aller au Ciel !... Le Ciel ne semble plus guère intéresser les hommes — ou bien, au fond de leur coeur, s’intéressent-ils à autre chose qu’au ciel ? Tout le monde recherche la paix, la joie, le bonheur. Père, Tu nous as créés pour la joie car tu es l’Amour. L’Amour veut faire plaisir. Qu’est-ce qu’un père peut souhaiter de meilleur que de voir ses enfants heureux? Dans la joie, Tu nous ouvres ton Coeur. La jouissance des biens de cette terre nous fait goûter qui Tu es : Bonté, infinie Bonté... Le Ciel a déjà commencé! Toutes les joies que Tu nous donnes ici-bas sont un avant-goût du ciel. Tous Tes Commandements sont des poteaux indicateurs pour le Ciel. Dès à présent, nous pouvons répandre autour de nous un «petit ciel » par notre amabilité et notre bonté, nous pouvons nous réjouir de la Très Sainte Trinité et de toutes les créatures et chanter les louanges de Ta Gloire. Oh ! comme ce sera beau un jour dans le ciel ! Tu essuieras toute larme de nos yeux. Il n’y aura plus de mal. La mort n’existera plus. Une seule chose remplira notre coeur et le comblera de bonheur: l’Amour... Louange à Toi, Père très bon, qui as fait de nous Tes enfants. Louange à Ton Fils, Joie du monde, dans lequel Tu nous révèles Ton vrai Visage. Louange à l’Esprit, Jubilation de l’Amour, dans lequel nous pouvons crier: Abba, Père bien-aimé!

Notre Père…

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Dieu le Père (pdf) en cliquant ici

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